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No 03 l'Ecole primaire, 1er Janvier 1901

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X.Xe année -

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des et garnies d'un lJasain en zinc. Il faudra donc rejeter pour cela les articles de vannerie et autres semblables. On remplira les b •sains de zinc d'environ 6 centimètres de sable pur. Cette disposition a l'avantage de permettre l'arrosage des plantes avec le& pomme d'un petit arrosoir, ce qui rafraîchit les plantes, éloigne la poussière et leur donne l'humidité nécessaire. Le sable boit une partie de cette eau qui s' évapore petit à petit et maintient lea plantes en.bon état.

Guérison des engelures par le cé· leri.

On fait bouillir les épluchures de céleri dans de l'eau. Quand ~elles sont duites, on les laisse assez refroidir pour que la main puisse supporter la température de l'eau. Les engelures y sont rampées pendant dix minutes. On lest éponge et on les maintient à la chaleur, à l'abri de l'air. L'immersion est renouvelée ainsi deux fois par jour. L'infusion peut servir de 4 à 5 jours. La démangeaison ne tarde pas à disparaître.

1900/ 1901

l'aiwlH~I' es1 lle 1 1u. :!O, 11our uuc louguelll: de :,Wi(• c1e l m. :w. 11 fout ùunc ~ hem·es 11our farn.:her 1 hec:1are, te tra. \';1il u·es1 ainsi pas plus rapide qu'avec le::; cllPrnux; la. qnesüou est de savoir s'il Psi. plns Pconollliquc. Le probl ème est posé; il n'est ptts résolll, les machin e:,; essayél>s étant encore dans la période d'essais. Ou estime 1:evenùaut que l'an~nir est là, surtont si lei,; rua;chines petrvent êfre construites à. moteur ùémout ablc et u tilisable à la ferme, fixé Slll' nn socle, pour d'autres travaux, tels que battngt>, conpc (lu foin on des l'H· ciues, etc.

Le recenseme .t aux Etats- Unis

Tous les dix ans, à la ve1l1 e dt, chllqut:1 nouvelle décade, les Etate-ünis procèdent à un recensement. Lo3B résultats de celui de 1900 commencent à être pubiiés, et nous donnent aujourd'hui quelqnes indications générales. L'addition des totaux a fait ressortir la population actuelle au joli chifl,e de 76 295 j20 âmes. C'est depuis 1890 one augmentation de 13,225,464' âmes, soit un accroissement de 20 Û[O, - - - e,cz ••~..,o.,___ Depuis que l'on recense la populati_on de l'Union américaine, jamais \'accroissement décennal n'avait atteint 11:\s proVARIETES portions énorme3 de ces 13,225,4.64 p 11 uclicuses a ntolllobilcs. _ Uue tlale âmes gagnées depuis 1890. Toutefois le qn'on dt.eta plus tard dans l'histoire de taux de la progression n'est pas le plus rngr iculturc, c·est celle du 30 aoftl rnoo, fort qui ait été enregistré: c'est même où l'on a fait, pom la première fo is eu juste le contraire, le plus faible de tous. Le pour cent d'accroissement de 1840 fr. R m·ove, r essui des faU'cheuses automo35 87 hi les. Cet esstü a en lien;\ Meaux (Fran- 1850, par exemple, fut de , • et celui de 1850 à 1860 de 85,58, soit une cc) par les soins de la. société d'ngricul- augmentation de plus du tiers chaque iurc. fols; mais il est clair qu'à mesure que Ll'fi machines ( ssnyées ét:1i(·ut cle fa- la population américaine gagne en denln·i cation nmétirniue. comme bien on sité, l'immigration perd de son imporvensc. Les otgaues de coupe ,s ont les tance relative. mêmes <1ue dans Je:,; faucheuse:,; otdiuaiA la suite de ce recensement, on. 1·es; le mouvement est donné pnr un mo- prévoit que trois communautés, savoir tem à. pétrole. La machine est montée l'Oklahoma, le Nouveau-Mexique et s 1u' !rois roue:;, la. dite'C:tion s'obtient l'Arizona, ne tarderont pas à prendre au moyen crnu volant-manivelle qui rang parmi les Etats de l'Union, et à l'Ornrnnn<le la 1·one ile devant. La v itesse ajouter trois blanches étoHes à la cond 'u,an c:L•ment <les machines a Yrttié de 11stellalion actuelle du drapeau bleu du m. à 1 m. 10 par seconde; la largeur ciel.

P UBLIÉE SOUS LES AUSP ICES DE LA

SOCI.ETE VALAISANNE D'EDUCATION L'Ecole primaire donne au moinF 12 . livraisons de 16 pages chacune, sur deux colonnes, non compris la couverture et autant de suppléments de 8 à 16 pai:reF pendi:,nt le cours seol;ire.

Prix d'abonnement: Suisse fr. 2.50 Union postale f1•. 3 Tout cc qui concerne la publication doit être adressé èt. l'éditeur M . P. PIGNAT, 1er secrétaire èt. l'instruction publique, èt. Sien. '

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Les bons maîtres tI·ouvent les bonnes méthodes, ..............

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SION, t er Janvier

~ffl~i1#~1iiüüijifflt~-~_;ti ~ m Au seuil de l'année

1900/1901

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1901 ORGANE DE LA

Nos m oifloars vœax à. foas nos f cetears et f eetriees

SOCIETE VALAISAlflîE D'EDUCATIOI 'acct1ptation du présent N° engaant nos souscriptem·s pour tout le irs scolaire 1900-1901, nous prenons en remboursement, pour la part au moins d'entr'eux, le prix l'abonnement avant ou après l'exfdition des N°s 4- et a. Il serait ainsi op tard de notifier son refus en issant impayée la carte de remtursement qui sera mise en circution dans ce but.

•• !ommaire du N° du 1er Janv. ,. t'ouu, ÜP r épét itio n. - !~d11C',~t i?~1 instnH:t iou. - * Le c.:atédw,nrn.. '.t J t'.· le. - La récita tion à l'écolè prnn.:i1, - ltuestion n air e e t inten ·oga.t10_n. ~ B il an géographique dP 1900 Pt d ~1 J Xe si~clP. - R:éionn e _ or thograµl ~1; nt> (sm t c). - Ou eu ,.;om ":1es-nou1,.;. ,11, t <... ) - L'abus du m ot à l école. m le vif. - P u.i-t ie pra.tiq ue: Ca.lcnl (")'it, xt_de, mor ceaux de le cture'. ' - o-

.. ommaire du Supplément N° 3 Fin de siècle. - L'ha bitude de faite [e,- dettes (im ite et fin). - La femm e du u lti,·a t rur . - Un réveill on au chi'Ltea u le Ht -Maur ice d' Aga un~, en 1485. - La r,..mmP du Boer. - Va.nétés. - 0-

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ltl.

l'lnspecteu1.· scolai re

urnier. Le samedi, 15 décem bre der nier, a eu

lieu ù \" éi-ossnz, au milien d'un immense c.:on eours , l'l' nseYelissement du regrett é cl1anoirn: Hnrnier , d ont nous av~~s a~noncé le dét:i:·s clans noi l'L' der nier 1' · Dam; l'a ssii-ürnce on remarquait U gr T',H:1·olnt, a bhé. de St-Mamiu' , qui a. ~élél.J n' J"offi<·e funèb re, ,\lgr Bourg_ems; préYôl d n HJ'and S t-J3Prna r d, ams1 q1;1 un gran d nom b1·e de confrè_res c! a_mts du d éfun t . l'a1·wi ces derwers eta1 ent 1·euus de loin ~Dl. les tél'. cinés de Lessoc l't ck :-5iYiriez (Fl'iboul'g). L e Dépai:tonent umton.l.l <le l 'l m;t 1·udiou pub l1q1w était 1·eprésl:nté pa1· l'un de se:s secrétaire~. ~l. le doyen .\..mhe~·~,, c~1 ck K atns, p rh;iden t ~e la S0c1et~ <l d 11 c11tirm du fla-iit-Yula.1.s ,MM. les Inspect PUt s sc·o1aitl'S La m on , 'f1·oi1lle1., Uirou~, ( ' ornn t. ai11~i. qne le pei-sonne l ense10·11ant do d istrict. à pen µrèR au com~let, s"éta iPnl fait , de lelll' eôté1 Un ùe 1·oi1• d'n1·cornpagne1· à sa d e1·n1ète den1Pm·p lt-> 1.:oll<·g ue a Ïlmthle et sympath ique . l'homme d ' école dérnné e t ?ompétent qfü· fut <;elui dont nous il ep1 ot ons pncoi-e an jourd'h ui la. pert e. ,~oiei, tOll(.:er na n t le ti-iste é,éncrnen ~, qnPlq nt>s l ignes qni tel'min-ent u1!-l' not1ce née1·ologique µubliée pai· un_Journal yalaisa.n. E lles ont leur place bien m ar. . '' . q uée dnns l'.,E eole pnma1rc Persount> n 't>ùt songé qne le terme de sa de r t ait ,;i proche. [ l y a. quelques s emaint>s se nlnneut, il inspeetait IJes éc.:ole:,: de Sal nm et F ins-Haut s, p uis cell es d"Ou tre-Rhône. Le 29 Nov. encore il ven ait à L \.bbaye r éj ouir ,ses confrères de sa p résence, el s'en ret our nai~ a u ~si alerte, a u ssi Yigoureux q ue J\lma1s.

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Cours de répétition

ment. L 'é1 u clc et pm·ticull ièremcnt hl

Les conn, <lP rrpr1ition so nt ,l'une nt-ilité inr:oni-ei;tabl e JHrnr ln 1n·éparat ion ,tnx vxmnens d e· r N TU PR. Aussi nos C'onfédisré1-1 romands P 1 ; \ ll emands s'eu frou n:nt-il R bien. CPs 1.:ourfl rPndrnt <le no n mo ins g n tuds ,sp1·vic-es a.ux i::-Iè, es Pnx-rnt'> mc>s,

si

urnître qui l'll f'l-1 1 clrnr gp est déim;üui t et 1·apahlc· cl.Hus sa c lasse. En effet, ! (•

\'Ollé,

1. <·h-:1cc> au eom·s ùe ri'.'pi'.'tit ion, Je jl' llllP Ù OllUllP

]"('Rte ent rl'

l10S lll,1ins

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1111':'l IJ'f1gL.. où il RP sent eapnhle d e se dirigC->e lu i-même da n s le> eLPmil1 dP la l' i P.

~- ~ i 1Jps 1·onrs ile i-t'ip é I i1·ion n 'exista ie n t pas, les I i \'l't>S 1·isqu era ient hien d'être j ctéR 1Iaus· un coin et l'é1u<le rni s,e à 1'aniè1·e-plan pat· un graml nornh1·e tle je nnes gens, taudi:s qn<" l a continu ation d es c·o1ns procul'c ù eeu x-c.: i u ne disti-adion utile et agTéabl e q ni peut ks éloigne1· ]iluH ou moins rle H ila.u g-ers ,w:x:qnecls cet âge es t exposé.

:l. E n JJOui·sui nrn t ainsi l'étud e ù nu fige où il f'orn1Jrend m ieux l' nt iliié d e l'instru ction et où ses facultéR int e:llectnelles sou t pl ns ùéyeJoppées, l'ad.o1escent est m is sur la voie des i-eeherchea pe1·sonnelles, sour-te de peJ:fec.:t ionue-

lee flne intelligente ilui d eviemlr on t farn ilières et ag1·éa bles; il confra cte1-a :1insi dP saineH h a bitudPs q ni l ui procu. rerou1 1la.n s la vi e rl'nü les d ist r actions t t cle nob l<>s j ouiss:mces. P o ur ob ten it· <le i,em bla bles résultat s, i l xL·1·ait à dfisil-er : a) q ue d'a u l res b1·a n e:l1eR qn P la. com])ORi t ion, 1<· c.:alcml et 1l'i ustruciion civique, fu1-1sent enseig néeR au r;om·s de r éJJét iti on; b) qneees cours fnssen l d otés, comme l'emicignement p rimai re, de p r o-g rammes et de 11J nns d'étud es spéciaux et d éfoi llés; on obtieudrajt ainsi po ur ees c.:o ut·s p l mi d e régul a l'it é et cl ' n11 ifo1·mité da ns t o,nt 1J e c<1 ntou ; c.:) <Ju'nn manue,l Rpécialernen t d estiné n.u cour s de l'épétiti on ftî t rédigé dans nn a..-enil· p1·0,1·bain . Ce rna.n nf'l ind iq uei-ait la marc·he des Je~:om, et l a. suite des matières à appren dre confo1·m émen t a.u phu1 d'études et ,Hl p r·ogr ammc. Le bu1 Pt l' ut ilité d' un pareH livre Ret.=t it : l. d'unifcll'l ni ser et de r ég·ula riser les tou rs d e répéti tiou;

2. d 'i.l'lléger :la. lâch e de l'i ns,1itu tem p ar 1e gr a nd nombre d'exercices ora ux et éeri ts q u'i l renferme-rajt ; :3. de grouper, p our les graver plus


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34 fondément dans la. mémoire, les élént s des principalei; bra nch es d'en)'nement.; . , d' ·éunil' nua.ntit é d en ot ionAutiles, . y1 -~ J. t . res .que. l1vgiène , , ·10Ticnlt111·e, <"' .u s .o1, naturêl'le, physique, dont n os Jeune~ ·t h ot,,8 de l'éco,lc . 'ls til't>n d.en t J)l'Of i . . t· n cer1 notions ::;enueut répa.r ies t>n u moi·ce·1ux de -l ecture n nomb re de < • n int éreAsa nts qui eon tribue1·a.1ent à ·fectionner le goû t des élèYeS po,nr la tnre. En un mot, le but de ce livre serait : \) de contribnct· lt ht bonne ptépata n d ireetf' et i111m8 liate à l'exauwn

selle et de l'Eglise, de contes, voire même des légendei;. On le voit, nu t el man uel ne _ma~~uen.ut pa.s que d 'êt re utille f't plern d rntérêt snrtont si ·] es ins tituteurs les plus fX: ;él'imeuté.s et ,les plus ca.pab les dn . leul' conCaInton appor(è\.1. ent ch '<1eun . d t un .h omme . . t in o-ent ùe ma.t énaux on "' . t . 1· ma fü•i·c saurait fa n e eompéten en <t ' l.)on ehoix. Ce ser ait", à. u'en pas clonter, une pc. , l J. eune homme tite eneyelopédie ou e . . pou rrait puisel' sans ces~e e t ql11 Jin se-

recrue; => de développer et de > pour lL<Jè"t e , , · t) rfe ('t ionncr ,son intelli gence par 1a l'iPM de ses connaissances. r·e roa.nuel serail divisé eu qua tre p ar)remièrc èlestinée à des t a!S. La. l , l' eau x syno-pt iqnes, à. des ~·1H'S c ;en mulf' sm· Jes divel'ses pnxtieH de_ l e~1. t , facHit era.it les récapitula.1gnemen < ms et iles répétitions. T,a deuxième eon tiendrait à ~gales tr·1s: a.) des cakuls or-aux et écr it.s; b) 'H morceaux de lecture; c) des guesd'in süuction civique; d.) des suons . éd s t s de cornpos,itions•, ·l e t ou t pu1s an_ . d'·examen s de i·ecrues. L n t.r o1•s sé r ies èmt> nn certain nombr e de not10ns tileR' tell es qu e i;cien ces nature~les, ' . h Y·giène, a "'oT1culdomesitiqne, :onomic 11-e arbor·icultm<e. fa~ qua trième serait desünée aux }ec. · leD1ent nf's inst r u cti \'es, utilel:l ou s11~p . ,L t es . Ces lectures traiter aient. mn sau es f·onnaissan ces nécessaires à. n~ _c1ses devoiJ-,s eiviq nes, de fa1t8 )Jen , de . . lt~ressanü, tités df' l' h istou e uni yer-

nüt ntile p om· tont ell a v1e.

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P. F'O L!,ON Jl:)R.

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Education et Instruction . t à rien san s l'é· I , •1·n st r· uct1ou ne ser ... t · u ou 1'· 1 dit sou vent . I l n ,,,J a p·1< s d uca 10 , • ·i 'y a na~ d'éduca lion san s morale, et 1 n t' d ~a le véi-ita,blernent pratique. sam! el_m_o1, ;r elies sont ,Jes idées pnmorre 1g1on. . . t péné., . l, dont on ùoit fortemen se , uia es .. estion de l ent rer en étudia.nt 1a qu ·t s . ·gnement primaire dans se.s rappot se1 . . 1T e et soa vec l'avenir rell g1eux:, p o, l i~u d .. ·t .. , l d' un pa-vs. << S i l'instr uct10n, isa~ cm. J • un esp1·1t déJ'à. Socrat e, ne donne pu 8 . . . elle ne fait que tendte les Juste el saw, . leur fourni shommes plu s mauva is en _ . al .» t lus de moyens p our faue le rn . ~1ci~nce sans con s<.:ien ce, disait ~~be. 'e st que ruine de l'âme» ; et ~· oulais, n , ff ent d·es est aigne a joutait : « La m em . t ··t" n 'est nas leur assag1~semen . » pu "' ~ . d 'écner . «Quel)liehele t avait raison et_s d l . politi'éle est la première par ie e a , ., L 'édu cation. - La secon~e? L q ue . . ·ème·~ L'éduca.ducation. La troisi · tion. » , Mais ,l'inst ruction n'est pas l éducatio&~ sociologu e et <:riminali~te distin. é 1\1 Tarde écrit : « D ans l ensem? lc , population · • . h eu gu en f an 1.·me, y a-t.-il < de la

de penser q ue l'école est. un frein el un ressort moral d'une certaine force '! Hélas! non. Elle n 'est guère qu'un stimulant intellectuel, un apél'itif mental, et ce n'est pas assez.» Et Je line que M . A=lfred Fouillée de l'Institut, a publié sur la « Fran ce a u poin l de \'ne mora.l, >> n 'est, dans 80n t>nsemble, qu'une p1·otestation eontre l'iuHnffisance wanifeste de l'éducation mm·nle, qui n'a. pa:; suivi les ptogrès de J'rnstruction. Les naies eouquêtes, celles qui ne laisi:;ent aucun r-egret, sont celle1::1 que l'on remporte non seulement sur l'ignonrnce, mais aul:lsi sut· l e vice. Par lïnsüuet.ion 1::1ans édL1cati o11, le ïice de\'ieut quelquefois plnR sa,·frnt, ma,i::; ue dispanüt pns. On perfec1ionue les woyens de vol et de cambriolage, on nt> les s upprime pas. L'instruction 11eut arut>ne1· des fou 1·b'erics nou relles, des es('1·oq neries plus adroites,, des J1·ornperies plus habiles et plus dissilllulées. Des formes plm1 raffinées d'iwrnvralité et. de déhauche se manife1:1teut <1 nand la science passe au service ile ceux qu'un rnnnqne d'éducation morn.le rend indignes de ses ltm1ièt•ei-. )fais c'est dam: Je peuple sul'tout q tùllle inMruction nécessairement surietfieieHf', no11 accompagnée d'édnca1ion, aboutit ù. faire des dédassés, des envieux, ùf's ennemis de la ci'ïilisation. Remplir- ln ruémoire de faits, de uoms, de dates ne peut fournil· à l'esprit des idéel:! généreuses de vertu et de reuonl:eruent. L ' instruction ne fait souvent t111e dégoûter l'enfant de l'omrie1· d'une profession ruodeste cl nécessaire et proYoq uer eu son cœur d'irréalisables ambitions, soutces de désonlt·es et de ùaines an tisociales. Suit-i,1 de là qu'il .fai lle raréfier l'enseignement et détourner les enfants des écoles? Ue serait fausser la conclusion logique dél'ivant des, faits. Pour nous, l'instn1ction est une néc€ssdté de p1·eJJ1ier ord1·e. Il con vient, autan l que possible, que t ou1::1 les enfan ts en pwfiten t.

Dans le1::1 villes, les en fants qui ne vont pas à l'école sont une peste et n 'apprennent dans ,les jeux de r ue que l'inconduite, la déprarntion et le libertinage. Les enfants des centres industriels, qu i rodent loin de la rna.i son pat ernellf', sont les fut urs incendiaires des usin es ou 1Jes ùa.bitnés pt·écoces des bals publics et des bouges. Le jeune campagnn td, non instruit, ne pâtit que t rop de son infétiorité intellectuelle et professionnelle. Les chefs de fam ill e ont donc le devoil' rnorn,l d'en voyer ,l eurs enfants à l'éeole..Mai,i;, ce que nous. vou'lomi m ontrer particulièrem~nt iei, c'est que l'instruction ne peut a ller sans .J'éducatiou; c'est qu'en ét-la.irnnt le peuple, il faut ell même temps !ni inculquer -la force mo1·tde nécessaire pour que, aya nt connaissa nce du bien et du rna,l , il choisisse Je bien avee la volonté formelle de 'lt' r·éaliser. L'éducation est donc plus né· cessair-e f'ncore que l'instrnct ion . ~l. Fonillée écrit encore: « Il y a une q ne,stion qui se JJOSe à la fnl de tonte mor·ale sous le nom un peu trop humain de sanction ... 11 importe df:' fail'e comprendre aux enfa.nt,s q ue, si l'incertitude plane sur n os destin ées, la sci-ence p ositive n' a cependant pl1l:! démontr·é et ne démontrera jamais qu' en travaillant pour le bien on tl'avaHle pour une illusion ... Persuadons à l'enfaut, écl'it encore ~1. Fouillée, c1u' uu êüe capaule de pen ser et d'aimer nf' vient pas uniquement a.u monde pour y vivre et jouir un peu de t emps, puis mourir; qu'il y ,·ient pour y naître /:1 nou vean d'une auti-e et meilleure vie, hnmorte,lle pent-êtr-e de quelque maniè 1·e, ear la. science n'a pas prouvé l'absolue instabilité de la conscience, - en tout cas une vie de vérité et d'amou e sans limites qui neïe ut connaître ni ,les bornes de l'espa.ce, ni celles du temp:; et qui chel'che à triompher même de •la mort. Ainsi, au nom de la science mê· me et de la conscience, nous a urons fait sen tir à. l'enfant que l'être pensan t vaut quelq ue c::hose a u-dessu,s du monde où


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36 1st renfermé et qu'il dépasi,;.e par la 1sée. Le voilà, l e vrai et pur nwtif ·ail, qui est à la fois le pl us légitiment intéressé de tous, pui,squ'il est de te dignité, et ,le plus désintéressé de ls, puisqu'il est a.us·si celle des an·

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~ais les enfants ont besoin d'affirtionis plus nettes que e;elle-,là. Il est ;essairequ'ils sachent bien que la l~i raie repose sur la conscience huma.1: ; que cette lumière intérieure, qm aire tout homme venant en ce monne peut trouver sa .source LJu·en en· que Dieu récompensera. ,l e Juste ' . . punira le mée;hant; que sa Justice seéternelle et récompensera di vine.nt les ma:füenTS imméritPs et los dé, de justice d'ici-bas. [l'pl est l'enseignement qui doit être bai::c de l'éducation, et ,la, philoso.pllie &me rationaliste, nous ,-enons de le 1ir, ne contredit pns .Ja néte~sité de tte base.

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Le catéchisme à l'école

Aujo urd'hui que Je monde est si cor,mpu, i•l fout que la jennesfse soit a.rée .de vicd en ca.pc si elle ne vPut· pas i1·e naufrage. Or, comment empêcller •la? En lui donnant nne connaissance ap'ofondic 'C1e notre religi.on et en lui ap:enant à eonforme1· sa toncluite à ses 11,;eignements. Pour cela suffit-il seulement dP 'lui 1ire, pour 1l'instrnirc, le catéchisme vant .sn. première communion'? K ous ne i pensons pas, car à. cette époque l'en1nce ne con<,:oit encore les choses que ~perfieiellement, son jugement n'étant lls entore assez développé. De là. il'imérieusc nécessité de continuer son intrn ct.iou ,·eligiense a.près sa première

communion? Alors seulement sa raisou a.cquiert de la consistante et son esprit s'assimile .mieuxet plus profondément les vérités rellgieuses qne son curé lui exp1Iiquera. Dans plusiem·s pntoisscs, si nous sommes bien informés, l\fl\1. les 1·PY. cnrés font le cntéellisme à leur jeunesse jusqu'à. 1 ':\ge de 20 ans, tandis que clans (l'a.utres on a toute8 les peines i't la lni faire suine jusqu 'à. 15 ans,. C'est te qui explique tant de défaill antes et fa. rapidité a.vec laquelle les idées mocl,ernt"S enval1issent certaines 110,calités. Du reste, nous s.avons qne c'est smtont i\. l'omb1·e de l'jgnol'nnce et des ténèbres que l'es]_)rit maJin fait sn. 111ois8on, et <1ne les sociétés secrètes rec-rutent des adeptes. Ensuite, s'il est nn Ctge où la jennrsse ait besoin d'être Jo1·tifiée pa1' 'les snines ,·érités de la religion, c'est bien de 15 à :W ans. A.Yet nn peu de zèle et de bonne volonté - et Dieu sa.it tombien nos pasteurs en ont - on ponna.it par cc moyen temonter pnit-Hrc bien iles paroisses, et fafre refüeurir la foi d'n nbout à l'autre dn pays en apprenant ù. i:n ieux connaître cette religion qui a fait la gloire de nos pères et ferait encore le bonheur et la p,·ospérité du pays, si elle ét,ait p,lus ,ive et plus so1ide. Il faut pour cette œuYre magistrale que ile prêtre et l'institutem se soutiennent réciproquement. 11 faut que le premier stimule et ,sunerrne le second, et qu'à son tour ,l e panne instituteur fasse tous les efforts pour a.ni ,,cr à. ce que ses élèves, grands et petits·, assistent aux catéehismes; il farnt même qu' il tftche c1e déterminer le chef spiritue 1 de la pa.i·oisse à. entreprendte cette œun·e de régénér,ution parlont où des h a-

bitndes rouiiniètes, où des usagc8 locaux, ont empêché jusqu'ici les catéchismes. Ko.us ne sommes plus au temps où la foi na:ive et simple du charbonnier suffi t pour garer le jeu ne l1omme, la j eune personne, confre les enti-a.înements du monde. Il Jeur faut une conna iss,rnce solide des préceptes religieux, sinon ils courent risque de périr. .A. l'œuYre donc et sans retard, car il y ,a de ,l a vie ou de la mort religieuse du pays. Nous réservons pour un procliaiu a.1:tide le dévelovpement du dernier but vers :lequel doit t endre l'étole primaire.' A.

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La récitation à l'école primaire

La récitation, à. l'école primaire, doit cummencet dès Ile ·cours élémentaire, par ·l 'étudr~ de poésies cl \111 genre très simple, choisies dans La Fontaine Flo. ' rian, Bailly, J'abbé Aubert, Berquin, :Naudet, Guichard ' Louis Ratisbonne., Jean Aycanl, Piene Lacharubea.udie, Lamartine, V idor Hugo, MMmes Awable Tastu, Desho1:des-Ya1mor, .\..naïs ~égalas, et c. Ces poésies doi,ent être à la portée des enfants, courtes.' b0·1:aduéec·i:,' sans ruéhtpbores, sans ,s,ylle1Jses, sansel'lipses, sa.n s arcba.ïsmes snrtout. Dans les auües cours on peut ajouter aux morceaux de poési•e des morceaux de prose pris dans Berna.rdin de SaintPiene, Cbateaubriand, Bossuet, Fénelon, 'l'lliers, )lignet, VictorHngo,, Lamartine, etc. Le cho,ix est d'ailleurs très considérable et nous ne prétendons point limiter cel ui des institutem,s. l\fa.is, s,uirnnt l'avis du céllèbi-e moraliste Nicole

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il n e faut donner à apprendre pa1: cœur aux enfants que te qui est « frès bo,n >! , car les mortea.ux appris dans l'enfance et destinés ù. 1·ester dans la niémoin' senent naturellement de modèle et in-' fluent considéra.blement sur la. fornrnhon du s.tyle dans· fla. con versa.tion et dans la. composition. Tous les morceaux proposés aux élèyes doivent êfre, au préa lable, lus avee soin var le rna:î.tre, expJi.qués, eomruenth, de rnm1ière que les enfants les coJUpl'ennent pal'faitement. On aura soin aussi d'expo,sei- a ux élèves fa morale qui détoule des fables, et, pom· que les morceaux app1·is fassent une impression plus profonde et plus durable ,s ur l'esprit et le cœur des enfants, on ne mettra entre leurs mains que des ouvrages convena.blerncnt ililustrés. Ontre que la récitation peu t et doit servir à l'enseignement de la n10rale tout en orna.nt la mémoit-e de l'élève,' elle veut encore être utile au point de nie de \l'enseignement de la langue. On peut, en effet, do·n ner a ux enfants à. hanscrire les more-eaux de poésie eu prnsc. A}ll'ès a,voir fait ce travail de rédaction, H est évident que les enfants aurout saisi parfaitement le sens des uwts et des phrases, en même temps rp1'ils auront fai t là un véritable exercicé! de langue. Alfred CHARRON.

Questionnaire et interrogation Utilité et rlifficult{; de l'interrogatfon dans l'enseignement. -

But qn'elle duit

pow·szû·cre, et son canictère à l'école primnire.


38 iue l'int·errogation soit ntilt> dans seignement, personne n ·en peut diH venir. Comment saurait-on si les ents ont compris et retenu si on ne 1· faisait redire, en les questionnant, qu'ils ont appds? - Comment le~ ait-on parler, comment lenr appren.it-on à débrouiller lcurR idées·t ~ue l'interr ogation ait ses diffü·u lt PH, ll<'U ns pourraient s'en ((.t onner au :micr abord: est-il donc si compliqm~ faire des questions? Nos livres de 1s se n'e n sont-ils pas l'emp'lis, et n 'y lt-on l'ecourir en cas d'embanas '? '.'.'est q u'il ne faut pas confondre 'lP :stionna.ire et l'interroga.tfo11. Le quesnnaire ne s'adresse qu'à ln mémoire, a.vertit l'é-lève de redire un passage texte de son livre, 1111 nom, unie date, bien une partie de la leçon que le 1itre vient d'exposer oralement. Fain> s questions n 'est pas diffic:i1le, il s ufqu'elles soient daires et précises, 'elles 80ient choüJie-s de manière à .fairedire les choses 1t>s plus impo·r tan~, qu 'elles ne fournissent pas à l't51ève 1e réponse toute faite. Les q uestiont,ires des l ivres classiques ayant génl'lement ces qualités, on peut s'en serr , ou t out a u moins s'en inspirer yom· fre redire aux enfants cc qu'ils ont }pris. Le questionnaire est la base de i qu'on a a.ppelé quelquefois m6thodc ;téchétique. Oette méthode, dans Je sens ropre et absolu du mot, dérivé de cafcbisme, proc-ède pas questions et réonses, préparées d'a,vance, apprises et ~pétées littéralement. l1 est inutile iei e faire remal'q uer que c:eti.e métboùe sa rai::;on d'être po,ur l 'enseigne1Ucnt u catéchisme, et. qu'el le ne l'a pas pour enseignement de toute autre matière. 1

Au catt>cbisme, en effet, il s'agit de faire rett>ni r à 'l'enfa nt des dPfinitiom; 1·igoureuscs, des n"rités ùogma tiq ui>s dont cei·l aines sul'passent n on seulement sa comp1·éhension enfantine, ma.i s l'intelligence des pins grands génies, ,,t qu'ill doit nofre en "Vel"lu de l'autorité qui les enseigne et les définit. Ce text1~ précis dP"Viend..a, d'ailllents, 'la. base d'un em;eig-nement exporad !if qni, à nwsure que s'ou,rira, l'intellligenee, qu'elle :s'éclairera par les co11Ua issanceis acq uise:s, 11ai· l'<>xpérience de la Yie, deviendnL ùe p lus en plus fort, de p lus en plus lumineux. I I n'y a donc pa s-, à proprement parler, de méthode ca.t échétique: procéder par queslions et r éponses apprises à :la lettre serait, pom- toute branche d'enseignement classique, un procéùu exeessiYement défectueux. Laissant doue ùe côt é le questionnaite, disons qu'on peut distingue!' deux sor(es d'intc:nogatiun: l'intenogMion tfexamen el l'intenogation inYestigatL·i<·e q ni constitue la méthode socra tic1 ue. L'interrogation d'exame n s·oune un c:llamp plus vast e que le q uestionnairl"'. Elle ne se uorne pas à faire l'épétet·, cl1le chel'che à voir ::;i l'on a eoU1p1·is, si l'on s'est bien assimil6 l'em;eignt>ment; elle s·adtt>sise autant à l'intelligenee, au r,tisonnernent, <1u';1 ila mémo.ire. E lle fa it pal'tie de ce que l'on appelll• la. méthocte d'c.i:positio11 i-11te/'/"0111p11e, par la.quelle le maître, tout en dévelopJJant lui-même oialt>ment quellques point,s d'llistoü·e, de géographie, d \u-ithmétique, de sc:ieuces naturi>lles,, i;'inten·omp1 de temps en temps pont eauser a, ee seR élè,·es, fafre appel à lt•1u·s son,·l•nü·s, les exercet à trou ver les causes ou les résultaJs des

39 fa it s c1n 'il rapporte. Evideruu,eut a nta.nt Yaut n e pa,s iuterCette méthode est exeéllcnte et l'in- 1·oger que d'intei-roger ainsi. ten-ogation bien eonduite, forl,'anl l'éPar i11fcl'l'ogation soc1·a.tique, 0 11 enlèvf> it l'activité, lui rend bien plus pro- tend la 1uéthode n a turell e et inducti vP fitable la. lP("OD du mail.l'e. J J/11' la.quelle, ù l'a.id e de qu estions s'aI1 faut pom· cela que fiutenogution dtessant plutôt au ju gemt>nt qn'ü la m{'isoit fa ite ù propos,, qu'f'llle ne soit pas moirt>, ou a ide les élè,es à découvrir supérie ure à .Ja capacité des enfanJ s, eux-même,s Ues elloses qu'on yeut leur enfin qu'elle soit une ,·é1·i1a.b le inteno- en seigne1·. - Elle doit son nom a u phigation et ne fournisse pas une tépon sc loso11he gi-ec Socl'a.te, qui ,ivaït an Ve toute faite qu'ils n'on t qtù1 acceptt>r sit>ele a,ant J. -C., et qui usait habilepar un oui ou à t ejet el' par nu non. ment de ce procédé pom· faire tl"on ,·er L'intenogation f<iite à propos suvpo::;p à ses disciples un gi-and nombre de réc111e l e maî11·e ne s'inlenorupt qu'aJ..H'èS rités lJhilosophiques. - Le maître doit J'exvositiou complète d'un poiut. S'il débuter pai· une question dont 'hi, 1·épondonne oralement un exposé d'enseruhle se est facile à ttou,,er par-ce que la Yédans IJa guerre de Cent aus, par exem- l'ité qn_'il solilic.i te est é Yidente, puis il ple, il ne s'anête1·a pour in tenoger qu'à. }Joursult son interrogation en tirant de la fin d 'une période, et l'intenogation nouvelles quest ion s de fa 1•éponse ellea ura pour but de faire donner pa1· des ll:ême, il pousse l'esprit jusqu'à ses derenfants les détails qu'ils o,u t dû lire, de mers re•t:i-anchements pour le foi·cer ù rnir s' ils ont une idée jus te de 1'impot- se pénétrei- de l'enchaînement des véritanc:e d'un éYéneruent pris dan s la pé- tés et il tl'aruène ains,i à tfrer la concluriode ou du cara.etère d'un personnage :siongénéra le e t exacte du fait parUcuqn i s'est trouvé mêlé ù ces événements. 1ie1· dont on es,t parti. L'intt>noga Hon socratique est excel111 est i lllJJOrta nt a 11Sisi q ne l'intenolen1 e pour les ·leçon s de chose& pout· gation soil bl' i&vemen t et clai r el/lent fo.tl'ana.lyse, ))Out· l'application de mémulée. Si l'on demandait, par exemp le, thode intuitiYe; o·n p eut en fafre aussi à un enfant, 1>ourquo i les F lamands souyent usHge dans l a leçon de w orale ét a ient des a:lliés du roi d'Anglete n·e et . ' c1uel était l'objet princi1Jal de -leur in- mais poni- qu'ell e soit utile, il fa.ut que l 'élè,e sache cei-tainement le point d'où dustrie, cett e question trop !Jongue et on veut le faire pariir, que Je rnaîüe obscure les déroute1·ail complètement. sac:llc au'S·Si bien le ùut auquel il veul Il est évident que si on veut faiTe dire aniver, qu'irJ. n e le perde jamais de vue aux enfant8 des thoses qu' ils n'ont pa.s et qu'il ne fasse pas de8 ci,·cuits assez étudiées on se metteait en faute de longs ])OH!" 1·i s.1que1· de se perdi-e en ch emême si l'on vo ulaH lenl' faire t' irer min. d'un fait les coufléquences que leu,· ftge L'in1.enogation S{Jcra.tir1 ue bien r olllne le ur pei-w et pa.s d'apetC"HO-ir. prisc · intéresse l'é'lève, fixe son a 1tenAufre e:st le défaut des maîtres qui tio11, l'a.ide à bien cornprendt·e. Comme soufflent, pour ainsi dü-e, la réponse. mé thode gén érale, elle a.ui·a.it lïncon,é-

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1t d'êtr e un peu lente et deviendrait :idiense. Elle es t bonne sm't out pour jeunes enfan ls dont l'a.ttention a bel d'être à la fois éveillée et soutenue ~ fixe d ifficilement sur uu même obAvec e ux on peul l'employer pi-es,toujours et ne donner une leçon ü lrendre dans le livre qu'après 1p1'ell e .é ainsi découverte et construite. Au r·s moyen et au cours supérieur , les es sont ,d evenus capables de saisir .lqu efois dans toute sa portée la pa~ du maître, il donnera donc u11 en~nement plus expositif, toutefoü; la thode socratique est ,essentiellement méthode prima.ire et jamais un bon ît re ne l'abandonnera complèt ement.

compaean L la situation iuiliale et le rés ultat f innl ùc j 11ger l'œunc accomplH•. C'est ce que nous al.lom; lf'nter pour le mou ycment géÜ'grn phi que pendau t le XIXe siècle. Ce travail pourrait ,effrayer, ,si nous a,ions la prétention de parler de tout, nvf'c de longs détails sur chaque chose. J'Iais ou peul (lil'e modeste et se contenter de:; grands aperçus, les seuls acceptables dans un e œuvre cle v ul gadsatiou comme celle qui nous occupe. Demandons-nous ce qu'étail la <;arte de l'Europe et cell,:,s des ,a u tres parties d u monde, en l'an cle gl'fLce 1800. Quelles nlO'difü:ati ons out-elles subies pendant le XIXe i:,iècle, tant au point de vue des connaissauces géographiques q 11e des Yicissitudes politiques.'!

EUROPE

L'E11 1·ope es t lla reine du monde, el comme « à tout sf'ignem· on doit tout honneur)), il font bien commencer par Bilan géographique de 1900 et du XIX 0 siècle elle. La cade de nofre Yieille Europe a-t.Plle bien changé depuis un i:,iècle? Phy~e XIXe ,s iècle aura, ma,rqué, il\'eO le Hiq uement , no·n; car ses contour:;, seH Tie, parmi 'les plus actifs da n~ l'exmoutagncs, st's fle11Yes, éta.ient com~us 1ration du globe. 11 semblerait que déjà, dt>ssinés <:'t déél.'its plus ou morns lmme comme s'il avait quelque presttime~t de la fin des temps, ait Yonln exactement par de sanwts géo,grnphes, eu a ttendaut que lei'> o.ffitien, d'<.5iatmaître et exploiter tout son doma.imajor de cl.Jaque pays prissent en main et la science l'y a me1·veilleu,sement le tl"antiJJ. al'du qn'e:sl celui d'une carte ivi. Toutefois, ,la vérité est que la Pronntiouale basée :,rnr des relèvemcllti, lence h âte la 'diffusion de l'Evangile, _z les peuples aux regards desquels géodésiques. 11 a falln, en('<-' siècle, plm, dt' 50 aus ,lumière n'a pas encore brillé. pour dresse1· hi cade de !<~rance au A.. '!'Exposition qui vient de se dorf', 80,000ième, 1'1m<> des rneillelll"es ai,;suf comrnisseurs se i;ont beaucouv iurrlllen t. Et 1·epPuda11t, eUe 11 'ei,;t. pa.:, :css(is a.ux divers mwsécs cndcnau.r, parfaite, uH· on est en tl'ain d'y conigel' i leur offraient la revue syuthétiqn e ~ progrès de la science et de ses ap- . de:,; inexn<'titndes locales. Le plus en· cations pendant ,Je XIXe siède. Une ricux, e·est CJlH' de récents ealculs plauinée doit tant à ceHe qu i la prél'èlle, mèüiques oui démontré que le tenitoi'onne d istingue pas aisérnen1 le,s ré>- re frau1;a.is, rf'lativPllleul aux évolution.,; nntériemes, e:,;t plns étendu de 8000 kiltats qui l ui ,saut propres; les con'lomèlres r·a.rrés, soit fa nt.leur d \m rêtes de r esp1·it humain sont pour rdiuaire si lentes, qne douze mois ne gnmd dépadf'ment; en i,;omme, u11e suffiseut pas ;t nue matche en a ,·ant pt•rfi<;ie dP 5:37,000 ki lomètres ca.rrés an lieu de 5:37,000 kilomètres en nombres en app1,éciable. Il en Ya tout autre~nt d'un s,i ècle entie1 : il est facile, en ronds.

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C'ela douup à pensf'r qne les éYalnatious ,rna loguPs, pour les pays plus yastes ou moins bien co11uns, comme cem, 1lP l'immense Russie, dofren t renfermer· l.Ji cu dPs a:léas. Aussi ne fauUI jamais admethe rigou1·ensement les chiffre.;; qlli pré tendent être exacts à quelques 11uités près; epla. est nai surtout pour lf'll contrées étrangères ù l'ancien monde. Si l'homme peut calculer l'étendue de sou dorna,ine, il est impuissant à chanJ.il'l' dans ses grandes llignes la confiO'ura{ion du ·sol. 'l'ont<=>fois, intell igrnt"'Pt ti·n n1 illeur, il en a 111odifiii la surface dans certaines parties: f'n ét endant ses champs culti vés, en dessécl.Jant les endroits humides pour les assainir, en ahatta.nt Jps bois irnperflus, mais ausRi ru dé'boi-sant les montagnes d'une fai;on exag·prée, Ct:' q ni a prnduit malhenreusrment. l'ariùité et le dépeuplement de plus-ie 11rs 1·égions du }[idi. Aupo-int de yue des trnnsports, il a creusé des (;anaux navigables qui relient uu s1111pléent les ,oiPs fluviaJes; il a rtnbli des routt>s el finalf'ment des c:hcminsdP fet·, dont le réseau Pm·opéen est a11jomd'l.J 11i de :!40 000 kil omètres. Les mies fenée:-l sont no,m breuses d nus les t·( gfons populeuses et industi-if'lles du l'l·nire-ouPst de l'Europe: l'Angletenf', la Fr·;.rnc<:> du nord, la lle'lgiqne, L\llernu.gue occidentale, d'où elles ra;vonnent nors toutes les ex trC- u1ités du con1hwnt. Kons le 1·a11p01t de la statisli1111f', uu dt•:, f'han.gements les plus notables est n·l ni ùn ehiffrt• de la population eui-01,éenne, qni, df' 180 rnillious d 'indiYidus (jll'elle tOlll])tai(- Yl:'rS 1800, ruontait progt·essiYement ù. 2:W Ye1·s 1825 à 270 en lSfiO, ;320 wrs 1875, 1,0111· 'attein ùl'(.' ;rn:3 000 000 d11abitun ts en 1000. En nn :-;iède, l'Europe a plus que d oublé i,H population, laq ul,Jle s'accroït acluell t>u1 ent ùe plus tif' :1 millious d'ùwes <;haqu e année. :lfaü; cette énorrne n 11gmcu Laiion n'a ]Jas éga.lcDH'n1 JJ1·ofitC. ,\ touks lf'S r égio,ns: taudi:,; que ce!Hes du sud, notaw-

ment la Balkanif', !'Ibérie, la Fra nce, se sont a1:én1es cru nt iers on d'un qnal't, celles du cenfre et du nord, Anglet erre, . Alleimagn e, Russie, Belgiguf', ont d oublé, parfois même triplé leur population. Eufin la mo1rl ifif"::it ion la. plus vrofonde réside dans la géograpl.Jie po·l itiquc, e·esl-ü dire dans les rema.nieruenls ten itol'ia.ux des Etat:,; e1t1·opéens, dont les 1t11s n'cxi-staient pas ou a'l"aien t dispal'n en 1800, pour tPnaître en des E ta,t s nonveaux. An débnt d u siècle, rJes p1-iucipales pnissanf"es éta.iPnt la F1·ance, l'Angfotnre, l':\ ll emagne, la Russie l:'t la 'l 'u r quie, a vec l'Espag11e, Ile Portugal et d'autres moins étendues. ~ous a llons les passer en 1·evne. 1. Le royaume-uni de Gm11cle-Bretag1ie cl d'l r lancle, que sa pot:>ition insulaire met ~l l'abri des iufluctuations de fro nt ières, a Yu sa po1:rnlation totale, qui n 'était en 1801 qu e de 1ü rnirllions d'habitants, montf'l' E'll 1850 à :!7 m illions, pour aHeindre de n os jours près de 4:! mi llio ns. Le du11ble111mt s 'est fait en 70 ans euvirnn, no nobstan t la. d iminution com,idérable du peuple il'la nda.i s et 11np émigration nnnnell e de P,lus de 200,000 in diYidu s. L'aec1·ois~emeu l anuuel d épnssc le f'hiffre de -!00,000 ha bitan t8. L'.\..n p;letene océnpe le sixième rnug l'n Europe pom· la su1J<'r fidf' (:n 3 000 J;ilorn. rnnés), lE' qua.ti-ièrne JJOm· la. popudation a,bf:ol ue (-J.~ millions d'bab.), le L1·oisièrne pom la Ùl'nsité (130 h. par kilom. rn1Té.) Elle prend le prem ien,rng sa u r,; c-onkste pour ,la n1leur des prnd uils iJJ'cl ustriels, le dén!lo pJ)ernent ù 11 comllle1·ce généra 1 (~O uülliards), la mar.ine mardiaude (10 millions de tonnes : plus que le l'<:'SÜ; de l'E uro]Je) et eufiu pou1· l'iwporta11ce extraordinaire de ses colouies qui, répaudnes da.us tout.es ,les parties du monde, <;Omptent aujourd'hui ;J5U milli@t:> de snje1s 1aut·ai1t que !l'Em11ire cl.JinoiR, presque autant q ue l'E urope), sn r un eui-;emlile de tei-rito ires de 30 millious de kilomètres carrés, trois 0


43 'ois la s uperfü:ie du continent elll"oiéen ! · 2. La Prc111ce a.rn.it commencé ave<.: HH:cès, sous la Révolut ion, ses empiè:emeuts dans les Pays-Bas et a'Italie, 1ux dépens de I':\ lleruagne. Na.poléo,n 1onssa jnsqu'ù. l'Elbe et jusqu'au 'fibt e .es limites d'un elllpÎI'e qui, ù son apo~ée, comi,tait 1:rn départements peuplés :l 'envirnu 44 000 000 d'habitants, dont !~ llli'llions env ir on poue ·la Fran<.:e propi eruent dite. En 1815, la Feance r enti-ait à peu près Jans ses a nciennes limites, qu'elle con3erv,a jusque sous Napoléon III; en J8fi0, elle s'ageandit de la Sa.vo ie et de Ni<.:e, mais en 1871 ell e perdit 'l'Al,saceLorraine. Actuellement t>lle compte S~ 500 000 habitants, avec une progr ession annue lle de 40 000 à peine, la plus faible de l'Europe. Ain si la Fra.nte occupe a ujourd'bui le <.:inquième rang pou1· la population tolale, le cinquième également pom la. superficie (337 000 ki lorn. carrés), le quatrièmeponr 1a m arine nuu·<.:hande ( l 000 000 de ton nes), Je troisième pour le commerce général (9 111i1lia1·ds), le deuxième pour l'impol'i a.n ce des colouies. E lle a s u eu f:'ffet se c1·éer, sm· tout ùans ces vingt dernières années, en Afrique et en -Asie, un empire colonia l qui compte actuellement 60 000 000 de suj ets, sur un tenitoire de l O 000 000 de k ilomèttes can ès, c'es,t-à-dire près de 20 fois p lus g r and ·que ta métropole. :1. Ln Bc/.gique et la H ollancle, englobées dans l'empfre ua.po·léonieu, avaienl dispatu de la carte des pays indépendants; mais, libérées eu 1814, le congrès de Vienne les r éunit pom· fonnet· le royaume des Pays-Bas, avec une po1rnlation d'envitou 5 millions d 'habitant s. Les diffé!-en(·es de race, de religion et de mœnrs expliquent la sépara t ion yiolente q ni étilata. en l 830. La Belgique ùf:'rint roya ume, reconnu indé1Jendant et neutre pa1: l es gnrndes puissances. Elle prit bientôt un essor

remru·quable dans toutes les branch es de •l'acti \'ité humaine. Sa populatiou, qui a presqnl:' doublé depuis 1830, e!:!t aujourd'hui de 6 800 000 liabi tants et sa densité (230 hab. par kilolll. can é) est ,l a plus forte des Etats du globe. Son commerce, de p lus de G milliards de franüs, la place a u q uat1·ième rang eu E u rope, et s i sa marine est très faible, la lJOssession du Congo, qu i comptP 20 000 000 d'habitant s sur un tenitoite de 2 400 000 ki lomètrei:; carr és, lui donue le <.:inquième raug parmi iles puissan<.:cs f'o lo,nia.les·. Eu out r e, le,s indust riels belges, très actifs, sont rechcrchéi:; m ême en R ussie, en Chine, a u Brésil pour la. construction deschemi ns de fe r, l'exploitation des mines de h ouiJJl e, la. métallurgie, les yeneries, etc. (à sui rre.) A.-M. G.

Réforme orthographique ( S·uite.) AR'rlCLE DEVANT LES ~01JS PROI>RES DE PERSO~NE~. - L'usage existe d'employe1· l'article devant certains noms de famille italiens: <c'le Tasse, le Conège », et quelquefois à tort <levant ,les prénoms: « (le) Dante, (le) G uide ». - On ne eornµl era pas comme une fante l'ignoeance de cet usage. Il l't>gne aussi une grande incertitud,• dan s la ma nière d'éc1·ire l'arli<.:le qu i fait partie de cer ta.i ns noms propres français: <( la Fontaine, la Fayette » ou << Lafayel·tel!. Il cou·v ient d'indiquer , dans les t extes dictE5s, si, dam; !les noms propres q ui contiennent un al'ticle, l'article doit être sép·a.ré ùu nom. .-\ .RTICLE SlJPPRIJ\fE . - Lorsque deux adjectifs uni s pa1· «et » se r ap,portent au même substantif de manière iL désigner en 1·éa lité deux <.:hoses diffPt entes, on iolére1·a la s uppression de l':utide ùernnl le second adjectif. Ex.: « J'hisl oire ancienne et moderne n, comme << l 'hi-stoire ancienne et ·l a moderne».

ARTJGLE PARTITIF. - On tolért>ra « <lu, de, l::i, des>> a.11 .Jien de « ùe >> 1wrtitif devanl· nn subs.tall1'if ptécédé d'un adjectif. Ex.: <( ùe >> ou « du bon pain, de bonne viande ll, ou « de la bonne viande», «de» ou « des bons fruits,1. ) ...RTI_CLE DEY.~:NT PLUS, )10I~S, dt. - La règle qm veut qu'on emploie cc le plus, le moim;, le mieux», eomme 1111 ueutre ill\-a1tiable dernnt un ,ùdjectif indiquant le degté plus élevé de la quaJitépossédée par le su bstantif qualifié :,ans <.:0mparaison avec d'autres objets Pst ü?>.s subtileei. de peu d'utilité. H est i-:nper!lu <le s'e~ occuper dans •l 'enseigneJllcut élémentaire et dans les exer<:icei:;. On tol~reta « le plus, la plus, les plus, les rnorns, les mieux», et<.:., dans des umstructious tell les que: « on a battu lf:'S a1·bres le plus>> ou c< Jes plus expo·:,;és à la Lerupête >>. Adjectif ACCORD DE L'ADJEC1'1F. - Dans la locution << se faite fml de)), on 1·olérera l'accol'd de l'adjertif. Ex.: « se faire fot1, fol'ie, forts, fortes de . . i>. ADJECTIF CONSTRUIT AVEC 1-'LT TSIEURS SUBSTA.NTIFS. - Lorsqu'un adjectif quallificatif suit plusieurs ~ul>stantifs de genres différents on tol<.5ren1 toujonni que l'adjectif s~it constrnit au masculin pluriel, quel que soit le genre d u substantif le plus voisin. Ex.: c< a.ppa.rtemen1 s et chambres meublés >), - Ou to.Jét·era aussi l'a<.:cord arec le ~ul>sta.ntif le pfos rapproché. Ex.: <c uu courage et une foi nouvelle>>. .Nli, DEMI, FEU. - Ou to1éeeral'acco1,ct de <.:es adjectifs avec le substantif 11uïls 1wécèdent. Ex.: c<n u >i ou «nus Jiieds >J, une <l dewi J> ou «demie>> heure 1sa11s trait d'union entl-e les wots), <l feu » ou <( feue » la. reine. A.DJEC1'IFS COMPOSES. - On tolh·era fa l'éunion des deux mots <.:onstil n1 ifs en nu seul wot qui formera son fé_minin et son plmiel d'après la règle g-enérnile. Ex.: cc nouyeauné, nonveannée, no,uveaunés, nouveaunées J); -

conrb-êtu couri.Yêtue, ro.urtïêtus courtvêtues )), et c. )fais les adjectifs composés q ui désignent des nuances étant deveuus, par suite d' une ellipse, de Yér itables s nbs l autifs invariables, on les traitera com me des mots invar iables. Ex.:« des robes bleu clail', ,·ert d'eau », etc., de m ême qu'on dit « les habits rnanon ». P.\.R'f!Gll'ES PASSES INVA.RL\.BLES. - Actue J.lemenl ,l es particip e~ c< a,pprouvé, attendu, ci-inclus, ci-joint, excepté, non <.:ompris, y <.:ompris, ô té, passé, suppo,sé, ,u », placés avan t le 1mbstantif auquel iJ s sont joints, r estent invariables. «Excepté,, -est mêwc déjà classé parmi ces propositions. On tolére1·a l'acf'o1·d facultatif pour ces pal'ticipes, sans exiger ,l'a.pplica.tion de règles différentes suivanl que ces mots sont p lacés au <.:omm encement ou dans le coeps de fa pToposition, s uivant que le substantif est ou u'est pas détei·miné. Ex.: (< ci joint » on « ci jointes les pièces demandées (sans üa.it d'union entre '( ci >> et le patticipe); - « je vous en Yoie ci joint>> ou « ci jo,i nte copie de la pièce>>. On tolérera la même liberté pour l'adjedif <( fran<.: de porl » on (< fran<.:he de port nue lettre >>. A \'01R L'AIR. - On permetll-a d'écrire indifféremruent: <( elle a l'ait· doux» ou « ùou<.:e ))' <c SJJiriluel » o n <c ::;piritu el'le >>. On u'exigeat pas la <.:onnaissance d'une ùifféren<.:e de sens su btile sniv..wt raccord de -.l 'adjectif a,-eu l e mo•t « air n ouavec le mot désignant la peri-:onne dollt on indique l'air. ADJECTIFH NUMERAUX. <c Vingt, C'ent >>. La p1·ononciation j usü1ie dans c:erta ins <.:as la t'ègle a<.:tuelle qni donne u11 plu riel à f'es deux mots, quand ils sont multipliés pat un autre nowbr c. On tolérera .Je pluriel d<~ « dngl >> et de «cent», même lo•rsquf' ce:; wols ::;ont i::uivis d'un a.utre adjectif mJmérn 1. Ex.: « qua.tre vingt >> ou cc quall'e vingt::; dix hommes>>; - « qua.tre


45 ent n ou « quatre cents trente homaes n. Le (Tait d"nni on ne sera, pas exigé ent e le mot désignant l es unités et le mot lésigna.ut les dizaines.Ex.: « d ix sept >> . Dans ;la. désignation du millésime, on olérera cc mi.Ile >> a u lieu de cc m il )), omme dans l'expression d'un uomb1·e. ~x.: << 'l'an mil huit cent quatre vingt lix >> ou <<l'an mille huit cent,s quatre ringts dix>>.

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Adjectifs démonstratifs, indéfinis et pronoms CE. - On to,l érera la réunion des parjcules << c:i >>et« l à n aYec le pronom qui es pré(:ède, sans exiger qu'on d istingue <qu'est c:eci, qu'est cela», de« qu'est ce ;i, qu'est ce là» . On tolél'era. la s upuression du trait d 'union dans ces conitrnctions. MEME. - Après un ,subs tantif ou u n ~rénom au pluriel, on tolérera l'accord ie <<même>> au piluriel et on n 'ex igera pas de trait d'union entre « même >> e t le p r énom. Ex.: « nous mêmes, les dieux IUArnes l>. 'rOUT. - On tolér e ra l'accord du mot I< tout >l ·au ssi devant les adjectifs féminins commen çant par une voyelle on pm· une h muette qu e devant les adjec tifs féminin s comm ençant par une consonn e ou par un e h a,spirée. Ex.: « des personnes t out henreuses n on « toutes h eureuses l>; - « l ' assemblée t out Plltière l> o u « toute entière l>. . Devant un nom de vi·t!e on tolèrera l'accord du mot « tout l> aYec l e nom ;propre r:;an s cherdrnr ~t établir une diffC-rence n n peu subtile entre des cou· structions comme « tont Home>> et « toute Rom e>>. On ue c.oruptei.1 pas de faute non JJlns à ceux qui écriront iudifférerument, en ftüsant pa i-ler une femme,« je suis t o,ut à your:; n ou « je suis to,ute :'t vous>>. Lorsque (<tout» est em ployé a.n~c le sen:-; iudéfiui de << c haqne >J, on to'lérera ind iffé remm ent la, constrnction a u sin guilier ou au pluriel du mot «tout » et du s ubstantif quïl accompagne. Ex.:

« des marchandises de toute sorte >> on << de tou tes so,rtes >>; - « la. sottise est

can-ièl'e qui r épond le mieux à ,lem· a t tl'ait et à leurs apt itud es? A son origine, l'enseignernt'u i secondaire moderne ,se contentait, semble-t-il de c1·éer chez les jeunes gens de bonne~ habitudes d'esprit, de donner au jun·ement la rectitude, a u bon sens .Ja feu~ et<\ au goût la sureté et la déhcates·s e · nrnis n:opinion publique rédarn e qu'il f.'ol'iente plus direc:ternent ver s l es car~· ii'>res industrielles, commerciales ou agrico,l es. Dans l es UniYersités mêmes, fo_yei'-s d'une haute eu11tu re intelleetuelle jusqu'alor s spéculative et désintéJ'f>Sf<ée, se multiplient les cha ir es d'en:;:pignement économique, tec:bnique et agrirole, c'est-à-di r e d 'étucleis i't tenda11ces nettemen t utilitair es et pratiques. Enfin, pou r que J'adapt a,tion générale de 'l'enseignement aux n écessitPS de la vie• so it plus parfa i te, voici que de nonveaux effort·s se" rerna.l'quent eu vue d e donner aux programmes une so uplesse qui leui- p ermette de tenil' compte des lwsoins sp éciaux des diffé rent es r égions. Et c'est naiment sage, po u rvu qne l'on 1wocède avec mes nre. L'éco·le est p our l'enfa,nt Pt n on l'enfant pour .J.'él'Ole, ·c ·Pst-à -dire que dans un pa..Ys où, pa.1' C !Xempll,e, ·Jes r égion s sont t1-ès y ar iées quant aux r essources économ iqups,, ·]es éducateurs ne sauraient impo8Pr des prognuu mes uniformes à tou te la jeunesse qui snit nu même 01-dre ,(l'enseignemen t. C'est p ourquoi, à côt é d'un fonds commun d e c:onnaissances générales e t indispensables, on institue cles cours qui en son t l'application à J'indu,siTie et au commerce '.loc-a.nx. A insi l'éco.Je prépare les jeunes gens à. utilise·r au mieux leurs aptitudes dans leurs régions 1·espectives; ainsi elle cherch e à les prémunir coutre la tentation sonvent funeste de quitter l e sol uata:I. Ces tendances que nous venons. de sigua,ler, constituent-ell es des innova.1ions dans l'enseign emen t? - A u sen s 1-igo.ureu x du rn ot, non; car 'la. plupai·t de ces iclées ne sont pa,s nouYelles. Il est évid ent que t ouj ours les mei'lle urs

de tout (tons) temps et de tout (tous) pays)). AUCUX. - Avec u ne néga tion, on t olérer a l'emploi de ce mot aussi b ien 1:111 pl nriel qu'au singnlie1-. Ex.: << ne fa ir e aucun proj et)), ou « auc:uns projets >l. CHACUX - Lorsq u e ce prénom est conshuit a près le ve rbe e t se rapporte àuu mot p luri el .suj et ou compll ément, on tol èrera indiffé remment , après « chacun », le possessif « son, sa, ses l>, o u le possessif « leur, leurs>>. Ex.: « ils sont sortis chacun de son côt é n O'U << d<i le ur côté>>; - « r emettre ,de,s livres cha· cun ù sa p lace >> ou « à ,leur place J>.

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(La fin au prochain N°)

------------Où en sommes ..nous ?

(Suite.)

LE S VUES PR.ATIQi::ES DA"K~ L'EN SEI GNEM.EN'l' La. grande ,p i-éornpatiou de l'enseiactu el est de se rendre •prntique, o-nement 0 c'est-à-dite d'adapter aux besom s de la vie ;les c-onnaissam:es cummuniq uées par l'école. Les d ireci.ious géuérales données ù l'enseigm•ment ]Jt1ma,il'e, pour l'inierpi-étntion des programmes, t ecommandent au j ourd'hui de s'i nspirer m o,i ns de la .Jettrf> que de J'es1Jl'it, afin de mieux dis(ingner l e pnttique du spéculatif, parce qu'aux enfan ts du peu,1iile il faut expli quer surtout· des notions pratiques. 'l'ous les exet cil'es, lect ure expl iq née, problêrnes,, •l eçon s de eltoses, instruction eiYiqm•, hygiè1H', a.grie nl t.me, ptemiers élélllents des sciences, s'inspirent plus <1ue jamais de la vie eéelle,. pom fail-e acquét'h- à l'enfant des conmn ssances immédiatem ent a.pplkabl es. De tons eôtés s'orga n isent des tou r s comp,lémentaires, 1Jr ofessionne1s, teebui11ues·, agJ'ico,les et commel'<·iaux: 01·, q ne sont-ils, sinon lïuiti a tiou pratique des jeunes geus à l'apprentissage de la

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maitr es ont eu soin de donner à leurs élèves un enseigue1Uen,t simple, access,ible a ux jeunes intelligences; tonjoms leur expérience e t ·lem- initiatiYe pe1·sonnelles les ont rendus ingénieux dans il'emploi d es p rocédés, soucieux de d ég.iger les idées fondamen tales et lem liais,o n; to uj oms ils ont l'egai·dé comme un de ,1em,s plus stricts devoirs professionnels de ne se présen ter en dasse qu'ap r ès _u ne sérieuse préparation du sujet à tnute1-. Cependant il fant reconnaHi-e que, si ,l a pédagogie générale est restée id~ntique ù eil'le-même, parce qu 'elle déduit ses p l'iucipes des modes invariab les selon lesq nels ,s e développent t•t agiss,ei1t les fa c ultés de ren fant, d 'i n contestabl es prog1·ès ont été rP.alisés dans les aµJJli catiom, p ratiqu es. Les teutativPs pom· amél io re1' les p rocédés ne sonJ- pas t ouks égaJement ht'menses; mais pilusieurs out rencontré nu succès dm-a ble, µarce qu e les lllod ifi<·ations <J11'el les propose nt sont ù la fois l:la.ges et opportunes. Ces quest ions d'enseign ement yous lJJ·éoccn pent, et rous n 'iguorrz pas lt>s exigences de hL JJédag·ogie eout·Pmpmai n e; nous avons cru cepeudau t <le rnir les w.ppPler à votre atte n tion parce qne l'Exposition i nte1·nationa.le d e 1900 offre à <.:et éga ]'(l nn adrnil'a b le ,-hamp d'études. 1

- - - - - -·•-t-----L'abus du mot à l'école -o-

Le ,,}lonitenr des instituteurs be'lgrs'' se préoccupe de l'abus d u mot à l'étole. Il y a. là, e n effet, une 1·egtettablt> lalacu ne cune dans l'ense ignement, causée éyidemment par le manque cle c:lairvoyance d n maître qu i. se fi gut'P que l'enfant comprend un mot par sim- · ple audition, qui ne se rend pas c:ompte d11 fai ble d egTé de perception eltez J'(>nfan t , qui onblie ·Je fonctionnement uatn. rel des facultés, qui croit enfi n pouvoir aniy&· en vio'1ant lPs lois de la nature. cc Si,

avant de commencer mie leçon,


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n'a vons l:ioi11 de recllerchei- les mots qui pourron t ue pas être c<n11pril:i, si nous n'avons ,sojn de :les PX])liqneiptéa.ln blement, si enfin no·us ne déblayons pas notre tenain, soyons persmtdés que trois fois sm quatl·e no us, ferons fiasco: ou l'enfant ne œtiendra 1·ien ou il retiendra des c;llo,ses qu'il ne <.;Ornprend pas, des mots. I I n'y ..t l?as de mi lien, et, à tout prendre, :Je premier r ésnlta.t van t en<.;ore mieux que le se<.;oud. (( )iieux vaut cent fois passer des hen1·es à Pxpliquer Ucs notions fondmnentales, le!:> définitions premières, que de H':1veutm·er sans fi l d'Al'iane duus le déclale rles brnnehc>H d'études. C'f>st lonl· un a.rt que de sa,oir perdl·e du temps, 1,;î para;doxul que cela puisse pm·a'il t e. )> 110118

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....

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s,rns sOLH:i de l'air glacial qui pouvait distribue1· aux enfants rhumes €t broncliites. Bagntelle ! Les élèves sont en récr éation . . \ quoi bon les snrveiill er ? Vous rnns p1·omenez en long et en large dans la eom-, mail:! sans ,oir ce qni s·~, passe. Bagatelle! Vous laisser. pa>1·sc'r uu enfant denml· yons sans lui dire dP yous d<-'ma.nder i,xeuse. fü1ga.telle en éOre! (( Croyc•r.-moi, mou c:hPl' ami, ne négligez p:is, e11 édneation, ce qui peut nin& R<:mble1· dl· pen d'impol'taur·e. )>

______.. ··-·--~--Partie pratique Calculs écrits

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Sur le vif Un dired e nr cl'éeole donne les qnelques c:ornsf>i'l :.; 11ue Yoid ii.1m jenne iu:.;ii-

tnte nr placé sous sa düection: <( )lon eher ami, di t -il, depuis ùéjit dix mois yous êtes sorti de J'E wle no,rrnale, Pt ,ous n'avez pas encore perdu J'ha.bit11de de ma 1 écrir-e q ne -..ous y a,ez <.;ontl'actée en prenant rapidement desnotes vendant les Leçons de rn,s professenni. Yos annotations, vos c;onec:tions sur les cnhie1·s d·es élèves, sont ù peine lisibiles; vas de signes de ponctuation, pas d'ac;t:C'nts pas de points snr Ie1,; i . 11 faut ahsolm1~ent changer cette manière de fai1·e; d'abord, à quoi :,;ervii·ont toutes ,-~s <·one,d ions si vns jeunes élèves n y roient que du mnge'? VonH au1·ez complètement perdu votre temps, et. de 1)lus ,·ons lenr a.tuer. donné un man ,a1s exemple. (( C'est une question de détail, peutNre; mais nous ai-rivons aux points plus, importants. Voyez pUutôt: Un élève a re~n un coup d'un de Sf's camarades, Bagatf>llf' ! n'est-te pas? vous n) pr~n~z pns gat•de. rn jour d'hiver, 11 faisait froid au dehoJ.'is vous n vi-ez trop cband en classe. Vou: avez ouvert la fenêtre

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-J.. ])n n;:; llll h{>J·ilrr g-c•. il y ,l !220 ft·s (1e fo1'1.llnP et '.!.7-!i'i frs fü• rlelte;;. Colllbicn t·N;tf• L-il une foi,; les c1dtes vu_vt'>e:,;? 3. Uu synclieut eompo::;é d,· 1B 111t·n1l,rc)~ ~L' p,1rt:1gP p,1r portiou:-s égules une 1'01·tnne fl< · 2745 frs . Co m ]tien dwqne mern lJre rec;oi til? 2. U ne pièce fle wrre :t nne long-uf·ur lle ,2.:. rn et nue l:1r_get1t' de ~.!) 111. On doit'en cé(lcr les 2/G pont· 1'l c-onstrnetion ,1'11 11 chPmin dt• f~r. Comùien l'Pl;t fait-il fl<• rn''! 0

1. Uu enpirnl tle -!220 fr,; rrrppOl'tnit autrefois l-i-ï,70 fn, dïnté1·H:s ammels; aujonrtl"!rni, il rapporte J,D,H3 fri;. De ('omlli c·n % le tnnx c1e l"intérH :i-t-il lwn~,sé?

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-!. An lien cle 1·(•c-olter 1800 kilogramme~ <le

lllé p:11' llectart' eornme ou J'e;:;p(!rnit, ou n·cn a récolté qm• 1-l'ïG kilog:rnnnne:,;; d<~llc ('OlU !Jien de moins? 3. Qudlc e;;t hl Yalf"lll' t'IP H7l> k ilognrnlll1l'N tlt• blé tl ]!J 1/2 cts le kilogramme? 2.

rn

,·bamp Hlesm:int 270 :ires a li,1·(, \Yi fi 8:i kg <le paille. Combil'll par hectar(•'?

1. Qnelle surfaee lloit être ensPmencêe en hlé si l'on nrnf en r etirer 100 <1 tle farine, t•n a(lmettnnt qu·u11 hectare prodnise 1G q tk

blé el q ue cdui d üonne 80 % de farine?

11 J, En a utomne, uu tas de foin mesurait 3!:iO

mMrcs cubes. On en a fourrag{> !)8 mètres c:nbes. Combien eu re,;te-t-il encoee rle mètres eulies? ~. liuc yaut un tas de foin cle 360 mèlt·c::; <.: ulles :l 8 frs ,;; cts le mètre? 2. nu tas de fo in a suffi p our nounir 17 vaelJes pendant 108 jour::;. Combien <le tPrnps aurait-on pu nomTir 12 vaches '? 1. rnn automne, le mètre ('\lbe tle foiu vnlait U,f>O frs; au prin temps, le quin tal se Yelldait 11/iO f 1·s. De combien a-t-il bn nssé en '1o s i l 111" pèse 73 kg ?

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-L .\ nrn t l'eugraissemeut, un bœnf 11es:üt :iD(i kilogrnmmes, et :l ln vente G85 kilog-ramJTit'S. De comltien avait-il augmenté? cl. Qne nwt nn bœnf grns pesan t YiY:rnt G8:i kilognu mnes. si le kilog1·nm me est c-ompté ii. 85 ets. 2. U ne p i<~<'e <le bét ail pèse v ivante 68:i kg. Elle fait en ,·ïanrle les 13/ 20 ,le c·e poids. Combien cela fait-il de kg? l. Un boncller retire 'i44,80 frs <l'nn bœuf qui lui an lit c-oilt é !:iOS frs y com111·is lps fra is ,le transport. De comùien '7u est le gnin?

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-1. Combien nu négocinnt a.-t-il venrlu de kilogrammes de ca té si sur !)450 kilogrn mmes il lu i en reste 18D:S k il ogrammes? 3. T.e 1wix rl'ac-hat d'une marc:hancli;.;e est <le :12 frs ll::i cts, le p ri x cle ,·ente <le 40 frs. le quintal. Que gagne-t-ou en vendant 120 quintaux ? 2. 1Jne facture s'êlevant :l 1875 couronnes antl'ichiennes ,1 été ,soldé aYec 1983 3/4 f1·s. Poul' cornbiPn cle francs 100 couronnes ont. elles été comptées?

1. Autrefois, le quint al d'une marchandise s e payait 39 frs; aujourcl'bni, le prix est de 4Ci 1/2 frs. De combien % est l;i bausse?

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4. Un cultin.lteur a payé l'année dernière à ses domestiques 442 frs et 390 frs et à sa Rervante 234 frs de salair e. Combien cela fait-il de francs en tout?

.A.con1bieu revient l'entretien cle 3 domestiques pendant une année si l'on eompte que chacun eoüte 1 frs 03 cts par jour? 2. Le domestique A reçoit lO f i·s 50 cts cle sn laire pa.t· semaine. Combien économise-t -il par année s'il rlépcnse les 3/12 de sou salaire? 1. Le <lomes.t ique B a dépensé en une année 204 frs il l'auberge. Quel est le eapi ta l qui, placé an 4 l/2 %, rupporte une somme {>galP en intérèts? :J.

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-L Un compte pol'tc :'14,,'\ frs ,le recettes et 2D87 frs df' dépcnse8 . Quelle e8t la <lifl'ür ence? 3 . .\. a nu sala ire cle 27 fr;:;. r.o cts par semaine et B nu traitt'llll'nt de 115 frs par mois. De combien le ga in annnel de A clépasse-til celui de B? 2. Un rectangle a 48,2 m. cle long et 18,5 m . de large. Qnel en p;,t Je pPr imi\t,·e et quelle surfa ce a-t-il? L Pour un travail ent repris en comnrnu, l'entrepreneur A occnpe 4 che,-aux et 17 ouvriers pendant 18 joul's cbacun, et l'entrP111·e11cm· B 7 c-hevaux ('t 3:'i ou y1·iers pen<laut 28 joms c bacnu. Comment rloivent-ils Re parta ger ln somme de 7001,50 frs si le t ravail cl'nn cbeval PSt cornpt(• comme ('Plui de trois ouvriers?

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.J.. La semaine passée. Jean a li vr é 7::i, 'i'ï. 82, 84,85, 87 et 88 kilogrammes de lait à la

fromagerie. Combien cela fait-il en tout? 3. La valeur du lai t livré pernl:rnt les 3 premiers lllois de l'année s'élevait :l 914 fr~ 40 cts. Combien eela. fait-il en moyen ne a) var mois, b) par jour? 1. Quel serait le r êsnlh1t rln même cnlcul si le lait donnait 10 % d e fromage gras à l,50 f t·s le kg. dont il faudra it déduire 8 1/ :l % pour frais généraux?

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COMPOSITION LE DEVOUEMENT (Suj et il traiter) Quel est le sens de ce mot'/ Vons citerez quelques exemples à l'appui de votre expoiJition.


48 Pla11: Explicatiou cln lllot llévoueméut. B .r:e111 J)les: Gu erre, épi (l émie, in('endie. Dé·one m enls plu s niodestPs. Le <lévouemenl apJ:ll'tienl i't Ions les temps et ù tontes les dafS;p:c;

cle la société.

Dércloppcmc11t Qui dit llé,-onernen t, <lit onhl i clc soi, R:l<·1·i~P (lp ;,;on tL•mp,-, ck sPs bieu;;. <le f::1 v ie mêl11c

:l\1

SPn'i<:t• (l'\lllC' f•:Ll1Sl' ).sl'!.l ll(k PL g·pJlP-

l°(•nse.

cin:1.n•l rcnnPm i f oule le sol (1P l a p a trie tons les <'itoyens eom·!'nt :l Ll X lll'llH'fl (~t sont Ïl'l'S (]p ypr~CI' l (' 11r S:111).s ])0111' lP\11' pays. Yoi1:L du LléYotw iucnt! - Qu'une épi clémiC' y ieunP il éclatPt ; ta11l quïl y anr,i. cles mnl:ulcs, jl y nurn ,1Ps geus po11 r l es ;;oignPr; d1aqnc jour, (lPS rnétlf'(•inR s·expoRPl'OHt h l:L ('(:llt:l giou, s,1 11 s ;,;01tgPr qu'ils pc11YL'llt p;ro,;~ll" le n om hn, cJp:-; ,·if'times de ln. ~<;ie11c·e. :\''l'st-cP ()314 [p fléYOllPllWllt q ui IPS fait agir'/ - Et le~ va] pm·t• nx pomp i!'t'S qui 1·011l c-h0rcl11?1' an mi li en flP S IJ.1 m111e~, Jef\ enfants. lt•s fe111nws. les y ie ilhll'ds. songcut-ils ,l !'nx? ·r,,"eRt-ee paR aussi le lléYOUé'llll'Ilt (Jlli Je,;; g u ide'/ ,Îl' pounti is c-ile1· L'lltore hi eu des exc•mplcs: i:i (·fit(• dPS (l(•\'Olll'lll('lltS ê el:itants j e ]lOUtl":lÎS 111outrer (l!'s sacrifi<"es pln,; ohscrn·s mais tout au,;si mériloi1·L·R. lles yjp;.a L'lllii:·re» pasRf(•f; an dlf'Yl'l <les rna.ladc,;, des existf'uce:< (·OllS:1Cl'l'CR i\ h1 t ilth e. ~ou\'eUt Ri i11grate dïDSln1il'e la jemwssC'; j'en tronvcr:-Li,; sous tous l<'s dimats d clnus tonte:- l ps dasse;; lle J:1. sodPté, c,ar v nrtout, Dien m<>rci, on a le culît' tles p;rancles d10ses 0t on honore' IPS ::scn1 imf'nts héro-ït1nPs ()ll i 0Jè1·t•ut l'hornmc :t1Hles1ms cl P. lui-même. --0-

LEC'I'TTRE (Examens des rPc1·ne1'l) 1. :'-10S iJO:NTAGKBR 1. Oni. nos monts clominent Lrs pay;; voisins; ;\ l rnr piC'cl s'ind in ent J ,es tyrn.n~ hantn ins. Fier <le sa p;:1 tl'ie, A n t iel pu r et bleu , 'L'ont vra i SuissP erie: G loire soit

,t Dien~

2. Ci u1es embellies D u soleil touchant,

BoiR,

yallous, prairies,

Yons que j':lime tant, :\Journ f'OnYer ts tlf' .t:l:H·r, Colorés Ll e fen , Q11:111d le Snissc pa;;,;(', Il rend gl oire il Dien! ::. ~ou . jamnis r or:ig!' En fr:1pp:1nt lem·;; fl'onls, N'il p u yoir sa rage I<Jbnrnler nos monh;. Oui, T>i!'11 yons proti:•ge. Form idnblei4 tours, Ua uts ren 1p:1rts (lp 1wigc•, \'ous r ivrPz t011jonr;;.

