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No 06 l'Ecole primaire, 1er Février 1889

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1..& FUTURE MÉN&GÈRE Lectures et leçons sm· l'économie domestique, la science du •u.:1u•llL l'hygiène et les connaissances né.:essaires à une maîtresse de ,.,..... ft.--· par Mlle. Ernestine WIRTH. 3me édition, cartonné, 480 Ire. PARTIR. - Notions prélimmait·es. t, La fRmille et le foyer domestique, 2. fe111me de ménage. 3. De J'esprit de famille, 4. De l'economie domestique, lime PARTIB. - Organisation mm·ale de le& maison et qualités d'ur1e bonne met~CijrèftLI 1. La prévenance. 2. Les fêtes "t .réunions de fa.mille. 3. Devoirs du voisinage lecture et ta bibliothèque d., 1~ mallresse de m~1son. 5. Du rô le de la femme l'érJucalions des enl'11nts. Illme. rARTIK. ~ Orgataisation tnatùielle et ad~~&intst..alion économique de la t. Apprentissage de I'Jconomie domestique. 2. Des qualité> de la bonne mé De l'économie. 4. Emploi de la journée d'une maîtr.,sse de maison. S. •"""'"'~"''a ménage. 6. Distribution intérieure de la mais?n· 7. CUisine, ?ffi ce, boulang~rie, siles Ill accessoires de cuisine. 8. Des domest1ques. 9. Blanchissage et entret1en du 10 Entretien t-1 conservation des aliments. tt. Des travnux à l'aiguille. Des provi 13: ~lanière d'ordonner ua dincr. 14. De l'apprentissage d" la c::nidine. 15. Notions mentaires de cuisine. t6. La ferme et la fermière. 17. Le jardin potager. 18. Chaulrqe el ér.lairage , 19. Recettes et connaissances utiles. 20. De la comptabilité. 21. Conseila d'hygicne.

Au prix l'éduit de 1 fr. 50

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lieu de 1 fr. eo qu'il coûte en librairie.

OUVRAGES ET MATÉRIEL SCJLA.IRE~

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TITRE

AUTEUR

PRIX

Grttlltmair·e du Valais, - 80 Catechisme du diocèse - 50 Ami de l'enfance, 1er livre de l.:cture, tOme édition - 80 2me Li1lr·e de lecture (livre de l'èlève) 1• GUTAU " » (livre du maitre), 3 Eléments de ,qéographie à l'usage des écoles prim, - 45 Bible illustrée a l'usage de la jeunesse 1 BouRQUARD Méthode de leclur·e correspondant avec les tableaux du même - 45 S. M. Abr·égé d'hütoire de la Sousse, suivi d'un précis d'inst. civ. - 70 J. ST. W. Eléments d'arithmétiqru~, suivi de 2000 exercices et problèmes à l'n<age des écoles primaires Kœhl, pror. Recueil de cllanU puur l'école et la fa mille, précédé d'une méthode élèmentaire et d'un pelit solfège 1 15 PBRRIARD et Aux recrues suisses, opuscule spécialement destiné aux élèves des cours de répétition - 60 GO LAZ Dictionnai1·e complet de la langue française, Illustré, 3 50 LAROUSSB Nou1leau dictionnair·e de la langue française, illustré, 2 80 L'éducation à l'ècole pr·imaire au moyen de l'inturlion et du " DBSTIIXBB style, carto11né . . . Carte de la Suisse pour les écoles tpap1er Japonais) LRUZINGIII\ Sujets et modèles de leçons de choses SOXIIRR Culture des arbres fruitier·s a tor•t "ent ISSARTIIIR Nou1lelle méthode de calcul 01·al (maitre) ÜRIIŒICH Géographie illustl'ée de la S11isse . WASIIR Méthode analytique de style (Rnnée préparatOire) Frère P. (tre année "

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SION

VIIIm• ANNÉE

Division des parties et chapitres.

(2e a~néeJ

L•• Li1lre du maître pour chacun des cours,

(Jne remise de 1 0 Ofo est accordée sor le prix des omtvJraiPllJ:"· marqués d'on • au personnel en!!leignaot et, d'one manière nérale, aux autorités commonale11 et détaillants.

ter Février 1889

L'Ecole primaire REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE

V~tLAIS.\NNE

D'EDUCATION

L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d 'abonnement pour la Suisse, 2 Cr. 50. Union postale 3 Cr• A-nnonces, pria, 20 cent. la ligne o" son espace. Tout ouvrage dont l'Ecole p1·imaire recevra deux exemplaires aura droit à une annonce ou à u n compte-rendu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE: La lecture dans les tcoles primaires. - Do perfectionnement des instituteurs. - Mémorial d'on instituteur. - Notions de civilité et de politesse - Partie pratique (Dic:tées, Composition, Calcul écrit). - Cours de rêpétitloo. - Bibliographie. Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.

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Conférences d'instituteurs. 8lon. - Conférence

à Arbaz, Jeudi 21 Février prochain, à 9 h.

du m.

Sion. t·· Février

1888-89

Contbey. - Conférence au Bo"r9 de Conthey, Mardi 26 Févri'lr

prochain, à 9 b. du m.

8t•1tlaurlee-nonthey. - ConférenM à St·Gmgolph, Mardi 26 Février prochain. La séance s'ouvrira '/• d'heure après l'arrivée du 1•• train du matin. La question à traiter est indiquée dans le N° 1 de I'Eeole primaire de 1888-89. Primes d'encouragement. - Le nombre de3 exemplaire3 du décret du 26 mai 1888 ,;onc~rrlant les prames /J'encouragement pour le personnel enseig1lant des écoles prim1ires, ne nous ayant pas permis de le donner à tous nos abonnés valaisans intéressés, nous en publions le texte ci-après pour ceux qui ne l'auraient pas reçu.

LE GRAND-CONSEIL DU CANTON DU VALMS Dans le but de récompenser les membres du personnel enseignant des écoles primaires qui se sont plus particulièrement distingués dans l'accomplisPement de leut· devoir, et de les encourager à continuer l'enseignement; Sur la proposition du Conseil d'Etat, DÉCRÈTE : ART. 1. - Les instituteurs et les in'ltitutrices qui se sont le plus particulièrement distingués dans l'accomplissement de leur devoir reçoivent de l'Etat des primes d'eucouragemAnt. ART. 2. - Sont au bénéfice de la disposition de t'article pt·écédent, les instituteurs et les imatitutrices qui sont por&eurs d'un brevat définitif et ont obtenu la 1re note sur tous leR points dans le rapport de l'inspecteur. Pourront, sur le préavis de la conféa·ence des inspecteurs, aussi recevoir une prime, CEIUX dont la classe n'aurait obtenu que la note II pour le progrès . Dans son préavis, la conférence des inspecteurs tiendra principalement compte des mérites du personnel ensPignant. Avant de déterminer les note~. l'inspecteur devra entendre la commission scolaire, et, en cas de dissidence, l'opinion de celle·ci sera soumise au Département qui décidera. ART. 3. - Cette primA est de frs 30 pour les instituteurs et de frs ~5 pour les institutrices; elle leur est 11ccordée chaque année où ils remplissent les conditions prescrites. La prime sera portée à frs 50 pour leR instituteurs et à frs 40 pour les institutrices, qui l'auront obtenue pendant ciuq années consécutives, à moins d't~mpêchements légitimes. Pour recevoir une prime, les instituteurs et les institutrices doivent enseigner l'anné& suivante. (La liste di'IB bénéficiaires à la prime pour 1887-88 11era publiée dans un prochain N•.)

Variétés. La puiasa•ce de l'annonce. - Voici ce que nous lisions ces jours derniers dans un journal qui a traduit le Commerciale Unio• de Chicago :

L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION

La lecture dans les écoles primaires. (Suite).

La lecture èst, en effet, la clef de tou tes les connaissances et d0it tenir le ï•• rang dans la mat·che de l'éducation. Il est vrai qu'un enfant de six à sept ans, mettra peu de temps pour aniver à la lecture, si le maître sait lui rendre ceLte étude attrayante et facile, et s'tl lui apprend à slll'monter graduellement toutes les difficultés qu'elle présente. Si tôt qu'il sait lire d'une manière courante, l'étude de la religion, c'est-àdire de la Bible et du catéchisme, lm devient facile et fructueuse; il retient aisément ce qu'il apprend par cœur, surtout apt·ès qu'on le lui a suffisamment expliqué. Ce n'est que quand il sai t comprendre et goûter une lecture courante, qu'il peut commencer l'étude de la langue avec quelques chances de &uccès. En génét·al, on remarque que les élèves qui lisent le plus couramment, le plus distinctement et avec la meilleure prononciati<•n, comprennent aussi le mieux la parole du maitre, saisissent le pins vite l'orthographe d'usage, et ont le moins de peine pour arri v~1· à une certaine facilité de style. Nous pensons également qne l'étude de l'histoire et de la géographie, n'offrira que peu de diflicultés à l'él ève qui a surmonté celles de sa lecture. L'élève, maître de sa lecture, y prend goût et la cultive; il lit pour satisfaire Sel. cu1·iosité et pour s'instruire; il acquiert de la sorte, autant et même quelquefois plus de connaissan ces chez lu i, qu'en fréquentant les cours de répétition. N'a-t-on pas déjà vu de ces braves pères et mères de famille qui, wit pendant les longues veillées, soit les dimanches et jours de f~tes de l'année, ont acquis par la lecture assidue de l'Evangile, de la Bible, de la vie des .saints, une instruction solide et très variée qui faisait d'eux des chrétiens éclairés et fervents ?


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L'agriculteur intelligent aime aussi, après les offices du dimant\hfl, à lire son petit journal hebdomadaire, son fidèle conseiller, qui lui apporte les principales nouvelles religieuses et politiques de son pays et d'ailleurs. On nous objectera peut-être que la lecture peut devenil· dangereuse. Qui en doute? L'abus des meilleures choses est possible, faut-il pour cette raison s'en passer absolument? Une bonne lecture peut tenir lieu d'une bonne société et devenir un agréable et utile passe-temps. Nous ne voulons pas insister davantage sur l'importance de la lecture ; mais nous désirons encot·e nous étendre quelque peu sur les moyens à employer pour y arriver. L'enfant âgé de six ou sept ans, apprend plus facilement à. lire que le jeune homme de quinze à seize ans. Il est plus docile ; chez lui les défauts de langage sont moins enracmes et les organes plus souples que chez ce dernier. Il a besoin de moins d'efforts pour saisir la bonne prononciation. Quel instituteur ne connaît les difficultés qu'on rencontre à enseigner la lecture à des élèves adultes appartenant au cours de répétition? Une fois la lecture commencée, il faut y exercer l'enfant méthodiquement et tons les jours, pour lui en faire surmonter les difficultés une à une, et ne pas l'abandonner des journées entières à des moniteurs maladroits et ignorants, qui eux-mêmes ne lisent que fort mal. Heureusement, les illettrés dans les cours de répétition deviennent de plus eu plu8 rares, si le~ rêglements sont bien observés, c'est-à-dire, si aucun jeune homme ne peut-être émancipé de la classe primaire av:mt de posséder au moins le minimum des connaissances enseignées dans une bonne école élémentaire. Il suffit d'user d'un peu plus de sévérité en faisant les mutations : aucun élève ne devrait passer de la division inférieure à une division moyenne, avant de connaître parfaitement la syllabisation, afin d'être en état de suivre la lecture courante en peu de temps. Pour arriver promptement à une lecture courante, une méthode rationnelle et éprouvée est nécessaire. Celle qu'on suit en Valais, depuis un certain temps, est bonne, et si elle était partout bien interprêtée, on remarquerait sans doute de

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meilleurs résultats. Nous estimons néanmoins que la nouvelle méthode ana.lytico-synthétique employée dans les cantons de Fribourg et de Vaud peut et doit conduire à des résult11.ts meilleursencore, ne f(lt-ce qu'à 0ause des nombreux exercices intuitifs auxquels elle donne lieu. C'est pourquoi nou3 la conseillons volontiers à toutes les classes enfantines, où la maîtresse s'occupe directement des commençants, pour l'enseignement de la lecture. ( i) Ne pourrait-on pas, dans l'intérêt de l'instruction, multiplier les classes enfantines et en augmenter la durée? Partout où les classes sont surchargées, il set·ait bon, même nécessaire d'en créet· ; elles dureraient au moins dix à onze mois de l'année, car ces sortes de classes seraient très possibles pendant l'été dans la plupart des communes, où les habitants ne changent pas de demeure, et où il y a habituellement deux classes différentes. Il y am·ait assez d'enfants de sept, huit, neuf et dix ans , pour la fréquenter et en profiter , au lieu de rôder pendant la belle saison, dans les rues, abandonnés à euxmêmes et exposés à toutes sortes de dangers. Ces enfants ne peuvent néanmoins être d'aucun secout·s à lem·s parents qui le plua souvent seraient bien aises, nous en avons la. conviction, d'en êLt·e débarrassés, et fort contents de les sa\oir surveillés par une bonne régente. Cette innovation constituerait une mesure favorable, non seulement aux progrès, mais encore à la moralité des enfants, et mériterait pat· conséquent d'être prise en considération afin qu'on l'introduise chez nous. Une autre recommandation pour arriver à une bonne lecture, ce serait de viser de bonne heure à faire disparaître de chaque classe les vices de prononciation généralement si nombreux et si variés dans le Valais. Chaque district est, sous ce rapport, assez bien pa.l'tagé, ponr qu'on puisse aisément le distinguer de tous les au tres. Les lectures d'ensemble favorisent beaucoup la bonne (1) Dans les écoles oü les tableaux de lecture sevt·aient à renouveler, on pourrait faire l'essaie de la méthode préconisée ci-dessus, dont on dit effectivement le plus grand bien et qui a été expéL'imentée ailleurs avec succès. Des collections en sont déposées an Département lequel les remJttra aux écoles qui voudraient introduire la nouvelle méthode.


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articulation et part:mt la bonne prononciation; c'est étonnant que certains maîtres hésitent tant à les introduire. s•;rtout dans la division des commençants et des moyens, dont les élèves doivent., avant tout, se bien familiariser avec le méca· nisme de la lecture. Ces lectures d'ensemble ont en effet de granrls avantages pour les commençants : elles dégourdissent les plus timides et le3 encouragent; ils prennent. peu à peu de l'assuran~e, leur oreille se forme, ils s'habituent tous au même ton de voix, tous sont or.cupés en même temps et profitent, de la sorte, beaucoup mieux. de l'exercice co mm nn. A ces .wantages, ajoutons-en un autre: les élèves apprennent à lire posément, à articuler distinctement, à s'arrêter anx. signes de ponctuation, à prendre tous la même bonne prononciation, (A

sr~ivre.)

Du perfectionnement des instituteurs Du choix des livres.

Notre précédent article nous amène naturellement à parler du choix des livres. Ce choix, qui doit être fait avec discernement, est de la plus haute importance. C'est pour faciliter au régent la lecture de bons livres qu'ont été instituées les bibliothèques pédagogiques, la mocli· cité reconnue de son salaire ne lui permettant pas toujours .. d'acquérir l!ls ouvrages généraux indispensables. Malheureusement, et chose alors triste à conslater, les bibliothèques pédagogiques ne sont guère fréqthmtées. Et cependant, nul ne peut méconnaître leur utilité ; elles ont déjà rendu et elles sont appelées à rendre encore d'immenses services anx mem bres du cot·ps enseignant. Quand on songe que, pour une cotisation minime, chacun de nous peut se procurer de bons ouvrages, d'une lecture facile, instructive et agréable, on ne comprend pas qu'no grand nombre de régents négligent de profiter d'une occasion aussi facile de s'instrnire. Hélas 1 on goûte mieux. la littérature énervante des écrivains naturalistes de notre époque, cette littérature a: tour à tour grossière et raffinée qui se complaît dans la peinture des misères de la nature humaine » qui tlatte et enivre l'imagination, caresse les sens, fait la cour à tou tes nos faible:):)es, on préfère cette littérature qui prêche le matérialisme et l'athéisme comme des

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doctrines propres à régénérer le monde, on préfère t(lut cela à cette belle et saine littérature qui 0rne l'e.spt·it, em·ichit l'intelligence, fortifi~ le cœur, élève la pensée et qni donne à 1'àme les plus nobles aspirations ! Sursum corda, telle doit être notre devise. Repoussons donc cette littér·ature à bon marché et sa triste philosophie ; élevons des digues contre le tlot envahi:;sant et toujours croissant des t'ornans obscènes qui pullulent pm·tout depuis quelques années; unissons nos efforts pout· en combattre les fruits peruicie11x eL empoisonnés, qui pt'écipitent chaque jour bon nombre d'âmes dans les sombres repaires du sensualisme et du matérialisme. En un mot prêchons d'exemp le, ne lisons que de bons livres. En dehors de la bibliothèque pédagogique du cercle qu'il peut utiliser, l'instituteUl' doit avoir sa petite bibliothèque privée. Les ouvrages qui la composeront seront, évidemment, de deux catégor·ies : y figureront tout d'abord les livres qui se rappot·tent directement à sa profession, tels que des livres de pédagogie et d'enseignement; puis viendront des ouvrages choisis de littérature, d'histoire, de géogt·apbie, de science, d'art, etc... Nons demanderions en outre que chaque régent fût tenu, de par la loi, de s'abonner à une feuille pédagogique quelconque. Qu'on nous permette ici d'ouvrir une parenthèse. La plupart des revues pédagogiques tombent dans un tt·avers que nous croyons devoir signaler; elles accordent, selon nous, une Lrop grande place à ce qu'on est convenu d'appeler lfJ partie pratique. Pourquoi consacrer quatre, cinq et même six pages à des modèles de compositions, à des dictées. à des problèmes et à tant d'autres exercices, la plupart du temps fort rual choisis? Il n'y a pas longtemps que, dans une séance du synode de cercle du district de Porrentruy, un excellent maître de l'école cantonale flétrissait, d'une voix indignée, l'abus que nous signalons aujourd'hui. A son avis, certaine feuille pédagogique de la Suisse romande n'était plu~ que le ratelier des quinze jours. Il y avait certainement du bien fondé dan~ les récriminations de l'honorable professeur, collabor:J.teur zélé de la feuille en questi0n. Sa critique nous parut cependant excessiye ; prélendt·e que des instituteurs mangent exclusivement au ratelier de la feuille pédagogique, c'est se


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faire une bien mauvaise opinion du cot·ps enseignant. Quoiqu'il en soit, nous remercions l'honorable professeur d'avoir signalé l'écueil. Mont1·er le mal, c'est en indiquer le remède. Pour terminer ce court aperçu sur l'importance du choix des livres, nous placerons encore quelques lignes sous les yeux de nos lecteurs : << Il y a une règle sûre dit J. de ~1aistre- pour juger les livre::; comme les hommes, même sans les connaître: il suffit Je savoir par qui ils sont aimés et par qui ils sont haïs ». Encore un vœu auquel nous nous associons pleinement, Dans un rapport à M. le ministre de l'instruction publique de la République française, M. l'inspectem général F. Pécaut dit à propos de la question qui nous occupe: « Je souhaiterais que les maîtres, en quittant l'école normale, emportasgent avec eux une liste de vingt ou trente volumes, dressés avec soin par le directeur, de concert avec les professeurs, qui leur servît de guide pour la formation de leur bibliothèque privée. Ut! institutem· qui a la bonne pensée de de se munir, dans les premières années, d'un certain nombre d'ouvrages choisis avec discernement, et qui s'abonne en outre à une feuille pédagogique, est un homme à peu près sauvé pour l'avenir ». E. VAUCLAIR, inst. à Epiquerez. La question des livres nous a entraîné un peu loin. Dans le prochain article sera traitée la question des visites d'écoles.

Mémorial d'un instituteur. (Envoyé par un régent VtJiaisan.) 24 décembre... Comme mon école vient de déménage!' ces jours damiers, on me permettt·a de venir en quelques lignes raconter comment les choses se passent. Ot·dinairoment ces déménagements ont lieu à des époques presque fixes, ne variant d'une année à l'autre que d'une huHaine de jours. Ceux qui n'y sont point habitués s'en font difficilemEnt une idée exacte. Ils supposent que ce n'est que quelques familles qui émigrent, tandis que dans bon nombre de nos localités du Centre, ce sont des villages entiers qui mènent un~ vie nomade. La nécessité de pourvoit· à leur subsistance les contraint à agir ainsi. A la montagne ils vont demander les

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produits laitiet·s, tandis que la plaine ou les bas-fond~ des vallées sonL chargés de leur fournh· les gmins et le vin nécessaires pom· compléter leur,alimentation. Avec cette manière de procéder. ils se créent de l'ou nage pour toute l'année, ce qui n'est pas Je 1:as pour nos montagnards qui demeurent constamment dans leur vallée. Un des membres de l'autorité vient m'avertir quelques jours à l'avance du jour où j'aurais à déménage t' . En classe on sentait de plus en plus que ce moment approchait, par l'agitation des élèves qui aiment les changements. La discipline recevait de plus fréquents accrocs et les leçons elles-mêmes ue hantaient guère les cerveaux de mes élèves. On soupirait, on rêvait après le plaisir de revoir le village qu'on avait abandonné depuis quelques mois. La joie et l'espérance en· flammaient jusqu'aux plus indolents. Au jour convenu, l'autorité m'envoie un muletier pou1· le transport de mes effets, que j'ai dû réemballer, en toute hâte, dans mes moments de libt·es en dehors des classes. ~\près m'être aidé à charger la mont ure, je fis une dernière inspection du local que j'allais quitter, afin de voir si tout était bien en ordre ; puis je me mis en route avec un bon vieillard, qui, malgt•é les ans, mat·chait encore d'un pas allègre. L'habitude des chemins rend nos paysans durs à la fatigue, en sorte que celui qui mène une vie sédentaire jalouM leurs jarrets et ne suit qu'avec peine. En rou'e on converse de chose et d'autre. La politique même nous fournit matière à causer. On venait du reste de faire la nomination du juge et de son suppléant, ainsi que celle du président et du vice-président de la commune. L'occasion fournit à mon compagnon, matière à se déchaîner contrE\ les abus de la boisson qui accompagnent habituellement ces opérations. Il ne peut assez censurer l'achat des électeurs par le vin dans un pays républicain comme le nôtre. C'est en effet scandaleux de voir que des misérables ambitieux arrivent souvent au !lOuvoir par des pourboires, tandis que des hommes intègrt~s, loyaux, dignes et capables sont écartés. Ah! ne nous y trompons pas, si une population se laisse ainsi mener elle ne tarde pas à payer sa sotise. Si on lui fournit de quoi se désaltérer un jour de votation, elle dE\vra les 364 autres jours de l'année peiner pOUl' satisfaire aux besoins de ceux qu'elle s'est donnés pour maitres. On pourrait presque dire, que, dans certaines localités, ce sont plutôt les ceps que leurs propt•iétaires qui excercent le droit de souveraineté. Tout le long de la route, des troupeaux de vaches et de moutons cheminaient péniblement sous la conduite de leurs conducteurs. Çà et là quelques mulets, chargés pesamment, ployaient sous le poids de leurs fardeaux et n'avançaient


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qu'avec p~:~ine. Sur quelques-uns se trouvent même les plus jeunes enfants de la famille que la tendresse de leur âge em. pêche de marche!". R ien de plus charmant que ces chevelures blondes encadrant des figures ébahies par la variété du paysage. Leurs yeux vifs, qu' ils promè!lent en tous sens, annoncent hmr candeur et leur découvrent à chaque contour de la route un horizon nouveau. Que veut-on, ce sont les premiers pas dans le chemin de la vie. On trouve alors tout boau et charmant . Un rien vous fait sourire et vous enthousiasme. Ce n'est que plus tard qu'on s'aperçoit que nos jours sont tissés de peines et de douleurs, et que les joies et le bonheur ne sont que rarement nos compagnons de voyage. Après avoir marché assez longtemps nons arrivons enfin au terme de notre voyage; nous nous disons au revoir après nous être cordialement serré La main; puis, chacun se dirigea vers sa nouvelle demeure Mon muletiet· était. déjà arr1vé bien longtemps avant moi et avait déposé dans ma nouvelle chambro qu'une bonne voisine avait eu soin de me chauffer, tous mes effets. Immédiatement je me mis en devoir de m'installer car le jour tirait déjà sur son déclin. DA ma fenêtre j~ voyais constamment arriver de nouveaux troupeaux de best1anx, et déj'i la fumée des cheminées annonçait que Les émigrants étaient arrivés en grand nombre. IL me restait encore à satisfaire l'appétit lorsque la nuit arriva. Je n'eus pas de peine à trouver des vivres, mais ce fu t autre chose lorsqu'il fall ut songer à apprê ter Le souper; je n'avais pas une bûche de bois. Comment fa ire?... une invitation à souper vint me tirer d'embarras. D ieu qui n'abandonne pas les plus petites de ses cré~ttuJ'es pensa sans doute à moi. Du reste, dans ma_ prière. ~u mati~ je n'avais pas omis de lm demander m(ln patta quottdten, et 11 venait de me l'envoyer. Tout alla donc pour le mieux jusq:.1'au lendamain matin. N'ayant encore point de bois, mon fourneau ne put être chauffé et je fus obligé d'aller en classe à jeun. Dans ces moments tout le monde est assez occupé de soi, en sorte aue chacun '.loit se tir~r d'affaire comme il peut. A midi cependant je parvins à trouver le nécessaire pout· taire le feu au foyer et chauffer ma chambrette. Ah 1 chère chambrette, tu me serviras désormais de lieu de refuge, et toi, poële, tu se1·as chargé de réchauffer cette modeste dAmeut·e où je passe1·ai presque tous mes instants en deh ors des classes. C'est à tes côtés que je travai llerai à ~'ins!ruire ~endant ces longues ~oi 1·ées d'biver. C'est là que Je preparerai mes lPçons el que JS co t·· rigerai lés devoiJ·s de mes écoliers. C'est devant ce Christ, suspendu à ce mur, que chaque jour je dem'lndertti force et

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courage pour remplir dignement ma tâche. Je damanderai aussi souvent pour mes chars élèves. la sagesse, parce que je sais que s'ils possèdent cela, tout le reste leuJ' sera donné eo surcroît par le D ispen!'atenr de tous biens. 25 décembre ... Oh 1 que No6il ost beau pour le!'! chrétiens ! Il nous rappelle la naissance du Messie fait homme pour la rédAmption du genre humain. Combien Satan a dû rugi r en voyant arriver celui qui était annoncé par les prophètes depuis le commencement des âges. Quelle joie pour une âme pieuse, de voit· annuellement le cycle de la liturgie catholique nous rappeler les grands faits do l'établ issement •lu christianisme. Demain je p1·ofiterai de la circonstance pour Axhorter mes élèves à imiter le petit enf1nt Jésus, qui croissait en grâce et en sagesse devant Dien et devant les hommes. Pou1· souteni1· et encourager la jeunesse il faut souvent lui proposer des exemples de vertu à imiter. On forme par là sa volonté; on lui apprend à conformer sa conduite aux préceptes évangéliques; on ancre, en un mot, dans les jeunes cœu1·s l'amour et la et·ainte de Difm, qui sont les bases sur lesquelles repose toute éducation vraiment chrétienne.

Notions de civilité et de politesse Lot·sque l'on vous demandem un service, répondez gt·acieu· semant et de manière à donner du prix à ces ph rases si usi. tées en pareil cas: Disposez de moi ou Troo content si je pui1 vous être utile, etc. - Si vous avez une visite at que le temps soit mauvais, empressez-vous d'oftrir un parapluie, un mantflau ou cherchi'Z à retenit· la personne jusqu'à ce que le temps soit moins incommode. Offrez aussi d'accompagner, ou de faire accompagoAr, surtout les dames et les vieillards. Des occupations en fami/IP. Pour ce qui est des occupations en famille, nous dirons o.j'U'elles ne sont pas seulement noe ressource infailli}Jle contre l'Pnnui, mais encore un besoin de la. nature, un devoir envers le Créateur et envers les hommes. Faites-vous en une habitude à ne plus pouvoir vous en passer Que si vous ne voulez ou no pouvez pas tt·availler, faites une lecture : les bons livres ne manquent pas. C'est dans L'enfance et la première jeunesse qu'il importe d'apprendre à utiliser tous ses moments. Parents, que vos enfants ne soient jamais oisifs 1 Et soi t qu'ils travaillent, ROit qu'ils prennent leu1·s leçons, soit qu'il s s'amusent, veillez à ce qu'ils mettent 11n toute chose le degré d'attention nécessaire pour réuss ir. N'oubliez pas d'apprendre à vos filles à tenir un ménage, de les employet· beaucoup aux travaux ordinairAs de l'intérieur, à la cu isine, aux raccommodages avant que de


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leUI' remettre un crochet ou une broderie à la main. Prenez garde de ue pas 1·emplace1· chez elles l'activité par la vanité, la cuisine par la danse? Failes-leu.r co~prendr~ que L'';ltile doit précéder l'agréable; le nécassa1re, 1accesso1re. Ve11lez tout particulièrement à ce qu'e lles ne perdent leur temps ni aux visites ni au babil, ni à la toilette. Apprenez-leur que ce qu'on perd en noble activité, on le gagne infaillibl~ ment en ennui. Or de cette disposition fâcheuse au prem1er chef, il n'y a q'u·un pas à l'acquisition da ces mille défauts qui, par leurs conséquences fatales, risquent fort d'enlever à leurs malheureux détentem·s et l'affection de leur proches et le respect de leurs semblables. Délassemellt1 et jeux en famille. Un a1·t qu~ nous ne répu~ie • rous pas ici, et qui a une importance maJeure. pour le deve. loppement, non seulement des sens, mais auss1 et. ~urtout du sentiment du beau et du bien, un art connu depUis la plus haute antiquité et qui porte l'âme .vers .u.n idéal élevé ,et ~ur, c'est la musique. Eût-on peu de d1sposJtwns et !peu ~ Ol'ellle, n'importe 1 Ce n'est pas du temps per~u que CAlm que la jeunesse emploie, le soir, à se délasser wnocemment par la musique des occupations de la journée . ~endant qu'elle ch~nte ou s'exerce sur un instrument de mus1que, elle ne se hvre pas au commérage. et. ne va point en qu~te des je1_1nes étourdis, dans la compagme desquels on ne recolte ~abJtuellement que méchants propos, médisances ou mauva1s contes. L.a musique nous élèv~:~ au-dessus du terre-à-terre, et n~11s .fournit l'occasion d'élever notre âme à Dieu, auteur de toute JOUlssa:tce pure, sainte et noble. Nous dirons en passant que la jeune. fille .• et son tale~t fût-il au-dessous du médiocre, ne se fera JamaiS presser, ma1s sl3 rendra à la première invitation de ses parents, lorsqu'elle sera priée par eux de faire de la musique. Mais qu'en chantant ou on jouant, elle fasse le moins de gestes et de co~tor­ sions possible, remue le moins la tète et les ~ras, ces Sl~a­ grées n'ajoutant rien à l'effét de la musique, mals, au contraire, la rendant désagréable, la cantatrice fût-elle douée du plus beau talent. Qu<tnt aux jeux en famille, nous feronR ~bserver qu'ils. ne doivent pas être considérés, comme une affa1re ~a spéculatiOn, mai'3 comme un simple délassement On devrait donc se défendre de toute espèce de jeu où l'on met de l'argent. Il en est un grand nombre d'autres, aussi ingénieux qu'am~sants, aux· quels on peut se livrer sans inconvénients. Parm1 ce~x auxquels on peut avoir recours pour se dist~aire, nous .Citerons: le domino les dames , les échecE>, les Jeux de pat1ence, la forteresse,' etc . Tous ces jeux exercent l'es.prit. Mais .évitez, avec le plns grand soin, tout ce qui pourrait donner heu de

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penser qu~ vous avez l'intention de tricher, même en badinant : un r1en suffit p~Ul' amenet· le L1·ouble e l la discorde, e t la bonne ou la mauva1se réputation d'un joueur tient à si peu de chose!

Maître et domestique. DEVOIRS DES DOMESTIQUES,

Les domestiques doivent respect, oMissance, discrétion et la plus entière fidélité à leurs maîtres. Dans l'intérieur de la roaison, ils ne doivent jamais avoir la tête couverte, à moins qu'ils ne soient très âgés ou malades. En parlant à leurs roaître~, ils re.steront découverts, n.e prendront la parole 4ue lorsqu on les mterrogera e t se serv1ront du mot Monsieur· ou Madame sans y ajouter leur nom. Dans les grandes maisons, il n'est pas de mode que les domestiques tutoient les enfants de leurs maîtres. Quelqu'un se présente- t-il pour voir les maîtres, un dornes· 'ique qui sait vivre ne dit pas qu'ils sont à la maison avant de s'être informé s' ils sont visibles. Si monsieur ou madame sont chez eux , et que la personne qui demande est une visite le domestique s'empressera de la débarrasser de son manteau' de son parapluie, . etc., et de soigner ces objets, puis il la pré : cédéra pour ouvnr et fermer les portes. Quand la visite sort., il lui présente ses eftets, va ouv1·iL· les dernières portes et s'il y a lieu, l'éclaire jusqu'à la rue . DEVOIRS DES MA.ITRES ENVERS LEURS SERVITEURS .

Des serviteurs traités avec des égards convtJnables sont plus attentifs, zélés, reconnaissants, fidèles, ensorte que tout s'exécute avec plus d'ordre et de dévouement. Aussi est-il dans l'intérêt des maîtres de ne jamais commander à leur domestiques avec hauteur, dureté et dédain, mais, chaque fois qu'ils leur rendent quelque service, de leur accorder un mot ou du moins un geste de reconnaissance. La charité prescrit aux maîtres d'écouter leurs domestiques avec bonté, de leur donner de salutaires conseils de se mon· trer indulgents à leur égard lot·squ'ils ont des 'torts envers leurs maîtres et de les reprendre avec modération sans mauvaise humeur; ils se souviendront aussi qu'ils doivent leur donner de bons exemples, les payer régulièrement, mais jamais trop se familiariser avec eux , surtout n'entamer aucune dispute avec eu~, et ne pas le~; tutoyer, mais conserver, dans toutes les _occaswns, le caractère de maitreE~ doux, justes, sages et plem~ de bonté. Eu un mot, les maîtres se rappelleront que pour fa1re de bons domestiques, il faut qu'ils commencent par être eux-mêmes de bona maîtres. En outre ils ne souffri· ront point que leurs enfants leur commandent i~périeusement.


92 Quand ceux-ci sont chargés de transmettre aux domestiques les ordt·es de leurs parents, ill~ doiuent s'exprimet· poliment dire: Papa (ou mamafl) voiH prie de faire telle chose, et point : papa veut. etc. DEVOIRS DES MA.ITRESSES DE MAISON.

Les maîtresses de maison ont de grands devoirs à remplir• entr' autre la surveill ance de leurs enfants, celle de leurs do mastiques, de leur ménage, de leur linge, des provisions. etc Quand ell"s ont du monde, elles veillent à ce que personne ne soit négli gé, mal servi, oublié. El!es auront (soin aussi e n cette occurence, de s'occuper le moins possible de leu~ enfants, de ne rien dire et de ne rien faire qui oblige Lea autres personnes à prendre garde à eux. - Si vous fatiguez les gens de leur présence continuelle, que vous excitiez ou répétiez con,plaisamment \<.mr gentillesse et leur babil, ou que d'un antt·e côté, vous les traitiez avec rigueur devant vo~ visites, les punissant, les sermonnant sans cesse. comptHz que l'ou vous trouvera aussi ennuyeuse qu'importune. Vous le sMiez encore si, mal servie par un domestique novice ou mala· dt·oit, vous le grondiez en présence de vos convives. Reprenezle en particulier si vous pouvez ; même évitez de lui parler, c'est encot·e mieux, si vous ne voulez pas courir le risque d'entendra une réponse gauche ou impertinente.

PARTIE PRATIQUE :J::>io"tées

LE PÈRE JACQUES A RAISON. Le père Jacques veut que les enfants ne soient pas plus paresseux au jeu qu'au travail. • Il faut, dit-il, vouloir travailler et vouloir jouer; il faut être alerte d'esprit et alP.rle de corps. • Un jour il remarqua l'air indolent et mou d'un écolier q1,1ol'exemple de ses camarades, qui jouaient. et couraient, ne pouvait stimuler et dégourdir: • Tu r estes inerte, lui dit Je vieux soldat ; tu te tratnes au lieu de marcher. Je suis sür qu'on n e peut pas te faire lever le malin et que tu arrives à l'école en baillant et en te frottant les yeux. Tu dors trop; lève-toi de bonne h eurP, remue-toi, secoue· toi marchil, cours : ' • li vaut mieux user des souliers que des draps. • L'OBÉISSANCE. Quelques-uns ont le sot orgueil de croire qu'ils s'abaisseraient E'D obéissant. Oui, il est humiliant d'obéir par lâcheté à ceux qui commandent sans droit, insolemment; mais obéir à des mattres que nos parents nous donnent pour g uides et qui se dévouent pour nous; obéir à toute autorité légitime, à tout conseil raisonuab;e et juste, cela, loin de nous abaisser, nous élève. L'enfant obéissant profite de l'expérience des grandes personnes; il évite donc par là une

93 multitudE' .de faut~s e~. de dangers, . il ne peu~ manquer d'être heureux. Celu_t qut desobeit, au ?ontrane, a tou;ours à s'en repentir. Le savou des autres ne lUl sert à nen, pui.squ'il ne veut riP.n éco uter; 1~ tombe. dans toute.s sor les de piéges et n'acquiert l'expérience qu'a ses depens. Il deplor e trop t ard sa mutinerie et son étourderie, et il p eut s'attendre pour son châtiment à voir ses ~:~n ­ fants lui désobéir comme il a désobéi. L 'HIVER EN SUÈDE. Ce qui m'a vraiment ému pendaut ce voyage, ce que j e voudrais pouvou· dépemdre, c'est l'aspect de l'hiver dans les contrées septentrionales, c'est l'aspect de la Suéde, q ue j'avais vu au mo1s de juin, riante et couverte de fleurs comme une fiancée en habits de noce, et que je retrouvais, au mois de janvier, comme une veuve avec ses vêtements de deuil. L e long des côtes, le sol e!'!t sec et dUI:ci; l'hiver,. est ~empéré par le voisinage de la mer ; mais quand on arnve dans lmtén eur d11 pays, on n'aperçoit p lus que de~ lacs co uv~rt s de glace, de grandes plaines chargées de neige, da distance en dJslancP., quelques t1ges de bouleaux qui penchent ver::~ le sol leurs bran ch~s c:ffiléP.s, et les forêts de sapin qui entourent de leur ceinture n_o1re les campa~nes toutes blanches. L'air est d'une pureté sans egale, !Da1s le c1el est sombre; le soleil laisse à peine entrevoir, vers mHh, quelques r ayons fugi tifs : le jour commence à n eut heures et finit à trois : un nuage épais pèse sur la terre comme une masse de plomb, et quand pa r t~is la lune terne et pâle brille à travers . ce nuage, elle avparalt comme une lampe d'albâtr .. éclairant n_n lince ul. Eu avançant vers le nord, on fait quelquefois sept ou hmt h eues sans apercevoir une trace d'habitation et quand Je vent se tai.t, tout se tait dans la nature : pas une s~urce d'eau ne murmure, pas un oiseau ne chante, pas une ft>uille d'arbre ne tremble. Con:1positio:t:L

LE LOUP, LE BERGER ET LE Cl-liEN. Le maitre racontera aux élèves la petite fable suivante : Un berger avait vu pi>rir son trou peau. Un loup vient le trouver et lui dit qu'il prenait une grande part à s<•s regrets. Il plaignait bPaucoup le berger d'avon· perdu des moutons si beaux si doux si grae. Son afiltction était si vive que de longtemps ell~ ne s'effa~ cerall. Le bt>rger fut un peu surpn s de l'entendre parler ainsi· pourtant le chagrin du _loup paraissait si sincère, qu'il finit par s'er: montrer f~rt touché. Ma1s le ~~:en lui fit remarquer que, si Je loup se montrait s1 compatlssant, c etait parce que le malheur du berger · retombait sur lui, le loup..... Le ~altre interrompra ici son récit et demandera aux enfants d'expliquer ce que voulait dire le cluen. Quand cette explication aura été donnée, le maUre présentera aux eufan ts la morale de la fab lE! sous cette forme : ~ Il ne f~u~ pas se l~isser toucher par les bons sentiments qu'expnment parfois les égo1stes, parce qu'en général, ils ne son t pas..... . Les enfants tro~v.er~nt le, dernier mot : ils ne sont pas since1'es tls ne sont pas desmte1·esses. '


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Après quoi les élèves reprendront à leur faxon toute .la fable. Elle pourra être écrite au tablP.au noir et servu d'exerctce de co1~IAI~ Le maitre proposera aux élèves du cours moyt>n le . même que nous venons d'indiquer pour le cours élémenta1rt>, de cette manière: Un berger avait vu périr son trcup~>au. Un loup vient le tr~mver et lui dit qu'il prenait une grande part aux regret~ que. devatt lui causer la perte cruell<? qu'il avait faite ... Il. en éta1,t affi1gé au plua haut point. ... Le berger . fut un peu surpn.s ~e 1 en~endre,. parl~r ainsi · pourtant le chagnn du loup para1ssalt s1 smcère, qu 11 fimt par ;'en montrer fort touché. Mais le chien. lui fit remarquer que, si le loup se montrait si compatissant, c'éta1t parce que le malheur du berger retombait sur lui, le loup.... . . Les élèves s~ront invités à développPr les partleR qUI sont marq ufles par des points t>t à faire parler le loup d'abord, puis le chien (c'est ce qu'on appelle employer le style direct).. . . Ils termineront la fabltl par une courte morahte, dans. laquelle ll.J diront ce qu'il faut penser en général des bons senhmentil que peuvent exprimer les égoïstes.

Ualcul écrit 1. Un propriétaire a acheté à raison de 45 frs l'are, _un terrain de for me rectangulaire ayant 184 mètres de long et 65 metres de large. 11 propose de payer moitié comptant et le reste dans un an avec les intérêts à 5 010: quels sont les 2 pait~ments? - R. 2691 et 2825. 55. 2. Pour faire des rideaux, une personne achète 21 mètres d'.une étoffe dont la largeur est de 0 m. 85. Quel est le prix de revtent, sachant qu'un mètre carré dP. cette étoffe coûte 3 fr. 25 et que la façon, y compris les fournitures, est de 9 fr. 50. - R. 67 fr. 51. 3. Un cultivateur pouvait vendre 200 quintaux de blé à. 25 fr.~ le quintal. Au bout de 6 mois, il le vend 26 fr. 60 .. Combten a-t-11 gagné ou perdu? On suppose que son argent aurait pu être placé à 4 0!0· - R. 118 fr. gagnés. 4. Un père pour 20 jours de travail, et son fils pour 24 jours, ont reçu ensemble 162 frs. Une autre fois, pour 25 journ~es du père et 24 journées du fils, ils ont reçu 184 fr. 60. Comb1en chacun gagne-t-il par jour. - R. 4 fr. 50 le père, 3 fr. le fils. 5. On a employé au carrelage d'une salle de classe ayant 8 m. 40 de longueur et 6 m. 50 de largeur des briques carrées ayant 0 m. 25 de cOté. Sachant q"ue chaque brique posée revient à 0 fr. 15, on demande le prix du carrelage. - R. 131 fr. 10.

Des coteaux dominant la capitale. Le 9 Janvier 1880.

COURS DE RÉPÉTITION La seule expression de Cours de répét ition renferme le tri:Jt e aveu

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de l'ignorance, où sommeillent encore à un âge de quinze à vingt ans, tant de jeunes gen~ dont la première instruction a été insuffisante. On est maintenant à se demander si les écoles d'adultes atteignent le but proposé et espéré, si elles déjouent les surprises de l'ignorance dont so nt victimes tant d'intelligences en jachère. Dans un cours de répétition, le ma1tre se trouve en présence de deux catégories d'élèves : les uns sont absolument illettrés, n'ayant jamais rien appris ou ayant to ut oublié, les autres ont dE-s connaissances insuffisantes qui r~clament un supplément de lt:.mière. De là deux divisions bien distinctes. L'institu teur ne doit point perdre de v ue qu' il n'a plus affaire à des ~nfants, mais à des hommes quelquefois plus âgés que lui : ses gester., son langage, tout portera un moindre cachet d'autorité et une empreinte plus bienveillante. L'instituteur ne tolèr~>ra cependam aucune distraction de la part de ses élèves dès que ceux-ci seront entrés dans la salle de classt>, et pour obtenir d'eux ce sérieux sans lequel toute étude est impos· sible, il s'adressera à leur cœur, à leur amour-propre et n'agira point par menaces. Dans plusieurs communes les cours de répétition n'ont lieu que deux fois par semame. Les leçons trop rares ne produisent point autant d'effet. Un caractère essentiel aux cours de répétition est le caractère p1·atique. Tous les jeunes gens qui se rendent à l'école du so1r viennent de quitter les travaux pénible'l de la journée; si l'enseignement du maitre ne revêt point un caractère pratique, les adultes ne montreront guère de courage, chost> essentielle pour affronter les fatl· ques de l'esprit lorsque le corps a été exténué. Le moment le plus propice aux cours de répétition est le matin de bonno heure. La fatigue a disparu, l'esprit frais et dispos se prête plus facilement aux explications donn ées et l'on peut presque dire que les progrès sont doublés. TI ne faut point se borner aux explications, comme cela se pra· tique bOuvent; mais on doit obliger le Jeune homme à réfléchir en lui donnant, comme à l'élève de l'école primaire, des devoirs à faire à la maison et des leçons à étudier. E. St.

Bibllograpble Dessin à main levée, en 12 cahiers par Horsin - Déon. Paris, Vve Larousse et cie. - Prix: le cahier, 10 centimes; le cent, 9 frs . C'est un excellent cours de dessin, et le meilleur que nous connaissons. En le parcourant, nous n'avons eu qu'un seul regret, celui de ne l'avoir pas connu dix ans plus tôt, car alors nous nous serions certainement évité bien des recherches et même des tâlonnemenll:! inutiles, et tout cela, malgré CASSAGNE, HUTTER ou HAU· SELMANM.


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Le cours dont nous parlons est gradué, méthodique et pratique C'est d'abord la l"o.lproduction, au moyen de lignes droites, des ob~ jets les plus usuels. De la sorLe, l'étude des figures symétriques constitue la base même du dessin, car tous les dessins que l'élève doit !'('produire se rapportent aux formes géométriques dont ils dérivent. Vient ensuite le dessin d'après nature, pour l'exécution duquel l'auteur accompagne ses modèles d'excellentes directions pratiques. Le cours se poursuit ainsi par l'étude des po!yg0nes et de leurs applications aux diff~rents ornements dérivés de ces surfaces. Plus loin, au cours moyen, les élèves abordent la perspective, c'eBt à-dire l'art de rPprésenter les objets tels qu'ils nous apparaissent à une certaine distance et dans une position donnée. Par-ci par-là, lt!S exercices attrayants ne manquent pas, et sont, pour 1~ plupart, empruntés au règne végétal. Le dessin géométr:-~1, qui se compose de plans, d'élévations et de coupes, fait l'objPt du 9m• cahier. Enfin, le dessin en relief, qui reprodmt les ombres et la lumière des objets, <!St fort b1en étudté et forme avec Je 12m• et dernier cahter le complément du Cow·s de dessin que nous sommes heureux de A. P. faire connallre à nos instituteurs primaires.

Eléments de Géométrie pratique et de dessin linéaire par Th. Villette. - Paris, Vve Larousse et c•• - Prix : 2 frs. Ce cours, destiné aux élèves avancés des écoles primaires et des classes supérieures, comprend trois p<trties essentielles : les lignes, les surfaces et les volumes. C'est la dtvision généralement adoptée par nos auteurs français pour l'étude du dessin linéaire et de la géométrie. L'ouvrage que nous venons de parcourir dans ces plus pPtits détails nous parait fort bien conçu : définitions claires, précises et toujours accompagnées d'exemples; p1·incipes énol!cés avPc beaucoup de conc1siou, de clarté et de justesse et immPdialement suivis des applications importantes qui en découlent; formules correctE'B au moyen desquelles les problémrs typiques précédent chaqu e genre d'exercice. Assurément, voilà bien la vraie méthode pour l'étude de la géométrie élèmentaire. A chaque page apparaissent les exercices graphiques destinés, non-seulemeut à l'intelligence du texte, mais aussi à 6lre reproduits par les élèves. Au surplus, ces figures géométrique\:~ peuvent être facilemeot Gxécutées au moyen des indications que l'on trouve à la fin de l'ouvrage ou est en outre réuni, - dans une notice complémentaire, - tout ce qui est important de connaître sur la prat1que du dessm à main levée, du dessin géométrique et d'..l lavis à teintes plates. Nous recommandons sérieusement cet ouvrage, qui servira à v~l· gariser .:t surtout à favoriser l'enseignement si important du dessm dans nos écoles primaires et supérümres. A. P.

, Dans un~ adresse p~ésentée en présence de quelques journalistes, colonel P1erce du Checago News, a émis quelques idéeH concernant annorJCAS. Un homme ne réalise jamais les avantages des annonces avant de los publiées cinquante ou cent fois aux mêmes pe1·sonnes. La preannonce est bonne, mais la centième vaut plus de cinq cent fois que la première. Quelqu'un a dit que la premiè1·e fois qu'un voit une annonce, il ne la voit pas. La deuxième fois, il ne la ue pas. La troisième fois, il la sait imparfaitement. La quatrième se rappelle obscurément d'avoir vu quelque chose de semblable :...- •• n .... v .. t. La cinquième fois, il la dit à dem"i. La sixième fois, il un peu ~·attention. La septième fois, il jett.e le papier par avec impatience. La huitième fois, il prononce : • Il y a encore maudite affaire 1 • La neuvième fois, il désire savoir si c'est quelchose d'utile. uivent les émotions de dix lectures jusqu'à la vingtième annonce fait q•1'après avoir préparé l'argent après la dix-neuvième, il le avec empressement • Ceci répond pa1·faitement aux critiques que l'on adresse parfois aux qui publient souvent les mêmes annonces. La réclame n'est seulement un mo ~en d'existence pour la pre!;lse, mais avant tout des grands fact~urs de la prospérité commet·ciale et industrielle. L'annonce eo effet, fait connaître los produits, en facilite l'écoulement el v~ut une clientèle nombreuse à ceux qui ont le boo esprit de reeoum ~ ce mode de publicité. Aussi les plus importantes maisons todustr1elles ou commerciales foot elles un usage journalier de la réclame, et il va sans dire qu'elles s'en trouvent bien. Chez nous, des personnes qui méritent confiance, établies depuis de toog~es années, se laissent devancer par les nouveaux venus, sans uvo1r souvent à quoi attribuer la diminution des chalands. La raison est pourtant bien oimplo : les maisons nouvelles se font connaître par 1a réclame; elles se foot rapidement une clientèle aux dépens de con· eurr~nts plus anciens. Nous avons été bien souvent frappés de ce fa1t mcontestable. Les maisons juives, en particulie1·, I'éussissent au moyen de Id 1·éclame. InconoMs, elles s'établissent dans une ville ; -en très peu de temps leurs magasins sont visités par de nomb1·eux acheteurs, elles font d'excellentes affaires. Pourquoi ? parce qu'elles ~Dt soin de se faire connaitre. En ces temps de concurrence, le comruerçant doit lutter pour con· l~r.ver et augmenter sa clientèle. Or, la publicité est ua pnissant aullh~Ire dans. c~tte lutte. Nous voudrions engager les commerçants indigènes à 1m1ter les étrangers et à faire un usage plus fréquent de la réclame. La presse ... s'~n trouvera bien sanR doute, mais nos comme1·çauts et industriels se trouveront mieux encore du conseil que aous donnons. A preuve la citation du Commerciale

..

u,,ion.

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ELEJIE !lT8 D' ABITDIIIE TIQ IJE l'usage des écoles primaires. Ouvrage adopté à titre obligatoire par le Département de I'Iostrnction publique du Valais. 1re édition cart, 1 fr. ~18 pagèls. (Remis~ du 10 au 15 o;, au corps enseeignaot et aux détaillants, suivant l'importance des commandes. Cet ouvrage comprend deux parties, la 11·e théorique et orcée de


figures, lil 2me pratique qui compte 2000 exercices et problèmes sur ce cl&ssique (dont se rr·ouve très bien le corps enseignant"" ' "'··-"~ entr'aulres appréciations, celles émises par dE1ux inspecteurs o .............. étrangers au Valais, eL dont l'éditeur de l'ouv.tage avait demandé ,J'ai, dit l' un, exammé l'onvra~te a,·ec attention, el, sans en &loir ar:alysé toua 4étails, je puis dire qu'il mérlltl l'attention des autorités scolaires. Il a de réels tages sor le traité de F. P. B. Les définitions théoriques sont plus simples et cises. La numéralion y est bien enseignPe . .• J'ai rrmarqué dans l'ouvrage a·h,.,are-...; la novations, telles que : les tables des ! opérations, un tableau des rno•v. ..... poids et mcsurfs, des pièces de monnaies fD usage en Suisse, ainsi qu'un non•bre de problèmes géométriques sur les surfacfs et les volumes, etc. D'au on a éliminé du manuel, nvec raison à mon avis, tout ce qui ne rentre pas pr ogramme primaire. Le3 prol>lèmes sont variés, en nombre suffisant., et réellement tiques. L'ouvrage a en outre le mérite: du bon marché, la reliure est d'un bon et l'impression pl ait par ses jolis caractères." Voici maintenant l'autre jugement qui concorde avec celui ci-haut. "Aux hommes d'école très nombTeux qui reproc.baicnt aux cahiers Ziihringer l'a complète de théorie, l'ouvrage offre un exposé théonque clair, sobre et sutlnsaJIIIM_.. complet, et ré• lisant en bonne partie, par luc boix drs problèmes, le désir de ceux réclamaient un plus grand nombre de données Jelatives aux malières agricoles et •• opérations journalières du ménage champêtre. Sans e:ntrer 1ci dans la discussion de la méthode, je Jlarde d'no examen attentif du rnllllllt la conviction sincère qu'il renferme un excellent cours d'arithmétique, J'apprtlcie ~ar­ tout le grand nombre et la progrt>ssion hien graduèe des problèmes." L'ouvrage a également élé ac,cueil li a\•ec fa,·eur dans diverses écoles d'autres canlo!IJ Les SOLUTIONS RAISONNEES de l'ouvrage ~ coûtent 1 fr. 50. Pour prévenir )l's abus qui pourraient être faits du lit~re du maître, l'éditeur rP<t,...;;.,..,,., la vente des Solutions au Corps enseignant et a raison d'une exemplaire seulement,.. personne. On ne pourra se les procurer que chez lui, attendu qu'il n'en sera pas re* aux hbraires ou délaillants. ft __

Les acquéreurs des Solutions sont bien priés de nous signaler erreurs que pourrait contenir l'ouvrage, afin que nous puissions ls corriger dan~ les exemplaires restants, auxquels, au besoin, sera intercalée une liste d'errata. Si les coquilles sont très rares, comme l'espérons, elles seront redressées à la piQDle. On conçoit sans peiDft" qu'un livre bourré de chiffres et d'une exécution typographique longue et difficile puisse, en première édition surtout, contenir quelques fautes.

L& FlJTIJBE RÉN&GÈRE Lflct.ures et leçon" sur l'économie domestique, la science du ménage, l'hygiène et les connaissances nécessaires à une maîtresse de maison.,. par Mlle Ernestine WIRTH, 3me édition, cartonné, 480 pages. Division des parties et chapitres. I re. PARTIB. - Notions préliminaires. 1. La famille el le foyer domestique. 2. LI> femme de ménage. 3. De l'esprit de famille. ~. De l'èconomie domestique.

lime PARTIB. - Organisation morale de la maison et qualités d'une bonne ménag~U. 1, La prévenance. 2. Les fêles et réunions de famille. 3. Devoirs du voisinage 4. .. lecture et la bibliothèque du la mai tresse de maison. 5. Du rôle de la femme daa l'éducations des enf11nts. IIIme. PARTIR. - Organisation matérielle el adnainutration économique de la maûf!o t. Apprentissage de l'économie domestique. 2. Des qualité& de la bonne ménagère. 1. De l'économie. 4. Emploi de la journée d 'une maîtresse de maison. 5. Installation d._. ménage. 6. Distribution intérieure de la maison. 7. Cmsine, office, boulangerie, ust6Do siles et accessoires de cuisine. 8. Des domestiques. 9, Blancbiasage et entretien du 10. Entretien t-t conservation des alimf'nts. tt. Des travaux à l'aiguille. Des pro vi 13. Manière d'ordonner un dîne:r. 14. De l'apprentissage d" la cuitine. 15. Notions mentaires de cuisine. 16. L11 ferme et la fermière. 17. Le jardin potager. ·ts. e& éclairage. 19. Recettes et connaissances utiles. 20. De la comptabilité. 21. d'hygiène.

Au prix réduit de 1 fr. 50 au lieu de 1 fr. eo qu'il coûte en 1 .,,.,.,,.,.,_!

1 L'Ecole primaire VIII"'" ANNÉE

SION

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15 Février 1889

REVUE P_ÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE paratt chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d'abonnement pour la Suisse, 2 .fr. 50. 1Joion postale 3 .fr. A.ononees, prix 20 cent. la ligne o" son espace. ~out ouvrage dont l'Ecole pt·imaire recevra deux exemplaires aura drott à une annonce ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE: lja mémoire cbez les enfants. - Du perfectionnement des instituteurs. - La lecture dans les icoles primaires. - Influence de l'exemple dans l'idocatlon do caractère. - ~lémorlal d'on Instituteur. - Notions de civilité et de politesse - " propos des cours de rêpétftlon. - Ecbos dr.s conférences. - Variétés. Tout ce qui concerne la publication doit être adressé

à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.

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