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No 01 l'Ecole primaire, 1er Décembre 1896

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XVIm• ANNEE 110 l

SION ter

Décembre 1896

l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATJON 1

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L'RCOLE PRIMAIRE parait chaque quinzaine, de Novembre à Avril

inclusivement, en livraisons de t6 pages. Prb d'abonnement pour la 8olsffe, 2 Cr. 50. lJnion postale 3 Cr. -'noOnee•, pri:i 20 cent. la ligne ou son espace.

Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit à une annone!! ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE: Attention. - Avis important. - Réflexions pratiques. Educateur et éducation. - L'amour de la jeunesse. Médecin, guéris-toi toi·même. - L'ordre matériel et l'ordre moral ~ l'école. - L'enseignement du catéchisme (suite}. - Importance de l'éducation . - Supplément.

Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1.. secrétaire au Département de !'Instruction publique, à Sion.

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Chronique et avis scolaires r..e personnel enseignant primaire valalean est vivement engagé à continuer de réserver un bon accueil à l'Ecole primaire, son organe, car celui-ci ne saurait exister et prospérer sans son appui, vu le caractère spécial de la publication. Son gérant actuel , en la fondant, n'a point eu en vue une entreprise, soit une spéculation à faire, mais bien un service à ren:tre au personnel enseignant et aux écoles de son canton. Il la verrait avec plaisir passer en d'autres, mains si quelqu'un veut bien s'en charger et s'annoncer auprès de lui ou du comité de la Société. L'éditeur. r..e• commissions scolaires auxquelles est adressée la présente livraison de l'Ecole primaire sont informées que, faute de ressources, le Département ne pourra leur 'adresser gratuitement celle publication pendant le cours scolaire 1896-97. Celles qui reçoivent les N·· 1 et 2 et ne désirent pas s'abonner n'ont dès 101 s L'éditeur. qu'à les refuser. Notre pu~llcaUon. - Nos abonnés qui o'auraienL pas reçu l'un ou l'autre N· de l'Ecole primaire (1895-96) peuvent encore les obtenir sur demande et les recevront pour autant que les exemplaires disponibles le permettront. Plusieurs souscripteurs, qui doivent encore leur abonnement de dite année, sont priés de réserver bon accueil à la carLe de remboursement qui leur sera prochainement présentée. Par&le pratique. - Avec le prochain N° de l'Ecole primaire cowmeocera la publication des sujets de style et de calcul (oral et écrit) donnés lor:1 des examens des recrues de l'automne d~raier. Ftlront sui te à ces thèmes des dictées, des canevas de composition et des sujets traités, dont un abonné valaisan a bien voulu faire un choix et le destiner à notre organe. Per11onnel ensel1rnant. - Un de nos prochains N·· apportera le tableau· du personnel enseigoant valaisan pour le cours scolaire 1896-97. Prancbl11e po•&ale. - A l'occasiGD de 888 rapports officiels avec le Département de l'Iastruclion publique ou MM. les Inspecteurs, il esL de nouveau rappelé au personnel enseignant qu'il jouiL de la fran-

l'ECOLE PRIMAIRE ,,

REVUE PÉDAGOGIQUE P UBLIÉE SOUS L ES AUSPICES DE L A

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION iSSS-97

L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Mai inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d'abonnement pour la Soisf!le, 2 fr. 50. IJnion postale 3 fr.

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1897

être adressé au Département Sion.

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* TABLE DES MATIÈRES contenues dans l'année 1896-97 de l'Ecole primaire

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Les articles marqués d'un * émanent de la rédaction ou de ses collaborateurs ou correspondants spéciaux.

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Réflexions pratiques 1, Educateur et éducation L'amour de la jeunesse Médecin, guéris-toi toi-même L'ordre matériel et l'ordre moral à l'école * L'enseignement du catéchisme 12, 21, 42, 54, 67, 84, Importance de l'éducation (sentences) * Calcul oral Nécessité de l'instruction * Punitions en usage dans les écoles 28, * La dévotion du Sacré-Cœur et l'éducation 33, 49, 65, L'enseignement de la chimie agricole dans les écoles rurales * Exercices d'invention et de langage dans les petites classes Les trois vertus essentielles de l'instituteur * Guerre au patois 45, 58, * L'attitude du maître à l'école 51, De l'enseignemeut du dessin à l'école primaire * La botanique 57, * Des passions et de leur importance morale * La comptabilité agricole Le respect dû à l'enfant· .. * De la culture de l'espl-it' . Sur la composition françaisè 87, L' espér:ance doit soutenir l'instituteur La mission et les devoirs de l'instituteur 97, Enseignement de l'arithmétjqu\ . Comment utiliser les connaissances de l'enfant qui entre à l'école primaire pour commencer son instruction Maximes et conseils pédagogiques

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Société valaisanne d'Education 113, 129, L'art d'être bon maître 113, 130, 147, Parlons français Eloge de la grammaire L'enseignement de l'écriture Calcul pour les tout petits L'enseignement oral . Echos des conférences 139, 153, La justice . Méthodologie des travaux manuels 149, De l'importance morale du .s'entiment religieux dans l'école . · . . . De la surveillance des enfants en dehors de l'école . Jean-Daniel Pitteloud (notice)

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P.-S. - Par le fait cl'une erreur de pagination il y a solution de continuité dans l'indication des pages qui manquent entre 160-176, quoique la numérotation des livraisons soit exacte et qu'il faille se rapporter aux N°• de celles-ci pour la reliure.

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A mes chers abonnés et lecteurs 177 La justice . 181 La gymnastique à l'école primaire 183 Les jeux 185 Au sujet de la table qui précède, nous avons omis l'indication précise des variétés, chroniques, avis officiels et privés, annonces diverses, etc., mentionnés dans la couverture de la publication. A la présente table est encore joint le titre. A ce sujet, nous continuons à engager ceux de nos abonnés qui auraient l a collection complète de l'Ecole primaire et voudraient la faire relier, de conserver avec le corps de la publication les suppléments et la couverture de celle-ci, lesquels peuvent, en raison de leur contenu, être consultés à l'occasion avec utilité.

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Table des matières des suppléments . N° 1. Causerie sur les oiseaux. (Le merle noir.) L'oisiveté chez l'enfance. La bonne ménagère. Les chagrins des enfants. Variétés. Recettes. Conseils. Pensées.


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N° 2. La douleur du petit pâtre. La conservation des denrées et produits agricoles. Rapport des arbres fruitiers. La prière quotidienne en famille. La saccharine. Règles pour mal élever un enfant. Proverbes du cultivateur. Recettes et conseils. Pensées. N? 3. Un village de montagne (Lens). Hygiène de la vue. Une déplorable habitude. L'été de la St-Martin. Sans la lettre A (une croisière). Recettes et conseils. N° 4. Un mot sur l~ plain-chant. La force physique. Le givre es~ un engrais. Hugonnette (légende valaisanne). La. voix -douce. Entretien des arbres fruitiers. Le chant au point de vue de la santé. Proverbes agricoles. Recettes et conseils. Pensées. N° 5. La sœur « C' est pour rire » . Préjugés dangereux. Essais d'engrais. La ponte pendant l'hiver. Costumes nationaux Recettes et conseils. · N° 6. Annuaire du corps enseignant primaire du Valais pour 1896-97. N° 7 . La vie chrétienne dans un coin de l'Allemagne. Basilique d~ Sacré-Cœur et Tour Eiffel. Quelques figures excentriques. La progression alcoolique. Mois de StJoseph. Le Rhône et le Léman. Recettes et conseils. Pensées. N° 8. Les refroidissements. Le fossoyeur. Recettes et conseils. Variétés. Pensées. N° 9. Importance de l'élevage de la chèvre en Suisse. Idéal ! Enthousiasme! Recettes et conseils. Pensées. Conclusions des rapports lus à la réunion de Monthey. N° 10. Chemin de la Croix. Nos traditions populaires. Le chien du St-Bernard. Causerie sur le sommeil. Etre bien avec tout le monde. Le mois de mai. Recettes et conseils. Variétés. Pensées. N° 11/12. Pour les oiseaux. Le dzo de maï chez nos ancêtres. Histoire d'un tailleur de pierre. Beauté et utilité des lacs. Variétés. Recettes et conseils. Pensées. Compte-rendu de la réunion de la Société valaisanne d' éducati<m-, à Monthey, le 29 avril 1897.

SION, tu Décembre

1896-97

L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION ..A.TTE~TJ:0~ Tontes les personnes qui recevront les N°5 1 et 2 de l'ÉCOLE PRIMAIRE sans les avoir refusés, dans le délai de 10 jours après leur réception, seront censées abonnées. La signature de celles qui réfusent est nécessaire pour constater dfiment le renvoi de la publication. Nous appelons l'attention toute spéciale de nos lecteurs sur le fait que des suppléments sont joints à chaque N° de !'ÉCOLE PRIMAIRE. Ces annexes doublent pour ainsi dire au bout de l'année le volume de la publication, sans en augmenter le prix qui reste fixé à 2 fr. oO,par an pour la Suisse et 3 fr. pour l'étranger. L'EDITEUR.

..A.-.:VJ:S J:~FO:::eT...A..~T Nous avons le plaisir d'annoncer à nos abonnés pour l'année 1896-97 qu'ils recevront en prime gratuite un opuscule ainsi intitulé : Lectures choisies. - Fénelon et quelques autres grands écrivains (avec notes et notices) 365 maximes, pensées, sentences, s'appliquant aux actions de chaque jour. - Br, 65 pages.

Réflexions pratiques La persévérance nous fait surmonter bien des obstacles et avec elle on peut obtenir des résultats surprenants. Le Valais était loin d'être, il y a une dizaine d'années, e!l tête des cantons suisses pour les examens des recrues, et 11 devait cette humiliante place, en grande partie du moins, à la lecture trop défectueuse de la plupart de ses jeunes gens. Mais tous les instituteurs rendus attentifs à cette lacune, ont


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apporté dès lors une attention toute spéciale à cette partie de l'enseignement. Aussi de ce inoment, et grâce à une entente générale, et à la bonne volonté du personnel enseignant, on cultiva beaucoup mieux cette branche dans nos classes, et, chose étonnante, toutes les autres matières d'enseignement se ressentent de ce travail d'ensemble et prospèrent davantage. Aussi notre canton, arriéré encore, il y a peu de temps, occupe aujourd'hui le 13e rang en lecture parmi les 25 Etats confédérés, bien qu'il continue, malgré la récente augmentation, à être le dernier pour le traitement de ses instituteurs, comme aussi pour la dépense générale nécessitée par l'instruction· primaire. Nous pouvons même assurer sans crainte de nous tromper, qu'il nous est possible d'avancer encore dans l'échelle fédérale, si tout le corps enseignant, soutenu énergiquement dans la répression des absences non autorisées, et encouragé par un meilleur traitement, voue une attention toute spéciale à l'enseignement de cette importante matière. Cependant, tout bien examiné, il me semble que nous devons, pour l'honneur de notre canton, empoigner à présent une autre matière dans laquelle nos jeunes gens ne brillent guère, puisque nous n'y occupons que le 21 e rang, nous voulons parler de l'arithmétique. M. le président de !'Instruction publique du Valais a déjà trouvé, il y a deux ans, que nous ne cultivons de préférence dans nos classes que les matières les plus aisées, les plus faciles à enseigner; le compliment, si peu flatteur fùt-il, n'était, selon nous, pas tout à fait immérité. Depuis des années, nous occupons de très bonnes places en histoire et géographie, matières qui ne nécessitent que l'application de la mémoire, et pour l'enseignement de laquelle le maître ne joue qu'un rôle peu important. En effet, notre canton arrive cette année le huitième pour cette branche parmi les Etats de la Confédération. Sans doute que nos deux excellents petits manuels contribuent beaucoup à ce succès. On peut, nous semble-t-il, conclure de cette place qu'avec du travail, de l'attention et de la bonne volonté, nous pourrons aussi occuper une bien meilleure place en arithmétique. Nous prouverons par là, que les jeunes Valaisans ne manquent pas plus de jugement que de mémoire, et que nous savons aussi bien cultiver les

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matières qui demandent de l'attention et de la réflexion, que -celles qui font plus directement appel à la mémoire. Mais, pour atteindre ce but, il importe, dès le début des -classes primaires, que chaque maître soit au courant de ce ~u' on lui demandP-, et qu'il apporte toute l'énergie et le savoirfaire nécessaire pour enseigner l'arithmétique avec succès. Ce dévouement s'obtiendra d'autant plus facilement que toutes les .autorités semblent comprendre à présent la grande nécessité de l'amélioration du traitement des instituteurs. Nous avons chaque année l'occasion d'assfster à des examens, soit d'émancipation, soit de préparation, ou même de recrutement, et nous constatons toujours avec peine que l'arithmétique laisse généralement à désirer dans la plupart de nos écoles. D'ailleurs les compositions que remettent ces élèves dans ces circonstances, nous prouvent assez que la matière n'est pas soignée comme elle devrait l'être. Peu de feuilles sont propres, les opérations souvent inexactes, les chiffres en sont pour l'ordinaire mal faits, les solutions négligées ou sans suite et les opérations, malgré la volonté formelle des examinateurs, ne s'y trouvent pas, ou ne correspondent pas aux solutions. C'est pourquoi, il importe que nous reùoublions de zèle pour cette branche, et que nous arrivions à de meilleurs résultats que jusqu'à présent. Disons tout d'abord un mot du calcnl mental qui est et doit être le commencement, la base de tout calcul; car tant que les élèves ne comprennent rien au calcul mental, tant qu'ils ne sont pas familiarisés avec les cent premiers nombres et les tables des quatre opérations, surtout avec le livret, toute l'arithmétique écrite signifie fort peu de chose et n'est qu'un simple et incomplet mécanisme. Pour bien enseigner le calcul oral, il est nécessaire que le maître se serve d'une bonne méthode, bien graduée, qui apprenne à surmonter les difficultés, à initier les élèves à la marche à suivre, qui les habitue aux simplifications et aux abréviations. II arrive parfois que des maîtres se servent des cartes de calcul oral éditées par le département de !'Instruction publique, et à force de leur seriner les réponses dans les oreilles, les élèves les retiennent par cœur, si bien que si le même problème se présente à un examen quelconque, ils vous en donnent la réponse ; mais sitôt que vous leur demandez la solution du problème, ils n'en savent rien, et ne peuvent absolument pas vous dire comment ils l'ont trou vée. (A suivre).


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Educateur et Education La culture est un art, et l'éducation est la première des. culture:;. Le maître qui enseigne la science ressemble au laboureur, qui sème pour moissonner; au vigneron, qui· taille la vigne pour améliorer ses produits; au fleuriste, qui cultive les fleurs et diversifie leurs nuances; au pasteurenfin , qui nille sur son troupeau. Le premier auteur de l'éducation chrétienne s'est comparé lui-même à un semeur, à un pasteur : il a une vigne, des pâturages et un bercail :. « Je suis, dit-il, le bon Pasteur. » Maîtres chrétiens I n'oublions pas que notre mission est en quelque sorte divine : c'est pour l'éternité que nous travaillons; nous devons préparer la moisson pour le ciel. Si nous ne cherchons pas en premier lieu le royaume de Dieu et sa justice, nous perdrons cela même que nous cherchons et que Dieu nous accorderait infailliblement parsurcroit. Dans notre siècle de lumière et de progrès, où le monde est si plein de lui-même, beaucoup de maîtres sont tentés, que dis-je, oublient que pour être fructueuse l'éducation doiL reposer sur une base immuable, la Vérité éternelle, le Verbe de Dieu. Nous au moins, pénétrons-nous bien, au début de cette nouvelle année scolaire, que pour que l'éducation puisse accomplir sa mission, il faut qu'elle s'appuie sur Jésus-Christ, et qu'elle se propose pour but l'établissement du règne de Jésus-Christ dans les âmes. On ne lui demande pas, du reste, de sacrifier aucun autre de ses légitimes objets. Qu'elle s'attache à développer les forces corporelles, à enrichir la mémoire, à élever l'imagination, à rendre la sen:iibilité plus délicate, à élargir l'intelligence et à fortifier la volonté; qu'elle enseigne tons les arts et toutes les sciences dont l'acquisition ne doit pas trop charger l'esprit encore tendre de la jeunesse; mais qu'elle ramène tout à la science de Jésus-Christ, et qu'elle prenne ce divin Sauveur pour type de la perfection qu'elle doit reproduire dans chacun de ceux qu'elle est chargée de former.

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L'art des arts, a dit un saint Père, est le gouvernement ùes âmes, dont l'éducation constitue une des principales parties. . L'homme investi de cette importante fonction est un statuaire à qui Dieu confie des ébauche~ vivantes p_our '()u'il en fasse des chefs-d'œuvre. Pour remphr cette sublime tâche il lui faut avant tout un idéal. Qu'il n'aille pas chercher cet idéal hors de Jésus-Christ; il ne le trouverait pas ailleurs. Jésus-Christ seul est l'idéal · de toutes les quali tés et de toutes les vertus que l'éducation a pour but de développer : de la bonne grâce, de la charité, de la fermeté, -0e la science, de la piété; il est le modèle général de. t:ous les hommes et le mod èle particulier de chaque condition, de chaque ~aractère, de chaque nature. Un maitre vraiment chrétien n'a donc qu'une chose à faire ; étu~ier sous to_us $es aspects ce divin Modèle, et s'efforcer den reproduire les traits dans chacune des âmes qu'il façonne. Je me trompe, il doit faire quelque chose de . pl~s; il faut qu'il fasse aimer ce divin Mod èle par ceux qm doivent en être les vivantes copies. S'il n'obtient pas cela, il n'aura rien obtenu · car l'éducation ne saurait être une œuvre purement pa~sive de la part de ceux sur qui elle s'~ccomplit. On ne cultive pas les âmes comme on cult1~e les plantes. Et, du reste, les plantes elles-mêmes ne cooperentelles pas, à leur manière, à la culture qu'on leur donne? A quoi servirait de sarcler la terre autour d'elles et de les arroser chaque jour, si leurs racines n'aspiraient pas cette humidité bienfaisante et les sucs nourriciers qu'elle entraîne avec elle? Ce que font les plantes sous l'empire d'une aveugle nécessité, les plantes doivent le faire librement. Le succès de l'éducation est à ce prix. C'est peu que d'obtenir de ces jeune:; âmes l'observation de l'ordre matériel sous l'empire d'une discipline toute militaire, Si cet ordre n'est pas aimé, il préparera pour le moment où on pourra enfin secouer le joug une réaction souverainement funeste. En attendant, les défauts seront peut-être refoulés, mais ils ne seron~ pas _corrigé:;; le caractère, loin de se redresser, aura ar.qms le


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pire de tous les travers : la dissimulation. Au lieu de former un homme et un chrétien nous aurons façonné une âme d'esclave..... ' Il n'en sera pas ainsi si nous parvenons à faire connaître et aime~ Jésus-Christ à ces je~nes âmes, si bien faites pour concevoir tous les nobles sentiments. Aimons nous-mêmes ce divin Sauveur, et il ne nous sera pas difficile de faire apprécier à nos élèves la gloire insigne de l'avoir pour Frère, pour Roi, pour Chef. ..... 2 novembre ·1896, jour des fidèles Trépassés.

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de l'âme, et reconnut que le jeune homme disait vrai quand il parlait de sa fidélité à observer la loi. L'éducateur i;hrétien ne peut se flatter de pénétrer par son regard jusqu'au fond des cœurs, comme faisait le Sauveur. Mais, puisqu'il est homme de foi, il voit devant lui une Ame, et cette âme, il doit l'aimer. Il l'aimera parce qu'elle ressemble à Dieu, parce que Jésus-Christ l'a rachetée de son sang, parce qu'elle garde encore son innocence baptismale ou qu'elle eRt voisine de l'heureux temps où cette innocence durait encore, parce qu'elle doit devenir le tabernacle du Dieu de l'Eucharfstie, parce qu'elle est appelée à entrer un jour dans la gloire éternelle. Il l'aimera parce que Jésus-Christ l'aime et comme Jésus-Christ l'aime. Pourquoi certains maîtres s'acquittent-ils si imparfaitement de leur tâche? Parce qu'ils n'aiment pas assez, et l'on fait mal ce que l'on fait sans goût. Pourquoi d'autres portent-ils parfois si péniblement le joug de leur vocation? Encore parce qu'ils n'aiment pas assez, et ne cherchent pas à expérimenter pour leur propre bonheur la vérité de ce mot de saint Augustin : ,1 Qui aime, fait tout sans peine, c'est une peine qu'il aime. 11 Rollin a écrit ces belles paroles dans son Traité des Etudes: « Qu'est-ce qu'un maître chrétien chargé de l'éducation de jeunes gens ? C'est un homme entre les mains de qui Jésus-Christ a réuni un certain nombre d'enfants qu'il a rachetés de son sang, et pour lesquels il a donné sa vie; en qui il habite comme dans sa maison et dans son temple; qu'il regarde comme ses membres, comme ses frères et cohéritiers, dont il veut faire autant de rois et de prêtres, qui régneront et serviront Dieu avec lui et par lui pendant toute l'éternité. Et pour quelle fin les lui a-t-il confiés? Est-ce précisément pour en faire des poètes, des orateurs, des philosophes, des savants? Qui oserait le dire ou même le penser ? Il les lui a confiés pour conserver en eux le précieux et inestimable dépôt de l'innocence, qu'il a imprimée dans leur âme par le baptême, et pour en faire de véritables chrétiens. Voilà donc ce qui est la fin et le but de l'éducation des enfants. l'out le reste ne tient lieu

Un instituteur valaisan.

L'amour de la jeunesse L'éducation de la jeunesse n'est pas un métier: c'est une fonction sacrée qui met en contact une âme chrétienne a:ec une autr~ âme chrétienne, et qui permet à la première d exercer une mtluence salutaire sur la seconde. , Le ma~tre gui n'a d'antre souci que celui de s'acquitter d un métier n est pas un éducateur. C'est une sorte d'intrus dans le berc~il du j_eune troupeau . On peut lui appliquer ce que le drnn Maitre dit du mercenaire: cc Ce n'est pas un ~asteur, les brebis ne sont pas à lui ; il voit le loup vemr et se sauve... ; quant aux brebis, il n'en a nul souci. » Le vrai maître doit être, dans son cercle d'action un pasteur des âmes. Il doit aimer dans ses enfants, a'v;rnt tout et par-dessus tout, les âmes. Un jour Notre-Seianeur vit acco~rir à lui un jeune homme qui, a~ milieu a/gens v~nant .r~clamer_ de~ faveurs temporelles, demandait le moyeu d acquem la vie eternelle. « Maître, ajout.ait-il, j'ai observé tous les commandements depuis ma jeunesse. » Alors, dit saint Marc, « Jésus le regarda et l'aima. » De cet amourprocéda ensuittl la leçon de perfection qu'il lui donna. , L~ regard du S~nveur ~e fut point superficiel. II ne s arreta. ~as aux tra!.ts du visage ni à la marche plus o 11 moins elegante de l interlocuteur. Il pénétra jusqu'au fond

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que de moyen. Or quelle grandeur, quelle noblesse une mission si honorable n'ajoute-t-elle point à toutes les fonctions des maitres I Mais quel soin, quelle attention, quelle vigilance, et surtout quelle dépendance de Jésus-l;hrist ne demande-t-elle point 1 » Quelle dépendance de Jésus-Christ ? Retenons ce mot. Jésus-Christ nous confie ce qu'il aime; aimons ce qu'il nous confie, et donnons à Jésus-Christ cette marque d'amour d'aimer de notre mieux ces enfanLs qu'il aime tant, et de les aimer comme il les aime lui-même. C'est toute notre raison d'être, à nous, maitres chrétiens. Dans son écrit sur le Sacerdoce, saint Jean-Chrysostome raconte toutes les difficultés qu'il fit avant de se laisser ordonner. Il énumère toutes les obligations qui pèsent sur le pasteur des âmes, et en arrive à dire à son ami Basile: « C'est à bon droit que le Seigneur a indiqué comme preuve d'amour envers lui le soin qu'on prend de son troupeau. - Tu n'aimes donc pas le Christ? » réplique aussitôt Basile à son ami trop hésitant. Nous qui voulons l'aimer, ce Christ trois fois béni, aimons la portion si chère de son troupeau qu'il nous a confiée. Aimons nos enfants, quels qu'ils soient; aimonsles de cet amour surnaturel qui seul plaît à Jésus-Christ. Et parce que cet amour doit être surnaturel, demandons au divin Maître de le mettre dans nos âmes, de l'y garder et de l'augmenter. Prière du maître chrétien (Extraite d'un recueil vublié à Aovers, ea 1591) Dieu tout-puissant et miséricordieux, de qui vos fidèles reçoivent la grâce de vous servir d'une manière digne et méritoire, accordez-moi, à moi votre indigne · serviteur, de diriger vers vous toutes mes pensées et toutes mes affections. Illuminez mon cœur pa.r la grâce dn Saint-Esprit, donnez-moi l'intelligence, la mémoire, une parole ardente, afin que, mettant de côté toute négligence, je mérite de bien m'acquitter de mes fonctions, d'obtenir d'utiles réml· tats, de vous plaire en toutes choses et de vous louer dignement par tous les moyens. Qu'ainsi mes élèves fassent par

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mes soins de tels progrès dans le chemin des vertus, que. moi avec eux et eux avec moi, nous méritions de recevoir les récompenses éternelles qui sont promises à nos travaux et que nous en attenc!ons.

Médecin, guéris-toi toi-même

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Le temps de l'A vent a été institué po1:1r préparer les âmes à la venue de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Durant cette période de l'année liturgique, le maître chrétien doit se considérer comme un autre Jean-Baptiste appelé, dans la mesure de sa vocation, à disposer les âmes des enfants et à les conduire au Divin Sauveur. Mais c'est là une œuvre surnaturelle qui réclame autre chose que des efforts extérieurs. Quand il s'agit d'enseigner les sciences profanes, il importe ordinairement que le maître soit uni à Dieu par la grâce, ou ne le soit pas. On peut être privé de cette grâce, et même de la foi, et cependant posséder un remarquable talent pour enseigner l'arithmétique, l'orthographe et les autres sciences qui n'impliquent aucune éducation morale. Celui qui n'a pas la foi ne serait déjà plus un maître sûr pour l'enseignement des sciences dites morales, comme l'histoire et la morale proprement dite: car ses appréciations risqueraient bien souvent d'égarer l'esprit de l'enfant, en ne tenant aucun compte de l'intervention de Dieu dans le monde. Mais la foi elle-même ne suffit pas pour former l'enfant à la piété et l'attirer à Jésus-Christ. Le maître chrétien ne peut se contenter de montrer du doigt le chemin qui mène au Sauveur; il faut qu'il le suive lui-même fidèlement et qu'il entraine les autres à sa suite plus encore par l'exemple que par le conseil. Il pratiquera donc loyalement pour son propre compte ce qu'il enseigne aux autres: 1° Il sera un homme mortifié et attentif à corriger ses propres défauts. C'est là l'esprit du temps de l'Avent. « Faites pénitence, prêchait saint Jean-Baptiste, que les sentiers tortueux redeviennent droits. > L 'enfant est très perspicace pour découvrir les défauts de son maître; il épie ses moindres démarches; il prend un naturel et malin plaisir à trouver les côtés faibles de l'autorité qui lui commanrl.e. Que le maître veille sur les penchants de sa nature pour les dominer; qu'il ne cède jamais à la tentation de l'impatience, de l'emportement,


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de la rancune, de la partialité, du laisser-aller dans l'accomplissement de son devoir. L'enfant s'en apercevra: l'estime, la. confiance, l'affection grandiront dans son cœur. II s'efforcera.. d'obéir en tout à une autorité qui s'impose à lui par la vertu,. et quand le maître lui parlera de corriger ses défauts et d'assujettir sa vie à l'austérité du devoir, l'enfant n'aura pas il. lui rappeler le mot de l'Evangile : < Médecin, guéris-toi toimême ! 2° II maintiendra toujours en lui l'état de grâce. Dans ·les œuvres de Dieu, l'union à Dieu est essentielle. Très souvent. des efforts très gén_éreux, un zèle extérieur qui paraît très. ardent, des sacrifices même très méritoires en apparence n'aboutis~ent à rien. ou ne produisent aucun bien durable, parce que Dieu ne bémt pas ce qu'on a entrepris sans lui. Vous qui voulez exercer une action chrétienne sur les âmes, maintenez-vous donc toujours en état de grâce. Avez-vous commis: quelque faute légère? Demandez-en pardon au plus tôt et réparez-la, afin que rien en vous ne gêne l'action de Dieu. La. fragilité humaine, la malice du démon, l'occasion imprévue vous ont-elles entraîné à quelque chute qui vous paraît plu; grave? Pas de découragement., mais surtout pas de délai pour vous re~ever, d'abord _par un bon acte de contrition parfaite,. et ensuite au plus vite par le sacrement de pénitence reçu avec ùc bonnes dispositions. Si l'âme n'est pas unie à Dieu. par ln. grâce, toute action surnaturelle sur les autres est paralysée. De là le secret malheureux de tant d'insuccès de déceptions et m~me de vies inutiles, en dépit des app~rences. Sans doute, Dieu éprouve même ses meilleurs serviteurs en permettant parfois que leurs efforts semblent stériles. Mais souvent l'entrave ne vient-elle pas de la présence ou du concours de quelqu'un qui, avec les meilleures intentions et les plus recommandables qualités surnaturelles ne sait pas rester uni à Dieu par une vie constamment surn'aturelle? 3° Le maître chrétien ne doit pas se contenter d'être uni à Dieu par la grâce. Notre-Seigneur a dit lui-même, en parlant de ses disciples: < Je me sanctifie moi-même pour eux. > Se sanctifier soi-même est encore le meilleur moyen de sanctifierles autres. Veut-on que, pour recevoir dignement l'Enfant Jésus. à Noël, les enfants s'imposent pendant l'Avent de généreux. sacrifices et soient obéissants, pieux, laborieux, charitables et purs ? Que le maître lui-même commence par pratiquer avee: grand cœur et grand courage toutes ces belles vertus. Sans

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qu'il ait beaucoup à parler, les enfants comprendront. L'action. surnaturelle s'exercera invisiblement de lui à eux, et il s'établira entre le pasteur et son petit troupeau une sorte d'émulation à la vertu dont Notre Seigneur activera l'ardeur et bénira les efforts. Le maître trouvera déjà sa récompense damt le spectacle du bien qu'il aura fait en employant le bon moyen, et, à vrai dire, le seul moyen de former les enfants à l'amour et à l'imitation du divin Jésus. Quel saint Avent, quel joyeux Noël dans l'école où tous, maîtres et élèves, auraient ainsi comprfa la vie chrétienne!

L'ordre matériel et l'ordre moral à l'école Comme on l'a très bien établi, il est nécessaire d'arriver à obtenir à la fois dans nos classes l'ordre matériel et l'ordre moral. Ainsi que l'a dit Bossuet, l'ordre est une espèce de vie de l'univers. Il n'y a donc pas de tâche plus noble, plus importante, que celle d'y faço nner nos élèves. de la leur faire connaître, observer et aimer. Une institutrice aura donc pour premier souci d'obtenir dans sa classe l'ordre matériel; la pièce vaste, bien aérée, éclairée suffisamment, sera pourvue du mobilier indispensable; ce mobilier sera raugé avec un soin minutieux pourque les objets qui ont servi soient remis immédiatement à leur place; c'est le seul moyeu d'éviter le désordre, la confusion et la perte de temps. La salle sera tenue avec une extrême propreté et on ne permettra pas que les enfants jettent sur Je plancher de la. boue, des restes d'aliments, des chiffons de papier. Les livres jetés pêle-mêle sur les tables devüinnent encombrants et gênent le travail des élèves; voilà pourquoi on ne laissera sur la table que le volume qui sert à la leçon, tous les autres devront être placés dans le bureau. afin qu'il soit aisé de les retrouver lorsque le moment sera. venu. Il faut veiller à ce que les livres et les cahier.:; ne soient ni froissés, ni cornés, ni sales, ni couverts de caricatures~


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de cette manière on évitera aux parents des dépenses inutiles, et les enfants contracteront des habitudes d'économie. La propreté des classes a une grande influence sur l'hygiène; par conséq uent le balayage sera fait tous les soirs. Quels sentiments de tristesse éprouve un inspecteur qui visite une classe malpropre et tenue en désordre! D"avance il est convaincu que l'instruction et l'éducation des élèves doivent en souffrir! Après la propreté du local vient celle des vêtements ; l'instituteur 011 l'institutrice aura soin que sa tenue dénote l'ordre et une propreté scrupuleuse; en outre il faudra exiger que les élèves ne portent pas des habits sales ou déchirés, des cheveux longs et mal peignés; leur figure et leurs mains seront lavées tous les matins, et on n'hésitera pas à faire combler cette lacune à la fontaine avant l'entrée en classe, lorsque la visite régulière aura prouvé que les recommandations habituelles ont été perdues de vue. Que serait l'ordre matériel sans l'ordre moral? Ce dernier est d'une importance capitale puisqu'il s'empare de l'enfant, le discipline, le tourne au bien et le porte à l'amour du devoir. Roi lin, dans son Traité des Etudes, nous « assure que « l'éd ucation est une maîtresse douce et insi« nuante, ennemie de la violence et de la contrainte, qui « aime à n'agir que par voie de persuasion, qui s'applique « à faire goûter ses instructions en parlant toujours raison • et vérité ». Voila le résumé de nos devoirs pédagogiques, résumé qui exige de la bonté et de la fermeté, du cœur et du caractère, une affection qui se possède et sache commander.

L'Ecole maternelle et enfantine.

L'enseignement du catéchisme ( 1) ,suite) Nous supposons donc nos cours organisés : les heures et le lo(jal où nous enseignons sont connus des parents et de l'instituteur, comme des enfants; rien n'est abandonné an hasard . (1) Voir l'Ecole primaire de 1895-96,

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Il nous reste maintenant à établir le programme de chaque cours. Parlons d'abord du cours inférieur. Ne nous y trompons pas, si le cours inférieur exige peu de connaissances théologiques, il n'est pas Je moius difficile, ni le moins important, et il réclame du catéchiste beaucoup de tact, de méthode et de savoir pédagogique. Qu'enseignerons-nous dooc aux commençants? Fant-il leur apprendre les vérités les plus importantes de la religion? Selon nous, la question doit ê.tre posée autrement. Nous devons nous demander .: Qu'est-ce que l'enfant est capable de comprendre ? De 11,1ême qu'il n'est pas permis à la mère de donner à son petit enfant des aliments qu'elle sait ne pouvoir être digérés, de même nons ne sommes pas libres de tailler, dans la doctrine catholique, un programme quelconque, indépendamment des forces et des dispositions psychologiques de nos jeunes auditeurs. Tont ce qui est évidemment au-dessus de leur portée doit être ajourné à plus tard. Mais, qu'on le remarque bien, il existe divers procédés propres à faciliter l'intelligence des vérités chrétiennes et à rendre accessibles les enseignements qui de leur nature seraient pour nos élèves impossibles à comprendre. Parmi les procédé.3 qui réussissent le plus sûrement, mentionnons les catéchismes en images, dont il sera question plus tard. Dans ce premier cours nous devons nous abstenir de tout ce qui est scientifique : définitions théologiques, termes abstraits, etc. Donnons quelques exemples. Sans insister sur les mots Mystère, Sainte-Trinité, Incarnation, Rédemption, termes que j'aurais de la peine à leur expliquer convenablement, je puis apprendre aux enfants les vérités que ces mots renferment. Je n'aurai qu'à leur dire : « Il y a un seul Dieu, mais il y a trois personnes en Dieu, le Père, le Fils, le Saint-Esprit. La seconde personne, le Fils, a pris un corps et une âme semblables aux nôtres ; elle porte le nom de Jésus-Christ. Ce Jésus-Christ est mort sur une croix pour nous. » Beaucoup d'enfants de 7 ou 8 ans pourront comprendre cet exposé, surtout si je recours à des tableaux, pour frapper leurs yeux, me conformant à


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eetle maxime philosophique : Nihil in intellectu nisi prius fuerit in sensu. Au lieu de leur apprendre qne le baptême produit la grâce sanctifiante, je me contenterai de leur dire que les enfants qui meurent avant de recevoir le baptême n'entreront jamais au paradis, tandis qu'il en est autrement de ceux qui ont reçu ce sacrement. Mais avec les commençants je garderai le silence sur la plupart des sacrements. Il me suffira de leur parler, dans ce cours, de la Pénitence et de !'Eucharistie, et encore je leur exposerai plus volontiers ces notions· en racontant leur institution ou en leur apprenant comment on les administre. Quant aux. commandements de Dieu et de l'Egfüe je leur dirai ce qui ·est péché. Ils comprendront facilement qu'il n'est pas permis -de souhaiter du mal au prochain, bien que je leur laisse -ignorer pour le moment le mot d'imprécation. Ainsi, la règle du catéchiste sera de faire connaitre aux -enfants les vérités religieuses en elles-mêmes, par des faits, des anecdotes, des exemples, des images, et de réserver en :général l'étude des termes scientifiques pour le cours moyen. La connaissance des mots propres pourra s'acquérir plus tard sans difficulté. Puis des véritès bien comprises on -devra d'ordinaire tirer deux conclusions: l'une morale et l'autre pieuse. Je viens, par exemple, d'enseigner aux commençants que Dieu est partout. Ma première conclusion sera : il nous est donc impossible de nous dérober à son regard pour faire le mal impunément, et la seconde : nous devons nous rappeler sa sainte présence, l'adorer et le prier souvent. J'ai dit que la sainte Vierge est la Mère de Jésus ainsi que la nôtre. Première conclusion : l'honorer d'un culte spécial. Deuxième conclusion: réciter souvent telle ou telle oraison jaculatoire que je leur apprendrai. Au cours inférieur, nous exposerons ordinairement les vérités sans dire le pourquoi ni le comment. Ainsi, après avoir enseigné qu'il y a trois personnes en Dieu, le Père, le Fils, le Saint-Esprit et que ces trois personnes ne sont qu'un seul Dieu, je me garderai de dire pourquoi et corn-

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ment elles ne font qu'un seul Dieu. Dans l'explication du

~atécbisme, conduisons-nous avec nos jeunes auditeurs ,comme si nous leur montrions quelque point de vue remarquable. Nous nous garderions bien, à propos des fleurs ,qui parfument le sentier, ou des oiseaux qui gazouillent -dans la haie voisine, de nous livrer à des théories scientifiques sur la flore ou la faune de la conlrée, théories qui ne seraient. pas comprises, mais nous chercherions tout ,naturellement à exciter leur admiration . pour la beauté des fleurs, la variété des aspects et l'étendue des horizons qui ,S'étalent aux regards du spectateµr . Ainsi, exposer et affirmer les vérités rJvélées en évitant les expressions techniques, en éliminant les questions en-core inaccessibles à l'intelligence de l'enfant, en accommodant nos explications au savoir de notre auditoire, dans un langage simple, dépouillé de tout appareil scientifique, c'est-àdire sans définitions, divisions, ni preuves théologiques; puis, faire jaillir de notre exposé des conséquences morales, des résolutions pratiques et des sentiments de piété, telle sera, en somme, la marche que nous suivrons avec les écoliers du cours inférieur. Ajoutez à ce programme fondamental une partie de l'Histoire Sainte, les épisodes les plus touchants, les plus intéressants, par exemple: la Création du monde, le Déluge, l'histoire si belle de Joseph, celle de Tobie et la plus grande partie de la vie de Notre Seigneur, et vous aurez là un programme simple, facile, mais riche et instructif pour les deux ou trois années du degré inférieur. Complétons ce programme par l'étude des principales prières de l'Eglise, qu'il faut apprendre par cœur, parce qu'on peut les réciter d'une manière méritoire sans les -comprendre, pourvu qu'on ·ait l'intention d'unir nos voix à la voix de l'Eglise. (A suivre.)

Importance de !'Éducation

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* Le

peuple est actuellement roi et roi absolu. Or quand il


chise de port en observant les tormalitês postales requises. L'e:r.péditeur doit non seulement inscrire sur l'enveloppe le mot officiel, mais donner son nom et sa qualité, et éviter dans l'adresse l'emploi d'un nom propre. Ainsi il faut écrire: M. le Chef du Département, ou au Secrétariat du Département, ou M. l'inspecteur scolaire du district de . . . à . . . Si ces formalités ne sont pas remplies, les plis arrivant ta:r.és, courent risque d'être refusés.

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y avait des rois, il était d'une importance souveraine de bien choisir le précepteur du futur maître du pays. On le choisissait entre mille. Il fallait pour cette œuvre capitale des hommes comme Fleury, comme Bossuet... Pourquoi? Les destinées de la France étaient en jeu. Aujourd'hui que le peuple est roi, l'œuvre capitale, c'est de lui donner des précepteurs chrétiens. P. BERTHE. * Je ne connais rien de plus divin que l'éducation de la. jeunesse. PLATON. * L'œuvre la plus divine est d'enseigner les âmes. · St-Denis l'ARÉOPAGITE. * Quelle mission plus grande que celle de gouverner les âmes et de former les mœurs des jeunes gens? Il n'est certes ni peintre, ni statuaire, ni aucun artiste qui atteigne à la. hauteur de celui qui possède l'art d'élever les jeunes gens. St-Jean CHRYSOSTOME. * Je ne sais s'il y a rien de plus grand et de plus agréable à. Dieu que de cultiver ces jeunes plantes du jardin du Seigneur, et de les arroser des eaux salutaires de la doctrine céleste. GERSON. * J'ai toujours pensé qu'on réformerait le genre humain en réformant l'éducation. LEIBNITZ. * L'éducation est manifestement la plus noble et la plus grande œuvre qui soit au monde: car elle embrasse l'homme tout entier, tel que Dieu l'a conçu, tel que Dieu l'a créé, et elle continue cette œuvre divine dans tout ce qui s'y rencontre de plus haut, la fraternité des âmes. Unie à la religion, l'éducation est la plus forte puissance civilisatrice et régénératrice des sociétés; elle prépare le fruit dans la fleur. DUPANLOUP. * La clef de cette époque (l'époque romaine), je crois l'avoir trouvée sur les bancs d'une école.~Et pourquoi pas ? Où se font les hommes? C'est à l'école. D'où datent nos convictions les plus fermes, nos pentes les plus entraînantes, nos préjugés les plus indéracinables? N'est-ce pas de l'école? CHAMPAGNY. • Les mères et les instituteurs, voilà ceux qui jettent dans. le monde presque toutes les semences du bien et du mal.

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CHOIX DE CANTIQUES CATHpLIQUES à l'usage de l'église, des écoles et des familles, recueilli!'! par F.-0. Wolf, professeur au collége-lycée et organiste de la cathédrale de Sion (Suisse). , • Ce recueil, dit la Cacllla, e1celleote publication Mitée par M. J. Gurller, à Boncourt JUra·B.) 1 eat no de1 meille ora de ceu1 qui ont paru e n Suisse, et Il 1era trèl utile dan1 le1 4colea et dan• les paroluea pour les olllces extra litnrgiquea. •

Ce recueil r.omprend 70 morceaux doot voici les litres: t. o 1aoctls1lma. 2. Cantique. a. Cantique de St-!lpboose de Ligorl. 4. La Beur de

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Marie. 5. Lo mère de miséricorde. 6. Au saint rœur de Marie . 7. La mère d11 pro1cril1 8. Cantique des pllerins. 9 . Hommage à la sainte Vierge. 10. Je vous salue, ftlarie. 11. Janua cœtl. 12. Invitation au enlie de ftlarie . 13. Le mois de mai. 14. A la reine du ciel. 15. La mère d'allliclion. 16. L' image . 17. Le saint nom de Marie. 18. 0 domina m.a. 19. Vu insigne devolioois. 20. Regina mart!rum. 21, 22. Ave maris stella. 28, U. Ave Maria. 25, 26, 27 . Lilanla lauretana. 28. Louanges à l'Eucbarislie . 29. Ua,c requies mea in 1a,culum 111<:qli. 30. Ego dormio et co r meum vigllat. 81 . Discile a me quia miti1 aum et humilia corde. 82 0 eaca viatorum. S8 1 84, 41. O salutaris. 85. Yerbom saperoum. S6. o esca ,latorum. 87. Je101 Deus, amor meus. 88. Pan11 angelir us 89. Ave verum. 40. Anima Cbrl1U. 42 1 48, «, 47. Taotum ergo. 4o, 46. Pange liogua. 48 Adoramu1 te. 49. o booe Joan. oO. t•endant t•.l.oent. 51. Gloria. 52. Sur la noue de Jkas-Cbriat. 58. Dana la nait de NoêL. H. HJJDDu• S Beruardi de S Nomine Jesu. 55. Regret et amour. 66. Sar le mr•· ttre de la croix. 57. Vere languores no1tro1. 28. ln domiai quadragesima,. 59. Bésurnclion de Notre-Selgueur. 60. lnvocaUon t l'Esprll Hint. 611 69. Veni creator. 69. La Trinité. 84. Saiut .loge gardien. 65. Te Deum laudama1. 66. Salut catbolique. 67. CauUqae pour la ._DDe mort. 68. CaaUqac de S. Fnnçoia-1nler. 69, 70. Moleta. ·

Prix fr. 1. 25 broché. Sur IJ le 13,... en sus.

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l..ia fu&ure 1nénaaère Lectures et leçons sur l'économie domestique , la science du ménage, l'hygiène et les connaissances nécessaires à une matlresse de maison, par M11• Ernestine WIRTH, 3m• édition, cartonné, 480 pages. - Prix 1 fr. 80. Pour les abonnés de l'Ecole primaire fr. l. 50.

DiTision des parties et chapitres. l" PARTIE. - Notions p1·éliminaires. i. La famille et le foyer domestique. 2. La femme de ménage. 3. De l'eeprit de Camille. 4. De l'économie domestique. Il'"· PARTIE. - 0 1·ganisation morale de la maùon et qualités d'une bonne m énagère. 1. La prévPnance. 2. Les (étes et réunions dt! famille. 3. Devoirs du voisinage. 4. La

RENDU.

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lecture et la bibliotLèque de la maitresse de maison. (,. Du rôle de la femme dans l'.iducation des enfants.

Ili"'" PARTIE. - Organisation matérielle et administration économique de la maison. 1. Apprentissage de l'économie

Supplémeut à l'ECOLE PRHIAIRE

domestique. 2. Des qualités de la bonne ménagère. 3. De l'économie. 4. Emploi de la journée d'une maitresse de maison. 5. Installation d'un ménage. 6. Distribution intérieure de la maison. 7. Cuisine, office, boulangerie, ustensiles et accessoires de cuisine. 8. Des domestiques. 9. Blanchissage et entretien du linge. 19. Entretien et conservation des alimente. 11. Des travaux a l'aiguille. 12. Des provisions. 13. Manière d'ordonner un dlner. 14. De l'apprentissage de la cuisine. 15. Notions élémentaires d.i cuisi11e. 16. La ferme et la fermière. 17. Le jardin potager. 18. Chauffage et éclairage 19. Ri!cettes tt connaissances utiles. 20. De la comptabilité. 21. Conseils d'hygiépe.

Causerie sur les oiseaux Le merle noir Il est des oiseaux que je n'ai pas besoin de signaler à vctre attention, mes jeunes amis, car tout le monde

les connaît. · Tels sont les corbeaux, les pies, les hirondelles les martinets. · ' Généralement aussi on connaît le merle, }'étourneau. Je chardo~neret, le rouge-queue, le pins<>n. Toutefois, dans mes promenades au milieu des prés et des bois, j'ai rencontré des garçons de 14 15 et 16 ans, qui ne savaient pas distinguer ces bôt~s si communs de nos campagnes. Il faut donc en dire un mot. De ,bo~~e heure au printemps, tout l'été et jusque VGrs 1 arr1ere-automne, vous voyez le long des ruisseaux et dans les _lieux ombragés, sur les saules et les buissons, un oiseau tout noir d'habit avec un bec jaune visible de très loin. ' ~·e~t le merle noir, type du vrai siffleur, car on dit: « 11 siffle comme un merle >. Toujours en mouvement cherchant d~~ insectes, il nous charme de ses mélodies: belles et vanees. Aux premiers beaux jours du printemps surtout, on. entend ret.entir sa voix vibrante et flûtée qui prélude ga1m~nt au _reveil de la nature. Les petits oiseaux au g_~s1er. moms retentissant, semblent êire l'orchest!e var10 qui accompagne le ténor, le soliste . Laissez le merle preHdre ses ébats et vous donner ~es. concerts san_s chercher trop à l'approcher, car il est tu:1ude ou plutot méfiant, et votre approche le ferait taire. Laissez surt~ut en repos son nid, habilement dissimulé dan~ les bm~sons, un peu au-dessus du sol et contenant C!nq ou, six ~ufs gris-bleu, parsemés de taches et d,e pomts. C _est l avemr de la race merle qui est là. c est une fa°:11lle de gais siffleurs et de destructeurs de vers et cheml_les: respectez-la donc. Il est permis d'être un fin merle, c'est-à-dire un homme fin et adroit_; ~ais 11 ne faut pas être un beau merle. n1 surtout un vilain merle, et il est recommandé de ne

ELÉMENTS D'ARITHMÉTIQUE A L'USAGE DES ÉCOLES PRIMAIRES

Par un professeur de l école normale de Sion i vol. cart. 2"'· édition, revue et augmentée

Cet ouvrage comprend deux parties: la 1•n, théorique et ornée de figures, la 2m•, pratique, qui compte plus de 2000 exercices et problèmes. Au nombre de ceux-ci, l'on trouve la plupart des sujets donnés lors des examens des recrues. C'est une amélioration sensible sur l'édition p1·écédente. Voici sur ce classique (très apprécié du corps enseignant valaisan et accueilli également avec faveur dans diverses écoles d'autres cantovs) entr'autres appréciations, celle émise par un inspecteur scolaire étranger au Valais : • Les défini lions théoriques sont simples et précises . !.es prol>lèmcs sont variés, en nombre sulfisant, et réelleu1clH µr atique s. L'ouvrase a en outre le me.tr i te du bon mar• .:hé, la r ~liu rc est d 1un lion goût et l'ilOprt:ssion plait par se:; jolis caractères. •

Voici l'autre jugement qui concorde avec le précédent. • Au1 hommes d•l!cole très nombreu1 qui repro chent à certains r ecueils l'absence complète de théorie, l'ouvrage otrrc un e1posé théor ique clair, sobre et surnsamment complet... . Je garde d'un examen attentir <lu manuel Ja conviction sincère qu'il rcnfcrm~ un ••ecllent cour& d'aritbmélique. J'apprécie surtout le grand nombre cl la progression bien graduée des problèmes. •

Les 8oluUons raisonnées, qui se vendent séparément coûtent fr. 1. 50. Pour prévenir les abus qui en pourraient être faits, elles oe sont vendues qu'au personnel enseignant. Elles ne contiennent pas la donnée, soit le texte des problèmes. Tout maître ou toute maîtresse qui adopterait et demanderait le livre de l'élève pour son école, soit 12/13 ex. au moins, recevra d'ailleurs un exemplaire du corrigé à titre gracieux.

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pas jaser comme un merle, ce qui veut dire jaser beaucoup. On di_t quelquefois : c Si vous faites cela, je vous· donnerai un merle blanc. • On veut par ces mots défier quelqu'un de faire uue chose, considérée comme impossible. L'h~stoire no~s rap_porte que Jean Hunyade, célèbre guerrier hongrois, beros des lut.tes chrétiennes contre les Turcs, fut battu en 1449 par le sultan Amurat II au Champ des merles, lieu situé entre la S,nbie et la Bolgar1e. Il faut cnme que là les oiseaux qui nous intéressent sont plus nombreux que dans nos baies et nos bosquets. · Ou.re le merle · commun ou noir, dont je viens de parler, le genre mer~e comprend encore la grive et les !-O~queurs; Ces der01ers sont ainsi appelés parce qu'ils 1m1tent aisément le chant des autres oiseaux et semblent s'en moquer en cherchant à l'embellir et perfectionner. On les trouve en Amérique. L'étourneau est un peu plus petit que le merle avec lequel il a. du reste beaucoup de ressemblance. 0~ l'appelle aussi sansonnet. La couleur générale de son plumage est d'un vert foncé, avec des reflets métalliques très beaux chez le mâle, le tout parsemé de petites iach~s d'un gris clair formant un pointillé fort joli. Vous avez certainement vu cet oiseau si gai et si familier, l'un des premiers qui revient au printemps siffler et gazouiller en troupes nombreuses sur les cerisiers, les noyers, en général sur les grands arbres fruitiers. Il est tapageur, amusant, très vif d'allures, ami de l'homme, s'apprivoisant facilement et s'habituant sans peine à vivre e_n. cage. On lui apprend à répéter des airs, même à articuler des mots et à parler distinctement. « Le sansonnet suit volonliers les bœufs dans Jes prairies, les brebis et les moutons dans les champs, dans les bois. C'est l'ami du bétail, et c'est plaisir de voir ce charmant oiseau, qui est de la grosseur d'un merle, trottiner sur le dos d'une brebis ou se poser familièrement HUr. Ja corne d'un bélier. On le prendrait pour le bon .génte du troupeau ; c'est ce rôle en effet que joue le sa_nsonnet. C'est lui qui se charge de· la toilette du bétail •, le débarrassant des myriades d'im,ectes cachés dans la laine ou sous le poil des animaux. L'étourneau fait son nid dans le trou des arbres creux, parfois dans les fentes des murs, sur les rebords des

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toits. Un.e paille a~ bec, vous le voyez au premier printemps peoétrer ~a~llardement dans les cavités des noyers ou des vieux pomers, ressortir bientôt, car il ne perd pas son temps en tressages délicats, puis revenir peu après avec un nouveau brio. Le nid reçoit cinq œufs d'un beau bleu clair, couvés amoureusement pendant 21 jours. N'avez-vous pas eu la tentation d'aller plonger votre bras dans le trou pour prendre ces jolis œufs ou même mettre un sa~ à rouvert?re pour vous emparer des paren\s, car la chair de 1étourneau coostitue une fricassée de bon gotH, et on Ja recherche, sans songer que cet oiseau v~u~ davantage e~ vie que frit. I l détruit en effot des m1_lll_ards de che~tllas, vers et petits mollusques. J'ai su1v1 un couple d étourneaux : sept fois durant la même heure, je les ai vus revenir à la nichée le bec et le go~ier. remplis de vermine, que )es petits dévoraient en

cmcuitant.

Obse_rvez la conduite des sansonnets quand un oiseau de prote menace leur ·joyeuse tribu. Ils s'appellent se rassemblent à l'instar des martinets baltent des ;iles toa~billonnent et tapagent. Ils étourdlssent l'ennemi, l'a: hur1ssent et le mettent en fuite. Mais ils savent moins bien se défendre contre les pièges des oiseleurs. Leur pétulance cause la perte d'un grand nombre, qui vont se précipiter sur les cordons englués ou dans les trappes tentatrices. Le jeune homme léger et inconsidéré faU souvent comme eux : !1 s'empresse, se pose, marche au danger i;ians y réfléchir et se perd bien souvent en véritable étourneau qu'il est. Ne l'imitons point. ( Fribourgeois./ - - - - u ~ J ------

L'oisiveté chez l'enfance c Donnons de bonne h "lure le goût du travail à nos enfants •, telle devrait être la devisa de tout père de fa mille ou de tou te mère soticieuse ,f o l'avenir d es siens. Malheureusement, il n'en est pas toujours ainsi, et c'est ayec une profonde t riste::;se qu e nous voyons dans nos villages, entre les heures de classe et parti,mhèrement ln soir, quelquefois jusq11'à uao heure assez avancée des groupes de gamins ou de fille ttes, qui tous pour~


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raient se rendre utiles au foyer domestique, courir les. rues, battre le pavé ou même être désagréables au:s. passants par des manières incoovenantes. Leur place devrait être à la maison ou aux champs, sous l'œil d'une mère vigilante ou d'un père bon! mais ir;flexible et sévère. C'est là seulement que la Jeune fille appri;ndra le travail manuel, la tenue du ménage, dont la connaissance lui sera si précieuse plus tard, quand parvenue à )'Age de 20 ans ou plus, elle devra à son tour se mettre sérieusement à l'œuvre; c'est là encore que le jeune homme pourra prendre ces habitudes d'ordre et de travail sans lesquelles il n'y a guère moyen de faire ce que l'on appelle .communément • sa maison , et de se tirer honnêtement d':i ffaire en ce monde. Chose triste à enregistrer dans nos campagnes : Combien peu sont nombreux les parents qui cherchent 1:érieusement à remplacer cette oisiveté de leurs enfants, qu'ils qualifient de 41 récréation , bien qu'en réalité ce ne soit qu'une école de polissonnerie, par une occupation suivie, un travail assidu mais peu pénible ou, cas échéant, par la lecture et la prépara lion des devoirR de classe f Hélas ! ce nombre semble aller sans cesse en diminuant I La cause en est dans le manque de respect croisrant des enfants pour leurs parents et la famille en général. Si le père commande un ouvrage, le jeune fils le trouve trop pénible et s'esquive en murmurant ; si la mère veut, à son tour, faire valoir ses droits au commandement, c'est peut-être encore pire, heureuse c;i sa fillette, à qui elle ordonne de prendre bas et aiguilles pour tricoter, ne lui exclame pas un 41 non, maman , bien accentué 1 L'enfant, garçon ou fille, trouve souvent mille excuses pour se soustraire au travail. Tantôt l'école même est habilement e:sploilée, on simule une retenue pour courir dans la rue; tantôt c'est le voisin qui a donné force commissions à faire. C'est ainsi que travail manuel, heures, etc., tout passe, sans que papa ou maman puissent punir; et du reste , Maurice ou François~ l'enfant gâté de la maison, le veut ainsi : Qui oserait le contredire 'P Ce serait risque r, aux yeux de telle mère trop indulgente, de faire couler des larmes par torrents. Parents, soyons plus fermes avec nos enfants! Posons-nous ceue qm?stion: '. Qu'en ferons-nous quand ils auront quitté pour toujours les bancs de l'école primaire! Sont-ils en état de gagner honnêtement leur vie 'P

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Si oui, et pour réaliser notr~ idéal, qui est celui. d'une vie honnête de ceux que Dieu nous a confiés, 11 faut que nous tous, pères et mères, apprenions de bon~e h eure à travaiiler à nos enfants, que nous ne les laissions pas courir inutilement dans les rues, et surtout qu'à la nuit tombante, ils soient tous EOus notre œ1l, au foyer domestique. En agissant ainsi, nous les fo.rcerons à contracter des habitudes d'ordre et de travail ; car pour bien se former à l'un et à l'autre, il est nécess~ire de commencer Jeune. A 8 ou 9..ans, nous Jroyo~s qu un gamin ou une fillette peut deJà se rendre utile à la maison par de nombreux petits ouvrages. · Si parents et autorités mettaient, une fois pour toutes, fin au vagabondage, fruit de l'oisi.veté de nos. élèves des écoles, nous ni; verrions plus de Jeunes vauriens battre les pavés le soir, courir comme des écervelés dans les rues, hurler et quelquefois éveiller le paisible d?rmeur à des heures indues ; non, rien de tout cela, . mais pa~tout ordre, application et travail, et .ceux qui en retireraient le plus grand profit seraient les enfants auxmêmes quand, devenuJ grands, t~us seraient capa?les de faire honorablement leur chemm en ce monde. N oublions pas non plus, que c'est parmi les oisifil et les b atteurs de pavés que se recrutent presque tous les malfaiteurs, même les criminels 1... J .... ------<><><><>§1<"'""'0""=----

La bonne ménagère U a proverbe de l'autre côté du Rhin. prétend q~e ~es h eures matinales sont précieuses au pomt de valou· 1or même. Dans tous les cas, ce sont souvent l~s plus heureuses de la journée, disons celles où l'esprit et le corps se sentent le plus en possession de toute la force, de toute l'élasticité dont ils sont doués. Le cœur même s e sent meilleur. Bien avisé est celui qui sait trouver de ces heures-là en interrompant son sommeil au bon moment. Aussi Salomon, voulant faire l'èloge de la femme vertueuse c'est-à-dire de la femme active, de la bonne ménagère,' comme nous disons, assure 41 qu'elle se lève lorsqu'il est encore nuit , . L'expérience le proclame hautement=. les heures matinales jouent un grand rôle dans le bien-être de toute la maiijoo, aussi bien à la ville qu'à la campagne. Q ,1and


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le travail de la journée doit commencer, tout est déjà; en ordre dans le ménage et l'on se met à la besogn& projetée avec d'autant plus d'entrain et d'énergie, si la ménagère a été debout de grand matin. Car en se levant à l'aube, la bonne ménagère trouve le temps de penser et le moyen de pourvoir à tout. Elle est ainsi préparée à tout ce qui peut surgir. elle ne J?flUt ê~re surprise par aucun événement : , Elle ne craint pornt la neige pour sa famille •. . On sait qu'à la campagne comme à la v1lle, la ménagère a sa grande part à la bonne marche, non-seulement du train àe la maison, mais encore des a:ffairf's. Tout ne va-t-il pas mieux, par exemple, quand les repas sont bien servis et que les travailleurs trouvent à table da quoi restaurer les forces usées, renouveler la. bonne volonté et l'énergie dépensée, quand tout est cuit à point, en temps voulu, ni trop tôt, ni trop tard, et. que tout est appétissant et en quantité suffisante T La table desservie, la vaisselle rangée en lieu et place, la ménagère sait qu'elle ne manque pas de besogne. En ville, elle exerce parfois une industrie dout les prtits gains sont un apport notable dans les ressources de la famille; mu concours est souvent précieux dans la boutique, au bureau, même à l'atelier. A la campagne, elle soigne la basse-cour, le petit bétail ; elle bèche les carrés de légumes, elle les ensemence, les arrose. Pendant les grands travaux, led fenaison~, les moissor.s, aux champs, à la vigne, partout sa coopération est utili:, ,_ précieuse, indispensable. C'est elle qui a la direction du sellier; elle y entasae les légumes, les fruits, verts ot1 secs; c'est elle qui vend le surplu~, quand on est dans le voisinage des villes et du marché. La bonne ménagère sait tirer parti de tout ce qui trouve un emploi quelconque un jour ou l'autre. Sous sou active surveillance, rien ne se perd. Par elle, loe revenus de la ferme, les gains d'un trafic sont arrondis de tout ce qu'elle sait utiliser ou sauver de la destrnction. Sous sa main habile, un bout d'allumette a son utilité. Vienne un jour de pluie, à la campagne, sa place est toute trouvée: elle s'assied à la table à ouvrage et la voilà qni tricote, coud, ravaude, raccommode. Elle ne perd pas une minute, chacun de ses pas a son but. C'est aussi en hiver qu'à la campagne, elle s'occupe le plus assidûment de la garde-robe de la famille. C'est

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à la bonne ménagère que l'on est redevable de cet air de fête qu'on trouve dans toute la maison le dimanche. Comme tout est reluisant de propreté partout où l'on vit sous son égide I C'est grâce à ses soins et à sa prévoyance que tous les membres de la famille sont pourvas de linge blanc et frai!'!, vrai rafraichissement pour le corps et pour l'âme, qui vous rend si dispos, qui vous met Je cœur en fête . Ah I n'oubliez pas quelle énergie et quel courage il faut que la ménagère déploie dans ces grands jours de lessive. Et ces habits de fête qu'on met le dimanche, n'annoncent-ils pas au Join que celui qui les porte si gaillardement sort d'une maison où règne une bonne fée, pleine d'amour, d'affection et de prévoyance pour les siens ? ' La bonne ménagère embellit la vie de tout son entourage, des grands et des petits. E lle console le ma lheureux, elle est le soutien de l'indigent. C'est elle qui rend si doux le foyer domestique. C'est elle qui sèm,) ces souvenirs qui vous y ramènent, si vous êtes allés au loin. L'exemple de la femme vertueuse donne à tous ]13 plaisir de bien faire; il inspire lo support, l'indulgence, l'affection mutuelle, !'amour de la paix, du bien et dll beau.

Les chagrins des enfants Les parents et les maitres ne se rendent pas un compte exact de leur responsabilité : beaucoup ignorent la délicatesse des petites âmes qu'ils manient et que déforment leurs doigts pesants. Un enfant pleure, qu'es t• ce que cela fait T , Il pleure pour rien. • Ses chagrins 'f Ah ! bien oui, parlon3-eo 1 , Tu verras plus tard, mon bonhomme, quand tu seras grand 1 • Promesse aimable et certaine : mais la gravité des maux futurs n'enlève rien à celle d11 mal présent ; une punition injuste ou ll'Op lourde, une parole dure, une raillerie imméritéA, etc., êtes-vous bien sûrs qu'à dix ans ce soient des bagatelles 'P Pour ma part, je crois que ce sont des choses séri(-'uses - tout aus'!i sérieuses que le seront plus tard les blessures que l'on reçoit dans la bataille pour la

vie. Tenez I je connais un petit garçon de 12 aos qui fréquente les écoles de la ville. C'est un bon petit être, je


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vou~ assure, qui n'a point de méchanceté dans l'âme, mais qui a grand besoin de s'épanouir, de courir, de rire, de jouir de ce qu'il a de bon dans sa petite viH. Aussi est-il un peu turbulent. Et cela lui vaut de copier pour le dimanche 500 lignes. Car telle est la beauté de nos mœurs scolaires: on ne trouve rien de mieux, pour corriger les enfants, que de les surmener et de les atrophier : vous vous agitez sur vos banM parce qu'on vous y retient trop longtemps immobiles T Attendez, petits malheureux; ou vous empêchera de sortir dimanche I Cependant, mon petit ami, qui a tant ds peine à être sag!3 pendant qu'il est sous la férule du maitre, en a encore bien plus à l'être le dimanche chez lui, quand le maitre n'est pas là. Désespéré d'être enfermé pendant que les siens se promènent, il pleure au lieu de songer à son pensum, et, incapable de s'appliquer à cette maudite copie, il la bâcle aussi vite que possible. Elle e"t mal faite, naturellement. Qu'arrive-til T On la lui double pour le dimanche suivant Mille lignes au li1:1u de 500. Et ainsi do suite. Si, après cela, il ne devient pas un homme tout à fait éminent, ce sera sa faute. En attendant, il se désole, il pleure toutes ses larmes, rien qu'~n pensant à son dimanche, et cela durera jusqu'à la fin de l'année, parce que jamais il ne pourra se décharger de sa dette, qui va croissant de semaine en semaine. Ce petit fait me paraît très suggestif - d'autant plus que je suis bien sûr qu'il n'est pas isolé. Et il me semble que ce ne sont pas seulement les enfants pauvres qui sont des enfants malheureux. Il y en a beaucoup plus qu'on ne pense dans toutes les classes et dans toutes les écoles ; et il y a bien des chances pour que ces enfants malheureux deviennent des hommes malheureux. Et ne voyez-vous pas qu'il est presque aussi difficile de trouver des remèdes à ce défaut de nos mœurs qu'aux. effroyables misères que signale M. Paul Strauss ? Car très peu de gens eo comprennent la gravité ; les philanthropes ont de la besogna plus pressé~. Et puis, pour les corriger, il ne suffirait pas de fonder des établissements de bienfaisance, d'organiser des comités, d'ouvrir des hospices; il faudrait améliorer l'école et la famille, et si l'on y travaille sans cesse, on y travaille bien lentemeot. ... Heureusement que la race humaine - bonne pâte, quoiqu'on dise - a tant de ressorts, qu'elle se déve-

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loppe et progresse quand même. C'est du moins ce ~u'affirment les défenseurs de l'idée du progrès, et je veux être persuadé qu'ils oni raison •.. (Journal des Débats.) Ed. Roo.

VARIETES .Je erols, j'aime, j'e•père .Je crois en vous, Seigneur, Trinité vén~rable; Je crois en vous, mon Ditm, Triangle trois fois saint; J~ m'incline en tremblant, à l'aspec~ redoutable Du roi de l'univers, suprême Souverain. J'adore avec respect votre Fils admirable; J'adore l'E'lpérance, et votre amour divin M'Pmbrase de ses feux 1 0 flamme inconcevable Qui brftle au sanctuaire 1 0 sublime hen 1 J'invoque en frémissant d'une céleste joie, Les sept rayons divins qui nous ouvrent la voie Ou planent les vertus : E,poir, Foi, Charité l ,Je crois oui, sans pâlir, en vouH Foi glorieuse, Emanation divine, E~sencA lumineuse, Je vous aime et j'espère, ô source de clarté l FRA.NÇlS.

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- M. Jean Aicard, le délicat poète de la Chanson de l'en{ ant, de Miette et Noré, de l'Eternel Cantique, va publier três procharnement un nouveau recueil, intitulé : Jésus. M. Aicard a célébré surtout la bonté, la douceur et la pitié du Chriat. Le livre tout entier est un • acte • de confiance et d'amour. La poésie suivante est tirée de ce livre. L'ANE Or, comme il cheminait en suivairt son beau songe, Sous un frêle olivier, tout au bord du chamin, Un vieil âne pelé, qui tirait sur sa longP, Avançant les naseaux, vient effleurer sa main. Et Jèsus s'arrêta, songeant à cette crèche Où l'âne, avec le bœuf, l'accueillirent enfant, Où tous deux, à genoux dans de la paille fratche, Sur ses petits bras nus soufflaient, le réchauffant. Longtemps il regarde cette humble et lourde tête, . Ces poils longs et rugueux, ces deux gros yeux surpris ; Puis sa main caressa, sur les flancs de la bête, La trace du baton qui les avait meurtris.


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Recettes et conseils utiles

Vere l'âne enfin Jésus pencha sa face auguste, Et le pauvre animal, se mettant à trembler, Soufflant, tout haletant, sur les lèvres du Juste, Ce grand soupir des cœurs qui ne peuvent parler.

Utilité des oiseaux. - c Sans les oiseaux, noue ~arions bientôt dévorés tout vifs par les vers et les Ill• sectes. , (CHAUMONT ) Les insectes nuisibles sont d'autant plus nombreux que moins nombroux sont les oiseaux. Vers 1860, on emballait dans le ~rand-d~cb~ _de Bade et en Bavière une singulière cargaison qui, dmgée p_ar chemin de f~r sur Brême, était destinée à l'Au~tralte. Des centaines de cages remplie~ d'allo~ettes, de p1ns?ns, de mésanges, de merles, de. grives, d orto~ans, et JllSqu'à des moineaux et des fau,ans, furent disposées dans l'entre-pont et superpo~ées confort:ible~ent., et confiées à des employés spéciaux chargés de.s_oT(!'D8r et de nourrir, jusqu'au po~t d'arri'yée, port, Ph1hppe, dao~ la province de Victoria, les oiseaux quelles renfer~a1ent. Ces oiseaux étaient destinés à limiter, en Australie, (a multiplication aes insectes nuisibles,. dont la fécondlté menaçait les récoltes. •

* * * La charité russe. - Un des b aux traits des peuples 0

slaves est la charité qu'ils savent toujours unir à leurs

fêtes nationales. Presque toutes les communes ont célébré les fêtes du couronnement du czar par des fondations pieuses et les particuliers suivent ce noble exemple. C'est ainsi qu'un grand industriel de Ki~w a fait don de 100,000 roubles à l'hof!pice déjà fondé par lui. Un autre induslriel, raffineur de pétrole & Bakou, a donné 150,000 roubles pour l'établissement d'une école d'en11eignement secondaire de jeunes filles musulmanes•. A St-Pétesbourg, Varsovie, Kasao, Riga, etc., on donnera des diners à tous les pauvres de la ville. · Les affaires sont les affaires. - Un rest.aurateur américain a fait afficher sur la porte d'un cimetière de grande ville, l'avis suivant: Pour messieurs et dames rE1venant des funéraillez,,. chambres confortables pour pleurer dans la solitude. Vins et liqueurs de premier choix. Un brave campagnard entre chez un horloger et achète pour 25 fr. une grosse montre en argent, ce qu'on appelle vulgairement un oi 6 noo. Mais comm1a Je prix lui paraissait élevé, il dit à l'horloger, en lui montrant une toute petile montre en or pendue à la devanture. - J'espère que vous me donnerez cette petite là pardessus le marché. Des pêcheurs tirant un filet sur le rivage Je sentirent très pesant; et, croyant qu'ils avaient tiré de l'eau le cadavre de quelque noyé, ile envoyèrent chercher le maire de leur commune. Maie une fois le filet hors de l'eau, ils trouvent le cadavre d'on âne. Et alors un de3 pêcheurR s'écrie: · - Allez dire au maile qu'il n'a pas besoin de se déranger et diteH-lui que c'est un âne. Un profei;;seur de rhétoriq11e lisait à ses élèves l'oraison funèbre de Turenne par Fléchier. Un écolierdit malignement à son camarade : - Quand pourras-lu en faire autant? - Quand tu seras Turenne, répondit l'autre.

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L'humidité et la. mauve.ise odeur des armoires

peuvent être éliminées par la présen~ed'un peu de chaux vive que l'on y place dans une assiette. La chaux absorbe cette humidité et les vapeurs nauséabonde11.

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La. conservation de l'encre da~s l~a encrier'!· -

Tout Je monde sait que les encres a écrire sont !!UJettes à diver!.'es altérations; les unes se décomposent et deviennent de plus en plus claires et incolores, d'autrE<s, et c'est le cas pour 1:\ plupart, s'épaississent, un dépôt de plus en plus consistant se forme au fon1l et chaque fois que la plume plonge dans celte vas~ elle en sort avec un peloton qui fait la joie des. écoliers paresseu~, mais le désespoir des teneurs de hvres; d'autres fois elles se recouvrent d'un tapis de mois_iss~rea blanc v~rdàtre. On a conseillé d'y mettre du vma1gre et de brnn secouer ou bien du café noir, ou simplement de l'eau. Mais t~ut cela ne sont que des demi-moyens. Nous pouvons garantir une recette 1f~ne. e_fficacité certaine pour conserver à votre encre sa hmp1d1té ~t sa couleur empêcher les moisissures, les fermentations lactiQu~s, les décompositions de, to~tes s~rte~, etc. Mettez dans votre encrier un peu d acide sahcyhque, la vnleur d'un à deux grammes pour un litre d'encre. Vot~e ménagère aura toujouro en réserve, dans sa pharmacie


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de maison, un peu de ce préservatif par excellence, pour ses confiLures, ses conserves, etc. Mettez-en un peu dans votre encrier, vous vous éviterez bien des impatieuces et bien des cacabas. L'idée est venue également d'en mettre dans la colle d'amidon, qui est d'un emploi journalier dans les ateliers d'imprimerie. Le résultat fut de tous points excellent. Oa sait avec quello facilité elle s'aigrit et se décompose, surtout en été, en répandant une odeur nauséabonde. L'addition d'un peu d'acide salycilique, en préparant l'amidon, a toujours conservé celle-ci, jusqu'à extinction, aussi fraiche que le jour de sa préparation. Les amateurs photogt·aphes, pour le collage de leurs épreuves, pourraient faire leur profit de cette expérience. Nouvelle couveuse. - Un apiculteur ayant découvert 14 œufs de perdrix déjà couvés, eut l'idée de les placer entre deux feuilles de ouate ·au-dessus des cadres d' une ruche bien peuplée, et il recouvrit le tout avec de la balle d'avoine. Huit jours après, sans avoir touché aux œufs, il eut la grande satisfaction de constater la naissauce de 14 perdreaux. Le résultat n'est pas fait pour surprendre, puisqu'il faut 36 à 39 degrés de chaleur pour l'incubation des œufs et que la chaleur moyenne des ruches est de 86 à 38 degrés. C'est, de plus, une chaleur humide, ce qui est nécessaire pour l'éclosion. Reste à disposer le dessus des ruches de façon à obtenir la conservation de la chaleur, ce à quoi on arrive facilement. Ce qu'il y a de curieux dans le résultat ob\enu, c'est que les œufs n'ont pas été retournés, comme cela se pratique pour la couveuse artiticielle. Pour blanchir le lin~e. - U ae cuillerée à soupe d'essence de térébenthine, ajoutée à la lessive, aide puissamment à blanchir le linge. Contre les morsures des serpenta. - Ce moyen consiste simplement en applic1tions de compresses de pétrole. , Six personnes mordues, dit l'auteur du communiqué, ont employé ce remède. Et déjè, pendant la nuit qui suivit l'accident, elles dormirent à poings formés et purent reprendre leur ouvrage le lendemain. Dans l'un et l'autre cas, les applications de compresses ne purent avoir lieu tout de suite, l'accident étant sur• venu en pleine forêt; mais un bain de la plaie dans le pétrole amena un prompt soulagement. Confiture de cerises au miel. - Cuire un demi-kilo

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de cerises avec un litre d'eau et 125 grammes de miel,

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passer eneuite à travers un linge. Ajout~z ces ~elles grosses cerises avec 135 grammes de m1_el elar~fié et laissez cuire de is à 30 minutes. On rempllt ensuite les bocaux que l'on bouche hermétiquement. Note. - On clarifie Je miel en prenant 2/3 miel et 1t3 eau pour cuire et en passant deux ou troi~ fois .à travers un linge humide jusqu'à ce que la solution soit bien claire. Procédé pour remédier à l'humidité des c&ves. On pulvérise séparément 93 parties de briques et 7 p~rties d'oxyde de plomb, puis on mélan~e ces deux 1.n : grédients avec de l'huile de fin en suffisante quant1te pour en obtenir une espèce de pâte. Les murs ~e la cave sont enduits de cette composition qui se durcit au bout de quelques jours et emrèche ainsi l'humidité de pénétrer dans le local. Lesaive au pétrole. - On peut épargner du tell!ps et du savon et obte nir une lessive bien blanche et bien propre, en la faisant tremper un jour ayant de la laver dans de l'eau tiède à laquelle on a &Jouté un peu de pétrole1 à raison d'une cuillerée par 20 litres d'eau. Sans doute Jes personnes à odorat délicat s'~n plain~ront, mais cette odeur quoique désagréable est mo:ffens1ve et ce petit inconvénient est largement compensé par le beau résultat qu'on obtient. Le linge le plus sale - même celui qu'on lave en famille - ne résiste pas. à ce bi~nfaisant procédé. Les couleurs restent parfaitement mtactes. Pour enlever les taches de fruits . - L'eau bouillante enlève la plupart des taches de fruits; versez l'~au bouillante sur la tache comme à ~ravers une passoire, afin de ne pas mouiller beaucoup plus d'étoffe qu'il n'est nécessaire. L'alcoolisme. - Le professeur Pellmann, de l'Université de Bonn, s'est livré à de curieuses recherches sur les ravages de l'alcoolisme héréditaire dans une famille dont il a reconstitué l'effrayante histoire. Une femme nommée!Ada Jurke, née en 1740,'.mourut, au commencement de ce siècle, alcoolique, après avoir vécu en voleuse et en vagabonde; sa prospérité compte 834: in• dividue. On a pu reconstituer l'existence de 709 d'entre eux et voici le résultat obtenu: 106 étaient nés en dehors du mariage, 142 mendiants, 64 pensionnaires des


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dépôts de mendicité, 181 femmes devinrent filles publiques et 76 individus de cette intéressante famille furent condamnés pour crimes, 7 d'entre eux pour meurtres. En 75 ans cette famille d'alcooliques a coûté à l'Etat, en secours d'indigents , entretien dansles prisons et en dommages causés, une somme évaluée à plus de 5 millions de marcs. Nettoyer les vernis des portes. - Malgré les plaques et ies précautions d'usage, la moindre négligence suffit pour maculer les vernis des boiseries. Le moyen suivant est des plus simpleR et enlève immédiatement les taches les plus tenaces. li faut meLtre dans un verre d'eau une cuillerée de sel de soude ou de chaux et employer ce mélange à froid avec une éponge ou un linge. Il n'est pas cécessaire de frotter beaucoup la partie sale, car la tache la plus noire et la plus anch>nne disparait au bout de quelques minutes. Mais il importe d'essuyer la pnrtie lavée avec un linge propre, car autrement il se forme des nuages sur le Vflrnis.

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Pensées Le dimanche est la trève de Dieu pour les cames. Il faut ce jour-là, suspendre toute petite vengeance, tonte petite rancune. Il faut se revêtir de pardon, d'indulg,mce, d'amabilité. Ob I qu'il est doux d être obligé de se réaimer. Or, c'est chaque dimanche que doit revenir cette obligation et ne laissons pas à la froideur et à l'indifférence le temps de grandir... elles enfanteraient la haine, et la haine une fois dans le cœur, comme elle est difficile à arracher. C'est le chancre hideux dont les remèdes ne peuvent arrêter la marche envahissante. C'est la plante vénéneuse que le jardinier ne peut jamais extirper entièrement. Opposons donc une digue à l'envahissement de l'indifférence et du froissement, et que, chaque samedi soir, le père de famile ou celui qui le remplace dise à tous: Enfants, ce soir on se pardonne, ce soir on ou-

blie, et demain, dimanche, on recummencera la vie en s'aimant.

* L'espoir I n'est-ce pas là ce que dans le monde moderne, insensés que nous sommes, nous avons détruit avec un aveugle acharnement? Nous somme'! allés jusqu'au bout de notre folie; nous avons rêvé une morale

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tians sanction et sans obligation. Hélas! ce serait la fin de toute morale et par conséquent de tout bonheur, la révolte des appétits, le déchainement de la bête ~humaine, l'état sauvage. Et, dès aujourd'hui, quand d'atroces logiciens proclam~nt la liberté du crime, éperdos, épouvantés de notre œuvre, nous sommes forcés de recourir aux lois d'exception et aux échafauds 1 ••• Nous sommes eu pleine nuit, en pleine tempête, n'ayant plus pour naviguer qu'un mât de fortune, sur un radeau dont chaque paquet de mer arrache une épave 1 François COPPÉE. • Le monde contemporain se trouve aujourd'hui en présence d'un raisonnement magnifique, simple et pro-fond, qui saisit les yeux mêmes de la foule et qui, se vérifiant de plus en plus dans la vie matérielle des so-ciétés, ramènera les multitudes humaines à Jésus-Christ. Voici ce raisonnement: Nul progrès de bien-être, pour une nation ni pour le genre humain, sans un progrès de moralité. Nul progrès de moralité sans un progrès de religion. Aucun progrès de religion s~ns Jésus-Christ. R. P. GRATRY. • Nous ne devons pas reculer devant un laborieux et rude apostolat dans cette patrie que nous aimons et à laquelle nous voudrions donner, au prix de notre vie, les meilleurs trésors et la grâce du Divin Sauveur. " L'Eglise, le pape, l'épiscopat et le sacerdoce n'existent que pour annoncer J ésus-Cbrist. • Cardinal MERMILLOD. * Quand on divise bien son temps et qu'on n'en perd point, on arrive à faire tenir un nombre de choses de plus en plus grand dans une journée bien arrangée, comme dans un navire bien arrimé ou dans une malle bien faite. Et par conséquen t., plus on augmente son travail à faire, plus on trouve moyen d'en abattre quand on a de l'ordre et de la précision. ,; Mon enfant, soyez chrétien; ce n'est pas assez ; soyez catholique. Il n'y a dans ce monde de solide que les idées religieuses ; ne les abandonnez jamais; ou, si si vous en sortez, rentrez-y. (Dernières paroles à son petit- fils) RoYEa CoLLARD . * Tout est juste, tout est bien ordonné dans la vie quand on la comprend telle que Dieu l'a faite~ quand on la rnstitue à sa vraie destination. JOUFFROY.


F:riè:re d.e lire a.v"'a.nt d.e :refuser -

• La prière est on avant-goût du ciel. C'est un doux aliment qui nourrit notre âme. Les peines se fondent devant une prière fervente, comme la froide neige devant un soleil brûlant. La prière est une rosée embaumée ; mais ii faut que notre cœur soit pur pour sentir cette rosée. Tous les saints ont élevé fréquflmmPnt leur àme à Dieu par la prière. Pensée du V. curé d' Ars. • Jeunes gens n'écoutez pas ces esprits superficiels qui se donnent comme de profonds penseurs, parce queaprès Voltaire, ils ont découvert quelques difficultés dans le Christianisme. Mesurez vos progrès en philosophie par ceux de la tendre vénération que vous ressentirez. pour la religion de l'Evangile I VICTOR Cousrn. • Quand viennent les jours mauvais ou difficiles, ce ne sont pas les vices des sociétés corrompues qui soutiennent les nations sur la pente où elles glissent, ce sont les mâles et fortes vertus restées debout au milieu du naufrage général des mœurs. ALFRED NETTEMENT • 11 faut gouverner la fortune comme la santé, en jouir quand olle est bonne, prendre patience quand elle est mauvaise et ne faire jamais ile grands remèdes sans un extrême besoin LA RocHEFOUCAULT, L'âme la plus sainte est toujours la plus paisible,. la plus sereine et la plus joyeuse. Mgr DE SÉNUR. • C'est chose effrayante la quantité de gens en ce bas monde qui apparaissent juste au niveau de tout ce que l'on 1;>eut voir de plus bas. Louis VEUILLOT, • L'âme qui a été habitée par le péché est comme un va·1e qui a contenu une liqueur fétide, il faut qu'il soit. purifié. S. LIGUORI. • Il y a des idées toutes faites dont on ne voit le fond de sottise qu'en les rencontrant dans certains esprits. Louis VEUILLOT. * Chacun envie l'état et la fortune de son voisin parce qu'il n'en saisit que les apparences, et qu'il a creusé· les misères de sa propre eituation. LA BRUYÈRE. Une nation, qui est attachée à sa religion est ordinairtiment morale et, par là même, beaucoup plus facile à gouverner. LÉOPOLD Ier, roi des Belges. Quand on peut tout ce qu'on veut, il est bien difficile. de ne vouloir que ce que l'on doit, Louis XIV.

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XVI•• ANNEE 110 2

.~fit. ~

SION 20 Décembre 1896

l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'iCOLE PRIMAIRE paratt chaque quinzaine, de Novembre à AYI'il

inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prb: d 'abonnement' pour la 8o1He. 2 fr. 30. 11nion po•tale 3 fr. Annonce•, pria, 20 cent. la ligne 011 ,on e1pact. Tout ouvrage dont l'Ecole pr1.·maire recevra deux exemplaires aura droit à une annoncP ou à un compte·rendu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE: Attention. - A vis important. - Réflexions pratiques. - L 'enseignement du catéchisme (suite}. - Nécessité de l'In struction. - Partie pratique. ( Calcul écrit. Sujets de composz"tt'on. Le gourmand /mm).

Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1.. secrétaire au Département de l'lnstructlon publique, à Sion.


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No 01 l'Ecole primaire, 1er Décembre 1896 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu