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No 03 l'Ecole primaire, 20 Février 1912

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I201Février 1912 16

les unes et les autres avaient pris le goût du moisi; 7. Dans les feuilles sèches, les pommes étaient assez bien conservées, quo•que flétries; les poires étaient très tachées et très flétries; 8. Les fruits qui avaient été abandonnés sur les tablettes d'un fruitier. étaient assez bien conservés, mais placés dans une chambre ·chauffée, c'est le lot qui a le plus souffert de la flétrissure. 9. Les lots enfouis dans le sable étaient moins avancés en maturité que tous les autres lots; c'est la meilleure méthode lo·rsqu'on veuil: :conserver des fruits pendant très longtemps; avant de les enfouir dans le sable, il est préférable, recommande Ommis, qui rend compte de ces expériences, de les envelopper dans un papier de soie.

Variétés LES RECRUES ANGLAISES Un journal de Londres, le ,Spectator" pt~ Hie les résultats d'une enquête sur l'instruch .1 des jeunes soldats anglais. On a posé à trente·cinq fantassins, ayant passé par les écoles, une quinzaine de questi ns. La première était celle-ci: « Qu'est-ce qu'Alfred-le-Grand? » Trois seulement ont bien répondu; dix-huit avaient des notions vagues, ~ouze ne savaient rien; les deux autres ont <lit, l'un qu'Alfred-le-Grand était renommé pour ses «cakes», l'autre qu'il avait gagné la bataille de Trafalgar. - Qu'est-ce que Nelson? Quinze soldats l'ignorent conlr plètement; - Wellington? Quatorze ne s'en doutent pas; une recrue le prend pour un lord-maire. une autre le confond avec Was.. hington. - Shakespeare? La moitié de l'escouade le connaît plus ou moins, citant même de ses pièces; un jeune soldat le désigne comme un «prophète » (pour «poète », probablement), un autre comme un brigand célèbre par plusieurs crimes. - Qu'est-ce que les Etats-Unis? Quinze n'en savent rien ou croient que c'est une colonie anglaise. - La révolte des Indes? Six bonnes réponses, cinq

médiocres, le reste nul; quelqu'un écrit: lèvement des flots de la· mer. » que Napoléon? Un garçon qui a dix d'école, répond: «Il a aidé nos troupes l. gne.r la bataille de Waterloo. , - Seize dats sur trente-cinq nomment le premier nistre: dix-neuf ignorent ce que c'est france; huit ne peuvent désigner les du drapeau; deux n'ont jamais entendu 1er de Londres; mais tous ont une idée te de l'aéroplane . . - Qu.'est-ce que Quinze le savent bien, cinq quatorze pas du tout; le dernier, dit que c'est un music-hall. - En elut le ,Spectator", l'érudition de no·s . n'est guère supérieure à celle des françaises; mais cela ne les empêche · faire de bons soldats.

vtmatre (Q) !R{ ij~l ~J l

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LA CRAYON ELECTRIQUE Après le porte-plume réservoir, voici fort, le crayon électrique. Avec c.e paraît-il, chacun peut écrire même salle sans aucun éclairage. La nouvelle tion consisk en un crayon affectant la d'un cigare, près de la pointe d~quel se. ve une minuscule ampoule électnque qu1 !ume dès qu'on presse sur un bouton. La batterie alimentant ce • foyer • que est à l'intérieur du crayon. ~ qui, dit-on, a obtenu un grand succe3 apparition, se vend en nickel et en

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VIEUX DICTONS Nul bien sans haine. Qui trop tire, casse. Mieux vaut plier que rompre. Rosée de mai vaut chariot de roi. Il faut faire bonne figure à mauvais Ce que l'on achète coûte trop cher, n'en a pas besoin. . On danse toujours assez b1en quand la fortune qui joue du violon. A tout moulin il faut de l'eau.

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• A l'école. - Pourquoi as-tu été absent? - Maman s'est cassé un bras. - Mais tu as été deux jours sans - Elle se l'est cassé à deux endroits.

DE LA

Soeiétè valai~ at) Qe d ·édu(!ation Moniteur du Musée industriel et pédagogique L'Ecole primaire donne de 10 à 12 livraisons de 16 pages chacune, non compris la couverture, et autant de suppléments de 8-16 pages pendant l'année ordinaire (soit du 1er Janvier au 31 Décembre). . Chaque mois il est en ·outre: apporté un supplément Illustré de 8 pages intitulé: Le Foyer et les Champs.

Suisse fr. 2.50

Par an Union postale fr. 3

Les abonnements se règlent -par -chèque postal II 56 ou à ce défaut contre remboursement. Annonces : 20 cent. la ligne sur toute la largeur Tout ce qui concerne lll publlc:lltion doit être l.ldressé directement à son géra:nt, M. P . PIQNAT, Che~ de Ser~ic;e cu1 Dépa:rtement de l'Instruction publique, à Sion.


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2 {eune Catholique (r>our 1912)

Sommaire dn présent N° Le maître et les aptitudes de _l'en· fant (sUJi.te) . - De •l a méth_ode duec~e dans Fel1'seign:ement du ds•s m. - Preparatbi.O'Jl de la dasse. - L'in~erroga · tion dé!nS la vie scolaire (sUI~e). -L'enseignement de la, gra~ma1œ au cours élémentaire. - L'ense1gnemen_t de l'ruri~hmétique. - Dossiers scola1re~. - Manières. de dicter. - Partie prattque: Un brin de. morale; Suie~s de composition . - M1ertes pedagogiques. -0-

Sommalre du Supplément No S (Cette annexe_ a 16 paf!:eS.)

A

La R.arû'le de D1eu. - ~e_s patur_a · ges de Bertsé. - L~. quahfe :se poa1e. - Heureux ceux qut pleurent. - Les mœurs et la ps.ycholQ12:ie de l'araignée. - La politesse et la prév~nance en faires? - Que nous ense1gne le Careme? _ Le easpillage, l'ordre et la ponctualité dam les ménages. _- ~a légende de Parmentier. - La re~ablh­ tation de l'a Lwe. - M. Durapla_t; -:L'héroïsme au. téléphone. - Vanetes.

af·

-oA nos abonnés. Nous venons rappeler _à nos ~ecteurrs que le moyen. ,le. plus economlQll'e et pratique de renoruveler ou de payer leur abonnement est d'en verser le montant, dans chaque bureau postal, à notre compte de chèque 11 5_6. . , Ceux d'entr'eux qui reçor!Vent egalement le feune Catholique yeuvent oumuler sur le même bulleün de versement le montant dû pour l'une et l'autre feuirlle. . A noter que la taxe des ~èqu~ .et__ant de 5 centimes par bulletm. dod e\r~ aioutée au coût de l'a?onnem~nt. VoiCI un exemple concret Qllll f~ra mieuX comprrendre l:e procédé à su1vre: Ecole primaire (pour 1912) 2. 50 5 Taxe du chèque 2.55 Mont·ant à verser

Taxe du chèQue Montant à verser Supposon~ maintenant le cas personne abO'Tlrtée. au:x .deux son compte s'établrt ams1: Ecole primaire (pour 1912) {etme Catholique

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Taxe du chèque Mont·a nt à verser Il Y a économie d'au moins JO à régler par chèque postal p1u·tôt par remboursement. Ce mode de offre encore un autre avantage. La te. en effet. n'est plus tenue de ter plus d'une fois un rembours. ci revient donc impayé si le pas ren contré le destinataire. Il dès lorrs que la: carte de rembo de nouveau remise ~11 sircubt qui au.gmente les frats et le~ Aussi. engageons-nous fortement abonné.s à régler leu.r dü de la indiquée ci-dessus. œla avant lt mars date à laquelle seront remb~·urs pour ceux qui ne se oas acquittés autrement iusqu'a A rtoler enfin que te revers du de droite du Bulletin de ve peut détailler l'envoi ou au tre communication.

-oRè~lement

poor le Musée pédagoglq ( Adoolé oar le Conseil d'Etat ·le 14 octobre 1910)

Art 1 er. -

Le Musée

P<'""'"'·vp,-

du Va]ais, don1t le siège e~t à pour but le développement de les branches de l'instruction et de cation populaires; il .sert en temps d'office central de · menis pour le:; commi~sions ·. le corps enseignant et le pubhc néral.

. __ u organise à cet effet: 2 Une collection mo_d~le de ~lan~ ·ments et de matenel_ scolaues, metlleurs ou· le collection des u~et · t: revues sur l' ensetgnemen collection complète de toutes es d'enseignement en usag_e les écol•es primaires et secondaila Suisse; . . une collection de lo1s scolam's, ts rapports. données statistiéman'ant de la Suisse et de l~f­ et avant trait à l'en·seignement. Art 3. - Les frais o·ccasionnés. par · sation et l'aK:fmini,s.bration du· EOn~ coti!Verts par les. subsides et can-t-onaux ainsi que par . dons ou les legs. 4. - La haute surveillance du pédagogique incombe au Dé· de l' lnrstr:uction publique; immédiate en est conà un Directeur nommé par èJ.e Cond'Etat. . :>. - Les achats relatifs au sont effectués par le Dépai1tede I'Insfruction publique, d'entenavec le Directeur. Art. 6. - Les obiets suivants sont au Musée pédagogique: . Les plal1's et modèles de bâtiments scolaires ; Je matériel SJcolaire; les ouvrages pédagogiques; les objets relatifs à l'enseignement intuihlf: le3 appareils et inS~tPUments ayant un intérêt au point de vue scol'a ire: les tra.vaux féminins; les obiets se rapportant à la méthode frœbelienne; la littérature pédagogique: les lois, règlements et ·statistiques scolaires: tout ce qui a rapport à l'hygiène scolaire. Art. 7 - Le Mu.sée pédagogique, plus de l'exposition permanente,

peut ouvrir :~es portes à des exp:osiHon6 temporaires se rapportant à l'enseignement, telles qu'expositions de travaux d'élèves oui çle maîtres ou d'·objets illldustriels ayant tme valeur aw point de vue pé<fagogique. Art. 8. - Les obids donnés. porterront le nom du donateur. Art. 9. - Les heures J"égulières d'ouverture du MUJSée pédagogique sont les mêmes que celles du Musée indust;riel, soit : tous les iours de semaine de 6 à 7 h. du soir; le dimanche, de 9 h. à midi, avec exclusion des jours de fête. du feudi gras, du Mardi graJS., de l'a veille de Noël et du Nouvel-An. Art. 1O. - Une ·salle de lecture est mise à la disposition du public. Le silence y est de rigueUJr et il est interdit d'y fumer. Art. 11 . - L'aocès des. rayons de la bibliothèque est interdit. Ar( 12. - Lre prêt des. ouvrages est gratuit; il n~est aœordé qu'aux personnes solvables et ,majeures domiciliées dans le canton. Les éditions de valeur ne sont pas prê.tées à domidle. Le Directeur décide des cas. s.péciamc Art. 13. - Le prêt par envoi postal es.t a·ccordé contre paiement anticipé des frais de port. Art. 14. - Le prêt en dehors du can•ton est admissi!J.le vis.-à-vls de sociétés ou établiiS•semenils publdcs. usant de réciprocité. Art. 15. - La durée du prêt à domicile est de 3 semarines. renouv81able sur demande faite avant l'échéance. Art.· ï6. - La v·isite du MUJSée es.t permise à totrtes les he.urres du jour aux membres du corps enseignant iustifiant de leur identité. Art. 17. - Tous les obie!'s. énumérés à l'art. 6 peuvent être prêtés a111x commissionJS scolrai.res, ·contre paiement des frais de port et sous la: res;ponsabHité de ces derniers, en ca:s de dommages: ou de pertes.


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2. Dans les régions agricoles, les mif!Juer au moment des grandos tr 3. Lçs réduire pareillement -ola belle saison. 4. Elles ne doivent paos être Echo8 de8 Conférence8 pour les i ours de congé. tées District de Martigny 5. Ne iamais donner des tâche-s ~n~t~~p~smsoovil~~ gues et disproportionnées avec la sir que, répondant à la convoc.::ttion de des élèves. notre inspecteur, nous nous rendiom; 6. Les faire précéder d'une Je ieudi, 1er février, à Martigny-Croix, ration as>profondie. dont la maison d'école pavoisée nous 7 . Exiger qu'elles soient faites réservalit une spacieuse salle. la séan- SO•in. ce s'ouvre à 9 1/ 2 h. Tout le monde 8. Les viser soigneusement quel rép@d à l'appel. Nous honorent de en soit le mode de correction. leur présence M. Perrollaz, attaché au 9. Ne compter que le soin pour Dépantement de l'Ins.tJ1Udion publique. notes à donner aux travaux de ce UJne délégation. du Conseil conununal re. et la Commission scolaire locale, M. le 1O. Partout ·où la chose est Rév. Prieur et M. le Redeœ- de Martigny. etc., etc. Après la lecture du pr<l- instituer des heures d'études tocole, nott'S avons le plaisir d'er1fen- permettre aux parents de cont dre une conrférence sur l'enseign'ement travaux de leurs enfants. don du chant dans laquelle M . Matt, pro- fois par semruine des tâches à fesseur de musique à Martigny, nous domkile. Pa.ulf terminer cette laborieuse trace en excellents termes la marthe tinée, M. Perrollaz nous fait un rationnelle à suivre dans la culture de çet!e branche qui, iusqu'ici a été trop né- exp•osé sur leos châteaux du bon temps., sur la vie mou~ementée des gliaée dans notre can1ton. On passe ensuite à la lecture des gneurs qui les h abitaient et sur la raooorts sm la question mise à l'étude. condition du pa;ysan attaché Les tâches à domicile n'ont rencontré domaines. Il conclut en nous chez nous que des défenseurs, à l'en- quant que mieux vaut encore contre des pédagogues d'ooe nouvelle XXe siècle que souhaiter de variété qru.e l'apparition du surmenarze cette époque lointaine qui n'a scolaire a quelque peu alarmés .Mais connu les multiples perfection PO'S régents, familiarisés avec l'endu~ dont nous profitom;. à l'heure Midi et demie, la séance est rance de la race valaisanne. verraient Nous nous retrouvons pour la dans la disparition des devoirs .celle récréaüve chez M. Moret, où d'un moyen puissant de développer chez Pit une fraternelle agape. M. lellll's élèves l'esprit d'inWative et le goût du travail. A part quelques con- président de la commune, ouvre les sidérations d'ordre secondaire sur ~a oratoires en souhaitant la · création d'heures d'étude, dont les in- en portant· son toast aux novateurs en général disen·t grand bien, Notre bienveillant Inspecteur a la conférence vote à l'unanimité les con- bord un émouvan·t souvenir chers disparus. Il nou1s parle olusions suivantes: de la sollicitude du 1. Les tâches à domicile sont nécesl' Instt1udion publique et porte son saires.·

Art. 18. - - Le présent règlement entre en vigueur le 1er ianvier 1911.

toujours si désirable entre !es Agenda do Valal8 1912. et leur vamant chef. M. le , L'é?it-ion . d~ 1912 en- est -bientôt de 'Martigny nous entretient ec~ ul~~· . A~ss1, MM. les Instituteurs uence moralisatrice de l'écoleca- qui. desireraient e\1 posséder oo exemBIIUIILl" et nous montre les dangers de pla:tre feront-ils bien de se hâter s'ils Nd'uc.:~non et de l'instruc_üon non bavewlen:t arriver à temps pour jouir la religion. Les discours se du pnx de faveur qui leur est accordé 8:\.,~....... s<:>.n<; interruption · et tous vi( 1· 60 ?tl lieu de 2 fr.). Adresser toute applaudis. Parlent encore M. demande,. comme suit: Case postale notaire. M. Tissières Inst à 1 0 46. Swn; L_a va:leur peut être ré· y-Croix et J Luisier, direct~ur œlee. le ·c ars echean·t, avere l'abonnement la Chorale, deux vétérans de l'en- d~ l'Ecole primaire ou dw feune Caiho:..:.m..,mPilt dont nous aimons à enten- ltque ·et par chèque postal: II. 56. les précieux conse'iliS. N'oublions (Voir à ce Sl\l.jet plus haut' l'Avi~ à non plus un mot d'éloges à notre nos abonnés.) major de table M. Th(}qui . a déjà fait! ses preuves en '..Jtft···•~··c ctrcon s~ances. à la jeune ConCHRONiqUE LITTERAIRE de Marttgny-Combe, ai nsi qu'à des Instituteurs » qu~ Au Pays du Cœur toute la fête n'ont ces~é de .,.,nn,•r no.> cœilles. . Sous œ tit~e gracieux, et suggestif, Hélas! le temps passe trop vite en vte_n~ de parattre 1 ) un joli volume de .. ·· -· ---"'. occasion! Encore une pnignée po~s.Ies. dues à la plume alerte et à l'esmam et chacun rentre chez soi em- pnt délicat de M. I' Abbé E. Bise Rd t le meilleur souvenir de cette · Cu!é de Vuistemens-en-Ogoz (C: de fnbourg.) mouDJtaDJie journée. R. B., secrétaire. Ecrits ?élll11S prétention, mais avec -olLll:e merv,etlleuse ~acilité et un sens parfatt de 1 harmome, ces « Essais poétiLe .Jeune Catholique. ques ~> dénotent un poète de race. La l.ivraison de février vient de parDans la joie et dans la tristesse a nos enfants abo:nnés à ce ioli Dans les plaisirs et les revers ' . En voici le sommaire: Quelque sentiment qui me pr~sse, Mon cœur veut le traduire en vers. la, chute du Rhin (avec gravure). (Rêve poétique.) L enfant en seveli sous la neige. du ciel (avec gravure) . Ah_! c'e~t que le <<Cicerone expéri. dans la famille. - Le pêcheur mente » qm nous conduit << Au Pays du fils. - Le petit paysan limousin. CœUir >> a puisé à la vraie source de les petits. (avec gravure). l'insrpir<!trion. << Né dans la douceur des de Chadot le Mousse (sui- champs, à l'ombre du vieux clocher de - Je crois. - Çà et là . - Con- Munst », << dan1s un moëlleux repH de et récréations. - Travaux ma') Chez Henri Butty, édit. à Estavayer pour jeunes filles (avec gra~u.UI,Ul'-u• v

4.

s'abonner ou recevoir N° d'ess'adresser simplement ait1JS4 · feu-

Catholique, Sion.

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(2 fr. 50). Gd in-8°, 241 pages de texte avec une introduction de Solandieu et une p~élace de l'auteur. Dépôt à Si~n. Mussler, lib., à SI-Maurice, Œuvre de Samt-Augustin.


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verdoyants côteaux », l'heureux enfant a été «nourri de la vie pastorale », sur cette terre privilégiée de la Broye, « où rien des traditions ancestrales n'est encore profané» (Solahdieu, lntrod.). Ses parents sont des chrétiens de vieille ro· che. Il a été «bercé en cadence » pa.r une vaiUante maman, qui lui apparaît comme l'ange du bon Dieu: Cet auge descendu des célestes séjours, Cet être tout brûlant d'inel!ables amours,

SoUJs les yeux vigilants de cette excellen:te mère,, l'âge tendre de l'enfance et de l'adolesœnce se passe dans la piété et la vertu. Même dans ses jeux, l'enfant est gardé pieusement par l'a· mour et le dévouement maternel, qui « lui sourit toojours » et Le couvre d 'un regard de tendresse jalouse, Quand i(prend ses ébats sur la verte pelouse.

7 mes de la nature, plus douce que les affections de la famille, plus vante que tou13 les attraits elu la voix du divin Maître l'attire au minaire: Me voilà fout à voLLs, ô Dieu, que mon aime. ( Sans rien ga rder pour moi, je vous ai Puisque à mon pauvre cœur vous vous nez vous-même, Pour vous plaire, à mon tour, j'ai tout

Le Seigneur récompense par de tes joies le généreux empressement lévite, et après 4 ans de théologie, Bise célèbre sa première messe: ]'ai trouvé mon plus pur délice Le jour à jamais radieux Où mes lèvres dans le calice Ooutèrent le sang précieux.

