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No 11 l'Ecole primaire, 25 Juin 1895

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k) la culture personnelle de trop de maitres est

négligée. Poür obtenir de meilleurs résultats à l'avenir, nous devons : 1o proscrire le patois de l'école; 2° donner d'utiles et fréquentes leçons de choses; 3° travailler à obtenir une bonne lecture, sans laquelle il est impossible de bien composer; 4° ne pas négliger les élèves du cours inférieur; 5° donner plus de soin aux leçons de lecture, et tirer parti de l'enseignement de toutes les autres branches pour former les élèves au style ; 6° enseigner à l'école, le plus tôt possible, les analyses grammaticale et logique ; 7° exercer de bonne heure les enfants à la rédaction et à la composition; 8° Procurer un manuel gradué de style destiné aux élèves; go préparer et corriger les devoirs de style au tableau noir, autant que faire se peut; 10° mettre toujours les sujets de style à la portée des enfants et n'en pas donner de trop difficiles. 11 o développer chez l'élève l'esprit d'observation; 12° s'appliquer à suivre une bonne méthode, afin d'avoir de la sui.te et de la gradation dans l'enseignement ; 13° ne pas négliger certains détails matériels dans la composition, tels que marges, ponctuation, etc.; 14° ne pas abuser de la grammaire aux dépens de la composition; 15° établir, où la chose est possible, des bibliothèques scolaires et inspirer le goût de la lecture aux enfants.

Ordre du jour 8 h. 45. Cortège de la gare à l'église du collège,

après l'arrivée des premiers trains montant et descendant. 9 h. Service religieux. 10 h. Séance an théâtre. Réception et di3cours d'ouverture. - Lecture du protocole de la réunion de Martigny. - Rapport et discussion sur les sujets à l'étude. Rendement des comptes. - Choix de la localité pour la prochaine réunion.·Nomination du comité, etc. 1 h.% Banquet au nouvel arsenal.

XIV"'• ANNEE !10 ll-12

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SION

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l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

·~DCIETE VALAISANNE D'EDUCATION ~·BcOLE PRIMAIRE

parait chaque quinzaine, de Novembre a Avril inclusivement, en livraisons de f6 pages.

Prb: d'abonnement pour la 8niJflle, 2 fr. 30. IJniun poJtale 3 fr. -'nnonces, pl'ia, 20 cent, la lig11e ou son upace. Tout ou nage dont l'Ecole pn'maù·e recevra deux exemplaires aura droit il une annone!' ou à un compte·reudu, s'il y a lieu.

SOMMAI RE: Préparat_ion. de la classe (Suite et fin/. - Perfectionnement des mshtuteurs valaisans (Fin). - Les écoles amé.......""'"· - Société valaisanne d'éducation. ( Rétmi(ln rr/11 t. du ;o m'l'li I895 à Sù~~t). - Echos des conférence~. .pratique: Dictùs Slfr le participe passé). - Variété Consczls alf.J: petzts mfants). - Suppléments.

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Tout ce qui concerne la publication doit être adressé

à l'éditeur : M. P. PJGNAT,. 1•• secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.


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Chronique et avis scolaires Chronique et avis scolaires

Beole• normale•. -

L'école des élèves instilutears des deux langues a cloturé un nouveau cours scolaire dans les premiers jours de juillet. Voici les noms des élèves de la division supérieure qui, A la suite des examens de cloture (doat le résultat est combiné avec les notes et compositions de l'année) ont pu recevoir le brevet provisoire :

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Instituteurs français : MM. Michellod Maurice, de Bagnes (Verbier). Terrelaz Maurice, de Vollèges. Doit Jos.-Marie, de Grimisuat. Roh Alfred, de Leytron. Praz Joseph, de Haute-Nendaz. Pralong Jean, d'Evolène. Glaude Albert, de Vollèges (Chemin). Terrelaz Angelio, de Bagnes (Lourtier). Torrent Joseph, de Contbey (Erde). Barras François, de Lens. Villettaz Joseph, de Grimisuat. Delaloie Ernest, de Vollèges (Levron). Gaspoz Jean, d'Evolène.

Instituteurs allemands. MM. Bitschio Henri, A Unterbach. Schmid Gabriel, à Feschel. Inderschmitteo Léo, A Bion. ~ élèves français de 2me année devront suivre ·un cours de répétition avant de pouvoir être brevetés. t élèves français et S allemands de tre année devront redoubler l leurs frais ou rester chez eux. Les autr,,s pourront passer au cours supérieur lors de la rentrée fixée au 2 sept. prochain.

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Ensuite des résultats des examens de clôture combinés avec les notes de l'année, les élèves ci-après du cours supérieur de l'école des élèves-institutrices françaises ont obtenu, sur le rapport d11 jury, le brevet provisoire: Mlles Abbet Emma, de Vollèges (Levron). Boehatay Emma, de Martigny-Ville. Bonvin Ambroisine, de Lens. Cardy Octaviè, des Evouettes. Dessimoz Mathilde, de Conthey. Gross Antonia, de Martigny-Bourg.

Ceux de nos lectèurs qui n'ont pas encore réglé leur abonnement à l'ÉCOLE PRIMAIRE pour 1894-95, sont priés de réserver un bon accueil aux cartes de remboursement qui vont être mises en circulation. Pour ceux qui devraient en outre des fournitures scolaires, le montant de ces dernières sera cumulé sur la. même carte. Place men& du per~ton .. el enseignant. -

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Le personnel noa placé o•i qui •té,..ir ... •~baug-.•· tito~ po"'IA eRt Aogagé è prévAoir toujours le plus tô• po~sibiA le Secrétariat du DépartPlJl .. nt, afin que celu1 ci puisse pourvoir à temps aux pla•:PR qui deviendraiqot vacanteP. C'dst d'~tilleur!4 agir contrf'l son mtérêt biea eoteodu que de ne s'annoncer comme diqpooible qu'au dernier moment, car, oulre que l'on s'PXPO'-e èfavoir l~s moiodr~>s postes, on risque encore de o'êlrA pas placé du tout. Ne pa~ maoqu~r d'observ~r les formalit.és voulues et si souvent rappelées eu matière de franchise postale officielle, daos les rapport& uer. le DépartemAot ou son Sflcrétariat A ce défaut, l"li pli~ qui arrivent taxés sont refusés A destination. Bappowt de treiJtlon. - Le personnel eoseignllot du Valais trouver:l, joi rat à ce numéro, un extrait du rapport du Département de l'Instruction publ ique sur sa gestion dl'l t894. No&re poblle•tlon. - Ceux de nos lecteurs auxquels il manquer.lit l'noe ou l'autre livraison de la présente aooée scolairt>. pour avoir uoe collection complètt>; p911Vent la recevoir gratuitement si le!J exemplaires restants le pPrmetiE>ot.

La future

aoéna~rère

Lectures et leçons sur l'économie domAstique, la science du ménage, l'hygiène et les connaissances oé-


Wssaires à u.n~ .maîtresse de maison, par Mil• Ernestin IRTHJ 3m• ed1!1on, cartonné, 480 pages. e

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Division des parties et chapitres.

fo:er pd~~~~~qu; 2Nf_.io~s pl·él~mina_i1·es. 1. La famille et le famille. 4. De l'é~on.om~e ~~::sti~u~enage. 3. De l'eEprit de Hm• PARTIE - 0 · ·

qualités d'une. bonn rgan_zsatzpn morale ~e la maison et fêtes et réunions de f~m7tf:a~e']; 1.. La dprév~narice. 2. Les

N· 11!12

SION, 25 Juin

1894-95

L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION

lecture et la bibliothèque d~ la· m!~~!~~e ~eVOismage. ,4. La rôle de la femme dana l'.iducation d f maison. •'· Du IIJm• PADT . . es en ants.

Préparation de la classe

domestique. 2. D~smqa~!ri7és 1d A)prbntJssage . de l'économie l'économie. 4 E 1 · d . 6 . a ,onne menagére. 3. De son. 5. InstaÙati~~ ~· e la JOUrnee dune mal~ress~ de maide la maison 7 C un menago. 6. Distnbutwn mtérieure accessOires de. c~isi~~suSe, Doffic~, bou!angerie, ustensiles et et entretien du linge ·19 · E ~s t' omestlques. 9. ~lanchissage ments. 11. Des tr . . ? re Ien Pt conservatiOn des aliManière d'o d avaux a 1 aiguille. 12. Des provisions . 13

Un maître bien' préparé, bien disposé, a la volonté formelle de ne s'occuper que de sa classe, de se dévouer tout entier à ses élèves, de ne leur Caire perdre aucun instant> parce qu'il les aime, ainsi que sa besogne; c'est pourquoi il ne se laisse dis traire pendant la dasse, par aucune occupation étrangère à sa vocation. Il se rappelle que ce temps appartient aux élèves, qu'il ne peut sans injustice en soustraire aucune patcelle pour ses affaires personnelles~ ou son propre perfectionnement. Aussi une exactitude rigoureuse, pour commencer et termmet· les ex.erciees . à. l'heure réglementaire, devient pour lui une règle invariable; se vouet· tout entier à ses chers élèves est pour lui un devoir sacré. C'est pomquoi il s'interdit en classe toute lecture de •·oman:;, de journaux, en un mot, toute occnpation personnelle; jamais il ne la qui tte sans motifs sérieux. Les six mois consacrés à nos écoles ne lui paraissent déjà pas trop longs pour la bonne formation de ses élèves. Une préparation consciencieuse comprend encore la correction journalière des devoirs écrits des élèves, comme celle des compositions de style, de calcul, devoirs qui ne peuvent être corl'igés que par le maître lni·même. Par ce travail, il acquiert une connaissance exacte de la force, ou si vous aimez mieux, de la faiblesse de ses élèves. Il se rend mieux compte de leur application, de leur attention comme a.ussi de leurs talents. Ces corrections journalières le dirigent dans le choix. des devoirs et des explications à donner ; il connaît le côté faible de chaque élève, il sait mieux captiver leur attention, leur faire remarquer leurs.

(Suite et fin)

économzqu~· J~· l Org.amsatzon matérielle et administration

faui;;~:;iè~~- ~~~fonne!. é~:WP~t~~!:~s {~~ ~~i~;~~~r:~.tir:gf~r~: ~~

19 RPcett~~ et. Le Ja.rdm potager. 18. Chauffage et éclairage 21: Conseils d'h~~7é~a~~sances utiles. 20. Da la comptabilité:

Au prix.réduit de 1 fr. 50 au 1· cotl.te en JJbralrie. Ieu de 1 fr. 80 qu'il

Le Jeune Citoyen

da~: 1~t~~:'ê~ltoyt_len, jou.rnal

fondé i1 y a 10 ans, é e u 1 e aux Jeunes gens qui ont à pr pare~ pou~ l~>s ~>xamens de recrues, n'est pas un i ~~ ~~~:~· J·u~sq;~::o~gonoatgels de sympathie qui lui sont paré a oreuve que le but pour · · .té en grande partie atiAint. C'est pour uoi il ve~~IVt a :~~u~.r so: œnvre .et travailler encore à qaméliorer ~~~~= se cpi~n ~ notre Jeuu"'~S~, de tellR sorte qu'elle puisse r sen er convenablement préparée our subir 1 exnamens fétdéraux de recrues et cootl'ibuArpainAi à doon:~ à os cao ons romands un h cantons de notre chère suissA.ra'lg ooorable parmi les Commt~ l'aonée dernière, le Jeu ne (llto en a ~~~~ie~~ ~n rseul numéro, à fi~ ocrobr~:>. La matiè~e qu'il . apporte toute entière au programme à par courir en vue d'une ( · . de recru -S: proparatloo sérteuse aux examens


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défauts; Ja bonne marche . . 1 . . . succès est beaucoup plus ~~~~~:e~ de la classe arnst que le Par suite des corrections mufti 1 1 . subit un contrôle sérieux l'él p ~s.. e lravatl des élèvea et se sent stimulé Le , t ~Ive n~gl~gent se fait connaître · con I'O e reverlle peu · l' ne~r des enfants et établit une 1 bi a peu hon~ lat1on parmi eux Ce t . oua e et fructueuse ému~ texte être négligé; ca:a~f 11 .ne doi~ do ne sous aucun pré~ classe marche bien sans ~'~t pre'~q~e t~possibla qu'une q ~ e maJir~ s Impose les cor~ rections. Pour vou; en n'apportent pas beaucou convamc~e, ex~mmez si les élèves que vous faites faire so~s p!us d attentw? aux compositions os yeux, qu aux devoirs ordi~ naires qu'ils font en cl un mot des immenses :!~~t~~es chez eux ? Disons encore de la classe entrain~ après elie. que la bonne préparation Uo maitre zélé qui prép h b. se perfectionne l~i m · are a ltuellement bien sa classe études et ries reûb~/~! pa~ ce travail, il s'impose de; lui donneut de l'as· qUI étendent ses connaissances, prend à manier sa ~~~~a~~e ~ans son enseignement i il ap. aisance, les élevas admTre~t V '; ·~a~le avec correction et prime ainsi que son savoir .a ac.I tle avec laquelle il s'expleine et entière et profite' tllsd lut aceordent leur confiance ' n e sa lonaue expé · Tout tâtonnement di . e rtence. nos écoles sont mieuxsp:~att d~ la classe •. !es six moi-; de plus de eonnaissances av ployes, et les eleves acquièrent ec une meilleure éducation ; car une année passée d fitable que plusieu~~s aunnneé bon~e éeole, leur est plus proun ~aitre maladroit ou né~~gen:ns une autl·e dirigée par Dtsons encore un mot des perfectionner. moyens à employer pour se Le premier et peut-être le l , ffi , préparation journalière de s u~ e caca, c est la bonne un autre article c'est a c. asse; nous en parlons dans étendre davantage auJ·o~~~;bqu.oL nous ne. voulons pas nous U u1 sur ee sujet. n autre moyen de perfe t' ".'est la lecture attentive . c wnnem.ent pour l'instituteur , avec annotatwn, de quelques bons

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livres, lecture qui lui ouvre de nouveaux horizons, qui étend et augmente ses idées et lui donne une ioule de connaissances. Quelques bons livres seront ses compagnons ordinaires et les meilleurs amis et conseillers qu'il puisse trouver, comme aussi les plus honnêtes passe-temps surtout dans les villages alpestres, où le régent se voit sou vent très isolé. Sous la direetion d'un maître zèlé et actif, les élèves i:ontractent de meilleures habitudes: ils aiment l'ordre, de· viennent plus attentifs, plus posés, l'obéissance leur coûte moins, ils s'appliquent mieux, parce que, comprenant la nécessité du travail, ils l'aiment, les progrès qu'ils font les réjouissent, et leur ouvrent des horizons nouveaux qui les attirent; en un mot ils reçoivent une éducation précieuse qui leur sera utile toute leur vie. Quel immense avantage pour une localité dont la classe est confiée à un maître intelligent et dévoué qui sait se donner tout entier à ses élèves 1 Il semble que les municipalités ne devraient reculer devant aucun sacrifice, pour conserver ou attiror de pareils maîtres; heureusement les instituteurs de cette trempe ne sont par encore rares chez nous; souvent, avec une légère augmentation d'une cinquantaine de fraues, les communes pourraient choisir entre plusieurs.

Perfectionnement des instituteurs valaisans {Fin}

11 fait .bien également, pour conserver la fraîcheur et la facilité de sa mémoire, d'apprendre tous les jours par cœur soit une fable, soit quelques belles poésies, ou quelque alinéa de prose; car il importe beaucoup à un insti~ tuteur d'avoir une mémoire fraîche et fidèle, afin d'avoir sans eesse présentes les matières de so n enseignement. Pour se perfectionner toujours davantage dans l'art d'en~ saigner, l'abonnement à une publication pédagogique avec l'aequisition de quelques bons livre3 qui traitent de l'enseignement primaire, devient, sans contredit, une nécessité


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~our 1'instituteu1·. Qu'il

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• . . 1une ou de l'autre clas~ Jo~gne pal ct par la la visite de richir de leur expérience ~ e ses c?llég~es, .afin de s'en souvent à visiter sa ela dQue ce meme mshtuteur invite l'art d'enseigner . qu'il sse es personnes compétentes dans observations qu'~lles poe:r ac~e~te_ d;. bon cœur toutes les bon_ usage: voilà autant r%,n aire, et qu'il en fasse habile dans sa vocation. exce ents moyens de devenir Qu'il essaie aussi d'écrire feuille pédagogique du V 1 . fuelques ~rticles; la petite occasion pour étaler sa ~ aJs, Ecole _Prtmazre, lui donne Jontiers de ses observati6n~s~, se~ coll~gues_ profiteront voses aperçus nouveaux s·1 1 ouc ~nt l ensmgnement et de me.~ t ' I·1 pourra faire· part e · sucees favorise so n enseigne· . gu Il suit, des procédés qu'fi ses t~llegues des_ mér.hodes fins; par ce moyen tout l emp Ole pour am ver à ses travail et de son expér' e canton pourra profiter de sou L'' tence. Instituteur trouve un t connaissances et partant re bon _moyen d'étendre ses saignement c'est l' , . t ~e .Perfectionner dans son ena~sis ance assidue au t. . ' gogiques. soit particulières soit (]. . 1 x c?n erence~ pédaleur traite le sujet don . .~tnera es. SI chaque mstitufruit de ses recherches n~~l s J. y apporte ses réflexions du sujet traité par ses ~ol~~ uSUit ~!ec ~ttention la lectur~ ~olls donnés par MM 1 g es, s Il ~1end note des con1 cl 'étendre le cercle de. es nspec_teurs, Il ne manquera pas ses connaissances.

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Les écoles primaires américaines 11 " Les. en t'ants américaius travaiJJ et de toute leur volonté . '1 ent, eux, _de tout leur cœur quel est leur iutére~t ~e' .simùp ement par rmson' démêlant vite · " 1en ant1 compte que 1es connaissances acq uises leur seront ' une v· 1 1 arme re plus p 1. f Je e arge chemin qu'ils ?U se rayer dans la , 1 par_ cet i_nstinct de race cevet:.r~ s ou~nr, e~ soutenus enfin natwn, tune is money p ncipe qm a fait la force de la part il faut Je perrlre .. et Uisque le temps est de l'argent nulle ' puisque, pendant des années, leur

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aut, dans leur intérêt, apprendre les notions de diverses sciences, ils apprennent avec l'énergie, l'acharnement qu'ils mettent à toutes leurs actions. ., Aussi bien dans les écoles primaires que dans les écoles supérieures ou même à l'art. Institute (l'école des Beaux-Arts de Chicago), aucune minute n'est dérobée à l'étude. Sans surveillance, livrés à eux-mêmes, tous les élèves besognent aussi attentivement que si une demi douzaine de maîtres d'études passaient et repassaient derrière leur dos. Point de plaisanteries _plus ou moins spirituelles, de farces subrepticement perpétrées, et incitant à la flânerie, à la dissipation, au désordre. Une discipline parfaite obtenue sans aucun moyen disciplinaire et uniquement due au bon vouloir des élèves, à leur désir de contenter le maître et de profiter de son enseignement dans toute la mesure du possible. L'école n'est donc ni pour le professeur ni pour l'élève le lieu de tourments, la géhenne qu'elle devient souvent chez nous. L'enfant la fréquente de lui-même et s'y plaît si bien qne les absences, à moins de cas graves, sont extrêmement rares. J'ai vu des enfants pleurer à l'idée de manquer l'école et préférer la classe à une partie de plaisir . ., L'enseignement comprend dans les écoles primaires l'étude de la langue anglaise, l'orthographe, le calcul, la géographie, l'histoire etc., bref, le programme ou à peu près de nos écoles. Mais cet enseignement est surtout oral, et les résultats obtenus sont excellents. Dans le cours élémentaire, on se consacre surtout à la lecture, à l'écriture, et ces leçons sont l'objet de la _part du professeur de soins infinis. Nulle part on ne voit procéder avec plus d'attention minutieuse et de patience. L'accentuation des mots, la ponctuation sont, dès le début, rigo ureusement observées. Dans tous les cours, élémentaires et autres, l'histoire est également parfaitement enseignée, et tous les Américains, quoique n'ayant uniquement fréquenté, pour la plupart que les écoles primaires, connaissent à fond leur histoire nationale. Il est vrai qu'elle est moins longue que la nôtre. <t A l'histoire se rattache un enseignement spécial que je _prise énormément, car il me paraît à tous les points de vue bon et profitable. C'est la narration orale, exercice excellent dans lequel la correction du langage, les qualités du style se doivent mêler à l'exactitude des faits. ., Une fois par semaine, et cela dès les plus petites classes


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ch~que élève doit_ préparer une sorte de petit discours sur un S~Jet _de son choiX, mais traitant généralement d'un é isode h1stonque, ou une_ anecdote prise dans la vie d'un p rand

~omme. Durant tout le temps de ce speech l'élève n'est ~o·1 t .

mt~rrompu par le maître, qui Je laisse aller à sa uise et ~ récit achev~, relève seulement les fautes de langag~ et ~ut;ese ~. Dans 1 une des classes élémentaires; j'entendis ainsi u~ ~ti~_garçon de _sept ans narrer une historiette de l'enfance de as mgton e~ Je ne pouvais me lasser d'admirer l'aisance avec ]~queUe ll ~·exprimait, sans emphase ni prétention avec une gra~e e~f~ntme, u~e simplicité, un naturel qui dondait un charme mfim .a ce récit, assez insignifiant en somme dans Je f~nd. ~uand vanta toutes les qualités de son héros on eût dit ~u Il parlait de_ quelqu'un de sa famille, tant il ' mettait ~e ~mcère enthousi_asme. Cette admiration profonde, c~te fierté en euls h?m~es 11lu~tres, est d'ailleurs commune à tous les pe l s méncams, et Je n'ai jamais entendu un de nos enfants de ~rance parl~r _de nos héros avec le feu, l'orgueil qui a~iment ~n ~un~f\méncam quand il vous entretient de Washington ,. e ran m ou de toute autre de leurs gloires ~ Cette habitude de la parole donnée aux enf~nts est certes ~~ det~ plus e~~el~ents et des plus enviables résultats de cette . uca ton amencame, dont Je but est toujours d'armer t~quement les êtres pour le struggle (or life. Entraînés pr:; ~ exempl~i fille~ et garçons s'acquittent fort bien de cette tâc1e ~ns qu I y. ait b~som ~e leur ~rra cher les mots, sans ânonne~ Dl bégayer, lis_arnvent a pouvoir exprimer hautement 1. ment facilement 1 é , . . ,, c aire' eur pens e, ce a quo1 parviennent si difficilement chez nous, non pas seulement les enfants mais des adultes, ~es _hommes. La timidité, la gêne prod~ite ar le ~n~n 1_ue ~habitude _et qui paralysent parfois les gens le~ plus m e Ig~n s quand Ils sont obligés de parler en ublic t chos~~ mconnues aux Américains, grâce à ce mode a'édu~at~~~ :t, J.;ls ~ e sont pas en général des savants, des lettrés de; ru I s, l s sont presque toujours des orateurs. '

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Société valaisanne d'éducation ...

Déunlon •énérale du 30 a-vril 1895 • 81oa

(Corresp./- La ville de Sion a donc vu mardi la XII• é .0 0 générale de la Société des Jnstttuteurs valaisans ui r 0 ~~ . plus été aFsemblée dans la capitale depuis 1883. la réuni~~·

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de 18~5, comme sa d'3vancière, laissera à tous les JUtrticipants le meilleur souvenir, car, favorisée par un temps splenilide et une réception généreuse et empressée, elle fut de tout point réussie. Nos braves instituteur,., auxquels s'étaient joints un r.Prtain nombre de membres honoraires, après être descendus du train, se rendirent, musique en têtE', à l'église du collége où, suivant le · programmA, devait être célébré un office funèbre pour le repos de l'âme des sociétaires défunts. Après la cérémonie, toute l'assistance prit place au théâtre c ù devait se tenir la séance. Celle-ci s'ouvrit par un fort beau discours de bienvenue prononcé au nom de la ville et du district par M. le Préfet et Conseiller national Kuntschen. L'orateur s'est déclaré heureux et fier de pouvoir saluer le corps enseignant primaire, ces braves et modestes pionniers du progrès auxquels nous confions l'éducation et l'instruction de ce que nous avons de plus cher: not re jeunesse. Il a été particulièrement bien inspiré et applaudi lor~que, touchant au programme de la séance, il a déclaré que les pouvoirs publics auront à s'occuper dans le plus bref délai de la revision de la loi eco· laire et de l'amélioration de la position matérielle de nos instituteur!'. Des acclamations enthousiastes ont salué cette déclaration du haut et sympathique magistrat. Après ce discour!>, M. Je Chan. Burnier, président de la Société valaisanne d'éducation, a remercié en terml:!s bien sentis les autorités et la population sédunoises pour leur aimable accueil et leur généreuse hospitalité, qui s'affhmaient une fois de plus en ce jour d'une manière éclatante. Puis, s'E-mparan t de la devise de la Société Religion, science, dévoûment, il l'a commentée de la manière la plus intéressante et la plus heureuse. Aussi Pon allocution fut· elle très gNllée. La séance, déclarée ensuite ouverte, débuta par la lecture du l'" rapport à l'ordre du jour. Il traitait, on Je sait, un sujet d'une importance et d'une actualité toute particulière : la revision de la loi scolaire actuelle, qui date de plus de 20 ans, et dont diverses dil"positions doivent être modifiées pour tenir compte des besoins que l'expérience a révélés. L'auteur du mémoire sur cette question, M. Symphorien Maytaio, inst. à Nendaz, s'inspirant des conseils et des idées émis dans leurs travaux ou dans les conférences par des bommes d'école compétents et des collègues, a donné lecture d'une étude consciencieusement et iotelligemmen~ faitP, qai a prouvé que son auteur avait bien étudié son sujet et envisagé sous toutes ses face!:'. Lea conclusions de son rapport, ayant été imprimées eL mises à la disposil:on de l'auditoire,


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le débat sur ce thème a u 1 et ~oncr~tes, sans s'égarfr J~~serd~ur g .es pr~positions fermes rallons Olseuses ou étrange' à s JgressiOns eL considéL d. . res son objet d ' a lSCUSSIOn qui surgit aut car elle absorba à e'le seule our e ce tractanda fut longue d'assistants y prire~t part pres.qre toute la séance. Beaucoup passage MM. Roten, ch~l~~mbé e!~uels nous av,ons noté au publique, Hopfaer, diJ acteur de J1ement de 1 lnstrnction specteur scolaire Stock'll er , co e normale, Lamon, inprofesseur, et di;ers instilute~:/~YJII~t, rév. chanoines, Allet, de ce~te relation de publier ou . d' n e.ntre pas dans le cadre devrait faire l'objet d'un aut ~sqtsser ce débat, - que démesurément ce com te-rend~e ar IC e pour ne pas allonger autre à la mention dup 2me , - au~sl passerons-nous sans l'enseignement du style ~af6ort, qm, celui-là, traitant de le prévoir et ainsi que 'nou! lee~r~ul'l.ement, comme il fallait ce s~jet nt. fut pas, faute de tem a~ssiOns entendre ~lus haut, de 1. être. Il ne put en effet êlr pd ab~r~é comme Il méitait closiOns. Espérons' que CA t~ava~ onn. eclut·e que desrconde la publicité dans I'Ecol .a ur~ egalement les honneurs ~ans la prochaine réunion ga!lrfmatre ou de la discussion taer, de Savièse (actuellement i;~i~~t~on adutel~ér, M. Jos. Héri_ ur e cole catholique d e .Bex), ayant fait nous était appelé à traite~ un tr:~~~fe dt-on, 1 sur le thème qu'il genre à celui présenté par son collèe va eur égale dans son Il est donc tard, si bien u'il gue. de lever la séance, que le te~ ., dne dreste au Comité, avant ptes et de ses propositi p e onner lecture des corn1 assemblée générale. c·~~: concernant ~ lieu. d~ _la prochaine mante cité, qui a été choisi~onth~y, 1 h~spltahere et char.Le. Comité pour la période s:u{sga5 9ré7Unlon de 18~7. slltue : se trouve a1nsi con-

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les accords de la Sédunoise et du chant alternant barmoni· eusement avec les productions oratoires, exécutées sous l'impulsion de M. Louis Allet, major de table. Tous les orattaurs ont éLé bien inspirés et vigoureusement applaudis. Anssi, voudrions-nous être en mesure de présenter au moins les principaux. Mais la place et le temps nous manquant, force nous est de les énumérer seulement : M. le Chan. Burnier a porté le toast à la Pa\rie, M. P.-L. Délez, instit., au Conseil d'Etat. M. Roten, président, a répondu au nom de ce corps. }1. l'avocat Chappaz a salué le V. Clergé. Réponse par M. Julier, chancelier épiscopal. Ont encore parlé MM. ReyMermet, M. Cornut, J. Métrailler, P. Curdy, R. Bochatay, instituteurs, auxquels ont répondu selon le toast porté MM. Gauye et Gross, inspecteurs, Delaloye, curé, Planchamp, etc. La tête Mant terminée, tout le monde de lever la séance et de s'apprêter à rentrer dans ses foyers en remportant de la réunion de Sion le meilleur souvenir. Un participant.

Echo des conférences

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.clusions: l o L'enseignement oral est d'une importance capitale. Mais pour qu'il soit utile il faut: a) une préparation sérieuse ùe la classe; b) un langage à la portée des élèves ; c) un enseignement adapté à la force de la classe, etc.

BenJ. J;loten, à Savièse, caissier. Marcello Cornot, à Vouvry, secrétaire.

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St-1\laurice-Monthey. - Le 18 Avril avait lieu à Vouvry, sous la présidence de M. Burnier, inspecteur, la conférence annuelle des instituteurs de ces deux districts. L'assemblée était honorée de la présence de MM. Lamon, inspecteur scolaire, les directeurs des Frères de Monthey et de Martigny, le curé de Fins-Hauts, le curé et le vicaire de Youvry, et de M.M. Emile Carranx et Victor Cornut, membres de la commission scolaire. A 9 b., la séance est ouverte par une courte prière pour implorer les bénédictions du Ciel sur les travaux de la journée. Puis M. l'Inspecteur nous souhaite la bienvenue. On procède ensuite à la lecture du protocole, qui est approuvé, et à la nomination du bureau. M. Felley, inst., à Vérossaz, est nommé vice-président et le soussigné secrétaire. Trois favorisés du sort sont appelés à lire leurs travaux qui sont complétés par la discussion. Voici les principales con-

~- le R_év. Chan. Burnier, président. c

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Versprécédé~ 1 h l'assistanr.e * en cortège et, de nouveau de la Séduse re orme gr!'cieusement mis à diapo~~~~~ se re~d Dau souvel arsenal, tatre cantonal en vue d . par e épartement mili{ourchettes. C'est là qu•!n s~~~~ det place d'exercices... pour q!lant à la place il y en avait d es :nstallé le réfectoire et, vaves prés~nts. Très bien .e res e malgré les 200 cons'était déjà distingué comme par 1M. Alfred Luy, - qui des Etudiants suisses à Sioo ' eurb ors de la récente fête ' , - 1e anquet fut gai et animé,


170 2o Le livre est un aide précieux autant qu'indispensable

pour le maître et pour l'élève. L'élève apprend plus vite une leçon dans un livre que par l'enseignement oral. Il est surtout nécessaire pour les devoirs écrits.

II faut donc employer, avec raison, le livre et l'enseignemènt oral pour faire progresser une classe. La discussion s'ouvre ensuite sur d'autres sujets à l'ordre du jour. Enfin M. Lamon nous expose les notes obtenues par les recrues des deux districts et nous montre le travail et les progrès que nous devons faire encore. L'heure s'avance, la séance est levée .. Tout le monde se dirige du côté de l'hôtel où nous attendait un excellent dîner, arrosé par le vin d'honneur offert par M. le président Pignat et par la commune de Vo uvry. Les toasts se sont succédé nombreux sous l 'habile direction de notre major de table, M. Pierre Curdy. Mais Je temps passe vite dans nos conférences, il faut se dhiger du côté de la gare o.ù on se sépare gais et contents en se disant: « Vive Vouvry; au revoir à Vérossaz ~-

L. E. Cont.hey• .:.__ Le jeudi, 18 avril, les instituteurs de ce district Yenant ùe la rive gauche du R.hône gravissaient allègrement le rapide et tortueux chemin qui conduit de Ja plaine à 'Basse-Nendaz. Ils s'y rrn<laient à leur conférence annuelle qui cette année avait lieu dans cette localit~. A 9 % b. la séance s'ouvre; elle était présidée. par M. Gauye Rd. curé de Nendaz et inspecteur scolaire. Après le discours d'ouverture, M. l'Inspecteur souhaite en termes sympathiques et chaleureux, la bienvenue à M:\f. Hopfner, direc- · teur, De1aloye, curé doyen à Ardon, Hammer, curé à Cbamoson, membres honoraires, et aux délégués de la municipalité de Nendaz. 22 instituteurs sont présents, 5 ayant été empêchés d'arririver, pour cause majeure.

La parole est donnée au secrétaire pour Je compte rendu de la conférence de 1894 à Plan-Conthey, ainsi que pour résumer les travaux faits par les instituteurs sur le sujet traité l'année dernière, concernant Ja revision de notre loi scolaire. Ce dernier compte-rendu donna lieu à une assez longue discussion dont firent les frais les articles ayant trait aux traitements des instituteurs, à leur logement et aux commissions scolaires.

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On passe à la nomination du comité qui est confirmé à main levée. . le sort donnent lecture de Cinq instituteurs dés1gndés par . nement oral à l'école pricomposition parlant e 1 enseJg 1 eur · o tance maire et de S?n I':fiP r t '·nstructive suit cette lecture. Une discussiOn mtére.ssan ~ I_ dées émises dans les cornli est superflu de mentiOnnet l!~r~ conclusions sont à peu positions lues attendull que portées dans les comptes rendus près l_es !flêmes que ~e es ra~e Sion. Quelques membres ont des distncts de Martigny et t" n de l'enseignement oral beaucoup insisté sur la prépa.r~:oble aux élèves que lorsque '~e la leçon qu'il se propose qui ne devient attrayant_ et le maître connaît très bien m-me

t?

ro

de donner. . . f · e place à un exposé de La discussi?n se termme P?U:é :~~ant beaucoup, nous donstatistique qm, ~outé;~ h~ous ~~u; avons devant les ~eux les ne cependant a r c Ir. os recrues au dermer exanotes obtenu~s par chacune o~~ ~eurs cotés faibles : style et men pédagogtque; nous. vo~ ·rn ito able en ce moment, toulecture. M. Hopfner, qm e~ . l pu/ entravent notre . avanceche du doigt tou~es les! Pt~:se~ certaines susceptibilités. II ment et cela au nsqu~ <~ ~~~~ et sages leçons, et nous ennous donne en outre e o. , es au compte rendu de la lecgaae à mieux exercer _nos delev. : es valaisannes la cause de tu~e qui est pour bten es tecm h

p~ur

~~:~ne ~~

leur ' mauvaise note cet!: nous inspirait M. le . Les heures s'envolaient; II~~~~e\afsait oublier l'appétit. 'M. directeur dans son exp~sét "fé de nos estomacs, nous rapl'inspecteur, ayant ,sans ou_ e ~~;ait de sonner. Une prièr~ terpelle cependant qu une heure t , la cure pour contmuer . . ·ne la séance · le rendez-vous e~ ~ mt . ! d' . ·née SI bren remp1te. la seconde partie une JOUI d' offert par l'hospitalière Là, un abondant et excellen~ot~·~e~énéreux inspecteur, nous. commun~ de Nend!l~ et JarVétroz ~ommé major de table, et est servi. M: Udrr, JUgeh e Ka el~eister, dirigent avec b~~u­ Albert Duc mst. a C?nt ey, P t ·des chants qui ne s IDcoup d'entrain la séne des Lt?hasts ede la séparation arrive; t 'à 4 1/ h eure . éa terrompen qu 2t d;heure de Rabelais. Mats une agr tous attendent le quar . nous annonce que ce quart ble surprise nous atten~att : on ée Nous sûmes ensuite d'heure ne sonner~it. pomt ~~tt~ a~~ré · de Nendaz, prenant que le conseil mumcipal et . e


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en considération nos maigres traitements, avaient supporté les frais du banquet. A 5 h. nous nous séparons en nous écriant: Vive la commune hospitalière de Nendaz, vive notre sympathiG. J. que et dévoué Inspecteur.

Entremont. - Les instituteurs de ce district ont eu leur conférence annuelle le 24 Avril, à Bagnes, sous la présidence de M. l'Inspecteur Troillet. La réunion fut honorée par la présence de la commission scolaire de la dite commune et de M.M. Fournier, rév. curé et président de la commission scolaire de Vollèges; Joris, vicaire et président de la commission scolaire d'Orsières, de Stockalper, Studer et Rey, professeurs, etc. Notre surprise fut grande et notre regret plus grand encore de ne voir en cette occasion aucun représentant du Département au milieu de nous. 1 A 9 / 2 h., la séance fut ouverte par la prière d'usage; puis, M. Stockalper, vice-président de la conférence, souhaite la bienvenue et donne lecture du compte et des amendes rentrées. Suivit la lecture du procès-verbal de la réunion précédente, lecture qui fut approuv·ée. On procéda ensuite à la nomination des membres du bureau qui furent confirmés dans leurs fonctions, puis .MM. les instituteurs durent présenter leurs travaux ; une douzaine environ eurent les honneurs de la lecture. Une intéressante discussion s'en suivit et vint compléter les idées émises dans les travaux lus, dont voici les princip:lles conclusions : . 1° L'enseignement oral est indispensable, surtout pour les commençants; l'instituteur doit faire parler les enfants; les habituer à des réponses claires et correctes; ne pas tolérer qu'ils répondent seulement par un mot, mais bien par une proposition entière; une des principales causes que nos élèves ont tant de peine à s'exprimer de vive voix et par écrit, est peut-être Je manque des exercices oraux à l'école primaire. Dans l'enseignement oral, le maître doit toujours employer nn langage simple, mais correct, et éviter des expressions qui ne sont pas à la portée des enfants. 2° L'enseignement par le livre est aussi important et indispensable; le livre sert à guider le maître. Qui enseigne sans livre, enseigne sans méthode et risque de s'égarer. Le livre sert aussi à économiser le temps et à cultiver la mémoire chez les enfants; dans cet enseignement surtout le maître doit avoir bien préparé ses leçons ; en un mot, ces deux modes d'enseignement doivent se prêter un mutuel appui.

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. . fit l'él des compositions lues et nous montra M. Fourm~t . oge tt habitude de vouloir faire avancer }es inconvéments ~eù ce te· ne passez pas d'une leçon à une él · s trop rapt emen < • 'l les eve l ·é éde~te soit bien comprise, aJouta-t-l ; autre! essains que cexercices soient plutôt trop courts que que eçons

et r:s

troÛn~~~~~éressante

l'augmentat~o~ qd~!

discussion eut lieu sur d etAon11/en h. conc 0 traitements u personnel enseio-nement la uséance · l'Etat devait prendre la chose e_n ~ar~. 2 d e à l'hôtel l ée et M l'Inspecteur nous mvlta a nous ren r.

~~,.~;.. ?ü d~! ta~es,.dp1'!!:!'.~''':.~~;·~~,1"3.:·r~~~:~,. par .Après a pu re . h f d Dép de l'Instruction publique lesquelles ~Th:Df: Rotten, d~ ~'éco~e nm:male nous donnèrent les et Hopfner 1rec eur · ' d t à notre raisons po~r lesquelles ils n'avaient pu pren re par . modeste congrès. mmencement était Cette seconde partie du progr~mme, au co ét"t . mais ~Ile ne

sérieuse; ~hadcun ~~e~·c~:r~~s~a~~l~e:~:~~ :f~ha nt~ s'alternèr~nt tarda pasla evtemrd~n la . J·o~rné~ · :;\!embres honoraires et mpenrlant e 'res e . 1 stituteurs _prir~nt succes~vemen~~~ ~~~~e~: à la retraite. Après Enfin, o h. etant sonn es on . é de mains on se avoir échangé quelques fra~c~es· pm1~ Avril Puis' chacun 1

;g

Ç~~;~n:n s!: d~~~n;~~s~u ~~ev~~t~~et~~it de gard~{~. ~~I.,p~~~~~ux souvenir de cette JOUrnee . PARTIE PRATIQUE. Dictée sur le participe passe

·dïié ts temps des armées de Il est sorti des Gaules, e!l 1 r~~s Les un'es ont formé des cent et même de deux cent mtl~le ho: di;paru comme des torrents colonies permanentes, les a~ ~es o 'ils se sont creusé. Que de qui se perde~t dans les préClptces ~~es 1 à combien de malheurs peines n'est-li pas survenu à ces d v rs n'ont-elles pas éprouvé 1 n'ont-elles l?as ~té exposé 1 que de,er~ . ~as démenti; jamais ils n'on:t L'amitié qm exlste entre eux ne s s so rêter un mutuel appm, épargné leurs. peine~ ni leur b~urse P~~r plu~ d'une fois ils se so~t qui les a toujours tué ~es fm ar~~~ent affecté de la blessure qu a trouvé. Nous avons ~té ou oureu e lui encore, Jeux de mes pareçu votre frère. Moms heure~x qu meurtrière Les hommes sont renta ont succombé dans cette J.ohrnée t péché· Oh 1 combien je souvent puni par o';i ils ont mec. am~:~ens 1 c~mme leur fratcheur les ai trouvé change ces pauvres Jeun .,


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a disparu 1 comme leurs forc!!s ont diminué 1 comme leur uu:aKlna-4 tion même a baissé 1 que d~ changements cette cruelle maladie t-elle pas opéré sur eux en peu de temps 1

)~anale, .saper~u~a~~ lle:schambre~, des récipients quelconques con-

LA CHAMBRE A COUCHER (Leçon de choses) DJtes ce que vous save.z sw· l'hygiène de la chambre à COl'IC~I4!f' L'utilité de l'hygiène n'a pas besom d'être démontrée, a pour objet la conservation de la santé de l'homme. reusement résumé cette pensée en disant : l'hygiène préserve médecine. Il ne faut donc jamais perdre de vue les constituent cette modeste science, et notre attention plus particulièrement sur l'hygiène de la pièce où nous le plus longtemps dans la maison, c'est-à-dire la chambre à On choisira une chambre à larges ouvertures, exposée autant possible au midi ou à l'orient. Là, comme ailleurs, ce qu'il faut observer avant tout, c'est une propreté parfaite. L'ordre aidera puissamment à obtenir ce résultat pas de linges ou de vêtements tralnant sur les meubles, pas chaussures s'accumulant sur les étagères et dans les coins ; chaque chose ait une place désignée et soit toujours à sa place, le balai et le torchon pUissent passer partout et enlever plus petit grain de poussière sans la soulever en nuage. chambre eat carrelée, il faudra qu'elle soit lavée de temps à à l'eau chaude ; si elle a un plancher de bois blanc, on , ....,,,.u'~'~ j de préférence l'eau de savon ou de carbonate de soude, et on cera ensuite à l'eau claire ; enfin, si le parquet eet ciré, on usage de la cire et de la brosse. Les vitres devront être nettoyéu au moyen de blanc d'Espagne délayé. Sur les murs, la peinture à l'huile est bien préférable aux papien peints qui ne supportent pas le nettoyage et qui, en outre, peuveD& être vénéneux par eux·mêmes : ,es papiers verts, notamment, qui contiennent généralement d11 l'arsenic. Une autre condition essentielle de la bonne hygiène d'une chambee à coucher, c'est l'aération. Cette aération ne doit pas rH• borner à être générale et s'obtenir seulement par l'ouverture des fenètru; il faut la pratiquer tout particulièrement pour les objets de literie. Au réveil, il faut défaire le lit, retourner les matelas, et, si c'eat possible, exposer au soleil les draps, lei! couvertures, le11 oreillen. Le soleil est le grand ennemi des germes malsains, qui pullulent dans l'obscurité. Les rideaux, les tentures, les tapis devraient être bannis des cham· bres à coucher ; ils empêchent la circulation de l'air et de la lumière et deviennent fatalement des nids à poussière et partant à microbea. Il va sans dire que si l'on ne se résout pas à y renoncer, il faat au moins les enlever fréquemment avec précaution en évitant de faire voler la poussière dans la pièce, afin de les assainir par lavage ou l'exposition au soleil suivant les cas. Enfin il faut éviter avec le plus grand soin de garder dans chambres à coucher tout ce qui peut se comprendre sous la que générale • foyer d'infection •· La recommandation peut parattre

l

t certain par exemple, que l'on n'oubliera

pli facUemen '

t . non mais l'on gardera peut-être sans tenant des eaudx ;a:es, ~ir des piantes ou des tleurs. Or c'est, là une JDéftanca, pen an a n .' ar les unes et les autres, dans l obscu~tique fort da~gereuse 'ntcessaire à notre respiration comme à la iité, absorbe:dn!r~1!tf;:~égagent de l'acide carbo_nique, ce qui aO.éi\~

:;uu~l~:ent u~e~~~~~~in~~ela::fo~~a~~esfh!~: ~~ ~Îo:r:r~lus a~ u ears, les essen IJDoios vénéneuses.

~ ,, ~w ~~

YA 81i1Wiil8 CONSEILS AUX PETITS ENFANTS Petits enfants, venez e~ten~re Couplets Joyeux el fra1s nmés . Empressez-vous d~ les _apprendre Mes petits êtres b1en -a1més., Quand s'ouvrira votre pauplére, . Au bon Dieu donnez votre cœur • Faites bien vite; • A~ nom du Père, • Puis diteR à Notre-Seigneur; • Mon corps, mon âme, je vous donne, Mon cœur et tous ses batte~ents ; Que ma vie, ô mon Dieu, soil b~nne, Ou que je meure avant le temps , Le Bénédicité, les grâces! Petits enfants, vous les direz ; Le bon Dieu doublera ses gràces ; Du pain, toujours vous en aurez. Tous les oiseaux en leur ra~age Disent merci pour presque nen, Pour un grain d'avoine sauvag~, Pour un seul grain, entendez blen. Quand le corbeau près de l'étable, Croassera son vilain chant, . Vous vous souviendrez que le diable Est aussi noir, aussi méchant. Quant vous verrez, prés de la grange, Une colombe au vol tremblant, Songez aussi que votre ~on ange Est aussi doux, est aussi blanc. Pensez que Dieu sur ~ous re,pose Son regard et vous fa1t fleuru, Comme le soleil voit ~a rose Et l'invite à s' épanomr. Ayez bonne et douce mani~re Avec tous ceux de votre tolt ;


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Appelez-les ma eœur, mon frère, D1tes leur vous, et jamais toi. A gens d'église ou de noblesse Portez toujours respect trés gr~nd · Répondez avec gentillesse; ' Gardez pour vous le dernier rang. A ~a Fête-Dieu, le~ plus sages, Qu on aura vus pner le mieux Jetteront des Heu~s, doux prés~ges Des fleurs qu 1Is Jetteront aux cieux. Le. soir, à l'heure où tout sommeille, Fa1t~>s la prière à genoux, Pour qu'un ange du bon Dieu veille Jusqu'à l'aurore auprès de vous.

P. F.

Lecture : Morceaux donnés dans les ~> xaruP.o-. fit Ruj ... ts divers ; lA tout précMé de directions et r.nn~~'>JIR. Arithmétique: a) Calcul écr1t ~~ cal11ul oral : problèm~'>s donnés dans les examens, publi~s avPc ROlllllODs raisonnées. - b) ProblèmPs div .. rR, donnés IIU'-Si · aVPC solutions. Composition: a) Ré lactioo de sujets . d'examens. - b) Ré•lactJOns de Ruj uts div>~r~. c) Su-• jets indiqués. Civisme: a) Hi s~01re. - b) Géographie.c) Instruction civique. Le programme fédéral dtiS examens d>~ re4fues est ainsi exactement suivi. Quelques chants patriotiques terminent le volume. Prix : 1 fr. 50. - A la librairi~ F · Payot. 1\ Lausaooe.

Compte de men~i~ier: -

Un charpentier-menuisier de village a présenté à la Mumcipahté locale la note ci-après dont la rédaction est amusante : En bas à la cave 15 jui~, 1 pair plot -pour le vin du tonneau au régent 1.50 Un guichet pour voir clair · 70 Un tablat pour les fruits en. s~pi~ ~ ~ ~ · · · · 80 2 marches pour monter en haut . . . . 2.00 A Ja salle d'école. 18 juin. _1 pupitre pour le ma1tre en sapin 6.• r_ebl~nchi la planche noire . . . . . . 1 .• h~ne pour I_a musique en rouge . . . . 1. • fait une pehte fenêtre pour ouvrir 1.50 50 carrés d'école à 2 bouts . . · · · 3.20 1 bbo~s t:n triangle pour mettre le~ g~u~u~ d~s ·enfan.ts · e~ ms dur. . . 30 26 jui~. En haut à .l'é.tage · · · · · · · · R_épare toutes les jaloueies au régent . . . . . . . demonter et remonter une partie du plancher par terre et 5 ' • placer des planches . . . . 7 Un tab_ouret pour le régent qui tourne, don~e~u · a~ec' 1~ · • syndic . . . . 4 . • 3 vitres en vene · · · · · · · · ' · · · · · 1.50 2~ juin au l!léme ·ét~ge: · · · · · · · · · · fait un escalier en trois marches pour monter chez la régente 4.• b o~~her la fente à la porte . . . . . . . 50 1 ~I~ge ~euf au cabinet et un tablat déhors . .• ~ JUlD. reparé _les boitons pour le régent . . · · · · · 34.• 1dem le poulailler pour Ja maîtresse · · · · · ' 1.50 réparer que_Jques petites choses que le 'se~rétai~e ~·~ d.it · 1.50 un dégoutou . . . . . . . . . · 1 Total fr. 56.70 0

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Leuzinaer Marguerite, de Sion. Luyet Rose, de Savièse. Pottier Irma, de Monthey. Vallet Berthe, de Martigny-Vtlle. 5 élèves, qui n'ont pu être brevetées, devront suivre le prochain cours de répétition qui s'ouvre le 2 sept. prochain pour les institutrices de langue française. Le même jour s'ouvrira la cours ordinaire pour les élèves-institutrices admises en 2m• année et pour les élèves-instituteurs (1.. et 2m• division).

Bl'ewet• dèflnUlf8

ELÉ~ENTS D'ARITHMÉTIQUE

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AL USAGE DES ÉCOLE8 PRni AIRES

ar un professeur de l école normale de s· C t i vol. cart. .2"'• éd"1t"ton, revue et augmentée ton e ouvrage comprend • la t••, théorique et ornée rle figures, la 2- d e~x partt~s: exercices et problèmes, x~attqu~ qui compt~ plus de 2000 1~ plupart des sujets d~nné:~: de ceux-ci, l'on trouve C est un~ amélioration sensibrs es e~a~~ns des recrues. Voici sur ce classi ue (très e su~ 1édttton précédenre. valaisan et accueilliqégalem arprécté du corps enseignant écoles d'autres cantoPs) an' avec faveur dans diverses émise par un inspecteur Pc:f~fr a~t[es appréciatio~s. celle • Le• d~lloiUoo• lho!orl ranger au Valats: •e nombre aolllllot et réelle:.0 e1 soot aimples et préclseo. Leoprobl&mes • cbé, 11 reUore ~~ d'un booe;!l)~ra:••c:e•· L'ouvraKe a eo outre lemértte"~~ ~-:lb, en Voici l.'autre ju e mp.n:ssloo plalt par aea Jolis caractères. ~ mar• Aux bommes d'koleg:::ntb qut concorde avee le précédent. eompl•te tbc!orle, re~rocbent l 1certain• recueil• l'ab plet.. . Jedelarde d' l'ouvrage orrr:mooreut-~1 esp.,.., lhéor~qoe clair ob aeoce escelleot cours d'a~~h':,.'étT.;: ·~~.our:~ rnaouello convictio~ 110~~~: ~u:J•::::nt com• sradde dea problemes. • . PV• cte.aurtout le srand nombre et la pro,retli!:S~,:: Les Solutions cot\tent. fr t 50 ralsoaores p • qut.. se vendAnt séparément raient êtr~ f~its · ell~~r n!•réva~tr les abus qui flD po 11 r-' Anseigoant. Ell~s ne co /on vendueR qu'au personnel texte des problèmes. n tennent pas la donnéA, soit le

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ït

A la suite d'examens satisfaisants subis lors de la c1Mure du dernier cours de répétition, et de bons rapports sur la marche des écoles par eux jusqu'ici dirigées, MM- les instituteurs ci-après nommés out reçu le brevet définitif délivré par le Conseil d'Etat. MM. Claivaz Henri, de Salvan. Devantéry Emile, de GrOne. Luisier Jules, de Leytron. Maillard Cyrille, d'Orsières. Maytain Jean, de Nendaz. Michelet Barthélemy, de Nendaz. Schurmann Emile, des Evouettes. Le brevet temporaire a en outre été renouvelé à trois instituteurs qui, tout en ayant d'ailleurs de bons étals de service, n'ont pas subi leurs examens d'une manière assez satisfaisante pour obtenir le diplôme définitif. Nècl'oloate. - Vers le 15 avril dernier, un jeune instituteur d'Evolène. M. Ant. Gaspoz, se rendait l Zurich, avec un certain nombre de camarades, pour y suivre un cours spécialement organisé pour perfectionner les maîtres d'école dans l'enseignement de la gymnastique. Mais, atteint d'une pneumonie peu de jours avant de rentrer en Valais, il a été rapidement enlevé à sa famille el à l'enseignement le t•• mai, à l'âge de 23 ans seulement, mourant ainsi loin des siens, dans un hopitai de Zurich, mais muni des secours de la religion. M. Gaspoz avait débuté dans l'enseignement à St-Jean (Anniviers) il y a deux ans, cela avec zèle et succès. Aussi devait-il retourner à ce poste. Sa famille et l'Etat, qui ont fait des sacrifices pour son instruction et sa formation, regrettent d'aulant plus cette fin prématurée.

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NOTRE-DAME DE VALERE (Suite.) Valère appartient au Chapitre de Sion qui en était déjà en possession au XII• Aiècle. On ignore la date à laquelle ce sanctuaire dut être dépouillé du rôle de cathédrale au profit de Notre-Dame du Glarier, autre temple posté dans la plaine sur Ja rive droite de la Sionne et dont il ne reste de véritablement antique que le haut et monumental clocher de style roman (~poque carlovingienne). Le Chapitre y avait l'omnimode et le droit d'asile ; Valère était un vrai château-fort avec son châtelain qui était un chanoine, - ses remparts, ses tours munies de balistes, catapultes et autres engins de l'attirail guerrier du moyen-âge. L'étranger ne pouvait obtenir l'entrée de la première enceinte eans l'autorisation du châtelain et, si cette autorisation était sollicitée de nuit, elle devait être corfirmée par l'assentiment des chanoines ; en Elntranl, il devait déposer ses armes entre les mains des 'gardiens de la première porte. Pour atteindre la plate-forme supérieure il restait encore à franchir deux nouvelles enceintes, de quoi rappeler l'Ecbatane de Déjocès. On observe encore, auprès de l'escalier de l'église, la vaste citerne chargée d'approvisionner d'eau la garnison et les nombreuses perRonnes qui pouvaien t se réfugierdans la citadelle; cette citerne a été réparée en 1888. Au nombre des uièges mémorables soutenus par ce château-fort, citons le plus célèbre, celui de 1352 par Amédée de Savoie, durant lequel 150 personnes de la ville y ll'Ouvèrent asile. L'évêque avait le droit de s'y retirer, mais à l'expresse condition de n'être pas accompagné par plus de deux de ses gens. Dans le roc, sous la sacristie, se trouvent les prisons juridictionnaires qui, dans des temps plus rapprochés de nous, servirent longtemps d'archives ; dans une pièce attenante au sanctuaire et qui aujourd'hui menace ruine, on peut encore examiner au milieu de débarras et de menus engins de défense (dont une catapulte), un moulin à bras et à vent


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utili~é au cours d_es sièges prolongés. Dans le chœur, on admue de mag01fiq~es stalles artistiquement sculptées représentant la Passtoo et divers sujets bibliques parmi lesquels la grappe du pays de Chaoaan - dont l'installation remonte au XVII• siècle. ' Lors de l'invasion franç•\ise, le Chapitre de Sion abandonna le séjour de Valère pour se rapprocher de la cath~dr_ale a_ctuell~, en. sorte que, depuis 1817, ce fut le sé~toatre d10césam qu1 occupa ce château et son église· pots e n 186~, ce séminaire s'étant, à son tour transféré dans la plaine, Sainte-Marie de Sion est dep~is restée veuve des chants religieux qui avaient fait retentir ses voûtes depuis une si longue série de siècles. Aujourd'~ui, Valère est plutôt un Musée qu'un sanct?aue, et c est, en effet, en un vrai Musée cantonal que lon se propose ~e le transformer dès que la restauration en sera accomphe, - restauration dont il y aurait crime de douter, car les édifices de ce caractère sont plus que rares. . Le Valais, où les curiosités archéologiques et histortques pullulent encore, en dépit de leur abandon et de la chasse que leur foot depuis une série d'années des cher~heurs mercantiles, disposerait ainsi d'un Musée spa~teu,x p~acé dans le. vrai et unique cadre qui ait le drott d abrtter ses glorteux trophées nationaux ses in- • nombrables curiosités ethnogrjhiques et histo~iques. (Extrail de la Patrie suisse. L. CoURTHION. Réd. - L'auteur de l'intéressante notice ci-dessus semble avoir oublié ou ignorer que l'église de Valère a eons~rvé son caractère religieux de sanctuaire. En effat, la samte messe s'y célèbre encore à des jours déterminés de l'année. Valère partage même, avec les sanctuaires d_e St-Mau~ice et Glis, le privilège d'être le but de pélertoages ,~at~onaux valaisans. Il ne faut pas non plus confondre 1 eghse avec le musée proprement dit, qui est complètement séparé. Les pouvoirs publics ont fait de grands sacrifices pour fonder ce musée et conserver Valère et ses ruines qui sont d'un si gran'd intérêt pour l'historien et le géologue.

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Les nids d'oiseaux

~e voudrais faire pour mes amis les oiseaux un bel a rttcle. J e le leur dois bien : ils viennt~nt à domicile me

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·d~nner des concerts gratuits et de toute beauté, ce qui ·fatt de moi leur obligé ; et, si par cas je ne leur rendais pas. pleine~ent justice, les pauvres petites bêtes de·vrateot subtr cette nouvelle humiliation sans pouvoir ré-pondre. Si vous voulez nous parlerons de leurs nids. Ils chantent trop bien pour qne nous puissions parler de leur chant comme il le f<~.udrait, et d' ailleurs cela ne leur serait d'aucune u tilité. Mais leurs nids sont plus à notre portée, et, comme ils vont prochainement se mettre eo train de les construire et de peupler nos campagnes ce sujet est tout à fait de saison. ' J'ai entendu dire que le directeur d'une école du dimanche, voulant faire remarquer à ses élèvas l'art infini ~vec. lequel las oiseaux construisent leurs nids, et leur msptrer pour ces grands artistes ua peu de respect, leur proposa de lutter d'adresse avec eux et de faire pour le dimanche suivant des nids qu'ils compareraient avec les leurs. Eh bie n, il paraît que la séance du dimanche suivant fut humiliante pour la nature humaine, .Il ne s'était pas trouvé dans toute l'école un seul petit garç?o assez intelligent, ni une seule petite fille assez adrotte pour faire une concurrence sérieuse aux oiseaux . Observez un nid de près et vous venez que l'oi11eau a déployé pour le faire un art consommé. Il est si exactement circulaire qu'il semble tracé au compas; il est formé de matériaux si proprement et si artistement arra~gés, la . couche est s~ moelllmse, le duvet si soyeux qu on devteot tout penstf. Le maçon le plus habile ne peut construire une maison sans équerre, sans fil à plomb, sans échafaudage, sans truelle; l'oiseau construit la sienne sans compas, sans main, rien qu'avec ses pattes, son bec, son corps et l'esprit que le Créateur lui a donrié. Songez aussi à tout ce que ce nid est pour lui : sa mai.son, celle de 11a famille. Et vous n'en doutez pas, chaque oiseau trouve son nid beau. Durant quelques semaines ce nid devient le centre d'une vie très mouvementée; ce qu' il s'y dépense d'activité et de tendresse c'est extraordinaire. Mille fois par jour le père et la mère vont chercher la becquée pour les petits. T antôt c'es~ un cri plaintif, tantôt c'est un cri joyeux qui y retenttt et les parents se dévouent ; ils se montrent assidus, infatigables. Pensez maintenant au tort qu'on fait à ces petites bêtes, en les persécutant, et à la grande douleur qu'elles

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doivent éprouver quand des petits garçons méchants ou espiègles viennent détruire leur demeure et emportent les petits. Le père et la mère voltigent, regardent, pleurent, les oisillons tremblent de peur ; la désolation règne dant~ toute la famille. Quand Jésus disait : c Regarde~ les oiseaux du ciel, • il ne voulait pas dire : en le faisant vous découvrirez leurs nids, puis vous prendrez la couvée, comme quelques enfants semblent avoir compris ;_ mais il voulait dire : vous verrez alors le soin que votre Père céleste prend de ces petites créatures. c Nevend-on pas deux passereaux pour un sou ! Cependant il n'en tombe pas un 1 terre sans la volonté de votre Père. • Si Dieu prend soin des oiseaux et a voulu faire d'eux l'orchestre de la création, ne contrarions pas ses plans et protégeons-les aussi. Ils nous dévoreront bien quelques décalitres d'orge et quelques paniers de fruits, mais qu'est-ce que cela, vu les nombreux insectes nuisibles qu'ils détruisent, la beauté de leur plumage, la richesse et la variété de leur chant, l'agilité et la s c. uplesse de leur vol 1 Vraiment, ils ne nous foot pas payer cher les plaisirs et les bienfaits qu'ils nous donnent. Th. Roux à Valeraigue. ------------·=~Q~~e>----------

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I,E RESPECT

Le respect est un sentiment délicat qu'on ne saurait cultiver avec trop de soins et entourer de trop de ménagements. A la fois affection, crainte, il naît dans une jeune âme sous la douce influence des caresses maternelles et de la tendre fermeté des parents. L'amour inspire 1 l'enfant la crainte d'offenser, at il obéit parce qu'il aime. Il sent au dessus de lui une autorité, mais u ne autorité à laquelle son cœur se donne. L'esclave qui obéit par la peur des coups n'a jamais connu le respect. Ce sentiment, qui a pour premier objet les parentE~, se développe avec l'âge et s'élève de la terre au ciel. Après Dieu, le premier objet de notre respect, ce sont nos parents. c Honore ton père et ta mère 1 • Quel est le fils qui ne reconnaît pas ce devoir sacré ! Ils sont heureusement rares dans nos pays ceux qui disent crftment: c Cela ne regarde pas mon père 1 • Mais combien.

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n'y a-t-il pas d'enfants qui, ~n pra~ique, imitent c.e malheureux jeune homme et qm se latssent a!.ler, !otn .des yeux de leurs parent8, à des faute~ qu lis ~ auratent jamais commi'les en leur présence! St le senttment du respect envers leurs parents était profondément g~avé dans les cœurs, que de paroles déshonnêt~s, que ~~x­ cuses ·mensongères seraient à jamais baumes du mtbeu de nous! On verrait les enfants chercher en toute chose à faire plaisir à leurs parents, et ils se sentiraient enc~.re plus obligés à leur obéir en leur absence que lorsqu lis sont sous leur11 yeux. Les maîlr es qui sont appelés à enseigner les enfants, ont aussi droit à leur déférence. Pour l'élève respect~~ux, un mot, un simple avertissement suffit, et les, puntttons deviennent ainsi inutiles. Les bons élèves d une ~cole auraient une grande infl~ence, s'ils ét~ient énergu~ues pour soutenir ce qui est b1en ; quand tls montreratent avec douceur mais en même temps avec force, leur désapprobatio~ d' un acte ou d'une p~role blâmables i quand ils opposeraient une ferme ré~tsta~ce 1 un entraînement fâcheux, qu~l bien ne feratent-tls pas à leurs condisciples prêts à commetLre une faute 1 Dans combien de cas ne les ramèneraient-ils. pas à la sagesse et au devoir 1 C'est ainsi qu'ils pourratent m~ntr~r. le re~­ pect qu'il9 ont pour leurs supérieurs et 1amttlé vrate -et ~incère qu'ils ressentent pour leurs camarades. Mais le sentiment du respe~t ne se .re!J~erme pas dans le cercle de la famille et de l,école ; 1~ s éte.nd ~ toute notre vie comme membre d une soc1été ; 11 s appelle alors Ue respect pour la loi 1 Socrate nous en danne l'exemple lorsque, condamné à mo~t, ii refu~e de profiter des moyens que lui offrent ses amts ~o~r s éch~pper ~e -sa prison et se soustraire à un arrêt InJUSte: 1autortté des lois lui parait trop sacrée pour la braver.• même dans ce cas extrême. Et., sans sortir de la Su1~se, on peut citer le trait de ces hommes de Schwytz qu.t, ayant ~té bannis de leur pays, voulure~t pourt~nt ventr à P<'~ secours quand le duc d'Autriche laUaquatt à Morgarten, mais pour ne pas enfreindre la .lof, ils se postèr~nt en deho~s du territoire de leur patr1e 1 Oa peut au~~~ rappeler l'ordre du jour donné à sa flotte par ltllustre amiral Nelson: c L'Angleterre aUend de chaque homme -qu'il fasse son devoir. • Ce sont là d~ nobles exemples de respect pour la loi et pour la patr1e. ,. De ces actes et de ces paroles héroï JUes, qu tl est

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utile de rappeler pour 1\lever les âmes et leur apprendrele dévouement l la patrie et au devoir, descendons à. des faits plus humbles de tous les jours, mais où semarque aussi le respect pour l'autorité des lois. Arrivés l l'âge d'hommes, nous devons tous obéir comme ci- · toyens aux lois de notre pays. Appelés au service militaire ou l telle autre fonction de l'Etat., nous devons montrer par notre conduite qu'il y a dans notre cœul" on respect qui est le fondement de tous les autres. Le respect d'une manière générale, devrait être inspiré· aux enfan1s dès leur jeune âge; il suffit, par exemple,. d'indiquer celui qu'on devrait avoir pour les objets con fiés l la foi publique, devoir souvent méconnu dans nos · pays. Pour en revenir à des idées plus générales, c'est une plainte presque universelle que le respect s'en va; que la jeunesse, en particuliM, en manque envers la filmille, envers les parents, dans l'école pour ses supérieurs ; on est souvent frappé d'une manière désagréable de son sans-gêne, de son défaut de simples égard!!. Quelles sont les causes de ce travers de nos jours ! La première, c'est l'amour de l'indépendance. On veut être son propre maitre, ne s'assujettir l aucune autorité, faire sa volonté sans se soucier de celle des autres. On croit être libre quand on secoue l'autorité de ses supé-rieurs, et l'on ne s'aperçllit pas que, le plus souventr on devient alors l'esclave de ses passions; on ne s'affran-· obit de la règle du devoir que pour prendre sur soi le joug bien plus pesant de ses propres désir!!. La seconde cause est l'amour des jouissances matérielles, le goût du plaisir, qui envahit de plus en plus toutes les classes de la société. Les moyens de dissipation se multiplient de jour en jour: on ne vit que pours'amuser. Les journaux sont remplis des annonces les plus séduisantes. Aujourd'hui un spectacle, demain un concert, une fête, un train de plaisir 1 Hélas! rien n'engourdit l'esprit et n'endort la conscience comme les. jouissances malél'ielles. Chacun, occupé de satisfaire ses appétits sensuels, se plonge dans son égoïsme, étouffe les sentiments de son cœur et ne pense plus aux autres,.. parcequ'il veut jouir. Ne songeant qu'a\ ce qui l'amuse, il craint tout ce qui le gêne et ne veut se déranger pour personne. Les simples. joies de la famille perdent leur attrait pour celui qui ne cherche que plaisir; en-fant, il court dans les lieux où l'attire sa friandise; jeu-

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ne homme, il cherche avec avidité des dissipations plus excitantes. Au milliau de tout cela, que llevieut le respect? Comment écouter les sages avu1 et se ranger aux répréhensions d'un père? comment se soumettre aux règles et à la discipline de l'école? comment respecter le sentiment du devoir? A torce de le sacrifi~r à tout propos, on n'en comprend plus la nécessité, et il faut souvAnt de sévères expériences pour être ramené à l'observation de cette règle si triviale, mais d'une éternelle et sainte vérité: le devoir avant le plaisir. Les parents ont évidemment le rôle important dans cette œuvre délicate, et nous désirons vivement qu'il3 ne manquent jamais à ce devoir qui leur incombe naturellement. Mais tous ceux qui, à quel titre que ceu soit, sont appelés à s'occuper de la jeunesse, doivent faire tous leurs efforts pour donner l'exemple du respect pour le devoir, pour la loi, en un mot pour tout ce qui est respectable.

Le Portrait d'Euphémie PROFILS VALAISANS Une jeune fille, sa chèvre et le biquet, je n'ai pas autre chose à vous présenter aujourd'hui. Ce ne sera rien si vous vouler. Mais un peintre y verrait un de ces sujets qu'on paie au poids de l'or. Certes, on peut bien affirmer aussi que l'idée ne serait jamais venue, à cette pastourelle en robe de milaine accroupis sur l'arête d'un repli, qu'olle était à croquer ou à peindre. Les yeux fixés machinalement sur le versant où la route d'Aoniviers déroule son long ruban poussiéreux, elle fait glisser lentement entre ses doigts les grains de son chapelet, car en ce beau dimanche de printemps que faire quand on est seule, sinon prier ? - Dans la semaine, le temps manque parfois pour accomplir cette, dévotion du Rosaire, ei chère aux femmes de la montagne. Seize ans peut-~tre, le visage d'un ovale parfait, des yeux de velours noir, le nE:z droit, la bouche candide et plus fraicbe qu'une rose de mai, l'Euphémie l Jérôme tl&t bien telle que je vous la montre, un type de beauté anniviarde. Le fichu rouge qui recouvre ses


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cheveux ne sert qu'A mieux faire ressortir le charme de ses traits. Nous sommes aux Aziettes, une clairière de peu d'étendue, entre les deux riches forêts que traverse le sootier de Vercorin à Pensee. D JUX chalets branlants, des racards comme on dit là-haut, - et d'3s sapins de large envergure se découpent nettement sur le ciel. Au bord du sentil'lr, un maigre tuyau de bois égrène dans uu bassin rustique un filet d'eau de source. Le paysage est bien découvert. Lt gorge d'Anniviera se déploie devant nous, haute, hérissée, fermée à son échancrure méridionale par le groupe éblouissant de la Grande Couronne, les belles cimes vêtues d'hermine que le glacier Durand pente sur dl3s névés. L'œil plonge dans la profondeur des ravins, sur les puissantes assises de cette nature tourmentée, convulsionnée, merveilleuse dans ses aspects. D3 noirs escadrons de sapins sortent de ses replis et s'élèvent jusqu'aux cieux. D3s ravins la déchi· rent, des dévaloirs y creusent leurs sillons. Ç \ et là, quelque sentier jeté en lacet du haut en bas dt3 la montagne, vient se perdre dans la forêt ou tomber sur un massif de chtlets d'un noir de charbon. Deux ou trois villages, quelques hameaux, les uos comme Chandolin, perdus sur des hauteurs sans arbres, les autres oicbés dans les ombrages ou appliqués coutre les pentes, émergent de ces solitudes alpestres comme les campements d'un peuple nomade dans la liberté du désert . Sous nos pieds, la Navizance qu'on ne voit pas mais qu'on entend, roule ses eaux bleuâtres avec un mugissement monotone. Sur notre versant, la solitude est absolue. Personne sur le sentier, personne au dehors à part la jeune anniviarde; et sauf quelques voix perdues ou des sons de clochettes qui viennent je ne sais d'où, tout est silencieux.

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Mais voici que la jeune fille relève la tète et prête l'oreille à un bruit cadencé de pas m.êlé à des voix mâles et allègres. De l'ombre verte de la forêt, embrumée de vapeurs chaudes, débouchaient deux jeunes gens .en costume d'alpinistes: feutre mou, complet de t01le b1~e bas de laine, souliers ferrés. Sur la blouse à larges phs, Je plaid en sautoir, et au bout d'une courroie une boite de botaniste en fer-blanc, peinte en vert. Tout en s'a- • vançant, ils levèrent les yeux ven la crête où, toujours son chapelet aux doigts, l'anniviarde les regardait ve-

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nir. Sal~an,t d'~ne joyeu~e exclam~tion le gracieux tableau qui s offrait à eux, Ils s'arrêterent simultanément • - Ravissant J dit l'un. - A croquer, fit l'autre. L13 sujet., ma foi en vaut bien la peine. - Comme ces deux chalets v'ermoulus et les sapins font bien dans le paysage 't La filllette et ses chèvres ont trouvé leur cadre... - Mais, voudra-t-elle 't - insinua celui qui avait parlé le premier. - Essayons, repartit l'autre d'un ton délibéré. J'espère qu'elle ne fera pas la bégueule.. .. Puis si elle ne veut pas, eh bien 1 nous lui tirerons notre chapeau .... Et tous deux, à cette saillie, de partir d'un franc éclat de rire. Nais Euphémie n'avait pas l'air d'èLre en train de s'effaroucher. - Cette eau est-elle bonne 't... lui cria d'en bas un des étrangers en lui indiquant la fontaine - façon d'entrer en matière. ' - Je crois bien qu'elle est bonne; buvez en seulement. Après avoir étanché leur soif, en quelques enjambées, les Jaunes gens furent auprès de la pastourelle. - Rêviez vous peut-être, mademoiselle 't commença l'un. - Rêver 't ... ma foi non 1 J'étais bien éveillée. - Mais vous étiez si tranquille ! ... - C'est que je disais mon chapelet. - Ah 1 êtes-vous peut-être de Pensee, mademoiselle 't - Justement, c'est là que je demeure. Sitôt que la ~bèvre aura fini de pâturer, j'y vais retourn~r. Le soleil tombe déjà. - Voulez-vous nous permettre de faire votre portrait 't Nous vous prendrions avec vos chèvres. - Ma photographie, vous voulez dire 't - Non, mais bien ua portrait au crayon, dont nous vous enverrons une copie. - Avec des couleurs 1••• - Avec des couleurs, si vous préférez. - Ç-. n'est pas de refus. Mais combien de temps ça voug prendra-t-il 't - Quinze à vingt minutes au plus.


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- Ob 1 si ce n'est pas davantagE>, je puis bien attendrt>~ Et comme ça, vous ferez aussi la c Blanche • et le cabri! - Cela va sans dire... Maintenant, continuez à réciter votre cbapelat, et reprenez la position que vous aviez quand nous sommes arrivés. Surtout, ne remuez pas. Les deux voyageurs se placèrent à distance, et tirèrent albums et crayons des poches de leurs blouses. - Et dire qu'il y a des gens qui prétendent qu'en Valais on ne rencontre que des femmes laides! murmura l'un d'eux à l'oreille de son compagnon. - Nous allons leur donner la pt·euve du contraire, répondit l'autre. - Jolie comme un cœur, cette petite montagnarde, et gentille par dessus 1e marché 1 Docile à la recommandation qui lui avait été faite, Euphémie ne remuait pas. Il est probab~e toutefois qu'elle commençait à avoir assez de cette immobilité forcée, quand la voix des jeunes gens vint l'avertir qu'elle pouvait tourner la tète. - Vous avez fait bien long 1 leur cria-t-elle. Pensez voir, j'ai pu dire un chapelet tout entier... - Bravo 1 - et en le récitant, avez-vous peusé à nous! - Ma foi non 1 je n'aurais pas su pourquoi 1 Elle se redressa, tt avec une agilité de chevrette fut bientôt à côté des étrangers. - Vous voulez bien me laisser voir ! fit-elle avec une grâce naïve. - Rien dP plus juste. Mais il faut vous avertir que ceci n'est qu'une ébauche qui ne vous dit rien, ou presque rien. A notre retour à Genève, nous achèverons ce croquis, doat nous vous enverrons un double. - Avec des couleurs, comme ·vous m'avez dit! - Vous pouvez y compter. Avec de3 couleurs et un cadre. - Eh bien, ça me fera ressembler à ma sainta patronne. - Qui est votre patronne ! - Sainte Euphémie, dont vous pourrez voir le portrait dans l'église de Vissoie •. - Seulement elle a des 1 Sainte Euphémie, magnique tableau de le maUre autel de l'église de Vissoie.

Deschwand~n,

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lions qui lui lèchent les pieds .., et moi je n'aurai que la chèvre el le cabri. La remarque de la jeune ft Ile amena un sourire sur les lèvres de son interlocuteur, qci riposta: Vous n'y perdrez rien. Les lions, voyez-vous, sont un voisinage dangereux. Mieux vaut encore celui de votre cbèvre et de son cabri ... - Il faut que je fasse vite de retourner à la maison, JU soudain la montagnarde en poussant devant elle chèvre et biquet. - Pardon, Mademoiselle, vous oubliez la chose essentielle, votre adresse t .. pour vous expédier le portrait. - Tiens 1 c'est vrai. .. Eh bien, met1.ez seulem~ot Eupbémia, fille de Jérôme Reversay, à Pensee. Ça m'arrivera bieo. L'adresse, dO.meot inscrite sur un feuillet de calepin, un des étrangers rappela la jeune fitle : - Encore un renseignement, s'il vous plaît 'P On nous a dit qu·à Pensee on trouvait de l'excellent vin du c Glacier •. A qui pouvons-nous en demander! - Allez chez mon père, Jérôme Reversay, comme je vous ai dit. La cave est près de la chapelle... Vous ne serez pas trompés, que notre a Glacier • est boo, et bieo plus vieux que moi. Là-dessus, elle enjamba lestement une cloison, en ajoutant : - Faut encore que j'aiile regarder dans un champ que nous avons là-bas si les pommes de terre ont bien poussé. Un moment après, elle avait disparu avec ses Lètes au milieu de l'inextricable fouillis de buissons épineux, genévriers, ronces traînantes, sapins abattus, troncs renvel'sés, que la pente présente à cet endroit. La forêt qui s'étend des Azietles à Pensee est, sans contredit, l'une des plus belles du Valais. Elle invite à muser comme à chanter. La grande ombre qui, vers quat.·e heures du soir, monte déjà lentement du fond dt1s ravinE~, l'emplit d'une douce fraîcheur. Par ci, par là, les rayons du soleil, filtrant de haut par quelque trouée des sapins, y mêlent leur gerbe d'étincelle!>. A mesure que le sentier, en s'abaissant vers la Navizance, se perd en de capricieux détours, le gros torrent montre sen onde écumeuse battant sans rellche de son remous argenté, les roches énormes entassées dans son lit.

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Dès l'orée de la forêt, nos jeunes gens, d'un co:omuo accord, avaient entonné un hymne patriotique. La tête haute, les narines dilatées, buvant le grand air tout plein des griseries du printemps, de refrain en refrain, ils atteignirent un coquet oratoire campé sur le sommet d'une pente très raide. Au-dessous s'alignait une rangée de t·lÏts bruns, amoncellement de constructions de l'autre monde, pressées les unes contre les autres à l'égal d'un troupeau de brebis affolét:~s par la tourmente. Deux ruelles escarpées et entrecoupées dR quartiers de roche, se partagent le village où les chèvres prennent leurs ébats sur les toits. C'était Pensee. Au milieu du villagE~, une petite chapelle crépie à la chaux, serrée par cet entassement de bâtisses enfumées, semble être tombée là comme un guet-apens. Tout à côté, se trouve un banc grossier, taillé à coups de hache, le banc des anciens, celui où, les jours de fête, les conseillers viennent s'asseoir. Si par aventure quelque touriste passe à Pensee un dimanche, c'eat là qu'on l'invitera à prendre place, et rur toute la largeur de la rue, un espace de dix pieds carrés à peine, grands et petits se rassembleront, tant par curiosité que pour faire honneur à l'étranger. C'l'!st le forum du village. - Voici les deux m6ssieurs ri? - Telle fut l'exclamation qui accueillit l'arrivée des voyageurs, quand Euphémie les vit déboucher au sommet de la ruelle. Elle avait gagné du terrain sur eux et avait prévenu son père de leur intention de se réconforter avec une bouteille de Glacier. Aussi, à peine eurent-ils posé le pied sur la place, qu'un homme avenant s'avança vers eux: - Ma fille m'a dit que vous désiriez tâter de notre vin du Glacier, leur dit-il en portant la main à son chapeau. - Oui, certainement. - Eh bien, messieurs, prenez place sur ce banc. Nous n'en nous pas de plus beau à vous offrir. - C'est ceJui des anciens. Bientôt après, il revint avec une bouteille de vin et deux verres proprement lavés. - Fameux votre Glacier, firent les deux jeunes gens après y avoir trempé leurs lèvres. - Pas mauvais, pas mauvais, répondit le montagnard d'un tou de connaisseur. Rien de pareil à ce vin-là pour reml)oter l'estomac.

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- Est-il permis de savoir son ;ige? - Il aura vingt-deux ans l'automne qui vient. - P~ste 1 un âge respect11ble. - S1 vous revent>z ici dans une dizaine d'années vous le trouverez encore meilleur. Au contraire de oou; autres, il ne fait que gagner avec l'llge. Un attroupement n'avait pas tardé à se former sur la placE". On Y vt>yait des femmes et des filles avec leur livre de prières à la main, car elles venaient d'assister dans la c~apelle au chapelet récité selon l'usage par l'un des conseillers. De fortes matrones hautes en couleurs bien . campées sur leu.rF sou~iers 'terrés, occupaient 1~ prem1er rang. I l y avalt auss1 de jeunes filles fraîches et ros~s. et des enfants de tout ~ge 1 Parmi les hommes, des VIeillards à longue barbe droits et torts comme à v!ngt ans, témo!gnai€'nt par 'leur mâle aLtitude, de la vtgueur peu. commune ~es gens de la vallée. En somme, ~ne population sympathique dans son originalité primitive. ~visant un de ces vieillards dont l'opulente barbe gm_e, et la belle et ha~te prestance, évoquaient le souven~r des Huns, au, dtre de la tradition les premiers habttants du pays, 1 un des étrangers lui demanda : - P.o uvez-vous ~·~xpliquer l'étymologie du nom de votre Vllla~e? La dott-11 peut-être au fait qu'on n'y mange que du pa10 sec? Cett~ question fit sourire le vieux montagnard qui répondit: . - Pour _ça, le nom n'est. pas volé, car on y mange plus de pam sec que de pain frais. Celui que nous avons c~ez nous est du commencement de février. Du pain fait avec _le seigle que nous récoltons dans la vallét>. Pas question pour nous autres d'acheter de la farine blanche. Sur un signe de son père, Euphémie s'échappa et repar~t au bo~t de quelques minutes avec une galette de pa111 de se1gle. Il fallut, selon l'usage du pays, RVoir recours à un caillou pour en détacher quelques bribes. :Après en .avo.ir essayé, les étrangers firent une affreuse grtmace, qu1 mtt en gailé toute l'assistance. .- Vous n'en voudriez _Pa~ manger tous les jours, leur cr1a une femme â face réJOUie, secouée par un gros rire. . - Non, parbleu 1 répondit l'un des voyageurs. Si votre Ttn est du nectar, votre pain en revanche ne vaut pae.


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eber. Mais c'est égal, je ne suis pas fle~é. d'en avoh go'llté ne serait-ce que pour affirmer que ) al trouvé la vêrit~ble étymologie de Pensee. Sur ces mots, il remplit son verre, et l'élevant à la . . hauteur de ses yeux: - Permettez, Messieurs et Mesdames, que )~ bo1ve l votre santé et à la conservation de Pensee, v1\lage de bon vin, d~ braves gens ... et de jolies fill~s 1 , Ce toas\ original souleva une boule de r1res et d accla· t t · mations. d Seul, Valentin, un beau jeune homme . ~ vmg - ro1s ans, et parent éloigné de Jérôme, ne se derida pas. . _ Blagueur... marm~t.ta-t-il ~ntre , ses dents, tand1s que ses yeux allaient d Euphémte à 1étranger. Le soleil venait de disparaître derrière la . m?ntag?e· Sauf les belles cimes du glacier Dara~d, co1ffees d un bandeau de pourpre qui allait se rétréclsRant peu à peu, le crépuscule enveloppait toute la vallée de s~>n ombre terne. Les voyageurs se levèrent, el après a~o1r échangé de cordiales poignées de mains avec Euphér~:ue ~t Jérôme, ils prirent d'un bon pas la direction de V1ssote . - Da gentils m6ssieurs t tout de même, exclama une femme en les suivant des yeux. Valentin lui lança un re~ard courroucé : - Eh bien 1 je dis moi, fit-il aigrement, . que du monde eomme ça parmi nous, O'l ne nous vaut rien 1... Des blagueurs pour faire joli ·aux filles, et les dér~uter après, comm~ ça s'est vu ailleurs .. Qu'ils n'y revtennent pas - autrre ment ... on leur fera voir autre chose... 11 ne se trouva personne pour lui répondre. et la foule MARio•** s'écoula en silence. (Extrait du Supplément liUéraire de l'Eata(ette.)

Recettes et conseils utiles Eau à détacher - Voici une e~u exc~llenle pour tacher, que l'on peut fa~ilemen.t fatre sot-même. Dans un litre d'eau t1ède, tane fondre 50 grammes, de savon blanc et 30 grammes de sel de soude: 0 ajoute à la dissolution tandis qu'elle est encore hè 60 grammes de fiel d~ bœuf, et lorsqu'elle est uo.1uu,. . quelques gouttes d'huile essentiell~ de l~vande ~u On passe ce mélange au travers dun hnge, pUis

met en bouteille pour conserver. On en sert à dose très faible en frottan~ avec une brosse douce, et on lave )a place aussitôt avec de l'eau bien chaude. Toute trace a disparu, à la condition que l'eau à détacher ne séjourne pas du tout sur l'étoffe. Enduit imperméable. - Gutta percha et parafioe 50 grammes de chaque substance. Préparer le mélange sur un feu doux, et l'appliquer au pinceau métallique. Après application, passer un fer chaud pour obtenir le poli. Cet enduit rend les douves en bois absolument étrancbes, et résiste aux alcalis et aux acides. Tisane de pommes. - On constate de plus en plus que la pomme est un fruit excellent, et qu'on en paut tirer une tisane des plus hygiéniques. Voici la recette de M. le docteur Hucbard: Prenez une belle pomme, une reinette autant que possible; pelez-la et coupez-la en huit tranches; versez dessus un demi litre d'eau bouillante. Lnissez infuser deu'lt heures au moins, sucrez et buvez. Le breuvage est agréable, rl\fraîchissant. Mais si vous voulez flatter encore plus le palais, ajoutez une tranche ou deu'lt d'orange, ou un quart de citron et vous aurez une tisane délicieuse. Ce mélange, qui renferme des acides végétaux, des substances amères et de l'acide citrique, est vraiment microbicide et diurétique. Il pourra donc rendre des services. C'est presque un remède de bonne femme. Mais les remèdes de bonne femme ont quelquefois du boo. Donc, ô vous qui redoutez les douleurs néphrétiques et les accidents qui en sont la conséquence, buvez, buvez abondamment de la tisane de pommes. Quelques règ-les à observer à table. - On negdoit pas redemander du potage, 1.1i pencher son assiette pour recueillir la dernière goutte. On pèle les fruits à l'aide du couteau et de la fourchette à dessert : le quartier de pomme, de pêche, de poire, ete., est piqué avec la fourchette tenue da la main gauche, le couteau de la main droite. On enlève ainsi la pelure, l'intérieur du fruit, puis on découpe le quartier épluché comme on fait d'un morceau de viande. Les tartres, les gâteaux, etc., se mangent de la même façon. On ne porte pas les os à la ·bouche, car on ne doit rien toucher que le pain. Quand on mange des fruits à noyau, il ne faut pas cracher les noyaux dans l'assiette ni les recueillir avec


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la maio, mais approcher la cuiller à dessert de sa bouche. y déposer le noyau, petite opération facile à faire avec les lèvres, puis remettre le noyau dans l'assiette. On ne boit pas dans la soucoupe ; on dépose toujours dans cette soucoupe la cuiller à thé ou à café ; si on la laissait dans la tasse il pourrait arriver de petits accidents. . Si un plat offert ne convient pas, on doit refuser simplement, sans explications; les maitres du logis ne doivent jamais insister. Si on éprouve le besoin de se moucher à table, il ne faut p~s se retourner, afin de ne pas attirer l'attention ; on do1t se moucher de la façon la plus discrète, sans aucun bruit. {Agenda des dames./ Inconvénient de lire en ma.ne;eant. - C'est une fort mauvaise habitude que celle de profiter du moment du déjeûoer ou du dîner pour lire son journal; la lecture, en l'ffet, occupe l'esprit, amène le saog au cerveau au détriment de l'estomac, dont les fonctions se trouvent ainsi très sérieusement troublées. 9o~aeils . aux ménagères. Pour nettoyer les. , boJsertes pelotes ou vernies, on se sert d'une éponge ou d'un tampon de lioge fin qu'on humecte légèrement. On passe cette éponge bien soigneusement et bien régulièrement sur les peintures, et l'on essuie, immédiatement après, avec un chiffon sec, jusqu'à ce qu'il ne reste plus une seule goutte d'eau sur la boiserie. On renouvelle l'opération jusqu'à parfaite propreté ; et si, par hasard ~ cela ne suffit pas, dans certains endroits, on se sert alors d'un peu de savon de Marseille tout simplement, en ayant soin de rincer ensuite. On nettoie les papiers vernis de la même manière que les boiseries peintes. Quant aux marbres polis qui recouvrent cerrains meubles, et dont sont composées les cheminées, le meilleur moyen de les entretenir est de les frotter de Lemps en. temps avec un lioge lrès fin imbibé d'huile d'olive, pu1s avec un autre très sec, jusqu'à ce que toute tracede corps graR ait disparu. Ce qu'il faut éviter, surtout p~ur les marbree_;, sont les taches d'acides. tel qua, jus de Citron ou d'orange. XJXe Siècle .

Supplément à llECOLE PRUIAIRE (189.1-95) ~===::.:

Un chemin de croix dans un sonnet I. Le Seigneur, condamné, pour l'homme veut souffrir. II. Portant sa lo urde Croix, Il marche avec courage ; III. Mais Il s'affaisse a ux pieds de bourreaux pleins de rage, IV. Et Marie à ses yeux aussitOt vient s'offrir. V. On l'aide, car sa voie est lon gue à p arcourir. VI. Mirad e r su r un voile est em preint son visage ! VII. Mortels, que de forfaits sa rechute présage r VIII. 0 filles de Sion, pleurez. Il va mourir ! IX. Une troisième fo is, son sang rougit la ~e rre . X. Et, dépouillé, mtJurtri, Lui Dieu, touchant mystère, XI. P ar un cruel sup plice est victim e pour nous ! XII. La mort t ou che son front divin, qu'elle humilie. XIII. Le corps du doux Jésus, Vierge, est su r vos genoux 1 XIV. Enfi n, le tombeau s'ouvre, et l'œuvre est accomplie 1 (Semaine de Langres)

Les am itiés de J ésus Le R. P . Ollivier, dont les sermons rassemblent, chaque année, autour de sa chaire des auditeurs d' éli te, et font de lui un maît re de la parole, vint de faire paraître un ouvrage où se trouvent toutes les qualités de pensée et de style qui foot aussi de lui un maître de la plume. Nos lecteurs appréCieront l'extrait suivant de l'Introduction où l'illustre dominicain iodique le plan général de son ouvrage: (1) L'amour a trois principes: le sang ou les origine.q, ·lP goùt ou le tempérament, - le choix ou la mission pattlculière. Ce qui revient à dire que nous prenons nos amis parmi ceux qui font du même sang, d.,s mêmi3S goûts et de la même vocation: la nature première, l'attr1ction d14R ressemblances, les conveoanc"'S d9 l'ac•iv:té, (1) Les A1iPtiés de Jésus, par le R . P. Ollivier, gr. in-8. Letbielleux, éditeur, 10, Rue Cassette, Paris.


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déterminent nos rapprochements et nos liaisons. IL suit de là que nous classons les affections humaines ~·après les relations de famille et de pays, les ltbres préférences d'où naissent les amitiés proprement dites, - et les alliances nécessaires qui groupent les hommes dans la poursuite d'un même idéal ou le service d'un même intérêt. A des titres divers et dans des meRures variables, nous obéissons tous à cette triple loi. C'est la raison de notre joie, de notre progrès, de notre consolation, de notre e!lpérance: car l'union fait la force, tandis que de l'isoiement résulte la faiblesse. Heureux celui que soutient une amitié fidèle 1 Malheur à celui qui est seul. Jésus n'a pas voulu rester seul, même au dernier moment, lorsqu'il avait renoncé à toute consolation et s'était résigné à l'abandon momentané de Dteu. En remettant sa mère à l'apôtre bien aimé, il ne les éloignait pas de sa croix, au pied de laquelle restait aussi Madeleine. Le Fils, l'Ami, le Maître mourait sous les yeux de la mére, de l'amie et du disciple. Toute sa vie porte l'empreinte de la même sollicitude: Il a voulu être aimé et rendre amour pour amour. Les affections de famille furent, pour lui comme pour nous, les premières, celles qui remplissent la plus large part de savie, à ne considérer que la duréE\ puisqu'il s'y renferma jusqu'à 30 ans. Marie, Jose ph, la sœur de Marie, son époux et ses enfants, - Zacharie, Elisabeth, Jean-Baptiste, tels sont les privilégiés à qui furent données les prémices de son cœur. L'Evangile glisse discrétement sur les années ainsi remplies, paree qu'il est à peine nécessaire de nous dire que Jésus aima sa famille de la terre. Mettre son Père céleste au premier plan ne l'empêchait pas de donner une place honorable à la femme qui l'avait conçu et engendré dans le temps, -et à l'époux dont elle avait reçu aide et protection pour l'accomplissement de ses devoirs envers lui. Ce que nous disons des parents de Jérus convient aux autres membres de sa famille terrestre, - dans une moindre mesure, il est vrai, parce que l'homme n'a pas coutume de témoigner une égale affection â ceux qui ne lui tiennent pas d'aussi près. Au delà des frères et des sœurs, enfants d'une mère commune, et en qui chacun de nous se retrouve soi-même, il y a des amis indiqués mais non plus imposés, du moins au même ti· tre, et tout choix de notre part, en créant à quelques-

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·uns des droits particuliers, diminue d'autant le droit ;général que les autres peuvent invoquer.

• * * Le patriotisme ou l'amour de la patrie a, comme l'amour filial, ses racines dans la nature, et fleurit dans l'âme aussitôt qu'elle est capable d'en connaître le prix. ·.Mais il n'attend pas d'être une vertu pour_ ètr.~ un sentiment puissant, dont l'enfance même subtt ltotluence. Nous aimons d'instinct le pays qui nous a vus naître, longtemps avant de soupçonner que nous ayons envers lui des devoirR. Il a pour nous un charme indépendat;tt de sa beauté, discutable pour ceux qu'il n'a pas nourr!s et que nous goûtons surtout lorsque nous sommes privés par l'absence. Il nous manque alors comm~ un bien nécessaire ; nous désirons ardemment y reventr ; nous nous réjouissons d'y entrer, ne nous réservât-il que des ruines et des tombes. Tout autre ciel est moins limpide, tout autre horizon est moins riant. L'âge perfectionne le patriotisme, mais il ne l,e crée ~~s. Si donc nous trouvons, en Jésus parvenu à 1 âge vml, toutes les délicatesses de cet amour, c'est qu'il l'a ressenti dès son enfance. Ses pleurs sur Jérusalem nous rappellent les sourires qui saluaient jadis l'apparition de Nazareth, au retour des excursions pascales, et, plus tard, la tristesse des adieux à la cité qui, loin d'honorer son prophète, avait essayé de lui donner la mort. La famille et la patrie ne perdent jamais leurs droits ; mais elles les partagent avec d'autres tendresses, nées de notre libre choix, f4 l'beure où, devenus mailres pleinement de notre cœur, cous en porton'i l'hommage à de nouveaux autels. Pour le commun des hommes, le partage est rarement égal. Jésus félit une exception merveilleuse à ce point de vue, parce qu'il peut tout donner de soi-même à ses nouvelles affections, sans rien diminuer de ce qu'il conserve aux ancionnes: la perfection qui est en lui ne se manifeste nulle part davantage, et c'est une des meilleures preuves de sa divinité, Les amitiés proprement dites, c'est-à-dire les relations intimes établies de cœur à cœur, d'âme à âme, nées de convenances matérielles, comme dit si bien Lacordaire, ne se nuisent en rien, si variées qu'on les suppose ; elles participent à la nature de l'esprit, capable_s de se livrer sans réserve et de se retrouver tout enlier pour un nouvel abandon. Les amis de la maturité ne prennent


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4 rien à ceux de la jeunessP, el le r~gard attendri dUvieillard sur les tètes blondes ne fait point de tort à celui dont il caresse encore les fronts grisonnants. L'Evangile a soigneusement noté les préférences du Maitre: elles sont peu nombreuses et tiennent en quelques lignes : • Il y avait un homme appelé Lazare qui était malade à Béthanie, dans le bourg de Marie et de MarlhP, sa sœur .. . Or Jésus aimait Marthe et sa Eœur MariP1 et Lazare. • • Jésus, dit le P . Lacordaire, avai\ donc à Béthanie une famille entière d'amis. C'était là que, venant à Jérusalem, dans la ville où devait se consommer son sacrifice, n se reposait des fatigues de la prédication et des doulourt~uses perspectives de l'avenir. Là étaient des cœurs purs, dévoués, amis ; là, ce bien Incomparable d'une affection à l'épreuve de tout. Aussi ce fut de Béthanie qu'il se mit en marche pour faire son entrée triom phale à Jérusalem; et ce fut à la vue de Béthanie, le visage tourné vers J'Orient, qu'il monta au ciel, presque à égale distance du Calvaire où il était mort et de la maison où on l'avait Je plus aimé. Peut- être conviendrait-il d'appeler amis surto ut ceux qui se dévouent à la même œuvre et partagent avec nous les succès et les revers. A1nsi fait l'Evangile, contrairemen t à nos habitudes de pensée et de langage, à en juger par la place qu'il accorde aux premiers fidèles et aux premiers prêcheurs du règne de Dieu. S'il consacre à Madeleine, à Marthe, à L azare, quelques pages d'un charme sans égal, il est, à proprement parler, écrit pour mettre en relief d'autre~ figures, - Pierre, André, Jean et leurs frères dans la vocation apostolique. C'est avec eux qu e le maître se complaît, - à eux quïl dévoile les secrets de son cœu r , - eux qu'il glorifie par sa familiarité, en atte ndant de les asseoir à ses côtés sur les trônes d'<;ù ils jugeront hraël, - eux qu'li 1nvite d'abord à boire son calice e t à por ter sa croix, pour en trer avec lui d ans so!l royau me é tflr nel. Ce q u'il donne à s&s hôtes d;~ Béthamtl peut paraître plus intime et plus doux; il est plu!3 lui-m4-me en réalité dans les ex pansions dont bénéfide nt les apôtres, au cours de la vie commur!e avec iui, et su rtout au soir de la d ermèr,! Pâque. Ses amis préférés sont les propagateurs et les martyrs de la parole, les corédempteurs des âmes, les associés de son sacerdoce el de son immolation. •

~.A.R.r<>*** Nos lecteurs, rencontrant souvent dans les colonnes de la Gazette du Valais, du Journal du Dimanche et a·tssi de l'Ecole primaire, le nom de Mario, liront certainement avec plaisir la notice biographique suivante. Nous l'empruntons, avec due autorisation, à la Revue illustrée de la Suisse romande qui paraît à Vevey, en nous permettant toutefois de faire précéder cette n~tice d'un petit détail qui a sa valeur à nos yeux. D1sons donc que l'aimable écrivain, dont nos lecteurs apprécient si fréquemment les charmantes productions, est valaisan par ses ancêtres d'abord et plus tard par adoption. Sa famille, originaire de L'Entremont avait, en effet, opté pour le protestantisme à l'époque troublée de la Réforme, et avait quitté ensuite la vallée de Bagnes pour aller habiter le canton de Vaud. E~ embrass~nt ~~ religion catholique, il y a quatre ans envuon, Mano na donc fait que revenir à la religion de ses aïeux. Cette conversion a rempli de joie, est-il besoin de le dire , tous ses amis et connaissances. MA.a1o••• - M11• Marie Trolliet, - ~s~ née à Lu~ens ·(Vaud) le 8 janvier 1831. Son père, qumstre vaudois, Y r emplissait à cette époque les fonctions de .suffr~ga~t du vieux pasteur Briod. Sa mère, Aga~a Ravma, Jlahenne comme son nom l'indique, appartenait . à une famille gênoise établie à Lausanne depuis plus1eurs annéPs. La' nouvelle-née fut baptisée dans la c~apelle qu~ l'on voit encore aujourd'hui, au pied de la coll1.n e du cb~teau, où avec d'autres pr~noms, elle reçut celui de Marle. Or, chaque f01s qu'on présentait un enfa~t au ~ap­ tême, il était d'usage, à la fin de . la cé~émome, de l apporter au presbytère où l_'alte~daJt le v1eux pasteur avec son cadeau traditionnel, anvar1abl~m~nt. le ~ème ~our tous : l'œuf, qui, dans son idée, sigmfialt matson pl,elne, - le batz, synonyme d'ar.gent compt~nt, - et 1allumette qui promettait un gat feu au log1s.

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C'était sa manière · con~alssance . veaux paroissiens etde faue avec ses cousage contre les dlt'ficutt~;e~ f~rtlfi_er par un ~~ureux prélaquelle il n'aurait eu gard eda Vle, superstition naïve à . e e manquer . I uconsclente de cet au u 1 . . due, ses noires prunelles :u:~·e a. ~~tltd fix._a, sans rien de son bon sourire et le laissa fv~el ar qu1 la regardait Les pl 1 · . ' a1re. trent la ;;,sais~:1a~~s s~ouvenirs de Ma~.io *** lui monpetite maison entre co~croula . sa. premle~~ enfance, une ~t ~~ jardin ensoleillé auxe!d:rdl~ adu mJheu ~u vi.llage, JOUait avec une elite es or ées de bulP, ou elle sance avait suivf d'ass::ur èet rn ~etH frère dont ht nais~ Mais la mort d . pr s a e1enne. terme au st\jour d~ ~eux pasteur vint bientôt mettre un de modeste bonheur uc~o~, e~ même temps qu'aux jours trait dans sa sixièm qui 1 avalent embelli. Mario**• en- en. qualité de suffra;a!fnte,Clot~sq~e son père fut envoyé dots. C'était la consé o er '· dans le Vully vauétaient alors assujettiif:snJ~eu de la .v~e errante, à laquelle au reste qu'une étape de ne~ mmlsl.res. Cotterd ne fut ans après M Trolli . peu e duree, car déjà deux canton à la s~ffragan~~ ~~a;:o apte~~J l'autre extrémité du uémoz, da~s. les montagnes d'Ollon. Il fut en . ra e à Corsier, où il arriva s~lte fas~eur à RossJnlère puis son dernier poste. ers a n de 1846, et qui fut Lesd'épreuves longues années de co~sJer, · assombries par beaucoup dang l'âme de ,:t. e~es deUils su~ce~sifs, imprimèren ~ pour ~e pays où etfe ~:ai~~~~ ~n elo~gneme~t- i[).stioctif sang Italien qui bouillonna ·t ~? sou er~. D a11leurs, le vers d'autres ré ions 1_ ans ~es. velDes, la poussait les splendeurs dge J'Ita~n faisant muolter à ses yeux, et harmonies du désert Ile, et plus ~ncore l_es mystérieuses où passent, conduit~s ~sa!'1spe~llves baignées de soleil terminables caravanes de c;: ommes e~ t~rban, d'inavec ~es minarets, ses palmie:!'e:tu!~s· ti. \o~rnt, enfin, . o s eus. Mals ne s'envole a n'est pas donné à phs qui veut, une f~mme surtout. I t gré de son caprice tcd acun de . ~attre soudainement au Sans abandonner :one ;:!;'i~m~~~oTs, 1 ~ cap sur l'Orient. dre à attendre unH o . ' ro let dut se résouelle alla s'établir à S ~eas•on favor~ble. Dans l'intervalle lie, mais cela en po:~~~e !~ ~alais. C~ n'étai_t pas l'lta~ fins. Puis, des séjours prolo ngeé seLaueTtesslD ce~ éta~t les conlui ouvrirent

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les portes de l'Italie, et, en l876, un biver tout entier passé à Rome, acheva ri e l'enthousiasmer pour la terre classique des arts et de la poésie. Au printemps de 1878, elle se rendit en Orient, parcourut la Palestine et le littoral de la Syrie, et rentra en Europe avM la volonté bien arrêtée de revoir les rivages anciens, où la Parole s'est fait cbairl et a habité parmi les bommes. En effet, deux ans plus tard, en 1880, un second voyage, au moment des fètes de Pâques, la ramena à Jérusalem. Les pèlerins y étaient nombreux cette année-là ; on les comptait par milliers. Elle eut ainsi l'occasion d'observer les types divers qui, de tous les points du globe , affluaient dans la Ville sainte. Cette fois, un nouvel itinéraire lui fi~ prendre, au retour, la voie de Constantinople. Elle poussa jusqu'à Kavak d'Asie, à l'entrée de la Mer Noire, et rassasia ses yeux des splendeurs que le Bosphore étale sur l'une et l'autre de ses deux rives. Ce voyage donna l'éclosion définitive à sAs dispositions littéraires. Sous le pseudonyme de Mario***, le futur écrivain national du Valais se révéla par ses Souvenirs de Terre-Sainte, qui parurent en premier lieu dans la Revue de la Suisse catholique, et plus tard, en feuilleton dans la Gazette du Valais . L'accueil favorable que lui valut ce début, la porta à donner une série de récits tirés de ses voyages, ainsi que plusieurs nouvelles qui eurent le même succès. Notons aussi que les encouragements d'Eugène Rambert, qui peu de temps avant sa mort, écrivant à une amie commune à tous les deux, qualifiait Mario ••• • d'artiste née ,, ne furent pas pour peu de chose dans sa vocation d'écrivain. Elle accepta de collaborer à diverses publications, journaux quotidiens, revues littéraires, feuilles populaires ou pédagogiques. Puis, en 1889, elle donna son plemier volume Un vieux Pays. 1891 vit parailre les Silhouettes romandes, suivies, l'année d'après, par les Nouvelles Silhouettes. Vint ensuite, en 1893, 1:.e Génie des Alpes Valaisannes, recueil de légendes, de traits de mœurs et d'anecdotes locales. Son dernier ouvragP, Edelweiss ou Un Roman dans les Alpes, a été publié par la Bibliothèque universelle, dans le premier semestre de 1894.. Au point de vue purement littéraJre, on ne saurait eonttoster à Mario ••• un talent de haute valeur ; ses écrits renferment sou~ent des descriptions que ne désavouet·ait

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pas Alphonse Daud t de ressemblance e , avec lequel elle a quelqu . Il y a quelqu~s . es po1nts des entrave à lnOJs, une grave m 1 d " . pu croire sé~ieu:on activit?.• et elle-mê~: le VInt mettre reprendre la plu~~ent qu Il ne lui serait 'pfun ~oment, a c Et pourtant ., . . s oaoé de elle à l'un de , J avals quelque chose là . d'André Chéniesre~ ~orrespondants, les de/'·è- écr~vaitContre toute att Ul revenant à la mémoir:l res paroles et maintenant 1 en~e, elle s'est relevée d · plus d'entrain q~ m~In p~us ferme, l'esprit 1e ce tt~ crise, éparses de ses tra:a Ja~ats, elle a rassea!bJ~s ÎctJf, avec ment â la tâ h ~x JOacbevés et s' t . es pages connattre et ~ ~ qu ~Ile s'est donnéees remise vaillamJeux aimer Je Valais ' - ~elle Je faire , sa patrte d'adoption ~

I~E VALAIS . Sur le revers d Pierre, il est es Alpes, entre de ~ue hsigne un ~~~ _bfllée qu'arrose unu~r:::~arts de s achève â la 1 . eu. Elle comme eu ve et d'honneur. p ame. Les sapins lui nte au glacier et B 11 • ont une garde e e, mals pauv n· garder 1 fi re, Jeu qui la é des créne~ux ~ solitaire. Il l'entour~r J~ pour 1~ mieux parure il lui det pour tout joyau co murs, JI lui fit Et p, onna les neiges le~ for~me pour toute vage ~~~ qu'aucun ne lui portât . s et les eaux. voya~t ~~lsaée et abrupte . et l'ét envie, il la fit sausol sablo~n~~~se~éyrairies,' ni rich;:n:~i qui passe, ne y vive heureu~ s onne qu'on puisse y Yi:~ons sur ce P • le, et qu'on ourlant iJ la dota d . doux climat il lui do e subli':Des harmonies A mes par dess ona un Ci el clair Il é . vec un ailes d'un us les nuages et 1 • leva ses cimente ange, elles voient :passf.. u~/lla~ches que les • • c air et Ja tourIl la couvrit de . d'écume, des t•uisseaux oc entend J~:scl~~h~~~ denteléeS: en dé~é ~:~tr alpa~es de la cornemuse es des troupeaux et le d e mahn, · s oux sons

!~~mb~a::

~~1J~~~:s•18°ù a~~uleat

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Et, quand le ciel au couchant s'embrase comme une flamme, que la plaine s'emplit d'ombre et que le jour s'éteint, - dans la vallée encore, avec le bruit des feuilles, avec le bruit des eaux, - une voix grave passe qui parle d'au delà. MARio~•• -~~

NOTRE-DAME DE VALERE On lit dans la Patrie suisse, sous la signature valaisanne de L__!. ,.Ço_ur!hion : Bien que, de toutes les villes de la Suisse, Sion ait été la plus maltraité3 par les évèn3ments, guerres civiles, luttes permanentes avec la Savoie, occupation française, incendies, elle n'en reste pas moins aujourd'hui l'une des plus curieuses de toutes nos cités par la qnantité des vestiges romains, comme par le caractère particulier d'un certain nombre d'édifices remontant à la première partie du moyen-âge. Soleure, Coire, Neuchâtel supporteraient seuls la comparaison et, encore, n'ont-ils plus -cet air de méridional abandon, cette chaude nudité, ce naïf délabrement dont l'ensemble fait de Sion une ville plus c romaine • qu'elle ne l'est en réalité. Valère, dont nous avons à nous occuper ici, n'est ni une simple église, ni un château ordinaire, mais bien une véritable citadelle gardant - architecture à parttous les trai ~s et tous les attributs de la casbah an sein des citéM mauresques. L'origine de ce château fort, amas de nombreuses constructions antiques, se perd dans les profondes nuits des premiers temps de notre histoire. Pour lui, comme pour beaucoup d'autres points fortifiés de nos contrées, la lumière commence tout au plus à dater du moment de la conquête romaine et se voile à nouveau au cours des quelques siècles de christianime qui précédèrent l'avènement de Charlemagne. De mème que Genève va chercher les sources de son histoire au sommet des tours de Saint-Pierre, a1nsi l'histoire valaisanne doit démêler les fils perdus de ses origines, de ce fouillis de murailles antiques échafaudées au sommeL de cette sorte de Mont-St-Michel, dont la fondation reste encore plus obscure que le Temple d'Apollon, autrefois posté sur le point culminant de la cité des Allobroges. Les remparts, dont on peut remarqu~r de nombreux fragments à l'eatour des trois collines de Ma-


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jorie, Tourbillon et Valére, l'assemblage dans cette partie de la cité du plus grand nombre d'édifices antiques, attestent que Sion, de mêmA que toutes les cités anciennes, prit naissance sur les hauteurs et dans Je vallon rocheux formant plateau entre les deux principales collines, plateau du centre duquel s'élève encore, lézardée, isolée et mélancolique, l'intéressante chapelle de Tous-Jas-Saints. Sous la domination romaine, Valère était la résidence des préteurs. Titus Campanus, préfet du prétoire de Maximien, y mourut, et sa mère, la patricienne Valeriana, y fit dresser un mausolée en mémoire de cette fin prématurée. Une inscription conservée dans le vestibule de l'Hôtel-de-Ville de Sion nous apprend que ce haut fonctionnaire de J'Empire était arrivé à l'âge de 48 ans, qu'il avait été précédemment consul à Rome, où tous les honneurs adhérents à ce titre élevé lui avaient été rendus. Mais ce que rien encore n'a pu nous préciser, c'est si, oui ou non, Valère avait été habité avant la conquête, ni si le monument funèbre élevé à la mémoire de son fils par la patricienne, devait revêtir dès l'origine un caractère sacré. Il est impossible d'assigner cet édifice à une seule époque archéologique quelconque. Au levant, l'abside repose sur un soubassement formé de deux assises circulaires superposées, dont la première suit les nombreuses et profondes irrégularités du roc. La partie supérieure, cout·onnée de créneaux, peut dater du VIII• siècle ou du commencement du IX•. Cette sommaire description du caractère historique et archéoolique de Notre-Dame de Valère, ne peut que hien imparfaitement nous pénétrer du haut intérêt offert par cette perle du moyen-âge. Pour bien se convaincre de toute son imposante majesté, il faut voir l'édifice debout sur le roc élevé, entouré de ruines abandonnées, négligées, de remparts, de bâtiments antiques et déserts dont J'herbe s'empare de partout, comme accoutumée à croire que tout cela lui est acquis. Il faut, en un mot, examiner Valère en bloc, trônant sur les innombrables bourgades de la vallée rhodanienne, avec tout ce mystique orgueil des siècles de foi dont il fait rayonner les splendeurs passées jusque sur le miroir des montagnes blanches ceignant l'horizon, comme pour défier 9ocore Ja marée montante des lindif-

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. mes qui entreprennent l'assaut férences e~ des scep L'~c~:ent derrière elles. l ment du monde profane de leurs Clmes ou m Cet édifice se dégage tota ~e roc sous le vigoureux du' haut de sa colline our se chauffer. à bla~c ~vec du Midi ; Il para:t s tous les détails d'une vers le ciel, mon_tra~. au retrécit sur un point monbizarre façade qu;, ~~CJ,faf~ une chute brusque pour all~rl tueux du rocher e ' ' . e rofondeur cachée ; 1 chercher appui dans quelqu. ~ mbolisant au sein du s'obstine à se souder a~ grantt, )aquelle Jésus fondait Valais cathol~que la pterre sur (A suivre.) l'Egli 8e chréhenne.

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. des nids Voici le prmtemps, la. saison utes charmante les harmonies de la; voici le soleil et avec lu~ toin les fleurs s'épanouissent nature, partout. sur notr:d~ et:s prairies reverdissent ~t pour charmer nos reg~ forêts reprennent leur magms'émaillent de fleu_rs, es uissance des rayons de tique feu~llag~, puts p~r :are~aît la vie, la joie et le l'astre blenfa~sant, par ou bonheur de vtvre. . ue la table est servie, Puif1, quand le couvert es\~~~. f~stin tous ceux qui viennent pour P!endr~ par droit. ils quittent la cellule prétendent y av~m q~e qtu~n long hiver, ils arriv~nt par où ils ont dormt pe_n an 'Ilions et enfin par mlllards, milliers d'abord, puts ~ar mlngeant et détruisant tout ce se ruant tous à la cur e, mat à ses serviteurs, tout ce qui est destiné à l'homme e • lanté tout ce qu'il 1 8 Pou piutôt devraient qu'il a ensemencé,. tout ge q~~ent a cultivé jusqu'a~ JOUr d~s ~~stiné~s de ces milliards arriver les arbitres uels la nature a dévolu la d'êtres malfais~ntts, ~e~~q~~~6re: les oiseaux. chacun le reconnaisse et mission de mam emr . Il faut cependant bt~n ~~e le reconnaitre, les cultivales plus intéressés sur ou,. , a ue l'oiseau qui peut teurs les horticulteurs, qu .1.1 n !fti.cice dans son travail aider' l'homme mamere lui ui peut protéger ses d'épuration, qu'Il n Y a -~~ede ses\nnemis si pui~sant~ moissons cont.re h rapact bre qu'il n'y a que lut qul par du.tnsec no~es dans tous leurs refuges. puissel'imm~nstté attemdra les

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On ne peut lutter contre les éléments, contre de nombreux fléaux qui viennent s'abattre sur les moissooa, sans qu'on puisse s'opposer à leur soudaine irruption, tels les orages, les tempêtes, les inondations, la grêle, etc. ; mais à côté de ces fléaux qui arriveottout à coup, contre lesquels il n'y a pas de luttes possibles, mais qui sont locaux, il y a un autre fléau bien plus terrible parce qu'il e!!t général, qu'il s'étend sur toutes les régions, et cela depuis les premiers jusqu'aux derniers beaux jours, qu'il s'attaque à toutes les récoltes, à tous les fruits, c'est l'insecte. On cherche, et de temps en temps on trouve quelques moyens de destruction pour quelques espèces d'insectes nuisibles, mais ce sont de faibles palliatifd, car on ne peut les détruire partout; tandis que l'oiseau insectivore les trouve partout, jusque dans leur plus sombre repait·e, et en fait pâture. La protection des petits oiseaux, par la défense de leur capture au moyen des engins anciens et nouveaux, de toutes sortes, aura pour effet d'en conserver des millions; mais cette prohibition, de ce qu'on appelle communément petile chasse, est encore bien insuffisante, si on ne met boo ordre à un autre genre de destruction plus cruel et plus barbare encore et insensé de la part de beaucoup de ceux qui la pratiquent : la dest ruction des nids. Il y a des lois, il est vrai, qui défendent de prendre les nids d'oisAaux, partout où ils se trouvent, dans les j ardins, les vergers, les campagnes, les forêts, etc. ; mais tout cela est lettre morte pour beaucoup de ceux qui ont intérêt à protéger les petits oiseaux et leurs nids. Ils sont les premiers à la recherche de ces nids pour en manger les jeunes, puis les· enfants petits et grands en foot une destruction acharnée, brisant tous ceux qu'ils trouvent (lors même qu'ils ne contiennent que des œufs), par esprit de destruction, ou dans la crainte que d'autres les devancent. La police cantonale et locale, ainsi que le personnel enseignant, tous ceux en un mot qui détiennent l'autorité et possèdent de l'influence ont donc non seulemen~ le droit, mais le devoir d'en user pour faire respecter la loi sur la matière et veiller à la pt·otectioo et à la conservation des infatigables destructeurs des insectes nuisibles à l'agriculture.

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VARIETES Le Requiem de 1\loza.rt . -;;·èa qu'il avait méntés, Orgnei\\eux à juste litre ~si~~~ bonheur, la durée ~e mesurant peut-être arec un Jel~s chefs-d'œuvre qu'il aVait son existence bien p us par u' il avait vécu Mozart, à pr~duits que 3par le rtmf~=p~é du pressenu~eot d'une peme âgé de 5 ans, n mort prématur~e. ,. "t d'écarter cette sombre C'est en vam qu tl _es~~ya~ milieu des applaudissepensée, elle le poursutvat a uait soq génie au milieu menls universels que provoq lalions q~e lui prodes tendres eoins, des douc.~ s c~~s;ouvait le di~traire de diguait sa femme. Le t~aval se u' il se trouvait trcp cette triste préoccupat~~~· L_r si mettait à son clavecin , opprimé par ces fatales 1 le~, ! ~ap pait il se livrait avec 1 et, seo t~n.t que le t_em_P~ . ~ f:brile au~ inspirations po~ ­ una acltvtté p~ur amsl . Ir ' t ~n vain qu' on voula t tiques de son lmagm_att~n. tC es redoutait l' assiduité pour interrompre ce travail on 1 on onde idéal il deme urait sa santé; trans porté dans e m . e t n~ s'arrêtait que sourd aux instances, aux tonse~i était arrivé à l'obliger lorsque l'épuisement de ses orees matériellement au r~ pos.. ' it ue surexcitait enC'est dans cette. sltu!it 10 ~ d esE·~l ~o~posa la Clémence core son ardente tmaglhoatlfé ' leux chefs-d'œuvre dignes de Tdus et la Flûte enc an e, t que J·usqu'au dernier . d e ses de leurs ai oés , et qui prouven t pleine possession jour ce grand homme res a en facultés. . f premières représentations de Après les hmt ou neu t trouva assez souffrant la Fl'llte enchantée, Moza~ se 'héâtre . alors il plaçait pour ne pouvoi; pas se ~e~t r~a~~ ~a pensée suivait l'e~é­ sa montre à cô.é de lu ïà le premier acta termmé, cution de son opéra. • Ol tel air , et puis tout à disait-il, maintenant on chante bientôt' il faudrait quitter coup la pensée crue_lle q~eil retoffibait dans ses dou· tout cela venatt le saisir, e loureuses inqulét?des.. té rieux et qui 1:1St à peu Uu iocide_nt st~guher, i::ty:onner ~ux vagues appré· près resté mexphqué, v t• e plus précis, et déter. de Mozart uo carac er ~i~~~~! criso que redoutaient s~R amis.

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.car il s'agit de disputer à la tombe le dernier éclat de son génie. Cette fougue dura plusieurs jours; cependant Ja nature l'emporta sur cet enthousiasme fiévreux, et un matin, à la suite d'un long évanouissement., il dut, malgré sa bonne volonté, suspendre son travail. Mais le repos ne lui était pas moins dangereux, car il le ramenait ~xclusivement à ses funèbres pressentiments. Si Ha femme essayait de le distraire de cette pensée poign~nte, pour la première fois il la repoussait avec brusquerie. -.cela est certain, disait-il avec amertume, c'est pour mo1 que je fais ce Requiem ; il servira à mon service de mort, - et alors sa femme ne trouvait à lui répondre que par des larmes. Bientôt il voulut reprendre sa position, et, bien que de jour en jour ses forces diminuèrent, il travaillait avec une incroyable persistance ; cependant son œuvre n'avançait pas au gré de ses désirs. Les quatr.e semaines qu'il avait demandées s'étaient écoulées et 11 n'avait pas terminé. - Un jour qu'entour~ d~ p~pie~s il était à son clavecin livré à toute son wsp1rat10n, 11 entend derrière lui une porte s'ouvrir, on s'avance, et cette voix grave, presque solennelle qui avait _pénétré jusqu'à son cœur, retentit de nouveau à son ~retlle : Me voici Monsieur. - Mozart se retourne et vott, couvert com~e la première fois d'un habit de deuil, l'inconnu qui était venu lui demander Je ~equiem. - Il ~·a été impossible de tenir ma parole, d1L Mozart. - . SOit 1 ~uel temps vous faut-il encore! - Quat~e semame~. L o~­ vrage m'a inspiré plus d'~nté~êt que Je De pen~aas, et Je l'ai beaucoup étendu. Ma1s, aJouta ~ozart, tOUJours pl~s étonné, qui êtes-vous donc t --: Qu Importe 1 cela n~ fait rien à la chose. Je reviendrai dans quatre semaanes. - Sans prononcer un mot de plus, l'inconnu s'éloigna. Aussitôt revenu à lui-même, Mozart donna l'ordre à un domestique dEl suivre cet homme qui s'enveloppait de tant d'obscurité et de savoir son nom, sa demeure, ce qu'il était ; D?ais .soit qu'il eût ~rop .tardé, soit que le domestique eut pras une fausse due~t1on, o~ ne retr~uva pas cet étranger. Vainement on pnt des mformaho_ns, personne ne se rappelait l'avoir vu, et Mo?.art ne put raen apprendre qui le rassurât. Cette seconde visite l'impressionna p~us encor~ q~e la première · il resta convaincu que cet mconnu etatt un être d'un~ nature surnaturelle. Ses paroles si brèves, le délai qu' il avait fixé, lui parurent un avertissement su-

Par une de ces dernières journées d'automne, où la nature en défaillance commence à se revêtir des tristesses de l'biver et qui portait invinciblement aux pensées de mélancolie, Mozart était plongé dans une de ces rêverias profondes où il s'anéantissait parfois, quand le bruit d'une voiture qui s'arrêtait devant sa demeure vint 1~ rendre à la réalité. Bientôt on lui annonce qu'un inconnu demande à lui parler, et il voit entrer un homme d'un certain âge, à la physionomie sévère, de manières distinguées, vêtu complètement de noir, qui, s'adressant aussitôt à lui dit: Je suis chargé, Monsieur, par un homme très considérable de venir vous trouver . . . . . . , Quel est cet homme? interrompit Mozart. - Il ne veut pas être connu. - Ab 1 et que désire-t-il t - Il vient de perdre une personne qui lui était bien chère et dont la mémoire lui sera éternellement préeieusEl, il veut tous les ans consacrer le souvenir de sa mort par un service solennel, et ~1 vous demande de composer un Requiem pour ce servlCe. L'attitude de cet étranger, sa parole grave, son costume de deuil, le mystère dont il s'entourait, frappèrent vivement l'imagination de Mozart. Cette demande pl'ésentée si singulièrement lui semblait déjà un présage funeste, et ce ne fut pas sans émotion qu'il consentit à composer la musique de cette hymne de la mort! . .. - Mettez à cet ouvrage tout votre génie, reprit l'inconnu ; vous travaillez pour une circonstance solennelle. Combien de temps demandez-vous? - Quatre semaines. - Eb bien 1 je reviendrai dans quatre semaines. Quel prix mettez-vous à votre travail? - Cent ducats. Les voici, répond l'inconnu en les dépo~Sant sur une table, et avant que Mozart fût revenu de la surprise i~quiète que lui causait cet événement, l'étrangar était dasparu, s~ns laisser ni son nom, ni sa demeure, ni aucun renseignement. Moz~rt, après cette étrange visite, reste quelques instants hvré à ses pénibles réflexions ; puis, tout à coup, ccmme sortant d'un rêve, il demande une plume, de l'encre, du papier de musique, et se met à écrire avec un~ inexpr~mable ardeur. Il compose dès lors jour et nUit sans ecouter ses amis, sa femme, sans céder aux so~.ffr:mces ~ont il se sent pris par moments. Il semble qu al aperçoave nettement devant lui le terme fatal; il veut écrire en quelque sorte son testament dans ce chef- d'œuvre, et pour cela chaque minute est précieuse,

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-- 16 prême qui confirmait ses préaages; et quand on tentait de le rassurer, lorsqu'on essayait de rire de ses craintes, il répétait en montraot sa partition : • Ceci servira pour moi ; c'est pour ma tombe que j'écris ce Requiem. • Il ne s'en appliqua du reste qu'avec plus d'ardeur à cette grande compcsition. Plusieurs fois il tomba dans dea évanouissements alarmants, mais auesitôt revenu à lui, il reprenait la plume. Le délai suprême était fixé, et à tout prix il voulait achever ce dernier monument de sa gloire. L'ouvrage fut terminé avant l'expiration des quatre semaines, mais les douloureux pressentiments de l'illustre compositeur ne l'avaient pas trompé: Mozart expira en écrivant les dernières mesures du Requiem, cette œuvre magistrale que l'imagination ft·appée du maître a empreinte d'une sombre et admirable majesté. Comme Mozart l'avait dit, c'est sur sa tombe que retentirent pour la première fois les sublimes harmonies du Requiem. Au terme convenu, l'inconnu, pour la troisième fois, reparur dans la demeure de Mozart ; mais alors olle l'Hait vide, la mort l'avait frappée de désola tion. Il prit la copie du Requiem prépare pour lui et partit sans avoir encore fait connaître son nom. Un doute mystérieux continue de planer sur la bizarre aventure des derniers jours de Mozart. C.**'~=.

Pensées • P renez les pl us grands modei'Oes anti-chrétiens, Fl'édéric, L a PlacP, Gœthe ; quiconque a méco nnu complètement Jésus-Christ, regardez-y b1en, dans l'esprit ou dans le cœur, il lui mauque quelque chose. SAINTE- BEUVE.

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L'unité de l'Eglise, c'est la sécurité et la joie des hommes. Une protestante illustre a chanté sa conversion dans deP pages admirables : Je crois! c'est le cantique du bonh"lur, c'est l'harmonie des anges! • Si je pouvais, dit-elle, représenter dans un tableau l'Eglise comme je la vois resplendir dans son unité divin~>, le monde entier tomberait à genoux pour adorPr. » CARDINAL MERMILLOD.


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No 11 l'Ecole primaire, 25 Juin 1895 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu