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No 04 l'Ecole primaire, 1er Janvier 1889

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L& FUTURE MÉlW&GÈRE Lectute~ 'é't leçons sut· l'économir domestique, la f:c ience dn ménage l'by!ltène et ll'S connr~issances nét:f'!'f:aires à une maîtresse de maison' par Mlle. Ernestine \VIRTH. 3me édition, carLonné, 480 pages, ' Division des parties et chapitres. Ire. PARTI!!. - NotitJIIS rm'linuuaires. f. La famille et le foyt'r domestique. 2. La

femme de ménage. 3. o., l'c<Jirit d., famille . 4-. De l'economie domestique. Urne PARTIR. - Org11nisatio11 morale de la maison et qualité& d'uue bom1e ménagère 1. La pré\'ennncc. 2 Les fêtt·s d r6unions de famille. 3. Devoirs du voisinage 4. ~ lec-tur.: et la hiblinthèque d•: l:t mai tresse de maison. 5. Du rôlll de la femme daa1 1'é•lucations des enf.. nls. lllme. l'AR T i ll. - Or,qa11iwtion IIHttùiellc ct adminulralion éco11omiqcte de la tnauo11 l. Apprcntissnge de l'ticonomill tlome·stietue. 2. IJes qualité;, de la bonne ménagère. 3. D e l'économie. 4 Emploi de la journée: d 'une noaîtrrsse de maison. 5. Installat ion d•aa ménage. 6. Oistrihutiun intéri ., urc •le la mRison. 7. Cuosine•, office, houlangerie, uat<.nsilcs et accessoires d• c uisine'. 8. Des domestiques. 9. Blanchissage el entretien du linge. 10. Entr.-ti"n c-t conscrl'ation ri es al im •·nts. tl. Ucs trnvaux à l'aoguille. Des prrnüion1 • 13 . .\lanière d'ordouncr un dinl'r. 14. De l'npprt'uliss•ge d" la cuo.• ine. 15. Notions é lèmentair.-s de cuisine. 16. La fllrone tt ln fermière. 17. tc jardin votagcr 18, Chaulfare et ér.lairage. t9. ReccllllS et connais;ance1 utiles. 20. Uc I.e comptabilité. 21. Con1eila d 'hygiène.

An prix réduit rle 1 fr 50 au li eu de 1 fr. 80 qn' tl coûte en librairie,

OUV.RAGE3 ET MATÉRIEL SCOLAIRES ,,

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AUTEUR

TITRE

Gra.nmaire du Vcdais, Catéchisme d11 diocèse Ami da l'enfance, 1re li vre de l~cture, tOme édition GUY AU Livre de lechtre lliVr<l tl~ l'èlilvc) , » (livre du maitre), Elements cle .IJéO.fJI'III'hie a l'usage des é coles prim. BouRQU .~R il Bihle illustrée ri l'usng~ de la jeunesse S. M. ,J/étlwde de lec-tm·e correspond•ut a v .. c l~ s tableaux du mème J. ST w. Abrégé d'histoire d e la S111sse, sui vi rl'un précis d 'ins t. civ• Eltlmenls d'arithmétique, suivi d., 201l0 exercicl!s ct J>robhioneS à l'ufagc· eles él"olr.s primaires l{œbl, prof. Rcc11eil cle chrtnl.~ l>"ur l'éco'e et la f,e mille, précédé d'une mélhodc élèone nta ire 1'1 d'un petit solfège PBRRIARD c l Aux •·ecrrte., SIIÎ.!ses, opusculel spécialem-.nt des tiné aux é lèves GoLAZ d<'s cours de répétition L.~ROUSSB Dictio11naire C011•plet d" la langue frança i s~, Illustré, , Nouvetm dictionnaire dt! ln larcgue française, illustré, DBSTBXIIK L'itlncaliOil à l'ècole primaire HU rnoy::n de l'in tu 1tion ct du style, cartormé LKUZIN G& It Carte de la ~1tisse t•nur lts écoles ,_papier japonais) ~ujel> et modèles de leçons de dwse$ So••11n ls>ARTIBR C"liiii'C des arbres fruitiers ti /oltt 1)flll HBIIfRICH Nou.,elle tnétlurde tle calcPll oral (maitre) WASKR Géo_qrapl1ie illnslree de la SPlisse Frère P. 11/étltotle analytique de style 1nnn.!c IH~JJaraloire) , (tre année , (2e a ~n6e) L,, Li~rc du maitre pour cba.-un des cours,

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Janvier 1889

REVUE PÉDAGOGIQUIE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE paratt chaque quinzaine, de Kovembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Pris. d 'abonnement pour la 8oi88e, 2 fr. :JO. Union po•tale 3 fr. "-nnonces, pri.:L 20 ce11t. la ligne Olt son c1pace. Tout ouvrage dont l'Ecole p1·imaù·e recevra deux exemplaires aura droit à une annonce ou à un compte·rendu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE: his impoa·taot. - IJu perfrctiounrmrnt des iostilotrurs. Le11 conférroces prdagogique~. - La lecture dans les icoles primaires. - Importance de 1a boJIDf. êduca tion de la jruor!'se. Notions de civilité d de politesse (suite). - Parlie pratique. . Variétés. 1

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1 L'Ecole primaire -

VIII"'" ANNÉE

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Une remise de 1 0 % est accordée sur le pris. dell ouvra5e• marqués d'on " au per~tonnel en111elgnant et d'one manière 5é• nérale, au:s. aotorUés communale• et détaillants.

Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.


Chronique et Avis seo aires JnspeeteurM scolairefil. - M. le Rd P•·ieur Paccolat, à Vétroz, élevé récemment à la dignité d'Abbé de St-Maurice, a'·ant donné sa démissiOn cowme inspecteur scolaire du distr1ct dfl Con!hey a été remplacé on cette dernière qualité pl>UI' finir la législature, pa; 1\'J.. L . Allflt, ancien inspecteur du district d'Hérens. Nous saisissons cette occasion pour présenter au nouvel Abbé de St-Manrice, au nom du personnel enseignant placé pendant de si longues années sous sa paternelle autorité, uos •·espectueuse~ félicitations accompagnées du vœu : Ad plurimos amws. Dartitrny. - La conférence des instituteu1·s de cet arrondissement aura lieu mercredi, 6 févrJP.t' prochain, à 9 h. dn m. à l'Hôtel de ville de Martigny. (Voir le sujet à traiter dans le N. 1 dP. l'Ecoltt primaire). Oiseaux utiles. - Le livre•, soit texte explicatif des tableaux. expédiés l'année dernière pour lAs écoles, a été expédié dernièrement, en nombre coJTespondan t à celui rtes exemplaires souscrits, aux autorités communales ou aux commissions scolaires. MM. les régents qui ue l'ont pas encore pourront le réclamer à ces autorités.

Bibliographie Sténo~rapbie . - De tous les sy~tèmes connus, celui d'Aimé Paris. est incontestablement le meilleur; il doit sa vogue à son extrême simplicité, sa facilité d'étude et sa clarté. C'est le système adopté pa1· toutes les sociétés sténographiques de la Suisse romande, et des cou1·s sou t actuellement ouverts à Neuchâtel, Genève, Lausanne,. Tramelan et St-lmier. Plus de 300 personnes unt étudié le système 87-88, et nous avons été à même de contaster les heureux résu ltats. obtenus par la méthode d'enseignement dq M. Rouiller Leuba, d& Neuchâtel. Comme bien on le pense, les professeurs de sténographie sont rares, on a dû chercher un moyen qui permette d'apprendre sans maitre. Ce problème a été très bieu résolu de la rnanièJ'H suivante: M. RouillerLeuba créa le journal l'Avenir stéTwgraphique, publication mensuell~· approuvé par le Dépa1·tement de l'Instruction publique de Neuchâtel. et offre gratuitement une ex~ellente méthode à tout nouvel abonné · d'un an. Nous avons sous les yeux un exemplai•·e de la seconde édition revue et augmentée. Cette méthode est combinée d'une manière très heureuse. En 15 pages, l'auteur expose tout le système avec une · clarté et une précision remarquables. Aucun détail n'est omis,. aucune règle négligée, et ce travail est a11tographié avec un soin qu'on rencontre rarement dans les publications de ce genre. Un mot maintenant de l'Aver.ir. Cette intéressante publication, dont l'abonnAment est de 3 fi·. par an, compte 15 pagPs par mois. E lle donne tous les renseignements utiles aux étudiants comme aux. praticiens, des cours d'abréviations, des exercices gra•lués, en un mot tout ce qui est nécessaire pour devenir assez habile pour écrire· 150 et plus de mots par minute. Chaque mois il est procédé à un classemen t de toutes les épreuves envoyées par los étudian ts externes. et le résultat est publié, en sorte quo chacun sait à quel point il est.

Sion. t•• Janvier

1888-89

L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA.

SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION

Bonne année à nos chers lecteurs et lectrices 1 AVIS IMPORTANT Les abonnés de l'ECOLE PRIMAIRE sont priés de réserver bon accueil aux cartes de remboursement qui seront incessamment lancées. Pour simplification d'écritures et diminution des frais postaux, il sera cumule sur la même carte de rembours les fournitures scolaires qui resteraient à règler pour un certain nombre de souscripteurs en sus de leur abonnement. L'éditeur.

