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No 06 l'Ecole primaire, 15 Février 1901

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avaît 1 m. !J5; un de ses oncles avait 2 mai11c aun,ii. eba.que ann ée la, même rn . 10. La mère (.'St de la.ille moyenne. date, ce qui faciliterait extrêmement Ue géant est. de propo-I'lions iuégales. I_l toute reche1·che postérieure ou ant éa un profil qu i l'appelle cd ui de Poli- 1•ienre. chinelle. Le cou mesure, i'L sa base O m. 50 de toul'; le t hm·ax pr t>sen te la fotI?-P 1 d'un ba1·il; t our de thorax sous les ai-sselles, 1 m. 05; pal'tie moyenne 1 m. 11, base 1 11.1 . 18; longueur de l',Haut-bras, .,. Il y n. pom · 1'11acnn de nous sur cette O m . 33; de la. main, O m. 24; du médi us, O m. 13; la.rgeur de la main, 0 m. 12. t<>ne, une Ame pom· 'laquelle notre â01e Longueur t otale du membre inférieur, esi faite. Il y a des familles d'ftrnei, (·01u d u gran d trochandte1· au sol , 1 m. 08; me il .r a des familles selon le sang. L.\..CORDAIRE. lon aueur de la jambe, du p li du genou "· Celuiqni Yeut une cho:;e en vient à a u ~ol , O m. 51; longueur de la cuisse,. 0 m. 5"7; d u pied, au t a,l on au gros ort~il, bout; mais la cbose la pl us difficile du O m. 34, etc. Les bras, écartés en croix, monde est de voul oir. J. de MAISTRE. mesur ent 2 m. 10, presque la h aut eur " La Rottise que nous aurions faHe du suj et . nous-même est cel'le que nous ptwdon. R éforme (ln calcnclrier.- M . Grosclau- uons le moins à autrui. Paul FEVAL. de, professeur de l' Univei,sité de Gc~è" Croyez que !'Lomme moral est for. ve, p r opos.e une r éforrue du ca:lendner m(i p lu~ tôt qn'on ne pense; et que fau t. qui, vu son intérêt général, est ap pelé à il pour )E' fo 1·I11E'l' ? Eloigner l'enfant dt>-11 faire sen s::ition. Le grand désaY,rntage mauYais exemph>s, c'est-i',-dire dn gr·and d n SJ'Stème act uel étant que, si à l'ayan- monde; 1·aincncr doueement sa volonté cc on veut sa.voü· sur quelle date tom- lorsqu'elle s 'écade, et surtout bien agir bera certain j our de la semaine, cela de\'ant lui. C'est pom arniI- you lu transcxige t out un petit caJcnl. poser c;e1' ordre qne de fa ux institut<~nra Ceci provient de ce que le nombre des ont fait tant de mal ù la génération pl'~ j onrs a nnuels de 365 n'est div i~able par scnie. Ils ont ,·ouln faire des saYa.nt11 le chiffre hebdomadaire de "7 qu'·en lais- arnnt de fa ire dt>s hommes; ils ont t out sant u ne fra<:t iou d'un jour. En eff et, si fait pom •l'orgueil et rien pom.· la vei-t u; l'année n',wait que 3(;4 jours, cela fe. ils ont présenté la mo1·ale eomme n ne i-ait exactement 5Z semai~es et pourrait t hèse et non eomm<:> un code; ils ont fait ~·.p d iviser en qu atre parts égales de 9~ méprisP1· la simplieité antique et l'édn, jours fo rman t deux_mois à ~O ~t le tro1· 1e:ati.on religiense. Qu',en est-il arriYé! sième mois ù. 31 JOu,s, ams1 cha<1 ue Yous le rn.yez. Joseph de l\fA.ISTRE. q ua1~t d'an.~ée ou saison se composerait 1 " Bien q u'il Hoit nn !lieu co~~un .de de 10 s,emc1mes. d(;<;]ai·e1· que le flot de 'iê"t enmrnal!té Comme un j our ne saurait sans autre monte d'nne fa~on effravante, il est se biffer d u calendrier, ~1. Grosclaude bon, il est utile de le ré,p êt ~r sans cesse. tou r ne la llifficulté en rnt ercttlant ce Les causes yo,ns leH eonnaissez : fa dé· jour supplément a ire, entre le 31 déce11:- plo.i·a'ble éducation donnée dans •l es écobr e et le 1er j an,ier, et en le dén om1- Jes, le relft.rhement desmœm·s, l'absence na nt d n nom spé<.;ial de « j our de l'an Ji. de pr ineipes religieux et de t oute autoDans Jr.s nunée,s bissextil es,le deu- rité paternell<>. L'édneation pt~rernen_t xième jom· su pplémentail'e se trouve ci,iq ue, voi·Jà la sonr('e de •l a c1·1rn1na lJ. plaeé ,sou8 un nom spéc.:ia 1, en(rP le :JO té. . . l\IA.~:E, juin et Jp lP1' j uillet . directeur ho_nora1re de :1a. Sûreté De cette façon, chaque jour de la sepu bli q ue à Paris,

-------·-~~ --Pensées

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PEDAGOGIQUE PUB LI ÉE SOUS L E S AUSP ICES D E L A

SOCIETE VALAISANNE Il'EilUCATION L'Ecole primaire don ne au moine 12 liYraisons de 16 pages chacune, sur deux colonnes, non compris la couverture, et auta nt dP suppléments de 8 à 16 page1' pendlln t le cours scolaire. Prix cl' abonn emen t : Suisse fr. 2.50 Union postale fr. :l T c ut cc qui concerne la pt1blication doit être cr.drelséi:èt l'édit eur, M. P. PION.AT, 1er secrét cr.irc èt l'I nstrncticn publi quo/, èt Sien.

L a v 1•ai e ·11101•ale ne peut existe1• sans une base 1•eligieuse. E. cle Laveleye.


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Sommaire du No du 15 Févr. -o* La nouvelle édition de l' Arithmétique. - * Education morale et religieuse à l'école (suite). - * Deux questions scolaires (fin) . - Bilan géographique de 1900 et du XIXe siècle (suit e). - * Moyens d'obtenir le concours des parents pour le travail et la discipline . - * La comptabilité à l'école primaire (1) Comment on doit réciter les fables, par E. Legouvé. - * La récitation à l'école ' primaire, par A. Charron . Remèdes aux défauts cor porels. - Partie pratique : Style, dictées. - Variétés.

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Il n'est pas joint de supplément à ce N°, le précédent en ayant apporté un de 16 pages, et les matériaux nous faisant défaut pour en livrer un aujourd'hui, surto ut que l'i mprimerie de la feuille s' est trouvée empêchée ces joursci de travailler normalement, car l'énergie électrique a manqué à différentes reprises par suite des rigueurs du froid. Cette circonstance explique et justifie également le léger retard que subissent l'impression et l'expédition de ce N° qui était prêt d'ailleurs à date fixe. (1) Par suite d'une inte1:version .?e te:ii::~e au début rle cet article, les chx prem1eres lignes doivent en être r établies comme suit! (P. 89, 1 ,., col.)

La com pt ab il ité e:,;t , sans l'O·Dfredit, (l'nnP ut i lité générale. Le c;nupagna r d. 1:omnw l'horn"ine d'affafres et le comnwt·(,'ant , a besoin de se rendre compte lle sa gestion, d 'a ,·oir con s tau11 nent sous les yeux un tableau de l'ét at de :-es affail'.es. Quelle que so,i t sa condilion , toute personne qui fait des r ecet tes et des dépensei,; n, dan s 'la compt a-

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SION, lo Février

1~00/1901

Législation scolaire

L'ECOLE Pl\IMAil\:E

::,ous ( 'P h h e, llO\l'S O U l']'üllS dès c~ jouir dans la <·ou ye1·tnre dl:' r ,,E r o lc IJl'i ORGANE DE LA maï re'' nne n1briqu<-' non v.ell'P qu'a pp 1·~ ciei-01ü re'l·t:a ine mcwt nos ·lecteurs. L'on ,, ti-ou ,·e l'a. en effet, con·s ignée-s le·s priu. ~ipales e-t les lJ'lu:s impor tantes décis ion, v1·ise~ pal' le Conseil ·d'E.t·at OLl son D ~ p ar t e ment clP l'Insfru ct ion pub%que l'i * La nouvelle édition de l'arithmétique ·] 'élève ù. saisie le 1·nécanisme de Ja. n umatiè1'(' scohüre, ,a insi que ·l 'inte1·p1·étu mét·ation, des subdivis.ïons dn système t ion donnée il. différents a.rt icles dP la L',,Ecole p ri ma ire" rer;oit sous le ti- métrique, de la décomposition et de l'éloi.pour en fi xer la jul'isprudence. tre qui précède l'a.J"ticle 11u'on Ytl lii-c et -raluation des sul'faces et des volumeFt, -0qui a pour nous d' autant plus de valeur ainsi que ponr diriger ses pas chanceCoui·s de répétition. que son a.ute ur es,t l'un de nos maîtres lants et <.: raintifs dan s le sentier ma.la iUne adminish'ation communale aya nt d'école les mieux n o.tés et les plus expé- sé et l)'lein d' ob sfacles des fra.ctions Ol'· pa,r lettre dn :n jander dt't'n.ie t , fait rimentés : di na.ires. On sen t 9'6e le ou 'les aut eurs connaîtl'e que plusiem·:s jeunes gelll )fons venons d'ex•a mine1· ln 1101n-elle (nous ignorons sz_faut le singulier ou s'abst iennent de suiYr'e ,Je t·ouTs de r~ édit ion dP l'arithmétique ù ·l'usage des le plul'iel) a la oonnais.san ce des matiè·p·étition et de1mrndé les mesures à .pren étoles du Va.lais et, ma·lgré le dicton 1·es joigna it celle de l'ar t d'enseigner, dre en pareil <.: as , Je Dépar temen t a 1·é• <c ce qui est bon n'a pa s besoin d'éloges» Simple et daii', te1ls ,son t les princ:ipondu comme s uit: nous ne p ouvon,s nous empêcher d'a- pcs dont on s'est inspiré, et t e•l est a us<< Ce:s mesm . e:s ,s ont t o,u t indiq uK'I dresser nos félicitfltions aux personnes si <.:e qui convien t à des classes de cour. p a,r les anC•tés du Conseil d'Etat, aux qui ont t ra vaillé à la r édaction de cet te durée où l'on n 'a, pas le t emps de te1,n1('1s diC::'S qu e'is r.amende. est de l fr. excf'IHent manuel, que n ous ne crai- s'attarder it des définition s, des t)1éopar absPn(·e illégitime, ,.t.in,si qne par les di,s pos it ions d'es aJ.·t. 340 al 1:3, Pl gnons pas de q ua:lifier le 1n ei1leur et le ries q ui ne ptêt ent à fa. pra tique qu'un mieux corn; n de tous n os cla ssiques. con cours relatif dont el le peut aisé344 et suin111ts du Code péna,1. (1) Cette n ou ,·elle édition a. de no1.n b1·eux ment se pa sser-. (1) Art . J40. ~ Sont coupab l~s dr arnntages sut ses devan e:ières; bien des Sous un for mat relat ivement peti t, cont ra ventions cont re r ,orr dre pubh c : améliorations y ont été app ortées, amé- ce ma nuel renfer me .t out ce que, en fait (Ci-a.près l'a:l'inéa ,ap;plicarble ) 13. Ceux qni t.efu s,era:ient d'obtemµé 1liora.tious de bon go ût qui, tout en fai - d'a.r ithmétique et de compt abilité, l'arer i't un ord1·e donné par l'a.uto'l'ité corn sant l)laisir a ux élèves, ne manq ueron t grieultem·, "l'ar-üsan et le petit commer. péttente, en tant qu·e ce 1·efu s ne eo11i-ti ]HI S de tl·ouyer .un bon accueil a uprès ç.mt ont besoin de sn.Yoir poue '1a bon· t ue.rait pa,s nn délit. dl' tout: lP personnel enseignan t. ne direction de leu rs a ffaires; ton t y a Al't . 3H . - Les p~ines de police sont:

SOOIET'li VALAISANNE D'EDUCATIOlf

1. Lc:"S m·rf>ts. - ~- L 'amende. - :t La wnfiseat ioll! de certa,i ns objets sai1-1 i11. A i·t. :345. - L es a:l 'l'êtSI pout contravention de polie,e n e poun-ont exeéclt>r 3 jours (Les jours SI:" comptent p a.1· :!4 heures). Art. 34i. - L e,s amendes po111· cou· tra,"ention d<:> polifie n e pnurr ont cx<·é-

Ce que nous a vou s d'abord rpmarqué, disons p lutôt ,apprécié et adm iré, da ns cette nouwll P édition, e'est le s,oin qu' ou a mis à rendre l'enseignement intuitif. Rien n'a été négligé pour a tteindre te but: grav-ures, t ableaux, fig ures, tout n été mis à confrilrntiou pour a ider

ét é con densé, exposé, expliqué dans une méth ode anssi ingénieuse que faci le à s:üsir. Les nombreux raisonnements qu'on y a introduits à la suite de chaque règle

et de chaque énoncé, quoique exprimés sous- une fo rmu le simple et abrégée,


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La. géornéfrie mérite unP mention briHent par- leur clarté autant qne par spéciale: eiile peut suppléer à un traité leur précision. sm la matière pour tout élève qu i n'asSous forme de questionnaires, il y a, pil•e pas ü faire de cette science sa s p~ à la suite de tout exposé, des exercice's cialité. Les figm·es sont d'une exécnoraux qui, sans être tro,p cha.rgés comi ion inéprocbable et les formules pour me dans eerta ines arithmétique,s , conla sotlution dt>s surfaces et des vol umes, tiennent eependa.nt tout te qui est nésimples et claires-. Quantité de .prob~~ eessa,ire pour permettre aux maitres de mes a.joutés à la fin du volume fom~msd'assurer si les élèv,e s ont bien eompris sent matière à de nombreux exe-rctcea ce qui vient œêtre expliqué. d'application ,s ur l'une et tl'a.utre de ce, Les matières auxquelles le maitre deux dernières branches. peut facilement suppléer y tiennent pe~ La division en cba.p itres y est au8si de place, tels, par exemple, les exe~'Cl- m ieux comprise et sur-tout mieux or don<·es de problèmes à unique opérat10n née que dans les éditions précédentes, sur les quatre r ègles fondamentales. ce qui fait bon effet , agrémente le,s pa. Débarrassé de ce lilUl'croît i nutile, le o·es embellit les aridités, soulage .Ja 0 ' manuel n 'en yaut que mieux, car nous mémoire, facilite les recherches. Da:~11 ne vovons pas trop pourquoi le maitre les rèo·les et les énoncés, on a eu sorn 0 . qui a~prend l'addition à de jeunes élè- d'écrire en caractères gras 'le mot prrnves préfèrerait :les nomb1·es imprimés ù cipal, celui qni doit a.p peler l'.ütention ceux qu'il pourrait facilement écrite de l'enfant parce qu'i l est comme ·le lui-même oiu faire écri1·e ,sur h.i planche piYot de J.a phrase. Or, écl'it en. g1:o~ canoire. radères, ce mot r0s,sor t mieux, 11 falt en D'ailleurs, quantité d'autres problê- q uelque sort e saillie, c'est pour la m~ mes bien pensés et t rès pratiques y ont moire une espèce de point de repère qm été introduits,, qui compell'seront aussi la soulage, ·J a repose et l'aide da ns son lar gement - qu'a.vanta.geusement cenx traxail ; no ns dirons,, en un mot, qu'il qui ont été supprimés. se "Taxe mieux dans l'esprit et qu'il est phrase ee que le jalon est à. l'a liLes ,cbapjtres consacrés ,\ la compta- à bilité e1· à la, géométrie ont été agran- gnement. Enfin, l'impres,s iou, q uoique en cadis. La comptabilité contient to nt ce tadèl'es un peu plus petits que dans les q ne- l'école prim~tÜ'e a devoir de fournir précédentes éditions, est bien réu;'>Sie et à ce ,sujet: notes, mémo.fres, factures, comptes-courants, billet·s, a ctes usuels, fait Lonneur à l'imlustrie 1·alaisanne; tout est là pour servir de guide an maî- c'est bien Je cas de dire ici qu'on ya t rP et de s,eeou rs ,u1x élèves, u.us~i bieu souvent ehercller loin ce q u'on peut faque pom· renseigner artisan, agricul- cilement t rou ver chez so,i. ~ ous tennino:i;i,s en réitérant n os fé· teur, et pŒti t commerçant da ns les licitations à tous ceux qui ont travaillé transactions et les nécessités journalièà la rédaction, comme à l'exécution de res qui sont l e rés,u ltat de 'l eur profescet excellent manuel, et en exprimant sion.

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]'!"Spoir que les mêmes colla;borateurs qu i ont donné la mesure de leurs h=t.lents et fait p1·euvP d'un si grand espl'it de discernement ùans l'exposition et le M,eloppement cl'une méthode si bien approprit~e aux besoins d'un bon ens.eignement, n0 s·au-Ment pas a:nrnt de nons a., oü- do.té aussi d'un manuel de Ntlcul oral dont 'le bes-oin se fait- grandement senti.r; ca.r, à noü·e ronnaissanre au moins, i1l n'en exiI,-1:e encore a.ucun qui, aux avnnta.ges d'une bonne ruétho(lologic>, réunisse cc>nx 1·ésultanl d"nn ('Loix judif'iPux dPs q1wstio,ns .î t·rso11d1·P. A J)ropos d n n:eu formé à 1a fin de son article par notre correspondant, nous H.\'Ons le plaisir d'ajouter que la mê·me {:ommissiou é la bm·e ac-tuPNPnw11t un petit ounage pom· lP dP gl'fl élémento ÏJ'('. Cd opusc-11 lP, q ni. µel'mPtt1·e de til'er encoPe un rnei110nr pnrii dP l':lritl1111 étiq11c (com·s moyeu Pt s11pé1·iPur) paraîtra. pour la. 1·entr·ée pl'Odmine. Réd. -

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Education morale et religieuse à l'école. - Son importance. Moyens à employer. 1Suite).

~ani,; doute la religion n'est pa.s la baguet1.(• magique qn i impose silence à la fongne d0s passions et qni, malg ré !n i, ma.inheni l'in'di,·idu sm· 'lt> <:hernin de l'honnem· et dt' 1a wrtu, mais elle est la JJlnR puiss,1.utc <l e toutes les baniè1·es c1ne l'on puisse op1losc1r au mal. Une fois qn't•l11'<_• a établi son em1lir(• dans le cœnt· 1J'nn jennt~ lt(nnm< il faut <]n'il en corn. baHt· longkmps les impressions sect'ètps anlllt d<:' s'aban donner au vice; lors même qu'elle semble étouffée, elle pa0

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raH encore vh-ante dans le fond d tt cœur; ell e ? pousse de temps en temps des cris qui éYeiJ!lent le coupa.hie et finissent bien sotn-en t pa1- Je r amener à h1 vertu. 3fais la ncer .s ans principes religieux la jeunesse au mi-lieu du monde, (·'est la n cer san s gouvemai1 et sans pilo1e un ,aissea u au milieu des tempêtes. « JJors de Dien, tout est co,n tingent; hors de I ni, rjen n '<·xis te q ne par sa voiJonté; 1ni seul est nécessafrement; lui Heu l posstidt> donc en Jni-même la certitude. )) (De Lamenais.) L'instruction iL el1le seule, n 'e1st pas nne panacée qui guérit to utes les maladies mondes des i ndividus et des peuples; c'est une puissm1ce salutaire ou nuisible se'lon qu'eJle est bien ou mal di1·igPe, cont enue dans ses limit es ou pnu1ssée 11 ors de ,sa mission. On peut mêm e d i1·p que p l us l'instruction esi répandne, populaire, p ins il importe qu'elUe soit prnfondément religieuse, car 1a jenm'S8e en deYena.nt plus in struite devient gh1érnlement phrn vaine, plt1s iuq nièt·e, plus aYide de nouveautés funestes, plns mé(·ontente de son état, plus enviense des tondit ions supérieures, plus e11 nemi e des tr-ayaux pénibles, pl us animée de ;resprit ùe censure ei d'intl oc:i Iit é. Ce n'e,st pas sans r a.ir:ion que J'édn ca t ion tloit s'applique1· à réunir la double action cle Ja. religion et de la science: la relJigion demande à Ja s cien ce son Jilwe <·oneom·s, parcequetont cequi tend a:u nni doit a boutit· à elle, pm·ce que tout· te qui contribue à rendre l'intelligenr·t' lh' l'homme plus parfaite et ses idé0s pl us droites pen t se1-vÜ' ù le 1·endre meil1Jeur; la science emprunte à ln religion son appui, parce q ue dans sa


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84 sollicitude à ne point seulement développer les facultés de l'esprit, mais ~L les bien diriger, nulle pa.rt elle ne trouve une influence p'lus efficaee , nne s,anction plus puissante et pli us n-aie. <( La religion est l'aromate qui empêche la. science de se eorrompre JJ. (Bacon). L'instituteur ,s'appliquera d·o nc avant tout à 'l a ·pr,emière die toutes les scien ces, à celle qui fait naître et qui règle les bonnes pensées, les bons sentiments, les bonnes actions, qui seule a pp rend à -l'homme d'où il vient et où iil va. 1l n,o,us reste à étudier les meilleurs moyens de mener à. bonne fin une œu ne si suMime. L'enfant reçoit les premières notions d'éducation au sein de la famille et ·dès l'i\.ge le plus tendre. Mgr Jardinier a dit ù ee ,s ujet: << Qu'iils sont coupables ces parents qui négligent un temps précieux pour l'éducation de leurs enfants!>> C'est sur la cire mo.Jlle, dit un sage écrivain, que s'imprime plus facilement l'image de Dieu, tandis qu'il faut le tranchant du ciseau, de l'effort et du temps pour le graver dans la pierre. N'insistons pas là-dessus, e;e ne sont pas précisément les devoirs des parents qui nous occupent en ce moment. Si le maitre a !Je regret de constater une éducation domestique viciée ou défectueuse, ill peut considérer le mal comme irréparable; par contre a-t-elle seulement fait défaut, il pourra en espérer des succès heureux, quoique sa tâche soit plus ardue qu'av·ec des enfants bien élevés. S'.i/1 y a de malheureux parents absorbés par la préoccu-

pation des intérêts matériels on ignornnts an point de négliger ainsi ·lellJ·H enfa,nfa. nons instituteurs, tàchons an mo-ins de ne pas s111·charger nofre mm,. cience d'nn pareil fardeau. Dès son avparition à l'é<:ole, l'enfant deviendra U'objet de uos soins les pln i-; assidus sous ee ra.ppo,rt. Nou,s nous ap. pliquerons à. lui donner des sentiments reil'igieux, à. le bien persuader que D ieu le voH et l'entend, et qu'Il est l'a,uteur de tout bien. Parmi les attributs divins, c'est Ja bonté qui f€1'.1 .Je mieux comprendre tous les auhes. Tout enseignement ne ,perdra jamais de vue son but édncatif. Bien que tontes les branclles du p1·ogra.mme ne se wêtent pas également à lai culture du cœur, dans la main du l'éritable. éducateur, il n'est tependant aucune matière qui ne lui serve à exa;Jter la Yert u t't ,\ fltstrir le vice. Textes d'écriture, sujets df' composi. tion, exemples de grammaire, auron t pour base une saine morale. Des problêmes et questions de calcul oral adroitement choisis tout en exerçant ,Je jugement de l'enfant, l'encourage1·ont à des habitudes de traYail c.·t d'économie, ·l ui dévoileront par exemple le tort de dis•siper- son argent en fumées natcotiques et spiritueuses·. L'histoire na tiona.le est très pro}Jl'e à anime!' lt- patrioi.ismf', à inspiree les nobles nrtus, à faire ja.Hlir dans le cœur de l'enfant les généreux sen1iments en lui mettant devant les yeux les beaux faits d'a.rmes de nos ancêtres qui, sans regret, donnaient leur vie po<UL· la défense de !leurs drnits et de la teligion catholique. La géographie appeendta à l'enfant

combien la terre est grande, a,ec quelle sn.gc;,:se elle a été arra.ugée pour Je bien • des humains, combien la famille de Dieu est grande sur la, te1Te, comment sa providence patei-ne:Jle a JJOu rvu aux besoins de ses innombrables enfant s sous les a,i'denrs du soleil, au milieu des frimas, et dans Iles tem pérn tures pl us douces. Les chants religieux éveilleront le sentiment religieux; les e;hants patrioti(JUes donnero,n t à l'enfant l'amour della famille et de la paüie. « Le chant, comme le dit uu auteur contemporain, r end hi maison paternelle pius chère, l'éco·le lJlus attrayante, le culte publi c plus solennel; i1l allège le joug de la pauvreté, adoudt les souffrances, attendrit le cœnr des riches et ajoute au bonheur des gens hemenx. iJ (A suivre.)

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Deux questions scolaires

(Suite) J. Le champ qu'embrassent les scient<:>s natuT'e1lles est immense. Il est donc de toute importan ce de trou n°1· un ou1Tage qui , en peu de mots, con tienne la (11_!iutessence de la science et lJrésente, dans un style simple et concis, un résumé d(, toute ·la partie app1'iquée des sciences na.turelles. Ce livre, qu'il semble si difficile de ti-ouYet· et plus difficile encore de mettre entre les mains des enfants, existe d•epuis longtemps. C'est le modeste (u\..mi de l'enfance». Ne riez pa,; ! Parcourez séüeusement, étudiez attentivement la Beconde partie de tet exceHcnt petit livre, et vous serez eomme moi, p.ersna<lé que 1a _personne ou renfant qui sauront commenter ou e~pliquer tous les termes qui y sont

contenus-, pourront être appelés. instruits, et même un peu savants. La méf-éorologie, l'astronomie, la botanique, la zoologie, la miné.ra:logie, 'l'étude des substances exotiques, les principales inventions, etc., y sout esquisséesàg-rands tea.its; il ne r este qu'à déve:lopper, commenter, expliquer: c'est la tâche de l'instituteur. Nous 1'egrettons cependant l'absence dans ce manuel d'un chapihe sur ·]'h ygiène. Quelques d onnées sur les plantes indigènes seraient aussi à désirer. Espérons que le Département de }'Instruction publique voudra bien dans une nouvelle édition combler cette 'lacune. Nous le répétons, nous ne pairlons pas ici de la partie théorique des sciences naturelles, mais uniquement de l'application que 'l'on peut en faire dans la vie. II. Il s'agit maintenant, pour l'instituteur, de transmettre ses connaissances aux élèves. Pour cela le moyen le plus pratique sera, ·1a promena.de bi-hebdomadaire instructive et obligat oire. .Au lieu de laisser les enfants vaguer sans but, il fau t ·leur expliquer tous les phén omène~ qui se p r ésentent à leurs yeux, défini r en déta.illant leurs prop riétés, toutes les substances qui t om1.>Pnt sous ·J eurs sens, ne pas la.isse r passer une circonstance, un obj<et sans y joindre un renseignement utile eit pratique. Oette forme d'enseignement plaît aux enfants, les intéresse, forme l•e ur jugement, développe leurs connaissances, et peut souvent fLVoir des conséquences pratiques très importantes. A l'école l'(< Ami de l'enfance n siera commenté. Cet excPllent petit livre peut même Sf'l'-


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86 vil' aux classes pl'ima.il'es supfrieut1~8. Joi nte à la ledure, rexp lic.:ahon df's termes scientifiques contenus dans cet ouv:rag1.>, constitue u n e1J.1seigneme11!" que je considère comme un des pl us irn · portants qu'il soit possible de donne1· à. la jeunes,se de nos écoles.

de. Qnelle difficulté y aurait-il ùonc de joindre à <·e tte étndf> un cbapiüP frai tant, ponl' cllaquc pays, des considérn.tions éconorniq ues et lJ<}li tiq nes, ancieunes et modernes, qui 1·égisse11t l'<':xistence matérii>llle et mornle de la nation? Auennl:', ass,u1·ément.

· l ; n moyen d'enseignement qu'il est important dP ne pa.s négliger est l"ul"ilisa.tion des bibliothèques, et, si vossible ,la visite des mu:,;ées. Il senüt aussi à dPsire1· que les institutpm·s rl.éwloppas'seut leur instruction en lisant bl 1 anconp, en lisa.nt to,u jonrs, et eu se t<'nant au courant des progtf'S ré1alis<5-s dans le domaine des sciences prntiques.

Les i>xerciees de mémoiee, l'étude du mot-ù-rnot, }es lctt res,, ·]es mathématiques, ne doivent, eettes, pa.s êtn~ négligé<"s, mais qu'on aeem:de cependant un peu de pince n,u Ùl~velo])pement du jugement des Plhes. S i, an moyen de rens{·ignewf·rlt intuitif, on obtiént ne !:li heureux résnlü1 ts sur l'intelligence d e~ l·ufants, combieu seront impodauls lt·s rPsultats obtenus pal' l'a.d,iptation dP l'enseignemc>nt pratique au dén4oppement du jugement ùes adolescents. X . Y.~-

III. Kons parlerons rnainienanL de l'étude des histoirc~s modnue et contemporaine. L'histoire sainte, l'histoire eccllésiastique, J'histoü-e &nissP, t'histo·ire ancienne, sont chm;e ex('el]ente; mais n'imitons cependrw t paH Ltstrologue de La Fontaine. J·ctons an::,;;.:i noti regards sur l'histoil'e modeme. Je snis pa.r faitement qne !l'e sujet est M lical N qu'il réclame, dans son expoiütion, nne im,partiaihté de v1ies qn'i.J t'Sl difficile de trouver de nos jo,urs. Nonobsümt cet obs·t aele, U est indispensable que ]Ps instituteurs possèdent une connaissance, au moins ·superficielle, de l'histoin~ des Etats qui cans.ti.tuent l'Europe mode-rnc. Les grands événements 11ui out boU:lPvel'sé .Ja situation politiqne du monde actuel méritent d'Nre étudiés, et, à moins d 'ètre un ignor ant on un imbéeile, on ne saurait ·les ignorer. Le moyen de pa.rvenir à cette connaissance Pst moins diffi<.:ile qu'on ne se l'imagine. On étudie la géographie phyiiique détnillée de tous Jes pays du mou1

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Bilan géographique de l'année 1900 et du XIX c siècle (Snife.)

15. La pé11i111511lc dc/5 Balkcws appadenail entièrement à la. Turquie et comp taü üé,ji\ a lors nnf' po11U lat ion de lt\ milùfons d'haùi t antH, qui n 'a guère a.11gruen té depuis. }fais :la puissance ottomane, asiatique d'origine et senlement (( campée en EnropP ». antipa1.hiqut par i-;es mœurs rC'hîthéPl:l, 8::t 1·eligion rnn ~u lmane et i-;on despotisme adminis1.rntif. a. :,rnbi depuis 11m• sériP de reculs, llu:aux ut taquet; de la Rnssü, nu au :,;onll·· vemcnt des ptovintf's opprimées. En 181~,· la Russie J11i culhc la Bcssai·abie et ln <'au('asie; e n lSHO, la Gn;<·c deYient toyaume indPpendant, penda~t que l'Alyérir devient française; .en 18~:-{. el'le pcnl la 11oldaYil:' et la \ alacllw, devenus rovaume de Roumcinie; la 8erbie auti-e r~yaurue ; le ,JJonténéyru, pl'iu· ci;anté indépendante; la 'l'hessalie, cé-

dée à la Grèce, ht Bosnie, occupée par )'Autriche, et même 'la. B 'nlgarie, qui derient autonome et q ui s'annexe ten 1S86) iht Roumélie orienfale. Enfin, l'île de Crète lui é('ha,ppe en 1898. En somme, la domina.tion turque, qn i aurnit déjà été refou'l ée en Asie, si elle n'était soutenue par le jeu de la diplomatie, ne compte plus guère en PJ.urope ,1ue G,000,000 d'habitants, la Bulgarie :l,800,000, !J.a. Grèce et la Ser-bie, chacune 2,400,000, le 1fontenegro et Candie, chacun :.!50,000 habitants. Toutefois,, grttce ,'t leur fanatisme, à Jeurs qualités guel'l'ières e•t i\ l'a ppoint des populations musulmanes de l'.\sie mineure, les Tm:cs rest ent une puissante politique et milita.ire avec laquelle il fau t compter. Tel est, sommairemi:>nt, le ta.b'lean des yicissitudes politiques qui se sont passées dans notre << deille Europe >> penr!a.ut le sièc'le qui Yient de s'écouler. Le nombre des souvera.i netés bii:>n 11istinctes est resté à ,peu près le même: nue vingtaine. Les Etats modernes ont résulté d'abord de la disloeation de J'empire na.po'léonien; puis des rnodifi('Htions de l'empire germanique, de l'agglomémt ion des provin ces ital iennes, enfin de l'émiettement de l'emp.ii-e ottoman. Parmi ces Etats, en peut en di:::itingner qui sont dans une situation d'af. faiblissement ou de stagnation, tandis que d' autres prospèrent d'une manière 1·onstante, plns ou moins rapide et parfois inquiétante pour leurs voisins. Six d'entre eux, réputés grancles puis.~a.nces , interviennent généralement dans les questions internationales pour majnteni r ce qu'on appel'le « l'équilibre eurnpéen »; ce qui n'empêche pas chacune d 'eHes d'avoir ses vues plus ou moins égoïstes. Aux premiers rangs se placent la Russie, l'Allemagne et la France pour la. puissance militaire: l'Ang,1leterre et 'la France pour la. ma '. rine de gucne: l'Angleterre, la France ft l'Allemagne pom les ressources fi-

uancièi-es, qui jouent un s,i grand rôle en cas de mobfüsa,tion: car <( l'argent est touj ours le nerf de la guerre >>. Dans la revue précédente, nous a.vonr:; omis la question de,s finan,ces, budgets et dettes, comme a,ussi celles du nombre des soldats et de l'importance des ,tr.m ements, qui ont, avoc la question financière, une relatinn siiétroite. Ayant sous les yeux une cuheuse carte sta.tistique de l'Europe donnant pour 1820 les chiffres du reveirn et de la dette des divers Etats, nou s en extrairons quelq nes exemp1'es qui, pla,cés en regard des chiffres actuels, ,p ermettront des comparaisons instructi.ves. A insi l'Angleterre disposa it. déjà en 1821 d'un revenu de plus d'un milliard: chiffres énorme,s pour l'époque Pt qui s'expliquent pa,r 'les grands sacrifices q ne cette na.tion a. dû faire da.us sa lutte contre la puis,s unce napoléonienne. Son budget actuel est de 2 -milliards et d:emi, et, chose ra.re, sa dette au 'lieu de s'actroitre, était descendue à 17 mi lliards en 1898. En 1821, 11a. France figure avec 860 millions de revenu et une dette modeste de 3 milliards. Actuellement, e1le est dotée de 3 1/2 milfütrds de revenus, mais sa. dette a plus que décuplé en 80 ans d dépa.sse :H mil1J'iards; c'ei-t t!e beaucoup la ,plu~ forte des dettes natiouales. Toujours entre ces deux 'da.tes, 1820 el 1900, le revenu de :J a Russie est moulé de 360 millions à ;3 millia.r ds, et sa dette, de 1400 millions à 18 millia1·ds; - 1Je revenu de l'Autriche es,t monté d e ;120 millions à 2 1/2 milliards, et sa d€tte, de 2 milliards à 15 milliards. L' AJ!Jemagne a.ctuelle a un budget d e 3 milliurds avec une dette de 18 milliards. Quant à l'Italie, son budget actuel e"St de 1700 milaîons a.V'ec une dette de 14 milliards. On le voit, lai progres,s ion est énorme pour les six grandes puissances , dont les ressources réunies montant à 16 mililiards1 sont absorbées en grau.d e partie 1


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88 pour faire face à des armements insensés et au paiement des intérêt s d'une dett-e totale de 120 mil'liards ! Hounem oblige, mais la. gloire coûte cher '. Les pays p lus modestes, qui font moins parlel' d'eux, ne SO,JJ 1 pas lei:; moins bien pal'tagés. A .-M. G. (A suivre.)

Moyens d'obtenir le concours des parents pour assurer dans l'école le travail et la discipline. * LeUre d'un vieux maître à l'un de ses anciens élèves, instituteur comme lui. ~fon jeune ami, Vous voilà donc bien triste, bien découra.gé, bien rua.lheureux, pa.r ce q ne, me dites-vo-us, malgré vos efforts-, votre zèle, votre savoir et vo,tre constance, vous ne réaJl'i sez pas dans voh·e école l'idéal que vous aviez rêvé d'atteindre; parce que vos enfan ts ::;ont paresseux ou indifférents dev,a nt l'étude, enfin parce que l'obéiS's ance et la docilité leur mamquent presque aibsoŒumen t. Ce qui m'a le plus fra.p,p é dans \'OÜ'e longu,e lettre, ce sont moins yo::; doléances, - pardonnez-le moi - que la j ustesse avec 'l aquelle vous avez découvert la source de toutes le::; misères que vous endurez, des difficultés que Yous avez à s urmonter dans le présent, et de celles que vous entreyo,yez pour l'avenir. Le manque ·d'unité d'adion entre Ota famille et l'école, voilà , en effet, l'écueil à redo uter, la triste cause qui paralyse la p lupart du temps J'influen ce bienfaisante d'un maitre M,oué. Eh bien! mon ch er ami, s'i:J fau1 lutter, nous lutterons. Voici votre vieux maître tout prêt à vous a rmer et ù mai·cl1e1· avec vous. Mais aupara.vaJJt, rechertl.1on::; ensemble ·Jes moyens dont vous pouvt>z disposer pour amener les familles à ,·o us seconder dans l'œuvre d'éd ucation et d'instruction de leur,s enfants. IRs difficnlth;; ne provic>nnent -C'l les

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pas de de ux causes: ou d'une hos tilit préméditée et raisonnée, o,u d' une indit férencc COULf)able, non moins funei:;~ dans ses effet s que l'h ostilité mêmer Je me hütc de d ire, cependant, que l'hostilJtô -se ren conü•e rarement et qu'il exis t·e, en réalité, peu d'advel'Sai. res déclarés de l'instruction ou de ceu:t qui } a donnent. Du reste, ailors méme que quelques Tares fa.mines agita.ient sous une semblable inJ1l.uence, ne voua désolez pas, mon jeune a.mi. Hostilité! rnilù. un b ien gros mot, et cependant (allez-,ons me croiœ?) i1L rnut mieux, en ce qui touche ·la. question qui noua préoccupe, trouver del:! ennemis que dei indifffrents. Avec un ennemi on veu t agir de ruse lorsque la force brutrule est inte1·dite; on peut faite appel à l'intérêt, à fa rai, son, -et 11'on peut espérer, en accompli1:1sant son devoir, de lui ouvrir enfin ·les yeux et de le ramener à de meilleurs ,sentiments. (( l\1ais, rue direz-You i:; peut-êüe, chez ('eux-'là, l'au totité du maîüe est tournée en 1·idicu'le devant l'enfant ... ; on ne ti('nt pas compt e de s,es ord1·es ou de se11 défenses . .. et eut.l'e le désir de l'insti, tuteur t>t <·elui, souYe-nt conlt·aire, de ·la famille, l'enfant l'Oit toujours ses pa, rents opter pour le t11·s capi·ices pen;un, n els, a n m épris des ordo-nuances du maître . . . L'éc()Jl.ier C'D rapporte ù l'éeole une s,or te de dédain pour uue parn le qui deYl'ait t ouj ours êü e respectée, une manière affed ée cle ne s'éruou l'Oir de rien, e t d'aucune réprimande sur quelque ton qu'eI1l1e soH fa.ite, et le mait re est dès lors dans la n éce::;sité d'agir vigoureusement. » Oui, assuréllleu t, lorsq ue de pm·eils fait s se produisent, Yous devez imposer Yotre yo]onté -et la ma.intenk Vous devez même fa.ire appel à l'autorité corn· pétente, s'il y a lieu. Car un enfa nt ani· mé ùe pa1·eilles dispositions ser·a.i t à. lui Re ul la piene d'achop,peweut de votre ti-arnil et de ms effOl' ls. Si iJa. dou ceur de ,·os manières, l'affabili té de votre

dra compte de ses bénéfices; il raisonuera mieux ses opérations tant à ·l'égard :de ses clients qu'à ce:1ui de ses founü sseurs; l'a rtisan dépénsier con1ractera des ha,bitudes plus régulières au taùlea u de ses sueuts prodiguées et q ui, aujourd'hui lui cons tituel'aient un terta.in ,ca'J)ital, lequ el entretiendrait l'aisauce à son foyer, l'augmeute1·ait on 1\ ferait pénétrer. )ia.is ûc.i comptabilité d'un simp:Je ag"l'ienlt eur, d'un a1·tisan , doit-elle êüt· c·aJculée sur eelle -d u financier ou du grand négociant, et faut-il absolument que 'l'éco le prima ire enseigne la part ie do uble? Je ré;p onds n on, car la partie double ne s'adapte que médiocrement a ux besoins <le la campagne; vu le temps et 1les soins qu 'elle 1·éclam e, cllt> * La comptabilité à l'école primaire se1·ait bi(:"utôt négligée pour faite JJlaec> à quelqu e chose de plus simpile, de plus La COUl]Jtabilité e8t, Sl1Ul:l <:Oiltl"edit, expéditif, qui présenterait né anmoins d'une utilité générale. Le campagnard, tomme l'homme d'affaires et le coru- toutes les conditions de c'larté et d'emn-çant, a besoiu de se rendre compte xactitude nécessaires: c'est donc la parses affairt:>s. Quel'l e que soi t. sa condi- tie simple qui con,ient à l'école pridf' sa gestion, d'a voir consta mmen t rnaü·e. Hon::; les yeux 1111 tableau dt• l'ét at de J'a.d met s que la vartie simp1le, ne vrémodifieront ü son a van tage sa condi- sent,an1 pas pour une maison de com1ion, Joute personne qui fait des recetmerce, 0 11 unt> exploita tion quelque peu 11:'S et dPs dépenses a, dans 'la comvtaimporta.u te, 1ous les éclaircissements hili té, un guide, un con seiller et un ai- désira.hies ou une certa ine facilité de dt.> qui supplée à l'insuffisance d 'une recherches, se YOie préférer 1la partiP 111émoire p lu::; ou moins fidèle, et sou- cloublt>; mais le:,; mêmes taisons n'exisren t l'examen de ses livres s uggèrera, tant pas ch ez le ma1·chand en cléta i'I, lP ù !"homme hop confiant ou trop peu petit pl'o1n·iPtairc>, le sim ple al'tisan. Ot~o llciPux, des réflexions s,~l,utaires qui cupons-nous (l(:" la partie qui s,era 'J.a modifie ron 1 ù son a rauta.g<· sa <·ondinlit> ux corupl'ise, la mieux pratiquée, tion personnelle et l'administration de eefü• dont l'étude et l'applieation au SC!-1 bien s; il règlera sa dépen se d'une foyer dema nderont rnoüu, de t emJ)S, fa \;on plu s judicieu se, il ve.iller a à ce tout t>ll atteignant 1le but désir ('.> . Lé.L duque l'ordre et l'économie règnent dans 1·ée r estrt>iute ùt- l'ann ée scolaire 11c l.t maisori. Le petit marchand se 1·en- non-::; pe1·mettrait pas de , •o·nel' à la pat·· raractère, votre j ustice, ms gronderies. d'abord amicales, puis sé,·ères et rirToui·euses, n'agissent point, il faudrn bien 11rri,·er aux moyens extl'êmes, aux irnuition~ q~,e le rè~lemen t permet et, plu::; ta.1,d, a 11 appel a une autorité plns redoutée que la vôtre. Convenons-en toutefois, ces cas sont rares, et t'est p'lutôt con tre lïndifférenc;f que vous avez à lutte1·. Comment lutJerez-vous '? Laissez-~oi d'abord vous dire que, d'une mamère générale, ma conYiction profonde Pst que l'on n 'a.git gnère avee frui t sut les parents que par 1J.'intermédiai1·e des enfants; en d'autres ternies · douner à l'enfant Je goût et le désii: d~ rt>mplir son devoir, d'obéir à son maître, de lui fai re aimer l'école, c'est le 1Ueille ur rno,ren d'obtenir quelque chose des parents. (A suine.)


90 tie double tout le soin qu'elle réC'lame sans nuire a.ux branches principales. t't Hi nous ne mu lons pas néglig·er ces dE!i-uiètes rpom· favoriser une branche RCeessoire, les éli>Yes n·acquerront que des uotions incomplètes et conséq uf'rnnu•nt insuffisantes dans la partie double. Le tr'a vail del 'écO'le sera totalement ou 1wesqnc t·otalement pe1·du, car· son imperfection le fera délaisser e t oub!liE.•1· en mison des lacunes qui le rendl'ajent obseur, inintelligible et, partant, d'une applieatiou souyent difficile et rnême impossible. Combien y :1.- t-i'l de nos écoliers prima.ires qui seront appelés dans 1Je coms de la vie à faire dans un établi:,isement quelconqut> de la comptabilité en pat·tic doub1lf''? De quelques écol es de la c·ltmpagne, pas un seul; dans un gr and nombr-e, Us seront excessivement dair8cmés; ù la v ille ce sera peut-être d ifférent, mais ils ne seront pas la majorité: pom·q uo i don<: saerifi<,t une majm·ité imµosante ,\ une infime minorité'? Les parf'nts qni déHirera.ient que leurs <'11fants fissent DU C'ours <.;ompilet de comvtabilité en pa1·tie double, n epourl'aientils pas ·les envoyer dans des établissements d 'iustrud ion scC'onda ire? x·v a-il pas en suffisance, de pal' !(• m~nde, des collèges, des éco•les professionnelles et industrielles'! Et l'école primaire n ·at-elle pas surabondamment de bPso.gne, et une besogne ardue, sans qu'elle endo1:1se bénévolement lefarden u tr·op!Jourd de l'enseignement secondaire'! Ce seraH non seulement peu ra.isonnable, m,l-is encore r·idicu le de voulofr sacrifiei- le nécessaire et l'ind ispensa.ble.au superflu. (.!u~lles T'éflexions fe1iez-vous eu voyant une per-sonnl' parée <;omme une d\1-

cbesse et manquant de pain à la maison'? Vons la ('roiriez fo.JJe on excessivement rnniteuse: ce serait p e ut-être l' un ou IF autre en variant de l'école qui sor. tirait ·dt> son ra.ng -et d e Sf'S attribn. tions en enrpiétant sm· un domaine au dessus de ses forces et de s,t pot1ée: 'la parure µeut-êtr e lllétamo1·pbos<"e, taudis que les notions vagues et iucomplètes seraient peDt-Hre <l'u ne ap.p li<.:ation dnngereuse. Mais s'il étai t possible de faire qu<::>lquP eho,S(" de satisfaisant dans la partie double ù côté du 7 pour <'ent pour 1la lecture, ne serait-il pas pré· fét;able que les prü'{lortions fussent ren. ,·ersées'? li est .rai que lorsque J'o,n est si fort en lec:1 ure, on bril'le ,.Ü'lleu 1·s à peu près d u même éclat. (.A suivre.)

tit•lent dramatiqu<>. de candeul' même mL·t·,·t>iJle t~sem enj r<::>ndu pat les in'. tel'JJl'ètcs. Mais La ~ontaine n 'est pas sC'nkrut>n t .nn fa buhs.te, un 111 oraliste nn. dt·arnnt1st<~, j1l c:st eu1·01·e popjc pt'1nirr. 1:-é bien, c· est lH'érisénwnt 1.:e rbté poé tique iet pitto1,esque qui disparait sou:-ent da.rn3, les fables lues; Jes plus lrnb1les y ·sont pa1·fois trompés par nu~ règle f?rt jul3te en soi, mais d 'applirn t1on dé llca:te. Les faibles di sen t-i'ls doi,ent f>tre 'l n es simplement. Sanl:l do-u'. 1~, mai!:; Y a. b_ien des sortes de simplir1t(>. La. snupl l<'Ité peut être nue froide platl' on e~1n·ei,:siYe, iurng<"e, µathéti'. 1p1e. Or, pmsqu-e La F'onfain<.> a lr ouvé IP _rn o:re11 d "f>frt• grn.nd poète et g-ra.nd perntte, loll(" f'n r estant dans ·l'a Y<'rité 1•t la silllplititf\ Yofre deyoir, à ,ons lectr t11·, est d'Hr<> poéti<1 ue et vittol'esque ~aus 1:0ss,er d'Hee s.iuiplc et Yrai. ' 1'1"e11ons quelques exemples:

Comment on doit;réciter les fables

Du pa.lais d'un jenne lapin , Dame belette, uu beau matin ~'empara... c'est tme rusée! ' Le maitre étant a~sent, cc lui fut chose aisée Eli,~ port.a ch~z ~~1 s~s péna.tes, u11 jou 1 ' Qu 11 êta.Il aile faire a l'aurore sa cour Parmi le thym et la rosée. '

Les Fal:1les de La, Fontaiue sont le gt·and liHe de récitation et cle lecture. On les enseigne aux pins petits enfants; jeunes garçons et jeunes filles y trou,·f'nt un sujet d'études et de récomp·en::;e; des bornllles mûrs se plaisent à y monh·er lenr talent de diseurs; de11 vieillards en l.'itant sonve-nt q1H; 1lq11e11 fra.gments à l'a.ppui de leurs consei ls; t->nfin, les artistes dramatiques les pl us célèbres choisisS<!nt vol ontiers l'oc;ca· sion de qu<::>l que concert, de quelque séa.nce publique, pour faire parler le ('hat, le lapin ou la fourmi, de cette même voix qu'interprète Clitandre, Arnolphe ou Horac-e. li sernbl·e donc qu'il n'y ait plus rien à, dire sur la façon de lire L;:~ 11'9ntaine; t ous les secrets d' in. terprétation de son génie paraissent déc:ouverts, et un téméraire seul peut p1·étendre y trouver un petit coin nouveau. Je crois pourtant qu'il y en a un. Tout <:e que La Fontaine a de finesse, de grâce, de sensibilité, de bon sens, de

p11t

et

i!

,J'ai <•ntf•_ndu dire cdte fn IJle 11,JL· nn hoJ1nne q ni a pmté. rad d<> la. didion jusqn·au g1;n ie, 11ar .\l. Kanrnon. Hé bien ri m·a S(·mblt> qD e l\J. ~amson sf' l t·om'. pai! 11 ~1 1~en dan,,:; et> passage. 11_ drnait (< dn palaù, >> eon11u<::> ::iïl r ara1 t (( dn logis))' « Dnm<> helej le:> 1·omrn e s'il y .rrnit (( Ja belf:'tle >>. << El'le 1,01 fa. ('b t>z lui :-;es péuates l>, comme s'il ,\ an~it ," sïm; 1a.lla ))' f't il (( était al'lé a11·p a l a u1·ore sa f·om·, Parmi le thym et la rosée.

1·omme s'i·l' y ,lYait te qu'il 1~ta i1 ullé 11·.outer le thym dans la tosée >>. l'our _1en~ r:s l.f'r dans, 1~ natm·i~I e1 la ,·é1t\\ il cl1ssmrnlai t ;J;:1 porsi·e de ees mots ... <<palais ... p énntes ... fai1·e à 1·au.1·l' sa.. c·on1· n, il demandait poDr njnsi 11·e g1·ac:t" ]Jour PUX, il lPs noyait. tians ~ <·ot~1·::; la d id ion. J 'ost• peni:.er <:On "' lu1 'Ill l'l faut lei; fail'c valoit. L'al'tde a P ont:liue a été p1·é<-i::;émrnt cle 11H,t--

<!~

tre côte à rôtf' et sans d issonnance dans c~ court passage, des ,·ers de pu t·(: f'oméd1e, c·01nme « s'emptu·a ..... <.;"est une l'USée 11; des \'ers de simple r écit comme: Le maître étant absent, cc lui fut chose a.isée,

Pt l es plus fraiches images poétiq neR. Pmsque ces eontl'astes font si bon ména~e dans sa ~able, anaugez-rnus pour qn 1ls se manent aussi heureusement dans ln diction. Soit! di1·ez-nms mais c;omrnent:' le moyen est bien ;impie. P1·ononc('Z ces mots, (< palais. . . pénates ... faire à ,J'\tui·o·re sa conr >1 a,·ec une petite t>mpliase ironi nuc~- aJ·e; l'air par Yofrr intonation, d/ rn'us moquet'. nn Jw u YOns-rnc~mt> de ces moti,;; i'ls garde:·on t lem· eff:t et pel'dront leur a.ppret; La. Fonfame les a. ~crits en souriant, soul'icz en les disan1. Un auüe exemple : Un pauvre bûcheron tout couverl de ramée;

Beaucoup tle leete nrr-; disent cc" vers tomnw s'ils pa.1•lteraiie nt seu'lemeut d 'un paun:P homme qui a nn e Jourde charge de bo.ts sm le dos; ils le vlai_qnent, as Ïic le pc1r111c11t pas; Je mot « rnmée ,> dt>l'iPnt 1111 i_uot masculin, ils ne prononcent pn s l <' muet et cet admirable vers n 'est J~l1us que J,e r écit d'un fait· chez La Fontaine, c'est un fait et t;n tab!ea_n ! L?in dP siwµ lifier C:P vers par la d 1dwn, il faut pour aiusi d ire l'allonger! loin de snp}Jl1I1Wr 1re muet, il faut le p 1·olougel' ! on prnlongera. a.insi IH ralllfr rlle-m{,nie ! J'a.i bt>soiu d e voir eu ~0111,1 t'n1endant, te pa.uvrf' Yienx 'en foui, cnseYeli au rentre d'un ama'.s de l.Jranchages qui déborde de tous iles côtés. ITé bien, t>touffez la voix sur J,e mot <<co uvert n, lllettez deux <' muets à « ramée », et an lien d'un -simple détail de narra.te ur, vons aurez Cf' qui est dans La Fon1aine, 1111 grand vers de poète f'l de peintre. .\ ntre ex<"rnple: Les alouettes font leur nid Dans les blés quand ils sont en gerbe C'est-à-dire environ le temps ' Que tout aime et que _tout pullule dans le monde.


· 92 Nou s t enons là, en plein re.lief, un des caractères d u génie de La Fontaine. Tr ois premiers yers, très siwples, tene à t erre, presq ne pros,aïques, aboutissant tout ù eoup à un gr·and Yers à 'la Luetèee, un Yers snper be de tourn ure et d'énel'gie, et· qui saute par dessus la 1·ègle de céirnre, pom s'épandre p l us largemen t. 01·, sa rez-vous q ue:He faute se com met pl'esqne tou jom-s:' On r écite ces q un tre vers sur le m ême t on; de fa.çm.1 qu 'il va se perdre, se noyer dans la simpJ icité des üoi s prenüers vers, c.:e spi enùide q uatrit?-rne ,ern qu'il faut lnnc!:'t ù plein vol, 'les ailes étendues, comme un o iseau fclata.ut qui se lève tout ù coup d'un buisso,n, et rou s éblouit en s'envolant. .\ utre exemple til-é der« Om s et 1'-\ rnatenl' des jai-di ns- n: Non loin de l à, certain vieillard S'ennuyait aussi sa part, Il aimait les jardfas, ét ait prêtre de Flore, Il était de Pomone encore; Ces deux emplois sont beaux, mais j'y voudrais Quelque doux et discret ami. [parmi,

t-,entez-Yons le conti-aste entre ces deux pr emie1·s ver s, si modestes d'allures, et la tonrnure poét ique des quatre anü es:'? Oui ! Eh bien, faites-le sentir! JI est smtout un mot que je rous reeommand<:>, c'est le mot (< 1mrmi ». Tel grammai1·ien mus dira qu'il y a unP fa nte g r awrnaticaile, dans ce wot a insi employé. ((Parmi» est uue p r éposition , il doi t t ouj onrs êüe suiYi d'un régime. Or, La Fontaine remploie a bsorlument comme un ad.verlJe. .'.\lais a.vee que lle grâce to,u cha:nte ! Ce tenne, ainsi jeté tout seul à la fin du ve1·s, a quelque c.:hose d'inach evé, d'inexprimé qu'i l faut tftcher de rendre pat' la voix. Arrêtezvous sur la voyelle fimtlle, trouvez moyen, pa.i· doueeur du ton, de peindre dans ee mot si court, le doubl P charme de ce que JJO·ss€'de ce vieillard et de ce q ni il1ui manque, faites-moi rêrer'. Je pourrais multiplier les exemples iL l'i ufi ni; 1·enx-ci suffisent IJOl.ll' 1·euche rna pensée, qm· j,e résume dans ce cons-Pil: ttnan"ù Yous tro,u ,·ez dans un Yet.s un

93 grain de poes1c, recueilllez-le précieu. sem ent, eomme une parcelle d'or, et eu. cadrez-le dans le cours de l aphrase, i 1 éciJiairern tout le reste. Ernest LEUOUVE, de l' Académie frarn;aise.

res doivPnt être, au prèallable, lus avec soin }Jar 1e maître, expliqués. commentés dP manière 11ne lf"s enfants Jps cornprcnm•nt pa1·fa.i temeut. On a.nra soin auss i d"expose1· anx éli:.·res la mora le qui découle des fahles, et, * La récitation à l'école primaire ponr que •les mon:eaux app1· is fassent nu(• impression plus lJt"Ofonde et plns La. récitation à l'éc-o·le primaire doit durable sur l'espr-it et le cœur· des enc·ollltIH~nee1·, dès 'le cours élémentaire, tants, on ne mettra entre Jeun, mains par l'étude de poésies d'un gente ttès ,1ne d<ôS ouvrages c-o.n nma blemPn t ill irnsimple, d ioisies dans La. Fontaine. Flo. trés. t ian, l'au anl , Bailly, l"abbé Aubert, Onti-e 11ue ,Ja r éc:itatio11 peut et ùoit Berq uin , Na.ndet, Guichard, Loui1:, Ra- ~erYir !t l'enseignement de la rnoi·a lC', tisbonne, Jean .Aycard, Piene Lacham. tout en onumt la mémoit·e de l"élèn• bt->c1 ndit', Larnadine ,Vic.:tor Hugo, )frs. rlk peut enco1·e être utile an point ùallles An_iable 1'astu, Desbordes- \ ' al- rue ùe 1J'enseignement de la. langue. On rno1-e, A naïs Ségalas, etc. Ces poésies peut, en effet, donne1· aux enfants i\ do:ivent êfre ù. ija port ée des eufant!!, t1·anscrirp les 11w1°ceanx de voésie eu courtes, g!'Hduées, sans mét aphores, p1·ose. _\p1·ès avoir fa it ce trarnil de 1-é sanrs s;dle}J'ses, sans ellipses, sans ar- ,Iatlion, il est él'ident que les enfant.,; chnïsmPs sm·tout. autont ,saisi parfai1:Pment le sens clt~s Dans les autres <.:ours o npeu t ajouter mots et des phr-a.ses, en même tern1Js ,wx wor<.:Paux de JJOi'sie des mon;eaux qu'ils au r·ont fait lit un ,·édtable exer-de prosP, p1·is dans llerna.1·din de Saint- cit.:e de langue. .-Uf'rell CH_lRRO_;_\". Pie1·rl', C'hateRubriaud, Bossuet, Fém'• •Jou, Jean-J;itques Rousseau,ddlaist:re, Remèdes aux défauts corporels 'l'hiei·s, Mignet, Vidor Hugo, Lamar- 1. Qu,e,Js sont les prineipaux défauts tine, etc. Le ehoix est d'ailleurs trt'.~s pro,, -enant d'un vic-e 01·ganique ·t considérnlJlle et nous ne prétendons Ce sont. le bégaie ment, le sti·a bisme, JJOin1: limiter cel ui des institutem's. a myopie, la dureté d'oreilles, le eé<.:ité, ::Uais, sniYant l'a.vis ùu célèbre wornlis. l'.t surdité et "ln smdité join te an mu,r· J • f d , 1sme. . 1. e .c..,1eo e, 11 ne a.ut · onue,i· " a,ppren- ·) , -· Comment dmt-on se 1.:ompo1·t e1· dre .pai- cœnr aux enfants que ce q ui est . . a l'éoganl de ces défauts <;orporel's '? << üè:-; bon ll, car .les mon·eaux appna Les défauts cotpo1·els qui proviennent dans :·enfarn:e et destinés à rester dan 'un Yice de l'organisme ne peuvent lu mémoire :-;enent na.t nre:Jlement d 1tre guéris que par un traitement mé' r wodèle~, c~t influent considéntblement < ical. Il ne fa ut pas uégli.Q:Pr des affe<;tions sur la fo1·ma.tiou du ,s tyle dans la con· tl ~ ~ ~ ée geme. Dès l'apparition des p 1·eyersatiou et daus la composition. nue1·s symptômes, on do,it pi-endre les 'l'ous les rnoreea ux proposés aux tslc mo,y ens :Jes plus ,sûrs d'a rl'êter les progrès du ma.!, c'est-à-dite con sulter un

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médecin et sui n·e fidèlement ses pt·eseriptions. On s'imaginP souvent pouvoir· se haitei- soi-même, et eu attendant on laisse passp1· k temps le pin:, p1·éc·ieux pont la guéeison. :3. Qn'y a-t-il ù. fai1·r pat· 1·nppoH an bégaiement'? LP bégaiement ne- doit pas i'- lre co11 sidér~ comme une man,,aist~ habitude, mais au contrnÏJ·e comme une infirmité pl"O,cédant d' nn vice de eonfo,1·mation de l'ol'gane ,·ocal que rF on doit ti-aiter d' api ès les règles connu.es. Lïnstitutf'l.n- ne peut rien faire pa1· lui-mêmt•, s,i nou encourager les enfan ts IJat· des pi-oeédés affeetueux, et IPs obl ign· à pai·1lPr lentement, sur un ton grare, et à respire1· forteme n t a vaut de p a l'le1·, afin que la. poitrine se d ilatP. 4. (.!ne fau t -il obsen ·e1· r-P lat i,ement ù la myopie ? t-\i la myopie n'a. J1as sa. canse dans la c·onfol'matiou défPdueuse des organes. on peut 'la. prén:>nir en obligeant ]"enfant i\. te11ir son ·Jïne de leet"lne ,'t nnedistance eon,enable des seux t•t ù conservc1·, en écri nmt, le COl'}JS da.ni;; un0 posture anssi drnite que possible. Il doit aussi se gardPr de .la YUc des eonleurs trop vives. - Pour augmenter 1J·a foi:ee de la vision, on peut encore c.:o uvrir d'un ton ye1-t ma:t 1es, nrn rs de l'appartement. On fortifie également ]P H .reux en le:s ht.Yant ;;Lvec de 1l'eau fraîchP et pure. l\fa is le meilleur moyen de fo1·tifier 'lPs yeux faibl-es, est de les h:tYPr ayec un mélange de lait t iède et ù'c'an. 5. Qne faut-il faire ,t l'égard des t>nfants q ni entende11t difficilemeut'? Tl faut veiller surtout ù la pr opret(> de leurs oteilles, leur 1·eco11u11andeii.1 Ussi de ten ir la bouche ouYeete. LP sens de 'l'ouïe s'.1ffa,iblit pat deicoups s 11 1· la. tête, par 11'c refroidissement subit. de la. tête en (>tat de trauspieation, par le sommeil d.i.n s des lieux hum ides, et par le séjom p1·olongé en dc 1-; t>nclroit:, üès brn~',rnts. (A suivre.) 0

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Partie pratique - o-

Style Jp;rn écr it à sou fr ère pour lu i ea use r ll' ngri· enlt11re. Va ns cette p r em il•re lettre il lu i parler a dt> la co m posit ion rln sol et rlu sous.

s ol. - (L e maitr e p rofitna d'nne pr omeu n. tle S(;Olaire p ou r faire Yoir tle prè:-; n.nx éh' V(·s les 1liffé r ent es eoud ies fln sol e t llPYe· loppe r lln n rnta g·e c-e!- notio n s.) x ... , le ... moi. Bie n eber fr ère, P uiNque t u ,· as hie n tôt quitte r l'éC'ole l)Olll' te vone r ù l'a.~ri cultu re, il ne sera pa s s a ns p rofi t p om· t oi q ue je t'écrin q ue lques fois p ou r te cau sn d'agricultu re. Anj o urffhu i je e ome ncerai p a r te pn l'iel' cl u ROI r1ue t u es a ppelé à at'l'O!'ler de tn; snem·;;; et· :l fücomler p n r ton t raxail. O n a ppelle sol p rop rement ù it la eou ehP cle terre trnya illée pa,· les instr umPnts. Pon r lJu ' il soit b on il doit s t1 eomposcr d<'s q untl'e é lé nw nts sni\'ant,; : argilP. c·aleair e, s ilic·<' on ~nbl<' et humus. Co 111 1rie ces te r me,; Ront 1101.1ven.ux pour toi. k Yai;; t'l'll (lonnPt· ln signifiea tlon. L 'a rgilP u'L'st a un·e c hose ,1ne eettC' terre g laise, c·olllpn ctE', sOU\'<'llt un peu hlai1C'h ûtr e qni se f c nfüll<' q na n cl il fait sPe. Le ,·akairt' eRt ln p ie1-re ù eh a nx. L a nait\ le llltl l'ùre et les coq uillnges s,mt ran gés parm i les culca.ireR. P ar la c u isson on peut les conYert ir en eha n x <JU<' l'oll nlilise l)O lll' faire le mortie r . Le 8.J hl l' s e compose de pelits fr agm en ts lle pierrP, la nlli s q ut" l'hnmm; t"St fourni e par la (léco mposi lion LleR Yégétanx . des J'euilles q ni lüm bent e t p on1TissPnt sm· ln su rface du ;;;ol. C'eNt. l'(•l(·m e u t k pins uti le en.u se de ses p t·oJH'iétf>s fer tili:sa n tes. Non~ la c·onche nrable que 11uus ('llll iyons se tl'ou ve te son f;.,sol. li :1 ~wssi trnP eert ai u e inftnen. C-t' s ur la vt'>g étalio11 ,m il·aut sa. composition r t sa p e r méa h ilitî•. Pn r 0xPmplP sïl ,•st ~ahlunne u x, Je so l sera !-<on ,·en I Sée· et a r ide. tnmlis q ue :<'i l est trop argileux il rPliPnclra l'eau E't ren d ra !('s terres m arf>cageu8es. A dieu. eher t'rèn•. assez pour eette preru ii:,rP let tre . Tou dévoué. Jean.

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LA MORT D'Ul\ AJ\iI L ett re ll'nn cama rafle pour lui an1101Jcer mort tl'un tlP Jpm·::; amiR intin)(>~. n n flll<·it• c·oncliseiple.

CANEVAS 1. Projet R !'l'll verRés . - 2. LoniR E'Rt mort. ~ :3. Les tler uien; 1110ment~. - -!. Sentimeuu eh 1·f'tiPn R. H .. . , le H t énier moi . )!on ehPr Hen ri , 1. :\I on eœur s~ignP 011 t'(·crivant. Lon Clln1)ék. notre c•xcell<'ut camnrMle. Tient dt m ou1·ir, enleTé pnt· nne co111·te mai~ dottlou. r e u se rnalaclie. ii. In teHclressP <l e sa t'arnille, ii not n, a ffect ioll fr to1rn. Dl•mnin 11011~ l'uc. t·ompagnnons il ><a dernière lleml'lll'l'; l'or. l'ir-e a ura lieu :'i. 10 bPlll'l'S clu mat in.

2 . .\J 1: mon dwr am i, qn'il eRt don(' v rai q u'on ne fü>H point f a ir e lie J)rO,i Pts JJOlll' J'u. T<'lli r '. 'l'P souTiens-ln d e ceux qne nons for. mions axec lui pou r les v1·ocha ines vacauc·eM! Hélas: ils se résnmerou t eu un tr istl• ]Jèlerln:1gp q n p n ou s Jeron s e11Sl'mi>le il :::n. tomlJt>. Pout· lu i. il none, verra. d11 riel , fiflMeR ù ,;on so 11 n·ni1· . . . Cnr, j'C'n :1i lfl f't'l'lll<' c·onfiall(·e, son fi me l'<'pose Pn Dieu .

:1. Si tn sn,·ni,; qnPlle sainte 11101-t il a f:1ih•. L u i-mênw se n u 1nt ;.:a fin ,1i,v1·ocher n d emau. dé :"i rec:e1·oi1· les d Nniers sa<.:remP11L;; N a fait gf>nf>ren;;pmen t I<' s,1<:t·ifil·r r1c, R,1 1·ie aL' c<•[Jtaut a.n'l' 1llll' 1m lirm·P :111.gélilJllL' lo1ll('ll ses Rouffrnnres. Une ;spuJe t llosr l'attris tait l' l plnsi1•nra fo i" :1. nmru(, dr•s larmes ù sec, 1mupii'•re~: la ])N1,;(•e Cll' qu itt<' r ses pnrents. tl(• Sl' ;sép,ut•r c.le sa bonne m01·e dont IP rlf>RPRpoi1· l's1 na \'l'a ut.

.\ln is il rdf•11:1il ses l:11·11JC•,; PL ~·L'l'ror,:ail ll l' lui som·iJ'<' l'i! lui J):trhml lln IJonùenr de Rl' 1·('[roun'r :1 11 c-irl pour 11e plu~ ,i(• qu il.tl'r, .J.. Quelr1ues momeJJts 11Yi1111 (k rnourir. li spn/0 h1. mai 11. il 111·01101.1e.-: to11 nom .. .

nJ°:1

Jl' !.' ni l'Jlli)t·ass,· j)Olll' nons tl e nx. A g;e110111, :111 Jll'<'N lif' 1,<0U I it. 110\IR JH'iions et ple u riou1 ('li s ilen(·(•, ]m·Rl11l<' l!OllR Lt \'OllS l'll 1!011ee1ue11t IlOl'ter ,1 ses li',n·c,.; s :1. méth1illl' de 111·1" rnière c-ommuu iou; l)nis il a joint Je;: 111ain1 et sa belle i'i.111e s'est euyolée au ciel. Je 111'arrête, mon cher Henr i, j e sens met

)armes prêtes i'i conle1· a \·ec leil tiennes. . . A (]cUJain clone-. pour la triste cérémonie. Ton nmi désolé, .Jean KolettP. t,

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J,'A L LUMAGE D U F E U ,1/atériel à~ la /.e,~:n1t . - Deux mor eeau x de bois secs - nn b r iquet, on a n moin s tllle pie rre à fusil et de l'nn1aclou - cles a llumettes soufrées et cles allume ttes chi111iqnes. Avez-vous jamais réfléchi nu moyen (le fa ire dn fen qnanrl on ne poRsédait pas cl'nllnroettes? Les sauvage:;; ont uu 111oyen p n l't icnlie r que ne rén ssissen t j amais il pratiquer les c i· vllisés, parnît-il. Ils frottent l'u n contre l'autre deux m or eeaux d e bois bieu secs, l' un vlncé ho r izou tn le m e u t pat· terre, l'a utr e l)la té perpendicn lnirement à l'au tr e, l'<'xtrémité l'ngugt'e tlans n ne eayité, tlll trou ron tl e t peu creu se. l is prennent entre le u rs d eux mnlns Je morceau de !)ois yer ticn.l et lui i111pt·iment nn monYement. c-irculaire h'ès rapide ... Je bo i;:; s'éc·hnuff e, bieutôt se produit u n 1wu de f m né1!, puis une c-encll'e e nflnmméc , très f ine, quïls f ont tomber sur ks feuilles ~èelles qui 1wennt•n t f eu (:1Iontrer le mouYenient). Voil:l IC> procédé. Yo11s ponyez J'essa~·er sans risqner cl'occasiormer u n inC'encliC>, le mou\'ement pou r ra. ton jonrs vons r échnnffer. Nos g-ra ncls parents, qui n'a vaient paR entore d'allumettes, se pl'Ornra ient du ff'n en hattunt le briquet . Bnt t1·e Je briquet, c 'est fmpp er avec.: 1111 instr ument clc• fer, appelé "briquet ,,. sm· u n caillou comme cel ui-ci (le m ontrer), c'est du ~ilex o u pil'rre i't fusil. On prend le ra'illou de la main gau C'he, le briq u et cle la main ch·oite, on met le eaillon aussi près que poss ible de l'a madou, ou ùien cle vieux chiffon~ br ûlés destinéR il recevoir l'étincelle: vons y êtes . .. 1mis, de la 111:1 i11 d!'oite, ou f rnppe le briqnet ~ut· Je caillon. jusqu'à te que des étincell e;: se proclnisent, et, en tombant R,nr l'amadou ou les chiffon,;, Je;; c11flammeu t. On Ron ffle t a n t qu'on peut pour entretenir cc commenrem en t de feu, jusqu 'ü ce q u 'on ait réu ssi ù nllumer une a llumet te d e b oiR soufrée· ou, s i l'ou n'en n pas, une a llu m ette de papier.

Von s compren ez q u'on a. p réparé le t'en d\1 TaJ1c.:e <'t qu'on all u me a lors Je papier ou les eopea u x q n i doh·eut l'enflammer. On étou ffe l'nmatlou ou les chiffon~ en fermant la. boîte q ui les eon tien t. (Ou peut p lacer ici une r ép é tition.) C'est t on1'e u ne affair e, com me YOnfl voyez. Aussi d eYons-nou s reconnn ît.r e que l'invention des allumettes, q ni s'allument par frottl•ment, est bien snpérienre, qnoique les nllu mettes ne s'a llument pas t onjou1·s cln prem ier co up. Cet te in vention (ln t<' de 1830.

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.Jea u va il l'étole pour la pr emière foiR. C'est un garc:on de sept a ns. Il est fier de sa tasque tte et de sa blouse d'écolier. li vent rleveu it· le plu s Yite possible grand . saYaut, sage sur tout. li écrit tou t cela. ü son GrandPêre . Rem11Iacer Jean, par :reaune. s'il iù1~it d'une p e tite f ille. Ch er bon p a pa,, De-puis bnit jours je vais à l'école. J'ai sept aus; papa m e dit qne j e suis presque un hom me et rnnm11n n e \'eut pl us que j'aie cle caprices . .Je m'en garderai ùien! Je suif! fier tle rnn petite ('asquett e et de ma blouse il ce intur e de vu ir. :re ven x g r a n dir l'ite e11 t a ille, en science, en sa gesse surt out. Vou s serez cont e nt d e celn, n 'est-ce p.u,, cher Grancl-Père. Et moi dou e, t"omme je S<'· rai beu reux de Tons dir e clm1 s n ne belle IC>t· t 1'<' q ue je ,ous aime bien! .Te vou :-; le d is a u jourd'hui a yec toute l'affrc t iou d e mon cœur et j e grimpe, pur· la p en sée, s nr yos genoux pour vous em ùrasser ùien fort . JEAN. -0-

Dictées LES SEMAI L L ES L'/\puqnP. des RPmnilles Ya L·ie suivanL les p lantes, lPs l'lima ts. l'exposition . la préparntion cln t enain. etc. L es deux époques leR plu s impor l:rnt<'s pour les semailles sout l'autonrne et Jc, print emps. L es SPm a.illes d'autom ne eommeurent en septemb l't" et se conti. uuent jusqu' en Lléc<'mbr e. P lus le clim:i t est f roid, plus il faut a vnucer les sem ailles, a fin que les blés aient le temps d e taller suffi. sam men t avan t les premièr es gelées. En au-


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tonrne, les terres argileuses doivenl toujours /'1:i·p pnsemencées anrnt les terre.'l légèr es, car Je;, terres l(·~~·reR n'ont pas ù Ronffrir aut :1nt tle l'humillitf.. On cloit. nutnnt qrn· pos;c;ilih/ i<elllPr pnr un temps seC'. Les senrnille;, de prin t emp s ~<, font de t'éyrier ,, lllai. en ayant bien soin d'ensemencer lt-s terres légères les premières, attendn que ees terre;c; légères son t plu s tût r essuyées que les ïrntrcs. Les He1m1illes se font il la volée, en lignes rt nu plnntoi1·. On sè m e en générnl il la l'Olée les (;(•réales, le ('han ne, lP lin , leR plan tl'S foUl'l':Jgl:.l'PS, et(',

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ORIGINE DE LA HOliILLE La t ene que non;:; habitoui:; n'a pas t oujours été ee qu't>lle est mninten.iut; elle a pas;,é pnr plnsiems états q ui ont été modifiés ])fil' ce qu'on a11pelle les ré ,·olutions dn globe. Il y a eu des époques 011 notre pnys a été (;OU· ~-C'rt de vtantes qni ne croissent lllaiuteuant q ne l1,1ns les pa.ys chaud;;: ainsi les .fougères l'JJ arbres. Pnis il est yeun une réYolution. et <·Pttc ,·égé t·ation a été r e111vla(;éC par nue autre t ont à fni t différente, laquelle i\ :;on t onr a Mf> rempla C'ée par une uom,,ne; et :i.insi ile snite pendant des milliers cl'années. C'est cette ,1c·cullluh1tion de plantes et d'arbres qui , Cil !SC clécomposnnt et eu se super posant, a pt·oduit les <:onch C'!S de houill \· . H eeto r :'.11AL0 '1'.

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L'ENERGIE li n e Rnfl'it 1ias d'être né ponr êtrr hommP.

Potu· l'homme, la naissance n'est que le comn1 encernent d' un long et la b orieux déyelopp ement. Et ce flé Yeloppement dépend eu pflrtie d e lui-rni'me, ,ln lrnt qu'il se propose, des r t'fot·ts qu'il en t re prend. Il arrive. par conRf>qnent, un moment p our chanrn d e nous. oii il \·OllYient cle nous <lemancler à q uoi il Jaut nous ,1.p11Iiqner et c·omment il faut employer la l'ie que nous a vous reçue. Autrement nouf< risq uons clr la perclre e l de la dépenser i'L tort et à travers. lGt ce mnlheur ne ;.;aurait C•tre inclifft'>ren t ii l)\'l'Sooue. Au fornl, C'hacun donne s,t yie e t dépense ses fo r ces pour ce qui lui paraît en ,aloir la v eine. Il lloit donc être d isposé ii s'éclaire1· s ur un

point aussi gn1 Ye que celui-ci : Quelle est la choRe qui illlporte le plus il nn h omme? Poul' bieu yivre, tle qu oi faut-il être 11onnu aYant tont·! Qnant ù moi. je u'bésite pas ii répondr~ que ce qui imvortf' le plu;;, c'est (l'acqnérir la fmce. et qne ce qu' il faut avant tout ii u n homme, pour vivre, c'est d e l'én ergie. On a l.Jeau :woir de l' intelligen(;e et de la pénétration, a.ecumulel' en soi le savoil' sur les h ommes et les chose;;: s11ns én ergie, le sa. niir reste stérile, et l a plns lit>ll<> idée n'!·~t <1u'une grnin e inf éconde. N'ayez qu· uue instruction sommnil'e; n vec de l'énergit>. You s til'erez p ar ti Lle ce s a voi r n1rlimentnire, vonR m ettrez en pra tique le veu que Yon~ saurez; yous nppliquerez tonte nnEI Yie t'i clèle ii réaliser des choses dont la p ensée des cm·i<!nx et des délicats fait le tour en nu matin, pou r les al.Janclouner en,;uitC', rrt'iu <l'en effleu rer d'autres. Et grft<·P ,1 quelques vérités 8PrY ie:-; aYer for (;r. vou s ft>. rez Yotre trou. c·olllllle le fai:sait ln. phalange macél1011iennP. petite en nombre et sim ple en n.ppan'nce, 1uais qui battait l' immense ar. mée des Perse!<. lirillante et 1rn,sillanime.

______.. _______ Variétés Napoléon te,· et l'instruction

.Ceu x qui ont lu l'histoil'e savent que qne :N'apoléou fonda l'établissenient coueu. il expr im a. trè~ cl:1 ir,,nw11t se:< su 1· l' éd uc:a tion : - Qu'avprenclr.1-t-011 aux ùernoisel) (';; cet établissement " lui fle manrlllit-011.

lorH· d'E:.

,·nes clan~

- « Il faut eolllnJencer var la r eli gion dan~ toute sa séYérité. >) K'fllhnettez aucune mocl ifieation ii eet ég,ll'rl. La religiou est une im· po1tantP affa ire. Ell e est , quoi qu'on cuvuisse dire, le plus s ür garan t pour les m ères et pour les mnris. « Eleyez-uous (les croyantes, et non pa:s des raisonneuses>). Je tl(,sfre qu'il sorte ù'Ecouen non pa s des f cll)mes :1.gréll· bics lllnis rles f emmes Yertn cnses. qne lenrK agréments so ient. de mœurs et d e eœur. Pt non pas (l'esprit et d'a 10US\' 11J<'nt.

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l] 3' a 111·a it lif'll df, J·PllWt'fre <·lJH<lll'l'

p eeeeptiou les anwndes pro11oncPP.S e t f'11 sin s. d'assigll("'T ln; 1·<.>('aki1ra n.is ,den111t If' tTil>unal <]p poli'('(·; la pr·Pm iÈ"l.·p fois un(" amt•ndP nf' <10pas,f;an t pas 15 fr. <"1. en u1K de 1·t~cidi n'. lPfi a.r1·f>t'.s sn·n ient: iufl igés n . :-f'llHline f'll

* J) 'antre

JJ,t1·I, un IJrP<sident dl:' <·om-

misK ion scola.i n' 11.yn.n't dernaud(- an Uépa.1·teme11t s i ]{, co tws tlf' 1·ép& tiüon pou1·;ri t i'tn~ pro-longéou lenomb1·e·d'hen1·es ,1ugme nté pom· ee1·tains Pl?>n~s fa ib ll:'S, il lrLi a. été rappf!l é d'a b01·d l'ar- L 1~ ains i rnn~· n d e J' anf'tl' dn Con se il d'E tat du :2::.! <)(:t . 187G. cc Pendant les nwis de dél'emb1·e, jnnr ie1· et f én·ier, il ,se1·a f·onsa<Tt' anx cours au moinR :1 leçon s par s:e rnainP de :2 hem·es chanrnt' , et pendmll: 'l!:'s anti-l:'s 1110,i s, a.u m oins 2 lt . pa.r ,i;:e111ai11f', d e mê-

Ari·ondissement de Sion. Les instituteurs de cet arrond. auront leur conférence annuelle à Salins le jeudi 21 mars prochain .

---- --.. ••1---- - Chronique scolaire

Fl.'iboul'g. Il y a quelques jours, les inspecteurs et les inspectrices d'écoles étaient réunis en conférence à Fribourg, sous la. présidence de M. le directeur de !'Instruction publique. Un bon nombre de questions scolaires, et des plus importantes, ont ét é traitées. Citons, entre autres : l' organisation d' un Musée scolaire ; emplacement et engins de gymnastique ; les bancs d'école; l'éducation des enfants anormaux; la tenue des cahiers à l'éco le primaire ; règlement intercantonal pour transmission des livrets scoiaires ; les prochains examens de printemps, etc.

Zurich.

forte. A1·t . 35~. - En l:HS d e 1·éc:idhe, !l•a (H?ine des a.nHs sent t oujou rs 1wonr-n-

'fR AI'rEl\.fE};T DES l NSTITl'. TEUR~. - Afin de l utter c:ontre l a (( fuitP d es i11stituten rs J> la ·commune zn r-ithoise de Horge n a d écidé d'a.uglllPn ter· de :2()() fr. le trait ement d e ses régen t s, mais te ;s upplément de tra.itern ent ne leu r sent pas pa.y é a nnuelle·ment. I l ne sr ra éclluaYe cintérêt pt l'iutérêt de lï nté1·êt qu'au bout de s,ïx ans. On espt>re a ins i n•tenil· plus longtemps les institute uts dans la commnne. On nnnonee qu e, d e son côté, le gonn ,rnernPnt st-gallois p r ésente au Gra nd Conseil un projet d e loi éle.ant d e :JOO fr. le ti·aitPrnen t -des insti tuteurs. Ce lu i des nrnî11·essps serait fixé a ux ;1j-! cle c··el ui de s maîtres. En onhe, les c:orn muues sont obli gées de fourni r aux in stit ut e111·s un lo,gernen t eom·ena bl e on une ind('rnnité équin1le11te. Dans son message, le gouve1·n ern e 11 t <'ous t a te q ue le p rix de 1'oLÜ f' S d 108es a. l:Onsülé1·a h Jlern en t a ugme1ll'é d ep uis lpielqtws a nnées, et q u'i l est néessafre d·assu 1·('l' u11 bon 1·1°crntem Pn t du e;o1·ps

t'Pl' .

Pn seignan L

1H1f' dnréf' J>. LP Dé<pa1tP.men t a. ·a.jou i<.>. La d i-spo-s ition qui. préeèfü•. en s P bm·. na.nt ù f ixl:'1· nu minim111n die durée des le<;o ns, la.issip tout <> latitude fl.p 1'a.ugmentte·1· el cl!-' le .]Jroilong1<.·t· <lllilJ1d l e be;.;oi n ,s'e11 fa it 1s entir. der l 5 fr., 't't ,s e1·<i1ü app liquées au profit d e .Ja comlllmH' où la <·011tl'a rPn1ion a été commise. .\.rt. 34!). - Eu e~u,;, d ï ns,o;lrn,bilité du ton ü e,·e11ant q ni a <St é eondarnné à m w ame nde, ce1 h,· v ein e sera de pJ.Pin d1·oit 1·C"mpl aeée par celle 'des a nêts: Pom· nn jom· si ·r a.nwnd~ n ·excède pas 3 fr. · · Pmn de ux j ou n; si l'nmende eist d e plus d l:' 3 fr. et n 'ex (;i'>d·e pas, 6 fr. Poui· teo is jom·s si rarnPndP est plus


xxe

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Bâle.

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-GRNBROSI'J'E. - A l'occasion <lu rPcenserneut fédéra.J , •l e Conseil d'Etat st• proposait, ~t l'iusün· d e ce qu'on ayait fait en 1888, de téuuir· dans uu krnquet les pe1:sonnes qui ont fait l' offic-e de recensem-R 1\lais ·l a p lupart de Cl'S derniers, ·e t nolam.m ent les iuslitnt enu;, ont ilPrlaré youloir 1·eu once1· à u:tte jo-'·euse aga.µe ert prié k Corn,;eil cr Etat d' a.ffccte1· JJ lu tôt ht, dépense au soulag·ement d es nom bren ses misères 1p1rl leur a été perrni,s de const-ate1· d-ans kurs tournées. On ne sa.u rait trop féliciter l'es ins,titnteur s bâ:lois d e leur sentiment si géué1·eux : <c Le yrai bonltcnr de l'homme i·sl d 'aiYoir sous les yeux le spectacle du b ien-être d'auhni v l utô1. que le sie11 pro, prc >>.

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No 06 l'Ecole primaire, 15 Février 1901 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu