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Le foyer et les champs janvier 1912

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Supplément gratuit à rEcole primaire LE FOYER ET LES CHAMPS

de houx. C'est simple et ça réussit toujours. V otre estomac est-il capricieux? Vos digestions sont-elles lentes? L'infusion chaude de tilleul ou de menthe après le repas vous fera le plus grand bien. Souffrez-vous de la gorge, gargarisez-vous avec une décoction de feuille.s de ronces additionnées de miel. S'agit-il d'un catarrhe des bronches que l'hiver et les br'o uillards rendront particulièrement irritant, usez d'infusion d'hysope et su rtou t de lierre terrestre, au besoin mélangés. , Si les yeux sont enflammés, le lavage avec de l'eau de sureau fait merveille. S'agit-il de maux de dents, on vous conseillera-, avec raison de faire bouillir des têtes de pavots et d'employer le liquide en gargarismes chauds, en se gardant de l'avaler, car il constitue un poison actif.

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quand le fer sera chaud, frottez-led'abord avec cette espèce de tam'pon. puis avec un papier saupoudré de ' se( Une solution d'onguent mercuriel dans une même quantité de pétrole, constitue le Ineilleur remède contre les punaises, à appliquer contre les bois de lit ou contre les boiseries d'une chambre. Le pétrole assouplit le cuirr des souliers et des chaussures durcies pal' l'humidité, et le rend aussi flexible et mou que lorsqu'il était neuf. Le pétrole fait briller comme de l'argent les ustensiles en étain; il suffit d'en v~rser sur un chiffon de laine et de frotter le Inétal avec. Le pétr enlève aussi les taches sur les meub vernis. L'eau de plu~e froide et un peu soude enlèvent la graisse de toutes étoffes qui peuvent se laver. --""""""~ """ ~~ :!IZ:Ii1&>B--

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Choses bonnes à savoir Le sel fait trancher le lait; par conséquent, en préparant des bouillons et des sauces, il est bon de ne l'ajouter qu'à la préparation. L'eau bouillante enlève la plupart des taches de fruits; versez l'eau bouillante sur la tache comme au travers d'une passoire afin de ll'e pas mouiller plus d'étoffe qu'il est nécessaj:~·e. Le jus des tomates mûres enlève l'encre et les taches de rouille du linge et des mains. Une cuillerée à soupe d'essence de t~rébenthill'e ajoutée à la lessive aide puissamment à blanchir le linge. L'amidon bouilli est beaucoup amélioré par l'addition d'un peu de gomme arabique ou de blanc de baleine. La cire jaune et le sel rendront pr'opr.e et poli comme du verre le plus rouillé des fers à -repasser. Enveloppez un morceau de cire dans un chiffon,

Potage (Jrécy aux erO"l-UODS.

Faites cuire aSSez longtemps carottes dans du bouillon ; écrrl.s!~z- I P.~. passez-les au tamis ou dans la chie à hâcher; remettez cette dans la quantité de bouillon né"",.,,..,,..,···... à la soupe; si celle-ci n'est pas liez-la avec un peu de fécule ou de rine, salez, poivrez et verS'ez sur crnût.ons préalablement frits dans heurre. Crême de semoule confiture.

:Mettez dans une casserole demi-livre de ~emoule, jetez dessus litre et demi de lait bouillant, coup de sucre et un peu de v laissez cuire encore dix minutes remuant vivement le 111élange, aj trois cuiUerées de confiture que .et laissez refroidir. Servez a des biscuits. Si tu veux perdre un livre, prête-le si tu veux perdre un ami, prête-lui.

Janvier 1912

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Foyer et ~o~s Champs

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Histoire, NouveUes, Mœurs, Sciences " , 'Invent:ons " ' , D'ecouvert es, Voyages, Education, Politesse, Economie domestique H " Méd' C" R t yg!ene, ecettes, Procédés, Travaux féminins. ecme, u!sme, Vadétés, etc.


LE FOYER ET LES CHAMPS I...... e

G é:n.éra.l i

Environné d'amis, mon fils, lorsque tu joues Jete vois les classer dans un ordre · inégal. Et l'éclair dans les yeux, la pourpre sur les [joues, Tu leur dis fièrement: «Moi, je suis géné[ral!» Pour te mettre il. leur tête, es-tu donc le [plus digne~ Comment as-tu gagné le titre que tu prends? Et pourquoi demander qu'on se courbe à [ton signe, Si tu n'as obéi d'abord aux derniers rangs~ Sois donc soldat, apprends la discipline [austère; Garde un cœur patient sous l'armure du [fort; Sache qu'il faut souffrir, se soumettre et [se taire, Debout pendant la vie, et debout dans la [mort. Qui prit part à la lutte a droit à la victoire, Et par le seul tribut du devoir accompli, Soldats et généraux sont égaux dans la [gloire; Pour couvrir ses enfants, le drapeau n 'a [qu'un pli. Arthur TAILHAND. (Poésies paternelles.) ,

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Le tunnel sous la Manche La construction d'une voie ferrée sous-marine, destinée à établir une jonction avec la voie correspondante britannique a été concédée par le gouvernement français en 1875, à MM. :Michel Chevalier, Léon Say et Lavalley, qui formèrent une puissante société pour entreprendre l'exécution de cette œuvre grandiose. L'opposition systématique du gouvernement anglais, érigée en obstacle, l'a tenue jusqu'ici en suspens, malgré que les travaux aient reçu un commencement d'exécution du côté français.

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Mais ce qui était considéré, il y a avons nommé M. Sartiaux, 'ingénieur rait, porter à la puissance commerciale à peine quelques années, comm'e une en. chef de l'exploitation à la Compa- de. 1 Angleterre, il est tout à fait illuœuvre iplpossible à entreprendre sans gnle .de~ chemins de fer du Nord, qui SOIre et l'on peut même affirmer que ~(I111bromettre gravement la défense termInaIt son argunrenta.tion en fa- celle-?i serait accrue, les frêts maritinationale et la sécurité du royaume ve~r du pro.i~t, en déclarant «qu'une mes etant beaucoup trop bas pour Gue en cas de guerre, commence aujour. VOle sous-manne entre Calais 'et Dou- l~ transI?ort par voie ferrée, sous~ma­ d'hui à trouver des partisans résolus vres n'aurait que des avantages.» nne, pUIsse soutenir avantageu~ ement ~x~minons, en effet, la principale la lutte sur le terrain du bon marché na l'mi le peuple anglais dont l'opinion, jUHtement émue par le danger que obJecbon que nos voisins d'Outre-Man- Il aurait en même temps pour corollai~ ~ollrrait la Grande-Bretagne en cas che opposent à l'exécution du projet. re de permettre à l'Angleterre de de' de guerre, du chef de l'arrêt qu'un en. Il y en a de deux sortes: meure; le grand entrepôt mondial. nemi éventuel pourrait causer à ' se~ I?es raisons concernant la défense EnfIl!' la troisjème raison qui semapprovisionnements, est revenue à ses natIonale et le commerce et des raisons ble temr le pJus à cœur aux Anglais de pur sentiment. considérations premières. e~t d'ordre plutôt sentimental et releve du grand traditionnalisme qui rèOn sa.it, en effet, que ]a Grande- En. ,suPPos~nt, pour répondre aux Bretagne, étant donnée la forte den- nremleres, qu une armée ennemie alle- gf!-e . ~ur tout. le Royaume Britannique. sité de sa popul~tion, n'arrive pas à mande ou française puisse se concen- AinSI, , certaln~ .esprits profondément se ~u~fire p~ur son alimentation ,et est trer et s'embarquer à l'insu du gouVer- attac,he~ ~~~ vIeIlles traditions sont efoblIgee de s adresser aux pays etran- neme~t angl~is, éventualité matérielle- frayes a 1 Idee de la liaison de la Grangels, notamment aux deux Amé . ment. Impossible; 'en supposant que la de-Bretagne au Continent, par ce qu'elet à l'Australie, qui lui fournissent fOP~lldable flotte anglaise n'ait pas dA- le pourra~t justement servir d'antiprès de la moitié des denrées alimen- t;Ult" pour une raison quelconque, chambre a des idées neuves et à des tajres dont elle a besoin pour sa con- 1entr,ee ~u tunnel qui, des deux côtés couran!s po.uvant influencer profondédu .det~OIt, serait précédée d'un viaduc ment 1esprIt conservateur par excelsonlmation. On conçoit ainsi le grave danger faCIle a abattre par quelques obus· en lence du peuple britannique. ?n ~omp~~nd que cette crainte n'est se présenterait en- temps de guerre sUPPosél;nt, enfin, que les forts de Doules arrivages à ùestination d' Vies s~I~nt réduits à l'inaction, trois g~e~e J~sbfIee, tout peuple étant destis~nDosIt~ons d'un pessimisme outran- n; a s~Ivre i?éluctablement le courant terre se trouvaient subitement Cler, saIt-on ce que demanderait le ~ un~ evolutlOn, en surmontant petit 'dus; ce serait la famine et la capi tjon à. bref délai. transfert d'un simple corps d'armée de ~ pet~t les o~s!acIes qui se dressent deC'est ainsi que certains esprits 30,OO~ hOJ?mes avec ses impedimenta? ; ar:t . s?n oplnICM, tandis que toutes les acihtes des relations entre les peuII eXI?eraIt plus de 150 trains, ce qui, dérés et réfléchis ont abandonné a.nciens errements et sont amenés en, raIson de 15 trains par jour, re- pl~s et d'échange de leurs produits con(~()nclure que le S'eul moyen presenter~it .10 jours pour transpor- tribue?t ~ans une très large mesure au pr~gres, a la prospérité et à la pa· pour éviter les rigueurs d'une ter une SI faIble armée. unIverselle. IX .On conviendra que les craintes Iniliéventualité se ait l'établissement Au. point de vue de l'ex· é cution, la ~alr~s. ,sont peu sérieuses et nullem'e nt chemin de fel, depuis si quesb~n, en- ce qui concerne le côté :~hfIees et qu'en cas de conflit entre projeté entre la France et l' f~~~çaIs, est entièrement prête: La Sofi n;~eterre et 'une autre puissance Cette intéressante question, cIete fr<:nçaise, approuvée par la loi an ~e, le tunnel rendrait d'immenquement soulevée en France et 'en ses ~ervlCes et équivaudrait à une puis- ~u 2 aout 1875, n'est pas restée inacgleterre, a fait l'objet de bve. En effet, .eUe s'est assuré tous les discussions pendant lesquelles les ~~~ ~ t f~~tte navale. qui, si celui-ci c~ncou~s, elle a dressé tous les plans ~lS aI pas, s'e raIt obligée d'assu- ne?eSSalres, et l'on peut dire qu'elle senions les plus diverses ont été m e se~·Vlce d'approvisionnemnts par Dernièrement encore, un grand j raIt en mesure de commencer les tranal américain, qui a entrepris une étu- ba~r au peu de prend~e part aux com- vaux le lendemain du jour où l'Anglesi", sen Igurant parmI les forces offende documentée de ce , projet avec t~rre .ces,serait de montrer une opposies. sins du tunnel sous la Manche, a tIon Irreductible, pour les termjner interviewé une des personnalités d Quant au préjudice que ce mo- ~~IDS ,l'e~pace relativement court de ü nouveau de communication pourplus compétentes en la matière, CIna a SIX années.


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Enfin, ' «l'entente ' cordiale» entre la tre extrémité se termine en forme d'U, coups de pistolet sur leurs propr'es Il est à souhaiter, et nous espérons France et l'Angleterre, qui constitue un dans lequel se place l'anneau de la clé. hommes. les capitaines des navires se ffllP. lp. iour où ces difficultés cesseront gage pour la paix du monde, semble Une goupille empêche tout déplaC'e- livrant à la course étaient assez généd'exister n'est pas éloigné, car les ob- avoir eu une certaine influence sur le ment de se produire. Il devient donc reux. Le butin conquis leur suffisait. jections formulées contre le raccorde- revirement d'opinion constaté en fa- impossible de tourner la clé de l'exté- Ils accordaient aux vaincus la vie et ment de l'Angleterre avec le Continent veur du projet. rieur; la personne qui s'est enfermée la liberté. Les pirates des Antilles n'ac60rdent sont comme nouS le disions plus haut, En effet, les déclarations faites par doit, pour ouvrir, libérer' l'anneau en jamais pareille faveur. Pas de merci, d'ordre plutôt sentimental que d'ordre la goupille et en retirant l'apenlevant des représentants en vue du commerce telle semble être leur devise, et l'on ne technique, politique ou militaire. et de l'industrie, 'ainsÏ que par des pareil. C'est la sécurité assurée pour les peut citer le cas d'un homme. tombé enQuant à l'exécution technique, elle membres du Parlement et de l'aristodans les hôtels, pour les tre leurs mains ayant pu, dans la suite, voyageurs ne semble pas présenter de sérieuses cratie, sont empreintes d'urre atténuaconter son aventure. Cela ne facilite particuliers chez eux. difficultés, surtout après les renseigne- tion considérable. Mais la Chmbre des nas. naturellement, la chasse que leur nlents qu'on a pu tirer des vastes et lords voudra-t-elle revenir' sur sa tler• livre, sans grand succès, une flottille difficultueux travaux réalisés a~x nière décision et ne plus combattre le de, petits navires américains armés de Les derniers pirates tunnels de Semmering, du Mont-CenIs, projet? C'est de éet aéropage que décanons- revolvers. A plusieurs repriSaint-Gothard, d'Arlberg, Simplon, et pend la réussite de l'œuvre. ses le gouverneur des Philippines, qui Albert M arnier. récemment encore celui du Lœtschberg, fut, au début, ~L Taft, 'président actuel Il y en a donc encore!... pour lequel les difficultés. ~x?~'Pti0!l­ Les farouches bandits de l'océan des Etats':'Unis, rappela cette flottille, • nelles de percement ont 'exIge 1 eta~hs­ Q'l1ettent donc toujours les navires de jugeant que le pays devait être pacifié. sement et la mise au 'Point de machInes commerce pour fondre sur eux et les Presque immédiatement les pirates rePetites inventions spéciales d'une pu~ssance except~on­ attaquer à l'abordage? Tant d'années commençaient leurs méfaits. Il fallait nelle. Etant donnée la nature partIcuaurès la disparition des corsaires, les de nouveau leur donner la chasse ... A ll l)31'eil de s'lÎl'eté pour sel'rures. lièrement favorable du terrain, on peut routes de la mer ne sont donc pas par- avec le même insuccès qu'auparavant, prévoir que le percement de ce couloir Il ne faut pas çroire qu'on est à faitement sûres? ... car il est bien difficile de dénicher ces sous-marin de 48 kil. de longueur se- l'abri des voleurs quand on s'est enferbandits au fond des retraites qu'ils se Eh oui. il en existe encore des pirara d'une réalisation relativement aisée, mé dans sa chambre en donnant un ménagent dans les innombrables îles et tes, et. plus cruels et plus impitoyables grâce aux annoints sérieux des pro- double tour de clé à la serrure. Mesîlots qui terminent, au sud, l'archipel grès industriels, prin?ip~lement ~t; ce si.eurs les cambrioleurs possèdent de que n'étaient les marins abrités sous des Philippines. Terrés dans leurs hutle drapeau noir, à l'époque où le nom qui concerne les a'Pphcahons de l elec- jolies petit:s pi~~es très, soli~es. ~vec seul du terrible capitaine Kidd répan- tes, comme d'innocents indigènes, ils tricité à la traction. aux pompes cen- lesquelles Ils SalSlSsent l extremlte dait la terreur sur les mers. Mais ras- laissent s'éloigner les ga.rdes-côtes puis, trifuges à grande vitesse, aux perfora- la clé qui dépasse et ouvrent la po surez-vous. ce n'est pas sur nos côtes bondissant dans l~urs barques légères, d'autrui aussi facilement que la leur. trices, etc. d'Europe, ni mêm-e dans les mers des assez semblables aux jonques chinoiLes dépenses pour une œuvre de cetNous avons déjà indiqué ici Antilles, théâtre des exploits des bou- ses, ils vont un peu plus loin mettre à te envergure ont été évaluées à 3GO deux petits appareils qui se caniers, leurs aînés, qu'ils se livrent sac un village, tuer les habitants et leur millions, dont 1GO millions po.ur. la facil81nent sur t utes les serrures et à leur métier barbare. C'est aux Phi- cou ner la tête pour la rapporter comme part anglaise. Mais les Amé~lcalns, rel)dent inviolables; voici un lippines, de l'autre côté du monde, que, souvenir. (lui excellent dans les entrepTlses de Ces pirates moros sont restés exacse jouant des autorités américaines, cette importance, estiment que la ~é­ comme ils se moquèrent autrefois des tement ce qu'ils étajent jl y a plusieurs pense prévue pourrait être rédUIte gardes-côtes espagnols, ils pillent et siècles. Pas d'hommes plus féroces et dans de grandes proportions. brûlent les navires tombés en leur pou- plus sanguinaires qu'pux. Pas d'enneIl est facile de prévoir les heureuses voir, égorgent les prisonniers et dispa- niis plus difficiles à combattre. Ils ne conséauences d'une telle entreprise ~ la raissent sans qu'on puisse le plus sou- craignent du ' reste pas la mort, ét commodité et la rapidité des communiquand ils sont pris ils regarderaient vent retrouver leur trace. cations entre Londres et Paris auraient Autrefois, l'équipage d'un navire leur grâce comme une couardise de la comme conséquence immédiate une tombé au pouvoir des corsaires pou- part des vainqueurs. augmentation considérable du trafic non moins pratique, qui sert à irnmo, vait souvent espérer la vie sauve. A Après chaque expédition fructueude voyageurs dont le nonlbre actuelle- biiiser la clé dès que la gache est part quelques brutes sanguinaires qui se. ils changent de re~= ::'- : _'" et se cament n'atteint pas ce qui s'échange nIée. C'est une lame d'acier qui tuaient par plaisir, et ne dédaignaient chent da.ns UTiC île nouvelle jusqu'à par exemple, entre P ris, la Belgique troduit dans le ,trou de la serrure; l pas, dans leurs saouleries, d'e tirer à ce que le produit de la prise ait été conet l'Allemagne du Nord,


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sommé. Alors, ils repartent à la ,recherche d'un nouveau village ou d un navire bien chargé. Pour venir à bout de cette engeanr.e: les Espagnols employaient la mét hode suivante: aucune barque appar113nant à un natif n'avait le droit de naviguer sans un permis et ?-utrem~?t qu'avec le pavillon espagnol a son mat.. Tout bateau rencontré qui n'était pas en règle se voyait impitoyablement coulé à coups de canon. Mais les Moros sont nés pirates. Ils se cachèrent un peu mieux et risquèrent leur vie quand même. L'une des îles de l'archipel où ils sévissent le plus est l'île de Basilan. On ne compte plus leurs méfaits dans cette région, et les Américains, qui ont hésité à employer une iustice aussi sommaire que celle des Éspagnols, vont être obligés. de prendre un parti radical. Chaque Jour voit, en effet, augmenter l'audace et la cruauté des pirates. Il y a quelques mois, un navire de D'uerre rencQntrait dans la mer Sulu ~lusieurs barques de pêcheurs d: -r;erles désemparées. Les plongeur,s etaJent toujours à bord, mais décapités et horriblement mutilés. C'était là l'ouvrage /lu redoutable JHcari,qui défraie encore la chronique à l'heure actuelJe. Surpris un peu plus tard, avec sa bande, dans l'île de Patian, par un détachement du 6e régiment de cavalerie, le pirate infligea de graves pertes aux .troupes américaines, laissa tout son monde sur le carreau, et disparut mystérieusement. Depuis, pour défier les soldats de l'Union, il s'amuse à torturer ses nouvelles victimes, et à crucifier sur le mât des jonques les malheureux indigènes qu'il attaque. Mais cela, c'est' l'histoire de tous le~ jours. A Mindanao, à ' Basilan, tout près de Manille, les pirates font par.ler d'eux. Ils considèrent leur occupatIOn comme un commerce ordinaire puisqu'il comporte ses risques et périls.

En tout cas, quoique restée jusqu'ici SCIENCES dans le domaine des légendes, AtlanAtlantide. tide exista probablement, puisque les jCe que coûte l'aviationl' La fameuse légende _d'Atlantide va siècles ont ainsi gardé le souvenir de Une publication anglaise vient -de encore une fois occuper les savant~. . ce continent où régna une civilisation faire le compte des dépenses que doit Nous ne connaissons de cette terre le- fort avancée et qu'un jour suffit à fai- faire celui qui veut se livrer à Havia-gêndaire que ce qu'en dit Platon da~s re disparaître à tout jamais, sans que tion. Ce n'est pas pour rien; jugez plll- . son dialogue de Timée et dans le en- l'on ait pu jusqu'ici en retrouver la tôt: Apprendre à voler èoûte envirr') tias. Un prêtre grec rapporta au légi~­ moindre trace. . 5000 francs. Après quoi, l'aviateur e~'{-­ lat'eur Solon, qu'à la suite d'un formI• périmenté acquerra un aéroplane pOln dable cataclysme u provoqué par un 25,000 francs. Il dépensera environ 20 tremblement de terre, l'océan AtlantiLa méthode expérimentale centimes ' d'essence par kilomètre. que engloutit Atlantide, un co~tin~nt Après chaque longue randonnée, s< n plus vaste que l'Asie et la Lyble reuDans une petite école de 6ampagne, nies et dont les extrémités s'avan- quand fut inventé le pneu pour bicy- appareil nécessitera environ 250 fl'. çaie~t non loin des colonnes d'Hercule. clettes, l'instituteur voulut en expli~ de réparations. Le prix des acciden1 s De nombreux savants ont cherché quel' le fonctionnement à ses nom- et du bois cassé variera entre 500 et 20 lnille francs par an. Ainsi qu'on peut et cru trouver l'em,placement de l'île breux élèves. juger, l'aviation n'est pas encore un fabuleuse et la placèrent en Perse, en Il apporta dans la classe sa bicyclet- sport parfaitement économique. Il resScandinavie ou en Amérique. Mais te munie du nouveau ·système. te à considérer que les professionnels~ voici qli'une curieuse découverte vient - Voyez, expliqua-t-il, cette grosde jeter un jour nouveau sur ce pro- se bande qui entoure la roue. Elle est s'ils courent des risques, peuve-nt ga-, gner aussi des sommes importantes. blème. &il caoutchouc souple, et pourtant elle Un aviateur un peu connu fait paye t L'explorateur Frobenius, ' chargé est dure et rigide. Qui de vous peut dire sa dépense dans les meet.ings environ d'une mission dan8 la colonie alleman- quelle est la force qui lui donne cette 5000 francs et. il n'est pas extraordide de Togo, entre la Côte d'o~ britan- consistance? naire pour un bon pilote de remportel' nique et. le Dahomey f!ançms, a ::eLes élèves se mirent à entourer l'ins- 100,000 francs de prix dans une sai-cueilli, en effet, de CUrIeux s.ouvenI~s trument, essayant de s'expliquer le son. Sans parler des aviateurs tout à sur Atlantide. Au cours de fouIlles ope- phénomène. l'ait en première ligne, tels que V é-rées près de Lo é, il a découvert une - Il y a peut-être du coton dedans, rlrineç; J. Beaumont qui rempo.rta 300 tête antique en bronze portant les at- suggéra l'un. mille francs de prix en moins d'un tributs de Poseidon «Neptune». - C'est un ressort, dit l'autre. mois. - Vous n'y êtes pas. D'après' les indigènes, cette tête re• .Les conjectures allaient leur train, IJrésenterait 10 fondateur ou le chef Entre deux bouch~es quand un petit élève s'approcha vived'un Etat disparu sous les flots et ment du professeur, l'œil émerillonné: adorent comme divinité sous le Deux gendarm.es Soupço$eux s'ar- Tu as deviné? demanda le maî- rêtent devant un misérabl~ l cheminr.au, d'Olskoun c'est-à-dire dieu de la mer. Chose c~rieuse, la tête ne représente tre. qui est en train, sur les bords d 'u n - Oui, monsieur ... c'est du vent. nullement le type nègre; elle est creuse! fossé, de déjeuner de la moitié d'un - A la bonne heure! En effet, c'est 'hareng saur, faute de truffes. et sa facture permet de la classer par~1 bien cela. Tu es un garçon intelligent. les plus belles œuvres de la sta - Que faites-vous là? demande la Mais conlment as-tu découvert la force maréchaussée. grecque. cachée? En outre, de vieilles légendes du Alors, le pauvre diable, qui en a - J'ai enfoncé la pointe de mon gros sans doute contre cette institu linn pays parlent d'un formidable cataclysme qui s'abattit un jour sur l'~tat couteau et il n'en est sorti que du vent. généralement peu favorable aux th _ L'instituteur ' était d'habitude parti- mineaux, de répondre entre deux bou. d'Olskoun et le détruisit. Sa capItale san de la méthode expérimentale. Pour chées: possédait un château fort ~ont le mur la première fois, cependant, il goûta d'enceinte était tout en laIton. - Vous le voyez, je mange un genInall'application de sa propre théorie. darme! 1

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Aoùt 1912

LE

PetÏts mensonges.

L'enfant qui, ayant à compter jusqu'à cent pour donner aux autres le temps de se cacher, avale la moitié des nombres pour aller plus vite; l'écolier qui, avant de remettre son devoir, jette un coup d'œil furtif sur celui de son voisin; l'adolescent qui dissimule une légère désobéissance, une escapade peu grave en elle-même; le père de famille qui, revenant de l'étranger avec du tabac sous son gilet, répond au douanier qu'il n'a rien à déclarer; la maman qui, pour faire l'économie d'une demi-place, attribue sept ans moins un jour à son garçon ou à sa fillette dont les sept ans ont sonné hier; tous ceuxlà ne commettent pas des actions criminelles, mais il~ manquent tout de même à la probité. Les petits mensonges, les petites improbités, émoussent peu à peu la délicatesse morale et amènent par degrés à commettre des actes beaucoup moins inoffensifs.

Faites une couture tout du làrge, pour fixer ce pli, puis une ' seconde couture en dedans du pli, à un peu plus d'un centiniètre de la première; ceci pour y passer un cordon coulant. A 19 centimètres au-dessous de la première couture, repliez de nou~eau l'étoffe; c'est là le bas du tablier-réticule, puis remontez-la au niveau du premier pli, et formez-en un semblable, avec le reste de l'étoffe, en faisant deux coutures correspondantes à celles du pli précédent, et laissant ouverts les deux bouts, pour y passér le cordon coulant. Vous avez ainsi un tablier, terminé dans le bas par un réticule, pour 'Y mettre votre ouvrage. On serre les cordons coulants à volonté, pour assurer la sécurité de ce que l'on place dans ce petit sac. Les cordons seront ornés de deux pompons. Peignez ou brodez sur la soie, à l'un des coins du réticule, en bas, une fleur bouquet, ou un papillon. Ce tablier-réticule est fort commode pour les personnes qui tricotent en se promenant ou qui emportent leur ouvrage au jardin.

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ÉCONOMIE DOMESTIQUE

L'élevage des rats

Tablier-réticule.

Il y a en Autriche une ferme modèle où l'on n'élève ni des poules, ni porcs, mais des souris, des rats, et cobayes. C'est une femme qui tout ce petit monde, et elle se promène au milieu de ces légions de rongeurs, sans le moindre effroi. Ceux-ci sc promènent en liberté, exception fajte pour quelques ràts p "~·'VUJ.J.VAV fLlr.nt dangereux. Cette fel'lnière originale fait d'excel}PJltes affaires; elle fournit à tous les laI 'oratoires d'Allemagne, d'Autriche i~t de Russie des sujets servant auX eXpérrences scientifiques. Elle vend iusau'à mille rats par mois.

Soie légère, noire ou de couleur, 40 centimètres de , largeur, en comptant les ourlets de chaque côté, d'un centimètre de ' profondeur. Longueur:, 1 mètre ft: centimètres. Faites quelques plis au haut 'd u tablier, obtenant ainsi ·une largeur de 20 centimètres, à adapter à la ceinture de même étoffe, qui est formée par une bande repliée en deux; cette ceinture a deux centimètres et demi de largeur; longueur: celle du tour de taille. A la longueur de 40 centimètres du tablier, repliez votre étoffe et formez .

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Histoire, ~ ouvelIes, Mœurs, Sdences~ Inventions, Découvertes Voy,::,ges, Education1 PoHtesse, Économie domestique H " ' M 'cl' C' , ' yg:rene, e 'ecme, U1sme, Recettes, Procédés, Travaux fém~nins, Variétés, etc. Publication, recommandée " LE SILLON ROMAND ii L ausanne.

En Not''\Iège Quand vous jetez les yeux sur une carte des Pays scandinaves ne vous sembl:-t-il pas voir une ép~nge bien gonflee qu'il suffirait de serrer entre les doigts pour en faire sortir de l'eau? C'est qu'en effet la côte nor-

donc à pied, ou plus souvent en car~iole, sorte ' de tilbury sans prétentIons, attelé d'un petit cheval très doux et pas plus haut qu'un âne. Si le cocher a un fouet, c'est pour la bonne façon; quelquefois même il le reJ?1place par une sim pIe bagu~tte de bOlS dont il touche sa, bête plutôt en

L...e tO:n3.nea."U. de

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1

vegIenne est littéralement criblée de fjord's, tandis qu'à l'rntérieur les lacs sont innombrables par sui·'" te de la nature irritée du fond des vallées. Ces vallées, d'une longueur d·e plusieurs centaines de kilumètres, ne sont guère encore parcourues par le chemin de fer, car le pays est pauvre et peu peuplé. On voyage

guise de caresse qu'autrement. Car entre eux deux, il existe une intimité qui se manifeste par un certain cla~ quement de langue du conducteur auquel la bête répond en secouant sa belle crinière. L'p.omme qui nous conduis~~t, et qui occupait le siège de ~err]ere, avait pour toutes rênes deux fIcelles qu'il tenait même de côté pour


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