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Le foyer et les champs octobre 1911

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Supplément gratuit à

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LE FOYER ET LES CHAMPS

L'automne a vu sa parure effeuillée le sol , et les gazons flétris; La terre a froid dans sa robe mouillée J i~t s'enveloppe en d'épais voiles gris. ,f oncher

Le ciel est sombre, aucun rayo~ n'éclaire Le paysage à l'aspect morne et nu; !Uen ne sourit et la nature entière Porte le deuil du soleil disparu. i3eul au jardin dépouillé par la bise, r,e chrysanthème, en ce mois attristé, 1:leuri t encore, et dans la note grise .:\4:et un accent de vie et de beauté. Marie JUILLARD. •

noUs rendre le sang plus alcalin, et les derniers ce dont le corps a besoin pour remplacer l'usure de nos nerfs et de nos os.' Il y a à peine une vingtaine d'années, on croyait encore que l'amidon de la pomme de terre n'était que difficilement dextrinisé et digéré, et l'on estimait par conséquent que sa valeur nutritive était si peu élevée qu'il ne valait pas la peine d'en manger~ tout au moins par les intellectuels, qui ont besoin d'une alimentation peu abondante mais substdntielle. C'était une grosse erreur. L'amidon de la pomme de terre est facilement .changé en sucre par l'amylopsine du suc pancréa.tique.

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eUlSINE :n ousse de pommes.

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~I'E~C~O~L~E~P~R~I~MA~I~R~E~S~IO~N~ ' _____ 'O ctobre 1911 LE

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Sctences ' V tstoire, N' ouvel1es, M œurs, Inv t' ~yages, Education, Politesse Éc " , en iOns, Découvertes, rVIedecine, Cuisine, Recettes' pono~t~ dOTmestique, Hygiène, V ,:, roce es, , ravaux 'féminins ar~etes, etc. t

Les Israélites dans le d esert '

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ÉCONOMIE DOMESTIQUE. ~

Cuire à l'étouffée six belles pOlUmes reinettes; les' passer, quand elles ConseJ,'vation des choux pendant .·.; ont 'cuites, dans une fine passoire, l'hiver. ajouter 250 granlmes de sucre en pou. /i vant l'arrivée des gelées, on prolire, 60 grammes de gélatine (fondue fite d'une belle journée, pour que les dans un peu d'eau), et fouetter vigou-· tl~tes ùe choux soient bien sèches; on l'eusement én mêlant le jus de quatre les arrache et on les dépose, la racine (~itrons. La mousse terminée, la plaen l'air, dans l'endroit le plus sec du l'er dans un' endroit frais en atten- , jardin, sous un abri. dant le moment de la servir. On les y laisse tant qu'il fait beau, Flwur de pommier. afin qu'ils se sèchent en tous sens; mais, dès que la pluie froide, la neige La pomm.e de t,errt>. ou la gelée menacent, on enlève les Cuite au four, la pomnle de terre choux pour les ren~er à l'abri, soit I:S,t un produit hygiénique de premier sous un hi1ngar,. soit dans une remise: ':rdre. Elle renferme 25ro de nutri'autant que possible à un courant d'air. ! ion, c'est-à-dire presque autant que . Plus tard, lorsqu'ils sont un peu k\ viande, et l'on peut affirmer que la fanés, on les dépose sur le plancher lotalité de son amidon est digéré et du grenier ou autre endroit sec, touabsorbé. Les produits de nature anijours la racine en l'air; ayant perdu ! uale et même le pain rendent le sang ,Jlus acide; la pomme de terre, au con- la plus grande partie de leur humidité: ils sont peu sensibles à la gelée et, si 1 r aire, en commun avec la plupart des elle les atteint, ils ne se décomposent :(~gumes, le rend plus alcalin. Or, une certaine alcalinité est de toute né ces- pas. On en peut conserver ainsi tout l'hi* ~~ité pour entretenir la vie et la santé. ",US.LACHE, 1..0 RSAY 0 Des sels renfermés dans la pomlue yer, en ayant soin de les éplucher et ~I tremper un peu à l' e:~~enoan~ à manquer les Isr é/,'t ROMANElli P , ;I.e terre, 53ro sont des sels de potasse de les faire "1 l . ,,_ue ferai-je' ' a 1 es murmurèrent d J, •.GU l s reprennent eur allez sur le mo~t ç,i peubPl e ? Peu s'en faut Qu'il e nouveau contre Morse (el . . . ct 5 des sels de phosphore ; les pre- pour qu ri 1 ore et frappez 1 h ne me lapide" L S· . ur-CI crIa

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LE FOYER ET LES CHAMPS

L-E POYDR ET IrES GHAMPS (

L'infini

homme de cœur, répondit le poète au diplOInate.

J'ai roulé des milliers de fois la pensée de l'infini dans mes yeux et dans m.on esprit, en regardant du haut d'un promontoire ou du pont d'un vaisseau le soleil se coucher sur la mer, et plus encore en voyant l'armée des étoiles commencer, sous un beau firmalllent, sa' revue et ses évolutions devant Dieu. Quand on pense que le télescope d'Herschell a compté déjà plus de cinq millions d'étoiles, que chacune de ces étoiles est un monde plus grand et plus important qùe ce globe de la t@rre ; 'que ces cinq millÎGms de mondes ne sont que les bords de cette création ; que si n~us parvenions sur le plus éloigné, nous apercevrions, de là, d'autres abîmes d'espace infini comblés d'autres mondes incalculables, et que ce voyage durerait des myriades de siècles, sans que nous puission~ jamais atteindre les limites entre le néant et ' Dieu, on ne compte plus, on ne chante plus : on reste frappé de vertige et de silence, on adore, et l'on se tait. . Lamartine.

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Un homme de cœur M. Mennechet, poète et prosateur J'un vrai talent, couronné plusieurs fois par l'Académie française, avait été secrétaire de la Chambree . du roi, sous la Restauration. Au lend81nain de la Révolution de 1830, Mennechet, marié et père de famille, s'était trouvé sans position et sans fortune. Que faire? Accepter une place du gouvernement nou. veau,' qui lui en offrit une par deux fois? L'ancien lecteur des rois Louis XVIII et Charles X, n'hésita pas à refuser. _ Je vous croyais un homme d'esprit, lui dit à cette occasion le prince de Talleyrand, qu'il avait vu quelquefois dans le salon de la durhesse de Duras et aux Tuileries. _ Vous saurez que je suis un

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Le gascon démonté

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Une mère à ' son fils

Travaille, sois fort, sois fier, sois indépendant, méprise les petites vexations attribuées à ton âge. Réserve ta force cre résistance .pour des actes et contre des faits qui en vaudront la peine. Ces temps VIendront. Si je ne suis plus, pense à moi, qui ai souffert et travaillé gaiement. Nous nous ressemblons' d'âme et de visage. Je crains pour toi bien cres douieurs profondes, j'espère pour toi bien des j oies pures. Garde en toi le trésor de la bonté. Sache donner sans hésitation, perdre sans regret, acquérir sans lâch~té; sache mettre dans ton cœur le bonbeur de ceux que tu aimes à la place de celui qui te nlanquera. Garde l'espérance d'une autre vie, c'est là que les mères retrouvent leurs fils. Aime toutes les créatures de Dieu; pardonne li celles qui sont disgrâciées, résiste à celles qui sont iniques; dé· voue-toi à celles qui sont grandes ~ wrlu. P.Gz.

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Athéisme Athée, explique-moi la rose, Explique-moi ce que je vois, Explique-moi la moindre chose, Parle, je te la.isse le; choix.

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Que faut-jllire? IL ne Îaut jalnais lire que de bons vres ; les liv.res sont pour notre . ce que les aliments sont pour corps. Ils le fortifient et le nour . Mais il y a des alünents qui, loin de contribuer à notre santé, servent, au contraire, qu'à l'affaiblir à la ruiner. Il en est de mêlne de tains livres qui, au lieu d'éclairer tre esprit et d'élev2r notre cœur, sont propres qu'à les pervertir.

Un gascon, dit-on, ayant perdu son cheval à Rome, fit publier dans les ?arrefours .que s'il ne le trouvait pas, û se verra'tt obligé d'en venir à l'extrémité à laquelle s'était porté son père en. pareille occasion; celui qui avait dérobé l~ cheval craignant quelque chose dû .~errlbl~ et d'autant plus inquiet qu'il IgnoraIt ce qu'il avaH à craindre, ramena le cheval. Le cadedis fort satisfait, disait gaieI?e~t q~'on ~vait fort bien fait et qu'il etaIt bIen aJse de ne pas être réduit à ~iter la conduite de son ,père, ce qu Il eut pourtant fait, si on ne lui eut pas ramené son cheval. On lui de· manda ce qu'avait fait monsieur son père. - Eh ! sandis, répondit-il, n'ayant plus que la selle, il la mit sur son dos et s'en retourna à pied. J'en eusse fait autant que lui si on n'eût eu la bonté de lTIe ramener mon cheval.

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La campagne Quand vous quittez la maison paternelle pour aller dans les champs, ne vous sentez-vous pas heureux? L'ah pur que vous respirez vous dilate la poitrine, vous rend plus sains et plus forts. La vue des prairies, des bois, nous charme et. parle à nos cœurs. N'est-ce pas là une école où l'on devjent meilleur? ' Gardez toujours les douces et ,salutaires émotions que fait naître en' vous le, monde champêtre. S'il ne vous est pas donné de passer votre vie au milÎ'eu des plaines, des prairies~ des prés et des forêts, près des sources et des étangs, allez du moins le plus souvent que vous le pourrez, vous tE:'t!emper dans cet air vivifiant et pur qUI ~onne la force et la sagesse ; allez a~lnllrer les heautés de la nature qui vous donneront aussi la paix du cœur.

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SC>"(J~I:E l".T S- 'T" 6I ! [sur terre Jemw. homme, souyien s-toi qu'en t'assignant Une tache à remplIr envers l'humanité Le Dieu dispensateur te fit dépositaire' D'un trésor précieux qu'on nomme la sânlé ~ vec. un soin jaloux tu dois veil1ersur elle: ~t .fUI~' ave~ ~orreur le plus grand ennemi. J aI ~e~onc.e l a~cool: la santé la plus belle Ne reslste JamaIs à ce poison maudit.

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L'ordonnance du tailleur Empêché de ' se rendre au théâtre où il était de service, un médecin de Berlin se fit remplacer' l'autre soir par son. tailleur. Aueun accroc n'était à cralndre. Jamais l'assistance médicale n'avait été requise pendant une représenta tian. Or, au milieu du second acte, l'ou~ v;euse accourt: «Monsieur le docteur, c ,est pou: u~e dame qui a des oppresSIOns qUI frIsent la syncope ... » A .la co~passi?n du tailleur pour ea chente evanOUle s'associa une pitié plus profonde pour Ba détresse person~ell~., L'aveu de la supercherie al!~t s echapper de ses lèvres. Mais ~eJa l'ouvreuse lui tendait la feuille a ordonnance. Le tailleur, affolé, couvrit le papier de hachures et de bâtonnets invraisemblables. C'étaient quelques mjnu,· tes de répit que le faux docteur goûta: livide. . Bientôt, ,l'employé du théâtre sur, glt, brandlssant un gros flacon plein d'un liquide superbement coloré. La malade avala et guérit! ' Le plus émerveillé, ce fut le tailleur en ~oy~~t le parti que le pharmacie~ aVaIt tlr~, en quelques minutes, de ses affreux Jambages. '

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L 'I : o É.A. L L'i~é~l! , c'est

la voix suprême

QUI revele à l'homme abattu

L'am our puissant du Dieu qui l'aime Partout ici-bas répandu: ' C'est l'accent de l'âme ra vie D'amour et de félicité C'est tout ce qui met dans la vie Un reflet d'immortalité. ED. TIÈ CHE


LE FOYER ET LES CHAMPS

SCIENCES Le Dlécanisllle {les ailes.

Pendant les mémorables semaines d'aviation ' de Reims, qui resteront parmi les époques capitales dans l'his-taire du vol hUlnain, on assista plu-sieurs fois à ce spectacle captivant: une lutte de vitesse entre un oiseau et son sosie mécanique, l'aéroplane. C'est ainsi qu'un jour Latham fila dans l'espace en compagnie d'une buse de grande taille qui s'amusait à le dépasser en passant s'ous la machine, évoluant autour de celle-ci, puis se laissan t dépasser pour dépasser à son tour l'aviateur. Tant que celui-ci resta dans l'es1

les oiseaux que le vol atteint sa perf(~ction.

La forme et la dimension des ailes, cbez ceux-ci donnent lieu à deux sortes bien distinctes de vol : le vol plané et le vol ramé. , Le premier, qui permet à l'oiseau de se soutenir sans Jatigue à l'aide de mouvements lents et espacés, est le propre des espèces pou~vues ~'ai~~s étroites, allongées et a pOlntes algues, telles que les faucons, les albatros, les hirondelles ou les pigeons.,

LE FOYER ET LES CHAMPS

le supplice des plantes Certains savants émettent une théorie, peut-être un peu hasardée, mais qui n' en est pas moins curieuse. Ils affirment que les végétaux, tout autant que les animaux, sont doués de sensibilité, en un mot qu'ils peuvent souffrir quand ils subissent un choc, une amputation, ou lorsqu'ils manquent d'eau, etc. Si ce fait est réellement exact, les Japonais sont les plus grands tortionnaires du règne végétal. Vous avez, sans doute, entendu parIer déjà des arbres nains qui constituent la gloire des horticulteurs nippons. Eh bien, ces petites merveilles seraient de véritables martyrs. Et pour vous en convaincre, il suffit de vous expliquer comment les arbres nains sont obtenus. Voici, par exemple, un pin, un érable, ou un chêne âgés de plus de cent cinquante ans. S'ils avaient librement poussé dans la cam pagne, leur taille haute et imposante ferait l'admiration

Le second est le seul permis aux oiseaux munis d'ailes courtes, larges et arrondie's, comme la perdrix, la came ou le moineau. C'est du vol plané que s'est inspiré pace, l'oiseau' de proie évolua ainsi au- l'aviation moderne et, de même que tour de lui, à certains moments dé- pour prendre son ~lan dans l'espace: ployant une vitesse bien supérieure ' le monoplan ou le biplan roulent sur un certain espace de terrain, de même à celle du moteur. ' On le sait, ' le point de départ de le condor, l'aigle ou le vautour, ces l'aviation est l'observation du vol des grands oiseaux planeurs, ont besoin, oiseaux ou des insectes, dont l'aile est pour s'élever dans le ciel où ils planel'instrument essentiel de la progression ront à nlusieurs rnilliers de mètres de dans l'air. Le vol de ceux-ci est en rap- bauteu;, de courir sur le sol en battant port avec la conformation de leurs ai... de leurs ailes puissantes, jp.squ'à, ce les, c'est pourquoi certaines 'espèces, qu'ils aient pris leur essor. C'est, on. le voit, dans la nature' que. à cause de l'insuffisance de ces orgal'homme trouve ses meilleurs enseignenes, ne peuveut voler. ments. Chez les insectes, on rencontre toutes les variétés du vol, et les grandes libeldes prom~eurs. Au lieu de cela , ils o t' . lules ont, à la fois, la puissance et la • n a p81ne I>:t~nte à trente-cinq centide haut-. rapidité des hirondelles. Mais c'est chez

Quel génie malfaisant leur a causé ce rabougrissement? Une série de soins attentifs ou plutôt de tortures patientes, pendant des années, que dis-je, parfois un siècle ét plus, pendant toute leur vie. Un horticulteur japonais a dans ses jardins des. centaines de ces petits arbres dont le traitement a été commencé par son père, alors qu'il était enfant, a uxquels il porte aussi ses soins, et que son fils travaillera après lui, si, d'ici-là, l'arbre n'a pas été acquis par quelque amateur. Les procédés sont compliqués. On prend un jeune .plant, une tige de quelques mois et on la ,plante dans un pot. Cela seul commence à ralentir sa croissance. Ensuite, les procédés mécaniques entrent en jeu et c'est alors que commence la fabricat~on du monstre. A mesure qu'elle croît, on tord, on replie la tige sur' elle-même. On en fait autant .pour les branches naissantes. On les emprisonne dans des liens" on les recourbe au moyen de tuteurs. Dès que la tige prend quelque, volume,. on ramène , sa partie inférieure en angle droit. Elle , restera emprisonnée, ainsi jusqu'à ce que le « pli}) soit pris. C'est souvent très long. Mais une fois ce résultat obtenu,' l'arbre ne se relèvera plus. En un Inot, il faut, par tous les moyens, empêcher qu'il gagne en hauteur. Sa croissance et sa santé sont surveillés avec ,des soins jaloux: il ne faut pas qu'il ' 'm eure. Il ne doit pas n on pl us avoir trop de vigueur, ce qui lui ferait prendre un volume qu'il s'agit d'éviter. Pour cela, on l'anémie en lui supprimant les arrosages, en appauvrissant la terre dans laquelle le malheureux, à peine, trouve sa nourriture. Cbaque année, les nouvelles pousses sont soumises à ce genre de traitement. On en supprime ,un grand nombre et celles que l'on veut conserver doivent C'I'1,..;.,. . . ..........1 _ _. ,~


LE FOYER ET LES CHAfil"PS LE FOYBR ' El' LES eHAM-PS

F>ETITES REeETTES

bes ou des spirales. Au bout d'un certain nombre d'années, l'arbre rabougri, présente cet aspect de vétusté qui fait de lui un nain et l'orgueil des jardiniers japonais. S.

• La chouette La chouette a une très mauvaise réputation dans nos campagnes et l'on met sur son dos quantité de méfaits, dont elle est bien innocente : destruction de couvées, -de pigeonniers, de poussins, etc. Le préjugé est si viva.ce qu'aucune instruction ne peut le détruire, (\t il faut ' vraiment que la chouette s'impose par ses bienfaits pour être simplerr. . rnt tolérée. Récenlment encore, une chouette a réussi à mériter la reconnaissance des hahitants d'un moulin. Pendant longtemps, il avait été im-possible d'avoir des pigeons au mouljn, tant les rats y pullulaient et les rongeurs, audacieux, n'hésitaient pas à dévorer les jeunes oiseaux. Un beau jour, -la chouette apparaît et, sans s'inquiéter de l'émoi causé par son arrivée, elle s'installe dans le moulin. Peu à peu, les pigeons se sont si bien habitués à sa présence qu'ils ne se dérangent m~me pas pour elle et que les couvées de jeunes chouettes s'élèvent côte à il côte avec celles des pigeons. Grâce à une chouette,l'existence des pigeons est donc assurée. Les propTiétaires de pjgeons, au lieu de la détruire, devraient au contraire en avoir dans leurs <..~olombiers -

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Qu'est""'ce qu'un ~ou~? Qu'est-ce donc que les jours pour valoir [qu'on les pleure? Un soleil, un soleil; une heure, et puis une heure: L'heure qui vient ressemble à l'beure qUI s'enfuit; Ce qu'une nous apporte, une autre nous [l'enlève; Travail, repos, douleur, et quelquefois un rêve, Voilàle iour. nuis-vient la nuit. LAMARTINE

ALIl\lIEr4TATIO"f4. Le citl'on Les pommes.

Les pommes sont les -reines vergers. C'est inimagip.able ce que ménàgères savent faire de bon de fruit 'e xcellent : conlpotes, . . . . '-, . ....,'. . vOI vlans, gelées, tartes, beignets, meringues, timballes, gâteaux et le te. Croquer une pomme nature, bien point, juteuse, acidulée, et c"est un délice de Lucullus. On ne fera jamais assez l'éloge la pomme dans les publications laires, dans les écoles, les et les congrès, et peu de personnes naissent ses propriétés remar Tout le monde devrait savoir que meilleure chose à faire avant d' se coucher est de manger des Ce fruit est un aliment excellent le cerveau, car il contient plus d' phosphorique que n'importe quel gétal. Il excite les fonctions du donne un sommeil calme et qui St, il désinfecte complètement bouche; la pomme agglutine les plus acides de l'estomac; elle les sécrétions des reins et c'est un me-illeurs préservatifs des maladies la gorge. Elle est utile encore la neurasthénie êt même contre eoolisrne ; il est reconnu que les son fies qui prennent à chaque au moins une pomme, perdent plètenlent le goût de l'alcool. Beig'nets de l}Ommes~de terre.

Pelez de bonnes pommes de cuites sous la cendre ou au four, les dans un mortier avec sel fin, cuillerée d'eau-de-vie, 125 gru,.LU. beurre, une cuillerée de crème; Inngtelnps~ en ajoutant de telnps un œuf entier, jusqu'à la pâte prenne la consistan~ saire ' pour former des bo,.,-iettes, YOUS farinez, faites frire.;t servez poudrées de sucre.

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nate de chaux. Filtrez: le produit filtré constitue la véritable eau de Javel, telle qu'on la rencontre aujourd'hui rarement dans le commerce. Voulez-vous avoir la composition qui la remplace généralement et qui d'ailleurs possède les mêmes 1 propriétés? Opérez comme ci-dessus en substituant seulement aux 120 grammes de potasse 200 grammes de cristaux. .

Beaucoup ignorent les qualités du citron. Il en a de nombreuses et excellentes. En voici quelques-unes. - Un bout de citron appliqué sur une dent creuse, dont on souffre, calme la douleur. . - Est-on pris d'un rhume de cerveau? Reniflons un peu de jus de ciPlus de COI'S ni de (IUI'illons. tron : le rhume sera arrêté. - L'introduction dans la narine Dans un périodique du 15 janyier, dlun tampon de ouate imbibée de jus Mll~ de L., élève au Lycée Fénelon, à de citron arrête les saignernents par Pans, donne un remède infaillible conle nez. tre ces hôtes incommodes .et doulou- Les rhumatisants se trouvent très reux. L'inventeur de cette panacée est bien d'absorber par jour le jus d'un un :M. Hort. Voici en quels termes grand nombre de citrons: ce jus dis- , s)exprime Mlle de L. en s'adressant sout. l'excès d'acide urique qui est la aux personnes de son intimité. cause de leurs souffrances. « Mes bonnes amies, essayez. Voici le - Du jus de citron ajouté à une l1Joyen de faire disparaître les cors ou bonne tasse de café amène un m-ieux durillons: Faites tremper dans un desensible à ceux qui souffrent de maux mi-verre de fort vinaigre, et cela pende tête, dant un jour ou une nuit, des feuilles - Quelques gouttes de jus de citron de lierre grimpant ou même des queues · dans un verre d'eau, donnent une bois- de poireau; retirez du vinaigre les di~ son très rafraîchissante et très agréa- tes feuilles de lierre ou queues de poibIe, si l'on y ajoute un peu de sucre. reau et, après avoir lavé le cor, appU- La limonade préparée en faisant quez-en un morceau (toujours bien tremper pendant une heure ou deux mouillé de vinaigre) sur la callosité; des tranches de citron dans de l'eau a vec une bandelette de toile, attachezfroide ou de l'eau chaude, est excel- le pour le maintenir jusqu'au lendelente contre la dia1"rhêe. main matin. - Enfin, le jus de citron est un On enlève alors la bandelette et la u,u.tiseptique: il détruit les Inicrobes. feuille ; avec l'ongle, on fait disparaître Dans certains 1naux de gorge;se gargariser avec de l'eau mélangée de jus le cor qui est complètement ramolli. :f{ecommencer une seconde fois, si le de citron fait grand bien. cor n'a pas disparu.

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Eau de J'avel.

Dans trois litres d'eau layer too gramm:es de chaux sec. D'autre part, 1~e à chaud, dans un l'au, 120 grammes de MS

ordinaire déchlorure de faites dissoulitre et demi potasse per.

l J~e~ ~eux solutions faites, mélangezes, l se~orme un précipité de carbo-

VAJ~IÉTÉS Vous avez d'excellents yeux. Comment le savez-vous? - Depuis que je vous ai prêté vingt francs, vous me distinguez à un kilomètre.


LE FOYER ET LES GH,A1'IlPS

ÉCO~OMIE DOMESTIQUE Pour dOllu('r du bl'illant au ling'e,

Supplément gratuit à

ajoutant à l~ purée, au lieu de sel, du sucre et un peu de cannelle, quelques amandes amères pilées. Liez avec 2 jaunes d'œufs.

Les parties à glacer, cols, manchettes et plastron sont. imprégnées, comOInelettes aux caJ.'ottes, me à l'ordinaire, d'une bouillie froidè Prenez pour six personnes sept ou d!amidon faite avec de l'eau saturée huit belles carottes longues ét bien roude borax. On les tord et on les repasS'e avec un fer ordinaire. On emploie ges. Pelez-les et lavez-les proprement; ensuite un fer spécial dit fer à glacer, coupez-les en rondelles, cuisez-les mollourd et épais, dont l'extrémité est ar·- \les dans l'eau salée, puis égouttez-les. rondie et non pointue et dont le bord Mettez dans une casserole un bon morde derrière ou talon est également ar- ceau de beurre frais, quelques échalot.es, un peu de persil haché, une pinrondi au lieu d'être à angle droit. On place l'objet à lustrer directe- cée de poivre et de muscade' laissez ment sur une planche bien polie, sur , nJijoter le tout avec les cardttes un une table de marbre ou tout autre ob- quart d'heure. Battez deux jaunes jet dur et à surface unie, 'e t on passe d'œufs avec quatre cuillerées de crème le fer. Au lieu de le tenir à plat COlnme douce; aj ou tez aux carottes; laissez pour le repassage ordinaire on l'in- au chaud. Ensuite préparez une omecline sous uri angle de 45 0 , ' de façon lette ordinaire, dans laquelle vous enà ce que ce soit le talon du fer qui roulez les carottes. Mettez le tout, entouche le linge. On fait aller le fer duit de beurre et de chapelure des deux d:avant en arrière, par petits coups. côtés sur un plat, que vous déposez en appuyant très fortement sur un~ une demi-heure au four chauffé à longueur de 6 à 8 centimètres et on une température moyenne. Enfin, sel'· n'opère plus loin que lorsque le glacé vez bien chaud. Tourte BU chocolat. voulu est obtenu. Il est bon, de temps Jngrédients " Tro'is œufs ; trois laren temps, d'humecter légèrement la partie soulnise au travail à l'aide d'une ges bandes de, chocolat; le poids de ?ponge à peine rrLOuillée. Quand ]'ob- trois œufs de sucre, de deux œufs de ,Jet a reçu son brillant, on passe un b8urre et de deu~ œufs de farine. Procédé: Tournez le beurre en bon coup en appuyant fortement sur tout l'objet et toujours dans le sens crême; ajoutez suceessivement le sucre, du fil. La qualité du linge n'est pas les jaunes d'œufs, la farine, le chocolat râpé et, en dernier lieu les blancs à négliger pour la réussite. battus en neige. On peut joindre d'œufs • il ce mélange une petite cuillerée de eUlS1NE. levure art.ificielle, mais cela n'est pas nécessaire. CouJ.'g'e. On verse le tout dans un moule Coupez la courge en quartiers enlebeurré et l'on fait cuire dans un four vez l'écorce, les grains .et la pa;tie fi' lamenteuse; coupez en petites tranches modéré pendant une heure. • que vous ferez bouillir dans l'eau salée. Egouttez et cuisez. ensuite dans du beurre, dans lequel vous aurez fait frire un oignon hâché . avec une cuilEn France, on n'est pas sérieu"\: lerée de farine assais~nnez a vec sel tau t y finit par des chansons, c'e.." la poivre, muscade, délayez avec du lait: loi. On peut en faire un plat doux en ~ La loi. . '. Béranger!

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Histoire, Nouvel1es, Inventf'ons , D ecouver ' t es, , , Mœurs, . . Sciences " Voyages, Education, Politesse, Economie domestique H " M 'd ' C ' , ., ygtene, e ccme, Ufs:me, Recettes, Procédés, Travaux féminins. Variétés, etc. RÉDA.CTION : ~ M. J.-H. DING, Estavayer-le-Ù\c

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