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No 06 l'Ecole primaire, 10 Février 1895

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aujourd'hui. En effet, on a recueilli des 1leurs fanées dans les tombeaux des Egyptiens. C'était l'usage cheJt les anciens Egyptiens d'entourer les momies de feuillage et de fleurs. L'herbier du musée du Caire renferme ainsi des échantillons de plantes qui datent de 5000 l 8000 ans. On en voit qui ont conservé leurs couleurs La coutume de mettre des 1leurs dans les tombes est donc bien vieille. Pauvres fleurettes, que de générations ont passé sur terre _Pendant que, _bie~ enfermées dans . les sarcophages ~gypt1ens, elles réststa1ent, à l'abn des 10tempéries, au~ rigueurs du temps. Des fleurs de 5000 ans 1 {J. des Débats./ H. de PA.RVILL•.

Recettes et conseils utiles Pour faire 110ndre les poules. - On nous demande un moyen pratique de fa1re pondre abondamment lea poules bien nourries. Voici ce que nous conseillons, dit la Science pratique : Lorsque leH poules sont enferméea dans un espace limité, il est bon de leur donner de l'exercice. Pour cela, il suffit de suspendre à une ficelle un chou, une tête de salade ou autre verdure. Le mou· vement qu'elles se donnent An allant picorer cette nourriture ainsi Euspendue leur est salutaire. Il importe auaai de ne pas leur laisser manquer de sable ou de pe\it gravier. Un peu de nourriture animale, vers, déchets de viande bâchés, fera bon effet. Pas trop de maïs, de pl· tée, de farineux, etc., qui pousseut à l'engraissement Il faut aussi bien soigner les volailles pendant la mue pour favoriser la ponte ; enfin, avoir soin de ne garder que des jeunes bêtes précoces. l'roid de pied. - Le froid aux pieds habituel, commun chez les anémiques et lymphatiques, se guérit par la douche froide des pieds, administrée tous les matins pendant 40 secondes, sur chaque pied, et suivie de frictions avec la laine. En hiver, on peut faire les frictioua a':ec de la neige, qui dispense de la douche des pieds. Rten ne digestionne mieux les organes internes, rien n'enraye plus efficacemen~ la prédisposition aux rhumes et aux angines .

XIV"'• ANNEE

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SIO N ~

10 Fé v rier 1 ~9 5

'ECOLE PRIMArRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPfCES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. -

Pris. d ' nbonnement pour la 8nlslilie, 2 fr. 50. Union postale 3 fr. ~nnonces,

pd.:z, 20 ce11t, h1 ligne or. son espnce.

l ouvrage dont l'Ecole primaù·e rece·a a deux exemplaires aura à un e ann one ' ou à un compte ·r Pndu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE : personnal enseign~nt primaire du Valais. - t M lle ,. Luy. -:- ~u De':'ouement (à sut"VI e). La leeà 1 ecol~ pnma1r_e (suzte}. . - Apprentissage de l'éconod~mestl~ue (suzte}. Education et enseignement : rq;ens (a s~uvre~. - Enseignement professionnel (à · - Cons~1ls pedagogiques (fln). - Partie pratique : - Supplement.

Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1" secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.


SION, 10 Février

Chroniqne et avis scolaires Contérences d'instituteurs La conférence de ce district aura . Ma~t~d~:>;~ 19 de ce mois, à 9 h: du ~· (Voir dans ~!&ote ~rimaire (No 1) le sujet en dlscuss•oo.) 1wnant primaire· - Le Pei'SODD~I .e.nse e No 4 doit ètre rectifié t~bl~au y relall~iJO~~~c!rn~otr! personnel en~eignant dA amsl ~n ce(Lq ) Mn• Euphrosine Mudry a remplacé Cherm•gnon ens · . . · M Lucien Robbyt·, titulaire démJssJonnatre.bl l'école · M . Ville MH• L Farauet a o enu A d" ~rii~~YM_n. M' Luy L~ peste devenu vacant a été . .. L . . à son tour a été remque mgeal11 fié à M • Em1he uy, qm con Mll• Clotilde Wui\loud. placée à Monthey ~ar V d M F Blanchot de CollonDans le. cantoàn E~hal~e~~ et. n~n à Ass~os, et son ~~~'us:~sM~~LouisP, née Rouiller, à Malapalud . sous co titre dans le susdit No Not re appel adressé • è f "bl écho nous nous par1 n'ayant obtenu qu un r s . a~ It tend · à ia publication mettons de 1~ renouve 1er rc1. . d l'Ecole primaire des noms de resso.rlissa?ts va 1ais:~: tant laïques que congr~ganistes, qm enseignent actuell~ment h:ors du cantlonL~bit ~·.~t~a~~~~ier 1895 : - Nous hsons dans a t er , 1 1 des Le 6 ·anviPr à Marseille, s'est embarquee pour es n R. HllUJr Vitallne Conus, ori~inaire, d'~rsy (Fr•b?~r~: Sœur VHaline appartient à la Congregation des ~el1g ~é­ ses de SI-Joseph d' Annrcy. Pendant. 8 ans, e e a . ployé son activité en Valais, en qualdrté td2e f.œure:npse~t fessant A Cbampéry pen an ans, ~~~~ ~· a~~o à Monthey. Elle a laissé de bons so~venirs

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~~sd~e~i:ocf~:: ~~Fr~!~ eduan~a!!u~~g~r d~elase:on~:~~! :~ de l'apprécier. - Les écoliers de la ville de Zofiogu? viennent d'avoir une éniale idée. Profitant !tes enormes ~butes d neige ~e ces jours derniers, ils ont co~strult, au r:o en de celle-ci quantité de bulles dont 1 entrée est acc~ssible au pubiic moyennan~ .fina~c~. 'Natu~el~e~en~ cha ue cabane a son attrait special: ICI lon volt e an zin fumant sa pipe, entouré de ses fe~unes, là les Peauxrou es qui dévorent un lapi~ tout v:v~nt. , etc., etc. ~e pro~uit des entrées est desllné. à la caisse des Colomes de vacances pour pauvres écohers.

1894-9f)

L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE. DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION Au personnel enseignant primaire du Valais Nous croyons devoir, pour la gouverne et l'édification du corps enseignant primaire valaisan, publier ici les deux lettres suivantes, attendu qu'elles ont directement trait à la marche de l'Ecole primaire, et comme telles intéressent spécialement MM. les Instituteurs et Mesdames les Institutrices. Voici cette correspondance : VÉROSSAz, le 28 Janvier 1895. A Monsieur le Conseiller d'Etat chargé du Département de l'Instruction publique, Sion. MoNSIEUR LE PnÉSIDE:XT,

Ensuite d'un rapport que j'ai demandé à ~1. P. Pignat, en sa qualité d'éditeur-gérant de l'Ecole primai?·e, sur la marche de cet organe de la Société valaisanne d'éducation, j'ai été péniblement surpris d'apprendre, par l'exposé qu'il m'a fait, qu'une tt·entaine d'instituteurs et d'institutrices du canton ne reçoivent pas cette publication. Bien que ce nombre ne soit pas considérable en lui-même, j'estime qu'il est encore trop grand, en considération du fait que le personnel enseignant valaisan est le tout premier intéressé à soutenir une revue qui a été créée et existe particulièrement pour s'occuper de questions qui le concernent directement. Sans son appui elle ne pourrait marcher, car il s'agit ici d'une revue dont le tirage est forcément restreint et limité à une classe spéciale de lecteurs. Je n'ignore point que la position matérielle de nos instituteurs et de nos institutrices les oblige à modérer leurs dépenses, mais leur situation n'est cependant pas précaire au point qu'ils ne puissent s'abonner à une publication fondée pour eux, et qui, par l'intérêt réel qu'elle offre, ne peut que leur rendre de réels services. A ce propos, je crois, Monsieur le Président, que pour engager


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le plus possible tous les membres du personnel enseignant valaisan à recevoir désormais l'Ecole primaire, il y aurait lieu de ne favoriser que les abonnés seulement, dans les envois de traités qui se distribuent au personnel enseignant, et de prétériter les autres, par la raison bien simple que le temps et le goût de leur profession semblent déjà leur manquer pour lire leur propre organe. Je profite de l'occasion pour vous féliciter, Monsieur le Président, de l'excellente idée que vous avez eue l'année dernière, de faire adresser l'Ecole primaire à titre gracieux: aux commissions scolaires. La dépense qui en peut résulte:.pour l'Etat me paraît amplement compensée par les avantages qu'en retirent ces autorités, qui se familiarisent ainsi mieux: avec les questions éducatives et suivent celles-ci avec plus d'intérêt et de profit pour l'école et le personnel enseignant. La plupart des commissions scolaires ne reçoivent aucune gratification; il serait donc difficile d'exiger d'elles ou des communes le paiement d'un abonnement. C'est ainsi que le subside d'Etat, qui permet d'envoyer l'Ecole primaire gratuitement à toutes les commissions scolaires sans distinction, constitue une heureuse innovation, en même temps qu'elle est une marque de déférence et du bienveillant intérêt que leur porte le Département, à. défaut d'autre récompense. Veuillez, Monsieur le Président, etc. P. BURNIER, Chanoine Président de la Société valaisanne d'éducation. M. le Chef du Département a répondu le 31 Janvier par la lettre suivante: M. l'Inspecteur scolaire Burnier, Président de la Société VÉROSSA.Z. valaisanne d'éducation,

TIT, Nous avons l'honneur de vous accuser réception de votre lettre du 28 courant, portant à notre connaif:sance le fait regrettable qu'une fraction, heureusement restreinte il est vrai~ du corps enseignant primaire, se désintéresse de son organe en refusant de s'y abonner. Pour tenir le meilleur compte possible de votre rapport à ce sujet, nous ne manquerons pas d'aviser aux moyens propres à remédier à l'état de choses signalé. En ce qui concerne la réception de l'Ecole primaire par

les com~ISSions ~'éco!e, nous espérons pouvoir continuer, au moy~n dun subside_, a leur en faire le service comme l'année dermère, en subventiOnnant chaque année cette utile publication. Agréez, etc. Le Chef du Département, ROTEN.

-------~~~ --~~~----------­ t Mlle~ Mathilde Luy Le corps enseignant primaire a fait le mois dernier une :per~e t~ès ,sensible dans la personne de MUe Mathilde Luy ustltutnce a_ Martigny-Ville, décédée le 19 janvier après un~ ·CO~rte maladie; La_ défunte, qui n'avait que 24 ans, en comptait sept dans l ens~Ignement, et deux: semaines seulement avant l!a_ mort, elle tenait encore son école, apportant dans I'accomplissem~nt. de sa ,tâche ce dévoûment et ce feu sacré qui la c~ract~nsatent. C éta~t une excellente maîtresse, qui se disti~gu~tt dans la _pratique, ayant le don de se faire tout à la fois aime~ ~t cramdre. Le magnifique ensevelissement qu'elle a eu a d a1Jleurs montré en quelle estime et affection était te_nue ~ile Luy. Sa :fi~ ~i chrétienne et le bon souvenir qu'elle lat~se a tous ceux qu_1 1_ ont co_?nue, adouciront pour ses chers patents la cruelle afthct10n qu'Ils viennent d'éprouver. Mlle Luy es~ t;norte prématurément, comme plusieurs de ses compagnes ~u1 1 ont précédée dans la tombe. Qu'il nous suffise de rappeler a cette place les noms de quelques-unes d'entr'elles dé~édées dans ces dernières années : Louisa Gay-Crosier Victonne Revet, Hortense Gard, Octavie Gaillard, Delphine PignatSaudan, et s_an~ doute ~'autres . que nous oublions. Toutes, espéro~s-le, JOUissent auJourd'hui de la paix éternelle et de ~- lUiruère céleste . p_romis~s à qui, à leur exemvle, ont passé 1c1-bas comme le dlVln Maitre, en faisant le bien R. 1. P.

Du Dévouement 1. Nécessité du dgvouement. .Le ~év~ue~ent est une qualité morale des plus nécessalres. a lmstltuteur; il est l'âme de l'école et la condition essentielle de tout progrès; il est l'ange gard ien de l'en-


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fanee et, sans lui, l'éducation et l'instruction deviennent impossibles. La loi scolaire ne prescrit à l'instituteur que 6 b. de classe par jour, mais il ne faudrait pas que le maître crût avoir rempli son devoir après avoir consacré 6 h. par jour à ses élères. S'il veut être un éducateur dans le vrai sens du mot, il ne doit pas seulement à ses élèves la moitië de sa journée, mais sa journée entière. Suppogons un maitre qui soit doué de beaucoup de talents naturels, qui sache bien enseigner, qui possède tontes les qualités physiques, intellectuelles et morales propres à son état, mais qui manquerait totalement de dévouement; ~e maître pourrait-il réaliser dans son école les progrès désirables? Non, certainement non. Un instituteur sans dévouement ne sera jamais qu'une médioc.rité dans l'enseignement; sa classe restera toujours faible, parce qu'il n'aura pas le courage d'y vouer son temps et ses peines; il n'aura pas la patience nécessaire pour vaincre les répugnances qu'il rencontrera dans l'exercice de ses fonctions, il n'aura pas de constance, pas de suite dans son enseignement, en un mot, il n'aura pas de goût pour sa prétendue >ocation. De là un certain laisser-aller avec les conséquences les plus désastreuses pour l'école. Le maître arrivera en classe sans préparation aucune, n'ayant plus pensé à ses élèves depuis la veille; il ne saura que faire, il hésitera, il cherchera une occupation quelconque pour ses élèves. Tout sera incertain chez lui : les enfants ne seront occupés que par moments, et alors ils le seront à des exercices futiles et inutiles ou à des devoirs au-dessus de leur portée ; les matières du programme ne seront pas méthodiquement partagées: les unes absorberont tout et les autres n'auront rien ; le règlement horaire, s'il en existe, sera mal fait et encore plus mal suivi, le programme et le journal de classe n'auront jamais vu le jour, en un mot, la routine, l'indiscipline et le désordre règneron t dans une telle classe, et partant les progrès y seront nuls ou peu s'en faut. L'état d'instituteur veut une vocation décidée et toute spéciale ; il ne faut pas l'entreprendre en vue d'une spé-

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:eulation mercantile, cat· on n'y ferait rien qui vaille· mais œla n'arrivera gnèt·e en Valais, car le personnel enseignant n'y est pas trop rétribué ; cependant, chez nou3 comme ailleurs, le maître ne dùit par marchander à la socièté son dévouement et sa sollicitude; il ne doit pas les mesurer à la valeur des avantages matériels qui lui sont accordés ni se décourager en présence de l'ingratitude des hommes~ Der~nt D1e~ et la co_nscience, ces considérations ne justifieraient pomt son laisser-aller et son indolence. C'est sur~_out_ dans la ~artie éducative de son enseignement que lmst~tuteur d01t se montrer dévoué, parce qu'elle e~ est la plus ~~portante et peJ.lt-être aussi la plus diffictle. Pour comger les défauts des enfants, déraciner et. étouffer le mal, pour leur inspirer la vertu et les former à la dévotion, il faut que le maître se dévoue tout entier pout· tous et pour chacun en particulier, qu'il ne se rebute deva nt aucune difficulté et ne recule devant aucun sacrifice. Notre Seigneur, le modèle de l'éducateur, ne nous a-t-il pas donné le plus bel exemple du dévouement eu consentant à s~ revêtir de notre pauvre hu:nanité, à passer 33 ans parm1 les hommes pour les instruire, et enfin à mourit· ?e la I?ort la plus cruelle et la pl us ignominieuse, après av~tr passe par tous les degrés de la cruauté la plus raffinee, et tout cela pour sauver des àmes qui n'avaient fait que l'offenser et l'outrager! Jésus-Christ a particulièrement montré de la bienveillance et de la sollicitude pour les petits enfants. L'éducatwr chrétien doit donc marcher sur les traces de son divin Maître, et dépenser toutes les forces de so n intelliuence toute la tendresse de son cœur, tout le dévouement" tout' le zèle dont il est capable pour conserver aux enfant~ l'innocence . qui est ce qu'il y a de plus précieux ici-bas. Notre-Seigneur nous dit dans son Evanuile : o: Malheur à celui qui scandalise un de ces petits», et l'iustituteur qui, par manque de dévouement, négligerait d'implanter ]a· vertu dans le cœur des enfants, leur laisserait contracter des -défau~s. des vices, des mauvaises habitudes qui les condmratent peut-être à la perdition, quelle terrible responsa-


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bilité n'assumerait-il pas ! . . . Dieu lui demandera compteun jour des âmes qu'il devait instruire et former au bien,. et si peut-être quelques-unes se sont perdues par sa faute il aura un compte terrible à rendre ' ll y a là un vaste sujet de méditation pour chacun de nous. Pensons-y bien. J. M. (A suivre,)

La Lecture à l'Ecole primaire (Suite) Comme on le voit par l'exemple qui précède, la lecture est, de tous les exercices de l'école, celui qui se prête l~t mieux à l'accroissement du vocabulaire. Mais là ne se borne pas son utilité pour l'enseignement de la langue: elle fournit des ressources non moins abondantes pour l'étude de la grammaire proprement dite. Les enfants croient généralement que la grammaire ne doit être étudiée que comme préparation à la dictée d'orthographe. C'est une erreur qu'il faut s'attacher à détruire, et c'est peut-être cette erreur qui fait qu'ils négligent l'orthographe dans tout cequ'ils écrivent en dehors de la dictée, principalement dans leurs devoirs de composition française. Il importe qu'il~ comprennent que la grammaire est surtout nécessaire à ceux qui écrivent, et que, conséquemment, l'exercice de la. dictée n'est point le but, mais le moyen employé pom· les habituer à appliquer les règles de l'orthographe dans ce qu'ils auront eux-mêmes à écrire. Le texte imprimé ou manuscrit qui fait l'objet de la lecture, peut donc servir à leur montrer comment l'auteur a appliqué les règles qu'il~ étudient et qu'ils appliquent journellement dans des exercices spéciaux. Nous pensons, en effet, que l'examen attentif, c'est-à-dil·e l'analyse, au double point de vue de l'orthographe et de la construction, des textes lus, est un exercice plus efficace que tout autre pour l'étude de la lan gue. quand d'ailleurs il s'appuie sur des principes clairement formulés. Toutefois, il ne faut pas oublier que les exercices oraux doivent avoir lieu parallèlement aux leçons de grammaire,.

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et qu'il ne_ faut pas que c~tte analy~~ dépas~e pour chaque cours, le mveau des connaissances deJâ acqmses. Ainsi. Jes élèves du cours élémentaire reconnaîtront les noms, les adjectifs et les verbes; on mettra en évidence les règles d'acc_ord des seconds a~ec les, pre~iers,_ en ind iqnant, s'il y a. heu, ~a t~an ~formatwn q u a du sub1r la forme la plus simple, c est-a-dire, ~elle du masculin singulier, pour marquer cet accord. A 1egard des verbes, on distinguera les sujets et les compléments en indiquant la nature des derniers · puis on fera conjuguer à un ou plusieurs temps chacu~ d~a verb_es reconnus, en accompagnant cette conjugaison d au moms un complément, sinon de deux. Cet exercice a. p_ou~ but et p~ur. effet de corriger les défauts de prononciatiOn, les alteratiOns de la langue dans les classes inférieures, et d'habituer les enfants à faire les liaisons nécessaires, ce que l'on néglige trop souvent. Il leur donne aussi ~'i?ée nette de la proposition simple. Amv,es au cours moyen, les élèves devront entrer dans p_l~s de détails sur _ 1~ rôle de chaque mot dans la compo~Ih?n de la propos~twn ou de la phrase. On exigera qu'ils mdiquent la fonctwn des mots invariables comme celle d~s ~ots variables. On ne se contentera donc pas de l'indication vague d'adverbe, de prépositions, etc.; on deman_dera ?e que fait cet adverbe et quelle idée il exprime ou Il éveille, et de même pour les autres mots invariables. De plus, on insistera sur la conjugaison des diverses sortes de ve,rbes, et pri~cipalement sur celle des verbes irréguliers q~e 1on f~ra. conJuguet· aux temps les plus défigurés. On SI~nalera egalement les irrégularités dans la forme de certams mots et les dérogations si fréquentes à la règle générale dans la construction des phrases. . Dans le cours ~up_érieur, on révisera, en les approfon~Issant, tous les de_tatls sur lesquels ont porté les explicat.wns_ et ~es exerCI~~s orau~ du c~urs précédent. On y etudiera _d une mamere auss1 complete que possible, la con_structw? des phrases en _en fais~nt rapidement l'analyse logique. L analyse grammaticule d une certaine classe de mots variables servira à en justifier l'orthographe. Tantôt,


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selon les applications que fournira le texte de la le?tu~e, ce dernier exercice portera sur les noms et les adJectifs simples ou composés, tantôt sur l'accord du verbe précédé de deux ou plusieurs sujets, tantôt enfin sur l'~ccord des participes. Mais on aura toujour~ soin de se temr dans de justes limites, pour ne pas sacnfier la lecture pr,opre~ent dite aux exercices qu'on en tire eu fa. veur de 1 enseignement de la langue. Au cours supérieur même, cette lecture a son importance au.x. divers points de vue d'une correction irréprochable, de l'accentuation et du sentimen.t. , (A suwre.)

Apprentissage de l'économie domestique (Suite) Les jeunes filles des écoles primai~es appartie~nent toutes <>U presque toutes à la classe laboneuse des v1lles et des campagnes. C'est dire qu'elles doiv~~t être exercées de bonne heure au travail. D'ailleurs, la pos1t1on de femme du monde, de grande dame, comme on dit, ne dispense. même plus aujourd'hui du travail, et il n'est pas rare de vou· des femmes haut placées par leur rang ou leur fortune, se mon~rer plus économes de leur temps que de simples femmes d ouvners. Toutefois nous n'entendons pas que celles-ci doivent être des ménacrèr~s dans le sens trivial du mot, c'est-à-dire des machi~es se lo~ant à tant par jour ou par mois. Il faut, au co~tra.n·e, qu'il y ait clans leur condition humbl~ ou m?deste, de la digmté; que leur esprit suffisamme~t cultivé p~Isse comprendre les devoirs qu'elles ont à remphr, que leur JUg~me~t a~se~ for~é et assez sûr puisse leur faire sentir tout ce qu1 doit etre fatt, soit pour le~r bien personnel, soit pour celui de~. autres; e~n, que leur bon sens soit assez. clévelopp.é pour qu Il ne d_éda1gne ni la surveillance, ni au besom la pratique des occupat10ns les plus communes du ménage. . . . Nous a vons exposé comment une mère de famille mtelhgente et prévoyante peut initier sa jeune fille a~.lX travaux du ména~e et à son rôle de future maîtresse ùe maison; nous allons dire aujourd'hui ce que pourrait et ce que devrait faire à cet égard l'école primaire, même élémenta~re., . Tout d'abord l'institutrice d01t s attacher a gagner le cœur de ses élèves et la confiance des familles . Elle devra son succès

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et sa popularité et au caractère pratique qu'elle saura donner à. son enseignement. Elle doit se pénétrer avant tout de cette p~~sée que ses élèves auront toutes plus tard un ménage à ding er; et pour les y préparer, elle tâchera de les familiariser avec le travail, l'ordre et la propreté, ainsi qu'avec les différents travaux d'une m~îtresse de maison. Mais comment procéderat-elle pour obte_mr ce résultat? Voici notre avis sur ce point. Chaque ~emame, les deux élèves ayant obtenu les meilleures places seraient chargées d'entretenir la propret-é dans la classe. "f!ne autre aur~it pour _mission de ranger chaque matin les livr~s et ~es ObJets scolaires sur le bureau de la maîtresse. Ce seraient la des faveurs qui devraient être considérées comme ùes récompenses et auxquelles les bonnes élèves finiraient par .attacher le plus grand prix. D'autres jeunes filles pourraient être admises à tour de rôle, à ranger l'habitation de l'institutrice à m~ttre la table pour les repas et à exécuter, sous ses ye~x les mille petits travaux d'un ménage bien tenu. ' ~.ne admettrait également chaque jour deux élèves dans sa cmsme et préparerait ses repas sous leurs yeux. Le jeudi elle aurait toujours avec elle quelques-unes de ses grandes élèves ~ar son bonheur devrait être ùe se voir entourée des enfant~ qu'elle é'lève. Munies des tabliers de cuisine et les manches retro~ssées, les fillettes prépareraient elles-mêmes, sous sa surveillance et d'après ses conseils, les aliments les plus usités dans les ménages ordinaires. La bonne maîtresse varierait souv~~t les plats . et ne lésinerait pas pour la dépense, - qui d ~Illeurs d~vrait ~ester m_odeste, - lorsqu'il s'agirait de multiplier les ~UJets d mstructwn pour ses jeunes cuisinières. Ce petit c~urs de cuisine ne manquerait pas d'intéresser b~aucoup les Jeunes filles, et ce serait un bonheur pour elles dY prendre part. Elles deviendraient bientôt habiles dans l'art .culinaire, si bien que leurs mères se trouvant absentes ou malad~s, elles P?Urraient les remplacer dans cette partie de leur tache. Certames mères elles-mêmes apprendraient de leurs :fil!~s le secret de préparer certains aliments avec plus de delicatesse, et même avec plus d'économie. ..~es mêmes moyens s.eraient employés par l'institutrice pour lllltler ses élèves aux divers travaux de la lessive du repassage de la couture, ainsi qu'aux premiers principes de la coupe et de la confection des vêtements, toutes choses auxquelles ellemême devrait être préparée.


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Elle devrait en outre leur apprendre, ne fût-ce que. par 1& vue la disposition et l'entretien du potager, les ha~1tuer à culÙver les fleurs qui en font l'orneme~t, leur ens~1gner les rincipales notions de l'hygiène, ~es pra~1quer elle-meme et l.es feur faire pratiquer avec tout le som poss1ble; enfin leur m~nti.er ' ·éparer les médicaments les plus ordinaires da~s les mdls;o;ltions qui ne réclament pas la ~is.ite du ?.1édecm, ou pour a li uer les prescriptions de celui-Cl lorsqu il est ~pp~lé. . pbnq ne saurait dire tous les s~rvices qu'une bonne mstitutncepourrait rendre ainsL sans brmt, dans une comlll:une! et com·ce a' ses leçons et à son exemple, le b1en-etre et la . b1en, gra f ill U t 11 santé pourraient être augmentés dans ~es ~rn es. ne. e & maîtresse jouerait un rôle vraim~n~ provHle~tlel dans un v1l~age, et elle ne tarderait pas à recumlhr le frmt de son ensmgnt; ment, par l'estime et la considération ~on~ ~Ile se verr3.1\ entourée, par l'aisance et le bon esprit qm fimra1ent par régner chez les habitants. ' • . é r bl A ceux qui prétendraient que c'est la un reve 1:r a lS~ e,. une théorie faite en chambre et dont l'appli.cation est Impossi.ble, nous répondrions que nos anciennes fonctiOns nous ont m1s & même de constater de telles situations, et que longtemps après 1a disparition des institutrices mode~t~s et dévo~ées chez ~es­ quelles nous avions rencontré ces preCieuses qu~htés profess~on­ nelles, leurs anciennes élèves, devenues d.es meres ~e famille,. conservaient dans leur cœur le souvemr, reconna1~sant de& maîtresses à qui elles étaient redevables d une partl6 de leur bonheur. CH. v.

{Asuivre)

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Education et enseignement L'article ci-après est emprunté à l'Ami des Régens, revue pédagogique qui paraissait dans les années. 50 sous la direction de feu M. Ch.-L. de Bons, ancien Conseiller d'Etat:

AUX RÉGENS

Le premier d'entre vous n'est pas le plus savant, ma.is 1~ meilleur, c'est-à-dire le plus habile, le plus dévou~, celm ,qUI joint aux bons préceptes les bons exemples, et qm relève 1 enseignement par la dignité d~ sa conduite.. L'~t~t n'en:ourage pas seulement la scie~ce qm. passe du, ma1tre a 1 enfant, ~vant d'instruire et en instrmsant, 11 veut qu on élève. Vos supéneura

sont beaucoup plus touchés des soins de celui d'entre vous. qui s'attache à former le caractère de la jeunesse, à lui inspirer l'amour du bien, que de l'application dangereuse de l'instituteur qui néglige, dans son enseignement, les préceptes de la morale et de la religion pour les règles de la grammaire et du calcul. Ils prisent partout les maîtres qui embrassent avec une égale ardeur l'instruction et l'éducation, apportant à l'accomplissement de cette double tâche toutes les ressources du savoir et de l'expérience, les inspirations de cœur et les procédés ingénieux de l'esprit. Faire aimer l'école à l'enfant, l'habituer à y accourir à l'heure où la cloche l'y appelle ; lui imposer, sans qu'il lui pèse, le joug de la soumission ; lui inspirer le soin attentif de sa personne ; bannir de ses lèvres ' le langage impur du blasphème, de l'insulte ou de la déri-sion, en y plaçant le langage réservé et modeste du respect et de la politesse ; ouvrir son cœur aux affections de la famille et de l'amitié; l'élever jusqu'à ces sentiments de charitéoù l'amour de la terre natale se rencontre avec celui de la patrie et de l'humanité ; enfin éveiller en lui ces élans généreux qui ne sont pas le priï ilège exclusif de la fortune, mais le partage de tous les hommes, depuis l'héritier des familles les plus opulentes jusqu'au plus pauvre des enfants du peuple; ajouter à tout cela, pour former des gens instruits en faisant d'honnêtes gens, ce relief que donne l'instruction même la plus élémentaire : telle est l'œuvre que vous entreprenez, en acceptant la conduite d'une école, la perfection à laquelle vos supérieurs vous invitent à aspirer en vous la confiant, l'idéal que réalisent la bonne tenue de la classe et la vie exemplaire, le but vers lequel vous vous acheminez tous et dont vous pouvez tous vous rapprocher un jour. Réveillez donc en vous-mêmes le sentiment religieux, s'il y sommeille; entretenez-l'y avec une ardeur plus vive alors même qu'il ne s'y serait jamais assoupi; il est, pour vous, la source des satisfactions les plus pures dans des temps prospères, celle des consolations los plus vraies et les plus sûres dans l'adversité. La tâche est douce et facile quand c'est notre vocation qui la recherche, notre volonté qui nous l'impose; mais elle s'agrandira et deviendra plus facile encore, si nous nous souvenons que nous la tenons de Dieu, comme nous tenons de lui les moyens de la remplir, et si nous nous disons qu'il veille sur nous pour nous donner, chaque jour, ce qui nous manquerait par nous-mêmes pour ne pas la laisser imparfaite.

(A suivre.)


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Enseignement professionnel Nous croyons intéresser les lecteurs de l'Ecole primaire en venant les entretenir un instant de l'importante q"üestion de l'enseignement professionnel, qui est en ces temps-ci partout à l'ordre du jour. Pour cela, il nons sera permis de puiser dans l'excellent rapport que le zélé Directeur du musée pédagogique de Fribourg, M. Genoud, a adressé au Département fédéral des affaires étrangères relativement à. l'exposition de Chicago. « L'enseignement est presque exclusivement pratique aux ~tats-Unis, nous dit-il. Le maitre ne se borne pas à faire lire un manuel ou à en faire copier le texte. Basé sur tout ce que l'rœbel, Pestalozzi et les plus célèbres pédagogues ont écrit sur l'enseignement intuitif, leurs leçons deviennent pour les enfants qui les suivent de vraies leçons de morale appliquée ou ù'histoire naturelle. Les cahiers des écoliers sont illustrés et renferment des spécimens des n~atières dont traite la !eçon. ~ Un auteur qui fait autorité dans l'école américaine, M. W.-N. Hailmaun, supérintendant des écoles à La Porte. dans l'Indiana, dit : « Le travail est indispensable pour compléter l'existence a embellir la vie. Or, l'éducation ayant pour but de fournir à l'individu les moyens de bien remplir la vie, il faut lui procurer le travail en abondance. Celui-ci devient ainsi une source d'inaltérables jouissances. Le matériel de travail pour les jeunes enfants représentera des éléments de formes; la sphère, le cube, le carré, le cercle, la ligne droite et la ligne brisée fournissent les éléments d'où sont tirées toutes les formes par combinaison -de division. Il recommande également l'emploi de cubes de bois, de pièces de carton représentant des objets utiles, :tinsi que l'emploi des modèles physiques. ~ < Le but suprême de cette méthode est le développemen' de l'être humain dans toutes les phases de la vie; le total de cette assimilation fournit seul la mesure exacte de ce développement. Les succès de l'enfant stimulent l'attention, l'observation, la réflexion. Ils éveillent et nourrissent l'imagination œ -dirigent l'idéal de l'enfant vers le beau, le bien et le vrai. ~ Après avoir fait une rapide esquisse des systèmes Praog

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(Boston~ et du système suédois M. G d . . patronne par M. le D• Gôtze 'dir tenoud arrive au systt:me-. 1 . e~ eur u cour.s normal de travaux manuels à Leipzig enseigné dans la campaane' e e ~Il-ICI est propose pour être . a) ~ n emagne et comprend . .su~ 1e terram, la culture maraîchère. . . b~ a 1alteher, le travail du bois avec Je c~uteau à l'étabiJ. ams1 que e travail le pl · d , ~ du feu. Tandis qu'en ét~s :~mp 1e es metaux sans ~e servir

C

vailler au jardin il peut s' Jeune cabn:'pagnard peut traoutils de Ja rn'. occ~per en Iver à réparer les prendra ainsi o~~~o~u et le~ dJvers objets du mobilier. Il l' 1 b ~ x petits travaux de la maison C' t . es a e ut pratique du Slôjde en Suède M. de Scbenkendorf d · 1• 11 · en 1891 J · d ' epu e a emand, réunit un jour cessité d~ usr~urs e ses collègues et leur exposa la né: , e.nstngnement des travaux manuels à la a comme aussi le besoin où l'on était d f . .campaene, propositions furent ado tées . . e aire srmple: Ses ministre de l' · et rectifiees par un rescrit du P L' . agricu 1ture en date du 17 février f 892 ensmgnement des travaux h r 1 . . . les saisons · ·1 or Ico es se dmse d'après tretien de~ la~~i~s es~ts~rtout p~atiq?e et comprend l'enfruitiers dans Jes v p·a al!lers, soms a donner aux arbres culture, etc. er~ers et au bord des routes, flori-

l

A.

COURS DU PRINTEMPS

f) ~u~:~f;:~~~~r:r~~ns les vergers et ~e long des routes._ 1 ~~?ur les plantatrons, leur profondeur,

leur largeur· 2)

~rbrts fruitie~s; 4) ;:~s~J~on~a~i~rn /~)t~~~ta~~etl~)t~~~~~rdes

e a couronne; ') blessures . 8) f 9,) wu culture des aroseillers . 1 ·t ) ? . umage; greffe; 10) ~ , raJeumssement des arbres b) Culture mara· h · · 1 dez: 3) ;so!)

~mfst:blissement

f!t!·;

Jis~~~~!~~n t~a~a~~rgi~

c) Floriculture. _ 1) s ·. d . en pleine terre. 2) . emrs ans des caisses, des pots transplantation 'd .prquage; 3) plantation d'oignons; 4) mélanges de terre~s Jeunes plantes; 5) fleurs en vases; 6)


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B. Couas

n'AUTOMNE

t) Taille d'automne; 2) tuteur; 4) mesures protectrices; 5) cueillette des fruits; 6)

a) Arboriculture. ~) et

maladies des arbres fruitiers; 7) défense des arbres contre le froid ; 8) ennemis des arbre3. b) Culture maraîchère. - 1) Travail du sol avant et -après la récolte; 2) fumage d'automne et d'biver ; 3) hiver.n age des légumes; 4) semis d'automne, cueillette et nettoyage. c) Floriculture. -1) Cueillette, nettoyage et conservation des fleurs; 2) plantation dans les pots pour hivernage; 3) arrachage et conservation des oignons de fleurs; 4) manière de préserver les arbustes délicats des rigueurs de l'hiver; 5) fabrication et posage de nichoirs pour les oiseaux

utiles.

~

(A suivre.)

Conseils pédagogiques (Fin/ Ménagez la susceptibilité de celui que vous êtes obligé de reprendre, et souvenez-vous que tout en le blâmant il faut l'encourager. N'allez donc jamais lui dire c tu es incorrigible! , il finirait par le croire; et dès lors plus d'effort pour résister à ses mauvais penchants. Tâchez aussi, quand vous reprenez, quand vous exhortez, de parler juste et bien; évitez avec soin les mots, les phrases qui pourraient prêter au ridicule. Si vos enfants, si vos in.férieurs trouvent dans vos remontrances matière à sourire, vous êtes perdus. Quand vous intimez un ordre, que vous faites une défense, n' en donnez pas la raison. Ne dites pas à votre enfant: c Je te défends d'aller vers l'eau parce que tu pourrais y tomber • ni à votre femme de chambre: « Faites cet ouvrage de telle ·façon parce que cela est mieux. ~ L'enfant, persuadé qu'il ne tombera pas dans l'eau, bravera votre défense; la femme de chambre fera l'ouvrage à sa façon, la trouvant meilleure que la vôtre. Donner des raisons, c'est admettre que votre volonté peut être discutée, ce qui ne doit pas être. Donnez des raisons aux gens qui ne sont pas tenus de vous obéir et qu'il s'agit de persuader. Pour ceux qui vous doivent ~béissance un ordre suffit.

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Qu'il soit court et clair. et u'on . manque d'obéissance en dï'sant qqu' n~ puisse par ~xcuser un on n a pas compns S ans d oute vous devez vous 1t ' . ' . vos enfants et de vos écoliers d'éle~ oree~ .d ouvnr 1 esprit de en leur donnant à l'occasion de er c\m d.e vos d?mestiques prenez garde que ces explications sso ~xp ca~ons utiles; mais n une c ose et vos ordres une autre; ne mêlez jamais. Et qu'il n'y ait point de ca .· · dans vos défenses. Vous ne com!~lC: m dans vos ordres ni vous n'en défendez que de mauva~ ez. que de bonnes choses, mettez pas aujourd'hui ce ue v Is.es , c.el_a étant, ne perfendez pas tout à cou q ous mt~rdiSiez hier, et ne dédu moment, ce que ~~us:n!vautre motif que votre disposition d'humeur est d'une importanc ez ~o~gtemp~ permis. L'égalité l'a pas donnée efforcez-vous dee el~ remée! SI la nature ne vous . acqu nr. Et pU1s, sachez ignorer. C'est u . . et que ne possèdent pas tou ·ours 1 ne s.cience bien nécessaire .Plus ils sont consciencieux tl us l es meres. et les pédagogues. de ceux qu'ils élèvent, plu~ ils ti~n~es:t ~.ou~Ient du bien moral ŒI constamment fixé braqué sur eux. voyant tout leur grande fatigue et au ' ;:g~·ena?t. tout, sans relâche, feulent rendre parfaits. Il y agd h detnme~t de ceux qu'ils faut ne point voir ne point en~s cd oses petites, légères, qu'il rigeront d'elles-mêmes avec en r~ parce qu'elles se corfaut laisser reposer le~ êtres u~,peu e temps, et qu'enfin, il même. Il faut des moments t ~n é~ève, et se reposer soiJ'éducation, dans cette gue ~ v~ ans cette rude affaire de soldats du bien . si vous vouf~: ~~l ~ .au mal. Vous êtes les mais a~ssi avec prudenc~u Iav nomJhe, comba~tez avec reposez-vous de temps en ec a resse ; et Je le réavec ce courage corn osé ~mps pour reprendre votre les grands capitaines et pdon el calme et d'ardeur qui Et . . ' ne es grandes victoires PUIS soyez patients très p t · t · si le succès ne co~ronne p:s Ie: dne v?us désespérez :pemez, arrosez, cultivez mais n'oub . ou e suite vos efforts. auxiliaire; quand' vous avez l:e~ pas que le t emps est _....._,...,_.. qu'il ait fait le sien ai votre travail, sachez plus tard le jour de 1 ' ~t vous verrez arriver, plus tôt IJo l d' a lliOISSOn

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PARTIE PRATIQUE STYLE Conseils sw· la manière de bien écrire une lettre et de bien mettre l'adress~

Rien au monde ne semble plus facile que d'écrire une lettre, et eependant le peu de succès d'un grand nombre prouve que l'art épistolaire a ses difficultés. On dit : • Ecrivez comme vous parlez, conseil excellent si l'on parle bien, sinon la lettre reproduira toua les défauts de la parole, et ils ressortiront d'autant plus qu'ils ne seront pas dissimulés par le ton, le geste et l'expression du visaga. En conversation, on peut toujours s'entendre; si le mot résiste, un geste interprète au be!loin la pensée. Mais allez comprendra une lettre dont les parties essentielles sont rendues en termes éqcivoqueal La condition capitale pour bien écrire, c'est de bien penser. Les pensées vagues se trahissent dans le style par l'impropriét~ dt~a mots, la diffusion des idét-s et des phrases : On a dit : • le stylt-, c'est l'homme. • Cette définition est assurément d'un penseur. Ces gens-là portent des sentences lumineuses comme leur pensée. Ils disent plus en deux mots que Je vulgaire en de longues phrases. Ainsi un rayon de soleil produit plus da clarté que toutes les étoiles. Quand vous aurez acquis l'habitude de penser, vous apportere& dans vos lettres l'ordre, la clarté et la précision convenables. Voua aurt-z encore à vous tenir dans le naturel, qualité assez rare parmi les jeunes geus dont Je gollt est en voie de formation. Lisez, relisez - Mm• de Sévigné; la grâce, le charme de ses lettres, elle I• doit à son esprit sana doute, mais surtout à son abandon, à l'absence de toute recherche, au naturel. Si, pour orner son style, elle avait eu le mauvais gollt de le charger de faux brillants, la postérité ignorerait son nom et ses œuvres. La lettre adm et différents tons: elle est respectueuse à l'égarcl d'un supérieur, empreinte d'affection et de respect à l'égard d'un père et d'une mère, franche et cordiale quand elle A'adresse à un ami. Elle pleure, elle rit, elle félicite, elle conseille avec a propos et discernement; elle n'est jamais longue, quand même elle couvri· rait les quatre pages, je veux dire qu'elle intéresse jusqu'au bout. Dès que votre esprit !le refuse à vous fo urnir des idées intéressantes, terminez votre lettre, non en priant votre correspondant d'a• gréer l'assurance de votre considération distinguée, ce qui ne man· querait pas de l'amuser s'il est un peu malin, mais simplement par une des formules usuelles que tout le monde sait par cœur. Si votre plume en rencontre heure"Jsement une de circonstance, ne la dédaignez pas; elle aura le mérite de la nouveauté. Enfin, après avoir signé et daté votre lettre, vous écrivez 1 "<~•1,.AAM .­ très lisiblement : d'abord, Je nom et le prénom de la personne, aveo sa profession ; ensuite, le lieu de sa résidence. Si le destinataire habite une ville, n 'oubliez pas d'indiquer la rue ou le quartier et le numéro.

J..e lflfssel!rondet par Ca.nilleNatal, musique de G.Mere•er-Pother. Fœtiseh, frères, éditeurs à Lau Un co . . • saone . .mposJ 1~ur pamien, te• prix du Conserv t . G. l~ere•er·PottJer, a eu l'excellente idée de metfr OJre, ;::;~~;!~~~.les vers de Camille Natal, uo poêle aux œu~r:~

Le 'Missel, titre de la I'OmaocP L . extrait de sa Gerbe d·o ·u t • ~s un graCJeux rondel Société de I'E ez es, QUI fut couronnée par la . n~ourage~ent au Bien. Cette mélodie est 1 h u.ne, œuvre ongJDale. L harmonie est d SI 1on consid~re la faci lité de J'accomp:;n~~!nt,eui~~f~~ pour une VOIX de mPzzo-eoprano ou d t. sera chantée et enterdue avec grand plaisi~. eoor, elle

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1. Chœurs d'Hommes, Femmes et Enfants 1 l:'T'otre S:Pécialité :

La Patrie suisse publie la relation suivante concernant l'origine du drapeau suisse. L'empereur d'Allemagne, Rodolphe de Habsbourg, fit, à la fin du XIII• siècle, de nombreuses guerres contra les princes qui essayaient de se détacher de !'lOD empire. A une da ses campagnes contre le prince palatin Othon IV de Bourgogne, l'empereur emmena un assez grand nombre de Schwytzois. Le duc se fortifia solidement dans Besançon et l'empereur assiégea la ville qui est détendue par Je Doubs et une ceinture de montagnes. Les Scbwytzois montaient la garde sur la montagne par une nuit éclairée par la lune. Ils attaquèrent le camp ennemi, y firent un grand carnage et revinrent avec un butin considérable. Le lendemain, l'empereur et ses principaux lieutenants les invitèrent à un déjeuner servi sur la montagne, à un endroit d'où l'on dominait tout le paysage et où rien ne pouvait échapper de ce qui sa passait dans le camp ennemi. On fit grand honneur aux boos vins et aux mets offerts par le souverain. A la fin du repas, Je capitaine des Schwytzois, un nommé Yberg, offrit à l'empereur ua superbe livre de messe, orné d'or, d'argent, da perles et de pierreries, qu'ils avaient trouvé sur l'autel du camp ennemi et empl)rté comme butin . Le souverain les remercia et demanda qu'on lui pré· sentât la bannière de Schwytz. A cette époque le champ entier du drapeau était rouge. Alors l'empereur Rodolphe détacha avec son épée Je portrait de Notre Seigneur et Sauveur qui se trouvait sur le livre de messe qui lui était offert, et le fixa près de la hampe à l'angle supérieur de !a bannière de Schwytz. Dans ce temps-là personne ne songeait à l'octroi d'une lettre-patente pour la nouvelle bannière, mais la distinction accordée par l'empereur Rodolphe de Habsbourg fut très remarqué~; maint haut personnage et mainte cité envièrent le souvenir d'honneur accordé à Schwytz au siège de Besançon. La nouvelle bannière de Scbwytz figura en tète du cortège comme bannière de fête à l'entrée des troupes


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irupériales dans Besançon, et cinquante jours après, elle revint au pays au son des marches joyeuses et aux acclamations des troupe!!. Les Schwytzois, qui ont donné leur nom à notre vieille république, ont aussi eu l'honneur de lui fournir la croix de oon drapeau qui fit Ron entrée dans BPsançon. La première fois que la croix est mentionnée comme signe distinctif des Suisses, c'est lorsque les fils des Schwytzois qui avaient fait le voyage de Besançon, partirent 50 ans plus tard en compagnie des banniètes d'Uri et d'Unterwald, à la tête des vainqueurs de Laupen, en 1339. ----8"B!c=::;::~==Ls ~

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Madame de Staël Le château de Coppet est situé prè!i du lac Léman, à deux bonnes heures de Gtnève . Il a été lon~temps la résidence de M. et de Mm• N ecker et de leur fille, M•• de SLaël. Les restes de ces personnes célèbres reposent dans le parc. Les écrits de M"'• de Staël ne périront point, parce qu'Ils portent l'empreinte d'une âme élevée. Un des plus beaux traits de son caractère a été sa piété filiale. Ce sentiment est vivement peint dans les lignes où elle raconte ses angoisses au moment de quitter le château ·de Coppet: • Je parcourus Ill parc de Coppet ; je m'assis dans c tous les lieux où mon père avait coutume de se repo" ser pour contempler la nature; je revis ces mêmes .. beautés des ondes et de la verdure que nous avions ·• souvent admirées ensemble; je leur dis adieu en me c recommandant à leur douce influence. Le monument c qui renferme les cendres de mon père et de ma mère, • et dans lequel, si Dieu le permet, les miennes doivent -c être déposées, était une des principales causes de mes • regrets, en m'éloignant des lieux que j'habitais; mais c je trouvais presque toujours, en m'en approchant, une c sorte de force qui me semblait venir d'eu haut. Je c passai une heure en prière devant cette porte de fer c qui s'est refermée sut· les restes du plus noble des c humains • .. J'allais revoir le cabinet de mon pèra, où • son fauteuil, sa table et ses papiers, sont encore à la • même place; j'embrassai chaqne trace chérie, je pris .. son manteau, que jusqu'alorR j'avais ordonnA rlo> ht i<~-

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.. ser sur sa chaise, et je l'emportai llvec moi pour m'en envelopper, si le messager de mort s'approch11.it de moi, • Mm• de Staël ne pouvait entendre prononcer Je nom de ce père adoré sans que les larm~s lui vinssent aux yeux ; on lui a entendu dire : • Qt~and je n'aurais pas c l'espét·ance d'une vie à venir, je rendrais encore grâ.ce • à Dieu d'avoir vécu, d'avoir connu et aimé mon père. ~ c J'ai toujours été la même, vive et triste, disait·elle au~si à M. de Cbàtaubriand. • J'ai aimé Dieu, mon père, • et la liberté 1 ~ Elle avait comm<~ncé un ouvrage qui avait pour titre : .c

On seul malheur dans la vie, la perte de l'obiet qu'on me.

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V. oici quelques-unes de ces paroles, recueillies par ses am1s: " Le mystère de l'existence, c'e"t le rapport de nos • fautes avec nos peines. Je n'ai jamais eu un tort qu'il • n'ait été la cause d'un malheur. • • J ~ croi~ ssvoir ce que c'est que le passage de la • vie à la mort, et je suis sftre que la bonté de Dieu • nous l'adoucit. Nos idées se troublent, et la souffrance • n'est pas très vive. • Sa confiance ne fut pas trompée : la plus profonde paix présida à ses derniers moments. • Son âme, dit un des .., témoins de sa mort, s'est envolée avec douceur. • Elle était convaincue que toute intelligence qui se respecte et cherche l'instruction peut arriver à un certain niveau : • Quand les gens sout bêtes, disait-elle en • souriant, il y a toujours un peu de leur faute ; et si .. j'avais de la puissance, j'obligerais tout le monde à .. avoir de l'esprit. • C*** ~

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Importance de l'hygiène On appelle hygiène (du mot grec hugiainein qui signifie se bien porter) la partie de la médecine qui a pour objet de conserver ou de rétablir la santé et de prévenir les maladies, en plaçant l'homme pris individuellement ou réuni en société dans les conditions les plus favorables au développement normal et au maintien de son organisation physique, intellectuelle et morale. C'est donc une science toute pratique et dont la conDai:~san c e est 11ti 1,. 't · ·h·~ ·' •ln , p uisque celui <.J"i en fait


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l'application dans sa vie journalière peut non seulement s'attendre i parvenir à une heureuse vieillesse couronnant une vie utilement remplie, mais encore éviter la plus grande partie des souffrances auxquelles la majorité des humains paie un si large tribut. La santé, qui consiste dans l'exercice régulier des fonctions de nos organes, est le bien terrestre le plus précieux, car sans lui tous les autres ne procurent aucun agrément ; mais il en est malheureusement trop souvent de la santé comme de beaucoup de choses dont la jouissance nous parait toute naturelle: on ne commence à l'apprécier que lorsqu'on en est privé. Que· ne donneraient pas beaucoup de gens pour rentrer en possession de ce bien f Et pourtant dans bien des cas il aurait suffi de quelque attention aux simples lois qui régissent les fonctions vitales de notre être pour éviter la soutlrance et toutes ses conséquences désastreuses. C'est un fait avéré que la plus grande partie des maladies qui affligent l'humanité eont Je résultat plus ou moins direct de la transgression des lois naturelles. Comme il est beaucoup plus facile de coo11erver intactes les fonctions de nos organes aue de les ramener dans leur état normal lorsqu'elles sont troublées, il vaut certainement mieux prendre le temps d'observer quelques règles d'hygiène que de devoir subir tôt ou tard la peine inévitDble qu'eutraine leur négligence. Le secret d'une bonne santé réside en grande mesure dans la pratique des simples règles suivantes que nous ne ferons que mentionner, en attendant de faire ressortir leur importance, et l'influence que chacun d'elles exerce sur notre condition physique : 1. Respirer en abondance de l'air pur et s'exposer aux rayons bienfaisants du soleil. 2. Donner suffisamment d'exercice à chaque muscle· du corps. 3. N'introduire dans son estomac qu'une nourriture ou des boissons saines et appropriées aux besoins de notre système. 4. Eviter les excès de toute nature. 5. Maintenir la propreté sur soi et autour de soi. 6. Jouir de la paix que procurent une bonne conscience et l'acomplissement du devoir. C. G· R

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Pour les oiseaux. La dure saison E~st décidément venue, lisons-nous dans -un journal vaudois. Tout est blanc. Aussi loin que s'étend le regard dans la campagne, la neige recouvre tout de son épais manteau. Dans les bois, le silence est complet. Les sources, gelées, ont cessé de murmurer; les ruisseaux disparaissent sous une crollte de glace. J..Aes sapins, immobiles, se courbent sous le poids du givre qui enveloppe d' un mince étui, grossissant de jour en jour, chacune de leurs aiguilles vert sombre. Mousse, fougères, ronces, broussialles, où se cachaient les nids, tout cela, écrasé, ne forme plus sous le sol que des ondulations vagues. Que sont devenus les oiseaux, dans ce désert, et de quoi v ivent-ils! Presque tous, sauf quelques mésanges obstinément fidèles à leurs gt·andes sapinières, les oiseaux ont fui la f orêt. Isolés ou en pelites troupes, ils rôdent au tour de~ fermes, dans lea villages, le long des rivières ou des canaux, dans les rues des villes elles-mêmes, partout où il'3 ont quelque chance de trouver leur pain quotidien. Il ne faut pas les oubliM. En leur aidant à passer l'biver, on fera non-seulement une œuvre éminemment utile, mais on se procurera à wi- mème un vif plaisir, celui d'apprendre à connaître ce gentil monde des oiseaux, que Paul Robert et Eugène Rambert ont si admirablement décrit, par le pinceau et par la plume. Venir en aide aux oiseaux, n'es t ni cotiteux ni malaisé. Il suffit de mettre de côté, à leur intention, les reliefs de la table et les menus débris de la cuisine. Le pain n'est pas ce qui vaut le mieux : il n'attire guère que les moineaux, ceR accapareurs, gloutons et voraces, qui savent bien se tirer d'affaire tout seuls. Les restes de viande hachée et la graisse ont plus de succès. Tous 1es oiseaux en sont friands, les merles et les mésanges surtout. On peut y joindre quelques graines, du cbénevis, du millet., du tourne sol. Une tète de tournesol, non encor(\ dépouillée, fera, entre autre~, la joie des mésanges nonnettes. Vous les verrez accourir, piquer du bec une graine, la tête en bas, entre deux ziz•:.izi, puis se jucher sur un rameau et la dépecer en la serrant fortement sous leurs pattes menue~. Pour l{'s mésanges encore, - tètes bleues, charbonnières, tètesnoires - les noix et les noisettes, même celles que vous dédaignez


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de manier, seront un régal. Songez-y au moment dq: dessert: on y laisse perdre tant de choses 1 Pour déposer tous ces débris, choisissez une fPnêlra donnant sur un jardin ou sur la campagne, et bors da la portée des ebats. - S'il y a quelques arbres à proximité de votre fenêtre, cela vaudra mieux encore: vous aurez un plus grand nombre de visiteurs et vons pourrPz les observer plus à votre aise. Ne manquez pas d'y intéresser vos enfants. L'observation de la nature ne rel'lte-t-elle pas la première des écoles 'P C'est si simple d'ouvrir les yeux 1 On ne se doute pas de la variété des oisElaux qui, même en pleine ville, viennent quêter aux fenêtre!!, en hiver. Moineaux, pinsons, merles, verdiers et mésaORes formtnt toujours Je gros contingent. Mais ces visiteurs de tous les jours ne sont pas les seuls. L'industrieuse sittelle, au dessus du corps d'un bleu cendré, au dessous d'un rouge brun vif, avec une tache blanche à la gorge... se fait souvent l'hôte assidue d'une maison où elle a trouvé table mise. Elle est coiJfiante et se laisse voir de tout près. Installée au bord de la soucoupe et occupée à piquer la graisse, elle ne se dérangera pas si vous appliquez votre visa~e au carreau. Le rouge-gorge est plus confiant encore. Avec un peu de parsévéraoce, vous. apprendrez assez vite à ce solitaire et à ce silencieux à venir manger dans votre main ou à saisir entre vos doigts un ver de farine, ce régal des régals de tous les insectivores. Et Pi au lieu d'un arbre isolé, vous avez à proximité de vos feuêtres un groupe, d'arbres un terrain vague, quelques buissons, vous verrez bien d'autres choses. Le troglodyte sera de vos commensaux, parfois le bouvreuil, et vous aurez peut-être la surprise de voir arriver un jour ou un couple de pinsons des ArdPnnes ou même - cela nous ElSt arrivé l'an deroillr, à ving~ pas de la place la plus fréquentée de la villa - une paire de ces mignons roitelets huppés qui portent sur leur petite cape de velours noir une si belle bande de satin jaune. Occupez-vous des oiseaux. En vérité, c'est vous qui leur devez de la reconnaissance 1

Le Rhône Ce n'est pas un Suisse, c'est no grand écrivain fran~ais, M. de Vogué qui, dans la Revue des deux Mondes

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(1 novPmbre), dépeint le Rhône. d'après les ouvragesde M. C. Leothéric fit de M. :::.... Barron .. RhOne dérive, disons- I f~ pour commeucer, de la racine R de ce qui roule (rivière, rio). Avant l'écrivain qui le pt~rPonoifiA dans une image d'homme fit PD f:~it un diPu, nos pères p!!ïens oot dt\jà divinisé Pater Rhodanus, comme les E6!yptien le Nil. Dans sa prPIDJèrf:' PDfance, il n'ét:ait qu'un filet d'eau, maiP, à mesure tjUEl IPs glaciers se rPtnèrPnt, IP Rhône fut l'agent de rranPport qui rharria les détritus des Alpes au fond du golfe qu'ils PJ.hausFaient. Pt~r les éboulements du Taurus, d11ns lA Valais, en 563, de la Dt>nt du Midi, en 1855, du Cn•do dans lPs gorges de l'Ecluse (1883), on pe{jt jug.-r de ce que furPnt les travaux de ce terrible mineur durant les premiers âges géologiques; sous ses coups, le glacier de la Furka recule de 13 mètres par an. Le Vah1is (la vallée) lui doit son existence. Le Rhône a sa Pourre dans un groupe de 257 glaciers, formant environ lO,COO hectares de neiges étPrnelles. Avant d'arrivPr au Léman, il absorbe près dH80 torrents. • A côté du fils des Alpes, ce sont de pauvres filles qud la SPine, sortant de sa taupiDJère, la Loire suintant. de !!lOD petit pam de sucre. • Dans le couloir du Valais le fleuve n'est encorA qu'un 1orrent. Il a plongé dans l1·s profondeurs du Léman, l'énorme lambeau du glacierprimitif, fondu dans la vallée réchauffée. Genève attend Je Rhône et utilise ses forces motrices au lieu de le laisser courir l"' monde comme un vagahood inutile. L'industrie gPnevoise lui prPnd au passage 6000 chevaux de force, alimPntant 20 turbines. Laissons-lui faire eon tour de France, s'il nous sert de moyen de navigation. Avant qu'on !lut découvert le réRime protectionniste à outrance, le Rhône fut lfl chemin des échanges, la grande voie romaine. C'est à Jul e~ César que nous devons de n'être ni Belges, ni GPrmains, grâce au Rbùne. Sans le RhÔDe, que serait Lyon? Sans lui qu'aurait été Avignon! Après avoir traversé le delta de la Camargue, le fleuve, qui a nourri tant de gens, meurt sur un maigre grabat végétal, amères prairies de joncs, de aoudes, de salicornes et d'arrochPs. N'est-ce pas aussi l'image de notre vie? Avant qu'elle


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s'enfuie, employez la aussi bien que les eaux du grand fleuve. (D'après P.l.UL BEssoN.)

Fumure des arbres truit1ers On se plaint que nos arbres fruitiers ne sont pas aussi productifs qu'autrefois et l'on en cherche .a cause, peut-être aval} ratson, dans une plantation mal effectuée, dans un plus grand nombre de parasites qu'autrefois, dans un manque de soin à nettoyer les arbres et à les débarrasser des mousses et des bois morts; on accuse aussi les pépiniéristes de vendre des arbres peu vigoureux ou trop délicats pour le terrain ou pour le climat. Toutes ces raisons sont bonnes, et une seule serait suffisante pour diminuer chaque année le produit de nos arbres fruitiers, de façon à ce qu'une bonne récolta ne soit plus qu'une exception. Pour que cette exception devienne la règle habituelle, pour qu'une belle récolte soit pour ainsi dire assurée, cherchons u::1e autre raison encore et ce sera selon nous, la plus importante, car à quoi bon bien planter de bons arbres, appropriés au sol et au climat, les soigner, les nettoyer, etc., s'il leur manque le néce~ssaire! Quoi donc, direz-voust La nourriture, répondons-nous; oui nos arbres ont faim! Il faut leur rendre par la fumure lous les éléments qu'ils ont enlevés au sol pour la formation de leur charpente d'abord, puis pour la série de récoltes qu'ils nous ont données. Dans la Suisse allemande on ne marchande pas aux arbres ft·uitiers la jumure ; dans ces superbes vergers, si tôt l'herbe fauchée, l'engrais liquide y est répandu. La conséquence d'un pareil traitement est: belle herbe, beaux arbres, et beaucoup de bons et beaux truits. On objecte parfois que lorsqu'on applique une fumure aux arbres fruitiers, ceux-ci poussent vigoureusement à bois et ne donnent que peu ou point de fruits. C'est vrai, et nous allons tâcher d'expliquer cette anomalie. Ceux qui possèdent quelques notions de chimie agricole, savent que les engrais renferment quatre éléments principaux, savoir : azote, acide phosphorique, potasse et chaux. Ils savent auesi que l'azote est l'élément qui excite le plus la croissance; ainsi un engrais qui renferme beaucoup d'azote donnera aux arbres une végéta-

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tion exubérante ; ils pousseront de forts rameaux produisant des yeux vigoureux pour continuer ensuite leur ilroissance avec plus de vigueur. Ces arbres se développeront donc durant plusieurs années avant de fructifier et on pourra les contrarier peu ou point par la taille. Les trois autres éléments, acide phosphorique, potasse et chaux, qu'on désigne par le terme d'éléments minéraux, parce qu'ils proviennent du sol sous forme de cendrtls, ont une in:~uence particulière sur la formation des organes de reproduction, les fleurs et les fruits. Si l'on fume l'arbre avec des cendres de bois au lieu de fumier d'étable, on obtiendra un résultat tout à la fois contraire. L'arbre poussera peu de bois, il produira des rameaux 1. uets qui au bout de quelque temps se couvriront de boutons à fl'uits. Da là il est facile de conclure lequel des deux engrais il faudra employer. Si un arbre fruitier est trop vigoureux, s'il donne de grosses ramifications au lieu de bourgeons à fruits et de boutons, cela indique qu'il trouve dans le sol trop d'azote et trop peu de substances minérales. En ce cas, il faudra employer beaucoup de cendres de bois ou d'aut1·es substances minérales contenant de l'acide phosphol'ique, de la potasse ou de la chaux. Comme ces éléments ont une action spéciale sur les organes reproducteurs, l'arbre formera des boutons à fruits, sinon la première année, tout au moins la seconde, pourvu que la quantité de substances minérales qu'on lui procure soit proportionnée à la quantité d'azote qu'il trouve dans le sol. Si, au contraire, on est en présence d'un arbre formant trop de boutons er. peu ou point de 1·ameaux à bois, on le rendra plus vigoureux par l'emploi d'engrais azotés, par exemple fumier d'étable, engrais liquide, tourteaux, etc. Si avec cela on enlève encore à l'arbre les boutons à fruits avant qu'ils s'épanouissent, ils n'enlèveront aucune for<Jo à l'arbre et l'azote, qui abonde déjà dans le fumier, excitera la croissance de l'arbt·e de telle sortcl que sinon la première année, tout au moins la seconde, il sera couvert de jeunes bourgeons. En mêlant ensemble les engrais minéraux dans les proportions diverses, on fera des combinaisons pouvant ~tre appliquées suivant les différents résultats que l'on désire obtenir sur les arbres fruitiers. Voici, d'après un journal belge, le Landmann, quelques chiffres, fruits de dix années d'expérience.


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Arbres Arbres Arbres Substances ayant une donnant trop prod-uisant fertdisardes végétation et de fruits et trop de bois et contenues dans l engrais une fertilité trop peu de trop peu de normales bo~s truits. Azote . . . . 4 à 5 Oto 7 à 8 Oto Ac•de phosphor. 6 à 7 0 10 5 à 6 o,o 7 à 8 Oto Potasse . . . 14 à 15 O[o 3 à 4 Oto 20 à 24 010 Chaux . . . . 19 à 20 0 1o 25 à 26 Oto ~4 à 25 Oto On a fait ces expériPnces au moy!ln d'engrais chimiques, parce qu'il est plus facile de réunir par leur em. ploi les divers éléments dans les proportions déterminéeR; CPpeodant, cPux qui dé:>irent fumer leurs arbres au moyen d't>ngrais naturels, peuvent recourir au fumier d'élable avec addition de cendres de bois.

J.

(A suwre)

BoLLIN.

A.lrti01W8 DIEU. Un de nos plus grands poètPs a traduit, dans les beau:z; v .. rs qui f.UiVPnt, les paroles de saint Paul, qui ~nseign& que l'awour de Dieu est le fondement de la religion: En vain, je parlerais le langage des anges, Eu vain, mon DiPu, de tes louanges Je remplirais tout l'univers ; Sans amour, ma gloire n'égale Que la gloirA de la cymbale Qui d'un vain son frappe les airs. Que sert à mon esprit de percer les abirues D.-s mystères lPs plus sublimes Et de lue datJS l'avenir? Sa11s amour, ma science est vaine, Comme le songe dont à peine Il re~>ie un léger souvenu. Que me sert que ma foi transporte les montagnes, Que, dans les arides campagnes, LPs torrents naitosent sous mes pas; Ou que, rammaut la poussière, Elle rende aux morts la lumière, S1 l'aruour ne m'anime pas ? Oui. mon Dieu, quaud mes mains, de tout mon héritagl',. Aux pauvres f• raient le partage; Quand même, pour le nom chrétien,

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Bravant le11 croix les plus infàmes, Je livrerais mon corps aux flammes, Si je n'aime, je ne suis rien. ----

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La Montagne à mon ami L. D. Tu me demandes, mon ami, mon impression sur la montagne; je vais essayer, en quelques traits rapidement tracés, de te dire ce qu'elle m'inspire . Il y a de ces moments dans la vie d'un penseur où le cœur,, l?ogtemps comprimé, brise tout à coup les fibres qui l étraogltmt . et comme un torrent qui rompt ses digues, s'épanche avec une impétuosité qui tient de la rage, dans le sein d'une mère ou dans celm d'un ami. Ce que tu me demandes aujourd'hui me procu re l'oc· casion de te dire sans ambages, et tou t au courant de la plumfl, ma modes~e appréciation. Pour un observateur vulgaire ou pour un vulgaire observateur, une montagne est une éminence ou suré· lévation de terrain dont l'exis tence, sui va nt la théorie des savants, doit être attr1buée au travail gigaotesque des volcans. Maia pour un penseur, pour un poète, la montagne, c'est bien autre chose, et j'aime mieux, dans ma sa1nte ignorance, la considérer à ce point de vue. La montagne pour moi, est une autre terre et un autre monde que la terre plate et umforme, que le monde UDJforme et plat. N'avPz-vous jamais ressenti, mortels, dans vos heures d'amertume, à l'heure sanglante des cruelles déceptions, à ce momeut désespéré où la terre semble se dérllber sous vos pieds, où l'homme vous par:~it ua tyran, la société une pers écution, n'avpz-vouM jamais senti daos ces heures sombres de découragPment, l'instinctif besoin de VQUS éloigner, de vous isoler, de vous élever au-dessus de toutes ces choses terrestres qui vous anéantissent 1 Et ce besoin de monter plus haut, de rêvPr seul, dans un lieu solitaire, plus loin des buma10s, p'us près du ciel, ok vous conduit-il t - Sur la moolllgne. Le chemin qui y mène e&t un sentier fl~urt, plein de l'arôme des buisson::., plein de l'ombre des grands bois, ruisselant de rosée, tout enivrant de douce fraîcheur.


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Chaque pas, dans ce nouveau monde, est un enchantement: la brise embaumée, le chant joyeux des chantres ailés le mystérieux murmure de la forêt, le ciel bleu qui 'se détache des aspérilés, l'évano~issement ~e la plaine dans la brume, _le monde ~ vos pteds, ~e peht monde de misères, de mechants qut vous calomment en ce moment même, ot quo vous dominez de toute la hauteur de la montagne et de toute la profondeur de votre pensée. Car la pensée, dans les hauteurs, n'est pas la pAle idée terrestre, l'idée vulgaire toufours amalgamée des turpitudes mondaines, non, c'est la pensée pure, idéale, céleste. Dégagé des choses de la basse terre, votre cœur n'a plus qu'un mobile : aimer; votre âme plus qu'une aspiration, s'élever, toujours plus haut, vers cette votlte azurée derrière laquelle je me plais à deviner, dans un ineffable élan de bonh~ur, cet autre monde de notre Ame, qni 0st le monde suprême, le commencement d'une vie nouvelle, la vraie, dont la vie terrestre n'est pas même l'ébauche, mais seulement le Calvaire qui y mène. Voilà ce que me suggère la montagne, quand, dans mes douces flâneries de vacances, je vais m'y perdre et y repaître mon cœur des plus suaves émotions. ~- Sion, 24 janvier. SoLA.NDIEU.

Gardez votre terre Sous ce titre, le J:tribourgeois publie une série d'ar· ticles qui peuvent parfaitement s'adapter à notre propre situation. Nous les reproduisons à ce titre: On ne répète jamais trop certaines choses. L'histoire ecclésiastique rapporte que l' apôtre saint Jean, devenu vieux, répétait toujours le3 mêmes paroles ~ la foule qlli se pressait pour l'entendre : Mes fils, a'mez-vous

les uns les autres.

D'autre part, l'histoire profane dit que Caton l'ancien. craignant pour Rome la rivalité de Carthage, termioai_t tous ses discours par ces mots: Delenda Carthago , t.l

faut détruire Carthage.

Le cri de saint-Jean fut entendu, et pendant trois siècles on disait des chrétiens : Voyez comme ils s'ai-

ment.

13 Le· cri de Caton aussi fut entendu, et Scipion l'a-

fricain alla raser les murs de la ville fondée par Di-

don et qui inspirait aux Romains tant de terreurs. 11 n'est donc pas mal qu'une voix aussi persévérante que celle de ces personnages aille répéter, à ceux de nos campagnards qui se laissent entrainer doucement sur le chemin glissant de la ruine : c Gardez votre terre 1 Gardez aux gens -iu pays le sol du pays 1 • Gardez votre terre 1 Et pour cela revenez aux pratiques religieuses siucères, à la foi naïve et confiante de vos ancêtres, car la promesse divine est là: c cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste vous sera donné par surcroît. • Gardez votre terre 1 Et pour cela instruisez-vous, carIes conditions de la vie et des affaires sont changées, la lutte devient plus difficile, la science multiplie ses applications et on doit les connaître, il faut être arm6 pour la bataille ardente , des . intérêts, la pratiqu~ . des anciens ne snffit plus. L avemr, toutes autres condtttons égales, apartient au plus instruit. Gardez votre terre 1 Et pour cela faites fructifier par le travail le tréeor qui est caché dedans. Vous connaissez la fable ayant pour titre Le Laboureur et ses Enfants. Chacun devrait la savoir par cœur, et la plupart de ceux qui l'ont lue et apprise n'en ont pas assez médité tous les termes. c Travaillez, prenez de la peine, y est-il dit, crest le fonds qui manque le mo•ns, et le poète continue : Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine, Fit venir ses enfants, et leur parla sans témoins. Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage Que vous ont laissé vos parents : Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l'endroit, mais un peu de courage Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout. Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'aotlt. Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place Où la main ne passe et repasse Le père mort, les fils vous retournent Je champ. Deça, delà, partout; si bien qu'au bout de l'an Il en rapporta davantage. D'argent, point de caché. Mais le père fut sage De leur montrer avant sa mort Que le travail est un trésor.

Faites apprendre cette leçon conservatrice à toute votre famille, bons parents, et ne vous lassez pas de leur


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répétAr : Gardez vous de vendre l'héritage qu1:1 vous ont laissé vos parents: un trésor y est caché, et ce trésor, c'est le tra.va.1l. (A sui1:re.)

Recettes et conssils utiles Les vieux journaux en apiculture. - Ua praticien se loue beaucoup de J'emploi du papier, notamment des vi.,ux journaux pour mettre ses abeilles en quartier d'biver. Il en place une couche de 10 à 20 ft~uilles ~>Ur les planchettes qui recouvrent les cadres, ainsi que derrière la fenêtre. Les abeilles protégées par cette couverture hivernent parait-il très bien et souvent par une température extérieure de plusieurs degrés au-dessous de zéro, il a pu voir en découvrant la vitre, les abeilles se promensr allègrement sur le dernier rayon. Engrais pour sol ma.récae:eux. - Le p lâtre retarde la décomposition des substances azotées et conséquemment ne convient pas aux terrain~:~ marécageux. Ceuxci, comme cela est généralement le cas, ne contiennent que peu de chaux. Dès lors il est bon d'y répandre dea scories Thomas riches en calcaire, ou bien de la chaux éteinte ou de la terre calcaire. La kaïoite a le même effet que Je plâtre et retarde aussi la décomposition dea matières azotées. Si on la répand en même temps que les scories, celles-ci corrigeront l'effet de la kaïnite. Un mélange de scories et de kaïnite aura d'après d~ nombreuses expériences un excellent effet sur les terrains marécageux. Les lavaa:tes à la créoline sont très avantageux pour les animaux domestiques et leur procurent un bien-être qui concourt puisPamment au maintien de leur santé. La créoline, en effet, détruit les insectes parasites et guérit diverses maladies de la peau. La créoline est mélangée à de l'eau tiède, de maniéra à obtenir une solution du 8 010 que l'on applique au moyen d'une brosse pas trop rude sur le corps des grands animaux. Quant aux animaux plus petits, tels que chiens, moutons, chèvres, porcs, on peut sans danger les tremper pendant 10 à 15 minutes dans la solution de créoline. En répétant quelquefois ces bains ou ces lavages l'effei sera complet. Il ne faudra pas laver à la créoline les

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blessure" saignantes. La dépense m1mme occasionnée par ces lavages rend ce traitement très recommandable d'autant plus qu'aucun de nos animaux domAlltiques n'est exempt de parasites et de certaines aff"'ction3 ~utanées . Les animilux qu'on pourra débarrasser de tout cela fourniront plus de travail, de viande ou de lait et ~ompenseront largement les frais insignifiants de ce traitement hygiénique. Economie de pétrole mal entendue. - Est-il avantageux de baisser la mèche d'une lampe à pétrole sous prétexte d'économie' Réponse: non, et voici pourquoi. D'abord, on vicie l'air de la chambre ou du local où se trouve la lampe et cela d'une façon notable. En .e ffet, la combustion ne se faisant pas d'une maDière complète, il se forme des gaz qui montent dans le tube, répandent une mauvaise odeur et empoisonnent l'air. En second lieu, J'économie de pétrole est nulle. On peut s'en convaincre en laissant brù.ler pendant le même temps une lampe avec la mèche baissée et cette m~me lampe brù.lant normalement. Nécessité de donner de l'eau pure au bétail. L'eau trouble et gâtée dont on abreuve parf-:>is le bétail, provoque chez celui-ci la diarrhée, des catarrhes d'estomac et d'intestins et quantité d'autres maladies qui peuvent èlre très dangereuses. En même temps, la qualité du produit par les vaches abreuvées à l'eau souillée devient très inférieure et la quantité diminue aussi notablement; la crème est gluante et absolument impropre à être employée. Le savant M. Law a trouvé le champignon nuisible dans Je sang dE>s bêtes qui avaient bu de l'eau souillée et s'en est servi pour faire des expériences et rendre mauvais artificiellement du bon lait. La Smence pratique.

Pensées et maximes * Au lendemain de la chute, lorsque Dieu appela : Adam 1 Adam 1 l'homme se présenta sortant des ombrages sous lesquels il avait essayé de cacher sa honte, et il dit: c Seigneur, j'ai entendu votre voix et j'ai eu peur. • Adam devenu coupable a peur de Dieu 1 Jusquelà Adam avait vécu dans l'intimité avec son Créateur,


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dans la douee familiarité d'entretiens sublimes; son cœur montait à Dieu naturellement. Et voici qu'il di~~ c J'ai entendu votre voix et j'ai eu peur. • Ce sentiment de la peur a passé dans le cœur de l'humanit& déchue. L'homme a peur de Dieu. Cardinal M•aliiLLOD. Les personnes comblées des dons de _la ~ortune ressemblent aux vaisseaux trop chargés qUl risquent· plus que les autres de couler à fond. SAINT JEAN-CHBYSOSTÔlli:.

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La grande règle posée par Jésus- Christ. d'~imer­

notre prochain comme nous- mimt, . renferme. BI b1e!l la base de tout bon ordre dans la société humame quelle nous suffirait à elle seule pour résoudre sans difficultétous les cas et lever tous les doutes qui; peuvent se présenter dans la morale sociale. • Si vous ne pouvez f11ire le bien que vous voulez, tâchez de vouloir au moins le bien que vous pouvez. S. AuGUSTIN.

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Dans les relations entre Dieu et l'homme, le mystère n'es+ pas que Dieu aime l'homme; Dieu_ es~ amour, générosité, pardon 1 L.e mystère, po~Ir m01, c est. ~ue l'homme n'aime pas Dieu. Nous devrwns all~r à !Ul Instinctivement; les flots de notre tœur devraient tous ~e. porter vers lui, se jeter en lui ; le parf~m de n?t~e VIe devrait monter vers lui sans cesFe. Je sais que d1fferents. obstacleM s'y opposent; cependant l'âme a besoin de se perdre en Dieu. CARDINAL MJ:RYILLOD. J'attendrai plus de justice de celui qui croïra en Dieu que de celui qui n'y croira pas. VoLTAIRE.

* * Dans tout ce que j'ai lu sur l'écrit d'un pieux .auteur,.

je n'ai rien trouv~ qui. vaille cette ,recette que Je vou~ envoie, ô mères s1 anxieuses pour 1ime de vos enfants . Quel que soit l'enfant que vous ~oule~ rend_re boil: et vertueux : Faites le bien devant lui ; fa1tes-IU1 du bien à lui ; faites faire du bien par lui. Soyez pert;évérantes, ô mères ; tenez yotre enfant à ce régime, tenez-le constamment et pahe!Dment . da~s cette atmosphère de bien : à voir, à recevoir, à faire, IL n'y résistera pas.

XIV•.. ANNEE _110

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SION J rr ltlars 1~95

L'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLlRE ROUS LES AURPICRS DR LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUC,\TION L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. P r ix d 'ftbonnement pour la 8ni81!1e. 2 fr. 50. "Union pO!Ii(Rie :J fr. .t.nnonces. prü 20 ce11l, la lig11e 01• son rspace. Tout ouvrage rlont l' Ecole primail·e rece·Jra deux exemplaires au ra droit à nne annone,, on à un compte-rendu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE: Du dévouement (fl~t). - La leçon orale à l'école primaire (suite et fin/. - De quelques travers en dévoue(à sni w e). - Enseignement professionnel (suite ct jin). La gymnastique à l'école primaire. La sténogradans l'enseignement. - A. MM. les Instituteurs va·' laisans. - Monopole des alcools. - Échos des conférences. Variété. - Partie prat ique : Dù:t ù s. - Supplément.

Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1.. sec1·étaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.

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No 06 l'Ecole primaire, 10 Février 1895 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu