LE FOYER ET LES GH,A1'IlPS
ÉCO~OMIE DOMESTIQUE Pour dOllu('r du bl'illant au ling'e,
Supplément gratuit à
ajoutant à l~ purée, au lieu de sel, du sucre et un peu de cannelle, quelques amandes amères pilées. Liez avec 2 jaunes d'œufs.
Les parties à glacer, cols, manchettes et plastron sont. imprégnées, comOInelettes aux caJ.'ottes, me à l'ordinaire, d'une bouillie froidè Prenez pour six personnes sept ou d!amidon faite avec de l'eau saturée huit belles carottes longues ét bien roude borax. On les tord et on les repasS'e avec un fer ordinaire. On emploie ges. Pelez-les et lavez-les proprement; ensuite un fer spécial dit fer à glacer, coupez-les en rondelles, cuisez-les mollourd et épais, dont l'extrémité est ar·- \les dans l'eau salée, puis égouttez-les. rondie et non pointue et dont le bord Mettez dans une casserole un bon morde derrière ou talon est également ar- ceau de beurre frais, quelques échalot.es, un peu de persil haché, une pinrondi au lieu d'être à angle droit. On place l'objet à lustrer directe- cée de poivre et de muscade' laissez ment sur une planche bien polie, sur , nJijoter le tout avec les cardttes un une table de marbre ou tout autre ob- quart d'heure. Battez deux jaunes jet dur et à surface unie, 'e t on passe d'œufs avec quatre cuillerées de crème le fer. Au lieu de le tenir à plat COlnme douce; aj ou tez aux carottes; laissez pour le repassage ordinaire on l'in- au chaud. Ensuite préparez une omecline sous uri angle de 45 0 , ' de façon lette ordinaire, dans laquelle vous enà ce que ce soit le talon du fer qui roulez les carottes. Mettez le tout, entouche le linge. On fait aller le fer duit de beurre et de chapelure des deux d:avant en arrière, par petits coups. côtés sur un plat, que vous déposez en appuyant très fortement sur un~ une demi-heure au four chauffé à longueur de 6 à 8 centimètres et on une température moyenne. Enfin, sel'· n'opère plus loin que lorsque le glacé vez bien chaud. Tourte BU chocolat. voulu est obtenu. Il est bon, de temps Jngrédients " Tro'is œufs ; trois laren temps, d'humecter légèrement la partie soulnise au travail à l'aide d'une ges bandes de, chocolat; le poids de ?ponge à peine rrLOuillée. Quand ]'ob- trois œufs de sucre, de deux œufs de ,Jet a reçu son brillant, on passe un b8urre et de deu~ œufs de farine. Procédé: Tournez le beurre en bon coup en appuyant fortement sur tout l'objet et toujours dans le sens crême; ajoutez suceessivement le sucre, du fil. La qualité du linge n'est pas les jaunes d'œufs, la farine, le chocolat râpé et, en dernier lieu les blancs à négliger pour la réussite. battus en neige. On peut joindre d'œufs • il ce mélange une petite cuillerée de eUlS1NE. levure art.ificielle, mais cela n'est pas nécessaire. CouJ.'g'e. On verse le tout dans un moule Coupez la courge en quartiers enlebeurré et l'on fait cuire dans un four vez l'écorce, les grains .et la pa;tie fi' lamenteuse; coupez en petites tranches modéré pendant une heure. • que vous ferez bouillir dans l'eau salée. Egouttez et cuisez. ensuite dans du beurre, dans lequel vous aurez fait frire un oignon hâché . avec une cuilEn France, on n'est pas sérieu"\: lerée de farine assais~nnez a vec sel tau t y finit par des chansons, c'e.." la poivre, muscade, délayez avec du lait: loi. On peut en faire un plat doux en ~ La loi. . '. Béranger!
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Histoire, Nouvel1es, Inventf'ons , D ecouver ' t es, , , Mœurs, . . Sciences " Voyages, Education, Politesse, Economie domestique H " M 'd ' C ' , ., ygtene, e ccme, Ufs:me, Recettes, Procédés, Travaux féminins. Variétés, etc. RÉDA.CTION : ~ M. J.-H. DING, Estavayer-le-Ù\c
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"Sillon Romand" - "La Revue Populaire',
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LE FOYER ET LES CHAMPS
Amour et raison ·
che et une qui n'apportait en dot que son jolj minois. En ce qui concerne la beauté, n n'y a pas entre deux filles quelconques, dans toute la chrétienté, la différence d'une vache, disait ce sage conseiller; nous ne sommes pas absolument de son avis, quoiqu'il y ait du vrai. Mais épousez-la, celle qui saura administrer votre maison avec sagesse, celle qui est raisonnable, prévoyante et économe; prenez bien vos mesures; si, en plus de ceci, elle a la beauté en partage, ce n'en sera que mieux et contribuera à l'excellence de l'ensemble. N'e vous mariez · pas uniquement pour l'argent: il n'y-a Jans une union de .ce genre ni amour, ni rai s.on. Avec de l'argent, on peut se procurer bien 'des belles choses, sauf le bonheur. Et sans ce dernier, l'homme est un bien pauvre être sur ia terre. La fortune ne constitue pas un obstacle; elle peut même être un facteur important du bonheur; mais toute autre consideration tend vers ce but que les conjoints dOlvent être bien assortis et qu'il le sont, 'en effet, alors · que l'amour et la raison se donnent 9.a .main.
' Oonseils aux jeunes gens. - Dans les choses du mariage, dit un écrivain peu connu du temps jadjs, d'aucuns sont Inus par l'amour s'e-ulement, d'au- . tres par la raison. Or, pour bien faire, l'amour et la raison doivent ici se donner la main et Iuarcher de paire ·pour indiquer aux sages la voie à suivre en pareille occurence. L'amour, lui, ne regarde que la lune de miel; c'est un petit dieu myope. qui ne voit guère plus loin que le bout de son petit nez rose; ce: qui ne l'empêche pas de s'en remettre entièrement au témoignage de ses yeux qu'il croit doués d'ùne vue excellente. Comme il est incapable de découvrir dans l'objet aimé des déf~uts, il en conclut étourdiment qu'il n'en a pas. Les conséquences sont au-delà de sa compréhension; autant lui dire que la lune est un fromage de G:ruyère que de chercher à lui faire comprendre qu~ dans le mariage tout n'est pas rose. Ceci n'est que la suite naturelle de son aveuglement: La raison est à l'amour comme une paire de lunettes 'est à un myope, conl'olivier et le roseau tinue le hon écrivain de jadis, elle permet au petit bonhomme de regarder L'olivier contestait avec le au delà des jôues roses et des yeux sur la béauté, la force et la pati bleus, au -delà de la noce et de la lune Volivier lui reprochait que, trop de mj el et de toutes les belles choses ble, il cédait à tout vent.. Le' roseau qui d0nnent du charme et de l'attrait t.ut ; Iuais après qu'il eut ç.tttendu au mariage. que temps, un vent violent VInt à Elle permet au jeune homme de re- fler. Le roseau plie, se prête aux garder par-d'essus . toutes ces choses . cousses, échappe ainsi à la fureur du dans le foyer domestique, dans le pot·· vent. L'olivier veut résister, l'aquilon au-feu et dans les comptes de ménage, le brise. dans la cave et la garde-robe; en un Il 'Vaut bien mieux s'accommo. mot aux ' : voi~s et moyens de vivre, au temps et ne pas résister aux pUlS' aussi bien qu'à la grosse affaire de sants, que de, lutter èontre plus forl l'amour . . que soi. «Epouse;z. la fiUe qùi possède la Certains hommes . pi'omettent "selon vache», tel . fut le conseil prudent d'un désirs et tiennent selon leurs craiotes. homme avisé à un jeune paysan qui Dire du bien de soi, c'est de l'orgueil; était venu le consulter au sujet du dire du mal, c'est de la sottise. n Cl Cl fillCl 11 VRit. llnp. va-
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Soyez indulgent I! ·es~ un mot qu'on ne saurait assez r.ed:r~ a. tout chrétien. que Dieu a deshne a VIvre, à conserver, à travailler ~ans la socié~é de ses frères: Soyez ~nd,,!,lgent. OUI, soyez indulgent, c'est Indispe~sable: il le faut pour les autr~s, Il le faut pour vous-même. Oubhez les petites peines qu'on a pu vou~ causer ; ne conservez , aucun ress8,ntIment des paroles inconsidérées ou defavorables qu'on a dites sur votre compt~; excusez les bévues, les ma~adresses,. l~s étourderies dont vous etes la .vlCtIme; prêtez toujours de bo?nes Intentions à ceux qui vous ont f~lt quel<I.ue tort par des actes ou 'des dIscours Imprudents', enfl'n , sou' rIez a. tout, montrez un visage aimable en toute occasiqn ; ayez un fond inépuisable de bonté, de patience, de condes- . cendance,. de douceur. Ainsi, vous serez en paIX avec tous vos frères; votre ~o~r pour eux ne souffrira pas d'alt~rahon e~ leur amour pour vous gran- ' dlra de Jour en jour. Mais surtout V?~s pr~~iquerez excellemment la cha~ rlte chretrenne, ·qui est impossible sans ce s?-pport et cette, indulgence de tous les Instants. ruas.
Je ne puis pas
S.~e ne puis faire cela, dit-on souvent. ~ '. vous le pouvez; essayez seulement, (Us essayez ~ avec courage, essayez s~uvent et vous réussirez. Céder au deco~rage~ent devant un premier inSUcees, craIndre la difficulté c'est se condamner à ne rien faire de grand e~ d~ ~on. - Essayez, efforcez-vous, ~r~everez, et vous ferez des merveilles. s e~ mots: «~e ~e puis . pas, je ne r:~lS;> ont detrult des fortunes et e d avance de beaux avenirs. . Que 1 h eSsa a p . rase contraire : «je veux que yer» . sOlt votre maxime en quoi ce SOlf. que vous a,yez à faire, et, si
vous tenez bon, vous réussirez sûrement, vous serez victorieux. . , ': ?ye~ l'~raig?ée : si son fil est bri.. se VIngt fOlS, VIngt fois elle le recommenc~ et parvient enfin à ti ' sa toile. sser Imi tez-la; et, dès que le devoir ou un . noble .but est devant vous; ne crmgnez l'len, agissez avec énergie cons~ance et confiance en Dieu: l~ sucees vous appartient.
• Anecdote
L'empereur François-Joseph a une ~aço~ de :appeler leur · devoir aux lonehonnaues un peu négligents dans leur service, qUl ne manque vrajment 1JaS d'esprit. U~ jonr, un des chefs de l~ voirie pUbhqu.e fut avisé qu'à telle beure, une vOlt~re de la Cour viendrait le ~r~ndre a son domicile pour le con(mue au château impérial de Lainz. Tant d~hnnneur n'était jamais échu au .fonctionnaire qui, tout en const~'uls~nt des châteaux en Espagne s habll.la de grand gala et, impatient attendlt la voiture impéTiale. A l'heure dite, l'équip.age s~oppa devant la porte du fonctlOnn,aue de la voirie. Plastronnant, bouffi d'orgueil, jouissant ~e~ regards envieux et étonnés du V?lSlnage, celui-ci prit place dans la vOlture. Et alors il se produisit une chose inénarrable. . L~ ?ocher - il avaH plu dans la matInee.- av.ait reçu l'ordre d'amener le fonctIonnaIre au château, en passant par toutes les rues éventrées en l~~çant la voiture dans toutes les' 01'n18res, tous les trous, toutes les ereva~ses des routes qui conduisent au chateau. Et il n'y manqua pas, le hr~ve ~ol;ht~r. Ce fut une course folle. )A 1 arnvee devant le château de tainz, c:bevaux, voiture, automédon' et fonc-
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tionnaire ne formaient qu'un tas de boue. Sur le seuil de la porte de château se tenait un archiduc qui avait du mal à garder son sérieux. Crotté comme un barbet, le fonctionnaire descendit et pria d'excuser la négligé de sa toilette. -- Ce n'est rien! éclata l'archiduc, S. M. l'Empereur arrive tous les jours dans le mêlne état! Quelques jours après, les routes étaient redevenues carrossables.
Le défaut du bienfaiteur
Une plante de 500 mètres de long
«Il n'y a pas de découverte plus agréable pour l'obli.~é que celle d'un défaut. ehez le bienfaiteur. l1.se fait en lui, aussitôt, une eompensation du service qu'il a reçu et du tort que ce défaut a pu ' faire à d'autres; et le voilà soulagé. comnle un débiteur qui vient de recevoir quittance. )} '
ment comnie un flotteur ou des bouchons soutiennent une ligne. Il arrive, au bout de quelques années que cette tige a pris des proportions si considérables que la .pierre qui .servait d'~ssise à la plante est enlevée et flotte sur la mer , avec l'immense serpent végétal. . Vous aurez peut-être un jour l'occaSIOn de découvrir sur une plage, après une tempête, quelqu'une de ces pierres qu'aura transportée la ,plante. Ces pierres sont quelquefois si grosses qu'un homme les soulèverait avec peine.
C'est dans la nler qu'il faut chercher <cette plante extraordinaire, et cette plan te est une algue. Vous avez déjà vu des algues, sans doute. Elles ont une particularité botanique que vous' n'oublierez pas: ce sont les plantes les plus simples du règnê végétal. Elles n'ont ni racines ni feuilles, ni tige. Elles sont de fOI'llle~ La force qui nous est la plus nécessaire, va:'iables, suivant les espèces d'algues c'est l'empire gUI' nous-mêmes. ti UI sont infiniment nOlnbreuses, mais ces formes ont toujours la nlênle strucHISTOIRE N~TUREbbE_ ture. fil"" Il y a des algues de nier et des alo'ues €l'eau douce. b Aujourd'hui, les algue~ de mer vont Un peintre ingéniceu'1;'. nous occuper surtout.. Il en est d'à peu près toutes les couleurs: des verVoici bien le plus extraordinaire tes, des jaunes, des rouges et des bleues. ~eintre du monde. Il n'a ni bras ni Certaines sont roses comme du corail Jambes, c'est l 'homme-tronc. Et cepentt d'autres: noires et cuivrées comme c~ant, ce demi-peintre parvient à faire ~u bronze. d.es tableaux qui, sans être des chefsd œuvre, peuvent rivaliser avec ceux de certains artistes ... à bras. L'homllleÜonc Kobelkof tient son pinceau entre ses dents ou entre son menton et son l
~:x:ce:n. t r i c i
tés de l a :n.a. ·tu.re.
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L'excentricité est un .sentiment aussi commun à la nature qu'à l'h.umamté: Voyez ces arbres nain,s qui font l,a gloir~ ~e quelque~riches Japona~s de 'yeddo; ne ils pas en négation des regles du regIle veg~tal? Malg~.~ le?r grand ~ge, ils ont, plus de six cents ans; ils sont encore bien petits - et deJa tres rabougllS.
Un canard à deux becs
ballotté entre ces deux volontés traires. se fatigue à les vouloir c
Drôle d'idée pour un canard, que de venh au Illonde avec deux têtes, alors qu'il a déjà l'air si bête avec une seule tète. Ce phénomène a vu le jour dans un village de la Bavière. Ce fut une véritable révolution de la basse-cour. Les deux canards, ou plutôt les deux tNes, font très mauvais ménage. Quand celle de gauche veut alter manger sur la mare, l'autre a envie de se promener dans le pré. L'une veut plonger juste au moment où l'autre essaie un petit, tenter. Com.ment cela finira-t-il ? vol, et ainsi de suite, le pauvre corps, la ca erole très probablement.
Il en est de toutes petites, tandis que d'autres, comme les macrocystis, sont les géantes de cette catégorie de la flore. ~lles peuvent atteindre, en effet, jusqll'a 500 mètres de longueur. Ces algues géantes poussent dans l~s grands fonds màrins. Leur pied se f]xe Sur une pierre qu'il étreint avec s~s griffes, à peu près comnle un bijoutIer enserre un diamant dans sa monture. . Dès lors, la plante commence à granclJr et sa r.a cine mince et longue vient flotter au-dessus des eaux. D'espace en . ~s'pace, des ramifications de la tige se developpent et la soutiennent, absolu...,
épaule, 'et quelques-uns de ses tableaux ont obtenu çle trèss honorables succès. Ajoutons que Kobelkof, artiste et philosophe) est · marié depuis une dizaine d'années', et qu'il ), six enfants normaux. Qlwlle patience et quelle adresse cet homme a-t-il dû déployer pour acquérir cette habileté!
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Maisons flottantes en ciment
bon entièrement . construit en. ciment armé. L'idée' vint donc toùt naturellement de l'employer lorsqu'il s'agit d'élever sur le ponton des hou,se-boats des constructions légères. Les premiers résultats obtenus furent très encourageants. On put habiter sur l'eau de vraies maisons qui n'avçtien(pas à redouter l'hu_ midité comme les maisons en bois ou le soleil, commé les cabines métalliques, qui deviennent terribleluent chaudes en été. Quelques-unes de ces Inaisons flottantes sont de véritables petits palais avec des terrasses et des jardins suspendus. Et quand leurs propriétaires veulent arroser leurs plantes, ce n'est pas J'eau qui manque autour d'eux,
Peut-être avez-vous aperçu, glissant au fil de l'eau sur nos fleuves, des luaisons flottantes. Ce sont, à proprement parler, d.es bateaux à fonds plats sur lesquels se dressent les cabines destinées aux habitants. Les navires de ce genre réalisent ce qu'il y a de mieux comme navigation fluviable de plaisance. Aucun appareil moteur ne les alourdit: lorsqu'on veut remonter le cours d'une rivière~ on lance une amarre et l'on se fait relnorquer par des chevaux qui avancent le long de la berge. C'est surtout dans les Etats-Unis que se rencontTentdes bateaux de cette espèce. Les Américains les nomment e house-boats. Ils en construisent en bois, et la maison qui se dresse sur les l'alclolisme .0 poutres du radeau a souvent l'aspect d'un chalet suisse. Ils en construisent Allons prendre un verre?.. Viensen fer, en acier quelquefois aussi en tu boire un coup ? .. A ta santé, Inon ciment armé. vieux! Le ciment armé est devenu, dans ces Ces petites phrases si courtes et d'apdernières annéeR, ,d'un emploi très ré- . parence si inoffensive ont causé d le monde et y causent encore de 1 gues et irrépa,r ables misères. On boit à propos de tout. On boit, quand on se retrouve, poUl' fêter la rencontre. On boit, quand on se quitte, poUl' fêter le départ. On boit, quand il fait froid, pour se réchauffer. On boit, quand il .fait chaud, .pour se 'rafraîchir. On boit, avant de travailler, pour se pandu. Vous savez qu'il consiste essentiellement en plaques de ciment dans donner des force . On boit, après le travail, pour les lequel on a incorporé un fort treillis . , métallique. Sa solidité à toute épreuve réparer. On boit, au nlarché, quand on achera fait adopter un peu partout. On en fait des travaux d'art, des luaisons en- te ; on boit encore quand on vend. On boit à un baptême, parce qu'on tières, des fortifications, etc. On en fait même des bateaux, à telle enseigne que est joyeux. On boit à un enterrement, parce nous avons pu voir circuler dans le port de Gênes un transporteur de·char- qu'on· est triste. 1
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On boit, on boit toujours et à toute occasion. A ta santé! dit-on. Il faudrait plutôt dire : «A ta ruine, à la rùine, en toi, des idées grandes et nobles ; à la ruine de ta santé, de ton bonheur et du bonheur des tiens ; à la ruine de ton honneur. » Au point de vue de la santé. Il est prouvé que la tuberculose, cette affreuse maladie qui dessèche le corps, a pour principale cause l'alcoolisme. Bien d'autres maladies ont la même origine et prennent possession d'un organisme dans lequel l'alcool détruit toute force de résistance. Au point de vue de l'intelligence. Le cerveau des alcooliques s'8 trouble peu à peu. Sans' même qu'ils s'enivrent l'empoisonnement gagne sans cesse d~ terrain, puis le delirium tremens arrive. Ce ne sont plus alors seulenlent les hôpitaux de. tuberculeu~ qui se remplissent, mais bien les asiles d'aliénés. Au point de vue de l' aisa~ce. Que d'e ruines 'et de désordres causés dans les familles par l'alcoolisme! Le foyer qui devrait être l'asile de la paix, devient un véritable enfer. Les colères violentes, les discussions sans fin, les cris de.s grands, les larmes des petits, parfOlS même le crime pénètrent, par l'al~ool, ~lans un intérieur qui · eût pu etre . SI heureux par un travail soutenu 'et une sage tempérance. Gardons-nous de cet affreux défaut. L'habitude de boire en dehors des repas, surtout à jeun et sans besoin réel, tourne vite à l'abus, abaisse l'homme au niveau de la brute, obscurcit la conscience et détruit la raison. Réclame
,Le commerçant qui ne fait pas de l'p.cla~e rossemble à un homme qui auraJt acheté une lanterne mais seral't. trop avare pour payer' la chandelle.
Causerie médicale Usages de la térébentllÏne.
On ne se figure pas tous les services que l'on peut attendre de la té\I'ébentbine. Si vous avez un mal de gorge commençant, vous vous trouverez au mieux de vous entourer le cou d'une flanelle trempée dans -de l'essenee de térébenthine: cela fera un excellent réactif, et les vapeurs de térébenthine agiront elles aussi. Vous en serez quitte pour vous enduire la peau d'un peu d'huile d'amandes douces, si l'irritation est un peu trop forte 'et la cuisson exagérée. Cette même térébenthine, passée sur le cuir jaune verni, lui donne un excellent poli; on sait qu'elle enlève d'ordinaire fort bien les taches de peinture sur les étoffes. Son odeur. suffit général'ement à chasser les teignes, pour peu qu'on en verse quelques gouttes dans les placards qu'elles . fréquentent; de même, si vous en jete.z dans les trous de souris, ces rongeurs . s'empresseront de fuir ailleurs. Deux parties de bonne huile douce et une de térébenthine vont donner un enduit excellent pour polir et nettoyer les meubles. Une cuillerée de térébenthine dans l'eau où l'on fait bouillir le linge, contribuera à lui donner une blancheur remarquable. Enfin, les applic.ations de térébenthine dont nous pai'hons ·e n commençant pour le mal de gorge soulagent beaucoup les douleurs . rhumatismale$. Remèdes de bonnes :feBlmes.
Il ne faut'pas trop rire des remèdes de bonnes femmes. Certes, il en est d'assez . ridicules, mais en revanche nous en ·savons de n.ombreux qui val'ent les meilleures prescriptions médicales et qui sont parfois supérieurs aux drogues coûteuses. Ainsi, · êtes-vous enrhumé? Une vieille voisine vous conseillera une bonne transpiration après absorption de tisane de bourrache ou d'infusion
Supplément gratuit à rEcole primaire LE FOYER ET LES CHAMPS
de houx. C'est simple et ça réussit toujours. V otre estomac est-il capricieux? Vos digestions sont-elles lentes? L'infusion chaude de tilleul ou de menthe après le repas vous fera le plus grand bien. Souffrez-vous de la gorge, gargarisez-vous avec une décoction de feuille.s de ronces additionnées de miel. S'agit-il d'un catarrhe des bronches que l'hiver et les br'o uillards rendront particulièrement irritant, usez d'infusion d'hysope et su rtou t de lierre terrestre, au besoin mélangés. , Si les yeux sont enflammés, le lavage avec de l'eau de sureau fait merveille. S'agit-il de maux de dents, on vous conseillera-, avec raison de faire bouillir des têtes de pavots et d'employer le liquide en gargarismes chauds, en se gardant de l'avaler, car il constitue un poison actif.
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quand le fer sera chaud, frottez-led'abord avec cette espèce de tam'pon. puis avec un papier saupoudré de ' se( Une solution d'onguent mercuriel dans une même quantité de pétrole, constitue le Ineilleur remède contre les punaises, à appliquer contre les bois de lit ou contre les boiseries d'une chambre. Le pétrole assouplit le cuirr des souliers et des chaussures durcies pal' l'humidité, et le rend aussi flexible et mou que lorsqu'il était neuf. Le pétrole fait briller comme de l'argent les ustensiles en étain; il suffit d'en v~rser sur un chiffon de laine et de frotter le Inétal avec. Le pétr enlève aussi les taches sur les meub vernis. L'eau de plu~e froide et un peu soude enlèvent la graisse de toutes étoffes qui peuvent se laver. --""""""~ """ ~~ :!IZ:Ii1&>B--
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Choses bonnes à savoir Le sel fait trancher le lait; par conséquent, en préparant des bouillons et des sauces, il est bon de ne l'ajouter qu'à la préparation. L'eau bouillante enlève la plupart des taches de fruits; versez l'eau bouillante sur la tache comme au travers d'une passoire afin de ll'e pas mouiller plus d'étoffe qu'il est nécessaj:~·e. Le jus des tomates mûres enlève l'encre et les taches de rouille du linge et des mains. Une cuillerée à soupe d'essence de t~rébenthill'e ajoutée à la lessive aide puissamment à blanchir le linge. L'amidon bouilli est beaucoup amélioré par l'addition d'un peu de gomme arabique ou de blanc de baleine. La cire jaune et le sel rendront pr'opr.e et poli comme du verre le plus rouillé des fers à -repasser. Enveloppez un morceau de cire dans un chiffon,
Potage (Jrécy aux erO"l-UODS.
Faites cuire aSSez longtemps carottes dans du bouillon ; écrrl.s!~z- I P.~. passez-les au tamis ou dans la chie à hâcher; remettez cette dans la quantité de bouillon né"",.,,..,,..,···... à la soupe; si celle-ci n'est pas liez-la avec un peu de fécule ou de rine, salez, poivrez et verS'ez sur crnût.ons préalablement frits dans heurre. Crême de semoule confiture.
:Mettez dans une casserole demi-livre de ~emoule, jetez dessus litre et demi de lait bouillant, coup de sucre et un peu de v laissez cuire encore dix minutes remuant vivement le 111élange, aj trois cuiUerées de confiture que .et laissez refroidir. Servez a des biscuits. Si tu veux perdre un livre, prête-le si tu veux perdre un ami, prête-lui.
Janvier 1912
LE
Foyer et ~o~s Champs
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Histoire, NouveUes, Mœurs, Sciences " , 'Invent:ons " ' , D'ecouvert es, Voyages, Education, Politesse, Economie domestique H " Méd' C" R t yg!ene, ecettes, Procédés, Travaux féminins. ecme, u!sme, Vadétés, etc.