Depuis lors cinq lu:s•tres ont sur le front vénérable de notre a la paroisse de Vuisternens a cette année les « Noces d'argent:. son cher pasteu'f. A cette occasion le iwbilai·r e fait ses frères d'ordination » un tableau des joies saintes et si consolants qui ont rempli depuis le jour où Dieu «guida pas tremblants vers la sainte · Ecoutez le vieu~ soldat de J-C.:

Aussi, avec quel enthousi~sme! avec quelle affech.!leuse rleconn:atssance, le ieune poète consacre-t-il ses premier-3 vers aux parents aimés, dont le pieux et doux souvenir le suivra par delà le.s années lointaines. Et c'est pour avoi-r savouré le chavme des caresses materm~i-les et de la vie de famille, qu'il écrit si bien ses consolations aux mères. «Cher petit ange», - « Dors mon enfant :o, - «Ve-rs un monde meilleur», ' Nos fronts se sont ridés et nos têtes - " Au revoir dans le ciel ». C'est S'inclinent sous le poids des soucis et des pour cela, également, qu'il est plein de Mais, gardant leur ardeur, nos âmes tendresse « pouT les faibles et les pechies tits» et dépein.t d'une manière si vivan- Savent lutter encore ainsi qu'en leur te « le rêve de l'Orphelin ». Il faut convenir que, bien loin d' 'cependant l'heure va sonner de l'ap- ter les élans de sa Muse, le pel de Diel,l et de l 'immol'a tion. Le jeu- a communiqué au poète une fi ne Bise doit dire adieu à ses parents nouvelle. « N'en déplai6e aux vénérés, s'arracher au paisible bonheur sceptiques» pour qui une âme dome;.tique. quitter «sa Broye aimée», te est forcément une âme bornée, qui est pour lui «le plus doux séjour »: laquelle la science ne saurait place pour ses savantes évolu Quitter ses collines herbeuses Sans . doute, dans certains Ses verR"ers aux fruits parfumés, Ses jardins, ses forêts ombreuses l'on reproche-ra encore à ses Et ses vignobles embaumés. d'être trop religieuses et trop PlUJs puissant que tous les char- mais, si le prêtre lui-même doit

orindpes de la m()lrale, qui donc Mais pourquoi prolong-er indéfini les rappeler? (Préfa<:C). . ment cette é~ude littéraire, puisque, pour moins l'auteur aura--1-Il la Œnso· un prix t1rès modique (2 fr. 50). vous de voir les âmes. foncièrement pouvez goüter, par vous-même •l a- sades beautés de la religion et des veur captivante de ces poésies. ' divines accueiHir s-es « essais Espérons que le vœu si légitime de " avec urne faveur bien méri- l'auteur se réalis-era et que le «Pays certes elles ne seront pars tram- du Cœur » fera beaucoup de bien tout dans leur attente, car le prêtreen pmcurant à ses lecteurs quelques SélÀt traiter tous les. sujets: instan~:; d'honnête délaiSsement. Passant du grave au doux, du plaiEs pérons aussi que les maisons d 'éau sévère», comme dit Boilea1!_, et du:cation de la Suisse Romande auront avec une égale aisran.ce: ses odes à cœur de mettre sous les yeux de leurs es et ses jolies fables; ses fines élèves ce livre de chez 11iOUs, « écrit p ar ou ses chants patriotiques, ses un enfant du pays ». - Ils y trouveplaintives élégies ou ses berceuses ca- ront. - pour me servir des paroles de dencées. l'auteu-r. -- la foi qui éclaire la rou1e, fi atteint même le lyrisme dans la l'espér.a;nce qui soutient le courage et la brillante apothéo.se de ses héros: « Nos MartYrs. S. Charles Bonomée, A l'a- charité qui cicatrise les blessutfes. Wateur Cha vez, Aux armes! Ingenbohi, An B. Nicola8 de Flue, - et dan.-s les. véhémentes apostrophes qu'il adresse aux bandits de la plume», à «MonAnonyme», «Aux poètes in cro- A PROPOS DE COMPTA BlUTE. - • ChaCLtn peut établir soi-même sa situation yants •, " Aux conspirateurs du silen-

Bibliographie

financière et commercia le et son bilan en peu d'heures à l'aide de nos tableaux schématiques. ,, - La ouintessence d e IIOiflS l'une ou l'au·t re de ses descripla comptabilité en partie 's imp'e. en partions géographiques qui sont de vra~s tie double el de !a comptabi lité améri· caine. p:tr f. RŒRIO. - In s•. - Atchefs-d'œuvre, p. ex.: '"' Aux Iles de Léling-er frères. éditeurs Neuchâtel. A la Molière, Montagny, Au Val La lecture des traités de <:ompfabi lifé, fort A la Broye». nombreux du reste. est toujours n [dc. 1\1 Quant aux amateurs de la « quesHon Rohr ig- a trouvé une méthode simple, parlan! sociale», ie leur recommande vivement aux veux el fort iug-értieusement présentée. lire les pièces humoristiques suivan- sous forme de tableaux schématiques. Pour 1ott~ ceux qui vivent dans les affaires: " Mesdemoiselles, un peu plt11s de "cité; Messieurs. un peu plus de commerçants, industriels, comptables, empro; Mesdames, un peu plus de yés, etc., l'ouvrage que nous recevons sera pour eux un guide unique, clair et précis, ; jeunes gens « un peu plus de leur permettant d'établir rapidement leur siRSJJect » pour les anciens, quJ.n ne faut tuation ou celle de leur che[; les différentes mettre « au vieux fer , ; et « un peu opérations qui conduisent au bilan sont en de courage» pour affronte-r la cri. effet mise3 sous les yeux du lecteur d'une fa. car le talent ne se développe que çon très claire . L'excellent résumé que nous annoncons l'exercice: mettra tout commerçant, sans la moindre· difSur les ailes d'Erole ficulté, à même de « voir cla ir • dans ses afLancez-vous sans trembler faire~. quel que soit le genre de comptabilité Il raut pourtant qu 'on vole établi chez lui. On peut donc le recommander Pour apprend re à voler. sans réserve.

œ , etc. Je m'en voudrai·s de ne pas cite-r au


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s tingné médecin de l'Asile de Perreux. se commande d'elle-même. Le mérite, reusement, ne s'impose pas toujours à prit de nos contemporains, au contraire cède trop facilement, dans ce domaine ' tout, aux sollicitations du charlatanisme bile et flatteur qui sait paraître teinté science pour duper le plus grand L'activité même du rédacteur des d'Hygiène" au milieu d'une mu · sères et de déchéances, aussi bien vouement des praticiens qui cette revue depuis nombre d'années, enseignement à la portée de chacun, dl'expérienœs et d'informations sous une forme intéressante. Enîin, répétons-le une fois de plus, ne pouvons rester indiHérents aux tions de l'hyg.iène puisque l'on sait tilité de celte science est indiscutable toutes les classes de la société. Or les les d'Hygiène" savent nous indiquer les yens de nous g-arantir, dans üne certaine sure, des maux qui aifligent notre race, la conserver. · ' Cette petite revue es.t digne de notre titude; nous l'exprimerons à ceux qui à la brèche E:n la faisant connaître au nous pour aug-menter ses abonnés. 1re devoi1: encore Son prix d'abonne bon marché (2 fr. 50 par an) la met portée des bour~es les plus modestes.

LE TRADUCTEUR, journal bimensuel pour l'étude comparée qes langues allemande et française. Voilà une publication modeste très recommandable aux jeunes gens qui veulent faire une étude à la fois utile et atirayante des lanl:ues allemande ou française. Ils y trouveront, traduits dans l'un ou l'autre idiome, sous une [orme aussi irréprochable qu'on peut le désirer er en regard du texte original, des dialogues, des lettres commerciales et des mo~­ ceaux de lecture dans les genres les plus dtvers mais toujours choisis de façon à être lus de tous. C'est un excellent moyen d'enrichir le vocabulaire, de s'approprier· par la pratique les express-ions divers-e s et de s'habituer à la structure propre à chacune des deux langues. En outre, le journal facilite les échanges de lettres (pour correction réciproque), de cartes postales illustrées et de timbres-poste. Numéros spécimens gratis sur demande par l'Administration du ,Traducteur", à La Chaux-de-Fonds (Suisse).

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UN BON PLACEMENT.- Tous les ans, à cette place nous avons coutume de rappeler à nos lecte~rs notre modeste confrère les FEUILLES D'HYOIENE ET DE MEDECINE POPULAIRE. Cependant l'œuvre qui se poursuit depuis longtemps déjà so~s la direction du Dr ÇJeorges Sandoz, le dts-

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SION, 20 Février 1912

3Ime année

'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIETE Y.ALAISAlilni D'EDUCATIOlf e&

Le maître aptitudes de l'ellfant (Voir notre N° 1 de 1912.)

)el

Jt y a enfin une quatrième série d'aptitudes, que je qu.aJifierai d'apH,tude circonstances. EUes. passent toiiiJIIe une vague sur toute une générarion; elles sont le produit des préoccupations de l'époque. Et elles exi:s.tent particulièrem.enrt à l'époque de découftrtes scientifiques, surtout Sti-, comme de nos jours, ces découvertes sont en'" trées dans le domaine de la vu1lga.risafion. Le~ jou~ts, au moment du jour de fan, sont souvent le reflet de ces préo.ccupations dominantes: l'enfant s'en imPJ'èslne et s'en fait comme une seconde nature. JI y a quelque trente ans, on vuliarisa l'él'ectricité; plus récemment, ce fut le règne de l'automobile; auiourd'hui, c'est l'aviation. Or, quand ie parle d'aptitudes consécrutives chez les enlaMs à ce progrès scientifique, je crois ae rien exagérer : une chose m'a tou~ étonné, par exemple, c'es.t la facilité avec Iaquelle des enfants de to.ut ~. de toute -condition sociale savent distilij!uer et à première vue ·l'e s diffé« marques» d'automobile: je ne pas qu'il faiHe y voir la naissanœ d'un sixième sws, mais plutôt la PRUve d'une orientation générale des qui finit par créer chez l'écolier aptitude particulière; mais ce n'est encore une aptitude personnell'e. 'est-ce donc les aptitudes person~ :> Ce sont des d!i:spositions d'esde cœur, de volonté qwi appa.rtienen propre à celui qui les possède. D'où viennent les aptitudes person-

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n~lles? -cela c'est le s:ecret de Diew. Les

peres et mères de famille le savent oien qui voient leut:s. enfants, parfois d~ nombreux enfan~s., élevés de la même façon,. dans les mêmes principes., réohauffes de la même tendresse monpertrer, lorsque s'éveille ·Chez eux sonnalité, des manières d'être fort dHfér~lles. Cela encore, c'est un fait: les philosophes peuvent chercher à l'expliquer, ils ne le supprimeront pas. Pour no.u s.. il marque :simplement la puissance infinie du Créateur: de même qu'avec des ~léments aussi s:imples. que ceux du v:~sage hl.l!tnain. il n'y a jéliill.ais ~UJ et_ il n'v aura jamais. deux visages 1demhquement ·s emblables, de même il n'v a pas et il n'y aura jamais deu'X personnaJ.ités qui se confondent. Il faUJt donc connaître, il faut disœrllit'J" cette personnalité, surtout lorsqu' eHe •Commence à éclore. Tâche· infiniment délkate et à laquelle on ne craint pas d'app-liquer un Bossuet ou un Fénelon s'il s'agit d'un dauphin de Franœ! et tâche qui est confiée, tous les jours, ~ l'égard d'un grand nombre d'enfants., à .tous nos éducateurs et édu~ catrices. C'est ce qui fait que ·cette miss.ion est à la fois ~a plus haute et la plus 1-abor,ieuse: un édutateur doü souffrir de se trouver devant urne âme d'enfant comme devant un coffret fermé; tal1it qu'JI n'en auira pas la clef, il ne pour-ra que la pa:rer extérieurement, il ne l'enrichira pas. Rappelon§.;:n'ou-s, d'abord, que l'enfant est un ~mposé d'éléments divers : -sa race, sa religion, sa famiHe, son époque. Mais, parmi cette d.jversi,té, il trou.

ia


35 ve mo;Ven, à son in~u. d'être lui-même; si jeune qu'il soit, il a sa personnalité, laquelle va naiurellement se développant à mesure qu'il pre111d des années.

n faut

respecter la personnalité.

Or. certains maîtres paraissent craindre chez l'élève une note trop personnelle. Sans doute, ils. l'apprécient lorsqu'elle se montre dans une « composition française», où elle tranche heureusement sur la banalité commune; ils en sont fiers encore dans une séance, où, devant les fami1les, l'adolescent in~ terprétera bien un rôle, fera valoir le petit person111age qu'on lui a confié: ce jour là, Ie jeune acteur inearne un p~ l'Institution tout entière et Pon oublie volontiers, en faveur de l'intérêt commun, le succès personnel qu'il s'est taillé sur la scène. A plus forte raison lui saura~t-on gré de toutes les inspirations de génie qu'en un jour d'examen il aura mises en œuvre: <:'est un lauréat de plus à Padif de ·Pécole, ef. ·si c'est avec mention alors toutes les hardiesses sont légit~es. que dis-je? on les trouve na~ turelles, et l'on ne se demande pas. comment l'enfant, mi·s pendant de longs mois à un régime de haute compression, peut avoir assez de res~or.t pourse détendre à ce point, en un JOUr donné. On en conclura peut-être que le système n'est donc pas si mauvais, puis· qu'il permet toujours ce libre essor de tout l'être livré à lui-même. Qu'on y prenne garde: ce sont là des eX'ceptions; elles sont nécessairement rares comme on voit des marronniers f.leuri'r au 20 mars et des palmiers s'acclimater dans les régions que leurs congénères ne supporteraient pas. Ces phénomènes ne sauraient être érigés en règ'le. on les admire, on n'oc;erait en tirer une loi. Ce qui importe, ce n'est pas l'exceptionnel, c'est l'ordinaire. Eh bien! d'or-

dinaire, avouon.&le, la personnalité l'enfant est peu respectée dans gnement. On ne la combat pas · ouvertement: on se -contente de la l?:liger, pour aboutir à en retarder do sion. Les enfaillts sont tous, plus ou coulés dans. le même moule. Et on faisait reproche de <Cette un homme d'esprit: « Nos élèves le même moule? dit-il; détromr.:~z-w no115 avons a utant de moules que lèves .... » Quol qu'il en soit du point de spécial de cet excellent homme, la dité du wstème est incontestable. L'enfant est

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petit homme.

Oui, il nous faut penser à ce que ront demain œs jeunes êtres qui men·cent à peine d'écl()re. Ce qu'ils seronrt? mais tout ment des hommes. L'homme est tit monde, a-t-on dit; l'enfant est homme en raocourd. Des parents. des mères s·avent pas voir grandir leurs et je me rappeHerai longtemps la flexion, presque la stupeur d'une de excellentes mères de famille. me demandait, sur la question très grave et très délicate de ~ 1 tion » des jeunes gens, ce qu'elle vait faire; or, le jeune homme avait ans. Je lui dis qu'à défaut du père, ferait bien de remettre à son fils brochure dont nous convînmes. fit, et, quelque temps après, me yant eUe me dit: « Savez-vous ce m'a répondu, lorsqu~i·l eut brochure? - Oh! maman, 1 y a tre ans que tu aurais dû me la! » L'enfant avait grandi, à sa mère. De manière ou d'autre, le même se produit tous les jours darus tion. Et" c'est un bonheur parfois les élèvE;& changent de maître tous ans; autrement, celui-ci risq

voir toujours devant lu.i que les. ~­ qu'il connaît, aux lignes abstraites des de six ans auxquels 11 a a.ppns a figures géométriqu~s qui n'ont aucun JI v a là un écueil contre lequel sens pour lui; il ne sépare jamais les se tenir en garde les maîtres sens de l'objet, les moyens d'expression n'ont qu'une classe. de l'idée. Ses premiers essais en des. qui dira quelle année, quel mois, sin en font foi. S'il dessine c'est qu'il iour l'enfant est plus homme que veut exprimer quelque <:hose et, pour ? La réflexion commune : Ce ~eu ~u~ sa main obéisse à sa volonté, il plus un entant signifie tout bonne- en resulte pour lui une joie inexprimaque les apparences ont cessé chez ble. d'être celles de l'enfance. Mais }ra D'autre part, l'enfant ne sépare pas rfalité, qui en jugera? Mystère inson- la couleur de la fonne. Un dessin sans dable que celui-là et qui nous fait tou~ couleur lui paraît ii11Complet; de là, sa dier au fond même de la question: tout préféreoce pour les images colorées, peut porter dans l'âme de l'enfant, à comme répondant mieux à sa manière condition d'y être adapté; ce n'est donc de concevoir les choses. et sa tendance pas fui qui doit se plier à nous, c'est à colorer les gravures qui prennent ainnous qui devons nous modeler sur Iui. si plus de valeur à ses yeux. (A srtiVl'e.) Enfin, l'enfant a un instinct marqué pour la décoration; c'est qu'il possède le don de créer à un plUSI haut degré De la méthode directe qu'on ne pourrait le croire. Lais'Sé à lui. jalal l'enlelgnement do de11ln même ou simplement conseillé, il se révèle pp•rfois artiste inconscient, doué L'elltSeignement du dessin, tel qu'il d'une sincérité et d'une fraîcheur d'iat conçu de nos jours, a substitué l'ob. magination remarquables. jet en nature à l'image, la méthode diL'étude psychologique de l'enfant a m:te au système de copie. révélé ainsi la vraie méthode qu'il l'expérience du passé, qui n'a que convient de suivre, et c'est de l'enfant trop duré, a mis en éviden·ce que par la lui-même que les pédago.~rues modercopie exclusive de modèles graphiés, nes ont dû apprencke la méthode de l'enfant n'apprenait pas à observer les dessin qu'ils ont vainemen~ cherchée ftati.tés de la nature: son attention en ailleurs. En résumé: représenter les ob .. mit été détournée. Aussi, une fois hors jets réels. tant sous le rapport de la de l'école, où foœément il devait laisser forme que de la couleur; puis, combi• modèles., le jeune homme ne savait ner les formes et les couleurs pour cons. reproduire de ce que le monde vi- tituer de petits sujets décoratifs., voilà lui offrait de f()rmes et de cou- en pra~ique le dessin qui convient à l'é· Il ne dessinait plus, et c'est ain- cole primaire. S'appuyant d'une par-t .11 qu'on avait fait du dessin une bran- sur loo dons naturel·s et l'activité inselle mor.te de l'enseignement, para'lvsant tinctive de .J'enfant, et d'au,t re part, sur 1es aptitudes natives et ne dëveloppant un développement méthodique et ration. llll:lme capacité pour 'la vie pratique. net des facultés, l'enseignement du de~ C'est que le système de copie n'a pas sin ne pourra manquer d'être fécond. tenir compte du caractère et de l'ac- De grands efforts ont été déjà réalisés naturelle de l'enféliOII:. depuis une dizaine d'annoées dans cet~'enfant, en effet, préfère les lignes te nouvelle voie, et les essais soit offiq111 sont liées à un ·objet qu'il voit ou ciels, soit d'initiative privée qui ont été


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tentés, ont s.uHisamment prouvé la su. périorité im:ontestable de la méthode directe, par les succès. réjouissants qu'on a obtenuiS. Appliquée depuis qu.elque temps déià en Allemagne. en Ang'leterre, en Suède ·et aux Etats .Unis, eHe a trouvé ég-alement crédi~ en france, où elle constitue ma·intenant la base de l'enseignement du dessin à tous les degrés. Elle est donc la méthode de l'avenir; adoptons-la dan-; . nos école'3 pour le plus grand profh de la génération future. F. F.

Préparatlan de la elasse Préparation «dans la tête:& et pré pa,. ration écrite. - Le iournal de classe. - Les dossiers spéciaux de préparation pour chaque matière. Nécessité de tenir à iow sa prépa. . ration de classe. Un jour de conférence pédagogique, l'inspecteur primaire nous raconta le fait ~uivant: « J'entrai·s, dit-il. dans une class-e que ie n'avais encore jamais visitée; i'v trouvai un' jeune maître. «Voudriez-vous, mon ami, me montrer « votre cahier de J)ifépara'tion? M. « l~ins.pecteur, je n'en ai pas. Où « donc est votre préparration? Dans « ma tête, M. l'inspecteur. - Eh bien, « faites-la sortir. » Le malheureux es.sava. mais ne réussit guère, tant il est vrai qu'ils ont tort ceux qui s'en rapportent UJiliquemerut à lewr tête. Qui que nous ·soyons, inst'ituteuPS, jeunes, vi-euoc, moyens, il faut, si noos voulons faire convenablement notre gasse, la préparer chaque jour et en fixer les trai~s eSISentiels sur le papier. »

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lçi, plusieurs modes se pré~enten.t. Le plus ·simple, à mon avis, et, 1e cro1s, le plus us·ité, c'est la tenue du journal de classe ou ·cahier de préparation. Le

maître v indique à chaque page les vers exercices qui doivent être cAr·•·...... dans la journée, et la manière dont procédera pour ·Chacun d'eux. Ces cices sont de deux sor•tes : les· orale.;, l'es devoirs faits par les Pour les leçons orales on indique le tre. le plan. les lectures, les gr qu'oo se propose de montrer, et s'il a lieu, le résumé écrit qu'auront à lever les enfants: Les exercices écrits do·ivent être et se rapporter à une leçon maître l-es choisit à l'avance en s soit des journ1aux. soit delS dont il di'spolse. Cependant, H ne drait être .}'escl'ave ni dw livre, n1 jouflnal. Toujours, il est nécessaire dapter les modèles proposés aux soins de la classe et à la capacité élèves. Ces exercices. ainsi que le,; difi.cations dont ils ont été l'objet, vent. être indiqués sur le cahier de p.aratiop. Il est bon en outre de du blanç_, de n'écrire, par exemple, ·s ur une moitié de la page. La. moitié recevra les observations de nJatwre que ne manque paiS de f bon maître, qui ·chaqU'e soir se un instant et songe à la journée La claiSse :suivante gagne toujotM"s ces brèves méditations. Ainsi compris, le travail de fi'on est à recommencer tous On ne peut alors qu'esquisser ébaUiches de leçollJS sans les creuser mais comme il conviendrait. Un d'y parvenir, moyen connu du reste bon nombre de •collègues, s.e rait de diger pour chaque matière des spéciaux. Mais cette prép·aration site un travail considérable. Il ne rait être ques:tion par conséqutent brasser tout le programme à la Il est préférable de ne s'occuper ch anl!lée que d'une seule matière; née d'après. on en. traitera une une autre encore l'année suivante.

de sept ou huit ans on arrive ain-

à pos!éder un fond de préparation dont on sent l'u'tii.lité au à mesUire qu'on le compose.

.,...,_..,,n aux enseignements qui ne sont • ou qui n'ont pas été l'objet d'un approfondi, ils continuent à être .............r,ps un peu à la hâte et' à figurer journal de clé!'Sse. Les leçons préà part y figurent aussi, mais une brève indication. Dans coo CDI'Iditions on ne flisque pas d'être exposé à la mésaventuife du jeune hom• à qui l'inspecteur d~andai·t sa préparation. Nous avons de quoi le satis· faire. et certainement il sera satisfait. Cependant, si nous nous oen tenons. là pendant quelque temps, nous ne tarderOns pas à nous apercevoir qu'il IDilJlQUe quelque chose au résultat de œ patient labeur. Plusieurs fois. peutetre. au cours de la même journée, nous éprouvons le besoin d'un document que nous avons vu· autrefois, mais qui ae se trouve plus sous notre main. On s'en passe, non sans regret. Eh bien! i présent que la tenue du journal de classe et la rédaction des recueils spéciaux n'absorbent plu1s tous nos ·loisirs, profitons-en pour paTcourh' paisiblement les journaux. les livres, les revues qui nous t'Ombent ·sous la main et penfOIIS à notre dasse en lisant. Aujourd'hui nous ·trouverons à la colonne des fails divers le récit d'un acte de dévoue. ment; découpons ce rédt ; nous l'aurons tout orêt quand nouiS voudrons entretmir nos élèves de cette question de IMirale. Un au1tre jour, nous renlcontreniiiS une gravure pouvant illustrer une leçon; découpons.-la.. Saisissons et reteaans tout ce qui dans nos lecfures peut Ire de que.lque utrlité pour l'enseigneIBI.t. Classons ensuite ces documents. Nous obtiendrons ains,i le do,ssier de· llOrale. le dossier d'histoire. de géoll'aphie, d'instruction . dvique. etc. Qaand cerfain5 documenlts auront vieil.

-ail

li. nous les remplacerons par d'autres PltLS récents et notre enseignement échappera de la sorte à la sécheresse ert à la routine. Nc·u•s aurons en même temps pris goût à notre dasse. Nous nous intéresserons davanrta:ge à nos élève,; et nous ne voudrons pas gaspiUer le temps qu'ils passent à l'école. Nous éprouverons le besoin de choisir à l'avance, chaque iour, les objets dont nous pou. vons avoir besoin, de remettre au point nos leçons, nos exerciceiS, et nous con~ tinuerons, comme par l'e pa'S'Sé, ce que nous n'aurons du reste jarmai'S cessé de faire: à tenir régwlièrement notre journal} de dasse.

L'luterrogatlou dan• la vie scolaire (Voir notre N° 1 de 1912.) II. L'utilité des interrogations. Il n'v a rien de plus difficile à conduire quJurYe interrogation. Et le nombre est tout à fait res.treint des maîtres qui savent s'acquH.ter de cette tâche dpn.s de bonnes conditions. L'interrogation est nécessaire sans doute et n'ous verrons tout à l'heure pourquoi . Mais avant d'en imposer l'emplo·i, il est équitabie et salutaire de mettre en. g-arde le ieune maître contre les fâcheuoc inconvénients et, parfois, les dangers qu'elle présente. 1o Dangers de l'mterrogation. - Ces inconvénients et ces dangers varient, suivant que l'interrogation est individuelle ou collective, qu'eHe contrôle la mémoire ou l'attention des élèves. 1. Quand le maître faoit réci-ter success!vement à un œrtain nombre d'enfants les leçons apprises, il est évident que la !Jlajorité des écoliers ne prend aucun intérêt à la claiSse. Si le maître manque d'autorité, les jeux, les di~tra<:-


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tions, les causeries, et même les. bataiiles s'organisent rapidement. Et comme ces interrogat.ions se passent habituellement au début du cours, les petits tra. vaux dont je viens; de pa:rler risquent fort de se prolonger ensuite. Quand l'instiituteur est énergique, l'occupation personnelle de l'enfant prend une forme moins bruyante et surtout moins extérieure. moins contrôlable et, pour cela même, TJI1u:s dangereuse et plus difficile à modifier: la rêverie. Ce n'est guère qu'avec des illJStiruteurs féroces, distributeurs impitoyables de zéros, que les élèves te!lrorisés r·epa'ssent une dernière fois leurs leçons avant l'interrogation redoutée. Il n'en va pas autrement quand le maître interrompt son exposé ou ses explications de manuel pour entreprendre le contrôle de l'attention et de la compréhension dont j'ai padé précédemment. Dès que œt intermède tend à se prolonger un peu, une distraction coHective s'empare de la classe, distraction qu'il est toujours pénible ensuite de faire cesser. 2° Quand le maître fait de l'interrogation ~collective, nous nous trouvons en présence d'un autre danger: le désOifdre, si recherché par les élèves et qu'en arJ;[ot d'école ou de collège on appelle: «le chahut ». Les réponses des enfants sont en effet généra!lement un peu bruyantes et ce bmit sert à masquer un certain nombre d'interjections regrettaWes, de réflexions s·augrenues ou des .cris variés. Et puis, il y a les distraits, les rêveu11s, qui profitent très habilemenJt de ce tapage pour dissimuler soigneus·ement leur paresse. Avec les tout petits, le mal n'est pas très grand; d'abord parce qu'il y a chez eux une certaine fo.PIJle d'attention collective très curieuse, que les psycholoJ.rues n'ont jamais ~gna,lée, je ne sais oourquoi et qui est peut-être due au faible développement de leur personnalité,

et surtout. paf!ce que l'attention gée et l'immobilité qur'elle entraîne leur. sont ni possibles, ni utiles. ,Mais -chez les grands élèves, le est réel. .Je l'ai maintes fois Et il n'y a qtr'une minorité de à l'autorité forte et bien assise, qui che l'éviter. On comprend donc, jusqu'à un tain point, que des maîtres ...........<.,•• à la parole facile et colorée, remplacer la dasse par des ' "''\nlf,&r.... _ vives, alertes, attachantes, plus bles de retendr l'attention, ment ins~table et fugitive, de leurs ves. 2° Avanfaf{es de l'interrogation. Et pourtant l'interrogation est elle est nécessaire. Mais il faut, l'employer, avoir supprimé ou, moins, réduit. dans toute la mesure sible, les dangers. que je viens ser. 1. L'interrogation est nécessaire, bord parce qu'elle est le ·seul m<>yen contrôle effica:ce que nûUJS ayons à tre disposition pour vérifi'er à instant si nûs élèves ont écouté, et retenu ce qui leur a été ern;e1~me. cela est tellement évident, qu'il pas lieu d'y insister. 2. L'interrogation est utile pour ce qu'eUe donne d'attrait, de d'animation et. partarnt. d'intérêt à classe. Il y a bien peu de jeunes qui soient capables d'une attention tenue. Je connais même des grandes sonnes qui ne peuvent, malgré , leur bonne volonté, entendre i bout une conférence et même un mon. C'est que le monologue est jours un peu pénible à écouter, à que le ton n'en soit indéfiniment ce qui suppose des qualités de très exceptionnelles. Un nous a conté, dans un ouvrage l'histoire de œs écoliers américains dans de <:Uifieuses litan1es, avaient 'L"l .lUr"ln•

la conception qu'ils se faisaient

classe intéressanrte. On y trouve

rltùme~:n

l'invocation suivante: « De qui parlent toui~u:rs sur le même délivrez-nous, Seigneur. » remplace donc la .,_..,n"'"' du discours par le pittoresdu dialogue, à la. con~ition t?~te: ce dialogue s_01t tou1ours dmg-e maître. Calf s'il est bon que les prennent une .part personnelle conversation en posant librement nu1~u'"u", qu'il sera toujours utile pendant l'explication du ..e5lic: 1~ 1 , il est dangereux de laisser ces ques.tions qui introduisent une extrême -cot}fusion dans la .J'ai ·connu des élèves qui s'enavant le (:OUJ'S·, pour embarleur maître ou provoquer le rire camarades, par des demandes ou amusantes.. Enfin, l'interrogation. bien conpeut être un merveillell!X instru·de formation de l'esprit, car elle l'enfant à une activité person-

d'une timidité excessive. Les examinateurs connaissent d'expérience ce fameux «séchage » en présente du ta. bl1eau noir et les candidats malheureux ·- qui, al))rès avoir réussi leurs épreuves écrites, échouent à l'oral, - le connaissent mieux encor.e et plus douloureurs•ernenrt. Or, l'exercice seul peut vaincre cette impuissance, dompter cette émohon, engendrer ou dévelower la hardiesse, l'initiative, la maîtrise de soi, la connance robuste, gages des succès scolaires ou sociaux futurs. D'autre part. quand la classe est tenue par un maître énergique et calme, l'interrogation du· contrôle oblige l'éco. lier à écouter. Elle fait donc l'éducation de son atten~ion et le fait passer tout doucement de cette attention spontanée des tout petits, dan& laqueHe l'enfarnti es.t .saisi. conquis par le seul intérêt, touiowrs fugitif, des choses qu·'il apprend. à l'attention vO'lontaire, dans laquelle l'élève, libéré, par l'effort de sa passivité première, saisit et conquiert lui-même ces choses, alors même qu'~lles n'ont plus. pour lui un intérêt immédiat, :se p·r éparant par là aux lutt~s et aux victoires de sa vie d'homme.

l'exposé du maître, l'écolier passif. L'interroger, c'est l'oblià chercher, à se souvenir. Mais on souvient pas de .tout et, pour corn•• les lacunes de la mémoire, il faut réfléchir, c'est-à-dire penser. Et L'eusel,uemeat de la crammalre -cette pensée est génioralement au cours élémentaire obscure, im::ertaine et qu'il lmde lui donner une forme, de l'ex• l'élève doit s'essa.yer à la préci- PROGRAMME. - Notions premières données oralement sur le nom (le nombre, le à la clarifier, à la condenser. Et genre). l'adjectif, le pronom, le verbe (preconstitue le travail principal de miers éléments de la conjugaison). éducati'on in<tel,lectuelle. Idée de la formation du pluriel et du fém~niu; puis aussi, l'interrogation. impose - de l'accord de l'adjectif avec le nom, du verbe avec le sujet. un apprentissage de la paromême de la parole en public. Or, Idée de l.a proposition simple. a des élèyes et aussi des adultes Petits exercices grammaticaux de forme possédant parfaitement une questrès variée son~ incapables de l'exposer conL'enseignement de la grammaire au parce qu'ils n·e savent p·as cours élémentake doit être extrêmement ou parce qu'Hs sont victimes simple. On se plaint qu'il encombre au


40 lieu d'aider. C'es.t parce qu'on le fait souvent trop compHqué. Il gagnerait, nous semble-t-il, à être donné de la manière suivante: Partir de la proposition, de la proposition d'action , non de celle d'état, pour plusieu,rs raisons, dont la premiè· re est qu'il sera beaucoup plus facile de donper une idée du verbe par une action que par être oœ un de ses analogues, - et dont une autre encore est que, s'il nous paraît néces,saire de montrer à l'enfant et de lui faire distinguer dans la proposition des compléments, il nous parait d'autre part bien difficik sinon impossible, de lui donner une idée de l'attribut. I. - La proposition s imple. tyne :

Paul écrit sur son cahier. l'abeille vole dans le ;ardin m'amène à une première notion à retenir, celle du verbe (ce que Paul fait, ce que l'abeille fait, une action) . Ce verbe ne signifie quel que chose que parce qU'il anime un être, une chose; cet être qui fait quelque chose, c'est le suiet (2e notion). O!He action a lieu en• différents endroi,ts, de différentes manières, el[e est prédsée par des mots. qui sont les compléments (3° action). La proposition connue, comprise, étudiée attentivement dans ses trois parties, grâce à de nombreux exercices se rapportant à chacu,. ne d'elles, nous paS!Sons à l'étœde de3 mots qui la composent. Il. - Le mot qui nomme le suiet est un nom. Nous sommes amenés à étudier le nom, auquel· nous aioutons l'ar. tide, parce qu'il va nous être immédi·atement nécessaire : 1. Pour di&tinguer grossièrement, mais 'suffisamment pour le moment le nom c~mmun dw nom propre (Paul, l'abeilae); 2. Et suriout pour étudier le genre et le nombre. Car le et la sont les seules maroue<& du genre dans la plupart des noms.

Nous a pprendro111s à nos petits que le indique un nom masculin, la nom féminin , sans nous livrer à Œnsidération~ ab&traites sur le dans les noms. Elles n'auraient signification relativement aux choses, et. en outre. elles incompris.es. C'est id plus que qu'il faut nous en. tenir à la Avant d'aller plus loin dans 1 du nom. et peu.t-être même avant voir étudié le genre en ce qui le ne, nous étudierons l'ad;ectif fi/. Comment l'introduire? Une .simp1e id e la lecture. ou · phmse venue spontanément sur vres de l'enfant not.I!S en fournira caJSion quand nous voudrons : Le Paurl n'est pas venu ce matin·; sa, de sœur est malade;- J'ai perdu crayon noir. - Il est fa'cile de trer que l'adjectif apporte une nouvelle. une détermination l'idée contenue dans le nom. Nous avons maintenant les trois pèœs de mots qui constifuent le de mots. Nous devons n<>us arrêter sez longtemps à ce point de notre 1. Parce que deux de ces mots inséparables du troisième, le nom, lequel ils n'ont aumne signif · 2. Parce que, con&équwce de ce précède. toutes les modifications : par le nom sont nécessairement de la même manière par les deux tres mots, de telle sode que le le nombre sont chez eux en Montrer la dépendan;ce à cet égard l'article et de l'adjectif relativement nom , c'est appeler tout dte suite 1 tion de l'enfant ·s ur l'accord, cette tion fondamentale en grammaire, lui en donner une image s i claire ne pourra désormais se tromper point. C'est faire appel à cu·1lUlllU'fJ. Il suit de là que nous éh.tdierons même temps poulf les trois espèces mots les modifications apportées

et le nombre: s au. plur_iel, adjectifs en al, noms et adJeCIM'flllJ'\j~ par s, x. Ce sont les seuqu'on peut donner au cours Encore ces règles seraientJDieux appelées « observations », ·ons,,, en effet, simples constout ce qui est relatif à la du féminin d'at11S les noms et Seul l'usage journalier v amener. -· Cette habitude que nous. prise de toujours PMtÎil", pour nos de la proposition. nous fal'~tude du verbe. La notion du bien acquise avec le groupe de la transportons de là dans f'ln montrant encore la dépende ce mot pa'f rapport au nomLa constataHon ici de l'accord en nous amènera à comprendre atres modificati'Ons du verbe ( per. et temps seulement au cours élé).

la personne existe aussi dans tW~rmotn. Pour étudier cette espèce nous nous appuierons sur le -_ ...... dont 'le pronom est l'équiv.a· ce qui nous fait aborder l'étude le pronom personnel de la troisième la pl'll!S facile à saisir: Pierre Pierre ·s ait sa leçon. Pierre récompensé; Piel1fe travaille, il sa lecon, il sera récompensé. On dt Pierre. Mais si je parle à : tu as travaiHé; et si Pierre parlui-même: {e ... Il est facile ensuite la personne et le nombre un premier essai de conjugaison verbe. Comme nous n'avons pa-s le nom, l'article et l'adjectif. nous lli'llll'n;!rn;ns pas non plus le pronom du verbe darus notre étude. nous reste plus qu'à faire enla conjugaison: les frois temps: le présent et 1le futur. Nous en fini avec le verbe. - )lous pourrons agrandir œ

ce11cle d'études avec .}es adiectifs numéraux, pœses.sifs, démonstratifs. - avec les pronoms possessifs, démonstratifs. Mars ce :sera toujoœrs à la condition de rattacher chaque espèce de mots au fait grammatical déjà connu dont il se rapproche le plus (adiectif numéral et idée du pluriel. - adiectif·s et pronoms démonstr ériiifs, possessifs. et<:.) . la méthode que nous venons d'exposer •est nouvelle dans quelq'ues-unes de ses parties. Mais ·elle a été déià expérimentée avec fruit dans un certain nombre d'écoles. Faire de l'étude de la proposition le point de départ, c'est montrer tout de suite le mécanisme essentiel de la parole, de la composition f,rançaise sous sa plus humble forme, c'est donner à l'enfant l'intuition de la vie du discours, l'intéresser à ses propres inventions verbales. Et ainsi la g-rammaire, empruntant :sa matière au langage de l'enfant, affirme son rôle en fortifiant la composition. l'élocution de l'analyse même qu'eUe en fait. La compositio111 française, dont elle part et à laquelle ellP. fait retour, est sa raison d'être aux yeux de l'enfant lui-même.

V n professeur d'école normale.

l..'en•elguement de l'arithmétique

L' ensei{! ne ment élémentaire à l'aide des obiets. - Etude des nombres pris isolément. - Rôle da calcul mental. - Etude parallèle des diverses sortes de nombres. - Les exercices d'application. - Disposition {!raphique des données. - L'ensei{!nement du cafcul doit-il être seulement utilètaire? L'e11JSeignement du calcul ne peut conserver toute sa valeur éducative qu'à la condition d'être l'objet, de la part des maîtres, d'une prépa•ration des plus minutieuses.


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Il importe d'abord d'éloi~ner de l'é- des tables d'additi'on et de cole primaire t'Ûute cette théorie, fondée tion, ains.i que l'habitude de sur le seul raisannement abstrait, dont -convenablement les opérations. on a abusé parfois. Uru tel enseigneLe plus. tôt possible, il faut ment qui peut être excellent sans dou- l'esprit de l'enfant du concret à te pour des élèves d'un certain â~e. ne trait. Quoi qu'on fasse, après dit rien à l'esprit des jeunes enfants. a dépassé Ies notions tout à C'est qu~en effet telles notions, que mentaires., une opératiou de nous cansidérons comme fort « sim- te, potllr une large pant, un ples ». sont souvent le résultat d'opé- d'abstraction. C'est d'ailleuTS rations intellectuel'les, déjà compliquées. forme abstraUe que les nombres L'idée de nombre, .en p·anticulier, sup- tent le mieux à toutes sortes; de pose au préalable une comparaison en- naisons. On prend le .tiers ou le tre un objet ou ooe coUect.i'on d'objets de 12, et non de 12 pommes; et l'unité, souvent même la division 3 fois 2, six et non: 3 fois 2 d'un objet en parnes é~ales. H est né- aravorus. cessaire don~. si nous voulons que nos C'est, à notre avis, une faute élèves sachent ce qu'est un nombre, aue gique, que de superposer, à nous décomposions les diverses opéra- maire, l'étude des nombres tions qui en constituent l'étude -comme tude des nombres décimaux et on décompose des mouvements de ~ym­ fractions et des nombres rnrnnll>v.. tllastique. En d'autres tennes. <:'est à façon d'additionner. de par:tir des objets et à l'aide d'objets que multiplier ou de diviser, reste doit se faire l'en!S'eignement initial du quelle que soit la forme sou3 calcul. Le tableau noir pennetlira par les nombres sont présentés. la ~uite, - mais après seulement que cours élémentaire donc, il sera les élèves seront déjà familiarisés avec saire de ·commrenceT l'étude des ces premières opérations, - de suppléer tions. Le3 termes demi, tiers, par le dessin aux objets réels. sont-ils oas dans la bouche des Il ne suffi,t pas de former les, nom- d'un usage pfus courant que les bres. Nos élèves ne les connaîtront des unités décimales : dixièmes, bien qu'après les avoir décomposés et mes? Et une Jeçon sur le partage avoir combfné, ~roupé de toutes les unité ·concrète en demis. tiers. façons possibles par voie d'addition, sera-t-elle pas entendue plus de soustraction, e~c .. les unités qui les ment qu'une leçon: sur le mètre composent. Cette étude des nombres pris en déçimètres, centimètres? Sans doute, il faut !Savoi-r tenir ioolément est indi~&pensabJre, au moins pour les premières dizaines. Elle ren- te de l'âge des enfants; se ,.,.,...t...... dra beaucoup plus simple l'étude des; tudier les fradions les plus nombres suivants. Une telle méthode aiVec les tout jeunes élèves. mais rv'est évidemment app1kable que si le indispensable de les calcul mental précède le calcul écrit. Il bonne h~ure avec les diverses devra, par l1a su~~e. l'accompagner rou- d'exprimer les nombres. On jours. On amènera ainsi l'enfant à 1er plus lentement, mais on mène compter avec adsatt1ce et ·à effectu,er ensemble, et on arrive mieux et COŒI!me d'instinct les qu1atre opérations. te au but. C'est une affaire d'entraînement qui Les apphcations constituent, à n'exige que la mémoire imperturbable le primaire, presque tout 1 ....~"~·...··-

+-·

ue Le :mérite des. maî"té ·se mesure surtout au ce~~rcices qU'' il'? proposent à Nous voudrions 9ue ceux.ours rois •en presen:ce de ~z difficiles pour les oblion: un travail fait sans sans profit pour la cult~re Nous ne voulons pas d1re abandonner les enfants à fo·rces et exi~er d'eux de . ce serait faire naHre à dé~ouragement. Un maître sait d'instinct où il doit mais en tout cas. à l'école il vaut mieux t·i rer à .~oi les que les pousser par dernere. une leçon préalable donc, ~us questions oral~. les. mattres aux élèves, ou. st posstble, leur -.......'llrrlr les quelques indicaJtians pour la résolution d'un enre de questions. 2 Wle fois œtte préparation faites laisser à eux-mêmes. afiln .f'Mrta<:rent l'habitude de la rela joie qui aœompagne le est sage même de ·lai.sser, enet la tâche, au moins d'unr iouŒ". ExpUquer un en te donnan,t, c'est tarir chez ta source de Feffort; c'est la plus saine des émulatioms. de problèmes difficiles petllinterprétés par un dessi111 rend la solution\ aussitôli Un arran~ement de quelun graphique d'une extrêédaire souvent un texte

toutes les. fois que la chose - et elle l'est très souven:t, de ce procédé, qui plaît d'ailenfants, en ce qu'il leur per.....,.,u·CI leurs devoirs de dessiœ parfois élégantis. peut se demander s'il ne convienP&S de retran·cher du programme

d'arithmétique des écoles primaires tout ce qui n'a pas un réel caractère d'utilité pratique. Quel profit l'enfanJtl aura-t-il jamais à reti>rer de ses connaissances sur les alliages monétaires., les échéances moyennes, etc? Nous pensons. noUJS, que ces études ne restent pas stériles. La solution de ces questions, outre qu'elle complète la le~ çon suT les mélanges, les intérêils et. les escomptes, exige une recherche activ~; eile constitu'e une exceHenrte ~ymnas.M­ que de l'esprit et habitue les élèv~s à la réflexion, au raisonnemen~ log1que et rigoureux à l'étude méthodique d'un sujet donné.' Nous nous expos~rions du reste à de:s mécomptes en voulant rendre !~enseignement de l'arithmétique excliUSivement utilitaire. Un grand nombre de problèmes, en apparence simples. sur le commerce et l'industrie. sont beaucoup moÎ:lllS profitables qu'on rœ le croit souvent: ils exigent, en e~fet. une maturité d'esprit et des notions commerciales précises que ne peuvent avoir nos élèves. Ajouterans-nous qu'if nJe viendrait à l'idée de per~onne de laisser de ·Côté les pa~es: de notre littérature qui ne contiennent pas: wn enseignement utilitaire? L'a~ithmétique a, eHe aussi. ses pages qui s'adreSISent à l'imagination: n.e craignons pas d'y recomir. U1~ vicu3J rn(J,(Jister tranc-rnontagoord.

Do••lers aeolalre• Il semble qu'on parole d'or, comme M. de la Palice, quand on affirme que le ma~tre a intérêt à connaître ses élèves le plus complèf.ement, le plus prédsément et le plus vite possible. Or, que fait.on dans nos écoles pour se met. tre en règle avec cet axiome? D'ordinaire on se fie aux circonstances de hasard qui souvent se font attendre et peuven!t donner lieu à des incidents fâ· cheux. On éviterait ces difficultés grâ-


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ce à quelques indications préalables. Void comme on s'arrange, chez nous, pour abréger :la période des tâtonnements. Dès qu'il est admis à l'école, l'enfant a son dossier péda~gique. Ce dossier est ·constitué par des fiches annuelles. Une double feuitUe de cahier suffit pour dresser la fiche. Le maître qui reçoit un « nouveau» inscrit d'abord à la première page ses nom, prénoms, lieu et date de naissance; l"adresse et tous les renseignements qui coocement la famiHe: âge et profession des parents, nombre et âge des frères et sœurs, et, dès qu'H se peu~. des observations diverses sur cette famiHe: sa situation-, son caractère, sa manière de s'intéresser à l'éducation de l'enfant. La seconde page est réservée au pas. sé de l'écolier. De quelle école vient-il? De quel cours, de quelle classe? Quel était son rang? QueUes récompenses a-t-il optenues en fin d'année? Si l'élève sort d'une classe de l'école même, suivent les appréciations du maître qu' il quitte sur son assiduité, sa conduite, s-on caractère, ses. facultés : attention, mémoire, intelligence, application ; ses aptitudes particulières et· enfin les remarques physiologiques de l'instituteur (n'exigeant pas de connaissances médicales) et conœmant :la vue, l'ouïe, les infirmités, les maladies chroniques ou aiguës dont l'enfant est ou a été atteint dans la précédente année scolaire. A la troisième page doivent figurer les notes personnelles du maî~re au cours de }·'année qui commence : 1. Sur l'état physiolog-ique (vue, ouïe, infirmités, maladies ·chroniques. ou accidentelles) ; 2. Sur les facultés de l'élève (attention, mémoire, int~lligence, énergie, aptitudes spéciales); 3. Sur son assiduité, sa moralité, son caractère;

dont les famiUes parlent un mauvais français.

Un brin de morale L'homme en santé

lllaalère1 de dicter « Il a neie:é · · · Ecrivez ··· JL. · · flei(!é · .. « Durand. tenez-vous droit ou deviendrez bossu· · · Il· · · a· · · Charles, soignez l'écriture et .s vous servir des lignes· · · Il a Oh! c'est trop fort! Voici André met un r à nei(!e! Est-ce qu'on re: il a pleuvoir? - Non, ,.. v .....,,,... , . . dirait: il a plu. - Donc, nei(!é est

Un homme se porte bien quand tous ses organes foructionnent colhme il faut, que son humeur est alede, sa tête claiœ, ses membres dispos. Il ressent alors t1'l1 bien-être tout particu:lier et sa' mine rappelle les plantes vigoureus'eS. La; santé est à ranger parmi les plus grands biens que nous puiiSsioniS posséder. A quoi peut nous servir d'avoir toutes sovtes d'avantages si nous ne pouvons pas en profiter? Il faut de la santé pour. jouir de ·l a jeunesse, de la liberté, de l'argent qu'on a gagné, des repas qu' on met sur n'Otre rable. Il en faut pour travail·l'er, faire des études, exercer sa profession. Ceux qu'il faut plaindre le plus, ce sont les. enfants, nés avec un corps débi'le, infirmes oo souffreteux dès ieur plus jeune âge. Mais vous a.u;. tres, qui vou,§. portez bien, qui avez des membres sains et vigoureu~. vous ne connaissez pas votre bonheur. Vous y êtes tellement habitués que vous ne vous en apercevez même pas. Aussi fait-on bien de vous rendre attentifs au bien immense qu'est une b'onne santé, afin que vous sachiez l'apprécier. Si vou'S appréciez le bonheu•r d'être bien portantts . .cela aura bien des côtés ex:cellents. D'abord, cela vous rendra gais et contents. Vous. vous félioLterez de bien vous po·rter. Puis, cela vous donnera peut-être l'idée de bien employer ces bonnes et belles for-ces que vous avez reçues. Ensuite, cela vous rendra vigilants et prudents. Car enfin, on peut perdre OU· conserver la santé. selon la manière dont on en use. Par quels moyenJS la santé se conserve-t-elle? Vous avez tous entendu parler d'hygiène. L'hygiène est l'ensemble des moyens qu'on empiloie pour proté-


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4.6 ~er

et >Conserver la santé. Nous. allons · énumérer plusieurs de ces. moyens. Le premier, c'est la propreté. Propreté du ·corps, des vêtements, de l'habi:~ation. Tenez-vous propres; lavezvous bien, Peau est l'amie de l'homme. Procurez-vou~. au-tant que possible. les qu~lques objets nécessaires pour se tenir propres la peau, les cheveux, les dents. Une éponge a ,plus de valeur qu' un bijou qu' oo sUJspend au cou. La plus belle perle ne fait guère d'effet sur un cou sale ej si vous êtes bien oropres et appétisL~tls. vous êûes 'suffisamment beaux sans bijoux. Que vo•s vêtements soierut ~impies ou luxueux, ils ne sont bienséants que si vous les tenez bien. Une bell'e robe sale et chiffonnée ne vaut pas une jupe très modeste. mais fraîche et ]J['Oprette. Man,gez proprement à table: tenez propres vos assiettes et vos verres et ne q:oyez pas qu'il soit orâne et courageu·x de manger des choses mal nettoyées. L'exerdce est un aUtre moyen de conserver sa sa111ié. Marcher, courir, aller à l'air, bien resp.irer, se donner du mouvement, cela fait circuler le sang et l'enrkhit. Cela fortifie les muscles. Naturellement, il ne faut rien exagéœr. H y a des enfants qui ne peuvent rien faire avec modération. Quand ils cou· rent, ils courent jusqu'à perdre haleine; ils s'échauffent et se congestionnent. A'Près cela, ils vont boire de l'eau fraî·che. Prenez vot're exercice d'une façon intelligenie. Suivez bien les explkations qu~ le maître vous donne sur la gymnastique et répétez souvent les mouvements qu'H vous enseigne. Vos jeunes po~:tr.ines s'en trouveront bien. Cela les di!latera. Vous vous mettrez à table avec WI appétit ex-cellent. J'ai, je crois, entendu quelques-uns d'entre vous me dire : l'appétit ne nous manque pas. Nous en avons toujours. Tan~ mieux, mes enfanœ. Je vous en fé.

licite et je félicite vos parents. plus triste pour des palrents, que Ianis qui ne veulent pas ma111ger. jour.s ils disent : je n'aime pas n'aime pas cela. Manger ne pas. On préfère des appétits cela dénote une santé ferme. at·tention! Ne mangez, ni ne buvez Parmi les moyens de conserver sa 1é, il y a la tempérance. Qu'est-ce la tempérance? C'est la mn~.,,~.,Jll...: général. Un climat teJI1;péré est mat où il n'y a ni excès de ch excès de frodd . Un homme ~""'""'.r"..j un homme qui mange et boit Vou:s connaissez tous œs ~?:ourmand, glouton. Désignent-ils que chose de joli? Noo, n'est~ce Vous ne voudriez pM, vous appeler un glouton ou Ul!1 goinfre. me c'est laid de manger avec vidité et avec excès! Non c'est laid, c'est malsain. Le mange trop vite, il ne mâohe aliments: son estomac ne peut pas les digérer. De p.fus, on le remplit ce qui finit par le gâter. No.tez b ci, mes enfants. Tout le monde a rêt à traiter son estomac en vou§ lui faites du mal, il VOU\S en Une fois l'estoma'c gâté, que · santé? Elle ne peut que :s' disparaître. Car ,t ous les. tête elle-même, vivent dw travail de tornac. S'il digère mal, il .envoie mauvais suos dans les poumons, muscles, le sang, le cerveau, et l'homme en est atteint. Une multitude de gelliS, se gâtent tornac avec des alcools dont q uns pnrtent Je nom d'apéritif. vient du latin aperire et signifie: vri'f. Fqrce gens croient manquer tous leurs devoiPS en ne s'ouvrant l'appéNt, avant le repas, par un· tif. En faisant cela. ils acc:oml'OUssem• acte déraisonnable. Dans la des ·cas, l'apéritif a sur Pestomac et

Partie pratique

estion une actioru nuisible. Il ferme

~tit plutôt que de l'ouvrir. Mais,

l' affaiplissant l'estomac, il ~uv:re la

Composition françaltie

~à toutes :sortes de mal'adres. L'aA· coolisme en est une et la plus terrible, car il ravage la santé corporelle et la té de l'esprit en dérangeant le cer1811

SUJETS A TRAITER

Le vent d'hiver Evoutez le vent d'hiver souifler dans les rues, dans les cheminées, dans les arbres. Dites très exactement ce que vous entendez.

prenez garde à vous, chers enfants. que vous passédez de meilleur, .c'est boWie santé. Ne prenez pas d'habitUde qu;ï 1?· mine et la détruise. ~es anciens ~hsa1ent que le .PlUS grand bten ~i·t

ceci : mens sana

tn

Envoi d'un cadeau Une de vos amies a quitté votre commune. Vous la regrettez beaucoup et vous lui envoyez un peiit souvenir. Lequel? Raisons de votre choix. Ecrivez la lettre dans laquelle vous lui faites part de vos regrets et lu.i annoncez votre envoi.

corpore sana.

Un esprit 1sain dans un CO'fPS bien· por. tant. La santé de l'esprit comportie non

La façon de donner Développez, sous la forme que vous voudrez, la pensée suiva11te : La façon de donner vaut mi~ux que ce qu'on. donne.

seulement une intelligence ouverte, bien équilibrée et cultivée, mais un cœurr sate. une volonté droite et fetme, une conduite bien équil.ibrée. Vodr juste, avoir :son jugement en bon état, saisir ce que l'on vous expHque, observer avec attention ce qui s ' offre à nos regards et QIIÎS se ·con.formerà ce que l'on a reconnu comme juste et raisonnable, le pratiquer avec une résolution t.ranquille, voilà le signe d'une santé morale bien ars·s~se. L'énergie en est le :s igne principal. Les tenues du langage ·son~ d'aiHeur~ bien signifkatifs, en ce point. Quel terme emploie-t-on lnrsqu'on veut dire qQ'un homme est :sain de ·corps et d'esprit? On dit qu'il es,t fort, vaillant, valide et solide. Puissiez-vous le devenir tous, chers entfants ! ~

Résumé. La santé est l'état de l'homme, lorsque loutes ses fonctions ma térieHes et spirituelles se font bien. C'est le plus grand bienfait dont on puisse jouir. Le meilleur moyen de la garder est de mener une vie active et sobre et de se maintenir propre de corps et d'esprit. Gare à l'intempérance, à l'alcool. au mauvais air et aux mauvais exemples qui affaiblissent le corps et dévient l'esprit. Charles W AONER.

La bonne soupe . La famille est à table. La mère apporte la soupière. Le père distribue le souper. Chacun se régale. Rendez ce tableau de famille.

La vieille maison Quelle image vous donne dans l'esprit et quelles réflexions vous suggère la vue d'une vieille maison?

L'ignorance Rester ignorant par sa faute, c'est manquer à tous ses devoirs envers soi-même envers sa famille, envers la société. Pro~vez que cette affinnation est vraie et exposez vos raisons avec quelques détails.

Le temps qu'il fait

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La pluie et le beau temps occupent une _g-rande place dans les conversations. Y a-t-il lieu cependant d'en sourire? La pluie et le beau lemps n'ont-ils pas une influence sur notre humeur quotidienne et, par elle, sur nos dispositions morales. notre conduite, notre vie enfin? Essaye·z d'indiquer et d'expliquer cette inHuence.

Un de vos c amarades Chaque élève devra faire le portra it d'un de ses camarades. Il parlera de sa taille, de sa stature, de ses traits, de ses vêtements. Il n'aura pas à parler de son caractère.

Un de vos meubles Racontez l'histoire d'un des meubles de votre chambre, depuis l' instant oit l'on a coupé l'arbre qui devait fournir son bois.


Supplément au c1Vo 3 de ,f &cole,,

48 Nos parents Avez-vous de nombreux pa rents? fa.ites connaître ceux que vous chérissez le plus. Dites quels sont les sentiments que vous éprouvez pour eux.

Nos boissons Quelle_s sont les principales boissons que l'on consomme dans votre village? Montrez en quoi elles diffèrent les unes des autres.

La vie de société Ennmérez les prinqipaux bienfaits qui résultent de la vie de société et dépeignez la situation d'un homme qui « seul, abandonné de tout le genre humain • ne pourrait avoir recours à :Qersonne pour pourvoir aux besoins ord inaires de la vie.

De l'élégance Q ue faut-il entendre par l'élégance? Enumérez diverses so1ies d'élégances (man ières, toilette. mobi lier, etc.). L'élégance est-elle incompati ble avec la simplicité? Est-elle une qualité ou un défaut?

Une réparation Votre père veut faire réparer le toit de votre maison. Il vous charge d'écrire au couvreur qui habite un vi llage voisin. Donnez sur re travai l à faire toutes les indications utiles, demandez-lui quand il pourra COTTUnencer ct combien coûteront ces réparations.

Leurs préférences Trois filleltes de la même école s'entre1icnnent en r~création de leurs goîds et de leurs préiérences touch;mt les produ ik des jardins et des champs. L'une préfère la rose; la !>econde vante la saveur de la pêche: la dernière, plus pratique, donne la première place au blé. - · Imaginez leur conversation.

De l'ennui Un de vos amis vous a écrit qu'i l s'ennuie: dans votre téponse vous lui indi quez quelques remèdes à celte fâch~use disposition d'esprit: le travail, l'intérêt porté aux choses de la vie, Je bien à faüe autour de soi, etc.

Les Etrennes Trois frhes avaient reçu chacun 5 fr. pour leurs étrennes. Diles quel emploi en a fait chacun d'eux et auquel de ces emplois vous donnez la préférence.

Deux fleurs causent Faites causer deux fleurs, l'une belle et inutile; l'aure modeste, peu agréable, mais utile.

Métiers à choisir Deux amis cau s~nt des métiers fèreraient.

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Miette•~ pédagogique• Elevons notre enseignement S;1r quoi faut-il insister en morale? demment sur les raisons • morales • et pas seulement .sur les raisons faut donc ·se garder de se contenter vres raison~ d'intérêt qui courent les que toul Je monde sait; l'ordre est certes, il économise le temps, il conserve choses ... , c'est entendu, mais c'est ausaj élément de calme, de paix et de bonne meu•r quelquefois; et puis ordre, bonne position, harmonie et bon équilibre mora) tiennent de bien près.

L'inspection de~propreté Par la pratique régulière de msped~ de propreté, non seulement nous formons ducation des enfant~. mais nous forçons parents à de salujaires réflexions. · Je donc les maîtres et maîtresses de n'y manquer; mais je leur recommande ne iamais donner à leurs forme qua, visant les pères et les puisse les humilier. Ce sont pauvres gens à qui souvent vie est Il serait cruel et d'ailleurs sans pro.fi1 de faire de la peine. Il faut qu'ils secondent Ire action parce que, insensiblement, avons su les y intéresser et non parce q critique désobl igeante a vivement froissé amour-propre. La question des fournitures sc Dans plusieurs communes oü l'on à tous !es élèves, sans distinction. les de clas~e. on les retire à la fin de 1 scolaire et on les la it durer ainsi le plus sible. Il y a là de graves inconvénients. bord, au point de vue de l'hygiène, un qui a été feuilleté par cinq ou six moins risque de propager des maladies. au point de vue éducatif, il n'est pas que les ,élèves, quand ils quittent 1 n'aient plus aucun livre à emporter chez pour le lire et y chercher des 'olH!menU Enfin cette méthode oblige les maîtres server des livres vieillis, parfo.is peu à leur enseignement, alors que les bon;; vrages pour tout·es les matières abondent.

La Parole de Dien Le premier moyen dont Dieu se sert r faire entendre aux hommes sa P·~ polu c'est le tableau de ce maRTiifique roe. {.}Divers que nous avons sans. cesse sous. kS yeux. Les. Pères de l'Egl_ise l'~t. appelé avec ratson: « Le verbe e~teneur de Dieu ». Pour qui sait prêter l'oreille. en effet. dans quel adt?kable lan2'~e les cieux ne racontent.üs pas la glotfl . 1 re de Dteu. Dans l'obscurité ~e la n,~it.. n'est-il pas vrai que ces mynades d et01les portent toutes le nom du Créateur gravé ~ur leur fron1? Dans les splendeurs du four. n'est-ce pas la beauté divine _qui se manifeste sur ce finnament azure dont le spectacle atti·r e notre regard et emporte notre pensée? ~lus près d~ nous, ces collines, ces vallees, ces forets, ces rivières qui tonnent le cadre de notre vie terrestre nous parlent sans cesse de fa bonté de Dieu. Aussi les grands saints ont aimé passionnément la nature. Pour eux, comme pour saint Paul, p~s une seule ~hose n'était sans voix. Samt Bernard, Sl austère cependant, disait à ses religieux que les hêtres et les mousses, les silences et les ombres des forêts lui en avaient plus appris que les livres. Cependant. mieux encore que par .les objets matériels, la parole de Dteu vient à nous par les feuillets d'un livre. Là les pensées divines sont plus précises et plus lumineuses. Un bon livre ouvre à notre esprit des perspectives d'infini que nulle montagne, nul océan ne peut limiter. C'est ce qu'éprouvait un illusilre moine du siède dernier, Lacordadre. lorsque, penché sur ses livres. ri1 disait : « Dans ma cellule de quelques pieds carrés, ie me fais. des horizons plus vastes que le monde. » Mais le livre pa~ exœllence, celui qui

nous donne mieux que tous les. autres la parole de Dieu·. c'est l'Evangile. Partout ailleurs. nous ne trouverions qu'un mince filet d'eau; ici, nous trouverons la fontaine intarissable dont l'onde iavlHt iusqu'à la vie éternelle. L'Evangile est un livre étrange, unique, qui ne se peut comparer à den de ce qui est sorl:i ou sortira jamais d'une olume humaine. L'homme du peuple le Ht avec admiration; le savant le médite sanis que son regard puisse iama1is en mesurer les infinies profondeu1rs. Ecoutons ce que le plus. puissant génie du siècle dernier, Napoléon Jer, disait à l'un de ses compagnons d'annes. vers la fin de sa prodigieuse carrière : « L'Evangile n'est pas un livre, c'est un être vivant. avec une action, une puissance qui envahit tout ce qui s'oppose à son extension. Le void sur cette table, c.e livre par excellence (et à ce moment H étendit la main et le tou-cha avec respect) : ie ne me lasse pas de le Hre et tous les jours avec le même plaisir. » Que chacun de nous le possè~e a~s­ si. sur sa table de travail. ce Ltvre 111comparable. à la place d'honneur, en vue de l'ouvrir souvent avec un respect religieux, et d'y trouver lumière, consolation et encouragement. De nos joUirs, un, artiste de génie, Hoffmann, après avoir retracé, de so.n crayon, les p1lus belles scè!le~ d.e 1~ vte, de notre Sauveur, a termme ams1 son œuvre : « C'est le soir. Dans une demeùœ d'apparence modeste, toute u:ne famille est groupée autour du père, dans un religieux silence. La lecture de l'Evangile va <:O.mmenœr. Déjà le chef de famille est assis devant l_a table où 'le livre est ouvert. Un petit enfant de cinq à six ans. à peine, a cessé ses leux pour venir écouter. Une jeune fille au front pur <:omme celui d'un ange, s'est arrêtée de 1ravailler. afin de


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mieux entendre. La mère s'est assise avec son demier-11é quil dcn<t dans ses bras. La grand'mère a joint les mains ·comme pour la prière, et ses regards paraissent rivés au livre : car elle sait, elle qui a parcouru l'e long chemin, elle 'S'ait que ce livre porte tn ses pages. la destinée temporelle de tous. ceux qu'elle aime. Or, à peine la lecture sainte estelle ·commem:ée que, au fond de cette humble chambre, jésus en personne appMaît. Il se tient debout, au sein dtune douce et suave clarté: son regard plein d'amour plane sur toute cette famille et ses mains s'étendent pou!I' bénir... » Gardons-nous de croire que c'est là seulement une fiction· d'arHsie. Cette scène est plu.fôt la réalisation de cette promesse du Ch-r:ist: « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, ie suis au milieu d'eux. » Aimons donc et vénérons la parole de Direu, soyons toujours disposés à l'entendre. sous quelque fonne qu'elle se présente à nous. N'estimons. les choses. les. livres et les hommes que dans la mesure où ils nous parlent de Dieu, nous apprennent à le connaître et à l'aimer. Mais que nos prédi1ltedions soient pour l'Evangile où, plus que partout ailleuii's, nous trouveroi1JS la pa. role divine et où rrous puiserons la lumière qui nous montre le chemin de la vie, le courage qui nous y fait marcher et, au terme. la sérénité que dontne la certitude des destinées éternelles. ,.,-~

Les=pâtnrages de Bertzé r EPISODE VALAIS AN. Au fond de la vallée de la Morge, ce gros torrent qui délimitait autrefois le Vallais, (ancienne orthographe) savoyard et le Vallais épiscopal, s'étalent les pâturages de • Berlzé », appartenant aujourd'huj à la commune de Savièze.

19 Site profondément paisible et abritent les contreforts du Sanetsch disséminés quelques frustes chalet~ pan! le vert pâle des prairies de Ie~ra des silhouettes, aux formes anguleuses, ver, tout .v est morne et dése.rt, enlouj les masses de neige qui s'entassent cônes de déjection de la montagne. y sourit à la nature, dans l'ombre bucolique, imprégnée de fraîcheur ium champêtres, lieux virgiliens point dédaignés le doux chantre Au moyen âge, le vent de guer fiait sur le vieux Valtais vint dans le romantique vallon de la aux prises les populations consortes sanglanta les pâturages de Bertzé. Cet c;pisode des guerres intestines solèrent le Vallais sous la j des ducs de Savoie et des mérite d'être raconté. Il montre frères naturels purent être divisés fluences politiques et les rivalités d avant que les bienfaits de l'instruction sages lois les eussent pénétrés. ·

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De temps immémorial,

eut lieu sous les rochers abCrettabessa, dominant la vallée de :l'Allée. Une troupe de Saviézans s'aJa vallée de la Morge; un autre par renforcé des Haut-Vallaisans, fit hardie à travers les montagnes gagna J'alpe de Zantleuron par deux escal'J)és et dangereux. Les Savon'avaient pas prévu cette habile trouvèrent cernés, et, attaqués de à la fois, furent complètement batd'un coUtrage et d'une vaillance Les pâturages de Bertzé demeu. aux Saviézans, qui, par leur mettaient définitivement le sceau à de propriété. Les représailles ne pas tarder. ans plus tard, le belliqueux évêque Oenève écrivait au prince-évêque de Sion Jettre suivante : Au Révérend père en Dieu, l'évêque de Syon. Jbl!rend père en Dieu. Pour ce que les Jllfilhoinmes estant en cette compagnie et IIJÏ sçavons que de votre naturel estes assez kiolent avons fait du feu pour vous réchauf11r pis puisque n'avez eu hardiesse de vous . . échauffer pour ce qu'il fust assez près • yous, sachez que dans peu de jours nous Je feirons de si près que vous serez bien fort li vous ne sentez chaud. Escrit à Conthey le 10 de novembre 1475. Le capitaine et au·t res du franc-14uidon de notre très révérendissime aeifneur monsieur l'évêque de Genève.

S Bertzé appartenaient aux a zième siècle, les Contheysans en rent une part et, forts d'un droit pouvait cependant démontrer, Y leurs troupeaux. Des rixes sangl'antes suivirent. puis de véritables combats, lesquels la cupidité enfanta des actes roïsme dignes d'une meilleure cause. Or, en ce temps-là, Conthey ~tait un I.e 13 novembre, l'armée de Savoie, forte poste fortifié du duché de Sav01e, de dix mille hommes, commandés par le capivièze étâit une position avancée des lline-général de Gingins, se trouvait caJDE_ée sions épiscopales. . lOUs les murs de Sion, défendue par une gar. Le 16 février 1473, jean-Lou1s. de Dison de 300 hommes. A la voix du tocsin, quatr~ mille patriotes arrivèrent au secours évêque de Genève, oncle et régent du dt la capitale, auxquels vinrent bientôt se Philibert Ier, et prélat à l'humeuJ: frappa d'imposition les étrangers joiadre trois mille guerriers de Berne et de laisans) habitant Je territoire au de!;so~ll• ~re, franchissant le Sanetsch. la Morge et interdit à ses sujets de I.e choc eut lieu dans les plaines de la leurs den~s sur les terres épiscopales. Planta. L'armée ducale fut complètement batlue, elle laissa 300 nobles et plus de mille vexation eut pour première réveiller une !ois de plus, entre IOidats sur le champ de bataille; 5 bannières, Conthey, la sourde haine existant au 1!1 chevaux et nombre d.'armures restèrent aux mail\S des vainqueurs. des alpages de Bertzé. On ne. tard.a pas Savièze avait vu tous ses villages. pirlés et venir aux mains. Le duc pnt fa1t et dans Je confit et envoya des troupes brOies par l'ennemi, mais cette lâche vencours des Contheysans tandis que les dont les pâturages de Bertzé avaient zans demandaient en hâte des renforts à le seul mobile, fut largement punie par évêque, Walter II, Supersaxo. la destruction de tous les châteaux et places

fortes du Bas-Valais et J'expulsion définitive des Savoyards, par les patriotes, d'un pays où ils avaient régné plus de quatre siècles, et qui allait enfin être réuni à l'Eglise de Sion et à la patrie vallaisanne. La chronique raconte que le jour de la Planta, la vierge apparut aux Vallaisans, audessus du ch~mp de bataille, portant une épée flamboyante conune présage de la victoire. Un tableau rappelant ce fait resta longtemps suspendu aux anciens remparts de Sion, au-dessus de la porte dite de Conthey; à la démolition des remparts, le tableau fut trmsporté au-dessus du portique de l'églîse Saint-Théodule, où on le voit encore aujourd'hui, mais fort maltraité. En outre, le 13 novembre de chaque année, les cloches de la Cathédrale de Sion commémorent ce brillant fait de guerre. SOLANDIEU.

La Qualité se paie Il nous est tombé entre les mains la reproduction d'un article de journal paru il y a trois ou quatre ans, relatant un fait qui s'est passé à Bâte et dont les tribunaux avaient eu à s'occuper. L'affaire vaut la peine d'être rapportée, car elle prouve une fois de plus qu'en toute chose, si l'on veut être bien servi, il faut y mettre le prix. La foule qui s'engouffrait dans un des imm-enses bazars de Bâle, remarquait des paquets de leckerljg présentant fort bien et don.! le prix était fabuleusement bon marché. Comme toujours, la tentation du bon marché produisit ses effets; on acheta beaucoup de ces paquets, mais on ne tarda pas à s'apercevoir qu·'ils n'avaient de beau que l'ay; parence. Ces l~ckerli s étaient fournis à la maison, par un boulanger-confiseur de la ville, lequel s'était en,g-agé à livrer de la marchandise • de première qualité • , à raison de 20, 22 et 24 centimes le paquet. Peu de temps après, sur une descente de police motivée par une dénonciation, tout le stock fut confisqué et il se trouva que ces leckerlis étaient fabriqués avec des restes de pâtes, des déchets contenant des vers. Un procès s'ensuivit, et le fabricant et les vendeurs furent condamnés à de fortes amendes pour avoir fabriqué et mis en vente des ali· ments corrompus.


21 Là-dessus le propriétaire du bazar prétendant q):l'il avait conclu marché pou~ une marchandise de bonne qualité, intenta procès à son fournisseur, et réclama 10 000 fr. de domm~ges-intérêts. ' Mais les tribunaux bâlois firent œuvre de sages: Ils n'accordèrent que 1000 francs de dommages au bazar et par contre mirent lous les frais - trè~ él~vés - du procès à sa charge, en déclarant que le propriétaire du bazar, aux prix auxquels il achetait ses leckerlis, devait se douter qu'ils ne devaient pas être bien fins. En effet, œ n'est pas en payant 20. 22 et 24 ct. un produit qui, dans les conditions ordinaires, se paie le double, Qu'on peut prétendre obtenir de bonne marchandise, et c'est faire œ uvre hypocrite qu' inscrire dans un marché la clause • premit.re qualité • alors qu'on sait pertinemment que les prix fixés ne peuvent plus s'appliquer qu' à une seule qualité, la mauvaise. Ce jugement est aussi bien fait pour le public qu.e pour les parties en cause. Trop souven.t, dans une opération commerciale l'acheteur, que ce soit dans un bazar, che~ un maître d'état ou avec le voyageur de commerce, ne considère que le prix de la transaction. On ~· soucie insuffisamment de la question de qualité, pourvu que le prix soit bas. Ou bien, l'on veut avant tout payer bon ma~ché et après seulement l'on émet des prétenhons quant à la qualité, alors qu'il est trop tard. Et lorsqu'on compare les produits sortant d'une maison avec ceux d'une autre l'on R"lisse assez volontiers sur la questio~ de bienfactur.e pour appuyer complaisamment sur celle du coat. L'on aura beau !aire: LA QUALITE DOIT SE PAYER. Si certains objets fabriqués en série ont baissé de valeur depuis l'extension que l'industrie moderne a prise, le commerce, à l'heure qu'il est, a soumis presque tous ses représentants à une loi asse~ u_nifo~ pour qu'il soit devenu à peu pres Impossible de rencontrer de bien sensibles écarts de prix dans les acquisitions, si l'on ne veut pas attenter à la qualité. Donc, allez vous approvisionner chez le marchand X ou chez le ma.rchand Y, faites votre commande à la maison A ou à la maison B si vous voulez un bon article, vous le pai~rez aussi cher et pas meilleur marché chez l'un que chez l'autre. C'est là une maxime que le public tend trop volontiers à ignorer. Il est bon que de temps à autre une mésaventure telle que celle

des leckerlis véreux de Bâle vienne rappeler.

Heureux ceux qui = Préservatrice, éducatrice, la douleur est core libératrice. Il existe une sorte ge subtil dont peu de gens se rendent ~'est ce!ui du bien-être. Une trop ne de JOurs tranquilles nous entoure ment de chaînes. Ces chaînes ne pèsent blessent. Couvertes de fleurs, elles se mulent. Mais leur effet consiste à nous guir. Nous perdons, à leur contact, de la lutte, la vigilance, le ton. Pareils à guerriers démoralisés par une longue et qui n'entendent plus le cri d'alarme nonnade de l'ennemi, le s ignal du clai ' nous énervons au sein du bonheur. peu notre âme se modifie. Aux sées, aux résolutions viriles, aux actes gueur, viennent se substituer de petites les, de mesquins calculs. La peur nous de perdre ce calme heureux qui nous et, afin de le conserver, nous entrons ment dans la voie des compromis et rhetés. Personne n'a une idée de la de menue$ vilenies qui se commettent · lement dans le monde par la tourbe des nêtes gens trop uniformément heu.reux et s ireux de Je rester. Leur âme affadie COio tracte l'horreur de toute privation, de toui résistance, de toute contrariété. Pourvu qu'OI ne les dérange pas, le reste leur est ind.ifM. rent. Dans cette atmosphère étouffée, où l'u phyxie nous gagne, une visite de la douleur est comme. l'irruption dans un cloaque, d'ul souffle d'air pur. Une épreuve sévère, et que, maîtres de DOl destinées, nous eussions à tout prix eiO>Jgnttet de notre route, s'empare de nous, cours de nos idées, détruit l'ornière de habitudes, brise les liens de mort où étions captifs. Sur Je moment, nous .,v........... cruellement. Mais nou,s remarquons que dans sa souffrance notre âme se libère. Des vanités dont elle était remplie tout entière lui deviennent indifférentes. Elle appRcie à leur prix et reconnaît dans leur néaal des objets qui jadis lui semblaient précieux, et '>e passe avec bonheur de ce qui en d'ail' tres temps lui eût paru indispensable. grande douleur l'a élevée et placée à un poiol

une

d'où les hommes, les idées, les événe._ s'aperçoivent dans leur vraie lumière. Je pense maintenant à la douleur qui sarreet délivre du mal. tlfie[.es hommes sont nombreux à"'qui il a fallu rude secousse pour se séparer de certai,_ habitudes funestes et rejeter certaines honservitude_s. Dans le c_ours d'une existai« paisible, Jls succombaient aux pensées ..uvaises, aux _tentation~ coutumières des JGUFS faciles. Ma1s une peme est survenue, a lu domicile à leur foyer et dans leur âme. [lS hôtes suspects qu'ils y toléraient n'ont en supporter la présence. L'un après l'auils sont partis, et le cœur s'est .purifié C(JI7II11t! J'or au feu. Tout n'est donc pas mauvais dans la souffrance. Il n'y a pas lieu de la traiter en enneJIÏe elle l'est par exception seulement. Dans la ~upart des cas, et cela dépend beaucoup de la façon dont nous l'accueillons, elle peut se traPsformer en amie, en alliée puissante. Vou. loir se l'éviter et l'éviter à ceux qu'on aime, c'est presque s'exclure avec eux des plus précieuses bénédictions. Et le Christ a prononcé wte parole de vérité en disant: Heuretix ceux qui pleurent! C. WAGNER.

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Les Mœurs.,,et la Psychologie

de l'Araignée Il est des animaux qui sont 'frappés, à tort ou à raison, d'une mauvaise réputation. Il en es! ainsi, par exemple, de l'araignée. Pourtant, si au lieu de la fuir, nous prenions la peine de la regarder, nous verrions qu'elle n'est pas sans élégance et qu'elle est parfois habillée richement. L'• arg-iope fascia ta • semble vêtue d'une riche robe de velours toute rayée d'or; l'• ar~ope lobata » d'une robe de satin blanc; la • microlestes dives • est parée de toutes les irisations de l'opale. Parfois, les poils calo· rés quj produisent ces effets n'existent pas et c'est alors l'aspect du bronze, de ces armures, guillochées avec art, des guerriers d'autrefois. La forme de l'araignée n'est pas si dis· gracieuse: la tête et le torax, soudés l'un à l'autre, sont séparés par un étranglement de la partie postérieure du corps. (Presque une

taille ~<: guêpe!). Les yeux sont très beaux, or~amses pour voir le jour et pour voir la nuit. Les_ pattes, ginéralement assez longues, donnent a la marche la légèreté merveilleuse que tous connaissent. L'araignée est timide: au moindre bruit suspect, elie s'immobilise sur sa toile ou fait la mo•te, se laisse tomber à terre s~s mouvement, conl!ne un cadavre; pour la voir reprendre son allure habituelle l'observateur doit attendre longtemps avec patience. Si elle est cachée sous une feuilie et même si l'on secoue celle-ci, l'araignée se donne bien garde ~e bou~e.r; e~ ce n'est qu'~vec la certitude gue 1ennenu a fui, qu'elle sortira de sa cachette. L'araignée se nourrit de proies vivantes, dont elle suce le sang. Elle montre dans sa chasse une patience extrême: dès qu'un insecte se laisse prendre aux fils de sa toile elle le laisse se débattre un peu, pui.s d'un adroit coup de patte, elle pose un lien destiné à immob~liser la · capture; celle-ci se débat, casse les his de la toile; l'araignée immédiatement s 'accommode de la situation: , elle pose sur la' p-:ise un autre lien, celle-ci désespérément s'al!Jte. La lutte, s'éternisant, peut durer plus d'une h.eure; lorce reste enfin à la patiente araignée, qui une fois l'immobilité assurée blesse au bon endroit son aibier et s'en nourrit. Si, au contraire, il s':git d'une araignée voyageuse, elle usera d'une autre méthode et, c'est _par un c~rps à corps audacieux, qu'elle bondira sur l'msecte convoité et, sans peur s'allaquera à des êtres plus gros qu'elie... ' Si nous laissons tranquiHe l'araignée, nous ne devons pas craindre qu'elle nous pique, car elle s'enfuit dès que nous approchons et ce n'est que si nous attentons à sa li~rté qu'elle peut. par défense, nous blesser. Les femelies, chez les araignées, sont généra~~${ d'une taille avantageuse, et très nombre~ses; la nature leur a donné ce qui convenait pour assurer la conservation de l'espèce; des flancs larges, capables de donner des œufs nombreux, pour que, en dépit des ennemis de toutes sortes qui détruisent les œufs, malgré la pluie, le vent, le froid, il y a it une ~énération assurée chaque année. Les mâles sont de beaucoup plus petits et beaucoup moins nombreux que les femelles. Toujow-s errant. et d'un.e coquetterie étonnante, Je mâle arbore des couleurs très vives: du rouge, du jaune, du vert; il est tout petit, et cependant ciselé comme un bijou; il a des ornements sur la tète, aux pattes; et, minuscule, il parcourt des distances énormes en


22 désirs, de leur offrir toujours un stOCk composé à des prix raisonnables et de leur réserver une réception les mette à l'aise et leur donne fiance. Vous devez faire sentir à chaque miniipe que soit l'achat qu'il fait, que tenez autant à sa pratique qu'à celle du important de vos acheteurs, il faut lui à entendre qu'il devient un élément tiel de votre prospérité. Et de fait, les ruisseau"' font les grandes rivières, les clients font les gros chiffres d'affaires. pourquoi vous devez être attentionné qu'il vous demande et de servir avec sement. Qui sait, si, plus tard, il ne pas pour vous un très gros client? Nous connaissons un homme qui l'heure actuelle à la tête d'un des magasins de Montréal et lorsque demandâmes le secret d'une fortune il nous répondit: « La politesse; il y a d'autres considérations, mais principale. • Vous-même, vous êtes un homme. vous un instant dans la peau du dites-nous si vous ne seriez pas par une réception indifférente dans l!"asin quelconque? N'exigeriez-vous même aibbililé quelle que soit 1 de ce que vous avez à acheter? Vous vez si vous êtes susceptible de devenir grosse pratique pour le magasin où vous trez; le conunerçant, lui, l'ignore ment et jl doit toujours vous considérer me si vous deviez devenir tel. Il y a quelques années, un client se sentait dans un magasin, à une heure a Il est aussi important pour une maison de matinale pour faire un petit achat d'une commerce de savoir se conserver les clients que de les faire. Un client se présente chez leur de dix cents; le commis, mécontent dérangé si tôt, se montra de fort vous, par hasard; souvent, vous n'avez aucun humeur et répondit brutalement à ce nul à traiter une première affaire, mais la véritable difficulté, c'est de la traiter de telle client q!:!'il ne pouvait lui vendre le demandé en si petite quantité. L sorte qÜe vous vous fassiez de ce nouveau froissé autant que surpris, mais il ne dit venu un client fidèle pour l'avenir. Vous deIl traversa la rue et pénétra dans le vez avoir pour objectif les ventes futures, non pas seulement celles présentes. Un des d'en face où il trouva un accueil moyens à employer pour obtenir ce résultat acheta ce qu'il désirait. Cette ré<:ept1on toise calma son irritation et par est de faire des prix spéciaux, attrayants, mais magasin n'eut pas ·de client plus assidu il ne faut pas que ce soit au détriment de la cet homme amené occasionnellement, par qualité, il ne faut pas que ce soit un trom~­ l'œil, le client se laissera duper une f01s, pit. La leçon est à retenir, elle prouve la l!esge du second commis. jamais deux. Une personne entre dans votre Le grand secret pour s'attacher les clients, c'est de comprendre leurs besoins de visu, si elle y trouve ce qu'elle désire et si de se rendre compte innnédiatement de leurs accueil est a imable, il y a neuf chances

cherchant les femelles. Son existence est éphé- 1 mère, il remplit sa mission sacrée: perpétuer l'espèce, et meurt tragiquement. L'araignée n'a pas l'âme d'une amoureuse, elle se laisse féconder parce qu:'ainsi le veut son instinct maternel et lorsqu'elle est sûre d'avoir des petits, férocement, elle se jette sur le mâle et le dévore. Pas to,ujours d'ailleurs: car celui-ci, chercheur d'amours nouvelles, son coup fait, s'esquive avec rapidité. Epouse déplorable, c'est vrai, mais admirable mère! Dès qu'elle a pondu, l'araignée entoure ses œufs de plusieurs espèces d'enveloppes soyeuses et, souvent, chez les • pardosa • , par exemple, ne quitte ce cocon nf jour ni nuit, le transporte avec elle suspendu à ses filières, parfois pendant des semaines. Ce n'est pas tout: les petits éclos, pendant qu'elle chasse, ne sauraient se défendre, ators elle les laisse tous grimper sur son. dos et pendant des jours nombreux les promène partout jusqu'à ce que, arrivés en âge de se suffire à eux-mêmes, ils puissent être abandonnés. Et rien n'est plus amusant, dit· dans le ,,Siècle" M. Paul Tramont, docteur ès-sciences, que de trouver une • pardose • ou une • lycore ~ courir les sentiers des bois avec son lourd et précieux fardeau!

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La-ê Politesse et la Prévenance en Affaires

23 qu'à ses premiers besoins elle vous nouvelle visite. T~ut ~épendra de impression; auss1, faites en sorte irrésistible, mettez-vous en quatre -fiida 1re cet étranger, pliez-vous à ses de façon à lui donner le désir d~ ses relations avec vous. Vous lut ainsi le chemin de votre magasin. être poli avec tous les gens ~...trPm chez vous, sans distinction auce soit tm voyageur, un agent de d'assurance. Peut-être serez-vous à son entrée. Ce n'est pas une pour J'éconduire grossièrement ; une pohe n'interrompra pas votre !ravous causera aucun dommage, bien ,--n•nu•c! Par ses relations ce solliciteur envoyer quelques clients sérieux ou lui-même un amateur de vos articles, que si vous le malmenez, il pourra desservir auprès d'un gros client de ses en rapportant la façon malveillante dont l'avez reçu. votre magasin attrayant, faites l'éde votre stock à vos clients, êtaprix engageants, mais avant tout ...,.(Je:;sus tout, ne négligez rien dans vude recevoir le visiteur. Vous vons presque un ami, votre magasin decomme un rendez-vous d'affaires, vosera connue de tous, vous marla mémoire de ceux qui n'auront passer et, le cas échéant, ils s'en souA notre époque de concurrence à c'est la suprême méthode. ne peut dire qu'il a le monopole des et que sa réputation le place assez Je dispenser de la politesse vis-àclients; on a peut-être pu penser cela c'est une erreur grossière, de le une seconde à présent. ne saurions trop le répéter, il n'r, a moyen de s'attacher les clients, c est aussi prévenant avec le moindre d'enqu'av_e_c le plus important de tous. Si l'habitude néfaste de n'attachel aux clients qui font des peu d'Importance, si vous êtes porté de haut ceux qUoi ne font chez: vous achats, dépêchez-vous de perdre adoptez une nouvelle règle de toute faite de courtoisie, les avantavous en retirerez seront nombreux commerce en profitera largement.

Variétés 1912

L'année 1912 de notre ère correspond à l'année 6625 de la période julienne de Scali· ger; à l'an 5912 de la création du monde d'après- les calculs basés sur la Bible; à l'année 5672-73 du calendrier juif moderne (l'an 5672 a commencé le samedi 23 septembre 1911, l'an 5673 commencera le jeudi 12 septembre 1912); à l'an 4256 depuis le déluge biblique; à l'an 2790 de la fondation de Carthage et 2265 de la fondation de Rome; à l'an 2688 des Olympiades (la 4e année de la 672e Olympiade commence en juillet 1912); à l'an 1912 du calendrier julien ou russe, qui a commencé le 14 janvier; à l'an 1889 de la mort de JésusChrist; à l'an 1330 de l'Hégire (l'année 1330 a commencé, à Constantinople, le vendredi 22 décembre 1911); à l'an 120·121 du calendrier républicain français (l'an 120 a commencé le dimanche 24 septembre 1911 , l'an 121 commencera le lundi 23 septembre 1912); à l'an 48-49 du 76e cycle du calendrier chinois (l'an 48 a commencé le lundi 30 janvier 1911, l'an 49 commencera le dimanche 18 février 1912). L'ère chinoise comporte des cycles de 60 ans, dont le premier s'est ouvert l'an 2637 avant Jésus-Christ.

xxx LES FLOTTES DE GUERRE DU MONDE L'Amirauté anglaise a publié réc~~~ent des renseignements sur les flottes .mthtatres des différents pays du monde, rensetgnements dont nous allons extraire quelques chiffres. Les cuirassés et croiseurs cuirassés dont il s'agit ici sont ceux qui n'ont pas plus de vingt ans d'âge. Actuellement la Grande Bretagne a en service 53 cuirassés et 38 croiseurs-cuirassés. D'autre part, elle a sur chantiers 6 cuirassés et 5 croiseurs-cuirassés. Pour la France, les effectifs actuels comprennent 17 cuiras.sés, 20 croiseurs-cuirassés et 7 bateaux cuirassés pour la. défense des côtes, apJ?ar1enant à une série que l'on ne trouve pomt en GrandeBretagne. La france a d'autre part en chantier 8 cuirassés et 1 croiseur-cuirassé. Pour l' Allemacrne les effectifs actuels se composent de 32 ~irassés, de 5 bateaux cuirassés pour la défense des cotes, et de 10 croiseurs-cuirassés. Sur les chantiers on tra-


.. 24 vaille actuellement à la construction de 9 cuirassés et de 3 croiseurs-cuirassés. La flotte des Etats-Unis, à l'heure présente, comprend 29 cuirassés, 9 bateaux cuirassés pour la défense des côtes et 15 croiseurs-cuirassés. Les arsenaux travaillent à l'achèvement dE;.,..6 cuirassés. Nous ne trouvons pas sur les chantier.s américains de croiseurscuirassés en construction. Quant au Japon, il possède 15 cuirassés et 13 croiseurs-cuirassés; on y construit actuellen:tent 2 cuirassés et un croiseur. Pour ce qui est de la Russie dont les effectiis ont été cruellement diminués par la récente guerre. la marine comprend 7 cuirassés, 2 bateaux pour la défense des côtes et 4 croiseurs-cuirassés. Il faut ajouter à cela 7 suirassés et 2 croiseurs-cuirassés sur chantier.

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LA POPULATION DE LA BELGIQUE D'après les derniers relevés officiels, la population de la Belgique s'élève à 7 millions 500,000 habitants, soit 253 habitants par kilomètre carré. Si l'on envisage la période allant de 1846, date du premier recensement, jusqu'à nos jours, on constate que deux arrondissements, seuls dans le pays, ont perdu une partie de leur popul ation: Thielt, 1 %; Arth, 2 o/o. Dans les autres arrondissements, la population s'est accrue de façon notable ; en cinquallrte ans, elle a doublé dans les arrondissements de Charleroi, d'Anvers, de Bruxelles et de Liège. Parmi tous les pays d'Europe, il n'y a qu'en Saxe où la densité de la population soit plus élevée : 300 habitants par kilomètre carré; et le minimum s'observe en Norvège; 7 habitants par kilomètre carré.

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CENT ANNEES DE DOUCEURS. Nos estomacs manquent à leur devoir élémentaire, qui est la reconnaissance. Voici cent ans au juste que Napoléon accordait aux sieurs Proust e·t Fouques, en mai 1811, une gratification pour la découverte du sucre à raisin. Peu de mois plus tard, Deveux, pharmacien de l'empereur, imaginait d'extraire le sucre de la betterave, et tout aussitôt Delessert installait à Passy ùne fabrique qui est devenue célèbre. Sur l'ordre du Maître, 32,000 hectares furent consacrés à la culture des betteraves. La Cour ne consomma plus que le « sucre chimique •. Une usine fut bâtie sur le domaine impérial de Rambouillet. Dès 1811, la Franœ

25 produisit près de 100 millions de de sucre. Aujourd'hui elle en Grâce à la volonté nal')(}lté01ltiel1tne. de sucre, qui valait 4 francs venait des Antilles, diminua II ne coftte plus que neuf sous aujourd'hui.

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LA TAILLE CHEZ LES PEUPLES Une enquête faite en Angleterre taille chez les différents peuples de a donné les résultats suivants : La race anglo-saxonne tient la tête. vrier anglais mesure, en moyenne, 1 mètre l'Anglais, abstraction faite des catégories ciales, mesure, en moyenne, 1 mètre 70 même le Norvégien. Le Danois, le et le Hongrois, ont 1 mètre 67; le Suisse, Belge et le Russe, environ 5 millimètres moins. Le Français a 1 mètre 66; l' si étonnant que cela paraisse, n'a pas tage en moyenne, car si le Poméranien colosse, le Bavarois est plutôt petit.. Les pagnols et les Italiens sont les plus petita tous, avec 1 mètre 57. Constatation étrange : alors que français les membres de la classe nn111 r ""'"'sont plus grands que ceux de la re, il en va tout différemment en .tu'K' -=•aftl• où l'on constate deux centimètres d'écart.

xxx UN MAUVAIS ELEVE Sous ce titre, nous lisons dans le • II y a en ce moment, à Moscou, une sition pédagogique où toutes sortes de cuments et de souvenirs d'écoles ont été semblés. C'est une exposition un peu aride, pendant on voit les visiteurs s'y emore1111l autour d'une feuille de papier qui vrai succès de gaieté. C'est un « uu"'""•'•• d'élève de l'Université de Kasan, ott Droit encyclopédique. - Progrès Application insuffisante. Code pénal. - Progrès : insuffisants, plication insuffisante. Histoire générale. - Elève toujours sent. Extrêmement paresseux. Histoire de Russie. - Elève invisible. pares seul'. Le bulletin porte la date de 1847. Le cre élève, l'étudiant paresseux et dont il s'agit, c'était Léon Tolstoï. •

"enseigne le Carême?

de la société moderne, le bonheur ne se trouve qu'aru sein des plaisirs et dans l'abondance des richesses. Parcourir en Avant tout, il nous en~eigne ~ue, t?u~ s'amUEant le chemin de la vie, recher-h>hettrs. Ill?'~ dev~n:s tous fatre pem- cher comme une fête continuelle du berceau au tombeau, en d'autres termes, ~· Le d1v111 Maitre remet sous nos tence. nos propres fautes en subissant posséder et jouir, voilà l'idéal de beau~êrne dans 1~ désert les trois ~ran· coup d'hommes. Mais l'Eglise, instruite tentations qm trou~lent et attnstent à l'école d'tUl Maître ·crucifié, pense plus ou moins la carnere de tout hom- tout autrement. A ses yeu;x les biens De son côté, !~Eglise nous rappel- terrestres sont plutôt dangereux et nuire~wtre misère par le caractè~e sombre sibles. C'est pourquoi, en Carême surde sa liturgie ~enda~t. la ·samte Qua· tout elle ordorme S'obriété, tempérance antaine. par 1 ~mpos1tion des c~dn~s. et ~or·tifkation, rappelant ainsi à s.es t r le double précepte de l'abstmence enfants qulils sont créés pour des iows~du jeûne et par les accents les .plus sances ulus nobles que celles de la ta·vères des Livres Saints. Avec leurs, ble et pour des biens plus précieux Que :ppltications et leurs larmes, . leurs l'or et l'argent. Ah! si cette doctrine. affirmée <}éi~ soupirs et leurs gémi·ssemen.ts, les pr?~ par l'exemple de Jésus au désert. et:;ut phètes vienne.nt . tour à tour. attendnr notre âme, revelller la pensee de no·s bien comprise et pratiquée, quel uhl~ égarements. exciter le remords et nou.s rapprochement aurait lieu en~e 1~ dtredire comme Isaïe : Cherchez le Set- verses cla!s;ses sociales! Combten nches lllleur pendant que vous pou~.ez le trou- et grands du monde deviendraient plus aux petit:G et aux p,auvres. ver. invoquez-le pendant qu 11 est pro- sympathiques s'ils avaient le courage, la dehcatesse che! de 'SUJpprimer ,toute dép~se ex~gérée, Cette loi de la pénitence, s'il fut tou;. toute prodigalité excesslVe, toot luxe jours opportu!Il de la prêcher p~i~qu'il provocateur! L'Eglise rend donre un v eut toujours des coupables ICl-bas, précieux service à la •société en redisant n'est-ce point aujourd'hui surtout qu'el~e aux privilégiés du des.tin et de la. f.ordoit être proclamée bien haut et retentir tune qu'eux aussi doive01t se .morhfle:, aux oreilles de tous les pécheurs? Ja- afin que lewr bon exemple s01t salutalmais, en effet, le monde n'a été tout ~ re à ceux qui sollit moins favorisés et la fois familiarisé avec le mal et auss1 qu'ainsi, dans le domaine de la péni· entraîné vers le désordre. A mesure· que tence une sorte d'égalité s'établisse enla foi baisse et que les doctrines im- tre t~ 1es enfants de la famille chrépies se propagent, l'e vice étend ses pro- tienne. ~ès et ses ravages. L'aveuglement de l'esprit et la; corruption du cœur sont presque inséparables. L'Eglise est donc Le Gàspillage, l'Ordre bien obligée de redire avec le Sauveur lui-même et plus énergiquement que ja. et la Ponctualité mais cette paro~e qui rés·ume toutes les dans les Ménages prescriptions du Carême: Faites pénitence ou vou~ périrez toms. Une ménagère économe, soucieuse d'équiEnsuite. cette sainte période de l'an- librer son budget, ne doit pas seulement être née devrait contribuer à réformer l'o- experte dans l'art de bien faire ses achats; pinion P'Ublique. D'après l~état d'âme elle doit encore éviter le gaspillage.

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Gaspiller, c'est ne pas savoir faire un em· ploi judicieux et habile des ressources de toute nature dont on dispose. C'est là un travers pi!Js répandu qu'on ne le croit. Elles sont rares les femmes « entendues • qui sa· vent tirer parti de tout. On peut tomber dans le gaspillage de bien des mamères. Essayons d'en indiquer quelques-unes. Tout d'abord, • on peut gaspiller son t~mps, • soit qu'on le perde, soit qu'on dis. tribue mal ses occupations, au cours de la journée. Voyez cette co.mmère, appuyée sur le balai avec legue! elle est en train de nettoyer le devant de sa porte; elle bavarde avec la voisine; elle jase sur celle-ci et sur celle-là; elle énumère les potins du village ou du quartier; elle se plaint de son • homme • qui n'est pas toujours raisonnable. Voyez cette ménagère qui vient de partir, d'un pas alerte, aux provisions, son panier sous Je bras. Elle cause chez l'épicier, interviewe le boulanger et discute chez le boucher. Chez elle les iits ne sont pas faits, la vaisselle de la veiBe n'est pas encore lavée, et il v a un doigt de poussière sur tous les meu· bles. Tout à l'heure, le mari rentrera du travail . le repas aura été préparé à la hâte, monÏJieu'r :sera de rnauvaise humant laiS/seJra échapper quelques paroles vives, on se disputera. Voilà le type de la femme qui perd son temps. Elle est coupable, parce qu'elle est responsable de tout le désordre qui résulte de sa pare§se et de son incurie. Non moins maladroite la ménagère qui, con1Itle on dit, ne sait pas par quel bout s'y prendre, met en train trente-six besognes et n'en termine au'Cune, après les avoir commencées toutes. J'ai rencontré un jour, chez un de mes amis, vieux célibataire, une brave femme de servante qui était le modèle· achevé de la maladres~ dans l'emploi du temps. Elle ne manquait pas de bonne volonté, mais elle était dépourvue de savoir-faire. Elle se don· nait beaucoup de mat, pour n'arriver à rien. Elle se hâtait toujours sans pouvoir être prête à temps. Elle entreprenait tout à la fois, les lits, Le balayage des chambres et la cuisine. Aussi, la voyait-on courir sans cesse du cabinet de travail de son maître à son fourneau ; le feu mal allumé s'éteignait pendant

qu'elle essuyai t les meubles, et je l'ai épluchant à neuf heures du matin des mes de _terre qu'elle destinait à frire repas de midi, tandis que les draps traînaient sur le sol dans l'appartement donné. Une ménagère expérimentée doit procéder avec ordre et méthode et s'i à distribuer ses occupations de faire face, en temps opportun, à toutes obligations successives. C'est à chacune de régler son travail, près la vie des siens et les besoins de la son. Levez-vous de bonne heure, suite, s'il le faut, le feu de la préparer le déjeuner du matin. Ce rempli, n~ laissez pas les chambres en dre, faites-les sérieU'sement, après les copieusement aérées. Allez aux pidement et disposez tout pour midi. L'après-midi, vous aurez de couture, peut-être de nouvelles des courses nécessaires. Réservez-vous ques instants, le soir, après soupèr, quelque conversation aJ!réable et utile les vôtres des visites de parents ou une Iectu;e faite en commun, qui instruit. Ne sacrifiet pas cette heure se où les membres de la famille, et réunis, peuvent vivre près les uns tres, dans une intimité réconfortante et ce. Voilà du bonheur qui ne coûte rien· dépend de vous de vous le procurer. joies, le gaspillage du temps VOUS en nTÎV....... Vous serez triste et maussade, vous pas une. minute à consacrer à vos enfants à votre mari. Vous serez absorbée par souci constant des seules choses Rien de noble ni d'érevé ne remplira âme ...

La Légende de Parmentier Du , Petit Parisien": Quelle est, en notre époque éprise de v~ et de précision, la vieille réputation que 1'01 laissera tranquille? Quel mort illustre pe~ dormir sans crainte? Voici que c'est le tour du bon Parmentier, l'homme de la pomme de terre, d'être mis sm· la sellette. Et, à l'approche du centenaire de sa mort, on lui enlè~ un peu de son prestige.

cent personnes en leur demana importé l'utile tubercule qu'est la terre, qui en a répandu l'usage. Il que ces cent personnes hausse· épaules devant une question aussi Parbleu, eliront-elles, il est assez connu c'est Parmentier! Et quelques-unes d'entre elles, faisant preu· de leur érudition, évoqueront une anecdoeflèbre: Parmentier apportant à Louis XVI fleurs des pommes de terre cultivées lui dans la plaine des Sablons, et le roi, l'impo·rtanœ de cette culture, et donner à l'innovateur un témoignage • son intérêt, mettant ces fleurs à la boutonlière de son habit. Eh bien! il faut en rabattre. Parmentier l'a pas • inventé • la pomme de terre, par la raison majeure qu'elle avait été introduite diDS l'alimentation quelque deux siècles avant Jai. Voilà ce que vient de s'attacher à dé..,ntrer le bibliothécaire de la Société d'hor·

~~· pas eu grand mal, d'ailleurs, à faire celte démonstration, car ce qui est assez piquant, c:est que, alors que tout le mçnde lui attribue la diffusion de ce précieux aliment, Parmentier, lui, n'a jamais prétendu l'avoir Mcouvert, et _n'a jamais songé à s'attribuer œ ménte. Personne ne l'aurait cru, d'ailleurs, csr, avant lui, on mangeait communément des pommes de terre. Un mémoire de Parmentier 1.'0111111CI1ce de cette façon, qui ne peut laisser aucun doute : • L'usage de cette plante est adopté depuis fort longtemps... On voit des champs entiers de pommes de terre dans la voisinage de la capitale, où elles sont si communes que tous nos marchés en sont remplis et qu'on en vend au coin des rues, corru11e on vend des châtaignes... » Ce n'est certes pas là le langage d'un homme qui se piquerait d'avoir été un initiateur. La pomme de terre était déjà soumise à la dîme, au milieu du dix-septième siècle, ce qui atteste qu'eUe était fort répandue. On a les preuvis qu'on la servait sur la table de louis Xlii. Personne ne songeait à contester les res§ources qu'elle offrait et la science gastronontique s'était déjà exercée à la pi·ésenter de mille manières. . Comment donc Parmentier, savant fort estimable d'ailleurs, peut-il passer aussi généralement pour le propagateur de ce mets,

alors qu'il ne cherchait à abuser ni ses con· temporains, ni la postérité? Par suite d'une confusion et par suite, aussi, d'une manière de plaisanterie, qui fut prise au sérieux, peu à peu. La confusion ? Il est bien vrai (et sur ce point, la légende n'a pas exagéré) que Par· mentier avait une âme de philantrope. Il avait été pauvre, il avait poursuivi ses éludes à travers bien des difficultés et il cher· chait à- soulager les misères populaires. II eut, toute sa vie, le très noble rêve de rendre l'existence moins malaisée aux pauvres. Ces préoccupations seules justifieraient l'affection vouée à sa mémoire... Mais ce qu'il cherchait, obstinément, dans ce but, c'était de pouvoir faire du pain avec la pomme de terr e, un pain qui, dès lors, e()t été infiniment moiM coûteux que l'autre et e(lt rendu d'universels services. C'était une utopie, mais il poursuivait ses travaux sans se laisser décourager par ses échecs. Le bruit qui se faisait autour de ses essais, tout infructueux qu'ils fussent, car il aimait assez attirer l'attention sur lui, explique, pour une part, qu'on se soit tromoé, olus tard. sur la nature de sa orol)a1!'ande. Il ne voulait que tirer des ressources nouvelles de la pomme de terre, qu'il n'y avait plus à faire connaître. Ce n'était pas seulement à la plaine des Sablons qu'il faisait de la culture intensive, avec des procédés imaginés par lui, c'était en plein Paris, rue Barbette. L'héritier d'une vieille fâmille de robe, Bourrée de Corberon, qui s'intéressait aux recherches de Parmentier, avait mis à sa dispo·sition le jardin de son hôtel; il avait été convenu qu'il aurait le premier morceau de pain fabriqué avec de la pomme de terre. Il l'attendit toujours. En fait, Parmentier, qui s'illusionnait lui· même. promettait plus qu'il ne pouvait tenir. Fort remuant, et, comme on dirait au· iourd'hui, un peu « réclamiste •, il avait obtenu des protections qui se lassèrent peu à peu, devant l'impossibilité d'obtenir les résultats annoncés. On ne laissa même pas de le railler de sa ténacité, mais ces railleries n'ont pas nui à sa renommée. On les a transformées, un jour, en ces moqueries que trouve toujours, d'abord, un bienfaiteur de l'hu· manité, avant d'avoir fait accepter son bienfait.


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28 Si quelques-uns des biographes de Parmentier s'étaient donné la peine de lire les nombreux mémoires du pharmacien des Invalides (c'étaient les fonctions qu'il exerçait), ils auraient pu s'épargner de jeter l'anathème sur ses. contemporains, représentés comme opposant des préjugés à une idée géniale. Les CO!Jtemporains de Parmentier n'avaient pas à être i'_agnés à ooe cause déjà acquise, et ils attendaient, au contraire, beaucoup de lui. Il était assez inutile de se livrer à des parallèles philosophiques sur le tabac et la ponnne de terre, importés, en même temps, du Nouveau-Monde: le ·t abac ne satisfaisant qu'un besoin factice, aussitôt accueilli avec enthousiasme; la pomme de terre, malgré son utilité longtemps dédaignée, donnée seulement,' et avec défiance, au bétail. Rien de tout cela n'e&t exact. La vérité est seulement que les tentatives opiniâtres de Parmentier, ne réussissant point dans ce qui était irréalisable, inspirèrent des applications industrielles dont nous avons profité. J'ai parlé aussi d'une plaisanterie, contribuant à répandre la légende de la di~u­ sion de la pomme de terre par Parmen.t•~r. Ce fut le futur conventionnel et futur m•mstre de l'Intérieur François de Neufchâteau, qui la fit, en dé~rnant à Parmentier le titre d'• inventeur •. On finit par prendre le mot à la lettre. >le

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II ne s'ensuit pas que l'on doive faire fi de Parmentier parce qu'il n'a pas • inventé » la pomme de terre, et qu'il a seulement accumulé des efforts stériles pour l'utiliser sous la fomie d'un pain à bon marché. n t~t plus heureux dans d'autres. rech~ches prahques. Les problèmes de l'ahmentahon ne cessèrent de l'occuper. Il rendit de grands services aux armées de la Révolution et de l'Empire en imaginant les moyens d.e nourrir d'une façon saine sous le plus pettt volume possible des m;sses d'hommes considérables. Au 'temps de la République, ses • soupes économiques • étaient populaires parmi l.e s soldats auxquels il avait déjà donné le • ? •scuit • s'emportant dans le sac. Il perfectionna la fabrication du pain, il' s'attacha à résoudre tous les problèmes de subsistances, il contribua à combattre les disettes, comme celle de 1811. Les questions de salubrité et d'assistance trouvèrent toujours son attention en éveil. Il fut un homme bien intention-

né, plein de zèle pour l'intérêt homme utile. Mais lui-même n'avait pas demanctf l'on associât son nom à une ae1:outv...... est de ceux à qui la postérité a qu'ils ne souhaitaient. Trouvera-t-on la ait compensation avec le tort de bienfaiteurs véritables, initiateurs n'ont eu que l'ingratitude et l'oubli Jean

La Réhabilitation de la La Lune, cet énorme satellite de la qui tourne autour de notre globe et

dans l'espace comme son ombre, était fois Wte véritable planète comme la Sa vie astrale s'est développée plus après avoir connu des phases glorieuset, tement elle s'est éteinte et aujourd'hui fait n'est pas douteux - la Lune est monde mort, sans eau, sans· atmosphère, végétation. L'a~tronome, cependant, l'étudie parce elle est susceptible de lui fournir plus renseignement précieux; telle qu'elle se sente à ses regards, avec ses plaines ses mornes graniti.ques, ses sommets auz guilles po·intues, ses cirques effondrés, ruines d'une splendeur passée, la Lune ve les problèmes les plus troublants ~éologue et ses mouvements décevants bien faits pour exercer la patience de qui cultivent la mécanique céleste. La Lune est un cadavre refroidi, c'est tendu, mais sa présence à nos côtés n'est précisément quanüté négligeable; ce ieste représente environ la Sle partie masse du globe terrestre: c'est un joli et, au surplus, un aimant puissant traction se fait sentir à plus de 384,000 mètres d'!Jne façon saisissante. C'est elle qui soulève les eaux des et cause le phénomène des marées à la face du globe terrestre toiJ.t entier. le fait entrevu par Képler fut d'abord né en dérision et, en 1631, un savant partenait pourtant à la race des esprits dis traita de vision cette idée géniale et savant c'était... le croirait-on ... ? Galilée! Depuis, cette notion de l'attraction sur les océans a donné lieu, même peuple, à une série de déductions qu; la. ce officielle n'est pas parvenue à detru1re.

pense-t-on généralemenl, doit pro. marée atmosphérique et amener de temps. Dans tous les bon nombre d'agriculteurs plus fermement à l'influence notre satellite sur les plantales semi.s, etc. thème; il résulte des enquêtes que peu partout, que cette croyance · on la retrouve dans le Berry 'la Brie, en Australie et en Amébien qu'en Europe. et c'est là le point capital de l'hismême opinion a été battue en b.rèbon nombre de savants. Le célèbre s'en est beaucoup moqué . autrefois et, ·tous les vulgarisateurs ont emboîté • Ce sont, disent-ils, des préjugés de ternme dont il ne faut pas tenir comp! qu'en savent-ils?

* * "' Si l'on soumet au calcul le problème des atmosphériques, on arrive à cette conque l'action lunaire est extrêmement qu'elle est incapable de faire sérieuvarier la hauteur du baromètre. fJ cependant, il est prouvé aujourd'hui 41r la Lune exerce une influence par son sur la limite des vents alizés, dont noft météorologie est sous la plus étroite dépmclance. Dans nombre de régions, les statistiques lllllf Il encore pour le démontrer, il pleut damiage pendant la période de la nouvelle lime l la pleine lune que pendant la période IUÎvante. Si le phénomène n'est pas général, œla tient à ce que l'influence lunaire est conlfthalancée par des actions plus puissantes, • nombre desquelles il faut ranger celle qu' auce le Soleil. Mais le Soleil, pour la plupart des contrées tlrrutres, disparaît de l'horizon une moitié à temps; il est souvent remplacé par la Lune, et pourquoi la lumière de notre satellite n'eJtmrait-elle pas une influence notable sur la ~lation?

Eh bien! tout compte fait, et après les étu-

des que i'ai entreprises, je m'inscris en faux contre les opinions d'Arago et de ses adeptes et je me range du côté de ceux qui croient lérieusement à l'influence de la Lune.

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Ici, Popinion populaire a raison contre les

savants : la Lune exerce ull.e action sur tes organismes vivants: c'est indubitable. L'expérience est parfois délicate et ce sont les êtres les plus inférieurs qui 'fournissent les meilleurs résultats. ~i vous __ possédez un aquarium placé en pleme lumiere, vous av.ez dû constater qu'il s'y développe sans cesse une mousse verdâtre ayant une tendance à former . une végétation plus ou moins touffue. De là, nécessité de nettoyages fréquents. Eh bien! si vous avez tant soit peu le sens de l'observation, vous vous a)?erœvrez vite que la végétation cryp-togamique possède une recrudescence de vitalité vers l'époque de la pleine lune. La quantité des germes microscopiques entraînés par les eaux suit une progression marquée du premier quartier à la pleine lune pour diminuer ensuite. ' Les çhampignons poussent plus vite dans les première phases de la Lune que pendant la ~ode de décours, et cette propriétê paraît s'étendre à toutes les cellules : germes, ferments, microbes. De là, une action qui s'explique fort bien, sur la fermentation des vins, et les opérations qu'on est amené à leur faire subir. Cette vitalité augmentée par l'action lunaire peut donc nous conduire à penser que la Lune favorise la monfée de la sève dans les plantes. Et c'est bien- ce qui arrive en effet. Bon nombre de légumineuses se dévelop-pent davantage pendant la première période de la lunaison et c'est cette poussée qu'utilisent ce~ains agriculteurs pour obtenir de · mervei ll~ux résultats. Et si parfois ces résultats paraissent discordants, c'est que vous n'avez pas tenu compte d'une règle très simple posée par M . Gallé Defond, horticulteur à Port-de-Piles (Vienne). II faut distinguer, avec lui, légumes et lég-umes. Les uns sont cultivés pour leurs racines: tels sottt les radis, carottes, betteraves, poireaux, etc. ; il faut les planter pendant la première moitié de la lunaison. Voulez-vous, au contraire, obtenir des choux magnifiques, des melons énormes. de belles salades, semez ou plantez pendant le décours ete la Lune, la végétation sera plus lente, mais les fruits seront plus beaux. Décidément, la sagesse des nations a du bon . Abbé Th. MOREUX, Directeur de l'Observatoire de Bourges.


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Monsieur Dnrapiat J'ai connu un homme riche, immensément riche, qui m'épouvantait par son implacable logique et par un bon sens qui équivaut à l'assassinat perpétuel. Comme il faut un nom poyr un récit, nous l'appellerons Durapiat. Dw·apiat a une fortWle évaluée à plusieurs millions, fortune conquise dans les affaires qui ont presque toujours ruiné les actionnaires. Il est auiourd'hui à la tête d'une Société d'accaparement et d'aiiamation dite: « Compagnie des meuneries du Nord ,., Il a un hôtel dans le faubourg Saint-Honoré, un hôtel à Genève, et W1 château dans le Loiret, où il va passer les trois mois de chaude saison. Durapiat, veuf, a eu un enfant qu'il aime, parce qu'il lui ressemble, et un peu en souvenir de la défunte. Un soir, Durapiat avait invité quelques personnes à dîner; il s'agissait d'une affaire dans laquelle il comptait bien rouJer ses invités. Après le café, oo fit une petite partie; l'enfant, âgé de dix ans, voulut jouer avec les grandes personnes. A un moment donné, l'un des invités s'écria: -· Dites donc, Durapiat, le petit triche! - Laissez-le faire, dit le père en souriant, • ça le fonne »,

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Durapiat entre un jour au café Riche pour y prendre en apéritif. - Vous ne croiriez jamais, dit-il à ceux de ses anus qui se trouvaient là, qui je viens de rencontrer. en guenilles, sans linge, sordide, Du Manceau! Paul Du Manceau, un homme qui a mené si grand train! Il a tout perdu au baccarat... Croiriez-vous qu'il m'a demandé vingt francs? - Le malheureux? Il n'ira pas loin avec cela. - Mais je ne les lui ai pas donnés, fit Durapiat. Pourquoi faire? • Il en aurait encore besoin demain!,.

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Trouvant les panneaux de son salon par trop nus, Durapiat qui tient à une sorte de reRrésentation, songea à acheter quelques tableaux. Panni plusieurs toiles qu'il marchandait, se trouvait W1 Rosa Bonheur; des moutons dans une prairie.

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-:- Combien celui-ci? demanda le dustriel. - Douze mille francs.. - Douze mille francs! et il n'y a moutons. Vous vous moquez de mouton ne vaut que quarante-cinq marché de Pontoise! Durapiat, tenant toujours à galerie à bon marché, va consulter - Combien, lui demanda-t-il, mettre pour avoir douze ou quatorze de bonne dimension? Je ne tiens tableaux de maîtres, je voudrais res modernes, de jeunes gens - Danze ou quatorze tableaux, fit par des peintres, qui ne· sont pas les grands prix, mais en voie de réputation, il faut compter une mille francs. - Coinment! s'écria Durapiat coûterait plus de cent francs par ' que pour passer devant?...

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théâtre, trouve dediable qui lui de-

monsieur, fait le mendiant, en metà sa poche. rengaine sa pièce. vous avez cinq sous, dit-il, vous avez pour aller jusqu'à demain. refenne ~a porite.

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* seotant malade, l'accapareur fait demannotaire: voudrais savoir, demande-t-il avec un soupir, s'il n'y a pas un moyen de sa fortune à personne? répond le notaire, si on veut ses parents, on peut laisser à une ville, à une corporation, à flablissement de charité. Non, non, à personne! Impossibl~. répondit le notaire. DurtP.iat murmura, en se retournant dans lit•. _C'est à dégoûter du travail! ...

Ayant besoin de compagnie dans teau du Loiret, Durapiat invite quelquea à y passer une huitaine de jours. C'était l'ouverture de la chasse; commençait à se faire sentir. Des amis, trois étaient des gens quatrième était un pauvre diable, un fanee, nommé Barthol, qui n'est pas D y aurait un volume à faire des mots qui n'a, pour vivre, qu'une place de de cet exploiteur. J'ai jeté sans orcents francs. mots qui me revenaient à la mémoire. En arrivant au château, Durapiat a fait la moitié du tour du monde. des ordres à son domestique: ~vait beaucoup parlé à Durapiat de - Joseph, vous allumerez du feu d'un moine, et, comme cela ne chambre de ces messieurs, mais vous rien, il se décide un jour à aller l'enpas besoin d'en faire dans la chambre L'orateur faisait un sermon sur la BartheL. Et il ajoute, avec un geste gnitique:lr-::·;Eh bien! demanda quelqu'un à Dura· - Je veux que chacun soit que pensez-vous de ce predicateur? chez lui! • - Oui, répond le financier, il a parlé de charité avec tant d'éloquence que ça donne Durapiat donne des ordres à SOIII. .rie de la demander? Aurélien SCHOLL. lier : - · Nous avons dix couverts... Vous rez neuf bouteilles de bordeaux une bouteille de Léoville. .. Barthol (Jiami pauvre): - Comment une boutetlle? On en Voici quelques dramatiques histoires pour dra donc « avec un pinceau »? engager à admirer les demoiselles du - On n'en prendra pas du tout, se même quand elles ne nous donDurapiat, cette bouteille est pour moL pas la communication:

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L'héroïsme an téléphone

A Dixon, dans l'Illinois Mlle Rilla Webster était à son tableau depuis une heure et die n'avait entendu que des conversations banales. Elle mettait et retiraH machinalement ses fiches quanfi le département de la police lui demanda la communication avec Chicago. Elle obéit, et voici ce qu'elle entendit: Allo! ... Le bureau de police de Chica·

go?

Oui. Nous avons maintenant une certitude sur votre homme. - Quel homme? - Le Dr Webster: il est indubitable qu'il ait empoisonné sa femme. La jeune fille à laquelle il venait d'être révélé que son père était un assassin dut en· core écouter la suite de cette cooversati0n: - Prenez le dernier train (le Dr Webster résidait à deux heures de Chicago), vous avez le temps, et demain matin, au point du ü>ur, vous l'arrêterez. C'est dit? - C'est dit. Les récepteurs furent raccrochés. Mlle Rilla Webster, à partir de ce moment, ne perçut plus les appels qui se succédaient au tableau. qu'elle regardait d'un air hébété. Tout à coup, semblant sortir d'un rêve, elle saisit une fiche, sonna. - Chicago? demanda-t-elle. ·- Chicago, oui, que demandez-vous? - · Donnez-moi... Non... Rien... Il y a erreur. Et consciente qu'elle n'avait pas le droit, rnêm~ pour sauver son père, auquel elle avait voulu téléphoner pour qu'il p1lt s'enfuir, de profiter d'Wl secret qu'elle avait saisi dans son service, elle arracha la fiche. Et la justicesuivit son coul!'s. Connaissezvous cas de conscience plus poignant? Vous vous souvenez qu'il y a quelques mois une digue se rompait, en Amérique, et qu'une ville entière était détruite, submer. gée pa.r une énorme masse d'eau. Quelques instants avant que la c~tastro­ phe se produisît, l'ingénieur du serv!œ des eaux. ayant conscience que la muraille. fléchissait, sonna le bureau de poste et pna la téléphoniste de prévenir le ~lus d'abonn~s qu'elle pourrait du danger qm les menaçait. - Vous avez juste un quart d'heure, lui cria-t-il avant de vous sauver vous-même! La j~une fille, consciente du devoir qui lui


Supplément gratuit à l'Ecole primair~ il!-combait, resta à son poste, appela dix, vmgt, cent abonnés: - Fuyez.. fuyez vos maisons! leur disaitelle. La digue se rompt; dans quelques minutes, tout sera détruit!. .. Le quart d 'heure passé, l'ingénieur la somma impérieusement de fuir elle-même, d'a· .bandonner son poste, si elle ne voulait pas iPayer son dévouement de sa vie. Mais, esclave du devoir qu'elle s'était imposé, la jeune fille refusait d'entendre ses obiureations. Elle continuait à crier à ses abonnés: - Fuyez ... fuyez, la digue se rompt! ~ désastre se produisit et le bureau de poste, comme les autres maisons, fut emporté par la trombe, et la jeune téléphoniste, qui\ avait été la première prévenue, qui, même en faisant tqut son devoir, aurait pu avoir la vie sauve, fut entraînée dans les flots fangeux avec d'innombrables cadavres, après avoir sauvé plus de sept cents personnes.

Variétés GIGANTESQUE ENTREPRISE EN HOLLANDE. La Hollande voit sa population augmenter rapidement, et se demande si, bientôt, elle disposera d'assez de sol pour héberger tous ses citoyens. Ses possessions de Malaisie étant, elles aussi, surpeuplées, son degré de pUJissance ne lui permettant pas de voler les colonies d'autrui, et ses habitants n'aimant pas à s'expatrier, elle a réfléchi qu'il ne lui restait qu'un seul moyen d'expansion territoriale, à savoir de refouler la mer, assécher le Zuiderzee. Ce ne serait, d'ailleurs, qu'une revanche, car ce grand golfe, cette petite mer intérieu· re, est de formation relativement récente. On sait que, depuis quatre siècles, la Hollande est passée maître en l'art, non seulement de se maintenir e11 état de défense permanente contre la mer, mais aussi de supprimer des étangs. des lagunes, des lacs. pour transformer leur ancien lit en merveil· leux champs, prés, jardins maraîchers. Sa plus ample et sa plus justement fameuse réa· lisation dans ce genre est l'assèchement du lac de Haarlem, qui couvrait ni plus ni moins que 18,500 hectares, soit prt!s de deux fois et demie ·ra superficie de Paris.

Février ·1912

LE _Il ne faut donc pas s'étonner qUe S().Jt venue d'une entreprise cortlli~·•·...: miner les 5250 kilomètres carrés d zee (à peu près l'étendue du Valai~. Et puis l'on peut éviter de normi1é de l'œuvre projetée. en que nulle part, la profondeur du n'est supérieure à huit mètres presque partout entre un et tro'is les bancs de sable sont ·" "''"' '"p~._._ plusieurs sont d'une étendue II s'agit. en effet (et c'est sur ce commenceront les travaux) de l'entrée du golfe, la baie qui Wieringen et Medembtick. On suite une di~e, soit entre demblick, soit entre Stavoren et On compte livrer à la culture lares par an, à débuter dU: côté de dre. Chaque zone de cette superficie lourée d'une digue établie, comme khuizen à Stavoren, en argile et robés de blocs de roche brute mêmes dans le ciment anné. Une fois qu'un bassin aura été encerclé de la sorte, l'eau en sera par de nombreuses et • généreuses • vers Je chenal de l'Yssel. On estime que vingt-deux aru1ées pour l'achèvement de l'immense coût total est évalué à un maximum millions de francs. Or, la vente des ttinsi récupérés sur la mer ne peut à l'Etat moins de 650 mii1ions, chiffre rur le prix moyen que la terre atteint lement en HoJlande, Gueldre et sorte, qu'à supposer que les travaux ~lus que la somme prévue (ce qui possible), et que le sol nouveau ne disputé à des prix supérieurs à !lncien (ce. qui semble impossible), 1ande n'en aura pas moins fait une tion singulièrement fructueuse. LA REINE DES 1 . \ J \ . \ I I Y I \ ' On vient de construire dans la London anet North Western Creve, une locomotive • à rnaru1anu• au cours des essais, a traîné surface plane bien entendu, un train 1,060 mètres, composé de 175 wagons gés, le tout pesant plus de 2,000 2 millions de kilos.

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La Suisse se vante de posséder dans la cataracte du Rhin, à Schaffhouse, la plus belle chute de l'Europe; les Y~n­ kees ont longtemps prétendu que le Niagara l'emportait sur tous ses rivaux, et aujourd'hui, les Africains du sud,qualifiant avec dédain le Niag~ra de simple compte-gouttes aff1rment avec éclat la royauté suprême des chutes du Zambèse. Depuis l'époque où Livingstone découvrit le Zambèse, - c'était en 1855, - que de chemin parcouru en ~atiè­ re d'explorations! Pour y attemdre, plus n'est besoin de ces interminables et dangereux voyages dans des wagons à bœufs: un confortable chemin de fer vous y conduit en quatre ou cinq jours, à partir de Capetown. Trois fois p~r semaine le Zambezi-Express franchit, d'une aÙure plutôt lente, les 3000 kilomètres qui séparent le cap de BonneEspérance des Chutes; même il pousse à 600 kilomètres au delà du Zambèse, jusqu'à la station de Broken-Hill, en attendant de toucher à la frontière du Congo belge. Le railway sud-africain franchit le Zambèse, en amont des chutes, au moyen d'un pont métallique d'une seule arche de 200 mètres, à 125 mètres au-dessus des eaux tourbillonnantes. Ce chef-d'œuvre de l'art de l'ingénieur ne dépare nullement la sublime horreur des lieux; il offre le point de vue le plus impressionnant sur le cannon dans lequel se précipite le fleuve, -.,.- un cannon qui gronde formidablement, - et si l'on n'y voit pas les cataractes à quelques centaines de mètres en amont, on y reçoit du moins leur humide poussière. A quelques pas de la station de Victoria Falls se dresse un hôtel bien sudafricain, composé de deux ou trois pavillons de rez-de-chaussée en tôle on-

dulée. Les fenêtres donnent sur Jigne des chutes se développe sur les informations, que le lion qui redinet que traverse la voie r de plus de 2 kilomètres, vînt sain et sauf de l'expédition. dessus de l'arête du cannon où Il paraît aussi que, en dignes émules par des rochers et par gouffre le Zambèse, dont on Livingstone, où l'on se rend en de Tartarin, les Européens débarqués au loin le pont métallique, et pl\18 ou sur de frêles piro~ues .dir!- fraîchement en Afrique sont fanatiencore les nuées de vapeur d'eau. par d'habiles nautonmers mdl- ques de ce sport. On en cite pourtant Pour en voir davantage, il faut Quel terrifiant spectacle! Des quelques-uns qui font exception; téminer tout le long d'un sentier s'élè,vent cinq colonnes de nuées moin ce brave fonctionnaire anglais, leillé jusqu'à un point d'où, en se r, si hautes qu'on les aperçoit auquel un voisin empressé, pensant lui chant un peu, on domine une dea distances inouïes et dans un tel faire une aimable surprise, cria: ractes: un monstrueux torrent - Dites donc, monsieur Schmid, on que les indigènes désignent la lant sur une centaine de mètres à e merveille du monde sous le a trouvé un lion! degrés d'angle, pour s'effondrer - Grand merci! fait l'autre, en se caractéristique de «fumée qui suite avec fracas dans un cannon renfrognant, moi je n'en ai pas perdu! férieur qui, par un second " Des ondes tourbillonnantes du fond vide à son tour dans le cannon J'abîme émergent violemment d'éFemmes inventeurs nitif, où les eaux de toutes les poissons, les barbels, dont la cataractes tombent à pic d'une lissée par les eaux, rappelle celle Il est fort rare de voir, chez nous, teur de 120 mètres, avec un gros phoque ou d'un chien déme- des femmes prendre des brevets d'inet au sein de ténèbres effroyables. Ça et là quelques hippopotames, vention. et cela semble en quelque sorun spectacle d'horreur plutôt parfois s'attaquent aux embarca- te un paradoxe, l'esprit de la femme beauté et dont on n'a que ; on y voit aussi de nombreux ne Je cédant en rien au point de vue ments. Un coup d'œil d',u.~c.ucu,~a· inventif à celui de l'homme : mais il impossible, en raison de la région des Victoria Falls est ha- st'mble au'elle éprouve un certain emlion du cannon: profonde crevasse par des Batokas du pays Barotsé, harras à se mettre en avant. parois abruptes, perpendiculaires gélisent des missionnaires franIl n 'en est pas de même à Londres. lit du fleuve, qui s'y engloutit protestants. Les Batokas fournis- où vient ùe s'ouvrir une exnosition bords si resserrés qu'ils ne aux mines du Rand (Transvaal) des plus curieu ses d'inventions exclupoint voir le lit de cet abîme, d entreprises de voies ferrées sivement dues aux femmes. On y troucomblé de nuages. travailleurs de qualité ve 600 brevets qui ne sont pas, comm<' Ces constatations sont on pourrait le croire, relatifs à des obDu haut des rochers glissants, tant plus intéressantes que le pays jets de toilette. En effet, nous y avons tamment enveloppés dans l'opacité naguère encore plongé dans la rP.levé des perfectionnements aux mala formidable averse remontante féroce barbarie et que sa trans- chines à vapeur, aux dirigeables, aux transperce les visiteurs penchés leurs bords escarpés, on aperçoit ""u'"'' ·' vu radicale est due aux efforts aéroplanes. Une femme de la haute lement le sommet des cataractes, aristocratie a exposé un procédé pour les trombes disparaissent presque améliorer la cuirasse des navires de sitôt, englouties dans le précipice guerre; n'autres ont inventé un bou breux. •En certains points a'"'"n""• clier de guerre, un appareil pour naleur escarpement, on est plongé g<'1', des pompes électriaues, des bâun orage illusoire, pluie battante, tonflo de cire à cacheter s'allumant seuls, obscurci, grondements lointains ; un couteau spécial pour égorger les une lueur d'espérance n a.JJ<:1H<.luu.._ Les lions pullulent sur les bords du noulets sans les faire souffrir, un jamais cette scène diluvienne: une et la principale occupation pneumatique inéclatable, une bouteilrie d'arcs-en-ciel, dont plusieurs incUgènes était jadis de leur faire la le qui ne peut être remplie deux fois, Les chefs de tribus, toujours des rasoirs de sûreté, des lampes de concentriques et dont l'un se envoyaient souvent une escouade sûreté, etc. loppe sur trois quarts de circonfé ce, demeurent là comme pour douzaine d'hommes s'·emparer N'est-ce pas original, et n'y auraitque le soleil n'a pas disparu de lion vivant... Il n'y avait guère, il pas lieu de développer ainsi cher. 0

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Andrew Carnegie Andrew Carnegie n 'a pas toujours été le richissime personnage que nous connaissons. ,J'avais vingt ans, dit-il un jour à un Américain qui l'interrogeait sur ses débuts dans la vie commerciale, lorsque je vins à New-York pour tenter la fortune. Je fondai avec deux associés une petite maison de commerce. Nous ne possédions aucune fortune, l'espoir seul nous guidait. Un jour, pour parer au plus pressé, je signai un billet de 24 dollars. A l'é-

chéance, comme nous n'a.vions pas un •Cent» en caisse, nou s résolümes do, nous déclarer en faillite et, le cœur déchiré, nous nous séparâmes pour toujours.

Plus tard, l'effet impayé me fut senté à nouveau, et j'eus la joie de voh le rembourser au centuple. Le tourment seul valait bien ajouta M. Carnegie en riant. Et il montra à son · dans un petit cadre d'or suspendu dessus de sa table de tra\rail, le meux billet, témoin de sa déconveuue dans le monde des faires.

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punition des apaches anglais La société doit, pour vivre, obéir à certaines règles et à certaines lois. Tous les peuples ont reconnu la nécessité de ces précepte,s et s'y sont con-

INVENTIONS Nouvelle JDéthode de placag_, électrique

Suhant une information de la vue technique anglaise The H()•·r•,,.,,.._ J om·nal, un certain M. Marino trouvé une nouvelle méthode pour fabrication du plaqué qu'une maison de Birmingham va ploiter prochainement. Le _procédé nouveau permettrait déposer électriquement presque porte quel métal sur n'importe antre métal, et en particulier, Oh rait obtenir J'aluminium plaqué d ge11t, de nickel, de zinc, de laiton d'autres métaux ou d'alliages, le qué adhérant, suivant toute appa parfaitement à l'aluminium . On tend que le secret réside dans un tement préliminaire de l'alumi exigeant quelques minutes On dit que la méthode de M. no pour obtenir du fer plaqué de a des avantages marqués sur le crdé ordinaire de la galvanisation, il n'y a pas de risques de le métal par la chaleur; le zinc se pose en un film d'épaisseur voulue lPs frais rle fabrication sont in Pne application .intéressante serait de plaquer avec du platine les instru· ments de chirurgie en acier, et on prétend même que le bois pourrait être plaqué électriquement de cuivre, d''tain, de zinc ou d'autres métaux. _ _

Ce fait établit que tout acte accompli en dehors de ce code est contraire à l'ordre. Il sera l'objet d'une sanction légale. Celle-ci varie d'un pays à l'autre. Elle n'est pas la même -en Suisse, en France, en Angleterre. Si dans les points principaux il y a ressemblance, l'application varie. Ainsi, avons-nous renoncé chez nous aux punitjons du fouet. En Angleterre, au contraire, la mesure paraît excellente. Et les résultats,. au dire des légistes, sont merveilleux, surtout pour ce qui touche aux mœurs et aux vols. Nous donnons ci-contre une illustration qui n'a pas besoin de commentaire.

l'astre des nuits

Le chat à neuf queues:·danslune prison

de~:Lcndres.

Le chàtiment humiliant -et cuisant- qui a délivré l'Angleterre çle ses Apaches. • l formés. Mais, comme dans toute règle il y a des exceptions, les principes reconnus par la majorité ne sont pas reconnus sans difficultés par la tctalité des humains. Et si les préceptes de l'ordre sont observés assez facileruent par quelques privilégiés de la nature ou de l'éducation, il en est d'autres qui veulent s'en affranchir en renonçant à la solidarité bumain·e pour s'attacher à leur égoïsme particulier, pensant atteindre ainsi un bonheur rapide et des satisfactions immédiates. Ti ne telle philosophie serait dangereuse, et le cas est prévu dans les lois de tous pays civilisés : l'individu doit se Boumettre aux règles générales de la majorité des citoyens et à leur maniè...,~..·,. de concevoir l'ordre général.

La lune, le bel astre des nuits, n'est, d'après les nombreuses observations des savants, entourée d'aucune atmosphère, et par conséquent, sans eau. Sa surface, très accidentée, montre de hautes montagnes, des cratères circulaires, des vallées et des mers desséchées. Jusqu'ici, on l'a considérée comme un astre d'origine volcanique, qui, dans l'infini des temps, s'est peu à peu complètement refroidi. Or un savant allemand, M. le professeur Voigt, vient de donner une théorie nouvelle très originale, au sujet des montagnes que l'on a observées dans la lu-

Aspect télescopique de l'écorce lunaire


• ·LE FOYER ET LES CHAMPS LE FOYER ET LES CHAMPS

ne et que l'on a considérées jusqu'ici comme des cratères de volcans. D'après le système de M. Voigt, ce que l'on a pris pou r l'in dice de terribles révolutions volcaniques, serait l'œuvre pacifiquè et lentement accumulée à travers les siècles, des animaux coralliens qui vivaient. dans les mers lunaires aujourd'hui disparues. C'est un véritable bouleversement des théories acceptées jusqu'à ce jour; mais qui en fera la preu ve?

rut il y a des centaines de ~iècles. plaines et ses forêts gisent sous me masse du Pacifique. Ce sont peut-être, qui vont nous revenir. Ce qui est fâcheux, c'est que n'arrivera pas sans doute sans habitants des continrnts actuels quelque peu troublés au point de de la stabilité du sol sur lequel ils vent.

La locomotive avicide Un nouveau continent Nous devons, paraît-il, nous habituer à l'idée qu'à une époque encore, il est vrai, indéterminée, il existera sur le globe un nou veau continent qui est en train d'émerger de l'Océan Pacifique. Un correspondant de la Gazette de 'France lui écrit que la possibilité de l'événement a été discutée au dern ier congrès tenu par The British AsRociation for the advancement of science: et il semble que la terre nouve]]P commence à se montrer. Les îles Bagoloff ont émergé avec une rapidité étonnante: un de leurs pics s'élève à 1.000 pieds au-dessus de la mer. En vingt ans, il n'y a pas eu moins dt•· 1.071 tremblements de terre, résultat des soubresauts volcaniques du Pacifique, et l'on calcule déjà la superficie qu'aura le nouveau continent. •Ces prodigieuses convulsions sismiques ne sont pas sans exemple. La scien ce ne doute plus aujourd'hui que l'Atlantide ait bien existé, s'étendant de l'Egypte et des Indes jusqu'au Mexique et jusqu'au Pérou. Aujourd'hui, les vagues de l'Atlantique moutonnent là où s'élevèrent les cités brillantes des Atlantes érudits et industrieux. I.es Paranas, antiques écritures sanrées de l'Inde, nomment •Shalmalh un autr e contin ent appelé •Lemurie• par la science occidentale et qui dispa-

Un conducteur de locomotive Strasbourg, M. Breckleimer, accuse locomotives des gran ds express nationaux de mass\}.crer par les oiseaux qu 'elles happent en de route.

rnêrnes ravages sont exercés par les instruments et c'est dans notre chose encore plus déplorable qu'en · car, là-bas, la locomotive •• --' à peu près le seul braconnier qui impuni... En France, c'est une affaire; la locomotive s'ajoute à braconniers à deux jambes, et millions de braconniers de plumes poil - pies ou fouines - qu'on R. Wolf. tranquilles.

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Le perroquet réclame Dire qu'on n'y aTait pas songé! Lça vient!

Comme prédicateur d'une seule idée, le perroquet l'emporte de beaucoup sur Je phonographe, en éclat et en durée. II est donc incroyable que, depuis le Après avoir conduit le Lloyd temps que les hommes s'acharnent à press dr Strasbourg à Lu dwigs une phrase aux perroquets, se soit pas avisé d'employer le Breckleimer a examiné sa machine à enseigner une phrase aux a trouvé devant la porte de la boîte fumée, neuf petits oiseaux, dont Ces professeurs, accoutumés à répéter sans fin la même leçon, semerle, deu x fauvettes, un loriot, chardonneret et un verdier. Comme il raient incomparables. Un marchand est certain que ces neuf oiselets ne re- de Chicago vient d'en faire l'essai. Désiprésentent que la dixième partie de reux d'apprendre à ses compatriotes, de ceux qui ont été touchés par la ma- telle sorte qu'ils ne puissent l'oublier, chine, on peu t se faire une idée dee que le chocolat Roosevelt était le meilravages que les locomotives causent ieur des chocolats, il acheta une cenparmi la gent ailée. taine de perroquets, qu'il fit instruire Plus un train va vite, plus il tue à la fois dans cette doctr ine. Il ,les disd'oiseaux. Dès que le convoi approche, tribua ensuite dans les boutiques de la les bêtes ailées ont peur et essaient de ville; un chez l'épicier, un chez le pârentrer dans leurs nids par le chemin lissier, et ainsi de suite. On va prenle plus court; elles passent devant la dre une tasse de thé, et aussitôt une machine et sont littéralement aspiréee I'Oix nasillarde et forte vous crie: •Le par celle-ci. Les plus adroits parmi lee chocolat Roosevelt est le meilleur des emplumés, tels que les hirondelles et chocolats.• On entre chez le bottier, et les chauves-souris, se laissent prendre. une voix pareille vous avertit encore Mais l'espèce qui fournit le plus de vic- des mêmes mérites. Au bout de la jourtimes est celle des moineaux, dont l'ef- née, on est obsédé, convaincu, entraîfronterie brave tous les dangers. Vien- né par la contagion. Pour un peu, on nent ensuite: les hochequeux, les mer- crierait soi-même: •Le chocolat RooselPs, Jps fauvettes, les pinsons, les l'elt...• et on se gratterait l'aile avec alouettes et les mésanges. le bec. Que faire de mieux que d'acheIl est hors de doute qu'en Fr<LLL•-...-

ter le chocolat? Cependant, le perro!! ue, inconscient et satisfait, sa balan ce

s ur son perchoir, fouille son jabot, passe sa pau pière grise devant son œil prudent et répète sa phrase. Il exprime, par ces mots, la colère, la curiosité, la satisfaction de vivre. On ouvre une porte, et pour vous demander qui vous êtes, il vous annonce son chocolat. Il le fera jusqu'à la fin de ::>es jours, et les perroquets vivent cent ans! Il semble bien qu'on ait trouvé la réclame parfaite, à la fois économique et bruyante. Malheureusement, les villes deviendront inhabitables. John Wood.

Routes bitumées Un nouveau procédé de construction des chaussées est à l'essai, en ce moment, dans quelques rues de Paris et sur la route de Versailles. On commence par malaxer à chaud des cailloux avec du bitume et du menu gravier. Quand la pâte est devenue suffisamment homogène et fluide, on l'étend sur le sol, en une couche assez épaisse, que l'on roule au cylindre à vapeur. La bitume fait prise aussitôt refroidi et acq~iert une dureté de bon augure. Ce procédé supprime radicalement la poussière, rend la route extrêmement résistante et très roulante, sans avoir aucun des inconvénients de l'épandag·e du goudron. Son seul défaut est d'être relativement cher. X. ::E-:1:-u.mo-u.r h o m i c i d e

L'homme. - Madame, je suis l'accordeur de piano. La dame. - Je ne vous ai pas demandé. L'homme. - Je le sais bien, madame, mais ce sont les voü>ins qui m'envoient.


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Du pain ... dans la mer! Il existe aux Etats-Unis une société qui a pour but d'encourager la consommation des algues marines. Les membres de cette association assurent que dans vingt ans la production du blé sera insuffisante pour nourrir l'humanité. Aussi convient-il dès maintenant de faire appel aux ressources végétales de l'Océan. La seule mer des Sargasses contient une quantité d'algues suffisante pour subvenir à la subsistance de toute la ·population des Etats-Unis. Récemment, d'ailleurs, la société en question a organisé un banquet dont le menu se composait uniquement d'algues marines, accommodées de différentes manières. Les convives ont déclaré, paraît-il, n'avoir jamais fait meilleure chère.

Destruction des rats d'eau Un piège très efficace est celui qui consiste en un tonneau, défoncé d'un côté, placé debout et rempli d'eau. On y met surnager de vieux bouchons formant une couche d'environ 5 cm. d'épélisseur. D'autres tm)neaux semblables, mais non défoncés, sont de même placés autour du premier et recouvPrts de bouchons, on sème sur le tout un anpât quelconque. Les rats s'aventurent sur les bouchons et passent d'un tonneau sur un autre, ils arrivent fatalement à celui qui est rempli d'eau. La couche de bouchons cède sous le poids du rat, qui tombe dans l'eau et, ne pouvant, en nageant, venir à la surface pour respirer, à cause des bouchons qui s'y opposent, il se noie bientôt et disnaraît ainsi sans éveiller la méfiance des autres. Ce piège reste ainsi consla'Ilment tendu et fonctionne très bien. (Extrait.)

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PETITES REeETTJtS

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Le géraniuDJ. reDJ.ède Le géra1duDJ. tique. .

Avez-vous une coupure, une chure, ou toute autre plaie cielle? Lavez des feuilles de o-··-A4~UID dans de l'eau bouillie, pilez-les et pliquez ce cataplasme sur la plaie, serez étonné de la rapidité avec quelle la cicatrisation s'opérera. Le géranium à odeur de rose des fleurs dont on peut faire une excellente liqueur de ménage très digestive. On prend 100 grammes de pétales de ces fleurs, on y ajoute 25 gram. mes de feuilles du même géranium, que l'on froissera légèrement pour leur faire développer leur odeur. On fait fondre 750 grammes de sucre dans un demi-litre d'eau sur le feu et écumez au premier bouillon. Retirez au bord du fourneau pour que le sirop ne puisse plus bouillir. J etez dans ce sirop vos fleurs et vos feuilles, et laissez le tout infuser pendant 1: heures, en couvrant hermétiquement le récipient. Tenir au chaud sans bouillir. Passez le liquide au tamis de crin, sans presser, et lorsqu'il est refroidi, vous y ajouterez un litre d'eau-de-vie, que vous mélangerez complètement. Il ne restera plus qu'à filtrer à travers un linge fin et à mettre en bouteille.

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c----rMoniteur du Musée industriel et pédagogique L'Ecole primaire donne de 10 à 12 livraisons de 16 vages chacune, non compris la couvertu~e, et auta?t _de suppléments de 8- 16 pages pendant 1année ordmau·e (soit du 1er Janvier au 31 Décembre). Chaque mois il est en outre apporté f un supplément illustré de 8 pages intitulé : Le Foyer et les Champs.

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Emincer finement un gros oignon et le mettre à blondir à la poêle a quarante grammes de beurre. L'assaisonner de sel et l'ajouter avec dix œufs battus avec persil haché, sel et poivre. Fair~ l'omelette comme d'habitude. _ _ ,___l'enfant, la faculté d' at~ention s'épuise vite, mais elle se r~w~ve}!e. ~ans cesse


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