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Le foyer et les champs avril 1911

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(ÉCOLE PRIMAIRE, SION

LE FOYER ET LES CHAMPS

Avril 194'1

LE bic, on obtient par distillation 7 à 8 litres d'excellente eau-de-vie d'un goût très agréable. Les mûres sont donc un fruit qu'il faut savoir utiliser, lorsqu'on habite. la campagne. V oici quelques conseils sur le nettoyage des appartements. La plupart sont bien connus des bonnes ménagères, chez lesquelles on trouve la pratique de l'hygiène et la réalisation de la santé. Il n'est pas inutile, cependant, de se les remémorer. '. L'époussetage est un moyen très primHif et tout à fait incapable d'enlever la :Roussiè.re. Tout au plus en déplacet-il une faible partie. Il faut le rEunplacer par un essuyage avec un linge. Celui-ci ne sera pas secoué par la fenêt.re~ pour envoyer la poussière chez le voisin ou sur la tête des passants. On le mettr~ de côté pour le blanchissage. Pour le tapis, il convient de jeter à sa surface des feuilles de thé ayant. servi à préparer des infusions et bien mouillées, avant de le balayer avec un balai de chiendent. On obtient ainsi un bon nett.oyage qui ne modifie pas les couleurs et qui ne soulève pas de poussières. Certaines personnes se servent avec avantage de balais spéciaux, composés d'e roues porteuses qui actionnent par un engrenage une autre roue garnie de crins, et d'une caisse où s'accumulent les poussières, et que l'on vide dans la boîte aux ordures. Bien entendu, les secouer ou les battre à .une fenêtre ou clans une cour, c'est off en sel' grossièrement les règles de l'hygiène. Quand un battage est nécessaire, il faut recourir à un entrepreneur outillé pour ce travail, qui les passe à l' étuve ·'e t qui les fait battre en espaces clos au moyen d'appareils mécaniques ad hoc. Les rideaux, tentures, couvertures, matelas, etc., réclament les mêmes soins qu'e les linges et t.apis.

On me denlande la formule de l'e sédative, dont il faut. toujours a un flacon daus son ménage. La voici Ammoniaque liquide ordinaire 000000 ~ 22 degrés Histoiret ~ouvenes, Mœurst Sdencest Inventions, Découvertes, \ Alcool camphré Voyages, Education, Politesse, Économie domestique, Hygiène Sel marin Médednet Cuisine, Recettes, Procédés, T 1'avaux féminins: Eau ordinaire On met. en bouteille et on I_----__________________.____ V_a_r~~~~~~~~~ ____~--------------~~~~~ moment de s~en servir.

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RÉDACTION: M. J.-H. DING, Estavayel'.le-Lac

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Numéros spécimen gratis

«Ma lampe ne brûle pas!» entend dire souvent, Bt cependant, il n'y qu'une toute petite précaution à p dIre, simple affaire de nettoyage. nettoiera donc le réservoir de la l avec une solution chaude de so ou· de potasse additionnée de savon, cela au nloins une fois par mois. laisse-ra ensu 'e sécher complètement l'on remplir la lampe de pétr Quant au he , . qu'il soit neuf ou ait servi - auquel cas il s'y ~~,.,~,,,IJ toutes sortes d'impuretés commandé de 10 laver soigoeusem de le laisser sécher, de le tremper p (lant Ull'e heure dans du vinaigre le laiss~r sécfer à nouveau, pui~ lJeuL l'employer. Il est bon aUSSI llettoyer les burettes à pétrole, il-est dit plus haut pour les lampes.

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Ta11te Mcirie de Cray.

PE.TITES REeETTES L'oignon absorbant le poison

Si vous êtes mordu par un s voici un remède simpl'e et facile, et on affirme l'efficacité: Coupez un gnon en deux, appliquez le côté fI' ment coupé sur la nlaie; le poison absorbé par l'oignon qui, ment, deviendra vert, puis jaune et suite noir. De mênle pour les ma l'es de chat, de chien: l'application à recomluander. ~----

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Publications ) ecommandées :

"Sillon Romand" . "La Revue Populaire',


LE FOYER ET ' LES CHAMPS

LE FOYER ET LES CHAMPS

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les grands et les petits

sent moins souvent par-dessus la ù.es grenadiers que par -dessus celle Etre grand ou petit n 'est pas chose voltigeurs ; les , grandes richesses s absolum'e nt indifférente. COm111e tou- lè point de nlire de grandes convoi t.es les choses d'ici-bas, la grande et S8S; et si l'autruche n 'avait pas à la petite taille ont chacune leuTs avan,- queue ces grandes et magnifiques tages et leurs inconvénients: mais, mes qu'm11bitionne le lux e de la j'estin1e qù'en ce 1110nde, sous plus d'un lette, l'Arabe ne lui ferait point en rapport) physique111ent et sociale111ent déserts une guerre si acharnée. parlant mieux vaut être petit ' que Troisièlne inconvénient de la gl'a grand. Ne vous · pressez pas de crier deur, et c'est le pire de tous: elle au paradoxe. Pour l'applioation de gendre trop sOLlvent l'orgueil et l' ma théorie, j'e vais chercher aux deux me. Tout plein qu'on est de sa p extrémités de l'échelle des oiseauX' les importance, on regarde les autres du deux termes de comparaison les plus haut du piédestal de sa supériorité: éloignés, l'autruche, le roitelet, et on s aIme trop SOl-meme pour sans hésiter aucunement, je dis que }~eaucoup son prochain; même les si, au Illoment de n1a créati01i, le divin fections domestiques . perdent de ouvrier, au lieu de faire de moi un force; et l'on e~ f ient j~squ'à négliger hOll1me; avait voulu faire un oiseau, sa propre fanll11~ pareIl a l'autrD:che, et qu'il 111'eût laissé le choix d'être au- oui, oublieuse des deyoirs de la matertruche ou roitelet, je lui aurais dit en nité, laisse au soleil le soin de couvel' toute hUlnilité: Seigneur, puisque, plus les œufs qu'elle a pondus sur le sable indulgent. que le potier, avant de fa- du désert. çonner mon argile, votre bénigue conMais qu'il fait bon d'être petit, d'être llese;enc1ance daigne me consulter, si roitelet! Sur sa petitesse, le danger, e'est votre bon plaisir, ah! faites de malheur n'ont pr~sque point de prise, 1110i plutôt un roitelet. Vous allez ap-- Que le bûcheron lilette la serpe dans son huisson, il ne S'era pas en1barrassé préc.ier Ines raisons. E t d'abord, lorsqu'on est grand et de retrouver à se loger: il tient si peu gros, on tient de la place: et bien qu'on de place! Contre- les rayons trop ar(h se comlllunément avec raison qu'au dents du soleil, une feuille de noisesoleil il y a place pour tout le monde, tier lui est un parasol plus large qu'il 11 faut reconnaître cependant que n'est besoin; et si l'orage vient à gronl'ampleur de certains individus, sur- der, le n10indre petit trou suffit à tout quand ils veulent avoir toutes l'abriter. Comme il ne gêne personne, leurs àises) ne laisse pas -d'être gênante p<?rsonne ne lui en veut: au con pour les autres qui la voient par con- on l'aime, on h~ favorise, on le séquent d'assez 111auvais œil. Premier tège, on l'appelle le petit oiseau du b inconvénient de la grandeur ': on ne Dieu. L'oiseau carna,ssier lui-même le ]a supporte point facilement. Et voilà laisse en paix,. dédaigneux d'une si peut-être pourquoi l'autruche est ob- chétive proie. Aussi voyez comme il a ligée d'aller se confiner dans les déserts l'air content, heureux d'être au monde, afin de pouvoir se mettre au large, et tandis qu'il s"en ,va voletant ça et là que les autres oiseaux ne viennent pas. le long des haies! Comme il chante lui dire: Ote-toi de là, que nous nous allègren1ent sur la branche d'aubépine en fleurs! I\1ême le sombre hiver, si y mettions. Second inconvénient de la grandeur: triste pour tout 'le 1110nde, ne saurait ]leaucoup plus de Inauvais'es .chances aUrister le roitelet; et nous le voyons. temps des neiges, sautiller entre le~ ~l courir. les balles, vous le savez) pas,

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Li nature, leur dit-il, ]11'a formé co-· 1ère, mais depuis que ' je me connais, je me suis toujours tenu en garde contre une passion qu'il est dangereux d,'écouter; je sais par expérience que c'est une mauvaise conseillère, et\ que je suis bien ai~e d'avoir de bons témoins de ma modération.

rameaux aépouillés, tout aussi gaÎlnent qu'au n10is de mai. Et puis il aime sa fa.mille de tout son petit cœur: famille nom}Jreuse, car il ·ne se demande pas comment il fera, lui si petit, pour la nourrir; et sa sollicitude paternelle nt} se méfie point de la Providence. Mais OÙ cache-t-il son nid, son gros nid de mousse, cet heureux volatile? Sous le toit des chaumières le plus souvent; comlne pour nous dire que c'est là que le bonheur aime de préférance à se loger, quand le vice ne lui ferme pas brutalement la porte au nez. Comprenez ceci vous, ceux d'entre vous du Inoins aui,cOlnme le roitelet et avec le. roitelet , 1 vivent sous le ChaUll1e' souvenez-vous que 'la bénédiction de Dieu descend plus volontiers sur l'es chaumières que sul" les palais ; que . la vraie joie du cœur les visite plus souvent· et Sl vous voulez que le proverbe 'ne soit point menteur, au lieu de dire avec un sentiment d'envie: H eUTeux comme un J'oi, dites, avec le contentement de votl'e position, dites plutÔt: Heureux

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Le " Brise-Cailloux" 1815

Lorsque, après Waterloo, l'emper eur Napoléon passa l'île d'Aix , à la veille de se livrer aux Anglais, un lieutenant dt' vaisseau, nommé Vil dieu lui proposa de l'emmener en Amérique, à tra-vers les lignes anglaises. Ce Vil dieu était nn honapartiste ardent, excellent. ])1arin, ayant tout spécialement étudié la èliredion des petites embarcations en pleine n1er; il répondait de son « Brise-Cailloux» et se chargeait d'aller avec lui jusqu'au bout du monde. L'empereur l'écouta ' longuement. marcha.nt à grands pas sans rien dire; CO'IJ1.'Jne un roitelet. à la fin , il s'arrêta, ·regarda l'Océan - _......... _ _quelques minutes, puis secoua la tête. et ce fut « non». ' Le projet VildÎ'eu n'inspirait pas Patience du roi Hem'; IV confiance; il aima mieux se livrer aux Angla.is. Il faut user d'énergie pour Inodérer Quelques mois après, le lieutenant la colère. Crillon, étant venu trouver Vilclieu, qui avait son refus snI' le Henri IV pour s'excuser d'un reproche ' cœur, voulùt prouver que sa tentative (ju'on Ini faisait, passa des excuses aux cl'éyasion n'avait rien d'irréalisable; contestations. et des contestations aux et, sur ce Inên1e petit barquot qu'il emporten1ents . Le roi, irrité, lui avait offert à Napoléon, il cingla vers ordonna de sortir. l'Amérique - avec , deux aspirants de Mais, comme Crillon revenait sans :rrlarine, démissionnaires, dont le phlS cesse de la porte auprès du prince en . jeune était son fils. continuant de lui parler sur le même . La traversée fut longue. et rüde. Le ton on s'aperçut- qu e le roi rougissait « Brise-Cailloux », soigneusement améde colère. On eut peur qu'il ne se saisit nagé, a.vait à son bord des barils d'eal.! (le l'épée de . quelqn 'un et n 'en perçât douce, de pemmican et de biscuit. POlll' Cl'i1lon. de la viande fraîche, il n 'y fallait pas Cependant il se contint, et, après que songer, une cage à poules aurait tenu Crillon fut sor ti., il se tour na vers les la moitié du pont ; jusqu'au dernier seigneu rs qui étaient près de lui et jour, les distributions de vivres furén t qni Glva'ient admiré sa patience. réglées. A.vec la pIn ' rarp prudence, r( e~Il

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LE FOYER ET LES CHAMPS

LE FOYER ET LES CHAMPS

l'équipage n 'eut pas trop à souffrir. Adroits stratagèmes de chasseurs mulés derr ière un buiss,on touffu qu'ils Pourtant, ce régime de viande salée Pet,it poisson vivant hOl'S dp. l'f'au, portent devant eux . devenait fatigant à la longue, les houLes ruses employées par l'homme Dominique de Gourgues raconte que ches étaient sèches, on avait soif; mais, détruire ou capturer les anÎlnaux pour lorsque les premiers Français arrisoif ou non, deux rations d'eau par sont innombrables. Sans avoir la pré- vèrent en Floride, les sauvages de cette jour, jamais davantage. Un jour, ils tention de les passer toutes en revue~ contrée témoignaient d'une habileté trouvèrent sur l'eau, une pomme, tomnous allons en énumérer quelques- étonnante à chasser les cerfs. Tireurs bée de quelque navire passé par là, la nnes . . adroits, ils tenaient leur arc dans les veBle ou l'avant-veille; on en fit hon1Les ruses les plus habituelles de.; mains et rampajent vers les cerfs, mage au capitaine, mais, bon prince, chasseurs de nos régions d'abord. abrités sous un costume fait de peau de il voulut que l'équipage partageât Il emploient le miroir à alouettes cerf. Leur têt~ était loasquée sous la avec lui. Bien qu'un peu gâtéepar l'eau pour attirer les oiseaux; ils ont de tête de ces animaux encore recouverte de nler, la pomme fut trouvée exquise, Cet animal, loin de rester contin nOlnbreux genres de sifflets imitant le de sa l'amure. Ils étaient si souples à et, ce jour-là, on fit bOlnbance à bord lelnent dans l'~au comme ses co Gl'i des oiseaux qu'ils veulent appro- . niarcher courbés en deux que, de loin, du «Brise-Cailloux ». nères, se prOlnène sur le sable ou cher sans les effrayer ; ils se Inettfmt on eut cru voir un troupeau de cerfs, Si le voyage avait ses bons Inonlents: la vase des fleuves africains, et sou a l'affût pour la chasse de certains vo,- Les véritables cerfs se laissaient appro-les nla,uvais ne lui manquaient pas même, grimpe a.p;r.'ès 'les branches Jatiles, se cOI).struisent des postes sinlu- cher sans défiance et quand les Indiens non plus; coups de vents, journées de a.l'hres qui retombent au niveau lant des bouquets d'arbres ou des se jugeaient assez près d'eux, ils leuT brunle épaisse, nuits de bourrasque l'eau. ( monticules de terre recouvertè d'herbe. décochaient leurs flèches meurtrières. sans so·m meil... Parfois, quand la Le nom don~é par les indigènes J11er était trop dure, on attachait la ce poisson est bommi, qu'on peut tr Ils ont, pour la chasse au canard, des canards en caoutchouc qu'ils placent selENeas barre, on amenéLit la voile, l'équipage duire par « Sauteur sur la boue ». sur les pièces d'eau ' au Inoment du pass'enfermait dans l'entrepont, et, à la Ses deux nageoires antérieures ( L e parf'ait d é teeti l"e garde de 'Dieu! pouvez vous en rendre conlpte L'audace grandissante des malanEnfin, au bo-qt de six semaines, la notre dessin), sont assez sembl drins et des cambrioleurs, ainsi que côte d'Anlérique apparut; il était a.ux nageoires des phoques. Ce s leur adresse, ont, depuis longtemps, mis tenlpS; on allait nlanquer d'eau. Quel- des manières de ,bras articulés et martel en tête des hommes peu souques heu:çes après, le «Brise-Cailloux» més. Quant à sa tête, elle manque d cieux d'être exposés : à voir leur bien entrait au port d'Halifax, il me sem~ gance, mais non point de caractère devenir ]a proie des chevaliers de la ~ aucune tête de poisson ne saurait l ble bien. pÜlce-monseigneur ou du rossignol. - Ouf! je suis arrivée, dit la. petite être comparée. pourquoi on a inventé mille apC'est barque. U ne diges tion l a borieuse, pareils destinés à fairé échouer 'leun: . Et, comme dans la rade il y avaitr.k====:::::::::~~~::=~=====~~~ sage des canards sa.uvages. Souvent entreprises : verrous et chaînes dt, trop de fond pour son ancre, elle vint mênle, ils dressent des canards «qui s'accrocher au flanc d'une frégate l'anlènent » les oiseaux non apprivoi- silreté, avertisseurs, détonateurs, etc, :Mais tout cela n 'est que l'enfance de .qui se trouvait là. Le gros navire la sés sous le feu des fusils. Ils utilisent l'art ù côté des r ésultats pratiques obregarda faire, étonné. le faucon à la chasse ' de nombreux - D'où. venez-vous? lui cria:"t-on. anjynaux. N Os trois héros se découvrirent fièEn Chine, les naturels emploi.ent reInent: des connorans pour pêcher des poissans. Le cormoran, docile, ra.pporte - De France! On ne voulait pas les croire, car jale produit de ses ' recherches dans la mais jusqu'alors pareil voyage n'avait barque des pêcheurs. A lphonse Daudet. Aux Indes et en Afrique, d8s éléété tenté. phants dressés s'approchent des éléphants sauvages et les attirent traÎLe vice qui dégrade le plus l'âme, c'es1 treusement dans Jes 'ell1buscades des tenus pa r les Américains en combinant l'itlgrat itude, hommes. f éJechicité, la mécml'iqne et. la phoLes opinions sont comme les clous; plm~~~~~~~~~=======i::;;:;;;;:;;;;iiij Dans de nombreux pays, les chastographie. on tape dessus plus on les "nfonce. . Un serpent digérant un cochon. ReUrs s'avancent vers leur gibier, dissiAinsi pOU.!' mettre en s fLl'etf\ <.les oh-


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LE FOYER ET LES CHAMPS LE FOYER ET LES CHAMPS

jets précieux- contre les tentatives des voleurs, ou tout a.u màins pour retrouver aisément ceux-ci, s'ils voulaiÉmt s'en enlparer, on place dans l'endroit où se trouvent les objets à protéger un appareil électrIque qui, au nl·o indre contact, met en jeu un objectif de photographie instantanée. A peine ont-ils pénétré dans l'endroit que l'on veut garantir de leur incursion, que les voleurs sont portraicturés, et de plus, cOlnme dans le rayon de l'objectif se trouve une horloge, l'épreuve indique exactement «l'heure du .crime ». Si c'est la nuit, l'appareil électrique enflamme un fil de Inagnésium qui, grâce à sa lumière éclatante, permet à la photographie d'opérer comme en plein jour. Pendant ce temps, inutile de dire qu'une violente sonnerie électrique avertit le propriétaire du danger que court son bien, ainsi que tous les domestiques et gardiens, de sorte que les malandrins, dont la présence est signalée partout, ont les plus grandes chances d'être pincés ... Il est vrai qu'ils ont la consolation de pouvoir demander une épreuve de leur portrait. ----------~~~~~---------IN·V ENTIONS [hne nouvelle Diaehine à la v{' r.

On y met le linge à laver avec uile certaine quantité d'eau et de sa.von. On férme hermétiquement et on fait tourner l'appareil durant une vingtaine de m.inutes. Au bout de ce laps de temps, on peut sortü le linge ; il sera blanc à souhait et. aura ainsi coûté peu de peine. Ce système a en outre l'avantage de ne pas abîm'e r les pièces qui lui son confiées. ' .

Préeaution d'hy~iène pour évite!' ton te contagion.

1 Ne jamais boire darrs le verre d'autrui: 2 Ne j aluais se servir de la fourchette, de la serviette, des objets de toilette d'un autre, cet autre fut-il son frère; 3 Ne jamais mordre sur un fruit, où un autre a laissé l'empreinte de ses dent.s et partant de ses lèvres; DestrnetioUl d.e§ ver:a.'iI1es. 4 Ne jamais se laisser embrasser Pendant huit jours on met deux ci- par d'autres que ses parents et encore trons macérer dans 125 gr. de vinaigre à cause des microbes que les muqueuconcentré. Avec un pineeau trenlpé ses peuvent contenir à notre insu, dans ce liquide, on badigeonne les V8r- . s'habituer, dès la plus tendre enfance rues 111atin et soir, et, au bout de quel- à n'offrir au baiser de la famille ou ques jours, on les détache sans effort.. des an1is que le front, en évitant toujours d'être embrassé près de la muPour conserver les pieds an eha.ud. queuse des lèvres, des yeux etc. Si vous voulez conserver les pieds 50· Ne pas porter à sa bouche les chauds, ne vous chaussez pas étroite- sifflets, flûtes, trompettes et autres ment ; les hottes et les souliers trop instruments à vent, sans en avoir au étroits empêchent par la pression la li- préalable lavé soigneusement l'emboubre circulation du sang; nlais si, au chure, même et surtout quand ces contraire, les chaussures n'embrassent joujoux viennent directement de chez pas les pieds c1€ trop près, l'espace lais- le marchand. Sp entre le soulier et le bas fournit une 6 Ne jamais permettre à qui que ce bonne provision d'air chaud,'·De plus, soit de se sen ir de salive pour laver, ne gardez janlais des chaussures hunli- nettoyer 'la plus. minime écorchure et :les. Beéluco1lp de gens croient CflJe si e'n core moins pour un léger · panseles souliers ne sont pas positivement ment provisoire, tel que taffetas, paImmjdes, iJ. est inutile de les changer; pier gommé, etc., comme il arrive malc'est une erreur, car lorsque la Inoinqre heureusement t.rop souvent entre enhumidité est absorbée par la plante des fants et même entre grandes personpieds, cette évaporation prend la cha- nes; car il s'est présenté que des inleur du pied lui-mênle et la transpira- fractions a . cette élénlentaire règle tion est arrêtée. On peut s'en rendrè d·'hygiène . furent mortelles, chez des compte en- constatant qu'au bout de enfants jusque là pleins de vie et de quelques minutes les pieds sont froids santé. et que le soulier paraît absohlluent sec. 7 Ne jamais s'asseoir sur la classique planchette des cabinets d'aisance PENSÉES sans la garnir au préalable d'une feuille de papier pour éviter tout CORr Vhistpire, en vérité, ne sert 'à rien. tact malsain, car tout le monde sait dn prend tous les jours l'huma,nité que toutes sécrétions du corps humain avec de vieux pièges qui ont déjà servi. (expectoration, écoulement d'oreilles, écoulement des yeux, larmes, SélLa r anité est l'écull1'8 de l'orgueil. li,;e, urine, diarrhée eu vent chal'0

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Ent~e amis.

On parlait d'un confrère qui a bien du talent, mais qui est d'un égoïsme révoltant, et quelqu'un essayait de le défen elre en constatant qu'il a beaucoup d'ennemis. -- l,ui!... s'écria G.... , comment voulez-vous qu'il ait , des ennemis!." il n'a jamais rendu service à personne!. . . ../ Observations.

-- IJa femme, r81narque quelqu'un, supporte la douleu!" plus héroïqu81nent (lue l'homme. " --Vous êtes médecin? denlande-t-Oll à l'observateur. -- Non, je suis fabricant de chamsures ... - - ___ . - 4__-PETITES RE.eETTES

On vient de mettre en usage dans certains lavoirs parisiens un nOllYeaU lD.odèle de ma,c hine à layer qui paraît tr ès pratique. C'est U11 tonneau dont l'intérieur pl'ésente de nombreuses aslJf.rités da ns l'rpFlisseu ,' cles douves.

soudre l'acide tartrique également dans quatre ou cinq fois son poids d'eau bouillante; puis jnfusez à froid, pendant douze heures le houblon et les fttuilles de noyer. Versez le tout dans un tonneau que vous l'emplissez de la quantité d'eau nécessaire; ajoutez la m6S1asse et. l'essence de citron et laissez fermenter pendant huit à dix jours. Cette boisson doit être consonunée dans l'espace de six à sept jours.

Voici la compositjon d'une excellen te boisson pour. chez soi ou ateliers revenant qu'à trojs ou quatre centimes le IH,re. Pour 1,000 liÜes d'eau, on emploie 1 kg. de gentjéllle, 250 gr. de racines de houblon: 500 gT. de feuilles de noyer, 200 gr. d'acide tartrique, 4 gr. d'essen' ce de citron, 3 kg. de mélasse. Fait.es bouHlir environ une demiheurt? la gentiane concas~ée dans quatre· ou cinq fois son poids d'eau, et dis-

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l'ÉCOLE PRIMAIRE, SION

Juin 1911

F oyer ,e. t 1es Ch"amps, LE

r ier des microbes malfaisants et que dans une goutte de liquide physiologique ou pathologique, il peut se rencontrer des milliers de microbes qui, sou vellt inoffensifs sur le terrain qui les IJorte, peuvent devenir très vinüents sur un nouveau terrain. 8° Développer insensiblement chez les enfants qui grandissent, l'horreur de la contagion des maladies avariantes, - le sens du mot pouvant s'étendre jusqu'à la tuberculose, - comme on développe par l'édueation l'horreur du mensonge, de la duperie, du vol, etc. L'adaptation de cette crainte aux dangers réels qui surgissent pour les deux sexes de quinze à vingt ans, a ussi bien chez les enfants pauvres et négligés que chez léS enfants r iches et surveillés se fera très facilement, sans heurter ]a pureté bien comprise qu'il ne faut pas confondre avec la naïveté faite de niajserie. C'est celle-ci qui livre sans défense les enfants au premier être pervertj qu'ils trouvent sur leur chemin.

elJxSINE Pour Caire nile b onne t'dture.

Il faut choisir le mODlent précis où la fritu re est au degré convenable pour recevoir l'es objets à frire. Il est néces'saire que vous ayez une friture en assez grande quailtité, sinon il faut retourner les objets à frire, la cuisson est alors plus lente, et, au lieu d'être dorés, ces objets noircissent et absor- ' bent" une grande quantité de fl'iture. Ne pas Dlettre à frire trop , à la fois crobjets, car la friture refroidit, dévieut molle et indigeste. En général, pour fa.ire une belle friture , il faut un feu ardent et s'en servir dès qu'elle jette une fumée vaporeuse; pour juger si la friture est à point, jetez 'un m.orceau de TIlie de pain, laissez ]e quelques j nstants, si vous ]e retirez coloré, la friture est à point. Un autre Inoyel1

consjste à jeter quelques gouttes d'ea'u sur la friture ; si elle pétille et rejette l'eau elle est au degré voulu. ' , Le feu doit être entretenu vif s'il s'a- ~ 000000 g~~ de faire de 'petites pièces;. pour une Histoire, ~ouvel1es, Mœurs, Sd,ences, Inventions, Découvertes, plece plus ~orte, ,~n gros :p~lsso,n, pa.l' Voyages, Education, Politesse, Economie domestique, Hygiène, ' exemple des qu Il est saISI, redulsez ~ M'd' C' , R P'd' T ' lPl' ' d onner le ·temps cte e ecme, utsme,ecettes, 1e- f eu, pour " , roce, es, ravaux féminins. cuire; pour les poissons un peu forts', ~ ~ Varietes, etc. faites des incisions de biais dans le RÉDACTION: Numéros spécimen Publications recommandées: corps. M. J.-H. DING, Estavayer-le-.Lae gratis "Sillon Romand" - "La Revue Populaire', ,

Sauces l)our puddings.

1. .Mettez danJ une casserole un entier, 2 cuillères à, soupe de sucre, verre de v'in bla.nc et du citron Battez ce 111 olange sur un feu très doux. sans laisser cuüe jusqu'à ce que y ayez une mousse légèl' ~ que vous v SUT le pudding. 2. Sauce au rhum , kirsch , vanj]]e, etc. 1 U ne cuillerée de maizena dé la y ,avec un œuf) 2 cuillerées à soupe sucTe eH poudre et une tasse de faites lier sur le feu. Ajoutez un lllOTceau de heu'rre hais et parfum à votre goût. Le citron et la vanille dai vent cuire avec la sauce, tandis que rhum: ou le kirsch s'ajoutent à la ce cuitP. A

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~MUSEME.NTS

On place une pOlllme dans un nlOllchoir que l'on suspend à une ficelle par ses quatre angles recourbés. Il s'agit de la couper avec un sabre sans endornrrla.g~r l'étoffe. Il suffit, pour y arriver, de donner un coup fort avec le tranchant du sahre ,de bas en haut sur la pomme. Celle-ci est coupée au moins en partie. mais, contrair81nellt à ce que l'on pour,rait ora-indre, le mouchoir est jntact.

Le d.épart des chèvres pour ,le pâturage à SaI van (Valais), POUl' y assister, il s'agit d'être n;aiinal! A peine le jour a-t-il lui, que la cornemuse du petit pâ tre r ésonne dans le et loin dans la vall ée. «l'invitation à la valse. du berger. ' de plus'po ét.iqu~, de plus clE'>licieusement impressionnant que de cett e musique douce, un peu triste, chantant , renvoyee par l'echo, mili,eu de cet,l e nature sauvage, dans ce matin d'été à p eine esquissé, ces appels musicaux nous semblent un dIgne des dIeux. 1 la place silen cieuse" où fredonnait seul , tout ~.l'heure, le glou-glou de'!::l grande fontaine, les chèvres commencent , Elles sOltent ,en gamb.dant de d el'l'lere les mazots, débouchen t de toutes les petites rues, balançant leur clochette, d'un mouvem ent gTacieux, de leur tête fin e. Ioules sont accompagnées; on les con duit jusqu'à la place, comme on mèn e un en fant à l'école. avec cette qu e l' enfant sera enferm é dans une salle, tandi s que les jolies bêtes pl'ivil éO'iées s'en iront bien haut SUI' somm ets s'enivrer du grand ail' et de libel'té. '"


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Le foyer et les champs avril 1911 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu