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constances, selon ce qu'il faut nommer sa vocation. Cela est vrai dans tous les temps. En celui-ci, l'obligation n'est-elle pas plus pressante T . . • Quand tout est en question et en péril; quand tout est à faire, ne p'ls le voir, ou, le voyant., ne rien faire, c'est une impardonnaÛLLÉ-LAPRUNE. ble faute. * L'homme riche Rans religion, ayant remarqué qu'il était volé par des gens sans religion, a trouvé qu'il falPrince de LIGNE. lait en avoir une. • Loin que je veuille proscrire l'enseignement religieux, il est selon moi plus nécessaire qu'il n'a jamais été ; plus l'homme grandit, plus il doit croire. li y a un malheur dans notre temps; c'est une tendance à tout mettre dans celte vie. En donnant à l'homme, pour fin et pour but, la vie terrestre, la vie matérielle, on aggrave toutes lec misères par la négatioa qui est au bout; on ajoute à l'accablement des malheureux le poids insurmontable du néant, et, de ce qui n'est que la souffrance, c'est-à-dire la loi de Dieu, on fait le désespoir 1 De là de profondes convulsions sociales. Victor HuGo. ,
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l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQ UE PUBLIÉE SOUS LES AUSP ICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE paratt chaque quinzaine, de Novembre à ,al Il inclusivement, en livraisons de 16 pages.
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Prix d'abonnement pour l a Suisse, 2 ,r. 30. IJnlon postale 3 ,r. ~ n nonces, pria, 20 cenl. la ligne ou son espace. T out ouvrage dont l'Ecole prim aire recevra deux exemplaires aura dro it à une annonce ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.
BIBLIOGRAPHIE Le jeune eltoyen. - Cette intéressante publication, qui en est à sa 15· année, est destinée aux jeunes gens de la Suisse romande, en vue de leur préparation pour les examens de recrues. Elle a jusqu'ici bien atteint son but; aussi les départements de l'instruction publique des divers cantons de la Snisse romande l'ont-ils admise, recommandée tout spécialement, rendue obliga1oire même, pour les cours complémentaires, écoles de perfectionnement, écoles du soir. Le programme complet des examens de recrues y est passé en revue et la présente année ronferme, en plus que les précédentes, une partie spéciale affectée à chaque canton romaud. Ajoutons encore que toute la géographie et l'histoire suisse, ainsi que l'instruction civique nécessaire, ont trouvé place dans ce dernier volume, qui compte 144 pages formant une lecture tout à la fois variée, intéressante et surtout instructive. Pour le Valais, on se procure le Jeune Citoyen PXclusivement auprès du dépôt des livres d'école à Sion. - Prix 1 fr. seulement.
Numéro d'acceptation définitive
SOMMAIRE : Attention. - De la civilité dans l'école. (Suite et fin./ - D e l'éducation du cceur. (Suite} - De l'économie domestique. / Causeries pour les ùzstitutrz'ces.) ( Suite.} - Education des enfants peu doués. (Suite.) - Une he ureuse innovation. - Partie pratique. / Calcul ecrit, examens de recrues. Dictées.} - Variétés. (La distribution des p rix, p ar L. Ratisbonne.) - Un Supplément de 16 pages.
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Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1•• secrétaire au Département
de l'lnslruclion publique, à Sion.
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~que et avis scolaires eune ouoyen.
t:Jlvret f!leolalre.
- Tout le personnel enseignant dirige cette année une école primai de garçons ou une école mixte, d être actuellement en possession d' spécimen du livret scolaire adopté po notre canton, PD conformité de l'arrê du Conseil d'Etat du 21 octobre 18 arrêté dont nous avons donné le te~ dans le dernier N°. Les commissio d'école ont également reçu ce modè fit les administrations communales dü leur remettre en outre le regis scolaire prévu à l'art. 1•• du sus arrêté.
me des demandes de cette inpublication continuent à être à Lausanne, malgré l'avis pufin du supplément joint à nor N°, nous devons rappeler que. alais, c'est le Dépôt des livr es Sion, qui est exclusivement , servir les souscripteurs du our lesquels une édition spéé faite, ainsi que nous l'avons t dil. -ooon de noter, en e:flAt, que le 898-99 du Jeune Citoyen con· C,ar&e do ValaÏs. feuille de 16 pages unique- Nous avons le plaisir d'annon sacrée au Valais, et nous ap- au personnel enseignant que le Dép n résumé de la géographie, de tement de l'instruction publique va fa et des institutions politiques mettre en vente sous peu, pour le pr n. Cette partie, qui est toute de 80 cent. une jolie carte du Valais st particulièrement intéressaotP l'échelle de 1 : 300.000 et obligato tre, non seulement par MM. pour nos écoles. Les limites des uteurs, mais par tous les j eu- tricts aout bien icdi:iuées, et l'on se r qui sui!ent les cours de répé- d'autant mieux compte de leur éten out particulièrement par les fu- et de leur délimlt.atioo qu'ils sont :rues. teintes variées. Une légende d'expli ~ à ce propos, rappelons l'avis tions des signes fournit en outre d' tres indications utiles à connaitre. !u prospActus envoyé : Jeune Citoyen forme cet.te an- que la carte sera mise en vente, n nanuel complet qui pourra ser- en informerons nos lecteurs. ot 3 ans pour les connaissan-o1ues. lJIYre• d'école 1te commande de 5 flX. et plus - La Grammaire du Valais et ompagnée à titre gratuit : 1. de Eléments de géographie sont a~tuel 1 de cartes de calcul écrit et ment épuisé~. Aussitôt que la ré1mpr de calcul oral, avec liste des ré- sioo eo aura eu lieu, nous le ferons sav part ; 2. d'an exemplaire du C'est dire que le Dépôt du maté i toyen . scolaire est présentement dans l'imp c. de la publication ont été pla· sance de donner suite aux deman 1uelques jours. Ce sont les lo- des dits classique!!. Que l'on en pre i-après qui ont fait l'acquisitioo s grande partie: Ri ddes, Plan- bonne note. -oDorénaz, Charrat, U vrier, StlWo&re prochain :LW·. ' Isérables, Massoo'tex, Collon- Autant pour compenser le rel hauts, La Sage (Evolène), Mu· ombey), Nendaz, Baillon . Dallf survenu dans l'envoi du 1er N° du co de ses communes il a été éooul( scolaire, que pour fournir à nos abo nés une plus grande somme de lect 2! exemplaires. ~ enfiu que le Secrétariat de pendant les longues soirées, la p i::tion publique se charge di chaine livraison sera double et port · au service des demandes du ainsi le N° 4-5, avec un supplém d'au moins 16 pages. Elle contiendr ;itoyen.
SION. 15 Décembre
1898/99
L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA
SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION .A..TTEJ:::.::rTIOJ:::.::r L'acceptation du présent N° engageant nos souscripteurs ponr tout le cours scolaire 1898-1899, nous prendrons en rembours incessamment le prix {le l'abonnement. Prière de 1·éserver bon accueil à la carte qui sera mise en circulation dans ce but.
De la civilité dans l'école (Suite et fin) Il va sans dire que nous ne demanderons pas tant de vertus à l'enfant ; mais, s'il a celles de son état - et il les aura, sauf rare exception, si nous savons les lui donne,· - il sera par suite , . comme dit Claude Fleury, honnête et civil. Ce sera surtout affaire d'exemple. De luimêmH, assurément, l'enfant ne pourra pas savofr que se découvrir la tête devant quelqu'un, c'est chez nous une marque de respect ; mais, s'il sait ce que c'est que le respect, s'il nons a vus seulement une fois nous découvrir la tête devant quelqu'un qu'il sait que nous respectons, soyez persuadé que, le cas échéant, il fera comme nous. Que l'insouciance, que la légèreté de son âge lui fassent encore oublier ce devoir, ou quelque autre du même genre, il n'y aura certainement pas lieu de nous en étonner. Mais ce sera à nous de l'en faire souvenir, et plutôt encore, s' il se peut, par des faits que par des paroles. << Voici, madame, un tabouret qu'Emile aura sans doute oublié de vous apporte,· et que je vous apporte o ; dites cela sans affectation, et, une autre fois, croyez-le, Emile n'oubliera pas d'appor-
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ter le tabouret. « Mon enfant, dites-vous tout bas à Emile, vous ne vous êtes pas aperçu que votre papa est au grand soleil, tandis que vous ête.s à l'ombre ,; nul doute qu'Emile, ainsi prévenu, n'aille proposer à son papa de changer de place avec lui. Je me suis trouvé l'autre jour avec un jeune garçon qui, ayant un paquet à porter, prétendait que c'était son papa qui, étant plus grand et plus fort que lui, devait porter ce paquet. C'était égoïsme grossier de la part de l'enfant, mais n'était-ce pas aussi habitude de faiblesse de la part des parents ? Excès pour excès, comme j'aime mieux ce mot de la petite fille qui, obligée, pour passer, de déranger une chèvre couchée au milieu du sentier, lui disait en tirant sur sa longue : • Pardon, ma bonne chèvre, que je passe t La seule condition pour que vos leçons de civilité et de politesse soient ce qu'elles doivent être, c'est qu'elles soient sincères. Ici je reviens encore à Claude Fleury; « Le commerce du monde, dit-il, est un chemin bien plus court que la vertu toute pure pour donner de la politesse, et la nécessité d'être continuellement les uns avec les autres oblige à avoir au moins toutes les apparences des vertus qui rendent la société commode. On se contente pour l'ordinaire de ces apparences, et on fait consister la civilité en une habitude de cacher ses passions et de déguiser ses sentiments, pour témoigner aux autres le respect ou l'amitié que le plus souvent on n'a pas. De sorte que la civilité nuit à l'essentiel de la vertu, au lieu qu'elle ne devrait en être qu'une suite et comme cette fleur de beauté que la santé produit naturellement. Cependant, ces compliments flatteurs et ces grimaces de civilité sont les premières instructions que l'on donne aux enfants et celles dont on les fatigue le plus. Il semble que ce soit toute l'éducation. Ces expressions de soumission, d'estime, d'affection seraient sans doute excellentes, si elles étaient vraies, puisque nous serions tous parfaitement humbles et charitables. Mais, puisqu'il n'en est pas ainsi, il vaudrait mieux dire moins et faire plus. Il y a bien de la différence entre témoigner du mépris et marquer de l'estime ou du l)
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respect sa~s nécessité. Et ce qui fait voir le ridicule de nos compliments, ce sont les rencontres sérieuses d'affaires où l'on ch~n~e entiè~ement de langage et où l'on disput; ~e plus p~ht rnté:êt a c~ux à qui un moment auparavant 11, semblait que l on allait !out donner. Les enfants, qui ~ ont pas encore assez de Jugement pour distinguer les suJe~~ et ~es occ~sions. différe~tes, s:acc_outument, par ces premieres mstructions, a mentir et a dissimuler en toutes rencontres. ..s'.il en ~tait ~ins~, si v?us ne .deviez obtenir qu'une civ1.l~t~ de. s1magree, Je sera~~ de l av.is. de. Jean-Jacques; je ptef~re~a~s. enco:e la grossiereté, qui 1mphquerait au moins J_a smcerite. Mais votre civilité, encore une fois, ne doit et~e que le témoignage extérieur de votre respect pour vousm,eme et pour les autres, supérieurs, égaux ou inférieurs. ~ es~ celle-là, celle-là seule que vous devez enseigner ou msptrer. . . Et c'est en vertu de celle-là que vous ferez disparaître, s1 vous savez vous y prendre, la malpropreté des habits, de la. personne, des manières mêmes, aussi gênantes pour a~trm que dégradantes pour soi; qne vous ferez oublier les mo.ts malpro~re~, qui ne semblent pas toujours I?alpropres a ceux qm sen servent par habitude, et c'est la leur seule excuse ; que vous obtiendrez, je ne dis pas seulement les marques indispensables de la convenance comme d'entrer à l'école tête nue, comme de saluer l; maî!re à l'ar~ivée et ~u départ, comme de se lever pour les mterrogati,ons, mais des attentions, des prévenances tant pour vo~.s qu en~re camarades. Et de l'école, notez-le bien, ces mameres meilleures passeront à la rue et à la maison. ~n trou~era peut-être que vous élevez vos enfants en petits mes~ieurs. ou en petites dames ; aux conditions que nous avons dites, Je n'y vois point d'inconvénient. Ce sont vertus: puisque vertus il y a, qui conviennent à toutes les sociétés, partic~lièrement à celles qui ont besoin de réagir contre un sentiment excessif de l'égalité. On a souvent reproché aux démoc.raties d'être grossières, et il y en a qui le sont. Que la notre garde quelque peu de ce qu'on apl)
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pelait autrefois l'urbanité franraise, et qu_e cela soit dû a,~x efforts des instituteurs ce sera un service de plus qu ils auront rendu au pays,' et eux-mêmes, qu'ils le croient bien, n'y perdront point. C. D.
De l'éducation du cœur (Suite) De leur côté, les passions, qui ont aussi perdu beaucoup de leur bonté première, suivent le cœur dans ses écarts, se mettent au service de ses affections déréglées et lui font aimer les objets avec une ivresse parfois délirante. . Il est facile dès lors de concevoir ce que pourra prod mre un cœnr ainsi livré à toute la fougue de ses penchants, ainsi servi par ses passions, s'il ne se rencontre personne pour le calmer, le régler, et donner au sentiment la direction qu'il doit suivre. Or, c'est là votre tâche dans l'éducation. Ramener les cœurs de vos élêves à l'amour de Dieu et de la vertu, le& y fixer par tous les moyens qne peut suggérer le zèle ; tel doit être l'objet de votre sollicitude auprès d'eux. Ils sont jeunes encore, il est vrai, mais n'ou?liez pas qu'à !eu1; naissance ils ont recu la nature humame telle que le peche l'a faite, et, par C01.1séquent, avec tous les germes du mal. Mais que faire pour atteindre le cœur de l'enfant? Souvent, je vous l'avoue, ce n'est pas chose facile. L'enfant est un être doué de liberté et de volonté: la violence ne peut exercer aucun pouvoir dans ce sanctuair? impénétra?le qu'on appelle le cœur humain. Il fau_t q~e l enfant veuille librement le bien que vous voulez lm fall'e ; sans sa coopération, votre influence sur so_n _éd~ca_tion morale e~ t absolument nulle. Des règlements d1sc1phnaires, une surveillance active et vigilante, une sévérité constante à punir toutes les fautes, tous ces moyens peuvent à la rigueur empêcher les désordres apparents; mais descendez au fond des cœurs, et voyez ce qui s'y passe. - Quelle misère morale souscet extérieur si bien réglé l quel dégoût pour tous ces devoirs qu'on impose sans les faire aimer! quelle impatience
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à s'affranchir du joug odieux qu'on fait peser sur eux, et,
le dirai-je, quelle haine profonde pour le malheureux instituteur qui croit que les âmes se gouvernent comme les corps, par la violence. Quel fruit eapérer d'un tel état de choses? Tous les instincts généreux sont étouffés dans le cœur de l'enfant; les mauvaise8 passions y grondent sourdement; elles n'attendent que l'occasion d'éclater, et alors, elles sévissent avec d'autant plus de violence qu'elles ont été contenues plus fortement. Voulez-vous exercer une influence morale sur le cœur de vos élèves, aimez-les d'un amour vrai et désintéressé, et tout vous sera facile. Le maître qui aime, peut reprendre et punir, si l'ordre général ou le bien particulier du coupable l'exige; car, dans sa sévérité même, on ne sent ni l'emportement, ni la prévention, ni l'aigreur, on ne soupçonue même pas l'iujustice, et l'élève, quand il a du cœur , est plus fâché d'avoir contristé une personne dont il se sent aimé, que du châtiment qu'il s'est attiré. C'est surtout au maître qui aime l'enfance qu'on peut appliquer cette belle parole de St-Augustin : Aimez et faites ce que vous voulez. Ce que vous ferez sera bien fait; ce que vous direz, sera bien accueilli, ce que vous désirez sera bien accompli. L'enfant ne demande pas mieux que de vous confier son cœur, que de vous aimer, car il est naturellement attachant. Mais, pour cela, il demande un amour réciproque. Un petit sonrire, un regard sympathique, un témoignage d'affection le rend heureux, et, du moment qu'il est persuadé que vous l'aimez, il s'attache à vous, vous êtes maître de son âme tout entière, vous pouvez, à votre gré, extirper les défauts, développer toutes les vertus, vous n'éprouvez plus de résistance. Mais, si l'enfant vous voit toujours mécontent, si jamais il n'a pu surprendre dans votre regard la moindre sympa· thie, si jamais il n'a entendu de votre bouche une parole d'encouragement ou de bienveillance, dites-moi, je vous le demande, comment voulez-vous que le pauvre enfant se confie à vous? Son cœur, qui s'était épanoui au sein de la famille, a cherché en vous la sollicitude d'un père, la
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tendresse d'une mère, et il n'a trouvé qu'une froide indifférence. Il en a été péniblement froistié, s'est resserré et fermé sur lui-même; et, à partir de ce moment, il ne vous regardera plus comme son maître, comme son plus grand bienfaiteur, mais comme son tyran. Oui, Messieurs, quand même ce ne serait que pour votre bonheur, pour l'allégement des peines attachées à vos fonctions, vous seriez encore obligés d'aimer les enfants, de les aimer beaucoup, et d'agir constamment sous l'impulsion de cet amour. Vos devoirs sont nombreux et difficiles, mais à côté de tous les grands devoirs, la Providence a mis un grand amour ; et ainsi les devoirs sont accomplis, même les plus difficiles, sans répugnance et presque sans efforts. Nous en avons une preuve touchante dans le cœur des pères et des mères. Nous ne pouvons accepter de porter avec eux le fardeau de l'éducation qu'en aimant comme eux; sinon la charge est trop lourde, et on la traîne plutôt qu'on ne la porte. Non, j'ose le dire, nul autre mobile que l'amour, pas même celui du devoir, et du devoir imposé, sanctionné par la religion, ne soutiendrait longtemps un instituteur dans cette pénible carrière. Si l'idée du devoir nous restait seule, elle exciterait notre zèle sans adoucir nos peines, elle nous montrerait la gravité de nos obligations, sans en alléger le poids, et peut-être même nous donnerait la pensée de nous y soustraire plutôt que le courage de les remplir. Il y a trop à faire, trop à souffrir, trop à sacrifier, si l'on n'a point dans le cœur une grande part de cet amour que Dieu a mis dans le cœur des pères et des mères, et qui est, pour le ·maitre chrétien, le signe de sa vocation. (A suivre.)
De l'économie domestique Causeries pour les institutrices (Suite) J'ai réservé pour la dernière partie de nos entretiens tout ce touche à la cuisine, les provisions que l'on peut faire, l'étude des aliments, la compositfon économique et
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bygiénique d.es repas, l'achat des denrées, · la connaissance des viandes, des légumes, etc. Je n'ai pas la prétention de vous faire un cours complet de cuisine, je voudrais simplement vous donner q.uel.ques prio<:.ipes généraux {en -cuisine aussi il J a ?es prmc1pe~) sur la façon de préparer les viandes, les poissons, les legumes. Quand on connait les condilio~s nécessaiI:es à la. bonne confec.tion d'un mets, il est facile de modifier ces wnditions ,et d'établir de la variété dans sa cuisine. Il est parfaitement possible à une institutrice d'organiser le temps · dont elle dispose en dehors des classes de façon que, à l'heure vouio.e, chaque repas soit prêt et agréable au goût. Elle ne fora pas de la cuisine recherchée, certainement, mais avec d.eux plats (viande et légume) elle donnera une alimentati!}n suffisante. Je voudrais aussi étudier le côté é.conomique de la question, et vous indiquer les denrées sur lesquelles on doit porter la préférence. Nous verrons que la véritable économie ne consiste pas à acheter des denrées inférieures ; c'est une grosse erreur : il y a toujours avantage à employer de bons produits; le tout est de savoir en faire un emploi judicieux. Il faut aussi utiliser les restes des repas, même quand ils sont très infimes. La cuisi11e de nos modestes ménages ne peut nous laisser des débris abondants après chaque repas, mais il y a cependant presque toujours un petit excédent, que l'on peut employer le lendemain. - La bonne ménagère saura faire un plat nouveau avec les débris de celui de la veille, Je ne saurais trop vous dire combien ces petites économies, souvent renouvelées, sont importantes pour un budget restreint. Dans l'état actuel de la société, la dépense la plus forte pour les petits revenus est celle de la nourriture. C'est donc sur cette dépense que doit se concentrer l'attention de la mère de famille. 11 faut que la nourriture soit assez substantielle pour réparer les forces dépensées dans un travail prolongé, je vous l'ai déjà dit ; mais il est inutile qu'elle soit trop abondante ou trop recherchée. C'est ce point intermédiaire que je tâcherai de vous faire connaître. - Nous ferons aussi, pour les Jours de féte, l'étude de
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petits extras, peu coû teux, qui seront destinés a egayer un peu notre ordinaire de tous les jours. La façon de faire quelques llonfitures, au temps où le fruit est bon marché, l'art de les conserver, la cuisson des fruits, quelques gâteaux simples, etc. Cette énumération vous paraît sans doute longue et fastidieu se, mais j'espère que chaque sujet, repris et étudié a part, pourra vous iutéresser et vous fournir des in dications pratiques. (A suivre.)
Education des enfants peu doués (Suite) t ·. Comment ces enfants doivent-ils être traités pour l'enseignement des diverses branches? Le meilleur système a employer pour obtenir, de.s enfants peu doués, tous les résultats qu'il est permis d'espérer, serait évidemment le mode individuel. Le maître se trouverait ainsi en rapport direct et continuel avec l'élève; il le connaîtrait mieux et il serait entièrement libre de recourir aux meilleurs moyens que la nature spéciale de l'enfant peut lui suggérer. Mais, comme l'instituteur ne se doit pas seulement à un enfant. mais à tous les élèves indistinctement, un tel mode doit forcément être exclu de l'école et tous les élèves, quelle que soit la diversité de leurs aptitudes, se trouveront classés dans l'un des trois cours ordinaires de la classe pour y être instruits selon le mode sirn ullané. La plupart des enfants peu doués devront inévitablement séjourner plus longtemps que les autres dans le cours inférieur; cependant on ne les obligera pas d'y stationner jusqu'a l'âge de leur émancipation, car fatigués et découragés de se trouver sans cessf1 avec les commençants, ils ne feraient plus rien . Et d'ailleurs, il est bon qu'ils acquièrent aussi des not.ions sur les branches enseignées au cours moyen. Sans doute, ceux qui quitteront ainsi la division inférieure, grâce plutôt à leur âge qu'à leurs connaissances, ne brilleront pas, mais ils se développeront au lieu d 11
- u dégoût qu'inspirent les mêmes exercices trop souvent re• nouvelés, la variété et la nouveauté, jointes au légitime orgueil que donne une promotion, feront naître chez eux une nouvelle ardeur pour l'étude. Ici il importe cependant d'agir avec beaucoup de prudence, pour ne pas tomber dans un ab us constaté pourtant quelquefois dans nos écoles: je veux dire faire descendre un enfant dans une division inférieure après qu'il aura séjourné quelque temps dans un cours plus avancé. On comprend que rien n'est plus propre à blesser l'élève dans son amour-propre et a le jeter dans le plus regrettable découragement. Mais, dira-t-on, il faudra que toute une division de sujets intelligents capables d'allet· de l'avant, 8onffre de la présence de quelques traînards indolents ? Non, cela ne doit pas être, et pour parer a cet inconvénient qui serait une criante injnstice, on fera abstraction du principe, excellent en lui-même, qu'on ne doit pas aller plus loin, avant que tous les élèves aient suffisamment compris tout ce qui a été dit et enseigné. Jl est, dans chaque branche du programme, a côté des choses absolument nécessaires, une infinité de détails qu'il est sans doute très utile de connaître, mais dont on peut a la rigueur se passer. C'est illi surtout qu'il est vrai de dire que l'objet de l'enseignement primaire n'est pas d'embrasser, sur les diverses matières, tout ce qu'il est possible de savoir, mais d'apprendre, dans chacune d'elles, ce qu'il n'est pas permis d'ignorer. Mais nous, instituteurs, nous péchons souvent par excès, c'est-à-dire que nous ne voulons rien omettre, rien oublier, et nous faisons si bien que les cerveaux de ces pauvres enfants, vases fêlés quelquefois ou trop étroits, laissent échapper la liqueur qlrn nous y versons si libéralement, ou n'en conservent que des souvenirs vagues et confus qui ne leur seront plus tard d'aucune utilité pratique. Sachons nous montrer moins exigeants avec l'élève peu doué : des condisciples mieux favorisés comprandront la raison et l'équité de cette indulgence et n'y verront pas une marque de partialité. Aidons a la nature des pauvres déshérités, demandons-lui tout ce qu'elle peut produire,
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mais rien au-delà. Quand la force d'une machine n'est pas proportionnée à la résistance, elle éclate, plutôt que de communiquer le mouvement à une trop lourde masse. Ainsi en est-il qe l'enfant; Si on exige de lui un travail qui n'est pas en rapport avec ses forces, il se décourage, il prend en aversion et l'étude et le maître, et son a venir scolaire se trouve gravement compromis. Dans la préparation d'un devoir, dans l'explication préalable d'une leçon, dans les répétitions hebdomadaires et mensuelles, enfin dans les exercices oraux de la classe, ayons soin d'interroger souvent les retardataires afin d'éloigner d'eux cette funeste inertie qui ne fait qn'eogourdir davantage leurs facultés si restreintes. Oui, il faut que ces enfants parlent et agissent comme les autres et plus souvent que les autres; il faut qu'ils cherchent, découvrent, voient, touchent, observent, expérimentent; ce n'est que par l'activité et l'exercice que leur esprit si borné s'ouvrira et acquerra du développement. foi encore nous abandonnons trop ces pauvres enfants et nous ne savons pas assez les seconder. Exigeons que l'enfant nous réponde comme il peut; l'important, c'est qu'il parle et qu'il rende tant bien que mal ses idées, ses impressions, ses souvenirs. Usons de charité envers l'élève attardé et gardons nos objurgations pour les rieurs. Ceux-ci ne riront plus d'une naïveté ou d'une ignorance si nous-mêmes gardons notre sérieux, nous contentant de relever l'erreur. Lorsque pour toute réponse à une interrogation l'enfant demeurera muet, ne nous empressons pas trop de passer à l'un de ses condisciples mieux. favorisé, mais aidons-le à réfléchir; mettons-le sur la voie par d'autres questions plus simples, plus claires, plus intelligibles. Fuyons l'abstrait, le vague, l'obscur ; joignons à nos paroles le geste, le dessin, pour l'enseignement intuitif dont la nécessité se fait sentir ici plus qu'ailleurs. Surtout, soyons persévérants; revenons fréquemment sur ce qui a été dit, afin que rien de ce qui a été si péniblement acquis ne se perde; faisons sentir sans cesse l'aiguillon a fin d'éloigner la torpeur et l'engourdissement, mais faisons-
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le avec bienveillance; laissons de côté les sermons, les paroles aigres, les railleries. L'enfant comprendra que nous nous intéressons à lui; il sera lui-même intéressé; quelque corde vibrera dans son âme; quelqu'une de ses facultés entrera en activité et peut-être sera-t-il sauvé. 11 le sera d'autant plus sûrement si, à l'intérêt de nos leçons, à nos soins quotidiens, viennent s'ajouter l'émulation, l'attrait des récompenses, la crainte des punitions et surtout les bonnes leçons particulières de la famille. (A suivre.)
Une heureuse innovation Il y a quelques années, pour différents motifs, on a réduit de deux à une les réunions annuelles d'instituteurs dans les districts; de vains regrets en furent exp rimés. Les vœux des soupirants viennent d'être exaucés sur un point de notre cher Valais, non pas eu tant que résurrection de la conférence officielle, souvent rigide et froide, mais sous forme de réunion libre, familière et intime, grâce au dévoûment et à la sage initiative de M. Giroud, ancien régent, sous-préfet et inspecteur du district de Conthey. Elle a eu lieu ponr la première fois à Vétroz en novembre de 1897; l'empressement des régents a répondu au désir exprimé par leur supérieur, les excellents résultats obtenus ont déterminé à en décider une deuxième pour l'année scolaire qui vient de s'ouvrir. 22 régents sont accourus à Vétroz le f 3 novembre à 2 h. de l'après-midi. Comme elle est unique en son genre, je me permets d'en dire un mot. Elle ne dure qu'une demi-journée: il est vrai que les plus éloignés du lieu du rendez-vous doivent prendre les jambes à leur cou pour y arriver et ne pas craindre les loups-garous et les feux-follets pour s'en retourner. Pour ordre du jour, on a le bilan de l'année écoulée, et des résolutions sérieuses ei énergiques à prendre pour l'année qui s'ouvre. D'abord M. l'inspecteur attire l'attention snr les côtés faibles de l'enseignement et les moyens de les consolider. Comme l'assemblée ne se compose que d'iosti-
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tuteurs, la contrninte en eilt entièrement bannie; chacun se fait un devoir de prnndre part à la. discussion, qui est des plus intéressantes, et de faire les remarques qu'il juge à propos; aucun ne se gêne pour louer ou critiquer, comme personne ne s'en offusque. Il n'y a point de sujet officiel à traiter, mais, par contre, sur les méthodes et les manuels, beaucoup de propositions individuelles qui sont examinées séance tenante et - comme du choc des idées jaillit la lumière - chacun y trouve des épis à glaner. Enfin, on se sépare en emportant une bonne provision de conseils utiles, d'excellentes remarques oubiiées ou toutes neuves, le tout soutenu par de fermes résolutions qui, à l'inverse de celles prises danil les conférences de fin d'année, ne seront point mises aux oubliettes. A part les effets directs sur l'instruction, cette réunion constitue une excellente préparation pour les autres conférences, où les instiluteurs, laissant aux membres honoraires le soin de faire tous les frais de la discussion et péchant par excès de modestie, se confinent trop souvent au simple rôle d'auditeurs, sans oaer faire bien des remarques judicieuses qu'ils gardent pour eux au lieu de les mettre au jour. Je me tairai sur la générosité de quelqu'un dont je ne veux pas blesser la modestie et qui a voulu épargner aux régent.s toute ·dépense. Tous les participants ont été enchantés de cette réunion. et M. l'inspecteur nous a déclaré que, vu les résultats obtenus et ceux qu'on est en droit d'en attendre, cette réunion aurait lieu chaque année. Puisse-t-elle avoir beaucoup de sœurs, dans l'intérêt de notre cher canton ! Un participant.
PARTIE PRATIQUE Calcul écrit (examens des recrues) 1. 4. Le pont du Kirchenfeld à Berne est long de 229 mètres ; celui du Kornhaus de 355 mètres. Quelle est la différence entre ces deux longueurs?
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3. Combien une société de 38 personnes a-t-elle à. payer pour aller de A. à. Z., si un billet coûte 2 fr. 85 cts.? 2. Une pièce de terrain rectangulaire, longue de 25 m., large de 14 m. a été achetée à. raison tle 6 fr. 50 le m.2. Combien faut-il
vendr':l ce terrain, si je veux réaliser un bénéfice de 1/ 10 ? I. Quelqu'un achète une maison et paie les '1/5 du prix d'achat. P our le reste, il paie annuellement nn intérêt de 1260 fr. au taux de 4 0/0. Qu'est-ce que la maison a coûté? 2. 4. Quelle différence de prix y a-t-il si le quintal de fruit vaut 6 fr. 75 et. ou s'il vaut 10 fr. 50 et.? 3. Il y a deux ans, j'ai vendu 34 quintaux de fruits à. 6 fr. 75 et., rannée passée, j'en ai vendu 24 quintaux à. 10 fr. 50 et. La secontle vente dépasse de combien la première? 2. Je vends une vache potrr le prix de 600 fr. Avec cette somme je paie l'intérêt annuel d'un capital de 5808 fr. au 4 1/ 2 Ofo. Combien me reste-t-il ? I. Une pièce de terrain mesure 8505 rn.2 de surface, valant 1 fr. le m.2. Or, comme terrain à bâtir, je vends une partie rectangulaire, longue de 644/ 5 m., large de 183/ 4 m. , à 4 fr. le m2 • A. combien me reviendra 1 m.2 du terrain restant? 3. 4. Jacques a 587 francs, son frère J ean 559. Combien de francs ont les deux ensemble? 3. L'année passée le prix du pain, qni était de 30 et. le kilo, a été porté à 35 et. Quelle différence cela fait-il par an pour un établissement qui en consomme journellement 7 kilos (365 jours) ? 2. Pour une correction de rivière, la Confédération et le canton paient le 75 0/o, les communes et les propriétaires intéressés le reste, soit 14257 fr. 50 et. Quelle somme doivent payer les deux. premiers ensemble? I. Le terrain productif du canton d'Uri est de 477,7 km2, la partie improductive de 598,3 km.2. Quelle est la proportion en °/0 de ces deux parties ? <i. 4. De 762 mètres cubes de bois, un scieur achète 475 mètres cubes. Combien en reste-t-ïl? 3. Combien demande le scieur pour 158 mètres carrés de planches, à. 1 fr. 75 et. le m.2 ? 2. 86 tr oncs d'arbres mesurent ensemble 533/1 m.3. Combien mesure un tronc en moyenne ? I. Le scieur compte à 50 fr. le m.3 de bois équarri. Quelle somme représentent en conséquPnce 18 pièces ayant chacune une longueur de 2, 70 m. et présentant une coupe de 6 cm. sur 15 ( c'est-à-ilire que la coupe est large de 6 cm. et longue de 15 cm.)'? 5. 4. Quelqu'un a un capital de 815 fr. Il gagne 990 fr. et en dépense 1268. Que lui reste-t-il encore ? 3. Jean a un salaire de 24 fr, 50 et. par semaine, son frère Pierre un salaire ùe 125 fr. par mois. Combien gagnent-ils ensemble par an? 2. Un négociant achète le q. de savon à 46 fr. A quel prix en vend-il 20 kg., s'il veut r éaliser un bénéfice de 15 0/o?
l"que aonfiouation d'études commencées, ainsi plusieurs articles originaux el -
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le ciel fut obscurci par ce noir bataillon qui planait au-dessus de la plac~, puis les hirondelles, se formant en. une longue file tourbillonnante, prirent leur vol vers le sud et disparurent dans les vapeurs qui estompaient l'horizon. Quand mes yeux s'abaissèrent ver_s le s~I, la ville e_ntière me sembla morne et dépeuplée, et Je restai longtemps immobile à la fenêtre, pris de ce sentiment d'isolement et de tristesse qui suit les grands départs. A. THEURIET.
inédits qui n'ont encore pu paraitre, faute d'espace. Leurs bienveillants auteurs voudront bien dès lors excuser le retard apporté à la mise au jour de leurs travaux. ~
BAie.
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- On vient de faire dans toutes liis tcoles de Bâle une collecte dont le produit est destiné à procurer, cet hiver
Livres •l'école. -
MM. les Instituteurs peuvent se procurer au
dépôt cles livres d'école, à Sion, certains ouvrages pour leur usage personnel. Le Cours d'études cle Rapel (livre du maître) coûte br. 3 fr. 50, le Cours cle dictées françaises d'Heinrich, 2 fr. 20, Nouvelle méthode de calcul oral, par le même, 1 fr. 30. - Les Solutions raisonnées de l'arithmétique en usage dans nos écoles
VA B IÎll tFIUI La distribution des prix, par L.
comme les précêdents, une bonne tion de soupe réconfortante et forti1 à de pauvres écoliers, mal nourris eux. On remet à chaque élève dei les un appel imprimé à leurs paJ et une enveloppe dans laquelle ilsl vent remettre leur offrande. Le 1bre des écoliers pauvres 11ui bênéfl. de celte soupe est de 2000 par an frais à couvrir dans ce but s'élève environ 11.000 fr. - A imiter chflZ r
RATISBONNE
C'était dans une école, en un coin de Paris, La distribution des prix ! C'était des prix de tout: lecture, arithmétique, Ecriture, grammaire et même gymnastique! . Sur les fronts des vainqueurs les couronnes pleuvarnnt. Et les pleurs des mères coulaient ! . Seul, le petit Thomas, sur son banc, grav_e et triste, Sans en prendre sa part, à cette fête assiste. li n'avait que quatre ans, et n'ayant rien appris, li ne pouvait avoir de prix! Tout à coup, cependant , ô surprise, on proclame Son nom et l'assemblée unanime l'acclame : Petit Thomas a rapporté Le grand premier prix . . . de santé ! On le pousse en riant de son banc vers l'estrade, Et le maître d'école au front du jeune enfant, Dépose un laurier vert, avec un baiser fade. :Mais le petit Thomas d'un air peu triomphant., Arrache de son front le beau papier vert pomme : « Je ne veux pas de prix, je ne mérite rien; Il avait parlé là, ce marmot, comme un homme, C'était un homme de cœur: il avait bien compris Qu' on ne peut, sans travail, mériter aucun prix. Et plus tard, dans la vie aussi comme à l'école, C'est la peine, l'effort, qui nous met l'auréole. Pour que l'on soit vainqueur, il faut qu'on ait lutté : Pas de triomphe vrai, si le hasard le donne; Pas de gloire qui n'ait coûté; Pas de combat, pas de couronne!
coûtent 1 fr. 20.
Livres d'école. - Les livres d'école doivent être demandés ou cherchés directement au dépôt installé au 1 er étage de la maison Gabioud, à Sion, où un personnel spécial est préposé à ce service. L'on ne doit ainsi plus s'adresser pour cela au Département de l'instruction publique on à son Secrétariat. Franchise postale. - A l'occasion <le ses rapports officiels avec le Département de l'instruction publique ou MM. les Inspecteurs, il est de nouveau rappelé an personnel enseignant qu'il jouit de la franchise de port en observant les formalités postales requises. L'expéditeur doit non seulement inscrire sur l'enveloppe le mot officiel, mais donner son nom et sa qualité, et éviter dans l'adresse l'emploi rl'un nom propre. Ainsi il faut écrire: M. le Chef du Département, ou au Secrétariat du Département, ou M. l'inspecteur scolaire du district de . . . à . . . Si ces formalités ne sont pas remplies, les plis, arrivant taxés, sont généralement refusés. Attention. - Ceux de nos abonnés auxquels il pourrait manquer l'u n ou l'autre N° de l'année dernière, pour avoir celle-ci complète, pourront l'obtenir gratuitement pour autant que les exemplaires disponibles le permettraient. - L'on fait toujours bien de réclamer aussitôt des livraisons qui ont pu se perdre à la poste on autrement, car comme l'on ne peut indéfiniment conserver d'anciennes collections, on court le risque de ne pouvofr plus les obtenir lorsqu'on a trop tardé à les demande1·.
J
e et éparsne. - /Corresp. , Valais.) s un récent N·, un journal du ous annonçait que le Départel'instruction publique venait 1uniquer aux Inspecteurs, Co~scolaires et personnel ense1ne circulaire les invitant à faire sible pour obliger nos jflunes lacer leurJ économies à la non· isse d'épargne du Valais. saluons cette décision avec plail; pérons qu'elle trouve~a de l'é:bi1lieu de nos populallons. Oa1, jours l'économie est trop laissée re-plan. Il est vrai que jusqu'à l'ab3ence d'une caisse d'épargne tre canton était une lacuM qu'il ncessi,mment combler, Maintelut le monde à l'œuvre, princi1t voul!, chers instituteurs et ins. C'est de vous que dépendra de partie la réussite de celte a institution. Noire jeunesse, auJi, est déjà pénétrée de ce senti'économie. Mais, hélas I c'est le 3nt de ces pelitos épargnes qui orant. Vous verrez nos jeunes mettre en caisse pendant des as même des moi11, leurs petites 1i~11, mais cela simplement en 10 bal d'une fête ou autres amus de ~e genre; la jeune fille en même, maie alors ce sera pour une robe taillée à la dernière ou un chapeau orné d'assez d1> 3 pour y nourrir une chèvre pe~e semaine. Eh bien, cherR amis, voue à combattre ces défauts otre chère jeunesse. Je sais qoe encontrerez beaucoup de difficulqne vous n'aurez guère à comp. l'appui des parents, car beau~e ces derniers ne sont pas du la hauteur de la arande charge ieu leur confiée. C'est donc à qu'incombe lepremier et le plus des devoirs. c courage; vous aurez alors .la 1voir rempli noblement votre mis et notre belle patrie, qui compte 1us pour la doter de dignes dérs, vous en gardera une é_te~nelle !aissance. Un BGtitaire.
BIBLIOGRAPHIE Supplément à l'ECOLE PRHIAIRE
&senda do Walais pour J . C'est Je titre d'un mod~ste et Il Vade mecum, qui fait chaque an son apparition à peu près à cette son et mérite d'être signalé avee commandalion en raison des ~~r qu'il est appelé à rendre et qo_ 11 en effet. D'un format très prat1quP convient non seulement a~x gens. faires et de négoce, mats aus~1 agriculteurs, r~ponda~t bien . ainsi à sous-titre agricole, industrael et . mercial. Les uns et les autres, i,füt y trouvent des indications qui inté;essent particulièrement, comme tableaux. concernant la tenue des fo les eulture1J et les semailles à faire à recommander, la composition moy de la réeolt'3 et des différents engr des observations générales . sur les langes de graines fourragères, les e demencements et les soins à leur ner les fourrages annuels en rée dér~bées le bétail à élever, le te de la ge;tation des anim&ox dom ques les denrées vendues oo cous mée~ la densité des différents matêr de c~ustrüclion du Valais, ete., etc. Les gens d'affaires. pins spéeialem ainsi que les négociants, y remar ront également avec plaisir los tabl d'intérêt et d'escompte, des dista entre la capitale et les autres co_mm du canton l'lnciication des féries fanes et des informations relatives service postal et télégraphique, etc. Outre le calendrier, une demi-page réservée pour les inseriplione de que jour, sans compter qu'un cer nombre de pages complètement b ches s0 prêtent de leur côté ponr notices supplémentaires. L'Agenda, que l'on ~ontinue à se curer aux mêmes prix et d~pôts jusqu'ici sort des presses de la ma KLEINDI~NST & ScHMID, à Sion.
Pensées d.'Au"to:r:n :ne Ao vent do soir, la feuiUe tombe Tons les buissons sont dépouillé; C'est la natnre qui succombe: ' J'ai vu pleurer sur une tombe, Deux enfanta blonds agenoui11éa 1 C'est l'automne I La fin des brises odorantes C'est le dernier parfum qui monte des sillon~ C'est le dernier sourire aux frondaisons mou/antes C'est le dernier saint aux éclatants rayons 1 ' Echos de ces vallons, brises de ces collines Témoins des florai!•ons, des amours et des ~hanta Voyez : le vent d'automne a glacé les racines ' E! d~ clocher loi~tain les notes argentines ' N éveillent plus d accords dans les bois et les champs Petit ruisseau si clair où buvaient les fauvettes Dana ton lit dP gravier, pourquoi soupires-tu t ' Pleures-tu, réponds-moi, la mort des pâquerettes Qui sur tee flots, jadis, penchailmt leurs blanches têtes Ou le frêle lilas par l'orage abattu? ' Oh I Je veux, avec toi, pleurer toutes mes larmes 1 Je veux mêler ma voix à tes touchants sanglota: Pleurons, car 1a nature a perdu toue ses charmes Pleurons, car les oiseaux. ne boiront plus tes flota'r Ad~eu, rayons dorés, buissons verts et pervenches Adieu, brmt des vallons et silence des bois 1 Adieu, coquelicots et marguerites blanches J Adieu, sur cette terre, encor pour une fois 1 Adieu I C'est un ami qui sur voua se désole Un ami des rayons, des fleura et des eomm;ts. Adieu I Maie écoutez ma dernière parole, Car cet hymne attristé qui de mon cœnr s'envole Est le dernier salut à tout ce que j'aimais 1
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Au vent dn soir, la feuille tombe, Toue les buissons sont dépouillés, C'est la nature qui succombe; J'ai vu pleurer sur une tombe Deux enfanta blonde agenouillés 1
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Education des filles de la campagne
il ce matin sur les cimes loint~ines Le sole , 'd' l de brouillards, A surgi tri~tement 'r1·1ueunxc~r;ltigeaient dans les plaines, . hé Qnelques oiseaux • Une bise du Nord faisait gé~ir les c ne:, 1 Et devant ce tableau j'ai voilé mes regar s ' . otre âme est comme la nature, J a1 pleuré, car ~ fI île aux tourmentes du temps, Notre bonheur s e em s'éteint comme un murmure, Il fuit comme un rayon, . . 1 Et l'automne fait vite oublier le prmte':°ps i s en Avril se réveille, La nature, du mo n ' t où d'autres ont péri, D'autres fleurs. po~sseron f ·t ublier la veille : Un ·our de ga1 printemps ai ~ . Mai~ le cœur qui souffrait a-t-il été guèn? . dront leur course vagabonde, Les ru~~t!a~~ 1!:P!~feaux verdiront leurs co~tours, :Ouveaux églantiers se pen:ch~rop~! M is le bonheur perdu ne revien La deuil de la nature est un ~euil qui s'efface, e d 1 1 ne se tar1i!sent pas, Les r~yons ~/~;~veau traverseront l'espace ; Le~ oiseaux, . m'écoute;I bravez-vous le trépas? t r Mais vous, qui mours laisirs, serments, sur nos â~es tou g isse me '1f filet d'eau sur le rocher poh: . ~mvie est un rayon, mais 11:n rayo.n fac~1ce, ~ r dès qu'on le contemple il a déJà pâh 1 a boses de la terre, Ne nous attach~ns ~~!a~~x q~'un souffle peut briser, Nous sommes es r. . èd à 1 lumière L'ombre, san~ tr~nsi:~oal;:~~aii8 peut s'épuiser 1 Et la coupe . es JOU souffle de l'automne, Pauvres feu~lles,. tombez, ~u épbirs ne chantez plus : Buissons,. depouéillezt-evzo~ 'n~l éch~ ne résonne, · A ma VOIX -·11es cou tombez dans les sentiers perdu s 1 Pauvres f eu1 , dé rt les bois les monts et les tombes. se es, . • ur des arbrisseaux, Couvrez kiai_sse;u~~lm;~~: ::::u:~z,c;lus vivaces, plus vertesj N~:s reviendrons rêver sous vos mouvants arceaux Au vent du soir la feuille to~be, Tous les buissoJ:!S . sont dépowllés, C'est la nature qui succomba, Mais ceux qui pleurent S?US la tombe Ne doivent pas être oubliés t I A. ON CHARLES N· LB • Novembre 1.898.
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(Suite)
2° L'éducation donnée à la jeun~ fille du village
doit tendre à lui faire aimer la vie agricole à laquelle elle est appelée. On s'est plu à dire que si l'on répand l'instruction dans les campagnes, on les fera déserter, que la jeune fille, douée de quelque savoir, ne veut plus habiter parmi les ignorants, et qu'elle préfère à la vie fortifiante de la campagne l'existence fiévreuse des villes. D'où vient le danger ? N'est-ce point que jusqu'alors la fille instruite était une exception au village ? « Dans un village, dit un éminent écrivain, au milieu de ses camarades ignorants, un enfant qui a quelque instruction se croit un personnage; il quitte la charrue et prétend à une place de bureau. En Amérique, tout le monde sait lire et écrire, et nul ne songe à quitter la charrue parmi les savants de l'école primaire ? » Quand les filles instruites cesseront d'être une rareté, toute vanité n'aura plus sa raison d'être, et nulle ne sera tentée de s'enorgueillir d'un mérite commun à toutes les autres. Voilà donc un des motifs de la désertion de nos campagnes : le petit nombre des gens éclairés. Un autre motif non moins sérieux, c'est le peu d'es time que les villageois ont de leur métier, et par suite le dégoût qu'ils éprouvent, s'imaginant qu'il suffit d'être installé à la ville pour être heureux et faire rapidement fortune. Qu'en résulte-t-il? De cruelles déceptions, des regrets amers, des châteaux renversés. On a quitté des joies saines et pures pour un bonheur factice ; on a trouvé, au lieu du calme du foyer, une vie toute d'agitations, des plaisirs qui ruinent la moralité et la santé en même temps que la bourse. Cette jeune fille, jadis très vigoureuse et très robuste, s'étiole et languit à la ville. Oiseau imprudent, elle a préféré les barreaux d'une cage à la liberté des champs et des forêts ! Elle a cherché ailleurs le bien-être et la fortune ; elle n'a trouvé
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que l'ennui, la souffrance, la misère et peut-être la honte! L'institutrice doit lutter avec énergie contre cette tendance funeste : le mépris et la crainte des travaux champêtres. Le premier, et je dirai peut-être l'unique moyen, c'est d'imprimer fortement dans l'esprit des jeunes filles l'amour de la vie agricole et ce culte de la nature si propre à élever les âmes et les intelligences. Elle leur montrera combien il serait funeste à leur santé et à leur moralité de respirer l'air vicié des villes. Elle leur fera sentir et comprendre les beautés qui s'offrent constamment à leurs yeux ; elle les fera lire dans le grand livre de la nature, le plus beau des livres, livre inépuisable, infini, dont on ne connaitra jamais la dernière page ni les derniers secrets. Elles pourront alors regarder les campagnes autrement que les ignorants ; elles s'habitueront à en admirer les sublimes ,grandeurs et les merveilles sans nombre; elles verront ,.-jusque dans la petite fleur du sentier un sourire ou une pensée de Dieu. La jeune fille ainsi éprise d'un vif amour de la nature s'attachera fort à cette vie agricole, à ces travaux pénibles, mais sains et fortifiants. Elle saura se créer une existence agréable, et, se comparant aux jeunes filles des villes, elle verra qu'elle est plus heureuse, car elle a pour partage ce qu'il y a de meilleur au monde : la santé et le bonheur que donnent les goûts simples d'une vie sans ambition. Les instructions, les lectures, les devoirs tendront souvent à ce but; et si l'école est dotée d'une bibliothèque, il est important que la jeune fille y trouve des livres spéciaux, malheureusement trop rares, qui la fortifient dans l'amour de son foyer et l'instruisent du parti qu'elle peut tirer, pour son bien-être, des ressources de la campagne. 3° L'éducation doit préparer la jeune fille à remplir un jour les devoirs d'épouse et de mère.
L'institutrice ne doit point l'oublier, cette jeune en-
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f~nt q~'elle élève aujourd'hui sera placée un jour à la te~e d u~ ménage ; elle devra s'acquitter de certains dev?irs qm . sont, dit Fénelon, le fondement de toute la vie humame. Elle unira son sort et sa vie à un homme Pius ou moin~ in~truit et bien élevé. Si le mari est grnssier, ne ~onvient-1,1. p~s qu'une .femme éclairée l'élève un p~u a~ mveau. qu il na pu attemdre, qu'elle soit le rayon bienfaisant qm porte la lumière dans son intelligence obscurcie, afin que la vie matérielle ne l'absorbe ,Pas tout entier et ne le livre pas aux passions dont I ignorance est la funeste source. Si au contraire le mari a fréquenté l'école pendant son ~nfance s'il ~ p_rofité des enseignements reçus, il se plaira dan~ la société d'une femme instruite, sur laquelle il pourra compt~r. pour la bonne gestion de ses affaires et la comptabilité du ména~e, et qui saura le reposer de ses fatigues et de ses soucis par une conversation agréable et sensée. Mais combien plus nécessaire encore est l'éducation à 1~ mèr~, de famille, chargée de la grande et difficile mission ~ eleve: des enfant~. Si cette jeune mère a été elle-meme bie_n élevée, s1 elle a des principes religieux et moraux qm sont la base de toute éducation les enfants recevront intact le pat rimoine de la f;mille ils pourront le transmettre eux-mêmes à la génération' suivante, et notre vieil adage : « Telle mère, telle fille · tels parents,. tels_ effant~ », sera toujours vrai. Un~ femme_ fort I?strmte et bien élevée à qui son mari demandait . un Jour à quoi sert l'esprit à une femme, lui rép?nda~t : « A le transmettre avec son sang. :b Elle avait raison. Ce n'est pas, en effet, pour briller, pour occuper les ~aut~. empl~is du . gouvernement, qu'une femme a besom d mstruct10n, mais pour bien élever ses ~nfants. «. Ce ne sont pas les femmes qui ont inventé l ~lgèbre m le télescope, mais, dit Jos. de Maistre, mais c est sur leurs genoux que se forme ce qu'il y a de plus excellent dans le monde : un honnête homme et une honnête femme. » On dira peut-être que la piété sup-
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plée à l'éducation, qu'une mère, pourvu qu'elle soit pieuse, est en état d'élever convenablement sa famille. ~ais quelle peut être la piété jointe à l'ignorance ? Une piété de routine, ordinairement réduite à des formules que la bouche prononce et que la cnoduite désavoue. < La piété elle-même, dit un pieux évêque, la piété toute seule ne suffit pas à de tels devoirs ; ou plutôt la piété sans un solide fonds de connaissances, n'est qu'une piété amoindrie et superficielle, faible ou fausse, incapable par conséquent de donner la vigueur et l'énergie nécessaires : c'est la piété agissante, la piété sage et éclairée qui seule peut être d'un secours efficace pour tous les devoirs sérieux de la vie. > La mère est la première institutrice de l'enfant. Cela est plus vrai encore dans les familles rurales où le père absorbé par les soins de la culture, s'occupe très pe~ de l'éducation de ses enfants et en laisse à la mère toute la responsabilité. Il s'agit de préparer pour l'avenir ces femmes fortes, si rares de nos jours, parce que la première éducation leur a manqué. . Napoléon Ier,. s'adressant un jour à Mme Campan, lui dit : < Les anc10nnes modes d'éducation ne valent rien. Que manque-t-il aux jeunes personnes pour être bien élevées ? - Des mères ! > répond la célèbre institutrice. L'empereur, frappé de cette réponse, lui répondit: ~ Voilà, madame, tout un système d'éducation! > En effet c'est assurer l'avenir que de préparer de bonnes mère; car on l'a dit avec raison : si les hommes font les loi~ le; femmes font les mœurs. / A suiv;e.! 1 iii i
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Economie domestique In•talla&lon et en&retlen d'une ebambre à coucher · La chambre à coucher est, avec la cuisine celle de toutes les pièces de l'appartement qu'on doit le 'mieux soi-
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gner à cause de son influence sur la santé. Elle doit être claire et aérée. Il faudrait qu'elle fût grande, très grande, car on ne dort jamais bien dans une pièce étroite avec un air confiné. Le sommeil qu'on y prend n'est pas reposant, mais est toujours coupé de rêves et de cauchemars qui proviennent de cette insuffisance d'aération. Autant que possible, le lit occupera le milieu de la pièce, afin que l'air circule tout autour et pour que la literie elle-même en ressente la bonne influence. Quand on ne peut pas placer le lit au milieu de la pièce, la tête appuyée contre un mur, on le met dans un angle, . mais on a soin de laisser un espace entre le bord du ht et le mur parallèle, espace qui varie suivant la place dont on dispose. On a beaucoup vanté, ces derniers temps, l'usage adopté par certaines personnes, qui consiste à tenir une fenêtre ouverte ou entr'ouverte toute la nuit pendant qu'on dort. Mais cette formule d'hygiène n'est pas applicable dans tous les cas, et mieux vaut ne pas la mettre en usage, que de la réaliser maladroitement dans la pratique. Par exemple, si une fenêtre ouverte fait courant d'air ave~. une che~inée, une porte fermant mal et que la posit10n clu ht permette au· dormeur de ressentir l'influence du courant d'air, il est sûr que celui-ci s'en trouvera fort mal et que cette précaution hygiénique tournera contre lui. La. chose est si délicate que nous n'osons en conseiller l'usage qu'aux personnes très expérimentées. , On abando?ne aussi b_eaucoup, toujours par hygiène, 1 usage des rideaux au ht et même aux fenêtres. Sans les proscrire tout à fait, on pourrait adopter des rideaux voilant à peine le lit, ils ne seraient pour ain~i dire qu'un ornement placé au-dessus de la tête du lit et encadrant le chevet sans fermer les côtés. Les étoffes lavables, les étoffes à fleurs de couleur les mousselines doublées ou non sont également plus hy~
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giéniques et plus pratiques que les grosses ét?ffes de laine ou de soie. Elles ne gardent pas les pous.s1ères et mille germes antihygiéniques dégagés par les vete~ents, les chaussures du dormeur ou par les eaux .de toilettes et les diverses porcelaine; que l'on est bien forcé de mettre dans une chambre à coucher quand on n'a pas de cabinet de toilette. Comme tapis, une descente de lit suffit. Le planc~er sera ciré, ce qui est bien plus propre et d'un. entretien bien moins ennuyeux que le plancher lavé. 81 la chambre à coucher était carrelée, un tapis ~a couvrant tou~e pourrait être toléré. Mais un gran~ tapis est chose couteuse ; aussi les maîtresses de maison écono~es sa~entelles s'ingénier de mille manières pour _sub~t1tuer a un tapis acheté dans un magasin, un travail fait pa~ ellesmêmes. Dans ce but, avec des morceaux de ~oienes, de velours, elles découpent des figures gé~métnques : carrés, losanges, triangles, octogones, qu elles réumssent pour former des dessins et qu'elles cousent les uns aux autres à points invisibles. Une bonne ùonblure en molleton de coton ou tout autre, consolide le ~ont, d?n~e du soutien au travail et rend durable un obJet qm n a aucune valeur par lui-même, qui a, il est .vra_i, co~té beaucoup de temps et de pa~ienc~, m~is qm tie~t heu d'une chose très chère et qu on n aurait pu acquénr sans grand sacrifice d'argent. Au-dessus du lit ou dans un endroit apparent, une personne chrétienne n'oubliera jamais de placer le crucifix dont la vue au moment de son lever et de son coucher, ' . lui rappellera le devoir impérieux de la pnère. A côté du lit on placera une toute petite table, guéridon ou autre destinée à supporter le flambeau ou la lampe que le dormeur doit avoir à sa disposition pour la nuit les allumettes etc ... On a renoncé à l'usage de l'ancien~e table de nuit fermée qui, avec le temps, finissait toujours par dégager de mauvaises odeurs. Les porcelaines
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nécessaires sont dissimulées le jour aux endroits spéciaux et sont apportées le soir dans les chambres à coucher. Le mobilier de la chambre se compose encore d'une armoire, de plusieurs sièges et d'une table à toilette, à moins que l'on ne dispose d'un cabinet spécial pour placer celle-ci, ce qui est infiniment plus commode. Si la table à toilette est dans la chambre à coucher, on a soin de l'arranger de manière que rien, en elle, ne soit désagréable à la vue. Par exemple, autour de la toilette de la table, on dispose un rideau en étoffe semblable à celle des garnitures de lit et de fenêtres. Sous ce rideau on dissimule le seau de toilette, le broc, etc... tout ce qui en un mot a un caractère trop intime. Sur la table, on place un petit napperon de toile blanche ou à carreaux de couleur qu'on orne gentiment avec une dentelle assortie. Tout cela n' est pas coûteux, on a de la toile à 60 centimes le mètre et au-dessous et de la dentelle à 20 ou 25 centimes le mètre qui est tout ce qu'il faut pour cet usage. La garniture de toilette, pot à l'eau, cuvette, etc ... est placé là-dessus. Au-dessus de la table à toilette, on fera bien de suspendre une glace, un miroir de dimension moyenne. Mais ce qui sera fort utile, sera de tendre sur le mur, tout autour de la table, une largeur de l'étoffe pareille aux rideaux, qui préservera le mur et le papier de tapisserie contre les éclaboussures de l'eau de savon qui sert aux ablutions. Cette précaution s'impose quand la table touche le mur et quand celui-ci est revêtu d'un papier fragile. Dans la prochaine causerie nous parlerons de la literie et de la manière de faire une chambre à coucher pour qu'elle soit absolument propre. - - - -111--lA:::it:::;,s 6 as"'~:....a.a.----
L'ordre et la propreté L'ordre consiste, dit-on, à mettre chaque chose à sa place, ce qui est bien le seul et véritable moyen de la
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retrouver. Mais il n•y a pas que les choses qui doiyent être à leur place pour que 1•ordre existe dans la société, il faut que les personnes elles-mêmes gardent leurs places sans chercher à accaparer celles des autres. République ou monarchie il faut à un peuple un gouvernement · comme à un~ assemblée il faut un président, à une f~mille un chef, autrement c•est l'anarchie et le désordre avec toutes leurs terribles conséquences. Quand la loi est faite et acceptée, elle doit êlre observée et les magistrats qu•ene institue doivent êire respectés. Si la loi est mauvaise, travaillons à la rempl~cer par une meilleure, mais jusque-là elle doit être obéie. Où l'ordre existe, existent aussi la paix et la sécurité, dans les sociétés comme dans les familles. • . L ordre donne économie de temps et d argent - 11 économise bien des choses que le désordre laisserait perdre. Dans le commerce, comme dans l'industrie, l'ordre est une nécessité qui contribue pour beaucoup à en assurer le succès, La propreté contribue pour be~uc~up, à la saolé. Inutile d expliquer ce que c'est. ~ais .•~ n es~ que tro~ de gens qui ne sônt propres qu à moitié, bien que l eau n'ait guère renchéri. Pour les gens méticuleux, l'ordre cons~ste dans l'arrangement symétrique de quelques babioles sur· une table ou un devant de cheminée ; ce sont justement ceux-là qui prêchent le plus l'o.rdre, la pro~reté, l'économie, qui en ont parfois les idées les morns ,complètes. C'est chez ces prédicateurs assommants qu on r~ncontre des personnes qui ne savent pas ce que c est que l'exactitude ; qui mettent plu~. de temps à_se vanJ.er de ce qu'ils ont fait et de ce qu lis ont à faire qu 1ls n'en consacrent au travail. Aussi pour elles toutes les petites choses sont grandes. La bonne ménagère a-t-elle besoin de prêcher toute la journée pour qu'oo la croie propre active économe. Est-ce que le départ des enfants pour I1école, l~vés, peignés et convenablement babillés; est-ce que les chambres faites à temps, les repas prêts 1
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à l'h~ure, oe disent-ils pas assez hautement que madame
est d~gne de cette louange ! ~ais quelles. louanges pourrait-on donner à certaines :abillardes, fa1Hant de beaux discours sur les attributs e la bonne m~nagère, alors que chez elles les re as sont presque touJours en retard et que le mari a ra~eme~t au, complet les boutons de sa chemise ou de 800 habit. L. ordre et la propreté dans un village s'observent au premier coup d œil; ce sont des éléments qui certes donnent de. la localité, du bon goilt des habitao'ts un~ excellente idée, Aussi tout ami de 1•ordre d l' preté, de la .symétrie, 'doit-il insister pour que~ 1!s manch~s et ~ours de fête surtout, les abords de la maison soient bien tenus. ~es habit~des d ordre et de propreté inculquées et exigées par l école ne seront pas sans effet sur les élèves des deux. sexes dans la vie pratique. Fussent-i1e même contrariés ~ar les parents, nous recommandons aux maitres d~ tenir ~on et de ne jamais perdre de vue ces deux quahtés maitresses. 1
P~t
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Au bord du Rhône à r,ar une après-midi d'a~tom~e, morne et grise, c'était a~~roche, de la. Tou~sarnt, Je logeais, avec one amie à l.a ha.1ère ~ un bois qui dévale parfois en one pente trè; raide Jusqu au bord d'on fleuve. Toutes deux nous venions chercher de .la mousse, de c~tle belle mousse Jongueëii1 soyeu~e qui, pendant la saison des frimas, fait de mo. eux tap.1s ~ur les tombes aimées. Nous marchions à l aventure Jou1seant pleinement de notre liberté. Notre promenade errante nous conduisit à un chemin pe.u pra~iqué, Après avoir pénétré dans le bois ce chem10 sohtaire, aux pierres glissantes s'abaisse ' en une Ee~te douce; puis,. tournan\ tout à ~oup et prenant en . ia1s les flancs rapides de la moraine boisée il descend JU~qu'à un. moulin abandonné. Nous aper;evions son :oit aux. tuiles moussues brisées par places; au milieu a chem1née, fièrement encore, se tenait debout. Dan;
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les murs crevassés, quelques petites fenêtres percées au hasard. Les contrevents étaient noircis pv.r la pluie; l'un d'eux, entr'autres, s'accrochait désespérément à son dernier gond. Ce moulin, veuf de sa roue, profilait sa mélancolique silhouette sur les flots écumants; il évoquait l'image d'un pauvre vieillard délaissé gémissant sur l'ingratitude humaine. Dans un méandre capricieux, le fleuve se précipitait entre deux escarpements couverts de buissons jaunis; à cela se bornait la vue. Nous restions interdites devant l'aspect sauvage de ce lieu, Nous approchant des masures nous découvrîmes dans un recoin deux ou trois portes ouvertes. Ici était le four semblant attendre les pains qu'il savait jadis si bien cuire; à côté, la cuisine aux poutres enfumées; puis l'écurie, le poulailler. D'un autre côté, un petit escalier de bois rustique, aux marches branlantes, menait à une porte close. Dans la cour le gazon poussait dru, l'humidité condensée se changeait sur chaque brin d'herbe en une claire gouttelette, sorte de petite larme tremblotante; et là aussi, sous nos piAds, tout nous parlait de regrets pour les beaux jours disparus. A tout moment je m'attendais à voir apparaître le meunier nous demandant ce que nous venions faire dans sou domaine. Nous souvenant alors de l'histoire du moulin, histoire bien connue dans le pays, nous nous représentâmes cette famille nombreuse de gens honnêtes vaquant à Jeurs travaux. Ddns cet endroit retiré la gaieté a eu sa larg~ place, et ces vieilles murailles ont dû souvent résonner de joyeux éclats de rire. Dès lors, cette famille s'est dispersé~ et le moulin, pass11nt en d'autres mains, s'est délabré et tombe en ruines. Mais, trève de rêveries I Revenons à la réalité. Dans cet endroit désert l'automne semble plus triste encore ; le fleuve a l'air revêche. Si la nuit allait nous surprendre 1... un frisson d'effroi parcourt nos veines, et nous remontons en nous hâtant par le petit chemin, con sans un regret pour ces lieux attristés. Après avoir longé parallèlement au cours d'eau, les bois et les champs des âpres sommets, nous nous trouvâmes tout à coup en face d'un tableau ravissant. Le
fleuve. que nous venions de quitter était en dessous à nos pieds, étalant à plaisir la moire chatoyante de ses flots; aucun arbr~ ne gênait 1:1otre vue. Tout près de nous, des ~enévr1ers aux bates vertes ou noires, des fougères, puis des arbustes au feuillage doré s'étalaient en gradins entremêlés jusqu'au bord de l'eau. En nous penc~ant un peu nous voyons ]à-bas à notre droite l'ancien moulin. Mais ici, quel change~ent de décor j comme le fle~ve est plus calme, plus riant, plus aimable I Sur la rive opposée, des Jardins fertiles s'avancent en une presqu'ile confiante ; des sentiers y courent en tous sens, s'enfoncent sous bois. Plus loin, un chemin coupant à t~avers champs aboutit à une vaste ferme entourée de VJgnes. ~e paysage respire une paix profonde, et, comme pour aJouter encore à sa poésie un vol de nombreus~s mou~ttes vient s~ébattre sur le fleuve. Elles se poursuivent, s amusent, puis, se posant gracieusement su_r l'eau et s;entrouvrant leurs ailes, elles se laissent glisser sur . l onde c~m~e de minuscules esquifs aux blauch~s volles., On d1ra1t une flotille de petits bateaux en papier que l on fabrique en deux tours de mains pour le plus grand plaisir des enfants. So~s le,_charme de ce tableau, je pensiJis que le fleuve est bien l 1mage de la vie. Quand l'homme se tient trop co~rbé. en bas, t~op ~erre à terre, il est accablé par ses pernes, le travail lui parait un dur esclavage. La vie c_omme ~e fleuve se précipitant sans grâce vers le mou~ hn, la vie, pour lui est rude. Il est mécontent, son caractère devient maussade. ~ais s,ï. ce,t ho~~e reporte v~rs Dieu sa pensée inqmè~e, s Il s h~m1h~ devan! Lm,. il s'élève. De ce point dommant, la y1e lui apparait moms pénible'; il voit claire~ent ce qm appartient à la société, aux siens et à 1~1-mê~e. Il ~ccepte .de tout son cœur le travail qui l ennoblit et l accomplissement de ses devoirs le rend h.eureux. Son contentement se lit sur ses traits · il est a1~a~le, aussi est-il instinctivement chéri de to~s ceux qui l ~n!ou~en~. 1;our charmer encore Ja paix profonde dont 11 Jouit, ll s abandouoe sans arrière-pensée à des élans de confiance et d'amour envers le Créateur ; ce
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sont comme de blanches et pures mouettes qui,. entr•ouvrant leurs ailes légères, le font doucement gbeser sur le fleuve de la vie, au gré de Dieu. M.
VARIETES Le clou d'une exposition. - Eu général, lorsqo•on se pose le problème de trouver un , clou • pour u!le Exposition, on tombe fatalement dan,s la ~égal~man1e. Il semble que rien ne puisse attirer l attention e1 on ne le fait énorme. E st-ce pour prot'3ster, à sa façon, contre cette tendance, est-ce par une pare inspir~tion ~'inventeur toujours est-il qu'à la récente exposthon d Omaha, aux' Etats-Unis M. Mac Garyle, chargé de trouver et d'enfoncer le clou, a résolument opposé Lilliput à Brogdingnag. Voici comment : . . Il a installé, pour la joie des ~nfants. et la tranqmlhté temporaire des parents une petite voie ferrée de 300 mètres de développem~nt, sur laquelle circule des trai~s minuscules chargés d'enthousiastes marmots.. Cette voie ferrée est à l'écartement de rails de 31 centimètres. Le véritable attrait, l'originalité d? ce , clou •! c'est la locomotive rédaction exacte dune locomotive de ehemin de fer' ordinaire, de grande puis~ance, ~u XIX• siècle, et au ltt7· de la vraie grand~ur d ex_écut1on. Notez bien que ce petit engin marchait parfaitement à la vapeur, avec une pr~ssion _de 8 kilogrammes _dans sa chaudière en tôle d'acier, ahmentée par un minuscul~ injecteur prenant l'eau à vaporiser dans le tender, qui en contenait 56 litres • en ordre de rou.te 11. • Pesant 272 kilogrammes, la loco~ot1ve en question trainait dix wagons, pouvan~ conten1r chac~n deux enfants, et un mécanicien, 01 trop grand 01 trop lourd, mais faisant cependant l'effet d'un géant dans cet ensemble. La charge totale remorquée pouvait atteindre 1816 kilos. . Il est évidtint que ce tour de force ne pouv_a1t apporter de grands perfectionne~ents da~s. le maté~iel ro~lant des chemins de fer, mais 11 est original et 11 témoigne
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d'une habileté mécanique vraiment remarquable. Le fameux petit navire dont parle ,la chanson n'avait jamais navigué ; la petite locomotive qui roule, siffle et halète méritera une bien autre place dans nos souvenirs techniques. Education moderne. - Le père: Mon garçon, j'apprends que to mens ; c'est fort mal ; me promets-tu de ne plus mentir, - Oui, papa. - C'est bon. On eonn~; va voir; si c'est Durand tu lui diras que je n'y suie pas. - ----.__JC':.>__~2 - - - - - -
Recettes et conseils utiles Sucre candi an~lais. - Mettez sur un feu clair 2 kilogrammes de sucre et 1 litre d'eau, remuez jusqu'à ce que le sucre soit fondu et laissez bouillir; quand le sucre est cuit, ajoutez peu à peu 250 grammes de beurre frais , remuez jusqu'à ce que le beurre soit fondu et bien mélangé, ajoutez un peu de vanille ou de citron, pais coulez sur un marbre oeurré et coupez avant le complet refroidissement, en tablettes ou carrés. Rhumatismes. - Des cures absolument merveilleuses de rhumatismes ont été, parait-il, obtenues par de simples frictions avec de l'huile de pétrole. La première opération amène le soula~ement; la deuxième ou troisième produit une éruption, qui est la fin du mal. Prendre garde d'approcher le malade du feu pendant que la peau est enduite du liq11ide. Lavage et nettoyage des foulards de soie. - Pour nettoyer les foularci1:1 de soie dont l'emploi est si motivé eontre les brumes automnales, il convient de les savonner d'abord à froid, puis de les rincer et de les égoutter ; on fait alors bouillir une poignée de son dans de l'eau, on filtre la décoction à travers une poignée de linge et l'on y fait tremper le foulard pendant quelque temps. On le presse ensuite, on le suspend, et quand il est encore un peu humide, on le repasse. Moyen pour faire passer le hoquet. - Le meilleur
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moyen de remédier rapidement à cette désagréable indisposition, c'est d'avoir une cuillerée d'eau dans laquelle on aura fait fondre à peu près un gramme de sel. Le remède est souverain. Contre les mauvaises odeurs. - Quand une mauvaise odeur se répand dans un appartement, on a l'habitude de brûler un peu de sucre. CAia n'est généralement pas suffisant pour désinfecter. Et dans les étables le procédé n'est guère possible, car il n'arriverait à aucun résultat. Mais pour désinfecter les étables il_ est un procédé qui consiste à acheter chez les pharmaciens de 90 à 100 grammes de péroxyde da manganèse, et 200 grarumes d'acide sulfurique. Le tout revient à bon marché. Oo prend alors un vase de terra dans lequel on place le péroxyde de manganèse qn'on a eu soin auparavant de mélanger avec 300 gr. de sel de cuisine ordinaire. Puis, quand on a fait sortir les bêtes de l'étable, on installe sur un appui un peu élevé, dans le milieu de la pièce autant que possible, le vase renfermant ce mélan~e. On verse alors l'acide sulfurique sur le tout. Des vapeurs de chlore se dégagent et s'en vont partout détruire les germes infectieux de l'air. En sortant, on bouche bien toutes les ouvertures. Une heure après on peut rentrer et ouvrir; l'air sera assaini. Des fumigations obtenues en brtllant certaines plantes odoriférantes comme le genièvre donnent aussi de bons résultats.
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* Les révolutions sont des incendies qui couvent longtemps, et l'on traite de fou celui qui crie au feu avant qu'il n'éclate. G.-M. VALTOUR. * Gouverner, c'est réaliser le plus possible de paix, de justice et d'équité entre les hommes. LillARTINE. * Ne pas honorer la vieillesse, c'est démolir le matin la maison où l'on doit coucher le soir. Alphonse KA.RB, ?
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SION ter lanvler 1899
l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION !J
L'ÉCOLE PRIMAIRE parait chaque quinzaine, de Novembre à Jfai inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d'abonnement pour la 8o1He, 2 Ir. 30. 1Jnlon po•tale 3 Ir. ~nnooee•, pri!l, 20 cenl, la ligne 011 ,on espace. Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit à une annonce ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.
SOMMAIRE: il
Pensées
XVIII... ANNEE
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Lettre à un Instituteur. - La lecture et les examens pédagogiques. - L'enseignement du français par la lecture à l'école primaire. - De l'attention. - Educa,tion des enfants peu doués. ( Suite.) Le calcul mental et l'arithmétique. - De l'éducation du c~r. (Sm'te) - Une manœuvre déjouée. - De la politesse. - Les congés scolaires. - De l'économie domestique. / Causeries p o,w les instit utrices.} ( Suite.} -- L'hygiène des yeux à l'école. Partie pratique. / Composü ions. S tyle. Calcul écrit, e:t:amens de recrues} - Variétés. - Un Supplément de 16 pages.
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Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1"' secrétaire au Département
de l'lnslruclion publique, à Sion.
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