Du perfectionnement des instituteurs (Suite). 1. Nécessité pour l'instituteur de continuer à s'instruire. C'est à l'école normale que l'instituteur fait l'apprentissage de sa profession. S'il est vrai qu'il reçoit dans cet établissement une instruction théorique suffisante et même approfondie sur certaines parties du programme, il faut avouer que les connaissances pratiques qu'il y acquiert sont loin de suffire. On ne s'en aperçoit que trop lors de ses débuts dans la carrière de l'en seignement; il est mal à son aise. gauche, embarrassé. souvent très maladroit; il enfreint, dans ses leçons, les règles les plus élémentaires de la méthodique. Quelles da ngerenses illusions se feraitlejeunerégent qui, au sortir de l'école normale, se figurerait que les connaissances acquises dans cet établissement lui suffir1mt pour toute sa carrière! On se dit : « Bah 1 j'en saurai toujours assez pour apprendre à lire et à écrire à des enfants! » Et l'on s'endort sur cet argument fallacieux que peuvent tout au plus se permettre des personnes étrangères à l'enseignement, mais contre lequel nous ne saurions trop protester, car, il faut bien le dire, il n'y


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a de bon instituteur que celui qui domine, et de très haut, par ses connaissances générales, la classe qu'il fait. Non, le jeune régent ne doit pas s'endormir sur l~s laur~ers co?quis à l'école normale, il doit- et son avemr est a ce priX chercher sans cesse à s'instruire, à se perfectionner. On connaît les belles paroles de l'un des douze Césars: « Si u? empereur doit mourir debout, un instituteur doit mour~r. su.r ses livres». Et pourquoi devons-nous sans cesse trava1l.er a notre perfectionnement? Parce que le travail est _une loi de la nature, parce que tout ici-bas change et se mo?tfie, parce que le progrès dans les sciences et dans les arts su~L sa m,arche ascensionnelle et bienfaisante, parce que pour ensetgner l exact et le vrai, il fant les connaître. Et beaucoup de ce qui était reconnu pour vrai hier ne l'est plus aujourd'hui, comme ce que l'on croit juste et vrai aujourd'hui ne Je sera p~ut-êLre plus demain. Certes, nous devons et nous pouvons etre fiers de l'état actuel de nos sciences, mais qui MUS dit que, dans cent ans, nos petit-fils seront aussi contents de n~us que no?s paraissons l'être de nous-mêmes "? Que res~era-t-11, ou plutot qui sait ce qui restera des hautes concept~ons et des gra,?ds travaux scientifiques auxquels nos savants aJoutent ta.nt d tmportance ? Des transformations que subit la science découle la nécessité pour l'instituteur de continuer ses études et d'acquérir chaque jour de nouvelles connaissances: Du reste, qui ne travaille pas rouille, dit le proverbe. De ce que nous venons de dire, il résulte que l'étude est d'une nécessité absolue pour l'instituteur, s'il veut éviter la routine et s'il ne veut pas s'exposer à enseigner à ses élèves les plus grossières erreurs. Rappell?ns-~ous_ que les enfants de nos écoles ne se contentent pas d exphcatwns banales, de raisons plus ou moins plausibles et que les à peu près les satisfont médiocrement s'ils ne les dégoûtent. Ce qm leut· faut, ce qu'ils demandent. c'est un enseignement vif, animé, clai~, précis, intelligent, substantiel et ... sûr. Surtout pas d~ dem~­ mot!l, de demi-vérités ; craignons, redoutons le drlmt-savotr et préférons l'ignorance la plus noire, la plus comp~ète, ~ux connaissances superficielles. Que le maître se pénetre b1en de cette vérité : s'il veut que ses élèves l'écouLent, s'il veut

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assurer leur progrès, son enseignement ne doit jamais trahir dans sa pensée, de l'incertitude_, du doute.... (à suivre) E. VAUCLAIR, inst. à Epiquerez.

Les conférences pédagogiques. Les conférences d'instituteurs présentent plusieurs avantages: elles établissent des rapports bienveillants entre l'Inspecteur et SfiS subordonnés; elles re~serrent la confraternité des maîtres et elles rétablissent cette confraternité quand elle a été troublée; elles donnent le moyen d'éluôder en commun les méthodes d'enseignement et permettent à de nouveaux pr\1cédés de se produire; enfin elles empêchent les instituteurs de s'abandonner à la routine et elles stimulent leur bonne volonté. Sans les conférences, l'Inspecteur ne verrait l'instituteur qu'au moment de l'inspection, moment critique pour ce dernier, qui redoute un juge quelquefois sévère dans son supérieur. Ce n'est certainement pas à ce m•)ment que le maître exposera sans crainte ses idées sur l'enseignement, car alors on pourrait peut-être lui opposer les mauvais résultat~ qu'il a obtenus en les mettant en pratique. Mais, dans une conférence peut-être aura-t-il la hardiesse nécessaire pour exposer les moyens qu'il emploie, pour criLiquer ceux qu'on préconise. L'Inspecteur apprécier·a les théories et les critiquera avec bienveillance, et alors une confiance mutuelle pourra s'établir entre le chef de service et les instituteurs. Quand bien même les conférences ne devraient produire que ce seul résultat d'établir des rapports de bienveillance entre l'Inspecteur et ceux qu'il doit inspecter, il f:Ludrait les établir si elles ne l'étaient déjà. Les conférences resser-rent la confraternité des instituteurs et elles la rétablissent si elle a été troublée. Il faut bien dire que la confraternité entre les instituteurs n'existe pas assez; les réunions nécessitées par les conférences produiront cette confraternité si nécessaire. D'ailleurs l'étude en commun des meilleures manières de faire la classe ne saurait produire que d'excellents résultat~ au point de vue de l'union des maîtres. Les conférences ont pour principal objet de traiter en commun des méthodes propres à faciliter l'enseignement. La lecture, l'écriture, la langue française, le calcul, le système métri-


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que, l'histoire, la géographie, le chant, !.'agriculture! b gymnastique, etc., fourniront de nombreux sujet.s de confe1·~n.ce . Chacun pourra indiquer sa méthode et la livrer. aux. cnhques de la réunion. De là naîtront la lumière, et la diffusiOn des bons procédés. Sans les conférences, les instituteurs isolés dans leurs classes, deviendraient peut-être routiniers, n'osant risquer I'~mploi d'une méthode nouvelle. Mais quand ils sauront, au d1re de l'Inspecteur ou de leurs collègues, que cette méthode p~oduit de bons résultats, quand on leur aura appris la mame.re de l'employer, ne seront-ils pas tentés de la mettre e~ P.rat19ue? Ces conférences peuvent être annuelles ou avo1r heu a des époques plus rap~roc~ées. L~s instituteurs doivent êt~e tenu3 d'y assister, à moms d une ra1son grave. Dans ce cas, l Inspecteur acco1·dera la dispense de s'y présenter, sur la demande que devra lui faire l'instituteur. Il y a plu~ieurs ma~ières de faire une conférence. L'Inspecteur peut tra1ter les sujets pr.oposés devant les instituteurs réunis. De retour chez eux, •!s auront à reproduire par écrit le compte-rendu. de la conference, en y joignant leurs propres réflexions, et 11~ feront pa~­ venir ce compte-rendu à l'Inspecteur dans un déla~ fixé. Celmci lira ces comptes-rendus, les annotera avec som et adressera ses félicitations aux auteurs des meilleurs travaux. Un ou plusieurs de ces mémoires seront lus à la conférence suiv~nte: Autre manière. Le sujet de la conférence sera commumque un mois à l'avance aux instituteurs qui devront le développer par écrit. Le jour de la réunion, chaque mémoire sera lu en présence des instituteurs r~unis. L'Inspecteur ~é:'umera e~sm~e aussi rapidement que possible, tous les mémo1res; et les mstLtuteurs désigneront un d'entre eux pour rédiger un compterendu fidèle de la conférence. Ce compte-rendu devra surtout relater tous les proeédés d'enseignement employés ou indiqués par les instituteurs. Il sera anno té par l'Inspecteur et 1u à la prochaine conférence. .. . , Les conférences sont naturellement presidees par 1In s· pecteur. ALFRED CHARRON, instituteur à Montbouy (Loiret).

La lecture dans les écoles primaires. La statistique des examens pédagogiques de '1887, parue en

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mai 1888, nons a de nouveau péniblement impressionné; elle nous fait touche1· du doigt la faiblesse de nos recrues et ~o~s montre quelles sont les matières du programme les plu~ neghgées dans n0s écoles primaires. Tout le personnel en.seignant, les autorités munidpales et cantonales, cornille auss1 tous ~es amis Je l'enfance, devraient, ce nous semble, prendre connaissance de ces chJffJ·es, s'en inspirer et redoubler de zèle et d'énergie à l'endl'Oit de l'instruction, afin d'assurer au canton un rang moins humiliant. Ils ven·aient tous par là, que nous ~ou~­ rions obtenir un bien meilleur résultat que par le passe; Il suffirait de poser des bases solid es à notre système d'é.d~cation et de diriger tous nos efforts vers un même but; ma~s Il f~u­ drait vouloir au moins cela. C'est bien dans cette mtenhon que. dès les premiers mois de l'année scolaire, nous chercho~s à signaler le point le plus faible de notre enseignement pn· maire aux personnes intéressées à la bonne marche de nos écoles. Ava.nt d'entrer en matière, nous voudrions tout d'abord, dissipe!' les préjugés que nourrissent encore certaines personnes relativement aux examens pédagogiques. Sans doute, il n'y a rien de parfait sous le soleil : les hommes sont tous sujets à se tromper. Aussi ne voulons-nous pas dire qu'aucune inexactitude ne se glisse dans les résultats etes examens; que toutes les recrues soient parfaitement examinées sur toutes les branches ; le prétendre, ce serait aller beaucoup trop loin. Le nombre des recrues est parfois très considérable et oblige les experts à aller rondement; il peut se faire, l'une ou l'autre fois , qne si l'on pouvait consacrer plus de temps aux examens, le résultat fût tout différent et les notAs meilleures ou moindres. Mais d'habitude cependant ces examens se font de manière à assurer une moyenne générale très satisfaisante. Nous ne suspectons nullement l'impartialité des experts fédéraux; le plus souvent ces messieurs interrogent hors de leur canton, et on leur adjoint des hommes intéressés pris dans le canton même où ils président les examens. Les experts cantonaux, dont la parfaite honorabilité est à l'abri de tout soupçon, accompagnent dans le Valais l'expert fédéral, et interrogent eux-mêmes sur un certain nombre de matières. De plus, on procède de la même manière dans tous les can·


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tons; les matières sur lesquelles roule l'examen sont également identiques : ainsi partout, les morceaux de lecture, les sujets de style, les calculs oraux et écrits sont les mêmes ; l'histoire, la géographie et l'instruction civique, branches moins importantes que les précédentes, il est vrai, sont laissées à l'appréciation des examinateurs. Aussi les personnes qui ont assisté à ces examens, sont-elles convaincues de l'exactitude des résultats obtenus, et ne cherchent pas à récriminer contre les experts, mais plutôt à prendre des moyens pour assurer un meilleur résultat à notre cher canton. Voiçi à présent un tableau qui nous indique la moyenne des notes de toute la Suisse et celle de notre canton :

Lecture Style Arltbmét. Histoire f-2 4-5 t-2 4·5 t-2 4-5 t-2 4-5 Moyenne Suisse 72 8 52 t6 58 t3 38 28 « Valais 33 32 24 38 33 3t 28 32 Différence 39 24 28 22 25 t8 tO 4 Nous remarquons d'après ce tableau, qu'en Suisse, sur tOO recrues, 72 obtiennent la t .. et la 2"'" note pour la lecturG, et qu'il n'y en a que 8 qui, avec la note 4 ou 5, comptent parmi les illettrées; tandis que, dans le Valais, nous n'en avons que 33 sur toO, avec la t•• et la 2"'" note, alors qu'il s'en trouve encore 32 du Ofo, avec la note 4 ou 5, toutes comptées parmi les illettrées. C'est ici le cas de dire que, depuis deux ans, les élèves qui obtiennent la note 4 dans plus d'une branche, comptent parmi les illettrés comme ceux qui n'obtiennent que la 5•. La différence entre la moyenne valaisanne et c.elle de toute la Suisse pour la lecture, est donc de 39 et de 24, différence énorme, montrant, à qui veut le voir, combien nos recrues sont faibles en lecture. Tandis que c'est précisément dans cette branche, qu'elles pourraient être aussi avancées qu'ailleurs et arriver à peu pt·ès, à la moyenne générale, si pendant les huit années que les élèves fréquentent, ou sont du moins censés fréquenter les classes, cette matière était enseignée avec suite et méthode. Les autres nombres (28-22) (25-tS) t0-4-) indiquent la différence entre les deux moyennes pour le style, le calcul,

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l'bistoire et la géograph~e e~ sont tous inférieu~s à celui de la lecture; ils mo~tren t tr:es bten q.ue nou.s poumo~s, .sans nous tromper, viser a des resultats b1en meilleurs. A1031 nous, ne distançons la moyet:me générale pour l'histoire et la géographie que de W sur toO. Si donc nos jeunes gens sont capables d'apprendre ces deux branches avec l'instruction civique, pourquoi n'apprendraient-ils pas à bien lire ? Une antre grave leçon ressort de ce tableau, c'est que les notes données pour toutes les matières ressemblent à celles de la lecture; d'où il résulte que les experts pédagogiques considèrent la lecture comme la 1re de toutes les autres connaissances et la fout servir de base à toutes les autres notes à marquer. Ne songeons donc pas à progresser ni en style, ni en histoire, ni même en calcul, tant que la lecture ne sera pas mieux enseignée dans la plupart de nos écoles. (à suivre)

Importance de la bonne éducation de la jeunesse. L'éducation de la jeunesse a toujours été regardée, par les plus grands philosophes et par les plus fameux législ:l.teun. comme la source la plus certaine du rapos et du bonheur, nonseulement des familles, ma.ia des Etats et des républiques. En effet, qu'est-ce qu'une république ou un royaume, sinon un vaste corps dont la vigueur et la santé dépendent de celles des familles pa.rticulièt·es, qui en sont comme les membres et les parties, et dont aucune ne peut manquer à ses fonctions sans que le corps entiet· ne s'en ressente? Or, n'est-ce pas la bonne éducation qui met tous les citoyens en état de remplir dignement leurs différentes fonctions ? N'est-il pas évident que la jeunesse est comme la pépinièt·e de l'Etat ? Que c'est par elle qu'il se renouvelle et se perpétue ? que c'est (J'elle que viennent tous les pères de famille, tous les magistrats, tous les ministres des autels, en un mot, toutes les personnes constituées en autorité et en dignité? et ne peut-on pas assurer que ce qu'il y a. de bun ou de défectueux dans l'éducation de ceux qui rempliront un jour ces places, influe sur tout le corps de l'Etat, et devient comme l'esprit et le caractère général de la nation entière ? Les lois, à la vérité, sont le fondement des Etats ; et en y conservant la règle et le bon ordre, elles y maintiennent la paix


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et la tranquillité. Mais d'où les lois elles-mêmes tirent-elles leur force et leur vigueur, sinon de la bonne éducation, qui y accoutume et y assujettit les esprits, sans quoi elles sont une faible barrière contre les passions des hommes'! La loi, quand elle est seule, est une souve1·aine ~ure et impérieuse, qui gêne l'homme dii.nS ce qu'il a de pius èher et do~t il est le plus jaloux, je veux dire sa liberté; qui l'attriste, qm le contrarie en tout, qui est sourde à ses remontrances et à ses désirs, qui ne sait jamais se relâcher, qui ne lui parle que d'un ton menaçant, et ne lui montre que des chàtiment~ . A~~si, il n'e~t pas étonnant que l'homme secoue ~e joug dès qu Il le peut Impunément, et que, n'écoutant plus des leçons importunes, il se livre à ses penchants naturels, que la loi avait seulement réprimés, sans les changer ni les détruire. Il n'en est pas ainsi de l'éducation. C'est une souveraine douce et insinuante, ennemie de la. violence et de la contrainte qui n'agit que par la voie de la persuasion, qui s'applique à fair~ gvûter ses instructions en parlant toujours raison et vérité, et q~li ne tend qu'à rendre la vertu plus facile, en la rendant plus aimable. Ses leçons, qui commencent presque avec la naissance de l'enfant, croissent et se fortifient avec lui, jettent avec le temp~ de profondes racines, passent bientôt de la mémoire et de l'esprit dans le cœur, s'impriment de jour en jour dans ses mœurs par la pratique et l'habituJe, deviennent en lui une se~onde nature qui ne peut presque plus changer, et font aupres de lui, dans toute la suite de sa vie, la fonction d'un législateur toujours présent, qui dans chaque occasion lui montre son devoir et le lui fait pratiquer. II ne faut pas après cela s'étonner que les anciens aient recommandé avec tant de soin la bonne éducation de la jeunesse, et l'aient regardée comme le moyen le plus sûr de rendre un Etat stable et florissant. Leur maxime capitale était que les enfants appartiennent plus à la république qu'à leurs parents, et qu'ainsi ce n'est point au caprice de ceux-ci qu'il faut abandonner leur éducation, mais que la république doit se charger de ce soin; que, pa1· cette raison, les enfants doivent être élevés. non en particulier et dans la maison paternelle, mais en pubJjc, par des maîtres communs et sous une même dis.ciplipei ~ijl) ~lJ.'on l~ur inspire de bonne heure l'amour de la

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patrie, le respect pour les lois du pays, le goût des princi{fes et des maximes de l'Etat dans lequel ils ont à vivre. Ca1· chaque espèce de gouvernement a son génie particulier. Autre est l'esprit et le caractère d'un Etat républicain, autre celui d'un Etat monarchique. Or, c'est par l'éducation qu'on prend cet esprit et ce caractère. Lycurgue, Platon, Aristote, en un mot tous ceux qui nous ont laissé des règles de gouvernement, déclarent que Je principal et le plus essentiel devoir d'un magistrat, d'un ministre, d'un législate•Jr, d'un prince, est de veiller à la bonne éducation, premièrement de leurs propres enfants qui souvent succèdent à leur place, et ensuite des ~Ho yens en général qui forment le corps de la république; eL ils remarquent que tout le désordre des Etats ne vient que de la négligence de ce double devoir. Platon en cite un illustre exemple dans la personne du fameux Cyrus. Aucune des qualités qui font les grands hommes ne lui manquait, excepté celle dont il s'agit ici. Occupé de ses conquêtes, il abandonna aux femmes le soin de l'éducation de ses enfants. Ces jeunes princes furentdoncélevés, non selon la discipline dure et austère des Perses, mais à la manière des Mèdes, c'est-à-dire dans le luxe, la molle3se et les délices. Per· sonne n'osait les contr~dire en rien. Leurs oreilles n'étaient ouvertes qn'aux louanges et aux t1atteries. Tout fléchissait le genou et était rampant devant eux. Une telle éducation eut le succès qu'on en devait attendre. Les deux princes, aussitôt après la mort de Cyrus, armèt·en t leurs mains l'un contre l'antre, ne pouvant souffrir ni supé1·ieu1· ni égal, et Cambyse, devenu le maîlre absolu par la mort de son frére, s'abandonna comme un insensé et un furieux à toutes sortes d'excès, et mit l'empire des Perses à deux doigts de sa perte. (à suivre)

Notions de civilité et de politesse (Suite.)

3. Enfants. A) DEVOIRS PHYSIQUES.

Huit heures de repos au plus étant nécessaires au rétablissement des forces du corps, l'enfant s'habituera de bonne heure à se coucher tôt (une beure après le dernier repas) et


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à se lever matin. Celui qui reste au lit après son réveil s'habitue bien vite à la paresse, à la mollesse et puis à tous les vices qui en découlent. Une fois levé, J'enfant se lavera la figure, le cou, les dents et ln bouche, car la malpropreté d~ la bouche - comme aussi l?s su~reries - gâte les dents de bonne heure et empoisonne 1 haleme la plus pUI'e. La politesse. d'accord du rellte avec l'hygiène, exige que les dents soient parfaitement entrP.tenues. Nous recommandons. par parenthèse, à ceux qui ont. le malheur d'avoir une haleine mauvaise, de tenir dans leur bouche quelques pastill13s préparées à cet effet, et d'éviter de souffler au. visage des personnes avec lesquelles ils sont en conver· sat10n. De plus, que les parents prennent garde de laisser mal-à propos contracter aux enfants l'habitude de cracher sans nécessité et partout. Plus d'un jeune homme, appelé à gagner sa vie dans l'étranger, a perdu une p!ac"} lucrative pour s'être oublié à cet égard. Nous dirons encore, à propos de bouche, que les enfants doivent s'habituer à manger de tous les mets qu'on leur pr~sente, car rien n'est p~us vil que le caractère de ces gens qUI mettent une gt·an~e Importance à ce qu'ils mangent, et se font un dieu de leur estomac. Il est séant aussi de faire prendre, de bonne heure aux enfants l'habitude de se peigner eux mêmes, et de ie' faire chaque matin, vu que de-s cheveux malpropres et en désordt·e donnent une très mauvaise opinion des jeunes gens · on en conclut qu'il~ manquent d'ordre et qu'il n'ont ni respect pour eux-mêmes Dl pour les autres. Plus tard, ils éviteront soigneusement de porter à tout instant les Joigts à la partie chevelue de la tête. Nous invitons, en passant., le jeune homme, la jeune fille à, faire ensorte d'avoir ~onstamment les mains très-propres, d év1ter de porter les d?Jg_ts au nez, à la bouche, aux oreilles, à la tête; de ne pas Imtlet· les nobles Chinois qui laissent croitre leurs ongles au-delà de ce qui est honnête encore moins de les }_aisse~ se garnir d'une couche morbid~, qui dénote autant d mcune que de peu de goût esthètique; enfin d'éviter cette sotte vanité qui consiste à faire remat·quer les bagues ou anneaux que l'on porte aux doigts et ailleurs . . A propos de D?ain, qu'on nous permette une petite digresston : L 'homme etant, par sa nature, exposé à mille accidents div~rs, chacu~ comprendra que ce n'est pas de trov d'avoir le llbt·e exerciCe de. tous <>es ~embres. Rien n'est plus gauche que de ne pas savoir se servtr au besoin avec facilité de sa mai_n ~auc~e. Les enfants donc devraie~t, si possibl~. être habttues des leur bas âge, à faire usage indifféremment des deux mains, d'autant plus que cela est très-avantageux pour

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te corps dans le temps de la croissance. En eftet, le premier remède à faire, lorsqu'on s'aperçoit qu'une épaule est plus haute que l'autre, c'est de faire cesser tout service à la main du même côté, en faisant usago, pour manger, de l'autre main. _ On devrait mêmd apprendre à couper, coudre et écrire des deux mains, comme font les ambidextres. Parmi le~J soins à donner au corps, n'oublions pas de mentionner les bains, que les Romains considéraient comme une partie nécessaire de l'éducation. Leurs propriétés hygiéniques étant suffisamment établies, nous n'insisterons pas sur leur utilité. Nous n'en dirons un mot que pour ce qui conceme la propreté des pieds. Ainsi, en hiver, un bain de pieds par semaine n'est pas de trop; en été, il en faut trois ou quatre ou, pour mieux dire, il est bon de se laver les pieds tons les jours, si l'on veut éviter les suites désagréables produites par la poussière ou la sueur. Mais que l'on se garde, comme du plus subtil poison, de se baigner d'abord après avoir mangé. 11 faut qae deux heures au moins se soient écoulées depuis le dernier repas. Pour ce qui regarde la toilette en général - et ceci concerne grands eL petits - la bienséance exige que l'on soit toujours vêtu d'une manière décente. Elle veut que les vêtements soient en rapport avec le sexe, la fortune, l'état, l'âge et les occupations de chacun. - Outrer les modes, c'est être léger et frivole. Ecoutez plutôt ce que pensait, à ce sujet, le poëte Hoffmann Au bourg ou règne la Folie, Un jùur la Nouveauté parut; Aussitôt chacun accourut, Chacun disait: • Qu'elle est jolie! • Ah t madame la Nouveauté, Demeurez dans notrE~ patrie; Plus que l'esprit et la beauté Vous y serez toujours chhie. • Lors la déesse à tous ces fous Répondit : • Messieurs, j'y dem~ure •, Et leut· assigna rendez-vous Le lendemain à la même heure. Le lendemain elle parut Aussi brillante que la veille; Le premier qui la reconnut S'écria: • Dieu t comme t!lle est vieille 1 •

Ajoutons toutefois que, si de nos jours, il est ridicule de s'obstiner à faire un vêtement neuf d'après une mode passée, il est ridi1:ule aussi à des personnes âgées de se mettre comme les jeunes gens.


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Au sujet du port des vêtements, nous dirons qu'il vauL mieux porter un habit rapiécé qu'un habit troué; qu'il ne faut pas estimer les hommes par leur habit, mais par leurs qualités personnelles, et surtout par leurs quali tés morales. - Un habit peu apparent cache souvent un homme très-estimable. Nous ferons remarquer, Antre parenthèse, qu'il n'est pas séant de rajuster sa toilette en compagnie. Enfin, une dernière reeommandation à l'adresse d~ l'enfant: c'est celle d'avoir soin, le soir, en se déshabi llan t, de p larer c!laque pièce de son vêtement de manièt·e qu'au besoin il puisse, durant la nuit, s'habiller promptement, même sans lumière. (A suivre)

PARTIE PRATIQUE Oo:D1pos:t:ti.o:n.

LA VILLE ET LA CAMPAGNE. 11 SuJet à traite'·. - Dire quel profit les enfantA de la ville peuvent tirer d'un•.~ promenade à la campagne, et ceux de la campagne d'une promenade à la ville. SuJet traité. - Les enfants de la ville qui viennent à la campagne peuvent tirer de leurs promenades des avantages de plus d'une sorte. Ils y trouveront d'abord Je grand air. Dans les villes, l'air est confiné, resserré; il n'y a pas des plantes ni d'arbres, ou il y eu a bien peu ; l'air n'est pas pur ni parfumé comme à la campagne. Et puis des maisons et encore des maisons, si bellAs qu'elles soient c'est bien moins beau que les arbres et la verdure. Il y aura donc pour les enfants qui viendront de la ville à la campagne avantage de santé et plaisir des yeux. ils auront aussi de quoi s'instruire. Je connais des enfants de la ville qui ne savent pas d1stinguer un épi de blé d'nn épi d'avoine P.t une carotlo3 d'une betterave. Ils pourront apprendre à la campagne comme on cultive la terre, comment, par exemple, He produit Je pain, qui ne vient pas tout cuit dans la bouche des gens ; comment on élève les bestiaux et les vo lailles, et tout le travail et tous les soins que demandent ces bonnes choses, qu'ils n'ont que la peine d'aller acheter au marché ou dans des boutiques. Et je pense que, s'ils regardent bien, cela leur apprendra à ne pas mépriser ces braves campagnard8, qui ne sont pas, en général, aussi bien vêtus ni aussi bien logés qu'eux, qui n'ont pas non plus sauf exception, d'aussi bonnes mamères, mais qui travaillent, qui rendent des services, tout en cherchant à gagner leur vie le mieux possible, et qui ne sont pas, comme quelques-uns le croie.. ', des sauvages. Quant aux ~nfants de la campagne qui vont à la ville, eux aussi pourront en tirer un gtand profit. Quant on est à la ville, on n'a qu'à ouvrir les yeux pour s'instruire de toutes les manières. Les églises, les monuments vous font bien mieux apprendre et comprendre l'histoire de votre pays que les livres ou les leçons du rualtre; ils ont l'air d'être là pour vous ra-

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conter ce qui s'est passé autrefois. Ils sont pleins de toutes espèces de belles choses, qu'on aime à avoir vues et qui vous restent dans ]es yeux. Les moindres magasins, les moindres boutiquPs qu'on rencoPtre dans les rues, pour peu qu'on les regarde avec attention, vous instruisent comme jamais on ne peut s'instmire au villagf'. On vous fait à l'école des leçons de choses ; une boutique c'est une vraie leçon de choses. On y voit les objets fabriqués et les matières qui ont servi à fabriquer ces objets; souvent même, Jans les usines et dans les ateliers, on pe\1t voü· comment les ouvriers s'y prennent pour les fabriquer. Il n'y a qu'une chose qui bien souvent fait alors defaut, c'est la connaissance qu'il faudrait pour tout comprendre. Moi je suis de la campagne, E>t je ne sais jamais venu une seule fois à la ville sans me dire : • Mon pau vre garçon, comme tu es ignorant r • J'ai dit · cela au maitre et il m'a répondu qu'il n'était pas mauvais d'avoir de ces idées-là, qui, malgré vous, vous rendent modeste. J 'ai aussi appris à la ville qu'on pourrait vivrd très différemment, suivant les endroits, et valoir autant les uns que les autres. J'aime mieux l'état de cultivateur que font mes parents, mais j'estime à leur valeur les métiers de la ville, qui ont bien aussi leur mérite.

V&BIIi'mlâ& L'année des trois bult. Quand le front rigide elle se leva, chacun souffiait dans ses doigts. Ah 1 mon Dieu, qu'il faisait froid 1 - C'était l'année des trois huit. Et comme au début l'on disait: Ça passera, grincheu11e pas toujours elle ne sera. Hélas, plus dure encore elle se montra - l'année des trois huit. En Février elle nous appot·ta l'avalanche et la tourmente. En frissonnant à la veillée on parlera longtemps encore de l'année des trois huit. Et bourrasques et giboulées tant firent rage, que vers la mi-avril seulement le printemps arriva clopin clopant, - en l'année des trois huit. Pour un mornAnt le soleil rous Ma nos défiances. Des brises clémentes passaient dans l'ait·; mais de sourires elle fut peu gracieuse - l'année des trois huit. Après vient le déluge. Juillet fut ruisselant. Torrents et rivières débordés couvrirent prairies et moissons. Triste été que celui - de l'année des trois huit. L'automne ne commença pas plus gai, Tout autour la neige osa se montrer, et nous tint longtemps sous sa menace. Oh 1 l'année ,.des trois huit. Comme moutarde après dîner, Novembre se couronna de


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62 jours riants et chauds. Adieu paniers, Tendanges r• tes, Long. temps on médira - de l'année des trois huit. Et pour tout dire, Noël se fit sans neige et en plein soleil car à nulle autre elle ne ressembla - l'année des !rois huit: Envoyé à l'Ecole primaire par MARio

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&dieux

a l'année .

Comme une fleur, pâlie au souftle des autans, Tu t'en vas, pauvre année, et bient6t comme une ombre Tu rejoindras tes sœurs dans l'immense champ sombre Où dort l'éternité et que creuse le temps. Quand, au clair horizon, tu paraissais, rêveuse, Les m~ins .Pleines de fleurs et nous parlant d'espoir, Nous t offnons no.s vœux, doux parfum d'encensoir, Notre âme te fêtait, naïve, curieuse. Car tu étais encor le Rève, l'Inconnu... Et, des plis de ta robe, ô jeune enchanteresse, Nous croyions voir tomb~r du bonheur la promesse Qui devait contenter notre espoir ingénu. Pour plus d'un tu passas rieuse et folle reine, Tout rayon, tout sourire, ouvrant grande ton trésor Tissant pour chaque jour, plus merveilleuse encor La trame d'or légère où le bonheur s'enchaîne. ' Mais pour plus d'un aussi, tu te montras d'airain, Sur les fronts abattus tu fis peser, plus lourdes, Les chaines du malheur et leurs menaces sourdes Ne purent conjurer le farouche destin. Par nos vœux, notre espoir, ou flétrie, ou bénie, - N'importe 1 - tu te meurs !. .. Ah 1 ce fut notre Dieu Qui t'envoya à nous : quand tu nous dis adieu Que t'Importe la gloire ou bien l'ignominie ? Ot:.i, va, va, pauvre année! A Tu n'as pas apporté la fin de Mais je veux te bénir pour la Que tu nous apportais en tor.

nos cœurs exigeants la souffrance sainte espér~nce riant printemps!

A. R.

La dernière elasse.

(Récit d'un petlt .Alsacien). Ce matin-là, j'étais en retard pour aller à l'école, et j'avais grand' peur d'être grondé, d'autant que l'instituteur, M. Hamel, nous avait dit qu'ù nous interrogerait sur les participes, et je n'en savais pas le premier mot..... En passant devant la mairie, je vis qu'il y avait du mon~e arrêté prés du petit grillage aux affiches... Comme je traversais la place en courant, le forgeron Wachter, qui était là

avec son apprenti en train de lire ce qui était affiché, me cria : , Ne te dépèche pas tant, petit, tu y arriveras toujours assez t6t à ton école. • Je crus qu'il se moquait de moi, et j'entrais tout essouftlé dans la petite cour de M. Hamel. D'ordina~re, au com':lle~cement do la classe, il se faisait un grand tapage qu on entendait JUsque dans la rue, les pupitres ouvertE! fermés, les leçons qu'on répétait trés haut, tous ensemble en s~ bouchant .les or~illes pour mieux apprendre, et la grosse régie du mattre qm tapalt sur les tables, pendant que le malLt'e lui-même criait: • Un peu de silence 1 • Je comptai sur tout ce train pour gagner mon banc sans être vu; mais justement, ce jour-là, tout était tranquille, comme un matin de dimanche. Par la fenêtre ouverte, je voyais mes can1arades déjà rangés à leurs places, et M. Hamel, qui passait et rApassait avec sa règle sous le bras. Il fallut ouvrir la porte et entrer au milieu de ce gra nd calme. Vous pensez si j'étais rouge et si j'avais peur. Eh bien, non. M. Hamel me regarda sans colère, et me dit très doucement: • Va vite à ta place, mon petit Frantz : nous allions commencer sans t oi..... • J'enjambais le banc, et je m'assis tout de suite à mon pupitre. Alors seulement je remarquer quo notre maitre avait sa belle redingote verte, son jabot plissé fin et la calotte de soie noire brodée qu'il ne mettait que les jours d'inspPction ou de di8tribution de prix. Du reste, toute la classl:l avait quelque chose d'extraordinaire et de solennel.. ... Cependant M. Hamel monta à sa chaire, et, de la même voix douce et grave dont il m'avait reçu, il nous dit: • Mes enfants, c'eet la dernière fois que je vous fais la classe. L'ordre est venu de Berlin de ne plus enseigner que l'allemand dans les école8 de l'Alsace et de la Lon·ame ..... Le nouveau maitre arrive demain. Auj!.lurd'hu i c'est votre dernière leçon de français. Je vous prie d'être attentifs 1 • Ces quelques mots me bouleversèrent. Ah 1 les misérables, voilà ce qu'ils avaient affiché à la mairie. Ma dernière leçon de français !..... Et moi qui savais à peine écrire. Je n'apprendrais donc jamais. Il faudrait donc en rester là ... Comme je m'en voulais maintenant du temps perdu, des classes manquées à courir les nids et à faire des glissades sur la Sarre. Mes livres, que tout à l'heure encore je trouvais si ennuyeux si lourds à porter, ma grammaire, mon histoire sainte, me semblaient à présent de vieux amis que j'aurais bien de la peine à quitter. C'est comme M. Hamel. L'idée qu 'il allait partir, que je ne le verrais plus, me faisait oublier les punttions qu'il m'avait infligées ..... J 'en étais là de mes réflexions, quand j'entPndis appeler mon nom · c'était mon tour de réciter. Que n'aurai s-Je pas donné pour pouvoil: dire tout au l ong cette fameuse règle des participes, bien haut bien clair, !ians une faute: mais je m'embrouillai aux premiers mdts et je restai debout à me balancer dans mon banc, le cœur gros ~ans oser lever la tête. J'entendais M. Hamel qui me parlait: Je' ne te gronderai pas, mon petit F rantz, t u dois être assez puni..... Voilà ce que c'est. Tous les jours on se dit: • Bah 1 j'ai bien le temps j'apprendrai demain. • Et pms, tu vois ce qui arrive .... Ah J ç'a été


Le journal ne s'occupe que dos questions pouvant intéresser ateurs de l'a1·t abréviatif, et les extraits littéraires et a•1!res sont avec soin; il peu~ donc être mis entre les main!! de tout le

64 le grand malheur de notre Alsace de toujours reme~tre.on instruction à demain. Maintenant, ces gens là sont en drolt de nous dire : • Comment 1 vous prétendiez être Français, et vous ne saviez ni parler ni écrue votre langue!.... Dans tout ça, mon pauvre Frantz, ce n'est pas encore toi le plus coupable. Nous avons tous notre bonne part des reproches. à no. us f~ire: Vos parents n'ont pas assez t~nu à vous voir instrmts ; 1ls a1ma1ent m1eux vous envoyer travailler à la terre ou aux filatures, pour avoir quelques sous de plus. Moi. même, n'ai je rien à me reprocher 1... • Alors d'une chose à l'autre, M. Hamel se mit à nous parler de la langue française, disant q,ue c'ét~lt la J>lus belle langue du monde, la plus claire, la plus sohde, qu 11 fallait la garder o.>ntre nous et ~~ jamais l'oublier, parce ~ue, quand u~. peupl~ tombe esclave, ta~t qu il tient bien sa langue c est comme s ll tenait la clef de sa . pnson ..... Puis il prit une gra~maire ~t nous lut notre leçon; j'étais étonné de voir comme je compren~is. T?ut ,ce qu'~l me. di~ait. me .semblait facile facile. Je crois auss1 que Je n ava1s Jamats s1 b1en e.cou~é et que 1'01 n'avait jamaifl mis autant de patience à ses exphcat10n~. On aurait dit qu'avant de s'en aller, le pauvre cher homme voulait nous donner t.out son savoir, nous h~ faue entrer dans la tête d'un seul coup. La leçon finie, on passa à l'écriture. Pour ce jour-là, M. Hamel nous avait préparé des exemples tout neufs sur lesquels était écrit en belle ronde : • France 1 Alsace 1 Fran~e 1 Alsace 1 • Il fallait voir comme chacun s'appliquait, et quel silence 1 On n'entendait que le grincement des plumes sur le papier. De temps en temps, quand je levais les yeux de dessus ma p~ge, je voyais M. Hamel, immobile dans sa chaire et fixant les obJets autour de lui, comme l:l'il avait voulu emporter dans son regard toute sa petite maison d'école..... Il y faisait la classe depuis quarante ans. Quel crève-cœur ce devait être pour ce pauvre homme de la quitter et entendre sa sœur qui allait, venait dans la chambre au-dessus, en' train de fermer leurs malles ; car ils devaient partir le lendemain s'en aller du pays pour toujours 1 Il eut uèanmoins le courage d'aller jusqu'au bout. Après l'écriture, nous eù.mes la leçon d'histoire; ensuite les petits chantèrent ensemble le BA, BE, BI, BO, BU .... Tout à coup l'horloge de l'église sonna midi, puis l'Angelus. Au même moment, les trompettes des Prussiens qui revenaient de l'exercice éclatèrent sous nos fenêtres .... M. Hamel se leva, tout pâle, dans sa chaire. Jamais il m'avait paru si grand. • Mes amis, dit-il, je... je... , Mais quelque chose l'étouffait; il ne pouvait pas achever sa phrase. Alors il se tourna vers le tableau, prit un morceau de craie, et en appuyant de toutes ses forces, il écrivit, aussi gros qu'il put : VIVE LA FRANCE 1 Puis il resta la tête appuyée au mur, et, sans parler, avec sa main, il nous faisait signe: • C'est fini .... allez-vous-en. • Alphonse DAUDET (Contes choisis).

Nous ne saurions qn'engagAr les parents A abonner lem·s enfants l cet utile jo1Jrnal qui met une écriture rapido, facile et simpl~ à la porlée de tous. 'fout ce qui concerne le journal flusmentionné, ainsi quA les demandes d'nbonnf'ments, doivent être adressée '\ M. Aug. RouillerI,eub~~, sténographe diplômé, à Neuchâtel.

ÉLÉDEl'T8 D ' 4RITHftÉTIQUE l

t'usa~e

des écoles pr_imaires. Ouvrage aJopté :\ titre obligatoire par Je Département dA l'mstrnctiou publique du VHlais. 1re édi lion cart. 1 fr. 218 pag~s. (Remise du 10 au 15% au corps enseignant et aux détaillants, suivant J'imporrauce des commandPs). Cet ouvrage comprend deux pa1·tiNl, la 1re lhéoriqu~:~ et ornée de figures, la 2me pratique, qui compte 2000 exPrcices el problèmes. Voici sur ce classique (~o~ t se trouve 1rès bien le corps Pnseignant vulaisan) entr'aulres appréCJaiJons, celles émisP.s par deux iuspecleu•·s sr.olai1·es étrangers au Valais, et dont l'éditeur de J'ouvrage avait demandé l'avis:

.J'ai, .dil l'un, . enm1~é l'ouvra~~:e nn•c attention, el, sans en R\ oir ar.alysé tous les •étaJls, re p111s d1re qu'•! mér&te l'atlenlion des autorités scolaires. 11 a de rérls avant~ges sor le traité. de 1<'. P . B. Les définitions théoriques sont plus simples et plus préci•es. ~a numérallon y est bien enseignée ... J'ai r~marqué dans l'ouHage d'hcmreuses luovalJons, telles que: les labies <les l opérations, un tableau des ronveHions des poids et mrsur•·s, des pièces. de monnaies rn usuge ~n Suisn·, ain~i qu'un grand aoa1hr~. d~ pt·oblèmes ~reométrJques sur les surfac~s ct les volumes, etc. D' autre pari, on a ehmmé ~u '!'annel, avec raison à mon avis, toul cc qui ne rentre pas dans le programmu pnmatrc. Les proJ.lèmes sont vnriés, en nombre sul'lisant, el réellmenl praliqu..s. L'ouvrage a en outre le mérite du bon marché, la reliure est d'un bon gotlt el l'impression plail par ses jolis caratères." Voici maintenant l'autre jugement qui concorde avec celui ci-haut. "Aux hommes d'.école très nombreux qui repro,.hait·nt aux cahiers Ziihringer l'absence complète de t~éone, l'ouvrage off~e un exposé théonque dair, sobre et suf6sammenl comlet, .et réahsant en bonne part1e, par Je choix des problèmes, le désir de ceux qui réclama umt un plus ~rrand nombre de données relatives aux malières agricoles et aux opérations journalièro>s du ména~~:e champê re Sans ~n~rer 1~i dans la ~iscussion de la méthode, je jlarde d'un examen attentif du manuel la conv1chon s1n~ère qu tl r~nferme un excelle ni cours d'arithmétique. J 'apprécie surlou& le j!rand n?mbre 1'1 la progrrssion hien graduè e des problèmes." L'ouvra~e R egalement été accueilli R\'ec fneur dans diverses é ~oles d'autres can tons. Les SOLUTIONS RAISONNÉES de l'ouvrage sont sorties de presse. Prix de l'exem• plaire : 1 fr. 50. Pour prévenir lrs abus qui pourraient êlre faits du li'flre tlu n1aître l'éditeur restreindra la vente des Solutions au Corps enseignMnl et a raison d'une exc~p!aire seulement par personne On ne pnu• ra se les procurer que t'hrz lui, allendu qu'il n'en sera pa• remis aux libraires ou détaillants. L~s arquéreun des ~O • f•IIM•• sont t>ien priés de nous signaiPr les erreurs que pourrait contenir l'ouvrage. afin que nous pllissons les corriger dans lt~s exemplairt>s restants, au quels, au be!'oin, sera inlercalée une> list.. d'rrr·atu. Si le~> coquilles !'lODI très rares, comme nous l'ésperons. elles Feront rPdressées à la plume. On conçoit sans peine qu·~n l.ivrA ~ourré de chi~res et ~:une exécution lypograph:que longue et d1ffimle pmsse, en prem1ère éd1t1on surtout, contenir quelqu~s fautes.


LJl FIJTIJBE DÉIW&GÈRE Lectures et leçons sm· l'économie domestique, la science du ménage

J'by~iène e t les connaissances nél}t>tssair·es à une maîtresse de maison'

par Mlle. Ernestine

WIRTH.

3me édition, cartonné, 480 pages.

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SUPPLÉMENT A L'ÉCOLE PRIMAIRE .

Division dea parties et chapitres. • Notions prclimmait·u. 1. La ramille el le royer dùmestique, 2. La

Ire. PARTIR. fe111me de méuage. 3. De l'esprit de famille, ~- De l'économie domestique. lime rARTIII, - 01·ganisation II&Orale de la 11&11ÎSOn et IJ"alitél d'uue bonne ménagère. 1. Ln prévenance. 2. Les fêtes et réunions de famille. 3. Devoirs du voisinage 4. La lecture el la bibliothèque d., la mai tresse de maison. 5. Du rô le de l11 femme dana l'é<iucations des enl'~tnts. (lime. PARTI&. - 01','1anisa1Ïon matérielle el adminoslmlÎOil Ùonom ique de la tnaisota• 1. Apprentissage de l'ticonomil! domestique. 2. Des qualité; de la bonne ménagère. 3, De l'économie. 4. Emploi de la journée d'une maîtresse de maison. 5. Installation d'un ménage. 6. Distribution intérieure •le ln maison. 7. Cu1siue, office, boulangerie, ust<.nsile~ P-1 accessoires de cuisine. 8. Des domestiques. 9. Blanchissage et entretien du linge. 10. Entretien t-1 conservatio n 1les aliments. 11. Uc,; travaux à l'a1guille. Des provisions. 13. &lanière d'ordonner un dincr. 14. De l'a pprentissage d" la Cllldine. 15. Notions é lémentaires de cuisine. 16. La l'erme et la fermiè1·e. 17. Le jardin pota~rer. 18. Cha uffage el ér.lairage. t9. Recclles et connais3ances utile,;, 20. De la comptab ilit é. 21. Conseils d 'hygiène.

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à l'uEage des écoles primaires

méthode é lcmentaire t•t d'un petit solfège t 25 et A11x t·ecntes suiues. opuscule spécialement destiné aux élè\·es dPs cours de répétition - 60 DictiMnail·e corllplet de la langue française, 1llustré, 3 50 Nout?eau dictiollnail·e de la larogue française, illustré, 2 60 " DKSTI!XIIII L•éducation à l'ècole pr·imaire au moyen de l'inlUJiion et du style, cartormé 2 50 - ;;o LKUZII'IGIIR Carte de la .Suisse ponr les écoles \papier japonais} SJ<jets el modèles de leçolls de clwse1 So•HKR t - 60 (SSART IBR Culture des ar·brcr {rt1itiers ti tOJ&t 11ertl 130 Hlll!CRICH Nou11elle tnétlwde de calcul oral (maitre) WASKR Géo,qrapl&ie illrulr·ée de la Suisse 1 1 20 ltléthode analytiq"e de style 1année préfJHraloire} Fri-re P. 1 zo n (tre année 1 20 " (2e a~néeJ 3 L·~ LitJ•·e du r11aître pour chacun des cours, PBRRIARP Go LAT. L.o\ROUSSK

(J'ne r e mise de 10 % ewt aeeordée sur le pris. de• o u v rac;e• marqué• d 'an "' au personnel en•elgnaat et d'one manière gé• aérale, aux autorité• commun al e• et détalllantw.

Dédié à la l'Ecole p?·imaire par MARIO.

Aujour~'hui, je vous mène hors des mu1·s éternels P?ur refaue avec vous une promenade que je fis cet biver dan~ la ca~pagne de Rome. Mais n'ayez pt>ur. Ava~t m.o~ tant d autr.ed V?yageurs en ont déjà parlé que Je n a_I pas l~ pretentwn de vous la décrire ici. Quel_ques 1mpr~ss10ns personnelles, et rien de plus. ~n rev1en!· tOUJours à _parler de ce qui vous est resté b1~n. grave dans l'espnt, et le mien se plalt à Cl!S rémmiscences. E n_ voyage, ch~cun porte avec soi les lunettes qui conviennent le mieux à sa vue - ou à ses goûts _ rose~, bleue~, vertes, vo_ire m~m~ parfois très somb~·es. P.o_m ce _qm est de m01, - ~e ne me gêne point de le ~11~, -- Je les p01:te pour mieux voir et doublement JOU~r. Et CI·oye~ b1en qu'alors je sens la joie de vivre entrer chez m_01 _de p art?ut. A plus forte raison quand à la mélancolie 1~press1ve de la nature se mêle le charme plus pénetrant encore des souvenirs. C'était, .si je m'e_n so uviens bien, le 7 février. Une aprês-dtn~e splendide, l'air sec Pt tiède avec des souffle~ ~e pnntemps. Après la pluie et la neige des jours precedents, un enchantement. Nous agenouiller encore une fois dans la basilique de St-~~ul, et d~ là po~:~sser jusqu'à l'antique abbaye des T~o1s Fo~tames, voilà pour l 'itméraire. J'en sais peu d auss1 dtgnes d'envie. . u~ tramway, - ou n'~n trouve-t-on pas aujourd hm; - mais vous sentirez avec moi qu'ici ce n'est pas de couhmr locale, - conduit de la Piazza Montanara à St-Paul hors des murs. Que vous dirai-je ? Ct:la ne fait pas mon affaire. Partout ou passent ces boite_s banales, les ~oitures du tramway, - passe auss1 avec elles le mveau égalitaire renvtlrsant déplaçant, sans égards ni pitié, tout c~ qui lui fait' obs. tacle.


2 Qu'on me pardonne cette digression, a:ar si je doia dire le fond de ma pensée, - sur la térre consal}rée par les fastes de l'histoire et les traditions de la re• ligion, cette invention moderne, - la chos_e et le nom, - offusque mes yeux et blesse mon or~llle. Je n'y vois que le prélude à ~e nouveaux emJ!létements sur le domaine des souvemrs dont tout am1 des arts est avide. Son utilité que je ne lui_eonteste lJOint, ne me restitue pas les trésors de poés1e et de SC1ence qu'elle m'enlève, car ainsi que l'a dit M~e de S_taël, Je charme merveilleux de Rome ne cons1ste pomt tant dans la beauté réelle. de seo monuments, que dan!' l'intérêt qu'ils mspirent en excitant à penser, et ce genre d'intérêt s'accroit de jour en jour par chaque étude nouvelle. Quoiqu'il en soit, l'entreprise a eu un plein succès. Le tramway ne roule pas ses voitures à vide, les places se prennent d'assaut; c'est au plus hard~, et nous faisons comme les autres. Gens de la banlieue, nombreux séminaristes en demi journée de vacance, étrangers et pèlerins, chacun se case comme Il peut, et ae tient pour satisfait. . . Nous sommes bientôt hors de la ville. Ma1s ce n'est plus la route déserte, q~asi sauvage,_ fidèle à l'antique tracé, que quelque d1x an~ en .arnè~·e nous avons parcourue, et ou deux ou trOis fOis le JOUr au trot langoureux de deux rossinantes à pompons rouges et bleus, un vieil omnibus délabré et branlant, était seul avec quelques fiacres à transporter les promeneurs. Une large chaussée en a pris la place. Les rails y desainent leurs courbes, le t1·am y promène ses banquettes de velours. Tout un c6té de ce parcours jusqu'aux murs d'enceinte de l'ancienne ville, est bordè inégalement d'une série de_ ces bâtisses réc~ntes que la spéculation de ces dermères années a fait pousser partout, constructions régulières, froides ~t banales_, _à physionomie de casernes. C'e&t à cette fievre de batlr que la Rome nouvelle doit aujourd'hui de déborder sur tous les pomts, et que la solitude a été travestie en faubourgs. Mais ces faubourgs, je les trouve plus tristes que la solitude elle-même. Ce n'est ni ville, ni village, mais une zone indécise où c_es mais&ns à plusieurs étages, mal équilibréei'1 mal asstses, semblent n'avoir é~é plantées là que pour faire ombre à la

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. ·•1e Rome et empêcher les yeux de se reposer en-

Vl&~ sur qu~lque vestige du passé. Tout le table~u ~r ce qui a été fait depui~ dix ans tient dans ce com tre nsformé modernisé, gâté à plaisir. Quel contraste :ec le te~ps pas encore trés éloigné où en pass.an t a r cette voie solitaire nous aimions à nous .dire : ~~st l'ancienne route d'Ostie, - et à ce souvenu on ensait fouler une terre sacrée. P Au fond de celte avenue, dans m1:e échai_Jpée de verdure sombre et de remparts non·C1s, voic~ la pyamide de Cestius enclavée ainsi que le cimetière des ~rotestants dans les murs éternels. Une vol).te, la orte de St-Paul, s'ouvre tout à c6té. Au delà la ~ampagne se déploie, basse, marécageuse, avec _des rangées de ml).rins dont les rameaux entrecrOisés nous voilent le l0intain. . . La basilique ue se voit pas de lom. A l'exté1:1e~r, surtout si on la considère de la route, elle ne d1ffere as beaucoup d'une église ordinaire, et rien dans s_on ~rcbitecture ne pourrait faire soupçonner sa magmfi· cence intérieure. On y pénètre par une porte lat~ral,e. De la solitude du dehors au silence du dedans, 1~ n Y a qu'un pas, mais l'eût-on fait cent fois, l'éblomss~· ment est le même, - une féerie, si le mot pouvait s'accorder avec la majesté du lieu. . . Presque seuls - à part deux ou trois a~tres VlS~­ teurs, pèlerins comme nous, la vaste enc~mte é~a1t déserte - réduits sous ces hautes voûtes a la ta11le des pygmées, perdus sous une nuit blonde d~ns les profondeurs des nefs immenses éclairées de vllraux, nous errons lentement parmi les quatre-vingts colonnes de marbre précieux qui ne s.ont pe:s une des moindres merveilles de ce splend1de ed1fice. On Y passerait ainsi des heures dans l'admiration et la prière, sous l'impression qui se dégage ~e ce poème religieux tout fait de grandeur, d'harmome et de souVtlnirs. . Mais le temps nous presse. Un coup-d'œil_au clol· tre. Là aussi le silence règne, l'ombre domme. Un cordon d'arceaux et de colonnettes court tout au· tour. Des arbustes se groupent au centre en un massif sombre et le ciel brille par-dessus. Une porte étroite nous a remis sur la route. ~ pied cette fois, nous nous acheminons vers les Tr~1s Fontaines. Plus d'arbres. La végétation se rabougnt,


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la terre prend des tons grisâ.tres, et l'horizon que plus rien ne voile s'agrandit avec une sorte de solennité triste. La ca~pagne se montre telle qu'elle est, nue fjt pauvre, aride et tourmentée dans sa mnrn_e étendue. Au début on ne voit pas autre chose, la tnstesse des choses mortes. La route dont le tramway n'a pas voulu, a gardé ici sa coul~ur antiqu(', effondré?, b~s~elé(', ?reusée de profondes ?rnières, --:- nn chemm ~lCmal, .sl par droit d'anciennete ce n'éta1t pas un e gtande route. Elle compte les siècles. Pour l'usage des piétons, un petit talus qui ne vaut guère m1eux, court ~es deux cOtés Mais le soleil a durci la boue de la ve1lle, et le nom classique de campagne de Rome nous. fait trouver belles ces laideurs, et couvre de poés1e toutes ces nudités. A droite et à gauche, éparpillés dans l'étendue, de grands troupeaux de ces m~utons blanc_s que dans le Midi on voiL partout ou 11 y a un bnn de gazon à brouter. ns mettent un élément de v1e sur les aridités du sol. C'en est le trait qui grave l'impression, aussi serait-il malaisé de rêver un paysage italien sans eux. Le berger, drapé dans le pittoresque costume que l'on sait, achève Je tableau. De ~oin en l~in passe à c6té de nous, secoué sur ses esll_leux, grmçant de soubresauts en soubresauts, un Jourd attelage de campagne haut porté sur_ deux roues é~or­ me9, au pas inégal de quelque pa1re de bœufs gns à l'air positivement féroce, qu'<:!scorte le conducteur, un homme maigre hâlé, loqueteux, l'œil hardi, le geste désinvoltr>, aut~nt la figure d'un bandit que celle d'un charbonnier. A mP-sure qu'on avance, une masure décrépite étincelle dans l'espace, ou bien c'est un_e asteria rustique assise sur le bord de la route, qm .nous montre alignés derrière ses fenêtres une rangee de pains blaucs à la croûte dorée. Au pied non d'une colline, mais d'un renflement du terrain un chemin de traverse s'ouvr e devant nous. C'est celui-là, nous a-t-on dit, qu'il faut prendre pour arriver par le plus court. Enc!lissé d'abord par les sinuosités de la peut~, il mont'3. en pa~·esseux sm la croupe d'un tertre pele. Le sol ecorche, tourmenté a dans ses écorchures des rougeurs d'ocre. Les o~dées en ont fait ce qu'elles ont voulu, délavé

5 ici ravagé là. Les flaques y ont laissé leur emprein· te' et les roues des attelages leurs sillons. 'Quelques pas encore, car ce n'est point pour médire que je vous y mène. Au sommet, une manière de plateau en miniature, deux maisons de paysans, fermes ou oste1·ie, l'une regardant l'autre, tiennent les deux bords du chemin. Chacune a sa cour, son puits, son désordre, - classique aussi, - et ses poules qni picorent tout autour. Quelques passants, tons gens du peuple, et de l'agro 1'omano, arrêtés devant la porte avec ceux du logis; voilà le tableau, rien de plu~. Mais comme il est fait pour son cadre? Du haut de ce tertre, la campagne que nous dominons, en s'élargissant s'est épanouie. Ainsi étalée au soleil, même so us l'austénté des teintes, elle a des sourires, et nous avons l'aspect tout entier triste et beau. L'orient a ttire invinciblemPnt nos regards. Là-bas un arc immense d'un azur foncé, la chatne des Appenins, légère dans l'air, s'estompe sur le ciel. Ses déclivités bornent la plaine. Là scintillent les maisons blan•:hes de Frascati, là des clochers, là des bourgades. Toute la vie s'est réfugiée sur ces hauteurs. L'étendue, que pas un village n'f<gaie, n'a pour elle que sa grandeur et ses souvenirs. A tant d'austérité il fallait le rayonnement de cette ceinture aérienne. Plus les perspectives se rapprochent de la Ville Eternelle, plus elles Be font pauvres et la végétation rare. Le désert en est bien le mallre. Il présente les égalités momes d'un campo santo, comme il en a la mélancolie et les secrets. De la place ou nous sommes, on aperçoit très distinctement snr le prolongement de la voie Appienne le tombeau de Cécilia Mettella. Sa masse circulaire se détach~ nette et fP.rme sur les aridités d'alentour. Forteresse ou tombeau, comme on voudra l'appeler, mais d'une ol'iginalité sans conteste, ce monument qui depuis des siècles regarde sans sourciller le défilé des années, pourrait en dire long. Et immuable tel que nous le voyons , comme il symbolise bien l'éternité au-delà des limites de la vie humaine. Notre tertre qu'il faut descendre nous ménageait bien une autre surprise. Tandis que nous continuons de marcher, arrivés à mi-chemin de la pente, nous voyons à peu de distance s'ouvrir devant nous, ca-


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• chée dans l'une das ondulatwns du sol, une verte oasis, fraiche et ~greste retrait~, q~'au premier c~up­ d'œil on prendrait pour un com detaché de la Sul8se. N'était la teinte exotique du feuillage, un vert bleuâtre, glauque, inconnu chez nous, on s'y croirait bel et bien. Quelques constructions émergent des arbres, de jolies façades blanches, surmontées d'un clocheton rient à travers la dentelle d'une robuste ramée. Ce sont les Trois Fontaines, un réveil de vie dans l'immensité vide, ou ce nid de verdure qu'horizonnent les contours mollement dessinés des ondulations d'alentour, apporte un bouquet de fra1cheur. Plusieurs chemins y convergent. Celui que nous suivons en quelques minutes nous mène devant la grille d'une porte à plein cintre encastrée dans un mur antique. Là commence le domain e de la Trappe. Où il finit, je ne saurais le dire, mais aussi loin que la fertilité se déroule, aussi loin que la gamme h armonieuse des tons verts caressent les yeux, tout lui apparti ent. On y respire le parfum des saines cultures et d'une terre fraichement remuée. Ceux que la solitude n'effraye point ne le contempleront pas sans un soupir de convoitise. A peine en avons-nous franchi le i\euil, qu'un attendrissement nous saisit. Ces rencontres des souvenirs avec la poésie des li~ux ont un chanr.e tout puissant sur l'âme. La tradition place ici le martyre de St-Paul, de pieuses mains ont fait le reste. Sous leurs efforts le désert a verdi, et la solitude est devenue un lieu de prières. Les Trois Fontaines, région si malsaine que pendant longtemps ceux qui l'habitaient, décimés par les fièvres pernicieuses, furent contraints de l'abandonner pendant l'été pour n'y revenir qu'en hiver, a été assainie depuis que les t rappistes qui y sont établis ont tenté d'introduire l'eucalyptus. Leurs premiers essais ayant été cou ronnés de succès, les plant'ations se fire nt rapidement sur u ne très grande échelle. Une forêt a jailli du sol, et aujourd'hui cette zone bocagère, seule production vigoureuse d'un sol ingrat, couvre tous les abords du monastère, tandis que par delà des terrains brillés s'en vont porter à perte de vue leur silence de mort.

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Que ne puis-je vous montrer la fratcheur de cette verdure que nulle lassitude n'a flétrie, de ce feuillage découpé, léger, frissonnant dans les fluidités de l'ait· avec une bonne odeur de mousse humide, et le gai mélange de ses tons changeants avec le vert plus solide d'un massif de vieux arbres au milieu desqut>ls se dressent l es trois sanctuaires. Car il y en a trois su r la terre arrosée du sang de }'apôtre des Gentils. Mais il en est un surtout, celui qui s'élève entre l'église des trappistes et la chapelle de droitA, ou nous portent toutes l es forces de notre âme. En y posant la pied, nous sentons un frisson, le respect, passer dans nos veines, et l'émotion nous prendre le cœur. Si vous n'avez point la foi, ne venez point ici. Ce lieu est cher aux croyants, vous le profaneriez. Consacré par un éclatant martyre, il prend son nom des trois sources qui, aimü que nous l'apprend la tradition, jaillirent instantanément du sol au moment où la tête de l'apôtre roula dans la poussière. C'est sur Cbt emplacement que l'église a été bâtie. D'une architecture très simple, à l'intérieur elle nous montre les trois sources traditionnelles recueillies chacune dans un bas&in de marbre surmonté d'un relief d'une délicatesse extrême, représentant la figure de St-Paul après la décapitation. Les murs sont nus, ni fresques, ni dorm es, et sauf sur le pavé une riche mosaïque antiq~e, les quatre saisons, don de P ie IX, on y chercherait en vain quelque autre ornement . Mais la porte ouverte, une ombre verte avec dea lueurs rapides, le reflet des grands arbres, projette des teintes paisibles sur ce fond austère. On se détache avec peine d'un tel heu. Au moment ou nous repartions, la cloche des trappistes se fit entendre. Elle avait une voix limpide qui m'est restée . Elle sonna longtemps belle et calme dans le silence de la campagne. Et comme les cloches ne font que répéter ce que nous avons dans le cœur, nous lui trouvions des accents émus, ceux de l'adieu, - Car il était bien à penser que nous l'entendions pour la dernière fois. En Février les jours ne sont pas longs. Comme nous approchions de St-Paul, le soleil déjà prêt à


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dispara1tre, se penchait vers l'horizon avec ane gloire pourpre. Et nous voulions encore embrasser au moins d'un regard l'ensemble des travaux pour l'achèvemer.t de la nouvelle façade. Il fallait donc se hâter. Sana nous arrêter dans la basilique, et pressant le pas nous contournons aussi rapidement que faire se peui les murs extérieurs de ce vase immense. · A l'extrémité plus d'issue. Un enclos de planches montant jusqu'au faite, emprisonne tout le front de l'édifice ainsi que la cour eucore inachevée sur laquelle s'ouvre la porte principale. De vastes hangars où sont renfermés en attendant la place qui leur est assignée, les préparatifs de l'ornementation, statues, colonnes, chapitaux , frises et corniches, s'étendent tout autour. Impossible de rien voir au-delà. Par fortune, tandis que nous nous efforçons de passer nos yeux entre les interstices des parvis, un employé civil qui muse par là, et voit notre embarras, y met de la bonr.e volonté et nous fait pénétrer à l'intérieur. Le coup-d'œil, croyez-moi, en vaut la peine. Sous le rayonnement du couchant, la façade, une gloire elle-même, ses grandes mosaïques étincelantes dans leur fin encadrement de fleurs et de frmts, l'harmonie des lignes et la majesté des figures, toute cette page si pure de l'art [chrétien, nous la1ssa, vous l'eussiez été comme nous, - cloués sur place. Et quand cette œuvre grandiose aura été terminée, - pas nous sans doute, mais d'autres la verront, elle comptera comme Santa Maria del F iore, au nombre des merve1Jles des temps modernes. Nous regagnâmes la ville aux dernières lueurs du crépuscule, la nuit venant. Mais quand sur la journée a..:hevée, le passé rayonne et flamboie comme lt> soleil au moment de sombrt~r, que pouvions-nous, je vous le demande, désirer de plus l' MARIO.

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1 L'Ecole primaire SION

VIII'"• ANNÉE

t:S Janvier 1889

REVUE PÉDAGOGIQUIE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAIS!NNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRUfAIRE paratt chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d'aboanemeat poar la 8al••e, 2 Cr. :SO. IJalon postale 3 Cr. ~aaoaees,

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20 cent, la ligne ou son espace.

Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droH à une annonce ou à un compte-rendu, s'il y a lieu .

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SOMMAIRE Le mobilier soolalre. -

Du perfrctloont.meot des instituteurs. - La lecture dans le~ tcoles primaires. - Importance de la boonr. édueatlon de la jeuoesse. - NoUons de clvllltt. et de pt· Utesse (suite). - Partie praLfque. - Variétés. Tout ce qui concerne la publication doit être adressé

à l'éditeur: M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.


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No 04 l'Ecole primaire, 1er Janvier 1889 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu