c
Supplément gratuit à l'Ecole primaîre LE FOYER ET LES CHAMPS
LE
les fours électriques à ·Vienne
'verse dessus un petit pot d'eau bouillan, te (une gran'de tasse), on couvre et on La direction de la· distribution mu- làisse infuser. Pendant ce temps; on nicipale d'électricité de Vienne vient fait cuire du sucre candi dans de l'eau de prendre une initiative intéressante et quand l'eau est claire, on y ajout~ en offrant aux boulangers de la ville l'infusion de pommes qu'on a passée au d'installer à ses frais des fours élec- travers d'une passoire. Le sirop et la triques chez eux et en leur garantis- gelée se font exactement comme le sisant que le prix de revien't de la cuis- rop et la gelée de coings. Il ne faut son électrique ne sera pas supérieur pas cuire les pommes trop longtemps, à celui des procédés ordinaires. La pour que le jus rest.e clair. Si c'est proproté et la régularité de la cuisson. pour un cas de .maladie: coqueluche, électrique sont des avantages trop évi- catarrhe, maladie de poitrine, on emdents Dour qu'il soit nécessaire d'in- ploie moitié sucre candi. _________ sister sur l'intérêt hygiénique de ce procédé. ----------~~~aD O ~~WE
• G
la nouveUe découverte des Wright Il n'est question, dans le monde de l'aviation, que de la nouvelle découverte des frères vVilburg et O~ville Wright, qui seraient parvenus, dit-on, à tenir l'air sans aucun aide mécanique, c'est-à-dire, à réaliser le vol des oiseaux. C'est évidemment par l'étude approfondie du vol des oiseaux que les célèbres aviateurs-constructeurs ' américains auraient réussi à résoudre 'le problème. Aussi peut-on être assuré qu'un très grand succès sera réservé par le public à la classe spéciale du vol de ces oiseaux, organisée par le Muséum, au Grand Palais, durant la troisième exposition de la LOCOlllotion aérienne en décembre prochain. ' • e
CUISINE l~on1.lnes
Le thé- dè pommes, la gelée ou le sirop de pomnles sont excellents dans les cas de coqueluche. La tisane est facile à préparer; on coupe en tranches une pomme aigre avec sa pelure, on
Pou]" faire cr.o itre les cheveux.
Là où les racines lllêmes des cheveux ont disparu, il n'y a plus de J'enlède; mais s'il s'agit de fortifier le cuir chevelu et de favoriser la croissan· ce des' cheveux on conseille l'utilisation du pétrole. On ne l'emploie pas pur. On compose un , mélange qui consiste en GO grammes d'alcool, 10 grammes d'huile de ricin; 2 1/ 2 grammes de baunle du Pérou, 10 grammes de pétrole, 1 gramnle d'huile de hergammote, 10 gramllles d'eau ~e roses. Bien mélan· ger et frictionn"er la tête une fois par jour. Ce remède a donné de bons résultats. ~tl."Op
Mai 1912
de violettes.
Faire sécher à l'ombre des violettes sjmples très parfumées, . débarrassées de leurs queues. Mettez au fond d'un bocal quatre ou cinq poignées de ces vj olettes; versez dessus une li vre de sucre 'e n poudre, fermez soigneusement le bocal et mettez-le au soleil. Une semaine après, mettez le tout dans une casserole, ajoutez troIS décilitres d'eau t faites bouillir pendant un bon quartd'b,eure. ' Remettez' . ensuite sur le feu avec un peu de fleur d'oranger. Concentrez votre sirop, laissez refroidir et mettez en 1!outeilles.
ver et les Champs 000000
-
Histoire, Nouvelles, Mœurs, Sciences, Inventions, Découvertes, Voy~ges, Éducation, Politesse, Économie domestique, Hygiène, Médecine, Cuisine, Recettes, Procédés, Travaux fém:ini~st Var:iétés, etc. Publication recommandée "LE SILLON ROMAND II Lausanne,
.
,
LE FOYER ET LES CHAMPS
LE FOYER ET LES CHAMPS
sommité es:t assez fatigante, si on la faire rapidement. Il faut se se des mains et des pieds; mais les v Le voyage au Cap Nord, extrênle geurs moins pressés n'attaquent p pointe de l'Eur:ope, . a gardé une sorte de front le Cap N o:rd, ils abordent de prestige; dû plutÔt à son él01gne- 1 fond d'un' petit golfe; le Tufjord, d ment et à T'o riginalité du but qu'aux l'inclinaison des falaises facilite bea difficultés et aux' périls de l'entreprise. coup la montée. Chaque année, les agences de touris.Le sommet du Cap est un pla me organisent des croisières qui, ' lon- ondulé où ron ne rencontre guère geant les côtes dentelées de Norvège, des .troupeaux de rennes broutant aboutissent au Cap Nord, où de nom- lichen qui est ici le seul vestige de v breux voyageurs . vont admirer le · «so- gétation, avec quelques myosotis r leil de min.uit». Vous. savez tous que bougris et quelques minuscules fo le régions polaires restent pendant ; res - l'aspleniU'Jn septentrionale' plusieurs mois dans l'obscurité com- botanistes, - que nous trouvons a pIète ou le jour parfait. Au Cap Nord, dans ' la plaine du Rhône, sur le soleil demeure au-dessus de l'hori- ' blocs erratiques, mais en petite son de la mi-mai à la fin juillet. . Le tité·. Enfin, à l'extrémité du cap, r.e plier perpendjspectacle de l'astre, à · minuit, qui s'in- mOlitagne semble cline, peu à peu, comme s'il allait ' dis- culairement à elle-même, tandis qu'à paraître~ ; nlais qui semble se relever ses pi~ds gronde la mer. bientôt et repartir pour une nouvelle' 1 Le Çap Nord se trouve course quotidienne, est un ,spectacle qui l' latitude que . certaines terres p attire ceux .auxquels la fortune per- - comme l'île Jean Mayen, par ex met des vacances coûteuses. ", ' pIe - qui; en hiver, sont empr Le Cap Nord est situé à l'extrémité 1 par les glaces. Ici, la mer ne gèle de l'île norvégienne de Magero, sous 1 mais, et l'écar~ ,eJ?-tre les , . , le 71e degré de latitude septentrionale, \ moyennes de l ete et de l hIver ne dequ'un étroit bras de mer sépare du 1 passe pas 9 d-egrê . C'~st qu'av~nt de continent.. Les côtes .de l'île pr~seJ?-tent se perdre dans les eaux du SpItzberg des contours exceSSIvement de chIque- et de la N ouvelle-Zembl~, le gulftés . :Mais, .sauf vers la poi:nte , du . Cap 1 str~a~, ce grand courant d.eau chaude Nord, où élles atteignent perpendicu- j' C{ll~ VIent du golfe du MeXIque. tran~lairement plus de tro.is cents . mètres, . met }usqu'au. Cap Nor.~, av~c le b elles n'ont, en général, qu'une hauteur 1 flotte des ~ntllles~ .les tledes Infl médiocre. Toute végétation en est ab- des mers equatonales. Sur les sente. L'œil ne :trouve, plus 'à s'arr'ê ter 1 l'e:x;it rémité même des plus que sur l~s. .formes arrondies des blO~s' l -fjor~s n?rvégiens re~,te navigable. rocheux quI couvrent la plage ' en gI- te 1 aI~~ee,' .alors , qu a quelques.. gantesques galets, et qui forment pc1r- I ,dans-llnteneur on compte parfOls JUSfois une jetée ,de brisants ?- l'entr~e des qu'à LlO ,degrés en dessous de zéro. fjords - petits golfes, petites baies, ..... dont les icôtes sont découpées, ainsi, d'ailleurs; que celles du 'contlnent nor:Pe:nsé~ . végien. De)àin> l~ 'Cap Nord appar.~t 'Trois choses qui arnivent, généralecomme un l'empart abrupt' de rochers noirs et n-q.S1 régulièrement crev.::issés, .'m ent trop iard: ' la repentance, - les ce qui leur donne uri 'faux air de 'cQ- "pompiers, '" la police.-' , . lonnade. L'ascension de .cette :pBtite
sr
Il
Au Aardin . J 'ai mis mon cœur sous une rose; En cherchant vous l'y trouverez Avec ses souvenirs dorés, Ses. .regre~s, son ennui morose. Demain, la corolle déclose, Lorsque vous la regarderez N'aura plus ces , tons cuivrés Qu'un rayon de soleil compose. Pourtant, du bouquet qui mourra, Ver.s vous un parfum montera, Plein de sensations cachées. Et c'est mon cœur fidèle et doux, Enfant, qui survivra pour vous Dans cette odeur de fleurs ,séchées.
Philoxène Boyer.
Trucs de voleurs
Les marchands d'obligations et valeurs à lots opèrent sur des chiffres plus considérables. Les prêteurs d'argent sur simple signature, les somnamT bules et· chiromanciennes' qui donnent leurs. consultations (?) par correspondance, ~es guérisseurs de nez rouges, les. agences matrimoniales qui . offrent à marier des filles avec des fortunes inlmenses et ·une petite. tache de .famille, et tant d'autres qui exploitent la bêtise humaine sont autant de voleurs, d'escrocs, dont il faut se .méfier. Mais il se trouvera toujours des badauds pour les entretenir grassement. Les avertissements .n'y font rien. --------~~0~~œœ
_______
Le prix d'une fe~me D'après la Deutsche Frauenzeitung, on paie dans l'Ouganda six aiguilles et un paquet de . cartouches \ pour ~voir une femme en âge de travailler. Chez les Cafres, il faut déjà sacrifier de deux à dix bœufs, et chez les Tartares du Turkuestan, il faut donner un poids de beurre équivalent au poids net. Au Kamtchatka, le prix varie de un à dix rennes, et dans certaine~ parties ,du 11eAIque, le yère de la femme exige dp. U1J à douze chevaux. Chez certaines tribus sauvages, l'acheteur doit fournir une quantité de travail qui représente la valeur marchande de la femme. Enfin, sur la côte septentrionale de l'Australie,chez des peuplad&.s primitjves, le prix courant est... une boîte d'all1unettes.
Il n'y a pas longtemps, un filou faisait insérer l'annonce suivante dans quelques journaux agricoles franç.ctls: . «GLande ' exposition agricole. Cinte francs de récomperise à celui qui nl'adressera les dix plus belles pommes-de-terre.» Suivait l'adress·e. Il a ainsi rempli plusieurs caves de ces tubercules de choix, qu'il a naturellement négociés, et possède encore une quantité de bois, provenant des caisses d'emballage, pour se chauffer. Une autre canaille s'adresse au publie des villes: moyen d'écrire sans faute et sans encre contre 1 fr. en limbres-poste, envoyé à M. X ., profes=Ut) seur de réthorique. Vous envoyez vot.re fra.nc et recevez Mots pOUf' rire un imprimé affranchi avec deux cenvous disant: Pour écrire sans faute, étudiez la Un cocher trouve da s sa voiture un grammaire; pour écrire sans encre, magnifique lièvre; il s'empresse de le prenez un crayon. Et le tour est joué ... porter chez le commissaire de police. L'industriel récolte ainsi .une quantité '- Très bien, lui dit 1e commissaire. de francs et personne ne s'a.vise de Revenez clans un an et un jour; si le porter une plainte pour une somme si lièvre n'a pas été réclamé, il VOlIS apminime. · partiendra, mon brave homme.
LE FOYER ET LES CHAMPS
LE FOYER ET LES CHAMPS
du tout, vous ayez bien fait;
les deux propriétaires
Il est inteTdit de stationner dans la Cela es.t la question, comme disent cour. les AnglaIs.
jE: SuiB 1JéL!.'üsan de la bonne tenue.
Les Duplat, mâle et femelle, étaient concierges à Saint-Mandé; c'étaient des portiers modèles, ne plaisantant jamais dans l'exercice de leurs fonctions. Grâce à leur 'vigilante surveillance, les locataires, et ils étaient nombreux, rnarchaient au doigt et à l'œil; ce n'était pas une maison, c'était une ca':' serne. De nombreux écriteaux pendus au-
Les Duplat étaient à cheval sur la , Je devrais reproduire cette citation discipline. dans la langue de Shakespeare; je ne n1r ... .,;'1 puis le faire pour plusieurs raisons: Tout fournisseur qui se la première, c'est que je ne la connais passé dix heures était impito .....,JJ~'-'~~~<:;,Ull pas; j'espère qu'elle vous suffira. mis dehors. Les Duplat attendaient, quand, un Malheur ' aux locataires qUI'", .,s..,,,, . . ,. après-midi, une voiture s'arrêta devant saient les escaliers ou qui l'immeuble. d'essuyer leur chaussure; le VV~,.LV.L''-'.L les forçait à descendre et à se conf Un monsieur très bien mis en desmer aux ordres écrits. .cendit.
- Môssieu peut être tranquille, j'y velUe; lisez les écriteaux. - En effet, c'est très bien, je vous fais mes compliments. - Sans doute, môssieu désire visiter la maison. - D'abord, ensuite je tiens à m'assurer si les locataires sont contents, s'il y a des réparations urgentes a faire.
:En..
YYlf....
vv a. g
tour de la loge contenaient autant de consignes que les concierges se chargeaient de faire respecter. On lisait, écrit en grosses lettres: Il est interdit aux fournisseurs d'entrer après dix heures du matin. Défense expresse de cracher dans les escaliers. Essuyez vos pieds dehors et -sur le • paillasson. Passé onze heures, les locataires doivent se présenter au concierge et donner leur nonl. Défense de secouer des tapis, d'avoir des chiens, des enfants, et de jouer du piano après huit heures.
- - rA:"
c> n..
Quant à celui qui donnait des ' nes jugées insuffisantes, il ne l"Dr·DlT~l1l. sa correspondance qu'avec huit de retard. Les chiens et les artistes qui avai-ent l'audace de s'in dans la cour, étaient reçus à coups balai; les Duplat n'établissaient cune différence entre ces deux v tés de mamifères. La maison venait d'être vendue; Duplat atten d aient le nouveau p ta.lre non sans une certaine inquiétude; a\'eü~l1cien, ils étaient les maitres; le nouveau serait-il d'aussi ne composition?
- Essuyez vos pieds; où allezvous? grogna le concierge. - Je suis le nouveau propriétaire, dit l'inconnu. A ces mots, le concierge se leva comme mû par un ressort et s'inclina jusqu'à terre. - Vous êtes Inôssieu Blaisot. - C'est cela, monsieu Blaisot. Mme Duplat accourut et se prosteril ;1 ,i son tour ~ - Je prenais 111ôssieu pour un simpIe locataire, dit le concierge; je lui ai eO!TIlI u.ndé d'essuyer ses pieds, excuSf.'Z-J'lj(:,.i.
- Là prédécesseur de môssieu ne "oulait pas en entendre parler. - Ce n'est pas ma manière de voir. Le concierge, la casquette à la main, accompagna .le propriétaire. Il commença par' le -Prelnier. Le propriétaire interrogea les locataires. - Avez-vous besoin de réparations? demanda-t-il. - Si on a besoin de réparations! s'écrièrent-ils; le papier est fané, sale, déchiré; l'ancien propriétaire n'a jamais voulu le faire remplacer. - J'en prends note, dit le propriétaire, je vous enverrai le peintre.
LE FOYER ET LES CHAMPS
LE FOYER ET LES CHAMPS
Les locataires se confondirent en re- lèverez sur rl'argent des loyers qui res~ tellt à -percevoir. merciements. Au second, un locataire se plaignit - Avec plaisir, répondit le concier. que la chenlinée fUInait. ge; qui sortit un billet caché au fond - Impossible d'allumer du feu par ,d'un tiroir et le ' remit au propriétaire les temps pluvieux; ces jours-:là le lo- qui se retira. gement est inhabitable. - Je crois que nous n'avons pas Le 'propriétaire se tourna vers le perdu au change, dit le concierge à sa concierge: femme. - Vous irez trouver le fumiste de , - ~l n'e~.t pas pingre c?mme l' ma part, dit-il, vous lui recommanderez tre, repondIt-elle; nous lUI deman de faire le nécessaire pour que cette 1, l'ons une augmentation. cheminée ait un bon tirage. Trois jours après, un gros homme - Ce ne sera pas trop tôt, ajouta le 1 gras et jouflu entra sans façon dans la locatajre; un de ces matins, on m'au- 1 loge. 1 rait trouvé asphyxié. l ---:- Où allez-vous? Est-ce que , vous Au ti'oisième, un locataire déclara vous croyez dans la rue? interrogea aique les portes et les fenêtres ne fer- I grement le concierge. maient pas, créaient des coùrants 1 - .T e vais chez moi, je suis le' noud'air. veau propriétai~e, dit l'intrus. , - C'est bien, dit le propriétaire, on - Ah bah! exclama le concierge, en 1 les changera. le toisant. Partout, il accepta les demandes de , Il ne payaIt pas de ,mine; il était réparations formulées par les locatai- I coiffé d'un chapeau melon, vêtu d'un res; il contenta tout le monde et pro- veston trop co l't, et avait plutôt l'air duisit la meilleure impression. d'un maçon que d'un rentier. Quand il eut terminé. Le eoncierge" incrédule, cligna de - Je suis très satisfait, dit-il au l' œil à sa femme. concierge, je vous garde. '- Alors, môssieu est le nouveau Les Duplat remercièrent avec effu- propriétaIre? sion. - Lui-mênle; je n'aj pas pu venÎl' A propos, dit négligemment le plus tôt. 1'Iôssieu a acheté la maison? propriétaire, a vez-vous touché les Je vous l'ai déjà dit. loyers? Môssieu veut peut-être la visi,- Oui Illôssieu, dit le concierge, huit nlÎlle cinq cents francs,; il n'y a que ter? Tout de suite. deux locataires qui ne se sont pas acAttendez, je vais ' vous accompaquittés, mais ça ne craint rien. gner. - Remettez-nloi les huit mille cinq cents francs. Le concierge prü sa femme à part. Le concerge s'empressa de lui ap- C'est un escroc, dit-B, cela se voit porter la somme. rien qu'à touche; j'ai lu dans le Le propriétaire allait monter dans le joul'nal qU'Un~illdividU se présentait fiacre qui l'avait amené, quand il se dans les in meubles nouvellement retourna: a,chetés en se isant passer pour l'ac- J'ai à déposer neuf mille francs quéreur; prends ton balai, je vais le dans une maison de banque' dit-il' il conduire à, la cave, je l'enfermerai et me manque cinq cents fradcs, po~r tu iras prévenir le commissaire. ' riez-vous me les prêter? Vous les pré- Tu tombes bien, mon bonhomme.
- Qu'est-ce que vous lll'avez raconLa concierge s'arma de son balai, pendant que Duplat se munissait d'un té, dit-il à la concierge. - le rropriétaire est venu,. bégay\l. gourdin. - Je vais commencer par vous Duplat, un monsieur très bien; il a montrer la cave, dit le concierge à l'in .. visité la maisdIl; il a même emportè 'l'argent des loyers. connu. - Emporté l'argent des loyers! s'éConlmençons pal' la cave, je crja le vrai propriétaire, car c'était.lui, veux bjen. et vous avez été assez bêtes pour le lui Le concierge le fit pasS'er devant. donner! I\1ôssieu veut peut-être toucher - Plus cinq cents francs qu'il nous J'argent des loyers? a empruntés, toutes nos économies! - Tout à l'heure. Pendant que Mme Duplat s'éva'nouissait, le concierge s'arrachait les CO,m pte là-dessus, se dit '.le pipelet. ,- Il y a deux locataires qui ne se cheveux. _ - Le gredin, le misérable! il' était 'Sont pas encore acquittés. - Je ne veux pas de ça, dit l'in- si poli! Tout le monde s'y serait tromconnu, je n'aime pas les retardataires. pé. Il a promis de faire exécuter touIls , étaient au 'bas de l'escalier; le tés les réparations signalées par les loconcierge ouvrit la porte de la cave cataires. '- Alors, vous n'êtes pas excusable, et soudain, il y poussa le visiteur, pendant que sa femme lui assénait de vi- ' dit sévèrement le commissaire; rien -qu'à ce signe, vous auriez dû deviner goureux coups de balai. A moi! au secours! cria l'incon- que c'était un faux propriétaire. nu. Eugène FouTrier. Tiens, attrape! dit' le concierge, • en le frappant. de son bât.on. - A l'assassin! C'est un guet-Bébé et Minet ,apens ! Je vous cha.sse! Le co:p.cier-ge l'enferma. Le Minet et bébé se plaisent bien ensemble, Tu nous chasse? Tu es venu trop Mais ne ' sont pas toujours d'accord, à ce tard; nous le connaissons le proprié[qu'il semble. taire; ce n'est pas toi, bouffi. . - Il ne faut pas ' égratigner! La concierge était allée chez le com- , Dit bébé, rentre-mol cette griffe pointue, Minet, et gentiment donnez patte velue. miss aire lui conter l'aventure. - Bébé, répon~ Minet, je veux te la donner. Il accouru, suivi d'e deux agents. Mais écoute au~sj" toi" ce que j~ te conseille: Il' rendit là liberté au prisonnier. Ne commence pas par me taquiner, - C:oquins! s'écria l'inconnu en déEt par me tirer la queue ou l'oreille ... 'signant les concierges, ils bnt tenté de Minet s'en va; Bé~é le retient ,et le bat; m' assassip.er, arrêtez-les! Cela fait mal au pauvre petit chat. - Cest vous que je viens arrêter. Un coup dB griffe, alors, voilà ce qu'il en - Moi; [coûte. - Vous n'êtelS' qu'un filou; les conAh! cela saigne, il vient une petite goutte: -cie'rges c.onnaissent le propriétaire. Pourtant, ni l'un ni l'autre, au fond, n'est - Un filou? Voici mes papiers: Zé[si méchant; phirin BIEt.Ïsot, entrepreneur de ma- Ils restent bons amis, après' comme dev.ant. ~onnerie. ' Ch. Marelle. Le conunissaire regard a.
sa
Supplément gratuit
LE FOYER ET LES CHAMPS
Un chauffeur
ingénie~x
Un conducteur d'automobiles fut bien désappointé, la veille d'une course i laquelle il allait prendre part, de voir qu'il avait cassé une pièce qui ne pouvait pas être remplacée en moins de vingt-quatre heures. Il tenait absolu111ent à ne pas nlanCL uer le départ; comment fair.e? Il eut Ulle idée géniale. Le départ se donnait aux portes d'une petite ville dont les deux seuls hôtels étaient remplis de condp.cteurs, ,ùe contrôleurs et de mécaniciens. Pendant la nuit, il se promena dans les couloirs de l'hôtel et déplaça toutes les paires de chaussures déposées à la porte des chambres pour être cirées. Le lendemain matin, personne ne ret.rouva ses chaussures, et chacun mit · t.ant de temps pour retrouver sa propriété qu'il fallut remettre la course au jour suivant.
. ..
'
PETITE.S REeE.TTE.S (.'onfr(' la coqueluche
. Mettez bouillir dans un litre d'eau 12 gousses d'ail et un bouquBt de thym; faites prendre à l'enfant, trois fois par jour; l'enfant est guéri. C'est un remède qui nous vient d'Afrique; il n'en est peut:-être pas moins bon pour cela. Il est, du reste, peu coûteux et facile à ess_ayer. CI'aml)es flu mollet
Rien n'est plus désagréable que les crampes qui envahissent parfois l'es ' mollets, surtout lorsqu'on est couché. Quand ce petit accident vous arrivera, sautez en bas du lit, et étendez viol81llment la jambe, en la raidissant dans l'extension et en relevant le plus pos·sible le pied contre la jambe. En allant
vite, l'opération n'est pas trop reuse et les crampes cessent ins tanément.' Le même moyen peut employé par les nageurs qui aur le Illalheur d'avoir une crampe en p nan t un bain; dans ce cas bien en du, on fait la planche. Pour rendI'e la, Craichcul' aux noi."\:: sèches
Pour rendre aux noix sèches l' pect et 'le goût des noix fraîches, il les plonger dans de l'eau légè salée et les y !aisser pendant cinq six jours. Le s'el empêche l'eau de corrompre et enlève aux noix le du tanin. L'eau pénétrant
à l'ÉCOLE PRIMAIRE, SION
Janvier 191 t
Foyer et l;sChamps ~ 000000
((/\S)
00
Histoire, Nouvelles, Mœurs, Sciences, Inventions, Découvertes, Voyages, Éducation, Politesse, ÉCbnomie domestique, Hygiène Médecine, Cuisine, R~cette,s~ , Procédés, Travaux féminins: Vartetes, ' etc. '
Numéros spécimen gra~is
RÉDACTION:
Il. J.-H. DINa, E~t&Tayer-Ie-L&e
Publications recommandées:
Nt. Sillon ROJIIIftd"' - ",la RIVIII Pepulairl"
à travers coquille comme jusqu'à aux la ~~~Îiiiiiiiiiili la gonfle etlal'amollit; réeUeme,n t fraîches, la pellicule s détache aisément.
• eUISINE POlnlnes mering'uées
Pelez-vos pommes, ôtez-en le et cuisez-les ' dans un ustensile de re ou émaillé. Une fois cuites et vous y aj ou terez un 'peu de sucre de la gelée d'abrieot, du jus de ci ou des amandes pilées et vous les poserez dans des coupes de verre. cou vrez de blanc d' œuf battu en ferme et saupoudré de sucre. à un four doux pendant quelques nutes, c'est-à-dire jusqu'à ce blanc d'œuf ait pris une belle jaune b'run, et servez. Gâteau au ."romage
Pr~ez deux cuillerées de farine mélanger-les snigneusement avec peu d~ lait froid. Ajoutez un œuf, tasses de crème ou de lait, 250 à grammes de fromage gras, coupé ou râpé, et un peu de sel. Mettez la farce sur une feuille couverte de pâte due et cuisez au four bien chauffé.
,
1