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No 08 l'Ecole primaire, 25 Juillet 1912

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2o Juillet 1912

72 venu un fin limier, et c'est à lui qu'on avait recours dans les affaires les plus ténébreuses, alors que tous désespéraient de trouver la piste du coupable. Mais à vrai dire, le choix de cette profession n'avait fait que contrister davantage la petite vieille, qui éprouvait à l'égard des ~ens de police l'espèce de répugnance instinctive qu'ont pour eux presque tous les paysans et les humbles. D'ailleurs, elle ue voyait que rarement son petit-fils ; et, n'ayant plus personne qui la pût consoler, elle vivait mainténant dans le deuil perpétuel de ce pauvre Pierre, qu'un sort barbare lui avait enlevé de façon si tra~ique. Quand elle eût fini sa prière, la mère Brétel, que le froid avait engourdie, se releva péniblement; el, du même pas traînant dont elle était venue, elle reprit le chemin du logis. Arrivée à proximité de sa chaumière, elle aperçut quelqu'un qui attendait devant la porte et ne iut pas peu surprise, en s'approchant, de reconnaître son petit-fils. Elle s'empressa de le faire entrer, et, tout en ranimant le feu pour lui préparer à souper, elle lui conta le petit pèlerinage qu'elle venait de faire en mémoire de son père. Puis, elle demanda ce qui l'amenait dans le pays et pourquoi il ne l'avait pas prévenue. Michel lui apprit qu'il devait s'embarquer le lendemain pour l' Angleterre, où le chef d'une bande dangereuse, et qu'on accusait de plusieurs meurtres, était soltpçonné de s'être réfugié. L'ordre lui avait été donné trop tard pour qu'il pût avertir sa grand'mère. Toutefois, avantde prendre le paquebot à Calais, il avait tenuà passer par Beau-Marais pour l'embrasser. La vieille le remercia. Mais, visiblement, elle était contrariée à la pensée que son petit-fils devait prendre la mer et aller en pays étranger, pour être aux prises avec un assassin. Une bourrasque soudaine, qui ébranla la porte, la fit tressaillir. Elle écouta la do· che du soir tinter lugubrement. Et il lui sembla que d'obscurs dangers rôdaient autour d'eux. ' ~ - Tu as choisi un drôle de métier, fit-elle tout à coup. Il répliqua d'un air indifférent: - Que veux-tu, grand-mère? Il en faut pourtant bien des gens comme moi. Lorsqu'ils eurent soupé, l'aïeule improvisa un lit; et le jeune homme, qui devait s'en al· !er de grand matin, se coucha aussitôt. Le lendemain, la mère Brétel fut levée long·

temps avant l'heure du départ. MaJrrE grand âge, elle était encore active et conservé ses habitudes de bonne Elle mit des bûches dans la cheminée luma, et prit les habits de Michel Pou, brosser pendant que chaufferait sou Iail Comme elle achevait, un portefeuille ba d'une poche, et des papiers "'"•M••~:.., Elle se baissa et fut frappée par la photographie qu'elle alla aussitôt son petit-fils en lui demandant: - Où t'es-tu donc procuré ce - Eh! dit Michel, c'est la qu'on m'a donné avec le signalement de me que je suis chlr~é de filer! - Quoi?... Cela, c'est le portrait de .., - Le portrait de l'assassin ... mais OUi. La petite vieille eut-elle une peur de la magie diabolique, de la maléf reur qulexhalent les traits .d1un rri•mi• . Toujours est-il qu'elle porta ses deux à sa poitrine, en poussant un <:ri, et s'aiiaissa sur le plancher. Michel se ta , la saisit dans ses bras robustes, lui donner des soins, l'interrogeant ment, attendri comme, peut-être, il ne jamais été. Mais elle Je re~ardait avec yeux épouvantés et agitait convulsivement mains sans pouvoir proférer un seul mol envoya chercher le médecin du villa~e. el coucha. Cette crise subite, inexplicable, frayait ; et, bien que la malade ne fût état de lui répondre. il ne cessait de tionner en la câlinant comme une Il ne parvenait néanmoins pas à la Ses yeux égarés lui firent croire qu'elle devenue brusquement folle. Enfin. elle fut couée d'une affreuse foux, et un flux de s'échappa de ses lèvres. Puis elle inerte quelques instants. Quand elle rouvrit les yeux, elle dit voix faible et mouillée de larmes: - Michel, tu n'iras pas là-bas... L que tu voulais faire arrêter... cet homme, chel, c'est ton père. Sur ces entrefaites, la porte s'ouvrit. du dehors apporta des sons de cloches nonçant la messe de l'aube. C'était le docteur qu i entrait. Il vit le cier à genoux, la tête dans les mains, comme un spectre, muet de douleur; s'approchant du lit, il constata que la vieille avait rendu l'âme. florian PARMENTIER.

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DE LA

Soeiétè valai~aQQe d ·édu~aticn ) Pnblicallon du MUSEE PEDAGOGiijUE L'Ecolo primaire donne de 10 à 12 livraisons de 16 pages chacune, non compris la couverture, et autant de suppléments de 8-16 pages pendant l'année ordinaire (soit du 1er Janvier au 31 Décembre). Chaque mois il est en outre apporté un supplément illustré de 8 pages intitulé : Le Foyer et les Champs.

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[Les abonnements se règlent par chèque postal II 56 ou à ce défaut contre remboursement. Annonces : 20 cent. la ligne sur toute la largeur Tout c;e qui c:;onc;erne la publlc;a.tlon cloit être adressé cllrec:itement à son géra.nt, M. P. PIQNA.T, Chef cl.e Ser1ric:e au Département cie .l'lnstruc:;tion publique, à; Sion.


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Sommaire da pré&ent No La journée ca·tholique du1 2 iuin à Sion. voir. messe.

La joie. - Plus. que son deNos églises. - Gounod et la ·- 0-

8omaalre 4a 8applémeat No 8 Jésus-Christ (physionomie morale). -- La Vierl!e aux roses, (lél!ende ) . Les oapes dans. le mo!Yle. - .Jeune et vieux. - Mademo.iselle Subjonctif. Divers.

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8olllmalre da 811pplément N° 9 René Bazin et la dévotion au SacréCœur. - L'école sans Dieu. - Au temps des. récoltes. - Premier sourire et première larme. - Les petites. joies. L'amour de la campaJ!ne. - Le dernier 'Signal. - L'affkhe. - Luxe La bonne femme. et misère. L'Œurs de Niouc. - Conservation des fleurs. - Causerie sur l'iode. - Elog:e du miel. - Variétés.

-o& vi• à no• lecteurs. En l'absence d'articles pédai!OI!iaues pour remplir œtte livra-ison de l'Ecole vri:maire p·araissant en plein~ sa,ison de vacanœs. nou1s avons1 pensé être al!réa" ble à la ~rr.ande majo·rité de nos lecteurs va,Jai;saniSI en letur offrant· en compensaL tioh le com;pte-rendu de la Journée catholique du 2 iuin à Sion.. Aussi· bien. la ques.Hon de l'icok chr!fienne v avanr été traitée avec ampleur. a~nsi au:e celLe du caféchèsme, et la Société valaisanne d'Education s'v étant: trouvée représentëe oalf un nombre imoortant de ses. membres. une tel[e relation a sa olace é~ralement marauée délnls les colonnes, de notre revue éduçative. Nous croyons devoir ajouter que le compte-rendu. tel aue nooo le donnons. n'esf autre QUe celu;i paru dans la Oa~ zette du Valais. aui nous a parUI être

Ie p}:us çomple~ de ceux Publiés. von:s tou~ef.ois reg-retter Que , éten:due. ·il n'ai~ aœordé aucull(! ti on à lai cérémonie religietl5e à thédrail'e, soit à l'office le mauvéiJÏ'S temps n'avait· oas célébrer en P'l'eilfl! air sur la l'évantrHe. en effet. l'orateur de tance. M. Delalove. curé de gex et président! de J,a Société ne d'Education. a prononcé une tian d'unie suTJerbe envolée, pour ter les propres paroi~& du dUJ d'un journaJ étran~~rer. qui a de ce maf!'nifiaue JSetmon un Que nous autrio01s, aimé à dans la: r;elaH.o n' rep•rod'uite. afin nos ledeurs aient ou goûter à leur ce bea!UJ morceau or:altoire. C'est avec re~rret aue nou\3 n'avons. PU 1 caler d.ans niotfe lliv11ai1S!on spéda:le.

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No11 chers mort8.

3 de sa chêre école. Quelques mois d' d t 11 't 't tt · ta mal~ le on e e e ·a l a emconduisatt au tombeau. flise Berthouzzo. née Moren. du sympathique instituteur Fr. de Premploz (Conthev). excellente maîtresse. O·rÎirinaire de avait quitté l'enseiQ:nement il v ans seulement. Elle aussi avait actif plusieurs années de bon de service dans, différente:; comdu centre. Une assez longue masupportée avec une rési~rnation chrétienne, a terminé son pèleriterrestre. MllP Alexandrine Crettol. de RanIci. c'est d'une ieune institutrice écrivons le nom. Elle a été embrusquement en quelques heures. suites d'un refroidissement Pendant troi-s années d'en:;ei~rnement elle prat·iqué à Mollens avec dévoût et succès C'est à la fin ·de iuin s'est produit ce nouveau vide. dans

Le J or semestre de 191 2 a été oué par olusieurs décès dans les du personnel ensei~rnan t val ensei~rnant. C'est. on va le voir. oarticu .M. /. Kœlzl. Enfin , dans le courant pa,rmi Mmes les Institutriœ. que avons eu à les. déplorer. mai. s'est éteint en Autriche. dans ·M me Ida Carron. née Tar famille spirituelle et à un â~re avanM. l. Kœhl. ancien professeur de épouse de M. l' Inst. Henri succombé à l'â~re de 24 ans :s:•eulem~ent.IF~~ t et de mus:que à notre école noraprès une assez lon~rue maladie. des instituteurs. Le re~rretté dé· avait constammenlt enseigné dans t était orÎI!inaire d'Alsace. On lui le recueil de chants trè:; connu' école de fullv. sa commune natale. et par · ·son dévoûment. son aotitude et e et la Famille qui fut employé succès pendant de nombreuses anson -savoir-faire. elle était arrivée -mettre son école au niveau des non seulement dan~ les. écoles du leures du district. mais encore dans celle3 de FriMrne Mélanie Miche~od. née Pr et d'autres cantons. M. Kœhl un excellent maître. et les nomde Nendaz. Encore une bonne in triee qui a disparu de ce monde instituteurs qui s e sont formés qu'en même temps que sa -compa~rne de sa direction ~rarderont certaineFu.Hv. Hie avait pra:tiaué avec succès · t de lui un pieux et reconnaissant à Levtron ces années dernières comme maîtresse de l'école des filles de Mon· Donnez-leur à tous, Sei(!neur. le reta~rnon. lorsqu'elle dut. en ianvier der· éternel et aue la lumière céleste les nier. quitter vour ,c ause de santé. la di· ! 1

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Ecole• uormaleiJ. · (Admission Le Département de ~'Instruction PU· blique fait ·Connaître. PM voie de publication spéciale adressée aux commu~ nes. que les examens d'admission au cours inférieur des écoles. norméllles au~ ron t lieu POll'l' le ·COUŒ"S scol'a ire 191213, dans le mois: prochéllin. Voici les dates qui in téressent tes dios,trids de langue française: Arrondissement central A Sion (bâtiment du ·coHège). le 19 août pour les .éi!Sitlira:nts et le 20 août pour les aspirantes. Arrondissement occidental A Martienv (hôt·el de v:iHe). le 21 août pour les éiJSPÎrélnlts et le 22 août pour les. aspirantes. Cha:que iour dès 9 heures du matin. Pour pouvoir être admis à subir ces examens. tOUJte ins~cription doit parvenk au moins quinze iours à l'avance au Secrétariat du Départemen~ et être accompa~rnée de l'acte de naissance de l'asp,i rant (cons·télltant qu?il a quinze ans accom:p.Jis au moins) : des certificats délivrés. par l'autorité communale et l'inspeoteur des écoles .cons·t atant lai bonn:e~ condtuite du postulant: du livret .scolaire dûment rempili et d' un certificat de Séllnté déliV'ré par le médecin scolaire du district. Les éiiS·P·irants. reçus: devront fournir en outre. après avi1s oHiciel de leux admission le cautionnement. prévu à l'art. 121 de ia loi sufl la mat.ière du 1er- Juin

1907.

Tous les élèves admts à suivre les cou,rs doivent. chaque année, en en~ tr-ant, effectuer à la Cai.s,se d'Etat u:n· dépôt de fr. 150 à valoir sur les frms de pension à leur char~re. La rentrée pour les, élèves-instHuteurs des deux lanl!ues est fixée au 9 sep· tembre, et potllr· les élèves-insNtutrices au lundi suivant (16) .

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Beek Georges. à Sion Bornet An~oine, Nendaz , A la suite des examens de clôture des · Delavv Alfred T ecoles normales (cours scolaire 1911 Frossard Louis. 1~) les élèves ci-après de ta 3e année, Gay.Crosier Justin soit de la division supérieure. ont reçu Gross Maurice. Saivan ~autorisation d'ensei!lner prévue à l'art. Ma~sv Cand~de. St- Jea;t. t9 de la loi scolaire du 1er iuin I9fJ7 Motx françol's, St-Martin 1nstituteurs de laneue francaise Papllloud. Camille. Con · Bérard Clément, de Vollèges (Levron). Revn~r~ Joseph_. Savièse. Beytrison Joseph, de St-Martin. Schmdng Henn. Grachen Bonvin Paul, d' Arbaz. Mlles Bourdin Philomène · Clivaz Othmar, de Randogne, Bridv Marie, Levt;on . Délèze Candide, de Nendaz. Genoud Jules, de Bourg-Saint-Pierre. Burgener Gonzaga (Sœur) Gillioz Aloïs, de Charrat. Bure:ener Ida. Sion. ' Vollut Charles, de Massongex. · Délèze Alexandrine Nendaz HufZ"On François. de Martigny-Combes. Délèze Augustine. - Nendaz Luisier Jules, de Fully. Gallay Angèle. St-Martin · Mottet Aimé. d'Evionnaz. .Métrailler Catherine. Satins Mottier Jules, de Saxon. Michaud Céline. Bagnes. · Pitieloud Alphonse, de Vex. Revaz Marc, de Vernayaz. Mme Puippe.Morand Marie M Reynard Edouard, de Savièse. Ville. · Zuchuat Maurice. de Savièse. . Roh-TerreHaz Lourse. Cont Mil•·" Solleroz Eugénie. lnsfitlllfrias de laneue francaise Zen-Ruffinen. Amalia . Balet Anne-Marie, de Grimisuat.

lnstroetion primaire.

Blanc Catherine, du Bouveret. Bochatay Rose, de Salvan. Brunelli Célina, de Sion. · Charles Rosa, de Martigny-Ville. Délèze Séraphine, de Nendaz. Maret Marie, de Bagnes (Sarreyer). Montangero Laurette, de Bex. Paschoud Germaine, du Bouveret. Ribordy Louisa, de Bagnes (Sarreyer). Rouiller Marguerite, de Martigny-C.

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les élèves de 1re et de 2me année pour. ront tous. d'autre part. passer à la division supérielllre avec te cours ·scolaire prochain, qui s'ouvrira pour les différentes écoles normales le lundi 9 septembre.

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Il est délivré le brevet de capacité aux instituteurs et institutrices ci-après : MM. Andere!l!len Oscar. à Bi el. Baruchet Siméon; au Bouveret.

-oCalsse de retraite do ael enseignant.

Dans la dernière réunion des adhérents à la Caisse de M. l'instituteur S. Mavtain, de daz. demeurant à Sion. a été gérant de la caisse de retraite d sonnet enseignant primaire. ens la démission donnée par le titulaire. C'est donc avec M. entré en fonctions le 1er iuillet. aue adhérents à la Caisse de retraite vront désormais correspondre pour ce qui concerne celle-ci.

et les instituteurs sont inviprendre part. le nombre maxipartidpants a été fixé à 24. recevront la même incelle qui est accordée aux ·c'est-à-dire 4 francs par 2 francs par nuit. plus les frais en III. classe. Les inscriptions par M. Ernest Hartmann, r de !lvmnastique. Lausanne, d'Ouchv. 42. renseie:nements. complémentaires Je programme. le plan de travail, suivront immédiatement après on.

- o- Ecole ménagère.

Courrier de Genève:

Au cours d'une excursion en Vaje m'arrêtai. il v a peu de temp's. Monthey La petite yille est assise la vallée du Rhône. à l'entrée du d'IIliez. dans un panorama !lranqu·' encadrent les sommets impodes Diablerets. de la Dent de et de la Dent du Midi. Je voulus profiter de mon· passae:e visiter l'établissement d'éducation diri!rent les Sœurs dt> Saint- Joseph

ablement situé. un peu en rela ville. l'établissement cornun p.ensionnat et une école mêLa confiance des familles rend œuvres d'année en année olus C'était l'Ecole Ménagère. on m'avait dit merveille. que ie voir en plein fonctionnement. bonnes Sœurs m'accueillirent et me t les honneurs de leur maison avec simplicité gracieuse et distinguée oui caradérise. -0C'est pla~sir de voi.r à l'œuvre les ména!lères. par petits groupes de Gymnastique. ou cinq, à la cuisine. aux salles Un cours de P'vmnastioue populaire raccommodage. de repa-ssage, etc. .... et de jeux aura lieu cette année. pour seignemenf ménager n'est pas, la Suisse romande. du 29 Juillet au 4 be~ucoup se l'ima!linent. -une Août. au Mont-Soleil sur St-Imier. LtS

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simple Question d'aiguille et de cuisine. La formation d'une bonne ménagère demande davantage, Le pro!lramme est très étendu et très varié et vise avant tout au pratique. Jugez plutôt :Politesse et savoir-vivre; cuisine théorique et pratique; P·réparation par groupes d'élèves de menus variés. bourg:eois et ouvriers; économie domestique. tenue des appartements. entretien du linge et des vêtements; lessive et repassage; comptabilité ména!lère. calcul oral. dessin. coupe er confection, lingerie. raccommodae:e. broderie. hygiène. médecine pratique. pansements; jardinage et horticulture. A titre facultatif: musique · P·iano, anglais et allemand ' Rien n'est oublié de ce qui fera une maîtresse de maison parfaite . L'exposition des travaux qui. chaque année. clôture les cours.. permet de iu!ler des connaissances toutes pratiques acquises à l'école. RaccommodaR;e de bas et de vêtements voisinent avec articles de !ine:erie. de confection et broderies fines. T'ai admiré des linges d'é~tlise . artistement brodés. des pa,villons de ciboire et des bourses corporalières. délicat hommage de la piété de ieunes ménugères au tabernacle de leur paroisse. La formation religieuse et morale prime tout - cela va de soi. L'instruction religieuse a la p·remière pla-ce. Des leçons spéciales sont données plusieurs fois la semaine par rAumônier de l'établissement. Les cours commencent en octobre et sont dôturés se terminent fin mai. par un examen OTQ'anisé par le Département de l'Instruction publique du Valais. Dix-huit élèves ont obtenu. ces deux demières années seulement. le diplôme d'enseie:nement ména!ler. Ce sont de beaux succès. Aussi. à plusieurs reorises. soit lors de l'inspection annuelle. soit à l'occasion des examens. la "supériorité de l'Ecole a été hautement re·

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6 connue. L'expert fédéral écrivait nag_uère dans son raPPOrt d'insoection: « L'école ménagère de Monthey a parfaitement compris sa tâche en ce oui concerne la formation ménagère des jeunês filles, et est au-dessus de tout élolle. ~ Cette appréciation élogieuse est bien mérit·ée. »

-oNo• jeune• ftlle11. Nous avons sous les veux le comoterendu de l'Ecole secondaire de Jeunes filles de la Ville de Fribour{!. nour l'année. scolaire 1911-1912. Cette école comprend une école d'ensei!lnement !lénéral. une école de cou,pe et de confection. une école de lin!lerie. une école de cuisine et une école de modes. chacune à deux ou plusieurs cla-sses. C'est Mme Lucie de Courten . de Sion. expert fédéral. qui a procédé à l'insPection de ces cours. et elle s'exprime à leur endroit. dans son rapport. en termes très élogieux. Une demi-douzaine d'élèves du Valais ont fréquenté cette école pendant cette année !Scolaire. et s'v sont distinguées. Elles ont mérité le joli témoigna. ge que voici. que nous trouvons dans le rapport général de la Direction de l'école: « Parmi les sujets excellents. v· lisonsnous. il faut principalement compter les élèves du dehors. C'est ainsi que. voici plusieurs années. le Valais nous envoie des jeunes filles remarquablement actives. soigneUJSes et applia11ées, qui font un app-rentissage beaucoup plus fructueux que ta majorité de leurs compagnes fribou.rgeoises. » L'année scolaire 1912-1913 s'ouyre le 16 septembre. sauf pour la section d'enseignement !lénéral qui ne sera ouverte que le 1er octobre. -o-

L'eau dell glacier•.

janis. paraissant chaque mois en livraisons de 16. /J. -:-- 1.50 var an.

Sommaire de la J.Jvra1son de lu1llet: M. le professeur Docteur pour rappeler l'anniversaire du 1er (avec gravure). - Paul et floridirecteur du Bureau météorologique déral, s'est livré à un travail des. Ce aue l'on peut faire avec Téintéressan~s sur la quantité d'eau - Le premier violoniste du (avec !lravure). - Mon portenie par les glaciers pendant l'été Un glacier de grandeur moyenne, - Ouerre ... pacifique (avec g-rame celui du Morterasch. dan-s la -Aventures de Charlot-le-Mous(s~ite). - Quand on aime à lire. te-En!!adine. d'une superficie de 25 manuels pour jeunes. fitles. lomètres. carrés, fournit pendant chaudes températures d'août de 25 Les futurs abonnés de 1912 .oeuvent 30 mètres cubes d'eau à la seconde, recevoir les livraisons oarues de à peu. près le débit du Neckar aux année. ses eaux. ma.is H ne faut pas oubl' Pour s'abonner ou recevoir un numéspécimen. s'adresser simolement au le bassin du Neckar embrasse 1 kHomètres carrés'. Le glacier de {eune Ca-tholiQue. Sion. Ietsch débite autanrt d'eau Que le XX x et la Moselle dont les bassins étendue de 27,000 et 28,000 illustré des Stations du ValaiS tres carrés. La -sécheresse de j l'{ Liste des Etranf!ers. - Organe d'août 1911 a ·complètement épuisé de l'industrie hôtelière valaisanne. Abonnement. Suisse 3 fr. réserves d'eau du versalllt nord de Etranger 4 fr. - Le n° 25 Cent. Alpes. Le bassin de 1a Birse. cet•te même période, a déversé dans Rh·in environ 50 miiHons de mètres S#fltmaire du numéro du 20 fuillet. bes d'eau,, soit cinQuante milliards Au Simplon. _ Dans Je Binnenlal. _ Les litres! La région hydrographique de Veis ivi. _ Par Monts et par Vaux. prise depuis l'embouchure de 1' Les Cols et Passa.l!'es du Valais (!'ui.te).) à celle de la Wiese, près de l.ts ancêtres du tourisme.-La circulatiOn des fourni. pendant le même temps, Pnlilim.- atomobiles en Valais. - Le Lœtschental. 7,5 mètres. cubes d'eau à la Otronique des Stations: Champéry. - Bapendant que celle du: Rhône i me.~. - Ascensions. - Montana. - NouvelLéman, en fournissait 500 mètres 1t \..abane. -· Cour~ des Ouides de mon:arnr. - Pour les Plantes alpines. - Route bes. Il est vrai de dire que le bassin ~ Grand-Saint-Bernard. _ Cabane de ChanRhône en Valais est trois fois rion (Bag-nes). _ Sierre-Montana-~e~mala. -:grand que ceux des deux affluents lt~ pronostics de Tuil'let. - Brblroj!'raph•e Rhin précités; néanmoin>S, il résulte : Guide médical du Touriste. - Gesellobservations fa ites par M. le schalt lür Heimkultur. - Programme des FêMaurer que pendant la sais.on ks de Champéry. - A la montagne. - Enisans lès glaciers, nous n'aurions - Les premiers secours en voyage du Touriste). d'eau.

1llu.slrations:

Bibliographie Le Jeuue Catholique. Journal mensuel illustré /JOUr nos en-

Les Gorges de Oondo. - Berisal. - Sim~on-Ku l m et Glacier de Kaltwasser. - Brnn. -Le pont de Orengiols. - Vallée de Bin~. - Sublage et Station Sanelsch. - La ~oret lits Mayens. - Passage de la Oemmt.

L'église de Kippel - Kippel et le Bte!schhorn. - Co.J du Lœtschberg. Le Bielschhom. - Paysannes de Champéry. - Cabane de Chanrion.

Divers La santé par les pommes Un docteur écrit ce qui suit dans une revue médicale .sur les propriétés médicinales et hygiéniques de la pomme. • La pomme, mangée immédiatement avant de se mettre au lit, procure la santé. Sa substance à la fois d.iététique et alimentaire. est de pr~mier ord;e. Elle con!ient pl~s d'acide phosphorique. sous un etat. factl~~ent digestible, qu'aucun autre prodUit ve~etal. C'est un aliment bon pour le cerveau, Ji ex· cite les !onctions du foie, procure un sommeil profond et paisible, désinfecte la bouche. élimine les acides en excès de l'estomac, para lyse les troubles hémorroïd_aux, facilite les sécrétions des reins et pr~vtent les calculs. évite les indij!'Cs tions et est un bou. pré· venti! contre les maux · de gorge. •

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DISTRACTIONS DE SAVANTS Comme tous les grands mathématiciens, Henri Poincaré. décédé ces jours-ci, était. dtstrait. Ampère prenait la cai sse d 'un hac~e pour un tableau et le couvrait d'œ _et de chJ_Ifres · ou bien à l'amphithéâtre, tl essnyart ave~ son foul;rd les chiffres. écrits s4r le tableau noir et mettait .soigneusement dans -6a poche le torchon traditionnel. . Le mathématicien Cauchy, en ple111e séanc.e de l'Institut, se levait subitement et coura~t au tableau, y écrivait un calcul ~t ret?urnatt tranquillement à sa place quand JI avatt trouvé la solution désirée. Un jour, Henri Poincaré. étant .~ la pr<?" menade s'aperçut tout à coup qu tl porlatl une cage en osier. Il l'avai.t prise _in~ons,ciem­ ment à l'étalage d'un vanmer. Ma r ~ r1 ne put jamais se rappeler _où, c~r il ne se sc.uvenart pas du chemin qu' ri avatt pour!ant parcour~. Une autre fois. rentrant d un voy_age a Vienne, ne trouvait-il pas dans sa vahse Je_s draps de lit de l'hôtelier? En revanche tl avait laissé à l'hôtel un costume complet.

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8 LES PLUS LONGS REGNES L'empereur françois-Jo.seph a dépa~ sé, le 5 juillet, la durée du rèf!ne le plus long- du dernier siècle. celui de la reine Victoria. II est également plus âgé que· n'était, au moment de sa . mort, l'ill'ustre souveraine. franço is-Joseph a rél,!"né déjà 63 ans, 7 mois et 5 jours. Deux règnes seulement ont été plus longs dans li'histoire: ceux de l'élec· teur palatin Charles-Théodore (66 ans) et de Louis XIV (72 ans). Encore ces deux derniers règnes ont-ils compris une longue période de minorité. François-Joseph comme Victnria a au contraire, exercé le pouvoir depuis 1~ premier jour de sou avènement. Les doyens de règnes des souverains d'Europe, après l'empereur François-joseph, sont le roi Nicolas de Monténégi:o, qui règne depuis 1860 et le roi Georges de Grèce, depuis 1863.

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UNE PUNITION DE LONGUE DUREE Le douzième régiment anglais attend avec impatience la fin de l'année 1912. Car c'est seulement alors qu'H aura complètement expié la peille que lui avait infligée, il y a cent ans, le duc de Wellington. C'était pendant la guerre d'Espagne, en 1812. Les hommes de ce rég-iment avaient attaqué ct pillé un couvent ; les religieuses avaient été maJtraitée.s. Aussitôt que lei duc eut été informé de ce fait, il monta à cheval et se

SION, 26 Juin rendit, au ga lop, au camp de te ou'il fit .rassembler en uniforme Puis il dicta la singulière sentence « Pendant cent ans, chaque quc du douzième régiment de quera les troupes à la parade sécuti vement, les hymnes nati et russe, un psaume de vêpres, prince de Galles et le c Good save Pendant que la musique jouera, le dans la posi tion de « Garde à vous. tera silencieusement. » ' Et depuis lors. tous les soirs, dans .les parties du monde oll les hasards ~ruerre les envoyent, les hommes du lanciers ont pris la position militaire écouter l'exécution de ces cinq hymnes,

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"' Une maman vient d'avoir deux jumeaux. On les présente à Bouby. - Dis, papa, c'est pour choisir? * Proverbe italien. -

Quaud un.

est à ses débuts, il fait un tableau et y sa signature. Une fois arrivé, il fait sa si2"na!urc et pose un tableau. " Utt enfant. - C'est pas ton père, mère, ça. T'as été adopté. Un autre. - Oui, mais c'est mieu1 toi. Moi, ils m'ont choisi; tandis que on[ êt~ obligés de te prendre comme

~TE Ü J\..1 Ü JEU -

nATHOLIQU-vJll

année

ORGANE DE LA

SOCIETE VALA.ISA.lllfE D.EDUCATIOlf

Journée Catholique dn 2 Juin à Sion

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__ bien triste aécepnon aHenâait a réveil. le matii11 du 2 iu·n. la popnlacatholique de la ville de Sion. Elle vivement réjouie de recevoir ce et de bien recevoir, les continnombreux de catholiques valaiannoncés de tous les districts et les ·communes. pour le Katho; elle n'avait rien négligé pour le succès de cette belle manifes; elle avait orné de son mieux les pavoisé .Jes édifices, les places ues et les rues: elle avait pris les dispositionS! voulues pour que hôtes ne manquassent de rien, pour offrir une exceltente et joyeuse hosElle se souvenait du spectacle,

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catholique valaisanne. il v a ans. Elle se réjouissait à la pensée tt revivre des instants anal·ogues, d'éJOIJBNAL .ILLIJSTBÉ POIJB NUS I!JNI!'AN'.I!S à nouveau des émotions aussi paraissant à Sion chaque mois es. de raviv~r ses sentiments re' au contact de l'a foi robuste et On ne s'abonne pas pour moin1 d'an an ,.""''un· des fortes et belles popuLe Jeune Catholique se publie en livraisons de 16 pages chacune et rortlatior1S de nos vallées et de nos montaà la fin de l'année un joli volume d'environ 200 pages. Et voilà qu'un del inclément ve·compromettre le succès de cette Un abonnement d'un an coûte · Fr. 1.50 , impatiemmenT attendue. en dé2 à 4 ~ • b l chacun . » 1.25 sur la cité une pluie froide et 5 et plus l sous 1a meme ande ~ , . . . . . , 1.ue nul n'attendait. favorisée ou' C.haque 10 abonnements donne droit à un Ume gratuit ·emeut notre conrtrée, à paépoque. par un temps radieux et Pour s'abonner ou recevoir un numéro d'essai s'adresser simplement ainsi: , Jeune Catltollque ", S.IO~ s nuages.. Les drapeauoc et les oriles guirlandes et les bandependaient lamenrtablement aux

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3{me

ECOLE PRIMAIRE

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fenêtres et aux balcons. tanais que ae gros nuages. masqu~nt à la vue nos montagnes et nos ·coteaux, continuaient à fondre l'Sur nous en ·cataractes- tomiours p.lus abondantes. Il v avait certes plu:s d'une année que pareil déluge ne s'était vu à Sion. Quelle malchance! L'organisation des détachements par district·s pour arriver ensuite en un or. dre irréprochable sur la Planta, le service divin en plein air. les pique-nique dans les vergers ombragés, fauchés à cette intention, l'assemblée populaire sur le prélet de Valère et à ses abords, le cortège, imposant et majestueux, à travers les rues de la ville, tout cela était compromis, impos~sible, irréalisable. Et d'ailleu~ -ce temps. affreux ne retiendrait-il pas chez eux tou:s ceux qui se proposaient de répondre à l'appel du c~~œn~n~~J'~wci~~nc~h~

tique? Il fallut cependant, à la hâte, prendre des dispositions :Sipéciales pour assurer un abri aux pèlerins que n'aurait pas effrayés la pluie du matin. L'on décida d'ouvrir le nouveau ~collège aux contingents du Centre, l'école -des filles 1 et le Séminaire à ceux du Bas-Valais, l'école des garçons, le théâtre et la halle de gymnastique à ceux dUJ Haut. Et, chose incroyable et édifiante à la fois. ces vastes locaux suffirent à peine à contenir les particip,ants accourus de routes les parties dUJ canton, des endroits les plus reculés des vallées. des villages les plus haurts pef,chés~ sur la montagne. Sept trains, dont cinq spéciaux, ame-


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114:

gne le catéchisme. Les martyrs ont versé leur retour du cortège les divisions sang, nèrent entre huit et neuf heures du ina- et celle de la Planta. La tête du donné leur vie, vous le savez, chers et du, Bas-Valais se groupent compatriotes, les martyrs sont morts pour tin. des milliers ae so-ldats de la vail- était. de retour sur cette place ptanta. devant le Jardin public, affirmer la divinité de cette doctrine que prolante armée catholique du Valais té- demters rangs s'ébranlaient du Haut-Valais sur la pla<:e de clame le catéchisme. Interrogez aussi les mismoignant. par le courage mis à br~ver pour le départ. devant l'école des filles. Et sionnaires de tous pays, demandez-leur ce l'inclémence du temPS. de leur attacheOn remarqua surtout le nombre se termine par deux belles. as- qu'ils font pour convertir et civiliser les ment invincible à la noble cause de la n_ant et l'allure imposante de la où sous un soleil brûlant suc- païens. Et tous ils vous répondront qu'ils religion. s10n haut-valaisanne. Le cotlltillta...; à la conversion et au salut de ces la pluie. avec un recueillement travaillent C'est avec un véritable sentiment ~iège était de tous le plu~ fort peuplades sauvages tout particulièrement eu la fou:le entend la parole enseignant le catéchisme. Interrogez les gid'admiration. et d'étonnement sans dou· nte une mention spéciale en et autorisée d'orateurs sacrés gantesques et splendides montagnes qui nous te de ~a part de beaucoup, que le pu- ration surtout du fait que ia rappelant à tous les grands entourent comme des remparts éternels, deblic sédunois vit défiler. au fur et à me- ceux qui le composaient avaient dQ mandez à ces montagnes pourquoi notre chèdu chrétien et du citoven. sure de l'arrivée des trains. les longues re sous la pluie. de grand matin re patrie valaisanne a conservé cet incompafrancaise ont parlé rassemblée colonnes de participants, marchant al- sieurs heures de marche pour ' trésor de la foi, et pourquoi nous avons o. Mgr Abbet sur le catéchisme, M. rable lègrement. précédés. de nombreuses et prendre le train. Dans d'autres le bonheur d'être les enfants de l'Eglise de Conseiller d'Etat Kuntschen sur la Jésus-Christ. Ah, si ces montagnes pouvai~nt splendides bannières. au son des fan- aussi. dans le plus grand .. u ... du pouvoir ecclésiastique parler elles diraient bien haut que cette lmme, de pareils exemples de ..vLu <~~n fares ou des fifres et des tambours. _ pouvoir civil soit l'Eglis-e er la mense' faveur nous la devons tout particuliède volonté ont été donnés. Le L'office pontifical. qui devait avoir :M. le Conseiller national Evé- rement au catéchisme. Interrogez vos ancêlieu sur la place historique d'e la Plan- lais était également foctement sur les devoil1S du dtoyen. M. l'ab- tres dont vous portez les noms, demandez- . té: le Centre beaucoup moinS'. ta. fut célébré à 9 h. 30 à la CathédraDr Térôme Zimermann. président leu~ qui donc leur a montré le che~in ·du en chercher la raison. pour ce le. où trouvèrent place les détachements oui demandez à vos ancêtre,s qw leur a C. S. du V allais. sur. ciel de l'A. dit 'ce qu'ils devaient faire pour se préparer au Centre. Des offices chantés furent dans le fait que plus rapprochés du chrétienne. M. le député Leuzin· un bonheur éternel. Et ils répondront que le en outre onranisés à l'é~rlise du CoHège, ~e réun~on - que la plus grande pour le paysan valaisan, ses be- bonheur ineffable dont ils jouissent, ils le doihe devatt gagner à pied . les pour les participants dn Haut-Valais ses intérêts. M. l'avocart: Coquoz vent tout particulièrement au catéchisme. plusieurs communes ont attenclu de et à l'église de St Théodule pour ceu~ Chers compatriotes, n'oubliez pas cette v~­ du Comité cantonal, sur ~es convain. une amélioration du du Bas-Valais. Et bien que l'on s'entasà tirer de cette beUe iournée rité : le catéchisme c'est l'abrég-é de la doctnse metnre en route. Ainsi de ~'"'v ,..,... sait littéralement dans ces diverses é~rli­ ne de Jésus.-Ouist, •'est l'abrégé de l'Evanses, n_omoreux sont ceux qui durenf, cinq kilomètres de Sion :;,cLuerut:I.r·r . gile de cet Evangile que Jésus-Christ a orun contingent de plusieurs NoUis. sommes heureux de pou~oir don'né à l'Eglise de prêcher dans l'univers faute de place. assister à une seconéle d'~o~e::; ét~t annoncé. il ne vint publier ioi ces dîscou11S1: jusqu'à la fin des siècles. . . , messe basse à la Cathédrale. une dtzatne de participants. Relisez ce catéchisme, chréhens qw rn enPour le dîner. les nombreux hôtels ot Mais si le temps a nui constd~~ali· Sur le Catéchisme tendez, relisez-Je attentivement au moins chaëtablissements de tout g-enre de la ville ment à la participatio-n la que année. Ah! cette lecture vous rappellera Discours de S. O. Mt?r ABBET, suffirent heureusement. ~rrâce aux pré- des :six mille hommes qui' sont des vérités que vous avez perdues de vue, des Evêque de Sion. vovantes dispositions prises. à héberger g-rouper derrière Jeurs chefs ~;u;rc~·Iétalltl devoirs que vous avez oubliés. Cette lecture Mes chers compatriotes. attentive du catéchisme vous affermira dans t~:eux qui n'avaient pas n·ris leurs vivres ques et dvil's n'en fut QUe plus belle Lorsque j'étais curé de Sion, un jour que la foi· elle développera l'instruction relig-ieuavec eux. 1 1Us éloquente j'aUais voir l'un de nos ma.J!istrats les plus se da~ vos âmes. Oh, si le catéchisme était Vers 1 heure. le temps s'éclaircit, au On ne pouvaJt se défendre d'une distingués, retenu chez lui par la maladie, je connu et observé comme il devrait l'être. on 1rrand soula1rement des. comités que tense émotion au défilé de cette Je trouvai assis dans un fa.uteuil et tenant en pourrait supprimer les. tribunaux correctionmins un petit livre. Aussitôt qu'il m'aper- nels et fermer les prisons. l'organisation des assemblées populai- oacifique, mais résalue à la défense çut, il me dit: « Monsieur le Curé, quel beau Le catéchisme devrait toujours occuper la res de l'après-midi avait rendus de plus niâtre de sa foi et de ses convictions livre j'ai trouvé! • Quel était donc ce beau première place dans les programmes des étaen plus soucieux. Et la pluie ayant -ces- tholiques que précédaien~ S. O . tivre? C'était le catéchisme du diocèse. bli-ssements d'instruction publique. Quelle tersé. le rappel fut battU' en ville. à 1 h. Abbet. le chef vénéré aiocèse Ah! il avait rai.son ce magistrat d'appeler rible responsabilité pèse sur les législateurs 1/2. pour rassembler tout le monde sur autorités ecclésiastiques. le comité ' le catéchisme un beau livre. Rien de plus qui n'ont pas le courag-e d'affirmer et de déla place de la Planta. tonal de l'Associatio-n catholique beau que la doctrine de Jésus-Chri-st. Or le fendre fortement les droits du catéchisme. Les Un cortège s'organisa aussitôt qui autorités civdles, Consei] d'Etat. vv'u.,..•• catéchisme c'est l'abrég-é de cette doctrine, c'est droits du catéchisme ce sont les droits de Jél'abrég-é de J'Evangile que Jésus-Christ a en- sus-Christ lui-même. Un des principaux moparcourut l'avenue du Coucllant, lai com~unal, ConseH bourgeoisial. suisses des trois collèrres seigné il y a bientôt deux mille ans. yens dont Jésus-Christ se sert pour s'ouvrir rue de Lausanne. le Orand'Pont la rue Etudtants "' Qui donc a vaincu le paganisme? qui donc 'U de Loèche, l'avenue du Nord. !;avenue d e l niversité de Lausanne, l'Harmo- 1 renver,sé ses autels et brisé ses idoles? C'est les âmes, c'est le catéchisme. Est-il nécessaire de vous le rappeler? la de la Tour. l·a place de la Cathédrale nie municipale, musique de fête. le catéchisme, oui, c'es.t la doctrine qu'enseiv ....

au

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116 première instruction, l'instruction la plus importante, la plus nécessaire, la plus indispensable, c'est l'instruction reliJ.rieuse. On peut aller au ciel .sans connaître l'histoire et la géographie, sans connaître les mathématiques; on peut aller au ciel sans connaître la physique et les sciences naturelles; mais personne ne peut aller au ciel sans la religion. Parents chrétiens qui m'entendez, vous ai· mez vos enfants, vou,s désirez qu'ils soient to~jours h~ureux, vous désirez surtout qu'ils so1ent un JOur votre gloire dans le ciel. Eh bien, n'oubliez pas que c'est le catéchisme qui m~>ntre à vos enfants le chemin du ciel, n'oubilez pas que c'est lui qui dicte à vos enfants ce qu'ils doivent faire pour se préparer au bonheu_r éternel. Ah! méfiez-vous de ceux qui voudra1ent bannir le catéchisme. Les ennemis du catéchisme, ce sont les ennemis de JésusChrist, et par conséquent ce sont les ennemis du bonheur de vos enfants. ~es cher.s compatriotes, ne permettez jamais à vos enfants de fréquenter des écoles sans catéchisme, car les écoles sans catéchisme ce sont des écoles san,s religion et sans Dieu. . -, , 1! Je dirai donc en finissant: Honneur e.t .reconnaissance à Jésus-Christ, et je m'empresse d'ajouter: Honneur et reconnaissance au catéchisme!

xxx ·Collaboration dn Pouvoir ecclésiastique et dn Pouvoir civil, soit l'Eglise et la Patrie

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Discours de M. le Conseiller d'Etat !OSEPH KUNTSCHEN, ancien vrésident du Conseil national. Monseigneur, MM. les Membres du Clergé, Chers Valaisans, C'est un spectacle unique, grandiose et saisissant tout à la fois celui qu'offrei, en ce mo. ment, et en ce lieu, cette assemblée, cette foule recueillie. Le peuple valaisan est là, pour ain.si dire, tout entier. Ministres de Dieu et magistrats, citadins et ruraux, intellectuels et ouvriers, tous .sous l'empire des mêmes inspirations, forment une unité puissante, irrésistible. Et tout à l'heure vous traversiez en longues théories les rues de notre cité, le sourire de l'adversaire s'est émoussé et votre cortège a for-

cé le respect. D'ailleurs notre

117 ce.s vieux monument~ qui nous raJ'histoire du pays et qm furent les tédes luttes glorieuses pour l'indépen-

ne fait pas appel à la haine et ce que des paroles d'amour, de iu.slice rance qui tomberont ici. et hauteurs, nos institutions, org_ueil Qu'il est puissant le souffle qui tt$ ne nous semblent-elles pas plus sur le pays pour amener aux pied,s de notre attachement? Ah, Dame de Valère ces nombreuses et nous le constatons avec amertupopulations. Des vallées les plu.s encore des restriction.s à la libre bravant la pluie, vous êtes venus de l'action catholique. C'est le le~s mer, en un acte commun, à temps passé - espérons-le - pour 1a· bliquement, votre foi. Cette foi c'est A les effacer doivent tendre nos efforts. nos pères, c'e.st la nôtre, et ce sera ne .seront complètes que le jour demain. Notre foi est semblable aux revendications catholiques auront que le temps renouvelle et rajeunit ne saurait détruire. hauteurs aussi les progrès accomVous ête.s accourus aussi pour toutes les branches de l'activité na· un hymne solennel, dans une Journée présentent ,sous leur vrai jour : faits lique, la patrie bien-aimée. pour le bien du peuple èt la prosUne Journée catholique, chers canton. Et ils sont nombreux ces mais elle montre les sommets, elle aux ascensions, elle arrache à la tous les villages bientôt, à côté du térielle emprise des soucis qui annonce tous les événements. joEn cette journée notre pensée va ~ tri-stes de la vie, près de 1~ m~tson dont Sa Grandeur a exposé les beautés mnummt: où .s'agite l'esprit public, s élève bienfait.s. Oui, sa doctrine immuable la maison d'école, monumentale comme les assises de nos Atpes, est' la plaine, toujours graci~use sur vers le,s siècles et dans tous les âges,' Cette maison où grandlf notre brillante et sûre qui montret le.s se forme l'avenir de la patrie, lesquels nos regards se portent. Sa •~""'''"" et de droit être largement ousublime. incomparable. ne fut-elle pas la nP~'"PI'VaJnt!'. de nos paroisses, dont des nations? Au milieu des !uttes si a sans cesse forcé l'admira· pour l'existence, elle affinne plus haut Aussi longtemps que cette situatio';l demais la loi du juste et de l'injuste; nous aurons un gage sûr. ce.rtam, d.e conflits du travail, ,si durs, si amers, si se renouveler ces belles journées catholtlents, elle rappelle à l'ouvrier comme au tre ses devoirs et ses obligations. Avec Des créations nombreuses s'accomplisse~t l'humanité grandit. p notre beau Valais: les tor~nt.s . endl• Ces conception,s élevées doivent ps, le Rhône enchaîné, et ses r:ve~ !i~rant leur expression dans la législatioa l no.s bras de nouveaux champs d actlVlte; de trer nos institutions. Pour cela, le IOUVelles routes ouvrant au touriste étonné de l'autorité civile est nécessaire. A elle lOS belles vallées et- des horizons inconnus. partient, en effet, l'honneur périlleux et 1a Que de fois avons-nous entendu des conféd~ficile nécessité de réaliser la somme de JEs vanter les richesses de notre sol .et ~dm1· heur compatible avec la condition ft!' notre planturewc vignoble. Or, Ils tgnoDépouiller le magistrat de ml! le plus souvent ce que c~tt: terre a c?O.té lui appartient et qui lui est ind.isoenu• de peine, d'effort et de travail a D;OS agncul· pour exercer ce concour.s, c'est ,..,.,..,.,~.r,.,.,.-ll,.feurs. Ce vignoble, en effet, n'est-il pas con· c'est mettre en péril l'œuvre tout entière. quis sur le rocher? Et pour le féconder ne Des hauteurs où nous transpo-rtent ces doit-il pas être arrosé de la su~ur de nos sidérations, ces conceptions sociales. la rignerons et de l'eau de nos glaciers? trie, dont le nom ,seul, dès notre â~e le De toutes parts aussi surgissent des atetendre, éveillait nos émotions, la Patrie flers puis,sants, des usines gigantesques. c:e je, inspire un amour plus profond, plus sont des compléments nécessaires de notr~ ,Cl• dent. Notre patriotisme ne tressaille-t-il vilisation. Elles expriment notre ad1\llté, devant cette nature g-randiose, les aient la prospérité et sont un hommage au cette contrée, devant ce soleil éclatant, et

g-énie de l'homme. Mais dans ces établissements le travail est bien uniforme et le bruit qu'ils font entendre bien monotone. Pour celui qui, pour la conquête du pain quotidien, est obligé d'y passer ses jours, ah, c'est pour celui-là surtout que ces journées qui élèvent l'âme sont réconfortantes. Enfin chers Valaisans, si, rapprochant le passé glorieux des temps présent.s, nous je~- tons nos regards vers J'avenir, un vœu n'éclate-t-il pas en nos âmes? C'est celui de garder, rajeunies sans doute, nos habitudes nationales' no.s mœurs austères et nos saintes cro,-, r~~o.m yances. , . '~ Ces sentiments ne doivent pas nous fatre oublier la tolérance. que nous pratiquon.s si largement et d'une façon si complète. On la dit fille du siècle. Non. Consistant dans le respect des droits de tous, elle a une origine plus haute: elle est la Charité. Devant la tolérance ainsi entendue nos montagnes elles-mêmes s'inclineraient. Et maintenant, mes chers concitoyens, .en ce iour mémorable, en cette belle et ~randto­ se Journée catholique, prenons l'énergique résolution d'unir toujours dans une même pen· sée d'amour, de dévouement et d'espérance~ l'Eglise et la Patrie. Envers l'une comme envers l'autre, remplissons les obli~ation~ qu' elles imposent et surtout le.s devmrs quelles commandent. En tenninant laissez-moi vou.s dire, à vous plus spécialement mes jeunes amis et concitoyens: A la fin de toute carrière, brillante ou obscure, calme ou agitée, il n'y ~ de consol~t et de lumineux que le souventr du devmr accompli.

xxx

Devoirs du Citoyen Discours de M. le Conseüler natkmal Raymond Evéquo-z, Préfet du District de Conthev. Monseigneur, Cher.s catholiques Valaisans, Le spectacle que nous avons en ce moment sous les yeux est de nature à jeter dans nos âmes une profonde et bienfaisante émotion. Du fond des vallées profondes, du flanc des montagnes, de la plaine gue sillonne le Rhône maje.stueux, jeunes et vteux, accompagnant leurs bannières, suivant leur pasteur, sont accourus en foule.


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c Si Saint Paul revenait sur terre, il se fee tes avantages dont nous joui,sIl a suffi d'un appel; il a suffi qu'on vous La pensée dominante que ie rait journaliste. • qu nous un oreiller de paresse. dise: les catholiques valaisans se trouveront le mf;r dans vc,::; cœurs est celle-ci· Cette phrase dépeint mieux que toute auvalaisans, nous n'avons pas de 2 juin sur le plateau de Valère, et vous avez Catholiques suisses, catholiqu~s tre la puissance de la presse, car Saint Paul, au sec mais nou.s avons une répondu: présent. nous avons des droits primordiaux nous ·a~ons des énergies à re- par sa parole, a converti les foules et auAh! qu'elle est belle cette puissance de la g-arder, nous avons un patrimoine avons des bonnes v~lontés A re- jourd'hui c'e.>t par la presse qu:on entraî.1e conviction religieuse, et qu'il est réjouissant transmettre à nos descendants. vant pour le devoU', en avan\ les masses. pour nous tous, glorieux pour notre pays de . Voulons-nous garder ces droits et 11 faut donc - et c'est de la plus impé~ Car le devoir pour le citoyen penser que le peuple valaisan fait partie de nr ceux que nous ne possédons ;est l'action, c'est-à-dire la lutte rieuse nécessité - avoir une bonne presse cette j;!rande année du Christ qui, composée lons-nous conserver ce céclairée, perseveran , , t e, en vue d_u qui pénètre partout, q_ui chas;e e~ détrô~e la à sa fonnation de douze enfants de la Gali- qu'un moyen, mais il est sO.r: des principes chrétiens dans la VI~ mauvaise lecture là ou elle s est Implantee t;t lée, a traversé le monde, terrassé la barbarie, faisons notre devoir. dans la vie familiale, dans la vie qui répande partout la bonne parole relivaincu les empires, et qui, aujourd'hui, malCes droits au surplus sont-ils . f . gieuse. ~ré les assauts, malgré la défection, triom.. Nous voulons en Suisse la libertE Pour avoir une bonne pre~se, 11 aut avmr pas de vous développer des rédacteurs, et il faut avoll' des lecteurs. phe par l'éclat lumineux que projette sur les pour notre~ culte, le re.spect de nos quant· à la vie indivipeuples le phare de Saint Pierre. ces, l'égalité des citoyens. Des rédacteurs, nous en avons; nous avo~s bouches plus autorisées vous des hommes de talent et de dévouement; maLS Et pourquoi cet empre,ssement? Pourquoi Nous voulons que dans la législation vos obligations dans ce doma~­ notre action à tous devrait tendre A donne! A cette foule vibrante? quelle nous collaborons franchement et m'apparfient pas davantage de de- cette presse plus d'unité et plus de <:ohési?n, Catholiques valaisans, c'est parce que vous lement, on respecte ces principes avez conscience du premier de vos devoirs. le droit d'exiger aussi que l'on ne ne caractères de la famille c~rétienne, il faudrait que dans toutes les ~.uest!ons Im· Ce devoir, en effet, c'est de manifester hau- de l'application de ces lois. soit par le cadre de mon suJet. portantes de la vie publique, s_mspU'ant du que nous devons vivre dans même iement et publiquement votre foi et vos sen- ti,sme, soit par les fonctionnaires idéal et poursuivant le meme b?t, ~Ile des vertus chrétiennes; nous sa- dGnnât l'exemple de l'union, _de la so1tdanté, timents religieux; c'est de venir vous pres,ser chargés de les appliquer, une arme autour de votre vénéré chef ,spirituel, pour nous, et un instrument de conquête. si la famille avait partout co~servé du renoncement à quelques Idées ou sympé!;· de .sainteté, d'union et d'aut?nté que thies personnelles, et alors la presse seray lui témoij;!ner. votre inébranlable attachement mum de revendications l'a-t-on et, avec lui, rendre publiquement vos hom• pecté? Nous avons, avec quelq-ues de Dieu lui a imprimé, il n'y aurait pas be- puissante et son effet sur les masses serai mages d'amour et de reconnaissance à Dieu obtenu qu'on tienne compte de nos d'autre chose pour assurer le règn~ 1 . notre maître. . mais les devoirs du citoyen cathoh- énergique. dans la grande œuvre du Code Et vous, jeunes gens, qut av~z reçu es Ces manifestations deviennent, me semble- faudra bien que l'on compte avec nous ' en rapport avec les besoins de .son . nf 't de l'instruction ne pournez-vous pas t-il, de plus en plus nécessaires. ' b t pour· . il faut savoir les mesurer aux s_Jfua- b1e a1 s l'œuvre bien plus importante encore au essayer à ce J:!enre de corn a ' ne vous Elles çonstituent la revue de nos forces de vue reliJ;!ieux et confessionnel du 'Eh bien l'action du citoyen catholique, i ~'est dans la vie sociale, c'est riez-vous pas de temps en temps pr~ndr~h~~ agissantes et doivent refléter l'image du tra· nal qui se prépare. plume pour commumquer a~· JOurD~ ca vail accÇ>mpli et du programme à réaliser, la vie' publique qu'elle doit s'exercer et li Mais combien ces revendications ue des nouvelle.s ou vos Imp~ess!Ons ~ur savez quels sont les deux moyens d'ac- tei fait qui se passe; vous rendrtez 1~ feuille Elle.s sont d'autant plus u·~cessaires que elles plus facilement et surtout plus , . de l'autre côté de la barrière, dans le camp reconnues. si tous les '=alholiques les plus puissants: plus intéressante et son effet plus eHicace. ta presse, le iournal, et c'est 1associade l'irréliJ;!ion, on travaille aussi, plus sour· saient tout leur devoir et si, formant Dans tous les cas, si vous. ne pouvez p~s dement peut-être, mais aussi avec plus de te- faisceau, nous savions faire juste~nt 'crire vous pouvez lire et faire hre; travailc'est l'idée crest la pensée ~ez, j~unes gens, et travaillons tous A a~gt nacité haineuse; et en présence de la coalition cier la valeur de notre collaboration. Et en Valais, notre foi, nos co11vi1illll le monde, ~'est sur l'intelliqui se fait ailleurs, coalition faite j'incr&iu· C s ter 1es lecteurs de la bonne rpresse. u and a qu'il faut ag-ir. et le journal est h la men lité, d'immoralité et d'anarchie. en présence de religieuses sont-elles menacées? par th presse que le grand par ' ,a tem elle ce que le fil de cuivre est à la force la marée montante, que pouvons-nous faire un clergé admirable, plein de zèle . . ance et sa force, ces par pui,Ss , ·d , la diffusion De même que le fil amène chaque conqUis sadonnerons de mieux que, dans des assises so:ennelles que. et dont le dévouement égale la a nos. ' ees depuis le fond du torrent d~ns la ~hau- que nous comme celles-ci, renouveler notre serment de de la mission; nous avons un '"''""'rn•. , 11 que nous conserveb · fa "t des c e.st par e ~ foncièrement religieux; nos écoles rh·r,;ti,._ la lumière qui éclaire, de meme le 1°1.!-r- nécessaue, fidélité à Dieu et à son Eglise? rons dans nos populations 1es Ien ' s apporte chaque jour, à l'i~tell~g~ce avide Mai.o, c'est là le devoir d'un jour. Pour inculquent à la jeunesse des sentiments · chrétiens. connai~sances, la pensée, .cest-a-~e la. lu- principes tout homme qui n'a pas mi.s son drapeau g-ieux qui, profondément enracinés dans Et le second moyen d'action, c'est. 1 cœur de l'enfant sont une garantie contre dans sa poche, il est facile à remplir. morale, et cette lunnère qu-1 pén~tr~ qui s'exerce par le J:!fOUpe~ent ' de~ Illd:~~ par jo·ur est si puissante qu'elle hmt Cathoiiques, il est d'autres devoirs, et ils dangers que. jeune homme, homme mt1r J!ences et des bonnes volontes: 1 action s'emparer de l'individu qui sera par c~n: l'association. l'action dans les œuvres. sont nombreux; ils sont plus durs parce qu' rencontrera sur sa route. .Te sais d'autre ils suppo.sent l'effort constant et journalier, que si l'attaque devenait plus audacieuse, - .....u.,nr bon ou mauvais .suivant l~ qualite Sans doute, lorsque l'exemple des ~arents ta pensée qui lui aura été transmise. ils sont plus difficile.s à remplir parce qu'ils susciterait immédiatement des énergies est salutaire, lorsque l'·i~luence du perd est velles pour y résister et pouT la terrasser, Monseigneur Ketteler, évêque ?e Mayence, sup"?osent le dévouement et l'abnégation, plus pour maintenU' .ses enfan~s ~ suffisante fut une de.s gloires de l'épiscopat alle- le droit chemin, difficiles parce Qu'ils sont ;ncompatib~es avec mais tout en étant d'un optimisme inébranlao c'est enco;re la famille . qut un entraîneur d'homme.s et . un de~ est le meilleur cercle. Mais songeons donc l'égoïsme et le « chacun pour soi» qui sem..- ble, il faut cependant reconnaître que blent être d'une invincible puissance. religieux paraît diminuer, que de ce j!rand parti cathohque qUI ou'il Y a toute une catégorie ~e jeune.s ge~s le Centre allemand, a dit une parole qui n'ont pa.s l'avantage de VIvre de la vte Je n'ai va.s la prétention de vous exposer fait son entrée chez nou.s et relève tous les devoirs du citoyen catholique; non. ment la tête, et il faut avouer en se souvent été répétée:

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120 ~;le famille, et cette catégorie, par la force des

choses, par l'évolution industrielle et éconoT!lique que subit le Valais, deviendra toujours plus imporlante dans certaines localités de la plaine; songeons aussi que la jeunesse est curieuse, qu'elle veut se distraire et qu'elle a besoin de causer et d'entendre causer. Son~eons aussi que le peuple a des besoins nombreux devant lesquels l'individualité est ilTir puissante, et alors forcément nous devons conclure que si nous n'attirons pas vers nous tout ce monde-là, il sera entraîné ailleurs; pourquoi du reste ce qui a été reconnu bon par tant d'hommes distingués qui se sont occupés du peuple, n'aurait-il pas les mêmes effets chez nous, pourquoi a-t-ou senti ailleurs la nécessité du groupement, pourquoi a-t-ou fondé des œuvres de tous genres, pourquoi a-t-on opposé l'association catholique aux autres syndicats? C'est parce que l'association est devenue un besoin du temps, et elle sera à brève échéance une nécessité pour nous. Ne vaut-il pas mieux utilise·r ce puissant moyen d'action aujourd'hui qu'il suffit de maintenir les principes chrétiens dans nos populations plutôt que d'attendre pour s'en servir qu'g soit un moyen pour les rétablir? Mais que faire dans ces associations? comment trouver le lien qui doit unir toutes ces bonnes volontés? Sans doute, l'objection est sérieuse, et elle ne peut être résolue que par les circonstances particulières locales et surtout par l'inaltérable dévouement de ceux qui se vouent à cet apostolat; mais ie voudrais profiter de l'occasion pour rappeler une idée et signaler un des buts d'activité que J'association peut atteindre. La majorité du peuple suisse a adopté la loi sur les Assurances fédérales. Quels seront les effets de cette loi? Il est trop tôt pour le prévoir. Espérons que bienfaisants au point de vue économique, ils le seront é~alement au point de vue confessionnel: dans tous les cas. ils seront en grande partie ce que nous les aurons voulus. Que l'un des buts de nos associations soit de former dans les communes, dans les districts du moins, des caisses d'assurance maladie et même accident. C'est là une belle et noble tâche; c'est une œuvre sociale par excellence, c'est tout à la fois une école d'épargne et une école de prévoyance et ie voudrais voir l'association populaire prendre cette initiative.

12.1

Et vous, jeunes gens, car c'est vous qu'il faut s'adresser quand on l'avenir, ne vous laisserez-vous fila siasmer pour cette grande cause? de vous divertir; c'est bien de faire ce sont des exercices physiques pent le corps et font des races mais c'est beau aussi d'aller au contribuer à fo.rmer des races ...v···~CIIIIIo s_istantes; c'est beau et c'est noble, avec timent du devoir de mettre au servire drapeau sa vigueur, son intelligence thousiasme. Vous le faites pour la' c'est là votre devoir, mais faites-Je la défense, pour le triomphe des chrétiens. Catholiques valaisans, ·secouons un Ire apathie traditionnelle. Songeons présent nous apparlient, l'avenir noue peut-être des luttes ardentes; sachons préparer par l'action, travaillons prospérité de notre patrie valaisanne, en sorte que, tout en conservant sa traditions, le respect de son passé, vienne de plus en plus une branche l'arbre helvétique. Et si le Katholikentq Juin 1912 doit avoir pour effet de noua pirer mieux de no.s devoir s, de raHennir volontés, d'agir pour le bien, ie le salue me un jour heureux pour la patrie.

si J'Ecole populaire, l'école pri- de ce pays, je viens dire: la lutte dont tu fus de tout le monde, celle par la- le soldat s'est étendue bien au delà de ton passer les enfants des riches et bocage ou de ton marais. Ce ne fut qu'un mocelle qui est obligatoire pour ment du combat éternel pour la libération de à 12 ou 14 ans, savoir si l'école pol'homme, et tu peux découvrir aujourd'hui, nationale, est et restera chrétienne, que g bataille n'a pas cessé depuis que tu as une question vitale pour un déposé les armes. Partout elle continue, en vous le savez. l'enfance d'auiour· france comme ailleurs, non pas nécessairenation de demain. et l'éducation ment à coup de fusil, mais plus efficacement les années où "les impres.sions à coup de pensée, par le livre, par la parole, et profondes laisse une trace iodé- par la leçon. Le combat n'est plus au chemin exerce une influence prépondérante sur creux: il est à l'école! • âges de la vie. - Posséder l'enfance Ah! il y voyait juste cet homme d'audace c'est posséder l'avenir! Et c'est et de talent. ce sectaire dangereux mats persque ce sont telles idées, telles opinions, picace: Le combat est à l'école. - La cho.s e convictions, ~els senti:n:nts qui tr_iom- est vraie tout d'abord pour la france, car demain, qm auront ete se~s au]our- c'est autour de l'Ecole que se livrent depuis dans Je cœur et dans l'intelliRence de trente ans, que dis-je, depuis un siècle, et que qui montent à la vie, et qui, telle u~e ter- continuent à se livrer sous nos yeux ces comprintemps, s'ouvrent pour recevo~ les bats terribles dont l'enjeu: e.st l'âme des que la main de l'homme y depose, enfants de F;ance. Le combat est à l'Ecole fécondes et généreuses qui donner_ont en Italie, en A~triche_, en Belgique;. il ~e sera magnifique au moment voulu, st la demain en Swsse, st tant est qu tl n Y sot! est bonne, ou plantes misérables, pas déjà aujourd'hui, dans l'un <?U !:autre canet malsaines si la semence est mau- ton, comme au Tessin en parhcuher . . - Et Quoi d'étonnant dès lors, ~e.ssieurs1 quant à notre cher Valais, so~ez-en bten ~s­ ceux qui vivent pour les tdees, qut su.rés catholiques valaisans, ,s'tl est un pomt pour elles, qu'amis de }'Eglise, sur !~quel les ennemis de !'_Eglise feront por· ses ennemis. placent au premter plan {er dès qu'ils auront l'espOir de quelque sucpréoccupations le souci d'exercer cè;, tous leurs efforts, c'est l'E~ole. Ah! l'?n inUuence dans l'Ecole, l'Eglise parce _qu' ne dira pas sans doute que 1 o~ veut iaue y a un droit strict, absolu, ~u'elle fient ~ne école atltée d'où l'on bannua tout _de Dieu même, et qu'aucune putssance . au suite Dieu et l'image du Crucifié, l'on ne d1ra 1 ne lui peut ravir, et ses adversatre.s, pas que l'on veu! faire d~ l'écot~ la ~uerre ) sentent que s'ils sont les maîtres à la religion, mats l'on dtra qu~ 1 on na pas Discours prononcé par ils le seront tôt ou tard dans le l'ombre d'une mauvaise intenhon; que l'on les paroles augustes tombées prétend seulement écarter de l'é.c~le tel~e o~ M. l'abbé Dr férôme ZJM du pape Léon XIII: • Les catholi- telle relig-ion, par exemple la rehg;.on cathob: Loué soit Jésus-Christ. faire au prix des plus grands que, mais que l'on gardera pr~c1e1;1sement a In honorem sanctissimi que dans l'enseignement de la jeunes- l'école un enseignement moral, m~puatem: d~ 11 n'est guère de sujet qui présente droits des parents et ceux de l'Eglise devoir. et appuyé sur l'id~ ~e Dteu; o~ lfl:Sl· tualité plus vivante que celui de l'Ecole restaurés et défendus! » - Et le grand nuera habilement que l'mshtuteur pnmaue disait encore: • Redoublez de force et n'a que faire, pour enseigner le cal~ul. et la 1) Un journal a attribué la pour retirer l'enfance et la jeunesse g-rammaire, des problèmes de la révelahon et emlbûches de la corruption et de l'incré- des différences entre les dogmes; on aura de ce discours à M. le Conseiller national sières. C'est une erreur. Une indispositioa et préparer une génération .nouvel!~. • l'air presque d'acco~T?lir. une œuvre ~e luempêché ce dernier de prendre la parole maintenant un adversatre de 1 E- mière et de saine pactftcahon de~ c~nscœnc~~· l'assemblée populaire de l'après-midi. un homme qui en France a été l'un des Mais en réalité, en posant le pnn~tpe ~e 1;nu au dernier moment, M. l'abbé Dr les plus habiles, les plus redoutables cole non confessionn.elle, c'est-à-dtre separee mann, président cantonal de l'A.C.S.. n·.,,...·.·~------~ lion de tout un peuple, de la religion. on aura posé en germe l'éco~e pas voulu laisser incomplet le cet homme d'Etat français qui a nom sans Dieu, l'école athée. Et ~·e.st ce que le cette assemblée. s'est mis à Clémenceau, et qui, étant. président vais pouvoir démontrer aussttot. Je di.scours dont nous pouvons conseil des ministres, s'en allatt en Ve_nOui, Messieurs. l'histoire et une e~p~rience texte, et qui n'a de commun avec celui prononcer devant des paysans un dts- déjà longue nous montrent q~e les. Idees en devait prononcer M. Tissière.s, que Je où nous lisons ces paroles: • Au der- laveur dans les milieux anhcathohques de qu'il traite. lier Chouan, c'est-à-dire au dernier paysan

xxx

L'Ecole chrétienne


122 .France finissent toujours tôt ou tard à , , trer, par la voie des livres et de · penedans l"esprit de ceux qui dans no~ JOUrnaux, posent en adversaires de l'E l' e pays, se enseignement La t t· g Ise et de son · · ac rque reste la • t J~urs, et si elle réussit elle amèn mlerne. ouresultats. · e es memes

123

rfcole chrét~enne ~eule est capable des générations vrgoureuses, portres QUI son:t mauvaises; quand il Jes vertus profondes qui assurent ~~ q~e devrent l'homme après de J'individu, comme de la société. 1 msfltuteur chargé de ~'éducation que l'enfant, ce que le jeune hornle ~e cet enfant ne lu.1 parle pa sans éducafion religieuse, nous ma1s, M~ssieurs, il n'est plus ne~ de que trop! Ah! je vous le demanOu ne redira jamais assez fort n· tr I assez contr<:_ D1eu, et si l'enfant s'en tientfrt. haut q 'ï J'enseignement de l'école a tué les . • u 1 Y a ente ans lorsque l' ' 1 • marre française fut 1 ... •, eco e prr- h~ur a cette rgnorance, -s on âme e ancestrales, de quelles armes voul'école appelée neatr ai~~see et qu'~Jle _devint ~~ect~ll!ent vers l'athéisme le plus st armer ce jeune homme pour les comtro ' 1 e, on ne redrra Jâmais lrrre~gron la plus absolue. _ Je la vie. Ce qu'il· faut à l'âme de l'enp, qua ors le programme de étud . jeune homme, à l'âme de tout hommarres admettait encore un enseis es pn- ~ess1~urs, par la force même des ral reposant sur l'idée de D' gnoement m~­ 1 entramement naturel de la l'arrêter au bord de toutes les dépar r tr . . Ieu. n pensart le qui n'est pas une école ce n'est pas une vague morale sans l' a anquilhser la conscience des cath sérieux, ce qu'il faut c'est la croIques en pouvant leur dire: voyez mai o- relig·ie~se .d~vient une école sans aux dogmes de notre sainte relil!'ion; yez d~nc, !'école _neutre n'est pas a~tichr~ti:~~ ~~ole ure!r~reuse. Ainsi en devait-il 1ecole o~flor~}le française. Aussi n'y ttlever le courage abattu, redresser le ne, PUI~qu _elle laisse subsister l'ide'e d D' - . Mars rmme'd'ra temeut une équivoque e reu.. cun motrf d etre surpris quand on après une désillusion, fermer douce· deProfesseur en Sorbonne de Paris une cuisante blessure, aider enfin un vart surgir. L'idée de Dieu c'est fr' b' mais. encore f aut-Il · . · à marcher droit dans la vie malgré savoir ce• que l'o es t1enct' char):l'é spécialement d'écrire expnmer par là Q , t n en en Révolutio~ française pour J~s Ecole de tristesses et tant de heurts, ce qu'il D' . u es -ce que l'idée de res: • ~omt d'équivoque, s'écrie-t-il~ c'est la croyance! Otez la religion, ôtez reu sans la religion, c'est-à-dire san ôtez la foi, et vous éloiR'llez non ensemble de doctrines, de dogme • et d s un son:s .plus : ~ous ne voulons pa.s comme on l'a dit, les étoiles qui r~l~. Ce Dieu, est-ce simplement un êtree msuo- Rehgwn! Drsons au contraire nous ' dans le ciel et qui éclairent notre peneur qui ne ' - détruire la ReligJon. • bit d s occ~pe pas de nous et haVoilà donc POU{quoi vous tous vous arrachez aussi de votre cœur e ans un monde maccessible b' ce Je Dieu des chrétie ' , ' .ou Ien estvalaisans, vous défendrez l'Eco!~ forces qui peuvent nous donner le nous ayant créés ' ns, c est-a-drre celui qui c'est-à-dire pour notre pays l'école de vivre et de bien vivre! p . • s occupe de nous par sa Vous défendrez l'école chrétienne france, depu.is une quarantaine d'anrovi~ence, récompense les bons et châtie le ' et malgré les efforts vraiment admiramauvats, nous a parlé par son Fils Notr .s vous ne voulez pas, vous ne catholiques pour enrayer le fléau des ~~eu~! Jé:us-Christ et a établi une religfo~e~ d'une école soi-disant neutre irreligieuses par la fondation d'écoles tr ~e e ous, les hommes doivent se soumet- l~is~e de , côté toute, reli):l'ion: et qui arnsr forcement une ecole sans Dieu et chrétiennes, Je sol a été largement e. Pa~Jer a des enfants, à l'Ecole d - D' de doctrines délétères et pernicieusans ajouter immédiatement quels' s~n Il~u le athée, une école irreligieuse. Et' que voyons-nous? - La criminali~:~P?rts exacts qui doivent exister entre ~ou~ ~·oulez pas, .vous ne voudrez jamais s'accroît avec un~ rapidité effraUI, ~ans ~arler de la religion par consé- ecole sans Dreu, parce que vous tenez l surer le bonheur de vos enfants! au point que M. Buisson lui-même, le quent, c est faire une chose tout a' far·t . t 'J . A us.si b' l'Ec 1 mu 1 e. Parents chrétiens dignes de ce nom de l'ensei):l'nement primaire, avouait . Ien o e populaue française ne de vart-elle_ pas s'embarrasser Ibngte d • sa~ez, ~ous croyez que le premier de v~a progrès de la criminalité est un fait - Un juge d'instruction du tribunal POids m~t~Je. L'Ecole neutre, p:;Fes ;el~! vo~rs c est non pas seulement de nourrir Seine, M. Guyot, membre de l'Institut, fut organ~see_ en opposition à l'école chiétien. pa.rn que vous gagnez à la sueur de front ceux que Dieu vous a donnés que dans l'espace de 20 ans (1873ne, c'est-,a-drre religieuse et confessionnelle crimes commis par les adolescents parce ~u eiJ~ voulut bannir de la salle d~ portent votre nom; non seulement de COIICOI.Il4) classe 1enseignement de toute rel· . . rir à la formation de leur esprit en surftila élevés de 20,000 à 32,000. • Il ne t'v d 't · rgwn posJéchapper à aucun homme sincère, ajoute.r ~ . ~vaJ devenrr nécessairement une école lant leur instruction; mais encore mais Irreligieuse une école athée El! to~t _d'élever leur cœur, de lui donner que cette effrayante augmentation a coïn1 d D~ · e ne parla pnncrpes fermes de vie morale avec tes changements apportés dans l'or!? us e . Jeu, et par conséquent elle devait etre une ecole SANS DIEU Ah 1 · , · . D'reu M es- dans leurs intelligences et dans le~r âme daJ.üsai'ion de l'enseignement public •. Oui, convictions fortes, appuyées sur le roc Pestalozzi avait raison quand il sieurs, n est pas un Etre que l'on peut' 1. muable de la religion catholique, source : • Incrédulité, source de tous les pérer, 1do~~ on ne s'occupe pas, surtout à de tous les vices, tu es la honte et la cole. L Ignorer, d'ailleurs, n'est-ce pas dé'à co~':ara?le de vertu, de vaillance, de d'un peuple! • ttn_e faço~ de le nier? Comment! Quand l'e~­ ros!fe, d amour du- devoir et de dévo catholique du Valais, tu ne transiP~It de 1 enfant, naturellement curieux et cher- Or ce que vous regardez à juste titre comme toi du moins, sur la question c e~r, dema.nde ~~ « pourquoi» des choses, vo?-e. premier devoir et le plus saint de tOUJ et fondamentale de l'école croyante, désue savoir d'ou vient le monde, qui l,'a do!f etre aussi le premier devo·ir de J'Ecolt, ce prolon,gement de la famille. L'Ecole cbf6. l'école chrétienne. Tu garderas et tu dé-

f,;.

f~it; qui _est-ce donc qui ordonne

twns

q~1 sont bonnes, en défend

fendras sans défaillance les lois constitutionnelles, sanctionnées par ton vote qui garantissent le caractère chrétien de l'école en plaçant la religion au nombre des branches oHicielles de l'enseignement, en assurant une place de droit aux révérends curés des paroisses dans les commissions -scolaires! Et je tiens à le rappeler ici expressément, en maintenant fermement le principe de l'Ecole chrétienne, fu restes non seulement fidèle à l'esprit de la Constitution fédérale, mais en communauté d'idées avec le plus grand nombre de nos concitoyens suisses. Sans doute, l'article 27 de la Constitution fédérale exige que les écoles soient placées sous la direction de l'autorité civile. Mais jamais en aucun cas, le législateur suisse a vou!~ dire par là que l'école populaire suis~e devait perdre son caractère chrétien et con_fe.s· sionne!. Et lorsqu'en 1882 le peuple smsse eut à '6e prononcer sur une loi fédérale qui allait à l'encontre de ce caractère traditionnel relig\eux de l'école primaire suisse, il s'e;;t trouvé, grâce à Dieu, non seulement dans les cantons catholiques, mais dans tous les cantons Ulle forte majorité de citoyens pour repou~ser cette insulte aux convictions chrétiennes de notr• peuple. Ce même peuple s'est retrouvé encore, il y a 4 ans, le 1er nov. 1908, pour rejeter une loi qui ten~~t d'éle~~r entre la religion et l'école une barnere ofhctelle. Et il se retrouvera encore, nous osons l'espérer, toutes les fois qu'il faudra tirer l'épée pour cette grande cause de l'école populaire chrétienne. Catholiques valaisans, je termine. Quand un jeune homme qu.i porte au cœur le noble désir de mener une vie plus haute sur cette terre s'en va demander l'hospitalité dans un de ces grands ordres religieux qui sont la gloire et l'honneur de notre sainte mère !:Eglise, lorsqu'après un te~ps plus o~ moms long d'épreuves il a dérudé de se h~r P?ur toujours par des vœux solennels. celw qm le reçoit dans cette famille qui ~~a la sie~ne pour toujours, a coutume de lur lrre les pomts principaux de la règle qu'il devra observer, et il ajoute. ces paroles: • Promets donc d'observer ces choses et moi, en retour je te promets la vie éternelle». Laissez-moi, catholiques valaisans vous adresser aujourd'hui des paroles analofiues: Peuple du Valais, parmi les choses que tu dois conserver et défendre avec un soin jaloux, se trouve l'école populaire chrétienne: Promets donc à l'Eglise, en ce jour solennel, de la défench'e toujours de


124 toute ton âme, de toutes tes forces contre tous ses ennemis, caché,s ou ouverts' f , ranes d' · ou JSSJmu 1és.: et l'Eglise te promet en retour que tu connaJtras longtemps, oui au.ssi lon ten:ps que 1~ _Yalais restera fidèle à lui-mê~ et a ses tr~ditwns, les joies profonde.s la paix la !.ranquJilité, l'honneur que Dieu. réserv~ ~ux peuples qui le servent et le respectent ans ce qu'Il a de plus cher au monde: l'âme de ses enfants!

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Pour le Paysan valaisan ses Besoins, ses Intérêts Discours de M. l'~voc;zt Henri LEUZINOER. depute au Ora:zd Conseil anâen président de la ' Société des Etudiants suàsses J'ai cherché. e!l vain quel mobile av~it pu R'UJder le Corrnte de l'Association catholique lorsqu'il m'avait confié le redoutable honneur d'adresser la parole à cette imposante assem~lée, aprè.s des orateurs dont le talent, Je presfige ~rsonnel et les hautes fonctions forment un SI fr~ppant contraste avec mon humble personnalité. , Et _je ~'ai pu y trouver qu'une apparence d exphcafton dans le fa it, qu'enfant de la ville adopié pour ainsi dire par un district de paysan~. je pourrai retrouver dans ma recon· nais~ance les sentiments d'affection et de synr path1e auxquels a droit cette intéressante clas. se de no~~ concitoyens. :'-PPelé à vous parler du pay,san, de ses besom_s et de ses intérêts, je chercherai dan~ ces ~entHnents l'inspiration que je ne saurais trouver ~ans de ~astes connaissances. et renonçant. a v~_us f~1re .une thèse d'économie social~, Je . rn msprrera1, en sollicitant votre plus bJ~nveJilante indulgence, de la simplicité du SUJet qui m'est imposé. Mais laiss~z-moi vous dire que, si redou~able ~ue soJf l'honneur qui m'échoit en ce JO~r, JI m:~s.t ,doux: d'y répondre, puisque le SUJet que 1 a1 a traJ!er s'identifie si complète~ent au .sol et à la terre, qu'il me semble qu'il n est pomt possible de chanter les paysans ~ans que ce chant ne soit en même temps un hymne solennel à la patrie.

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•

•

Qu'est-ce que Je pay.san? D'une manière générale, le paysan e.st l'hom-

125 fAme de nos paysans, n'e.st-elle pas notre nature? ce paysan, quel rôle joue-t-il? dans l'organisme social sa foncraison d'être? est, croyons-nous, d~ deu~ sorte.s; Le remplit un.e foncholl: economique, remplit aus,st une fonctiOn morale. Et d'elles correspondent des droits et des besoins et des intérêts spé-

Ici, qu'est le paysan? C'est. cet homme simple et l~s matms à l'aube, quitte sa ttl.s sur l'épaule. pour aller sous le1l du bon Dieu arroser son sueur.

~'e.st ~et homme qui, courbé sur mams cnspée.s. ~~r l'outil. essaye économique est l'agriculture. Le la . terre nournCtere, au sillon qu'il est l'aR"riculteur né par excellence. pam de ses enfants. J'agriculture est à la fois la res~ource Ici. le pay,san, c'est l'homme patient nécessaire et la principale r ichesse f!é. robt~ste et opiniâtre, qui, in Le paysan remplit donc une foncmtempénes. de la plaine au k.onOtntQIUe de tout premier ordre. l'alpe escarpée, a rendu Je sol Pr<>dul'fiJ dit que l'agriculture est la ressource cond et a fait ja illir des ressource nécessaire. Oui, car l'aR"riculture crée bre. s ~· choses les plus nécessaires: l'aliment Dans notre canton, c'est celui dont l'a~iculture peut subvenir à l'ali· ce a accroché ces chalets brunis ; seule elle peut procurer ce qui abrupts. de la montaR'fle, qui a perché la base de la nourriture. donc à la ba.sr. lages ptttoresques sur les aspérités vie de la nation. feaux. on les a enfoncés dans les science unie à l'industrie a pu modifier, des vallées. c'est celui dont le labeur , perfectionner des aliwents; elle ire a arraché au rocher et à la ronce a point créé; elle a tiré des produits du · de ces bouts de champs, d'autres substances, d'autres produits, par. gé~ sur les hauteurs; c'est d'autres aliments, mais son r ôle n'a été créé ces plantureux ViR"nobles d'où la transformation. L'aliment est le proro~s les vins les plus généreux; c'est de l'agriculture et tous ses dérivés- en QUt a transformé cette plaine et ces une oriR"ine plus ou moins rapprochée. et leur a fait produire les plus abondantea telle, elle intéresse toutes les clas. co.lfes de fruits savoureux. la population, car toutes àépendent Que vous dirai-je? nul nr. eau rait s'en pll.s~er dans Je préCet homme, le cultivateur le et r ien dans le.s progrès de la science histoire est celle de la terre ~ù il v1t. permet de supposer que cette base de la cultures que sa tenace volonté lui impose, des peuples puisse jamais être r~mpl acée les constructions qu'il y élève il modifie manière ou d'une autre. apparence et lui donne sa physionomie. D L'agriculture est aussi la principale riches. façonne par le lent mais persistant effort . r > ' ' $<;.., sa volonté. · C'est qu'en effet, l'agriculture. ~râce aux ~is la. terre a bien sa revanche. Si que Dieu mit dans son sol, l'agriculsubtt la lo1 de son maître, elle lui D'un seul R'rain de blé, de seigle, son tour sa carastéristique et l'on froment R"erme l'épi; du fragile sarment sans .se tromper que le paysan le cep plantureux, couvert de grapJY.!S son sol comme le sol subit l'empreinte du san. lor; du noyau minuscule R'erme l'arbre puis. 1111!, producteur à son tour de récoltes merCette race robuste et simple, ce regard ttilleuses. L'aR"riculture crée et multi.plie. san,; me et doux dans ces visaR'es énergiques que jamais l'éternel capital qu'est la terre ne air d'obstination résiR'flée ne ' te perde, sans que ses moissons répétées n'éP~s la rude?se de la contrée, la douceur puisent son sein fécond. L'industrie peut bien citmat. _la nchesse de son sol dans son ?re s~vere de montaR"Des? Et jusque dans ses diviser, modifier, transformer, elle ne crée n~pahences et :ses brusques retours, l'âme po. pas. L'usage de ces matières premières les

anéantit.

Les produ.its du sol .renaissent d'eux-mêmes depuis un cycle ininterrompu d'années, c'est donc la vraie, l'inépuisable richesse et sa prospérité s'étend autour d'elle à tout ce qui l'atteint et la touche. Principal aliment de tout, source capitale de prospérité pour tous, elle doit être soutenue, encouragée par la collectivité et l'Etat qui représente cette collectivité, doit lui voue; une sollicitude constante et efficace. Comment la lui témoignera-Hl? Pour le faire, il dispose de nombreux moyens dont l'énumération serait trop longue et trop fastidieuse. Permettez-moi de ne m'arrêter qu'à l'un ou l'autre d 'entre eux L'Etat a le devoir de favoriser ~on activité par l'extension de celle-ci à tous les terrains ~u.scepti bles de culture. Il a Je devoir de favoriser la production intensive des terra ins cultivés. Il a enfin le devoir de favoriser l'écoule· ment de ses produits. Pour étendre les cultures. l'Etat, qul de par sa nature est puissant, doit intervenir là où l'initiative privée, plus faible et plus timide, ne peut atteindre. II doit s'il le faut se ~éer substituer à elle, .s'il est néce~saire, les travaux qui rendront à l'agriculture les terrains inondés, envahis par les Mlarécage,s, dévastés par les avalanches. Il doit exercer une surveillance sur les cultures et prévoir les me.sures nécessaires à la conservation du sol cultivé. Pour favoriser la production intensive l'Etat doit en première liR"ne créer et développer l'enseiR"nement aR"ricole. le r épandre le plus oo.ssible, et par l'ouverture de cours, de conférences ou par la publicité, instruire les paysans des expériences et des découvertes ~us· ceptibles de les intéresser. JI doit pour favoriser l'écoulement des produits pousser à l'ouverture de nouveaux débouchés par le développement de certaines industries, établir le contact entre le producteur et le consommateur, en multipliant les routes et les voies de communication ; en diminuant les frais de transport. les pertes d'~f­ forts et de temps que comportent actuellement la difficulté des communications. Il doit enfin défendre la production natio· na le contre la concttrrence des produits étran. R'ers qui . .soit par la plus R"rande richesse du sol, soit par la différence des prix de maind'œuvre, pénètrent avec trop de facilité sur notre sol. Pour cela des tarifs douaniers, prudents mais fermes, sont nécesaire.s et l'Etat

er


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126 y trouvera le plus sûr moyen actuellement connu de sauvegarder la riche.sse nationale. Il créera enfin les œuvres de prévoyance sociale qui, en supprimant une partie des ris· ques, donnera à l'agriculteur et à .sa famille la ,sécurité que ses ressources habituelles, soumises inflexiblement à la loi des intempéries, ne sauraient lui donner. Permettez-moi de ne pas insister plus longtemps sur ce point. Mais ce ,serait une grave erreur que commettrait le paysan, s'il se bornait à attendre de la fécondité du ,sol et de l'intervention de l'Etat la prospérité de son état et l'amélioration de son existence. Non, il doit d'abord compter sur lui-même. Il doit tourner sa volonté si persistante ver,s le progrès agricole et s'efforcer par son activité personnelle de faire donner à la terre le maximum de rendement dont elle est susceptible. Mais, dira-t-on, depuis que la terre est cultivée, depuis que no.s paysans labourent nos plaines et nos vallées, peut-il y avoir encore quelques résultats nouveaux, quelques proJ!rès à réaliser? - Depuis les siècles révolus n'a-t-on pas fait rendre à la terre tout ce qu'elle pouvait donner? Et les espérances que l'on suscite, ne sont-elles pas vaines rêveries, théories vides de ,sens et de réalité? Non il suffit de constate!' ce qu'une culture judicieuse et plus intelli~ente a fait de la plaine du Rhône depuis vingt an.s, ce qu'un travail plus réfléchi a fait du vignoble, pour se rendre compte que r ien n'est immuable en• agriculture, pas plus que dans les autres branches de l'activité humaine. Et permettez-moi d'ajouter que je crois qu'au contraire l'aJ!riculture montagnarde n'est encore qu'un enfant, et que soit dans l'élevage soit dans les cultures l'avenir nous réserve d'heureuses surprises. Mais il faut pour les réaliser que le paysan tout en profitant des leçons du passé, re· non'ce à considérer ses habitudes et ,sa routine comme intanJ!ible.s. - Il faut qu'il s'assimile les progrès réaLi.sés ailleurs. qu'il examine et qu'il compare, qu'en un mot, il raisonne ses connaissances agr icoles mieux qu'il ne l'a fait. - La diffusion: de l'instruction et les efforts des sociétés d'agriculture lui seront une aide précieuse. Mieux instruit il cherchera naturellement à remédier aux i~convénients de sa situation actuelle. - II appréciera mieux cette maxime, qui semble inconnue de nos montagnards, que le temps vaut de l'argent; que ce qu'il

oroduit lui-même ne lui est pas donné représente une valeur réelle; que le ' ment intense est la ruine de l'aJ!Iiculture qu'il fait perdre des surfaœ,s de tenaïit tivable, rend impossible la lutte contre fléaux et même nuit en bien des cas à fense du .sol, en dispersan~ et en J'effort. Mieux orienté, il choisira plus ment ses cultures. Il placera mieux duit,s de ses biens. Plus éclairé et il voudra s'affranchir du · constituent pour lui les intempéries. les de toute sorte, les maladies, la perte de bétail et ses maladies. Il comprendra combien plus grands sa sécurité et son repos, combien plus l'avenir de sa famille, le jour où de ,son foyer, le jour où la perte tail. le jour où sa maladie à lui. ne plus la ruine de toutes ses ressources, la sère et la détresse pour lui et sa famille. Et recourant aux moyens qu'aura cr~ prévoyance sociale, il s'as.s urera une prime modique contre ces risques treux.

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Mais, Messieurs, je ne puis en passant ces matières. le temps ne me mettant de m'arrêter aux détails et me çant de revenir sans tarder au rôle moral paysan. Le paysan joue un rôle moral dans la tian, rôle moral aussi important que son économique. Le paysan, élevé à la dure, résistant l fatigue et aux intempéries, sélectionné rellement par son existence la force physique de la nation. lui que résident les énerJ!ies de la forces vives du pays. - C'est lui qui à la défense de la patrie les rudes bras par les travaux agricoles, c'est lui qui te aux villes l'affluence du trop plein population. renouvelant ainsi leurs forces miées. C'est en lui que réside le sens de la servation ,sociale Je sens des traditions. Attaché avec pa~sion au sol qu'il' cultive. la terre qu'il déchire et qui Je nourrit, il me point les brusques changements et bouleversements. Héritant des traditions même temps que du sol, il les considère me liés les unes aux autres et ne saurait séparer sans croire faillir à ses devoirs.

Vivant de peu dans une .simplicité rustique, te comprend que lentement les besoins et redoute les aventures. dessus tout, foncièrement chrétien, une foi profonde et inaltérable en Dieu. C'est que Dieu n'est point seulement Jui une tradition aimée; ce Dieu pour est tou jours présent, toujours agissant. lui dépend, de façon presque visible, prestangible, son existence; car ce Dieu tient 1111in les forces de la nature, et toute la du paysan est liée directement à celle-ci. chique événement naturel, le paysan la main de la Providence, et que lui soit douce ou qu'elle lui soit qu'elle lui dispense Iè beau soleil qui champs, ou la gelée fatale qui ruine . .....s..~ ·nrP·o. H ·S'y ,soumet et il l'adore. car qu'il a tout reçu, il ne peut que la traditions de simplicité, de travail lail faut que le paysan les conserve; qu'il sache que loin de lui nuire dans de.s hommes, elles sont son honneur; son habit n'est pas seulement pratique ,son travail, mais qu'il est son uniforme et respecté. il faut avant tout que le paysan consa foi, sa religion; qui fait sa tranquilet son repo,s; qui seule peut le consoler ses revers, relever son courage abattu et rendre par l'espérance de la vie futur~ tes dont ,son dur labeur a besoin. alors, avec ses habitudes de travail, tenace, ses qualités physiques, ses de foi et de croyance, réalisant à la J'homme fort et l'homme chrétien, le payvalaisan restera ce qu'il a été. l'honneur force de ,son pays, fout en devenant par instruction plus solide le maître de ses si, en terminant, je pouvais formuler prière, c'est que Dieu veuille bien bénir patrie valaisanne en renouvelant san.s dans le cadre merveilleux de notre de nombreuses générations de paysans, laborieux, et surtout chrétiens.

La Joie =

&t-il nécessaire d'établir et de prouver le primordial de l'homme au bonheur? Beaucoup Je regardent comme un mets ex-

quis et rare, qu'on absorbe avidement dès qu'il nous est présenté, comme une coupe de champagne, destinée presque exclu,sive111ent aux riches, ou un ravissant décor, qui ne pare que la demeure des heureux de ce monde. Certains en parlent avec dédain, comme d'une babiole inutile, bonne seulement pour les femme.s et les enfants. Voulant passer pour expérimentés et profondément sages, ils croient nécessaire de parler avec amertume des déceptions de cette vie. On rencontre aussi des âmes d'une piété mal entendue, qui se méfient de la joie, et s'imaginent voir, dans les plus innocentes manifestations, les ennemis masqués de la religion. Certaines personnes du monde, encore moins éclairées, regardent la piété et ses pratiques comme les irrécon€iliables ennemis de toute joie terrestre. La vérité est bien différente! La joie est un important facteur de la vie, un besoin inné de l'homme, un trésor précieux, une force incontestable. Tout homme en a besoin, tout homme y a dro·it. Elle est aussi indispensable à la santé physique qu'à la santé morale, au travail intellectuel qu'au labeur de l'ouvr ier, et, sans elle, la vie chrétienne peut difficilement s'épanouir. Il ne faut nullement s'imaginer que le ,sentiment religieux modifie essentiellement cette théorie de la joie, et que les chrétiens ne puissent la concevoir que sou,s des formes surnaturelles. C'est une erreur trop répandue de croire que Je christianisme, avec sa morale austère, sa doctrine .sur la pénitence, sur la nécessité, le pr~x et le mérite de la souffrance, ne puisse aboutir à une complète indifférence par rapport à elle.

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Pins que son devoir Un homme de bien meurt; c'était un bon chrétien, il a exercé la charité, il a donné tous les bon,s exemples qu'un chrétien peut donner, il a fondé des œuvres, il s'est dévoué, il s'est dépensé tout entier au .service de la Vérité. Ses amis disent volontiers de lui: il a fait plus que son devoir. C'est une erreur. Tous les hommes sont les serviteurs de Dieu. Dieu nous a créés et mis au monde pour le connaître, l'aimer et Je servir. Nous sommes les serviteurs de Dieu et le devoir de notre état e,st de faire pour Je Maître tout ce


128 que nous pouvons faire. Ceux qui· peuvent d_'él_a~s.. de vœux, de soupirs beaucoup doivent faire beaucoup· ceux qui peuvent ~u fon~ peu, et ils font q~and même bened1chons, au point qu'ils ' !ous !es pores, vous jettent =~ leur devotr. Mais personne ne fait l'impossibl~; donc personne ne fait plus que son de- Jusqu au fond du cœur leur s r voir. ~t si endurci que l'on ~oit dan~n La_ Providence, afin de maintenir l'ordre I! Y a une profonde douceur à se hen, ne serait-ce que par la t1• ., pa~mJ se.s serviteurs, a fixé à chacun des de1tere . votrs que l'on .~ou~ra appeler devoirs pro- 1es ~ouven1rs d'enfance, l'écho cantique, l'exemple oublié des pres ~r opposifJon a d'autres devoirs, que l'on ge exhumée des morts. ~ourra!t appeler devoirs communs, parce qu' Ils ?bhgent également tous les hommes. S'il est JUste de remplir d'abord s~s devoirs propres et de les bien remplir, c'est une J!rande er_reur de croire qu'après cela tout ce que nous faisons encore de bien n'~st qu'une aumône Q~e nous voulons bien faire au bon Dieu. D1eu ne sait que faire des aumônes des hommes. . l!n jour, le grand compositeur Quand quelqu'un marche ,s ur la route du disait avec enthousiasme et un feu devoir, il n'a pas à craindre d'arriver à un faut pas chercher à1 décrire: • La endroit où la route du devoir finit et où il messe! tout est contenu dans la messe doit s'arrêter. Dans le service de Dieu, il n'y avoir_ fai t dix, vinl!t, trente messes e~ a pas d'excès possible, et quoi que les hom~ue, Il _reste encore la messe tout mes fassent pour manifester leur dépendance Jet touJours nouveau, sujet ...~,J....,..u,,p, du Créateur, ils ne combleront jamais l'immesse est comme le soleil: on a beau mensité qui sépare la grandeur de Dieu de templer, l'admirer, le peindre, il est la vanité des hommes. nouveau, et l'aurore est toujours N?us livro~s ces réflexions aux gens qui, A g.enoux donc, à genoux devant la possedant d'ailleurs toutes lello perfections soletl des exercices spirituels n'ont qu'une frayeur: celle de tomber dan; le saint François de Sales.• Ecce l'imperfec.tinn q~i consiste à faire plus que curro ad .t~, quem amavi, quem son devo1r. Qu'lis se rassurent: ils ne feront 9uem credtdt:,-:- ~e. voici, je viens, je jamais plus que leur devoir, et il,s feront ra- ~ yous 9ue 1 at aime, que j'ai peint, en rement tout leur devoir. 1'a1 confiance. • Gounod servait un jour la messe à au P. Dulong de Rosnay. _Durant }a lecture de l'Evangile, il pres ~u pretre. La lecture finie, le servant au pretre: - Père, que c'est beau! Dites encore Quoi qu'il arrive, ne cesse jamais d'aller fois. à l'éR·lise. Parce que l'église, vois-tu, elle Et le P. Dulong de Rosnay racontant est néces.saire, indispensable. C'est le pays, le fait, ajoutait: ' cercle et la cité. Enfin, l'église a ceci d'admi. - Ce n'est pas bien liturgique de lire rable qu'on en sort toujours, si peu qu'on y fois l'Evangile; mais pour satisfaire la reste, meilleur ou moins mauvais qu'on y e,st de mon enfant de chœur je le lus une entré. Oui, on peut ne faire que s'y asseoir d@ fois. ' den minutes. C't .rc,l?'arder simplement .lufnur le texte évangélique résonnait aux de w i : le mJ.a.:J"! ~lerne! et in.sid 'o::.lx s'•' rt· de l'l!rtiste comme une mélodie céleste. r~. if silence parle, et de quei lani!aF;•!! Ces confessionaux vous arrachent quand rr.t:me. à distan<.t:, des lambeaux de • niCil cul• Toto lit dans un journal que l'on va iJ!! •. les prie-Die:l. d'ot. l'on s 'écarte avec orterdire, au-dessous d'un certain âge, le z,~e il aJ!enouill~!1t \'•Js pensées. Ces murs. ces des enfants dans les usines: cla;Jcs, ces voù ;..:~ .:wprël!llées de tant de p.'été, - Bravo! s'écrie-t-il, et dans les écoles?

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Nos Eglises =

enf au 3fo 8 de ,f &cole, =

p/lysionomie morale. venait fonder la société avec Dieu et entre elles dans et dans l'amour. Il laissait v toucher. ni les détruire. toutes tutions nationales. les constit~­ les cités politiques. Il montait Par delà ces sociétés étroites il voyait l'âme, l'âme humaicette âme qui est éternellement la sous tous les climats, et qui porte tous les siècles, comme une blessure. le même dégoût de passe. le même élan vers Dieu. donc fonder une cité. où tou~ âmes, sous quelque ciel qu'el·les cachées. pu6sent trouver le mode s'élever de terre. ~t de s'unir à dans la vérité et dans la justice. lors. ni les montagnes, ni .les mers, Jes civilisations opposées, 11'1 les landiverses. ni tout ce qui sert d'haà former les empires n'avait plus ici. Qui empêche que dans les de la Germanie, ou sous les ten, des Barbares. une âme aime Dieu? si elle l'aime. si elle veut vivre dans comment ne serait-elle pas de membre caché, inconnu aux hom· mais vivant darus la société de Dieu et des âmes? Les esprits s'unissent à travers les distances, et, lors ~ê; me qu'Hs ne le voient pa6·, la societe existe entre eux. ct Dieu en est te lien. Encore n'était-ce pas là toute l'étendue de ce nouveau rovaume de Dieu. Si admirable que fût une société de iustes. il v manquerait une chose à laquelle tient la bonté divine : il v manquerail des pécheurs. Les pécheurs. son~ ceux qui n'aiment pa:s. Die~. flla1s .qu~ sont capables de l'aimer, qu1 1ont .atme autrefois. qui pourraient encor~ l'atmer, si Wle main pieuse les soulevatt de ter-

re. Or, qu'v a~t-il de plus beau, de plus digne d'une grande âme que de toucher les veux qui ne voient point, de ressusciten les ·cœurs éteints, de soulever de terre et de .soutenir ·ceux qui s'v traînent en gémissant? Platon l'aurait fait. combien plus Jésus-Christ! Aussi, non seulement. il ne voulait pas exclure les pécheurs de son royaume. mais il les appelait expressément: Te ne suis pas venu appeler les ius.tes, mais les nécheurs. Et, en mille circonstances, nous le verrons. il leur ouvrait des bras si tendres. que les iu.stes eux-mêmes au· raient pu s'en montrer ialoux. Et comme cette société des âmes entre elles et avec Dieu n'a pas de limites " lS l'espace. il suffit d'un coup d'œil Dour comprendre qu'elle ne saurait en avoir dans Je temps. Universelle elle es~ en même temps perpétuelle. Car ou1 ncurrait la renverser? Comment emoêcher les âmes d'aimer Dieu? Comment empêcher Dieu d'aimer les âmes? Et ces âmes qui aiment Dieu, comment les empêcher de se reconnaître, de s'aimer entr'elles. de s'unir en société? Et cett~ société des âmes qui aiment Dieu et ou1 s'aiment entre elles. commen~ f_ai;e pour qu'elle ne soH pas la beaute Ideale, la ;e à sa Dlus haute puissance. Te le veux. elle train e des scories: elle. garde miséricordieusement dans son se1n des âmes qui n'aiment oas Dieu. qui sont seulement ·capables de l'aimer. C'est une écume qui peut d'un moment à l'autre s'élever et couvrir les bords du1 vase. Mais l'or est au fond, et que faut-il pour chasser l'écume? un coup de vent:. out olutôt un coup de lumière ou de grace: voi·là l'or our qui resplendit.... Parce c1ue le royaume de Dieu devait être l'universelle. perpétuelle et indestructible société des âmes. avec Dieu, il ne pouvait dater de Jésus-Christ. Il remonteArait nécessairement plus haut. Il a du naître le iour que naquirent les âmes.


74 75 Et c'est ce que Jésus prodamait sans cesse: Le salut vient des l u:ifs, disaiti 1. le ne suis pas veâu abolir la loi. mais l'accomplir. Lisez les prophètes, ce sont eux qui rendent témoirrna1re de moi. Et qu·and il flétrissait quelque abus : A l'o. r ' ~rine. disait-il. il n'en était pas ainsi. Commencée. en effet, dans le ciel entre les trois personnes de la Sainte Triuité, répandue dans le temps par la création d'âmes semblables à Dieu, étendue alors à tous les temps et à tous !es lieux. cette divin'e société n'avait été resserrée plus tard dans -les limites d'un oeuple et d'un pays que pour mieux la nréserver des abus qui la défirruraient nilrtout. C'était la semence que Dieu mettait à part pour la rendre un jour nu monde. Et déjà cette divine société étouffait dans les limites où la nécessité des temps l'avait pour un moment concentrée. Abraham. Moïse. David, Isaïe. · tous les pmphètes. toutes les f.!randes âmes s'élançaient hors des limites du peuple juif et saluaient lasociété universelle, qui aUait renaître au nremier iour. et réunir de nouveau· toutes les âmes entre elles et avec Dieu. C'est là ce que Tésus-Christ venait faire. Il venait pour puŒer de ses abus la vraie relürion. pour lui rendre ses limi· tes naturelles. qui sont de n'en ooint avoir. ni dans le. temos. ni dans l'es-par~> nour lui donner un éclat. une beauté. une solidité. des appwis. olws fods, :.fin qu'avant' traversé tous les siècles. recru té toutes les âmes. elle ne finisse ou'avec le monde. et que, née dans l'éternité. elle v retourne pour y subsister Mgr GAY. sans fin.

La Vierge aux roses (LEGENDE) Il y a bien longtemps, existait •tn charmant villaR"e qu'on appelait la Roseraie. et œ villaR"e était un vrai petit paradis; des collines couvertes de vi~nes l'enserraient d'une riante ceinture, et ses maisons pimpantes s'égre·

naient coquetiement dans le vallon plus joli ruisseau qu'on pût voi~. qu'il ava!t de plus dél.icieux, _c'étaient 1ea les luxunantes de rosiers qui lui avaient né ,son nom, et en faisaient aux beaux depuis un temps immémorial, un bouquet de roses. On en voyait part011~ tout, et c'était merveille de contempler lloraison immense et odorante qui tout d'un manteau doux et éclatant, 1t moulin moussu au R'ai tic-tac, l'huntblt cueillant presbytère, et même les les plus pauvres. Il n'était pas jusqu tière qui ne ressemblât à un parterre lestes jarditJ,s autour de la maison de c'était comme si les âmes simples et des anciens du vi lla~e qui avaient lleuri sous les corolles des cimetière avait, ma foi , un. air si que c'était envie de mourir, pour y du sommeil éteme!lement paisible. Or, la petite église était bien vieille, vieille, si vieille que des lézardes la raient par places, et que les antiques des vitraux bien modestes, en maint endroit l'air embaumé du les folâtres rayons dUJ .soleil qui jouer sur les dalles usées. Que La paroisse n'était pa.s .riche. et le peu avait était vite absorbé par les frais du et les aumônes aux miséreux. La plus richesse e.st celle du cœur. la plus fraude est celle qui vient des trésors tuels. Et, peu à peu, d'abord avec timidité, hardiment et presque familièrement, les ro.siers qui fleurissaient depuis des tour de l'é,g-lise avaient poussé des travers les interstices des vitraux, comme eniant.s mutins et curieux qui passent la à la fenêtre, et maintenant voici qu du maitre-autel, une JrUirlande de roses relies et vivantes- se déroulait aux pieds Sainte-Vierge, patronne de l'église. Et Bonne!, le bon vieux curé, qui bruit à la Roseraie une vie toute et de charité, et le bon vieux sacr· pensait en tout conune son curé, bien tranquilles les pauvres fleurs ; ils que toutes les créatures du bon Dieu à la vie, et que c'eût été un crime de à ces .roses, que la Sainte Vierge prendre sous sa protection. Et le.s "''"·v••"'étaient du même a vis, et, le ..... '"''''".."• ils venaient à la messe, au son hospitalier de la cloche qui carillonnait

Les Papes dans le monde

ils jetaient toujour,s un regard amical à la branche verdoyante, en mur« Ave » à celle que l'on appelle, litanies, la Rose Mystique. Il y a dans le monde une puissance d'un par un beau soir d'été, plein de sen- caractère tout particulier, dont l'existence doit et méiancoliques, d'eifluves mys- rrapper les esprits attentifs. A Rome, à l'entendres et rêveurs, le bon vieux droit même où régnèrent autrefois les empeit tout doucement en odeur de reurs les plus redoutés., maîtres d'une _g-ran. et l'on remarqua que les rosiers en de partie de l'Europe, de l'Asie, de l'Afrique; chefs d'armées innombrables, dans la ville ~ penchaient douloureusement vers la en exalant un parium plus pénétrant et des Scipion, des Pompée, des César, des Au· lointain, si suave et en même temps si gus te et des Trajan ; dans la vil1e. dont le_s ne pouvait le respirer sans pieu- citoyens s'appelaient: le peuple roi, on vmt Bonne! fut regretté comme· un pè· se succéder, depuis des siècles, des vieillards, · on l'enterra dan.s le petit cimetière, des prêtres à peu près dépourvus d'armée; 'ct•un rosier centenaire qu'il aimait; et souvent chassés et exilés, toujours combattus ra nuit l'arbuste répandit les plus et en butte aux entreprises des puissants, aux pétales de· ses roses. comme des larmes, sarcasmes des impies, au mépris des indiflé· rents. Cependant ces vieilrards n'ont qu:à . életombe du vieillard. lui donna comme successeur un jeune ver la voix, pour que deux cents mi111ons vif et remuant, l'abbé Paulin, ,smti de- d'hommes les écoutent et leur obéissent. peu du séminai.re. Il fut scandalisé de Quelle est la cause de ce phénomèn; . si étran: un rosier pénétrer impudemment dans g-e à première vue? Que sont ce~ vte!llards SI et, qui pis est, devant la Mère faibles qu i occupent une place SI grande dans elle-même. Cela lui semblait une pro- les aff~ire.s humaines? D'où viennent-ils? Qui : la jeunesse juge parlais téméraire- leur a donné cette influence, de pouvoir sucet censure volontiers ce qu'ont fait les céder aux empereurs romains et de dominer Bref, l'abbé Paulin ordonna au bon le monde par une action morale étonnante? Certes! chercher l'exp]lication du phénomèsacristain, encore tout dolent de la mort son maître, de couper les rameaux intrus. ne sur la terre est chose vaine, car cette œupauvre homme, qui n'en croyait pas se.s vre n'est pas de l'homme mais du ciel. s'y refusa respectueusement, mais L'humanité ne se ~agne que par la force , disant en son âme naïve que ou la corruption. On frappe de terreur, , on serait conunettre un péché. L'abbé haussa flatte les passions, pour arriver à la puisépaules, et alla lui-même trancher sans pi- sance on emplo·ie des richesses, de l'éloquen, les branches sacrilèges. Et alors se pas- ce, d~s armes, et surtout des plaisirs. une chose prodigieuse et touchante. La Les papes du Vatican n'ont aucun de ~es Vierge tendit les bra.s pour retenir les moyen,s, aucune de ces ressources. _Le pre~I~r les baisa et rattacha doucement le Iron· d'entre eux : St Pierre fut un pecheur ]til!, L'abbé Paulin tomba à genoux sans fortune, sans éloquence mais dont les ce miracle. Et les ro.ses continuèrent il1struments de combat furent la pénitence et fleurir avec amour et reconnaissance au- les persécutions pour récompense. Il prêche de la Vierge indulgente et protectrice, son Maître, sa morale et Pétablissement de gardaient le parfum éternel du baiser son égli.se et pourtant n'a-t-il pas régné pu~s­ qu'il a supplanté les Césars et que sa pU!.S· u"'''u'"""'''' encore, aux beaux soirs em- sance demeure encore aujourd'hui dans notre les bonnes vieilles grand'mères qui vénéré pontife Pie X. : le frais, assises sur le pas des parCeci n'est pas naturel. Quel empire, quel celte histoire à leur.s petits-enfants royaume a pu soutenir 300 ans de persécution tandis que dans l'air limpide s'é- et traverser 19 siècles en résistant aux attala ,subtile haleine des corolles endormies, ques continuelles des rois, de.s philosophes, que là-haut s'épanouit lentement l'immen- des hérétiques, des impies lig-ués pOt~r conjurer sa ruine. Le miracle de ,son existence, sérénité du ciel tout fleuri d'étoiles. Henri ALLOROE. malgré tant d'obstacles, est la preuve la plus ~clatante de sa divinité. Il explique en même temps cet autre miracle d'une royauté qui se


77 176 soutient à trav~s .les siècles, qui a précédé toutes celles qut extstent et qui leur survivra, car cette royauté des papes est vraiment di· vine. A côté de celte existence inattaquable, la papauté a présidé au dévelopement de la civilisation. Les pays jetés dans l'idolâtrie sont enco.re barbares. Il n'y a que la relis;rion qui puisse civiliser un peuple en lui montrant les beautés que l'honune porte en lui, la ~o?~e cause de sa création et de sa vie. Cet.te ctvth· sation, les papes au cours des temps n'ont cessé de l'act!'!er et même nos ennemis acharnt'3 ne peuvent s'empêcher de reconnaître les bienfaits innombrables des papes. Otez la papauté et voyez ce que devient le monde. Aussitôt les catholiques se déchirent en mille sectes, perdent leur influence et deviennent l'instrument du premier despote venu qui achèvera de la tuer. Voyez ce qu'est la relig-ion en Russie et sous la domination des sultans de Constantinople, c'est la tyrannie, en un mot w1e vraie barbarie. Si jamais le christianisme pouvait disparaître. que deviendrait Je monde? Plu s de frein aux passions et à la tyrannie; un amou.r insatiable de voluptés et de jouissances, les corps comme les âmes se dégraderaient, s'avi liraient, iraient jusqu'aux dernières limites de la décadence humaine: ce serait, vous le concevez, sans doute, la lin de l'humanité. La papauté e~t vraiment le soleil du monde moral; ôtez-!:1, tl ne reste plu.s que chaos et néant. Telles sont les preuves matérieUes et palpables de la puissance et de la divinité des papes. Du reste tout homme raisonnable el juste, de n'importe quelle relis;rion soit-il, est oblicré d'admettre la supériorité 'incontestable de !';'a utorité et de la hiérarchie catholique; il me semble en P'lus qu'après la résw·rection de jésus-Christ, témois:rnas;re éclatant de sa divinité, le deuxième s;rond qui ouvre la porte de notre relig-ion est celui de cet!e puissance éminemment divine qu'est la papauté. Toutes les j;!'randeurs de la terre passent. Où .sont les Grecs, ce peuple prédestiné. semblai t-il, à l'immortalité? Oll sont les Romains qui eurent à leUJr apogée l'empire du monde sous leur protection? Où .sont les grands hommes de la Renaissance qui voulurent obscurcir le soleil par leur s;rénie? et les. grands rois de France, où est leur empire? si ce n'est qu'ils l'ont enseveli dans l'étroitesse de leur tombe! et Napoléon lui-même, ce dernier aigle qui voulut atteindre les splendeurs éternelles, lui qui voulut faire de Paris une Ro-

11 en est des hommes comme des plantes. La le jeune tout orgueilleux. C'est jeunesse se croit inv:ulnérable; elle proies~, et de Versailles un Vatican? âges. pour les • vieux • une pitié presque mépn· sont morts; Seigneur que votre droit~e dernière toison! - hasarda rible et juste. l'abricotier à son voisin. - tu sante; elle compte po·ur rien leur expérience Dans toute cette série de peu~>~ea paur la dernière fois, prodis;ruer et leurs généreux efforts. Tant que le sort indulgent leur sourit, les jeunes s'attribuent gouvernements nous n'avons aucune egain de sève à ton front! contraire, des bouleversements r . _ répondit doucement le vé· volontiers tou.t es les qualités qui semblent donnent souvent Je pouvoir au le' moment, mon seul souci est être le privilège de leur âge. Mais vienne un daigne épargner ma couronne sérieux contre-temps, les voilà ch~ncelants et En est-il arrivé ainsi dans me laisser Ja joie. très. grande ~'of- désarçonnés. L'adversité les abat d'un coup; glise? Certes non, car notre ils n'ont pas le couras;re de souffrir, de subir tingué Pontife Pie X revendique et fois encore, à celu1 qm me possede, la crise et de se ressaisir, ils langœissent dans de mon sans;r, en récompense des pouvoir de St Pierre lui-même qui Je le désespoir ou meurent lâchement. . Alors mit de père en fils, si je puis employer qu'il m'a donnés. . que les vieillards, courbés sous le po1ds de~ comparaison, car depuis St Pierre il y C'est un radota~~ de. v1eux, qu~ tu me l' _ reprit J'abncoher; que t'trnp!)rte, ans et des durs l!abeurs, attendent l'ennemt vraie filiation naturelle et divine qui cédera jusqu'à la fin des temps. Ïout, que tes r.ameaux. plo}en~ sous le de pied ferme et l'attaquent de Iront. .{eunes gens, haut les cœurs! et méditez de tes fruits, s 1 tu do 1s t'epu1ser dans peut-il s'adjuger de pareils ancêtres? . tes, il aurait bien désiré remonter si e!lort! Pour moi, je n'ai cure d'u· quelquefois cette simple parabole. Solanàteu. mais il ne Iut qu'empereur et non pontile IIJSSi vaine gloire; mon front d'aillet~~s: monde entier. ssez fort pour mépriser l'autan, car .l at ------------------·~---------------1 moi l'invincible vigueur de la prune Alors, que conclure maintenant de œ aperçu sur la gloire de nos papes. 1 d'abord la puissance et la vérité de Je. le souhaite vivement, jeune préso.mpdan,s la révélation il nous dit que les mais que ta pleine co&f1ance en lot ne pas, au moins, de r~specter le de l'enfer :ne prévaudront pas contte Mme Boulins;rrin, la lemme du gros mar· Eglise. Cette parole admirable trouve sa la vieillesse qui est de !a1re son de- chand de bois de Saint-Genix, entra en coup jusqu'au bout! Si je meurs dans ce der- de vent dans le petit salon où Mme Oenillon. lisation exacte dans le g-ouvernement mêmt effor~. ce sera le couronnement de ma l'Eglise qui n'a jamais failli et ne faillira l'épouse respectée du notaire_, caquetait au mais. [rais, à l'ombre des grands ndea~x. ~n corn: Eh ·bien! soit! moi, je songe d'abord à Avec de pareilles preuves et des bases pa~nie de deux autres dames. Davo1r ~ra~t g-randioses, ne pouvons-nous pas marcher pu.is, après, nolis verrons! répartit l'a· avec trop de hâte les marches usées de lan tt· tement sous l'étendard divin et infai.J que escalier de pierre, sa poitrine ~e. soule· l'autorilé de nos Papes; et puis, ne Le même soir. un vent noir sou fila dans vait et s'abaissait en un rythme préctptlé. Les nous dans les ennemis de la pa pauté plaine et la nuit le thermomètre marqua joues marquées d'une lé~ère couperose tour· Au matin les fleurs rou~es étaient de- naient au rou~e tomate. preuve de plus de sa grandeur, car on . taque que la vérité, le menson~e est lai,ssé -••-..·-· noires iandis que les blanches étaient Elle se laissa tomber dans un fauteUil, récôté. peine frois;ées par l'haleine de .l'aquilon. . pondant à peine aux paroles aimables qu'on le Pape est comme le capitaine d'un Qu'advint-il? Le vieux pomm1er, ag-uern lui adressait. vire. il monte le premier sur le vaisseau; l'âg-e, résista victorieusement à. !:attaque; - je suis hors de moi, s'éc~ia-t-elle, une .si une catastrophe survient il sera le deraier perdit. dans la lutte, qu'une mmtme p~r- lille qui faisait si bien mon afia1re! . , à mourir. St Pierre ouvrit l'ère chétienne el de sa flore et de son fruit. Son propné· A ce préambule. ces dames compnrent qu c'est seul son dernier successeur qui la fer. conten t de la récolte, le combla de il s'a~issait d'Angèle, la jeune bo~ne. re fi t émonder chauler, en~raisser, tant mera à la lin des temps. - Ne disiez-vous pas qu'elle éta1t une per· A. BRASEY. d si bien que le vétéran se mit à rajeunir, Je? fit Mme Oenillon qui, seule, pouvait. se romme si une sève nouvelle lui avait été in- permettre cette observation quelque peu trolllfflée. Chaque printemps le criblait de flet~r~. · 1· nique. . - Perle ou non en rentrant 1e vats Ut Quant au jeune abricotier,. il n,e pro~tus~t année-là. pas un seul !rut~. L. an q~;~t su~­ donner ses huit jour~. Si je la s;rardais u~ mois l'arbre se montra vég-étattf, tl étatt éVI· de plus, je deviendrai s ~olle. Elle. est msupDans le verger de mon voisin. un vieUI qu'il avait été profondément atteint par portable. Non, il ne d01t ~a~ ~xtste~. la pa· pommier qui a vu passer les soldats de Mau- le l!'el et qu'il souffrait d'anémie; se.s s?urces reille ... Les premiers jours 1'eta1s .enherement rice Barman dresse sa tête vénérable à cOli fives semblaient taries. - Le proprtéfalfe, ~n satisfaite d'elle. Douce, propre. achve, pas cod'un jeune abricotier en pleine sève. homme pratique, décida d'arracher ce suJet quelle, que raut-il ~e~and~r de plus à u~e Dès Pâques fleuries, tous deux se cou- désorma.is chétif et de le remplacer par une servante ? Je me ré1ou1ssats. Enfm., en yotlà vrirent de fleurs. le premier, d'un blanc de !Ssence plus vigoureuse, ce qui fut fait. une que nous pourrons garder.:. C est ~~ enlys, le second, d'un rouge écarlate. Le symnuyeux de voir autour de sot des vtsages bole des couleurs nationales! Le vieux en était nte

Mademoiselle Subjonctif

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Jeune et Vieux


80 lui est impossible de travailler tant la pression de l'eau le ~rêne dans ses mouvements. T?ut. au plus pourrait-on ramener quelques debns du malheureux navire au moyen de sondes terminées par un crochet. Mais à quoi bon? Il reposera à jamais dans sa froide tombe. D'ailleurs, la mer se charge elle-même d'ensevelir ses victimes. Les icebergs venus des Immenses j;!'laciers du Groenland çharrient avec eux des débris de roches et de terre qui se déposent au fond de l'Océan lorsque la ?.face fond et aimi, au cours des siècles qui se succèderont, plus rien ne restera. pas même la trace de l'effroyable catastrophe du mois d'avril passé!

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ANECDOTE SUR LE PAPE LEON XIII Léon XIII était journellement sollicité par des quantités innombrables d'artistes peintres, sculpteurs ou pho.foj!'raphes qui bri/lUaien t 1'honneur de fixer ses traits sur la toile, par le marbre ou par le collodion. Léon XIII était facilement accessible. Un peintre italien, dont le nom et pour t:ause n'a pas encore franchi les Alpes, se mit en lijlne lui aussi, et demanda au pape l'autorisation de faire son portrait. Le SaintPère la lui accorda. Lorsque l'artiste eut achevé son ouvrage, il pria le Souverain Pontife de vouloir bien mettre au bas de l'imaj!'e une citation de I'EvanJ1'ile et sa siR"nature. L'œuvre était médiocre, la fil!'ure point ressemblante ... Embarrassée par la prière du peiutre, le Pape réfléchissait. Mais, voyant la mine déconfite de l'artiste, il se laissa aller à sa naturelle bienveillance et céda à la demande du peintre. Et finement railleur, accommodant à la circonstance le verset 29 du chapitre H de l'é· vaujlile selon Saint Mathieu, qui rapporte les paroles de Jésus apparaissant à l'improviste à ses apôtres pendant un ~rand oraj!'e sur le lac de Galilée, le Pape écrivit au bas du la· bleau: • Vatican 29. 4. 01. 5 h. du soir. Ne vous étonnez point, c'est moi. • Et il signa léon XIII.

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LA LETTRE O CEANIQUE. Un grand nombre de passagers faisant la traversée d 'Europe en Amérique, éprouvent Je besoin de transmettre, en cours de route, à leurs familles. à leurs amis, à leur maison, des communications relatives à leur personne,

à leu~ yoya~e, à leur .famille, à leurs Ils hes1tent a se serv1r du radi ~arce. q~'~ cause de. s;:m co~t élevé, ~Ir~ r ed1ge en style telegraphique. La gn1e allemande ,pour l'exploitation de graphie sans fil, vient d'introduire la océanique (Ozeanbrif). Vous vous trouvez à bord du tique en route pour le rlésirez donner de vos nouvelles. vez votre lettre (pas plus de 100 sur un formulaire de télégramme vous la remettez à l'employé du qui se trouve à bord, qui la transmet légra,phie sans fil à un transatlantique te pour l'Europe. La station rad que reçoit la dépêche ainsi transmise sur un· formulaire spécial, la place sou's loppe ; la • !etire océanique • est, à au port, remise à la poste qui la fait à son adresse. Coût: 5 marks (6 fr. les 30 premiers mots; 10 pfennigs centimes) pour chaque mot en t!)us mum 100 mots), plus 50 pfennig (62 1 times) pour l'expédition et 1 postal. L'innovation a été expérimentée, avec cès, et a été fort appréciée.

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VtUllllVC @J{{~j~l~J~ DE lA

valai~at)t}e d ·édu~ation

Sceiétè

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LE SOMMEIL CONTAGIEUX Une bouue histoire qui sc passa, dans la _vallée de la Suhr (Argovie). Un jour arriva, pimpant et impoJiant, M. pedeur des écoles. Noblement il fit son dans la classe du village, mais faillit quer d'Ll!dignation et d 'étonnement. Le tre était là tout seul q ui faisait un appuyé sur son pupitre. M . l'inspecteur naissait ses devoirs ; il voulut savoir bieJt de temps le repos du rerait el sur une chaise dans l'attente des éov<;n~Jtl8t Mal lui en prit. Peu après il s aussi. A son réveil la nuit venait et il se vail seul dans la salle d'école.

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• Le jeune Lagourdette, uu des cancres plu s brillants des classes primaires, sa leçon. - Papa, interroge-t-il tout à coup, dans mon histoire naturelle que les sont industrieux. Qu'est-ce qu'ils font - A ton âge, mou fils, tu devrais qu'ils font des chapeaux!

Publication ~u MUSEE PEDAGOGI~UE L'Ecol3 primaire donne de 10 a 12 livraisons de 16 chacune, non compris la couverture, et autant de suppléments de 8-16 paf.!eS penrlant l'année ordinaire (soit du ter Janvier au 31 Décembre). Chaque mois il est en outre apporté un supplément illustré de 8 pages intitulé: Le Foyer ~t les Champs. pa~:;es

Suisse fr. 2.50 Par au: Union podaiP fr. 3 Les abonnements se règlent par chèque postal II 56 ou à ce défaut contre remboursement. A.nnoncf'S : 20 cent. la ligne sur toute la largeur Tout ce qui concerne la. pubU~a.tion d.olt être a.dressé à son géra.nt, M. P. PIQNAT, Che~ de Ser\'lce au Département de l'Instruction publique, à Sion. clinct~ment

L'atmosphère de J'Ecole primaire doit être essentiellement religieux) /J..II6fJ• Hr.J.


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