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Le foyer et les champs juillet 1912

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Supplément gratuit à l'Ecole primaire LE FOYER ET LES C,HAMPS

Tète u ux l)(unmes de

t~j"J.'e

Pelez et coupez en quatre ·n10rceaux des pommes-de-terre crues; mettes-les cuire à l'eau et au sel. Quand elles sont t5ndres, ôtez-en l'eau et écrasez-les ,de façon qu'il ne reste pas de morceaux; éclaircissez-les ·avec du lait et ajoutez-y un peu de :Q-oix de muscade. l\1é-langez bien, servez-les et mettez-les au chaud. Puis, faites frire de la mie de pain dans du beurre frais et versez sur les p0111mes-de-terre au moment de les servir. On peut remplacer la mie de pain par des oignonl' frits au lai·d. Galette sabiée

300 g l'amIneS de farine; 375 grammes de beurre frais; 200 gralnmes de sucre talnisé. Une cuillerée à cafê de cannelle. Travaillez cette pâte jusqu'à ce qu'elle soit très fine. Etendez-la avec le rouleau afin qu'elle soit de l'épaisseUl' du petit doigt. Graissez une feuille Ù, gâteau et mettez-y ]a galette. Faites-la cuire au four et saupoudrez de su cre vanillé fin. ' ~---G-.I1.i"'''''

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eÙISINE.

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PETITES REeETTES SirOI) d'orang'e sans a.lcool

lJases . -- Sept oranges, deux kilos

de sucre en pains, un litre et quart d'eau, trente grammes d'acide tartrique cristallisé. Prépar'atian. -- Prenez les Ql'anges entières, râpez l'écorce sur les morceaux de sucre en vous servant de ceux-ci comme d'une râpe. Quand le sucre est În1bibé de tout le jus de l'éeorce: versez l'eau dessus et attendez que le sucre soit fondu, ajoutez l'acide tartrique après l'avoir fait dissoudre dans un bon demi-verre d'eau et reInuez bien pour mélanger le tout. Passez ]e sirop, avec une mousseline, mettez-le en bouteille, bouchez-le et conservez-le au frais. Le plus simple, pour passer le sirop, c'est rl.'attachel' solidement sur un

Juillet 1912 .

grand pot une mou sseline U11 peu tendue, de manière ù 'fo rmer une sorte· d'entonnoir. Cela ira lentem ent; mais gardez-vous de 18muer pOUl' a.c tiver, car votre sirop serait trouhle et ilmer. - - - - - -__~~~0-Gmm~-----

· ~MUSEIVf.s.NTS Les alluInettes ont d.es pl'éférences

On ne connaissait aux allumettes, jusqu'alors, qu'une s~ule qualité: celle· de ne pas prendre feu. ·Eh bien, les physiciens leur onl trouvé deux autre,' qualités: elles sont gourmandes; elles aiment le sucre; eHes ne sont pas propres: elles ont horreur du savon! :Mais, direz-vous, con1ment prouver ce que vous avancez? Oh! c'est facile. Dans une assjette, versez une petite quantité d'eau pure. Posez délicatement sept .ou huit a]]umeHes formant

les l'ayons d'une roue (voir la figure); ell les posant délicatement, elles resteront en place. Quand l'eaù sera bien tranquille, déposez au centre de l'assiette un morceau de sucre et attendez qu'il soit fondu; vous verrez alors les allun1ettes se précipiter vers le sucre : preuve ·qu'elles l'aiment. Au bGmt d'un instant, mettez ~L la place. du sucre un petit morceau de sa von de Marseille tai.llé en forn1e dl-' coin; bient.ôt les allumettes fuiront et reprellùront les places qu'elles occupaient avant l'ex érie:q.ce. Que se passe-t-l donc là, . au point de vue scientifique? Un phénomènf.> qu'on appelle la tension superficiell{\ des liquides; le sucre diminue la tension, le savon l'augmente; d'où leI' cleux courants qui se produisent. Et un de ces jours,' je vous indiquerai une aInusante expérience que vou~ pourrez réaliser en prenant votre tasse de moka!

Foyer et 1 s 000000

Histoire, Nouvelles, Mœurs, Sciences, Inventions, Découvertes, Voy~"--ges, Éducation, Politesse, Économie domestique, Hygiène, Médecine, Cuisine, Recettes, Procédés, Travaux féminins. V adétés, etc. Publication recommandée "LE SILLON ROMAND" Lausanne.


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LE FOYER ET LES CHA-M·PS

LE FOYER ET LES CHAMPS ~

Oan84,000 ans la fer111TIe aUI'a vaincu l'homme Il est trop tard pour enrayer le mouvement féministe, dont les prog-rès sont considérables et qui finira par nous submerg'er. La femme prendra sa revanche dans un temps déterminé. ,

Il paraît que l'homme va vo~r, désormais, son étoile pâlir, tandIs que monte à l'horizon celle de la f81nme, Des prophètes dignes ' de foi, ~u,i ,sont des économistes et des statIstIcIens, nous l'assurent. , Depuis les temps préhistoriques, ou l'homme des cavernes courbait sa COlUpagne sous son poing et sa matraque, nous n'avons pas cessé de voir dans la femIne un être inférieur. Il en existe des preuves tangibles chez certains peuples (les Arabes, plusieurs races noires ou rouges). La femn1e exécute les plus durs travaux, tandis que l'époux se :repose. Pendant des siècles, la situatIOn sociale ne s'est pas modifiée. La femme commença à recevoir une éducation • rudimentairr,e voici deux ou trois cents ans. Depuis, eUe a fait plus de progrès qu'au cours des 4000 années précédentes. Un de ses plus grands ~uc­ cès a été de voir discuter et défendre s'es droits dans le divorce, le n1ariage n'étant plus ainsi considéré de sa part comme un acte de soumission, . mais d'association. Mais le .fait le plus important est que la femn1e gagne sa vie. Du moment qu'elle peut assurer sa subsistance, ne plus rien devoir à l'hOlnmè, il ne faut plus 'e spérer l'arrêter. Partout aujourd'hui, en Europe, en Amérique, au Japon, les f~mmes travaille?-t. Voulez-vous quelques chiffres convamcants? Ils pOTtent sur les Etats-Unis, qui virent les premières employées des postes, les premières dactylographes, et où le mouvement se dessine lei plus largement.

Le nonwre des femIues qui y occu p Au travail! un emploi est de 4,883,840. Il y vino't ans les statistiques n'accus ... Le travail est un excellent contrepaso la m;itié de ce chiffre rv',vJ.J..,J.LUV.ll,lpoids à la douleur. A ~ui ~eul, il ,ne sufsurprenant, et il est intéressant fit pas. Négliger, repnmer, etouffer constater que 68 910 de ces son cœur en se plongeant dans u~e a~n'ont pas atteint 35 ans. vité sans trêve, c'est se Inanquer a SOlDes trois cent trois métiers reconn même. La douleur a des droits à noofficiellement aux Etats-Unis, il y en tre attention. S'en occuper, écouter ses seulem~nt neuf q~e les femmes n' leçons, mais trouver un élément qui lui pas pTjS. tienne la balance et maintienne l'éAu Japon, la poussée semble quilibre. . être plus formidable encore. La Quel réconfort je trouve dans le sounette de Tokio, mal n0urrie, m?,l p venir de ma vaillante mère, à la vie obligée de fournir un t~avaI~ , . si traversée! Que serait-elle devenue, dérable, n'est que trop dIsposee a J si elle avait fait ses deuils sur une chaiter le cri de guerre des suffragettes. se longue? Elle aurait péri de maladie noire. La douleur sans le travail enNIais il paraît surtout que la f g'endre une légion de pensées lualfaiau point de vue physiologique, ne santes. Elle nous livre -aux craintes, slente pas les mêmes signes ~'~ffaib aux pressentiments funestes, pires que tous les malheurs. Cassons, s'il faut sen1ent que l'homme. Et vOllace permet d'affirmer, paraît-il, qu'~v en venir là, des pierres sur la route, 4000 ans le beau sexe aura pns mais ne nous laissons pa$ pourrir dans revanche et nous dominera. le soucL (L'A'Ini.) Ch. Wagner . . On peut alors donner libre cours .ell' sa fantaisie pour imaginer ce que le monde à cette époque, on est sûr L'éao1e et le tabac rester au-dessous ~ la vérité. d'ici-là, nos épouses auront peu Combien de garçonnets envient la bien changé; elles se laiss~ront malencontreuse cigarette fumée par le être n10ins guider par leurs sens frère aîné ou le «bout de Grandson» par leur esprit. savouré p~r papa. Sans se prononcer Il y a de grandes femmes Ili pour, ni contre une habitude qui l'Histoire, et si toutes les représent nous est nat'urellement hostile, nous du beau sexe n'ont pas l'es livrons ce qui suit aux réflexions de lités d'une Catherine II ou d'une chacun. sabeth, il en est pas mal dont la En comparant le classement d'enpériorité sur leurs époux ne trée à l'Ecole polytechnique de Paris être mise en d ute. et celui de sortie, le Dr Constant a trouBien des hommes aussi ne vé que: peut-être pas fâchés d~ pass~~ à Les non-fumeurs perdent 2 rangs. femme les rênes du char famIlIal Les petits fumeurs perdent 26 rangs. se croiser les bras. Les grands fumeurs perdent 38 rangs. Mais cela ne viendra pas tout On remarque également aux Etatssùite, mes gaillards. Abandonnez Unis et en Angleterre', que près des poir de devenir des objets de luxe lotés et bichonnés. Ce sort heureux neuf dixièmes des étudiants de preest réservé aux arrière-petits-fils dB mjers rangs ne fUlnent pas. Des observations semblables ont été faites en petits-fils.

plusieurs universités. Bref, on note un peu partout que les élèves adonnés au tabac sont, en moyenne, infér1eurs en intelligence et en activité aux élèves non-fumeurs. L'usage du tabac serait-il un signe d'intolligence médiocre ou l'intelligence s'affaiblirait-elle par l'usage du tabac? Nous ne savons. C'est au lecteur à conclure.

Piété filiale récompensée Un jour, le grand Frédéric sonna, et peTsonne ne vint. Il ouvrit la porte, et trouva son page endornli dans un fauteuil. Il s'avança vers lui, et il allait le réveiller, lorsqu'il aperçut un bout de billet qui sortait de sa poche. Il fut curieux de savoir ce que c'était, le prit et le lut: c'était une lettre de ,la mère du jeune homme, qui le remerciait de ce qu'il 'e nvoyait une partie de ses gages pour la soulager dans sa misère. Elle finissait par lui dire que Dieu le bénirait, ' à cause de l'amour filial qu'il avait pour elle. Le roi, ayant lu ce billet, prit un rou1eau de pièces d'or, le glissa avec la lettre dans la poche du page, et rentra doucem1ent dans sa chambre. Un peu après, il sonna si fort, que le page se réveilla et vint v,e rs le roi: «Tu as bien dormi!» lui dit Frédéric. Le page cherche à s'excuser, et, dans son embarras, il met la main dans sa poche. Il sent le rouleau, fI le tire, et il est au comble de l'étonnelTlent et de l'affliction; il pâlIt, et regarde le roi, en versant un torrent de larmes, sans pouvoir articuler un seul mot. «Qu'est-ce, dit le roi; qu'as-tu . donc? - Ah! sire, dit le jeune homme en se précipitant à genoux, on veut me perdre; je ne sais pas ce que c'est que cet argent que je trouve dans ma poche. - Mon ami, dit Frédéric, Dieu nous envoie souvent le bien en dormant; envoie cela à ta mère, et assure-la que désormais j'aurai soin d'elle et de toi.» H. C.


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LE FOYER ET LES CHAMPS

C'

LA REINE O'ANGLETEf(~E

talents et voici comment le prince ap- luit, elle et ses enfants, pendant deux prit qu'il avait épousé une n10diste. années entières, au régime- que j'avais est une modiste fort habile C'était pendant leur lune de miel, ordonn!;. . à York. Etant entré un jour sans se Avec une énergie, une tendresse adLa reine Mary d'Angleterre est cer- faire annoncer chez son épouse, le fu- tllirables, elle soutint que de n1es prestainement, de toutes les souveraines tur Georges V la trouva assise devant 'ptions dépendait la santé délicate enfants et leur père fut ainsi saueuropéennes, celle qui possède les plus une table cha.rgée de fournitures et occupée à coudre un biais de velours d'une mort certaine! ' D'autre part, solides qualités familiales. On sait son goût de l'ordre, de l'é- destiné à orner un chapeau qu'elle te- ceci n'est point, n'e&t-ce pas, pour urpren drr. de vieux sceptiques comme conOlnie; ses sujets admirent en elle nait sur ses genou . en fait de 1l1édecine et. de droUne autre fois, a Sandringham, on une mère exemplaire qui s'occupe asjouait au petit jeu, quand on décida , ce régime de diabétique ne causa sidûment de ses enfants, dont elle surd'instituer, entre les princes présents, le moindre malaise aux pers onveille de très près l'éduc.ation, les jeux, un concours de chapeaux de femme. nes non diabétiques de la famille ..... la santé. li GiZWS:Z= Bref, si sa destinée ne l'avait pas La reine Alexandra jugerait les œuvres de chacun; les compétiteurs devant Cure de fraises placée sur un trône, elle tIendrait parfaitement la maison d'un petit bour- travailler loin d'elle, et ne point révéler de quel chapeau ils étaient les augeois. La cure de fraises fut certainement Celui-ci, en tout cas, n'aurait pas à teurs. tiquée dans les temps anciens, soit Ce fut le prince de Galles qui remse plaindre de son excessive élégance t'us, soit ext1"a. Quoique nous manni à lui reprocher les dépenses qu'elle porta le premier prix; le duc de Con- . s de ' documents positifs à cet pourrait faire pour sa toilette; la reine naught reçut la seconœe récompense. d, nous 'n e saurions guère douter Mary est la simplicité même et l'on Quant au roi Edouard, qui, pourtant: les grands raffinés de la Rome n'a pas oublié la guerre qu'elle livra, s'y . connaissait un peu en fait d' ériale avaient dû essayer, 'pa~mi voici un an, aux jupes entravées, aux gances féminines,' il cominit un petit rs innombrables' recettes de co SInécouvre-chef tout à fait ridicule qui eut turbans orientaux et à toutes les exet de délassement, les bains de le plus grand succès d'hilarité. travagances de l'équipage féminin. de fruits et, sans doute, de pulpes - Je crois que je ferai .bien, Man, Et le dit bourgeois pourrait dire, fraise.s. Au reste, la belle :Mme Taldit-il .en se tournapt vers sa belle-fille: avec un peu d'orgueil, en parlant d'e dans les essais de retour aux de prendre. des leçons auprès de vous. sa femme: 'tions antiques qui 111arquèrent la - C'est elle qui fait ses chapeaux. du Directoire et du Consulat, Car la reine Mary ne dédaigne pas L'esprit d~ cœur . 'hésita pas à se plonger régulièrement de confectionner de ses augustes mains des bains de fraises, pour entreles toques qu'elle porte,. Voici une histoire qui prouve une le satiné de sa peau ..... Dans un - Il y paraît, disent les mauvaises ' fois de plus que le cœUr a de l'esprit. plus scientifique, le grand Linné langues. Elle nous a été racontée par M. le . que nous l'apprend Linossier, Mais les personnes n10ins persifleu- Dr Durand. son rapport au troisième congrès ses s'accordent à la trouver modiste Il y a quelques années, nous dit-il, ysiothérapie), utilisait déjà, en habile. je fus appelé par la femme de M. A., la cure de fraises (par voie Toute jeune fille, elle chiffonnait dé- avocat célèbre. Son mari ne m(lnJQ;ea~I,Dllcc,a.le et digestive). Il parvint ainsi jà un nœud de ruban, posait un pi- plus, il était triste, rien ne pouvait guérir un accès de goutte et, nous quet de fleurs ou une aigrette au côté distraire; bref, il dépérissait à t ses biographes, en renoud'une forme et réussissait ainsi, à très d'œil... Je reconnus de suite les sa cure chaque année; arriva à peu de frais - la duchesse de Teck, tômes d'un diabète très prononcé, et pendant vingt ans le retour de sa mère, ne lui donnait pas, pour sa prescrivis un régime sévère. . ables accès. A la même époque, toilette, des sommes bien considéra.tre Fontenelle cherchait le secret J ari1ais, me dit 1'Inle A., mon marI bles - de petites coiffures fort cOn- ne consentira à suivre ce régime! la longévité dans une conSOlllmation venables. Eh hien~ savez-vous ce que fit cette te et régulière de fraises. qonlposition du fruit justifie-tDevenue princesse de Galles, elle ne f8111me, ce qu'elle imagina pour ces indications? Pour entretenir crut pas devoir cesser d'exercer ses son n1ari ne se doutât de rien? Elle

le satiné, le glissant de la peau, il n'est · pas impossible que la matière pectique et les gommes, dont, à l'égal des autres fruits, la fraise est abondamment pourvue, fasse une sorte d'enduit, qui comble mille petites dépressions de l'épiderine, et le rende ainsi plus doux et plus agréable au toucher ... Tout ceci n'est que considérations de la cosmétique. Plus 'importantes, médica1ement parlant, seraient les 1 propriétés diététiques ou pharmacody' namiques des fraises. Celles-ci sont bien ),imprécises. Porte et Desmoulières, \Vindisch, etc., ont bien indique que la pulpe de fraises contenait des traces ( 1 millionième) d'un dérivé de l'acide salicylique ... De là à essayer,voire à justifier l'emploi thérapeutique de la fraise, au cours d,es manifestations a.rthritiques, rhumatismales, goutteuses, il n'y a qu'un pas, bientôt franchi par les thérapeutes avides de soulager leurs malades. Nous connaissons l'activité des dérivés salicyliques, et nous savons que pour exercer une , action caln1ante efficace sur les douleurs rhuInatismales et les manifestations arthritiques, de grosses doses de ces dérivés sont malheureusement nécessaires. C'est par grammes et non par fractions de milligramme qu'on emploie l'acide salicylique, ses sels éthers. C'est donc dans d'autres propriétés des fraises qu'il faut aller chercher le bienfait éventuel des cures. La proportion de sucre est faible dans la fraise, et ne dépasse· guère 5 % Ém moyenne. Les fraises en tant qu'aliment ne sont pas susceptibLes de conditionner un engraissement méthodique, et d'épargner les matières azotées. L'intérêt des fraises réside dans la grosse proportion de substances alcalines qu'elles peuvent introduire dans l'organisme. Linossier a culculé, d'après les chiffres de Moleschott, qu'un kilogramme de fraises a sensiblement le n1ême pouvOÏl: alcalinisant que 9 grammes de bicarbonate de soude.


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Peut-être cette puissance d'alcalinisation est-elle pour quelque chose dans l'action des fraises sur la goutte et certains rhumatismes, ainsi que sur cer. taines affections hépatiques etvésicales (GÜbler). Malheureusement encore, même à la dose de 300 à 500 grammes par jour. à ,laquelles elles sont habituellement ordonnées (M. Labbé) , elles sont difficiles à supporter. Les estomacs délicats, les individus prédisposés à l'urticaire (contre-indication formelle), ne peuvent s'y soumettre. Cela restreint beaucoup le chan1p d'utilisation des cures de fraises. Peut être, et à plus juste titre qu'on ne l'a fait pour les raisins, pourraiton essayer de substituer, aux cures réalisées avec le fruit lui-même, la conson1mation de jus de fraises stérilisé. Il n'est pas impossible, en effet, que les manifestations de l'urticaire dépendent de l'existence, soit de microorganismes répartis dans les aspérités de la surface (et les fraises sont impossibles à laver, car elles n'ont aucune pellicule résistante), soit dJe substances toxiques très. labiles, pouvant être détruites par un chauffage plus ou moins prolongé à 70 ou 80 degrés centigrades. Dr Henri Labbé. Uournal de diététique et de bactériothérapie). ,1 4P l'

L'hygiène du vio1on Sans doute, parmi nos lecteurs muSlCIens, il en est un bon nombre qui ont assisté à la déchéance progressive de leurs violons, violoncelles ou altos, sans se douter des causes qui l'occasionnèrent. M. Lucien Greilsamer, qui a étudié avec attention, esprit et compétence, l'hygiène du vi910n, nous indique ces causes. Et d'abord, le violon est particulièrement sensible aux variations atmosphériques et il souffr.e du chaud et. du froid au point de prendre de fâcheux

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enrouements et même d'y laisser sa voix. Vous est-il arrivé d'accrocher un violon au mur dans le but d'orner votre appartement? Si oui, évitez à l'avenir ce l'notif de décoration qui ne vaut rien, sinon pour l'esthétique, du lTIOinS pour l'hygiène du violon. L'insü·ument. sera victime tour à tour du chauffage et de l'aération, du passage brutal du froid au ~haud. Il y perdra son vernis et ses cordes, et, pendant l'hiver son bois desséché par le chauffage artificiel, prendra un son rauque et voilé. Il est donc préférable, à tous les points de vue" de laisser reposer le violon dans une caisse robuste en bois verni ou recouverte de peau et garnie à l'intérieur de velours ou de peluche de soie. Se méfier des caisses de métal recouvertes de maroquineri~ 'e t lTIêlTIe des étuis-formes plus élégants et faciles à transporter, mais bien in férieurs comme isolants. , Le chauffage d~s bois de lutherie, de même que le bichromatage, joue, ou a joué un très grand rôle dans la parure artificielle et le truquage des violons. Par le chauffage, on arrive en effet à vieillir rapidement n'importe quel bois. :Mais un bois ch-auffé perd toute sonorité; le son en est mat, pauvre, sans qualité, :q.i timbre. Quant au bichromatage,c'est un procédé qui paraît à peu près abandonné 8iljourd'h1J.]. mais dont on doit se méfier cependant toujours, lorsque l'on achète, sans beaucoup de garanties, des violons dits anciens.

l'approvisionnement en blé de fa Suisse

Quelques mois après, il 111'aborde en' me disant: «Depuis huit jours, je cherche à me donner une indigestion sans pouvoir y réussir. - Pourquoi cette entreprise, à laquelle je 111e garderais bien de donner mon approbation? _ NIais, repartit.-il en riant, c'est que j'avais autrefois un très mauvais es~omac. Depuis que vous m'avez opéré, 11 . est devenu excellent, et je veux le n1ettre à l'épreuve. Jusqu'ici il a résisté. Et ce n'est pas tout, ajouta-t-il: depuis plusieurs années j'avais des mi, graines terribles; je n'en ai plus; mon

La fermeture des Dardanelles et l'arrêt absolu du trafic maritime des blés de Russie, de la Mer Noire à la NIéditerranée, donnent de l'actualité à l'inforn1ation suivante. La population civile de la Suisse - sans l'armée - a besoin de 110 wagons de 10 tonnes de blé par jour (1,100,000 kg. par jour, et 4,015,000 qm. par an). L'armée en a besoin d'environ 1500 wagons pour une durée d'une centaine de jours environ. Or, les entrepôts fédéraux actuels n'en ont qu'une provision de caractèTe était devenu lugubre et mon 3000 wagons en été; en hiver, elle est 1 humeur irascible; je suis maintenant un peu plus considérable. Quant aux 1 joyeux et patient. Aussi, ma femme provisions des particuliers, elles ne dé- vous est-elle encore plus reconnaispassent guère celles des entrepôts. Il 1 sante que 1110i.» Ce malade avait ceren résulte qu'en cas de conflit à nos tainement de l'appendicite chronique frontières, on ne peut pas c0111pter re- avant de faire sa cris~ aiguë, et c'est cevoir des approvisionnements du de- l'appendicite qui avait rendu son estohors, , les Etats qui nous entourimt mac et son caractère intolérants.» Conclusion: Mesdames, si Monsieur étant occupés ,e n première ligne à s'assurer les quantités de blé dont ils ont votre époux a l'humeur atrabilaire besoin eux-mêmes. C'est pourquoi la demandez-vous si son systèm'e intesti~ Confédération va faire construire deux nal est en bon état. Et, pour peu qu'il magasins de-blé, à Altdorf, pour y loger s'en plaigne, faites-le opérer. Il rede1QOO wagons de blé et autant d'avoine. viendra charmant.

Le bistouri peut t"endre la bonne humeur

Je vous concède qu'une histoire de bistouri trouverait plutôt sa place dans la causerie scientifique ... lVIais, puisNorville. qu'il a rendu la gaieté, c"est de la chronique aussi qu'il relève. Or, voici ce que je découvre, dans RÉPONSES une rernarquable conférence que pro.:.. aux devinettes du précédent numél'o nonça M. le professeur Pierre Delbet au suJet de la neurasthénie et où il Ire réponse: La langue, les, ongles, les donna plusieurs exempl~s d~ neurasthénie guérie par une intervention larmes et le'o3 évanouissements. chirurgicale: Ile: O'e,s t d'écrire sur du papier glacé. « J'avajs opéré un jeune homme d'~ne trentaine d'années qui venait d'aIlle: O'est un cheval... mécanique. VOU' une crise aiguë d'ap'p endicite.

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Le pain des Vikings

1 On sait que les Vikings étaient ces harciis navigateurs sortis de la Scandi1 navie, et qui, aux IX'a et Xe siècles, pillèrent les rivages de la mer du Nord et de la :Méditerranée. Ils ' pénétrèrent ! même dans- le continent nord-améri! cain, où ils trouvèrent la vigne sau1' vage, et qu'ils appelèrent le Winland, ou pays du vin. Dans une nécropole de l'île suédoise )1 de Gœtland, on vient de découvrir une miche de pain conservée dans le tombeau d'un Vilcing. Ces barbares devaient être doués d'un estomac solide car le pain retrouvé, cuit il y a mill~ ans, est fait d'écorce de pin et de fariITe de pois, ainsi qu'un examen microscopique vient de l'établir. 1 1


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LE FOYER ET LES CHAMPS

Mars 1912

LE

CONSEILS

PRATIÇ?UES

Habitude de rord i"('

Efforcez-vous de bonne heure d'acquérir des habitudes d'ordre . Réglez vos heures de travail et vos heures de récréation, afin que, sauf circonstances lTI,ajeures et inlprévues, tout se fasse en temps voulu. Autant que. vos occupations vous le pernlettent, levezvous et couchez-vous à des heures détenninées. Prenez un soin minutieux des objets qui vous sont confiés et rendez-les à leur propriétaire dès que vous ne vous en servez plus. Ne tolérez pas que les chaises et autres mi3ubles de votre chmnbre soient encombrés par vos ' vêtements, vos livres ou vos bi~le­ lots; soyez inflexibles sous ce rappo r t, car l'habitude devient bientôt une S8conde nature: Ayez soin de fermer les portes en entran:t et en sortant. Il y a mille petits détails qui, au point de vue de ' l'ordre, ont leur importance. N égligey ' de mettre le couve.rcle sur un encrÎler dont on s'est servi, laisser son mouchoir tantôt ici, tantôt là, entrer dans la. maison sans s'essuyer les pieds, laisser, au repas, des restes de pain ou d'aliments sur son assiette, mc., e.tc., sont autant de petits faits contrai- ' res à l'ordre et qui suffisent pour faire mal juger ceux qui s'en rendent coupables. Quand on a de l'ordre, on allège sa besogne de beaucoup, on économise ,le temps qui est si précieux; dans les maisons où il règne, l'entretien et le nettoyage sont faciles; tout y est réglé pour le plaisir dès yeux et chacun s'y plaît. Là où règne, au contraire, le désordre, on nettoie, on range toujours, sans en venir à bout, ou si l'on y parvient quelque peu, ce n'est pas pour longtemps. Le lendemain déjà, on ne s'y retrouve plus; l'un demande ceci, l'autre demande cela; on perd son temps en recherches et tout se fait en retard; chacun ré.crimine; chacun est mécontent.

Ne vaut-il lJaS la peine vous efforciez d'éviter tous ces gréments, pour contribuer en mesure à votre bonheur et à celui autres? ----~~~8~

eUX S I NE. \{)~nnment

laver la vai§seUe

IvIunissez-vous de oes accessoires dispensables: 1. Une grande bassine fer battu, allant sur le feu , dans l quelle se fait chauffer l'eau et fan le carbonate de soude'; 2. Une te.rrine terre vernissée contenant de l'eau fI' che pour rincer la ,vaisselle; 3. Un b quet en bois pour l'argenterie; 4. U lavette, sorte de pinceau en fibres les; certaines personnes ~a remp par de vieux chiffons renouvelés vent; dans le Midi, on se sert de tadou, tiges de chiendent, tassées et rondies en éponge; 5. Une b ceau plate pour le récurage des l'ales ; un égouttoir, soit râtelier pendu au mur, soit planche à cr sur plan incliné, s'égouttant dans 1 vier Inême. Aujourd'hui, mes petites nl ' nous ne laverons 'que les plats et assiettes. On ne peut faire tout la fois . Ayant mis une poignée de carb et un peu de savon noir dans la b ne de fer, garnie d'eau très chau nous agiterons, af moyen d'une 1er en bois, cette eau pour que taux et savon se fondent bien et y plongerons plats et assiettes, en avoir soigneusement enlevé détrittls. Avec la lavette, nous fro chaque pièce dessus et dessous et déposons dans l'eau claire de la rine. Cette eau peut être froide; j'a la préférer tiède, car elle achève d lever le contact graisseux. Toute la porcelaine étant ainsi vée et rafraîchie, retirez-la pièce pièce de l'eau et alignez-la sur l' " toir.

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Histoire, NouveUes, Mœurs, Sciences, Inventions, Découvertes, Voy;~ges, Éducation, Politesse, Économie domestique, Hygiène, Médecine, Cuisine, Recettes, Procédés, Travaux féminins t Variétés, etc. Publication s recomma,ndées:

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Les cerises étaient appétissantes et les quatre sous bien tentants.

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