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No 04 l'Ecole primaire, 15 Janvier 1901

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a r me brÎllaule, au,;silôi re1upln.céc var unt, autre, prise à u11 mort, Dans le ciel, l'a ubc se levnil, édairaut les objets d'une lueur de rêve. Souda in, en arrière d'EtlwPge, une troupe :l('COnrut. L es Boer s, attirés par le ùruit tles coups d P feu, :waieut envoyé quelques hommes en recouuaiss;i nce. Ceux-ci desceuùa.ieut le vallon. l\fais déjà l'ennemi retirait ses attelages <le leur position criti que et, renonçant à sou c·ou p de surprise, bn.ttait en retraite. Dans le demi-jour qui régnn.it,les Boers aY:1nc:aient prudemment. Sous leurs pns, les cadn.vres des combats tles jours précéclents encomb raient le sol partout du sang! Brusquemen t, devnnt eux, montant vers eux, nue forme humaine surgit, brandissant une arme, criant des mots qu'ils n'entendaient pas, t nnclis que, de l'aut re rive, une dernière ~nive partait et que les balles anglaises crépit a ient n utonr cl'eux et ricochaient sur les 1·ochers. Le chef du détachement, craigmmt une surprise, orclonua. le f eu. l:!ott

tv Le soleil, nrnintenant, flnmbnit an ciel. Dnns le vallon silencieux où ponr rissaient Je,- corps, un g1·onpe tl' hommes, penché vers une femme couYNte de ~;nug, essnyaient <le la l'I\JJ ÎIDel'.

L'un creux, qui avnit couru :i. hL 1·iYièrc, retint bi en tôt f!Ve<; nu pen d'eau, clout on lava Jp yisage de l'inconnue; snbilemeut, l'homme C]ni d irigeait la peti te lroupe. l'llomme qui ayail commaJHlô le ren, poussa. 11n cr i: - IDdweege! C'Hnit E lof. Et comme si ce cri clécllirant, cet :ippel suprême l'a vait tirée de la uuit où c.llc descendait dou cenwnt, Eclweege, l'héroïque femme 1111 Boer, ouvrit ses gramls yeux de flamme. Elle yit l'l~ommeet le reconnut. Uu sourire tl e 1en<l rcs;;e illumina sou visl:lge, Ri pille 80US le ~nug cJn i contait. Et elle cl it _tentlrë>meut, tarn'lis tJue ,;a ru:1iJ1 répon<lait au pres;;cmN1t cle la mn in cl'Elof: - Je ~avais bien, va, que je te retrouverais! Et elle expira.

11umero u- acceptauon ae11mt1ve

Variétés Les gcw1i.u:s de Paris. - C'e:,;tune belle clwse quf' la statistique, et parfoi:,; nue <.: hos,e très gaie, mais pas touj()lll'S 1nalhcureusement. Un « professeur de l'aris », qui nt> fait connaître ni ,l 'établissement ni l'enseignernent auquel il appartient, pu. blia.it 1·éccmment quelques chiffres qnl· hi « Fra.nce de demain>> a. r eproduit1-; << sans commentaires», les jugeant « aussi il'istes que significatifs)). Ce pédagogue a.t1.ristant a a.ffaire pa. raît-il, à 43 élèves, ùgés de 8 à 11 a nl:l. Il a dressé la ,l iste de ce qu'on pourrait appeler· leurs ignoran ces,. E t il a fait df':,; découvertes qui lui inspirent des inqu iétudes sur l'c\,Yenit de so·n pays. La moiti é de .s es disci})'les n'a au <.: tme idée de )fotre-Danw, du Panthéon, de l'Arc-de -Tl'iompbe ou du Lounc. Bean<:oup n'ont wême, pa.i-aît-il, jamais 1·11 la Seine, cc qni est naiment étonnant pom de jeunes Parisiens. "'.\lais ce qu' il ? a de plus extraordinairf', c'est qn'uu seul de <:es petits Parisiens dédare n'a· voir jamai,s yn de bateau. Où donl' IC'R ,rn tl'(•s, qui n'ont jamais Yn la Seine, <:> t qu i << ne :,;ont jama is sortis de Paris ». ont-i,l s b ien p u voil· des bat<:>a.ux? E l· (}lte diro,nt ceux <1ui out tant de fois .ircusé la tom· E iffel d'écl'ase1· Paris dl• sn sillwnei'tP en corn btante, en appn•11,rnt q ue 7 de <:es petits écoliers parisiens n'ont ja.m a.is ape1·ç-u cette i-oui· cfr 300 lllf'tres? Et où donc ont pn être ,wquestrés clenx antres qui n'onl jama iiYll ni locornoti,c ni Yagous? Le << professC'n l' de Paris)> q tri a sous sa fé1 ·nle ces petits phénomènes nom; a JJ))l'end (1 u 'il lem enseigne « l'his toi r<· des eiYilisa.tions ga nl nis,e, 1·01m1ine. et franquf' ! n Et ceci rn·onYe la sa.g('Sst· du p1i>g1·a.rnme; Ull', e:ornrnent parler ile ciYi lisntion eontemporaine it des pnfa ut8 nés F1',l ll<;,Ü s l:'t l'ari siens qu i igno1·ent la ~l'Îlll', les chemins de fe1·, les omnibns et la. Torn· Eiffel !

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année

N° 4

REVUE PEDAGOGIQUE PUBLIÉE. SOUS L ES AUSPICES D~ LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION ~

L'Ecole primaire donntl_ au moin:-i 12 livraisons de 16 pages .. chacune, _sur deux col~nnes,i .non compris la couverture, et autant d{' supplements de 8 a 16 pageF pend~nt le cours scolaire.~~~: Prix cl' abonnement: .... -· ·--· ·

Suisse fr. 2.50

Union postale. ft•. 3

Tout ce qui concerne let pubUccttic n doit être .:idressé èt l'éditeur, M. P. · PIGNA T , 1er secrétaire èt !'Instruction pu blique. èt Sien.


S10N, lo· Janvier

Sommaire du N° du 15 Janv. ·» ln::d rui1·P l,1 jeunesse sa.ns l'éduq ner. - ConsPils aux insLituleurs sm· l'édncatiou. - Réfm'llle 01.·thographique lsuite t'l l'iu). - L'.\..u.tdémie frarn;aisP et ro1·tlwgnt.pl tl'. -- LP dévoûrnPnL ù!~ J'iustit 11tpm·. (Jnel!l1WS p t üH:ipes d P J'nl'i <l'Pn:-( ignLT. - De la puis:,,autP dn 1·L·gard 1Lm11u in Pn fait d 'édn(;ation et d'en~l~ignt:'u1en t. - Partie prntiqne : ('u.lcnl Ol'al. En:,;eiguement eiviqne. Orthog1·nplw ..L eeture et tédt alion. Î,L'C;l m!~ \f'XUnwns dPs n·c1·nes). - Am·(:dote stol;ÜH:'. 0

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Sommab·e dn Supplément N° 3 Le ]Jl'i:\'! d n temps. - Le C 1·edo de l 'f1q ui :sou ffre. - Ce que se1'a. un 1·epas a n XXe siè<.:le. - T,a eh a.nson d'm1 enfant. - I/Jrn.bit u ùe. - L'exa.e t itude. L,· compagn on de tonte (co uk de ),oël). - Ym·iél·és.

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L'acceptation clu présent N° engageant nos~souscripteurs pour tout le cours scolaire 1900-1901, nous prendrons en 1·emboursement, pour la plupart au .moins d'entr'eux, le prix de l'abonnement avant ou après l'expédition des Nos o et 6. ll serait ainsi trop tard de notifier son refus en laissant impayée la carte de rem1:.oursement qui sera mise en circulation dans ce but.

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Echos des Conférences Distl'ict de Conthey. L a Con féreucP dt>:,; 1nstitnteu1·s de ce di:-t r ict se réunirn le mardi ~V janvier ù .\p1·oz (:XPndaz) :\ !) li. du m~ttiu. ' Le :,,nj et à traite1· est C;el ui qu'a publié

l'.rJcole pl'Î11rni·rc. !DL nes lm;titnteut's vouùt·on t h iPu p1,:>pa.re1· les Nos î!}, 88, ~51, !JO, !Hi, 111 du recut'il /)ien et Pairie. Les anto1·i t és i-;cob1i1·c1:4 et l'e s ;11ni s de

1900/1901

IJ.ï11st1·ndi011 :,;onl im·ités i't ass,iste1' ,'1 la < '.on.CétcnC;e. L'lnspPdeur, :F. UIROCD.

ORGANE DE LA L'Ecole prhnah•e. , ,,L~ F1·ib<l111·geoi~ .. , jon nwl de , la h1·uye1-e, L·oni-;ae1·p a nohe l'ente pedagogil1u!, les a inmbles lignP:-. :-n i.nrntP:-, dont nous le J"elllercion:,;: Uhaqnc ann(,e une vartie du personnt:> 1 enseig n ant fr ibourgcois fait bon ac·· cueil au joutnal IJéùa.gogiquc l '1Jcofr primaire, otgane de la Société vulaisa1111r d.'éduwtion. \ 'eti e µub licati on offre à se·~ abonnés une i11té1·cssant e et utile ,a. i-i{,té d'.nli des se rappo1·tant ù l'édn<·,1. tiou et à l'enseignement, aü1si q u e de~ sup1Jlé111enf8où se 1·e11C;trnti-en t des sujc tK ck religion, -d'h istoire, de JJOésie, de géog1-aphie et ck scit>ncc µratiq u e. 'l'ont cela coui-; Iitne une boune lednl'e et n n :-.t imula nt ù l'aC'lhité in Lel leet.u elle du pP1·. Ronnel ensPignan!. <'et Ol'gane mél'il!• d'{0 he i-ecommandé. - 0-

Recneil de chants. ·P:-.t enco i·t' dan s Jp ,,Ftibourgcois'' 1_:K'' du 1:·{ jaU1· il'1· 1901) que nous ri>neonti-om; l\1.pp1·éc ia1 ion rln.t.t! n:-l' snh-an tP (k 1\rn de n o:,; classiqu es: Est d igne dt> pa.l'Liculièn: l'l'(;omma11dati0Jl Je RE<T Rfl, DE UR.\~'1'8 pour l'école et la fa111i1le, édité à ~ ion, el dont la 4me édit"ion dent de pantîtn:'. LPs arnJliorations a p pol'té0s ù te recnPil. dfjù. a"Vant ag-pnselllcnt eo11nu chez nous, soul de diYe1·s gent e:,;: la mét hode esr 1wl'fP!'I ionnJP, Je s-ol fège fondé sur d(•s exP1·(;Ï<:P:- 11lns mélodie u x et plus i11tén'ssm1 ts. 1:1 c'ln.s:-ifü:ation ùes drnu t::J IUil'ux 01·donuh-· ; dt· plus o n y a intro· dnit lei-; uotions 11écesRaires de pla i11· (

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.\.in:,;i \'OlllJJh'Ü" et a m É'lioJ·é, a.Yec des 11D111w111.r c1" inédits, par t xempl(... de M. S irllff,si a van tagPnSP· lllt-'llt (;Olllln dwz nous, CL de Jf. Hcw1111i, eom1,01,dteu1· n 1.la is,rn, le Reeueil se µré·

mmeeanx 0

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATIOB' Instruire la jeunesse sans l'éduquer, c'est préparer à la Société uu avenir sinistre. - * Correspondance. L ',,Ecol e p ri m a in·'', com m e u ne jenU•' fNle co·q u i>ti f', nou R n.pp ruraît d 1a que fo is H.Ye <: u ne p a r nrP nou"VPH P a u has cl<~ sa rohe -ver lP. E Rt-ce peu t-H1·e p a 1· 11n effl.•t d e ynnité qn 0 la « h e{lk vêtue d 'espr r mH·(• >> se p r-Psent e a i m;i 01·nt5e a,u pt>rsornw l e11sf' igna n t qu't>lle a m ission cl ï nté1·esse1· f't ù 'inst1·nirf'? ~ou, l e but <l i' n o lTe m odl ste r PYue p éclagogiqn<, ps t plus noble e t p'l11R élf'Yé, et Ri ReR in ten 0

ti ons t5hli<•n t b ien c:omprisf's, l'in sti.iuen b om m e ayisé q ui ne Yenl r iPn lai8·8<'1' RC' perdrl', n•cueifl lerait eonnne n.111-an J de JJerl eR 1n·é(· ie u st:>s, tom, ces joyaux qni n'o11!- l'ai1· de r if'n, ,\ les jug('l' 1m1· la placP lllOL1est e qu ï1Is o<:cupent , el. CJ LI L f.;011 1: ll!'HDlllOiD S d <'S lJ(''ll·S ées sérieu1' ('8 e t p rofo n des, h on n es à m éd iter. Voyez, en t <'mp s d e g nene, cette sent ine ll e q n i rnonte la g a r d e une g1·a ndf' pa1·til' de la nui t: e>lle esl bien fa t iguée 1lc>s comb a.t:,, de l a journée et un sommeil, qu i lui serai t fata-1, m enac e d e ~\·m pa.r er d 'el-le ; mais,, à to,nt moment, 1:PU I',

nue d étonation, un el'i d 'oiseau, un bruit d'r pée ou l e s ifflement de 1a b ise la ti teu t d e -s a. s omno,len ee. L 'institutem n 'ei-;t-il pas cette sentiuelle '? ~ 'a-t -il p as à eomba t.tre san s trè-

n ? ù protége1· Ra tro up e contre d es ennernü1 1·Pdout able s parmi Iesqt1els on ti-ou ri:', revêt11s de du t es cui r asses, l 'ig-nornn ce, re n eu r et l es mauvais penc ha n1·s ? Sem bl a bll e a.u solda t ép uisé, il tombera h irn vire d:ms !J<>. lour d s om nwi l d u r e lftr henwnt Pt d e Ja r outine, s i s on 0sp r it n'ei:;t pas sans cessr t en u en én~iJ 1nw des co·nféren ces, p a.r d'utilei-; l0c1 lll'(' S, ou m t'lrne p a.1· d e-s m aximes o,n pen~éei-; p~rlagog iq ues qu i, en le por ta.nt à. la r é fl exion , l 'inv it ent de temps à a ntre ù j e1'e1' un C;Onp <l'œil a u t onr d e ,J ui, afi n d t> n1esL1te1· le terrain qui no us é eh app e d e n os jou L'fl et celu i q ue n o us poun m s ga.gne1· dan s Je d omain e de 'l'éducnt ion m orale. Qu'au cun membre d e la fa m ille e n s e ig ua n t·e val a isanne n e d éda ig1w son 01·gane l',, E eolle p t imaj re '' ! Les uns prétPndent q u ' Pll!! m a n q u(~ p arfois d 'intérêt .•\. ce ux-lù 110,u s don nons grn.tis un petit eon sei l : (< Collaborez, c·hPrs a rnü:;, et cett e b onne compagne deyi enù r a de plus en plus intél'essa n te po ur vons et pour vos collègues. Ce que vous voudl'i rz y yoir figurer, eomme étau t utile et attr nyant , q ue n P le 1lui confiez-vous '! Nou s ne croyons p a.s qu e l',, E cole p l'imair e" s e soi t ja m a.is rcfu:,,ée à rép a n dre le bon grain. >> }fa. is reston s dans le sujet. Sou s l'e nUl-lll'e men t du N° ~ 1wu s \'O(Yons ceci:


50 Instruire la jcttnesse sans l'éduquer, c'rst prépcwer à la Société ,un avenfr sinistre. Tous, sa11s doute, ont dû ,Ji1,e cett<' phrase, sinon par intérêt, du moins par distra,ction ou simple cnriosité. Tons y ont-ils réfléchi sérieusement et se sontils proposé d'agir en consé.<p1ence? C'est f01·t douteux. !tfalgré tout ce qui a été dit sul' ce point, on trouve enco1:e maintes classes où l'éducation est mal comp eise, où l'on néglige 1lf' cœur pom' cul1ive1· l'espl'it. Y aurait-il encore dans l'ensf'ignement des gens qui se méprennent au sujet des termes « éduc::ttion JJ et « instn1ction >J ·t Nous n'osel'ioins pas l'affinner ù, l'heure qu'j] est. Cependant , la conclusion ù tire t· au sujet de ce que l'on constate encOt'e, nous démo,nlTe fo rt:ément cette ti-iste vérité. Yoici un trarnil contenant plus d'une irnperfection au point de me du style et de l'o,rthogt·a.plw, rnais produit pat un élève possesseur d'u n jugement sain, d'un emut bon, sincè1·e et géné1·cux; Y(~i. lù nn a.ufre devoir d'un enfant d'nn caractère vieieux; !la mi'.>c:lrnn ceté et ht 1·nse :,;out masqnées par de beUes phra~es con ectes et une magnifique calligi-aphie. Si on laisse 'le choix, qu'est-ce qui sern préféré? Comme individu, certes ee sern le premier; comme composition on prendra la dernière. Pour juger du mérite, on ne tient pas compte de la va leur mora:J,e! Que.1les flagrantes int:onséquences,! Et füre qu'on ne peut guère agir a utrement CA}fELIA. (A suiVl'e.) -

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Conseils aux instituteurs sur l'éducation

Pour accomplir diguement sa tâche, l'instituteur doit, a.vant tout, s,e tenir

en garde contre deux défauts auxquels sont sujets beaucoup de maîtres, à que]. que degré d'enseignf'rnent qu'il s a.ppa.1·t iennent. Ces deux défauts son t la routi ne et ln, sn tiété. I l ne faut pas ,s e 11,c dissirnu'ler: tou1-1 les maîtres llf' dt-!,·ennent pa,s plus habiles en nvan<;ail!- dans la carrière. Lor,i. qu'ilR sont très-jeunes enco1·e, mais qu ' ils ont l'intelligenee et 'l'amour de leur devoil·, et quP 1f' sentiment des con vPnnnces les prése1Te de,R éca.1·ts d'un zèle in'1.;o nsidéré, ils ol.Jtienueut quelq uefoi~ dans l'enseignement. des succès a uxque·ls, dcYenus p~us ùgés, i"ls ne penveut pins ai-teindre. Est-ce pnrce que ,J'enfonce res,sent naturell ement P'lus de SJ'IUpathies p o,ur l es jeun es maitres, o u bi.en e8t-ce pa.ree que, n 'ayant pas .enco\'e éprouvé de déception, ils attaquent les diffi cultés ,wec une ai·deur d'espérance qui échauffe tout ce qui les en1·oure, et qui, pllus ta.rd, se 1·efroidit en eux, et par suii.e autom· d'eux ? Quo iq u'i'l en soit, C:e fait est remarquable; et plus d' un institutem·, en pareourant une longue cmTiète, reconnaît avec rcgtet que les vremières années de sou enseignement ont été les plus belles. Ce regret on ne l'épl'Ou verai.t probablernent pas si, vefüant assidûment sur soi-même, on a vait su se présenet· d,e 'la. satiété et de .la routine. La routine, dans ce qu'on appelle les emploi s, n'est pr esque jamais un très grand mal ; quelquefois même elle est un bien: en dispensant 'l'employé de réfléchir, en réduisant sa tâche à une opPl'ation ptesqne mécanique, elle lui en épargne l'ennui ,e t ne lui en 'laisse que la fatigue; or, la fatigue use beau coup

51 woins que l'ennui. La tâche d'aiJileurs mentent. En général, ces ,s uccès n'exern'en souffre pas, parce qu'elle ne con- cent pas une mauvaise influence sur ·l e 8ir,te guère qu'à appliquer co,n tinuelJc- cœnr de l'élève : il est très rare qu'ils ment le même procédé à des cas sembla- produisent l'ürgueil, parce qu'ils sont bleR, on pour le moins a.na!l·ogues. Mais, vivement disputés, chèrement achetés, dans 'l 'enseignement , l'intel~igen ce et entrecoupés de fréquents revers; et l'observation lloi,ent sans cesse être rnmllle ù eet ftge on ne sait rien cacher, mises en jeu; ln 1·ontine expose à de per- Hi ce funeste ·s entiment ven ait à se provrtuels contre-sens, et ell e est d'autant dnire, leH camarades en auraient bienplns perniciensf' que, favorisée, eorn 111e tôt fait justic.e. (''er,,.t l'ordina.fre, pni· 'l'amom·-prnpre, eJL'iusti1uteur consciencieux ne se aaisIL' st~ fai1· illnsi.on à. elle-même, et vou- se1·:o1 p aH entraîuer par cette erreur des drait que l'on vît en el'le un produit pa,·ents, il eonservera à l'éducation sa l'Ombiné de l'expét·iencc e1 de la raiso1J1. vél'ii a.ble place, e'est-à-dire la première. La satiété\ dans nn mait 1·e, est p'lus .Suit-il de là que, pour donner cette f1.1ngereuse encore : j'en teuds par Ià l'eu- bonne fduC:at ion, il doive étudier péniLlemen l les règles,? n u i, le dé,goùi. même qn'épeouvent cer1nincs lJersounes ù. trace1· sans cesse ·Je Non; pour r éussil' dan1s cette œuvre, 1111.'.\nw Aillon, ce <1 ui est pomtant 1Ja, con1Tès pen d'ét udes spéciaiJes sont nécesclition imposée à. tout homme, quel que saj1·es. Les qualités qui font l'honnête soit le genre de son labeur. Quel rnalhomme f'1 l'homme de sens, font l'habihelll' pour ks enfants d'être confiés à le di rectenr de l'enfance. Cette raison 1111 homme qui. est Ias de son métier, et , éclairée pa.r laque]]~ on sait se conduire pm· un~ suite 11écessai1·e, aigri conh:e sa soi-même dans les diverse,s épreuves de rfiebe et sinon mal dis,posé pour les éllè- ,1a. vie s uffit, et au del à, à diriger des in1·pr,,., du moins indifférent pour lem pro- telligences naissantes; et pourvu qu'à ef'11"e ra.iso,n éclairée '1' on joigne de l'égrès! Comment leur a,pprendra-t-il à aimer leul' deyofr, lui qui porte impa- uergie dans la. bont é et de la douceUl' t iemment le fardeau du sien? dans Je caractère, il ne fa.n t r ien de plus. En outre, s,i l'in·s tituteur yeut ttavaillAinsi donc, pour un ma.îtte, toute la lPr a\'{!C succès :\ l'édueation, il se ga1·,tntita avec soin de ces préj ugés et de s<:ience de !l'éducation se résume dans ces deux mots: aimer son devoü- et ees habitudes qui, dans les écoles de uvo,ir du bon sens. Tout découle de là: tout genre, raunu'lent au profit de l'instrnctio,n. En général, dans 11es écoles pri- l'amour du devoir donne les vertus de la. profession, et Je bou sens en éclaire mai,·e8, comme dans ~P.S collèges, il rf<>D l'exerciee. fa.ut. de beaucoup que l'éduC:ation ait A qui n'a pas une raison d roite, les n.utant de SlH:cès que l'enseignement. p1·éceptcs n'app,rendraient rien; car ce L'!'nseignemcnt, en effet, ,s ons un maîu·est guère sm le fond même des prét1·e ha bile, y réussit presque toujours; ceptes que l'on peut douter ou errer, l't c'est surtout parce que l'émulation y jeite 8a flamme et que les succès l'ali- llla,is sur ~eur application, laquelle est


53 sujette à uülle app1·éciaJions, dive1·ses, ~t même à de continuelles exceptions. Vouloir rédufre en équations et en théo·èmes cette science, qui est tout intime ?.t. qui s'applique bien plus souvent avec spontanéité qu'avec réflexion, c'est tente r une œinTe absurde. L'insiituteur maintiendra. l'obser-vation de Cf'S i·rgle-s par une exa.c ie sur1·ei1hla,nce.

Le médte d'une exacte s,urveillance, ~·est ùe s'étendre i't tO"ut sàns devenir g{->uanfe, et de ne se rPposer jmmt.is, ~ans eependa.nt se faiJ·e tl'op senlil", Pt rrnssi ,m.ns se montrel' défia.n1·p; cm· C"'PHt indufr.p ijcs flèYeA au rnall que fü• ,J es pn suppo·se1· ca.pahles. :Mais elle u<' doit nég.l iger aucune précaution, mêtnf;' Jo,rsque l'exeellent-e eonduite des élèH'S semble les r endre toutes ,superflucs; eai· comptn· sur leur born s·ens, ,sur •l eur persévérance, même sui· 1leur honneur N snr· leurs promesses, c'est supposer (]Ue leur éducation e,st ache-vée ,e t que h~ur caractère est formé. C'est les ten1e1·, ec qu'il n'est jamais permis de faire. La discipline, alnsi aidée par la surreillance, devra, sans descendre ~L d'inuLHes minuties, s'étendte à tous les détai ls qui pem·ent importer au bon ordre. Sagement établie, fortement maintenue, volontairement acceptée, elle di1·igera tout, pour ainsi dire, sans se 111onfrer. La machine fonctionnera comme d'elle-même, sans qu'il y ait autre dwse à faire que d'huiler les engrenages de temps en temps. J'ai dit « vollontairernent aceeptée >>; elle ·l'est presque toujours quand on sait s'y prendre. Les elèves, que l'on accuse d'être ennemis dl• 'ht discip.Jinc, l'aiment, a.u contraire. 1

S'il:,; ,s'aigris~ent, c'est quand on leur commande pour commander, pour faire bien voir qu'on a l'empire ·sur eux. Pel'sonne n'aime à sentir Je joug -sur ses épaules, pas p lus les adolescents que les hommes;' mais on se p lie volonta.irement à la discipline, quell:q ue exigeante qu'elle ,soit, lorsque, comme la 101, s'irnpo·sant également à tous,, e)']e •se manife!:lte et s'applique, eomnw la. loi, sans iJTitation et sans caprice. En coûi"e-t-il beaucoup, par exemple, aux élèves en récréation pour obse:J:'.VCI' tout i't eonp Je silence a.u premier coup de 'la doche'? Leur est-i1 bien diffici le, <Jlrn.nd , pn.r eneur, un reproche qu'ils nie mé1·itPnt pas h ~u1· est a.dressé, de :se tai1·e Pt de réservel' leurs réclama:tions 1Jo111· un moment plus fa.vorable'? Non. Quand ilR se so11t une fois pliés à ces b(}nnes li.tbitudes, ils s'y conforment ensn ite irn,tinctirernent. :Mais si on leur en fait la recommandation d'nn air dtn Pt d'une Yoix mcna~ante, ils s'irritent, patce qne tout cc qni a un air de persécntiou •les <'ffarouehe. Auhe est à lems :renx k rn,i.îlTe qui ,·eille a ,·ec soiu an maintient de l'ordrf, autre celui qui ,l l'ai1· dr les guetter poul' :Jeis snrprenù1-e en fo nte.; eelui-ci,àlenrs yeux, <:>st un en· uemi: 1.ou t co,ntte :1 ui semble de bonne gnene; le cœur, on dn mo,ins l'esprit, se ten1pli t de malice, el nécessairement l'édneation sonffre. BARRAU. ----~--1111-9--~-- --

Réforme orthographique ( Suite et fin)

Verbe VERBE~ C'Ol\lPOSES. - On tolér<>r;:i la suppression de l'apostrophe et dn trait d'nniou dans les verbes composés. Ex.: <t euti-ouvrir, entrecroiser>>.

TR.\.IT D'U:NIO:N. - On tolél'era l'absence du trait d'union entre le verbe et ,Je pr énolll sujet placé après le verbe. Ex.: << est i l )) . DIFFEREKCE DG SUJET .APP.\HEXT ET DU SVJET REEL. - Ex.: << sa ma.la die sont des va.peur s>>. Il n'v a pas· li eu d'en seigner des règles 1Hn{r des constructions semblables, dout ]'emploi ne JJeut /ltre étudié utilement que da.us 'la lec:tme et l'explication des t<:·xtes. C'est une question de style et non de grammaire, qui ne san1·nit figurer ni dans les exereiees élémentaites ni dans les exa meus. .HJCORD DU VERBE précédé de plnsi.rnrs sujets non uni,s par ·la. conjonction << et». - Si les suje1 s ne sont pas résumés pa.r nn mot i ndéfini tel que n tout, rien, chacun)), on to•l ér era toujoms la ·c onstruction du verbe au p1Juriel. Ex. : « sa bonté, sa douceur le font admirer>>. _\CCORD DC VERBE précédé de plusieurs sujets au singulier unis pat Hui, ou, comme, aYec, ainsi que)) et autl'es loeutions équivalentes. - Ou tolérera toujours le yerbe au pluriel. Ex.: « ui fa douceur ui la force n 'y pem·en t rjen » ou « u ',y IJeu,ent rien >> ; - « la :,muté eowwe la fortune d emandent à être wénagées » ou « demande ù êüe ménagée)); - le général a ,·ec quelques officiel'S sont sortis>> ou « est sorti du eamp n; -:- <( le chat a insi que ·l e tigre :-;ont des ean1ivores >> ou << est un carniYore )). ACCORD DU VERBE quand le sujet est un mot collectif. - Toutes Il.e s fois que le co.Jlectif est aceompagné d'nn eomplément au pluriel, on tolétet a l'accord dn verbe avec lP complément. Ex.: <<un peu de connaissances suffisent>>. ACCORD DU VERBE quand le sujet est (< plus d'un n. L'usage aetue,J étant de construire le verbe au singulier a vec le sujet « plus d 'un», ou tolétera la construction dn verbe au singulier m€'me forsque <( plus d'un>> est suivi d'un complémeut au plul"iel. Ex.: « plus

d'un de ces hommes était >J ou <( étaient 1t plaiudte >>. ACCORD DU VERBE l)réeédé de « un de eeux (une de celles) qui)) . Dans quels cas le verbe de lla rn·oposilion r elative doit-il être construit au JJ lm:iel, et dans que'ls cas an singulier'! C'est une délicatesse de langage qu'on n'essayera pas d'introduire dans il es exercices élémentaires ni .dans les exam ens. C' EST, CE SONT. - Comme il règne nue grande diversité d'usage relativernent à l'emploi régulie1· de <( c'est n et de << ce sont>> et que Jes meiJllleurs autnns ont emplloyé « c'est >> pour an.noneer un substantif au pluriel ou un pronom de la troisième personne au plurie'l, on to:lé1·era dans tous les cas l'emploi de «c'est>> a.u lieu de « ce sont>>. Ex. : « c'est >> ou << ce sont des montagnes et des précipices. COKCORDANCE OU CORRESPONDAKCE DES TEï\iPS. - On tolér era le présent du subjonctif a.u <lieu de l'imparfait dans les propositions subordonnées dépendant de propositions dout le verbe est au conditionnel. Ex.: <cil fa,ndrait qu'il -vienne n ou << qu'il -vînt >>.

Participe P~.\.RTICIPE PRESENT ET ADJECTIF VERBAL. - Il convient de s'en t Pnit· i't la r ègle générale d'après laquelle on distingue le participe de l'adj ectif en ce que 1e premier indique l'action et le second l'état. Il •suffit q ne les élèves et les candidats fassent preuve de bon sens dans les cas dout eux. On devra éYiter :1vec soin les subtilités dans les exe,rcices. Ex.: << des sauvages viven t errant>> ou (< enants dans les bois>>. PAR'fICJPE PASSE. - La règle d'accord enseignée actuellement à propos du participe passé construit avec l'auxiliaire <<avoir>> a, toujours été pl ns ou moins contestée par les écrivains et par les gl'ammairiens. Peu à. peu, elle s'est compliquée de plus en plus; les exceptions sont devenues de plus en plus noll1'bteuses1 suivant la forme du


54 ;omplément qui précède le participe, propositions subordonnées dépendant mivant que le même verbe est employé de Yerbes ou de locutions signifiant: tu sens propre ou au sens figuré, sui(( Empêcher, défendre, éviter que», rant que d'autres verbes accompagnent etc. Ex.: (( d{>fendre qu'on vienne», ou e participe. En outre, el'le torubc en << qu'on ne vienne >>. lésuétude. Il paraît inutile de s'obstic< C1·aindre, désespérer, avoir peur, de aer à maintenir ai·tificiellcment une pt'Ul' que J>, etc. Ex.: <<de peur qu'il ailègle qui n'est qu'une cause d'embarras le>> ou « qu'il n'aille». laus l'enseignement, qui ne sert à rien <c Douter, contester, nier que» , etc.:. ,our -le développement de l'intelligence · Ex.: « je ne doute pas que la chose soit t qui rend très difficile l'étude du frann ·a.ie » ou <( ne soit vraie>>. ais aux étrangers. << ll tient à peu, il ne tient pas à, il s'en faut que», etc. Ex.: << il ne tient pas Il n'y a rien à changei· à la règle d'aà moi que cela se fa.sse J> ou (< ne se 1rès laquelle le participe passé, couitruit comme épithète, doit s'accorder fasse >J. On tolè1·era de mèllle la supression de .vec le mot qualifié, et construit comeette négation a.près les eompa1·atifs et 'l.e attribut avec le verbe «être>> on un er-be intransitif, doit s'accorder avec le les mots indiquant une comparai sou: c< autre, autt·ernent que>>, etc. Ex.: «l'anujet. Ex.: « des fruits gâtés l>; -- « ils née a été mei'lleure qu'on l'espérait >i ou ont tombés>>; - « el'les sont tombées >J. Pour le participe passé construit avec cc qu'on ne l'espérait>>; - << les résultal.8 1a uxiliaire «a.voir», on tolfre1·a qu'il sont autres qu'on le croyait l> ou « qu'on no le croyait>>. este invariable dans tous '1es cas où De même, aprè;, le;, locutioni,; << ü on prescrit aujourd'hui de ·l e faire a.corder a,v ec le complément. Ex.: << les moi qu'on accorde le pardon>> ou << qu' vres que j'ai lu>> ou «lus»; - 1es on n'aeco1·de le par'don ». OBSERVATIO~ leurs qu'elles out cueilli» ou (< cueilIl eom ienfüa, dans les examens, de es >l; - la peine que j'ai pris J> ou « pri~ J). ue pas cowpt er eomme fauJes graves Poul' le pal'tieipe passé de::; verbes telles qui ue p1·ou vent rien l:Oll tre lïntelJigence et· le T'éritabJe savoit des eau?fléchis on folél'era aussi qu'il r este didats, mnis qui prouvent seulement 1varfable>, pour tous les eas où l'on res,crit aujourd'hui de ·le fail'e aceor- ll'ignol'ance de quelque fiuesse ou de q uelq ne su btllité gram mati cale. . \.insi, er. Ex.: « elles se sont tu >> ou <c tues >>; notamment, il l:Onviendta de compter - « les coups que nous nous solllrnes très légèrement: 1. les fa ntes porta.nt onné n ou «donnés>>. :::;ur les substanhfs <1ni changent d<' genAdverbe L'1\ i,,,uivanl 11uïls so1it employf's an sens « NE >i DANS LES PROPOSITlO~~ abstrait ou an sens concret, tels qne UBORDONNEES. -- L'emploi de cette r< aide, ga.i-de, ma.nœuvre », etc.:., ou qui égation dans un ttès grand nombre de ehangent lfgi'r \.'U1ent de sens eu cha.nrnpositions subo·rdonnéel,j donne lieu it geimt de genrt:>, Lehi que « couplt>, me1·2s règles r.ompliq t1ées, difficiles, abnsici, t elftel1<' n, ele.; 2. les fautes r:elatives es, souveut en contradiction avec ru- au plm·iel spécial d<:> certain~ substan1ge des ~criYains les plus elassiques. tifs,. partienhèrernent. dans les langu.e s Sans faire des tègles différentes, sni- techniq1w~, tels que << aïeuls >> et mt que les pi'opositions dont elles dti- «aïeux», (( œil:::;)) 1>t (( veux», (( ITa~ndent sont afffrmaüves ou négatiws , ails>> e·t « lranrnx », elc:; B. les fautes 1 interro.gaJhes, on tolérera la suprélative:-; ù l'emplo·i ou à la suppression ~ession de la nPgation (< ne >i dam; les de 11'artide ou à l'emploi de préposi-

55 tions diffh·entcs devant les noms proprPs masculins désignan1 des pays. Ex.: « aller en Danema.tk, en l'ortngal », << J1nlis a ll er au ,Japon, au Brésil>>. Yn !JOU1· êti-e annexé à l'arrêté du 31 jni Ilet 1900. Le min·istrc de l'Tnst/'llctfon publiqu e

et cles Bea:nx-Arts, Georges LEYGUES.

••• *L'Académie française et l'orthographe l'olll' faiee suite à t ette question, dison::; que depuis, l'enten te s.>es,t faite entre l'Académie française et le ministre ch' l'insfruction publique o,u plus exact ement le conseil supérieur, dont le minisüe s'était borné à accueifür les propositions. }1. Leygues a pensé avec r aison qn e la réforme ne pouvait être définitire, a, ,:lllt que l'autorité du conseil supérieur eût été corroborée par celle d,e l'Académie. Il a. donc.: prié officiellement, avec la p~us granide courtoisie, les Quarante de formuler leur avis. Et c\•st eet a,is qui préva.ut. Il ne pouvait 01 être a111"rement. L'~~cad~mie a été pl'éeisément fondée vom étudieT et tl'ancher ees <1 uestions. L'Académie a aœepté un assez g1·and 11olllbre des prnpositious du conseil supérieur. Elle en a tepoussé quelques aut1'es. Il faut bien dire que ce sont les plus importantes qu'elle a repoussées. Elles'a.1.:eomode de !oute la broutille, ellle ne s'oppo8e point à ee qu'on écrive g1·andm~te eu un seul mot, et eJle n ·enh t>prend pas le sanvetag•e dn trait d'uuion. E'lle ne défeud nullement les cbiuoisetiPs. Elle ne ,eut µas contraindre les éwliei·s ù distinguer entre confitnl'es de groseille (an s.i111gulier), lo,r sque les g1·oseHles so·n t cornp!lètement a mal7

gamécs comme· dans la gelée ordinaire, et confiture de groseilles (an pluriel), lorsque les gro-seiiJles conservent lelll' forme et i-e,stent discernables. Mais l'Académie rejette les formes 1Top radicales qui touehaient soit à l a. clarté, soit à la beauté de la langue, ,e t qui avaient vivement ému l'opinion. Dès le premier jour, on s'était amusé de certaines propo,sit ions du consei'l su]Jérieur, parce qu'elles conduisaient à des catophonies comiquies, et l'on s'en était inquiété, car, si ces cacophonies étaient devenues régulières et habituelles, elles auraient cessé d'être drôles. Grâce à l'Académie, le péril est dissipé. Ou ne dira pas de « fous amours ll, ni des <( aigles impériaux», ni des <( cieux deüt », ni<< bel1e marquise, VO'S œils ... », ni des « yeux de p,erdrix li, etc. On ne confondra pas un petit manœuvre avec les grandes manœuvres. On ne pouna pas dire indifféœmment: << Ues femmes sont tmtt heureuses JJ, ou « toutes heureuses >> parce que ce n'est pas indifférent et que ee sont deux idées nettement distinctes. Enfin la règle des pa.dicipes est sauvée. 1 1

Da qucstfon du pm·ticipe pass(;. -

Ce n'était peut-être pas la pilus étrange, à

première vue, mais t'était la. pl u-s dangereuse des mesures réclamées pa.r le conseil supérieur, cette suppression de la règle des partieipes passés construits arec l'auxiliaire << avoir n. Le partici11e rendu invariable, e'était le pl us néfaste attentat eontre la poésie franç-aise, tant dans son glorieux passé que dans son an.mir, qui sera peu t-être brillant. euco1·e, malgré le,s apparences présentes: qui sait'! L'E muet est une des plus précieuses ressour<:e,s musica'l'es de notre


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langue poétique, et qui lui est vropre, qui n'appartient qu'à e!lle, que les poètes éfra.nger·S nous envient. En outre, par cette mutilation, on relèguerait dans l'arclia.ïsme, sel on -l'heureuse expression de M. Hanotaux, raipporteur, tous 1es poètes français, qui ont écrit jusqu'à ce jour, ca,r il n' yaurait bientôt plus que 'les érudits pour comprendre Pt goûter la force de ces vers cLe Corneillle: 1

Va, néglige mes pleurs, cours et te préci])i te A u devant de la mort que les dieux m'out [prédite.

Ou le cltarme de ce vers de Racine: Lieux c!Jarruants où

1U01.1

cœur ,ous avait [ttdonie.

On pour scandet· exadement ce vers

de V ictor Hugo: Près des m eules, qu'on eût 111·ises pour des Ldécoru ln-cs.

Sa.ns compter que cet E muet, si harmonieux, ajoute à la clarté, et y est mêrue parfois indispensab'le, comme dans ce vers de Racine: Titus, l'aime, dil-elle, et moi j e l'ai trnhie.

C'est 1'évid(•nce. Quant à la difficulté de la règle, c'est une p laisanterie. E lJe est excellente, - da.ns Labiehe, quand Je bo,urgeois de la Grcwiinaire s'écrie: « On ne sait jamais quand ils s'ac·cordent, ces participes. Quel fü:lm earactère ! >J )fais, 1.tors du vaudeville, dans la réa.lité, le Y rai est r1 ue la règle est parfaitement simple, puisqu'elle se résume dans cette formule: le participe s'a('corde ave<: 1'e régime direct, quand ce régime est a vaut, et ne s'acc:orde pas quand Ile régime est aprè8. Ce u'est pa8 sorcier. C0NCLUS10K Un ne peut que donner taJson au 1>Tiemps'' qui tire en ces termes la mo-

ra'le de tout ce débat relatif à l'orthographe: En somnH>, l'inter,eutiou de l'AcadP. mie a donné les résultats que l'on pou. vait attendre de eette iHustre et doc:te compagnie, conservatrice au meilleu r sens du mot, mais fort éloignée de l'icfo. lâtrie bornée qui e:,;t le lot des péda.11t:,;, Les pédants, l' A..cadémie, par la voix de .i\f. Harwta.ux, leur dit ear rément leUl' fait. Ce sont ceux qui ont créé de toutes pièces la quest ion de l'orthog1·aphe, pa.t· leur manie de s ubt iliser, d'inventer des difficultés, de torturer les enfants a,·ec lems sinistres dictées à pièges. Et ;la so.Jution de la question de l'o.t·tltogi:aplw est bien s,i mple: c'est celle de l'A. cadé1 ruie. Il faut une règle potli· la chnté, pour la comlllodité et la r-a.pidité de l a le<:tnre. La rneiÜeul'e des règles, c ·e,st la tra.dition, parce qu'e'lle est la plm, sou \'ent fondée eu raison et p0·8Sèdc ù tout le moins cd a.vantage qu' on y eBt habitué.

l'om· le surpllt1s, qne l'a.utorité proscri\e, avec la dernière séYérité les dictée,s à pièges et q uc l'on ne refuse pln1::1 un ca.ndidat, s'il est inteNigent et in· :-trnit, pour dc•ux ou trois bévues mthographiques peu i.mpo1tantes. Bref, qu' on applique aux examens l'usage des personnes letfrées de ln bonne sociét<.\ qui orthographient co·n ·ectemeut, san:,; se croire déshonorées pour un la.psu8, qui ont le respect de l'orthographe, sans en a.voit· la superstition.

Le dévouement de l'instituteur l'l n'y a qu' un sentiment, qu'une vertu dans l'àrue q ni puisse l'inspirer et la soutenir dans une telllie œuvre, c 1est le

dé-voûment; et ce dévottment, il n'y a qu'un maître qui l'enseign·e, c'est 'l 'amour. L'amour ens·eigne tout; disait admira. ulement un évangéliste; et un philosoJJhC païen lui-même a dit: c'est l'am our, cc n'est pas la crainte, qui est Ile grand wa.ître du devoir. P lus nous étudier ons l'œuvre d'éducation, p'lus nous irons au fond des chose'8 et dans fout le détai'l pratique, plus 11 ous venons que tout y ·est impos:s ible sans le dévoûment et ll'a.rnou r. Mai s d'a· bord qu'est-ce que le dévoûment? Re dévouer, c'est ,se 'livrer sans réser. ve, c'est s'oublier soi-même, se compter pour l'ien, se sacrifier tout enüer, tout ce qu'on a, tout ce qu'on peut, t out ce qu'on est: comme disa it St-Paul; ap1·ès avoir tout do,nné, c'est ,s e donner soimême. « Soyez pères, ce n'est pas a,s sez: ,soyez mères)), disait Fénélon; c'était tout dire. Et St-Pau'l avait dit avan t lui: ::N"ous ne sommes pas des pédagogues, nous sommes des pères. J'ai été au mi. lieu de vous, disait-il] encore, comme un père, vous pnrlant avec tendresse comme à mes enfauts. Enfin, j'ai été souwnt pou rvous comme une nonr:rice carPssante. On le sait ,Saint-.Tean l'Evangélis,te ne se plaisait <Ju'.î redire: l\fes enfants, mes enfants. Ces g-ran ds c<rurs ne furent du reste que les disciples fidèles de 1'institutem divin, qui s'était le premie1· comparé à une mère, et avaii dit: Laissez Yenir à moi 1es petits enfants. Je le proclame don c aYec une convie. tion profonde : quiconque n'a pas dans Je comr pour la jeunesse un déYonemeut pal'erne1 et maternell, n'est pa·s dcistiné au rninis.tère de l'éducation. Eh mon Dieu! ce que je d emande est si vrai, s i fondé en raison que les pa.ïens eux-mêmes l'avaient entren1. 11 faut avant tout, dit Quintilien, qu'un maître prenne les se·n timents et le cœm· d'un père pom ses disciples.

C'est que ce précepte e~t celui de la. nature même. L'œuv1·e est essentiellement paterne!l(•, et c'est ce qui en fait la gloil·t>. Si l' au torit é qu'on y exerce est l'auto ri té même de la paternité: si cett P autorité doit être exercée comme telle par 11'institutem: à un homme qui prend la place, 'les droits,, ]'action -d'un pèl'e, il fa.ut le dé:Youement paternel: Tieu n'est plus évident. S'il ne sent pas ce de,·ouement clans son üme, s'il n'est pa s véritablement père par ije cœur, qn'i l se r<:'tire: encore une fo,is, cette œuvre n'est pas faite pou1· 'lui: i.1 n 'e,s t pas fait pour cette œuvre. (~lg1· D npa.nlou1J. De l',,Education".)

Quelques principes ne l'art d'enseigner Hé r isser de termes grecs une chose fae;it! e et usu elle,direque "l'eil'seignement JJrima.ire est 1·égi par les lois de la tlidac. tiqne, a.vveler l'ensem ble de ces lois '1a 1

m.t'thodolor;ie. ln eonsidél'er sous le doubl e aspect de science et d'art, IJa d.ivisier

en méthodologie .r;énérale et en méthoclolofJfo spéciale, c'est employer, ce nous sem-

ble, m1 luxe d'é1·udition inutHe; il vaut mieux dire to ut simplement qtùl y <-L 1111 art d'ens~igne r et une manière d 'en seigner; la ma.ni?>re d'enseigner appartient an maîüe; 1 'ai-t d'enseigner, auquel il confol'me sa manière, est dirigé var certaines r ègles. Quelques, excellents instituteurs, sans aYoir étudi<=' ('€S règles, les ont p,u·faitement pra1"ir1uée:,;, part:P qu'ulle intelligence spécialP de lieur tâche et un si>ntimeu t profond cl<> lem· devoir les Ieur avaient en quelque smtc révélées. :Néanrnoins l'étude de ces règles e&t d'une uülitG incontesta.ble. Examinons d'abord cel'les qui concernent la. rna.niè1·c d'interroge1· •l es enfa~ts, puisque l' 'est an moyen de questions Pt dP réponses que J'on s'as,s ure si .Jes eufants ont bien compris ce qu'on leur enseigne, et qu'on parvient à le graver


ns profondément dans leu r i ntelligence et 1ans lleut· mémoire. Enseignc>r pal' demandes et réponses, ;'est ce que plusieurs penionnes appelynt la métltode catécltétiqur: encor e un ~10t g1·t•1· assez pen utile. En nous a.dressant aux instituteurs, ous par lerons un langage simpI,e, clair •t sm1s prétention.

cs i11te/'/'ogation_s acl,ressées nu.fi élèves.

PLes interrogatwns que vous adressez rnx élè-ves 1>e n vent avoir un double but: 1. Ou bien vous IJ,e s questionuez pour ous a.ssm·er s'ils ont bie n compris vos . a.ro.Jes, s'ils ont convenablement étulié les leçons prescrites, s'ils possèdent :e qui fait l'objet de l'enseig ne ment: .'est là, à proprement parles, in terroger es élèves, les excwiiner: 2. O u bien vous les q tLestiounez afin le Je:;;: obliger à réflPehir sur les clws·e s 1ue vous voulez q u'ills apprenuent, et de ;uider le ltl' intelligence de manière qu' ls les découvrent, pour ainsi dire, !'eux-mêmes; c'est là ce qu'on appelllre 11sei,yner par le dialogue, méthode à 'la[uelle quelqtw,:; personnes,, par imitaion des Allemands, d onnent 1le uom de uéthode socratique. Nous allons ü'abo1·d lnütel' de l'art de l uestionnel' f'n génénùl; nous verrons ,nsuite ce qui con<;en1e le double usa.ge [tl'on p L•ut faire de cet art. Relativement à l'al't de questionner n génC>ral, nous devons nous occuper: . des qualités nécessaires pour bien 1uesüonner, ~. de la mat11iè1·e de poser es quf'stions twx élèYe-s, 3. de la ma1ière dont il s doivent ré1JOndte.

Des qualités néccss<rirc.<J 11011r l1ien i nterroyer Pout· bieu q ue8tionner, i'I faut avant ont a,·oil' un esprit juste, qui sa.isiss,e a piàemen t les véüta ble~ tapports des bos.es; nu esprit cl'ancilyse, qui décom1osc fat:ilcment uue q uestion comp,lexe 11 ses di vers (>léwents; un esprit cle suie, q ni saC'hL· enchaîner les interrogajons par un ·lieu logicp1e; un esprit net, ui aille uatmel lernent au fond des cho1

ses et qui, entre les détails, sache d istingue1· eeux sur lesquels il faut insisler, ceux sur 'lesquels ill f'aut g1isS€r, ('eux qu'il est bon d'omettre. La natUl'e donne le germe de ces qualit(~S p rPe ieuses; l'étude, le travail, la ])l'a1iqne fpcondent ·le germe. En second Jieu, i'l fa.ut avoir ·une not-ion c.rn!'fc cl clain' de l'objet sur ·lequel on intenoge, de mn nièr e à l'embrassel' t out Pntier <·onrnw d'un coup d'œil par la nie de lê11 pensh~. Il est pour cela indis pensable que 1e maître sache beaucoup plus qne ce 11n'il enseigne a nx enfants : c'est nn triste iute1Togateur qu,e celui qu i ne saurnit pas 1·époindre à ses propres questions plus et mieux que ne répond son élèYe. Un tel homme n'est, pom ainsi dire, pilus un maître qui ouvr e à. la <:onnaissa.nce l'es,pl'it d'un enfant, c'est nu l'>co:Uer qui fait répéter 'la lc<·o.u d'un an tre écolier. 'Enfin, il fa.ut une certaine facilité ci'élocution JJOUJ' donnE'r aux interrogations le I o,ur le plus convenable, ,en varier l'expression quand il le faut, et substituPr l'apidement, en cas de nécessité, nne question à une anüe. ,I,'instiLntPm 1wut acquétir cette faeilit é par rexf>1·{'.ice. Renl , dans le si'len<·e ck sa chambre de travail, qu'il s'imag inP Hre en présence df's élèves; qu'il lf'nr ,1.clresse tout llaut des questions; cp1'il snpposr des réponses, et que d'après ces rPponses il modifie ses questions. Quel<Ju Ps a.ntenrs, entre autres Overberg, ('(mscil'lent même à l'instituteur Lle faire ce-t exe1·cicf' pai· écrit: nous crnyons quP ce se1·ait pl':endre trop df' peim>, et qu'il s uffit de le faire de temps f'n Iemps de vive voix. C'est ainsi qnE' l'instituteur se p1·p. p:u·,f 'nt à a.cq nfrii- le ta.lent de questiouue1·. )inis cette pr,~pal'ation généraJe ne lr tlis]Jense pa s de fafr·e une prépa.mtion particulit'l'PS toutes ll's fois qn'i1l· de\'l'a intei-roger ses P<lhes sur des matières 11ouv<,.l!Ps. En gé.né1·al, l'h abitude des maitres est de ue pas 8e préparer assez,

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d'abandonn er, pour ainsi d ire, au hasard la marcllP de leur enseignement. Ils out tort: cette marche doit varier presque ~t chaque C'lasse, selon les circonstances et selon 'les dispositions des élève~. (A ·s ui vre.) f't

ne la puissance du regard humain en fait d'éducation et d'enseignement Le rega.i•d de l'homme, dit un prnv,erbe, peut dompter les lions et les tigres»,

rt quiconque a vu nn dompteur de bêt<'S fauves pénétre1· dans la. <:age d ·un lion, d'un tigre ou d'une h yène, sans auter a.rme d&fens~ve que son foint't, puis ·]es forcer à se courber sons sa voilonté, nt> dérncntint pa,s ·ht vérité 'littér a.le de ('e dicton. ) Jais j J y a bien d'auti-es ci1·tonstances dans lesquellPs se révèlP la puissance du regard humain. Quel rnoudc d'amour et de bonheur ne rayonne pa:,; dans les yeux d'une mère contemplant son nouveau-né qui do'l't dans sou berceau! où est le poète capable de déni rc tout ce que 1·enferme ce r egai·d? D'où vieut cette p uissance d n 1·egaL·d ·: L'œil est la feni>fre de l'ùrnc~. Le p1·in('ipt· ·divin qui demeurf' en nous b1·ille ù trarns cette fenêtre sui· le mo,nde ('Xtéril'n1·. Et plus cette ,'\rne est pure, plus l'ile e,:;t J'image de 'la di,·inité; p lus sou idfal est PleYé cl Yél'itablement Yivant, pl us aus,si el le lJOSsède de Jmissan<:P dans ,s on rega rd. 'l'ous les l1ommes sa.Yeu l Pt sentent ('ette puissance; les bêtes fauves comlUP les animaux domestiques en ont l'instinct et pourainsidi1sP lu,constiPnce. Ilé quoi ! des éc·olJie1•s ne la sentiraient pa:, auss i! Et le mnifrf' ne F>aunüt pas, lni, que ,Je regai:ù L!St un des moyens le:,; [!lus efficaces ùe disci pli.ue, toujoun, à sa di.spositio,n ! Y a-t-il en effet récompense p'lu,s do,n<;e poul' nn enfant stn<lie nx el l'é ni-sissant ùans le,:; ~tudes quP d'entell(Jre ·s on maitre ou sa maître~se lui dire, lantôt f'n quelques pa.roles, tantôt plus longuemen t : « C'est

l.Jien cela, 111011 enfant! c'est bien! contin ne ainsi! ll Ma.is aussi la punition la plus cruelle pour un enfant bien disposé, punition s,uffisant parfois pour le dPsespérer , c'est le 1·egard brûlant et irrité de son maitre mécontent. Il v a bien d'autres meneille·s dans le regard de 'l 'homme. Ou raconte que l'oiseau sai,s i à l'imprnviste par un s·e rpent, 1este sans forœ et sans vollonté comme s'il é lait attiré pa,r un aimant iu-ésisi ible, . fa.sciné qu 'il es t pal' le l'egard i mplacable de 'l 'liol'J"ible bête. Quelque chose d'analogue se pa,s se tous les jours dans la sot.:iété hurnaine, t antôt pour le bien, tantôt pou r le mal Si l'instituteur a le cœur remP'li d' un ,·Pr ita.ble amour pour sa beUe et sainte \'ocation, s'il aime 1·éelJ<lelllP11t l'enfance. cet amour se révèlera dans ses yeux; ses flt'>ves v lil·ont un sentim ent si teud1·e et en ir{0me temps une telile f ermeté, qu'ils se sentiront ù. la foi,s attirés et maîtrisés par son r egaJ:d. Ce rega.rd doit pénétrer ll'ùme df' l'enfant, comme un rayon de Yie, JJOur l'écha,uffer et l'enflammet'. Comment un instit utem a u rega,rd indécis pourrait-il fixer l'attention de l'enfant ? Comment l'élè"e dont les yeux e1·rent, cornme le pa.piJilon, d'objet en objPt,µ ourutit-il s ni ne un expo,s é séripux, diffic ile 1ml'fois à eomprendt·e, et demandant une certaine coneentn1tion de tontes ·Jps fol'ces de l'intelligence'!

La ti-auqnilfüé, l'ordte, !J'al"l:ention, la diseipli ne, le p1·og1·&s, ,s ous le l'a.p pùr t de l'éducation co111m e de l'instruction, del'if'11dron t chosPs inaccessi bles poul' J'institutf'u1· <1ui igno\'P la puissance du regm·d, on ne sait pas emp1Jo·ye1· ce talisman 111er1·ei llenx. ~\. u 'l ieu tlP 1:épétet· san~ <·Pss,e t oute une kyrielle de mots t:omme ceux-ci: Tenei-vou,s tranquilles ! - Fn i te·R ,1.tttn tiou ! An lieu de toute une série d 'a.ye1·tissemeuts et même de puu it ions, i'l snffH so uvent de ce mot: « Hega.rdez-moi l> ! Oni, 1·egardez-moi ! afi11 qne je puisse vous fac;onner et vous


(j 1

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tenir po nr ainsi dire clans ma main. Re- :!. Deux lines coûten t eusf'mhle 11 fr s; mais l'un coûte :!,00 fr:; clo p1us que l'autre. garder.-m oi ! afiu que je -vous montl'e Combien coft lc chaqne livre'/ ayec que,1 sérieux on clo,it abol'der le tra.1. Une place reet:rngulail'e a. 20 m c1e large l't Yail. Regardez-moi ! afin que mon enun pomtom· de 125 m. Quelle en es t la ~ur. tendement pénPtl'e votre entendemen t, face? <1ue m on eœnr s'épa.nd1e dans votr.e eœur. Regm·dez-moi ! a.fin que ma vorlou10 t é •s'empare de votre volonté pour lui 4. Sur 100 per~onnes décédées, 31 sont mordonner plns d\Snergie! Oui! regardeztes var suite de malatlies respirat.oin•s; moi ! a,fin que toute mou ùme passe eomb ien sont mortes cl'::rntres malatlies? bien dans la -vôtre poul' -la rendre rai- 3. Un :1clultc expire p ar heme environ :!5 lisonnable et vertueuse. tres d'aeiclf' car boniqu e qui c:;;t si nn iRible )lais que dis-je? ce mot « r egardezii. la santé; combien cela fait-il tle litres en moi » doit bientôt deyen ir inutile, lors2-l heur es? que la chose s'est r éallisée, lorsque ,l 'ha- ·) l:n vctit local dout le 1llancher a 2;~ 1/ 2 bitude est prise, et cela arrive toujours m' t1e surface et qui .a :! u1 de hau t sert et partout où •se montre un véritable ll'h nbilation ;'i. 3 personnes. CoU1bicu cela i"ducuteur. P ou r wa pa,l 't, lors<1ue j'enfa it-il <le m' d'air par personne? tr·e dans une éeole, je disting ue a.n p1·e- 1. Une chambre bien claire dont le pl:rncher nlie1· coup-d'œil l'espr·it qui y règnP: ici, m esu re 35 m' a d fenêtres ,1:,aut chaeu11e des yeux brill ants et plf>ins de Yie, se une surface vitrée de 1 3/d m'. Combien % portent to,us ,·ern l'homme qui siège sur de la snrface du planc!Jer les yitre::; foat:l'esüade; là , des :,eux sa.us expression, ellei:;? à demi-morts., pourrait-on dire, ereaut 11 dans ile ,ague et se p1··omenant d:e tons <·ôtés .. . Il est impossibl e de se t\'Om - 1+. Que p nye-t-on 3 miches de pa in si la miche ' coû te :l3 ets? 1wr à de pai·eils signes,. En 1·psulllé le maître qui ne conn aît \ 3..Te pa~,e 10 frs JO cts tle p ension par semaipas la puissance d u r egar d est véritabll'- /1 11e; eornbien var jour? men1 i\ pla.iudrP. Jamais il ne 1·éussira à /:!. Q ne re\'ient-il au peintre-tlécorn.teur pour faire ce qu'o·n appelle une bonne c,l,as,se, 1 la p eintu re d ' une s u r face de 8 m de long su i· ,1, u1 lie liant à raison t1e 2 3/4 fn; car' il lui manque un instrnment non par m'? moins sé1·ieux qu'indispensable: la clef rpli onn-e à la fois l'intelligence et le 1. Qu elqu'un paye 380 f rs d'in térêts an nuels cœm·, <:'n d'antres tennes, ce r ayon de 11onr un capitnl ernpnmté an 4 3/4 %· Quel l'esprit qui part de l'ùmP, pour r écha.nfc.~t <:e <:apital? fe1· d'anües ftmes, et dont l'influen ce 12 est inés,istible. -l. Lorn th' la v remièrP pa:,e tln mois, j \LV:li8 (,,,1 ournal scolaire d'Alsa ce-Lorraine''.) it touche·r le ~ala ire (le 135 hemes c1e traYail, et :'l l:L secontle celui de 115 heun·~.

Partie pratique Calculs oraux 9

{. Combien 0 piè<:cs tle <:inq frane,; et .:l pifi<:\'S de drn1uan le centimes fout-elles eu tout.? 3. 100 kilogrammes tlc café (·oiîtcut 1ü0 frs; 1Jllll coûtent 13 kilogrammes?

ComlJien cela. fait-il d'heures en tout ?

a.

Qn'a-t-011 il tour·her pour 120 heures de tray,i il il -l:5 et,; l'heure?

2. Frédéric paye 3 fr. 3/4 de cotisations mensuelles h diJféreu(c,; ,;ociétés. Combien leur sacl'ifie-t-il armnellement de journées à. -1 fr. :::iü. 1. Des 2u j om·R <le tl'avail (ln mois, Rodolphe en a percl u 2 J /L pour cause Lle maladie

l't

'k

1 1/-i pour d'autre:; motifs. (,lu e! est en lP teJllJ)R perdu var Rotlolphe'!

13

-1. ru l>illct llo chemin cle fer ordinaire f'ofttt' '.! fr. JO cts, nn billet do militaire cot11'e !fi

moitié moins, comhic n donc? :l. l'Df' donznine fl'œufs eo1î te 85 et8. Qne t·oî1 teut 7. tlonzn ines? :?. En 2 Sl'IIlnineR, deux ouvrier s gagnent ensemble 12(; frs. Combien un ouvrier gague-t-il par jour ? l. L'nnnée passéf', j'a.nrais p u vcudr e ma. mn ison 4!'i00 frs; aujonrcl'hni, on m'en offre .J.(i:iO fr:;. De combien la première offre ·e ûtl'lk Né pin~ fayorablt' pow· moi s i j 'en :i. 1·nis plnei> le rnon1':.1nt an ± % il y a. une :llllléf'?

14 4..\11 prpm ié'r érnge œune cnsc•1·n r, il y a ::?:iO l its, :111 denxi èmr 300 et an troisième 400. Combien ùe lits en tout'? :J .•\ eom l>iPn re,ieut par jom k loyer d'une (·:t:-<L'l'Ue pom'rtllt loger 7!'i0 hommes à raison !le 12 ets pnr h omme? ~. lTllL' sa Ile tle n 3/-l rn cle long et 8 m tlc Jnrge c:st C'alculée pour :JO hommes. Com\lieu (lp ni' tle vl:rncllrs cel:1 fait-il par l!Utll ll\E' '! J. Cne caserne pouYa 11t loger Si\O hommPs

1ù•11 JJéhN'g·è aduellement qne üSO. Qu r lle (•kt l'U % la place occupée?

15

4. Sm· G frs .if' llépense 3 frs 7:::i cts. Comhien

111e 1·est e-t-i l ? ~- r11 Rolcl::it a été :1 l'hôpital pendant 5 se, mai11cs. Combien rP<;o it-il tle solde à la ~ortie :'i 1·n ison de 80 cts par jou r? 2. :?O Cl rl'nne mareha mlise coûtent 500 frs . Qne coûtent 10 kg avec 10 % d'escompte? En plo11gennt une p ierre inégulièr e dans l't'llll rl'un ,asc ayant JO cm c1e long et 40 r m d e large, l'ca n s'est élevée <le 15 cm. Corubiell de dm" cette pierre a-t-elle ?

16 4. Dan~ 100 kilogrammes cle lait, il y a 13 kilogrammei; cle m atit'res nutrit i,es, le r este r•st tle 1'0ël U. Combie11 (l'l•an .I' a-t-il clone?

:.:;. Um· bon ne n ielle laiti/\r c donne en uu,i a n11éc une quantité de l ait i-'gale :\ :; 1 /:! f ois le poiclr; cle son propre l:Ol'pi;, Cornhieu tle lai t tloit clone fou r nit· nue vaclw ,111i 111'se 300 kilogrnmmes ·1 2. L e tourte1111 tle u oix est un fourrnp:e trè,-: nounissant ; il f'onticnt vnr exemple 2;:; d'albumine t:'t 1/15 tle matièr es gras~cs. Combien de kg tle chacune c1e ces snhstanees y a.-t-il <hrns ,l 1/2 q d e ce fornTagP? 1. U n bon fo11rr:1ge natnrel renfer me 7 1/ d % d'nlbnmine tligestilJJc. Dau~ ecs condition s, eu combien tlc jom:s une niche (]ni fi. heRo in cle 1 1/ d kg cl'alburnine par jour cou~0111111Pra-t-elle 1 t] de fo in '?

- oE:KSEH+:\"El\1E:KT CIVIQU E L.-\. PA'1'HI1<J, L.\. XATIO:'s!. L'E1'AT Xoti-e 1iatrie, t:'e;;t la tene où vé<:nre11t nos "u r·i't re-;, 011 non,, yi\·ons a \·ec J'uni versn lité li? noR eou cito)·en ~. Ln patrie Pst tlone une grn 111le f;\ millP qui ,liff?>re 1lf' ln nùtre en <'l' que l'nnp Rf' eo111po8e r1P (luelquPs membrP.~, l'nutrL· rlP plH1<iems million~ tl'ind iyi (l u~. ;'If.lis. 1h111s ruue corn 111e ,luns l'.1 utn'. on :s'aime, 011 SC :sontiPU!, Oil est hf'lll'<.'UX lit' l:1 ))l'O~f)él'ité gêJ1érak, eomme on sonffre tlPR malhl'Ul'R commun~. Cette unio11, ct·He solicl:irité. nées d'une eomm1mnuté (l'in ti'rt'.>ts, LlC ;;cntin1t·nts. rl'nHPctions et tle i:;ouvc.nir s, forme de l'ensf'mble <le,; t-itoyen !'< cc qu'on nommr 1,i nation. L'Etat, e:'cst la nation orga11isée en .~·onYf'l'· IH'!llent; (''eRt l:1. 1rn iss:1.11ce rmhl iqne qu i :1 pour mission c1P faire exécuter les lois, de ma intf'uir l'ordre :\ l'lutérif'lll' et lle fa i1·e l'Pi<JJeder ln na t ioll il l'extérieur. L'Etat co1rntitne une personne (·i Y il P. il it tle;s représe ntants qui agissent en son nom, qni cléfell(lent ses i ntérêt s et ses droits. L 'Etat ne doit pas .êtt'P confoncln aYeC' ln nation ni aYeC la pntrie. Les d ivisions 1erritoria ll's, le~ gonYt'rllPmPnt,; particuliers q ui doin'nl lenr origine :1 des combinaisons po1itiques on ii des i ntérêts ùe conquête. ne t réPnt, ni ne détruisent les nati ons, n e brisent, n i lll' forment les lie11s qui unissent les membreR rlP la 1rntrie. Le premie1· besoin qui se f:tit sentir pom· une nation est eelni cl'uu !;l'OU 1·ernemcn t, d 'une


62 antorité. Ce serait p eu, toutefoi8, d'Hrt> gou Yt>rllé, l'essen tiel e,;t de l'être selon J"éqn ité. Or, (:f>SL d3ns l'FJvang ile qne llOUR t l'OUVODS il-' p ins l)flrfait e.'qlo:-;(• tlPs loi,; rlf> la monile c-t du d f>,o ir. La m orale relig ieuse doit, e11 ce qui regarde le gourernemf>11t, inl<>rv0ni1· cl a11s tontt>s les clirf>c-ti011 s et p(•nétrer p a r tout: el!(• cloit ,·iyifit>r ks lllt>mùrcs (le ht nation . f<OCié1és tliY('l'Ses E't i1t(li Yich1 s qni Ill (:OJlll)OSPllt, c·ommP h t ;a;èYt> vC•nètn• jusqu·aux extrémit(•s ,1e l':t r h rP nwjrsttwnx , comm e lt> snng ci1·cnlp ,, frnve r R les fibrN1 les pins rlélirat<'s tin (:Orps hnmu in. :\Iontk Pt rel igi on, voilà, e1t effet, CP qui fait ln. fol're. la g-ra11de nr, le ùonhcur df>s nations t·om111e tlf>s indiviclns. L n Snis~e, nuti·p chère vn nie. p orte e n elle ces èaractèrcs eRSt'lltiels: J)lll' S:1 /l:Pll(·l'OSité, ]Jnl' S:l di:nité, pa 1 ile' ,;ent Îlllf>nt ch r iHien df> l:1 fratPrnitC,. ..11c• ,;e tlisting-11<' en tre louies les u:itiom:. -0-

0RTIIOG R,\PBE L' Ot:YHIEU DBR C H -UIPR L 'ou1Ti('l' (]PS c-hflll1[)~ :t ]p ciel Slll' l:1. tt'le. IP :sol Rous ,;<•R pi eds, r:1ir d:1 JJ,; s:1 poi1riut'. 1'h01·i1-;ou ynstl' l't liùn' ùans ,;p,; regard>,. le ;;pc>c·tnde in(·fléehi m a is p erpét11!'1lemf>11t uonYean ù u firm:1men t, d e ht tPlTC'. cl11 jour, d e ln unit, des s a isons. qui e n trctien nc>nt, sa n s pnr olc>H, lllflis s ans l:lssitnde. lt•s :;Pu s. lt• cœnr. 1°(·s111·it <le l1101J1me d e ln. ca mpnguP. :-3es naY:rnx 1--ont 1·nùPs, mais ils sout variés : ils c:om1,ortl'nt. mille :1 p1)1ications di\·e1·st>s <If> ln. pensée. mille atti tud es différente;; du coq ),;, mille emploi;;; (lc_•s h eures et d es ù ras. Pre;;lllll' ton:; :-:Ps trnynux R'accompliRsen t e n p!Pin nir et en plein jom, s nnté Pt gaieté de l'llo111mP. Lï1omlll e n ·~· e;;t point m aclliuP; il est lt01nme; il y vlnt-l' sou (',rnulation, ,;on arg-eut. soli aclress<', :<a fo1T·P, Ron ex:w titudc, son haùileté: il y Pst :1c·tif et asi,idn , mais il u·r est paR <'S· dn vt>. Il i:;r sen t lilJre et il se 1lép lare il son gré dans le n tsîP :ltelier rnrnl ou,erl à ses vns. ll y cle,ient r oùu s le. il y r e::;te sa in ; san s <·es:c;e a u x prises :1,ec lt>s f orce,; de la na1ure, il exeree lPs siennt>s; il a la. fi erté l't le eonragP tle sa liberté: il est propre il. tout. Quaml il n. grandi d:111 s ('ettc fo rtP d isdpliu c des trnY:tux champêt r es, le s nhre ou le fusil lui parnissc>nt léger,;, :11irf.s la. clinrrue on le pic ; il sN·a :i uss i propre :l tl(!fen<lre son p ays qu·:1

63

le fertilisPr. l ;ne Pmpreinte d e santé, de v ig-uenr , de franchise. d e liberté Pt de fie1tê rnode!'lte rend s<ê':- traits "l'il'il :-. li regarde C'U t':icc, il marche clroit, il 1):lrle l.1:1u t, il rl'Sl)il'p ,1 pleine poitrint>; il ue eraint et u ·envie JJ<·rRODne. BETHLEEM Bethléem est s itnét' à <lrnx lieue1:1 :tll fltHl tfo ,Ti-rnsu le m . nu cœm· même des montagnes <h..Tutlée. Elle oc·<·npe Je f:1 îte <lt> <lP11x rnlli n(•R sondéPs l'nne ii l'autre en foruw d<• croissa nt. Des v1tllé1•;; profo1Hle" l'i><oleul <lP toui l'R v n rtf< ; tPllP tl u rniliPn, ln. plm, fPdile, desce11<1 PH pente r:1id P d'nn Y:1.ste nm11hi théfltre verdoJ·ant, couronné tlt• Yignes, tl'oli"l'iers, lie fignien,, d "amancliers. L'horizon bon.1(', n11 nonJ d au (:ouc:hant var lei" m nutagm•,; qni florninPnt Bt•rhlî•Pm s·oune spll'nrli<k' :111 mi1ll et ii. l'orient. \"oici le L·linmp tl"é1>is où vi n t gl:lner Ruth ln. moabite, t•t, tout nnpri°'s. le J>Pl it montienle qui vorte Il' yilJa gt' où Rooz flntit :;;ou ,1ire; p'ns loin le tlé;;ert d1· .Jmla :1n•c· ses monh1 xt(•1·ilt•,; t•i sablonnPnx. 1mr<'ih-: :·, dl's anrns <le 1·end1·e,; g r i>lPS. Lt> HOIPil dore l"etle tléYastati on . mnis riPn uc• gf'rnw sm· ce Rol tlé,'a );((•, 1 ·:1 r denif.re. dnm; tm gouffrl', an-dessus clnc,nel st• rlrc•sse ln innsse r iolnet'.•P clc>s roi.:hl'l'~ tlp l\Io:1 h. la mer Morte c·a<·hc Re:-; enux blf>lW>i. 'l\•I est le 11:1.rs qui Yit n:tîlrP le -'lPRsie.

-oLEC1'URE ET RECI'l'A'l'ION l'HIEl:l<J J)' l ll'i l<JNI·'.,L'\'L' _-\ .TESTTH A l'enf:rnt qtù te réYt-l'l' 'l'u 1w 1e (!érohe,; Jl:lS: Si jmH}tt'.1 u mont du Cn lra lre 11 He p<?ui i-uiyre trs p as, 8'il ne rit•nl 1i:is il t:1 t:1hll• :\lauger le vaiJJ des Nu,;, Tn l'nppPllf'R dnns rétnhl<'. 0 .Té,;us, petit Jésus! L'étnhle est le petit tf•lllJ>lC? Que ton a m our fit pour noui::; Là som'PJJt je te contemple E:t .it• te p:ll'lP :) geuoux. .\ toJJ b!'l'cc•au. ma prière K":1 p oi n t de rœux s uverflus. Bile l'herche ta J111uière. 0 Jf>sus, petit Jésus! Que la lJoJJtG me retire

L oin d!'S cl1emins h asardeu x Pour que nou:s puissions sourire En non;; regardant tous deux: (J11e ta 8:1/::f'sse m 'instrniRP ne tP qni Le plait le pin:;! Qnf> ta ~1·:lce me èonduisl', 0 Jésn;:, pcth .Tésns! 8i ln 1mrole me rc:;tc En tout tpmps an fond du t·n•ur.

8i lie tonl pen("h :111t funf>Rle

Peti t ,Jésus. je ,·iens t'offrir

Et ma priè re m:i p ins frak~e Et mon J)lns joyeux sonveuü-'. .Je Yeux tt• donner des éh'l'n11e:-<: Qnp 1·enx- tn "! .. . Par mi 1ne1,1 .io11jo11::c Quel que soit celui que tu pre111ws K <> <'r:1in>< pas que je sois j11loux.

r eu x-tu ma hoite de dragéPl'? .Hon g-raml f<llùre f>t mon beau c·hc•n1l? Veux-tu mes brillantes rangées

.Jt, puis cl.PmenrPr YniJJquem· ;

De pl>t i t:< sold:1 ts tle métal?

8i .iarn ais j e ne ùuv ie lh1n,; ln routt• des ,Prlns. l'rolougl' l>c1t11l'o11p m:1 Yi<•, 0 .Jés us. 11etit .Téirns! i\fois, si mon :1rlolestPUCc> :\Iar('lJe tlans l'il1iqui Lé. Hi mn. robe d'inno('f>n(·P Doit ]Jl•1·(lre Rit pureté, Jli"att1•nds pa,; C-P jour, anf'tl· L'es><or (h' me;; pa s p e1·tlmi! 1-'rapve' rn:1 .i eune ûmf> l'sl 1i1·êt<'. 0 .f(•;,11~. petit ,Ti!,nt:<'. Hi11. ,JO/,R.11,.

-o-

PrHf.t·Ps-tu ma e1tr:1 bill<'·! Ou llla to1111if>. on mon cercc>,lll "? On illOll llaY il't' <]Ili sïnC'lillt' Qua ll d il \"Oglll" 8111' )(' l'UiSl'<Nl Il? 'l'n JH• m ·étoutl'8 pn s. tll pleures! .b-t n froid . rnou pe ti t .Jésus'! Console-toi: <laus nos <.lt•me111·f>,< On réchnuHern. tPf< pie ds nus. Qlw te faut-il <loue vorn· 0t.rt•nuPs. l'l'tit J(.sns "! oh! dis-Je moi! ... Tontes tt•s donll'm·s ,-:ont lf'S mic•nnP><; C;ir, vois-ln, .k p le m·t> a,pc toi! ... ..\.h ! .if> m·eu souviens: oni. 1m1 mt•r·c ·

E~FAN'l'H E 'l' OlSEArX

:\l'a. tlit. l'll<'Ol't> l'nnt1·e jour,

Lrs oh;enux ont dp,; tcenrs cl\ •nf,1nt;:. D'enfants snns er:1iJJie et snn:-; malitl', 'l'on!. leur apporte du dél ice, Leur tirP des (:l'ÎS triom1ih:1n t "· f-;111· ('l' l'l'istal la peiue g-lis,;e: L f>s oiseanx ont des ttl'm·s d'enfant::;. f,es enfnuts ont des cœurs t1'oi:;(•:111x: :-;i c-h:1que uouycaut(, les gris(•. Sut· eux li' moindre leurre n. pris!~. 11s to111ùellt clau,; to11:-; les réRl':l 11x: <)ue <ll' filf'ts cl tif> tmîtrise! Les enfauts ont cle;; è1P111·s cl'oise:1 nx. LPs eœur!< ,l'oiseanx, les c:œm·F< cl'<>nt':1 11 1,-: Nont lie• ceux C]u'ais(,ment l'o nblesse; _Ifni,; q nt•! c·lrnrme dans leur faiblN,sP ! Par c·es t ristes jou rs Nouffanh<, I>l'mnntlous à Dien qu'il nom; J,ii;a::;e l>ef< cœnrs d"ois;eaux, tles <:rPm·s d'e11f:111ts!

O. F.

-o~ LES ETTIEK:\fl.!)S DE L'EXJ<'_\.~T .TESUS AgeuouillG deYani ta c1·ècllP,

<Jne l'étre1me qni peut te pl:1i1·<'. c·e:;t k pr(·RPn t llP 1uon nmonr. Cf' QUt' tu p r éfi°'re:; l'JJc-on• .\. mes honbon ,;, à mes joujoux. C'N,t le- cc:rm·, vnr f·ommf r.1 uron•, Qui vient Jlrier ii tP>< /l:f>noux. Ton rt>;:-anl cliviu ,;e re1)0f<P Hnr l'en f:rnt sage dont l:1 mnin rr;,nd une aumfme et ln dépose D nns 1:t mnin du p::iuYre 0111lleliu . i\Iaman. doun.:!, donne, bien vite i\le~ habit::: qui n e ;;N·vcnt vin;;, l'our lt'S eufants que r ien u·a hl'it<' E t. qui r essc>mhlen t ii J {,sus. ~! :1 m:1n, ri'ritc l:1, prière Qnl' ma ùoud.1e rél)f>tera ; .J c ,-enx r :1 imer, Pt je r espf.n,. rc,tit .Tésus me 1)(, nirn . Ji'. f.

-oLECTTTRE (Examens des ree:1·uf'i:1) ~- Ln. petite allkHH·c df>::: W:ild,:fütten se d(•· YCloppa J>t'nclaut les :rnu ées qui suivil'eut sa


643 !ondntiou, èn sorte qu'au bout de tleu i.: ,siècles, clic forma la Confédération des 13 cnutons. Par la sui te, elle s 'agrandit enf'ore en 1<':illiant aYec le:,; populations des contrées Ynisines, o n en pre nant sous sa pro tection quelques tel'ritoire8 dont elle fit des pay s sujets :-mus la clüpend,rnce directe cr uu ou de r lusienrs cilntons. L'auüenne Conféclémtion était. ain,:i composée cl'E tn ts di ffél'en ts, isoit : 13 Etat s eonfé(lér(•s, 10 Rtats nlliés, :3 Etats l)l'Ot(•gfs, 20 l.Jn illiages co111rnnns. T pays, s njE>I,; clircds cl' nn cnulou.

-o4. LP cl ix-lrn itièmc siède est l'nnl' cles Gpo-

f}He~ lc8 plu s n.;;i1.t:-es de notre pa t rie. Pn r tout, ,Jans Lous le:; cnntons, le pcul)le se soulève pour r1'Plamer ;:;es dl'OitS fou l(,s anx pieds pa1· u ni• puiss::lllte :uistoerntie. :.\lais. émeutl's on r (•yolntion;:; i:;ont nu;;sitüt r éprimées et le pins ~ouvc n l les chefs d e l'L'f\ mon 1·cwenL:s p (,risSL•D l f:111' l'éel:!:ifallll .

-oc.

Ln mi»c 0 11 yigne nr dP L\dC' de :\Iécli at ion fnt in:rng urél' l'D gtanùe pompe, le -l

juillf'I 18M, lltlllR rc•glisl' tles Corclelicr», à F1·il>ou rg. Yoic·i comment Ale:s:mHlre Dagu et r:H·outc cette cérémonie: ,, A 4 heures cln so ir , les député,; clf'R rn c :111tùns. p:umi lesquels Ueding, l;f,teri et Iteiuhanl :1t.tirnie11t priul'ipalPlllPnt )l',; reganlK. se rénn ire11t claui- la d e menre cln landa.rumauu, voiRiue <111 couvent, et s·aeb0minèrent ù e11x ii. denx vc1·s l'église, ,1.ccomvagués de leur,; ùnisRiers revêt1rn lle nrnutean:s: .inx cou leu rs c::rn touales. A la suite (le la Diète marehaienl les autorités friùourgco ises. T,e eortè~·· était précérlé d'une trou11e de guerriers <'n c·nir:1"ses, flont le c:apitaine .Tos(•ph cl<' Dies})aeh, c:onn·rt cl'un casque doré, porta it l' Ade <lt· ivlé<1intio11 magnifiqneuwut relio en velonn: b\l-'u et b rodé en or. -0-

7. Uf'présenta nts cle l'empere m· rl'Allernngm•, lPs Z1U1ringen fondèrent Fribomg e t BPrne. p our tenir en r es1wct la noblesse. A l'extinction de cette fnmille (1218), l a noblesse se trouva indépendante; mais, appnuvrie pnr l es g1wrres. elle ne sut r ésister nu tomte Piel're de Sa yoie. lt' p e tit Cbnrlc mague, qui,

:,;oil il prix d'argent, "oit aut.reruent, fit l' acquisition du pays cle Y :tncl. Il lui donna de bonues loiR, assu 1·:i nu n l'Oc:1t aux pauv1·es, fil rorisn. les paysans et les Yi Ile:,; et f'Uc·ouragea le com111eree.

Rl'n te bien . 11 co1Hpl'end urn 11 101·<:eanx d se rrnd d,rni-: toutes les li!)l'ail'ies.

-o·-

Société fribotll'geoise d'éclucation. · ,

8. L e 1er :.\Ian, 1848, une 1·(,yolntion frlatP clan;:; le pays cle Nenc:h:îtPl ; sou s lPS ordres (l\• J,'ritz Counoisier <le L:t Cliaux-dc-FondR, 800 ùomrn c,; ùeseenrlen t de la montagne, s ' e1u11a rent du « gou,·eruement ùu roi )), le l'empl accnt par un gouvPrnenwnt répul.Jlieain 11ro1· isoirc :\ ln. l'ête duquel se t rnuve Alex is ::WaricPinget. appelé lP père de ln République ueuc-11,l t<'loise, et qui l) l'O(•/\d:'1. ii. la 1·êorg:t11iia:atiou politiqne clu pays. La Cons titution répul.Jlicainf' cle 18-!8 fnt accep!(,p par le peuple l e 30 av1·il d e la même n 11nf•e.

-o:-

-0-

)."otre a m i J\l .. \.J. l'e1-r iard, in s1weten1· ~wolafre ù n1, Jfanx, (,1 }l. l I. Crnnsaz . t'1 "' l''1ene, son t désigné,-' 1ns 1 ·. a. ,,·1 1 ·1az-"'t-

pour toute l'année 1901 aux fonctions de Jwi>s id(•ut el dl) ,·ic.;e-pi-ésident d e ln S ociété fri/Jo11ryeuis f d'éduc;11tion. Le eomité de l'.\ssoei n.tion a eu outrP ü:it e~oi x cl~, la quPstion suirnn1c, q u i sent d 1:sn1t éc,, et't1P nm1ée, dans la réuJtion r:autonale dl' i\Ionü: Organisation lies JCIIJ: scolaires, de l'ensei,yne11tr11t cl (le lu !J,l)lllllUSfÎ(jll(' (/1/ poi11t <fr VU(' de l'hyyi<l1/ C.

.

-o-

0 . Kons »omnH'R lf's ('Ufants heureux

De la meilleure rlcs patries. Kou~ aimon;;; sP~ cotPnnx oml11'eux, :-;ou doux lae, 8Ps 1·otull(',; fleu r ie:. 1•:t :::a pai~iblc 111:1jcsff• nt RL'>l grrr11<k:; j onx ~î\N1laires, E l. IP soll'il QUi le.~ êcl,1i 1·P, 1 A' soleil clc la liberté. L:'1-l1:1nt 1sur l',l..lp(~ anx lllanes f'omm ct°', _\.nx jour:; a n d0.11R lle nolrP ltistoin', ::-.:o;; aïeu x cléjil J';:i c·,·lam,iient, Qua1Hl il s'est levé ütius sa. gloire'. Y ern cl" autres (kstins emporté!<, I'our~11in1nt cP l'ève rhmrore L Pnrs yeux au loin cltPrcha ien I eneore, L E• solPil cle la libl'tt/1.

Anecdote scolaire Le petit ga.u,.·o,n d'un v igneron repn ssP ,s a leçon. I l :,;'agit de eonjuguer le ,Prhr Nre: - Je fu s, tu fn s, il fut ... Le pète (mél:mco1l ique) Qne de fùtf:\! Et dire que nous en a,ons manqué aux dcru ièl'es r enda n g·es.

Petit 1.·ecneil cle let t1.'es .\ L"EtlAHE DE~ ECOLI<..;8 J'HUlAIRE~ J:'l' I_rn~ 1".UI ILLE::-l, par J . Bo!'11nd, m st 1t . ù <'om·tion t.Fribom'o·) 0 fiO eentimc:,;. ' Ce pl'tit on nage, qui 1·enferme 6.4 1letll'l"S usuel les, Pst Pll. ,·ente an Dé]Jôt du matér iL·l s ~:ola ire ù ~iou, pom· I l' Valais, 011 chez I ante'Hl·. En p nbl ia.ut c.;e mo<ln-t·p omTage, }I. Boehncl ,t you lu rendn.· serYÏ(;e anx Pcoles d a ux famillPs. U,111s t:P but i l a dwi i,,;i e l (1·aité un cel'1·,1in nornl> t·e de snjels e1 •l ettres pratilJllt'S. Pout l'enseignemen t et la, eompos ition, nos i11stitufru 1·,s out géuéralerneut 1·eCO lll'S à cll'S llliltllUcJ.S éüanger s . qn 1 ne i-époudent vas t ou l. à fai t à nns b(~:,;o~n.s. (;'est vomquoi l' autem- [i, pensé pn b l1P1· un 11clit rec1H~il de lettl'cs à la 1;m tée de nos élt'Yes. Ueux-c.;i .r trouYernnt des sujets l rnilés d ' une mau ièl-e :-4impl P Pl t;Orn·ise qni ·les fami liai·isetont a n ·e le gt'lll'l~ é1Jistohdte. L 'otJUS<:ule se'

s Pconda.ires, pa.1· ~L-\RCEL ~L\H -

CHA:KD, Berne : T,ibnlirie ck l' E -

tat rnoo. - Fm·t YOl. ca r t. 2 fr. CP li1_'l'e de _lcetures, adopté pour les écol es fl:ani; a 1ses du ea.nton d e H erne se t eeow mt.u1de tout d'abord par rabou: darn:e et la n1riété des rnoreeaux en prose Pt eu ,·Pts qui s'.r trouvent réu11is. C'c' r ecueil n 'e:,;t n i une simple dlL' c, s l ornathü, lil- t h ·,1.i1·e, ni Ull siwple 11H1.J1ll l'I de n il garisn ti.on sen.taire, m ais les d e nx ù la 1.oi.s, en f:\Ol't.e que l'util e e L l'ag1·h1bh0 s ,,· t tou ,·ent ! rès heu1·euserue n t Pt lm l>i.'leuwnt dosés et eombinés. ) 1orn le PL l'Pe it ~ mtmwx, na,! me (g éog n1p ltie, Yo.)·agesJ, b iogl'apllies, scènes ei- mœm·s n a ti om1~c~, poésie, telles sont les pl'inc.;i lJa le:,; dt n swns cle ce J'ecueil qui. s e rnhk dPs m 1l ' UX app1·opl'ii>s ;\ son but t't ù la c lasse de IPde m s à l aquel le il ,;·ad1·e f:\sc spéeialemen1. , .Kons lonernns t out paitieulièl·emPn t l'.i uteu1· cl'a.,oi1· donné rés olument le pns à uos auteurs nati on aux et d e ·u ·,1Yo i1· µa ~ ('ra.i n t de mettre sous les :rcux df,s en fan 1s les grandes questions sociales qui se posent a,ujomd'llni, t elles qnP la lntte ('On ti-c l'aleoo li sm e. Par cP <luubl P ca.rar·tèl'c, le 1·ecuei.l qu e nous s iµ:n a l o·n s i c.; i m.f'r i I c u ue pla ec ù. pa.rt d ans ,]lJ uiasi:,e dPs p nb lic·ations sirni1mres : p lns sn iss(~, pl us a.duel que la p lupar t

d P st':; congiSnPres, il ruél'i 1-(, d e leur fit 1·e ]ll'éf én', vonr ks <:'lasses primaires sup01' 1l.·11n·s .

•••• Canton du Valais Récapilulati, .n générale

des ré ,ultats provisoires du recen.~ernen t du ter décembre 1900.

1·ernmmandP pai·!ieuliPrewent aux jeull PS g<.·n s des èOlll'S de perfoctionne11 1cn t

autrement dits de répétition.

'

-0--

N otJ.•e ami. L( ttn1·c, s ftarn.;aise;-; ù l'usage des éeoles 0

Couches Rarogne-or.

1888 4192 2141

1900 4194 2544

+

.+

2 403

4177 2517


SuppMment à l'ECOLE PRHHIRE (N· .t)

==--====== Brigue 5566 Vièg-e 7010 Ra rogne-oc. 3771 Loèche 6441 Sierre 10138 6521 Hérens 9911 Sion 8363 Conthey 9760 Entremout 11535 '.VIartigny 6i)l7 St-Maurice 10119 Monthey TOTAL

9980 + 4414 7975 ---. 965 4094 + 323 6695 + 254 11626 + 1488 100n + 484 10884 ..L 973 8913 + 550 9619 - 141 12913 + 1378 7400 + 883 11138 + 1019 1

9964 7848 4066 6651 11572 6897 10940 8981 9306 12618 7634 11186

101985 114980 +12995 114357

T:ang1t1Pntation de la. population du \',liais de 188S à 1890, 1:,'élève donc ;\ 1:!,!J!J5 i'nnes, ce q ui représente nne au g11wu ln.lion de 12,7 7o· en douze aus, ou 1rn pen plus de 1 % par an. L1 popu büiou de résidell<:.:e (la même qni se1·t de ba:,;e pour la i-epté:,;ent atiou du peuple au Conseil nation.û et au (fran d Conseil), s'é lève à 114,H80 ;\mes, e t la population de fait (compre11ant lontes le:,, personn es µrésente s <laus la localité le joui- rlu recensement) 114,357 ,\ mes. Le Yalais a ura droit , it l'axenir, à six l'eprés('ntants a.u Conseil national a 11 li.eu de ciu ()_. Les 1·ectifications ultéL·kmrs qui pounaient être apportées a11 x 1·é:,mlta i s constatés ci-dessus .ne pPu Ycnt r ien modifier à cet égai:d, la <lifïfreute entre le quornin exigé de 110.001 ùrnes pout a,oir d r oit à six dépn Ltss Pt le clliffre de 114,080 ét ant t rop gl'nnd(• pour qu'a ucune sm·prise ne puisse f> Ire à Cl'aindre à ce sujet. Ponr le nombl'e des déput és à norn11,n un G nrnd Conseil par chaque dis11-ic L, les fractions donnant drnit à un 1l{,JJllt6 sont plus petites et il est poss ible, quoique pe u pi-obable, que l'un ou l'nn1l·e des chiffres que nous donnons l'i-upi-ès soit quelque ven modifié à la ,mi le du confrôle détai.llé des buHetius 111.! ménage auquel va se livrer le bul'l'ilU féclél'al de statistique. \"uu:,; ùonnon::; donc; C'i-ap1·1~s, soui,; ton1Ps 1·pi:;e1·1"e:-;, le nolllhte des dépntés à. ,;iiee 1111 Ui-aud ( 'ousei.J par cha,q ne dis-

tri c t cl'aprè:,; les ehiffrr s que nous an 1111,1 p11Llié:-l ci-dessns. Districts Nombre actu,l Nombre futur Augmrn!Jl. des députés d,: députés Conche, Rarogne or. Brigue Vièg-e .Rarog·ne occ. Loèche Sierre Hércus Sion Conthey Entremon t )fartig11y St-Maur ice Monthey

4 2 6

4 3 10

7

8 4

4

ti

7

10 7 10 8 10

12

12 7

10 103

+1

+ 4.

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+ 1 -i-1

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9 10 13

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7

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11

- -116 + 13 LP l :1,md Conseil cowptera <loll(· s1•lon tou1-p ]>rnlrn.b ilit é J 1 H memhH· s a 11 Jü-u de 10:J. A .J'occas ion du rct ensernent fédétal qu i yieut d'ayoit lieu, le eorpg engpj. guant suisse a étérn isitcont ei huti on d'une rnanièt-e tontè svéciale; la plnpa l't des hrntitn tcurs ont été employés en qua:lité d'agents 1"ecenseu1·s et en onti-P beancoup d'entre eux ont ét é appelés ù. douner ,1 ux étoliei-s les p'lus âgés h·:,; indica.tion:-; néccssa il'es sur hi maniè1•p ù~: 1·ernpli e lrs bulletins de recensrrnen l. ~i, selon t onte ,1ppareuee, la partie eRscntieHe de tout -l e travail peut Hi-1• cousi·dérée corn rnelieureuseme nt réu:,;sie, ces bu lletins ayant été 1·emp lis, en général, a,-ee toute l'intefügeuce t>I l'exactitude roulues, c'est au conco ur:-1 dé rnu6 du torps enseignant q uï•l fa nt pom une pal't, non des rnoin1,; impo r l,rntes, attl'ihu el' ce bea.u résultal.

- o-

Inspecteu1.·s scolab•es. Yu le <l<"cès du i-egi-etté chanoin e Bu1·nier, .\1. P .-J os. Rouiller, ins1we lcul' ~eo·lai 1·e du distrid de }Iartigny, a 1~(1~ <:ha1·gé pa,r 1J e Conseil d' E t a 1. de re,in11Jacer le défnut po111· le reste ùe la légi:;. latu1·e. (' 'e:-;t donc :i\f. Ronillet qui fera la seconde insvec:tion ües éco l1es du di:;trid de St-Mamice. 1

Le prix du temps

1° Le temps vaut ce que vaut le ciel. Rien n'est plus vrai; car pen1onne n' entrera au ciel sans avoir passé par les épreuves de la vie, et ce royâume que nous assurent les promesses divines sera la récompense du temps bien employé. Un seul moment mis à profit peut no us assurer une éternité de bonheur. T émoin le bon larron. Sa vie avait été un tissu de crimes et de brigandages. Mais au moment où il râle sur son gibet d'infamie, près de rendre le dernier soupir, éclairé de la grâce, il r econnaît humblement ses torts, il implore la miséricorde du Sauveur, et aussitôt le ciel lui est assuré.

La bovté divine nous a donné de voir les premiers jours de l'année 1901. E n verrons-nous les derniers ? P ersonne au monde ne saur ait nous le dire. C'est un secret que Dieu s'est r éservé, et puisqu'il lui a plu de nous cacher l'heure de notre mort, soyons assurés que cette ignorance même nous est bonne. L 'important n'est pas de savoir quand nous devrons quitter la vie, mais bien d'en faire un saint usage. Aussi, la résolution qui, au début de cette année, doit primer les autres parce qu'elle les ren1 ferme toutes, c'est de bien employer les 2° L e temps vaut ce que vaut le sang jours qu'il plaira à la Pro·vidence de nous départir. L e bon emploi du temps de _Jésus-Christ. En e~et , nos. ?Onnes est l'or avec lequel on achète le para- act10n:o. ne peuvent a~o1r de mente dedis. Qui comprend cette doctrine? Hélas! 1vant Dieu ~ue par ~mte et en vert u _de il y a aujourd'hui quantité de gens qui 1~ rédemption. 1V~a1s ce~te rédemption gaspillent et perdent leur temps sans n a été o~érée 'q,u au pnx du sang . de aucu n scrupule. L eur vie est i nutile, Jésus-Chnst. C est donc son s~ng q_m a Jeurs jours sont vicles et leurs heures fécondé le temps, et la monnaie q ui r epresque exclusivement consacr ées à des pr ésente, l_a valeur . du temps, c'est le futilit és. Mallleureux qui oµblient qu'ils sang precieux de J esus. . devront r endre compte à Dieu de tous 3° Le temps vaut ce que vaut Dieu. leurs instants et que le serviteur inutile même, et voici pourquoi et comment, sera jeté au fe u ! L'E vangile ne dit pas conti~ue saint ~ ernard : c'est que chaserviteur coupable, mais simplement inu- que .instant b1e71: employé peut n?us tile ; dès lors q uand on est un être inu- valoir la possession élernelle de Dieu. tile, on est coupable. En effet, ces noGrand sujet de réflexions pou~ nombre bles facultés qui sont en nous cette de gens clu monde dont les Journées, flamme div ine cette intelligence ;e cœur d'ordinaire, sont si peu r emplies, dont cette volonté' cette activité 'et mêm~ tout le t emps se passe à des occupa' ' . . ' .. , ces dix doigts et ces deux mains tous t1ons q m n en sont pas : v1S1tes, converces dons, Dieu les a-t-il faits pou; qu'ils sations, lectures absolument futiles, c'est soient par nous stérilisés éteints anéan- le plus so uv ent ce qu' on en peut dire tis? P ensons-no us que 'Dieu ait voulu de mieux. A un tel et si inutile emploi en nous créant perdr e son temps et q ue des heures et de la vie, l'intelligence, le nous le perdions nous-mêmes au~si ? Le cœur, l'être tou t entier s'abaisse et s'aternps qu'il nous mesur e et nous accorde néantit. goutte à goutte, est chose bien précieuse. Imprimons clone à notre vie une diTrois pensées de saint Bernard no us le rection sérieuse par l'emploi fécond de feront com prendr e. nos journées, Faisons de chaque moment


l'usage voulu de Dieu. Ne donnons à aucune occupation inutile, à l'oisiveté, un temps dont les moments sont si précieux. Partageons nos heures entre ce que nous devons à Dieu, à notre état et à la société. Accordons-nous les délassements convenables et nécessaires ; ces délassements, que Dieu autorise, ne sont pas perdus pour l'éternité. Quelle réforme ne ferait pas dans le monde cette morale si vraie, si solide et sur laquelle roule notre plus grand, notre unique intérêt! La vie n'est rien, le bonheur n'est rien, la joie n'est rien ; tout cela passe : il n'y a rien en définitive de permanent et de vraiment réel que l'éternité et que Dieu. C'est le bon emploi du temps qui nous vaudra la posse8sion inamissible de l'un et de l'autre.. Heureux ceux qui comprennent ceci ; plus heureux encore ceux qui le pratiquent l

~-

Le Credo de l'âme qui souffre Je crois, ô mon Dieu, qu'en souffrant avec résignation , j'achève en moi la passion du Christ. Je crois que toute créature en ce monde est gémissante et qu'elle attend le jour de la manifestation du Fils de Dieu. Je crois que nous n'avons pas ici Je demeure stable et que nous en cherchons une autre dans l'avenir. Je crois que toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu. Je crois que, s'ils sèment dans les larmes, ils moissonneront dans la joie. Je crois que, bienheureux sont ceux qui meurent dans le Seigneur. Je crois que nos tribulations forment en nous un poids éternel de gloire, si nous contemplons, non ce qui se voit, mais ce qui ne se voit point ; car les choses que nous voyons sont passagères et celles que nous ne voyons pas sont éternelles.

Je crois qu'il faut que notre corps conuptible revête l'immortalité et que la mort soit absorbée dans cette victoire. Je crois que le Seigneur essuiera toute larme dans les yeux des justes, que la mort ne sera plus en eux ni le deuil, ni les gémissements, et 'que leur d, ,uleur s'arrêtera enfin, car tout le monde aura passé. Je crois que nous verrons Dieu face à face. Mgr GERBE'.l'.

Ce que sera un repas . au XXme siècle. C'est à I'Almanach Hachette pou1· 1901, que nous empruntons cet article

qui semble de haute fantaisie, mais qui n'est pas moins une actualité scientifique intéressant tous nos lecteurs et surtout nos lectrices, puisque ce serait la suppression des cuisinières. " N'est-il pas humiliant de songer qu'un homme arrivé à l'âge de 70 ans, a passé environ 6 ans -- presque 1c dixième de sa vie - à manger ? Et, pourtant, il faut manger, comme il faut dormir et boire; il faut que l'organisme répare par !a digestion et l'assimilation de matériaux neufs les pertes qu'il subit à chaque instant. Malheureusement, par gourmandise, par raffinement, par habitude on mange au lieu de se nourrir seulement ; en fait, on devrait se contenter ùe la ration alimentaire nécessaire à l'homme qui travaille, ration qui comprend 120 gr. d'albumine, 90 gr. de graisse, et 330 gr. d'amidon et de fécule - soit un total de 540 gr. pour 24 heures ! Mais si l'on est forcé, pour vivre, d'absorber plus de 540 grammes d'aliments, c'est la faute de ceux-ci qui contiennent, à côté des principes nutritifs, une forte quantité de déchets inutilisa-

",)

bles; et c'est justement le rôle des dents, de la langue, de l'estomac de !'intestin, tle travailler à faire un ~hoix utile parmi la masse de nourriture qu'on Jeur confie et à rejeter au dehors les substances de rebut. Ces· déchets atteignent souvent un d1iffre considérable, et il faut encore y ajouter l'eau qui entre pour une part énorme dans la constitution des substances alimentaires : ainsi, dans la pomme de terre, il n'y a que le 4 p. 100 de déchets, mais 75 p·. 100 d'eau·, dans . le nz, 4 p. 100 de déchets et 13 p. 100 d'eau; dans la viande de bœuf 5 t pour 100 de déchets et 62 p. 100 d'eau! Par contre, le fromage de Gruyère, lui, est utilisé presque totalement ; on a calculé que 338 gr. de ce mets nourrissent autant que 500 gr. de lentilles, GlO gr. de viande et que 10 kilos de pommes de terre. Un (lîner en Pilules Notre temps qui simplifie tout et qui veut aller vite, devrait tenter de simplifier aussi les aliments ; et, en effet, en les débarrassant de l'eau qui les gonfle, et des substances inutiles qui les surnagent, on arriverait à les réduire à un très petit volume, à ce point qu' un dîner tout entier, pour une personne pourrait tenir dans une petite boît~ ronde de pilules! Aussi bien, les aliments familiers à nos repas ne seront plus reconnaissables, dans ce « dîner » imprévu qui ressemble à un repas de féerie : notre œuf devient · un petit cube gros comme un <lé de jeu, notre tranche de viande est transformée en quelques pastilles bleuâtres, notre verre de lait en une . masse compacte, et légère ' !... et petite ainsi de suite jusqu'au citron, jusqu'au thé, au chocolat, à l'eau minérale même ... 300 kilos = 15 livi·es Avec ce nouveau système, un bœuf de 300 kilos est rntatiné, comprimé, con-

centré en une masse alimentaire de 15 livres, équivalente comme puissance nutritive aux 600 livres de la bête sur pieds. Et, si jadis un homme absorbait en une année 7 fois son propre volume d'aliments divers, il n'absorbera plus que 1 fois 1/2 son volume de nourriture grâce à ce système pilulaire ! Ainsi les avantages de l'aliment comprimé sautent aux yeux : au point de vue individuel , le fonctionnement de l'estomac sera allégé; au point de vue social, militaire, maritime, une 1acilité inouïe de ravitaille'llent pour les troupes en campagne, et l'explorateur qui se lance sous l'Equateur ou à travers les glaces du pôle, pourra emporter, sous un volume minime, des vivres pour plusieurs années ! L'Age d'or et l'A veni.l' dans le Paradis terI·est•·e Et nécessairement l'aspect de la terre sera complètement changé. Du haut des ballons dirigeables qui, à cette époque, sillonneront les airs, on ne verra plus que des fleurs et des arbres, un vaste jardin s'épanoufra sur notre continent, <:e sera un nouveau paradis terrestre où il n'y aura plus ni frontières, ni douanes, ni guerres, ni grèves ... L'homme, presque exempt de maladies grâce à la pureté absolue des aliments, vivra le double de ce qu'il vit aujourd'hui. « Dans l'empire universel de la force . chimique, conclut M. Berthelot, les jours de l'âge d'or sont revenus. 1> Mais hélas ! si la chimie change et transforme sans cesse la matière, l'âme humaine avec ses tares et ses noirs penchants, reste toujours la même ; à côté de la chimie alimentaire, il faudrait trouver une chimie spirituelle, qui agisse sur la nature morale de l'bomme... et le rende digne de goûter


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cet « Age d'Or ··· entrevu· dans l'avenir Id~ ch~nter. Lorsque j'ai eu fini: « Mon par les s:>vants. " bien-aimé, murmura-t-elle bien bas n'ou----~-- ·--- - blie jamais ta chanson · où que t~ sois si tu la chantes en pe~sant au bon Die~ et à moi, je l'entendrai et viendrai à (Conte de Noël) t Nous détachons d'un Conte de Noël on secours. » Ensuite maman a fermé E les reux, on l'emporta et depuis je ne de l' vèniment quelques charmants pas- la vis plus. Hier, j'étais plus malheusages. Le thème est un petit enfant qui s'en va frapper à la porte du paradis reux que les autres jours; je me suis \Jour demander à voir sa mère. Saint rappelé sa promesse, j'ai chanté, p uis J:' comme elle, je me suis endormi. E~ Pierre lui refuse l'entrée parce que son nom n'est pas inscrit au Grand Livre. m~ réveillan~, M. Saint Pierre, je me Monsieur Saint Piene' dit humble- sms trouvé, Je ne sais comment, devant la porte du Paradis . ment l'enfant, je ne puis pourtant pas partir sans embrasser maman; au moins ~ Bien ! mon enfant, puisque tu veux permettez-moi rle la voir, même de loin. voir ta maman, pourquoi ne chantes-tu - C'est grave, ce que tu demandes, pas de nouveau ta chanson? et, pour cela, il faut l'autorisation ex- C'est vrai., bon M. Saint-Pierre, je presse du bon Dieu. vous remercie de m'y faire penser. - Maman m'a dit qu'il laisse venir Alors le petit Georges se mit~ genoux à lui les petits enfants, menez-moi près , et . croisa pieusement ses mignonnes de lui et je suis sûr de toncher son , mams. cœur. 1 Les mélodies célestes qui avaient ac- J e serais curieux, par exemple, de co~pago_é en sourdine le dialogue de samt Pierre et de l'enfant, cessèrent savoir comment tu t 'y prendrais. - Je lui chanterais la chanson de tout à coup; pour mieux entendre, les maman. astres arrêtèrent un instant leur marche - Quelle chanson ? harmonieuse, et les anges, attentifs, se - C'en est une que maman aimait penchèrent sur leur balcon d'argent et beaucoup et qu'elle m'a apprise. Quand d'or. L'enfant commença: elle souffrait, elle me disait : « Mon Oh l dis, pourquoi, petite mère, chéri, chante-moi ma chanson pour que Quand tu m'embrasses Je matin je ne sente plus mon mal. » Alors, je Après que j 'ai fait ma prière, ' M'appelles-tu: « Mon chérubin ! » la lui chantais. J'avais plutôt envie de pleurer, car ma maman était bien pâle; Dis où les chérubins demeurent mais elle me remerciait d'un si bon reS'ils sont petits, blonds comm~ moi gard ! N'est-ce pas, M. Saint Pierre, que S'ils sont méchants, si, quand ils pieu: [rent, la Sainte Vierge a de grands yeux bleus? Maman aussi avait de grands yeux bleus Leur mère est bonne comme toi. de la couleur des pervenches de notre, Dis, les fait-on beaux les dimanches Et vont-ils leurs petits bras nus ? ' jardin. Savent-ils joindre leurs mains blanches - Mais tu oublies de me dire pourPour adorer le bon Jésus? quoi ta chanson plaira au bon Dieu. - Voilà! le dernier jour que je pasEmbrassent-ils leur bonne mère Ainsi qne moi, tous les matins? sai avec maman - je m'en souviens, allez ; oh! que sa figure était blanche Comme moi, font-ils leur prière - elle me dit de m'approcher d'elle et Maman, les petits chérubins? '

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A peine eut-il achevé le dernier vers 1 qu'une lumière surnaturelle éclaira subitement le livre du bon Dieu resté grand Vous ne saul'iez üoi1·e t out le bien ouvert, et le nom de Georges rayonna ~Jne je 1rnis r ous p1·ocmer, si je panien:,; en lettres resplendissantes. a fa.u-p rentrer l'cJ·actit11 de dans t outes Puia, aux yeux ravis et charmés de 1e8 a ctions de rotrP d e d'enfan t, de l'enfant, apparut la forme transfigurée Jeune ho111rne, de jeune fille, de vieilde la jeune mère tendant les bras à son lard, de maitre o,u de rr..Jîtresse de maiGeorges bien-aimé, et tous deux abrités son. sous les ailes d'un chérubin, ~'e nvolèL'exactitude, a-t-on rlit, est la politesrent verd Celui qui exauce les prières de se des rois; elle doit être l'apanage de l'innocence et qui bénit et protège l'or- 1nus les rangs, de tous 'les üges, de touphelin. t~s l0s conditions. Car, si la p olitessP u·cst que 1a forme exi-él'ieure de la chatité courante, l'exactitude r ésume ;\ elle seule tout es les règsles de l a charité. Etre exaet, e'est avofr la. conscience L'habitude fait des 111eneiJ:lPs: elle de son devoir et la n~lonté de le rc"lllfait d'un rna,ladr oit un Labile art isan , p1ir. L'homme inexact es-t un fléau d'un rustre un Lom111e bien éleyé · elle dans la société. Le mt'decin i nexact ,laisun ma la.de sans secours · le rend possiblPs des choses qu'on /eo·ar- se lll01nir . ' (lait com111e imprat icables. Essayer."' de not aire, sans testa.ment; l'homme de loi marcller s nr Ja eorde t endue, vous os- fai t pel'drc lPs procès; le guerr ier, rJes f's. L'administra.teur 1e nég·otil lerez, Yous t omberez; et pomtant fl bntaill . h ' l'll est qui dansent sur un fil de fer, qui crnnt. le <.: ef d'a telier, l'artisan, la m ai1 l'e:,;:,;e de ma.ison, 'le serviteur inexacts Hla1:chent sur les mains, qui r estent ru inPnt fe,s famil les. L'agriculteur indroit sm· u_n cheval laneo au galop; au début, les Jeux de la gymnastique se111- t•xaet n 'achète p as ce qu i .J ui manqut· blent fort difficilP!:!, on s'y t'iµuise en ef- 110 Yend ja.urn is Sf'S 1·éeo1tes en terup~ fot'ts l'éitérés et en appai·entP int1tiles OlJpurtn u. <1e sont toujours les hommes mais par l'habitude on réussit dans tou~ inexac1s qui font manquer les affair-e:,;, res ex crciees. L'aigllill e ù t1·icoter e t 1l'o'.1blent, déso1·g-anü;ent, µarce q u'iJ.s eelle à cou1cke, si ga ùchPnwnt m a niéPs a.rn,ent trop 1a rd, et c'est pour è t1·e par lei,; mains mn1liabiles de l'enfant ~nivé trnp ta r d qu 'on a yu s 'aC'Colllplir BJ)Pren t dei,; wodiges sous Jes doig1 s ag/ ctes 1·éYO·l ntions . . . <( Soyez d our: cxad1; en tout: exact1; leH de ,la je-une fille. Comment le frarnil <pH: détesten t les enfant:,; de\-ie nt-il <fan s les petites t Loses, s i mus youlez J'agi;ém_en1" des ,ieillards? par· l'Labitu- l'êh-e daus lt'S gtandcs; exacts dans te dl' d ag11· que contn-1.cte.n t les 11aresseux. ,p~e voins dites, Pxacts da.u s ce que ,·ous f;utcs. >> C'o1111'.1ent sont devenus si entt"epn•- -- - -----11-G œ--- -- nants b1en des hornmPs? v ar l'habitn<lP qui leu r a rendu fa.eilles les <:hosc>s q u~ t·i!<lonte no1re mollei;se. C'est aussi la fo 1 ·ce dPs habitudes qui a rendu inconiCONTE DE N< )E !.. . giblps l <'s homme!-l vicieux: appliquonsD'une horloge voisine, un coup argentin 11ons donc; ù. n'en contracte1· quP de bon- tomba dans la nuit. ne:.. - Onze heures et demie I maugréa Ro------,-,,-----bert. Et pas un fiacre à la station et dans les rues I Pour la veillée de Noël I Est-ce

L'exactitude

La chanson d'un enfant

--- --•·••1---- -L'habitude

LA COMPAGNON DE ROUTE

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....... 6 assez ennuyeux I Je serai en retard et je vais m'enrhumer. Malgré Je chaud el moëlleux pard11ssus qui couvrait son habit noir, malgré l'épais foulard qui envelopoait son cou, sa bouche et ses oreilles ; malgré les chaussons fourrés qui cachaient sas souliers vernis, Robert se sentait grelotter sous les pénétrantes morsures du froid; il était envahi jusqu'aux os, par l'air dur et piquant de cette nuit glacée. Furieux et gelé, il continuait à courir en vain à la recherche de son fiacre. Car il devait aller fort loin chez un ami plus riche, habitant au fin bout des quartiers neufs, au milieu d'une rue très courte et silencieuse, en son hôtel charmant Là, cet ami donna1t un somptueux réveillon, en compagnie Joyeuse; on souperait, l'on jouerait, l'on boirait surtout; on s'exciterait enfin, dans la chaleur des vins généreux et dans la grisnie de piquante,s conver,1ations, à mille et mille absurdes folies, jusqu'à l'heure où le iour pâlirait ses flambeaux. Toute une nuit de plaisirs énervants et cot'.lteux 1 C'est de la sorte, en effet, que s'apprêtait Robert à passer la nuit merveilleuse, où Jésus descendit sur la terre et commenç1. de souffrir pour noos. Cette nuit, jadis, était, poor lui, bien différente. A l'église, auprè>' de sa mère, une âme infiniment piensP, il assistait à la messe Pt, pénétré de ferveur, s'approchait de la Table sainte. Hélas r cette mère chérie, cet ange gardien de son enfance, était morte, il y avait peu d'an· nées, à l'âge où les passions jetaient leurs premiers feux dans le cœur de l'adolescent tendre et généreux, mais si faible et si inconstant I ll s'était laissé entratner, et, s'il a-Yait gardé la foi, toujours vivante ainsi qu'un remords au fond de lui-même, il avait délaissé la pratique ; et il glissait, de plus en plus vite et de plus en plus bas, sur la pente mauvaise. Là-bas, au tournant de la rue, deux lanternes pâlies surgissent tout à coup de l'ombre épaisse et blanche. Après un soupir de bonheur, notre Robert héla forte· ment le cocher. Il eut la joie de voir se diriger vers lui, tout doucement, les deux lueurs, jumelles, enveloppées de brume. Au même instant, une voix tremblante et presque mourante élevait, près do jeune homme, une humble prière, à paine formulée, aus ,i faible qu'un faible soupir de petit oiseau blessé. Robert tourna la tête. Un enfant était là, les pieds nus dans la neige,

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gelés? Le po~t~r à l'hôpita), 1•t comment y dont il avait jueque-là détourné les yeux entre~, a.1;1 milieu d e la nmt.? Robert n'a· se sentait ému jusqu'au fond du cœur. ud \fait 1.ama1s arrêté. son esprit sur de telles vague remords lui montait au cerveau, à peine vêtu de haillons en lambeaux, af. qoeat1ons I Et pms son rendez-vous, dont rn 11 ge2.nt à la nuit folle où il voulait aller. faissé contre le mur, et semblant n'avoir r.neure approchait r qne faire? Il ne voulait Il 80 taisait triste et rêveur 1 pins qu'un souffle de vie Dans ses grands pa~ abandonner l'enfant; . mais .dans. q uel L'enfant, 'qui semblait dormir, ouvrit les yeux brillaient encors une flamme ardent& erobarras cette rencontre m opmee le Jetait. yeux, ses grands yeux d'un éclat lumineux et profonde, éclairant tout ce visage amai. Lè cocher, descendu, de son s1èg>1, avait d profond; puis il dit: gri, bleui par la gelée, creusé par une souf. - C'est à la. messe d e minuit, n'est-ce pas, 0 ovt>rt la p_ort1ère . et s 1mpati~nta1t r . france précoce. U o flot de cheveux noirs, - Ma foi, s~ d~t Robert,. Je serai peut- que vous me conduisez 7 Car je saüi bien poodrés de nPige, couvrait en partie se1 être raillé : mais Je ne vois pas d'autrn gue c'est Noël, aujourd'hui, et j'avais tant joues, coulait !UBqu'à ses épaules, à demi moyen.... Eu somme, on lm dounera tou- prié Je doux petit Jésus de me secourir. décharnéPS par l'horrible misère. A la fa. jours a manger quelque cho~e et on le cou- ' Bien silr, c'est loi qui vous 11 envoyé. lote lumière d'an bec de gaz, Robert avait! cbera quelque part. Et puis, demain, je Vous me mettrez tout près de la crècne vu tout cela, d'un seul regard; et, maigri verrai. aux pieds du petit Jésus, n'est-ce pas I Là, la neige tombante, en dépit du froid qui Aussitôt, se tournant vers le petit être j'aurai bi>1n chaud et je serai 01 co ntent si le tenait et de l'humidité pénétrante, en déglacé, qu'il emporta dans ses bras, le sen- content... N 'est-ce pas, mon bon monsie~r 1 pit de sa colère à peine apaisée, il avait tant froid comme un cadavre et léger comme _ Oui, oui, dit Robert un prn: embarété frappé sonda.in d!J la singulière bea.ut6 qui, au milieu d'une intense douleur et de une plume, il le coucha au fond de la voi- rassé; car, dans un remords surgissant de tore et jeta au cocher le nom de la petite plus en plus aigu, du fond de son cœur et la mort prochaine, envahissant ce corps d roe lointaine où demeurait son ami. frêle et frémiRsant, marquait encore ce front Robert, assez ennuyé au fond de celte es lointams de son souvenir, il revoyait d'enfant misérable, à l'agonie. En même coropagme et des multiplPS embarras qu'il se& m_esses de ~inuit . d'autrefois, Bi p1eutempe, cette torture do gel affreux mordant SPB, 01 aimées, s1 vraiment remplies d'une prévoyait, était tout de wême assez conte1Jt ·010 f d la chair au travers des loques déchirées~ d'avoir ainsi concilié Je cri de sa. conscience 1 pro 00 e et suave 1.. Et puis, cet exloi Pm poignait le cœur comme une angoisse; , et le sooci de son plaisir. tra.ordinaire enfant, quand il parlait de Jéil grelottait, lui, sons sa fourrure épaiss&' sui>, avec un accent ei pénétrant si délJet moëlleuse; eh bien, alors ce petit en-." Et puis l'enfant avec ses grands yeux cieux et si chaud; on voyait fla~ber dans fant? Quel ne devait pas être son martyre 1 qui brillaient de reconnaissance et ses longs ses beaux grands yeux un regard si brûRobert comprit qu'un grand devoir s'im. cbeveux bouclés, était si joli, d'une beauté lant et presque si mystérieux que Robert po11ait à lui, tout à coup, entrait dans soll si étrange et si Bêdu1sante I Il avait encore se sentait auprès de lui, étrangement ému. existence, un devoir urgent, impossible è: bien fr'lid, le pauvre petit, dant:1 la médio- Un trouble profond l'envahissait; un regret rejeter: il devait empêcher cet enfant da cre voitu~e, où l'air du dehors pénétrait de son existmce passée, toute de ferveur mourir I Il se sentirait meortrier s'il lais• tout .à l'aise: • Il faut pourtant le couvrir, et de foi, le serrait à Ja. gorge; une horsait là, pour aller se réjouir, ce petit corps se dit le jeune hom me 1 • Et, murmurant reor ds sa vie présente entrait en lui cor.tre la nouvelle obligation qu'il se sen- comme un glaive 1... Il se reprit un instant; à moitié nu, dans la neige 1 Mais comment faire? Oo. l'atten<lait là- tait imposée p ar le hasard et la chanté tout de même; ou plutôt, ce fut Je démon mais d'ailleors trop généreux: pour s'y sous~ qui le ressaisit dans sa griffe ; il secoua les bas I Il ne voulait point manquer à son rendez-vous. Pourquoi donc fallait-il qu'it traire, il retira son manteau de fourrure et saintes pensées de grâce et de miséricorde ! eilt rencontré cet enfant ? Après tout, il, BD enveloppa le petit corps gelé. L'enfant il voulut se plonger, jusqu'à la boue dans n'en était pas responsable. Et, cependant, remercia par un sourire et par une larme r le .désir des plaisirs grossiers qui 1?attenQuelques instants plus tard, la. forte sève da1ent au terme de sa course... Mais à ca ces yenx ardents, à la fois pleins de vie et aononç:int la mort, ces yeux qui le fixaient, de vie qui coulait dans les artères de l'en- moment précts, l'enfant reprit la parole : - Ma mère, un joor, m'avait conduit à qui avaient l'air de trouer son cerveau, d'y faut, se réchauffait, reprenait le dessus lire clairement sa coupable hésitation, cea triomphait de la glace; et la langue d~ la messe de Noël, dans une église illumimiséreax se délia. · née d e flambeaux, embaumée de fleurs où yeux-là SAmblaient lui crier: Caïn 1 En peu de mots, sur les questions de des voix d'une ineffable mélodie chantaient - Où sont tes parents? dit-il au petit Robert, de plus en plus intéressé, il conta de ravissants cantiques ... miséreux. - Je n'en ai plus, murmura pénible· sa vie, trèi3 misérable et très simple. Une - Et moi aussi, autrefois, interrompit m<'nt la. mourante voix du petit oiseau mère excellente et chêne, morte 11 y a. trois Robert sa.na songer à être surpl'is du lanblessé. aos; son père, ivrogne et faible, empoigné gage imagé de ce pauvre petit enfant tant - Tu ne conr:.ais personne ? par une mégère, et l'épousant; l'enfant lor- son émotion . 1'0mpo1gnait J - Moi 'aussi toré, pendant des mois, par cet.e femme J'étais conduit par wa pauvre mère à la - Non! Et, pendant quelqoes SAcondes, tandlf et, l'autre jour après le décès de son pèrn, messe de minuit. que le fiacre appelé s'arrêtait au ras du expulsé do logis, chassé à coups de fouet - Ah r ma bonne petite mère aimée trottoir, la conscienc13 dB Robert fut. comma et de bâton. C'était tout 1... Et Robert, re- continua l'enfant dont les yeux. se voilaient un champ de bataille] passant sa douce et tranquille existence, et d'un nuage de pleurs, quand elle est morte Donnet· de l'argent à · cet enfant qui sa forcé de voir soudain toutes ces misères elle m'a su;:iplié : « Moo. petit Robert, aim~ mourait ? Quelle ironie cruelle I Il ne pour· rait pas même le saisir entre ses doigta,

i


s

xxe année

toujôure bien le bon DiE u 1 , 1nées. Lei,; i-:Ytatisti<:iens é,a.lnent à üOO - Hein 1 ~omment 1 &'.écria le jeune hom- million!:l Je nom bre ann uel des c a rteK me frappé dan coup violent au plus_ pr!>- é<:hano·ées de part et ,d'autre. fond de l'âme, et surtout de surprn1e et .'"' . , . . . d'émoi. Car cette même phrase aussi qui avait 1\ia.1s 1I pnraJ.l q ut>, m di ndueUf>men t , été prononcée pour lui, par sa mère mou- <.:€' sont les tf>les cour·onnées et ·l es sourante . .. Incroyable coïncidence. Etait-ce wrain s qui. fü,;tiennent le record df> la l'eufaot qai venait de lui rappeler ces mots distri bution des ca1-tes de visite. Les em pereurs d 'AJilemagne et d'Ausolennels? N 'était-ce pae plutôt sa conscience éveillée qui avait 'parlé tout ha ut trich e se conforment, pour leurs cartes dans le silence et la nuit de son cerveau de visite, à. une coutume allemande et obscurci par le mal ?... · impriment une µn'l"tie de l<>urs titre'!. Le cœor bouleversé dans un trouble L'hérit ier d u irône d'Angletene, le inouï, les yeux débordant enfin des pleure du remorde, de ces pltmre qui couvaient prince de On Iles, fL deux sortl:'s de tn l'· en lui, depuis vingt minutes· déjà, depuis tei,; sur l es unes on lit: A lbe1·t Edwat ù: l'acte de charité qui avait ouvert à la grâce s1u- iles a utr es : Je vriuce de Halles, le un tout}petit .coin dans ~; sou âme fermée, t€'rm.e français Ptant d"un usage ph111 Robert se retourna vers l'extraordinaire en- fniquent que l'n.uüe, dans Je monde dt·H fant. Maie ·y enfant' avait die para. Et Robert, :-:ou yerain s. K a1JOl éou III se s<>1·v,ü t fü, ca1·tes de en proie à la plus indicible émotion, jeta vers le ciel et vers aa : mère, avec ses san- dimensions micr oscopiques. :M. Loubet, glote, une supplication de ,miséricorde et 1nPsiùen1" de ln. République, emploie a u un cri de reconnaissance 1 contrai r t> le grand format. En même temps, le fiacre s'arrêtait, le T,es Chi n ois prétenùt'nt s'être serYi1:1 cocher ouvrait la portière, avouait son ignode cn.rt<>s de ,·isii <' clè:-, le tt>mp1-1 de ( \111rance du chemin. fnciu~·, c'esi"-à-dh-e 500 ans :want .J..( · - None sommes dans le quartier, a jou En C01·ée, les cartes de visitf> ont nu tait-il, il y a là des gens~qui entrent dans l'église. On pourrait;leur demander la route. pied carrP (:3B teniimèti'es <:ar1·és). Une église était là, en effet, dressant dans Lt-s sa m·ages du Da h omPy s·annonla nuit, derrière le voile blanc de 1a· neige une façade noire où flambaient des vitraux e1mt rnutuell<>U1en t lenrs ,isitl's an éclairés par l'il1umioation intérieure. Et du mo:,l:'n d"nne p l.ancbette de l>ois ou d' uclocher, tombèrent dans l'instant, les douze nP brandH' d\1.r b1·e se; ulptéf> aYI:'<: art. coupa solennels de minuit, tandis que l'or- Le ,;isitem se fa it pré-<;éder par te8 ohgue éclatait majestueux et puissant. jNs qu'il 1·eprend lors de son dépa1·t l't - Inutile d'aller plus loin, dit Robert : qui, prnbablew en l , lui sel'\'ent penchlllt je m'arrête ici. des anrn:eR. Les na tifs df> ~111n atra out Il descendit, paya la course et, quelques auisiü nne carte de visitt>, composée d'un minutes plue tard, il se prosternai\ aux morceau de bois d'e1ffi r on :rn cent. de ienoux d'un prêtre. long, orné d'un uœ ud en vaille et d' nn François VEUILLOT. ,_ eon tea n .

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Variétés -ocarfc8 de 1;isite à toutes le~ {;poques. - U ue effr o.ya ble enrnl ée de ces petits ltou ts Ile en.dons appell és cades de visil!litP, et q ui 8ervent. surtou t à. ne pas fait e il e visites, se répand annuel lement :-llll' le mon d e depuis des ceutain<.>s d'anf)(',~

) :(. C1will i d a ns un jon rna,l nana n t la. i-éc<.-'µtion de Krüger eu F r ance: << Et iS{.>.S ;veux, ses tristes yeux qui ne cessaient de ,..erset des larmes, fro ntaien1 le discours.>> 1'.1unes _yeux, que <le besogne ! \' t>nw1· <les h11·wes Pt étonte1· des di~ cours, tont i\ 'la fois, c'est trop !

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No 04 l'Ecole primaire, 15 Janvier 1901 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu