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No 09 l'Ecole primaire, 15 Juillet 1909

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Librairie Payot k Cie, Lausanne 1, Rue de Bourg, 1 -~

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Publications de M. W. ROSIER, professeur Géographie générale illustrée, Europe. - Ouvrage publié sous les auspices des Sociétés suis6es de Géographie, illustré de 334 gravures, cartes, plans et tableaux g·raphiques •11111.-~ ainsi que d'une carte en couleur. Troisième édition. Un volume in-4°, cartonné 3 fr. 75 Géographie générale illustrée, Asie, Afrique. Amérique, Océanie. - Ouvrage publié sous les auspices des Sociétés suisses de Géographie, illustré de 316 gravures, cartes, 4 fr. _ plans et tableaux graphiques. Deuxième édition. Un volume in-4°, cartonné Géographie générale illustrée. Manuel de géographie physique par W. Rosier & E. Chaix. Ouvrage cont. 386 autotypies, figures, plans et cartes, in-4°, cartonné 3 fl'. 50 Suisse et premières notions sur le9 cinq parties du monde. Manuel atlas destiné au degré moyen primaire. Ouvrage illustré de 175 figures. dont 46 cartes en couleur clessinéea par Maurice Borel. Troisième édition. Un volume in-4°, cartonné l'1 fr. Manuel Atlas destiné au degré supérieur des écoles primaires. - Notions sur la Terre, sa forme, ses mouvements et sur ta lecture des cartes. Les phénomènes terrestres. Géographie de, cinq parties du monde. &vision de la Suisse. - Ouvrage adopté par les Départements de l'instruction publique des Cantons de Vaud, Neuchâtel et Genève, et contenant de nombreuses gravures, en particulier 65 cartes en couleur dans le texte et. 2 cartes de la Suisse hors texte, dessi11ées par M. Maurice Borel. 2m• édition. Un volume in-4°, cartonné 3 fr. Premières leçons de géographie destinées à l'enstignement secondaire. La Terre, sa forme, ses mouvements. Lecture des cartes. Un volume in-8°, illustrée. Troisième édition, 2 fr.26 cartonné Histoire illustrée de la Suisse à l'usage des écoles primaires. Ouvrage adopté par les Départements de l'lnHtruction publique des Cantons de Vaud, Neuchâtel et Genève, illustré de 273 gravures et de 8 cartes en couleur. Un volume in-4°, cartonné 3 fr. Carte de la. Suisse pour les écoles. Echelle 1: 700,000 (carte en couleur à l'usage des élèves), sur papier fort, fr. 0.50; sur papier-toile fr. -. 70 Carte muette de la Suisse pour les écoles. Echelles 1 : 700,000 (carte d'exercice à l'usage des élèves) fr. -.l!O

Cartes murales W. Rosier & l\I. Borel. - Planiglobe en deux hémisphères. Edition physique-politique. Echelle l : 13,500,000. Chaque carte mesurant 1 m 55 sur 1 m 60, montée sur toile avec rou• leaux, vendue séparément 24 fr. Les deux cartes vendues ensemble 45 fr. Ces deux cartes sont recommandées ou adoptées par les Départements de l'Instrnction publique des Cantons de Berne, Genève, Neuchâtel, Vaud et Valais. W. Rosier & E. Grebler. Nouvelle carte murale de l'Europe, Edition physique. Echelle: 1 : 3.200,000. 183 sur 164 cm. Recommandée par le Département de !'Instruction publique du Canton de Vaud. Montée sur toile avec rouleaux 26 fr. -

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Moniteur du Musée industriel et pédagogique L'Ecole primaire donne de 14 à 16 livraisons de 8-16 pages chacune, non compris la couverture, et auta~t .de suppléments de 8-16 pages pendant l'année ordmaire (soit du 1er Janvier au 31 Décembre). Chaque mois il est en outre apporté un supplément illustré de 8 pages intitulé : Le Foyer et les Champs.

Suisse fr, 2.50[ Par-~n

Union postale fr, 3

Annonces : 20 cent. la ligne sur toute la largeur Tout c;e qui concerne_. la; publica;ticn doit être a;d.ressé directement èi; sen géra;nt, ;M. P. PIGNAT, 1er secréta;lre a;u Dépa;rtcment de !'Instruction publique, " Sien.

Le grand point est de mettre l'enfant le plus tôt qu'on peut nans l'appli.. - - - - ~ -- .aBJL.naLR...rànlo~ n'llr nn fr6nnAnf nu1nll

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être a.pp) 1quée et à servir de base Instituteurs français Une publica!ion spé~iale du Dé- aux co11,1 t-ntions à intervenir ou à MM. Bonvin Joseph d Ch . rte1ncnt de l Instruction nous ap- obterver entre les administrations Clément Benoît e ermI end, entr.'autres, que ]'.1 , rentré~ eommunales et leur personnel enseiDarbell,ay Jul ' 1e C~am <'es établissements est fi:x,ee .au 2/ gnant, dont la présentation au 1Déen an~ (su ~te). - U n brin de moDelaloie ·L . esd., L1ddes pt pour les garçons et au 13 sept. J)aTtement doit être notifiée jusq u ' Éal e : ,] em pue des yeux (fin) DeJécrlise Chis, d rdon. les filles. Le re!ard d'une quin- au 1er sept. pour le cours scolaire ; chos des conf.ér-e nces ( V a]d 'IÜ. Foll~ie J s, e ·0 ollomb jnc entre la rentree pour les uns 1 pro0hain. et ~?nthey) · - r>e la lutte .à la g·/::i_~ ]\1fottet PaufsJi~ ~e IM-ase. les auti,es s'explique paF l'affectani:s 11que. - ~ne landsgemeinde sco-Loi du 19 mai 1909 Parvex M ' vrnnnaz. 111 du bâtiment du college a l'exl aire. - Pensee. Roten H ce_, e Coll.~mbey. sition in dustrielle cantonale jusfi x ant les traitements des -0Stalde Enn! de .S:av1ese. •au 12 septembre. Les d eux semaiinstdute11rs d des institi1,trices r ugene, de Salins. ,8 après la c]ôtme de celle-ci deSommaire da sapplément No 9 cles écoles primaires. Institutrices françaises ·ont en E;ff.ct être co~sac~,é~s ~ retirCe supp lément compte 94 . L ,. fl - pages ,M11es Carroz Ursule d, A · r les obJ,ets ayant figur,e la 1 e:xpo. ; , ,m uen~e . de l 'in solation. ·_ GRAN[) 100NSJD'liL Coquoz M · ' rbaz. tion rt a r emettre les -locaux en L element d1vm_ da_ns la famille. _ Crettol Al!ne,/~ Salvan. nt pour la r entrée du collège et de DU CANTON DU VALAIS, ~.omment, nou s faisait .prier mon g-ne. xan nne, de Ran ' eole nor_mal~, do_nt _t~~tes les salConsi,clérnnt qn'il est éqiûtable vieux cure. - lm béciles ·d vauriens - L h d , couai s on Fr.i;ic Jé[l d -M . s sont. mises a rerims1bon. (l'am élio rer la situation matérielle 1 , ·. , e c ar -ùnn eret - De nne, e - artigny a_ . • I- 11mbiel .Céline de R" dd · Les e:xam ens 'achm ss1on au -cours dH ve.rsonnel enseignant primaire; .a pecessi_te d ' un cmseig-neme~t com1 :\'fnrtin B:imche' de M es. 1fi',r iem des écoles normales sont f émi111·n · - A rgen t e t Sur la proposition dii Conseil .d'Ebpl,ementa1re h ,: icheleL Cécile 'de N odthey. \"rs anx clates suivantes: le 31 aofü iclt, on cur. - Pour boh··c fra1·s _ · La '' rel.io-ion · tt·ITe I~erraudin J ea~e. d!n Baz. ', Sion.' .11_onr l e C:ntre, et le 1m·. sept. '. t b- n'est nas ronde. - - ·La ORDONNE: J. , hordy Marthe de s·- agn~t )[m hgny, pour le B as-Vala1s. es onnde your les femme s - F~ a1· s Art. l or _ Le .p ersonnel enseice ,L que 018 · - U ne noce ·1narrnnite. · c (Voir pom plus (l e détail la puRodu_it Pau line 'de sa\Ïf° __ gnant. primaire de ln. cornmn0 .· e c1rnpean de soie -- u · ne L 'aut?r3-sa~ù?n d'e'nseigner ~ -, :(·atio!1 y relative du '])épartcrnent 11e q ui u tilise sesrrçoit, servicrs, 1m t raitetirerait J)c'l·S V·11·· 't., n qrn dP-· dPlivr'e ··e a<' 6 asp1. rantseg. '·s1wehf) 1' entent · '· c 1e ·CS. (5 · - ' '· · rn Pnt mens uel dont le minimmn est a~p,r:111tes de la partie all · -oA,n pl'ésc•nt N° t ' fi s.,é comm 0 suit : _ es eg-al em ent joint __ .e du c·_a !1~0n qn_i f<?rrnaient< laedi~ a) ·:H'r. 80, po itr ] 'instituteur porLE F'OYER ET LES CHAÛPS :,to1:, sn1~er~e 1n e a s~on pour les O'.'lr Traitements da personnelenteur c1u brevet cantonal de caçon~ cl. a hn;{ue pour ]es filles. "' aelgnement primaire. -0parité ou d ' 1111 antre brcYct reXXX Nous pnblions a.u.iourd'hui en prir mrnu éq11iva.lcnt; Ecoles normales. · ur nr ln nonvclle l oi adoptée par le l,) IF r. 70, p our l 'in stitutcnr por.L e 1nry d.'o,~"men a en :rnn<l Collsei.l le 19 mai dernier Je ~~ :r a ,qit:ze j ours s'est termi11é teur du certificat t Pm poniire male~\Î scSo'. aire pour nos ·écoles nor- l!1 ca~~:--;~ ponr areonler le brel'cf m<·e1·na11t l'am éliorat ion des trniteou cl 'nnr autorisation à 'enseit e . ion ~t de B'l"iguc. La clô- ~o~qr ,te au per~onnel enseio·1J ant nu•1its du 11enmunel em.:eürnant 1>rign er ; i,, ~ maire. Tnutilr de faire remarquer ~re en a e~ lieu par J.es examens clJJ1es nommé: c) Fr. 70, pour l'im:titutric·e muil'i f]U e ] '-e ntrée en viguem· de ('ette d usage subis devant les memb . , , ._ , , l~i}titutcurs nie <ln brPvd eantonnl d e cade. ]a · · - co mm1ss10n cantonale d l' res M1~r. 8,<':1.e7:p Sc'n~ph~n. à NemJ.t7,, loi < t.;t retard ée jusq u 'à eo riue le p enl)arité o.u cl 'tm autre brevet reseicrnement . . e en1>1 ait 6,té n])l>el é à se prononcer, car o . primaire fonctionnant 1 ~'~Hl ,Lon_1s, a Vionnaz. comrn ,6riuiva.1ent; 1 11 clatC' de la votation nopulairc snr eommeb.1ury. Les -r,ésu]tats des épr'eu.Tc1Jen Cl1rrntian , ,et :- R ee1d11g-E' ·· rl) lf'r. G5, p our l ' iu stitutri rc mu-Df t•t objet n 'est pas Pneo.rr -Ei:s:ée. ~8su \~1s, combinés avec les notes :[ .a1_nnitPr Albert ,••'!è; ,:-, :,ï'.] SClO nie cl u {'.rrtificat te.1 npora,ir0 on 1· JI <'r~rnns, ·1' . .I"i,mile en attenclant, qne Je p euple , n sem e et compositions de l 'au' ,'{J1,oss1cr :-, "',r , (l'un e antori8ation cl 'enseignrr. , u ~ n ase. . nee, ont permis d, d "<' montrera auRsi bm1 prÙiCP, ,riue l 'a (1,nsarcl . Morlestc sation d' · ac.cor er l 'autori..: ' ,~1., l\A"fls '.le ~ (' • -A rt. 2. - 1L 'Etat alloue R.n p er soni-tr le Grand Consei l en adoptant ( ~rt. 79 :~ssig,ner pr,~v],ue pa~ 1a loi :vr 110s nel enseign ant, en sus clu traitement I_nstitutriccs Ri1~1s oppos ition l e nouveau projet de · . au.~ e eves CHtpr' ~ - A ,n _ astasie ., ". Dubuis . , ,:-<t 11..:Sav1esr. loi. Jusqu 'R.lors, en matière de trai- payé p_ar la commune, une ·s ubven~~tuont 1?arcou,ru le cycle de 3 S ClëtJ)u mc G·1illt1Jncl , B i.... Ano·~J (1 ~- <. ' ' a ' ag-n tements, c 'est la loi .actu elle, soit cel- tion mens nclle dont le montant est xant J:sa1m~osle .pa_r ]a législation fi.P' ,..,t. e xe1:man1cr , à Conthe le du 2G mai 1902, qui continue à fixé ainsi qu'il suit : uree c e's ecol-es- normales. il let ,Mane..J.ise, à -1\!fo rtign

Sommaire de la livraison No 9 . * Pour l es vacances. - L' 'd tion ,d_u f , . e uca1' f · - se~ iment esthetique chez

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a) Fr. 40, pour l 'instituteur porteur du brevet cantonal de capacité ou d'un autre brevet 1·econnn é.quiyalent; b) Ji-,r. 35, pour l 'inst itnteur porteur du certificat temporaire on d'une autorisation d 'enseigner ; c) Fr. 30, pour l'institutrice munie du brev,e t ,cantonal do capacité ou d'un antre brevet équi valent; d) Fr. 25, pour l 'institutriee munie du certificat temporaire ou <-1 'une autorisation d 1,ensei- gner. , Art. 3. - U ne prime d'âge et de rrrompense. an~rnelle est servie par 1 Etat au:s: mstituteurs ·et aux institn\ri ces enseignant dans les écoles prmrnires du canton. {lette prime est de: rr) Fr. 50, pour l 'institnteur ou l 'iustitutrice ayant de 8 ,à 12 :m s de service dans le canton· li J F r. 80, pour l 'institutenr ol~ l 'institntrice ayant de 12 .à 20 am; clc service dans le rnnton; r') Fr. 100, pour l'instituteur ou l 'ü1stitu trice ayant 20 ans de service et plus· clans le canton. R011 l s re~oivcmt les primes d 'â o·e Jr.s. inst.itL1tenrs et les instituti-i~~ <rn 1 ~ont port eurs dn brevet v,alnisan <ll' ,e:ipacité on d'un autre brevet rcC'Ollll U ,éiq11ivalent, et qui ont obtenu rlr~ notes satisfaisantcs ponr la coniimt e et pour l'application. Art. 4. - L'instituteur cnseio-nant <lnng un rourg de répétition ;~roit r1e la corn nnmo un traitemen't mï'nimr élr fr. 100 si le cours comprend plus de 10 élèvrs, et de fr. 80, si le c0111:~ CO)lll)rend moin~ dr l l flèves . L 1111't.1t,ntru1· r)rnrg-e ôe donn0r los l eçrn!s prrnn.mtoHes an rrcrutement r_eQ01t de la romnrnne une réitribnt1o_n <le fr. 60, mi minimum. Art. 5. - Les institnteurs et les

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institutrices qui enseignent dans 1 -=N==0 ==9=========S=l=O=N='=l=o=J=u=i=ll=e=t=1=9= 09=======2=8=m=e=a =nn=é=e=l~ealit,é auti:e gue celle de leur do ~t\~~!.1~~-~n~e~t~ti:vse~~bt/eo~

ce défaut, à une équitable ind~mn

L'E O OLE p R IMA IRE

~rt. 6_. - Dans les écoles de si) ORGANE DE LA lnut mois Jes traitements prévu8 • l'art .. 1er se paient la moitié dans SOCIETE VALAISA1'11E D EDUCATI01' prem1~re qujnzaine de janvier et ~ ~ solde a la cloture des classes. :pans les écoles de neuf mois Pour les vacances en emmagasiner le nectar dans les pa_1 em;ent J'effectue . par trimE>st ruches pour le froid hiver, pour~o!t fm decembre, fm mars et Nos grandes vacances battent leur quoi l'instituteur ne mettrait-il pas Jmrr. . . plein. Toute la gent écolière se grise en bouteilles un peu de ce bonheur ~~ î!a1ei~1ent d,u tn!:~tement et de liberté et d'air pur. L'humble dont on peut s'enivrer pendant la la rct nb~tion i2revus a l'art. 4 s'1 magister, lui, doit 1pourvoir aux mo- belle saison; pourquoi, ,par exemple, fo,c~u.cnt ia la cloture des ~?urs de. yens de suppléer à_la mo~icité de so~ ne collectionnerait-il pas chaque anp~h~10n et des leçons p1epar ato11 traitement. L'un ira faire un,e _sai- née pendant les vacances l'une ou al, 1 ~cr utement. n dans quelque hôtel de la r,eg1on · l 'autre plante dont il aura l'occasion S'il est appo~· té TlJus 1t.:i ' un 1111 1so'autre servira dans un magasin ou' de parler en classe -pen dant l 'h'1ver. . ·.' cle 1 ct:nd au pa1emc~t de lenr tr lans un bureau etc. iMais le plus Plantes comestibles, industrtelles, temrnt et de~ m~em~ités, les insf rand nombre (les plus heureux) à médicinales, plantes d'ornement, fat~.nr~ ~t lrs mstit utnces ont <lroi Jeine aura-t-il déposé la plume qu' milles et organes des plantes, fonc1 rn tcret an 5 % de Ja somme due. ~n lui verra dans les mains les lourds tjonnement de ceux-ci, tout n'a-t-il . Art. 7. - Les. t~·aitements, subve instruments de labour. pas sa place dans les leçons à don!1~11.s ,rt rnden3mtes du. pe~·sonr:_el e l~égent-a.griculteur: voilà en ef- ner ;à des fils de campagnards T Et t>eigncrnt ,des ccoles -primaires a to fet un bien bel idéal! comment mieux faire partager ,ces l ~.s él~g-res, sont exemptés tant Voir autour de soi pousser des a-i- connaissances qu'en exhibant ià prol 1,mpot cantonal qne rommnna.l. les d, enfants; former pour le bien pos un herbier, si modeste fût-il, Art. 8. - Les contestations au les intelligences ,et les cœurs, tandis bien composé, bien classé, bien enCl_nelles P~nvent donner lien l 'exél'l qu 'au dehors gronde la rafale ou que tretenu T iwn _rt l 'rnt el'].)r,r tation dr, la prést• papillonnent les blancs flocons de A l'œuvre donc, amis de la nature te 101, sont tranché~s par Je Déi)mi neige; semer à pleines mains les et des fleurs, profitez de vos courrnrnt <lr l 'lnstrnchon 1mhlique. I bienfaits de l'instruction, puis, ses, de 'vos promenades pour en emrseoms ë}ll Conseil él 'Et:it rst rr~p1 quand les doux effluves printaniers porter quelques jolis et utiles souvew. _ ont reparu, que la nature s'est réveil- nirs. Dans vos moments de loisirs, Art. 0. ,- ·La loi <ln '.}6 ,]\foi 1~ lée, sortir, maîtres et enfants, au collectionnez. est nbrog-ee. 1 gra~d air, . a ssister !lux ébats de ces . Pour ce faire, si vous le voulez --ogentils lutms parmi les fleur s; leur b1en. de chaque plante emportez un Le Sou de Géronde e~pliquer les beautés et les harmo: 1 ,é chantillon enti-er, étalez-le bien sur ) . . _ •. rnes de la nature, les travaux qm un coussin de papier afin de l'y faiL~m'.rc scolai re de b1enfat8a11 <'l' a commen~ent, l'utilité et l'emploi des re sécher. Sur ]a plante vous mettrez !p_J of,_t drs enfants pauvres dr notr divers ·produits du sol; assister aux un second coussin de papier aue vous i.nstitnt valaisrin drs sourds-muris. ~rands mystères de la germination chargerez d'un poids assez lourd. (Nouve1Ir füt.e clc dons. ) ci du développement des plantes, de Quand la plante sera bien sèche vous Chalais (F) 5.20. - Granges (F. <'l I cette infinie variété de ;produits d 'u- }'.étalerez biien dé1icatement dontre 1 t~lc 0-~~- ; ~cn~lG~ p~r P. 3St~~- - ,Mon.t?~ ne même terre; quoi de plus intér es- le feuillet d'un cahier ou d'un album , . 1 . . t .,. r. .,,, e,an ,Palllo sa t t d , . l " 3 tr. - st-L11,c CF) 1.5o. _ Àgettes 'cM) 3 t n e e P ]~s b eau 'l; . specia, vous l'y f rnerez au moyen de ~e~b]able a la pre';oyante abeille bandelettes de papier gommé. Il ne qm sait, pendant la saison des fleurs, restera plus alors qu'à écrire bien 1

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'ouvrent sous la caresse des yeux, qui dans les soirs mystiques s 'effeuillent, et no~s apprennent l_a beauté des êtres qm savent mourir pour le seul plaisir d'en enchanter d'autres par le charme de leurs parfums. En troi~i~~e lieu? qu 'o~ recherchEJ la sir~l'pl~cite, l~s hgnes s11;1-ples, des orobmaisons simples; qu on refuse les objets qui n'ont pas quelque intérêt 'de beauté, et seraient étalés ponr unique raison de curiosité. Na'turellement, s'il est possible, . quelque belle œuvre d'art donnera lo ton à. la pièce : la belle forme d'une statue, ou la belle couleur d'un tableau. Il y a donc là faire chez l'enfant, avant son initiation à la beauté plastique, une certaine éducation eu beauté de ses sentiments. Il y a ià lui cacher les laideurs morales, les vulgarités., l~s platitudes, l~s méchaneetés, les ego1smes mesqums, les calculs utiles, les hideuses suspicions, les ironies, les négation.s, les bassesses, tout ce qui donnerait à son esprit } 'impression qu'il est dans un monde où il faut se traîner et non voler, douter et non croire, que la vie est comme un pièo·e et qu'il faut marcher les yeux baissé.s vers la terre comme ceux qui vivent dans la peur et non pas les regards levés vers le' ciel comme ceux qui ont confiance en la lumière. ,E t y_uis, il faut lui révéler toutes les beautés qui se lèvent tout le long du chemin pour qui sait les vofr: l~s belles actions, les bonnes intentions les harmonies lui apprendre le rispect _de toute v;i~ qui cache un mystere, lm donner Jusgu' au sens de· la beauté qui cache la souffrance, et dans les heures .1u recueillement et du silence le faire entrer en communion avec l'invisible beauté de son âme.

lisibleme_nt auprès de la plante son cation du caractère, et ,comme d' nom, le heu et la date de la 11écolte et orientation donnée à l'âme par d'autres annotations si on le désire. familiarité avec les objets qu:r l' _L es pl~ntes _seront classées par fa- tourent. nulles : l egummeuses renonculacées Notre habitation moderne est i ombellifères, etc., si i'•herbier est im~ gnifiante quand elle n'est pas d' portant; ou par gr-oupes: comesti- mauvais goût outrageant. Que bles, industrielles, médicinales etc. âmes s'y peuvent former sinon si la collection est plus modeste'. âmes ternes et dépravées? iC 'est }' Vous s~rez :.:,urpris des bonnes cho- tassement d'objets riches ou ra ses que vous tirerez de ces ouvrao-es parce qu'ils sont riches ou rares. illustrés par la main de iDieu bli- sont les ornementations violentes même. L . P ., lnS · t. ll!S lignes sans caractères · la mu'l ~Jication. des détails q~i cach l'harmome d'ensemble; un luxe c L'éducation f ortable, ?U un, dis~arat~ ridicu da sentiment esthétique une cer~arne ynitenbon a façon chez l'enfant tout,l umformement, cha~bres et (Bu"e.) les a m~.nger, salleA de Jeu ou s ~e trav~1l, s~r le, meme modèle 9- '. V Nous avons par1é de l 'atmosph.ère ~ alon de casmo. D~ns un tel m1h q1ue pe1lvent devemr les âmes, ~iJ?, de beauté dans laquelle il faut que eJes-m~mes_ tapageu~es, superfim l'enfant vive; et nous avons surtout le~, . p reteJ?b~uses, v10len~es et f décrit cette atmosphère comme un ensemble de sentimentJ dont il faut mees aux 1ptimes harmonles_1 Il fa peu à peu imprégne,r l'âme de l'en- ~onc se preocful?er du go?t a la m Il~ ne s a~it pas d or~emen fant. ,Ce n'est pas toutefois seu- s~m. couteuse, m de style umque. , !emel!t par la voie du sentiment que t10~ gout n'est. reserve. ' ' m· ~ux grand 1e gout de la beauté entrera dans i:;on bou!ses, m aux familles a blason. âme : les yeux €Il particulier tous les QUOI do ,.mspirer ' . qu ne~ pour avoir sens en ~énéral, doivent c~llaborer à. ,cette éducation esthétique. Nous que beante chez soi? D'abord, qu' d1rons p}us tard comment, dès qu'il ~e. re~herche pas le confortable po sera en age de comprendre la nature mi-me~: e. Le confortable ne doit et l'art, il faudra travailler à en dpn- apparaitre comme une fin en soi. ner à l'enfant une parfaite intelli- d~nnfa~~ ;pas qu 'u;11e ins~allati ' e 1 1dee que la vie est faite po genc~. ·Mais, dès maintenant, il y .a .irê~n 'S'y trouve le mieux possibl une mfluence extérieure qui par le eu pour ~ geste, de r~pos, regard, doit s'exercer sur Î'enfant P ' . e beau!e est necessaire. dans l'intimité de la vie familiale· smte ,qu'on ait le. gouAt de l'"m,t·uru· nous youlons parler du goût avec le~ et de l 'h ' . a mome, par C<?nsequ quel 11 f<1;_ut préparer le milieu dans O fnt aime es coul~urs qm s 'app. lequ~l l 'enfa;1it s'ouvre ià ses premièen e ne se contranent pas, les tei res. 1mpres_s~ons, c 'est-ià-dire l 'habi- t es les n~_!lnces propi:es ,à prov tat~on familiale. On ne saurait trop queretdans 1 ame des sentiments • Cette initiation là la beauM morams~ster sur ce ch~pitre du goû1t à la crets e_t nobles; la lumière, sans do le, préparant à la compréhension de 11:,aiso~? parce qu 11 y a là une ques- te, m?'1s pas trop crue, et ménage tion d msensible mais profonde édu- des Jeux d'ombre; les fleurs q I',

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la beauté plastique, se fera surtout dans la famille: elle est l 'œuvre pro, pre des mères, moins prise~ par ~es utiles préoccupations de la vie, moms raisonneuses et plus intuitives, dont 1:âme sait si bien, quanq elles le veulent, entrer dans cette vie en profondeur, donner à chaque détail de la vie un charme et un relief. iC 'est le reg-ard de la mère, c'est son sourire, c'est son geste qui soulignent à l'enfant la be,Auté des paroles entendues, des actions vues. C'est son attention vigilante qui écartera, loin de s~ conscience encore pure, tout ,ce qm ternit et tout ce ,qui trouble. ( À suivre.) PH. PoNSARD.

Un brin de morale

L'EMPIRE DES YEUX ( Voir livraison du 2·5 avril.) Il faut cependant, après avoir passé en revue tant de richesses que nous découvrent les yeux, parler des yeux eux-mêmes. 1Laissant à d'autres le soin de vous décrire leur structure, c'est de leur .signification que je voudrais vous entretenir. Parmi tous les signes visibles qui nous serYent à traduire la pensée in\1isible, aucun ne saurait lutter avec les yeux. Ils animent et ·éclairent le •risage. Dans les personnes que nous aimons, los yeux sont ce qu'il y a de plus .personnel. Ne plus pouvoir regarder dans leurs yeux est la privation par excellence lorsque nos amis ou nos proches sont absents ou morts. T~t il manque à l'aveugle un élément essentiel pour se faire comprendre et comprendre les autres. Dans le regard franc et grand ouvert de l'enfant, toute une 11évélation est écrite qui nous dit la canq.eur de son âme·, sa confiance, sa soif de âteviner le monde inconnu. Dans les yeux d'une


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mère est condensée l'histoire de tout venir le regard d'un père ou d' l'amour maternel et de tout le dé- mère depuis longtemps partis de vouement dont elle est elle-même monde, et la bonne lumière de capable. yeux maintenant fermés les diri Les sentiments humains se reflè- sur le droit chemin, les avertit, 1 tent dans les yeux comme en un mi- réprimande s'ils font mal. D 'autr rnir. Le signe Je :plus touchant de la en une heure angoissante, ont é -douleur, les larmes, coulent de cette sauvés du déseS'poir par la tendres source. Rt l'on peut bien comparer empreinte dans des yeux fixés s les yeux à une source, comme les eux; et c'étaient peut-être des ye .A.rabes et les Hébreux comparaient cl 'inconnus ne parlant pas mê les sources à des yeux. Une source leur langue. Hélas! il en est aus est un bel œil bleu ·ouvert sous le ciel, que poursuit et torture un regar où se reflètent les palmiers des oa- ·chargé de haine et de malédictio sis, les blancs minarets et les nuées Pour se faire une idée des pouvoi qui passent. Un œil est une source mystérieux qui ne tombent 12a.s so soit de joie, soit de peine. Il en tom- les sens et pourtant produisent de lw des pleurs, il en jaillit des éclairs, effets extraordinaires, il suffit d il en rayonne de la bonté. penser ià ce que peuvent de.s yeu Il y a des yeux mauvais, fourbes, pour charmer ou repousser, punir sournois, méchants; il y en a de sin- ou ~ompenser, électriser pour l 'accères, limpides, aimants, bons. Les tion ou arr'êter et paralyser. uns nous blessent, les autres nous En voilà assez pour vous faire endonnent du bonheur. Les uns nous trevoir quelle richesse et quelle puis. médusent, les autres nous encoura- sance nous .sont conférés par le fait gent. Dans ma jeunesse, je souffrais même que nous avons des yeux. du mal du pays lor,s que mes études X m'obligeaient à vivre éloigné de la 10r, voici le point où je vous atmaison; je ne le racontais à personne; il eût fallu conter trop souvent tends pour vous poser une question. des peine~ intimes ique chaque jour Ges yeux, qu'en faites-vous? ,Savez. re_nouve]ait. ;Mais à l 'égJise où j 'al- vous les apprécier et vous en servirf lais le dimanche m'asseoir parmi des Lm emplcyez-vous pour le bien ou in~onnus, je revoyais toujours à la en faites-voU1s des instruments d'inimeme place une dame en cheveux quité? Et cl 'abord savez-vous les soiblancs. Elle avait de si bons yeux gner? Tous les outils demandent à une figure si mate.f!lelle, 1que de regarder me consolait un peu. Peut- être entretenus et les organes1 de mêêtre ne m'a-t-elle jamais remarcmé. me. On n'a qu'une paire d yeux il En tout cas, jamais elle ne m'a~dit faut en prendre soin. Inutile de vbus un mot; mais elle devait être très recommander de. ne pas 'Pocher à bonne et sa fig-ure le disait. Un mes- coups de poings ,ceux de vos camasnge émanait de ses yeux qui trou- rades ou d'éviter de 1es leur crever vait le chemin de mon cœ~r endolo- en des j-eux sauvages. 1Mais n'avezvous pas la mauvaise habitude de ri de nostalgie. lire, écrire ou coud,re au crépuscule? Quelle influence dans un regard et quel pouvoir! Quelques:uns vont à - 10ela ne nous fait rien, dites-vous, trav~r~ la vie, emportant da;ns le sou- nos yeux sont jeunes. - 10e n'est pas une raison pour les maltraiter. A la

l;

1SS

longue, tout se paye. L'homme n'est as~ un chat. S,es ye1;x, pour se conP rver en bon ,etat, me.lament un ce~degré de lumière. Une trop V~'~ clarté comme une ombre trop n?;rP leur font du mal. Il y a dan~ 1 edairage des grande.s villes, ou les Jartés aveuglantes alterne~t avec ~me nuit noi~e, ~a~s le feu cnard des réclam es qm s '-ete1gnent et se ra}lument brutalement, tout un systeme de détraquement des yeux. D'innombrables ·enfants ont ib~i'loin qu'on leur dise 1q~ 'il. faut temr Jcs yeux propres aussi bien g_u e la fig·ure où ils sont lo~és, et q.u 'il conYient de regarder s1 les doigts sont bien nets avant de se frotter les yeux avec. Une fois les _yeux mainte~us en santé et propreté, il faut savon' s '·e n servir. Que de gens ont.des yeux. et m' voient point! Incapables d_e b1~n chercher, ils ne retr~u~ent Jamais un objet perdu. Ils efnvent et ne s'aperçoivent pas .q u ils font des fautes. Au retour d'une promenade on d'un voyage, ils n'ont rien vu. En ville, ils passent à côté des musées sans avoir l 'idée d'y e~tr~r et des monuments sans les cons1de~·~r. A la campagne, ils ".:ivent .au mil~eu des fleurs sans en decouvnr la ~race .. Un aveuo-le très curieux m'a dit un JOUI' ~n 'u~c multitude de clairvoyants ,~e servaient si mal de leurs yeux qu 11 lui était souvent arrivé de mieux observer certains objets en les palpant avec ses doigts, cJu 'eux en les regardant avec leurs yeux. On se demande aussi comment jl se fait que des hommes peuv~nt v01i· tant de choses belles et p_lemes de (l'randeur tout en restant vils. Ceuxlà ,s'arrêtent bien devant les spectacle~ grandioses, mais i~s ne leur produisent 'Pas d'effet. N ~ les ea~u p~res et transparentes, m les soirs cl,e-

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~ii

ments et pais~bles, ni l,a majeré montagnes, m le Inyste~e de , a n . et des bois ne parlent a leur cœur. Ils restent soui11és devant les so~1;; ces claires, fourb~s sous le sour\ . du matin, mesqmns sou~ la, vo_u, e bl-eue infinie. Et, chose triste 1a due, il en est qui se servent de leurs yeux pour mentir, blesser et tuer. ~nfants sentez que noblesse obhge. Vous' -êtes responsabl~s du don ·royal des yeux. J,e voudrais _9ue vous sachiez le bonheur de posseder ces deux beaux yeux ouverts sur le monde et surtout que de vos yeux vous fassiez du bonheur pour les autres. Vos µarents v·oient beaucoup de choses dures, attristantes et _souvent ,horribles. D'aucuns sont s1 ab_reuv~s de misères ·qu'ils peuvent dire: 11 ne me rest~ que mes yeux pour pleurer. Mais si vous êtes bons, vous, les Je1:1nes une s,rnrce de joie pm:t courir de ~os yeux à travers les deserts de la vie Ôù peinent vos iparents. Mettez dans vos YL'UX de la tendres~e, d~ l'amour de ]a fidélité. Souriez a ceux do~t la destinée est sombre. Parmi vous, il s'en trouve -peutêtre ·q ui n'aiment pas qu'on leur regarde dans les yeux, c<_)I~me d'autres n'aiment pas qu'on vISite leurs pod1es ou leurs tiroirs. Quand on les regarde ils baissent, les yeux. - Ontils quelque chose ·a cached Att~ntion '. Tout homme doit se condmre de telle sorte qu 'il puisse soutenir le rep;ard cl'1m honnête homme. Je souhaite à mon pays que les yeux de ses enfants soient clairs ~t francs, ~ans fraude ni dissimulation, bons a _la douleur, respectueux ia' 1vage, qui' ls. ne se clétournent pas de ceux qm ont besoin d'aide, saluent la nature en sa beanté, fixent résolument 1'.ennem_i .au jour d~1 dang~r_, _et n_e v?ient jamais la 1P atne .hum1hee ,m d~gradée, mais forte die leur ene-rgie et belle de leur amour. C. WAGNER,


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Echo des Conférenees ARRONDLSSEnIIDNT 0001DIDNTAJ,

La coruférence annuelle de cet arrondissement eut lieu le 20 avril à ll1iez la riante ~,aL'·é-e, -ce nid de vendu,re cé'.-é bré par A:rùhur de ,ClapaJ·ède. 1Les instituteur~. amis du devoir et de Ja !belle nature, y nn-i,v ent en Ta'Ilgs seTrés. ,Les autorités ecclésiastiques et 'Civiles nous reçoivent à la gare. et no-us Mirent au Restaurant communal, pavoisé et enguklandé, le verre de l'·a,m.itié. La s,i'>a,nce s'ouvre à 9 h. 1 ; , par la prière d'usage, sortis la ']}résidence de ,M. l'a,bibé Dela·'.oye, inspectErnr .scol.aire. IM. Troillet, son col.Tègue, est emipêdhé de se trou.ver au. milieu de nous , 1-etenu qu'il est à 1St-:Maurice par des affakes importantes . .Les membres honoraires sont clairsemés; l)f. le Président 110u:s expose les motifs ,q11i les ont empê,chés d'être àes nôtres; ils sont [ll'éseuts ,de ,cœur, nous n 'en cloutons ll)a.s. Il adresse des pa.roles ahna·bles au Vald'I1liez, pays ldéal, chanté par des hommes de haute -cu,lture et surtout à ses autorités, représentées par 11\i. le clépufê et [).résident munici;pa.J, G. Gex-Fabry, et par la commission scolaire, dont les efforts constants triomphent des difficultés t01P•ograiphi·ques et donnent un nouvel essor •à l'instruction· ·d ans ce joyau du Valais. ,L'assemblée se lève ensuite en signe de deuil au rappel du souvenir ému accordé à la mémoire de M,g r Paccolat. abbé de StM:aurice. de .M. S. Trofüet, a.rucien inS/l)ecteur Rcolaire d'Entremont et :d'1m coJlègue, •M:. Fé'icien Délèze, de ,Sallva.u, ema>orté brusquement par la mort -à la :fin même du cours scolaire. De lui aussi on peut d.ire qu'il est mort sur la brêche. ·Suivent la lecture dn protocole de la conférence de Fillhaut qui est admis et l'appel nomina•! qui ne constate aucune absence non Jé!gitimée; taint mieux! V,érossaz est choisi pour notre réunion de l'année procfuaine. ,S ont acclamés comme vice-président, M. F. Fe'lay et comme secrétaires, 11\flM. ,Pouget et A. Défa:go, i.nst. ,Les amencl-es dues et im,p,a.yées so1.1lèv,ent un peu de poussière, mais les statuts -s ont Jà, on -s'indine et les comptes sont alJ.}p,rouvés. Nous av.ons le plaisit· d'entendre ensuite la lecture de 7 compositions su1· le sutiet mis 'il l'étude -e t .les aute1.1rs ont ,celui cl'€tre félicités pour 1,em· tra,vail. Des travaux Jus et de la -courtoise discus-

sion qui s'ensulvit jaimrent, entr'autres, 1 idées su:ivautes: 1. Le législateur a accompli une œu,• éducati·ve et [Jlhilantr~pique, en interdis,a à l'éoole les châtiments cor.porels ,qui ont souvent donné lieu -à des excès regrettablea. 2. La brutalité en.gendre la brutalité, 1t cœur ·comprend le langa,g-e du ,c œur. 3. ,La violence des procédés nuit à la dia. cipline; quel,ques élèves en rient tout ,bas et nH'ttent le mattr-e... hors des gonds. ·Pa. tiencc et do·uceur, en érlucation comme allkurs, font plus ,que force ni qrrre ra•g e. 4. Toute punition ,d oit être, autant que possible, la couséquence natureHe de l'acte qui l'a amené. /5. Les mauvll.is traitements dégradent et le maître qui les eIDJplo,ie et J',élève qui lea suoit. 11\f. Delaloye ,fait observel" que 1'!,nstituteur est l e d.éléguê de Di(l'U, de la :famille et de J',Etat qui ne lui donnent l'autorité sur le corps de l'enfant ,qu'indirectement et par exception. . ,! )''llln tourno~ oratoire entre ,M. .Pr!llong, mst .. i:U. ·le Fr1eur id'Illiez et ,l\f. le Président. il ressort ,que l'illlterdiction absolue des ·c hâtiments coi,p,orel,s est une impossibilité. Ces . punitions doi,v ent être plutôt lêgêres, a-pip!J.qu.ées .s o!brement avec U'ne souveraine discrétion.. ,d iscernement et prudence. Il faut choisir le :bon .moment IPOUl' .punir, .qua.nd ni le maître ni l'enfant ne se trou,vent sous !'em1Jire de la ,colère. A la pa·rtie intel!ectuelJe snccèd,e la part ie substautielle. Ici encore délicieux instants -cTont nous i;:arderons longtemps un so,u<venir rE-connaissant aux autori,tés et à Ja popula. tiou de· Va!d'J!Hez. ,L.>E. G.

XXX D.LSTIRJIOT DEJ IQONIJ'HEY !Le 27 avriJ les institutems de notre district se sont l'éUJlis en conférence au Bourg de :contbey, sous Ia ,présidence de M. l'inspecteur Gaist. To,u.s les 1nstituteurs ('tt l'exception d'e 2) étaient présents. P lusieurs membres !honoraires et une délégation du ,Conseil -commu:nal de Conthey, nous honorent de leur prêsenœ. iM. :B,erthou,zzo, i,nst. à IConthey, est ap· pelé .à donrner une Jeç"on de lecture à ses êlêves d.u ,cours supér,i eur; le maître s'est montt-ê à l,a: hauteur de sa tl'i.clle; 'Cependant quelques Jêgères obse1wations ont suivi cette

nos jeux .guerriers; partoùt, dans les Al• pes, a·dolescents et adultes, pâti-es et armal'Iis, s'y sont, de tous temps, exercés; e!Je se développa spécialement dans la •Suiss" pC-1· m:tive, !',Oberland l)er.nois, l'·Emmenthal, l'Enfebucll. Les fêtes de ·bergers du canton de Berne a:vaient pour ,pendant Ja fête dût! armaillis qui, de teID1ps immémorial, se cêlê. bre au Righi. La Confrérie des armaillis s·y présente au complet, avec l'aumônier, qui doit célébrer 'e service dlvi'II, le « père des urmai:lis >> (senneuvate·r) , Je bmrneret et Je cirgi-er. On y admire smtout Je cortège du départ pour l'alpage, avec Je beau bétail de Schwytz, les plltres et les bergers, le jeu des drapeaux, les concours de -eourse, de jet de pierre, cle lutte au ca'eçou. Souvent, aux fêtes de 1utte, furent joints ci.es ex~rcices de tir. et inv-ersement. La lutt·~ suisse seu!e devint, par la suite, l'objet ,d'une gi.:.tn<1e ·fête sm· les promeuades des ·P etits et des Grands Remparts, -à Berne. Chaque lundi de Pâques, Jes geus de l'Emmentlba,1 et de 'J'Oberland s 'y viennent mes1.1rer avec ceux ùe Lucerne et d'Unterwald . Etre sorti vainqueur des Grands Remparts était ]'a plus haute gloire que pfit envier un lutteur. En 1805, il ûnspunnen (OberJn,nd), eut lien une gran·de « fête de bergers ll, ot'I tous les cantons 'ava'ent été convies. Pour .Ja première fois, on av·a·i t élargi le cadre de cette fête d'ant:qne trRdition, afin de remett·re en honneur les :j-eux nationanx. et d'offrir U'll -s pectacle gran,d lose aux étrangers. qui commençaient, grâce à l'.évern du seutimcnt pour la nature, à se pÎ'quer d'intérêt vi,nr la vie et les mœurR rus-tiques. ,La fête, rlont le ~uccês et -le retentissement ifu.r.ent grand~. fut répétée en 1808 ; plus de six mille spectateurs s'y rendir,ent; Mme de ,Staël s'y trouvait, elle en fit une description en.thousiaste ·dans son Itvre « De l' Allema.igne ». Dès lors, Ies « ,fêtes de lutte l> se renouvelèrent souvent à Unspuunen, et sur les Gl'ands .Remparts, à iBerne; ,e lles se sont 1m11ltipliées à la fin du XIXme siècle; maintenalllt, il n'est ville ou localité ,qui n'en organise. Depuis que les soci~tés de gy,muastique ont jpris le ,grand essor, actuel, les gymnastes s'y viennent mesurer a.vee les montagnards. La lutte suisse y a gagn,é beaucoup. ,C'est pour la r.6pandre toujours davanta,g e qu'eu 1894. Il Zurich, fut fondée la Féd·é1·atÎO'Il d,e s lutteurs suisses, suivie Les fêtes d·e bergers ou de monta,gn.ar<ts, de la ·cœation d',a utres as3ooiations analod'origine très ancierme, furent jusqu'à une gues régionales. époque assez reculœ, les seules dlêtes natloOn {Pourrait croire que c'est la lutte sulsna:les suisses. ,La lutte !ut le plus ancien de

leçon. A 10 ,h. ,M. 1'1nspecteur o'll..Vr-e la s~ant•' par Ja prif'...re d'usage ,puis il nous sou!halte Jn bienvenue et remercie chaleureusement l<-S membres ,honoraires du vif intérêt qu'ils ,portent aux éduca,teurs de la jeunesse et 11 ienr ,be]e vo,cation. Le com1pte-i-end:u de la dei·nière conféreut'<t!, vrésenté par M. G'assey, est a,pprotJNé ~:111s observation. On ,procède ensuite il. l'ëlection des mem,l ,res rlu bureau: ,l\<01. 11ar<:ellin Glassey, Just. à Nenè!az, et Jos. Brucllez. inst. à Cllawoson, sont élus vice-,préslùent et secrétaire. Cinq instituteurs désignés ,par le sort donueut lecture de leurs trava.ux sur le sujet à ]"ordre clu jour. La lecture de ces ,composlt;ons :d.onne lie'll à une assez longue dis· cussion. M. l<'ournier, iusl:. à Nendaz, .s erait heureux de voir préciser .Ja différence qui existe entre les punitions corporelles et morales. M:. Naville, inst. à Ardon, entend par PU· 111tions corporelles. celles qui blessent l'en. fnnt; ces p1111Hions, dit-i', ne ,doivent être emp1oyées qne lors-que 1es autres moyens de correction ne suffisent plus. l\f. J.e 'Dr Broccard fait observer qu'ou doit ·é viter les retenues après la ,c lasse, ca.r les enfants ont besoin de IJJ•l'endre les repas il des heures f.ixes. Il nous ,parle ensuite pen·<fant une demi-heure de l'hy,g iène scota!re. Les paroles du, ,sympathique coniféreneier qu'est notre médecin cle distrkt, ont ·é té três écoutées et seroot, nous l'espérons, tom1bées sur une 'bonne ten-.e. A 1 heure nous entrons d.ans une sa,lle voisine m"l. .nous attend un excellent id.tner. Au silence de la ;première dem!-ilieure succMent bientôt les toasts et les chants. G1•âc,e ,à l"habile dl,rection de ~- Raphaël EYêquoz, ·a cclamé maJJor de talble, ,le banquet fut gai et p 1ein d' entrain. :Mais le temps s'envo,le et nous devons bon grê ma:1 gré q11itter J',hospitalière commune de Conthey en 1a remercfant de sa très cordiale réception. Au revoi1· ·à Nendaz. J. B ., lm,.

••• De la lutte à la gymnastique


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136 §e, le jet de pierre, les .ieux ·dlvers p,ratilqués p:a.r le :peuple, qui ont ,donné naissance à Ja ,gymnastique et à ses fêtes. JI Œl'en. est rien. 1Ce n'est pas du peuple, c'est ,d e l'école qu' est so1-tie la gymrnastique ; c'est surtout l'a jeunesse académique qui ,e n a fait une institution nationale, avec dies fêtes fédérales. A l'êpoque où Ludwig J:ahn, le « pêre <les gy,mnastes >J , réunissait la ,jeunesse allemande Sut' !,es pla,ces pub1iques, pour lui enseign.ei· l'art dont i:1 était l'al])ôtre, 1-a. g,ymnastique trou,va d'enthousiastes adeptes da1J°s les UniversiNis de Zuricli, Be1"lle, 'Bille. Tan. dis que les politiciens anxieux voyaient là une êcole ·de révolution d'immoralitê de sau tva,gerie, l'aud:a.ce e'llt1/epreinante des' étu•di.ants ruccompllssait wne grande et belle œuvre patriotique. 'En 1830, J.es gymnastes zurlcois se me.ttalent en relations av·e c ceux de Lucerne, et, l'année suivante, ils leur faisaient U'Ue ,vis,ite. Dans 1cette r-éunion, on décida, d'enthousiasme, de convo·quer tous les gynmastes suisses à des jeux olympiques. Le 24 a vril 1832, •à Aarau, se réunissaient environ 60 gynma stes suisses, Zuricois, Bernois, Bâlois, Luoernois, Argoviens. Ils dé.c idèrent de fonder la « Société suisse d·e gymnastique i>, et de célébrer la première fête ,f éclêrale de gymnastique. C'est ainsi que la ville -d' A·a rau, qut ,a vait vn se foncler ·dans ses murs la Société suisse des ,carabiniers, et célébré, en 1824, le premier t ir fMéral, fut le berceau de la Société sui·sse de gymnasti'que et vit la premiêre fêtP féi'Ierale de gymnastique. T,es statuts adoptés à .A!arau. en 1832, <lon'!laient pour but ,11, la So'Ciété d 'unir plus {itroitement les jeune s Suisses, en fornnauc leur corps pour le bien de la patrie. Dans la suite, cette disposition fut :plusieurs foi s revisée et étendue; on insista davantage su,r le c11lte et le perfectionnement ·d e la gym~1astique et des jeux guerriers, chers au peuple suisse; mais l'union clans ]'amitié et le patriotisme y a toujours 00'llservé sa place. De même q ue les tirs, les fêtes de gymnastiqne sont de solides piliers de l'idée nationale et de l'éducation militaire.

•bebdœn1rud·a ioo de toruB ses éll;v·es, 1P 1)a·r uin. <( tLanda:mill(llJlliDJ », éooilier a.es s·e s supérioores •eiboisi IPa~· ses oo•maTadea ses ·oûtési s,e ti'en't !e 1cibJl•on.iqueuir q·uti tient prOlcès-vmfual, a1iinsi ,q,u/,une ohroniiq1œ de semalÎ11e écoulée: il an dolllJlle 1e ctul'e ID. « LaJOJdsigeo:neinlde ». .A.Jprès ,aJVoiir éttê ,ru le p,rocês-V1er,1Ja,l est i'llscrirt dlarus U!D r,eg s:pécita;l. Un ,c aissiler gl':lre 11,a icais·s e die la « . g,ean,e in-d!e » et s '~dclU([>e (]le toutes Jes res fimwnJoil':lres. Lat 1caisse s',aJcc:roît paa" amendes qui, d,e toruit te!Ill!J)S, oot été nonieées druns ·cette ~co.le . Ces ,amendes in,f Hgées et inscri-tes, IJY!lll' ,un fon!citio spéloial. 1Le ·Ca.isster !Uent 'lln li'w:e de ca il pt·ésente ,1,e.s col!Djptes ·au !boUJt d''lll!1 m et les li't lit la « II.ialDldisg!el!DeinJde ». Ce:ll vote sur ,leur a1cc8J)1Jati.on, Enlfiin il y a ·aJUlssi 'lllI1 direlcteur C'h de ·corndiuh,e le oo:a,n,t à. ,1'ou1vierrure e,t A fin de '1a « Landsgffiireind,e », mo<yen e 1ent IPOOlŒ" enseÎ!g'I1e:r là se mattJJ.'iser et sav se J))l1éSl8llter en [])'llJbUc. La ~iée dJes foDlction,s du c( Lan.d8lllmann », idJu ca,iissi,er et !die oelui ,q,nd [)ron~ les a'm,endes ,e ~t d'ul!l! imO'is, ,pou1r le Clhirolllqrne:ur elle est dl'llill,e semai'lle. Le IC'hiet de cla~se. est ~n réalité remplaçant du martre, mais q,J idoit être l,e IJ)l'emier •s erviteur de l'.IDtat. ,IJ a lru resiponsalbilitê de l'ord,re, de la •prop:1.,e,tlê .et ,d,\:l 3a ·oollldlu~te die ses •<lMllU&cle<s d,runs l'é cole et ·lllll! dleihŒ'S de l'~eole· 1 es,t tO'll(j,oru1's le [)Telrnier ·au trav,a'il. ' 1Le 1buit ldie ,cette institutiOŒl est ide pif, [)l!Jlse'r 1.es élèves il l'irudépien,clianœ et ll l,a, Tlt l]}l'lllùi,qone. N',est-il 1pas 11,ti'le à <'h,a,c nn de savoir IJ)l'és~clfer rum·e a:sseirnlbliée, rréldiger un '!1lt>port e't tenir 11n 1cOIIllpte d,e caisse? Les jea:ne1s gens n ',ajpl])renncnt id' aiLleUil'S IPRS Q'01 Cf'l,a par ,ce imoy,en, !Le •oa~a/ctêre n'est-il 1)11' :vrnssi fo11tifié, la i'!esp,om,sai]yi11té :personnelll cHiv•eloplp{1e, fa volonrt:é a1u travail a,u,g,mentée? L e fon1ctionn-afre 'd~ •l'Etat, qui a. Mt ·cha.11g,é 'd'i:nR1pe<cter l'>écoJie. a êcrit d•aus 8CIII rap.po1·t die visite!: « iLPs he1-1ires q'lli ont êt:f com:,rn01·éies à ,1,a « Lamd1sil!,1ctrneinde » sont œ 'h·enreR 'b-iE'n emplo'.Vêes: fi'dlée est bonne et m'{l-rite l'a,ttenrtion d e1s hommes d 'êrol,e. »

Une Landsgemeinde scolaire

,PIDNiSEE Il n 'est pa.s 'dout(>UX que l'i,nstrnrtion ang111entc nos ,s entiments cle dignité et n'indênw,n<l:mre morale, en même· temps qu'elle ·nous clon,ne Ull meillem· .i'ugemN1t et nODI h::i·bitue 1\ mieux raisonner. H. Spencer.

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Un 1m:aîtl1e d'~co1,e de T~gigeinlbonllrg a ifoŒ1° dté rnne « ,Lallld'sgeim.eindoa », liSOU.S-ŒlOUS dans

,;L' EducaiteuT" , e'esit-à dltrie ru111e ·a 'S·siembllée 0

_ Ayen t, Botire (El. rm.) 2 t'.r. - St-iRoroaln - • - Hé.r émence, IJ\1:ache (M) 3.20. ve:x:, 3 1 (G) 4 fr. (,El.) 3 fr. - ,Sion (F) 4~.50. n raroois (F) 5.50. - Nendaz (Basse) v fr. _ cout,hcy, Place 5 fr.; Premp,loz, Erde, Bourg, 10 fr.; Sensiue. (F) 5 fr. - L eytron El. ni.) 3. 50. - Ma1·tigny -O. B1·oecard (M) \ f r. _ Bagnes, Cb âbles (F) 7.30; Sarreycr iGl 5.:50. - Orsières, V ille (El. m.) 3.40. --: ,OJi,iuioille, 4.60. - Sembrauch er (G) 5.35, \FI 1) f r. Ch amoille (,M) 3 fr. - Vollêges )f . Re-Yaz. J'é\T. curl!, 2.50. (G) fr. (li') ,, -o - ,Dot•éuaz (El. rn.) 4 fr. - Frns·hauts, ;~;:,îtt'l::t rd (M) 3.55. - Me:x: (M) 4 Val,!'lllirz (G et C. r ép·.) 26 fr. - Tro1storrents !,•s êcoles) 30 fr. - ·Por t-Vala is, E vou ettes 1 ,Gl 7.25.

,;)1;:~

(le 15) et la -Fête-Dieu (le ·2 6) tot-1.ks .fêtes que n ou s avons eues une quinzaine plus tard cette année. A part cela le cal en drier de l 'an prochain n 'offr.c rien de p ,wt iculier, 1910 'étant une année commune de 365 jours. -0-

L'écriture penchée. La R ev ue cle Paris du 15 ma, 1909 publie une information intér essante a1.1 sujet de ] 'écrittLre. E lle ann once qu 'une commission de médecins, de chi rur,o·iens, d'orthopédist es, d 'oculi stes "et d'inspect eurs des écoles X T,c Coillit.é du SOU DE GERONDE es· vi ent de publier un r apport couctuant an m aintien de « l 'écriture penchée ». pi'l'l' que les n ombreuses écoles terminées Il a été reconnu unanim ement q u 'a,,u l ll'ils de l'être et qui n 'on t pas encore tr,w smis leur offrande vou clrout bien la lui vec l 'é,crit ure droite l 'élève ne l)C'tl t rai re parvenir a.près la clût'l.1-re du cours scog·arder une attit ude norm ale. L e brns l ain' Les envois d'espèces s·effect uent tou ·aroit .se déplace ,continuc1kmen'r. . 11 jours gratuite,ment en remplissan t le Bnl· en résult e une fatig ue musculaire ll>t in tle ,versement fourn i par la poste. r0E,llemcnt .nuisibl e pour ceux rtni l'n'nYl'C ayant un compt e de ch èque O'nvert sons Il 482. (Oom m1mlq111!.) s0nt disposés à l a déformati on . Le rapport combat 1'ass,ertion que b - ·o myopi e serai.t favo risée ,pa.r l 'éerrtnL'Almanaeh d o Valais 1910 r e rwnchée. Il s'a11puie ,sur l es t.rava;n dr J,avcl et dr l\fut elrt q ui at;i cl6ji'1 r01m i la. pl n ~1a rt (l C' s e~ nrnté~ tribu ent à d 'autr es causes cette inrian x 1)0111' l 'annee futn rc: aussi 1'impression en est-e1le d'&jà com- fi r:ni t é. -o111 r n cée. F~11t r 'nntreR 1)mti1rularités i.ntéresL'instruc tion en S uiss e . :--antc~ m1 'offre· 1P r alendriPr de 1910, E n 1886. la, ,Sui,sse déJpensait une nnu~ si11;11a1ons dès m aintenant l es :--ui vantes: Pfwncs .arriver n. deux se- somme de 28 millions d e fran cs -pou r nrn.i11 Ps 1)lus tôt au'cn 1909, c'est~à- l'iustrnd ion publiq ue; on 1907, ces 1lirc le '27 mars déj'ù. si bien auf', par mêmes dépenses asccndaient à 74 milli ons ce qui ;p.r,ouve que l a 1Suî,s,s e 11 nr étrange roïnr.i1élr11rc, ln fêt e de l ',l 1111011c'iation de la Sainte-Vierae a fait c1~s ,n as de géant dans ce do( ~3 mars) se trouve êt re 1e i our du m ai.ne car le nombre dcS' élèv·es, s ur/'l'11rlrcrli sn int. Pâqnes, eu se mon- tout ,à' l 'école ;primaire, n'a p a.s augm enté dans les mêmes <proportions. t1 mit clc bonne h eure, Sf' chan g-f' <le rn rrou rri r d'autant l e Car naval . le Il v en avait 461.6'22 on 18'86, r ontrc 111cnTcdi ilrs Cendres tombant lP 9 5'26,243 en 1907 ; le corps enseifl'Vrirr ( en 1909 r '·étajt le ~4). La g;nant comptait 8826 membres ( 6047 :-olennité l)ascalc r ègilant ]a fixation instituteurs ,et 2779 institutrices) en ,1,, nlusicurs .autres, c'est le m ois de 1886 : en '1907, il y en ava,it 1,1,714, , mi oui verra sucoPssivPment défi- ,soit 7'270 insti.tuteurs et 4444 inst itutrices. Jp1· l 'Ascension (le 5), la :P ,entecôte

? ,fr. -


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Bibliographie COURS THEORIQUE E'r PRATI,QUE DE CO~fiPTABILITE, par A. Granchamp et E. ,Mari·el. - •L ibrairie Payot et c•, !Lausanne. II exis te de nombreux livres de comptabilité. surtout à l'étra.nget·. Mais à notre con naissancf', il n '-en est aucuri .q~i réponde d'un peu près aux exigences de notre enseignement. La p111:part, trop touffus dépas;:~nt le .but; cl'au h·es sont to·ut ·à fait insuff1s.ants. 1~M. Marre! et Grandcba,mp 01lt mis i\ pr~.flt lem· expériPn0e dans le joli manuel qn ils adr essent aux élèves de noh·e pays. Ils ont réussi à donner. en ,quelque deux cPnts pnges, une nie t héorique nette du Com/mcrce ,et de la Comptabilité, en mêm e tl' mps qu'ils fournissent une ample matière il_ tra,:ame_r sous forme d'exercices :propoSl'R . .L écollct·, l'apprenti, je,me •h omme ou .i<•uue .fille, ,qui aura étmdié leur rvol•nme et r(·solu les questions qui accompagnent chaq1:1: chapitre, sera en possessiun ·d'-u ne pre1111,·re co1111:1issanN:' solid<' rl es ·ch oses com11t a,hlf'R. ·Il sna ,lH'êt it rendTe rl.'11tiles services dans les burea,ux. les a dministrations · ·. · · . , .. .-.. .. ,-:. , :· ,· .•n ,i" rl0s p~rtir~ ]p~ p·lu~ élcYées de la Compta b!iitf. · Le 8ouci vü;ible et constaut des umeurs a été d'asseoi r sur un minimum clc théorie précise une tTès large prabq1ie. C'est bien \là 1c·e qu i ,couvie1t1t à l'cnseigne1neut. Ge Ji. Yre aborde s,ucccssivem e.nt les transactions cowmcrci,ales, les moyens de transport et do ,]}aiiomcnt. Il llo ime un cuurt Tésumé de calcul commercial et une étude des comptescour'.1 i'.ts. Puis il iutroctuit celle de la compt_:ili1lit10 propreu1e11t dile, v:ulie s simple C't rl_ou1ble. -~.r~tt~mc américain, ·rtr. ne~ notions s11r les sociétés et Je change, 'lm tableau .de comptabilité ménagère, complètent cet utile ouvrage très bien imprimé en c1cux caractères.

Les fenxdejoie dans le Valais . 11 scra.it trop long de compter les pays où s <'Ht mnrnte1rn l'usage d'a:Uumcr des · feux

dè joie la, rv,e ille ,a,e la 1S:1int-J,ean (24 juin) et cle ,a Sl!!nt-Pierrc (29 juin).

.J'ignore si rie nos divers ,c antons monta'.:ncux t ous sont é.ga'lcment demeurés fidèkB a e<'S costumes ·que le moyen-âge avait propagées par toute la chr'êtienté, mais notre

7 Vala is est encor·e Jbien loin de les laisser déchoir. T,l est pa,rfaitement ,cornpréhens~hk que le~ montagnards, dont •quel'ques-uns, à ,cette époque <le rann,ée, s'occupent à g.r ou per le bétail par g rands trou,_pea.ux, tandis q u e le so:eil des lo111gues jo,urnée.s vient sécher Jee al'.dains de foin et les liasses de seigle au fo nd des vallées, aient naguère attr~bué. à des faveurs providentielles ces opportunes l't 'longues v}sites clu soleil. Et du ~·este 110n;r le ca,s où saint J.ean-Ba,ptiste ferait, extrao11clinaire, faux bond, l'on reporte judicieusement 'à sa.int Piene ou ù Saint ,Pa.u) ·Qui le s1üvent de proche, J.e soin de s 'a,cquit'. ter en .son nom. Ces observances populaires u,e datent pas d''hier, dans nos pays elles nou,s ont étê transmises par les Celtes. nos :niriè1,egl'ands-parents. Certains tradition,nistes fraff, ç:::iis_ nous racontent que le solstice d'été ,était céffb,1,é en Gaule par lc.s dnücl~~ et <J.UP, pl u~ !aTcl. l'Eglise chrétienne impuiss·a nte à détruire cette prat.i,q ue, dut se contenter d'•eu charnge.r le 1but. C'est ainsi que, gardant la chose en détournant sa vraie signification, o_n a füit de. ces feux destinés ,à la glorification du sole1J d,es ,f.eux de ,Sa.int-Jean. . Cette intmiJ.)rétation est d 'ailleurs ,rn par. fait ac0orcl arvec celle où Je cnrnruval 0llréticn c~t ten u pour la fHc etc la fin <1~s tri mas et Jes œufs de Pâ,qucs 'Pour la fête par excellence clu printemps symbolisée da.ns cet ali ment q ui est ac gct'me de la vie. En outre, la « bén ichon » (•bé11édiction) que les Fribourg-Pois célè.brent en automne, n ',est autre ehosc qu'une immcnsc nction de gri'\>ces et une fête popu.laire fort ibien placée à ]'époque où toute récolte est en 'lieu stlr. A ,·cc ses ,g,orges sépa rées et ses nombreuse~ vall!es closes, notl'e ,c anton a'lpestre dcy:11t svecialernent clcmcurer f idê1e aux traditions qu i tcmlaient .l animer, ,peupler, ern~cllir on é-g:iyer ces ibori21o ns rétr,écis et. à l-J~·e ure actuelle, la Saint-.Jeau et 'la SaiutP1~nc. carn,ctél'isées pa.r ces reux de joie ùnllaut sur 1es prornontoire1; et 'les épa·ule11;1~n;s des gran,ds alpages, y sont encore oft iei_e Jement observiées comme 11êtes ·C'hômées. Néanrnoh1,s, et j•e cr.ois attrfüue.t· ce1a. il ~_a co1n:ciùence av,ec Ie gran d tomnant cle 1:ëvolutiou clu com,s ·so-Jaire, Saint .Jcan-Bapt1~te a ,c~nser.v·é plus de prestige que Jes a<r,otres ·P .ien,e et Pal1l : on lui ména,gc ibeaucou;p 1TI01ns le 'bois, on lui multi]Jlie phis volonüfüs Jes feux. et c' est Je jour de l,a ,Sa.intJ.,an - si 'VOUS l'arv·ez bien remarlqu{l - que

ll'a;

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les lionnes mamans remplaceut, :11a po:te fumée clc la demeure, ces ,c.i·mx fonnees ~n branches de « reine des bois», dont sont ~!tourées toutes les ,Jlumbl·es haibitations valnisan:nes. .Les ibt1che11S ,destinés à ces ,f eux de SaintJ au et de Sai•n t-Pa'lll - ·vulga.i,1·ement a:PPe&{~s « ·beaux>> - sont ,généralement montés trois ou ,quatre jours d'avance par les soi,ns ,le q uel.ques bergers réunis. A.,près avoir fait choix :d'11111 ilJOint donn_é (1P~ hauts coteaux a1 ssez en vue pour ~cla1rer 1es rviUa•ges du fond des vallées. ils Y 'J)tautC'llt deux ou troi.s sapins d~ tai:.le mo,·pune distants de de-u."I( 0'11 trois :Pieds et dont les intervalles sont bourrés jui;iqu'à mi.11nutetll" de menus 1brancha,ges. A r.arriv,é c de 1a nuit, l'amas de geneyri,ers tortus .c ommence ià pétiller et, aux ,ll'rnièt\0S 'lueu rs J}âles que le soleil a retirées une H une des p lis immaculés des sommités, rnc,rèldeu,t /bientôt de multiples h1eurs plus rappro,chées. Telle se déweloppant a,u mfüeu ,rune esserbée ou .(l'une clai,t'ière menace .,nuccnclier au loin Qes vastes draperies noi,re): cle sapins, telle rn:ppa'l.'ait comme un [Phare mi sommet d'une aspé.rité rocheuse aux ·flancs de 1aq11eHe rvous vo,yez rou1er ses tisons. Une autre éclôt bien à i·as du profil rl'nne oroupe herbue; on 1a ])t·end: tout d' abord 1)ou r une étoi~e ,qui se lève. Mais c'est <l'en hant que Je spect:wle est plus G"ro'll:diose encore: •l'ouverture de chaque carrefour· de ,vrrnée jette '"ers vous ses scinü11ements et, 'J)Ollr u ne !heure, cette tel.Te aux terrifiantes ·prnfonrle1Hs semble jPter un défi ,i'i la voflte qni la recouvre Lle ses feu:'C de Joie éternels. Bieutôt ces points lumineux se meuvent un .l un et alors 10s berget•s qui %s ont aq1umés n.nachent l,e s ,sapins en usons, les couchent s u r le foyer et, à la dernière ,rlam'hée, aidés de lem·s longs !bâtons, ,s'ingénient il. franc'hir .le ricleau des flammes comme de8 gyrn:na,s tes saurt:ent à. Ja 1Jerc.J1c. Cet exercice a ·fait aux « beaux i> de la $a.in,t-.Jea,ll et rl<' la •Saint-I'ierre cette réputation spécinlc de ne [Point brtller le monde, mais tlc 11n1·iifie,r :ae toute roalédidion et de tout sortHège ,quiconque aura rrnnchi tle la sorte les rideaux ou la crête cl,e ces f:Jarnmcs. De noR jom'R, 1.a 11a'tveté de ,c es antiques noya·nces tend ,plus ou moins i\ s'alté110r dans Cf\rtain,·s r'égions. •Si l'on saute cncoi·e i'i 1:1. 11er<;l1P. c'est (]UC:lque1'ois J)o ur ,s avoir qu i ><ante lP mieux et qui va. 1e 1ih1,~ lurnt. tou1efois la co n-turne de f,; iirc des feux persiste

et pounnit 'bien surv iv,re ,r.omme elle avait survécu a11x p r a.tiq-ues druidiques. L. QOUI-tT.H1LO:N.

Variétés SUR LES CHA:MP,S DE BATAILLE :\I. Levasseu1· a fait conn,aître à. l' Acar1'émie des sciences morales et ,politiques, Jcs chi.ffres ,qu'il a tirés •d'un très intéressamt trn vail de 1\1. Bodard, ,un stati'sticien allemand, malgré son nom lfra.nçais. Il s'a,git cles pertes occasionnées par les grandes ba· tai11 es modernes, et ce bilau ne laisse pas que d'être suggestif. Depuis 1718, il y a eu, d 'a1prè·s l'nuteur, cent trante-deux rencon t res où l'effectif des combattants a dépa:ssé ·cent mille ,c ombattants; il y en a eu ,dix où Je chi.fifre a atteint trois 1ce11t mille homl!IleS. A :\foukden, trois cent d ix miHe Russes a,vaient en face d'eux trois cent qnatorz<' mille Jajponai-s. CT~st, paraît-il, le 1·eco1Xl. Sous Loui,s XIV, la moyenne des effectifs était de quarante mme hummes; sous la RéYolt1tion, de quarante-sept mille; sous .Napoléon Ier, cle quatre•vingt-quatre mil:le; en 1870 de -quatre-ving't-dix millf'; anus la guerre russo-ja.ponaise, c],e cent-dix mille. Les ch iff,res cle la cavalerie n'ont ,cessé de àirni,nuer depuis près cle ·deux ,c,ents anR; pn r contre, ceux de l'artillerie ont augmentié.. En <'.e qui concerne les sièges. les .p lus J,on,gs ont été de ceux de Paris (131 jours), de Port-Arthur (221 jours), de Sébasto,pol (~4G jours). ComparaUvement :rnx cffccrtifs totau x. le~ pertes clu corps des 0Uirie1·s s'élèvent dn 3 % à 7 %: les l])ertes les plus considérables attPignent les officiers f,rançais. qui . évi·clemment s'èxposent davanta·ge. N'oublioll's 1rns ,q ue c'est un nllemand qui parle.

XXX * Une institutri-ce, fort bien intentionné!', -clit à ses élèves: Soyez toujOU1'S 1'l'ès 'JlOlis Pt q11anrl on von,; :,_d,resse un vœn ou un so11'hait. faites n n~si vous-même 1m wcn à ln personne qni vous pnrle. ou rêpo11dez-l11i nn moins: ",pa1·eil!Pment ». Un instant ll'près, un petit gar<:o'll s'a,J1prête li. sortir de la. dasse pour rPntrer chrz lui. et la maitresse lui <'lit: - Je te soulbnite d'ùtrc -phis snge à la maison que tu ne l'as H·(> ici. - 1M-e1•ct, 1>nreHleme11t! r /!,pouclit ,Je g,:1.min.


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Supplément au 3-1° 9 de ,,f &cote" (1SOS)

Librairie Payot et Cie, Lausanne ~'influence de rinso1ation Colleetion spéeialement reeommandée à Messieurs les Instituteurs Toute dépense faite au nom de l'hygiène est une économie. La petite bibliothèque d'hygiène est composée d'opuscules rédigés par des praticiens de compétence indiscutée, dans l'esprit de bon sens et de simplicité qui a toujours fait la gloire de la médecine suisse. Elle s'adresse à tous ceux qui savent apprécier les bienfaits d'une hygiène personnelle bien entendue ou qui ont à veiller sur la santé d'autrui ; elle ne prétend d'ailleurs en aucune façon au rôle néfaste de remplacer Je médecin, mais vise, au contraire, à rendre plus efficace l'action de ce dernier et à prolonger en quelque sorte son influence bienfaisante. Prix de chaque volume cartonné toile fr. t.50

Volumes parus : Dr MERMOD: Hygiène tl,e l'oreille, de la gorge et du nez, L. WINZELER: Hygiène de la bouche et des dents, Dr BOURGET: Hygiène de l'estomac et des intestins, Dr DIND : Hygiène de la peau. Pour paraître prochainement : Mme MONNERON-TisSOT: Hygiène du malade. (A. B. C. de la gardemalade). Dr MARC DUFOUR: Hygiène des yeux. Dr COMBE: liygiène générale. Dr MIIBMOD : Hygiène de la voix. En préparation: Dr CoMDE: Hygiènê de l'enfance. Dr COMBE : Hygiène scolaire. La librairie Payot et C•• a eu l'heureuse idée de créer une Petite Bibliothèque d'hy,qiène à. l fr. 50 le volume, à laquelle le succès nous paraît assu1é. Le format petit in-16 est très commode, et les volumes se présentent fort bien sous leur jolie couverture en toile souple. De 80 à 100 pages chacun, ils se lisent agréablement, sa.na fatigue. Ils sont tous écrits par des spécialistes, mais sans détails techniques ou compliqués. Tribune de Lausanne. Ces opuscules écrits pour le grand public devraient se trouver dans toutes les fa.milles, non pas avec les volumes gros et petits qu'on ne lit pas, mais avec ceux qu'on consulte à tout Journal d'utililé publique. moment. De tels ouvrages sont les bréviaires de. l'avenir. La librairie Payot et C•• fait œuvre vraiment méritoire en publia.nt cette Petite Bibliothèque ,l'hygiène. Elle s'est adressée à. nos spécialistes les plus distingués qui ont bien voulu mettre leur science à la portée du public studieux et intelligent. En suivant les excellents conseils donnés par ces auteurs nous contribuerons à former une nouvelle génération saine et réais· tante. Revue.

Da,ns le ,,.Jou rnal des •E tranger s du Bas~Valais", il\if.. IO. Buhrer .publie les résu'.] tat,s d'unëêtude qu'il a faite sur l 'in.fluence de l 'insola tion sur Ja température des deux versants de la va11ée du R h ône. rrout le monde oorunaît, dit-il, 1'influence de :l 'insolation ,s ur la, vie oro,an ique cle la terre. Aussi voyons~on::; dans les vallé-es le côté tourné au ,soleil occupé par l'homme et ses cultur-es, taJ1d is ,q ue ]e v-ersant on:>poi;é est gén.éra]ernent délaissé. Dans }'Engadine, sur une 1population ~e 12.000 ârnes, il n'y a que 2000 hahita.nts sur la rive droite de l 'Inn. En Valais, la .proportion n'est ,pas la même; d y a dans la vallée du Rhône, de Brigue ià Martigny, 14,000 haJbita,nts sur la vallée ,gauche, ou le côté ombre et 26,000 sur la rive droite Je côté ensoileillé. Dans l',Eng,adiu~, Je 17 % de la mopul ation vit à J'ombre, dans la vaJ1ée du Rhône nous trouvons le 54 .%'. La rive i!),·auch e du Rhône recevant eauoou P. 111oins de .solei 1, les ,r.a.yo'D.s y arrivamt en ,outre en un angle beau~oup plus oblique, il m'.a ,p aru intéressall't de rechel'cher l'influence de cet amo indrissement, de l 'insolation sur la température. Nous avons en Valla,is une stati,on ,s ur la r ive gauche du Rhône, l 'Ecole d'agriculture <l 'Ecône, µrès R iddes, dornt les ohse.rYations métiéo,rologi·ques no us permettent une étude ,r omparative. ,Ecône est situé entre Riddeis et SaX'on , sur 'le cône d'al1uvions du ,petit torrent d 'foône, au ·pied même de la mo11t.a.2,11e. Il reç,oi t, en hiver, très .peu de soleil, puisque celui-ci s'y JèH' au commencement de janvier, â 2 h. 1 / , , et se ,coui0be déi.à à 3 b. L'insolaüon , en ,heures, -est •pour le.s années 1901 à 1906 à: 1

Hiver Printemps Eté Automne 1·21 399 642 285 310 488 696 464 207 423 567 291 La,usnnne 203 477 680 292

Ecôn e Siel'l'e ,Clarens

Le dé'ficit d'Ecône se mrunifeste .s urtout ·en 'hiver et au ,printemps. Il est de tou te &vidence que la tem,pérature doit se ·ressentir de s~~ état de choses. Nous constatons de]a une différ,ence ,sensible ,entre la température de Martigny ( rive gauche d.n Rhône) et Sion ·(rive droite), !ocal!tés distantes d 'envir,on 20 lo l,ometres. i\fa,r tlgny

Hiver 'Print. 0,3 10.0

0,3 .Sion Déficit de 'la 6ve ga,u,c'he 0,6

10,2

0,2

Eté Autoin. A1wée 18,5 9,6 9,3 18.7 9,7 9 ,7 0,2

0,1

0,4

iLes différernce,s .sont plus saisi,s,sa.ntes ,e ntre E ·cône et Sion: Ja.11v. Fé11. Mor.s A.vril, Mai, Jni11 -1.4 0.3 4.ü 9.0 12.9 17,0 - 0,4 0,2 5,0 10,0 14,1 17,6 J11i/1Pt Aoftt Sept. Ort . 'N ov. Déc. Année Ecône 18.7 17.8 14.4 8(3 3.5 1.6 8.7 S ion l!) 3 18.ü 17.1 9.G 4.1 0.3 9.6 Hiver Print E té Antom, E,crme -0,9 8,8 17,8 8,9 Sion -0,4 9,7 18,fl 10.3

Elcôll e ,Sion

Ici, en effet, la différence ,est encore plus gTande, :quoi,qJ,le la di~tance entre les deux lo·c a[ites ne s01t ,que de quelques kilomètres; elle e,s t de 0,5 en hiver, de 0,9 au pri~1temps, Je 0,7 en été et de 1,4 en automne. Quand on r,êfl.&chit rôle considéntble qne joue la dur'ée de l'insolation su-r le nhysique ,e t le moraJ de l'homme on est frnpipé du grand nombre d'halbitauts de valJ.ées alpestres qui en ,sont .privés. C'est à l'approche de l 'thiver 1surtout, quancl le 1-;olei l baisse n J 'horiz,on, que nous rommençon.s à en apprécier ]a, Ynlcur. •P our beaucoup de ilocahtes, 1.e soleil ue fa it .qu 'une courte app~r1tion , pour un temps p lus ou moms lon g·. En voici une Este, avec l'heure 1

au


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74 n·p.proximative du lever et du coucher du soleil : Lever et conc:hf'r dn sole.i~ ià la. fi.n clécembr,e :

tlemi~heure rplus tôt, parce que la chaîne des Alpes savoisiennes fait ,écr.an. Oorseaux, situé entre les deux localités ne subi t 1'influe-nce de "la montagne que le matin. Vallée de Conrllirs : Obenvalcl ,h. 2 .30 3. Dans quelque,s -endroits, le so,leil Ohel'gestelen 1:1. 3.30 dispa,raît pendant une partie de la Betten et Ried 10. 4. journée. L',exemple le iplus frappant :.\Iœ rcl , ha,1Lt villa,g.P 11.30 4. est 11.·fougemnnt où, du 26 novembre .Mœrel, bns v illa·g,P 4. 12.30 B inn au 17 janvier, ile disque solaire est 11.30 2. Si,mplom v illage cacfüé :au millieu du jour ,p ar le, som11.:io 9.30 Yallét> cl P Viège: met du RUJbly. Vers '1e 20 décembre, Rta){leu 2. 3. l '.albsen<:e du soleil due à cette cirSaint-Ni colas 11.30 2. constaniee est d '·environ 1 h. 30. BriRnmd,n, 11./lO 2.30 gue se trouve dans une situation a7,ernrn tt 11.30 2.30 naJogÏ.ie. A la fin de décemlbre, la vilB rig,1H' 11. 12. le est écla irée de so'lei'l pendant trois G t·â u e 12.l !'"i 3.1!5 quarts d'heure. Le Glishorn 1nterB rntnois, centre an village 10.lfi 2.15 Nax cepte les rayons dès le 5 11ovemibr,e, 10.4G 4.U\ E,,0:lène 10.30 2.80 mais Je soleil .réapparaît encore de J1>é ra,b]f'S 11.15 3.15 l'autre côté de ce sommet jusqu'au Tilcône 2.30 3. 25 novembre. •Dès cette date au 17 Saxon 11.30 4. .ianvi er. la. r,éapp,arition cesse. A St-,:.\Iauricr 9.45 1.30 1partir <lu 7 f,évrier '1e iOlei:l ipasse auS:tvatan 3.l!'i 9.50 Da.illy dessus. de la montagne et la durée de 9.40 4.10 Cl.in,m;péry 3.2i'i · l'insolation augmente raoidement. 11.10 Port-Vailnis 9.20 2, Sur le littoral du Léman, de Vevey Bouy,cret 9.30 1.30 à Clarens, nous ,c onstatons le même S t-Ging o1Jph J2. 12.30 ,J.Jhénomène, pendant ,quelques jo11rs 'l'ollo,n 9.50 1.30 autour de Noël : le soleil disparaît l\f ont.an a 8.45 4 .30 derrière le coin des rochers de tMéLeysitJJ 8.30 4.30 Œare,11s !Ult 4.04 ~nise et r:éa1ppar~ît ,pour quelques Cor~rrmx, horrl rln hc 9. 4.40 11nstants avant de se coucher. Aux Lans omie 8.2:"i 4.40 Haudères, au fond de la vaHée d 'HéLa romparaison entre la première 1·cns, le phénomène est ,en0ore plus et fa, 8e'coudo Bérie nous montre bien bizarre. A u mois de f érvrier et d 'o('la d ifférence de l 'insolation : d'un to.bre, ~·e Jever et le coucher du so,côtP. ,nous avons de,s localités qui au leil y ,ont lieu ,quatr,e fois par jour. solticc d'hiver, n 'ont '(Ju 'u'Il e -den°Ji à I, 'astre du jour s·emble jouer à c:aune h eure de soleil, de 1'aulr·e côt é C"b e-.cach e derrière les cimes neigeullous voy.ons des endroits qui jouis- ses qu 'i I dore de ses rayons. .sent.. à la même épo'que, de ,plus de .Si ·b eaucoup de localités ont le ,sohuit h eures d'inso!Jation. A Montana leil paireimonielllsement mesuré -en et à Leysin ! 'horizon est abaissé 1par hiver, itl en existe une quantité d'au1'altitude de ces endroits. ·Clarens tres où il disparaît complètement situé an rpied de la montagne oüen~ :pour un temps p'1us ,o u moins lonO'. t éc du N.-E. au ÏS.-,;v. reçoit Œe ,soleil En voici quelques-unes, .avec les d~envir,on une heure plus tard que t~s. de la dis:parition ,et de la réappaLausanne et le voit disparaître une rition:

Dispariliou du st.tleil

Corn. déc. Grengiole 25 nov. Glis Imfeld (Binn) Corn.déc, 15 déc. Goudo Tourtemogne (part. mér.) 25 nov . Agaren Corn. déc. Bramois (part. mér.) 15 nov. Martigny-B. Corn. déc. Champsec Corn.nov. Gr-St-Bernard 4 déc.

RéapporHfon du soleil

NomLre ùes 1ours sans solP.•l

fin janv. 22 janv. fin janv. le, janv.

60 j. env. 59 jours fiû j. env, 15 jo111·s

2 févr. fin janv.

70 jotHB

15 janv. fin janv. fin janv. 6 janv.

60 j. env. 60 j . env, 90 j . en v. 33 jours

6ù jonra

Quel•quefois la disrp.arition du ,solefü ne ,s'observe ,que dans une 'partie d'un villai~e, c'est le cas à Bramois, à Tourtemagne. Aux P lans, la riv,e gauche est beaucoUip plus longtemps à l 'ombre que la rive droite; à Frenières, l 'extr.émité nord du vi'11ag·e, tomnée e~mtrs Gryou, a le soleil tonte l'année, tandis au'i,l manque à la mai·son d'•éoole pendarnt 37 jours, à la fin de jarnvier il disparaît derrière une montagTie 1au milieu du jour; vers Ua scierie du .p,ont. on n e 'le voit nlus pendant -2 mois. Un fait curieux .se passe au Grand St-Bernard. J°Jà, ]e,s chambres du vieil hospiee sont ,privées de soleil du 4 décembre au 6 janvier. tandis ,q u'il ,é!c.laire toute •l'ann,é-e la façade du nouveau bâtiment situé de l 'autre -côté de la route, ainsî. que le toit de l'ancien :bâtiment. Il aurait •suffi de coostru:ire celui-ci de quelques mètre,r; plus à l 'ouest pour .q u'il jouisse de 33 jour,s par an de ~oleil de .plus.

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L'élément divin dans la famille A un récent c01ngrès ,catholiq ue tenu :1 Soleure, M. le curé Weber a lan0é, au sujet de Ja famille, une gr,ande et 'be'Hc [Jen sée qu.i se '1'31}P'l'Oc'1le davantage de ·l'idéal que rlc la 1·éaJi-t é: « La famill e, a-t-il dit, ~st Je doudou cl,u :clnistfanisnrc. la tour qui tient en éCthe'C 1es assauts de l'ennemi. » Oui, ,c 'est ·biein vrai, la frum ille devrait être cela , 1m 1 boule'vard lnex•p,u,gnable, un·e .f orteresse que

l'on n e peut emporter d'assaut. Mai!:!, hélas! il. côté de ,quelque:;; vaillants donjons, combien ,d e tours qui 1pen'dhent, q,ui 'branle,nt et meoace[lt ruine. 1Q11c 1e.m· rnanquc-t -il (],o ne 11\. ce~ familles pou r être de fJOlid es donjons a,yec une fort e mili ce? Il leur manque Dieu, il leur manque Jé;ins-Christ. Il leur m anqnP, avec la fol ferm e et agissante, l a grâce sa nctifiante, f.omdement d e 'la 'Vie ,c:hrétiennP. Oh! il leur marnque surtout c<.>t él ément ü ivi·n qui est l'aliment des âmes, la sainte Co mmunion , l'Eu:cba.r i-sti c a ssidftmen t. sa intemeint, quoticl ien,ne1nent r eçue ,a u Ban·q uet sacré. ,Pour être lllll donjon c1'c détfense, la famille devrait être, pour ainsi d:re, un tabernacJ'e ·en permanence. Et elle ser::1it cela en ,quel1quc sorte, si rarc1J1c sainte d e la Commn.ni-ou Jfréqnente, quotidienne, y Nait f1 demeure. Comm c,n t lui sernit-il [)ossible d e capit,1Icr, dP oécùer so·us les ,assa uts de l'ennemi, quand ~e Dieu des fo rts e,;t dans son BPin? « Quand, par lllle ·bonne Com011l'llion. on a mi,s JésusµObrist ·rl1am, la place, d isa it ] p g'P'Ui'ral ae 1 Sonis, 001 ne •Cll!pitule l)llS, >> Ne petit-on p,as ::11mlli;quer li la f,ami'lle qui commun ie Jcs belles paroles que le ro i Davirl a-rl rE'ssait à la Cit.é sainte: « U n fleu~·e tl'a n1q11ille réjouit J,a cité dP Die,1 11m· l'a,boll'dil•nce de se;s eaux: le Tr1's-Haut n s anc tifié son ta1berna1cle. Dien e~t au milieu c1\~lle, elle ne sera point ébrallll'éc; et Dieu la q)l'OHigera dès le g rand matin. l> H'.eurense la famille dont. c·'ll·a,que jo111·, m1 cl'<' seis m em'bres a·u moins ,p articipe, dès l fl matin, il 1'a11,gnste Sa cr ifice de la ·:.\'[esse Pt emporte dans son cœn r Je Pai n des 'forts qui &anctifie1·a et v ivifier a le foyer! HP,11r pu;;:0 la famille qui. chaque semain0, 'f)'r tnd 11;n rPnou,yea11 d·e vie il ln Trub1'0 Sainte! U11 fi eu ve de pa ix la l'éd m1 in, san s ces sr et la 'bé.n/',dh,tion divine reposera. sur eille. Dans l'a famille ·c ommuniante, 1P père tiPut avec ·honn eu r, borit,é, et ft>rmeh~ le s-cep tre ,a c r:nitoritf. •Sa parol0 C"S t ,(>ro nt~e et ses ot'(lt·es 11ont respect,(•s. •Pa'I'('e q u'il ('OJlt· mnnir rnvr-c ,::issiduiré pt piété, <''est un b mn me d'une vf'rtn s ig1rnlée, un mod~l0 vivn.n t. et ses enfants l' e11tourent d'nmour et d e vén,rration . Dam~ la ,f amill e cornmlmia11t'P. la rn1're t'~t ·o'un clévonement inla•ssn'l:lle: le ,levoir est pour ell e une ,chose s!l!cr1'>e. PNsonne mieux qu'elle ne rorn11rend cette ,par ole d e :.\fgr de J,a; Rouillerie: « ·Si vous v-onlt?z prntiquer tous vos d e'Voirs, pratiquez la Communion. >> Et -c 'est 'Par,ce qu'elle est fidèle :\ Dieu, •fidèle à la Communion f1"équ'ente, mê-


76 me quotitHen,ae, qu'elle se mont re d',une di1;genct' exe-rnplaire clans le· domaine cles cbo, s0s l(JU i lui sont co11JfMes et q u 'elle entoure ~PS cnf.an ls de vi,gilance, ll'alffection et de :,.olfi'citncle. 1Da us la fam ille commu niante, l'amour du foyer est ~tl!lemt; c'est une douce flamme , qu'a,u,cnn sou,fü'le délétère n'agite. Là, les )Jarents sont ,llem •eux aupr è.s de le11rs c>n(an ts et les en.faints 1hm1reux aurprès de leurs parPnts. Dà, le jeune ,b omine et la jeune riersonne on t cles rno:nirs rhastes, eni ch aristi·qnes. Ja,mai~ 'lllle veill6e n'introcluira· le Joup clans la '])lare..Jamais une lecture l)Ol'DO"'ra.1,lüque, rbl<>ssant ensemble la foi et "'1~s mœurs, ,n 'y p~n6trei,a par contreban,de, pas même rpar fHll'pri,se; la senti11JeHe y fait bonnp ,g arde. Umi telle ,fa1mille est pom· le chrlslianisme, disons rpom· 'le ·c atllol icisllH'' une vn1ie 1forteTesse. Torn, ses membres s~nt ne

77 a·vez sous les rycux twe table divine char mets délkienx. Mais, dites-moi, moul'l'it-011 IJar los yeux? S;rni'fi 1-il d'aivoir vie {l.eva11t soi si Oll ne l'a ;pas en soi? ll Et le ,gr and évt,que rTe Poitiers ,ajout a·ve'c l'élan ,(l',u n zr!fü tout ,a,posbo~iqne: cc venez donc! ne 'VOUS con tPln t t>z pas clc garder et d'a'cloror: Veuite! Com'e<:litc! y

d · un

:1;e~ et mauJJgez! Veuez, jeullc lhomrne en q J aune encore la ca ndeur, la 'l)ont-é. J'ai d TLné le IJ)remier feu ,cles prtssion s· clans v yeux: venez überclieT le rafoaîchisscment 1110mme, _ô ép,oux, ô vêrc, occu pé t\ rem~! lfls Lleivoi rs tl'e la vie, YenPz cl1er rl1er Oeil qui est la vraie vie! VieillaTds, ve'llez che C'lle1· ,O rh1i ,q u i s'est apipelé lrt r(\<;,UtTCCltio cl don t l e rC01,ps vous g'arclern •pour l a vl é tNn1elle. ll C(•t ,1vpel it. lrt CommrnJion f1,éqneut, q uoticlit•n11 e, li' €18t n 11 lre que celu i tle ,Hil:;u Ollrii;t lu i-même, i,J est C'eJ.ui rlu .P.a,pe, ,so Viea.ire ;;m· la trrr.,, E n tl't<' ,cle so,n ll·éer 1-;11r l:1, Cou 11uu11io1J fr(1(J'LW llte, tln 20 d•ôcem

ra i·ll ants lu,t.tDurs; a,yant appris a, se. vain cre. ils sauront à l'o0ca'sio1u guerroyer contt-e les en uf'mis cl u dtfüors, ils• ticll(lrout c11 ·éclle'<; tons leurs a•ssauts. Un semibhble ,Foyer ne sera jamai,s la J)'l'Oie de la .franc-maçonnerie qui a jtH',~ la 1·uü1t' cle 1a ,famille>. La fa m il'le commnn ill!u te est 'la famille itlénle, et 1pa rc,e ,q u'id,éale, tri\,; rnr·e, walJ:wuTPll>Jem e:nt tI'()lJ) rare. Oui, .\11é las! ellfis sont trop nombreusl's les famille,; qui, loi'u d'êtr'e dPs truboruacles eu P<'l'lllll n cnce, sou t •'11 pel'manl'JlCP <les ccutres d'cn,fer. Le vh:e i,ous toutes ses fo 11mes y s6jorn·11e, 1rn r ce ,q ue l,a sai'nte tConrnrnnio,n y est mécoum,ip, paece ,qu'elle y PSt rnaJ retue. Nous le disons œvec des sanglots claus Je <:œur ""t ,des la mn es r!ans la 11lum0, ellt>s ~ont tror_p nom11)1·em,<'S les fflmil'l<'s où, ,-elo 11 la paroli' tle :'.\'{gr B1n111arcl. << Dien ei:;t Jp roi üéclaigné qui a fait u u g-rand so.u[le1· pom· lp,:, no·cei-; (le ison fils, mni1~ '<es invit/\s i1'v vie1went 1ias; touteos 1e-s ex{'US·cs lenr so~t rbon.ne:< ~Jour ne point s'y reurùre: il y a les affaires, il y rt: les cll a~rnps, I'! y ,a 1rs l}lalsirs, « ha~1e me e.1<.0 cusa tnm ». Parmi les moins 1·éf;rnctait•Pi;,, iI y n ceux (]ui 'Vi<'un1ent jn&qu'n.11 pied de c:etk 'l':i1bJe: mais :c'est pou1· rega11clcr, ils ne s'y aRS<':Vl"n t rpas. Il,; vollt encore à la ,Messe, nrn is ils ne comtmrnient

Comment nous faisait pner mon vieux curé

,pas. li A l'aclrt"S::<e de eelte (']•asse de fidôles :i_,i1ssi rou tiniers 1qu'i u cl if•fére11IR, l\I,g r Pic d'rtisalt nn j,ou r une ·vil\)ra:nrtc alJ)ostrophe: « Ab! s'é·cr·i,ait-il, YOll'S qui as~istez .c•ha;q.ue dima·o0he an Saillt 1Sacritfi.C'c et 1qni n'apprn0h ez pus, d.c la 'J'a,ble ·Srtiute, rvous mutilez la religion; tout reste inacfüoyé clRns vo tre foi et dam; V()tre 'vie. Vous venez là la M'esse, où vous

dhrétienm.• J)OUQ' l'ailie 1p-1·iet· S()ln, ~Jetit l!·ntf'a ot. LP 1pl a,ça'u·t s~1,r ses ,genro,urx r,t ~)r<'1w11nt llfll ·a.it· g1w,e et f/1.tte'nl:lri, e Hc [)rie ,a,v<lc lui et ,e,He sait si ùî,en lfaiœ passer son Il.me :Claus sa, voix et y mettre 1'a,ccen it cle l'-ad:O,r.atiorn o,u cl'e la ,c:hm·ités ,q ue le cœur (1,e son enfant 'Vihrc à ~''·u!llisson, 1drt1 si1m; et a in,si, awrès a-

1

1

brc 1!)05, Pic X, faisaut sienu es 1,e~ 11,arol tlu ·Co 11'cile dr 'fr,e11tC'. r nl)pel lc ~nx rinèl l'i'uvl'tria,ble souhait de '1'Eglise, à. sav·oi r ·qtr c'hmqne Me,;se les assis ta nts fassell t uon seulem ellt J.a ,Com111nL1io u s.11irit-n·elle, mai

a u,;:;i la Comm ttniou sacn Lmen telle. 1r;;1willes c-ltrC-ti<'n·nc·:;, redwrchcz a l'a nt tout, llem,iuclei,: pal' 'lle~~ ni; IO'l1! le pai,11 quotitliPn ile la Con1muuioH; l'au tre, le 1111in ma. [,(•riel, vou,; J;l'l'a ,clOJlil.Jl' par wreroit. Cet a llrnen t chv in sera iincon te:;tablemeut pou r \'OUI 1,11 t'>léJne11 t tle prospérité tempore lle l't spir itu(•ll e, un gn.;!e lle ,ùo n:JJ.em· 6teu1el. ;\lors 1.- l'o11ti'fe Sll[WPlllf', je,t.rn t n1J r<'garLl snr le mon d.e ·c:ithO'lil]ll<', po urra. s'éer i{'J' ayec u ne 10giti1 11 e consola t ion: O ,prn pk Phrétiern. qut te,; pa,rillon,; sO"nt 1l)ea nx, q11P. te~ trilles sont belles! S u L' tes rleu1cm·c~· pla ue J'empire cle Dit•u, e n c-llrs vit ,Té:; us-Ch.ris t.

·-----------···------ .

Vou,:, s•avez COflllme ,s'·y prenlcl ·tme mère

voir nom'ri sou corps de sa l[l'ropre substa'llce. eille llOmTit soJJ ·i'l me icl'e sa lH'O[)l'C

QI.Lm, cle cou vhction, uotr p s·a lut ,cm·é. I l disai t seu l: ,, Que 11e :Srign eur to util)u issa n t et

,piété.

miséritcorcl'i-e11ox vo ll'S ru0eot,de l'inù,ulgencc, l'a.\x,oltut ion et ~,a 1•érnis·si,011 'L11e tous vos p,é.,ahés ,,, et u,ows; nous i'ucnnions f;OllL'i cette sentence cle 1>ardo!ll. c, Gonif·e ssez-vo,us aim;i t ous l'e:; jou rs, ,a,joutnit-t-il, .et vo~is clcviencl rez 1ll'l1111b!es. et il ne ,voru'S ,ell ·cofit,ern ,p a's d'a,t-

Ain si [>I"O!L·~clla,it ,mou vieux cu1'6. Il 111ou;; mettait d'a,borcl ,dta,ms l'aHi·tud,e dur recueillomeut et il rpr éfpar,a it notre cœu11· à la )I)'l'iêre. « Djoo v,ous rega11cle, m es en,ûants, dis~itil. IL 1lui tmrle d',e·ntemh'e ·c,e ,q,u,e yous allez Jni cllir e et de ·voir de q1lfel ,cœu,r von,s· le- ~u i li'ire<1. Q'll'Il e•st g rand! ,C'est IA1·i qui 1101us a f aits. Reteonnaissoll,~ (J'Ue nous ,Lui de'VO!llS to:u'b. Atdm·ons-J.c ·d•a·ns tm ,pirolfon cl sentiment (]e notre néa•n.t. ii E t l•a aJrière ,t:runrncn 1;a i t, et il •priait wve:e llOUS, et J',a:c-cent d:e sa voix

n ous pén>&tniit. Il u m1 0111çait de la même mau ière cll1a1eu1n cll'S aJCtDs rlc 1a pTi/\r e. H 111 011s invita,it ii, ·r e·. me rcier Dieu, à lu i offrit· la jo,urrnée, à ]'ui ![)'romettre et à Joui clemandet· J,n. ,g.rflee <l·e ne pa·s l'otl/1elnser. Il faisait cela eiu 1q'Uelqu ~s mo ts très vifs ,qui 11elevaient l'rtbte:ntioll et qn'il , ,a ,r ia,it sans cesse; C't il sava,it i;i bien 11ous Jlr!'sser q,ut' ,uous 'di•sious •(le tou'I ·<'œnT ~ ,e<: h1,i : ·« ·~[an Die,u,. _i,e ,·ous l'l'JJl<"Pei c•; mon Diru,. je 'VO'lHJ offre mon i'l m <'; rn o1n Dh,n. j e vous ·su1p,p!l<' de me .f11ire 1:a grti,r··e de 1ie point 1·011" ofif'ruser a111jo 11·nl'hui. l) Jî',aisait· il réril!'r Ja ,f>ar111tatio11 an g/>liq,11e ·t Il nous montrnit la s,t·ature d'e fa Yierg,e : " Nou:s a 1'1 ,o ns s11 ',ucr ·c<<'tt" hoJl'll'<'' ,Mè'rr, cli~ai t-il. Elie 11,ou:s voit, !'lie 'D'OUs r1utenc1·: elle est p·lu,; ll'l'ils 'de 11011,s !''ll{'Ol'<' q n<' ,cel t e im11.,p;e." Urn.' a11trP. fois. il souùi.c:1111it son t itt-e rle -:\[('l'{' cl<' Dieu . o u noüe ti t re 'fl~ rf)•H'll'Vres p·é.Ch P1n,1\~. et :peu ,il, 1pen, <·h111q11e mot de la ,pril>re cleve1w1 it vil·a·11t. I l iMü~t·a i t rJJO'l l r· ,q ne nO'ns rJï.si n1us l.Jlen le ,<:,y.mbolt'. « A u tri:bn n a,l i!.Ps 1p('(rn•/l•<'tl'teurs on <Jp,ma twl ,ait ll '11.x ·dht·é:ti,•1Jl~: .. Qu•e cror;vc-7,von~·~ Pt il,; 1~1('il(rt,if'nt lN11· r'rrtJr,_ N'~H·Pzvo11s 1pa·s. ,·ous arll'ssi, ~,e '(I.Ïl'e ,hie11 1fii'r·e,111ent rnnnne VO<ll', le {llit'iPz t>ll (RI('(' cl,e s C','JIUP<llli,~ de l,a ,-eli(!!"im1? ,, Ou hien· il ,1œ1Jtrtit c,e rre(lr, 1'rcitl'I cllans tou1s Jes siè'ell('s et rlirtns toutes ~es

1pHrti·r:'! cln rnon cl'.e. Un jo,u r. il 1wus ll'l'l'~ l a à f·P... mot « a é1/I .e1'tN'i1fi'é '>: << Y ,p,rnse7.-vo,n\q, mPs purfa1U1l s? ,rommeu,t 1po11vez-vo11,s d'i re r{'la sau~ {'frp, />rn ns? l> Jp me F<tüs so1u:v<'nt .r,:uppel;I J::1 unuoi{'re doot il clll'anrnt,i,~ait la prière .Te t'() nf('Rs,e à D.icn: ( < Allm11R, .p11r la n1eniar/le. clnns le Ciel pr,n,1· -;. eo,nrf,e,;s& no~ of,atnt·c~. Y{>yez Dii>n ~na· ~01 1 t r r,nc . ,p,1'P~ ù<' h1i 111 ·Sainte Vi<"l\f\'C'.

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le~ a n:g,P.«. le" 1f<ai11t.s.

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f<rtY<'lll tonrt ~e rtne dev11ntt· l·n c,o,11·1· ,f•('1·<'StP. r,t ,rl,eml11H:lo,n,« ~rn1~rlon. >) 'Et naimrn t, i l e(lt. Éltê cle~·n'llrt le tt·ône die Die11, qu'il n,e se .!'fit :pas fra[)p{i l,a poitrine a,vec

1101m wv,orn,s ,f:i,it. H'lllrnil i,o.n:s-110u~

Jcr il ·Confesse.

>i

Il no1w; Ta'JJpelait la .p,·ésernee de l'auge ~·anJi.en. il no us ,corulrl,ui~ait eu [Jurnga,toi·re. et quclqu1C"J'ois an'X ,,wteia; clre-;; vcn1'us thôol,o·gales. e'éta i1t des obj,u•r,g ationl\l: ".'l:Yez-vorus Ia ,foi ·1 .\.i m ez-vom; le ,bon Dieu ? D ites-l e l ui lllo'Ilt et ne füeiuttY.t iPOint ! >, La 1p1·ièr e rfi n i,c: « Di0u e,;t l'O Uleut , ,e t von,-:, ·11'/'t<'s-vous pas lH"l.1'l'P11'x? Comm ent 1rnu t-011 1w1ss('.l' iles jo11rs sans UH'iet·'/ )) Ton,t ,cerlrt était :bien loug et ,fa Uga•ot. d trez-You•s. :\'on. je Tou s J1e j,lJlre. l!Jt 11·otI~ vie·ux c·m"{i a ni it 'l'H i,..,on : ,, Il n'y n. cl,(' .Jon~ucs ,q,11c les ,prit' r e,; rnrtl fait,<':<. ,, Qu,p jP h11 sui,;; retounais,;nut ll<' m',rnvoi r fait ,f'om1p re1n rl.re et

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nime1• mies ,prières !

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Imbéciles Conards ou Vauriens Le siècle le ;pl'us rnal!llde. :i dit Lam en'Dais. n'l>st IJJll,~ cel'll1 ,qn:i se pa,ssiollne '!J'()ur l'etT<'1t11·, L•'e-st cel'l1·i qui m{,,<'onnart lit y /\·rHé. I l,;; p ualull"nt m1li0it1'1,rl'lh n i 1re,,~ re,JJr ésentrt•n ts. on ·plu tôt Jr,1< vi,ctimos. 'fle cettP in dif,J\,rf'll'<'e r,01 igil"ll~<' :c.i f;loiq,u:r,n1Jmen t con da'm ·

'll'<'P nar l'<'hl i <1u.i cleva.it l ui,mênH' '110H' tro,p rf,:um'etw,~~ {,(p,a.v.r,

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nrtnR n os n1i1iPUX indrn f<t r1piR e t fmml-Jndustl'iel~. ,ous J,es rl"eonn,ai,s:sez a isément.

,Quianü ils 1,en,e-()'11,trelllt ·un )I)r{ltre. i's 1J1e sa_~·u ent 1pl1ll's. C'est 11me mia,nièrr a•ssm·fmen t f aC'ile de ·s u clon'n l'l' nn ~1rPY·Pt d'tmff)/1/ril itf . de c:o•na,rdiise et d'e Y~•uri,e,n'i,s,me. JmrbéJciJ,es. ils 1e sont :la •1YlU'l)aTt rù e ee.u·x q uJ ne s·aluent a_:i,lu•s le )Prêtr e. Car e'nfi n i,c vrê-tre. abstraction fuite rcfo son ,oaraotèrc s'll'rnahn·el, de· meure .pont· l•o,us les ;en.-; cl'e,>1prit un ho,nhlll,e qui sort de l"ot•ctiuaire 'f),ar 1s:1. ,c:ult1.11re t ntel·ledtwllP. :[>[W F<ft, V·ll1'P'ltl' monrLe (COD>it!ltPZ 'L\-rkssn-s JI. 'f:tinc) glar son /l'rh l'C·:üion . sans comp\ti<'rr les inuo,mtbr rub1("S sPr ri,c es (Jll'il ren cl .(l,i.s,c-1·ète,rne•u,t ~ q u,antité cl'i'l1lc:1·at.s. 1'i'im,istoOJs pa's; 'fl,a ns 11[le paroisse, Jes gens q,ui Il'e sallu~ut p ra s leur fcrut'<i, et d·ans


78 vie ordmaire les gens ,q ui ne ,rendent pas Pence affeclMe et ·siystl)ém,atique nl'est au prêtre le s,a 1ut que, en Jes <pr'lwenant, ,c e· fü11me et une !Pfl'eUJve de -l eur d·épit mat lui, ci le'Ur envoie, se da~seut tout UIIl~que· gud8iél. ment clans l!!! oatêgorie ù'es gen,s •qui ne lSOUt Qtœamld dO!Dlc, ,pa11 mi Ja, illoul•e ides ;pas ra,botés,.. . geurs ,q ui tdlélba,11q1uent sur les q u,ais de D',auicuaw1 YO'll'diraien1t .bi~u sa,J,urer un <prê· .g ares et die n·os Jiia:!ites ,rmstitqrues, vou·s tre iq'uiHs estiment, ,qu'i'ls vénèrent peut-être ,eev,ez d€1S mines pattbu1J.a,i'l·es que la vue ià cause d 1e son gra'Ud fige, de sa '&dell'ce vasipTêtJre irrite et emmule d'ulne man1ère te et profonde, d.e s,es vetrtu,s civiques et ec· b1e. ·dite·s-vO'lis bien : Qà, ,c'est des 1 dê6i,astiq,11es; mais ils ,ont [Pe'llr d",un .s ouc'est des 1'/loheis, c'est a:es iv,au>rien:s. q•ire, ,d',utne :parot.e; d 'I\JiJl ,g este. d '·Ulll saT'Oasm·e Heu'l'e'Usement, même de nos j'Orul'S, et ils a'tment mi,eux êtTe ,g rossier-s ou, In- ,ne rscmt qu'll]ne in!flime €Ili n~lg'li'geable , grats: ~,e ,soo•t des •coururtds, <des l·fiAfües; si rité dans l'immem,s,e et sylDJJ)'athilque ·vO'llls 'Sa'vlez oom bien ils sont rpetlts et plats tu,de de·s tra'Va.i:J.le ult"s q,u~ ipeul!)l,en:t n,os quand 1-!s se trouvent d,e vant leur juige, ,q-u' ViIN<D.EX. pa,g:nes. il's v,i0ilJ.!DJent demander au ,p1iesbyitère :une re~omma111datlon pour obtenir un ava,11cemeut a,u clhemrin die :fer ou pour renh"er à l'usilDe di'où füs ont été exdus [Pour .avoh' ·hurili a•vec les lm1rps ou pom· 1111a v'o ir pas osé r08· [I)ec-ter ]{!ls 'e a.t'reaux ,au p·atmn qtiand les meParmi l'es clh·a rmes (}Ille IDOU~ ·a;pl[)oTbe neur,s, quü s'y enterndent m.ieru:x IP<Ylllr ~n s cie1· saison ,p~i'lltanière, .Je allant des oiseaux q,u•a pou1· [I)a,yer, les :poussaient a'u sa'C'cage de ulll ·aie 1eeurx :qufe n'O'uiS ,go'Q/tons ae plurs; Il t'1é1ta1bJi.s1sement qui le<u!r •foœnnrit du l!)a,in. joudt ,l.e cœu1r ·et Il n 'est p,a,s u.n ma:1,ad'e Co·u,andll!l à l'·usi~ie. à ,J' aitelie1·, 'RU fc,henün de 'll'P. l'e<nten1 de ·av·e c ru,n,e i1DJdj1oib1e joti,e. P fer, ils se cornfuent, iq'S s',rup1,attssent corn.me les oise·ruux dhnb }es ,coo1certs 1•em,pli tles 'l):nnaises deva,nt les meneurs rouges qui notre Ame d'~xt.ase et de ra.vi:sseiment, n les terroTisent, et ns tn'ont ipa·s aissez de cœm ip()'\M' safo€'J.· un tnimrlstre de Dieu et von,lons en ,cite,r un ,q•ui est moi1Ds ,con:n,u sonvent, pou11· ne p.a.s •dire tm1•jO'U!J.·s, run :bie.n·- 'bea•ulrourp d'•autres. q,u,oilq,ui'11 JD'e rreru1· 1m1!ement lnférirenn· pM· ffia belaujtê de faiteur de leur famllle . .. 1p1'u'ma,g1e et :p'ar la m11-Jooi·e de son c•hant. Da reioonn•aissaiJ:l,ce est u,n ·s entimen1t be.a.fl1, C'est le 1c•han1d-0illooret, qui ,est un de .nio/ble, éle""é. 'EVide,m,memit, '(1 est mille fleur ibons mus,~ciens, mieuix pa·rtagé qu,e 1a ,qui ne se trouve ;pa:s dla'll.s la terre fa·nge:u,se p·n.rt id e noj, a1iistes ,dies lbois: iJ [)orte 1cteis ron110cienJ0es i1·1'ê%gieuise,- oui •are'li,gle11ses. œua,gnitfüqrue costaume ,j,a'llllle !d'or sur Di·sorn\,;; plus, l'expérienice d'e toms 1es jours aioit·, ·8'Ve<c à ~ru têtJe Ides talobes d'un ro ~10us !IJOO)re.nd: tqflle, parmi Jes gens de la camvif, dn pl,us lbri1lamt ,edlfet. ;pa1gne ,qui me saluent IPÙUS 'J,es ministres de la relig.ioo, il y en a, qu,atre-virngt {],l x-ne uf ,comme ,allez 11nses1q1t1e to,m; •!,es oiseiarux, sur ·cent qui sont des dben,a11rnn1s et d:n• gi· ,fem'e1'1e est ha/bülêe II)ll.us sLmplememt que bier d·e II)ioteJltce. Un p,~t,re ql1.lli p,asse à, cô1:ê mil:1 e, en ,b'oD1D1e II1lé01a.g ère, d'<>nt ~e soulei ,d'eux, •c 'est Je six·ième et Ie S'eptième oomavmut tO'llit die soi:gmer et d'élever la. .p mi:mtlememtt du dlêcalogue q11.1i ,pais·sent, et ifami1le, ,po1u1r IT•atque1le e11e tress'e avec · 1comime fü:; S01J1t s'011.1r1<em.t ,b1·o:n.H1'ês avec res ICO'lllp d'a•rt u/1\ ,atdmh1albJ.e nid fait de 1•a deux gl'anl'ls [I)t'lé!eeptes die a:a, vie ,mora,l e et àe m ou,sse. ,et die /bO'll['l'e {lJe dha·rdon. .L' · reH.gieuse. •rros Hbres-ipenseu,1•s àe to11t poil ri,eu,r est fc,rup.itonJnê die ,en-in, 1d'e }aj,ne et d d,e to,uite clique sont un IJ)f'lli gên1~ d'u conv•lrnme. C'est génêra,lemen,t aux tbra traste e;ntre l'.iid'éa~ de 9a loi divÎll1e et la fl.exi1bles d' ·nn a1•bre forestier, q11,e se ·ba fanl{e de leur COllSCien,ce R0111Jlée. ,C'e ]a ma'Îson alérienne. Ces '1{00!'. qui ne s;a,ve,nt ,phis a1oc0<l'c'lefl.' œu ,:pem,dant que na1 mè1-e 'besog,ne en q prêtre. l'es l(lémoign·ages 'die vuil1g,aire 111•b:1Di· ,tJ<> mouJCfüerolns po~w ,Je 11erp,a s d,es o,i,s•elets, t'('. ,!'J011t ~-<n1r1•e:nt des ,gea1,s animés d'un sele· mâle, •pei,ché Mll idlessfu,s dlu .rridl. mO'füile tJai·i1eme froid , m~J,arno~l'ique, en'Vi€ill'X. Ils ,aC'cmjd,s les ,plus h'a1rmon:ieux d·utn 1ClHl111it sont dése·spê1'és de 'Se voir ,si petits, si ll'aiex,prime sa teintdres,s e. II est ,cua·ie-t1x de b1es, si lllll[m~ssa•nits· et d'e •s enth· Dieu si iroTt q,ne éles êtrei, -a,u,ssi !petits tPottissen t ;pr ·e t son empire si S'Oliidement éta,blli dans Je Ides 'aidcents 8/tùssi .:fo1·ts et raru,ssi Hendus. monde. La na.tmme 1e.s a idou1és id'1m merve·· Ne V-O'UI! faites IJ)as musion; 1eu<r indifi'ê· aip,pareil vocaJ qui :se ,oomIJ'(>se d ',un se<:

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Le chardonneret

s:, pl·aicé IP'!us fba,s q,u,e ,ceJ,ui ,qu,t sert a · re;wil•aûo!n. -Et ce 1roTy.nx 1rn.férie111· es,t reuflffinent de na, tt•aJOlJ'ée a'l!'-dessus a,e l'a fllil1l"Htiou •des JPO'l11mons. ,Selo1J1 sa volonté, lgea;u go,nt'le ï)lus 011 moinia1 ,cette ,cibambre air.

'}'O'Ute1'ois, le ,o hant aoyerux et sono,re d1t1 rdonn'e ret n1'est 'P!l,s vinrlé comme cehH 1'illllcom1>ar<ahl't> TO'SSign:oD. ll se comipo;~e ,rli"UX stJroiphes brod1ées d,e IJwlHa,llltes voJi.!lt'S oli souvent Teviennent trois !Ilotes d"'t Cih'" 1•PS et " a, 0 es. ,IJ€'s ohairdo.DJUeœets ·viv.e nt em soic:iété et t ·p:LL· band-es ,q,w'-i'ls ,ont, volant en bas, pn lél.rolte Jiigne p01u1r s'a!ha,ttre ,plllrmi Jes ltfli! et Ues ,pa·vots dont iJ,s sa1vent trèR bien vril' I!'s, têtes à co,111ps ,de l:mc •1)01111' en mmnr Jes se:menees. Li"S .gmi~1es ,cfos cfü.a.11dons ,sol!lt ,êgalement nie!!ées J,orsqtlle ,atprès l'ainit-01JIJ,ne ·les plan. de \C1hoix ont d,!s,p::t1•n des cl:lam.vs,. Le m de .J'oiseruu vient d:e IC'e ,qu·o,n. le vollt y•e nt rpet10hé sm· 1,es clra11doins. Etowrdl et titille111r, lr chardonneret clonrne fa1cilemf'nt R le,s p i~es de 1'-0ise1em• qui Je 1'ec:herJC>he ml!<'oulp. A1-1x ,clha,ID!Ps ensoleHilés et {'i. la puse ,compagnie, SUIC.cèdent ,alors la dnM!pt,bl"ité et ,l'isol•ement de ·1,a ,en:ge. Pom· m,per ~a soli.tll.11de, le tPetit 1Ca't}titf alme -il regm1der lflm1., la. g,J,11re; sm1yen,t 0111 le t prendire son Clh'efne,v•is grain Il gl"al,n, et r manger dev,alllt eLLe, .croyant, sans do~1le ma:n.ger en ,com~)a.g:nie. .Puis Je bel of.seau1 si sa. do:Cilitlé est mise Jl)rofit pat· son maure, se p.rête vnlonit.ier·s llies nrn,nœit~VTes sertvile~. On h1d a;pprenct fn'iri> I,' mort. à fil•e,r le ,r,mo,n et ra:ppror cJ.e lni <lP. P<'tits sc·atu q-ui oonticn01ent dtne11·. Qna,ut a·u rossignol, ,dont •nous n'a,vons lt ,q ne k:le ,c,lteT 1.e no,m un, ipen '[X:ns ih.,mt, n'Pst po:nt d',hoo1me hien orgaiüsé il q:nl c«rnnt clP œt ·oisea•rn n1e 1·aw~Ne que!qu' de ces beMes nuits ,de pri,nt~ip,s oft le éba,it serein, 1'1air calme, tOIUJt'e Bru Il'atu.re 11ll~nce, et, pour a-iusi ,di.re, attentive, n &oouté avec ra vlsi:•ement le ·ra:mage de ce tre deis tforMs. On ,PO'llTI',ait •citer q,u,elques -autres o iseruu,x tem1g 'àO'llt la: ·voix 1e d1spul!Je, à cer· R êga,rclB â celr.,e ,d'U ['Ossiguol. Mais il eRt pas '!1Il se.uil que 'le ros;siignoJ •n'e1'· par }a 1-éun io,n ,::O!m,plète là-es talents les divers. et par ]'a {JJJlod'irg~e.use iv11riété -de rnm a.g,e : en sotie ,q1ue ~ a ,dha111sO!Il de n des oiseaux que l'on rudmlre ,Je .pius, dans toute son étendue, nrest qu'ulll

couplet de ,celle a·u rossignol. ~e rossl.gnol 'Cl1a1,me tcm(iouér.s, et n,e se ,1-éalète jamal·s, du moiil'ls !llervneme-nt; s'il 1·ad% q,uelques ,p::t,ss,aiges 1c'est •avec ~i,n mcoemt nouvea,u, em· 'l>r.lli ,]lait· de no111veaux: ,a,grément,s. Il 11éussit daus tous ,Jes gen:res; il rend toute,, les exip1<essïons, il saisit toius les ,caraictère.\ et ùe pl us Il sn,it en ,aiugmenœr l''C'lffen ,p,al1· le,; ,contrastes. Au Teste, ·u,ne des ,r.,1 ii:;oos po1tr ,! esq.œeHes le chaut du, ros,sl,ginol •e st plus r emn:i·q nié et produit pl,u,s d'eN'et, c·e,;t ,parc,e qQI.e ,C'h anuamt la nuit, et chan· tant seuil , sa ,voix 'a tOllllt son éc-lat, et n'est offu,;quée ipa1· a,u,C'\Jne autre voix.

Variétés LE ~ETIT CHAT EN ,CA.OUTCHOUC U11c pieuse mère de famille parlait, à ses enfants, de la conversion {]es péeheu.rs et les engageait il offrir, dans cette vue, .quelque sac.ri.ficc fi. Notre-.Seigneur. L'un .éles ll)lu!t jeune:;;, âgés cle quatre ou ,ci-nq ans, vive· nrnnt touC'-hé, était d~'cldé à donneT tous ses Jouets aux pauvres, à cette intention. Déjil sa mère le félicite, -lo11&que le cher petit, hé· sitant: « ,l \faman, c'est .que ... c'est que ... mon petit chat en caoutchouc, je l'aime 'bea11conp,, est.ce que je peux le ga.rder? » La maman, souriante: « Certainement puisq·uc tu n'es même ,pas oblig~ de donner tes jouets aux pa,uvres; seu1e.moot, quan.ct 011 donne ce qui cofite le p lus cela touche bien da,vantage le bon Jésus et obtient mic-ux la .conversion des ,pécheurs.» L'en· ifant devenait très perplexe. Enfin, pous· samt un soupir: « Ah! maman, décidément, je garde mon petit chat en caoutchouc, je l'aime trop. - Comme tu "VOud,ras » , i!'éJ)On<t la mèr,e. La journée se ,passe. Le petit \bonhomme était resté r~eur et ne jouait pas •aivec la gaieté ordlnaire. Le soir venu, suiy,a ut Ja pieuse habitude de 1a famille, on commen·c e la prièrn d'U soir. A la fin de l'exerdce, le ,cher enfant se lève, s'ava1Dce timidement, glisse -dans la main de sa mère le fameux petit C'hat en caoutclhouc et tout bas: << Tieni;;, mama11, dlt-iI, je te d,o nne tout de même pour que Dieu convertisse les pê'C'beurs! l> Parents chrétiens, ,vous ne savez !Pas quels fruits de ,grâce vos enfan,ts seraient ca,pa,bles de ,porter '(]ès leur ,plus bas âge, si vous preniez la peine de C'Ultl'Vetl' leur ilme.


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LES A,SPERGES Peu die Jé;gumes jouissent d'une popult.· rité aussi grande. ,Sur to'l1tes les tables, du,ra nit les deux derniers mois cJu printcmp:,, lPs as1peuges tviomphent. ,M:onselet les chanta: Oui, faisons-lui fête! Lég,ume prudent, C'est la note ho:anête D',m1 f estin sa,van1t. .T'aime ·qu,e sa tête Croque sous la dent; Pas t rop ceive,n,da nt. E norme, ene est bêti:; Fh1ctte. il lui faut Plier ce dêfaut Au rôle d'adjointe, E t souffrir, mêlé Au ve1't cJ,o sa poiute, L'or de l'œuf ,brouiUé. ,Nos as11ei~~e-s mode,rnes n e sou1. rien à côté d es asper.ges dP l',a:ntiquité. Celles fil:' Ravenn1e qu'on serviit s11:1· 1,c s t·aJbles ,f astueuses de J'an cienue Rome, (,ta ient de tell<' t aille, ,que t r ois {l'entr,c e.]]es s·uHisaie'llt à f~irP une 'botte ,qni pesait une livre . .Elles étai,ent mangées it'ailleurs, le 'P~,ns M uvent, coup~es e n r·ondeTIPs et assaisollln{lC's d'éip,ices. La s,a111ce hlailche est une in'VenfJion ,fr-ança ise. ,Longtemps. en France, on négJi.gea d'en tirer 1Jal'ti. les cuJtlvate1ll'S ig-r1 orant. qu'il y avait là. 'P OUr m1x, un~ saure: -c?n s.1,d m:able d e revenns. A ])ei-ne si , au ,qurnz1ème s1è· cle. ,ô e loin en loin, ù. la iin ma i, on ent eDü dans ic-s rues de Pnris, cri,e•r « !.a rave clou<'f', la belle asperge! ll ,C'Ps t sous Lo11 is XIV ,qu e le oélèbt·e La Qnintiue, jardinier ecn cl1eJf ,rlu 11otRger de Ver sailles, mit l'as:penge à la ,morlP pt trouva l"' moyeu de l es faire 'Ponsser suer ,c ouche r·n to,;tc saison. Les ,a,ames de la ,Cour ~·en· g-onèrPnt clu cc Pota1ge nnx :H;l]Jetrges m}to.nn /Ses d,:rns rle hi ,c1,êmP (fl'af,cl1P Pt aRsa1so-nnées de mu s,ca,clP l>. Aujourcl'lrni, l'as'pergc t1,iomphe par tonte 1n Fnrncc. sn,nvage e:ncore dall's ce~·tam,es uligions où ell e ipou•SSf' 'Presque aussi ~ommnne ,que son ptoclbe pare11t e-n lbot:Ull'<J.UP, le mug-net. Ains i. dans lf's foa-êts dn J'l1rn. et rk.R. bords èln RJhône. M·nis. cuù~iv,é~ ave~ mérhodP et lPS soins pa1.lentR ,qrn lui sont hidiS!]Jensables. elle esl: clevem1e une so-m·cP cons1id<érnbk rl,e revenus. . fü1 1fl()G. les seules ~~llrs cle i:ar1R ?~~ enregistr é ,p,r i's d·P 10 rn11l1ons r~f' kilos _cl_a. pero-es livrée!'! .à la consommnt1on par1s1e,nne, ~ t mi ssi à ]'exportation, car l'Allemagne,

De lâ Nécessité d'un Enseignement l'An,g·le1t,crre et ln HollnndC' sont d<' -ficlêlee Complémentaire Féminin achetem·,s. BONNE REPARTIE Crémjeux, qui fit rr.>nrti e dru, go1uve,tinem~t 'tlr. J:1 rH"fense 111atiora1a.le, frat, à '.rou,1·s , ein 1870, le comme nsal de 1Mgn_· G1uôbe1t. Lo1•sq11'·il prit con~é ,c1e fHiliustJ.,e 1wéJmi1:, 1 m emhre l(],e ]n cléd'en,s e nmtionalle, a,p,rès r 41• ,oi,r, -n,y,c~c ef.fus iora, ,uemerc1ié fl1e> son ho,~,pltal it,(•, lui dit: - Mo:useigneu1·, J:e mauva,is ju,i.f qru~ VO'lll qn,ilt,e ,s·en ,irait très he11n1eux, si ,l,e 1Jon clir~ ticn d01nt il vicin,t ü'éQ)rou.ver l'espl'it d·e toil(>11n,11'0P ·vouk1iit lui ipenme-ttiie clil' l'emhmss('!)', I,'a•rcilltevêq[1e y ,coQ1,seJ1Jtit , et 1mprè,c:; C{'tte ,n,r•polatLlie: A b! i\f.onse,ig,nm1ir, ,s'éCll'ia Crém iC'l.1:t, e·est fa ,1-é-00,noili.atio,rn éLc J'nn,eiein, et clru nou. v,e,a,u Testamein1:!.. . D/SR,01·maiis il ,n 'y •e n a ~lln1- q n/~1JI) ! - Pardon, i,I'Olll';i,c.rnr Crémim1x. répMqua fip1•e,rn emt 1',a,rchryPql1,e. yo•u1;i q~1,i i"te~ rnn sa,aut légiste <'t un JmrbilP .in1riscons~1ne, vo111 on:bliez ,qut> Lr ,cùern,ie1· testa.m tYllit n111im1le to,us les n[1it,r,e s ... Le 111ôt1'C est 1,c ,<;;eul bon .

I.

On pa.rle toujours de ,la, vocation m~nagêre comme de ïa plras élevée, de la p\.us nobic pour Ja femme. ,Quico'Il.qu-e veuit •l)ratiqu.er Je métier de couturière, coiffeuse, mod]ste, doit préalablement se soumett•re il un apprentissage de 2 il 2 ans et diemi et cel· Je~ qui ne se préparent pas sél"ieusemen.t sont désign ées par le mot cle cc gâte-métier J>. pour la vocation mélllagère se'llle, O'll n'ex!ge a,ueun apprentissa:ge, - mais n'est-ce pas mille fois pire l,oo·sque la maîtresse de maison et la mère de famille ne possè&ent pas ro~roe la connaissance élémentaire des devoirs de ,lem· vocation? On se fâch e à bon droit d'avoir li. porter un costume mal taillé, 'llll chapeau de -m au vais go(\t; mais qu'estce, j e vous prie, en compa,mison d'un caractère manqué, d'' une âme rl'einfant négligêe, d'une santé ,comp1romise, .d'une 1amille fü~sunie? N'est-ce pas effrayant die voir, d'année en année, des oenta incs de jeunes filles se mm'ier sarus -a,voir la moindre notion de la ,bonne t enue d'un ménage? OO,;'\BLENT CASSER UN OAILLOU Autrefois, la jeune fille apprenait à tenir D'UN COUP DE POINII lln ménage· sous ta clirc,ction de sa mère. Le caillo,u présente 1111e r,rande lllomogl!- Aujom'él'hui les conditions ont changé; nitô cl e tissu; la ,propriétê d',u n g,ra,ucl nom- l'homme n'est plus seul il ga gn·er Je pain d•e bre de pierres homogènes est de se divise'!' h famille, la femme doit à son tour franà leur intériP.'l.111" par une contra,ctio,u subite, rbir le seuil du foyer protecteu·r et s'élancer lorsqu'on l es a p1•éa,lal:)l,e n1ent ch aufüées et dans le tumulte die la J.utte pour l''Cxisteuce. q n·on ·l es plonge emn1,i te bru~quement dans Qui instnüra 1a jeune fil!.e maintenant que l'e ll'll froide; elles <c étonnent n suivant l'ex• la mère se voit forcée de fréquenter la fa. brique ? Combien y a -t-il encore die Jetmes pressiO'll ,cooS"BJC'l'ée. Lorsque le JPartage d,e la !Pierre sou,mlse filles ,qui n'enkent p,as à la fnbriq·ue ou en apprentissage aussitôt l'école termil]] ée? Qui il l'eX[Jérience de la transition sulbite du cha:ud e.t du froid se ;prod,nit ,avec viole<nee, prêtc>nd1,a que l'industrie. par son énorme les fragments volent à ,aistance; mais sou- ~~veloppement actuel ne men.ace pas la vie vent Cf' p artage ne s'opère que d'une manl~- rlP famille? Cepenid,a,nt la famille est la base re ooculte, les f'l•a.g,ments restent en·corf' en one influence prépondérante sur l'éducation TC',g,ard 1es uns ,d es aui!Jres, et l'œil le iPhlR nt· des E'nfants, car le père est entraînê et o blitentiE ne saQ11ra it disting,u.Pr les ,poi,u \,s, dl'I ib par les ci,rconstances sociales ·e t -écon,omiqoes à s'éioigner toujonrr·s davœn.tage de sa fi~S\l1t1es. famille. L'opêr,a.teur se .c);ispose <lom,c à ,donns>t' 11' Une femme, q'Ui a étudié de près la quesspe,elacJe plbénomé,na.J : il s'pst ~ntour{> le tion. •é crit à ce sudet: ,poing d'111u ,mouchoir 1iom· amortir ,le ,con~ La nécessité d''ll'll enseignemen t dMgé et terribJ.e qu'il nu ra à J)orter; il p araît t1ecue1l· mncentrê sur ,les obo'Ses principales et in· lir to11tPs seR foTC<'R; 1Yflr 1111 mouvemPnt !1111" dispensables, s 'impose de phis en p,us, ,qrs· 1Ji1 rl',11,ne violence exa.g1'> 1'é<'. i•l fra,p,J}e s u,r Je que J'observe ta11t ,d:e visages pâles "'' malcrii11ou : wne forte ns,pirntion s'éC'hapl{)<' de sa sains, ta·nt de dêso1,dll'e, lorsqt1e mes élèves poiü-ine et ,rx,pr.ime l'énergie ,g,~ip<pos,/ie de me racontent cm:nment Oil mange il la maiJ'p [fort. Le jeu est .complet: kt IJ.)lerre a. ~o,Jê lOD, ce qu'on y fait, J,orsque j·e remarque en 1'>·rlats. L'Rdmirntion et l'effro i ont penêtrli dans l'esp'l·it des assist ants.

comment ou les élève ou plutôt comment on ne 'les élève pas. Je ne pl'êtends point q'li'il n'y ait pas a-ans la classe travailleuse des cc centaines 1> de mères ,qui ,s'occupent de leur ménage :aivec une activité exemplai.re et élèvent ,Jeurs enfants; mais il y en a des cc milliers >J qui ne « peuvent 11 pas le fai•re! Da,ns ce qui 1S'Uit, je voudl'ais v-ous off.rir un court aperçu s,m• ]es points q:ui doivent être pris en considération par les écoles complémœitaires fém inine!!. Powr bien dies gens, l'enseignement ménager est sy,non.yme ,de cours de C'Uisine. Gcrtes, la cuisine est un e bran c.he importante, mai·s à mon avis il n 'est p,oi.nt nécesswire d'enseigne 1· aux jeunes filles à pré-pa,i·er des d·ouzaines de :plats •a vec toutes, les finesses de l'a,r t culinaire, - des connaissan· ces ê1'émentai1res, des babitJm:les d:e propretê, d'cx.acUtude, de prévoy ance 'Suffiraient. Il ne s'agit p·as d"ot·ganiser t-out à son alse m1 repas, avec d,e nombreux ustensiles de cuis~ne et toutes espèces de trava11x compliq,u1és, mais d!-arri,ver à pré,parer quelq'lle chose die mangeable dans rnn espace de temps limité et avec 1es ,plus simp~es matér i,a,ux. L'enseignement d,e la cuisine se complète p,ar ceiui de l'alimentation. L'élève do,i t connaitre les produits naturels qui p eu,vent être emp\.oyé's en cuis,ine, et apprendre comment s'en St'rvir, commeint les corol.)iner, ies p1,épa,rer, se rendre compte de Jeu~· origine, de iem· valeur uutritiv,e, de lem· ,prix. Ces connaissances sont -indispensables il 'Une êpoque où tant de préparatio·ns d•iveirses, d e pn>r duits artificiels sont jetés sur 1e marché et vantés p.ar la réclame. Une troisième bra lllche de l'enseignement ménager serait le calcul et 1a ten1ue des compte.s. Personn:e ne niera Ja va!eU[' d e la tenue des eoml))tes dans un ménage. Mais il ne s'agit pas seuilement d'iinscrire a,vec exactitude tes recettes et: les dépenses, - ,l a maitresse de maiso.n doit tirer de l'ensemble die ses eomptes ,certaines ,conc1uslons et a11river à org,aniser son ménage en conséquence. Ce qui appartient encore à fa d'irection d'un ménage _pou1,t·ait être rés-u mé sous l e titre cc d'enseignement m:êruageir 11 proprement dit. Ce ohapitre n ',e st pas sans impocrtance et nécessite de · ·réell es connaissauces. Il y a beaucou1p à dire s•uir la. eomposition et ,l'arrangement d'une habitation. 1Pluis il y ,a-- l'hygiène, l a puéricuUure et la [Péda,g,ogie, 1n,anehes importamt es d:e l 'en· seignement ménagea.- qu'il ne '!1ous serait :pas


82 pe1,mis de nég,1iger. Nous ,a utres mattresses d'école, fü)'IJS avons mairn,te occasion d'observe1• combien ·la ·mère pêche contre la mo•r ale et l'hygiène c'laM l'éducation de ses enf.antA. Si ceux-ci sont mal nourris, anêmlques, nerveux et s'ils deviennent la proie fncile '(]Jes infections, la ca11se n'en est pas tm1jou:rs à .l1t 'I)auvreté, mals pl,utôt à l'ignorance et à l'inàiffé1·ence d·es mêrel!I; De nos jours, on pal'le et on. écrit ·oeaucuup sm· l'influence prépondérante q= 1·~ cole devJ:ait exercer sur la fOll•mation d,u caractère et de l'esprit. Ce désir est légitime sa ns doute, mais je m'étoime qu1on ne réclame pa.s en premier lieu: « des mères capabJ.es ». N'oublions :pas que l'i,nf,luence du foyer paternel s'étend srm· l'enfant IPen.d ant une période ·bien pl,us lo:n.gue q·ue ce11e de l'école. Les premières annêe·s, l'enf,ant appartient presque exclusivement à sa mère; c'est eUe qui pr~pare le tel"ra·i n dans lequel l'école v,a rép.andre sa- semence. Et de quoi se compose .souvent ,c e tenain '! Il est .plelrn de mauva,ises herbes que la mère négHgente n'a pas su déraciner et q,u'e1le a même cult ivé·es. Nous devrions trav,a:ilJer de touteB JI.OS forces à éveiller chez nos jeunes ,f illes le sentiment de leur responsabilité, les ·ame11er à ,comprendrre ,q.uelle Mche d:iff.icile eB-t l'éducation d'un enfant. Etles devraient se ·l'encl'lle compte ·q ue la1 sarnté plhysique et morale â''UD peurple d·® end en grande partie d'elles-mêmes,; qu'elles p€'llvent, dans leur cercle d'activité d'a,ppa;rence si modeste, contribuer [)01Jll' une large part a.u bLen de lem pays, qu'e!Jes seront en partie respon.sables et coupables s.i la gênér.ation future n 'est pas il la ,h auteur de 1a précéd'ente, st le nive;an.1, gi;n,éral d'e la nation est en ha:isse. Il importe d-e bien leur fai<re comprendre quel lien indestructible U1nit la, famille A la patrie et à. ,quelle grande œuv,re nationale et i::ociale elles sont appelées à coopét-e,r pa;r le ur activité dans La famil'le. Je crois ,que cel•lli serait pour le moins an-ssi imporrtant que le ,oours d'c culsine. Nous rven-O'Ds de voir, dans cet ,article, t.ont ce qui pou1Tait être .fait a,aills le domaine de l'en,seig,n,ement mênager. Nous verrons, dans Ia deuxième parti~, comme,nt la tilche peut être rom.prise. II

Nous venons dO!lle de voir plus haut le but -à atteindre dans l:es écoles compl~meutaires ménagères: Jnculquer a ux jeunes filles une conception clai<re du bien et « af-

83

fermir la volonté de la pratiquer »; d~ve rsoll'Ilelle. On leur fera j;uger, en exami- matt1-esse trouvera moyen d,e ,réunir ses anper en elles la pla'l!ne eonscien,ce q'll'ellea clell!lles êlèves, en a·l"l',a[1gea,nt d<e'S 1iéJunions pe&Dt des échantHl<JlllS d'étoffes, de la ~omYivent pas seUl!ement pour elles-mê P sition, de la: quaJtii'é, d'U' p;rix appr~1mapour femmes et mères de fami•1J.e. mruis qu'eLles ont une tâche sociaile à Ces 1·{mnions au'l'aient iPOUr but de pe'I'de celles-ci; on -rec:her,c hera les ra.i~ons rpli~-. poua- lesquelles ,u ne étoffe est rp.lu,s pratique mettre .aiu,x femmes de s'aider mutueHement, Le but de leur éducation ne consis u'ulJl•e ,a:ut·re. Toutes 1:es ,branches de l'en- , de s 'instruire réciproquement. On discut-epa.s 'lIDiquemeut à a-cqu~rir des ,connais q ignement l)O'l.1rra,ient être· traitées :par cetrait les -circonstances d'll ménage, l'lédue'a.ces, mais à se les assimiler par l'a réflexI tion des enfa,n,ts, o:n• s'engagerait rm.1tmellemétb-Odie. Touoour.s ~n se 'ba?em swr ~'-0bà d,evenir capa1bles d'e CO'Iltinuer par el ser1'ation, la compara1son, le Jugement, on J11l"Ilt à ne _pas leur d'ouruar des •boi$$ons almêmes •leurs ,êtmàes, - mie'Ux encore, à coolisée~·, à les mettre de .b onne ·heure au éveillera la pensée; on. s' app'lllJ'eira: le plus dO'llner Je «désir»· d'.a ppreruke davant ssib1e sur Ja vie ipratiq,ue et Olll, prendra lit, à les ~loigner de tous les plaisirs qui ne Le point principat de toute cette êduca : considération les confütions d>arns lesquelson•t pas de leur fige, etc., etc. Nous vivons s•e>ra. de dév,elopp,er l'individu-alitê ·et I' les vivent les -élèves. à ,une &poque de coorpération et de sol'ida1·itiati,ve de l'élève. L'enseignemenrt: doit té; il y a. quelque ,c hose à accomplil!' d·a n,s ,D ans ·un en,seigneme1lt pareiJ, on trot11veoffrir, non ,rune instruction scolaire, mais ra de nombl'8UX thèmes de composition é- ce domaime. Au• moyen de ces s-oirées, les science même de bien vivre. femmes et les filles d-e s classes aisées prêcrite. Il est évident q:ue, oompr!si de cette teraient •leUT con,coors à celles qwi sont surEt de quelile man,iêl"e cet ensei>gnem manière, l'enseignement m'étnager d·e vient un chargées d'ouvrage. Y a-t-il de plus belle n'esf-il pas trop souvent dlOllné? li doêpa enseignement ,gémlél"aJ. tâche '!)Our une jEmne fi.Ile iud,épend.ante, l'entendement dies élèves, entrant par Mais it n'est ~s moins év,ident qu'un que de mettre son édlucati-on sul)'érieure, ses oreille pour sortir pa:r l'aflltre. Oe sont tel enseig.nement exige doe h.a:utes ,ca,pacitês affirmations successives qu'on force cell pédag,ogï.q,ues. A ,c e deg,rê, l'e!lJSeigll'ement couna·issances plus étendues a:u service de la commun,mté? Là serait auss-1 i.a 1'''MO et ci à acce.pter s3J!Il,s d,iscussion. Au lieu d le plus efficace est afllis si le plus <1.1,l',tlcflle. l'occasion d'i<nté resser ,n,os femmes, et nos enseignemen.t vivant, c'est un <échange gl Une forte édmc.ation géruélra]e et urne '!lllstr•u.cfilles a,uix questioµs qui ,préoccupe·nt le ruond'intel"rogations et de réponses (limitées tlon :prof,essionnelle spêc1ale en faci,litenrt d·e '1'émh1i11 a•aujourd'lhrui, le manuel). l'a,ccès. J...a maitresse de ,classe de l'école Permettez que j ,e vous fass·e une rapl eomplémenta'Îre doit connaHre à -fontl; et ea Vous me œirez q•u,e fout cela est fort bien. esqfllisse de ~·'€11lseignement t-el que je le longue matennielle et les brrun'ches à en:seifort be,au, mais à :peine !l'éalisable. Soyons prends. o sa tisfa,its s·i nous arrivons à trrnwer d'es gner. Elle doit arvoir la ,capac1·t·-.,~ -'"ue comp_ élèves pour J.es CO'Ul'S de cuisine et d·'ou,vr~S•i, en traitant de la. chambre d'habl ~er elle-même son enseignement. IDHe doit, ges à I'aig,ui.lle. Et moi, je vous répondŒ·a1: tion, par exemple, orn avait ·en main d''IHl'B sereine hauteur, juger les rapports soce ,qui a pu s'effectruer .a illeurs p,ourra se liste des ll<rix d'ameublement, on n'oubl eianix ·e t e n tirer des conséquences· po111r son rait pa.s les maisons qui V'e:Ddent à te ,nseigne,ment. faire chez nous. L'édi.fice complet J:JJe sera pas ériig1é en :u<n.e f.ois! On pernt commenœ.r Ou dtiscute.r.a la .matière et la ·Compositl Je me représente cet enseigruement comd,e s meubles. On rêiu,ni,ra une coHection d' me suit: Lu cuisine, les trnva:ux :l !'·a iguille modestement mais i,J s',agit d'avoil' l]lettement devant 'soi le but à aHeindre, rpoui· s'en seront enseignés, comme cela se fait d>éjil 'lustrat'ions prises d.ans Jes jau.rnaf!lX et l'approcher pas à pas. Il s'agit d'élimineir une ·catafog-ues et ou fera dire a,ux élèves po dans plusieurs endroits, dans des com·s spé,q uoi elles trO'Uven,t cecl beau, et c ...wa ,;!aux. .Les maîtresses se recruteraient p.a1,mi série de dlifficultés qllli obs•t ruent le chemin. On lem· donnera comme devoir par éerl eetles d•e l'enseignement mé<na•g er, tel.les I1 fa'llJdr-a s'assull'er que les j·en'IlleS filles emComment vous reprêsentez-wus votre ·c h ctn'on les forme 3!UX -écoles mên.agères et ployées dans les ma•gasill's, à la f.a brique, bre •<< d''habi-tartion. tutu1-e » '! Il ,fa,udra b1 parmi les maîtresses ,d'ouvrage. Pour les au- al,ent le temps de s1.11ivre }es cO'lJll'S de l'école complémoo>taiŒ'e, et non pas qu'elles aTri•l eur ex_p,l!quer que ce n'est p-a,s le pri tres cours, qui dev·ra'ient aussi être obl,igavent à J,eurs leçons tard d•ans la s,oirée, fage des l'lch'es de s'arramger U'lle ch.a toires on enœ.amerait ,des femmes· œ'uDe culcouf?rtable et que l'im1Pression .agl"éa~le ture plus ête;a:ie. Celles-ci enseignera.i ent la tig,ué'es pat· le O.'a v,ail d•e la. journêe. prov1,ent p.as de toutes espèces de b1be1o1I théorie dains les â ifféuentes écoles d'1u[1 mê- , Il me s~mble que iJ.es règJemen~ établis A bon ma~ché. ·Qu'on, leur parJe, da·ns la Je. me district. · dans quelques ca'lltons .pour les cou·rs ol>lic;on d'1hygiène, de la h1tte conitire la 1J'llbef. Ma:is je voudrais leur J<ésffl'Ver une tâche gatoires œ'apprenitissag,e, po1nrraicnt être cufos-e: contrn ~'intempêr.arnee, ~'?'on les fa. spéci.ale! Elles ne devraient pas s',en tenfr à appliqulés a·uoc écoles ,complé,menta!ires mém1lla,i·1se avec toutes ~ortes d mstallatlOIIII l'enseignement pur et simple; lorsqu'elles 1rngêres. · · I1yglên,lq<ues; on pomT.a'lt encore iprendœe I& auront réussi il évemar a'intêrêt des élèves, Il nous faudra, en, tout premier lieu, prémode comme su1et d'une courte étude. Qu'oa à leur dionner l'envie et les « capaicités » parer un corps enseignant capa"ble, payé et .1€ur mont1•e., .p ar des expêrlenl)es ·f aites 1111t d'appTendre da.vmiitae"e elles ont Je dievoir· nommé par fEtat. Nous devons insister d·e les plantes, l'effet die la Jum:êu, et de J'alf 1111,Pél'ieux de velille; 'i\. ce que ce zèle t<mtes nos forces }Jour qu'on 1-ende ces 'écosur •l 'être viv·an.t. On Jeur posera a.ussl del ~e se ref,roid:i sse pas et que l'envie d'aples obligatoires. n rn/e-xist-e .pas que Je s aquestions comme ce1le-cl: « Poo,r quelles rai· prl'nd-re demeume. car n a 1,rive lllill moment che, d'autres f!coles en S:uisse, ,que celles de sous les enfants ,apprennwi,t-lls à meutl,r? - oil la jeune fille ,devient f,emme et sous le- Friborn·,"' 011 l'>école ménagère soit déclarée Questions a:uxqu.elles elles sont à même de lowd faTde.a:ui qu'elle a souven,t à porter, ce -obligatoire. Chagne jeune fille devrait pasrêpondire en pu1sa•nt dans leur e:xipériedl beau zèJ.e s'éteint. Je me •Nlpl'ésente ,qu.e la ser run examen à sa sortie. Ce n'es>t que de

ri;

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85 cette manière, que n.ous pou.rr001s voir, 011ns un temps pl"ochain, J'enseign€1lllent ménager a vcc toutes les a,utres branohe.s, ·allemand, édiu.cati<>n, morale, etc., prenfü:e pied également, et devenfr '\lne institution populaire bênie. X. (F. d'Avis de Vevey.)

Argent et bonheur L 'argent J1a.it-iJ le fionhelllf? « Non », •r épond-eut ordinairement les g,ens qu~ possèdent; ·<c oui », disent presque toujo11Ts ce<ux qui sont dépourvus. De fait, si l'argent .ne fait ,p as le bonOt e'Ull", H y oontiribue da.ns une l.ar~e mesure. Les riches malhem·eux le sont par leur f.au. te, à cause de leur iu.co.nd'llite, d·e leu,rs abus et ·de leur manque de souwiss,ion Il la -vo'!Onté d'ivine. Un vi'C'll.x d1cton suédois d,i t: cc Là où l'ai,gent se :nkhe il y ,a un dfable; là où l'argent manque il y ,a, deux diahles. » M·e ttons tout au plus mal et supposons que, dans deux familles voisines, !' nille riche, l 'a'lJ.tre :p,8.UV'l'le, 11 y -a la maladie, les sou,cis, l'infidélité et J,a disoorde. Il restera pourtant ent'l'e elles toute la différence qu' apporte la faim, 1'hor,rible faim 'l)Our œux qui n'ont pas de ressources et ne s,a vent pas ~,::1gner. !La. femme et Ies ,enfants• diu, riohe pourront encoo.-e s'a,coordeor soulage me11ts et nv,oir ·assist:µice dans leurs ma,J.adies. ·Si donc l'argent est 'IID .ru·au,v.ais mattre, c'est uin bon seorviteur ,e,t les homm~s ont pa'l'ti:J itement raison de .chercher 1l en gagner ](' :pl,us possible, li. la cond'it,ÎO'll de l'o-bteni,r paT des voi-es honnête!!. La fortune aoq11lse par de longue,s années de travail •h onore son heu!'eux rpoS'Sesseur. iEllle ne doit point ex<'iter la j,a lousie, mais •bien plutôt servl·r d'exemple -et d'enoornra.gemeut. Le mia·J de l'époque actuelle vient d''ll!Il. vfce de répartition. I1 fa.ut songer q,n'un miHi11l1'd1 :permettrn,it de .aonn.er vingt mille francs Ji cinquante m.ilJ.e famiŒles et li. mettre ainsi dans l.'aiRan<'e 250·,ooo ipersonrnes. ,L es fi11ianc1&s américains, q111 possèdent ensemble 35 mllLian·ds, pou,rmient, avec la moitié de leur fort'\lne. lloter de 20,000 ti11a1nics 875,000 familles et fa:Lre urne poNte ais·ance à quatre millions · tro1s cent ·solxa.nte qu6nze m!He person.nes. Ces ,oalculs ne j<t1sUflent pa,s -Ja ,g uerre au capital; mais .fls l'eX'l)liquent !POUT' 'll:ll

monde q'lld ne croit- pas ,a,ux compenSftt de l'a'llfre vie et aux richesses êternellea pa:radis. ,S ur la terre et .p our la tern, l!l il faut de l'or. M . ,Roosevelt, de'l"Il.iêremen,t, const l'énorme accroissem~t d~ fortunes Ebnts-Unis, déplorait oomme un grand la concentM,tion d!immetnses eapita'll,x les mêmes mains. Dette « suroopitalisatl de·na être a.Nêtêe OUJ limitée par des ,m res .nouvelles, S\Pécia;lenwrnt pal' une ,taxe vêe tles hé.ritages eit J'êoo..bliss,ement d'u111 pût progressif grad11él de manière à raba un peu 1111. poussée t1·op 11•a:pid·e des mill da Ires. ;! · ! 11' ., ün sent done, ·e n Amériq'U.e, le dJ\iD des fort:Utnes colossales, toujours élevées ll"s nünes d'<tme multitoo·e et étalant ses cès à côté ·d'e s !fou.les 'IH:eab'.ê es de tra. ou cro11pissa•n.tes ,d e misère. La q-éa.<'tion des pouvoirs pu,blics ne IJlllS efficace si elle s'en, iieont nux mes .fiscales; elle devr111 ;porter &\Ill.' les mœu sur la i·èglementation a,u, trava·ll et res 011 nisartions sociales de soHd'lltîtê et u as!Jllll" ce. ·Mni's le liait que cette l'éaction dev ·u n besoin doit nous sel"vir d1'enselgnem ,nous ap,pren<l\'e à ne pas fav0trlser lia spé lation puTement fLna1t1:(•,ière ni la trO'J) gra conoe:niira,tion des ca,pitaRil3'.. Le bienfait ~,a fo1rtu1J1e est dans 'tl11e su.ffismnte diffusi qui gén~ralise •autllJnt que possible l'heu s,' mêùiocritê d'U poête.

Pour boire frais Nous avons pensé que, ;p,a!I" les chale de cette sa,i son, nos lecteurs accuel 'l'aient ,avec pla,isir un certain nomt,re recettes ,grâce auxquelles Ils J)()'I.UTont ;pare,r· ,e ux-mêmes des boissons fr,atches, salt€U'antes et saines. Nous insistons sur le mot « saoll""5 i, , :iiœ par ma:nie de mêdooin enclin A trouver da microbes dans le plus inof.fensit coktal, ma'i,s parce que les moyens que nous prêc& nisons o.nt le mérite .appréciable <le ne let,. ser place à aucune c.11alnte, au re-bours de benueoll[) .d'aUIDres do11t on s'étonne que Ill commissiO'Jls d'hygiène ne r~glementent pa l'emploi. J,a première chose à ,f aire lorsqu'on ;vent boire fra.1'9 est natiu,r ehlement d'•avoir de Il gJ.aoe. Mais voici justement oi'l il siedl dl choisir une bonne formule. TO'Us les .proel-

dM nécessitant a'usage des acides quels qu' Il.li soient. doivent être 1·e_jetés. Nous ajoutons que n'importe q'lJelle glace, uatoTelle on ,fa.bl'Ïquée artificiellement, ne sa1Lrait être empJ.oyée ,impumémient t\11!111'1 ,c Uq'llide JHême que l'on veut consommer. Son i,eul rô'.e est d'être ré.frigé1,ant, c'est-à-diire de re· troidir le liquide par contact. Ail surplus, les -bonilles formules ne manquent :pas.

Noos donnons ci-dessous oelfe!l que l'expérienœ a d~mootré être les meitlewres: - Moél,auger ensemblre: 2 pairties de glace pilée et 1 partie de sel de cmsine. Température obtenue: 20 degrés a:u~dessO'lls d-e zéro. - Autr~: l\lélanger 1 partie d'azotate d'ammo.ni,a,que et 1 p·111rtie d'eau. Températore obtenue: 12 degrés au-dessoUJl de zéro (l'azot:J te <l'a,mmoniaque, que l'O'I1 trouve r~ tous les marcli'and·s de :produits ehimiques, oo1l.te -a ssez cher; mais il peut servir indéfiniment lorsqu'an pren·d soin d'e le f.ai . re sécheor après emploi). - Aut-re: .l\féla'llger 12 pa'rUes de glace pilée. 5 de sel de ou.isine, et 5 d'azotate d'.ammo.nfa.que. Tempêr,ature obtenue : 31 de,res au-dessous de zêro. !Je p1·oœdé le '}Jlus silIIJ)tle est le mélange n• 1 tgia-ce et sel); mais d·a ns les 1oca1iMs oil l'on .ne se procure pas facHemimt de la; g1aee. les a'lltres seront utilles. B-len entendu, 1-a glace ains,i produite ne 8era Ja,mais consommée. Le mode ·Je plus pratique étant d'effectuer le méla.n~ dans un seau, on pJ.acer,a dans ce seàu Joa bouteillP. contenant le liquide 11. refroidir et on i'y laissera 1m temps juste suffisant 1.)0Ur qu,e IE' Tefroidissement •ait lieu. Si l'on tal'Clait à termineT l'opération, :le liqui-de se congèleMit et la: ,bouteille ca.sser,ait, à ,moins qu'elle n'ait été f&bniquiéie spécialement pO'ur cet usag<· (c31rafes frappées). ÈxamJ.nons maintenant quelques recettes de boissons particulièrement agréables à êtire absorbées glacé.es. Voici d.,,a·bord J,a plus simple et la plus' économique: On C-OUIPe des citrons p,ar tDanclhe!! d.ans un réoipi-e.nt en' faïence (u.ne soupière Ulil peu graml'e remplira parfaitement le but); on Y adjoint du sucre à volonté et l'on verse des1118 de l'eatl' bouiilamte. Refroidie, puis lirap~. cette limonade est >apé'l.·itive et très !l',ar fratchissante. Etle ,convient à towt le monde 1auf à certains rl'Yspeptiques. Cette autre ne 11ui cède en rien• comme QUal'Ïtês: FaJre fondre qUiatJre C'UÎ1lerêes à bou{Yhe 1

de suore dans 'llll litre d'ea•u. .Ynoorporer quatre cumerées à bouche de jus de fra,ise (sirop à d>éf!aut), ;puis dieux ~füer(1es à bo·ucbe de bool ;vinai~re. IDnfin-, ,avec les sui·v-a.ntes, nous aborderons tme cuisine plus comp,liqtl'ée: Voici les cc blschofs )): 250 grammes de sucre clans œu litre d'e,a u. Lorsiq·1re le suore est fou.du, couper dans le sirOiIJ deux citrons dont on. -a pris soin d'enlt•ve1· Jes pépins; aj,outer un soupçon de ca~nelle deux d>ous de gimfle et un zeste d'ora,n'g~ ; pu~s filtrer; ce «·fond·» est le même [JOU'l' tous le s bisClhofs. On termin,e .à volon~é en versmnt twit du vin, blta11c, soit d,u vm ro'tllge, soit du cbam:pagne. Frapper d'ix mi,nutes. Plassons aux «juleps»: Piler dtans un grand, verre trois b11a11ches de m~nthe fraicbe •avec nne c-uiHerée de suCt'e en pou{IJre; emplir le verre aux trois quarts ,avec cle .l 'ea:n .add·itionlllé~ de (•h~rtren•se, aôout,er mie goutte de bitter;_ ;pms, sut· lie tout cv·erser avec préooution., :a,f1•n que les ingrédients :ne se méla1ngein.t pa.s : d,',a,bord 11'11 petit ven,e de_ d1um, . puis ~l[Je tranc~e d'orange ou de cibron : pms. •enfm, une rnulIm·éc de sucre eu po1.n},re. On boit très glacé a·u moyc,n o•une paille. . Les juleps se font nu t'hum. a<t1, g.lJil, ou à la fi11.e oham1pagne. Inutile rle ùire qu'iJ.s 1le couivieonnent q'll''aux estomacs robustes, et q,u''il serait pt\.rilleu...... pO'll!I' la tête d'en abuser. . QueHe que soit la boi!iso'n que ron a fa;1t fr.app~.r. on doit to·uôoo,rs se t·ap~lcr qu 11 fa11t boire à petites gor,g~es, si possible même .3 ,11 moyen d'un chaJ,umeau d·e pame ou de verre, ,J',absorptiOlll• '!'lapide n 'Hanchaillt aucunement la soif et risquant d'.ame11ei· does ncoiod.ents ,mortels. · Enfi'n s'.il est permis de ponctuer cette chr·oniqu~ q11el~e peu oul1;1'aiore ?' un conseil séri~.x. r~tons que Ion dŒt se méfi.er die l'eau, l'été. et que pour twtes Jes boissons prêoi'tlitées. comme pour tous lei< 11sages de la table, Il est de 1)(1.'Uod.'ence élémentaire d'employer exc1usivement de l'eau boomie. Jean de GA.DLLON.

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·~1'I La Terre n'est pas ronde }fon Diieu! où allo111s-a1orus?

Vous ne mette:r. pas ·um pied hO'I's de chez Yous saŒllS entendre cette phQ·,ase stéréotypée vous tinter aux oreilles vingt fois pa,r


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jour. IDh! <YU!, oil ,aJllo111s-nous? Il est œrûa ilil qu'il faudrait êti,e plus for,t ·que je ne le su:is en polirtiq'lle pcmr. devine<r en ce moment. .Je &ais q'l1e la politique eist un:i. pe1·p6tuel cr·ecomme·ncemen:t, ,maïs il nous reste Qa civ ilisati101DJ, l'inœusùr-ie, etc . .A.h! oui, rvous pouvez en prnrler! A't1,trefois, IPO'Ucr' ne prendre qu'un, exemJJle, une lettre mettait ,hu,it bons jouirs pour a ller d,e P.aris à Lyon. Aujo111rd'hui, lllOUS H vons los t~~grarphes, les télêphon,es, et "tout ce q'lü s'·en S'UJt. Un geste, un simple geste, et tout s'airrête: lumière, éleetricirtô, incl'ustrie, commerce. Toute llllotire ci'vilis·ation, c'est bien Re cas de Je dil,c, tient à un fil. Voilà. oü -aboutit l'espiri.t de centm,lisation. ,Continuons ,ajllJSi, et, clans cinquian te .ans, lorsq1ue J'élecùr1cito ·a'tlrria CÙl1angê ll a fiace du mO'Ilde, s·u pposez ul]]e grève -d es ê1ectriciens et vorus pm1,v,e'fil imaginer le .tableau. A l'heure iacrtuelle, nous pouvOllls nr0us en tLrer ,v,a.ille que va:iille en. nlkmt chez: l'ê,picier 'achetei· 't\ille ch1andelle ,on, run litre cle pétrole, mais dans 1m derni-s'iècle J'êpicier ne vend111a pl,us de bougies, et 11~15 ·!a'!IlfleS !l. pétrole seront clans !Les m111sées. .Si nous m()lllton's ŒJlus lb.a\1rt et si nous faisous le bilan de nos conrll'aissances s-cientifiquies, :rlO'us constatons ,que no'us sommes logés à la même enseigne. Les IJ)rirncipes les plus sûr:; semblent collltestés: Ua conservation de l'éner.gi,e! une misère d.étrônêe par la déCO'llYerrte dt! ·radium; 1-a masse du COT,ps, cet élément sta,blle de }',a ncienne physi,que! 11ne chimère ,b onne pcm,r ,L'avoisim·, et ainsi th1 reste. La science brille ce qu'eHe ,a:dorait il y a un siècle. ::\1011 J)ieru·! où ,a Uons-'11IOl\ls? à quelle ép,oq,u,e vivons-norus? En V·O'llilez-vous un •a1Utre exemple? Ce n.e sera pas l-0ng. V·o11s ayez a]Jp<ris à l'école ,que ra Terre n'était pas plr~te comme un g:lrea'll, mais · qu'elde , avait la forme d'•u,u.e bome, et v0s instibuteirnrs, qrui détieninent la, science officielle, n'ont pas manqué de voUIS ajouter qu' en fait cette 'bO'll1e était un peu, ,a1platie au.X pôles ,et renflée à l'équateur. Et vous .avez cru ,cela les yeu.x fe1,mês? Eh bien! il faut en rabattre! « La Terre n'est pas ronde>>, il y ,a dix ans ·,qu·e j ' ai essayé de l,e démontreir; je l'ai ,fait timidement cll'abo1rd; puds je me suis en1han1i , et lo1•sque Nansen rev(ma,it de aon yoyage au pûle Nord, j'en ai êté si bien conva,in:cu qu<e maintenant Je rega-rdie la chose

87 comme ,aru·s si certaine que deux et deiu~ seul tiond•, H s'est ~1:3inttcê_ vders le pôle Sud, gu,atre. 'Il vient presq'lle ~·a em re. Da•n,s u11 ,article paru, à la date da GU Le 1er janvier 1908, Shackleton, eu comraoO.t 1908, j',a i dêjà. essay() d'insiDJUer ic âie qU1elq:ues sa vamts, ma:rehait à vérité . .Je n·eviens iL l8J oha-rge aujourd r~auit de la ,ba~1qruise -a.vec son modeste car j'ai d•ans mon jeu des awuts ~ de 2?0 l:olliiles, ~e «Nemrod». A .la ment lmporta.nts et c'est le momen:t de fin de janv1eir, u<n m<>1s seulement après mol!ltrer. · (Mpa•rt de ~a. ,N-0u,velle Zélande, li arrtJe vous ddsais q'Ue la Terre, en Be t en v·ue de Ira grande ,b arrière de gl:ace froidîssa:ut, a eu tenfülJDoee à se rapp :: se décidait à ·hiverner vers 77 degrés de d,e la forme pyramidale, avec qootire f 1etttude Sud'. L-e 3 novemhre 1908, le lieu.teillant ,Shacket quM1·e sommc·ts. Jf,tOD quittait ·arvec :trois die ses compa·L es faces sont des creux, les som 6niei,gent uàM11·ellement mi-dessus des œ gnons ses qrum-t;iers d\biver, et se d'1r•lgea1t et ·s·ur Uc · globe pyramicla.l; les choses 'fet'8 Je Sud. La, balllqudse, ,amoncellement ~ ùisposées cle telle sorte q'll'à. chaq'tte r gl11,ces et de névés, s'êtend1ait ,suir une lonc'est-à-dire qu'à cha,q ue oc&an, corrc goeur de pl'us de 600 kilomètres. Elle fut aux antipodes un· C'()liltinent <\mergé. rrancbie en 24 jours, gri\ce aux poneys de ,Depuis Jongtem'f)s, trois des faces, ya,ndcbo•1irle qru,'on ,a;vait emmenés et attelés aux tratnea-u x. ·Pa,r suite dru g.r111Il1d, nombre la:Utfque', Mers des Indes et Ooéa:n Pa qùe, - et ti,ois des ,sommets o_pposés, de &eviasses, les idifficuŒtés f_uren~ ooorme~, Oanacfa'.' Finla:ii,de, région s itiérienrne asl et le 8 décembre en particulier, c est à pe1si les cornra,geux voyage111·s avancèrent que, sont des poJ11ts acquis .. La q'u.atrième fac,e devuis le voyage de 700 mètres. L'entreprise se com.:pllq'11'8J les Na'ns·c·1i' peut êbre i11stallée très .facille jours 611.l'iva.nts, car il _fallutt g~a:v1r des gladans !'.Océan pola irn n.oQ·d, oit la sonide ciers abl'up,ts ,pour -arriver enf·11l! sur un placuse cl,es p,r,ofom.leu1rs atteignant 4800 m teau de 3200 mètres d'altitude moyenne. On en ccrta,irns en·dToits. Le -q uatrième ,som, franchit encore deux chà1'nes de molll~agnes, de-vrait clone se trou.ver aux arnfipodes, c' ,t le 9 j,anvier, la. iflatlgue, le .froid, qrui atteignit 40 degrés au-dessous de zéro, l'épui:\ dire am pôle Sud. sement âO a'll surmen,age et au manqtre de Voilà pourqruo-i j e pensais ,q1il'en cet ooO'rriture, ne :permirent p-a s de pO'llsser fü,oit SC trouv,ait UU contiIJ.€<Ilt; et Si l'e i;jus 11,vant l'e~pédition. tence d,e cc continent hy,potihétiq,ue n'ê Il fallait rebrousser chemin; le lieutenant pas démontrée u:n jour, 1,1 fallait ,dire ad! Shackleton avait d.êp11ssê le 88me paTallèle; à la tbêo1·ie. J'estimais d'aillem·s ne pas t1'0iP m'a,v il était à 165 ki.Jom. d'UI pôle, la distamiee <lu à. Paris. ee,r, car, en ,rait, mrul,g,rê le g-1,and nomb Havre De cet en3roit. le plrateau s'étend,ait au d'expéditi()llls à l'assaut de la-harnquise a lnr1:eriruption vers te Sud, trale pe:n:dant l'été de 1901-1902, -00. n'av loin·Liesans ,retom· fut extl'êmement l)é:n,ible, et réussi ,qu'a. expilorer les contours d111 conti- les quatre vo,yageurs u'arrivèren,t a-o, 11111vlre nent supposé. que le 4 mars, après lline course ,de 126 jo-rnr:s Pa:r-dlel-à Ies côtes abru,ptes de ce gJ&. et un prurcouTs tot,al de 2748 kilomètres, soit cier imm,ense, qu' y 1arva:it-il,? Des terres, del une moyenne de 21,8 kilomètres :p,ar jour. îles, ou rnne mer ex téirieure ? Cette expédition c-0nstitue donc le plus Le pôle Sud gar,dJatt jalousement S0S se- be&l\l, orecord de toutes les expJ.orotlon~ pocrets, et celui q,uj avait réussi à atteindre Il laiTes. pilous ha'llte latitude dans oes n:égions déaOCe n 'est pas le lieu, de s'àp[Pesantir lei lées, Je comma'Illclant Scott, avait à iI)elne ,ur les résuiltats scie,nhfiq'Ues de la mlsfra'llJchi le 82me parallèle. Huit -cents klJo. 1ion Shackleton; ils soot d'afüeurs imparm ètres en -Cihiffres r,onds le sépawient ell- faitement C<YDnus. core d'u ,point myst~rieux. but 1-êvé p!l'r toi· Mais ce qu'il fia.ut eniregistirer à. l' adif de t es les expêditi,ons en quête d'une g,!olœ la science, c'est la conrstatati()n certaillle de payée souvent bien cher. rexîstence d'U continent œustr.al, v!lste s•u rOr, vo.ici q'l1e tout à coup nO'us a:ppt·ooOIII face deux fois gramde comme l'E•ur-ope; 11ue nouvelle stupéfiante. Le lieutena'llt de c'est ce fait; dont nous· -Il'O'UJS, doUlt!()'llS llftDS l'expédition Scott, Sh'ackletorn, a repris pOII en '8v-0ir Œa preuve, qu,e Je pôle Sud, est vraison COII!:Pte une e:x,ploration polra.ire, et, d'oJ ment ~e q'l1atrième sommet de la pyramide

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tene11tre; c'est cette autre constatati-0n que )('s rayons pola.lres du. globe so·nt inégra.ux et qu'entre la dâstlllllce du pôle Nord ,11.u, centre de la terre et l'(;loi.gnement du pôle Sud <fo ce même centre, n y a une ,(l,ifférence ù'ih1 moins 8 kilomètres. Nous savioos d'éjâ. qu'à l'êq_uah,ur J.a cir·conférence t.e.iirestre n 'est pas 'lin oell'CJoe •r4!-gu· li<'r, uous sommes .cerœins ma,intenrunt qu'il en est de même des di-ffé.rents mêrid.iens; cela nous su,f.fit pour s011:œni:r que décidêment « La Terre n''est pas ronde ». Th. M.

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La Religion est bonne pour les Femmes Quand il;; ont dit cela, ils s'imagiuient avoir dit U!Ile chose sulblirne. Eh bien, moi, je dis que si la ,religion <!Sl bonne pour le!! _femmes, elie est encore meilleure pour les nommes. 1. L'HOiM,ME .EST HOMiM.E. C'estJà-ùire une créature raisonna'ble. composée c1 'un corps et d'une âme. Donc. a.utant que la. femme, H a un Dieu à adorer et à servil', ·un co11PS à :resp~ter et une âme à sa~1ver, 11n ciel à •001nquénl:r et uu. en,fer à /lv iter, cl-es vices à réprimer et des 'Vertus ù pratiq,uer. li n'y a pas deux év-a rngiles, deux symboles, deux décalogues, l'un l)OU.r la femme et l'a'lltr-e pour l'homme. Jésus-Oh:rfst a dit: << Quiconq,u e croira sera sa,uvé, quiconq1ie ue croira pas se,m. co:id:a mné; ,sf V0'\18 vou1'ez entrer o1'1"ans 1a vie l'.-ternelle, ohs-e rvez mes commandements'.» Il a :varié ;pour tous. Bien, fi.n sera_ït celui ,qui ,pour,rait pr-0:uver que Jésus-Christ ne pulait ici que pou.r les femmes. . . .l'ose même ajouter que la religion est plus indispem;ablie -li. l'ihomme q11'à la femme po'ni1· t,rois raisons: 1. II est eXJI)os~ à .plus de dangers, plus entrainé, plus mena,cê. Lorsq'll'un jeooe homme. jusque-là l'esl)ê~,ance et l'o,gueil d,e s·a famiHe, brise tou.t-àcoup avec les brubitudeis de ta vie chrétienne. sa mère s'al.a·rme, eHe sent q:uie ses emibrassements sont devenus ,plru,s ra,res et plu,s froids· elle s'aperçoü que lie ·f oyer domestdque n''a plus d'attrait pour ~ui: e11e peu~ tout c1-.aindre le jour où e1Ie dit: cc ·Mon fils ne s,e confesse plus. » E,t qru,e sera-ce 1Pl1Us ta-rd, quand, mattre 1


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88 de hld-!nême, assail'li ipall' le Tespeot bumal'II, les mauv.ais exemples et les tentations sans nombre, il pourra faLre le mal impunément'! 2. Parce ,qu'il se l'wisse p~us f.adilement abattre pa.r la douieiu1r. La femme ,e st le roseau ,q,u i rp,Ue et ne T-Ompt :pas. L 'homme est le chêne .qui ne fléchit pas et qrui se brise sans le choc d''lllle .dl!ception, d'um rewrs, d'une é<1weuve. Si Ja 1·elLgion nie les soutient pas·, 1es âmes viriles défaillent et ·se renv,erS{)nt pius vite que les âmes tférnJruines. 3. A cause de ses devoirs plus difficiles envors kt société, ,envers la famiHe, envers lui-«n~me. A certain es 1heur cs, il fau,t qu'il soit 'lm hér-0s i)cmr ,s,auver son ·honll'êteté êbr,auMe et sa vertu ,ohwn:cela'll>re. La J-cligion sewle veut le soutenir, et, dam, cc sens, elle est encore [)lus nécessaire ;i, l'homme qu'à la femme.

D. L'iHOil\IIM:E EST EPOUX

Voici ,u,n m~nage. La femme a d'e Ia religio.u. Vous l t·o'nvez que c'est bien et vou s ayez raisO'll. •L e jolll' où J,a femme ·rejetterait tout sentiment noble, elle l(j1eviend1rait urn fléau. ILes incroyants eux--0nême~5, a'U foilld, ont la conviction ,que la p1iati,que des devoirs 1·eligin1x est l<l plrus stlr trésor de 'leurs épuuse>s e t œc leurs tfiHes et ,q·u e toute femme naiment chrétienne ·d'oit être néoessai,rement uue ,femme modèle. I ls tDe se trompent pas. Mais, le mari n'-en a pas. Al01·s de tr,o is choses l'une: l. Quelquefois le mari ineroyant. pervertit la femme cr-0yaate. ·C'est un malheur ,qu'il fa-udrait pleurer avec des larmes de sang. C'est la- consommation de la ruine. 2. ;Quelquefois, la femme cro,y-a'Dte .convertit J,e maa.,ï incroyant. A rfot·ce de prières, 1Monique sauva Patrice. Un mari s'oubliait un jom· jusqu'à ,blasphémer devant sa femme 'l a mémoire du Crucifié. Celle-ci qui n 'a,. vait pas tou(i-0urs été heureuse, lui dit: « Si y.o us m 'aimez, n 'en d,ites tp<>int tant de mal, car sans Lui il y a longtemi)s ,que nou11 me 1,erions plus ensemble. » F,rappé pa·r ce coup inattendu, l,e libre,p enseur s•e convertit bientôt. 3. ,Le plus souvent, clhacu,u des ,deux conjoints s'en tient à son premier état. ,..,a femme nom·,rit en son cœur œes espérances immortelles et l'homme ne croit qu',au néant. Les mains s'unissen,t et les âmes restent séparées. ,0 dêsola tion wmèare de beane-0u1J d,e foyers modernes! La œligion est bonne pour la fe;mme, mais elle l'est auss-i vour l'homme, et t-,omme la

vie commune y gagnerait en concorde intimité et en virai .booheur. ' JII. L'IIOM1llfE EST ,rJERE. Etre :p~re ce n'est pas donner seule la vie ma,têrielle, ,c'est encore et Slllli.O<Ut ncr la. vie spirituelle et mo,raJe. O.n IJ.')eut très mauvais père et léguer des millio111 sa postérité. Le vrai père est celui ,qUJi la à ses ,enfants des principes, dœ mœurs religion inte>use. Et ce n'est ,pas :la [J' qui fait cela, c/est l'e~emple. J'admets qu'au;près d 'un père Ï'ndiHé on po'\l,m·a voir 1utI1e mère et ume :filJ,e co tes d,a,ns leurs devoirs •et leui· ,fol. J'ad anssi que l'indifférence religieuse du puisse rester inoffensive pendant 1es mières ,ann1'es de l'enfao1t. 'Mais ,voici l'âge des tourments pou.r dolescent. Que de it'ois il a11.wait besoi,n l'exem,pie de son père 'POUir le fortifier. Il es t .f,ru:stré et, trop ·S0'l1:ven.t, il s-0mbre. et fond d.e l'abîme il pmn-r.a s'écrie.r. << ~!on re. vous n'êtes pas .innocent dP ma catas phe. Vos exemples m'enseignaient ,q ne la Ji,gion était rJmn-ne pom· J~s femmes; j e \' ai cru, j'ai fait comme vous. i> Les hommes sont les chefs, qu'ils ne I' ·b1i<·nt pas. Ils doivent l'ex emple en tout q11i ,est 'bieii1 et 'b on; ils le doivent d-0nc la prati,q11e de la .religion. Si l'homme n'a pas de religion. il s des idées antichrétieunes, il abaisse le v·ca,u des mœm·s publiques. il choisi,t d mandataires qu.i lui ressemblent et q:ui ra }ernent font 'clP.s lois irréligie'USes. Pour d'ait'e 'lm peu,pl,e chrétien, il ne suf pas ,q ue les femmes aient de fa, ~eligion, faut que les hommes en aient au moins a tant q11e les femmes. ·

-------·"···------Fais ce que dois

Devant sa maisonnette, e.nguirlandee de 'Vigne ,v ierge et de chèv,r efeuille, le ganJe. barrièr,e, son dhapea,u de toile cirée snr la tête, son drap~au roulê à la main, attend If passage du tra\n du BinP. Un sourire illumine ses <traits t'lldes; une nuance d'orgueil brille dans ses yeux clairs et 'hardis d 'ancien soldat, reconnaisea.ble autant à son allure ma-rtiale qu'à 'la médaille, épinglée à sa blouse ·bleue. Il est fier, il es,t theureux, le père B6Dfdict! ... Auoourd'•hui son Victor, son « .fieu J>, ait-

canlden à _la Compagnie, conduit sa preœière machme. comment va-t-il se oomporter, le « conscrit»'? •Et puis, joie l)lus igra'Jlde encore, on lui amène ,pour le ba,ptême, le premLer-né du jeune ménage, dont il va être le· parrain. Et Je vétéran rit pa,r toutes ses rides, en 800gca·nt 'à renfantelet tO'Ut rose 1qu'attend d6jà une ~uette beroeloo111ette, •ohautffant au soleil, J:à, près de la fenêtre; - à la menotte potelée qui fourragera dans sa moustache grise, - et au !bonheur de posséder ce mignon rpoodant un long mois. .soudain le vieux tourne la tête ... Un train en détresse descend tà contrevoie, tan,d·is ,que l'on. entend le ,grondement de l'autre roulant ·dans un tonnerre lointai'll. La terre tre<Illlble_ .. le voilà!. . . 11 ar;i:;e comme un écl-air! ... Le père épou1vanté se prédpite en agitant son drapeau rouge, devant la ma~hine sur laquelle il croit déjà reconnaître son fils .. . Trop tard:!!! En vain ·Je mé'canicien serre le .frein, renverse la vapeur, l'élan est ·donné, le monstre •de fer passe en rugissant, en vomissant d!'S étincel!es ... ,Le ,garde-barrièoo •bru,talement écarté par le chassespierres, hurle affolé: - Saute! ... mais saute donc! ... Vicfor secoue la !ête . . . Il n'est pas de cecux qui désertent! L'e!froya'ble choc a lieu, les wagons se télescopent, montent les uns sur les autres, la clbaudière éclate, et. sous les yeux mêmes de son père, le fils disparatt: dans l'é,pouvan. ta,ble explosion, qui brise toutes les vitres de la paisible maisonnette. Le «:conscrit>> n'a pas tremblé . . . Comme un soldat, il est mo.r,t vaillamment à son poste!

XXX Dix ans se sont écouMs ... 1Devant la maisonnette, engulrland~e ·d·e vigne vierge et ·de chèvrefe,uille, le gliraebarrière, son chapeau de toile drée sur la tête, son ·drapeau à la main, attend toudours Je passage du tram ... Seulement sa moustache est maintenant toute blanohe; ses yeux, ,si clairs jadis, sont voilés par 'lm ibrouiHard thumide; sa haute taille ,s 'est votltée .. . ·P ourtant il vit .. . JI vit et .quand le soir revenant de la class•e u:n écolier, ses livres sous Je bras, ouvre 1a ,barrière en criant:

- . . . Bonjour, ,grand-père ... ,On le voit ~ncore sourire. Cet enfant, c'est l'épave de son oonheur passê .. . Au milieu des décomibrcs, des cada,vres d'110m01es, de .femmes et d'enfants écrasês, broyés, cal.cinés, méconnaissables, il a découvert le nouveau-né, êpa.i-.gnê miraculeusement et rhrnt dans ses langes, êclaboussês d11.1 sang de sa mêre. li s'est tletê su r Iui, comme l'avare sur son trésor; il l'a emporté dJans sa maison en deuil, l'a. couchê dans le berceau prêparé avec tant ·d'e joie, et en le oontem,plant, p,aisfülement endormi, ses yeux adOel§ !le !!ODt mouilMs; il n retrouvé les larmes. So·n Mic·he.J! C'est sa consolation, son espéran'ce, sa vie! Il est si ,beau, si IJJon, si :brave! Un vrai fils et petit.fils de soldat, car n'es.t-ce pas aussi un soldat, ce valllant, mort sur sa machine, comme le marin à 1Son banc de quart? Et intelligent! To-ujours le •p remier à l'école; il obtiendrait sfi,reme1Ut une ,bomse; il de1Viendrait un :;avant comme son paun,e père!. .. Seulement, lui, ce 111'est pas la mécanique q'lli l'attire; il ne construit pas des locomotives aYec des boites à sardines; il ne se dérange pas pour ·voir passer les trains, et le strident sifflet ne lui :fait pas lever les yeux, s.' il est gravement oc0upé à lire la vie {l'un grand capitaine ou ·à f aire manœu"rer ses sol·dats de ,plomb. Lui, son rêve, c'est l'armée! il ti,essitme au son du clairon, au roulement des tambours, a:u cliquetis des 'baïonnettes, et court birn yite sur la route au passage d'un rég;ment. · Ft le vieillard s'attriste, ferme sa porte, à(' mauvaise humeur à la vue des pantalons rrJt1ges. L'amden trou:pier est devenu tremblant et crnintif, .comme une poule reternant un ll<'t.ssin sous son aile ....

XXX Ce sont les grandes manœuvres: les soldats sillonnent la plai'De, et, tandis qn'ils se reposent en faisant la soupe, un officier s'approche de la maisonnette. ,C'est un homme jeune encore, aux rides :pré·cooes, aux tempes pJ.'ématurément ·olimchies, au regard tJ·is.te et doux. Il interroge avec bonté le garçonnet, accouru sur la porte, et dont la ,gentillesse, le


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minois éveillé, les réponses décid~e& 11emnd-père .qui vient de broyer son cœur, _Je bourdon:nantes, la ~te en ·feu , IJ re,a tlent l'intéresser : ' Jfllroter n'a pas .fait le plus ,grand sacrifice sans v01r, écoute sans entendre, hYPn - Quel tige a,vez-vous, mon jeune ami? pre . ., par une seule peusoo ... au Devait.··· - Dix ans, mon commandant ... A.rthur DOURJLIAC. Ce!le de cette ~édaille, à la date Juaq - Dix ans! ce 11erait l'tlige de mon fils! .. . lors mcompréhens1ble pour lu.i, qui est Il soupire . .. hé-site . .. et, s'adressant nu dans son tiroir aux reliq'Des .. . vi~ux garde qui s'ava·nce, l'air mausiiaae, en Est-ce vrai? est-ce ![)Osslble? faisant le salut militaire: · L'enfant qui l'a rattaobé à l'existe - Y a-.t-il longtell!ŒJs que vous êtes Ici, l'enf,ant ,qu'il a couvé, élevé, ethoyé, l'ent ,parmi les chrétiens du ,Liba~, une noce mon ·6rave? qui est sa 1oie, sa consolation·, sa. vie ... t un év~nCIIIlent d'une ,g rande importance. - Vingt ans bientôt, mon commandant. .. Ce n 'est pas son petit-fils! . .. préparaUfs se commem,oent plusieurs se. - Vous avez donc a1,sisté à la. catast,roMon Dieu! pou~q,uoi lui avei-vous ou maines 'à l'a vancc; chacun veut rivaliser de phe de 1884? yeux? .. . pourquoi ne l'a,vez-vous JuXe avec ses vois!ns; pour faire ,race aux - Je suis le p,è1·e du mée.anicien. qui con- les laissé s'endormir dans l'éternel 80m dêpanses· nécessaires,· les malJ.1ffil.reu.x concluisait le train et \'oici son fils .. , dans cette erreur •bénie? .• • tractent ,gouvenrt des dettes dont Ils uuront -- J'ai réveillé sans le vouloir un souveson Miohel qu'il aime comme Michel, & suppor,ter le fardeau pendant le reste de nir douloureux. . . iPardonnez-~oi . . . c'est fant de ses entrailles, n'est qu'un étra; Jeur vie. J' avais manqué un mariage llr~se, ique j'ai pero,u ma !femme et mon entant pour lui! Il ne l'awellera ,p lus: « G.rant. aussi Jors'que f a,ppris q~!.une noc~ ch~t_ien: dans ce fata} ·accident . .. . · 1,:rr, I ne se célébrait proobamement, Je :dec1da1 - Je vous plains, dit le vleillarct tandis père». Son cœur se brise à cette idée. ·· qtll', quoLqu'il arrivât y assisterais: ~alque l'enfant, l'orphelin, Je regaJ.'lde d'un œil Non, non, cela ne sera pas . •. beoreusemeD't po11r un etranger une mv1ta · atten(lri. .Michel est ,à J,ui, c'est son entant fion n'est l))as aussi <facile 'à obtenir qu·o~ Entraîné par cette sympathie d'iufort·Jdroit de tendresse! ' pourrait T'imaginer dans. un _pa.ys oil. ~hospi·ne, J.e commandan.t leur raconte son hisIl ne le cédera :a. personne . . . talité est si grande. J e fis d aibord « ta ber le toiï e: Il n'a qu'à se taire, garder son secret, et terrain )> par 'lln ami ,e t donner à erntendre Blessé ·g rièvement à la prise de Sontn;•, rien ne sera ehan.gé. aox parents de la mariée que ce. serait pour 'il :i'a ·c onnu Je ma.l'heur ,q,u i l'a vait frappé - Oh! l'horrible tentation!. .. mol « un ,plaisir et . un honneur d'être préqu'à. son retou!" d'U Tonkin, et n'a pu o•ltP11ir Ma foi! tant pls! il se taira! sent :à cette noble ('.êfémonie' >>. •Ma deman,d<e de renseignrrr,t'nts dé-taillés sur cet~e ~atasfut agrêée et quelques jours ,p lus tard une tl''>.!-,be... . · Vou1, r;.p vous soucvenez pas p,ir ~,aUne petite main se .glisse dans la sienne. ~légation de quatre personnes 'Vint m'inviter ~Ion toutes les règles de la politesse sys:i1 d.. . c'est Htjà si loin! . .. d'una femmr. - Vous n'êtes plus fAché, ,grand-pêre? },~ne et bel·.~. . avec un petit entan , nou· Michel lève ll'tlr lui &el! yeux si -conflantt rienne. (l'était à ,Shimlân, un hameau maronite et si doux. ,·eau-né?. . . J ! avait au cou une mé lnille bé. !1:itc ... avec la date de sa na-isi!ance c(22 - Cela cva-t-il ·m ieux, mon brave? dit ana admirablement situé au sommet de la monjuin 1883 ». tagne, ,qu'ha/bitaci.ent les futurs époux. autre voix. Qu'av-ez-vous donc gram:lil)ère? . .. ... Il est entre le père et l'enf.ant! Lorsque j'y arrivai le jour de la noce, je Vous êtes malade? . . . ' Appuyé à la barrière, le commandani at, trouvai tout le villa,ge en mouvement: o·n se - Ce n'est rie.n. . . va jouer... tend aussi le passage du train, de ce trala serait oru d·an.s une ruche d'a;beiUe.s sur Je Michel, inquiet, regarde le vieux qni s'est ma:u.dit qui a détruit tout son bonheur, qal point d'essaimer. Le mariage ne devais a·volr dressé tout pâle, tout ému ... lui a pris ceux qu'il aimait. lien que dans l'après-midi, mais d~à le m:1.,Il a.rricve comme l'éclair. - Va jouer, répète-t-il en le repO'Ussant tln des curfeux étaient accourus de Soukpresque rudement. Il passe. elcQ,harb et ·d-es bourgs environnant&. Vers Il est passé . . . Et balbutiant une excuse.,., « l'lbeure du 10 heures, nous nous rendîmes à la maison train .. . , son service », il se dirige en chan•E t passé aussi la tentation maJUvaiee! de J'épO'UX pO'Ur assister au premier a,o1e de celant vers la barrière, tandis que J'offioier, Les clairons sonnent comme pour '11111 la cérémonie: là la toilette du je'llne homme. vlcfoire. attribuant son trouble au souvenir ,q u'il a Pour lui témoign,er leur a'ffection ses amis réveiJlé, s'éloigne, sans Insister da.vamtaoge .. A cet appel •bien connu d'lhonneur, de dt, font l'office de barrbiers : ils le rasent à. tour vouement, de sacrifice, le vétêran 1,e redrel- dP rôle. tout en l'accrublant de comipliment,s XXX se pour répondre: PJ'ésent! sur ses joues « ,f ermes comme du métal» ou . . . Devant Ja maisonnette, en•gulrlandêe Et, au moment 01) l'offider, Ignorant te sur sa moustadhe semblable à <le la sole. ns ile ·cvigne vierge et de chêvrefe1Ume, le ,g ar- drame qui se 1oue dans cette tête blancllt, se mettent en,s,uite à danser au son de la (le-barrière, son cha.peau de toile cirêe sur lui tend amko.lement la main, il ;po111111 musette en agitant ou en se jetant les hala tête, son dra1peau roulé ·à la main, attend 1brusquement le petit ·.11:'arçon 'dans ses ,brll. bits qu'ils vont ,reV'êtlr. · (•ncore Je passage du tram . . . en ,d,il',nnt d'une voix rauque: Les invités s'étaient donné renrdez-vous - 'Embrassez-le! c'est votre fils! . ... ehl'z les rparents de la jeune fille; j':v arrivai Il est ven'U J,à, machinalement, e11mme un en même temps que les amis de l'époux qui automa,te, et, les yeux troublés, les oreilles D-u mécanicien broyé &Ul' la machine, c!O "l'enaieIJJt ,c hercher .la mariée.

------·· --,-----Une noce maronite

res

r._

f

. . .

91 On me fit entrer dtabord daus la chambre de .réoeptioll' oil. toutes les temmes se pressaient autou1· de la fiancée. ,La mal,heureuse était debout, app'llyée au mur, les yeux obsUnément fixés A terre, les bras col· lés au col.'lps. Comme ses sœurs d·e l'Occident, elle était revêtue d'une .robe de sole ,blanche avec le voile et la ,c ouronne des :fleurs d'oranger. ·Pour qui connatt la pauv1:eté des •hal6itants d,u Ltban, l'élégance de la toilette ne pouvait manquer d'être une grosse sul"pri,se. ·P endant les, mois d'hiver la jeune fille fait d'e la dent,e lle qu'elle vend à un prix élevé; l'argent ainsi .g agné doit payer les frais de la noce. . Les idées des Maronites sur l'emploi des cosmétiques dif\fèrent assez des nôtres: pour blanchir Je teint d,e l'épouse, ils, lui versent sur la ·figure un sirnp d·e suc1•e ,bouillant et la pèlent ainsi comme 1me pomme de terre. Inutile de dire g.ue la pauvre souffre crue llement. En entrant dans la salle, les lnvitês 'Viennent la féliciiter et luj serrer la main; il lui est int,erdit d'e répondre; elle est vouée à un silence a1bsolu la veille, le jour e.t le lendemain de la cérémonie. Si elle ·a soit elle 111'ose même pas demander un verre ,cllea1u; son attitude doit vrouver qu'elle est absolument anéantie par la mo<testle et ta honte. ,Si les jeunes 'Européennes avaient à passer par de 1pareilles êpr«mves, bien peu se 'Clêci<leraient sans doute à porter Je joug de l'hyménée. Les hommes s'étaient tous réunis da1Ds, la. cour ; les plus 1l,gés, étendus 9Ur des bancs, fumaient le narguileh et buvaient du cafê; les jeunes s'adonnaient à J.eur danse nationale: la .fameuse danse du glaJve. Talildis que la f]Qte et les tambourins p,rél'lldent, deux jeunes gens s' avancent au milieu de l'assem'blée. .Jli;i sont richement vêtus d'une robe de ·SOiP serrée aux reins ipar une Jar,g e ceinture Manche. 'L eurs armes sont un glai·ve et un bouclier qu'ils agitent au son des instruml'llts. La musique devient rr:rresque sauvage et leur,s mouvements de vlus en 'Plus rapioes; le .glaive tourne autour de leur vête, sembla,ble là un serpent. Les 1,pectaieurs les aceablent d 'élog;es : cc Afeek (excellent) Naeif, af«:>ek Fouaro·. vous êtes nareils à des lions; 'l"OS pieds· sont plus agiles que ceux de la i:~~elle; mÏl lhom· me ·De vous é·g ale en sowplesse; ,qu' Alla,h nonfl accor('le fü• danser 11 cvotre noce aussi :Hlrnirahlement ·Q'Ue vo11s venez de Je fairP-1 » Les dansPs se succèdent ainsi pendant des hcnr::s, to:::joL1rs suivies des mllmes compliments.


93 92 Enfin les amis de l'époux commencèrent A se h,sser et ,a, réclamer la. ,fl&ncêe; Il est d'e bon ton 1J011r les parents de refuser. « Quoi, s'(Jcrient-ils, vous donner notre fille aderêe7 Avez-vous donc Juré de faire descendre son vieux père dans la tombe et de blanchir Jes cheveux de sa mère avant l'àge? » cc Mais, ripostent les autres, songez à votre prome.sse. » - « Non, non, répondent-ils, impossible d,e nous sé!parer de la rpuipïre de notre œll; mieux vaut la mort. » Après avoir ainsi discuté pendant près d'une ,heure, les parents de l'ép<rose com· mencèrent à céder. « Oui, vous avez raison; il est préféraible ;pour notre fille de se marier. Que la volonté d ' Allalh soit ·f aite; ses décrets dépassent notre intelligence. Prouvez-nous ·q ue le gendre que nous avons choisi est fort et eoura.geux -et n(JUS vous donnerons la fiancée. » - Nous pouvons en tous cas vous prouver que nous, ses amis, sommes les plus vaillants d'U villa,ge; l'éipoux nous S'U,rpasse de bea'Ucoup, et par notre adresse vous aurez une faible idée de la sie.nne. » A,ussitôt dit, aussitôt fait, un garçon fixe an sommet d'un ar.bre rune IJ)lume de paon; lorS(Jue les j,erunes ,gens auront réussi à la ·faire tomlber, ils pourront emmener l'épouse. L'attente arvait mis ma patience à une rude épreuve, et ee ,f ut avec joie que je vis un jeune :Maronite orner son tur,ban de la fameuse plume. L'épous·e a pris con,gé de ses parents dans la maison; elle monte ,sur un cheval, le vis·age couvert d'un voile épais. Une vieille Bédouine, :à demi,folle, prophétise du haut d't1n toit; elle élève ses bras décharnés et promet là la jeune fille 'bon,heUY· et pro&pêrité. ·Les tamlbourlns s 'ag1tent, la fl!lte jette des sons perçants; la procession se met enfin en marche. ,La mariée est ,précêdée d'un garçon portant son miroir; tous les jerunes gens d,ansent a'Utour d,u, ohevaJ. a'Vec le mouchoir ou le glaive. L'époux attendait avec 1111e Impat1m1ce facile rà comprendre celle qui allait être sa femme. JI salue son arrivée par un chant ara,be à Ja poésie enivrante et subtile: cc Dns j<à, lelli, dfls, jà Jelli, ·Eslhke mruh•bu,bi f.etteni! >) Arrive, ô ma joie, arrive, ô ma joie, l'amour qui rend fou s'est emparé de moi. La jeune fille descend· de cheval rouge et confuse; en !franchissant le seuil 1dP. sa nouvel!e demeure, elle fixe ·a u-dessus d•e la porte un morceau de levain s,ur lequel elle fait dévotement le sig.ne de la üroix; donnant

ll....~

savart d'oll il 'Venait. A.près la guerre <de 1670, ori ,avait vu :irriver dans ce chef-lieu ainsi ~ en.tennre qu'elle ad·h érera à cette de canton de la SaTtbe Oll je l'a,i rencontré, mai,son comme d'll leva,in. Guidée ,par &al un ·homme d'une qua.Tautaine d'années, très fiancé. elle s'avance au !J.)ied d''Un mode&11 grand a·vec u:ne ff.gUTe plate, <des yeux bleus autel, arrangé dans le ,f ond de la .salle. Elle Inquiets et doux, des ·cheveux pres·que marc!he ,a, reculons, une autre image .par Ia. blancs plaqués le long des tempes et recourqu,elle elle cherche ,à prouver que cette ~ bée en accroche cœur. Il se disait originall-e meure sera la sienne pour la vie. Les éPOlllC d'une petite ville de ·Lorraine, oil il av·a lt tSchangent les anneaux, ·boivent d•ans la ml- rempli les fo.n.ctions de gr.el{ifier de justice me coupe, JJUis le prêtre, un vlei!Ja,rd, à la de ,paix, était .bien accueilli en pays ma.nlongue barbe blanehe officie en ar.aibe. ceeu, S:obetait ,me maison, la memblait, s'y Les réjoulssanœs d~vaient se continuer enfermait et ne se d~stingualt plus de ses bien avant dans la nuit; la .c haleur m'eni- voisins que par sa tiatlle plus élevée, Je sou~chaJt presq·ue de i,espirer, aussi dès que rire pmdeut q111,i liol servait de langa.ge, et la cérémonie tO.t ,terminée, m'esqa!vaf-je ra- l'extt~me nésm"Ve qru'il g.a.roait, '1orsqu'001 videment. -Le solell venait de d,isparattn pa:rLait devant lui des éir>isodes de la ,guet'l"\', dans les .flot,s de la .Mer .Bleue et le ciel sem. Pourquoi M. Nm-cisse avait-ll donc serré blait en proie à un gigantesque incendie. da,ns son baihurt le chapeau ,h ors d,e service &ur les flancs de la montagne de nombre111 qui reiposa.it Sllll' un ohamp~gnon de bois ro· villages éehelonnale.nt gaiement Ie.ul's peti- se, et que flauquaie!llt deux f.igurines devetes maisons alllX toits plats•. •Le :Sa:ntn dret- nues extrêmement banales et re(I)résentant sa,it dans le lointain sa masse netgeuse. Le les deux: provknœs annexées? Evidemment, silence d,e la nat-ure n'était troublé que ·par cette reiUque très ridicule <lev.a it évoquer, Je vol d'un oiseau de proie attai,dé d-ans 11 dans le souveni,r de M. Na1-cisse, un souvecourse. <Ge spectade grandiose m'était de, ni'l' d'td.y.Jle ou de drame. venu familier, mais eha,que jour je l'ad:m1J'll@Pri.s du lbollibomme lui-même, le, se· ra is avec une joie nouvelle. L'obsourité aug- t'l'et qu'il av:œit eu fo:ngtem<ps intérêt ·à ga:rmentait rapidement, les feux qui embra- der et qllli peut être ra.contê, maintenant que saient le ciel ,s'éta,ient éteints; de faibles lo- l'a·n'Ci~ ,g reffier s'en est al'lé dans l'arutre mi.èr,es tremblotaient dans les différents ha. monde. meanx, a1:1>s1 ·hâtai-je le pas :iffo d'arriver C'était done en janvier 1871, -dans :UIDe chez moi avan.t la nuit. J)('tite 'Ville de Lorraine. et le joU'l' de la fête Oh. SCHNAPP. des Rois. u,s Allema.nids, - une ,division bavaroise, - occn:paiemt pTesque toutes les maisons et toUB les édifi,ces publics. ns a vaient même êta/bll un hôpiital dans le vieil hôtel où e'éta•lent ten:uies ~es audiences de la Justi<ce ,de !I)alx, oil M. · Narcisse ha•bitait Le ,p'lus extr.aord'in.a1re, le plrus Inquiétant Œlco.re, ·g ard,ant ses re-gistres, ses fO'Urnitmdes cha;peaux oo soie ,que j'ai aperçus dan1 res ae 'bUll'eau et le !fauteuil doublé de cuir ma vie OCC'U:Pait le compartiment central du magistr.n,t en f.ujte. Pour œl~rer la ifête d'un bahrnt ancien, comiposé de trois co1111 traditionnelle. le greffier avait tra ve.rsê Je que .fermait une seule i()Orôe de chêne soolp- pont sur •l,a rrivlère en oe moment gelée, s'été. ,n éta,it d'émesU'rément th<111Ut et évasé, •· tait r~ni ,à quelques am is très sOrs. et, 'Vec des ;bo,rds diêmesurément larges, tele- portes closes, à ,d.emi-'V'Oix:, tand'is :que le 1Pas Yés et cam1brés. On l'eut pris poll!l" le chi· lourd des ria.trO'Uilles taisaient son111er les vlpeau d'un OTateur JPO'P'll·l aire de 1848. Le poil ftS, il ava1t dit, levant son ,yer:re pletn n 'en ·' était pas sentlement rouge et ·b:J,ê~al; D d'un petit rvln de la Moselle : cc A 1.a Fran.ce, offrait m'llle ,s·éa'ie de mêc'hell, die tourfb11loo1, mes .amis! à la grrunde 1"ei'lle! » d'éralflures, et c,e luisant métalli:que, 'Pif Il re<vena-lt ~cité, moins p:ir le vin que endroits, que .d onne ,au clmpeau des humblllll par les mots dangereux. les mots dM•end'lls 1'Pm'ploi de la broi,se mouillée. qne la :peur crufonce d.runs l'âme corn.me une :\L Narcisse ne ipou,vait cependant être mine p,rête il .saute-r. Les basq'lles de sa :recompté 'Parmi les pauvres. ·L'·hérita,ge d'une dingote et dè son p,all'dessus déboutonnés t:inte, ,et le maihheur qu'il avait eu, après un malgré le froid. cla·qualent ·a u vent. Il maran d,e miaria1ge de iperdre Mme Na,rcisse, Jul rhait 'Vite. la tête en arrière, coiffé d'un assuraient. pour J.a 1'in d:e ses jours une al- chapeau de sole mO!llumental que ,connaisMn'ce qu'il n'·alffkhait pas, qu'il 'Ile rilfquait pas, mais qiu'il •a'(llpréc:lait. r.rout le monde

------···------Le chapeau de soie

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L...-

saie.nt tous ses ooncitoyens. Il éprouv.ait d.ans les bras comme des secousses de colère qui lui faisaient ,serrer les poings. La nuit était à la fois lbmmeu.se et glacée, une de celles tro,p nom;Jn-euses cet hiver-là, qui endormait du dernier sommeil les traînards des ar.m,ées en, marohe. 1M. .Narcisse avJJ.lt envie de 1brise.r ]es ll'eins à un ennel)li. ,Et le mafüem· voulut qu'run soldat bavat·ois, aux: trois quarts i<vre inmùtât su:r la route cie,t ·homme qui passait avec iraison pour le plus ti.m ide et le plus rangé d,es plumiti!fs. Ils s'étaiient a.p~us de loin à ,quara111te mètres peut-êh·e venant en se'Ils icontrai1·e. IL' Allemand, très ,gros, titwba,it et pairlalt seul. ns se rencontrèrent s•u:r le rpoo:it et le soldat dit en mauvais iramçais: - Passe ;pas, Monsieur! L ·autre se porta· à droit e. Il se se.ntit :booscm.lé, pui,s saisi a:u collet, se déba1Tassa d'un S·erul COUIP de :poing furieux, et avant ·que J.e sold,at n'eut eu le temps de t irer son sabre, renlaça die ses d<e(tlX bras, le souleva dans un edlf,ort d.e t0ll1S ses muscles iraidis, et le •jeta contre la. b01me d'an,gle (]Ui 1pr-0t~ geait le pont. La nuque heurt.a le granit. L'ihomme resta étendu sur .s001 ·g rand manteau développé s ubiteme1nt dans la 0hu.te. Nal'cisse re.garoa une minute son adversaire, év,anoui ou mort. il ne s:iv.a it lo(]1wl. Et il n'avait pas en"Core ressaisi sa pens~. il n'était ·q11e le spectateu1· ,s tupide die son œuv,re, quan.d un clairon sonna dans Jp qn:irtie'l' haut derrière l'lli. Alors, n eut pem, il ·comiprit •qrulon ·a llait 'V·enir ; il vit clairement la suite fatale de son ave111ture, l'o.fticier à mo11staches blond{>s qui oomman• <lerait: « À'1\1'êterz-le! )) l'interrog.atoire ,<;Ommaire, la victime sortie de son ·ét01Urdlssement et ·q ui parlerait, 1es canons de fusil du peloton d'exécution qui s',nibaissera ient Pnsemlble. Il ess,a,ya de mettre l'homme de· 1b011t contre le parapet. Il y parvint à graml' peine. ·Ses doigts n'avaient v1us de foTce. Et, ·c omme ulDe seconde fols le clairon sonnait, cou.vre,,.feu sans doute ou a.lerte de m1it, Je greffier p01U.ssa par les êp!aules ce (',()l'[)S inerte. qui •basoula pa:r-·d essus l.a rampe et tornlbn dallls le vide. Le pawvre sonipeur c1Ju1 âour de.s Rois rll· contait q,u 'itl n'11vait -j.amals entendu un bruit plus a'f.f.reux ,que c,el,ui de la gla·ce qui sr rom'pait sous le [Poids et qui cria it ensui· te d'un ibOTcI à l'autre, en se l'Pndan.t. Oe.la ressemblait à une plainte, un iawel. Il courut j,u,s.qu'à la, Justice de paix, entra p,in· la porte dlu (!all'din, et ne rencontra

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94, -aucun des médecins alleana.n.ds. La vlsirte du soir était dewuis loogtem:ps faite. Lee reUgieuses frrunçaises veillaient seules les ma.la,des. Na11eiBse se coucha, dans loa cham· ,bre qu'il occu[)ait sous les combles et f.ut pris d'un accès de fièvre violent. Dans le àélire, Il se levait, tf'rll!l)pait les mrurs, i,e penchait par des!tlls les chaises qui meublaient !,a ma.nsa,rde, et cri·ait: « Mais enfooce donc, mi!léra·ble! enfonœ donc!» Si bien q.ue vers 2 heures du matin, une des Sœurs illlfil'mières monta. - Qu'est-ce {lue vous avez M. Nare!:i,,,e... Mais oili. la fièvre très focte. Il se mit à crier: - Non, ma ·Sœur, run orime! un crime! un crime! Elle ·ferllllll, promptement la /POrte q/U'elle ava.lt laissée entr'ouverte, fit recoucher le :pauvre g;l'effier, lui ordonna de se taire, mais ne put obte-nir le silence que quamd l1 eut raconté toute la scène de la veille. Alors Il sembla rapre:ndre sa iraison et deivint soumis oomme un enf8!Dt. Les larmes comme:ncèrent à couler de ses yieux. - Sa111ivez-moi, ma. ipettite -Sœur, disait-Il, repoodez-leur que je ne s,u is j,ama.is sorti.... Vous ne les laisserez pas monter, ;n'est-ce PHS.

La religieuse le rassura d,e son :mieux; mals elle était extrêmeanent pâle ]ors,qu' elle se retira, p!llrce que a~ant voulu merttre ;un peu d'ordlre da,n s la cham'bre, an femme prudente qu'elle étal,t, elle s'était apE"rçue que le chapeau avait dispanu. le OhapeM1 de soie a11x bords légendaires. Pendant trois jours, Narcisse ille quitta pas J.a man,sar,de. La fiêvre Je ressailsissalt chaque nu:t. et le déUre et cette miystérleuse passion de l'a-veu, ,qui 11att du. sang ·versé. Le ,q uatrième j.O!Ur, li d~cla,ra ,qu'il voulait voir à tout prix, l'en.droit oll s'êta.!t passé le dorame dont on paJrlait en -ville. ·Et comme les religieuses l'avaient supplié d-e ne pas s',a·ventuireir dehors, par ee froid·, il dit il l'·u111e d'elles, ,qu'il arvait ·ren,contl'lêe dill.Ds le couloir. - Vous m'a1Vez dolll'e cadh-é .mon dmpeau? Ça ·n'est pas .bien, ma Sœu.r. Vous v~ez je suis obligé d'aller tête nue. La ;Sœur considéra sans 1.lill· souriTe, avec 11'De ifltlé profo.nde oot ~tre lnoN'ensi!, lnutlle et bon homme. à qui trois .nuits ,de fièv.re semblaient a·volr fait perdre le peu d;è raison qu'll av.ait. Elle :n'était pas dans la confiile!l'ce. Elle ~ndlt doucement: - Mais, Monsieur Narcisse, vous ne l',a·

viez pas, l'autre ,soir, qu,and voos êtes tré. Je vous ai vu dans le jardJn. ,II devint !Plus blanc que 1a cornette de ll sœur. Au méme moment, sur 1a dernière ma che de l'escalier que 1M. Narcisse allait de,: .cendre aP1Parut un sorus--0!fi'Cier alle-mllll( ig,aruté, ,correct, qui, apeooev,a1Dt li'ho,m.me, mrurcha. ve:vs lui, fit le -s alut militaire, el dU: .· • .... . ,..J..' ·;....l·:• ,~ - M. Narcisse? - IJul-même. 1Le greffier devant l'ennem1, s'Ma:lt re. trouvé su1bitement. Il ,a,valt la tête haute. 1Son visage l.'asé, enocadré par deu.:x: a,ccro, dh,e-cœur d'un ,blond irouoc, son extrême ipt. leur, son g11and cOI1PS qui s'était redrea11 tragl,quement, s-es deux ipoin,gs em garde et rawrochés de la poitrine, lui donnaient 1IJl air de mauv·a is &c<teur de mélodrame. · Le malheureux jouait sa vie, tout bonnement .et il en av.ait consc,lence. - Ordlre d/u .général commamdant lee troupes d 'occupation, dit le génér.al, suivesmoi. iPar un matin clai,r, à t1.1aveœ les ruea que J,a ,chute Té·cente de la neige avait rendues silencieuses, Na1.1Cisse t!'ut 00111dult à la mairie, salle ,des Mariages. ,Elle avait encore ses Thie.a.u.x .de re:iis vert et ses ta'.bJ.es de e,hêne dré, 1.a salle des Mariages; seulement à la pl,ace 1lu mai,re en échrurpe, Thn gênéral allemaoo ré,tait assis, entOIUŒ'é d'officiers. A droite, ,en.tre dim.x soldats, quel,qu'um sè tenait doebout, que Na,rcisse recon,n ut bien: le meunier dont le moulin se tJroUJValt au bord! de la rivière, à deux ·c ents mètres aude.sso1.1s ·du pont. Enfin, a1.11r la ta,ble, en belle 1Place, le greffier 1a!l}eirçut le ohapea'11 de sole, défoncé, couturé, •humide encore d 'run sêjour pirolongê dans l'eau. Une image lui trruversa l'esprit, celle ,des deux lntlalea d'or qu'il avait tant de !ois recoll~es J.UI• mêm e sur la coifle d11 cha1pearu: .R. N'., RA>be1t N'arcisiae. A,nient-elles tenu? Etalentelles parties? -- )lfonsieur. dit le général, vous sa.rves aussi bier. l'.allemand que · le tr.ançals'/ De phis. ,yo·us avez l'habitude d-es procès-ver· •baux? 7'" Oui Mo.nsieur, dit .fermement NareieRe. - Il y a eu mm·t di'Jromme, mort violente, ,Iaus cNte vme, ,onà trois j(lllJrs. 'Lt• greffier rP.gard-a le .meunier, qul avait une fl1n1re -de statue immobne, mats deux yf'nx de flamme q,ni disaient: « Pour Dieu t!lis-toi' Et il se tut.

-

Recotlllll8Jssez.,you.s ce chapeau'! contl· J'ott'icler. A-t-il appartenu à q,uelqu'un d'ici? Narcisse tit un pas, se COU11ba ert, d~oune,nt que les Initiales aivaient disparu, .f ut pris d',une el!lpèce de sanglot de Joie qui res· ,amblait à un fou rlr,e. - ,Qu',avtt:-vous? Pourquoi riiez-vous? Mais la certitude qu'il .aurait la vie sauve était entrée au ~ur dru greffier. Il fit un -grand effort pour rlre en ettet, et balbutia: - C'est qu'il est de forme si ancienne! ... personne ne porte plus de chlll[)eau semblable, Monsieur. Nous autres F.rança.ls . . . . ia mod-e ... vous savez .. . Le g:ênêral r!!fpondlt: - Oui, je sais. Le meunier a dlt la même chose tout à l'heua,e. Ecrivez en flra:nçais cce ,q ue je vais vous dire. en allemand.. Et .Narcisse transcri,vit Je procès-verbal qui relâchait le meu,n,ler, d&lara!t purement 6l"Cidentelle la mort du soldat Wrangel et reconmalssait, conformément à l'avis des mé'deoeins militaires que la bles.'l!Ure à la nuque avait été produ ite ipar la chute srur la glace. Ce fut le dernier procês-ve11bal d111 .grertler Narcisse, qui wvait tenu la plume d·ans ,a prop.r-e a11fa1Jre. Le ;pauvre homme ne put jamais ~esser le pont su:r la riviêre, jamais remonter vers ses amLe dlll soir des Rois, et dès que la paix fut faite, il ,quittlll la Loirr.aine. René BAZIN. 11ua

Un qui ne tirerait pas ... .l \hrseille. Un -dimanche d'été. Dans un des innombrables bars d,u quai de t,a Joliette, un soldat, a,tfalé ·sur une banquette, re.ve devant son lbock vide. « .Pas moyen d'C!n prendre un autre! ipense-t-11. Et Il fait eohaud,! Et il ifalit sol•f! » Tout à coup Il s'entend, ln· te~eller par un ouvrier endimanché, qui est venu s',a eseolr à la table volsioe de la sien-

<Le 90ld.at pense: «Il y a .d,u lbon! »

Les deux !bocks sitôt -av~l'ês, la porte s·ouv:re. - Té, voilà Emile. Et adieu, EmlJe. Viens ici que 1e te pt<êsente un brave soldat. Tu le vois? Eh bien, Il ne Hrt"l'ait pas sur le ,p euple. - Vous ne tireriez pas'/. . . Garçon, trois bocks! ,L e soldat pense: « .Allons, je ne mourrai pas de soi>f, m1jourd,'hui. » !La porte s'ou,vre de nouveau. - Té, voici Etienne. Et adiPu, Etienne! - ,Salut la •comp.a..gnie! Un soldat? - Et un brave, mon bon. Tu entends? 11 ne th•erait ,pas -s ur le iI)eupJe. - Vous ne ... ? Garçon, quatre bocks! Les !bocks. On triu,que, on boit. - Mais vous n'avez pas vu Louis, vous autres? li m'a,vait ipromis qu'il viendlrait, pour.tant, ,bonne Mère! ... Ah! té. justement le ,voilà! - Eh bien, mon homme, ce n'est ,pas· trop tôt! As,si<'ds-toi là, « v-ai », à côté d.u soldat. - Qui c'est? - Elh! tu ne !'as pas deviné en le voyant? 1C'est un qui Ille tire,rait ipas sur le peuple. - Vl'ai? ... Garçon, cinq bocks! Les ' cinq bocks ,a pportés et bus. la so~ était loin! n pouvait faire C'haud·! Puis vinl'ent Ies apéritifs, un, ,de-ux, trois. ,q uatre, cinq a;p>êritii's. Vingt foie le solfütt avait dtl donner l'assurance qne, si ].a révolution éciatait A Marseltle, il Ille tirerait pas sur le peuple: <c Je le voudrais, d,Jsait-11, que je ne le pourrais pas. . . Il y a quelque chose ,q;ui me manqu·e rait ... » Finalement, après tous ces ,bocks et ces a,pêritifs, le soldat dut songer i'l se retirer. Il était debout, prêt à sortir. - Voyons, fit l'OU'Vl'ier qui le ,premier avait lié connaissan.ee avec lui, c'est bien sllr ,que t;u ne tirerais pas s,ur le peuple? - · Eh! rê>p,ondit le sold,at sur le pas de 1,a porte, je n'ai jamais eu de .tusi1I! Je suis d·ans la musl,que, je joue la clarinette! ... VERANET.

ne: - Alors, on se repoee, au.joul"d'·hui, le militaire? Quel mfltier, pas vrai? Voyons., d1tes-moi, liil, franchement: 181 nous taisions la rovolu.tion, d.em'ain, i\ !Marseille, est-ce que vous U.rerlez sur le p~,ple? ,L e soldat regarde l',homme, -rofléc1hit un moment, puis dit. - Non·! - Très 1blen, ça. On va prendre un •bock. Garçon, deux bocks!

Variétés LES NOMS DES •P.il'ES Il s'a,git de la• 11ste des noms que :pren-· dront d 'ici •A ]a fin des temps les Souverains ,Pontifes d~signés seulement par une devise dans la prop•héfle authentique. Cette liste auratt 'êtê composée au 18me


Suppiement gratuit à l'Ecole primaire

96 siè-cle et plllbliêe il y a une trentaine d'années; elle est exacte jusqu'à présent. Virat-on qu'edle a été dressée après coup? La ,,Revue des Questions héraldiques», diu 25 mlltl'S 1899, pages 460-463, l'a oonuêe au moius sous Je pontii'i0at oe ,Lê(m XIII et e'.Je ·anuonçait ·,vêritablement que le ,Pape suiva,n.t prendrait le nom de P ie X. ,Peut-être n'était-ce pas impossible à 0onjecture.r, et le hasard fait :bien des ~hoses. iM.ais voi'ci la lfin die la 'lis.te. Après Pie X dollvent règner ,P aul VI, Pie XI, Grégoire XVLI, Clément V, Pie XU, GrêgoLre XVJH, Léon XiIV et Pierre 11. Nos petits neveux verront bien. LA PROTECTION DE LA VIGNE. Da·ns i.lL âemière sêauce d,e la session ile la. « Société de viti~1Jtu.re <le Fira'nce », écriton à la .,Revue" de Lausanne, M. Fa-aiiz Btlihl, président d'e la Société de viticulture allemaude et inv-ité œmme tel, a prononeé les quelq,ues paroles suivantes, qui mériteut <l'être reproduites et répandues au Jolu ,~t œu large: « Dans le Palatinat et sur les bol.'ds du Rh in, les trois qu,a,rts et même Jes quatre rinr1uiêmes de la récolte des· vignobles 011t Pté dévorés par la oochyNs et l'eudémis. Nous avOIJlS songé, pour nous déf.endre, à Il1'0téger les oiseaux ·i nsectivores. Nons H'l'ons r~11~taté, en effet, que les vignobles à prûx11111té des bois ont été épargnés. Il faiu!I: dlsting'Uer, ·p our les mesuires de prot l'lct ion, entre ,les oiseaux de passage quf ne peuvent êt re ,sau'VegarQ,é s que par des traités internationaux, et les oisea11Jx qui demeurent dans nos contrées pend ant l'hiver. Ce sont ceux-là qu'l1 .fa'llt dêfendre, :nourrir et abriter. ·E n partiC11JJier les m<!sanges, powr lPRquelles 'llous faisons Installer (à DeideshP.im) d•es nids artificiels, q·ui ont été ausHi adoptés p,ar les chauves-souTis, tout ausid 11tlles. Quand il y a de la neige, nous 1Ps nourrissons en disposant dans des morceaux: clf' bois creusés du su.if mélaugé de gralues. » ta communication de M. Buhl. dit le procès-verbal, lui a va-111' les reme11ciements 1fo l'assemblée. Souhaitons Q'U'elle a-it de l'~ cbo n-0n seulement chez les viticultetll'H, maiR chez tous les agriculteurs, d()lllt un des premi-ers soucis devrait être la protection et 1-n défffilse des oiseaux insectivores. 1

LE REN'OHERISSEl\fIDNT DE LA VU!l. !\!. Emile Levasseur. l'éminent administ ra teur du! Collège de France, vient de pu-

blier dans la ,.Revue économique interna nale" ,leis résu1tats d'une enquête sur p rix: des denrées alimentaires en FrlUl~ Cette enquête, ponTsuivie d•ans 70 ly0éea a. Pa•ris et des départements, porte sur lei années 1880, 1885, 1890, 1893 et sur cha~ année d·e 1900 à 1908, et a permis d'obten'° des noti()lllS suffisamment exactes d'll rap. poTt des prix des denrées .par régions et dee variations que ces .prix ont su bies depuis en. ·viron un quart de siècle. Le 1-ésultat g1obal de l'enquête montJI que malgré ,le irelèvemenf três rapide 41 p d x des denrées depwis 1900, après 'lllle baisse considérab]e, le taux de 1908 reat1 encore infêrieur de 5,4 % à ce1u.J de 1880. Des ,résultats analog,ues ont du reste êta obtenus en Allema,g,ne, en Angleterre et Rlll Etats-Un is. En ce q,ui concerne les diver• régions, J'enquête établit que partout, sac dans le groupe des .petits lycées du Uellt?I et d1tns celui des gr:mas lycées du .Sua-l!llt, le nombre-indlüe de 1908 était inférieur l celui de 1880. L'auteur e;x;amine enis,uHe les nombres-hl, d ices de chacune des denTées, qui marquent J.e rapport de hausse ou de baisse des prft et les prix: q.ui ont senvi à calculer ces nombres-indices, puis il calcule Je total des \DII. tés de p,rix de chaC11Jne des denl'êes a'liml!'lltaires de · s·a stati<sti-que et compare les to, taux ainsi obtenus pendant Jes an-nées les plus caract&istiq,ues de ha·uts et de blll prix:. Bien qu€ l'enquête n'ait portê q,ue eur l'alimentation, qui n'est pas tout le coOt de la vie, mais qui constitue cepe'lld aillt en gênér.a-1 pl:us de la moitié d'e Ja dépense d'une famille ou vrière, l'a,u teur a-1,rivl' " concl,ure q,ue c'est moins le prix que la quantité et la qualité des maTokandises nécessa.ires pour satisfaire à l'accroissement de nos besoilll qt1i a arrng'lllenltê: ,q ue si la « valeur commet' ciale » de l'argent a peu ch a.n,gé, sa « valeur sociale» est beauooup moiudre qu'elle ne l'f. ta it autrefois.

Foye'r et

les

Juillet 1HU9

Champs

Histoire , Nouvelles, Mœurs, Sciences, Inventions, Découvertes Voyages, Education, Politesse, Economie domestique Hygiène, Médecine, Cuisine, Recettes, Procédés, Tm.vaux féminins. Variétés, etc.

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Maison transporLe à zm kilomètre de distance ~

MaiHon transportée à nn kilomètre de distance Le transport d'une maison n'est pas chose rare en Amérique et nous dirons même, que les maisons de bois se transportent facilement. Ces faits sont devenus si ordinaire~,

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qu'ils ne produisent plus aucune impression. Dans certains cas on emploie la locomotive, dans d'autres le transport s'effectue par voie d'eau sur de grands radeaux métalliques. Dans l'état de Nébraska on a transporté le palais .:le justice de ffiemingfort à Alliance au moyen d'un train . Il n'y a donc rien de merveilleux au transport de la maison ci-dessus, à un kilomètre de dis~nct.


LE FOYER et les CHAMPS LE FOYER et les CHAMPS

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L'exemple d'un père, quand ce père est entouré, au dehors, de cette auréole peu éclatante peut-être, mais qui imporn le respect et le montre à tous comme un parfait honnête homme - cet exemple a une puissance irrésistible sur l'âme de son fils . Elle la captive, elle l'entraîne. Pauvre adolescent, parvenu à cet âge où le besoin d'être quelqu'un, de se poser d'arriver, se fait sentir si puissant en toi, tu pleures quand ta mère t'embrasse et te dit: mon enfant reste sage, reste au bon Dieu . . . et tu promets avec sincél"ité, tu aimes tant ta mère. HélE,• ! cet amour, trop sensible, ne disparaît pas sans doute, mais s'affaiblit, refoulé au fond de son cœur par l'exemple de son père C'est dans une vieille famille de Bretagne, dans laquelle l'honneur n'a jamais subi la moindre flétrissure Le père est un magistrat intègre, res. pecté, consulté, obéi; il est fier avec raison de cette réputation brillante et méri. tée, mais pour dominer dans une assemblée où il est le maître, il a depuis longtemps laissé Dieu. Son épouse est une vaillante. On lui a dit: Restez douce, dévouée aimable, ne biaisez jamais sur vos devoirs, mais aceomplissez-les tous avec cet esprit de. sacrifice qui attire la pitié de Dieu sur une famille. Et elle a obéi. Son fils, de retour à la maison, après de brillant examens, est fier de son père qui est fier de lui - le prend pour mo dèle et, lui aussi, laisse Dieu ... La mère l'a vite compris et devine les ruines qui commencent dans cette âme. Un jour, après une de ces prières de mère crucifiée que Dieu écoute toujours, elle entre dans la chambre de son fils s'assied près de lui, et lui prenant la main; :Mon enfant, dit-elle, tu es pour moi la cause d'une grande peine. . . d'une peine qni me tue, pauvre enfant,

Elle ne peut tetenir laçant son enfant dans ses larmes et en. serre contre sa poitrin se11 bras, elle le L'enfant est ému . ~ . vous aime, je vous ai:rn. ar i_na mère, je - Moi, oui, encore e ou1ours. bon Dieu, tu ne l'aiJeut.etre; mais le place à l'église, je la v:i: ~lus; mais ta che ... tu veux donc ! 1de le di man. d'un impie? Oh! je sequ~ Je sois la mère reuse ! rais trop malheuLe jeune ho-n:rn.e se d, des bras de sa mère et ~g~ge doucement u~ dit: Mère! j'ai cru hi jouit de l'e,time dee: ~gir ! mon père ne. f~it pas comme t~f u p le mo~de et il rais-Je pas comme père. · ? ourquo1 ne feLa mère se lève et . inspiration divine 'ell Poussée par une ' e se p , , . . t , l e cab me ou travail! 't rec1p1te dans 1 visage tout en larme . s~n mari, et le « Jusqu'ici je ne ' Ul dit: . vou8 • f . reproc h e, mais aujourd'h :11 111t aucun venue; il faut que j ui, l'heure est cœur d'épouse et de : , Vous ouvre mon , d'1fferen , ..... ere Par votra m · ·, , · qu~ J aime t,ant et quece., re'' . ,1g1~use, vous me, vous, pgre, vous m.' l ai tonJours esti. mon enfant; mon enf arrachez l'âme de · . e t c,est Vou ant n' aime bon D 1eu plus le 8 ' Vous qui l'entraînez au mal. «Il vient de rne d'1re· J papa. J> • e fais comme Le père se dresse cornrne mu par un ressor t . Ce qui se pas@a en 1 . son visage se, raidit , ses ui dut nia.être terrible·, ren t e t ses 1evres se . 1ns se crispè· Cet état dura une !:ll'ent à trembler. La mère priait tout hnute à peine. Puis avec un calme ~8 ; Venez avec moi, dit-ilui etonna la mère: Et ils entrent dans · qui se lève la challlbre du fils Et lui, debout, et d' . t dur pour unune; Voix , ferme. cc Il es devant son enfant · eh h! ere de s'accuser , Ien , Je . m'accuse! J ' a1. e't'e coupab le env des exemples d'irrétfr.s toi; je t'ai donné 0 mère - mais c'est finf j'ai affligé ta ' c est fini, entends·

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çoivent. Ceux qui les recevaient hJer les donnent aujourd'hui; mais le destm re· trouve toujours son nombre. . Seuls les coups de pied sont 1m~or· teb. Quand un homme se frotte les rems, soyez convaincus qu'il ne demande q~'un~ Simple déplacement chose c'est d'être à la place de ce\u1 qm l'a b~ttu. Une fois là, il fera tout comDans l'Histoire de mes idée.s,. Edg~r me lui. C'est ce que l'humanité entend par le Quinet raconte qu'étant tout petit il ava~t our compagnon inséparabl~ ~n petI~ progrès. paysan nommé Gustin, plus fge que l.m ~t beaucoup plus fort. Maigre ~ette dif · férence d'âge et de force, ~ustin se so~_mettait à toutes se11 volontes, comme . sil eut été né pour lui obéir. Mme Qumet Vous ètes de grands fous, geos d 'ésprit qui croyez mère résolut de mettre fin à ce despo· Que l'on peut se passer de Jésus en ce monde 1_ tism~ en herbe. Elle fit comparaître les Jésus est la fontaine, et l'eau courant et rno~de ' deux enfants d<:>vant elle, pour donner à Et voyez le !lot noir dans lequel vous grouillez. G,•stin une leçon de fierté et à Edgar, 1ésus est la fontaine- et l'eau courante et ~o.n~e, d'équité. Aprè! ~voir répr~mandé ~e d~rEt ne savons-nous pas que nous sommes s?uilles. nier sur sa manie de fal.l'~ perpetuelle Qui donc vous nettoiera, e-ens d'esprit qui croyez ment le meître, elle leur ,dit grave~ent Que l'on peut se passer de Jésus en ce monde que Gustin n' éta~! pas . ne pour, obe1r à A l'heure des dfrois, quand vien~ra le cer':'ueil, ses fantaisies, qu Il était so 1 egal, so~ Quand il faudra rranchir le formidable seuil, ami non son serviteur ; elle entendait Qui rendra sa candeur à l'âme polluée 1 bie~ qu'ils change aient entièrement de Qui rendra purs les doigt~ croc~u~ d~ million f conduite à l'avenir. Qui dissoudra le fard épais de I histrion ? Gustin ne la co~pr!t 9-ue ~roJ; 1~ lenQui lavera le corps de la prostituée y demain comme ils etaient '--au bois, et Louis Veuillot qu'il se' sentait fatigué, il ôta ses sabots et ordonna à E1gar de s'e~ cha;.ger. Edgar avait quatre ans, 11 ~beit. Ils arrivèrent ainsi devant Mme Quinet, E dgtr portant humblement les deu:,; sabots de GnHtin et ils n'étairnt pas légers. Gufitin était tout fier de le voir essollfflé et rer du mus -le !aix. ,• . • , . C tte premie,e leçon d ~gallle n avn1t fait que déplacer la tyran~.1e . . Cette atl ecdole me revient touJ?Ur~ c·n pensée lorsque j e conte~ple lei ag~tatio~.s hu'llaines. Si l'on en e1gne à Gu~t,n.~..i i} est le plus fo t et qu'il a tort d obe1r a Edg r, GuBtin en <',~nclu .que c'el!t Ed gar qui doit lui obeir. Tous les hc mmes sont semblables à ces den~ ,e~fa.nts . dirait que la destinée a fixe a l h•11;11amte un certain nombre de coups de pied au ba9 du do,. Bon gré, ma\ gré, i faut que ces coups de pied se donnent et se re-

à ta mè· tu.heureuse et fière: Je fais comme papa. re Ils sortirent; et la .mere ' pr1a1 · ·t t out b as, remerciant le bon Dieu. 11 Je veux que tu puisses dire

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LE FOYER et les CHAMPS

Histoire naturelle

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LE FOYER et les CHAMPS

pays. Lorsqu'il a atteint son entier déve. loppement il a environ 18 mètres de hauteur et un mètre de diamètre à sa baRe. No'ls ne dirons que quelques mots de l'arbre enchanté qui croît dans l'E!at de Nevada aux Etats,Unis: c'est un ar. bre pho~phorescent1 dont la lumière. s'a. perçoit, par une nmt sans lun?,. dep~ts un ki!omètre ! On signale au BresII, pres de Sao Joquim, ;:,rovince de Sao Paulo, une plante qui pos@èdo une propriété analo. gue; la nuit, elle émet des rayons lu. mineux qui éclairent tout autour d'elle. Cette plante est l'o . opé; elle con~erve ses propriétés phosphorescentes plusieurs jours après avoir été coupée. P. d'A..

Les arbres phénomènes 0n écrirait des volumes sur les curio1lités que nous offre la nature ; citons en quelques-unes choisies parmi les arbres. Voici d'abord l'arbre qui siffle; c'est un arbre de la Nubie qui a été décrit pu le docteur Sohwein Furth. Les naturels du pays l'appelent tsofar et en tirent une gomme qui est connue dans le commerce sous le nom de gedaref ou gomme Sennaar. Jusque là, il n'y a rien d'<'xtraor dinaire, mais, attendez la fin , le stoffar a ses branches hériseées d'épines et c'est dans ces épines que se trouve, comme une sorte de mœlle, la gomme produite par l'arbre. Or, certains insectes sont très friands de cette gomme . sucrée et odorante, dont ils font ~eur nourriture ; pour sucer cette gomme ils perforent les épines à leur base, et les transforment ainsi en une sorte de flûte d'où, ROU!l l'ac· tion du vent sortent leb sons les plus variés, aigus ou graves, ~elon que 'es per- Tortue gé>ante de mer forations sont plus ou moins nombreuses, et selon que l'épine est plus ou moins L'Archeloriichy ros Wieland est une grosse. A.us&i les voyageurs dé,ignent.iJs tortue fos~ile de mer, reconstituée par le sous le nom d'arbre siffleur ce curieux professeur Wieland, de l'Université .de spécimen de la flore nubienne. Faut-il parler maintenant de l'arbre à Yale. E lle vivait à l'époque secondaire pluie? Cela nous rappelle cette défini- et mesurait 3 m. 50 de longueur. tion, bien connue des collégiens: « Les arbres sont de grands parapluies sous Histoire lesquels on se mouille lorsqu'il a cessé de pleuvoir >, L'arbre à pluie joue un autre rôle: il absorbe et condense avec Les fouilles de Pompéï intensité l'humidité de l'atmosphère et Le monde archéologique e~t dans la l'on voit constamment l'eau ruisseler de joie. On a découvert à Pompéï, une riche son tronc et tomber en pluie de ses branches. Le phénomène se manifeste avec villa ornée de fresques précieuses et en une telle importance que le sol, tout au parfait état de conservation. La villa rentour de l'arbre se transforme en un vé- ferme un magnifique mobilier et de,rnculpritable marécage. Cet arbre existe dans tures grecques et ro"llaines ; dans le triles forêts avoisinant la ville de Mogobam- clinium, les tables étaient toutes prépa· rées pour un festin et ornées d'une arba, en Colombie, province de Laureto ; genterie très fin,1. Dans une pièce on a il a été signalé par le con@ul des E tatsdécouvert des coffres pleinu de monnaieg Unis; il est appelé Tamai caspi, c'est. à-dire arbre à pluie, par les naturels du d'or et d'argent ; dans le sous sol, des amphores géantes remplies de vin.

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Les Facteurs landais

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On sait que le dé;_Jartement d('! LandeR · est très marécageux. Les habitan~s de ces régions étaient obligés autrefois ~e 8 e servir d'écha. se pour traverser les tristes plaines constamment recouvertes d'une couche de boue liquide . Les b~rgers surtout se servaient d'échasses et ils étaient devenus légendaires Il y eut des courses d'échassiers : dans certaines conditions les échasses permettent d'atteindre une vitesse relativement assez grande. . Aujourd'hui on est arrivé par des dra1-

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La mo1.•t de l'élan

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Soit qu'il ait voulu s'~briter d'une ;a: fale de neige, et qu'il soit mort de fr?!d ' soit qu'il se soit pris à son propre p1ege e n se frottant les boi~ contre un tronc · me de. ces . , d'arbre comme c'e,t 1a eou,u animau~, ce pauvre a été ,trou;é ams1 a l'orée d'une fo1·êt de P omer!lmie. - ---~._.,._.____ ·-·

Le cuir de l'hÏppopotame

nages savants à dessécher et à rendre fertiles la plupart de ces vastes étendue~ naguère si stéri les et si ma1saines. AusH ne voit· on presque plus d 'échassiers l~ndais. Les facteurs ruraux qui ont à fa!re de longs trajets à traver<J des chemms dont quelques-uns sont encore dif~cilement praticables, se serv'lnt touiours d'échasses, mais ce sont sans doute les derniers adeptes d'un mode de . locomo,tion qui ne tardera pas à devenir. tout a fait inutile: l'hygiène aura tué le pittoresque.

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· d c l'h'tppopctame L'épaisseur du cm est devenue proverbiale sans que n~s nous en fassions une idée très exa~te. i ~ com arant cette pièce de 10 centimes a ce fragment de peau, on com~rendra qus~ les balles ricochent sur une cmrasse aus épa· sRe.


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Industrie ~

Comment un arbre devient journal En corn bien de temps un arbre peut-il être abattu, coupé, tranché, ré luit en pa· pier, imprimé, transformé en un journal et distribué ? L'expérience est curieuse au point de vue du pr grès industriel qu'elle résume: elle a été faite il y a quelques années par un fabricant de papiers allemand. Le 17 avril 19... , à la fabrique de papiers et de ' pâtes de bois d'El~enthal, en présence d'un notaire qui avait été requis pour certifier l'authenticité de l'expé rience, on abattit, à 7 h. 35, dans une forêt proche de l' ét11 b1issement, trois arbres. On les transporta à la fabrique où ils furent coupés en morceaux de 0,50 cm., puis on les écorça et on les fendit. Ou monta ensuite, à l'aide d'un asc• nseur, le bois ainsi préparé aux cinq défibreurs de la fabrique La pât de bois produite pn les défibreurs passa dans l'une des piles ( Ù elle fot mê'.ée aux produits indiqués. La pâte liquide fut envoyée à la machine à papier. A 9 h. 34, du matin, la première feuille de papier était finie. Toute la fa.jrication n'avait ainsi duré qu'une heure quarante-cinq minutes, ce qui constitue déjà un résultat fort remarquable. Les propriétaires de l'usine, accompagnés du notaire, se rendirent alors avec quelques-unes de ces feuilles à une impri"llerie éloignée l'environ quatre kilomètres de la fabrique. A 11 heures, un exemplaire du journal était entre les mains du propriétaire de wrte qu'il a fallu 3 h. 25 pour tran11former en un journal prêt à être expédié, l'a. bre qui était encore dan la forêt quelques heures aupara.vant Voilà le vrai miracle moderne !

Connaissances utiles

Hygiène

relevée, garnfasez-en V03 moitiés de tomates que vous dressez coquettement sur une feuille de laitue.

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Le coup de solèil fücette contre les piqûres Pour éviter les douleurs causées par les piqûres des guêpes et des abeilles il suffit simi)lement de se frotter avec 'un poireau coupé dans le milieu du blanc. Le sué di cette plante calme immédiate. ment la .fouleur. Il en est de même pour la morsure des vipères.

:Moyen d'attendrir la. viande Quand la viande a été écumée et que l'eau dans laquelle on la fait cuire bout avec force, il faut y ajouter environ deux ouil!erées d'eau -de-vie pour trois livi es de viande. Quelque coriaca qu'elle soit la viande s'attendrit presque ausaitôt, ~ana conserver le moindre goût d'eau-de-vie.

L'ail et ses usages L'ail a joui d'une grande réputation en méd~cioe, et, dans touij les anciens écrits de l'Inde, on vente ses qualités. Un des plus anciens écrivains de l'Inde le recommande pour améliorer la voix, pour développer l'intelligence, pour rendre le teint plus frais et pour guérir presque tontes les maladies de poitrine et autres. Il a sa place marquée dans la pharmacopée anglaise et, aux Etat Unis, tes qualités so t officiellem 9nt reconnues. On sait qu'il contient une huile volatile, le sulfure d'allyle, à laquelle il doit ses qualités. Un médecin italien, la docteur Cavazzani, a fait des expériences en nourissant de J cobayes avec de l'ail et en leur inoculant ensuite la tuberculose. Les résultats t endaient à prouver que les animaux ainsi traités étaient jusqu'à un certain point rebelles à cette inoccu· htion, mais les expériences n'ont pas été suffisamment nombreuses pour permettre d'e n tirer des conclusions bien définies.

C'est une véritable brûlure au premier degré. La peau rougit uniformément, et, dans les cas intenses, l'épiderme se soulève par places en formant des bulles remplies de liquide sérieux. Les démangeaisons sont vives; au bout d'un certain temps, l'épiderme. . . rôti se détache et to mbe par lambeaux ; « on pêle !» Le coup de soleil n'est pourtant point dû à la chaleur; c'est ainsi qu'on peut attraper un coup de soleil au visage san11. . . soleil ; après une excursion dans les glaciers, on revient souvent avec le visage complètement cuit, grâce · à la réverbération de la lumière sur la neige. D'où la nécessité de porter des conserves bleu foncé et même un voile de raze hleue. • Lori qu'on a un coup de soleil il fau t bien se garder - ce qu'on est 'ausE1itô: tenté de faire - de se laver la figure ~ l'eau fraîche pour calmer la cuis1on; c'est le bon moyen de l'exaspérer ; il faut étendre sur les parties atteintes une pommade comme celle-ci : acide borique 2 gr_. ; oxyde de zinc 4 gr. ; glycérolé d'amidon, 30 gr. ; mentol 50 centigr. et at tendre, - sans se laver, hélas! Généralement on cesse de c peler I au bout de dix à douze jours.

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Cuisine Boulettes aux pommea de tsrre Râper des po;nmes de terre bouillies et froides, ajouter un œuf, sel poivre et muscade. Faire des boulettes' ou en M.tonnets, et frire à grande graisse. Paner à volonté.

Tomates à l'ami-ricaine Partagez par le milieu des tomates fraîches. Evidez-les à l'avance et assaisonnez-les à l'intérieur. P réparez, à' au. tre part, une bonne mayonnaise, asrnz

Travaux féminins

DENTELLf'. ATT CROCHET $

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Variétés

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La. conscience de l'acheteur L'acheteur e-t coupable : Quand il achète sans nécesFité aux der,~ières heurea de la soirée. Quand il fait des commandes qui entraînent la veillée des ouvrières. Quand il fait ses achats de nouvelle saison à la iernière minute. . Qua~d i_l exige une rapidité d'exécution qm fait emporter le travail à domicile par l'ouvrier ou l'obligr à travailler le dimanche. Quand il exige le déballage de tout un rayon pour ne rien acheter. Quand il marchande jusqu'à ce que le vendeur ait cédé.


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Quand il laisse accumuler des factures non payéeF, que le vendeur n'ose réclamer de peur de perdre une clientèle.

Ce que nouB mangeons Nous ne parlons pas ici des gourmands, de ceux qui vivent pour manger, mais de ceux qui man g~nt pour vivre. Arrivé à soixant e-dix ans, un homme de moyenne taille a mangé environ cinc;uant c- quatre mille k ilogrammes de nourriture, ce qui représente environ un million quatre cent mille de ces croissants que l'on vous donne pour goûter.

Routes américaines Pour créet rapidement à bon ma ché des routes carrossables, les ingénieur~ des EtatR -Unis ont imaginé un procédé des plus curieux. Comme il s'agi"sait de comtruire des voies de communication dans des terres sablonneuees, on utilisa l'argile plastique du champ: aprèii tra é et nivellement, 1a terre fut labourée, puis creusée de ~illons tr,msversau:s à un mètrtl les u '.l des autres, on constitua ainsi des foyers où l'on plaça une couche de bois recouverte d' un<' couche d'argile, pufa une seconde couche de l'un et de l'autre. Il suffit d'enflammer la couche inférieure des combustibles pour que, des évents assu·ant la ventillation, la ma ,se entière soit fort ment éch, uffée, telle une sorte de gigaotes1ue four à brique11. L'argile sr. scorifie, se durcit, et, la combustion terminée, il ne reste qu'à égaliser et à rouler pour avoir un chemin parfaite ment propre aux transports agricoles et n& se dé tériorant pas sous la plaie.

La décalogue des époux Carmen Sylva reine de Roumanie, publie le décalogue suivant de l'épouse modèle:

I. Ne commenceaucune querelle, mais si une dispute est devenue inévitable, tiens ferme jusqu'au bout. Si la "Victoire te sourit, tu y gagneras en considération. IL N'oublie pas que tu es la femme d'un homme et non d'un Dieu. Tu ne t'étonneras donc pas de ses faiblesses.

III. Ne demande pas trop souvent de l'argent à ton mari; ta. dois t'arranger avec ce qu'il te donne oh11que moi!. IV. Si tu vois que ton mari n'a pas beaucoup de cœur, n'oublie pas qu'il a un estomac. E n soignant bien son e; tomar, tu finira!! par conquérir son cœur. V. Fais en sorte que de temps en temps, mais pas trop so vent ton mari ait le dernier mot, cela lui fera plaisir et ne te nuira p-a.s. VI. Lis tout le journal, et non seulement les histoires à scandale. Ton mari sera content de s'entretenir avec toi sur les événements du jour et même sur la poli+ique. VII. Même : au cours d'une querelle, tu ne dois pas blesser ton mari. VIII. Complimente de temps en temps ton mari; dis- lui qu'il est le plus malin et le mieux éduqué de tous le11 h ommeP, et en même temps avoue que tu n'e@ pas toujours sans défaut. IX. Si ton mari est malin, 8ois sa ca marade , s'il est bête, sois son amie et conseillère. X. Respecte av .mt to1t la mère de ton mdri; n'oublie pas qu'il l'a aimée avant qu'il t'aima. Quel joli petit résumé de philosophie féminine! Quant aux commandements du mari modèle, ils nous viennent de Hollande, et ne sont pas moins pleins de sagesse : 1. Evitez toute controverse verbale, fussiez vous le prince des orateurs, vous serez toujours vaincu. 2. N'oubliez jamais que vous avez épousé une femme et non un ange. 3. Ne refusez pas de l'argent à votre femme; volez plutôt un morceau de pain. 4. Laissez toujours le dernier mot à votre moitié. 5. Ne lisez pas des livres qu'elle ne peut lire sans plaisir. 6. Si votre f~mme est stupide, ne soy ez pas plus stupide qu'elle. 7. P.,r dessus tout, respectez votre belle-mère. C'est à elle que vous devez le bonheur oonjug,il.

SUppl8menC:aratuit à!I'Ecole primaire

ioftt 1909

Foyèr et les ChampS Histoire, Nouvelles, Mœurs, Sciences, Inventions, Découvertes Voyages, Education, Politesse, Economie domestique Hygiène, Médecine, Cuisine, Recettes, Procédés, Travaux fémin ins, Variétés, etc.

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Le Sillon Romand ~ ~ La Revue Populaire

l,e OhrÏst au tombtiau

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H. J. DING J:DITBU.&


LF 1-0YER et les CHAMP'-

L'homme et la .bête Parmi les passagers d'un bateau de navigation fluviale, un jeune libertin se faisait gloire de jouer le rôle d'impie. Il avait l'imprudence d'affirmer qu'il n'y avait pas d'âme en nous, et que nous n'é· tions, comme les animaux, que matière - Quel est celui d'entre nous qui a vu une âme? dit-il. Quelques personnes riaient et parais , saient applaudi!'; la plupart des assistants regardaient avec un air de mépris ce libre~penseur; et l'un d'eux lui dit: Si nous n'avons point d'âme, nous ne sommes qu'une masse de chair, et on ne pourra jamais me persuader que mas, e de chair puisse penser, juger, raisonner lsentir, souffrir, éprouver des sensation~ agréables, aimer, haïr, craindre, et désirer Comme l'impie s'apprêtait à répondre à ces paroles, le capitaine de bateau qui était de mauvaise b.umeur, parce qu'il av:ait de la peine à manœuvrer, à cause du vent qui était contraire intervint: - Eh! s'écria-t il, direz-vous aussi qu'il n'y a point de vent? Cependant vous ne ne le voyez pa~; ce qui ne l'empêche point, s'il continue, de nous envoyer tous réfléchir au fond de l'eau à vos belles théories Et chacun de rire, pendant qu'un troisième interlocuteur disait avec enjouement. - Monsieur nous a prouvé avec beaucoup d'esprit qu il n'était qu'une bête. # A S - ....

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Ko.raie La bcnté On dit que les occasions de faire le bien ne sont pas communes ; les supposer rares, c'est être bien ignorant en fait de bonté. Si l'on n'est pas souvent à portée de ~endre de g;rands serv!ces, il n'est pas de Jours où l on ne puisse travailler à rendre la situation de quelqu'un meilleure. En société, le désir d'obliger, qui va

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a~ devar,t de tous les désirs; - en fa. mille, la douceur, qui procure la paix et la sagesse qui la conserve; - avec ~e, inférieurs, un traitement doux et raison. nable, qui fasse disparaître les désagré. ments de leur condition, en maintenant la subordination; puis, donner des avis à ceux qui en ont besoin, calmer une in. quiétude, alléger un chagrin: voilà de quoi occuper toutes les heures de ta vie. A la vérité, ce n'est là que le remplissage de la bonté, mais n'est-il pas loin de n'y lai,. ser aucun vide? Une existence ainsi consacrée au bonheur de nos semblables pro. curerait une constante félicité.

Le mal __du pays 0 doux mal dont on meurt, poiso.1 rempli de charme' Philtre du souvenir p é tri dans u s e larme, Mal du pays! doux mal! sois boni ! J 'ai connu Ton. i~cflàb_lc an~oisce, et j e suis rcvr nu, Et J a1 repris racm c au versant ~olitaire Où _le vent des hauts lieux c hante son hymne austè·,; Et 1~ borne mes vœux da ns J'ét· oit horizon Où rit sous les sapins la petite maison, Où l'aubé,>inc en fleurs ,t la verte charmille Enclosent, doux b ercail, la petite famille 1 C~rtes l'humble r at, ie où j'aime et j, suis né Ou vit tout le bonheur que le cid m'ait ,ionné. Où ~rés d'une compagne aux gran ls devoi rs fidèle, J'aspire à voir granJir tr oi, enfants digne d'elle, L' humb'e et noble patrie au renom effacé, Dont !'avenir m 'e:.t cher ~litant que le pas::: é, Do:--t Je conserve aussi, v1 \ a1 ts dans ma mé.noire, Co'?me un legs de fam ille, ou les d•uils, ou la gloire, Qu, proô,gue à ses fils, ivres d, sa fie rté L'• ir pur de la montagne e t de la hbe•té' Et qui sut pénétrer mon âme et la ,ienn'e. Défend bien qu'on l'oub!ie, et veut qu·on souvienre.

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Aux domestiques fidèles. ...,.._

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Petits conseils

Eviter les petites dépenses. Elles sont Dans un de ses discours à l'Académie si dangereuses! On fait attention aux française, M. Jules Lemaître, l'éminent grandes dépenses avant de les faire. Mais académicien, a lu la prière trop peu connue pour les petites on réfléchit après les composée par Lamartine et dite la <~Prière avo'r faites. La co11tume de ne pas s'in · de la Serventel>. C'est une page touchante quiéter des petites occasions, fait perdre ui édifiera nos lecteurs : beaucoup et tant d'argent qu'on en a plus q Mon Dieu, faites-moi la grâce de trouver dans les grandes circonstances. la servitude douce et de l'accepter sans N'achetez rien d'inutile ! Les vitrines rourmure, comme la condition que vous sont hélas! bien tentantes. Il y a tant de nous avez imposée à tous en nous en- belle@ choses, inutiles, il est vrai, mais si voyant dans ce monde. Si noue ne nous belles qu'on les achète. Il est des personaervon~ pas les un11 les autres, noua ne nes qui doivent a.voir toutes le~ nouve~uaervons pas Dieu, car la vie humaine tés porte monnaies, cannes, pipes, épmn'e t qu'un service réciproque. gle~, cravates, etc. Il en est d'autres qui Les plus heureux sont ceux qui 11ervent ne peuvent assister à un marché sans leur prochain 11ans gages, pour l'amour acheter quelque chose. de voue. Mais nous autre11, pauvres serNe pas acheter à crédit. C'est user ce vantes, il faut bien gagner le pain que qu'on gagnera plus tard. Il ne faut utilivous ne nous avez pas donné en naissant. ser que ce que l'on possède réellement. Nous sommes peut être plus agréables Il est facile de faire des achats avec l'esà vos yeux pour, cela, si nous savons c?mr poir que l'on paiera plus tard, mais il se prendre notre etat : car outre la peme, peut, et cela n'arrive que trop souvent, nous avons l'humiliation du salaire que que l'espoir ne se réalise pas. nous sommes forcées de recevoir pour servir Se modérer. Tu désires peut-être un aouvent ceux que nous aimons. verre de bière ou de vin ou aller chaque <<Nous sommes de toutes les maisons jour au café, cela n'est pas nécessaire ! et les maisons peuvent nom fermer leurs Tu ·veux joyeuse compagnie chaque jour, portes; nous so~mes de tout~s les fa~illes mais c'est délaisser la famille et les af. et toutes les familles peuventnousreJeter; faires, ce qui n'est pas permis. nous élevons les enfants comme s'ils étaient L'abus, même dans les meilleures choà nous, et quand nous les avons élevés, ses, est blâmable et dangereux. ils ne nous connaissent plus pour leurs · Prendre conseil. Deux intelligences samères· nous épargnons le bien du maître, vent plus qu'une intelligen?e et pr.endre et le 'bien que nous lui avons épargné conseil c'est s'épargner l apprentissage s'en va à d'autres qu'à nous. que les autres ont dd faire. «Nous nous attachons au foyer, à l'arbre, au puits, au chien de la cout, et h foyer, l'arbre, le puits, le chien nous sont enlevés quand il plaît à nos maîtres . . Parentes sans parenté, familières sans famille, filles sans mères, mères sans enfants, cœurs qui se donnent sans êtres reçus, voilà le sort des servantes deTant vous. <<Accordez-moi de connaître les devoirs, les peines et les consolations de mon état et après avoir été ici-•as une bonne servante des homme11, d'être là-haut une heureuse servante du Maître parfait! »


LE FOYER et les CHAMPS

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PatrfotfslT)e

LE FOYER et les CHAMPS

- Un soldat, a-t il dit, ne doit pas déserter le drapeau auquel il a juré fidélité V ?us ête s deux misérables. Je ne vous con: seille qu1 u~e chose : quand vous arriTe. rez en Suisse, retournez à la frontière fra~çaise et demandez à rejoindre votre régiment. Les deux déserteurs suivirent le cons~il: ils ont à présent réintégré leur gar. mson.

Ava.nt de tendre l'oreille aux propo, criminels des antipatriotes, puissent tou, les jeunes gens méditer la honte d'une telle leçon!

Histoire nature Ile

LE MARlt.HOOR

Le :Markhoor est le plus rare ovidé du

'Traif de fidélifé d'un c~ien 'Unlgénéral allemand donne à deux d.éserteura fra.n;a.ia une leçon de patriotisme

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« Un soldat, leur dit-il, ne doit pas dé . serter le drapeau auquel il a juré fidé-

&ection rectiligne, donnent à sa silhouette 11 aspect étrange. Il e&t spécial aux hau&81 régions de l'Himalaya.

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Le fait qu'illustre notre gravure s'est passé tout récemment dans un cimetière de la banlieue parisienne. On a vu un pauvre chien tapi sur la tombe de son maître refuser de la quitter.

INVENTIONS Téléphone a.utoma.tique

At

On vient d'inaugurer à Hildesheim un sy@tème téléphonique qui supprime les intermédiaires, c'est à-dire les demoiselles du téléphone. Ce système a été inventé en Amérique, où il donne, paraît-il, d'excellents résul· tata. Chacun des appareils est pourvu de trois· cadrans pareils à des cadrans d'horloge, dont chacun est numéroté de Ojusqu'à 9. L'abonné qui désire une commu· nication place lui-même l aiguille de chacun de ces cadrans de manière à former le numéro de son corre8pondant. Il décroche les récepteurs, et au,sitôt une sonnerie retentit chez l'abonné à qui on veut parler. L'entretien fini, les deux abonnés raccrochent leura récepteurs, ce qui interrompt la communication, et le deman · deur ramène les aiguilles au zéro, ce qui remet son poste en état d'envoyer ou de recevoir un nouvel appel. On assure que le téléphone automatique fonctionne à merveille, qu'il épargne aux habitants d'Hildesheim (on le croit aisément! ) beaucoup de temps et beaucoup d'impatience. Il sera étendu peu à peu aux autres

fort du monilP«. JI ~ou lève ·1 6 personnes

Tom ne veut pas quitter le tombeau de son maitre

lui servait, le brave ouvrier demanda à rentrer dans la mine, où il est devenu chauffeur. Rien n'égala son adresse à jeter le charbon dans la gueule ardente du foyer. Il a remplacé son bra'I par une courroie extensible qui fait office de levier.

UN HOMME FORT S'il est vui qu'Archimède a dit: «Donaez-moi un point d'appui, et je soulèverai le monde» il n'en est pas moins évident qae M.Saxon peut revendiquer hautement et justement le titre <Cd'homme le plus

lité,})

. L'abominable propagande des antipatriotes porte ses fruits. Dernièrement, deux dragons d'un régiment de la frontière passèrent sur territoire allemand avec armes et bagages. La populafon de la ville de Dieuze les hua et les traita de lâches. Arrêtés par les gendarmes allemands, ils furent conduits d1:vant le général commandant la brigade en garni s?n dans. cette ville. Cet officier supérrnur, qm poseède parfaitement la langue française, voulut savoir pour quelles raisons ils avaient déserté. Il les interrogea. Les misérables évitèrent d'abord de rép?ndre, puis l'un d'eux balbutia qu'il avait voulu fuir les mauvais traitements dont il était l'objet au régiment. Mais l'officier l'interrompit: - Vous mentez, dit-il, le soldat français n'est pas maltrai~é. Avant de les quitter, le général allemand les a semoncés d'importance et leur a dit tout le mépris qu'il avait pour eu :

001tinent a~iatique ; ses cornes massives,

t,nrnées en spirale, mais affectant une

Galles, un singulier chauffeur. Il a par suite d'un accident survenu dans la mine même, perdu le bras gauche. Au lieu d'aller chanter dans les cours, ou de vivoter des quelques francs de rente qu'on

alignées sur un appareil spécial et bien 6quilibré. S'agit-il d'un truc? Evidemment non. L'athlète peut soulever au-dessus iua tête, à bout de bras, un poids d'environ 180 kPos. 11 est d'une sobriété exemplaire et il n'a jamais eu une seule journée de maladie. C'est un véritable hrcule. ~

UN CHAUFFEUR ESTROPIE On peut voir dans la machinerie d'une ... plus importantes mines du paye de


LE FOYER et les CHAMPS

LE FOYER et les CHAMPS

villes allemandes. Inutile d'ajouter qu'il n'est applicable que dans le service urbain; pour communiquer d'une ville à une autre il faut toujours recou,ir au bureau central.

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Industrie Curieux usage d.u papier Il parait qu'aux Etats-Unie, un assez gran1 nombre de journaux ont annoncé qu'ils sont obligés de maj or6r le prix de leur abonnement à cau"e du relèvement du prix du papier. Il y a pénurie de papier. En fabr que-t-on moins? On en fabrique davantage maie cette pénurie provient non seulement de l'extension considéra.. hie prise par la presrn du monde entier, mais aussi des nouveaux et multiples usages auxquels on le destine main· tenant. Veuillez en juger par les q uelqu1s exemples que nous prenons dans le tas. On fait depuis longtempe dee pipPs et des cannes en papier . Ce qui est plue original, c'eet qu'on en fabrique des tonneaux. Pour cela on emploie une herbe grossière et dure qui fournit une bonne pâte qu'une m~chine transforme en tonneaux; on peut obtenir jusqu'à 600 fûts pal' jour. Ceux ci sont recouverts d'un vernis qui a la dureté de l'émail. On fait des toits avec de la pâte de bois qui est la même que celle qu'on emploie pour les plus beaux papiers. N atu.rellement, pour être un peu à l'abri sous ces toits quand il pleut, on le& enduit d'un vernis protedeur. On fabrique des câbles en papier. L'\ pâte rendue très con&istante est passée à la filière. Avec six torons moyens, on obtient un câble de trois à quatre centimètres qu'il ne reste plus qu'à tremper dans une composition spéciale à base d'huile d'3 lin. Quant aux vieux journaux, aux invendus aux (bouillonu, ils retournent à la

cuve qui les a vu naître, la chimie inter. vient et refait de nouveau papier.

-·--·~ ~ GA\l(}J~IJBU; M~lil!l:GA\I.B

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• :Mangeons d.es fruits C'est la saison des fruits. Mangeons-en tant et plus ; nous nous en trouverons paraît-il, trè3 bien, Car on ne saurait loue; à trop jmte valeur les .fruits, qui, par leurs richesses en sucre et en diastases (ferments) possèdent sur la nutrition or. grnique une très h eureme influence. Noua parlons surtout des fruits qui se transforment en carbonates alcalins dans le . sang (fraises, cerises , framboises, prunee raisins, pommes), diminuant ainsi l'aci~ dité urinaire des arthritiques et favori eant le tirage de notre appareil à combustion physiologique. Les cures de fruits constituent le meil. leur antidote contre les abus du régime carné, régime auqu.el sont dues les affec tions gastro - intestinales, l'appendicite, l'arthristisme, l'artérjo sclérose et les innombrables maladies ou malaises "engendrés par l'acide urique dans le sang. Les fruits sont, en effet, en raison de l'eau et des sels qu'ils renferment sous une forme -vitalisée, les meilleurs agents d'élimina tion pour tous nos déchets dangereux. B eaucoup d'entre eux sont des réservoirs d'alcalinité bienfaisante et agissent ainsi contre l'acidisme hostile des humeurs. En résumé, les fruits sont des modificateurs et des purificateurs du sang, à la condition d'être mangés bien frais et bien mlÎrs et exempts de toute contamination, cela va sans dire. Les propriétés anti-goutteuses et anti rhumatismales si avérées des fraises et des framboires semblent dues au salicylate de méthyle ( environ 5 centigrammes par kilo, que renferment ces fruit.). Les abricots, les pêche@, les prunes et aurtout les myrtilles doivent ausRi leur valeur an· ti-arthritique, populaire en Russie, à l'acide quinique qu'elles renferment dans la proportion de 2 p. c. Ces fruits antisepti-

qnes et diurétiques s'admini&trent facileJllent en décoctions. Les pommes conviennent aussi aux goutteux, surtout lorsqu'ils souffrent du foie. Les oranges, le citron et le melon 80nt précieux contre la gcavelle. Les fi. gues, les prune8, les poires et les raisins conviennent comme agents d'engraisse. Jllent aux personnes maigres ainsi qu'aux candidats à la tuberculose. Nous conseillons aussi à ces malades, ainsi qu'aux neurasthéniques, l'usage des amandes, des noix et des noisettes, qui sont les prix les plus riches en principes phosphorés. L'ananas doit ses propriétéi!, notoireœent digestives, à la broméline: principe analogue à la pepsine, c'e1t-à-dire éminemment capable de transformer en peptones les matières alimentées, azotées (viandes, œufs, fromage). Mettez du suc d'ananas au contact d'une tranche de bif · teck, elle sera convertie, en peu de tempe en une sorte de gélatine, toute prête pour l'assimilation. La banane est un aliment riche en principes digestifs et nutritih. Riche en pepsine végétale et en ferments scccharificateurs, rafraîchissante, émoliente et dig~stive, la figue ne porte aucun préjudice aux diabétiques. La cure de figues, depuis longtemps populaire en Egypte, peut se faire sur le littoral, dans les meilleures conditions. Les ;>0itrinaires en retireront de sérieux avantages pour l'adipogénèse, si recherchée en phtisio thérapie.

----Connaissances utiles

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La d.estruction des fourmis Par la multiplbité des recettes publiées dan s les journaux pour la destruction des fourmis, nous comprenons l'impo, tance <1e la question et la difficulté de la résoudre. De Combes, nn grand et sérieux amateur de jardinage, qui vivait à la fin du dernier siècle, eesaya de tous les systèmes dont on lui avait rebattu les oreille&,

Et quand il eut essayé de tout il déclara qu'à son avis, le meilleur procédé consistait à frotter des feuilles de papier avec du miel et à les étendre dans le voisinage de la fourmilière. Les fourmis oounent bientôt le papier, qu'on enlère adroitement par les quatre coins et qu'on · jette dans un baquet. Naturellement, on remplace les feuilles sacrifiées par de nouvelles feuilles emmiellées, jmqu'à ce que la co'onie ait to.,. talement disparu. Il faut donc à ce métier quelque patience, mais les résultats vous paient largement de votre peine.

Mirage des œufe Pour reconnaître si un œuf est frais il faut le mirer, c'est-à-dire le placer de façon à ce que l'on puisse le voir à. l'intérieur par transparrnce. On a pour cela de petiti appareils très ingénieux mais dont on peu.t faire l'économie en se servant simplement d'un morceau de carton ou d'un vieux calendrier dans leque\ on fait un trou de la forme d'un œuf, mais plus petit que l'œuf. On ,e place en face d'une bougie allumée dans un endroit o'l8cur. On saisit l'œ11f entre les doigts par les extrémités et on le traîne dans la cavité du carton placé en face de la bougie. On juge a'or~ parfaitement de la fraîcheur de l'œuf dont l'embiyon dans le jaune ne doit pas être développé. Utilité de l'ox·tie Le frr et le quinquina sont les remè ies c aSBiques dAs anémies sous toutes les fo~mes, et la liste sC'rait longue dos vins(toniques Je tou~ genres, des pilules et compo~és pha macautiques cou~eillés dans ce cas. Le Dr Agner, do Stockholm, remd en honneur un traite nent bien simp!e : c' eat un vieux remède nu b' ié et qui a fait ses preuves. Il en a ob:cnu d'excellt>nts ré~ultats. L'orti ,J vulgaire, Z ur tica dioica, constitue un moyen très ef. ficace de com b3.ttre le'! altérations du sang qui conduisent les adolescente aux troubles graves de l'anémie. L'ortie peut s' employer fraîche ou sèche; il est plus agréable d'en faire comme en Suède, un

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Il

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LE FOYER et les CHAMPS

mets de table, une soupe. Après avoir neltoyé les sommets des tiges fraîches, de sarriette. Passez au feu avec une on les ébouillante, puis on les hâche fi- cée de farine, mouillez avec du bon nement et on en fa t une soupe, comme Ion ou du lait. Quand la cuisson est celle aux herbes ordinaires. A l'état sec, vée, liez avec deux jaunes d'œufs dé dans du lait; si les fèves sont trop il faut une décoction que l'on boit corn me tisane Le moyen est simple, peu ses, il faut les décortiquer, on peut coftteux et semb:e, d'après les faits con- servir également à la maître d'hôte). nus très efficace. Petits pois au la.rd

La. médecine du oervea.u par les légumes

Couper du petit lard en ~ros dés faire revenir. Quand il est bien mettre les pois épluché~, en les ! · saute'!' plusieurs fois, ajouter un hou de persil garni, avec du poivre et un de sel, et laisser mijoter les pois jua ce · qu'ils soient cuits ; ôter le bouquet servir. Les personnes qui aiment la dou peuvent y ajouter un morceau de su

La pomme de terre développe les qualités raisonnables, l'équilibre et le calme de la pensée. La carotte donne bon caractère ; elle est à recommander aux rageurs. Les· épinards développent l'énergie, la constance, la volonté. Les haricots verts développent les goûts artistiques. Quant aux haricots blancs, ils sont fà Omelette soufflée recommander à tous les travailleurs, travailleurs manuels, travailleurs intellec4 jaunes d'œufs, 4:cuillerées sucre tuels. C'est le m eiHeur réparateur du sys- bien mélanger, ajouter les 4 blancs tème nerveux. tus en neige. Cuir au four chaud 10 nutes. Goûts à volonté. '-ca:a e

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Supplément aratuit à l'Ecole primaire

Foyer

et les

Septembre 1909

Champs

S . cesEconomie Inventions Découvertes do~estique Histoire, NouveE!ldes, Mt_œurps'o11·tce,es~e Voyages uca ton, ' p édé H gièn'e, Médecine, Cuisine, R~ce~tes, roc s, y Travaux féminins, Vanétes, etc. Numéros spécimen gratis

Publioations recommandéas Le Sillon Romand ~

La Revue Populaire

H. J. DING 11:DITEUll

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Travaux Céminins PenHées A l'heure actuelle, tout est décrépit un moment; qui vit trop meurt vivant,

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•

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La sottise ne va jamai~ si loin q lorsque la vanité l'accompagne .

.. • La peul' d'être pri~ po11r dupe empêo de faire beaucoup de bonnes actions.

• * •

Rosace au crochet

,.. Les grands parleur8 pour l'action.

l prime aux abonnés Réduction du tableau offer en . t 1·ournal un abonné neuveau qni procuren au

Fèves à la. bourgeoise Faites cuire les fèves à demi dans de l'eau salée, faites-les ensuite revenir dans du beurre, persil, ciboule et un peu

L'été s'en va. Les hirondelles . S'en vont aussi vers d'autres cieux>

,· - . nous pouvions faire comme el.le, ~'ous envoler à tire-d'ailes, tout Joyeux .


LE FOYER et les CHAMPS

LE FOYER et les CHAMPS

Dieu est juste S ouvent nous entendons dire par des gens malheureux, dans un blasphème, heure11sement irréfléchi: Dieu n'est pas

juste de m'éprouver ainsi moi qui suis son serviteur fidèle! On pourrait faire à cette parole beaucoup de réponses, par exemple que ce prétendu serviteur fidèle e1t bien infidèle, mais passons sans insister. Nous en donnons aujourd'hui une d'ordre général. Et nous disons: ·- - ·· ·

Dieu est juste

de la sorte, déconcerterait sa sagesse et aboutirait au renversement même dea lois de la nature, créées par lui m~rne. Non, la juatice divine ne peut procéder immédiatement et mathématiquement à la récompense des bons et à la punition des méchants: mais parce que souvent elle est obligée d'attendre, faut-il en conclure qu'elle n'apparaît jamais dans les événements de ce monde? Nullement.

.....

' Faire son devoir

,.

Il n'y aurait pas de queation sociale si tout le monde faisait son devoir et restait à sa place De quo, souffrons-nous ? de la désorganisation !ooiale ; on déserte le devoir et le travail : les mères n'élèvent plus leurs enfants, les pères vivent souvent en marge de la famille : les juges n'ont le souci que de plaire ; les patrons que de la fortune à acquérir à quelque moyen que ce soit ; les commerçants fraude.nt et le pauvre achète des alimente malsain,, des boissons frelatées, des étoffes de mauvai 1e qualité. Si chacun dans aon milieu faisait son devoir, aidait ceux qui vivent autour de soi, l'un d'un peu d'argent, l'autre d'1.n conseil, celui-ci d'un peu d'expérience, celui-là d'un cottp de m~in pour un tra vail difficile ou pressé, comme la vie changerait !

mais ici-bas, sa justice est généralement obligée de se taire et d'attendre. Autrement, il y aurait un perpétuel bouleversement. 1° de l'ordre du monde moral: Supposez que· par une disposition de Dieu la main du voleur tombe au moment où il commet un vol que la langue du calomniateur se desRèche à l'instant où il attaque l'honneur du prochain, que le voluptueux soit paralysé à l'heure où ·il s'abandonne auxpassions,qu'arriverra-t -il? Qu'on évitera le vol, la calomnie, la volupté comme on s'abstient de poser sa tête sur les rails du chemin de for ou sa main au feu. Supposez qu' à chaque acte de vertu correaponde une exemption de souffran-ce, une prospérité matérielle. ~ On fera de bonnes actions comme on fabrique des produite de bonne qualité, pour s'enrichir. La récompense instantanée du bien, En se bornant à considérer la femme la punition immédiate du mal aboutiraient dans rnn intérieur, son principal domaine, à la destruction de la liberté humaine on constate que Bon influence est décisive et du mérite. pour faire aimer la vie de famille et as· 2° de l ordre du monde physique: surer la bonne éducation des enfants. Si Dieu est juste. Est ce à dire que l'orage le mari déserte le foyer, si les enfants devra restersuspenduau-des,me du champ sont mal élevés ds'émancipent de bonne de l'homme pieux ? que dans un naufrage heure, la faute en est le plus souvent les bons aevront toujours être sauvés? à l'épouse et à la mère. Nous ne parlons que dans un déraillement les blessures pas decelles qui, au lieu d'être des mé· et la mort ne devront échoir qu'aux nagèree, sont des mégères - elles ne impies? constituent qu'une exception - maiR de Mais la justice de Dieu, en agissant la quantité d'autres qui, voulant remplir

Rôle de la femme

leur mission de compagne dévouée et de inère vigilante, croient que des obstacles insurmontables leur viennent du fâcheux caractère de leur mari et des mauvais instincts de leurs enfante. Elles devraient bien plutôt s'accuser elles -mêmes et se dire que leur savoir faire n'a pas marché de pair avec leurs bonnes intentions. Si chez celui qu'elles ont épousé, elle11 d;ivent parfois subir de, défauts qui ne se sont manifestés que plus tard, il n'en est. pas de même à propos des enfants dont les vices croitsants sont le témoignage de l'inexpérience de l'éducatrice, La mauvaise éducation des enfants provient souvent de l'ignorance des mères. Il faut donc augmenter la culture de la femme pour !lUgmenter son autorité dans la famille et sa bonne influence dans la société. Ce savoir féminin doit être tel qu'il ne noue donne ni des pé-: dantes, ni des personnes dont l'ambition se borne à faire reluire des casseroles. Les femmes terre à terre, dont les vertus ne répandent qu'un parfum de cuisine, forment une humanité uns grâce et sans idéal; les femmes dont l'instraction a été mal dirigée rêvent au lieu d'agir et dédaigr,ent comme trop vulgaires les mille soins qui font les intérieurs confortables. Que de reproches n'a-t-on pas faits, jadis, chez nous et partout, aux programmes des écoles de jeunes filles ! Quand les élève8 avaient terminé leurs études et qu'il fallait à la maison rem, plir leurs loisirs, on s'apercevait qu'elles avaient un goût excessif pour la .lectur_e des romans et une répugnance b10n caractérisée pour les occupations domestiques· La tendance de l'école a changé. On veutque, à l'éc3le même, les jeunes filles ne restent plus étrangères aux travaux manuels qu'elles devront exécuter plus tard. La famille et l'école doivent s'entr'aider, se compléter pour donner aux jeunes filles une éducation rationelle en rapport avec les milieux oµ. elles devront vivre et avec les situations généralement faites à celles qui sontobligées de gagner leur vie.

Histoire naturelle

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Le chameau Le oha~eau eert aux habitants des oasis comme bête de transport; sa chair et le lait des chamelles entrent pour une grande part dans l'alimentation; le poil sert aux indi~ènes à confectionner des étoffes de tentes, de11 sacs et des vête• ments · sa peau sert à faire des selles et des chaussures. Des industriels de Sedan ont réussi à préparer avec le poil de chameau des tis11us de premi - 1 r ordre, tels que des étoffes pour robes, des châles Ugers des draps de velours forts chaude ' s11ppleer ' pouvant dans tous les pays a' l'usage des fourrures . On tond l'animal tous les ans au printemps et il produit trois à quatre kilogrammes de poile, 1CC.CI11

Sciences Les viandea frigorifiées Le commerce des viandes frigorifiées a pris une importance.énorme dans la République Argentine. , A l',heure a~tu~lle, ces produits &ont prepa.res dans dix etablissements, presque tous aux portes do Buenos-Ayres. La plue grande de ces usines emploie 1,200 ouvriers et peut préparer chaque j,tur 1,000 bœufs, 8,000 moutons et 300 porcs. Ce sont les Anglais qui ont introduit cette i11.dustrie en Argentine. La quantité d'animaux sacrifiés en 1907, dans les dix usines en question, a été de 518,575 bœufs, 3;179,000 mou· t6ns et 12,708 porcs. Depuis quelque temps, la viande simplement refroidie ou < criled meat » tend à se substituer de plus en plus à celle que l'on amène au point de congélation. Les argentins exportent énormé.nent de lièvres dans ces conditions. Le lièvre, importé d'Allemagne il n'y a pas bien longtemps, et lâché àan~ un.e propriété par un « estanciero >> pa881onnê


LE FOYER et les CHAMPS

de la chasse, s'est multiplié de telle façon qu'il menace de devenir un fléau, comme le lapin en Australie. Soit à cause de la clémence du climat, soit grâce à une alimentation de choix~ il est devenu supérieur à ses ancêtres. La chair du lièvre argentin est véritablement exquise. Les grands débouchés pour les produits des usines frigorifiques sont l' Angleterre et sa colonie du Cap. En Europe il n'y a sur le continent que l'Italie qui soit renseignée comme en recevant direct.ement une faible quantité.

LE FOYER et les CHAMPS

les vieilles locomotives Une petite ligne de chemin de fer entre Manheim et Heidelberg (Allem~ gne), possède sept vieilles locomotives qui sont les doyennes de tout l'empire. Elles circulent depuis 1846, date de la création de cette ligne, et continuent depuis soixante-trois ans leur trajet quotidien, remorquant chacune leurs dix

INVENTIONS Tiasu liège Un français a iJ11Venté un nouveau tissu, le tissu liège. C'est un tissu ordinaire auquel est collée une couche trè1 mince de liège. L'étoffe est ainsi rendue imperméable et elle a sur le caoutchouc l'avantage d'être plus légère, d'avoir meilleure odeur et d'être plus agré bhie à beaucoup . d'égard, On peut cacher le liège entre deux couches d'étoffe. Il ne se détériore pas comme le caoutchouc, et on peut le plier même sans le couper, parce que le traitement qu'on lui fait subir en a retiré les substances résineuses. Son usage, pour:un pardessus, par exemple, n'en augmente le poids que d'une demi-livre.

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Pensées

wagons de voyageurs, à la sage vitesse de 22 kilométres à l'heure; aussi n'arrive-t-il jamais d'accidents sur la ligne. Les « sept vieilles » comme on les ap- · pelle, n'ont subi aucune transformationr on leur a même conservé la teinte verte et rouge dont elles avaient ~té peintes primitivement. ,,.....,

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Un bœuf extraordinaire Dans une ferme des environs de Johanesburg (Afrique du Sud) on peut voir un bœuf robuste dont chacune des cornes mesure trois mètres dix de longueur. Les bœufs à grandes cornes ne sont pas rares dans le Sud africain, mais

Respecter les droits d'autrui et faire d1t bien aux hommes, être à la fois juste et charitable, voilà la morale sociale dans les deux éléments qui la constituent.

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La solitude est favorable au recueillement, et ce n'est qu'à la condition de se recueillir que l'homme est capable de déployer une certaine puissance de pensée et de volonté.

celles-ci sont de dimension tout à fait extraordinaire. Cette race de bœufs particulière_au Cap et au Transvaal, donne

d'excellentes bêtes de trait. Les Anglais

s'en sont servis pour traîner leurs canons, lors de la guerre anglo-boer et 1es ont appelés depuis cc bœ\J.fS à canons. )>

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L'habile homme-tronc On peut voir en Westphalie un pauvre diable qui, à la suite d'un accident, 8 été amputé des deux bras et des deux jambes, et _qui. est devenu d'une _prodigieuse hab1lete. Il peut, sans l'aide de personne, s'habiller sur son lit ou se déshabiller, s'installer sur une chaise, boire, manger, travailler, etc. Il écrit très lisiblement, en tenant son porte-plume entre ses dents et· se livre à toutes sortes de jeux. Cet homme extraordinaire a pris son parti de sa malheur~use existence et se montre, au contraire, d'une gaieté qu'il communiq1;1e à tou~ ceux qui l'approchent. On lm a offert a plusieurs reprises de l'hospitaliser mais il s'y est toujours refusé énergiquement.

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prussien qui a immédiatement créé une section de pigeons photographes dans les colombiers militaires, de sorte qu'on pourra vraiment, maintenant, prendre des vues « à vol d'oiseau ». Mais ces pigeons rendraient-ils en campagne autant de services que les ballons dirigeables?

· Voir g~and Vous vous ête~ demandé, parfois, comment un grand cheval, une grosse vache se laissait mener par un enfant qui n'est parfois pas plus haut qu'une botte? Cela tient, disent certains naturalistes, à ce que les yeux de ces animaux voient les choses plue grandes qu'elles ne sont. Ils aperçoivent près d'eux un être bien plus grand que le petit pâtre qui les mène, et cette constatation les empêche d'agir à leur tête; ih se figurent que leur conducteur a la force de les dompter. Ce phénomène a été constaté quelquefois dans la race humaine. Actuellement existe à Manchester, ville d'Angleterre, une femme dant les yeux grossissent cinquante fois les objets. Ainsi, au lieu de vous voir telle que vous êtes, elle aper

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Le pigeon-photographe Un ingénieur -chimiste de Cronberg, le Dr Neubronner, a eu l'idée de construire de minuscules appareils photographiques à déclanchement automati que et que peuvent emporter des pigeons voyageurs. Les clichés obtenus sont tout à fait petits, mais on les agrandit facilement et ils permettentde dresser la topographie d'un pays. L'inventeur a communiqué son idée au ·gouvernemetlt

cevrait une personne ayant cinquante et quelques mètres de haut et une largeur proportionnelle; seulement, comme ses yeux augmentent tous les objets dans les mêmes proportions une petite fille lui pa· rait toujours une petite fille, parce que si elle a 50 mètres de hauteur sa maman en a 80 et son papa 90. Si,)n mangeant son dessert, cette fem ·


LE FOYER et les CHAMPS

LE FOYER et les CHAMPS me singulière voit la poire qu'elle avale grosse comme :un potiron, elle aperçoit ausai son assiette grande comme une petite mare. Le fil avec lequel elle coud ses boutons de gants lui semble un cordage de navire, maie le gant lui-même lui paraît aussi grand qu'un sac à charbon.

Connaissances utiles Nettoyage des objets en étain. Puisque la mode est à l'étain, il est utile d'en connaître les procédés de nettoyage Voue obtiendrez le brillant du neuf, saus abîmer du tout les objets en les frottant avec un mélange d'huile d'olive, de savon mou et d'argile finement pulvérisée, et en les essuyant avec une peau de chamoit!. Lavés à l'eau de soude, puis frottés avec de l'oignon et essuyés, les dits objets deviendront aussi d'un brillant parfait.

Pour empêcher les mouches de se peser sur les dorures Rien n'est plus disgracieux que les taches noires faites par les mouches sur les cadres dorés, pour empêcher cea in· sectes de se poser sur les dorures, frottez celles ci tous les quinze jours avec un chiffon imbibé d'huile de laurier.

Sauvetage des animaux en cas d'incendie Lorsqu'un incendie éclate dans unti ferme, il arrive souvent qu'on a beaucoup de peine à sauver les animaux. Non seulement la résistance qu'ils oppose nt Tient de la terreur que les flammes et la fumée leur cau8ent, mais elle vient aussi de la précipitation maladroite et bruyante des per~onnes qui cherchent à les pousser dehors. Le bruit et les cris que les animaux entendent ne sont pas faits pour les tranquilliser. Le seul moyen de triompher de leur indocilité, c'est de leur bander les yeux ou de leur envelopper la tête avec des étoffes sombres ou noires. Dans cet état, les chevaux et les vaches devien ·

nent dociles et se laissent conduire al l'on veut.

eat de tradition de médire de ce fruit, dont les hautes qualités, s'il faut en croire

Pour faire sécher

JI Scarles, sont absolument méconnues. 0

en quelques heures l'intérieur des chau,. sures, les remplir d'avoine au moment où l'on se déchamse. L'avoine absorbe l'humidité, consErve au cuir sa souple111 et empêche que les chaussures ne se d6. forment On met ensuite l'avoine dane une boîte sans couvercle où elle sèche, et on peut s'en servir indéfiniment.

En effet, plus que tout autre fruit plue que tout autre légume, h ?Omme contient du phoaphore. Manger une pomme avant de se coucher t 81 une excellente chose. L es fonctions du foie et du rein sont ainsi facilitées, les acides en excès dans J'e~tomac sont ab&orbés, et un sommeil calme et profond est la conséquence de Ja régularité ainsi obtenue des fonctions

Pour faire disparaître la mauvaise odeur On place au milieu de la chambre ua vase en métal avec deg braises sur lesquelles on répand ~uelques cuillerées ~· café en poudre fraichement moulu, pu11 on ferme bien toute& les fenêtres et la porte en sortant. Aprè~ quelques minutes on rentre en laissant la porte ouverte de;rière soi on ouvre les fenêtres auHi longtemps qu'il le faut pour faire disparaître toute vapEur de charbon.

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Hygiène

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Si vous digérez difficilement Ne mangez pas entre vos repas; prenez, au moine deux heures avant de vous coucher 1 un repas consistant en laitage, œuts et légumes. Abandonnez la viande qui surcharge inutilement l'estomac. Beaucoup de gens croie.nt qu'il, fau! ~avantage se nourrir en hiver qu en ete, et q11e la viande ~t le poisson garantissent contre le froid. Il n'y a pas de raison de manger plus en hiver qu'en été. En hiver le.11 fonctions digestives sont plus lentes; il faut donc , les ménager en ne se surchargeant pas de viande.

digestives. La pomme, comme l'orange et le citron, eet un Maidectant de la bouche et le meilleur préservatif contre les maladies de la gorge. De plus, elle calme admirablement la aoif, surtout chez les malades, les aloooligues et les passionnés de l'opium. Quel est le fruit, quel est le produit gui pourrait se vanter de réunir autant de qualités sur un seul indivi1u? Il faut donc faire à la pomme amende honorable, et détruire cette légende qui qui n'a que trop d11ré.

._,_a• Travaux f'éminms

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Le filet

La mode des dentelles sur filet fait plus que jamais fureur. No:i seulement on en fait usage pour toutes les lingeries de table et de toilette ; maie souvent on les aeaortit aux costumes de velours ou de fin lainage. Aussi nous pensons être bien accueillis par nos lectrices ;en leur offrant un joli notif de guipure sur filet. Il se recommande par sa simplicité régulière et la facilité de son exécution. A.LI1'IENTA.TION Ce petit carré se fait tout au point de toile. On exéoute d'abord la trame qui La pomme et ses propriétés digestives asse alterna!ivement dessus et dessous Il y a assez longtempd que la pomme es file du filet en les contrariant. En travers on procède de même. Le est calomniée. travail ne doit pas être trop serré surDepuis l'histoire d'Adam et d'Eve, il out pour la trame qui se trouve raccour-

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cie par le paefage des fils en travers.

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Le filet Alterné avec des carrés de toile brodés à l'anglaise il fera des jo1is voiles de fauteuil. Noe lectrices n'ignorent pas que le filet avant d'être brodé doit se fixer sur un cadre spécial. Nous conrnillons d'employer de préférenoe le fil à raprise. ~

Gwl~l11a

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Compote de pruneaux Inutile de rappel ir les qualités laxatives du pruneau, qui font de ses diverses préparations u11 aliment de choix pour le dyspeptique comtipé. Fair~ tremper à l'eau froide, pondant 5 à 6 heures, 200 grammes de pruneaux. Lee mettre cuire avec 3 décilitrPs d'eau et 25 à 30 grammes de sucre. Cette cuisson doit s'opérer le plus lentement possible, à ébullition imperceptible. Laisser refroidir dans la cuisson. On parfume cette cuisson avec ... du zeste d'orange, de mandarine ou de citron. La même méthode dP- cuisson s'applique aux autres fruits secs.

Variétés

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La. vitesse des poil!sons Un pisciculteur de Potsdam vient d'é. tablir le handicap des vitesses que peu-


LE FOYER et les CHAMPS vent atteindre les représentants les plus lama, la linotte, de quatorze à vingt ci qualifiés de la gent 'd'eau douce. Le record de la vitesse appartient sans le rossignol, quinze; les singes et 1 babouines meurent également entre sei conteste à la truite qui peut faire du 35 et dix,huit ans. à l'heure sur une centaine de mètres tout . i.. Il rare que les chiens dépasseJd au moins. Le brochet ne dépasse pas 27 vingt est années. à l'heure sur 100 m. mais par contre, il Le daim, le loup, le rhinocéros, la fait couramment 23 km. en une heure, vache et le pinson ne voient que rareme111 avec une parf11ite régularité de marche. plus de vingt printemps. Après lui rn classe le barbillon avec du Le léopard, Je jaguar, l'hyène, le 18 à l'heure, le gardon avec du 16 à chamois le porc atteignent quelque. l'heure, enfin l'anguille, la tanche et la fois vingtet<'inq ans; carpe qui fond couramment du 12 à l'heure Le cerf, le cheval, l'âne, le bœuf, 1 ce qui constitue, pour lbeaucoup de cygrue, l'épervier et le brochet, quarante; clistes, une vitesse extrêmement respecLe pélican et le castor, cinquante; ie table. renard, le saumon et le tigre , soixante. Un fruit curiaux Le lion, l'anguille, le crocodile et l'élé, Parmi les nombreuses merveilles de la pha.nt, un siècle. végétation de l'île de Zanzibar il existe Les cygnes, les perroquets et les corDE LA une sorte de poire, connue également beaux, deux cents ans. dans le Sud et dans le centre de l'Afrique Quant à, la baleine, c'est elle qui détient à laquelle les indigènes ont donné le le record, de la longévité avec dix siècles. nom de < poire piquante ». Le consul d'Amérique à Zanzibar déclare dans son rapport annuel que l'on peut faire au moyen dP. ce fruit du son, 0,/" ' de l'alcool, des boissons fermentée~, de la no uriture pour bétail, de la vaisselle - La rnperficie des propriétés apparincassable, du linoléum, du sucre, d11 cuir L'Ecoln primaire donne de 14 à 16 livraisons de 8-1G · tenant au Tzar représente à peu près et du papier. Seulement, le rapport apac•es chacune, non compris la couverture, et auta~t .de celle de la France tout entière. joute que l'on se demande actuellement su;pléments de 8-16 pages pendant l'année onhna1re C'est sur les monuments remontant s'il ne vaudrait pas mieux exterminer à Osiris, souverain égyptien qui vécut, il (soit du 1er Janvier au 31 Décembre). complètement la plante plutôt que de la cultiver, tant à cause des douleurs atro- y a 3,500 ans, qu'on remarque les pre, Chaque mois il est en outre apporté un supplémeu: ces causées par ses piquants vénéneux miers dessins figu.:ant des trompettes. illustré de 8 pages intitulé : Le Foyer et les Champs. qu'à cause de la rapidité avec laquelle - L'an dernier, dans le voisinage de elle se multiplie, rendant en certains en- Market Drayson (Angleterre), des fer. Suisse fr. 2.50 Par a11 Union:posiale Ir. :-J droits tout passage~impossible aux ani- miers ont fait leur moisson par un beau maux comme aux hommes. Annonces : 20 cent. la ligne sur toute la largeur clair de lune, pour éviter la chaleur. IIa ont d'ailleurs complètement réussi. Longévité des a.nima.'!lx Tout c;e qui concerne. la publication doit êtrê . adressé - L'épaiss~ur moyenne du sable d11 directement èi son gérant, M . P. PIONAT, 1er secretaire e1u Voici, à titre de curioBité, une liste Sahara est de 10 à 15 mètres, ce qui presque complète de la longévité des rend impossible toute irrigation du dé· Département de ·l'lnstruetloo publique. èi Sion. divers animaux : sert, saul dans les oasis où les puits sont L'abeille vit de six mois à quatre ans; protégés. Mais le vent peut former des le roitelet, de deux à trois ans; l'écureuil vagues de sable dont la hauteur atteint '-et le lapin, sept années; le lièvre, huit ; jusqu'à 50 mètres. les grives, de huit à quatorze ans; le le mouton, les poules et les pigeons, dix - On est maître d'un secret gardé; mais ans: le rouge-gorge, de dix à douze; le une fois confié il est maître de •nous : la parole ne retoi::rn-" pas à la bouche. doit prendre L'école a une m1ss10n mora 1e et, de ce. fait, elle Docteur Hercod. parti ns la ,lutte contre l'alcoolisme.

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, Soeiété valaüpat)f)e

d 'édu~ation

Moniteur du Musée industriel et pédagogique

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