-o2. LA GUE!tRID DE •rm~:'\'l'ID ANR L\·mpereur (l".\.llem:1g'1w voulait ol>ligcl' f;('f' snjet~ l'ffor111(•s dt• la Bol1Pllll' :t re11tl'f'l' d.111,: l'l'iglise t:1lholi1Jll\', c,•nx-ei se ,;oulf'Y<·l·enl: lc•nn; (·on•ligionua in•;,; !les contr(•es voi,:;inL·s leu r vi n l'Pllt ,•Il aille: il ~·t•rnmi,it a lor s tnl\' gnf'l"l'l' gfuét·nlP p l. Lt•nillh> qui <lur:1 de J U18 il HHS et :t l:1qndle 11rin•nt pnrt Je.:; n:itiou~ voisi11es. Des 111 il1 iL'l'>' !l(• 1· i11,·~ L't tk \' i llngt·s [nreul. cl(•truit;;, clc• y:1:stl'S t·r111t rh·~ rî·duiLP"' prc:sgne à !'(>lat Lle dé,,;ert. Lt•s !:suisse,; (':1 t holiq m•;i l't.rt'·form(•s rn rt>nt Pllgn gf'.os par Jem·s eorcli gioann il'( ·is l'!'i<lJC(· t i [,; :l pn•mlre parti !lmt~ r·ett,• guerrP: il ,; t•n 1·e11 I l a s:nge"S!' !l(' l'l'~ I Pr neutre;;, Cf' qni 11'!'!11pf•ci1;1 ]):lS tC]leJHlaut (]llPl(lll!'i, p:1rtiPS (le ]C>Ul'S fnlllt i f'l'('S d"êtrc rfl,·ngéPs var (les bnmles nrmfP~. -0-

:,. En 1802, le:s J1'rança is l'eti1·,:n,nl lem·~ tronp<?~ rlP l:1 Sui~~('. ,\JISHitût; 1111 Jl lOll VellH'lll 1·éyol11tiouuaire. nppP16 << Uuene <les billon,:» C>dn ta coutre le go11YC'1'11t'meut hely0ti (J1ll' qui sl' réfug-i n, Lle Rerne i1 Lausanne. L'ande1lllL' Dii:•t e ,w rénnit il S<"hwy;:. ~OllR la 1n·ési(le111·L· cl' Aloïs Jtecliug, pour diseutt•r lPs b:1;.;e:c; r1·u11<' nouYPlle constitution. An même lllOllit'tit, 1l11L' arlll&e <le 8000 bonrn1es, :=sous les orclrp~ tln g(··

nér:il B:1tlu11auu, <le Kiif els, nrnrcha couti'c les tronl)t'R

cln

go11Yerue1uP!lt eounuand&P~

pal' lP général A 1Hl•'rm:1tt et le~. b:1ttit vrè~ cl'Avcndws. _\. la demande du gouvenwmeut hclyf>tic1ue. Na11oléou fit rle 11011,eau oec:nper l:1 Snisse par les tronpes fn1n c;aisPs et clonna il lloü,· 1mys ,rne Constilntion CJUi fu l appe· lée : « L'Ac le de Uêdialion » .

Ti ois jom·s ,lptèi:;, un mal et·uel le s,li:sil, d le U Décewbre, i\ ~ heutes du soi t, lit p,noii:;se de Yérossaz était veuve de son pasteur, orpheline de son père! Et là,ha.ut, sm Je rot.:her qui ùomine ~t-Mamice où il Pst né, au pied de la Lh'nt-du-:Uidi, au 1111lieu de son veuple t,ien-ai mé, Je 1n·êüe 1Jieux et ins trnit, Je cuté zélé, l'éducatem dévoué, l'ami sûr, celui qui, toujoun; aimable et cou!'t ois, ~a rait 1:,i bien animer une société, al imente1· une con l'etsalion, le char11ie111 ·,. ainsi que l'apJJelait un de ses confrères de la con férence de :\[onthey, )1. Je chanoine l'. Bumier dott son dcrni t'l' sommeil, attend la Résurrection! -0-

Livres d'école. Yoici cowment. l',,Educateur '', org,,me de la ~ociété pédagogique de ~a ~ uisse romande, avv1·écie,dansson ~,i ûu 22 décewbre 1!100, Ltritlt111étique ü l"usage <les étoles prilllai1es (cours moyen et supériem), adopté var le Départcrnen L de l'lustrnetion publique du \ ' alai::;; "Ce ma11uel n 'est pa:,; une simple réédition des Elémc1ils cl'u l"ith111étiqte. Bien que l"ol'<lonnan ce généntle de IJ'oun·age soit restée la nif.me, cet te nouYelle éd ition con t ient plusieurs amélim·a tions ünport.:1nte1>. L a pnt ie tlléol'ique en est rewai·quable pa1· sa s impilidté, sa sob1·iété et sa µréc::ision. Beaucoup d"exercices Je ea lcul accompagneu t chaque lei;on. De:,; questionnait-es permettent au m aîti-e de s'assurer si les élèves se sont assim ilé les notion s enseignées. De nowbreux clichés sont intercalés dans le texte. La deuxièrue partie, qui e:,;t exclusin-•ment pratique, comprend environ 1300 prnblémes bien classés et gradués. Les 15 d ernièr es pages con t ien nent , comme réeapit ulation générale, des sé· ries de calculs donnés dan s les examens de tecrues et d ' autres problêmes. A.j outons que cet ouvrage est solidem en t cartonné et soi gn eusement imprimé.Vraiment, les écoliers valaisans sont bien

fa ,·orü,és cl".1 ,·oit· en trc les mains uu o·ui-

"' d e aussi. in-opte a.. cmTo·b or er J'PHseio·newent du maîtJ·P. ::S-ous i·ecowmandon~ chaileuren1Sement ce manuel à lou:s nuis co llègues de la 8uisse romande. .\. R

Bibliographie J,e l\'OV\'EAU LA. ROC~~E ILL FHTRE term iuP cette ,serna ine sn 21m<~ sé1·iL a n?c nn ti·ès ben u fascicule qui (·ontil'Dt, ontu· nne gnrnde nu·iét6 d'artieie:-; inth·e:,;sant::; e1 de jolies gra ,·ures, une superlw p l.w che en c.;o ulem:s 1,;m· la Gu11le : c:P qui donne, vom· cette sewle s(,rie, nn tota,I de treize phnchPs et c·artes en eoulents, ei deux 1n<.·n·Pilleux tablea ux s.rntbétiques des Fruits si virewent adrn irt>s lots d<:> ]pur a ppm·ilion. A ce point de vue, jamais une :,;étie n 'avait 1J1·ésenté une telle l'ichesse: a,joutons qu'el le ne tOillJJrend pas rnoins tle 4 i100 articles et 1173 graYures. l 'lns d 'un, à le feuilleter, tessentira sa,n:,; dou. te le désir tle posséde1· eet admirable <lid.ionnai1·P; il sent sage de :;e ü,'tk1· d'y sousi;tin~ si l'on ne Yeut pas sub ir l"augwenü1tion de pl"ix qui doit an>ir lieu au 1er fén ie1·. (La sél·il• 5 fr. ehez tou:,; iles li bn1.i res). -u-

Guide du majo•· de table. Van :,; nn pa ys où f leurit le banquet, il est inouï que l'ou n'ait va s v:l.us tôt sougé à nous doter du parfait major de

table. .No us l'.wons maintenant, les dieux en soient loués! Ce sont ~DL ,Jean Helarne et John J',enin, ptofesseuts, it Génère - J'his1:oit e doit recueillir lems n olll:,; ~ qui nons en on t doté. C'e::;t l'Uni on a.rtistique de Gen he qui I'a éd ité. .\près quelques mots bien sen t is sur l'importan ce du major de t able dans la société suisse moderne, Yiennent de judicieux conseils sur la fai;on protocolaire d'exf'rc:er ces hautes fon ction::;. , (\ Le major de t able p rend d 'aboi·d la p nro'le pour remercier l'assf'lllhl~e de


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n10nneur qui lui esl fait, wais il exige, vuur fadlitei- sa tâche, uue obéissa,uce et une discipline absolues. » ::;uit l"éuurnération, l'explication arec lllui;ique - de 35 bans -divers, et de GO refrains. <( Avant de elôtm·er 11a séance, ou encore mieux a mut la. fin de la première partie, le umj ot peut adresser quelques paroles de félicitation à l'auteur du menu et organiser une quête pour les gens de ,service. J) . PonrYu que le manuel n'amène pas un euc omb rement de la carrière! surtout <1u 'il ne C<>Ùle que 2 ft. (prix net). -

0-

L'Almanach Hachette. « L'alwanad1 bien compris 8erait un ex ce llent moyen de vu.Igari8ation >J. La

vln·ase est d'un écrirnin qui regrettait de voir éelm·e il la fin de chaque année un si grand nombre de publications pleines de ((l.Jom; mots J>, de gaudrioles et de sottises semblables. C'était aussi l'a vis de notre compafriote Viclor Tissot, qui larn;a, i'l y a huit ans aujomd'hui, << l'Almanach Hachette l>. Dès le prem ier jour, l'almanach noureau conquit la. fayeur du public et obtint un su ccès inouï, qui s-e maintient, qui s'accroît chaque armée. C'est que l'(( Almanach Hachette >J est non seulement un résumé de tous les calendriers du monde, un annuaire astronomique, un agenda plein de renseignements et de conseils, un livre de cuisi ne avec de nombreux menus et 200 recettes nouvelles, c'est encore une petite encyclopédie dans 'laquelle tous les sujets d' intérêt général sont traités. En voici du r este, une courte nomenc~ature: à t out seignem·, tout honneur, citons d 'abord notre hymne national, << 0 monts indépendants n; dans la même page se trouve le « Volklied >J du Transvaal, par M.l'le Van Rees; plus loin l'histoire des (( :Montres ·e t des Pendules)), avec de nombreuses illustrations; lr <( Berceau et le Nid>>;« A quoi ,se passe la Vie d'un homme >J; « Suis-je né

Sup1,Mmeut à l'ECOLE PRUIAIRE (N• 3)

so us uue bonne étoile>>"! (( Lignes ùu front et notre avenir»; (( Les lois de l'ar. chitecturc humaine l>; << Comment on marche~ jours apr ès s'être cassé la jam. ben; (<La l'eau>>; (( l'Influen:rn J>; (( le Langage dc·A sentiments dans le :::lOUlmei'l h;nmotique )) ; les ( < P lantes d' appartemeut n; les (( Berc ea ux et les Kids >>; la. <c Cha-;se ~1 conn e J); les (< }létamorpltos es d'u ne feuille de papier•>, elc. Impossible de citer t ous les articles, illustrés de plus de UOO figures. Et ce n'est vas tout. L'« .Umanach Hachetle i> offre eneote à ses ledeun! de n01nhreuses ptimes et 13 t:oncoul's nouveaux et amusants, dont les p1·imes représentent 370,000 fr.

Variétés Cartes postales. - C'est la ~uisse qui, pi-opor tionnellewent, utilise lle p lus de cartes postales illus,ttées. On explique ce fait d'abo1·d, pa:rce que la Suis-se est le pa;rs qui p roduit le JJlus de ((vues)), et que c'est une contrée des plus parcourues par les toutiRtes. Et les voyageurs d'agrément sont ceux qui se disposent. le mieux à envo,er des cartes illusti-ées. Enfin, la v1~oportion des All0mands, grands amateurs de cartes, dans le nombre des touristes contribu(• aussi beaucoup à. fai1·e de la Suisse le p~tys où l'on consomme le plus de cartes postales illustrées. ) :( Plaisantin aborde, sur le GrandJ>ont, un awi aYec qui il a encore fait sa partie le 31 Décembre. - Que devenez-Yous donc, mon cher, on ne vous a pas vu depu is le sièclle passé.

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Fin de Siècle

Combien de ceux qui ont fêté la fin Le dix-neuvième siècle de l'ère chré- du siècle dernier fêteront la fin de celuitienne va s'engouffrer dans les profonds ci!. Terrible question! Presque tous , et mystérienx abîmes du Passé. Prodi- mamtenant, reposent sous la terre funégieuse hécatombe des choses de ce monde raire. Mais que sont devenues toutes périssa?le., se poursuivant jusqu'à la Ré- ces âmes? Question plus terrible ensurrect10n. Pendant ces cent ans que de core, et que de graves pensées n'amèfaits et de méfaits, que de grandes et n,~-t-elle p~s à notre. esprir Combien, de petites actions, que de nobles et de Sils pouvaient reve~Ir , S écrieraient: basses passions, que de comédies et de « Nous avons trop v~cu pour la . terre, drames, que de joies et de douleurs se pas _assez pour le ciel! Ah! s1 nous sont déroulés sur la terre ! Ce siècle a pouv10ns recommencer une nouvelle vie vu mourir le plus grand conquérant des t~rrestl'e !... Que de sérieuses méditatemps modernes et naître un des plus tions pour ceux que la mo~t n'a pas grands bienfaiteurs de l'humanité. Na- enco~·e frappés!. Que_ ceux-~i,_ en la fin poléon et Pasteur sont deux gloires de du siècle procham, aient la JOlC de dire, ce temps, mais combien différentes ! Les en parlant_ de nou_s : « Ils sont morts conquêtes de la science éclipsent celles dans la ya1x du Seigneur_ et resplendisdu génie militaire. Que ne puissent-elles I sent marntenant de la gloire éternelle l » les effacer pour toujours l Et que dire Et pour ce peuple de braves qui de cette ~utre grande figure qui domine combat pour sa liberté, quelle émoude son ~mposa~~e majesté l'humanité vante et héroïque fin de siècle ! Ils ont t~ute ent~ère! dmgeant d'un œil sûr et o~é, une poignée, lutter contre des léd une __mam ferme . la barque de Pierre, g1ons ! Sacl'ifiant leur sang, leurs familau milieu ~es écueils semés sur sa route les, leurs foyers, ils ont, avec un stoïpar la, hame sectaire et l'irréligion r cisme légendaire et un patriotisme porté Léon XIII l les plus grands monarques au plus haut degré du sublime résisté de l'~urope se sont inclinés devant lui plus d'une année aux charges cyclopéenet lm ont rendu le plus éclatant hom- nes du géant britannique. Pour ces hé1~age de _respect et d'admiration, - Le ros dont la destinée appartient au siècle s1~cle qm ~'achève a été dur pour l'E- qui va s'ouvrir, quelle terrible, mais adghse romame. Les enfants de sa Fille mirable fin de siècle l Victis honos 1 aînée, 1~oussés ~ar l'aveugle secte franc- Honneur au courage malheureux ! · maçonmque , _lm _ont })Orté de rudes Enfin, pour nous, les heureux parmi ~?up~; le rat!o~ahsme et la Libre-Pen- les humbles de la terre, nous, qui n'as~e 1 ~nt a_ssa1lh~ avec un n. ch~r:nement V?ns connu ni la guerre, ni la famine, 1.a~°.hque , mais contre I1éd1nce de m les affreuses épidémies, ni les fléaux, 1~11e, les assauts du démon se sont ni les calamités que de douloureux ser~nsé~, comm~ . les vagues de l'O~éan rements de cœ~r, pourtant, en feuillecont1 e un navn_e au port. amarré: 1'tuc- tant le grand-livre de ce siècle avec ses l.u~t uec mergitm: I Pou~· n?tre Saint- dates nécrologiques et son bilan mor~è1 ~, quelle gl~neuse victo1re ! quelle tuaire ! Que de figures disparues! Aïeux, subl_ime fin de siècle! et pour nous, ca- père mère frères sœurs neveux quathohques, quel_noble orgueil et quelle tre 'génér;tions qui ont' sombré' dans douce consolatwu ! l'espace d'à peine cent ans! qu e de

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3 crue11es i1.1orsures pour le cœur, que de lque de :,;e lerel' avec cies dettes. Des pédésolants souvenirs ! chés et des dettes, nous en avons tou: , . . . 'jours plns que nous ne supposons. I ci Quand Je dis m fléaux, _m_ calamités, un peu là nn peu et on y est bientôt il f~ut, hél~s, une restriction; de~x jus11u'a'ux oreilles.' hom_bles p~~ies ont entaché n~tre dixCe sont les petites dépenses qui vineuv1ème siecle et menacent d a~taquer dent la bourse. L'argent est rond, il roule vingtième, deux fléaux dont, 11 faut ll' facHeruent. Jean Sansmalice achète bien l'avouer, nous sommes les propres ee dont il n'a pas besoin parce qu'il artisans, et qui menacent la morale chré- croit faire une bonne affaire; par consétienne d'un bien grand péril, ce sont quent il ,se vena. bientôt forcé de vendre l'alcoolisme et les mauvaises lectures. ce dont il .a besoin et apprendra qu'i l a On fait beaucoup pour combattre le pre- fait une h'ès mauvaise affafre. . mier et il faut espérer que le succès Il ne sait pa·s dire « non_>> à ~111 ~nu couronnera finalement tant d'efforts; en qui Je demande pour caution; 11 ~urne attendant les maisons de santé se peu- les grands dïners, il_ a bea.u~oup de Jours pleut des' malheureuses victimes de t~e. fêt e, une h~ble b:e.n se~·v1e ;, ~r1: fe~mm~ vrognerie, et disputent la place aux ho- fait de la ~01lette, 11 ne sur I e1lle pa:s pitaux et aux orphelinats ! Quant à la ses domest1q ues, et a vec le_ temps 1~ mauvaise littérature qui empoisonne l'ftme s'étonne que les termes rev!ennen,t s1 aussi désastreusem~nt que l'alcool em- rapide~nent, <l ne les créan c:1er s recht. f ·t trop peu ment s1 haut. , por~on~e 1e corp,~, Oil a1 p~u, . ' Il a semé son argent sm le champ de mais si peu ~u Il est permis , de tiem- l'insoucianee, et il est surpris de ne rébler. pour 1~ Jen~ess~ future, a, laquelle colter que la misère. Uepcndant il espèla hc~nce 1Ittéra1re Jette_ en pature les re toujoms qne que lque he ureux hasanl créations les plus malsames de la pas- viendra le déli vr ei- de sa situation diffision humaine jointe à l'athéisme . et à cile et il s'enfonce toujo.ut·s davantage, l'intolérance des ennemis de l'Eghse. san~ se rappeler ce prover be: <<Le Malgré tout, cette fin de siècle, i:i temps paraît long à c,i ui attend >). . . pleine de rudes enseignements pour tous, Dans ,;a défresse, ~l se r en~ au mai sera pour tous une bonne fin de siècle, cll~ les poches :·ides, il a.cllète a quelque si nous emportons dans nos cœurs, pour pnx que ce soit, donc 11 payE: p lus du le siècle futur, la satisfaction du devoir donble, et il s'embourbe touJon rs daaccompli et le solennel engagement de va~;age. . ,. , · ,. faire toujours mieux et de ne nous C est afors ~u·1l eornmence_ a spécu;<-1, écarter J·amais du se~tier de l'honneur à use r de petits tours, de ~ils moyens, car un sac vide ne peut temr debo. ut. l Ia vertu. et rn • . · d 1'at nrellement, 11 n'en 1:és111te n en e Sion, décembre 1900. SoLANDIEU. bon, eai· toutes ees rnses sont comme ------1-ades toiles d'araignées; il s·y prend quelques monclles, mai s nu coup de balai "f . les enlève bientôt. On ne peut réparer ses souliers avec (ffoitc et fin) du papier- d'emballage, on ne peut bonVoici ma devise: Pa.yer de suite et se cher une v itre cassée a;vec de la glace, garder des petites dettei;. Les petites et on ne peut pas davantage, an moyen notes sont faciles à payer. Paye ce que de tontes sortes de ruanœuvre_s et de tu dois, et tu sautas c eq ne t u possèdes. spécnlatious, t·et enir une mmson de Il vaut wienx se coucher sans souper 1.:omwer ce qui va s'écrouler.

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, b. d d d d tt Lha itu e e,. a1re es e es

I

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rne fois que ces spéculations fraudu- jamais pi-omettre de pa.,yer s'il" n'a p, leuses ~ont mises au jour, leur auteur la certitude de pouvoir réellement h :,;e tl'OtJYe eomme un t onneau de poudre, faire à l' époque convenue. ceux q ui rendont tout le monde é vite Je voisinage. voient ét ernellemeut l e paiement pal' On dit que la pauvreté a.joute un de telles excuses ne méritent pas sixième sens aux cinq que ,]'homme pos- grâce. « Je regrette beaucoup >> se dit sède et cel a senüt n écessail'e en effet, aisément, mais car beau coup de débiteurs pataisst>nt <<Cent ans de plaintes et de chagrins, aroir perdu leurs einq auü-es sens ou ~e diminuent 'l a dette en rien de rien J>. lJien être nés sans jouir de toutes leurs Je crains cependant que j'eusse pu facultés, paree qu'ils semblent s'imagi- faire ces bonnes Jeçons avec aut ant de ner qu'en empruntant on peut non seu- succès au coq et à la poule de mon seilement faire des dettes, mais aussi les gneur qu' à d es gens habitués à dépenpayer . ser ee qui ne leur appartient pas; car Ces gens paient Piene avec ce qu'i ls les gens de · eette sotte i-eçoi vent les ont emprunté à Paul, et ils se figurent bons conseils par une oreille et les laissortir ainsi d'embarras, tan dis qu 'ils ne sent sortir par l'autre. font que retirer un pied de :Ja boue pour Eh bien! celui qui ne veut pas écouter y metü-e l'autre. doit s'attend1·e à bien des désagrément s, Il est difficile de ton dt e des œufs ou et celui qui dédaigne le conseil à bon de t irer des clleveux d'un pla.tean uni ; marcllé se verra 0 bligé de payer bien 111ai,s ces deux choses sont faciles en cller le repent ir. comparaison de la tâohe de payer des Cependant po111: les jeunes gens qui dettes a,ec des poches vides.. vont ent rer dans, la vi-e, une bonne paSamson était u nhomme fort, mais mle vaut de l'or; c'est pourquoi J eau malgré cela il ne put payer de dettes de la Chai·rue se permet de leur faire sans argent, et celui qui croit y réussir à ee sujet un petit sermon, divisé en au rno:yen d' expédients, n'est qu'un fou. ces trnis par t ies : Dépense toujours un Aller emprnnter de l'argent à la ban- peu 11mins que tes moyens ne t e perque, c'est comme quelqu'un qui saisit mettent - ne fais jamais de dettes un 1·asoir au ruoment de se noyer; juif e t sou viens-toi de ees mot s.: <1Qui fait des dettes a des soucis >). et gentil, tous deux, en prêtant de l'argent, tirent les plumes de l'oie, tan t qu' ~ w il en reste. Pour s'a.c quitter ùe ses dettes, il fa.ut d iminuer ses dépenses et économiser les l'ecettei;; on ne peut pas en même t emps Quelle que soit sa condit ion socia:le, dépenser son argent et en payer des la femme qui ha.bite la campagne a un det tes. beau rô,le à remplir. Diminue ta nourritme, si ta bourse Ainsi ellez l'ouvrier agricole, de la est épuisée. Ne c1·ois pas que tu p uisses femme dépend souvent la. prospérité de JJayer tes dettes autrement qu'avec l'ar- la maison. C'est ellle qui encaisse ou qui gent comptant. ya recevoir le salafre de la quinzaine Les promesses font des dettes, et les ou du mois; e '·est eHe qui achète ce dont dettes produisent des promesses, mais le ménage a besoin; c'est elle en un mot les promesi;es ne peu,ent point payer qui est la ca.i:,;,s ière et la directrice de la de dettes; JH'Omettre est bien, faire est maison. Efüe doit savoir équilibrer son mieux. budget et même économiser un peu ch aLa paroile de l'homme devrait être que an)n ée pou1· les ma.uvaï.s jou rs. aussi sûre qu'un serment ; iJ ne deyn\it C'est d'elle que dépend bien souvent 1

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La femme du cultivateur


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lue!,

la conduite de son mari: s i la femme de la basse co ur, etc. est douce, préveuante el bonue, el le i,;~.uLa vie JJai.riarcbale de_s premiers àges ra consen·er son mari près d 'el le au h en i,;e retrouve l à; les ouvriers de la ferme de le laisser dépenser au cabaret l'ar- et l e maitre des champs qu' i1i,; c1ùtivent, gent péniblement gagné. forment une même famille dont ·l e chef On voit donc que chez ,l'ouvrier des est l e propriétaire. Sa f emme a des dech amps le rôle de la. femme est très im- voirs à l'empli r analogues à. ceux de sou port ant. Mais il ne l'est pas moins c h ez épou x. le ménager ou cllez le méta.yer. C'est à. C'est toujours la directiou tl'un w.éla femme qu'incombe la charge des be- nage, mais d'uu wénage agraudi. soins matériels du ménage et de la nourDu reste, daus l a grande ferme cOlll· ri ture des ouvri·ers employés dans la me cllez le plus modeste traxailleur des ferme. Sa sollicitude vigilante r:;'étend champs, la. femwc partout a birn de la à la d irection moral e des serviteurs. besogne. Les soins du béta.ill et de la basseAussi donnCl'ons-nous à nos l ecteurs cou r sont encoee de sa compétence. Elle e u quête d ' une dou ce moiti é ce sage travaille aussi aux champs; eiHe e xce l - conseil du poète des Cl,a,nts <ln vayscm: Je surtout a u x travau x demandant plus P reuds-là d'aplomb sur ses liauches, d'adresse et d'agilité que de force; pourDe corP;'> sain_. ù'aspcct nerveux, tant des corvées même péni bles et duBella mcme, si tu Yeux; , , ., :\'lai::; si ses muins sont trop blauclle8, res ne ~u1 f?nt pa~ peui ·. . Crois-moi, paysan, <:roiH-moi: Aussi doit-e lle etrc forte et bien ùûNe la prends pas, jaruigoi! tie, robuste et ayant du cœm · à l 'ou Ces mains ne saYeut ric11 faire, vrage. G'Œt du travail pour la mère S i d e la femme du ménaget nous pasl!lt c'est du souci ponr loi! sons à celle du ferm ier en location, nous voyons que son rôle se renferme (mais là elle est toute pui ssante) danr:; le ménage, la direction d e la basse,cour, la sm-veillance intérieure, et même dam; celle extérieure en l' absence de sou au Château de St-Maurice d' Agaune mari. en 1485 C'est e n cor e la femme qui, a idée d ' u -0ne bonne, fait l e pain, bat le benne, C'ét.1 it. sous l'(,pis<:opnl de Jocloc- tlP ::;ilineu, abreuve les veaux, é lève les volailles, C'ultive Je j ardin, aide à la traite des et eu l'an de gr11ce H8j. l•'rau<;oi~ ùe Flalé~1, vaches, prépare qes repas des ouvriers, seigucur de Yit-gc, de Ycnlliône, tl'A11c:1Jet c<t autres lienx euc:ort•, ét:1 it go1n-e1·ue1n· de 81· e tc. La femme du cultiva.te ur en location l\lauric:1•. C'étai t n11 lJOlllllle anssi Yt>rtueux est, sans contredit, le type de la fer- que brave, partai;eant sou temps entre J';ulmiuh;f.rntiou tl<' sa gonYerua.uccctlesjoies de ln mière. Graviss,ant nn nouvel échel ou de l a famille, qu'il sa vnit varier et rell(lre touJoul'K hiérarchie social e, nous arrivons au rôle attrnyautes. Aussi, :;ou L"hflteau llospitalier de ila femme de l'agricuilteur-propriétai- était-il tlc'"euu Je rendez-vous cle tous les re. Elle n'a. plus .Jes ptéoccupations ma- chatelains d'alentour, et les soirées magnifitérielles de l'ouvrière agricole, de la ques qu'il y donnait, le t hème orùi11aire cles ménagère ou de .l a fermière. Son rôle naïfs commérr1ges de ce bon vieux temps. Eu est très res.treint, majs son impottance ce te mps rle joyeuses festh·îtés, tl o11t le souven 'en p ersiste pas moins. H consiste dans nir fut longtemps I1:>ge11clnire, le Réveillon ùt• la s n rvPilla 11 ce du ménage, d u petson- l'année 1485 oc<'u pe une vlacc :spécia le, tant

UN R:ÉVEILLON

il surpassa eu originali té et Pn ma g11ifi<:euc:e de ::'\orille, les cl'Alli11ges, les Du Roser, seito-1it c:e qui s'était YU jusqu"::1lors tlans les plus gneurs de i\Iorteua.y, les De Châtillou-Larriurielles comi; seigneuriales du temps. gcs, <.le CollowlJey, les De Neuvecelle, les De En cette veille de Koël mémorable ùa11s les Quartery. f;iRtes tle rantiquc castel, la lune et les étoi- Les clames étai en l Yêtues <le robes et cle !l's lJrilla ient d'un éclat d'argent dans un ciel houppelandes his toriées, ft lougne traine, colanx teintes métalliqnes; la neige tornbait par !antes et tissées cl'or ou rl'argent, tl l'apan t iu tcn·alles en tle r al'es et gros flocons qui d'une fa!;on snil1)t11rnle le corps uaturelleyolligeaient clans l'air glacé comme de fan- ment gr acieux des nobles c:llâtelaines; à lenr t:istiques libellules aux a.iles poudrées d'her- ceinture de velours. lamé, de superbes tuimôuiine; les noirs bouquets de sapins qui, en ce 1nièl'es de riche étoffe borclée tl'or se balautemps-là, envi ronnaient la demeure seigneu- ' !;aient arec grftce clans un somptueux f rouriale, revêtaient, en cette étrange nuit, l'as- f rou de lourde soie; des colliers cle pierres pect d'informes spectres étenclant vers Je ciel précieuses é tincelaient sur leurs épaules; ,Je Jougs bras décharnés. Et les petits h'ai- quelquet-unes d'entr'elles avaieut coiffé le oraux al'moriés oil cle gentes fla.mes et cl'élé- gr:1ncl beunill à YOiles f lottants, d'autres g:iuts cllev11liers avaient pris place, clé:t'il aient l'escoffion eu turbnu, tl'autres eucore le housans lJruit, semblables à de magiques appa- uet eu cœur; les seigneurs, cllern lien; et auritions, sul' les chaussées ouatées qui couclui- tres gcutilllommes re,·êtaicnl Je h:1ul -de· 1·hausses et le pourpoi11t tle velours; ils por~aitmt au célèbr e manoir cl'Agaunc. Les portes tlu château s'otwrnieut :l tleux i nient l'épée, cllnnssaient de comtes bottes battants tleYant cha.que nouYel équipage, la. fourréeR et éperouuées e t coiffaient tle peti<·our apparaissait bl'illnmllleut illuminée, pa· j tes toques de ,eloui·s bordées cl'henniue et g~s et Yarleti, ussumieut les llonneurs de la ,;urmontées cl'aigrettes cle plumes. récepliou aux inYités, puis, tour à tout', ces A.près que le gou,erneur eut souhai té la ombres s'eugouffrai eut clans les escaliers en lJieuvenur à !les ùùtes, ch acun prit plu<:e sur tolimaçon tlu donjon pour guguer le corps les escnbPanx et ar<:hebans de la salle; ('C' fu t <1,• logis et les appn rteme11ts, oil le sire de un momen t. de brouhaha charmant, peudaut !'latéa, aYec la plus e.:\.q uise grflce ge11tilhom- lPquel tlnmes et seigneur;; se combln ieut tlc uwsque, acc:ucillait chaqu~ nom·el arrivant politesses et d'aimables attentions, au milieu <l'un laege sourire tlébonnilire et leR lleux rln brnissemcnt de la soie et llu cliquetis clcs mains tendues ,ers lui. La dame de P latéa, épées; pnis aussitôt succétla un si lence sole11RCS deux fils-chevaliers et ses damoiselles, uel. Bieutôt. sous le flot des candélabres c•t les fonnant demi-cercle autour tlu seigneur, s'indi11aient profondément et cléi:;ignaient il tout r egards charmüs cle l'assistance, un jeune m(,nestrcl apparu t :iu wilien cle la salle, por\'enaut la phice qui lni était désignée. La salle où l'on allait fêter le Réveillon lant à sou cou une lrnrpe dout il pinça langouC>t:iit tcmlue de lonrùes tapisseries brodées, re u1;<.>me11't les corder:; en s 'inclinant profouclé.;arnie de crêùcuces momune11ü1lcs, de lourds u:.cu t. 11:illuts tlc chêne ri<:hemeut sculptés et ar- 11 se mit iu co11tiueul à chau ter: 111<1riés, tlc candélabre::; dorés, cl'élégants esca- 1<L'alll'>gresse est :,;ur la terre, le 111011dt· u<'aux recouvert,; de velour s et de soie, etc., tressaille do lJonll<.>ur, les étoiles dn firmalort'( de tout le luxe sévère lle cette période ment, les oisen nx dans leurs tloux nitli:;, et les finale du moyen-âge. Auges dan s les cieux, ch auteut la uaissance Yers clix heures du soir, tom; le;:; in ,·itês cl11 San,eur. )) ét:i ienl là et la sa lle était comble . .-\.u nomùre Les dames et le;; seigucurs répomlireJ1t: tlPs seigneurs et autres geu tilllorn1ues pré<<Hosanna!)) senls, on remarquait les Paërnat. de i\Iou- Le ménesb·el repri L they, les nobles clc i\Iouthcolo, Yidommes cle 1 <( Entonnons la louauge, cù:rn lous Je dou x J.eytron, les cl'Arbig11on , les rlc l\Iartig11y, les mystère tle .lésns-Rêclernpteur; a utour de son


!Jerceau, la pau\'l'e créche de Bethléem, mettons-nous à genoux, ponr l'adorer. » Les clames et les seig neurs continuèrent : « Glorici, in ea:cclsis Deo ! )) Le carillon de !'Abbaye se mit e u branle, faisant vibrer les vitres niellées des fenêtres; an même instaut les échan sons du châ.tea u f irent leur entrée clan s la salle, portant channes et g·obelets d'argent; des pages en riche livrée de soie présenta ient cle petits gâ.teaux sm· des plats de cui vre doré armoriés; les (lames ùuntient de l'hydromel, les seiguenrs du Malvoisie, ta.ndis q ue le sire et la dame de P latéa. faisaient Je t om· cle l'assistan ce, levant leurs gobelets à la s!mté de tou s, et en adressant à chacun quelques paroles aimables et de circonstance. l\Iinuit sonnait à la vieille basilique. An dehors,la neige avait cessé de tomber et les reflets limpides de la June éclair.a ient la vallée d'un j our ùlême et fantastique. L:i cloche aigüe cln beffroi mêla it sa uote stridente au roulement grave et sonore d u gros bourdon abbatial. Sur un signe du seigneur de céans, tout le monde s.e levn, les chevaUers offrant la main aux nobles da mes et clenx par deus, lc8 invités cléfilèrent en cortège vers l a cour oü les attendaient leurs pimpants équi1rnges ga rdés par les écuyers cle la maison . Tôt aprè·s, les clestl'iers rasaient le sol et arriva ient Yers l'église où la. foule des fi dèles se vressait, compacte et recueilli e. . . . .

•

La femme du Boër

Depuis bien des jours, elle marcha.it :'l !"aventure, soutenue par l'espoir de le retrouver vivant, son E lof! Sur s a.route douloureuse, elle avait interrogé vainement. Le cc commanllo ,i de Corrau. ge, dont faisait partie le Boer, n'avait pas laissé cle tl'aces. Il était perdu, 1.10yé dans le rapide monvetnent d'hommes q ui surgissaient de partout à la fois, qui apparaissaient souda.in sur u n point, au moment où on les croyait éloignés de plusieurs milles, et qui dispa raissaient, le lendemain, aussi rapiclement, aussi mystérieusement qu'ils étaient venus . Courageuse, Edweege marchait toujours, résolue, farouche, les ha bits déchiré::;, les piedssaignauts. Un jonr, aux environs œrn, camp que l'ennemi av::üt dû sur prendre, elle avait t rouvé un cheval, errant, et elle a vait santé en croupe, sans selle, sans bride, cn11nponnée à la crinièee, l'excit ant de sa vt>ix â.pre. E lle passait, emportée clans un t ourùillon, sa lourde cùevelure flottant clans le veut, comme une figure de rêve, comme une de ce,; amazones que décrivent les légemles. La. nuit, depui s longtemps, é tait tomùfce. Dans le gra url silence des plaines, pas u n cri d'oiseau, pas un hruii:: le c:'.l.lme doux, l'en d ornrn nte lourdeur tles ùelles nuits austrnles. Le firmament resplcudissait d'astres d'or. Au loin, une ligne d'encre rayait l'omùre : des ,c kop j es ,i se devinaient, barrant la campa-

La neige recommence à tom ber vareille à ,les larmes d'archange, les dernières oraison s (>X:pirent sous la nef, les paisibles bourgeois ,,mmitouflés regagnent précipitamment leurs humùles demeures, que domine Lle sn masse noire et imposante l'antique manoir cl'Agaune, et, par tons les chemins q ui rayonnent autour de la. dté des glorieux martyrs, les petits traîneaux armoriés passent comme de falrnleu~es gondoles, emportant vers les cl.Jftteaux emlormis, les derniers adeurs de cette scène historil)ue émonvante qui marque l'intersec.:tion de la cllüte de l'aristocratie féodale et l'établissement du pouvoir épiscopal clans le vieux pays de Valla.is. SOLANDIEU. Sion, Décembre 1900.

gne.

Et somlain, dans cette nuit radieuse, cla ns la belle n uit bleue, un chant s'éleva. Eclweege le reconnut. Les Boers étaient Ji'L! Etlweege se retlressa . Lecha ntcontinuait là bas, très loin, s'élevait majestueux vers l a , voûte du del. Et c'était beau, d'uue beauté inconnue, sauvage et grandiose, ce c!Jant proffré par des mill iers de bouches mâles, ce chant de brnves qui, demain peut-être, tomùeraieut sous le gral.1(1 soleil, pour Ja patrie, abandonnés aux becs des oiseaux tle proie . II. EchYeege mar chait: à l'aventure, i'L travers les fondrières, clans les pierres et !es grande~

herbes brûlée~ par le soleil; au tour d'elle, une odeu r ,'.icre moutait de la terre. En avançant encore, ses pieds s'embarrassèrent dans un obstacle. Elle trébu cha. Alors, ellecherclrnà voir: elle avait heurté uu mort. Avançant to ujours, elle trouva cl'nutres carlnvres, des corps mutilés, tombés clans toutes les positions. Les uns gisaient la face enfou ie clans le sable; d'autres, les yeux grands ouverts, regardaientle ciel, Je beau ciel d'opale qni, ce soir-hl, semblait s'être paré de 1.out l'o r et cle toutes les pierres précieuses clu · Transvaal. Il Y en avait d'affreux, tordus clans des spasmes de souffrance horrible. Les mains d'Eclweege, qui palpaient chaque mort, rencontrn ient nue chose plus horri!Jle rn<>ore: une t ête détachée du tronc, épouvantaùle, s:1iguaute, hideu se, et rl ont les yeux S('l11 blnient la regarder fixement ! E lle jeta un cri d'effroi et s'enfuit. Oü était-elle maintenant? Uuc sorte cl'étroit vallon clescenclait yer s nne r ivière, dont elle apercevaH v;1g uemcnt la ligne sinueuse, r eflétant le ciel. Iù encore on s'é tait battu. Des corps barra.lent la ronte; <lrs armes jonchaient le sol. 8ouclain, comm·e elle atteignait l'extrémité dn vallon, un bruit, cle l'autrn côté rlc J'enu, eu fa ce d'elle, la fit s'arrêter. Sur ln. rive opposée, des masses uo.it'es remnaient; elle perçut un cliquetis d'ar mes. le hcmt rln fer, un bruit d'essieux; puis, des voix s'élevèrent, descommaudements br ef s, mêlés ii. cles hennissements de chevaux. Aussitôt elle comprit.

Le vallon, aboutissant à. ln. rivièr e, devait se pl'olonger, par un gué, de l'nntre côté de l'eau, et ceux qui vena ient lii, c'étai ent des ennemis. Les ennemis qui cher chaient i'i. passer le ~ué ! ...

D:rns la nuit, le chant des Boers cont inuait, inrliquant ayec certitude le point qu'ils avaient choisi pour le combat du lendemain les <c kopjes » où ils attendaient l'adversaire'. - ii. moins <]ne celui-ce ne les surprît clans la unit même. Les yeux rl'Eclweege perçaient les t énèbrei::. De l'autre côté de l' ea u. elle vo~·ait ass ez cl is-

t inc tement s'agiter hommes et chevaux. Il y av.1it là de l'artillerie, des caissons, IJeaucoup de moncle sans doute. Une masse cl'ombee seclétacba; des fouets claquèrent ; des cris ren tentirent, plu s impérieux. Les pièces s' avançaiEéut. Puis il y ent un chaos, un bruit cl'ean, uu éclabou ssement: la. ba ttet'ie trn versait. III. Edweege revi nt snr ses pas. Au hasal'd, dans l'obscurité, clans le sang. parmi les corps, ses mai n s cherclrn ien l; une arme, des balles ... Déjù, ln. première p ièce avait tra.versé l'eau . Les pr emiers cllevanx cle l'attelage avR.ien t atteint la rive et gagnaient le vallon. U ne seconde pièce s'engagea it sur le g·ué. Frémi ssante, les cloigts crispés snr le canon rl e sou arme, Ecl,.-ecge regardait . 'l'out-à-conp, un éclair brilla. L 'nn des cbeYilllX de l'attelage qui était en core dans la rivière t omba. Les autres, effra yés, Re cabrèren t, et lfL pièce~ tonrnn. nyec ses caissons s'embourba, barra n t le gué. ' Un second coup rle f eu sn ccècla an premier . . . pnis nn n utre . . . un ant re encore ... E t ce fnt ainsi penclant long temps ! De seconde en Reconcle, l'entrée mystérieuse clu vallon s'illuminait : une balle sifflait et frappai t à coup sfl r . Su l' la rive opposée, les Anglnis, surpris, èrnpêtrés clans les attelages affolés, ignorant ce qui se passait devant eux, essayaient cle faire tour ner bride et ne pru·venaient qu'il augmcut er le tlésorclre. Dans cette unit, tou t se mêlait. La voix rles officiers n'arrivait pin~ aux oreilles des hommes; cles coups de fè\1 part aient à l'aventme; les soldat s, sans même en n.voir reçu l'ordre, faisaient feu, t iraient par lJabitmle, san s s:woir sm· quoi , droit dévant eux, blessant on t uan t le nrs ca , maracles, clont les plaintes a idaien t il ln. confus ion. L a panique grandissait. .. Combiencle tem11s cela clura-t-il? Eclweege avait tout oublié. Blessée, sau, glante, ivre de lutte, elle tirait au hasard dans les masRt>s affolées qui s·agitaient devant elle. Dix fois elle avait jetê _loin c1·ene


numero a·acceptauon ae11mt1ve

8 XX0 année sut, arme bnilatltP, a nssi Lôt rcmplac;éc par Unè autre, vris\' à nu i.nort, Dans le ciel, l'anbe se lev:1it, éduirant les objets cl'nne lueur de rêve. Soudain, en arrière d'ELl wPge, une troupe aecourut. Les Boen;, attirés pur le bruit des coups <1<• feu, avaient envoyé quelques hommes en reconu:üssance . Ceux-ci descendaient le valIon. Ma is déjà l'cunemi retirait ses attelnges d e leur position critique et, renonçant à son conp de surprise, battait en retraite. Dans le demi-jour q ui régnait,les Boers a rnntnient prudemment. Sous leurs pas, les ca cla v rei-; des corn bats <les jours précédents encombraient le sol partont <lu sang! Brusquement, devant en::s:, montant vers Pnx, une forme h1unainc surgit, brandissant nnc nl'me, cr iant des mots qu'ils n 'entendaient pas, tanclis que, de l'antr e rive, nue dernière snl,e partait et que les balles anglaises crépitaient autour Ll 'eux et l'icochnient sm· les rocbers. L e cbef du détachement, cr:1ignaut une snrl)ri;,e, ordonna. le feu .

Variétés Les yo111ins de Paris. -

G'cstune bellp

chose que la st atistique, et parfois une

chose très gaie, mais pas tonjo'llrs malheureusemen 1. ü n <( professeur de Paris )), qui ne fait eonnaître ni ,]'établissement n i l'enseignement auquel il appartient, pn.b liait réeemrnent quelq ues chiffres qutln << Fram:c de demain·)) a Teproduiüi « s ans eommentafres )), les j u gea.nt « aussi tristes que significatifs>>. Ce pédagogu e attristant a affaite paraît-il, ü 42 élèves, âgés de 8 à 11 ans. Il a dressé la -liste de ce qu'on pourrait appeler lems igno1·ances,. Et il a, fait dei, décou vertes qui lui insp irent des inqu iétudes su r l'a venir {le son pays. · La. moitié de ses diseiples n'a, aucmw idée de Not1·e-Dame, d n P anthéon, de L-'ue-de-'ü·iomphe on du Louvte. Beaucoup u 'ont rn&rne, pa1·aît -il , jamais vn la Seine, ce qui est yrairnent étonnant ])0111' de jennes Parisiens. 1\1ais ee qu'il .Y a de p lus extrao1·dinairr, c'est q n ' m1 iY seul de ces petit:; Paris iens déclare n 'a· Le soleil, maintenant, flamb:1it nn ciel. \'OÎl' jama.is YU de ha t·eau. Où don(· ks Dans le yallon silenci eux oil pomrissaienl antrt:'S, qui n'ont j1:1mais vn la Seine, et les corps, nu gronpe tl' llommcs, penc:llé vers qui « n e so nt jamais sortis de Paris n, une femme couycrte de s:iug, eR~nyaient ll c ln ont-ils bien pn YOir des bat N1ux'? Et· rauimet·. que di1·01it ceux_ qu i ont tant cle fois at"L'un d'eux, qui avait couru à. la rivii're, re-· cus6 . la. tour E i ffel d ' ét1·a.se1· P aris rh• 1 vint bientôt avec nn p eu d'eau, dont 011 lava sa silllon(:ttc l:'IlC:Olllb :aute, ~n ,1ppn :uant que I de ces pet its écoli ers pal'lle Yisage cle l'inco11nnc; snbitemeul, l'h omme sien s n'ont jmnais ap er<;u (·ettc tou'l' d(• qui clirîge:1it la petite troupe, l'homme q ni 300 mètres'? Et où donc ont pu f>trP :-;Payait commandé le feu, poussa 1111 eri: qnesüés denx nuh-es qn i n'on t :jamni:-1 - Edweege! n 1 ni loc:ornofrn:> ni vagons '? C'était E lof. Et comme si ce cri déchirant, cet appel supt·ême l'av:iit t ir6e <le la unit oü clic <leRcenclait cloucement., Efl"'eege, l'liéroï(]ne femme cln Boer, onyrit ses gra.ncls yeux cle flamme. Elle yit J'hommeet le reconnut. U n sourire fle tendresse illurniua son , isagc. si p>lle sons 1,, R,tug qui roulait. Et elle clit _tcmlrPmcnL, tan<lis que s:1. maip réponclnit .rn prPSRcmcnt ll8 la main cl'Elof: - .Te san1i s bien. va , que je 1.c retrouverais! E t elle expira.

N° 4

Le <c p1·of't>ssem· de Paris>> qni ,t so118 fh·nle ces peiits phén omènes nous npp1·end qn'i l 1enr enseigne « l 'bis loi1·(• des ci ri-lisa.tions gau lo·i se, romain e . (:'t franque ! >> Et eel'i pron ve la sagesse du 1n·ogr,1rnme; ear, comment p:u·le1· ch· ciyili sation contemporaine ~t des enfants n fs Frarn;.-üs et Parisiens qui ignoi-ent la. Seine, lt:>s chemins de fer , les omnibu s e1" l a 1'our Eiffel! S,l

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REVUE PEDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS L ES AUSP ICES DEL/\

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No 03 l'Ecole primaire, 1er Janvier 1901 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu