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No 05 l'Ecole primaire, 5 Février 1897

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16 Il paraît avéré que le rhume de cerveau ne résiste pas à deux séances de reniflement. Tuyaux en caoutchouc. - L'humidité n'est pas nuisible aux tuyaux en caoutchouc. Il n'en est pas de mème du froid et de la gelée ; voilà pourquoi il est à recommander de remiser ces tuyaux pour l'hiver dans des caves ou des locaux où ils seraient à l'abri de la gelée. En liant les coutures et les crevasses avec un fil pas trop mince, on empêche les ruptures et les brisures et on consolide le tuyau. On traitera de la même manière les toyaux en caoutchouc avec âme de chanvre. Vitres opaques. - Pour rendre une vitre opaque, on fait dissoudre une poignée de sel de cuisine dans 118 litre de bière blanche, et on enduit de cette solution le côté extérieur de la vitre au moyen d'un pinceau, de façon à obtenir une couche uniforme. Cet enduit peut s'enlever facilement en lavant à l'eau chaude. ----.-z0-~1e>a<c::-----

Pensées * Pour avoir transformé jadis la femme païenne; pour avoir fait de l'élégante, de la brillante Athénienne une sœur de charité, il a fallu, n'est-ce pas, une forceJ une puissance surnaturelles T Eh bien I pour avoir fait tomber l'ouvrier au rang de démolisseur, il a fallu aussi une intervention plus que naturelle. C'est l'œuvre de l'antique ennemi, c'est l'œuvre de celui qui fut homicide dès le commencement. Cardinal MERMILLOD. * Je regrette que l'ingénieux auteur dramatique qui a introduit sur la scène avec beaucoup de succès, m'assure-t-on, les • faux bonshommes >, n'y ait pas fait. pour le redressement des mœurs publiques, une place c aux faux grands hommes ... C'est par centaines que nous élevons, à côté des , vrais •, des statues. Général TROCHU. Tous les incrédules ne doivent pas ètre comptés au nombre des , libres esprits ,, Il :en est beaucoup !qui sont affranchis de toute croyance par leur appétit plus que par leurs raisonnements. VACHEROT. Ne suivez pas la foule pour faire le mal; et quand il s'agit de prononcer un jugement, ne vous inquiétez pas du nombre, cherchez seulement la vérité. MorsE.

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SION

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5 Février 1891

l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE lALAISAN~E D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIIAlRE. parait chaque quinzaine, de Novembre à Avril

inclusivement, en livraisons de 16 pages. Pris d 'abonnement pour Ja 8ula11e, 2 rr. 30. IJnlon po•tale 3 rr. Anaonee•, pri:i 20 cent. la ligne o.. son e,pace. Toul ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit à une annoncP. ou à un compte.rendu, s'il y a lieu.

SOMMAI RE: La dévotion au Sacré·Cœur et l'éducation (suite). - L'enseignement du catéchisme (sieite}. - Des passions et de leur importance morale. - L'attitude du maître à l'école (suite et fin}. - La botanique. - Guerre au patois (suite et fin). - La comptabilité agricole. - Partie pratique, ( Calcul oral). - Supplément. Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur: M. P. PIGNAT, 1.. secrétaire au Département de !'Instruction publique, à Sion.


Chronique et avis scolaires Oonférenee11 d'ln•tUaaeors.

Sierre. - La conférence de ce district aura lieu à St-Léonard le mardi 16 mars à 9 h. du matin. Martbrny. - Conférence à _l'bôlel-deville, à Martigny, le jeudi 24 février à 9 h. du matin. Sujet à traiter, celui indiqué dans les N·· 3 et 4 de l'Ecole primaire. · Invitation cordiale aux commis!lions scolaires et aux amis de l'instruction d'assister aux conférences. Franeblse pos&ale. - A l'occasion de ses rapports officiels avec le Département de l'lostruction publique ou MM. les IDspecteurs, il est de nouveau rappelé au personnel enseignant qu'il jouit de la franchise de port en observant les formalités postales requises. L'expéditeur doit non seulement inscrire sur l'enveloppa le mot officiel, mais donner son nom et sa qualité, et éviter dans l'adresse l'emploi d'un nom propre. Ainsi il faut éorire: M. le Chef du Département., ou au Secrétariat du Département, ou M. l'laspecteur scolaire du district de • . . à . . , Si ces formalités ne sont pas remplies, les plis arrivant taxés, courent le risque d'être refusés et le sont ordinairement. Tlmbres-po•&e oblltéré1. - Nous recommandons à l'attention de toutes les personnes disposées à favoriser, sans qu'il en cotlte, les bonnes œuvres, l'appel suivant publié dans Betléem, bulletin mensuel illustré de l'école apostolique de Bethléem, et organe de l'œuvre des timbres-poete oblitérée, foodée pour les vocations sacerdotales : • L'œovre des timbres-poste oblitérés n'est pas une œuvre passagère, temporaire, comme quelques personnes semblent le croire, mais une œuvre permanente, devant durer auBBi longtemps que doit durer l'œuvre, c'est-à-dire, comme nous l'espérons avec la gràce de Dieu, jusqu'à la consommation des siècle,. • Nous ajoutons que cette œuvre des timbres-postes oblitérés nous est d'un véritable secours. Nous engageons donc nos zélateurs à la vulgariser et à la populariser le plus possible en la faisant connaitre partout, surtout dans les magasins et. les bureaux où tant de timbres tte perdent et en multipliant le

plus possible les désintéressés de c

papier parfois si

intéressants et si p • Q 110 nos correa blient pas d'adre à la nouvelle adr l'œuvre apostoliqu (Schwilz) au lieu Lucerae qui occas l'œuvre des frais

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Payot, éditeur, La Sous ce titre, il maot petit volum rendre des services primaire. L'auteur nos écrivains de la remarquons avec p pas été oublié. L cernent particuliè

Léman et le Rhô nique. le Cervin. d' Anniviers. Le

par Mario. - LB Bourrit. - La Favre. - A la J Tissot. - De 1,lo S. Franel. Nous aurons l' nouveauté en lui pour que l'on pui du mérite de l'ou Le 1!!t

poème lyri Tous les gens de l'élé dernier, au t Bernard, pièce 1 à une pléiade d'a pelle que le poèt graves et sobres, aux. souvenirs d'é sique, qui fut ju connaisseurs et est de M. Eugè avaient été dessin van Muyden et Nos lecteurs a

SION, 5 Février

1896-97

L'ECOLE PRIMAI.RE ORGANE DE LA

SOCIÉTÉ VALAISA~NE D'ÉDUCATION La dévotion au Sacré-Cœur et l'éducation (Suite)

L'homme est libre sans doute à tous les instants de sa vie, et il n'est pas un seul instant où il ne puisse passer du mal au bien ou du bien au mal. Les chrétiens euxmêmes n'usent que trop de cette liberté, pour se mettre en contradiction avec les principes qu'une bonne éducation a ~épos~s ~~ fond ~e l~ur c~~r. Cependant, on peut dire qu en defimtne la direction generale de la vie est déterminée par_ le point de !u.e auquel chaque homme se place pour envisager sa destmee. Or, ce point de vue, c'est l'éducation qui nous le fournit. C'est le premier travail qu'accomplit sans s'en rendre compte, toute créature raisonnable, dès ie premier éveil de sa raison. Vous n'avez qu'à voir agir ces enfants et vous n'aurez pas de peine à vous convaincre que cha~un d'eux s'est fait de la vie une idée qui le dirige dans tout l'ensem~le de sa ~onduite: Pouy l'un, la vie est un passe-temps; au_ss1 ne peut-il souffrir qu on le pousse au travail et qu'on lm ~emande un sacrifice. Celui-ci comprend qu'il y a dans la vrn des intérêts à sauvegarder; aussi saura-t-il vaincre ses passions enfantines pour défendre à sa manière ces intérêts. Un autre élèvera plus haut ses pensées, et, malgré les écarts où l'entraîne la légèreté de son Age, il se laissera dominer par le sentiment du devoir et de l'amour de Dieu. Ces différents points de vue, auxquel3 les hommes se placent dès leur enfance, peuvent plus tard s'éclairer et se com,Pléter, ma_is i~ est rare qu'ils changent entièrement. C est ce qm fait le fond de chaque homme; les vicissitudes de la vie modifient ce fond sans le détruire. Or ce fond, c'est l'éducation qui le crée ou du moins


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qui lui donne sa stabilité. C'est la son œuvre principale : faire comprendre la vie. Si elle réussit dans cette œuvre les échecs qu'elle peut subir dans tout le reste sont bied loin d'être irréparables. Si, au contraire, elle échoue dans l'accomplissement de cette mission, tous les talents qu'elle p-ourra donner à l'homme auquel elle n'aura pas su faire comprendre le but de la vie seront des instruments de mort, qui ne lui serviront qu'à sa ruirie et à la ruine de la société. , Nous avons à peine besoin d'ajouter . qu'il n'est qu'une -seule idée vraie de la vie, c'est celle que nous en donne celui-là même de qui· nous la tenons, celle qu'il nous faut envisager notre vie comme destinèe à nous rendre semblables à Jésus-Christ, et par Jésus-Christ à Dieu. Tous les autres buts_ ~ont secondaires et ils doivent tous ètre rapportés à celm-la. Ce but premier comprend tous les autres, et aucun autre ne peut lui être substitué sans mettre l'homme en opposition avec les desseins de Dieu. Le Cœur de Jésus est l'unique vrai point de vue d'où la vie doit êtr~ envisagée, si on la. veut bien comprendre; la reporter umquement à l'intérêt individuel à la famille à la soci?té, c'est ne la comprendre qu'imparfaitement, et par consequent la comprendre mal. Il y a dans l'homme d~s facult~s, des besoins, des tendances que ni la société m la famille ne peuvent satisfaire, et que le Cœur de Jésus seul ~eut combler; celui qui ne connaît pas Jésus-Christ, et qm ne se rapporte pas tout entier à ce divin Sauveur c~mme fin derniére, ne_ se comprendra pas lui-même, il n aura pas de repos, et 11 sera pour lui-même et pour les autres un sujet de tourment. .T~lle est d.~nc, d~ns son expression la plus complète, la mission de 1educat1on. Faire connaître Jésus-Christ aux. jeunes chrétiens, comme le vrai motif de leur création, la ra.ison _de leur être, l'objet de leurs facultés, le complément necessa1re de toutes les aspirations, la source de leur bonheur; leur faire comprendre que Jésus-Christ est pour eu~ plu~. qu'un maître, plu~ qu~un frère, qu'un père, qu'un ami, qu il est tout cela et mfimment plus que cela; qu'il

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,est leur chef et qu'eux-mêmes sont ses membres; qu'il est -P?Ur ~ux le principe }'une V~~ divine qui complète le'ur vie ammale ~t leur vie raisonnable. et sans laquelle la vie .animale et la vie raisonnable seraient l~s pires _de , toutes les morts: les mettre par consêquent dans une sorte d'impossibilitê de vivre hors ~e Jésus-Christ, comme ils sont -d~ns l'imp~ssibilité de vive hors de 'ratmosp;hère, et, 4e v,vre humamement hors .de la société, humaine. . On dira peut-être que cette manière d'envisager la I vie -est la perfection, et. que tôus les hommes .ne sont pas tenus à la per(eçtion. Je , réponds que ce peut bien être la perfection, ml!,is que c'est assurêment ,la vérité, Or, Jésus-Christ n'est rien, ou il est tout pour nous. Croire à son incarnatiQn et. à .sa mort, croire à la grâce qui nous fait vivre. de :Sa vie, à !'Eucharistie, qui nous nourrit de sa chair au -ciel qui . doit nous fai~e êternellement régner avec lui,' et, .en croyant à tout cela, prétendre t.rà.iter Jêsus-Christ comme un pur ~ccessoire de notr.e. exist~nce, c'est ce que fa rajson n.e saurai\ admettre. ~ (.4. suivre)

L'enseignement du catéchisme (Suit,ej Jféthode à suivre dans l'enseignement du catéchisme ·au

cours in/érieur C'est le cours 'le plus difficile, non en raison des matières I à enseigner, mais à cause de la peine que l'on éprouve à ar~iver à l'intelligence des débutants. C'est ici que la conna1~s~nce des règles pédagogiques est nécessaire. A ce fouillis de définitions abstraites, de termes scientifiques que les .théologiens ont condensés 'dans' ce qu'on appelle le Petit catéchisme, il serait plus sage, croyons-nou's, de substi~u_er un catéchisme en images. Qu'on nous permette d'entrer 1c1 dans quelques détails. · . Il serait à désirer que, dans les diocè3eS qui ne possèdent pas encore de collections d'images choisies par l'autorité ecclésiastique, que chaque curé fît choix d'un certain nombre de tableaux. de grande dimension, de sorte que tous les


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enfants d'un cours puissent suivre aisément les explications données sur l'image par le catéchiste. Cette collection de tableaux servira à deux fins qui très. souvent se confondront, à l'enseignement de l'Histoire Sainteet à celui du catéchisme. . Dans Je premier cours qui sera de 3 à 4 ans, c'est-àd1re avec les commençants, l'enseignement revêtira uneforme con crête, arrivant à l'intelJigence par les sens 011 l'imagination. Pour réussir, nous aurons recours à l'intuition, comme nous l'avons déjà dit, soit aux tableaux d'HistoireSainte, soit ~ des exemples empruntés à la vie des saints, en un mot a tout ce qui est de nature à intéresser le débutant et à frapper son imagination. Pour donner ce premier enseignement, le curé choisira d'avance dans sa collection, tous les tableaux propres à remplir le p;ogramme du cours inférieur. Rien dans ce programme ne sera abandonné aux hasards du moment ou aux caprices du catéchiste. Ainsi, le curé fixera d'avance, et aura soin de l'enregistrer dans un cahier que nous appellerons le Journal des caté-

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te cœur des enfants sous forme de résolutions et de sentiments pieux, voilà la méthode. S'interdire absolument toute leçon de perroquet. Une fois que la méthode est comprise et que le pro~ t .... ~-xv.ir.o

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COnVénient, confier cet enseignement à un vicaire, à un prêtre étranger ou même à un instituteur. Ceux-ci n'auront plus qu'à fair~ la préparation immédiate -de la leçon. Cette préparation consistera à bien se rendre -0ompte de l'objet de l'image à expliquer, avec les détails .dans lesquels on se propose d'entrer, les comparaisons, les exemples, les anecdotes propres ~ faciliter l'intelligence de la question, puis la résolution à suggérer comme fruits de finstru(jtion. Mais on se gardera d'écrire d'avance les diverses demandes -et réponses. Il est impossible de les prévoir pUisq u' elles dépendent de la facilité avec laquelle les enfants compren-dront nos explications. (A suivre.) ~

Des passions et de leur importance morale

chismes: a) 41 série des tableaux à étudier dans leur ordre

naturel; b) La matière spéciale de chaque leçon; c) Les résolutions à prendre, les conséquences à tirer de la leçon qui constituent Je résumé à retenir avec les applications, au double point de vue de la morale et de la piété. Ce qu'on ajournera aux cours moyen et supérieur, ce sont: a) Les terme~ th~ologiques, les expressions scientifiques; b) Les exposes d ensemble, les abstractions· c) Les définitions proprement dites; ' d) Les leçons de mots. Faire com~rendre les choses, donner des idées justes, fécondes, pratiques, les graver dans la mémoire indépendamment des termes scientifiques dont la théologie se sert pour les exprimer; puis faire passer ses connaissances dans

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La sensibilité a ses habitudes, et c'est de là que viennent les passions, soit principales, soit dérivées. L'enfant au berceau n'a certainement pas encore de passions, mais ·il ,en a les germes, car les passions doivent leur naissance à des prédispositions héréditaires, qui se fortifient par l'ex.er- , -cice, par l'habitude et par la satisfaction des penchants. Leur expansion tient aussi à des causes extérieures, au milieu physique ou moral, aux circonstances, a l'ex.emple, aux conversations et aux lectures. D'autres causes encore ·'Viennent apporter leur contingent à l'accroissement des J>assions, ce sont la réflexion, l'att.ention, l'imagination (qui a des rapports étroits avec la sensibilité), le vertige moral, la force des précèdents, etc. La volonté et la raison, d'abord complaisantes, se font ensuite comph(jes des passions. .qui, une fois formées, développent fatalement chez l'homme une grande activité, puis, selon l'expression bizarre du Père Malebranche, « sous le coup de la passion, l'homme


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n'agit plus. il est agi '!· L'âme passionnée est comm~ possédée d'un démon qui la pousse à agir. Il y ·a des rapports entre le besoin et la passion: l;i.~ passion devient en effet un besoin avec le temps. Il y en a_ aussi entre les passions et les inclinations : les premières-. vn•llut.:.11:lu• uuo cuprnn, m, re4umore or1grne1, une exaltation anormale et souvent perverse des penchants. Enfin lapassion a des rapports avec l'émotion lorsqu'elle prend le-plaisir pour son unique fin. Mais « on ne peut avoir •. « comme l'a dit Pascal, deux grandes passions à la fois ». Il y a une grande analogie entre la passion, la maladie la folie, et commé fa dit encore Pascal: « on n'est pas.. « plus sûr, si sage et si calme qu'on soit, d'échapper tou« jours àla passion, qu'on n'est sûr d'échapper à la maladie,. « et l'on ne sait pas plus quand on guérira d'une passion • qu'on ne sait quand on guérira d'une maladie ». Lei>passions, en effet, ont la plus grande influence sur la nature physique, sur la volonté, sur l'intelligence en général et. sur l'imagination en particulier. On classe, selon leur objet, les passions de la mêmemanière que les inclinations: elles sont personnelles, corporelles, spirituelles, mixtes ou sociales, et selon leur nature-et leur direction, comme l'amour à la haine. Elles peuvent naître des émotions dominantes, telles que la colère et la peur. D'après Bourdaloue elles sont la source des plus grands. maux et aussi des plus grands biens. Au reste, quoique les moralistes aient porté sur les passions des jugcmentt opposés, il faut reconnaître qu'il y a de nobles passions et que même les mauvaises ne sont point toutes condamnables sans réserve: ainsi l'orgueil, le mépris, l'indignation peuvent avoir une origine respectable. Cependant l'homme passionnè n'en · est ~~s. mo~ns resp~nsable de ses actions, bi~n que sa. resp0nsab1hte s01t répartie, pour une fraction plus ou moin& importanle, sur les parents et sur les maîtres qui ont contribué à son éducation. SENECTUS. «

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L'attitude du maître à l'école (Suite) Si le ciel s'assombrit parfois de nuages inévitables, si l'on est obligé de recourir à la rigueur ou d'essuyer les observations plus ou moins bien fondées, de certains papas mal renseignés, on ne manifestera aucune émotion, on conservera une attitude digne, ni familière ni hautaine, naturelle en un mot, si l'imagination n'a pas déformé le naturel; l'orage s'en ira comme il est venu et le souvenir même en disparaitra bientôt. Il ne faut être ni trop succinct ni trop prolixe: les excès sont nuisibles en toute chose. Pour réprimer uue simple étourderie ' on ne prendra pas la peine d'exciter ses nerfs; pour expliquer une petite règle, on ne versera pas des flots d'éloquence qui étonnent sans convaincre. Disons enfin qua le maitre trop nerveux qui aura mis un frein à la fougue da son caractère, qui saura punir au bon moment sans s'irriter, qui saura excuser à propos et récompenser le juste mérite, qui évitera dans sa conduite privée tout sujet de critique, le maître, dis-je, au courant, par l'observation et la déduction, de sa vraie position sociale, convaincu de se~ devoirs, aura acquis le secret d'imposer sans blesser. Le débutant, résolu à tout prix à ne parler qu'au cœur, à s'abstenir de tout procédé rigoureux, se multipliera, il aidera beaucoup trop, il tombera, pour ainsi dire inévitablement, dans une familiarité excessive. On dira de lui au commencement: Quel bon instituteur! Jamais les enfants n'ont montré plus de zèle pour fréquenter l'école; ils apprennent passablement et ne sont jamais punis. Le maitre prendra pour un succès réel et durable l'effet d'une méthode inadmissible: la première semaine et le premier mois même, se passeront très bien, puis une différence plus frappante entre les caractères des enfants se fera sentir. On découvrira de petits despotes qui ont le cœur fermé ou du moins d'un accès fort difficile; on en verra qui ne souffriront aucune contrariété. Jls épuiseront votre patience, puis vous opposeront leur mauvais ·Vouloir. Les murmures, l'indolence, un air affecté d'insubordination vous annonceront


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qu'une main plus ferme avec un cœur moins tendre auraient eu raison de ces mauvais penchants à une époque qui n'est plus et qui aurait été la seule favorable. Le temps des déceptions et des nombreuses résolutions commence: le maître ne pourra plus conserver cet extérieur complaisant et aimable qui lui aura gagné des affections solides mais rares; il deviendra irritable. Le ton de la voix, l'expression du visage seront modifiés à chaque instant; il commence à voir que l'ingratitude existe, qu'elle est fréquente et qu'il faut y compter. Il se dira parfois, après une classe où l'ennui et le· désordre ont remplacé l'activité et l'exactitude : Demain je serai d'une sévérité excessive, puisque la douceur n'y peut rien. Ce demain arrivé, mille petites choses imprévues se sont de nouveau mises à entraver la bonne marche du programme: on a peut-être laissé échapper un sourire alors que la gaieté était le plus mal placée; ou bien on s'est emporté inutilement et mis dans une a.ttitude intenable. Tout est retombé; le même dénouement, la même impatience de voir arriver la fin de la classe. Après bien des déboires, des soucis, rles tortures morales endurées en silence, après seulement peut-être une ou deux. années d'enseignement, cet instituteur aura acquis asst1z d'empire sur son cœur pour conduire d'une main souple et ferme, sans efforts apparents, ce petit navire qu'il craignait naguère de laisser chavirer. Ce maître surtout aurait besoin de visiter des écoles bien tenues sous le rapport de la discipline. Il toucherait du doigt ces mille petite~ choses indispensables qui ne se disent pas, mais qui se sentent et dont il verrait l'effet immédiat. En tout cas, il devrait débuter par une sévérité plutôt trop grande, préférer aux éloges pompeux, ce bref mais flatteur reproche pour un débutant : Il fait assez bien, cependant il est un peu Lrop sévère. B. P.

La botanique Les traités de botanique ne font pas défaut : mais la. plupart ont le tort de rendre fastidieuse une étude cependant très intéressante de sa nature. Pour que cette étude

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soit en outre sérieuse, il faut qu'elle soit complète, au lieu de se borner à une simple classification avec des dénominations par trop scientifiques. Dans les ou vrage-s sur la matière qui nous passent sous les yeux, nous voyons une classification a.ride des vég'étaux, ave~ une description vague des individus, ou du sujet-type seulement, abandonna.nt au lecteur le soin de grouper alentour les végétaux de la même famille, d'après les caractères parfois douteux: qui les distinguent. Ainsi, aprè:; avoir gagné quelques bonnes migraines à une étude longue, ardue, et cependant superficielle, l'élève botaniste vous indiquera le3 crucifères, les verticillée3, les radiées, les labiées, ·1es ombellifères, les solanées, etc. ; la pomme de terre tiendra compagnie à la jusquiame, le minuscule plantin s'abritera fièrement sous la protection du baobab géant. Mais lorsque vous dem1nderez au jeune classificateur quel . est le nom vulgaire, plutôt que scientifique, d'une telle plante; où il a placé le colchique ou la belladone, la pâ.querette ou la pervenche, il sera peut-être aussi embarras_sé que si vou;; vous adressiez à un aveugle-né. Quant à questionner le savant en herbe sur les vertus de la guimauve ou du pavot, peine perdue; vous n'en serez pas plus avancé, et vous vous demanderez à quoi peut servir la botanique ainsi comprise. Eh bien, elle sert à bourrer, encombrer, fatiguer la mémoire d'un vocabulaire inutile, bon, tout au plus, à émailler le langage obscur d'un faux savant. Pour l'école primaire, j'entendrais la. botanique comme Buffon, et non Cuvier, entendait la zoologie. Il nous fau<lraiL des descriptions intéressantes, utiles et pratiques sur les plant.es les plus répandues, quelque chose dans le genre des publications sur la matière de feu M. Chenaux, rév. curé de Vuadens (Fribourg), dont la botanique occupait les précieux loisirs. Tout instituteur devrait posséder un traité de botanique avec vignettes représentant chaque plante avec sa fleur coloriée afin d'être plus facilement reconnue. Chaque description serait suivie de l'indication des propriétés particulières à chaque végétal, à chaque fleur, ainsi que son


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usage, la manière de s'en servir, du mode de culture qui convient à chaque espèce et autres détails qui pourraient ,1 intéresser le lecteur. Comme ouvrages scolaires, ce serait sans doute un livre un peu couteux; mais vu son importance, l'intéret qu'il' inspirerait, les éminents services qu'il serait appelé à rendre,.. il es, peu d'instituteurs qui reculeraient devant un sacrifice relativement faible, et en dehors même du corps enseignant l'écoulement de l' œuvre serait certainement considérable. . Mise à la portée de tout le monde, que d'agréables passe-temps la botanique ne procurerait-elle pas ? que d'oisifs. y trouveraient un puissant antidote contre l'ennui, au lielJ d'avoir recours à. des remèdes dangi reux? M. Chenaux était bien de cet avis, puisqu'il avait pris pour épigraphe « Botanizzando, castigat mores. , Dans ce but, chaque fleur denos campagnes devrait aussi trouver place dans ce livre : les nombreux amants de ces perles de la végétation y trouveraient un attrait salutaire de plus. L'école primaire, adoptant d'une façon sérieuse cet enseignement, ne pourra-t-elle pas compter un jour quelque. marquant botaniste parmi ses enfants, comme elle en a: d'ailleurs déjà eu en Valais. Ne lui appartient-il pas de jeter les germes des nobles passions, de susciter quelque conquérant utile à l'humanité qui devra à. cette initiative d'enregistrer des bienfaits de plus, et peut-on supposer que. sur des miliers d'élèves il ne se trouve pas quelque Linnée,. Jussieu ou de Candolle, qui n'attend pour se réYéler que le3 premières lueurs de la science? L'école primaire ne verrait-elle cependant surgir de son sein aucune illustration, les fruits qu'elle retirerait d'une étude sensée de, la botanique, la récompenseraient toujours amplement de ses travaux. C. W. Note de la réd. - En remerciant l'auteur de l'intéressant. article qu'on vient de -lire, nous signalerons dans le mêmeordre d'idées, un petit ouvrage intitulé Remèdes des champs> par le Dr Saffray. Il se compose de deux petits volumes illustrés du prix de 50 c. chacun. L'auteur y dirige tous les vo-

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lontaires de l'art de guérir dans la connaissance et l'emploi des plantes ~médicinales les plus usitées, celles que l'on trouva partout sous la main. Le livre est écrit dans la forme d'entre-tiens familiers d'un instituteur avec ses élèves les plus avancés._ Il se divise en promenades dans lesquelles on recueille les. l'.v11uus ue tuuLtit1 1et1 :sat:,uns. vnaque excursion est en mélllt}· temps l'occasion d'une petite leçon de botanique, rendue attrayante par la simplicité de la forme, le choix des exemples. et les gravures qui représentent fidèlement les plantes étudiées._ Ce livre a obtenu jusqu'ici un rapide et très légitime succès, Aussi ne pouvons-nons que le recommander vivement en nous. offrant à le procurer au besoin.

Guerre au patois

(Suite et fin) D'un ~utre côté, il y en aura peut-être qui pousseront lee: hauts cris à cette réforme. Ce seront quelques partisans de. l'obscurantisme qui soutiendront que pour travailler la campagne, leurs enfants n'ont pas besoin de tant d'instruction, et qu'on ne doit pas chercher à en faire des puits de science. Ou bien ce seront seulement quelques têtes écervelées, quelques esprits évaporés dont l'infâme métier est de critiquertout ce qui est bon et contraire à leurs opinions erronées. Remarquez ces derniers quand il arrive quelque chose de nouveau; aussitôt ils mettent en jeu tous les ressorts de leurju~ement ~orné pour se lancer dans une critique contre ceux qui font b1eu, cela afin de les ridiculiser; mais le ridicule retomba sur eux-mêmes, car Jeurs raisonnements, aussi sots que leurs auteurs, n'attirent de l'opinion générale que la pitié et le mépris, et souvent les poires d'angoisses qu'ils veulent faire avaler aux autres leur causent des indigestions. Que cela ne nous arrête donc pas, d'autant plus que les gens sensés admireront cette réforme, trouunt d'ailleurs tout na-. turel que les éléves pratiquent au moins entre eux la langue. qu'ils apprennent en classe avec tant de peine. Revenons à nos élèves qui parlent maintenant français; illl ont acquis une certaine facilité de s'exprimer, ce qui est déjà. an b~aa _succès; mais quand nous croyons notre tàche finie,. la voilà JUBtement commencée. Par contre, on dit qu'une chos& commencée est à moité faite ; c'est pourquoi ne nous endor-. mona pas sur nos lauriers, ne perdons pas courage, et suivons nos élèves: s'ils parlent françahi, parlent-t-ils correctement f Bien loin de là; pour être convaincu du contraire approchez-vous d'eux dans leurs jeux, sans avoir l'air de leâ


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surveiller.... Vous y êtes; qu'entendez-vous t - C'est un baragoin épouvantable, me dites-vous. Eft'ectivemenl, c'est une langue que les Parisiens ne pourraient comprendre. Les pléonasme1.1, les barbarismes pleuvent dru; le3 mots moitié francisés, }88 fllllRRAR li11i11nna 'll't\110 ma•t.Jl'PÏGAnt IAR t\Po;lloa : IJ11A) ramassis d'expressions fausses, baroques, patoises t Il y en a assez pour désespérer le plus habile des sténographes. Ici, comme en classe, il faudra corriger los f11utes, redresser les torts, arracher la mauvaise herbe et faire croître la bonne. Le mafüe a grand av_antage à surveiller les récréations ; là les enfants s'es:priment librement. Il encouragera les plus avancés à corriger le langage des plus jaunes; il les exercera souvent en classe, en leur filisant raconter des histoires, entretenir entre eux des dialogues; en un mot il luttera ioceat1amment contre les fautes comme contre l'accent local. Si les résultats ne sont pas immédiats, ils n'en seront que plus assurés. Ne faut-il pas que l'arbre pousse d'abord ! Sou• tenons l'arbre pendant qu'il est encore jeune; quand il aura poussé da profondes racines, il résistera de lui-même aux tempêtes et portera des fruits. Chers collègues, combattons en commun et avec courage ce terrible ennemi du progrès; faisons-lui une guerre acharnée i ne battons pas en retraite devant ces armes puissantes, oppollOns-y les nôtres plus puissantes encore, la patience et le dévouement, et à coup stlr, nous serons vainqueurs. Cotlte que cotlte, il faut que ce malheureux patois déguerpisse si nous \roulons avoir un peu de repos. Et vou9, parents soucieux du vrai bonheur de vos enfants, parlez fraoç ·lis à vos garçonnets et à vos fillettes. Q..1oiqu'ils devii:looenli toujours plus rares, trop nombreux sont encore aujourd'hui les jeunes gens très embarrassés ~n face de la l angue de nos écoles. C'est réellement dommage pour des peraoones douéec:i d'une certaine éloquence naturelle, causant bien en patois, même de vrais moulins à paroles, qu'elles soient condamnées à rester bouche béante aussitôt q11'il s'agit de la langue des quarante immortels. N'est-ce pas humiliant pour notre cher canton de voir parfois à l'étranger, notamment au service militaire, quelque jeune homme peu doué .se voir sans cesse taquiné et bafoué par certains de ses camarades d'autres cantons, qui, sous prétexe de le réveiller 011 peu, se plaisent à le contrefaire et à lui j,>uer toutes sortes de mauvais tours. D'un côté cela lui fora peut-être un certain bien, mais n'aurait-il pas pu être redressé d'une manière moins humiliante t Ne trouvez-vous pas qu'avec de l'exercice dans son enfance, il aurait acquis au moins une certaine facilité

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de s'exprimer qui éloignerait les mauvais plaisants. Passe encore si la nouvelle recrue est un homme l poigne, il aura vite raison des mauvais plaisants et les langues les plus taquines se tiendront au chaud ; mais si les qualités physiques répondent à son ignorance, le malheureux deviendra bientôt le plastron de tout le monde. Vous tous qui vous occupez d'Mocation, daignez entendre la faible voix d'un vérilable ami de la jeunesse. Prenons no• tre courage l deux mains, et, ajoutant à la devise de notre société, écrions-nous à l'unisson : c Vive le bon français, guerre. au patois!>

Vous en particulier, courageux collègues, suivez mon conseil. et vous verrez d'ici que • Essayer c'est ·réuesir. > F. B. instituteur.

La comptabilité agricole Une des choses les plus nécessaires à un cultivateur qui veut faire de l'agriculture d'une manière rationnelle et intelligente est certainement la coimaissance de la comptabilité. En effet. comment veut-on, et pourra-t-on même se rendre compte de l'état de ses affaires sans comptabilité 1 Comment, par exemple, pourra-t-on savoir quel est le produit des diverses branches agricoles exploitées, et quel est en finale le profit ou la perte qu'on retirera au bout de l'année de l'exploitation de ses terres ? A notre avis, il faut placer la comptabilité à la tête du savoir-faire, car sans elle l'agriculteur sera dans l'impossibilité de faire des études comparatives. Puis comment asseoir les observations qu'un laboureur intelligent fait journellement : comment surtout lui sera-t-il possible d'éviter et même de se retirer de la pente fatale où l'entraînent parfois des dépenses ruineuses ne pouvant être couvertes par les recettes ? En cela d'accord avec un auteur français nous dirons : « Si vous voulez cesser de perdre de l'argent, comptez ; si vous voulez être sûr d'en gagner, comptez bien... et si vous voulez en gagner beaucoup comptez très bien. » Beaucoup savent gagner de l'argent, mais peu savent le conserver ou le placer dans des caisses d'épargnes sûres et solides afin de se ménager une ressource pour leurs vieux


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jours. Or, cette insoucian-ce de son avenir provient en grande partie de ce qu'on ne compte pas. Ne comptant pas on ne -t"aisonne pas, et l'on vit au jour le jour, sans paraître même -se' douter qu'il pourrait arriver un temps où quelques éco•nomies éviteraient la dure nécessité d'aller frapper à la :porte de la- charité publique ou privée. Ensuite, que de familles seraiot encore debout si elles avaient su tenir un -compte exact de leurs recettes et dépenses. En s'engageant sur la pente qui devait les conduire à l'abime, elles au,raient vu dès les premiers pas qu'elles faisaient fausse route -et auraient pu presque sans efforts éviter la banqueroute, '()U tout au moins ces secousses morales qui démontent les meilleures têtes une fois lancées dans le tourbillon de fa dégringolade financière. . Outre ces avantages, on peut affirmer que la compta~1lité est le principe de l'instruction agricole le plus certam -et le plus fécond. De là on conclut qu'il y a nécessité absolue de la vulgariser un peu plus si nous ne vo~lons _pas rester stationnaires. Quel serait pour cela le meilleur ,moyen d'arriver au but "t - C'est sans conteste d? l'in~ro,duire dans nos écoles comme une de:; branches obhgato1res. Jl vaudrait, par exemple, infiniment mieux se restreindre ,pour le calcul et donner des notions de comptabilité. Les h~soins de la vie pratique y gagneraient. A l'heure qu'il ~st, bien peu de jeunes gens à leur sortie des classes sau-raient établir le plus petit compte de caisse, pour 1~ bon~e raison qu'ils n'en n'ont jamais entendu parler, tandis qu'ils sauront vous faire des règles de trois, de mélange, etc., etc. .Autant de choses qu'ils n'emploieront que fort rarement pendant que la comptabilité leur serait d'un usage presque journalier s'ils la connaissaient. On se figure généralement que cette branche est beaucoup plus difficile qu'elle ne l'est ·en réalité, c'est pourquoi on la craint, on la redoute, on n'ose pas lui donner accès dans les classes. Nous admettons en effet que la connaissance à fond de tous les rouages de cette science offre bien des difficultés que nous éviterons en nous bornant pour le moment à ce qu'il y a de plus .simple et de plus pratique, car si on tentait d'introduire

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dans nos classes une comptabilité compliquée et difficile ce . serait le moyen de ne, rien obtenir. 11 suffira en général d'une comptabilité simple et réduite à sa plus simple ex.,pression. Même pour nos gens de la campagne deux seuls -0omptes peuvent suffire : l'inventaire qui se fait une fois l'an, et Je compte de caisse où se trouveraient notées toutes les recettes et dépenses du ménage. Enfin rien de plus fa-0ile que d'établir d'autres comptes, comme par exemple d'une montagne, d'un pré, d'un champ. d'un verger, de ,son troupeau, etc, etc.... Ceci ne souffrirait pas de difficultés. -Compter, voilà, selon nous, le principal moyen d'apprendre .à raisonner les diverses opérations agricoles et d'établir de l'ordre et Je l'économie au sein des familles. A. R.-M.

PARTIE PRATIQUE Calcul oral

Problèmes donnés aux examens de recrues de 1.896 1J, 4. Ayant une dette de 70 fr., je donne 8 pièces de 5 fr. Combien dois-je encore? 8. Un père gagne 6 fr. par jour, le fils 4 fr. 20 cts. dans le même temps. Que gagnent-ils ensemble en 6 jours ? 2. Un négociant achète du drap à 7 fr. 50 le mètre et le revend avec 20 % de bénéfice. Combien vend-il le mètre 7 , 1. Un plateau de table doit avoir une surface de 1,20 m.2 avec une largeur de 80 cm. Quelle longueur le menuisier doit-il donner au plateau? -io. 4. Un char de foin pèse 45 quintaux; le char vide pèse 6 quintaux. Quel est le poids du foin? 8. Une douzaine de chaises coûte 72 fr. Combien coûtent 3 chaises? 2. Un fonctionnaire qui avait un traitemenl de 1260 fr. reçoit comme pension de retraite le 75 % de son traitement. Quelle est cette pension? 1. Un aubergiste paye, tous les frais y compris, 75 fr. l'hectolitre ~e vin. Combien pour o/ 0 gagne-t-il, s'il peut débiter 5 dl. de ce vm à 60 centimes ? :11. 4. Sur un chantier il y a 47 stères de bois de fayard et 88 stères de bois de sapin; combie)l cela fait-il en tout? 3. Un père de famille donne à sa femme pour le ménage annuellement 960 fr. A la fin de l'année il y a économie de 60 fr. Combien la maîtresse qe maison a-t-elle dépensé par mois? 2. Que coûte la construction d'une salle d'école, longue de 8 m., large de 7,5 m., si le m.2 revient à 8 fr:,, 50 cts.? . . . 1. 42 litres de lait donnent 7 litres de creme. Combien cela fait-il pour%?


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H. 4. Un bâtiment a une longueur de 24 mètres, une largeur de 13 mè-

tres. Combien mesurent ses deux côtés? 3. Une femme a vendu pour 20 tr. de beurre. Combien y avait-il de kilogrammes, si le kilo de beurre coûte 2 fr. 50? 2. Dans un ménage on fait journellement une dépense inutile de 20 cts. L'intérêt annuel au 4 % de quel capital pourrait-on payer avec cette dépense abusive? (360 jours.) 1. D'après le règlement sur les constructions, l'épaisseur d'un mur indépendant en pierres de taille doit être au moins le 12 1;~% de sa hauteur. Par conséquent, quelle doit être l'épaisseur d'un tel mur haut de 7,60 m.? 18, 4. Un journalier gagne 8 fr. 20 cts. par jour. Combien gagne-~il en 3 jours? 3. 10 stères de bois de r.hêne pèsent yert 115 quintaux; sec ils pèsent le cinquième moins; combien par conséquent? 2. Uue vache à l'alpage donne journellement un produit moyen de 55 cts. Quel produit donne-t-elle pendant. un alpage de 92 jours? 1. Un artisan doit payer un intérêt annuel de 156 fr. pour une dette dont l'intérêt est de 4 Ofo. De combien est cette dette? 14:. 4. La chute du Giessbach a une hautèur de 290 mètres; · la cascade du Staubbach a 23 mètres de moins. Quelle est la hautem· de cette dernière cascade ? 3. Combien de personnes peuvent prendre place dans un train de chemin de fer composé de 12 vagons à. 60 places par vagon? 2. Suivant une ordonnance de l'administration militaire, on compte journellement 15 kilogrammes de foin pour un bœuf de cinq quintaux. D'après cela, combien de kilos de foin recevra par jour un bœuf du poids de 7 s;, quintaux? 1. Pour un ménage, le loyer d'un appartement ne doit comprendre au plus que le 20 % du gain annuel. D'après cela, quelle somme pourrn consacrer pour sa location annuelle un employé qui retire un traitement de 225 fr. par mois? 15. 4. Une église est haute de 49 mètre!!, le clocher la dépasse de 34 mètres. Quelle en est la hauteur? 3. Je paye 9 fr. pour une pension alimentai1'e de 6 jours. Combien dois-je payer pour 4 jours? 2. Un mur construit en briques et isolé doit avoir une épaisseur d'au moins les 8 l/8 % de la hauteur. D 'après ces données, quelle doit être l'épaisseur d'un tel mur de la hauteur de 4,8 m. ? 1. D'une classe de 60 élèves, 4 sont absents. Combien pour % sont présents? 16. 4. Un ouvrier reçoit 35 cts. par heure. Combien gagne-t-il en 3 heures? 3. Qne coûtent 5 1/ 2 kilogrammes de café, si le kilo coûte 2 fr. 80 cts? 2. Un négociant a acheté du drap à 8 fr. le mètre. Le drap ayant subi quelque avarie, il doit le revendre 15 % en dessous du prix d'achat. A quel prix vendra-~il le mêtre de ce drap? 1. Une caisse de fer blanc rectangulaire, longue de 0,8 m., large de 0,6 m. et profonde de 0, 5 m., est remplie de pétrole. Quel est le poids du pétrole, si le litre pèse 800 grammes?

eurs volontaires et ·res petits bouts de nés eL cependant si J,

ts de Suisse n'outemeot les paquets P., Directeur de thléem, à Immeosee ancienne adresse de pour la direction de de réexpédition.

:PHlE s, dédiées aux éco ·

uayzio. Prix 1 fr. 75.

de paraitre un charelé, croyons-noua, à ersonnel enseignant un joli choix parmi romande, et nous que le Valais n'y a aeaux qui nous consont mLitults : Le Rey. - Le Piquepopulation du val La plaine du Rhdne, Bernard, par O. u Simplon, par L. e Valais, par Victor à Morgins, par M.11o de revenir sur celle quelques emprunts rendre mieux compte

eroard

12 tableaux

nt applaudi à Genève u Sapajou, le Sainten 12 tableaux, due genevois. Oa se raprd a écrit en vers de de la montagne 1d'héroX ime. La mudistinguée par les te par les profanes, mond. Les ombres êcoupées par Henry lier. nt avec plaisir que

la maison Ad. Henn, êditeur de musique à Genève, vient de publier en un très artistique album le texte, la musique et les principaux tableaux de celte charmante pièce. Pour composer son livret, M. J. Cougoard a mêlé carrément la légende et la fantaisie à l'histoire, et c'est ainsi que nous voyons, après la grande solitude nue des premiers àges et les chasses à l'ours de l'homme primitif, un défi.lé merveilleux où se succèdent Annibal et see éléphants; César marchant à la conquête das Gaules et fondant le temple de Jupiter; Attila et les bandes faméliques des Huos ; puis l'arrivée du saint patron et la fondation du couvent, bon refuge pour le voyageur égaré et trausi ; les fanfares guerrièrt 8 des Suisses allant à Marigaao récolter de la gloire jusque dans la défaite ; c'est enfin Napoléon suivant, sur son mulet, l'étroit sentier au bout duquel l'attend la triple et radieuse.gloire : Arcole, Castiglione et Rivoli 1 Alors, comme pour contraster avec toutes ces scènes de guerre et les chamades de clairons, les bons chiens et lets bons Pères faisant leur œuvre de dévouement hérc ïque et muet dans les neiges de l'hiver, cherchant et sauvant de la mort inéluctable le voyageur égaré et transi. E~ o'est dans une apothéose que le poème s'achève sur ces beaux vers: Ainsi, vieux Saint-Bernard, dès les temps séculaires Les peuples passaient devant toi, Mais désormais le cri de leurs colèl'ea S'est apaisé devant l'œuvre de foi. Puisse à jamais, montagne solennelle, Sor tes cimt's de majesté, Planer la figure éternelle, De l'éternelle Charité 1

Toute cette conception du poète, où une réelle grandeur s'allie à beaucoup de simplicité, a été admirablement interprétée par les dessins qui rendent exactement l'impression très artistique el très forte que produisaient les ombres originales au lhèàtre du Sapajou. Félicitons donc l'éditeur Haon de eon intelligente initiative, qui nous vaut un des recueils artistiques les plus originaux et les plus charmants qui aient été publiés depuis longtemps en notre pays. Chacun voudra conserver fhi>z soi ce souvenir du théâtre ded ombres chinoises, la tentative esthétique la plus intelligente de notre Exposition de 1896. f La Patrie Suisse/ G. VALLETTE.


Préparation aa reeratement. - Le Seert\tariat de l'Iaetruclion publique, à Sion, dispose encore dans ce but d'une certaine quantité d'imprimée renfermant dea morceaux de lecture et dea problèmes (écrits et oraux) donnée dans les examens des recrues. Il remet gratuitement le nombre nécessaire de ces formulaires jusqu'à épuisement du stock disponible. Il y a lieu toutefois, en adreeeant la. demande, ~~ préciser le nombre strictement n6ceeea1re, afio qu 11 puisse être autant que possible satisfait à toue les désire.

Supplément à l'ECOLE f>RIMURE

La sœur: • C'est pour rire .

L'ouvrage

Eléments d'arithmétique par un professeur de l'école normale de Sioo, adop~é dernièrement dans plusieurs écoles du canton de Fribourg, a été également introduit dan3 différentes écoles vaudoises. C'est ainsi que vers la fin de 1896 seulement, il en a été demandé an certain nombre d'exemplaires pour les écoles de Collonges sur Territet, Moliens, StLivrea, Gryoo, Grandvaux. En faisan•, soue date du in novembre 1896, une nouvelle demande de cet ouvrage, M. Rob. Ramuz, inetilu~eur dans cette dernière localité, écrivait à l'éditeur ceci : , Je ne connais pas de recueil qui vaille ce charmant volume. Mes commande• successives en sont la preun. • On peu\ obtenir un exemplaire à l'essai au prix de 1 :fr. franco, sur envoi de timbres-poste ou contre remboursement.

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Voici l'origine de ce surnom : C'était à Magenta. Sœur Marie-Thérèse avait trente ans alors; elle avait déjà accompagné les troupes françaises en Afrique et en Crimée. Au plus fort du combat elle était tout entiè,e pour assister les · blessés, sous 1~ mitrail!e, sans nulle crainte, allant et venant, tandis qu'elle panse un blessé, un éclat d'obus l'atteint elle-même au bras. On se précipite vers elle, on veut la secourir. •Non 1 non I proteste-t~elle. C'est de mon soldats blasé qu'il faut vous occuper. Moi, c'est comme si je n'avais rien ; c'est pour rire 1 , Elle avait I ourtant été atteinte assez gravement. • C'est pour rire • était son mot; il lui resta. Elle gagna un surnom sur le champ de bataille, comme Mac-Mahon son titre de duc, E~ Chine, au Mexique, pendant la guerre franco-alleman<1e, sœur Marie-Thérèse brava de flua belle les balles, les boulets et tout le reste, et s en tira indemne sauf à Reiohsoffdn, où elle faillit rester. ' Lors de l'expédition du Tonkin, elle partit. Un jour, au milieu de l'ambulance tombe un obus. Il n'éclate pas, ma~s reste armé, sur la défensive, prêt à répondre au moindre choc. par une explosion qui achèvera les blessés et les hachera menu, ainsi que ceux qui les soignent. Sœur Marie-Thérèse est là, toujours gaillarde, bien qu'elle ~e soit plus jeune maintenant. Elle se penche, en .se signant, vers la terrible marmite de fer, inerte, mais pleine de menaces ; elle la saisit, la tient entre ses bras, à distance de &on cœur, dont les battements eussent pu faire tresaaillir l'âwe de l'engin de mort. Elle l'emporte au loin. Mais en le déposant sur le sol, ell~ fait par malheur un mouvement trop brusque; conna1ssant le danger, elle n'a que Je temps de se jeter à terre. L'obus éclate. On accourt. On la voiL couverte de sang. • Mon Dieu I mon Dieu I la sœur est morte I s'écrient les soldats. 96;7

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e: Mais non, mes enfants, riposte-t-elle ; encore une fois c'est pour rire 1 • Ainsi, comme toujours, de ce mot héroïque, son expression favorite, elle narguait la mort, qu'elle avait, au prix d'une entaille à la tète, détournée des blessés confiés à ses soins. Chargée de donner les potions qui rendent les forces, d'appliquer le pansement qui guérit, quoi de plus naturel qu'elle emportât les obus qui tuent 1. • . C'est dans son service. Tous les journaux ont raconté comment se passa la cérémonie de la décoration de sœur Marie-Thérèse. Elle l'avait bien gagnée, la croix d'honneur, cette humble religieuse, vétéran des champs de bataille ; 40 ans de services, 61 ans d'âge, vingt citations à l'ordre du jour, quatre blessures. Sur le signal d'avancer à l'ordre, elle était sortie sans soupçonner ce qu'on voulait d'elle; elle était accourue, grommelant d'être arrachée du chevet d'un blessé. Le service avant tout, songeait-elle; pourquoi la déranger du dernier pansement qu'elle faisait à une jambe qui devait être coupée le soir ! e: C'est pour rire, disait-elle en ce moment au patient 1 Ta jambe te gêne, fantassin; elle est abominablement gâtée ; tu ne veux pas rapporter en France une pareille gangrène. Laisse cette pouniture aux Tonkinois, c'est assez bon pour eux 1 • Tellement, qu'elle consolait par avance ce mutilé, lui contant de ces calembredaines chères au peuple, qui le font rire, qui lui donnent du cœur, qui font d'un homme sain, vigoureux et complet il y a huit jours, un amputé par persuasion. Et voilà cette femme énergique, à la rude écorce et au cœur tendre, qui arrive au camp pour répondre à l'appel, maugréant d'avoir été contrainte de laisser son blessé. Les troupes sont rangées en ;bataille, les tambours battent, les clairons sonnent. La bonne vieille sœur est ébahie de se voir présenter les armes. Que s· gnifte tout ce mouvement, On avait médité de lui faire une méprise. Le général _lui ann~nce que M. Carnot, _le président de la Répubhque, vient de lui décerner la croix de la Légion d'honneur. • Allons donc I c'est pour rire 1 • réplique sœur Marie•

Thérèse.

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C'était si sérieux que le général ne lui ftt pas gràce d'un~ seul~ cérémonie. Elle a été reçue chevalière selon les rites: l épée du général a touché ses deux épaules. A cet~e accolade de deux braves, il est plue facile de concevoir q~e de décrire l'enthousiasme du soldat. Contraste grandiose ~ d'un_ côté, le général, en grand unif~rm~, entouré d un brillant état-major : de l'autre suivie d une envolée de cornettes blanches la modeste et douce sœur de charité, toujours alerte ~t souriante en grande tenue aussi, manches retroussées à la main 'une bande de pansement à moitié déroulée.' ' Oui, voilà_ bien l~s anges de la patrie française r Et, quand on sait leur rnfluence dans les armées aux jours s~mbr~s et tr~giques de la guerre, comme o-d comprend ~1en 1a~deur Joyeuse de nos troupiers s'élançant contre 1 ennemi, en répétant à leur tour: e: C'est pour rire r •

L. T.

Préj ugês dangereux . Les gens qui boivent manjlent peu. L'alcool soutient, disent les buv~urs. Il est de fait que ceux qai font grand usage. des boissons .fermentées ont leur digestion fort ralentie, Quand on boit de l'eau, la digestion est autreme~t rapide. L'estomac ne manque pas de vous en prévenir. On a _fa111;1 trois ou quatre heures après le repas. Les gens qui raisonnent mal en concluent naturellement ~ue le vin les nourrit et que l'eau fraiche ne les sou• t1.ent pas. L'illusion est complète. C'est un peu comme s1 l'o~ prétenda_it qu'un foyer de chaleur, un poêle, une chemi_née, fonctionnent mieux quand la combustion est ralentie et. dure plus longt_emps. Oui elle dure plus longtemps, ma1s elle ne fourmt pas de calorique ; encore on peu elle s'éteindrait, La cellule animale n'a pas été créée pour être gorgée d'alcool ; pour qu'elle reste daus son état normal, il lui faut de l'eau. Autrement, sa fonction est entravée. C'est pourquoi l'organisme, imprégné d'alcool, se trouve dans une situation morbide. Alors se ~éclarent les maladies par ralentissement de la nutrition,. et apparaissent leurs symptômes caractéristiques: obésité, gravelle, rhumatisme, etc. De sorte que cette fausse idée des boissons qui soutiennent, conduit' directement à une transformation néfaste de la fonction à une altération <1e la santé. Qui digère lentement s~us


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l'influence de l'alcool, perturbateur de la nutrition, est déjà uo malade. Celui-là a grand besoin d'eau, un remède meilleur que celui des pharmaciens. Est-ce exact que l'alcool ralentit la nutrition cellulaire et générale! L'ob!lervation le démontre largement, L'AXpérience aussi. MM. Chittender et Mendel, de Yale University, viennent encore de faire voir que les boissons fermentées retardent les procAssus chimique11 de la digestion en opérant in vitro. lie ont directement mis en côntact des substances alimentaires avec des liquides digestifs. Dès qu'on ajoute aux liquides digestifs 2010 d'alcool, l'activité digestive est enrayée. Le wislr:y pur, qui renferme environ lg 50 O[O d'alcool, mélangé à la dose de 1 Oro seulement aux sucs digestifs, réduit de plue de 6 010 le temps de la digestion. Dans quelques cas cependant, l'action a été nulle. N'importe, le fait n'est pas douteux, et nous l'avons constaté il y a plus de 25 ans avec le docteur Corvisart. L'alcool retarde les phénomènes d'assimilation, et si l'on s'imagine que le vin, les liqueurs fortes soutiennent, c'est uniquement, d'abord, parce que ces boissons excitent le système nerveux, et semblent donner des forces, et, ensuite, parce que le sentiment de la faim est retardé par cela même que la nutrition est entravée. Mais résultat final : altération de la nutrition et maladies qui en sont la conséquence. Dernier conseil d'ami : défiez-vous du petit verre I surtout si vous habitez la ville au milieu d'une atmosphère impure.

Essais d'engrais. - La ponte pendant l'hiver

Le froid laisse quelques loisirs aux agriculteurs, les travaux du dehors chôment un peu ; il y a cependant l'élagage et la taillé des arbres, le transport des fumiers et l'achat des engrais. L'emploi des engrais chimiques se répand de plus en plus, mais le choix en est-il judicieusement fait , Bien rarement le cultivateur a recours à l'analyse du sol pour s'assurer de la composition de l'engrais réclamé par sa terre, il ne s'inquiète que du prix et s'en rapporte aux conseils de son vendeur. Pourquoi ne consulterait-il pas sa terre lui-même 'P Et elle lui répouclrait d'une manière certaine. La chose est

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simple, il suffit de diviser une petite partie du champ en parcelles de dimensions êgales, chacune recevra un engrais de composition différente; dans l'une, par exemple, on sèmera de l'engrais complet, dans l'autre, uu engrais privé d'azote, dans une troisième, un engrais privé de potasse. dans une quatrième, de l'acide phosphorique seul, la cinquième, conservêe comme témoin restera sans fumure ; la récolte donnera la réponse demandée et l'agriculteur sera fixé pour les annêes suivantes : en faisant cet essai à chaque genre de récolte, il n'aura plus d'hésitation sur la composition des engrais à acheter. Les ménagères, elles aussi, se plaignent du froid ; les poules de leurs poulaillers ne leurs donnent plus d'œufs, juste au moment où ils se vendraient à un prix élevé. Il existe des poudres à faire pondre qui, d'après les prospectus, doivent faire merveille et assurer la production d'œufs pendant tout l'hiver. Nous sommes un peu sceptiques et aurions plus confiance dans le simple blé chaudé recommandé par M. Voitelier, et dont voici la recette : Prendre un Hire de chaux vive et la faire éteindre dans tO à 12 litres d'eau chaudP. Disposer le grain à chauler en un tas ile forme conique et verser sur le milieu le lait de chaux préalablement remué et bien mélangé avec un bâton. Puis prendre une pelle de bois et remuer le tas en le changeant de place plusieurs fois de suite jusqu'à ce que tous les grains soient parfaitement imbibés. Relever le tas et laisser sécher. Donner ensuite aux volailles suivant leurs besoins quotidiens. Ce régime, qui est inoffensif, à condition de n'en pas prolonger trop longtemps la durée, est excellent pour activer la ponte. Mais le véritable secret pour obtenir une ponte abondante en hiver consiste en une nourriture stimulante et e~ le maintien d'une température élevée dans le poulailler. Toutes les poules rationnellement soignées peuvent pondre en hiver ; mais il est plus avantageux de prendre une race précoce qui puisse fournir des poulettes nées de très bonne heure. Ce sont en effet ces poulettes qui commencent leur ponte à six mois (avant Ier grands froids par conséquent si leur naissance a étê hâtive) et continuent à pondre plus aisément pendant l'hiver. L'avoine, le sarrasin, quelque peu de chenevis, du sang cuit ou desséché, composent leur menu.


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Quant à la chaleur, c'est là une difficulté, car nous n'avons pas encore l'habitude d'installer des bouc~es ~e chaleur dans les poulaillers. Mais à la campagne l éc.orie est toujours maintenue à bonne température i le mieux est de faire coucher les poules pondeuse~ dans une partie d'étable ou d'écurie. séparées des ammau~ par une cloison en ~rillage. Il faut que les volaille.a aient là un parcours suffisant pour prendre leur premi~~ repas, afiu d'éviter à la descente du perchoir la transition brusqu.e avec l'air extérieur qui pourrait causer de graves refroidissements. · --

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Costumes nationaux Tout récemment, une conférence des Direct~urs de l'instruction publique des cantons romands, réunie à Genève, a décidé la créatiOJ?- d'un Gloss~ire des pat~is parlés dans la partie française de la Smsse. 0~ a rais?n de ne pas laisser disparaitre entièrement ces vi.eux. d.ialectes, qui forment un des éléments de la vie nationale de nos populations rurales. Il est un autre élément bien plm1 menacé encore p~r l'égalitarisme de notre siècle niveleur, observe avec raison l'Ami. C'est le costume national. En Valais il s'est, il est vrai, conservé dans la pl~part des communes des montagnes et des vallées. Mais les localités de la plaine ont presque complèt~ment abandonné le costume d'autrefois. La mode, la laide. et capricieuse mode, a envahi nos villages situés au pied des Alpes et tend à pénétrer plus avant dans le pays. Que l'on entre dans tel ou tel village, et l'o!l sera étonné du changement qui s'y est produit depuis pe~ d'années. Il n'y a pas longtemps encore, on y portait les habits faits de ces bons, solides draps du pays, et avec lesquels on affrontait les années de t.ravaux les plus pénibles. Aujourd'hui ce sont des confect.'ons, achetées à bas prix, mais qui n'en son~ pas morns chères, puisqu'elles sont bientôt usées, qut les ont remplacés. Tandis que les mères gardent encore le. c~stume de leurs aïeules, on verra les Jeunes filles, i1;01tant tant bien que mal les modes ridicules et excentriques de la ville, et rougissant de la simplicité de leurs mères, malheureueement trop indulgentes - afficher dans leur

vêtement un luxe de couleur et de formes frisant bien souvent le grotesque. Combien témoignent plus de goût, celles qui restent fidèles à leur vieux costume national, à la fois simple, économique et gracieux I Qu'elles le gardent précieusement. C'est leur intérêt matériel aussi bien que le bon goût qui les y engagent. On se p laint beau coup aujourd'hui de la disparition de la simplicité et de la loyauté d'autrefois. La fureur à vouloir imiter les usages et les modes des villes n'y est certainement pas étrangère. Il y â ·des paysans et des paysannes qui rougissent d'ê tre paysans et affectent très maladroitemen t les manières de citadins. Qu'ils restent dans leur condition et qu'ils en soient fi.ers. Quel état est, en effet, plus noble, plus indépendant, plus salutaire à l'âme et au corps que celui du paysan, qui travaille librement la terre qui lui appartient, dans l'atmosphère pure et vivifiante du grand air 'l C'est par le paysan que la sève de la nation ·se rafraichit et se renouvelle constamment. C'est le paysan qui forme la fondement stable et solide de la société. Et pourquoi cela 'P P arce que c'est le paysan qui maintient et transmet les saines traditions des ancê tres; c'est lui surtout qui préserve las généra1ions des corruptious physiques et morales qui empoisonnent les grandes villes. Or, les costumes nationaux sont assurément un des facteurs qui contribuent le plus à la conservation de ces précieuses traditions. Qu'on les abandonne pour imiter le luxe des villes, et aussit ôt le caractère, les mœurs du peuple s'en ressentiront. C'est l'expérience qui l'affirme. Aussi essaie-t-on un peu partout, da nos jours, à réagir contre l'envahissement des campagnes par le luxe des villes. Il s'est formé des sociétés pour la conservation des costumes nationaux.. Dans le canton de Vaud, M. Alfred Cérésole s'est mis naguère à la tête d'on mouvement dans ce sens. Dans le grand-duché de Bade, il s'eet constitué une association, patronnée par les autorités civiles et religieuEes, pour la restauration et le maintien des costumes nationaux. Le succès a répondu à ses e:ffcrts. Dans plus de 200 paroisses, les enfants sont venus en 1895, si nous ne faisons erreur, à la première communion revêtu du costume de la Forêt-Noire. Nous savons, certes, que chez nous, grâce à Dieu, la majeure partie de la population campagnarde est restée


jusqu'ici à peu près réfractaire à la contagion de la mode, Le paysan garde la ,tradition virile des aïeux. Mais il n'est peut-être pas inutile, en présence de c~rtaines déviations dans les mœurs de plus d'une localité, de mettre en garde contre le danger que nous venons de signaler. Notre conclusion est donc : Paysans du Valais, conservez v~s c~s~umes nationaux, restez fidèles aux habitudes de s1mphc1t6 de vos pères, qui ont fait votre bonheur et votre foroe et que d'autres, qui paraissent peut-être plus heureux que vous, Tous envient.

XVI•• ANNEE •

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20 .Février 189 7

L'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

Recattes et conseils utiles

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION

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D'aptès la"Medical Record l'essence de térébenthine, appliquée sur les brûlures aux trois premiers degrès, soulage presque instantaoément la douleur. D'après l'expérience de l'auteur, la bn\lure guérit beaucoup plus rapidement qu'avec tout autre traitement. Il recouv~~ la partie brûlés d'une couuhe mince de ouate stérilisée qu'il tient imbibée d'essence de térébenlliine du commerce. Quelques tours de bande immob1lisent le pansement. S 'il y a des ampoules, il les o~vre le. second ou le troisième jour. Il recommande aussi de faire en sorte, si possibie, que l'essence ne vienne p_aa au coat!'ct des parties saines de la peau, elle pourrait y prod1ure une irritation. Résurrection des fruits i?&lés. :- .Il ~e faut pas oublier que l'on est en hiver et que les fruits dont 011 s'est approvisionné avec prévoyance sont e~po~és à ~eler. Voici le pr.>cédé pratique que nous 1.n~1que l A· griculture moderne pour ressusciter et r!lv1v~fier, d_ans 1'acceptatioo gastrouomique du terme, les fruits atte1n~s par l'intempestive gelée. Placer daus la cav~ un récipient en bois rempli d'eau, et lorsque celle-ci est à la iempérature de la cave, prendre les fruits gelés un à un par le pédoncule; les laisser glisser assez doucement dans l'eau, de façon à éviter tout choc des fruits contre les parois du vase, ou celui d'un fruit sur l'autre; douze heures après, les enlever et les placer en lieu sec ; les fruits seront sauvés.

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SION

L'ÉCOLE PRIIAIRE paratt chaque quinzaine, de Novembre à AYI11 inclusiYement, en livraisons de t6 pages. Pris d'abonnement pour la 8nl1111e, 2 fr, 30, IJnion po•tale 3 .fr. Annonee•, pri:L 20 cent, la ligne Olt 1011 espace. Toul ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit à une annone" ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE: Le respect dû à l'enfant. - L'enseignement du catéchisme (suite/. - De la culture de l'esprit. - Sur la composition française. - L'espérance doit soutenir l'instituteur. Correspondance. Partie pratique. (Sujet de composition.} Maximes et conseils pédagogiques. -

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Suppléments. Tout ce qui concerne la publication doit être adressé

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à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1"' secrétaire au Département de !'Instruction publique,

à

Sion.

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No 05 l'Ecole primaire, 5 Février 1897 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu