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No 05 l'Ecole primaire, 20 Janvier 1895

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12 C ommunes

E coles

St-Gingolph

Filles

T roistorreuts

Garçons Filles Ch emex, m. Cltenarliet M:orgins, m. Garçons

Vald'lllier. Vionnu.z

XlV"'· ANNEE 3 Ré v. Sœurs de la tation de :M:arie Adolphe Dubosson 2 Ré v. SœUJ·s de St-Joseph Sœur Marie Sér . Aurélie Pen ayaz EDOUAR D M:ARCLAY

Angelin Vaudan Basile Esborrat 2 Rév. Sœurs de tst-.Jos~~nlol Filles Remy Vaunay Garçons Fill.et élém. rn 2 R . Sœurs Urs. de Brigue Rever eulaz,g. J os. Mariaux f.

Vouvry

Garçons I II Filles I et II Ecole enfant. Miex , m .

Marie Carraux

Enseignent hors du Canton : MM. Fr. ~lanchut, à Ulr. Gailland, à Bioley-Orjulaz, Mee VJtto?., à JILOIItUim'L MH• Pél. Parve1:, à Vevey (Vaud), M. Ernest Gaillard, l'institut Augusta, à Hilver sum (Hollande). (Sauf erreurs ou omissions que l'ou serait bien aise voir sig naler à. quide droit.)

ECOLES NORMALES Elèves-i nstituteurs de lang u e frano a is e II• ANNÉE. - Barras François, Berthod J oseph Jean Delaloie Emest, Doit .Joseph, Fournier Glande Alber t :à'Iichelod Maurice, Pralong Jean, .Joseph, Roh Àlfred, Terretta~ Angelin et Ma~ri~~· r ent J oseph, Vergères Jean , Vllletta7. J os. - 16 eleves. E léves-in s t it utrices de l angue franoaise II• ANNf:E. - Abbet Emma, Besse Antoinette, Bochatey E mma, Bonvin Ambroisine, Rruchez Henriette, Cur~y Octavie Debons Elise, Dissimoz Mathilde, Gross Anton1e, Leuzing:et· Marg., Luyet Rose, Michelet Jus.ti?Ie, Pottier Irma, Roduit Aug usta, Vallet Berthe. - 15 elev.es.

l'D 5

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SIO N 20 Janvier 1 ~9 5

'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS L ES AUSPICES DE L A

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. P r ix d ' abonnement pour la 8uis111e, 2 fr. 50 . Union postale 3 Cr. ~nnooees , pria, 20 cent. la ligne o•• son espace. Tout ouvrage dont l' Ecole primaù·e recevra deux exemplaires aura à une annone•• ou à un compte·rendu, s'il y a lieu.

SOMMA I RE: méthodes et procédés. - La s anté et les rés. - La franchise. - Conseils p édagogiques. leçon orale à l'école prima ire (sltitc}. - Apprentissage l'écon omie domestique. - La lect ure à l'école primaire Partie pratique : Eurdces d'iwul!lltz'on. - Va: L'ltiver (poèsie}. - Supplément.

Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1., secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion. U.. ';I..LuullliU.:r, 'Il

emnres et

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. t ve vu mes multiples Dans .l'impossibilité d~: ie t~:t:so~es 'lettres de doulouoccupatJOns, de rép~n t parvenues à l'occasion de reuse sympathie qut me so~ à cette place toutes les d .1 · A viens remercter Il sont très nombreuses, particumon eut ' J ·p ersonnes - et e es . nant _ qui ont bien voulu lièrement dans Je co~p~éen~:~: Je conserverai précieusem'exprimer leurs con o an . . e d'affectueux ment les missives reçues en témOJgoag

souvenir.

.

P Pigna,t l •• secrétaire à I'Instruchon ..

publique,

éditeur de l'Ecole pn.malre.

.

Chronique et avis scolaires Notl'e publication.

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Un supplément de 16

pages est joint au présent N ·

.A.""Vis important t . Çl sans eu refuser l'un 1. Les personnes ?~ ont ;e l'ECOLE PRI~lAIRE, ~u l'autre, les N 1 e bonnées sont priées de étant considérées C? mm~ acartes de rembours qui réserver b~n apr accuèell seront lancees s e ~ouvel An' soit anc ou après

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les Nos 4 et 5.

'. 1 normale n'ayant, par • • M le Dtrecteur de 1 eco e t de l'Ecole pn* . réclamé l'abonnemen f ·n : inadvertanc~, _pas d 2m• année qui recevaient la eut e ·maire aux eleves . e b t dans l'enseignement cette en 1~9:S-94 et qut dlé ute~ ·a bien faire bon accueil à année-ci, ce perebcnne voe~tt qui comprendra l'abonne,la carte de rem oursem .ment pour 2 ans.

rsonnel enseignant priTableau du pe . 1 l'omisston dans le tableau maire. - ?n nous stg:a :e Maragnenaz, près Si~n, ytenue relatif de. 1ec~le mt:r.l dé'à l'anoee precédente 1 par M. Maurice Brurtm . · Les primes Primes d'encoura~~ement seront . payées avant fin d'encouragement pour 189_3- ·\re Sur le montant è. ~c-

Janvier ~u person~el b~~~~~~:em~nt de l'Ecole P!imat~e quitter, Il sera prél~vétituteurs et institutrices qut Je dot,(lS9~-95) pour les 1os

SION. 20 Janvier

1894-95

L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION Modes, méthodes et procédés Bien qu'on le fasse souvent, il ne faut point cependant. confondre les trois termes suivants: le mode, la méthode et le procédé. Le mode est l'ensemble des moyens employés pour connaître, pour organiser, pour corriger son école, et y répandre les bienfaits de l'éducation et de J'instruction. La méthode est la di~position des matières. dans l'ordre le plus conforme à la raison et le plus propre à faciliter l'enseignement suivant le mode choisi par J'instituteur. C'est aussi Je résultat de l'étude que fait le maître de ses propres moyens et des ressources que lui offrent son extérieur, ses forces, son caractère et aussi celui des enfants. Les procédés ne sont autre chose que les moyens particulier·s à chaque faculté de J'enseignement. C'est ainsi que l'on emploie des procédés pour enseigner la lecture, l'écriture, le calcul, etc. Nous connaissons quatre modes d'enseignement : le mode individuel, le mode simultané, le mode mutuel et enfin le mode mixte. Le mode individuel, où l'instituteur peut admirablement, s'il a du talent, du cœur et de l'esprit, se faire petit avec les petits, diversifier son enseignement, Je rendre intéressant, le faire passer, suivant. le caractère de son élève, par tou les les formes du jeu jusqu'à celle de l'étude la plus abstraite, est certainement Je mode Je plus puissant et le plus efficace; mais il ne peut être appliqué qu'à un seul élève, ou à deux ou trois au plus; il ne peut donc être usité dans l'enseignement public. Le mode simultané s'applique par un seul maître à plusieurs enfants atteignant à très peu près la même moyenne


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66 . . · Suivi avec fruit d'Age d'aptitude et d'mstructiOn. acqmse. d . . 1 y a 0 dans' les établissements d'inst[uctw~l ~~o~a~~:~t : ~ plus un professeur pour c~aque c ~sse~ ù un seul maitre est être admis dans les. eco~,s rl~alr;~n~ l'àoe et l'aptitude chargé de l'ins~ruc.tJ~n en an s ël sont tout à falt düierents. . · 1 imaires On a tenté d'introduire autrefois dans. les eco e~ ~r d un mode par lequel les enfants intelhgen~s,. c OlSl:t 1~:: bd. . . enseignaient leurs condtsClples, chaque .su lVlSlO?• . mode le nom :nutuel. Il a doune. ~n consequenc~. a r~~ettait à un seul maitre de ètait precieux. en c~ qu ll pe mbreux. aux.ilia.ires, dea leçons donner, au moye_n e ces tno • e douze cents élèves ; mais à trois cents, hmt cents e m~~ que l'instruction acquise on ne tarda pas à reconnalfir~elle et qu'elle restait sta, mode n'était que super Cl l' f t par "'e. . ,. ' · ·t d faire raisonner en an · tionna•re des qu 11 s aglssal l'en avait pris comme aides . t as un juoement Les moniteurs nombreux que 0 , n'étaient pas assez ~n fo.nds :: ~:r:,a~~~re p le raison~ement assez mûr et assez orme , ?0 la lan ue et du calcul danfl leur enseignementi 1~tu:e d~ême érait aénéralement raisonné était nulle.. a ec ur~ donné le ~ode mutuel peu comprise, aussl a-t-on a an ui composé des pro-

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P?du: e:!\;':[u~np:U~d~esn~~::ajeu~es' enfants, adap te c~ux ce es 'l' es plus a,oés et p1us ms· du mode ~imulta~é pour 1e~ e ev u'iis font; et c'est truits, dé] à en' etat ffe r~ls.on:eerd~:ni~r mode le nom de pour cel~ qu~ l. on a . onne ade mutuel et de simultané. mixte, c est-a-dlre, melange d le plus grand nombre SENECTUS. C'est celui qui est en usage ans des écoles actuelles. ~

La... santé et les récréations "'

. 1 1 et les frimas l'étude, avec L'hiver, avec la _neige, a ,gace 'eunes enfant~ une vb toute son labeu~ ~é~entaue, ~~~t n~~Jotonie qui leur est très préde tranquilhte, de gravi ' ce ·n de beaucoup cle mouvejudiciable, car ils ont sDurto~t ~::o~arts l'on signale avec trismeut et de bon air. e ou

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tesse l'étiolement, le dépérissement de la race humaine. Le développement de l'industrie, la culture intellectuelle poussés a.vec une activité, une ardeur fébrile, y contribuent pour une bonne part et nous mettent, mais avec moins de ménagements et de bonheur, dans la position des plantes exotiques cultivées en terre chaude. Combien contractent sur les bancs d'é· cole les germes de maladies qui les faucheront dans leur jeunesse et cela parce que trop souvent les règles les plus essentielles de l'hygiène sont méconnues ! Pour nous, maîtres, notre tâche consiste à tenir notre salle propre et bien aérée, à leur faire observer une bonne tenue, surtout pendant les exercices d'écriture, et à encourager les exercices de gymnastique et les jeux physiques. Ce sont ces derniers que nous encouragerons surtout pendant l'hiver. Nous devons sans cesse veiller à la réalisation de cette maxime: ~ Une âme saine dans un corps sain ,, car l'état de l'âme est étroitement lié à celui du corps. Jamais un enfant maladif ne fera de rapides progrès. L'hiver est là avec ses joies, ses plaisirs que nous devons savoir utiliser pour faire oublier ses ennuis et ses douleurs. Ne méritons point le nom peu flatteur de croquemitaine en défendant à nos disciples tout divertissement. Au contraire encourageons les à sortir souvent ; mais voilà pour beaucoup le nœud de la question. Avec un peu de tact il sera facile d'y arriver. Les exercices de gymnastique très sagement obligatoires y sont très avantageux, mais souvent impraticables à cette époque de l'année ùans les localités qui n'ont pour local et place de récréation que le chemin public fortement incliné, et où de solides crampons sont indispensables pour que notre chef ne fasse pas avec le sol une connaissance toujours désagréable. Ailleurs, des parents aveugles nous entraveront à faire des exercices de 5 à 10 minutes. Il est facile d'éviter ces désagréments. Conseillons aux enfants assez portés d'eux-mêmes déjà à sortir au grand air, à en jouir largement. On n'y verra que quelques petites incartades, très pardonnables, ce qui eût été un crime si le maître l'avait ordonné. Ces divertissements varient suivant les localités et la topographie. En plaine, tous ceux qui sont fournis de patins trouveront moyen de passer joyeusement leur temps. En montagne sont à conseiller la glissoire et le traîneau. On peut avoir partout des glissoires et il est bon d'en avoir plu-

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68 sieurs pour que les élèves ne se bousculent pas et n'aient pas trop longtemps à atten~re leur_ t?ur d,~ rôle. Pou_r les garçons, le traîneau est en. ~ver le JOUJOU, s. Il es~ pe;mts de l'appeler ainsi le plus utthsé et le plus gouté ; tl n est pas dédaigné mêm~ à 20 et 25, ans. Aussi const~tue-t-il le. cadeau le plus précieux et que l on conserve le mteux, car Il passe souvent à plusieurs générations. Là où il n'y a pas d'inconvénients, les chemins unis et un peu penchés sont particulièrement recherchés pour cet. amusement. Mais il ne peut avoir lieu que dans les chemms peu fréquentés, par le déplorable état qui e~ résulte et ~ar les. accidents, les malheurs que peuvent occasiOnner les trameaux lancés avec une rapidité vertigineuse et que l'on a souvent de la peine à maîtriser. Pour ne pas s'attirer les reproches du public, l'on se verra. obligé quelquefois de frayer un passage ~ .travers cham~s, petit travail dont les élèves feront avec JOie tous les frats, heureux qu'ils sont de fouler la neige nouvelle. Ces amusements loin d'être des entraves au progrès en sont de puissants ~uxiliaires ; ils. délassent des travaux ~ntel­ lectuels, les font aimer et entretiennent . la ~anté, 1~ met_lleur des biens, sans lequel il ne peut y avOir m émulatiOn m application. --- --~~ ~~, -~~ M. S.

La franchise Cette vertu, des plus précieuses et des plus rares, consiste dans un amour passionné pour tout ce qui est vrai, net et. positif. Elle néglige souvent les règles que la politesse, cette fée charmante, essaye de lui imposer. Elle aime à se présenter sous son vrai jour, avec sa mâle rudesse, toute la simplicit~ de l'enfant. La franchise a je ne sais quel charme secret qu1 la fait rechercher partout et en tout temps. Elle se montre, pour ainsi dire, avec les premières lueurs de la raison. La. mère est d'abord appelée à faire éclore et à développer ce germe précieux ; puis nous: instituteurs, nous recevons la tâc~e de compléter l'œuvre commencée, de la refaire même au besom. Parmi les 30 ou 40 élèves de notre classe, plusieurs ont certainement une prédisposition au mensonge ; notre mission est ainsi rendue des plus délicates: il s'agit de lutter contre la. nature au lieu de la seconder. Cette campagne que nous entreprenons contre un vice redoutable, nécessite une étude appro-

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fondie du caractère. L'élève ment-il par un excès de crainte sans se rendr'3 compte de son action ? Dissimule-t-il la vérité avec entière connaissance de cause? Dans le premier cas, moins grave, on commencera par faire ressortir toute l'étendue du mal; on traitera l'enfant avec une bonté toute particulière; on exercera sur lui une rigoureuse surveillance, afin qu'il n'ait jamais à rougir. De sa part, tout aveu sans forfanterie ne doit pas, au début, entraîner une punition grave. On sera sobre et concis dans ses observations, laissant entrevoir 'à l'enfant qu'on le ménage, qu'on ne lui fait pas tous les reproches qu'il croit mériter. ll envisagera alors son maître, non comme un supérieur redoutable qui remplit froidement sa mission, mais comme un père au cœur tendre soucieux de son avenir. L'affection, le sentiment du bien, prenant peu à peu place dans son cœur, en chasseront presque infailliblement l'hypocrisie. L'arbre sera pour ainsi dire redressé, on n'aura qu'à le soutenir. Le second cas est une complication du premier : l'habitude du mensonge est devenue une seconde nature. Il s'agit de lutter avec énergie contre le mal, joignant aux moyens précédents des remèdes encore plus sûrs; tantôt la rigide sévérité aura à oppos.e r au torrent une digue infranchissable; tantôt la douceur répandra sur cette âme ulcérée le baume de la consolation. L'histoire produira ici, comme partout en pédagogie, les fruits de l'exemple. Elle élèvera avec force sa voix contre le parjure; elle chantera la gloire des héros morts pour la vérité et le bon droit. Comme une mère qui parle à ses fils, elle leur montrera, d'un côté, le chemin de la vertu, étroit, raboteux sur lequel s'échelonnent de loin en loin tous les hommes qui ont été grands aux yeux de Dieu. Descendant ensuite sur la voie large et semée de roses qui conduit à la perdition, cette même mère, de concert avec ses enfants, contemplera avec effroi une multitude immense se précipitant à l'envi dans un gouffre dont le cratère béant est habilement dissimulé. Elle suivra pas à pas l'enfant mentant à sa mère, le petit désobéissant, le jeune fanfaron abandonnant son vieux père, l'impie, l'athée, le criminel peut-être; elle fouillera jusque dans les plus secrets replis de son âme pour étaler sa conduite au grand jour et en transmettre le souvenir aux générations futures. Non, l'histoire ne sera pas une leçon banale, des mots récités machinalement; <:e sera le passé qui revit, les tombeaux qui s'ouvrent, les


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morts qui viennent pleurer leurs fautes ou cueillir des lauriers. Il est dans notre histoire nationale des pages qu'on ne lit pas sans une impression pénible: Des Suisses ont vécu qui ont été traîtres à la patrie. Ces rares et douloureux souvenirs ne doivent pas être éliminés : ils serviront, rappelés à propos à inspirer l'horreur de tout ce qui peut être dicté par la fai: blesse ou la lâcheté. Instituteurs, notre tâche est de combattre l'invasion effrayante du mal ; pénétrons-nous donc bien de notre rôle, et rappelonsnous qu'un écrivain impie a proféré cette horrible parole: Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. L.·B. P.

Conseils pédagogiques On entend quelquefois des parents se louer de leurs enfants, des instituteurs de leurs élèves, des maîtresses de leurs domestiques, et cela fait plaisir ; mais combien cela est rare! combien plus souvent c'est le contraire! Avalanche de plaintes toujours les mêmes dont les gens vous accablent, car ils ne savent parler que de ce qui les ennuie et ils ne pensent pas que par charité, ou à ce défaut par politesse, ils devraient vous épargner, à vous qui n'en pouvez mais, ces assommantes jérémiades. Certes, on n'ose pas le leur dire, mais il y a, dans les choses dont ils se plaignent, beaucoup de la faute des plaignants. Sans doute il y a des enfants mal nés, des élèves impossibles, des domestiques vicieux. On renvoie ceux-ci, on quitte les autres, on prend avec les premiers des mesures exceptionnelles; on s'en tire comme on peut. Telle n'est point la règle, heureusement; dans la plupart des cas, le mal n'est pas si grand et cela irait si l'on savait s'y prendre et faire aller. Mais hélas! il y a tant de gens qui ne savent être ni maîtres, ni instituteurs, ni parents ! Certains êtres naissent pour conduire, pour instruire, pour commander ; ils exercent sur les autres, souvent sans y penser, sans presque le vouloir, un ascendant singulier ; ce sont les grands esprits, les hautes intelligences. Le métier de conducteurs, de directeurs, ils le savent d'instinct ; mais les autres peuvent l'apprendre. Qu'il soit question d'enfants, d'élèves ou de serviteurs, il s'agit toujours de diriger, n'est-il pas vrai? qu'on nous per-

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mette donc quelques conseils généraux applicables dans les trois cas avec quelques modifications que chacun saura troUYer. Tout d'abord vous qui avez charge d'âmes, ayez du prestige, c'est essen'tiel. Une belle taille? une ~gure ~oble, u~ beau regard, une voix sonore, une élocutiOn facile y aident,pmssamment, mais ces avantages n'ont pas ét~ donnés a _tout le monde, et ne sont pas absolument néc~ssaires a~ prestige. On peut en avoir et beaucoup, avec une trulle de nam, un dos ~e Polichinelle, un masque de Pierrot, b~ef,_ avec toutes ,les ~I~­ grâces que la nature en s~s mauvais J?urs répand a plaiSir sur les êtres qui ne sont pomt ses. favons. . Quelle que soit la figure qu'on ait, on peu~ avmr du calme, et le calme est le principal élément du prestige. C'est dans le calme aussi que réside la force. Que jamais, quoi que puisse faire l'enfant, l'élèv_e, le se!viteur, ils ne vous voient en colère; reprenez et pumssez, mrus avec calme et justice. Que celui qui est châtié comprenne. bi_en que . ce n:est pas vous qui vous vengez, que c'e~t _la loi VI_olée qm ~umt. , Que la réprimande ou le chatlment smt proportiOnné a la faute · il faut en tout de la perspective ; ne mettez pas sur le même plan une méchanceté et une étourderie, une faute préméditée et un délit accidentel. Peu de mots dans le discours, et surtout pas de grands mots ; ne faites pas appel perpétuellement, à propos de tout et d_e rien au cœur et à la conscience.. Ce sont certes deux auxi' de haute valeur, mais en 1es appe1an t sans cesse a' liaires la rescousse, surtout lorsqu'il est peu _nécessaire, vous les a~­ faiblissez · que ce soient vos troupes de réserve ; ne les faites donn~r que dans les occasions importantes. Pas d'injures · jamais de mot blessant. Si vous dites' trop souvent à l'enfant qu'il n'a pas de cœur, prenez garde il agira pour vous donner raison. Pas d'ironie non plus, rien n'est plus malh~bile. c C'est l~id ce que tu as fait, mon enfant > est un,~ r~pnmande toute SI~­ ple et sérieuse qui, ne blessant pas, !luntan~ p~s, peut _faire naître le regret de la faute commise. Ma1s SI vous dites : c C'est beau ce que vous avez fait là! > vous éveillez la colère, et la c~lère empêche toujours Je repentir. tA suivre)

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La leçon orale à l'école primaire (Suite)

!'ous ne devons pas. oublier aussi qu'il est des leçons qUI ne sont guère possibles que par des développements oraux. Tel est l'enseignement moral pour lequel le meilleur li~re ne remplacera jamais la parole du maître ; ce qui vient du cœur peut seul aller au cœur des enfants. Telles so~t encore les leçons de choses; les notions d'herborisations 901, dans peu de temps acquerront certainement une grande Importance chez nous, ne seront t•éellement fructueuses que par les leçons morales. - (Nous nous proposons du reste de revenir sur ce dernier point.) Quant à la forme sous laquelle devra être donnée la leçon orale pour produire les bons résultats énumérés cihaut, il convient encore de nous en tenir le plus possible à la méthode que nous enseigne la nature. Or, nous l'avons vu, c'est pat· la perception directe et par la réflexion q~e s'acqu~èreut les c?nnaissances nouvelles. L'esprit s'assi~tle et. retient plus facilement ce qu'il a acquis par lui-même. C est dtre que la leçon orale doit toujours être faite sous forme d'entretien socratique par la méthode d'investiaation qui oblige l'élève à déc.ouvrir et à formuler lui-mê~e le~ vérités qu'on veut lui enseigner. Un simple exposé oral ne saurait suffire pour bien faire saisir à l'enfant l'objet de la leçon. Le dialogue seul, d'ailleurs, est capable de soutenir l'attention pendant toute la durée d'une leçon. Toutes les fois que cela sera possible nous mettrons les choses sous les yeux et entre les mains des enfants. Diso~s enfin qu'il est des matières, l'histoire par exemple, qUI se prêtent peu à la méthode d'investiaation. Il est évi~ent, en effet, que l'enfant ne pourrait ~découvrir par .lut-même les faits historiques. Néanmoins, il ne faut Ja~ats abandonner complètement la forme dialoguée. L'histOire .porte avec elle un enseignement moral qu'il est utile de fatre rechercher aux élèves pour arriver à le leur faire formuler. Il y a aussi, le plus souvent, dans les faits his-

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toriques, un enchaînement naturel que les enfants peuvent parfaitement saisir ponr peu qu'on les exerce à le faire. Dans toutes ses leçons, l'instituteur doit exercer la réflexion et le jugement, parler au cœur et à l'intelligence des enfants, Sans doute, la leçon orale est une excellente chose, cependant il y a dans son emploi, des abus à éviter. Dans nos écoles d'autrefois, l'enseignement par les livres dominait ou pour mieux dire, était à peu près exclusivement employé .. On a voulu réagir contre cet abus, et ainsi que eela arrive souvent, on serait volontiers tombé dans l'excès eontraire. Plus de livre dans les mains des enfants, a-t-on ~it : c'est le maître qui doit être le livre vivant. (Voir à es sujet le compte-rendu de la réunion générale des instituteurs du Haut-Valais, à Viège.) Des leçons orales, rien que des leçons orales, toujour.:; des leçons orales !... Ce système peut sembler très beau en théorie, mais en pratique, il serait tout simplement impraticable. Se figure-t-on le maître parlant et faisant parler ses élèves, presque sans interruption pendant les trois heures de la classe du matin et recommençant pendant la classe du soir. Quel est l'instituteur, quelle est l'institutrice surtout, qui pourrait résister à un tel régime? J'admets d'ailleurs qu'on varie les leçons, qu'on passe d'un sujet à un autre, croit-on cependant que l'attention des enfants resterait éveillée plusieurs heures de suite? Au point de vue pratique, nous sommes donc amenés à ~ette conclusion, qu'il faut alterner les leçons oralt.s, les études et les devoirs écrits.

Apprentissage de l'économie domestique Une vérité que l'on ne saurait trop répéter aux jeunes filles c'est que, toute leur vie, elles auront besoin de l'appui et d~ secours des autres. Il importe donc beaucoup de les habituer de bonne heure â prêter secours et appui à ceux qui les entourent. Malgré sa faiblesse, malgré son inexpérience toute jeune fille de 11 à 13 ans peut déjà se rendre utile,' et sa mère doit pouvoir trouver en elle une auxiliaire utile et dévouée.


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Supposons; par exemple, que la petite fille soit en vacances. Sa mère, toujours si soigneuse, va serrer dans l'armoire le linge blanc qui vient d'être lessivé, soit à la maisan, soit aa dehors. Elle ne charge personne de ce travail, parce qu'elle veut s'assurer par elle-même s'il ne manque rien, si tout est en ordre, s'il n'y a pas quelques pièces à réparer. Elle ne veut pas déranger les autres personnes de la maison qui sont occupées à un autre travail utile. Tout marche donc de front et se fait des deux côtés à la fois. Mais la fillette est près de sa mère et voit le soin minutieux avec lequel celle-ci passe en revue le linge qui vient de lui être rapporté. Son devoir alors est de se mettre à l'œuvre selon ses forces et de demander à sa mère, comme une faveur, de lui épargner une partie de la peine. Si les draps sont trop lourds pour qu'elle aide à les plier et à les transporter, elle se chargera du pliage des serviettes et les rangera avec ordre, avec goût à la place qui leur est destinée. Supposons maintenant que la famille habite la ville ou une bourgade de quelque importance. C'est aujourd'hui le marché; la jeune fille y accompagnera sa mère. A cause de la celle-ci doit y faire des provisions assez importantes, et tient à ce que l'enfant soit témoin de ses achats, afin de apprendre à distinguer le bon du mauvais et à acheter, seulement ce qu'il faut pour le présent, mais ce qui peut conserver pour la saison prochaine, ce qui lui permettra d'obtenir des conditions plus avantageuses. C'est là une première économie. Elle lui fera remarquer les denrées qui se gardent et celles qui ne se gardent pas ; celles qui sont susceptibles de subir promptement une hausse de prix de celles qui, de quelque temps, ne se vendront probablement pas plus cher. Voilà une bonne leçon pratique dont la jeune apprentie méo nagère devra profiter, afin que sa mère puisse avoir confiance en elle quand, pour une cause ou pour une autre, elle sera obligée de la remplacer. Elle sera ainsi initiée au prix dea choses usuelles, de même qu'à leur utilité. Elle pourra commencer à acheter quelquefois pour elle-même, mais sous les yeux de sa mère, des objets de peu de valeur. Peut-être éprouvera-t-elle au début de la répugnance à marchander, et se conçoit, car l'enfance est naïve et croit d'instinct à la bonne foi des marchands. Il lui semble que c'est une injure à faire à ceux-ci que de se défier de leur estimation, et l'on ne saurait l'en blâmer ; mais elle ne tardera pas à se mettre

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e~ garde ~ontr~ le ;nensonge de leurs premières paroles, et à

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~ apercev_oir quI ~ n ont ~our but que de satisfaire leur soif

1mmtodér~e dd~hg~m en faisant des dupes. L'intérêt de ses pa-

m,_ P.1us tard celui de son propre ménage, lui p~Imettr?nt de real~ser des économies sur ses achats, tout en lrussant a ses fourmsseurs et aux marchands des bénéfices raisonnables. Sans ~out.e, si l'on n'avait affaire qu'à des gens raisonnables ~t con~ci~nCI~ux, tout ce que l'on achète serait à prix fixe et 1l ser~It .mu~Ile .de discuter. Malheureusement, le monde n'est pas amsi fait; Il faut examiner ce qui parait juste sans se préo,ccupm: de l'exagération des prix, se ré_gler sur l~s conseils de l expénence et se résigner à marchander quand il le faut. Veut-on encore un exemple de la manière dont une de nos ~llettes peut se rendre utile ~ !a ~ais~n. Son père se dispose a entrepren~re un voyage qui l oblige a se munir de quelques effets. Sa mere est. souffrante et ne peut sans se fatiguer s'occuper des préparatifs. Tout ce qu'elle peut faire, c'est d'ordonner. Il y a des vêtements, des chemises des cravates des chaussures et d'~utres petit.s objets à place~ dans une daisse ou dans une ~al.Ise .= que fait notre petite ménagère ? Elle prie ~a mère de lui mdiquer la place de chacun de ces divers obJets, afin d~ pouvoir le.s trouver et les apporter sans rien déra~ger; pms, elle les dispo.se dans la valise avec tout l'ordre quelle met. a ranger ses livres et ses cahiers dans son pupitre ou son casier. Nous pourrions, bien entendu, multiplier ces exemples. re~ s aUJOur

(A suivre)

La lecture ~ l'école primaire (Suite du No 3) ~~ici un exemple de ce travail de recherche et de composition. Soit t• à rechercher la signification du mot instruction· - 2. à décomposer les éléments de ce mot · - 3 ~ classer les mots principaux de cette famille. ' • t• Le mot instruction est composé du préfixe in, qui a le .~ens, d~ da~s. au dedans et du suffixe ion qui indique qu.Il s ag}t d u~ nom. Il reste donc pour radical struct, qm ne s emplOie pas seul et qui, pour ce motif, est une


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racine. Pour trouver la signification de ce radical, il faut chercher d'autres mots bien connus qui offrent le même radical, et par la comparaison de ces mots de la même famille dègager le sens du radical qui leur est commun. Ainsi les verbes construire, détruire (pour destruire), n'ont pas, à la vérité, tout à. fait le même radical que notre mot primitif instruction; mais on retrouve ce radical tout entier dans les noms construction, destruction, qui en dérivent, de même que instruction dérive du verbe instruire. La racine du mot dont il s'agit est donc struct, qui devient strui pour le verbe à. l'infinitif. Le mot qui en dé· rive le plus immédiatement est structure, qui peut servir de radical à la famille. Or, structure signifie la manière dont une chose est faite ; ainsi, on dit : la structure du corps humain, pour indiquer la manière dont les différentes parties du corps sont assemblées et proportionnées. Construire, c'est élever un édifice avec des matériaux que l'on a rassemblés dans ce but. Cherchons maintenant le rapport qu'il y a entre ces significations et celle du mot instruire. Construire, disons-nous, signifie élever un édifice, assembler entre-eux des matériaux. pour un but déterminé (con, union, et struz·re, élever). Eb. bien, de là. découle naturellement la signification d'instruire (strw·re, élever, in, dans intérieurement); mais élever quoi? un édifice intellectuel, un système de connaissances. Faisons enfin le tableau des divers mots qui appartien· nent à cette famille. VERBES

PARTICIPES, NOMS, ADJEC'riFS

Struct........... . Structure. Con-strui-re ... .. . Construisant, construction, constructeur Dé(s)-trui-re..... . Détruisant, détruit, destruction, destructeur, destructif, destructible, indestructible, etc. Dé-con-strui-re . .. Déconstruisant, déconstruit. Re-con-strui-re .•. Reconstruisant, reconstruit, reconstraotion. Ins-trui-re...•. , .. Instruisant, instruit, instruction, illltructeur, instructif.

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In-stru-men-ter... Instrument, instrumenté, instrumental instrumentaire. ' Obs-tru-er. . . . . . . . Obstruant, obstrué, obstruction, obstructif.

II existe encore d'autres mots de cette famille, mais dans lesquels la racine est trop altérée pour que les élèves dont nous nous occupons ici puissent la reconnaître Il faut savoir se borner avec eux et ne pas leur demander l'impossible. Nous n'avons pas non plus la prétention de conseiller un exercice aussi long pour chaque mot à expliquer; nous avons voulu simplement tracer la méthode à suivre pour mettre les élèves sur la voie, dans la recherche de la signification des mots les plus difficiles. (A suivre). CH. V.

PARTIE PRATIQUE Exercices d'invention COMPOSITION DE PETITES PHRASES Procédé analytzco-synthétique 1. Inventez 5 phrases dont le verbe exprime : a) L;existence, exemple: Il y a des lions en Afrique. b) L état: Mon livre est neuf. c) L'action: Je 1·emplis tous mes devoirs. 2. Inventez 5 phrases d'une seule propollition, dans lesquellea J'attribut sera exprimé par : a) un substantif: L'or est un métal. b) un adjectif qualificatif: Le verre est transparent. c) un adjectif verbal : Le 11oleil est b1·•'llant. d) un verbe attributif: La cigale chante (c.-à.-d. est chantante). e) un participe passé: Jésus· Christ est ressuscité. f) un pronom : Les solides trésors sont ceux qu'on a donnés. g) un verbe à l'infinitif: Parler c'est semer; écouter c'est récolter. 3. Inventez 5 phrases renfermant: a) un complément direct : Les captüs aouhaitent la liberté. b) un compl. dir. partitif : Cet enfant boit de l'eau. c) un complément indirect : Le vieillard pense à sa jeunesse. d) un compl. circonstanciel de temps: Nous dinons à midt. e) • • • de lieu: Le train arrive de Lausanne. f) • de manière : La mère aime son enfant avec tendresse. g) • • • de cause, de but, de motif : Il faut manger pour vivre, et non vivre pow· mange1·.


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78 4. Inv~ntez 5 phrases renfermant un compl. dir. et un comp. indlr. : Charles donne son pain auœ pauvres. Inventt>z 5 phras~s renferm.ant un compl. dir., un compl. indir. et un compl. cuconstanClel: Moïse interdisait le travail aux Israélites le samedi. 5. Inventez 5 phrases dont le sujet soit exprimé par : a) un nom: L 'avare aime l'or. b) un pronom : Nous mourrons tous. c) un infinitif : Menti'r est une làcheté. 6. Inventez 5 phrases dont le complément direct soit exprimé par a) un nom : Caïn tua son {rèt·e. · b) un pronom: Le mattre nous regarde. -L'étendue de l'Asie surpasse celle dA l'Afrique. c) un infinitif: Je veux étudier. 7. Inventez 5 phrases dont le complément indirect soit exprimé par: a) un nom : Les élèves obéissent à leur maître. bJ un pron.o.m : Nos par.ents nous donnent le bon exemple. c) un 1nfimtlf: Il se déc1de à embrasset· la vie de moine. 8. Inventez 5 phrases dont le sujet soit: a) qualifié : Les enfants bzen élevés font honneur à leurs parents. b) !'1-cco.mp~gné d'un compl. déterminatif: Le voyage de BenJamm s effectua sans accident. c) ~ccompagné d'uu compl. explicatif : Cyrus, roi de Perse, s empara de tout le royaume de Babylone. 9. Invente~ 5 phrases dont le complément direct soit : a) qualifié: Le maltre punit les élèves pm·esseuœ. b) accompagné d'1;m complément déterminatif: Charles a lu la lettre de son pe1·e. 10. Inventez 5 phrases ayant I>our sujet : a) deux. ou plusieurs noms: Les abeilles et le$ {ou1·m~s sont laboneuses. b) un .Pr.onom de la 1" pers. et un de la 2m• pers.: Vous et mot a1mons l'étude. c) un .pronom de la 1ro p. et un nom (3'"' p.): Mon {1·ère et moz, nous partirons demain. d) un pronom de la 2m• p. et un nom (3m• pers.) : Votr e frère et vous êtes chargés d'exécuter ce travail. 11. Inventez 5 phrases dont l'attribut soit composé de plusieurs mots: La charité est douce, patiente, bienfaisante. Invente~ 5 phrase!! renfermant un complément direct composé de plus1eurs mots : Il faut régler ses goûts, ses tt·avauœ, ses plaisirs. Invente~ 5 phrases renferJLant un complément ind. composé de plUSleUl'S mots : Un enfant sage obéit à $On père, à sa mère, à ses supèrieurs. t 2. Inventez 5 phrases dont le verbe soit : a) actü: Le soleil éclait·e la terre.

b) passü: Le ciel et la terre ont été créés par Dieu. c) neutre : Le temps maTche rapidement.

d) pronominal essentiel: Je me repens de mes fautes . e) • accidentel: Je me lave tous les matins. f) impersonnel essentiel : Il n'a pas neigé beaacoup l'hiver dernier. g) impersonnt>l accidentel: est m·rivé de grands malheurs. i3. Copiez le tableau suivant :

n

Etude de propositions absolues Principales citatives 1 incises PROPOSITIONS :

r

{

1

(

Dépendantes \ ou incidentes

J déterminatives

Adjectives

} explicatives

f directes J indirectes

Complétives l circonstancielles modificatives

l

A. PRINCIPALE ne renfermant qu'une proposition principale absolue (indépendante): La gloire du monde passe rapidement. Inventez 5 phrases de deux ou plusieurs propositions dont l'une est : a) citative : L'Evangile dit: Aimez-vous les uns les autres. b) incis'3 : Je sens, s'éc?iait un derviche, que la vengeance n'est jamais à propos. B. DÉPENDANTE ADJECTIVE 15. Inventez 5 phrases renfermant une proposition dépendante adjective déterminative : a) amenée par qui dépendant du sujet de la principale : L'enfant qui cherche son bonheur dans la paresse se trompe. b) amenée par qui dépendant du compl. dir. de la principale: J'ai fait un voyage qui m'a plu beaucoup. :16. Inventez 5 phrases renfermant une proposition dépendante adjective déterminative: a) amenée par que dépendant du sujet de la principale: La lettre que j'al écrite n'est pas expédiée. b) amenée par que dépendant du compl. dir. de la principale: J'ai vendu la maison que j'ai bâtie. t7. Inventez 5 phrases renfermant une proposition dépendante adjective déterminative: a) amenée par dont dépendant du sujet de la principale : Les enfants dont je vous parle somt trés studieux :

u . Inventez 5 phrases


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80 -

b) amenée par dont dépendant du compl. dir. de la principale Dieu nous donne tout ce dont nous avons besoin.

c. DÉPENDANTE

CO.MPLBTIVE

18. Inventez 5 phrases renfermant une complétive directe: Je sais que Dieu est bon. 19. Inventez 5 phrases renfermant une complétive indirecte: Aimons Dieu parce qu'il est bon. 20. Inventez 5 phrases renfermant une complétive circonstancielle: a) de temps: Nous mourrons q!:'and tl plaira d Dieu. b) de heu: Demandons-nous ou nous allons. c) de cause, de but ou de motif: Aimons Dieu et notre prochain, puisqu'il l'a ordonné. M. F.

vent encore (ainsi que éventuellement d'autres fournitures). _Ce mode de procéder fait réaliser une petite économie au personnel enseignant, lequel ainsi n'a pas la peine d'envoyer so~ abonnement par mandat postal ou .de Je régler par vo1e de rambours, ce qui entratne toujours CJUel~ueR menus ~rais qu'il est pos~ible d'éviter tout en s1mph~ant l_es écritures de J'expédition du journal. ~~ec la c1rcula1re annonçant la prime continuera à -être _JOJDle une carte correspondan~o~e mentionnant la récephon de la vaiAur par les intéressés. Ils voudront bien signer cette carte et la réexpédiAr immédiatement à son adresse, attemtu qu'elle doit servir de pièce justificative des envois d'argent effectués.

L'HIVER L'hiver est la saison où le malheureux pleure, Oû. le froid l'engourdit dans sa triste demeure, Où, plus d'un pauvre enfant, solitaire orphelin, Sans pain, sans vêtement, s'en va tendre la main 1 Mais, grâce au Ciel, pour moi l'hiver n'a que des charmes: Chaque heure, sous mes pas, voit éclore un plaisir; Satisfait et choyé, je n'ai qu'un seul désir : C'eAt que mes bons parents ne versent point de larmes. L'hiver est la saison où pas une hirondelle, Sous notre toit glacé, ne repose son aile ; Le vent souffle au dehors, tous les nids sont déserts, Les grands bois dépouillés ont perdu leurs concerts, Tandis qu'en mon doux nid, que le bonheur balance, Moi je chante gaîment l'espérance et l'amour; J'entrouvre à l'avenir mon â.me en confiance, Et de chaque saison j'acclame le retour. L'hiver est la saison où dorment les abeilles, Où les jardi11s tout nus regrettent leurs corbeilles. Où de la froide neige, on voit les blancs flocons, Remplacer, sous le ciel, les joyeux papillons 1 Et mon cœur, à loisir, de calice en calice, Dans un parterre aime à butiner sans souci; Quand on dlt que la vie est un dur sacrifice, Moi je ne comprends pas 1 mes parents, merci 1. .. L 'hiver peut à jamais succéder à l'automne, Effeuillant des coteaux la riante couronne : Je sais une retraite où son soutlle de mort Pour se glisser un jour ferait un vain effort 1 C'est l'âme où votre cœur épanche sa tendr\lsse, Ami qui, grâce à vous, ignora la tristesse ; Là vos soins délicats, votra doux souvenir, H . G. Abrités par l'amour, braveront l'avenir 1. . .

Agenda du Valais 1895 Cet agenda contient en regard du calendrier une page blanche avec dates correspondant aux jours du mois, et plus loin, outre une demi-page pour chaque jour de l'année, un certain nombre de pages blanches et quadrillées pour permettre d'établir plus rapidement un compte, de faire un croqui11, etc. Il continue en outre à indiquer les foires, à ofll'ir divers tableaux, soit pour intérêt et escompte, pour mesurage des fourrages et engrais, les distances entre Je chet-lieu du canton et les chefs-lieux des communes comptées pour Je chemin de fer et hors de la voie f!lrrée, la table pout· évaluer le poids net du bétail et une autre à l'usage des viticulteurs et des marchands de vin, des renseignements sur le service postal et télégraphique, etc. L'agenda coûte broché fr. 1. 50, Cartonné toile fr. 2 ., Portefeuille fr. 3. 50.

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j

s = = = = == ==:..=.:c.: . : :;:. Noël, Nouvel-An, Epiphanie Les grands mystères que les récentes solennités nous ont rappelés donnent de l'actualité aux belles pensées suivantes de l'éminent et regretté cardinal Mermillod, cet orateur incomparable : • Depuis le paradis terrestre et la prévarication, l'humanité fuyait Dieu. Il lui a tendu les bras sous la tente d'Abraham, dans le buisson de Moïse. Il l'a appelée sur le Sin&l. La Majesté de Jéhovah l'a invitée dans le temple saint. Dieu a poursuivi l'humanité pendant deux siècles, trois siècles, quatre fois dix siècles. Enfin, Il l'atteint par son vêtement de chair : Il s'en couvre, Il se fait petit enfant. Au lieu de le regarder majestueux dans le firmament des espaces, l'humanité trouve son Dieu dans le petit enfant de sa race. Elle chante avec l'ange: • Un petit enfant nous est né. , Dieu, c'est un petit enfant. Qui n'aime pas le petit enfant sur la paille, demandant l'aumône à l'humanité ? Dieu n'est plus loio, Il n'est plus invisible. Saint Jean a pu dire: • Mes yeux l'ont vu ,, ma main l'a touché ; j'ai posé ma tête sur son cœur. Aussi la préface de Noël chante en cette nuit lumineuse: • Dieu a été vu à travers la forme des choses visibles., Il n'est plus supérieur ce petit enfant si faible, pauvre : ce petit enfant qui a besoin de nous! Il n'est plus notre juge, mais notre jugé, notre condamné. Nous avons eu pitié de ses souffrances et nous l'avons aimé. Dieu luimême l'a regardé comme un condamné, jusqu'à lui faire jeter ce cri de la douleur : • Mon Père, mon Père, pourquoi m'avez-vous abandonné? • Il était le condamné de Dieu, il était notre condamné, notre supplicié. Bethléem, le Calvaire, ces deux sources de tendresse ont attiré notre confiance, notre adoration familière, noire amour. Et maintenant on peut l'aimer ; on l'aimeplus que père, mère, époux, épouse, sœur, patrie. On


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2-

-a-

l'aime jusqu'à mourir pour lui. Il est plus aimé que tout, par dessus tout, en tout. Il a le règne de l'esprit, du cœur, de la volonté, parce qu'il s'est donné,_ parce qu'il s'est montré. Nous l'avons vu, nous le connatssons, nous le touchons, nous le possédons. , -----

('~li.,

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Le 'Vallon de Zlnal. Le célèbre Tschudi, dans son guide suisse, en parlant de Zermatt, s'exprime ainsi • A l'exception. du val d'Anniviers, ni les alentours du Mont-Blanc, Dl aucune autre localité alpestre de la Suisse, n'offre d'aussi gr_andes ·p erspectives dans le monde des Alpes et de~ glac1ers. , ·C'est accorder la supériorité au vallon de Zmal, lequel, avoue-t-il, cache ce que le Valais a de plus beau à présenter en scènes sublimes de montagnes, en alternatives de doux et riants fonds de vallée, et des plus grandioses ou des plus sauvages tableaux des Alpes. Depuis, comme pour lui donner raison, que d'autres contemporains, poètes, peintres, écrivains, ont rele~é les nombreuses beautés de Zinal durant la belle sa1son 1 Il ne sera peut-~tre pas sans actualité d'en faire la description pendant l'hiver. . .. Nul n'ignore que, vers la touchante solenmté de Noel, Zinal et les hameaux environnants sortent de la profonde mélancolie où les plongent les multiples et blanches cimes d'alentour, la rivière silencieuse et les forêts aux arbres séculaires, pour se métamorphoser subitement et prendre toute l'animation et la vie d'un village impor-: tant. En effet, l'installation des 600 personnes qut viennent s'y blottir, le va-~t-vient continuel de~ pâ~res, qui se croisent et s'entre-crOisent dans toutes les duect10ns sur la neige durcie, la marche bruyante d'enviro.n 100 élèves se dirigeant lestement vers le local scolaire où les attendent des Mentors qui possèdent à un haut degré toutes les qualités des vrais éducateurs, le bruit argentin des clochettes sonor9s suspendues au col d'une file de vaches marchant à grands pas vers l'abreuvoir, et les coups redoublés d'un braconnier téméraire, ou ceux de la hache que l'infatigable btlcheron manie avec autant d'habileté que de courage, sont bien de .nature à tirer de sa léthargie le pittoresque vallon de Zmal, L'amour du travail qui caractérise les habitants ne

se dément jamais mêmo d les voyez avant Î'aube et ans la saison ':nOrte. Vou• de pénibles travaux auxqu~~~d 1da~s t~a DUit occupés à les oblige de se vou~r conat a u e de l'existence leur. tempérance égalent 1 a:me~t. Leur frugalité et · sentiments hospitaliers . a o~te. des cœurs et les toujours plus fréquent d~~ les dtshnguent. Le contact encore perdre des habitud ét~ngers ne leur fait point particuliers qu'ils conserve~s, e~ ;mœurs et des usages temps immémoriaux. Les hiv!r::~Jgleus~ment depuis des calmes et paisibles, n'était la di~ succedant semblables, de météorologie et de bea . N renee de température ne se pratique en ce derni~trns. uFe part mieux qu'ioÎ pour tous et tous pour un sens, a noble devise • un envahit-il une habitation. , Q~~~q~e fougueuse avalanche obstrue:-t-elle le passa a~ un I e utt à troupeau; Ja neiga populahon vole au seco~u's comme un seul homme la Pendant le court la d la va_llée d'Aoniviers pis~e fà-~mps que cette partie de les VIllages inférieurs que ou ~ut, on n~ de~cend dans on se sent si bien à l' . p r es besoms Imprévus . :fiant de cette enchante:lse, e~t~uré de l'air pur et vivi~ et fêtes, les habitants deesse reglOo. Tous les dimanches vous dans la chapelle sisec~s p~r~ges se donnent rende.r:on ?10 des splendides hôtels qu'on vient de voir éJev de la vallée. C'est là er par d_ honorables proprié-taires petit clocher, qu'on' !~~=n~n ~ 1 t sf;mont~ ~·un antique s o c~s diVIns et qu'on tmplore les secourR du Die se manifeste tous les joursu s~o~t 1~6lulssance secourable passant, que ce mon a.ngt emeot. Je dirai en ientiments chrétiens ~~e~t qu~ témoig~e des solides pou.r la population qui s'ac:r~i~l~ux_, dev1en~ insuffisant espere-t-on que dans . e JOur en JOUr: aussi sociétaires de zï'nal couun aventr très prochain ' les sauront, à J'exemple' de l~a~eux. com~e on les connaft, nouveaux sacrifices our u s peres, s tmposer quelques d'u~e chapelle s'adapfant ~i~~e; les génér!itions futures Mats lorsque arrivent les . a~x besOins du temps. retombe presque tout à ~~~mt~rs Jours ~e février, Zioal rompent seul le ftoacas d p ans un silence qu'interquelques cascatelles. On s·:foi avalanches e~ le bruit de Durand et des monts im gne ~u magDJfique glacier d'admirer en s'écriant aieocsalnts q.u on ne ~e lasse jamais e poete Melhn :

1

Pour toi Zi.nal, a u pied des c· Couronne du Val d'A . . Irues, DOlTiers,


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4-

On oublierait les Jaca 1ublimea, :it le pay1 des oliviers.

B. T.

• tt.>fl .. -~Sl-....119.__---

Le progrès rural Nous sommes entrés depuis quelque vingt ans dans:. une révolution économique indéniable dont les phases se succèdent avec une effrayante rapidité; la vapeur et l'électricité en augmentent constamment l'intensité. Il n'y a plus de distances, qu'il fasse beau ou mauvais temps, chaud ou froid, le railway franchit en quelques heures des centaines de kilomètres, et le paquebot amène en quelques jours à n'importe quel port les pro·· duits de l'extrémité du monde. Le télégraphe, le téléphone, suppriment l'intermédiaire et, mettant journellement, instantanément en contact producteurs et consommateurs, font considérer la poste presque comme une vieillerie des temps passés. Tout a marché à pas de géant dans les diverses bran-ches de l'activité humaine; dans les usines, les machines ont remplacé les bras et décuplé la production; dans les champs, la vapeur et l'électricité vont avant peu remplacer les chevaux et le bétail de trait dans les grandes exploitations agricoles. Bientôt les bicycles et les tricycles automobiles feront une concurrence sérieuse aux voies ferrées pour le transport des voyageurs. Nos côteaux, nos vallées, ont subi dans les cultures des transformations radicales identiques à celles que les villes ont vues dans les métiers. Plus de terres incultes, des vignes produisant ces vins dont nous sommes fiers, des cultures fourragères, des prairies fournissant la nourriture à ce bétail qui nous procure avec son travail quotidien, avec son lait savoureux, avec sa chairfine, le plus important de nos reveuus. L'enseignement rural a aidé puissamment au mouvement progressif du haut en bas de l'échelle. Il est en efiet un homme instruit autant que modeste, actif autant que dévoué, qui dans chaque commune a servi grandement au relèvement cultural. Cet homme, c'est le régent, c'est lui qui facilite la voie au progrès rural en expliquant à ses élèves pourquoi le grain doit être judicieusement réparti sur la terre ameu-

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blie et fertilisée et les n1·d d' . destruction des insectes s Oiseaux protégés pour la C'est lui encore qui dé 10 tière en indiquant com~e t)e notre produ~tion fruitaillés pour fournir beanco~np d esf ~rtbres dotvent être leur vigue t 1 e rut s sans perdre de parasites. ur, e es vignes traitées contre les maladies C'est lui enfin qui apprend l'é . pratique en enseignant aux . oonomte rur~le vraiment plus précieux auxiliaire des J~~f:st génér~tiOns que le et que savoir bien soigner les bêta e~s, c est _le bétail, ren~e~ent, c'est augmenter sa ri ,~s e travatl ou de Atnst l'ensei . cuesse. un sauveur ca~nement agricole p~atiqu~ apparaît comme pl!cation d~s pri;c~p:~u~é~~:évér~tab~e JOur, il est J'apscte~ce.s physiques, naturelles sete hf1!-1i3. en œuvre par les AIDSI se fait p r·· . c ImJques . l'amélioration proa~es~f:!Ituteur de nos écoles rurales,

!ie~!~pl~rPJ::i~~~g~it~a~~~i~!~:~e ~~~~.~~~s e;at~ennne~f~:

-ques, qui aussi bien o 1 ~· mmeraux ou organi· autres cultures amène~o~~ ch:q vtgnob.les que pour les ua annee une production plus grande. '

Réd. - L'article ci-dessus r · d' · est aussi d'actualité , tre un JOurnal vaudois, pour notra canton, comme on;I'aura vu. 0

~ce

Les méfaits de la boisson Si nous réunissons tou ~ . dans les divers Etats de ~'Ee~ crim~~ et délits perpétrés totalisons, d'un autre côté 1 rope, u~ côté, et si nous prisons, n~us trouvons ce' q~~ :U~r~ 1at10ns de toutes les 88 Oto d ivrognes dan 1 contre les personnes . sc es actes de violence commis assassinats, etc.,. · oups et blessures, meurtres' 79 Oto d'ivrognes dans 1 l · mendicité etc. : es atts de vagabondage, 77 Oto d'ivrognes dans 1 t . les propriétés : bris de clotu~s ac es ~e VIolence contre dégâts, destructions incendie~ ~r;a~ttons, déprédations, 70 Oto d'ivrognes' dans les ~as d~ 1 .fiance, escroqueries· faux en é ·t vos, abus de concn ure, etc. ; '


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T -

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53 Oro d'ivrognes dans les actes concernant les mœurs : outrages publics à la pudeur, tentatives de viol, viols consommés, etc. Ces cbi11res correspondent parfaitement av13c tous les écrits et les rapports des fonctionnaires et autres bommes compétents, car, toutes les catégories signalées plus haut réunies, donnent une moyenne d'environ 75 Oro de crimes et délits perpétrés à la suite d'abus de boissons. Ils suffisent donc pour nous donner une idée de cette formidable armée du crime fournie par l'Acool et Cie ; par l'ivrognerie, cette plaie la plus hideuse et la plus fatale de la société. Supprimez l'ivrognerie; bannissez l9s boissons fortes, et vous pourrez fermer les trois quarts des prisons, et la paix et le bien-ètre régneront dans la plupart des ménages, aujourd'hui malheureux, minés par la misère, et cù l'existence est un supplice. Cette statistique serait plus effrayante enco.re si nous y ajoutions les innombrables victimes des accidents et catastrophes causés par l'abus des spiritueux dans les usines, les manufactures , les charbonnages, les chemins de fer, ete. Là, il suffit d'un ae1.4t individu plus ou moins ivre pour tuer des centaines d'bommes. La statistique universelle des chemins de fer attribue à l'abus èe la boisson 43 ÛfO des ca'-lstropbes et accidents. M. le D• de Vaucleroy a doue. raison de dire que l'alcoolisme est la plaie sociale la plus terrible du XIX· siècle.

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En attendant que la prison, l'hôpital, un asile d'aliénés ou le suicide ait mis l'ivrogne dans l'impossibilité de nuire, il reste le fléau de sa famille. Et cependant, cet homme, aujourd'hui misérable, avili, hébété, était peut-être, durant les premières années de son mariage, un ouvrier honorable, courageux, rangé, économe, respectant les autres et se respectant lui-mème : il aimait son intérieur; il était l'orgueil et l'espoir de sa femme et de ses enfants. Il a suffi pour détruire tout ce bonheur et plonger la jeune et innocente famille dans la misère, que quelques misérables, peut-6tre jaloux de son bien-être, de sa félicité domestique, l'aient entraîné, détourné de ses devoirs en lui apprenant à boire. Les ivrognes sont de la nature des femmed perdues d'honneur: ils veulen~ abaisser tout le monde à leur triete niveau.

Le ~oyez-vou~ rentrer chez lui, après avoir dépens& en orgtes tout 1 argent gagné pendant la semaine c& père de famille, ivre, sale et dégoûtant, jurant et ~oci­ férant, se soutenant à peine, regardant stupidement ceux auxquels il inspire le mépris et l'horreur; il n'a plus conscience de rien 1 il est tombé au dessous de la brute dont il ne mérite pas même de partager le sort ; aucun animal ne laisse périr ses petits de faim, lui, la bête sans nom, a bu le pain de ses enfants; il n'en a ni souci ni regret. Il entre chez lui; sa pauvre femme pleure et autour d'elle pleurent ses malheureux enfants. Ils attendent son retour, espérant qu'au moins il rapportera de quoi acheter un morceau de pain: ils n'en ont plus mangé depuis la veille et le boulanger refuse de faire encore crédit. Le misérable a les poches vides et l'estomac plein. de liquide. Leurs cris da douleur et de soutlrance ne touchent pas son cœur; il n'en a plus. Les larmes et les cris de ses enfants l'exaspèrent, au contraire, et il les frappe outrageusement. La mère vole à leur secours et les arrache aux mains de leur bourreau. Alors la scène devient plus épouvantable encore, l'ivrogne se r ue sur sa femme comme une bête féroce, il l'accable de coups ; dans sa fureur alcoolique, il brise les quelques meubles qu'il n'a pas vendus pour boire, et mère et enfants n'échappent à la mort qu'en se sauvant. Alors le monstrueux ivrogne se laisse tomber lourdement sur le lit; il ronfle et il dort pendant que ses malheureuses victimes se lamentent et pleurent dans la rue. Voilà, entre mille autres, une des scènes ordinaires provoquées par Alcool et Cie; mais trop souvent elles tournent au drame et finissent par d'épouvantables forfaits. (E'xtrait d'un Bulletin.) ------~o~o~~~c~----

Le reflet d'un visage serein Il n'y a pas de plua grande vertu dans la vie de cbajour que la sérénité. Celui, qui possède cette quahte est à ses semblables ce qu est un rayon de soleil à un jour nuageux, ce qu'est la rosée douce et rafraîchissante aux herbes desséchées par un soleil brûlant. Le reflet d'un visage serein se répand au loin et communique à ceux qui l'environnent l'heureuse disposition ~u~


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.qui l'a produit. Sous l'intl.uence d'une atmosphère de bonne humeur continuelle, le caractère le plus acariâtre est forcé de s'adoucir. Le brouillard, les nuages et les vapeurs ne réussiraient pas plus à obscurcir le paysage qu'illumine un brillant soleil, que le noir et la tristesse ne peuvent arrêter une conversation joviale et un rire joyeux. Soyez toujours gai. Aucun sentier ne sera plus facile à parcourir, aucun fardeau plus léger à porter, aucune peine de cœur plus sûrement allégée qu~ par l'influence d'une gaîté déterminée. Il peut sembler parfois difficile, même pour le tempérament le plus heureux, de portar toujours un caractère de paix et de contentement, mais la difficulté disparaîtra si nous considérons qu'un morne découragement et un désespoir passionné ne font que multiplier les épines sur notre sentier et aggraver nos douleurs. Les maux nous arrivent d'une manière aussi providentielle que les biens, et ils nous sont tout aussi salutaires, si nous savons convenablement nous appliquer la leçon qu'ils enseignent. Pourquoi donc ne pas accepter joyeusement les maux et émousser ainsi leur apparent aiguillon t Si la gaîté est est le fruit de la philosophie, combien ne doit-elle pas l'être du christianisme 1 Que gagne-t-on par la maussaderie ou par l'irritation f par la tristesse ou par l'humeur sombre t Si nous sommes malades, réjouissonsnous dans la pe&f!ée de recouvrer bientôt la santé; si l'infortune nous échoit, égayons-nous dans l'espoir de j ours meilleurs. Entretenez la gatté, ne serait-ce que pour votre avantage personnel. Si vous êtes ddns une disposition de galté habituelle, tous vos devoirs paraîtront plus faciles, vos fardeaux plus légers. Une disposition d'esprit heureuse et gaie sera votre consolation dans la solitude, et votre passeuort dans la société. La vraie gaité est presque toujours une marque certaine d'au esprit heureux. {Le Vulgarisateur.)

Une habitation salubre. C'est l'hygiène surtout qu'il importe de pratiquer dana l'aménagement et aussi dans le choix de la maison domestique, car l'attention qu'il faut porter à chaque détail doit embrasser le dehors immédiat du logis, aussi bien que le dedans. L'ordre, qui est la première des

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v~rtus, comprend la justesse, l'arrangement, la simpliCité,. et, par-des~us tout, la propreté. IL commence au gremer et ne fimt null~ p~rt. <>n néglige trop souvent dans lea ne~toyagea périOdiques certaines pièces, soit da sous-sol, soit des combles de la maison, c'est un grand tort, car de ces chambres inhabitées partent des exh,alaisons qui vicient l'air du logement tout entier ; il s accumule da~s les !lOus-sol des débris végétaux, et dans ~es gremers de la poussière · de là se dégagent des microbes pestilentiels. ' Dans les grandes ville~. les .conduits et les égouts sont un.e ~rande source d Infection, qu'il est extrêmement ,dlffi~.Ile de combatt~e, mais c'est un grand point pour 1hyg1ene que de tenir absolument propres toutes l~s. conduites de la maison avec de l'eau chaude additiOnnée de chaux, de soude on de sel. Que la cour s~it g.ra~de ou no~, il n'y faut jamais déposer de débris, 01 d ordures. S1 on laisse s'amonceler les. d~combres, . on s'étonne de la quantité considérable qui s est pr?dUtt~ au. bout de quel:Jues jours seulement. Tout .c~ 9u1 est mutll~, bon à rien, obstrue et devrait ~tre ehm10é de la ma1son de famille. Nous montrons en général une grande indifference pour tout ce qui entoure nos maisons de campagne l?sq.u.elles sont p~rfois isolées en dehors de l'action d~ l édilité. '!oute 1 eau souillée doit être amenée à une gr.ande d1stance de la maison, et jamais on ne doiL la laisser croupir à l'air libre. Faute de mieux on amène s~uvent les eaux par des conduits à une sorte de pisCine ou de mare couverte, mais cette méthode la plus commo~e et la plus économique, présente un grave ioconvément pour la santé. La terre environnante bientôt saturée, devient humide et moite et exhal~ de sa surface .des émanations malsaines. Si l'eau est fournie à la maison par un puits, ce puits devra être strictement à l'abri de toute imprégnation possible de dépôts susp.ects. Nous nous rappelons un exemple de la cotruption de J'eau d'un puits par une vacherie et un autre e~emple par une raffinerie de pétrole, ~ituée à une distance de 85 mètres ou un peu plus. . L~ mal peut mettre des années à se manifester, mais 11, VIent un moment où il se produit. Des puits ouverts dun usage fréquent sont préférables aux puits fermés· l'air les purifie continuellement. ' Les dépendances habituellea d'une maison de cam-


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pagne sont les constructions extérieures comprenant l'étable, le poulailler, etc. . . Il faut qu'elles soient accesstbl~s fac1~ement de la maison mais n'en viennent contrarier en rten _les bonnes conditi~ns hygiéniques. La ~anté est ~a p~emtère c~ose qu'on doive considérer, et l_on ne do1t .laJsser su bststerrien qui puisse y porter attemte. A cet egard une gra~dG responsabilité incombe aux parents, aux chefs de famtlle. (Journal de la Santé.)

= -=Ce qu'il taut enseigner aux garçons r Un philosophe a dit que la vérit~ble éduca~_ion d?S. jeunes garçons consiste à leur • ensetgner ce qu 1ls dotvent savoir quand ils seront devenus des hommes. ~ Quelles sont donc les choses qu'ils doivent savoir! 1• Ils doivent apprendre à être véridiques, à agir avec naturel. Toute éducation qui ne renferme _pas ces choses-là n'est d'aucune valeur. Il vaudrait ~meu~ pour ~~ homme de ne pas savoir lire. Il vaud,raJt mteux qu .'.1 n'apprit jamais une seule lettre de 1 alphabet et qu tl fût véridique et naturel dans ses i~tentions, plutôt que d'être instruit dans toutes les sctences . et toutes les langues, et d'agir avec fausseté et avec femte. Par. des: sus tout, inculquez aux jeunes _garçons que la VERIT~ vaut mieux que les 1icbesses, m1eux que la culture de l'esprit, mieux qu'une position terrestre. 2· Ils doivent être purs dans leurs pensées, dans leur langage et dans leur vie,_ purs d'esp_rit et de corps. Un homme impur, jeune ou vteux, empo1~on~ant la société dans laquelle il se trouve, par des htsto1res obscènes et de mauvais exemples, est un ulcère moral, une peste, un l9preux, qui dev_rait être t_raité comme _les lépreux d'autrefois, qui étatent banms de la s?ctété et forcés de crier : • Le souillé 1 ~ comme avertissement pour sauver les autres de la contagion. 1• Ils tdoivent être désin:téressés. ,Avoir_ des égar~s pour le sE!ntiment et le b1en-ètre d autrut. Etre pohs~ intègres dans leur manière d'agir envers leurs semblables. Etre généreux, nobles et dignes, plein~ de respect pour les personnes âgées et les choses sacrees. 4• Ils doivent apprendre l se tirer d'affaires ~ux-mê-

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mes et à compter sur eux-mêmes dès leur jeune âge · à être toujours industrieux, et à gagner leur vie aussi~ tôt que possible. Enseignez-leur que tout travail honnête est honorable, et qu'une vie d'oisiveté et de dépendance des autres est une honte. Lorsqu'un jeune gar~on a appris ces quatre choses, lorsque ces idées sont devenues une partie de !!lOD être, quelque jeune, pauvre ou riche qu'il soit, il a appris quelques-unes des choses les plus importantes qu'il doit savoir lorsqu'il sera devenu un homme. S'il se rend maitre de ces quatre choses, il lui sera facile d'acquérir tout le reste. -----'~P.--t:>ti

e~ ~:sL....::~~.-----"

Le soleil en médecine On commence à apprécier l'influence bienfaisante des rayons directs du soleil sur la circulation dans la paralysie, l'insomnie, les maladies nerveuses, les désordres internes. Si l'on veut guérir un bras qui s'atrophie, un membre paralysé OJ:I rhumatisant, si l'on veut combattre un cas de prostration nerveuse, le traitement le plus efficace c'est de déposer le membre ou la personne aux rayons d~ soleil autant d'heures dans la journée qu'on peut le faire, Pour la débilit6 nerveuse et l'insomnie, le remède c'est le repos au soleil., Tirez le lit prèc:; de !a fenêtre et laissez le malade au soleil pendant plusieurs heures. Il n'y a pas de tonique ni de bromure qui vaille cela, à condition toutefois que les bons effets du traitement ne soient pas neutralisés par une mauvaise nourriture. L'effet de la lumière du soleil ne consiste pas seulement à produire l'élévation de la température du corps; les rayons exercent une action chimique et électrique. Comme 113 disait récemment un médecin connu, il est très probable que le soleil produit dans les tissus profonds de l'organisme des vibrations et des transmutations de molécules aussi réelles que celles que provoque l'électricité. B?aucoup savent par expérience quel soulagement la lumtère du soleil apporte aux douleurs névralgiques et inflammatoires. Ceux qui ont des maux de tête éprouvent cet effet par eux-m~mes lorsqu'ils s'assoient près d'une fedtre au soleil, de manière à que la lumière leur


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tombe en plein sur la joue: _Dormir allongé au .sole~l est mieux encore. Deux condthons sont nécessaues . une chambre chaude et un air pur. On peut être habillé ou non, légèrem~nL vêtu, aussi légèrement qu'on le peut sans avoir froid, on profitera beaucoup mieux du traitement Un docteur américain en est arrivé. à cette. conclusion que l'exposition aux rayons du soletl constitue la plus efficace de toutes les méthodes .chirurgicale~ dans ~e traitement des anévrismes capillatres, des vetnes vanqueuses des ulcères indolents et rongeurs, des canc~rs de la p~au, des taches constitutionnelles, des excroissances morbides ainsi que des verrues, des loupes et autres parasites de la peau. IL y a quelques années, un médecin de Londres, en employant comme remè~e. l'ex,position .aux rayons du soleil, probablement à 1 a1de d u~e lentille~ enleva du visage d'une dame une tache de ':ln et fit d1sparattre de la même manière une tumeur maligne. Le docteur américain dont nous avons parlé plus haut, déclare que, durant une pratiqu~ de pl!ls ~·un quart de siècle il n'a trouvé aucun caustique qut puisse se comparer, q~ant aux résultats, ~ la chaleur du sol~il. Contrairement aux autres causttquef5, on peut fa1re agir celui-ci sans crainte su~ les ti,~s~s l~s plus .~élicats et l'organisme s'en trouve b1en. L trr1tat10n et. lmflammation qui s'en suivent sont extrêmement légeres et la douleur s'apaise immédiatement lorsqu'on élo~gne la lentille. IL y a dans les rayons du solell une pu1ssance curieuse qu'on ne s'explique pas. Dans le cas des poumons faibles, on peut laisser pendant des heures les rayons du soleil tomber sur sa poitrine. Si l'on soupçonne qu'il y a tumeur interne ou ulcération, il faut laisser chaque jour p~usieu~s heures les rayons du soleil pénétrer la peau à 1endr01t du mal. En somme il ne subsiste plus aujourd'hui aucun doute sur la 'puissance curative des rayons chimiques du soleil. Les femmes surtout devraient essayer de la chaleur de l'astre et de la puissance de rajeunissement. Pour cette dépression nerveuse qui amène la chute des cheveux, qui déforme les traits et produit de redoutables tumeurs tuberculeuses et de l'inflammation intérieure.

13 le soleil est le spécifique souverain, le soleil est aussi le repos. Contre les frissons qni bleuissent les mains et plombent le teint, ayez recours au soleil : laissez-le presque bri'ller la peau et la circulation se rétablira.

tLe Chasseur fran,ais.l

VARIETES

Le dernier moine de Saint-Aubin L'abbaye de Saint-Aubin était riche. Quand vint la Révolution, les moines n'émigrèrent pa!'l. I ls étlient peu nombreux et ne remplissaient 'JU'une aile de leur vaste monastère, où les cellules se suivaient, toutes ouvertes sur le même corridor. Une nuit d'hiver, les révolutionnaires firent invasion cb.!z ces pauvres religieux trop confiants. Sans autre forme de procés, ils les massacrèren\ à l'exception d'un seul, le plus jeune, qui, occupant la cellule la plus éloignée, put échapper avant qu'on ar• rivlt jusqu'à lui. Lorsqu'il eut fait quelques pas bors de clôturo, ce jeune religieux pensa qu'on le trouverait aisément et que ce n'était pas la peine de fuir ni de conserver sa vie. Il se mit à genoux, attendant les assassins. Cependant les assassins ne vinrent pas. Au bout de quelques heures, saisi de froid et tourmenté par la faim, le moin& se releva et se mit tranquillement en quête d'un refuge. Il trouva une chaumière dont les habitants le tinrent caché tout le temps de la persécution. Quand il y eut un peu de sécurité, il revint à l'abbaye. Depuis la nuit du massacre elle était déserte, défendue par la terreur; personne n'y avait osé entrer. Le religieux trouva les restes de ses frères à la place <lù les assassins les avaient laissès. Il leur donna la sépulture. Ensuite il s'établit dans sa cellule. Il vécut là de longues années, avec quelques ancien serviteurs, revenus comme lui. Il faisait les offices monastiques et se considérait comme seigneur et maître de tous les domaines que la communauté n'avait pas régulièrement et volontairement aliénés. Quand on chassait dans la forêt sans sa permission, il protestait contre cette usurpation de son


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droit de propriété. Le dernie1· moine de Saint-Aubin était un homme d'aspect sévère, qui parlait peu, et que l'on voyait encore plus rarement sourire. Un soir, deux voyageurs, surpris par un effroyable orag~:~, se réfugièrent à l'abbaye. Le moine averti par ses serviteurs, vint au-dovant d'eux et leur rendit en personne les devoirs de l'hospitalité comme il avait d'ailleurs coutume. L'un des deux voyageurs était un homme d'un certain âge, d'assez mauvaise figure, et qui paraissait préoccupé et presque craintif; l'autre était son fils, garçon de vingt ans. Après qu'ils eurent bu et mangé et qu'ils se furent bien réchauffés auprès d' un bon feu, le père parla de reprendre sa route. L'orage continuait ; le religieux leur conseilla de passer la nuit. C'était l'avis et le désir du jeune homme. c Mon père ne voulait même pas entrer, dit-il en souriant; il craignait un mauvais accueil, et c'est presque malgré lui que j'ai heurté à la porte de l'abbaye. c Il est vrai, reprit l'autre, et je suis reconnaissant de la bonne hospitalité que l'on nous donne. Néanmoins je ne voudrais point passer la nuit ici. , Il avait l'air contraint et effaré, et balbutiait avec effort plutôt qu'il ne parlait. Le moine insista . ' - Vous ne vous gênerez point, dit-il, nous avons des chambres vides. On a fait de la place ici, Sous la Révolution ... c Oui, oui, se hâta d'ajouter le voyageur, j'ai entendu parler de cela. Mais l'orage a cessé, nous pouvons partir... , Un coup de tonnerre et le bruit furieux du vent lui coupèrent la parole. Il pâlit. Le moine le regarda avec attention ... • Vous entendez, mon père, dit le jeune homme, que deviendrons-nous sur les chemins par ce temps et à cette heure 't c Quelle heure est-il donc 't , dit l'homme de plus en plus pile. En prononçant ces mots, il tira machinalement sa montre. Le moine étendit la main et prit avec une s or te d'autorité cette montre, qu'Il croyait reconnaître. C'était celle qu'il avait laissée dans sa cellule en fuyant les assassins. Il la rendit sans manifester aucune émotion. c Restez ici, dit·il au jeune homme. Couchez-vous et reposez tranquillement dans ce lit, qui fut celui du der-

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nier ~bbé de Saint-Aub.i,O: Vous, ajouta-t-il en s'adressant au pere, venez-mol ; J at une autre chambre où peutêtre vous pourrez dormir. , Il parlait d'une voix si grave eL d'un visage si imposant, . que l'hom~e à qui il s'adressait se leva, prêt à le ~utvr~, ~ans obJect~r un mot. Le moine le conduisit à 1extremtté du corrtdor, dans sa propre cellule celle d'où il avait fui la nuit du massacre. ' c. Ici, dit·il au voyageur, le repos pourra vous être m01,ns difficile... il n'y a pas eu de sang versé.• ~ homm.e to!Jlba à genoux. Le dernier moine da S a1nt-Aub10 lut donna sa bénédiction. • Dormez, mon frère. , Et il le laissa. LoUis VEUILLOT.

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Origi'}-e de ~ vig?l~· - c Sa~ez-vous (disait un pasteur qu.1 voul.att guer1r ses oua1lles de l' ivrognerie) qui a plante la v1gne sur vos coteaux 't Vous vous tigurez peut-ê~re que c'est le bon Dieu ou un des enfants du bo~ :p1eu : ~étrompe~-vous. C'est le diable 'lui-même qut 1 a plantee, et qut, à sa sortie de terre, l'a arrosée a':ec du sa~g de paon; c'est le diable qui, lorsqu'elle a mts .ses feut~les, la arros~e avec du sang de singe; c'est le d1able qu1,. à la for~atton du raisin, l'a arrosée avec du sang de hon ; le d1able enfin qui, à sa maturité, l'a arrosée avec du sang de pourceau. Et savez·vous pourquoi t Il a arrosé vos vignes avec rlu sang de paon, parce que, quand vous avez bu seulement quelques verres, vous êtes fiers comme des paons ; avec du sang de singe, parce 9:ue, quand vous avez bu davantage, vous faites des gnmaces et des gambades comme des singes· avec du sang de_ lion~ parce que, 9uand vous en avez tr~p bu, vous êtes mtrattables et furteux comme des lions ; avec du s~ng de pourceau, parce que, quand vous aves bu du VI~ autant que vos cochons peuvent alaler de l'eau de vaisselle ou de petit lait, vous vous vautrez comme e ux et leur ressemblez. ,

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, Des fl~urs de 50 00 an s. - Les fleurs et les plantes d a~trefots. On peut ~ép_ondre au moins pour plusieurs. Ev~de~;Ument, les var1étes se sont multipliées à l'infini · ma1s, 11 y ~ des siècles, existaient déjà les leurs qu~ nous conna1ssons... même les chrysantèmes si en faveur


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aujourd'hui. En efl'et, on a recueilli des 1leurs fanées dans les tombeaux des Egyptiens. C'était l'usage chez les anciens Egyptiens d'entourer les momies de feuillage et de fleurs. L'herbier du mosée du Caire renferme ainsi des échantillons de plantes qui datent de 5000 A 8000 ans. On en voit qui ont conservé leurs couleurs. La coutume de mettre des 1leurs dans les tombes est donc bien vieille. Pauvres fleurettes, que de générations ont passé sur terre pendant que, bien enfermées dans les sarcophages 6gyptiens, elles résistaient, à l'abn des intempéries, aux rigueurs du temps. Des fleurs de 5000 ans ! {J. des Débats./ H. de P.&.RVILLK.

XIV"'• AN NEE

SION 10 Févri e r 1~!1 5

l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPTCES DE LA

Recettes et conseils utiles Pour faire pondre lea poulea. - On nous demand& un moyen pratique de faire pondre abondamment les poules bien nourries. Voici ce que nous conseillons, dit la Science pratique : Lorsque leH poules sont enfermées dans un espace limité, il est bon de leur donner de l'exercice. Pour cela, il suffit de suspendre A une ficelle un chou, une tête de salade ou autre verdure. Le mou· vement qu'elles se donnent en allant picorer cette nonrriture ainsi r uspendue leur est salutaire. Il impor ~e aussi de ne pas leur laisser manquer de sable ou de petit gravier. Un peu de nourriture animale, vers, déchets de viande Mchés, fera bon effet. Pas trop de maïs, de pâ· tée, de farineux, etc., qui poussent à l'engraissement. Il faut aussi bien soigner les volailles pendant la mue pour favoriser la ponte; enfin, avoir soin de ne garder que des jeunes bêtes précoces. Froid de pied. - Le froid aux pieds habituel, commun chez les anémiques et lymphatiques, se guérit par la douche froide des pieds, administrée tous les matins pendant 40 secondes, sur chaque pied, et suivie de frictions avec la laine. En biver, on peut faire les frictions avec de la neige, qui dispense de la douche des pieds. Rien ne digestionne mieux les organes internes, rien n'enraye plus efficacement la prédisposition aux rhumes et aux angines.

SOCIE.TE V!LAJSANNE D'EDUC! TJON L'ÉCOLE PRI~AIRE. paraît chaque quinzaine, de Novembre à Avril mcluSIYement, en livraisons de 16 pages. Pris. d'abonnement pour la 8ois8e, 2 fr. 50, Union postale 3 Cr. i\.nnonces, pl'ilt 20 ce11t. la ligne or. 10n espnce. To u.l ouvrage dont l'Ecole primaù·e r ecPvra deux exemp la ires aura rlrorl a un e annone ' ou à un compte· rendu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE : Au. personnal e nseignant primaire du Valais. - t M lle Mathlld~- Luy. - Du Dévouement (à suiv1 e). - La Iectu~e à 1 ecol~ primair.e (suite). , - Apprentissage de l'économte_ ~~mestt~ue ( szezte). Education et enseignement : A~~~t - ~ rgms (rz s~uvre~. - Enseignement professionnel (à sm''/ t/. - Cons~tls pedagogiques {fln). - Partie pratique : tyte. - Supplement.

~--~~==~~~~--- 1 Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1" secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.

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