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Le foyer et les champs aout 1911

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Supplément gratuit à LE FOYER ET LES CHAMPS

Je suis -content qu'ils content cette histoire. Il convient qu'ils convient leurs amis. Ils ont un caractère violent; ils violent leurs promesses. Ces dames se parent de fleurs pour leur parent. Ils expédient leurs lettres, c'est un bon expédient. N os intentions sont que nous intentions ce procès. Ils négligent leurs devoirs, je suis moins négligent. Nous objections beaucoup de choses contre vos objections. Ces cuisiniers excellent à faire ce plat excellent. Les poissons affluent à un affluent de la rivière, etc. @ 4

b~ eObÈRE

Au mois d'octobre 1872, à Paris, une femme IDourlit de colère dans les circonstances suivantes: A la suite d'une violente discussion avec son mari, qui s'était oublié jusqu'à -Ja frapper, la femme B ... , quitta précipitamment son dOlnic~le à sept heures du soir: pour se réfugier chez; une de ses amies, demeurant rue Pi, nel. Là, elle raeonte a'vec -une extrême üTitatjon la scène qui venait de se pasfler; 8es yeux sont étincelants, son visage enflamnlé: ses gestes désordonnés; les éclats de sa voix arrêtent les passants. Tout à coup, elle reste lll1mobile, la boucbe béante; ses yeux deviennent atones, et, avant qu'on ait eu le temps de la retenir: elle tombe à la renverse. Tous les soins qu'on put lui donner furent inutiles; elle avait céssé de vivre. Les constatations officielles ont établi que la n10rt était due à une congestion cérébrale, déterminée par la co-

l'ÉCOLE PRIMAIRE, SION

Août 1911

LE V]SiRIÉTÉ.S

lLe }}ll,)'s des bossuso

Au pays des bossus, ril faut l,.",tre." ou le paraître, dit, ou -à peu près, 1 chanson. Il paraît que l'Espagn'3, ,1' . près un statisticien, est la hatiol1 plus riche en gibbo51ités. En Fran c'est le bassin de la Loire qui e8t pri vj légié. Dans une petite 10caJ~té du pl central, on en compte Ull sur treize bitants. Enfin dans tout le gl()h~l, nn compte environ un million.

Foyer et ~o~os Champs ~ ~

~ C);. ~

Histoire, l':10uvelles, Mœurs, Sciences, Inventions, Découvertes, Voyages, Education, PoHtesse, Économie domestique Hyg!'e' M'd' ne, e ecme, C uisine, Recettes, Procédés, Travaux ' féminins. Variétés, etc.

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"Sillon Romand" - "La Revue Populaire',

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BE~UX·~RTS

CONNAISSANCES UTILES Le g'on:flel1ID.ent des pieds.

Les longues promenades, la les n1arches forcées, amènent un douloureux gonflement des pi Cette indisposition oblige souvent à repos presque absolu: Pour faire disp~raître rapid l'enflure, il suffit de prendre un bain pieds un peu prolongé, dans une tion de sureau, dans laquelle on une forte poignée de sel. On peut aussi, pour le bain de employer les feuilles de noyer fait bouillir pendant un quart environ, puis on jette dans le très chaud une poignée de gros sel. l \.lUX

pêcbeuI's.

:'M:ettez clans votre boîte à vers; milieu de la mousse, un morceau caUlphre gros comme une noisette. L'odeur forte est si attrayante le poisson qu'il se jette avec a mênle sur les plus mauvais vers. Ce truc est fort sinlple et nous yons en garantir le résultat pour 1 voir pratiqué souvent.

J é s u . s au. r:n..ilieu. d e s I:>octe-u.rs.


LE FOYER ET LES CHAMPS

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En voici quelques-unes: ligion dêS moutons ou des oies. naître le mal si vous êtes décidés à ne Pour les buveurs d'alcool, les fluMaximes de jeunesse nl0utons suivent pa:r;ce que le .".,. .... n''Y''~.1 pas le faire ? .. 't t Le monde vous dira «Tiens, lis ! Il xions de poitrine, les chaud-et-froid -0 1es con clUI , e ... faut bien te déniaiser!» Mais sachez les érysipèles, les grippes, les rhuma~ Quand les canes vont au champ que quand vous aùrez lu le mal, vous tismes sont mortBls. Peu en réchapL Vous .dites : It ,faut. que jeunesse La première va devant! resterez tout aussi niais aux yeux du pent. se passe! Pour les fils .d'alcooliques, la simple Non seùlement, c'est indigne de monde si vous ne le faites pas 1. .. C'est une maxime fausse, c'est l'a- . noblesse de notre âme, . mais Ne dites. pas · que «ça ne vous ' fait rougeole est mortelle. pologie des passions honteuses. Chez les fils d'alcooliques, la tubere' est dangereux, car avec cette rien »! Vous savez bien vous-mêmes C'est une grave erreur, car: rie vous irez au culte quand vous que ce que vous en avez déjà appris cu lose entre comme chez elle. a) Il est faux que ceux qui passent Tez dans un pays· où te 1.t le nlonde ne vous a pas précisément rendu meil• leur jeunesse d.ans la débauche s'arrê- va, et vous cesserez de taire votre' leur 1. .. Il y a déjà du changement: tent quand la jeunesse est passée, à voir quand vous serez dans un au vous ê~es lnoins bon ! Avec un capital de 0 fr. 10 centimes moins qu'ils' ne la terminent à 25 ans, pays. Eh! bien, alors! Attention! rongés sur un lit d'hôpital par la phti• e • C'est un stupide raisonnement Parnli les types caractéristiques de sie ou les maladies secrètes ... On ne caserne! . la population parisienne, l'un . des plus s'amuse pas impunément !... C'est de Religion et santé Faire «comme les ' autres» est intéressants est celui du camelot. ' rexpérience. / Ir!axime fausse sur toute la ligne. Ceux -ci qui à ceTtaines époques sem. La jeunesse passe, mais le vice reste. Il faut faire comme le ve~tt la co Un médecin disait que si l'on ob- blent surgir du pavé, forment tout un 1] reste parce que la jeunesse en a fait ôence éclaiTée paT la Foi et les servait toujours bien tous les cOInman-· peuple remuant et bruyant. A les voir UDe habitude pour toute la. vie. seignements de la religion ... Il clements de Dieu, il n'y aurait pas de disséminés un peu partout, on croirait b) Le mal n'est pas inévitable même faire son devoir parce que c'est I1la.lades.. que chacun d'eux va au hasard dans Ft l'âge des passions. Vous en connais- devoir! Dieu sait ce qu'il fait en nous dé- la grande ville sans d'autre guide que sez qui ne mènent pas la même vie Ill. Vous dites: Il faut bien fendant: rûccasion et d'autre règle que sa fanque vous. Donc, c'est possible. con.naître J. .. Et avec: ce principe Le travail du dimanche, qui détruit, . taisie et son ingéniQsité personnelle. c) Est-il nécessaire que la fleur lisez toutes les publications ___ .__ ,..,_v.en l'usant trop vite, le mécanisme du Il n'en est rien, et ces errants forment pourrisse pour que le fruit mûrisse? ... corps. Hue véritable corporation, avec ses Il. Vous dites : Il faut faiTe comme pres, vous écoutez toutes les sations sales. L'impureté, qui vicie les organes vi-- lois, ses mœurs, sa hiérarchie. les autTes ! C'est encore une maxime taux, et affaiblit les races. Les plus modestes sont les camelots Maxime fausse sur toute la ligne! a) D'abord, c'est Ulle niaiserie, L'orgueil, l'ambition et l'envie qui du «papelard» ou les marchands de a) Si vous entendez par là qu'il faut l'éndent- fou en troublant la raison. journaux, chansons, . dessins, « cafaire comme ceux qui font le· mal, vous ne pourrez jamais tout tre ! Votre vie et même dix vies ne La colère qui jette le sang au cer- nards », gazettes fantaisistes, et tout a.vouez que c'est une drôle de théorie. . ce qui constitue le papier imprimé. A Il y a beaucoup dé voleurs. S'il faut fit aient pas à connaître tout ... Il y reau. un choix à Vivrognerie, qui abrutit le corps et certaines heures ils se pressent en foudonc nécessairement faüe comme les autres, il faut vous b) Si vous entendiez par là que hâte le tombeau. le rue du Croissant, centre de la prolll.ettre à voler. vouliez connaître toùt le Bien, on La paresse, qui engourdit les facul- duction du papelard, pour chercher de Il y a tous les jours des assassins. rait voir! Mais, avouez-le, c'est tés et engendre mille malaises physi- la marchandise. Avec deux ,sous, le S'il faut faire comme les autres, il faut Mal, c'est le mal tout seul que cmnelot achète cinq journaux qu'il revous mettre à assassiner. e voulez connaître. C'est lui qv. vend un sou chacun, ce qui lui perIl y a des ivrognes. Donc il faut vous Ce qu'on boit cherchez dans les romans que . met de revenir un quart d'heure après enivrer. s'acheter douze journaux pour cinq A quelle société irions-nous avec. choisissez, dans les spectacles, les compagnies douteuses, dans On ne devrait jamais boire à jeun. sous. une pareille nlaxime?... Et pourquoi nmdez-vous clandestins, p~rtout ! Lorsqu'il est arrivé à éconOlniser On devrait s'abstenir aussi d'alJ'appliqueriez-vous plus légitimement c) Croyez moi, si vous êtes . et surtout d'apéritifs. On abrège deux francs, il peut en acheter imméà l'impureté qu'aux autres vices ? .. vous en connaissez assez! Savoir sa VIe sans s'en apercevoir. (Uat81nent un cent, et, s'il a de bonne~ b) Si vous entendez par là qu'il faut. le mal existe, qu'il est très jambes et un gosier solide, les revenSavez-vous les déchéances physiques faire comme ceux qui font le bien, je que Dieu le défend, que beaucoup d dre rapidement avec un bénéfice de entraîne avec · lui, sans l'alcool ne vous approuve pas davantage. mes s'y sont perdues avant vous, II:On1nhll" la dêchéance des porte-Inon- hois francs. Aller au culte parce que les autres suffit. Or, vous ' s~.vez tout cela! Les moins ' ingambes se contentent y vont. Rester honnêtes parce que les d) Et puis, pourquoi chercher à autres restent . honnêtes ... c'est la re-


LE FOYER ET LES CHAMPS

LE F9YER ET LES CHAM'PS

d'écouler les Règles du jeu de piq-uet, le Testament du dernier rninistère, etc. Pour les chansons, c'est le« goualeur » qui en fait sa spécialité, An-dè~8uS du papelard vient le « chi:p.eur» qui revend des marchandises variées.: rubans ou vieilles éponges. La réussite dépend de l'art du -honiment et les journées sont parfois fructueuses; nlais, il faut prendre garde aux agents qui interdisent les rüAsemblements, et recourir souvent à la «sauvette au ballot ».

l'illustre Mangin qui, sous le empire, coiffé d'un immense doré, vendait des ' crayons; N ap Hayard, l'empereur des camelots, vendit à plus de 800,000 ex ____ ... __"_~",' la célèbre ineptie: En voulez-vous z'ho1ncl1"ds? Buisson, le camelot m dain; Ruel enfin, qui, ' ayant · al' les chevaux emportés i.e la calèche périale, reçu de quoi rnonter une b tjque de soldes, puis un bazar qui na naü~sance à celui de l'Hôtel de alors que son propriétaire devenait puté. On voit que la fortune peut dre à ces humbles commerçants avec 10 centimes de capital, trou moyen de gagner leur vie. • e •

.Pour devenir meilleur

Le postijateur, lui, n'est pas exposé à eela, et peut demeurer sur place par autorisation ou tolérance, soit en bouti que, soit en plein air. Enfin il y a les camelots simples; qui vendent l'article de Paris, la blague, le. jouet à la mode, etc... dont ils f;approvisionnent chez des fournisseurs spéciaux. Les baraques du jour de l'an qui garnissent les boulevards sont, elles aussi, exploitées par les camelots qui en font la denlande. Enfin, à quelque catégorie qu'ils appartiennent, les cafJJelots parisiens ne sont pas moins de 121,600, régulièrement inscrits, sans parler des autres. Cette corporation compte · aussi ses célébrités dont les noms sont connUR de tous .: tel le fameux Duchesne, qui « cueillait les dents » de ses contemporains, il y a cinquante ans ·; Lartaud le «pédicure çle l'empereur du Maroc »;

Lorsque nous vtiyons des vertus les autres, cherchons à les imiter. Lorsque nous voyons des déf , chez les autres, au lieu de nous étonner, examinons si nous n'a pas nous-même ce::; défauts, et vaHlons à nous en corriger. se.

Le devoir des enfants Enfants, apprenez quels sont vos voirs envers vos _parents, car vous serez heureux et bénis qu'en y r fjdèles. Honorez, aimez le père qui vous b'ansmis la vie, la mère qui vous nourris et élevés. Y a-t-il un être maudit que celui qui brise le lien mour et de respect établi par mêlne entre lui et ceux desquels il . le jour? Vous êtes à vos parents un gr sujet de soucis. N'ont-ils pas sans se devant les yeuJt vos besoins de tes sortes, et ne faut-il pas qu'ils fatiguent sans cesse pour y subvenir

Le jour, ils travaillent pour vous; et la nuit, pendant que vous reposez, ils veillent" encore, Il vient un temps où 'la vie décline, où le corps s'affaiblit, où les forces s'éteignent; enfants, vous devez alors à vos vieux parents les soins que vous reçûtes d'eux dans vos premières années. Qui délaisse son père et sa mère en leurs nécessités, qui demeure sec et froid à la vue de leurs souffrances et de leur dénûment, je vous le dis en vérité~ son nom est écrH au livre du souverain juge paJ;'mi ceux des parriddes, .. e •

Comment une cause triomphe -:-

On peut tout par le dévouement. Mais rien n'y supplée. Tout ce qu'on . fait avec l'arrière-pensée d'un intérêt ou d'une ambition personnelle est à la lllerci d'un incident, d'un découra-gem'e nt ou d'une défaite; mais ce qui est fait par l'amour du bien public, par patriotisme désintéressé, par attachement à une croyance et les yeux fixés sur la lumière fidèle qui brille à l'horizon, tout cela est bâti sur le l'or et résiste à tous les orages. J.

• Le chant (!u tOI'I'ent.

L'eau jaillit, la roche déserte ' Va répondre aux chansons des bois. Je donne aux 'prés la robe verte: lis sont mueV,:, je suis leur voix. L'\ vie autour de moi fourmille, Elle croule avec les ruisseaux, J'abrite une immense famille; Un peuple entier vil sous mes eaux. De mes bords chérissant la zone, Les arbres croissent. par milliers; Le merle bleu siffle sur l'orme Le vent berce les peupliers. Toute chose que Dieu féconde Prête à chanter, prête à fleurir, Aime ]e vif accent de l'onde Aime à voir le ruisseau courir.

Trop Trop Trop Trop Trop Trop Trop Trop Trop Trop Trop Trop Tl'op Trop Trop Trop Trop

de repo s nous engourdit; de fracas nous étourdit; de froideur est indolence; d' activité, turbulence; d'amouT trouble l a rai son~ ; de remède est un poison; de finesse est artifice; de rigueur est cruauté; d'audace, témérité; d'économie, avarice; de bien devient un f ardeau ; d'honneur est un esclavage; de plaisir mène au tombeau; d'esprit nous porte dommage; . de confiance nous perd; de franchis e nous dessert; de bonté devient faiblesse;

Trop de fit'rté devient haul esse . Beaucoup de petits ruiss eaux t'arment une ri vière . Une petite voie d'eau fait couler à pic un gros navire. ' Achète ce dont tu n'as pas besoin, il te manquera bientôt le nécessaire . Epargne pour les mauvais jours pend ant que tu le peux, le soleil du matin ne brille que pour un temps Un sou épargné en vaut deux Dépense un sou de moins que ce que tu gagnes. Que l'honnêteté et le travail t'accompagnent sans cesse.

les mauvaises habitudes Parmi les gens qui ont l'habitude de sucer leurs crayons et leurs porte-plumes, il en est qui, par distraction, agissent de même avec ces instruments de bureaux - publics, télégraphiques ou autres. Un jour, raconte un médecin, j'attendais, pour libeller un télégramme, que la personne qui m'avait précédé eût fini· de «raccourcir:t le sien; il y avait plus de dix mots. Cela n'allait pas tout seul et, en attendant l'inspiration, le quidam mordait à belles dents .sur le manche de bois du porte-plume. Je ne pus y tenir, et très poliment, je lui fis observer que ce porte-plume n'était peut-être pas très propre.


LE FOYER ET LES CHAMPS

' LE FOYER ET LES CHAMPS -'

(

- -:Merci me dit-il, c'est une sale habitude qu~ j'ai là: ·-Sale et dangereuse, dis-je; un avarié un phtisique avait peut-être, il n'y a ~ll'un instant, ce porte-plume à la Douche. J'ai donné des soins à un jeune homme qui mourut de la phtisie }.J{,lH avoir mâ.chonné le porte-plume d'un eamarade phtisique. 11 se tronbla, pâlit; cracha, s'essuya les lèvres et se promit de ne plus reCdwm8ncer. Certains ouvriers se servent de leur bouche con1me d'une troisième main, -y r lacent des objets qui, tout à l'heure pn.~seront peut-être dans lél., bouche d'autres ouvri'ers: clous chez les tapissir. ;·s, épingles chez les couturières, les modistes, etc. Autre observation de même nature: Le marchand de pipes qui reçoit une livraison ne manque jamais de vérifier le Don fonctionnement des tuyaux en les portant à ' la bouche et en soufflant dedans: il n'est pas un acheteur qui n'en fasse autant sur cinq ou six pipes au moins avant de faire choix d'uue. A quelques acheteurs par jour, cela fait un joli total de tuyaux de pipes humectés de salive. Or quand un fumeur est avarié, c'est surtout la bau,· che qui paie pour le coupable. --ElQ~I&-l\i}-<i!IiIi"_-

Quelques règles de civilité nécessaires aux enfants et utiles à beaucoup de grandes personnes sur la conversation.

1. Quand on est en société, on ne doHêtre ni timide, ni effronté. 2. On doit écouter attentivement et parler peu; avant de parler, réfléchir à ce qu'on veut dire. 3. On doit s'efforcer de prendre un langage doux et aimable, sans aucun air de supériorité. 4. On doit parler assez haut pour se faire entendre par ceux à qui l'on s'a-

àresse, et assez bas~ pour ne pas gener la conversation des voisins. 5. On ne doit jamais interrompre celui qui parle, lors même qu'il dirait mal ce qu'on pourrait bien dire. 6. Si on parle de quelqu'un ou de quelque chose, on ne d?it pas le dé,signer avec le doigt sar. le nommer. 7. On doit parler de soi-même le moins possible. 8. On doit être très court dans ses -récits, surtout s'il s'agit de choses de peu d'importance. 9. On doit montrer beaucoup de patience pour écouter ceux qp.i rument à parler longuement. ' 10. Il ne faut jamais soutenir obstinément son opinion; lorsqu'on voit qu'un discours deviendra irritant, on doit céder de bonne grâce. 11. On ' doit s'absteJ;lir soigneusement de tout mensonge, -de tout ce qui pourl'aH nuire aux abs'ents. 12. Il ne faut jamais parler à l'oreille ou à voix basse d'un air mystérieux, surtout si on semble, par ses regards. ' désigner quelqu'un. 13. Si on a quelque chose de secret à dire à quelqu'un, on le prie de venir à part. 14. Si on sait chanter ou jouer de quelque instrument et si l'on est invité à le faire, il faut se décid'e r sans se faire prier. A

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HYGIÈNE: Lé som,meil

A tout âge, le sommeil est un besoin inlpérÎeux de ,la nature, mais il ne se fait jamais sentir aussi tyranniquement que dans l'enfanee. Les org~~e~ de l'enfant sont si délicats, son achvlte physique est si g!ande, les ef,forts ~u'on lui deman~e coutent tant a ce Jeune être qu'un repos prolongé est nécessaire si l'on ne veut pas altérer, pour

toujours peut-être, cette ' organisation teur, que jamais les enfants ne pousi sensible. Bien des parents ne le com- yaient trop dormir. Dans les premiers prennent pas et abrègent sans pitié, mois, le sommeil est presque ininterle temps du sommeil. Tous, nous a vans rompu; jusqu'à 4 ans, 12 h. sont névu de ces pauvres petits ét~ndus dans cessaires; de 4 à 7 ans, on peut D,"exiun fauteuil ou courbant leurs têtes sur ger que 11 heures, et, de 7 ans à 12 la table, les yeux gros de sommeil, ou 13 ans, 10 'h eures, mais c'est un mimaussades et pleureurs, sans que per- nimum au-dessous duquel il ne faut sonne autour d'eux ait pensé que le jamais descendre, surtout si on a à fairemède simple et infaillible était de re à Iles natures nerveuses. les mettre au lit. Mais il fallait se déJ'ai connu une fille qui n'avait pas ranger, abandonner le travail ou ~a de sommeil et qui, ne se reposant jaconversation, rester quelque temps pres mais complètem~nt, était difficile, agid'eux pour leur donner les soins né- tée. Ayant été changée de chambre, elle cessai.res, et, par égoîsme, paresse ou parvint à vaincre cette mauvaise disinsouciance, on n'en faisaIt rien. Quel-' position et, à partir de ce moment, on quefois même, il arrivait que l'heure du la vit s'améliorer chaque jour à son sommeil était passée quand on se met- avantage. Je suis donc bien persuadéR t.ait en devoir de déshabiller l'enfant· et 5'8 voudrais persuader aussi toutes celui-ci, tout à fait -réveillé alors les maîtresses de classe, de la néc.essise tournait et se retournait ' sur son tô d'appeler l'attention des mmnans oreiller, sans pouvoir s'endormir. Dans Sur ce point: d'autres maisons, on couehe b~en les Nuit écourtée, enfant énervé et diffi-" enfants, mais on parle haut, on cile à vivre; sommeil prolongé, enfant rit, on chante près d'eux et le résultat reposé, doux et facile. est le même. • Le matin les exigences , du départ matinal du père, la nécessité d'être prêt Causerie du docteur , pour l'école obligent à réveiller l'enfant plus tôt qu'il ne le faudrait, mais là nous sommes en présence d'un mal - Je remarque, Madame, quand je nécessaire et, du reste, moins grave viens chez vous, que vous avez touque l'autre. jours une cafetière sur le feu; vous Une mère prudente, aussitôt le sou- donnez du café à vos enfants, et vousper fini, avant tout autre travail, s'oc- même vous en absorbez plusieurs tas'cupera donc de coucher ses enfants et ses dans la journée. de leur assurer avec un soin scrupu- Mais oui, docteur, c'est pour me leux, le calme voulu. Elle ne les lève- donner plus de vie. ra pas plus tôt qu'il n'est absolument - Méfiez-vous, Madame, une tasse indispensable pour l'heure de la classe, de café tous les jours ne peut pas faire se rappelant que le sommeil de l'en- de mal à une grande personne en sanfant est chose sacrée. té ; 'mais n'en donnez pas à vos enDans beaucoup de pensionnats et fants, et vous-même, prenez garde à d'orphelinats, les plus jeunes élèves l'abus. n'ont pas non plus une nuit assez lon- 1e Le café contient un principe toxique gue et. très souvent l'on :vourrait san& I la caféine; ingérée à petites doses, elle inconvénient pour leurs études"l'aug~ produit dans l'organisme une sensaI1 tian de bien-être, et même une excitamenter d'une heure av deux Je me rappelle avoir lu dans un ar- ! tian passagère qui rend l'individu caHele, écrit par' un bon et savant doo. l pable d'un plus grand effort. j


LE FOYER ET LES CHAMPS

Mais comme toujours, en pareil cas, quand il s'agit d'un excitant, l'effet est obtenu par une usure plus rapide des organes et des tissus qui les constituent. Il ne faut pas abuser du café. Cet abus est souvent la cause de fatigues soudaines, de palpitations de cœur, de douleurs d'estomac, d'insomnies et même d'hallucination et de folie. N'allez pas croire que la suppression du café soit chose facile à obtenir: le caféO'lnane tient au café, comme l'ivrogne tient à son petit verre; et il n'est pas de ruses qu'il n'invente pour échapper à la proscription imposée par . le Inédecin. --_nœ ~

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ÉCONOMIE DOMESTIQUE Pré~ei"vat.it· cOHtr~

la, rouiH('.

Pour préserver de la rouille les machines et des objets analogues, on fait fondre 450 gran1mes de lard, dans lequel on dissout 30 grammes de campb re ; on écume, puis on y mêle assez de graphite finement pulvérisé pour obtenir la couleur du métal. On nettoie la pièce mécanique et on l'enduit de cette matière grasse; on laisse 24 heures, puis on essuie en frottant avec un linge doux. Pendant des mois, la mince couche qui en reste suffira à arrêter les ravages de la rouille. Vell.·nis d'o.·.

Pour préparer un vernis d'or, faites dissoudre 15 grammes de gomn1e-laque en écailles et un gramme de curcuma (autrement dit de safran de l'Inde) dans 330 grammes d'esprit-de-vin, en m.aintenant autant que possible le liquide tiède, tout en prenant garde aux inflamma.tions inopinées. Vous appliquerez ce vernis à l'éponge, et l'étendrez bien également dans deux directions perpendiculaires l'une à l'au-

Supplément gratuH à

Soins pour lèS pi('dS

Noven1bre 1911

LE

tre ; il prend admirablement sur le ferblanc par exemple.

er et les

s~nstbles.

Parfois la peau des pieds, chez certaines personnes, présen" . une susceptibilité extrême; elle se laisse entamer dL' façon déplorable, et toutes les chaussures blessent ces pieds sensib}es à l'excès. Pour guérir ou atténuer considérablement cette sorte d'infirmité fort gênante,' on se baigne les pieds le soir dans l"eau tiède oô. l'on a jeté une petite cuillerée d'acide borique 'e n poudre. Ensuite on saupoudre les pieds, à la sortie du bain, d'une poudre faite de 6 à 7 grammes de camphre pulvé'risé très fin, d'une vingtaine de gram.mes d'oxyde de zi~, de 60 grammes de craie en poudre fine également, d'mle quinzaine de gouttes d'acide phénjque et de 5 gouttes d'huile de néroli. Tout ce mélange doit être rendu bien homogène et passé dans un tamis fin.

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Histoiret N ouveUes, Mœurs, Sciences, Inventions, Découvertes, Voyages, Éducation, PoHtesse, Économie domestique, Hygiène, Médecine, Cuisine, Recettes, Procédés, Travaux féminins. . Variétés, etc. . _ ._~~-_

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LE DÉLUGE'

• eÙISINE Galette paysanne.

Une livre de farine, 3;4 de livre de beurre, 200 .grammes de sucre tamisé, une cuillerée de canelle en poudre, une minuscule pincée de sel. Pétrissez ce m.élange avec grand soin afin d'obtenir une pâte liée et fine, puis étendez-la avec un roulea..u de manière à ce qu'elle ait un centilnètre et delni d'épaisseur. Graissez un moule ou mieux une feuille à gâteau, mettez la pâte dessus et cuisez à four très chaud. En retirant du feu, laissez refroidir votre gaL e s ea.u.x:. grossire:n.t de plu.s en, plu..s. (Genèse) lette que vous saupoudrez ensuite de 1. Les enfants de Dieu (descendants de mes, ainsi qu'un cou,Ple de tous les anisucre fin. maux, afin d'én conserver l'espèce. Seth) s'étant mêlés aux enfants des Vous obtiendrez une galette d'un hommes (Caïn), la malice humaine de- 4. Alors une pluie abondante ne cessa de autre genre en ajoutant aux proportomber pendant 40 jours et 40 nuits; les vint extrême 'et Dieu résolut de la punir. abîmês de la mer débordèrent de toutes tions ci-dessus 1;4 de litre de crême. 2. Il y avait alors un homme juste et bon, parts et les caux s'élevèrent de 15 cou-

_CI.

Science et liberté.

La demi-science gonfle et conduit il l'erreur. La vraie science rend l'homme. plus croyant et plus humble.

descendant de Seth, du nom de Noë, qui trouva grâce devant le Seigneur avec ses trols fils: Sem, Cham et Japhet. 3. Sur un ordre de Dieu, Noë construisit une Arche en forme de navire, où il entra avec sa femme, ses fils et leurs fem-

-~=--------

- dées sur ~ sommet des plus hautes montagnes. 5. Les e~ couvrirent toute la terre J,endant 150 jours;.. tous les hommes et tous les animaux furent submergés, tandis que l'Arche voguait au-dessus.


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