être omis dans les classes élémentali·es et servir de complément à. l'étude de l'histoire nationale pom les élèves les plus avancés. Un certain nombre rle détails, qui figuraient antérieurement dans le texte même, ont fait, pour la pt•ésente édition, l'objet rle notes qui sont renvoyées au bas rle~ pages. Ces rléYeloppements, utiles évidemment à connaître, pouvaient sans inconvénient occupet· une place secondaire: le texte ~· gagne eu suite et en clarté. Ce~ notes sont, du reste, pour la plupart consacrées à familiariser l'élève avec la connaissance de~ lieux qu'il trom·era mentionnés dans les différentes parties <le l'histoire. Une autre amélioration, des plus sensibles, distingue également cette édition et en augmente le mérite. Elle consiste en 5 cartes et tableaux synoptiques correspondant aux uom·elles divisions de l'ouvrage, et nous donnant nu aperçu général des diffét·entes phaRes de notre histoire nationale. Ces cartes et. tableaux sont d'un rlessin et rl'tme combinaison qui font honneur à celui qui les a éonçus , M. FI·. BonYin. maître de l'école supérieure 1les g·arçons <le Sion, que nous tenons à remerciet· ici cle son précieux conconrs. Xotre reconnaissance est également due à tous les homme.s dévoués qtù ont bien voulu n'épargner ni le' temps ni la peine pour retoucher ce classique. Enfin la. présente édition nou~ apporte, en plus que J'ancienne, les écussons de~ cantons avec la date fle l'entrée de C~'UX-ci rlans la Conférlération. l'our ne pas trop ttngmeuter le volume. on a par coutre snpprnné l'.lnstructio11 civique dans le nouveau classique. attendu que très prochainement il contiendra, en ap1>euclice, m1 résumé de l'Histoil·e d1t T'alais. I.es notions <l'instruction civique seront ajoutéeg à la future édition de la. petite g·éographic. Nous espérons, clès lors, que l'accueil fayorable ménagé à la première é<lition, aujourd'hui épuisée, sera réservé à celle qui vient de paraître. La transformation que l'on remarquera, loin de prêter le flanc à nue critique fondée, sera :!ans doute appréciée dans le monde scolaire, où l 'on reconnaîtr~ aisément que, sans atteindre encore la p~rfection, le présent manuel réalise un progrès sensible sur son devancier.
Aussitôt qu'il se trouvera au dépôt central des daRsiuues une provision suffisante d'exemplaires de l'Abrégé d'Histoire, un spécimen eo sera adressé gratuitement aux membres du corps enseignant valaisan, par les soins Ju Départflment de l'Instruction publique. Vu les cat'tes et tableaux dont la nouvelle édition est ornée, Je prix de l'ouvrage a dû nécessairement être quelque peu élevè et fixé à 80 c.
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ANNEE
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SION 20 Décembre H!90
L'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION Il
L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d'abonnement pour la 8uis10e, 2 fr. 50. Union postale 3 fr. "'nnonees, p ria, 20 cwl. la li911e ou so" ·espace. Tout ouvrage dont l'Ecole pn'maù·e recevra deux exempla1res aura droit à unf> annoncr> ou à un compte·rendu, s 'il y a lieu.
SOMMAIRE: Noël - Placement des Instituteurs dans le canton du Valais. - De l'emploi des moniteurs dans les écoles de diverses catégories. - Conseils d'une vieil institutuer. - Notes sur l'Histoire de l'Enseignement. ( JJc Char lemagne à !fugues Cap et .) - Partie pratique. ( Calwl écrit.) - Variétés. ([/ne lettre .wr la gale.) Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.
Le liiemeur, revue littémire el aritisl~iQiië"varru:Ssïim~---.. tous les quinze jours. Direction : (.:yli~;e~ Lausanne. Depuis quelques années, l'étude de la littérature parait en honneur dans nos écoles normales et les établissements similaires. Yoi là certes une tendance heureuse: on ne comprend guèr~ ·{n'i l ait f)\llu un demi-siècle dfl tâtonnements avant dP. se décidAr à donnat· aux futurs insLituteurs le seul enseignement qu i pût coutrebalance1· en quelque mesure le défaut de culture habituel chez ceux dont lAs études, en même temps qn't>lles étaient trop hâtées, ont dû porter SUl' un point s pécial ou sur les él~ments de plusieurs spécialités, comme c'est le cas deR élèves-régents. Malheureusement, et quelque effort qu'on fasse, quelque bonne volonté qu'on y mettt'l, ces études littéraires n'iront tamais au-delà d'un petit aperçu, premier coup d'œil jeté sur ce domaine immense. A l' instituteur à faire plu~ ample connaissance avec les auteurs qui lui ont été présentés, à élargir son champ d'in•estigations, à poursuivre ce qu'il a commencé sous la direction de ses professeurs . · Ce travail exige non so3uleme nt la persévérance, l'assiduité, le goût qui distinguent, en général nos instituteurs: pour se déployer, ces qualités veulent l'aide d'une bibliothèque bien garnie ou , à ce défaut, d'une publication périodique s ur la matière. Cette publication s'est fait longtemps désirer: aujourd'hui, elle existe, et nous savons qu'elle est, devenne indispensable à ceux de ses lecteurs, nombreux, qui y cherchent uu complément à leurs étudAs littéraires E't un guido dans le choix de leut·s lectures A côté de cela l'instituteur y trouvera maintes productions d'un secours ;mmédiat dans les cla~'>ses; non pas que le caractèt·e des sujets traités ait rien de commun avec ceux qu'on tl'Ouve à la • partie pt·atique • des feui lles scolaires, mais le plan comme l'idée qui a présidé à la publication de telle poésie, de telle nouvelle ou description pourra être avantageusement mis â profit dans la préparation des devoirs à proposer aux écoliers. C'est donc à ce double titre : utile complément aux études littéraires de l'instituteur, sage conseiller dans la préparation de sa tâche journalière que nous recommandons au corps enseignant de la Suisse romande la lec~ure de la Revue artistique et littéraire, le Semeul'. Le Semeur •ient d'entrer dans sa 4• année; il a obtenu, à Paris, uno grande médaille d'or. Le prix de l'abonnement, pour MM. les membres du corps enseignant primaire, est de 12 fr. par année, au lieu de 15.
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SION,
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PRIMAIRE
ORGANE DE LA
SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION ~~===================
L'ÉCOLE PRIMAIRE ne paraissant plus... . jusqu'à l'année prochaine, nous profitons_ de la cu·~onst~.nce pour offdr par anticipation clans ce _N''" ~o~ mefl!eurs v~ux a tous nos chers lecteurs et lectrwes a, l occa.s10~ de. l,L. nouvelle année. Que Dieu les consene en santé lunst que leurs familles. . Ceux de nos abonnés qui nous em·ernuent .(les .cnrtes vomiront bien continuer à. considérer l'expres_s1on ~e no~ souhaits formulée plus ltaut comme tenant heu d accuse de réception. - - - - - - -- - - - -
--Ce
Nr• paraissant à l'approche de Noël, noua. donnons la première place à une nouvelle ~.:harmante productt~n qua yeut bien dédier à l'Ecole primaire l'aimable auteur d Un V~eux Pays et des Silhouettes romandes :
NOEL Oebors sifflent les autans. Tout est noir et tout est froid. La terre dort sous son grand linc.eul, mais sur nos Alpes se lève une étoile. Saluons le vieux Noël. Car il vient dan:; la nuit sombre,. av~? la .neige ~t les glaçon~. Pour lui faire fête, le sanctuaire s 1llumme, et Jeunes et vieux chantent en chœur: Saluons le vieux. Noël. Dans la plaine et sur les côteaux.,. dans les, cité~ et les hameaux, autour de l'âtre et en famille, de l un a l'aut1·e on se répète: Saluons le vieux. Noël. Et toujours son étoile est l'aurore d'une grande jote. C'est une fête universelle pour tous ceux. qui croient et espèrent, car un Sauveul' nous_ est né. Saluons le vieux Noel.
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C'est la fête des berger.;; et de ceux. qui sont humble.> de cœur. Et en foule autour de la crèche on se presse pour adorer l'Enfant Jésus. ' Saluons le vieux. Noël. Voici l'étable de Bethléem, le nouveau-né, Dieu e5t avec nous. Devant lui on plie le genou. Et sur nos têtes l'étoile brille. elle s'arrêtt' sur noR monts. Saluons le vieu x. Noël. Chœurs des ange~. voix. des homme<'>, . la terre. eclate d'allégresse, les cloches carill~nneut, ~111 can_ttqn.e d~ tnomphe retentit. C'est la nuit, la samte nmt. Gl01re a D1eu; Saluons le vieux. Noël. MARIO
Placement des Instituteurs dans le canton du Valai-,. Jusqu'à. présent, la loi scolaire val~isa_nne confère a~~ c~1mmunes le droit de nommer leurs mst~tutenrs ~e~pec~tfs :;ur la présentation des commissions scolaires , s~uf a f~tre ratifier la nomination par le Département de llnstructt~n publique. Ainsi, quand une com~~ne quelquooque a bes?t~ d' un nouvel instituteur, la comm1sswn scola1re, ou du moms so11 président, pré.;;ente nn maîtr'l à la municip,alit.é qu~ le nomme et en fait part au département de llnstructwu publique. Celui-~i, bien placé p.our connaitre les êta.ts de service, la capacité et la condutte morale du pe:sonnel en~ seignant en général, examine si les pap~ers du -".UJet ~ropos~ 80nt en règle, s'il est pourvu des cert1ficats necessatres qUI l'autorisent à enseigner, et avise enfin la commune que son choix. a été agréé ou rejeté. Voilà comment se font beaucoup de placements d'instituteurs. ~ans no~re canton. D'autres fois le président de la commtsston scolatre, pour se décharger d~ la peine de s'enquérir d;un ins~ttuteur,. s'adresse directement au département de 1Instructwn p~bhq~e, et le prie de vouloir bien trouver un mattre apt.e a fatre la classe; c'est peut-être la marche la plus fac1le e~ e.n même temps la plus commode, pour s'assurer un bon mstltuteur, pourvu que, dans ce cas, la ~em~nde se f~ss~ à. temps. Parfois anssi, ce sont MM. les mstttuteurs qm s oc-
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cupent eux-mêmes de leur placement, ils éaivent au:< a utorités des l:ommunes dépourvues de régents, et leur offrent leurs services. Quoi qu'il en soit, les ~.hangement :; des régents sont en général beaucoup trop fréquents ; aussi certaines écoles qui voient chaque année d'autres instituteurs à leur tête, restent pour l'ordinaire très faibles. Essayon s de signaler les principales causes de ces frèquentes mutation:.. La premiàe e'est que les instituteurs valaisans, ne touchan t qu'un traitement fort minime, ne vieillissent guère d an~ l'enseignement; s'il se présente quelque part une place plus lucrative, soit dans une cie de chemin de fe1·, ou dan~ l'administration postale, télégraphiquo ou autre, ils la saisissent par les cheveux. Qui voudrait leur en faire un crime 'l Une autre cause de changement, c'est que, se mariant, les intérêts matériels les absorbent davantage, et ils trouven t dès lors, que faisant bien valoir leul'<'> terres, ils gagnent bien mieux leur vie, qu'en se livrant à l'enseignement pour un prix trop souvent dérisoire. D'autres fois aussi, il peut arriver, comme ~.:'est souvent le ca~, que plusieurs instituteurs soient originaire6 de la même commune, et qu'ils se fassent une vé1·itable coocnrrence pour y enseigner, afin de p1·endre pen.;;ion et logement chez leurs parents. Ce1> sortes de rivalités amènent de fréquentb changements et les municipalités en profitent pour diminuer leurs traitements déjà souvent réduits à la portion congrue. Parfois même, il suffit qn'un instituteur punisse l'un ou l'autre élève dans le but de réprimer sa négligence, ou de le corriger d' un défaut, pour qu'on le dé~.:rie, qu'on lui fasse iojusti~e et demande son éloignement. Eu pa.r·eille occurrence, les municipalités s'honoreraient beaucoup plu;:,, si elles le soutenaient énergiquement coutre les inju.,tes déla ti ons de parents inconscients. Souvent, peut-être, on lui eu veut parce qu'il mal'que exactement les absences de ses élèves et exprime, à qui de droit, le dés1r de les voir sévèrement réprimées; cela suffit pour q•1'on le trouve trop exigeant et qn'on en demande le changement. Malheureusement il y a aussi des cas, où l'instituteur, par se;:; imprudenceo3, son incapacité, sa. conduite peu t~érieuse, ses ma11vais penchant:;, ::.e rend impossible
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dans la commune où il enst:ligne, et dès lors son déplacement devient en quelqun sorte nécessair·e ; car il ne faut pas croire que tous les jeunes gens qui passent deux ou trois ans à l'Ecole uormale, soient nécessairement aptes à devenir, dans la suite, de bons instituteur·s. L'instruction nt~ leur fait génét·alement pas défaut ; m::tis qui peut nous assurer qu'ils auront les qualités morales néces:;aires pour· bien diriger une classe nombreuse? A l'on manquera la douce fermeté, c'est-à-dire !e caractère résolu et énergique pour· ]ui donner l'ascendant voulu sor une jeunesse pétulante, toujours prête à se dissiper· et à abuser des faibl~sses des personnes chargées de son éducatwn; l'aciivité nécessaire poul' communiquer l'entrain et l'émulation à ses éléves, fera défaut à tel autre, un troisième r.e se sent pas le zèle et le dévouement qui lui sont ausolument nécessaires pour parcourir son progr·amme et préparer· a ia commune des jeunes gens intelligents. Ces homme:> se voyant, au bout de quelque temps, peu propres à l'enseignement, font bien mieux, dans l'intérêt des élèves, de rembourser à l'Etat le.:> subsides reçus, et de chercher une autre can·ière plus appropriée à leur tempérament. (1t suivre.) DE L'Ei'lPLOI DES lliONITEURS DANS LES ÉCOLES DE DIVERSES CA TÉ GORIES La plupar·t des écoles de notre can ton renferment les enfants de toutes les forces jusqu'à l'âge de t5 ans révolus ; elles sont de celles où l'instituteur se voit obligé, par la force des ~boses, de recourir à des aides, c'est-à-dire, à des moniteurs. Sans cela, il lui serait impossible d'occuper constamment ses élèves, surtout les plus jeunes, incapables d'un travail permanent. Mais sitôt que l'occup ation leur manyue, les enfants se dissipent et l'ordre deYieot ou difficile, ou impossible. La grande difficulté con:.iste dans le cboix des moniteurs. Dans quelle catégorie d'élèves les prendra-t-il? Quelle~ conditions devra-t-ilt•éunir pour que ce service délicat puisse leur être c'onfié utilement? Voilà au t:mt de questions importantes qui doivent appelêr toute son attention ; car· du choix bon o.u mauvais des
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monlteur·s dépend, en partie du moins, la bonne ou la mauvaise direction morale et intellectuelle des enfants du p1·emier âge. Qu'arriverait-il, en effet, si ces aides, encore i.nconscients de. la responsabilité qui leur incombe, profitaient de la confiance dont ils sont l'objet, soit pour accorder leurs bonnes grâces à certains enfants, en échange de quelques avantages matériels; soit - ce qui serait pire - en laissant. échapper des paroles malsonnantes, déshonnêtes ou susceptibles de faire naître dans leur esprit de5 pensée~ mauvaises ? Si chaque école comptait quelques élève:~ persévéïants de H à t5 ans, ayant besoin pour les carrières qu'ils veulent embra~ser, d'une instruction plus développée ou plus solide que celle qni est prévue par les p~ogrammes .. le p~rsonnel des aides serait tout trouvé. Ces eleves pourratent etre utllisés d'autant plus aisément comme moniteurs qu'ils formeraient une sorte de c.Jurs complémentaire, dort les études sortent un peu du cadre de celles de leurs condisciples, et que. dans la plupa•·t des cas, leurs. leçons sont faites _à part, en dehors des heures ré~lemen,talres de cla.sse.~ c~r tl faut bien, en retour du servtce qu 1ls t·endent a lmshtuteur. leur donner des leçons partkuliéres. soit avant soit après la classe. Malheureusement, toutes les écoles n'offrent pas ces précieuses ressources. L'instituteur se trouve donc obligé, par la force des ~hoses, de choisir ses moniteurs parmi les élèves ordinaires du cours supérieur, c.-à-d. le plus gP-néralement parmi des enfants ayant atteint t2, t3 ou t4 ans. .C'est dans ce choix. que le maî•re est tenu de faire preuve d'u ne grande pmdence et d'une grande circonspection. Il ne suffit pas, en effet, qne lf\s élères à qui il confiera la tâche imvortante de surveiller et de diriger les plus jeunes élèYes dans leur travail, soient les pins intelligents, il faut aussi qu'ils soient les mieux doués sous le rapport moral, c.-à-d. qu'ils ne soient ni grossiers: ni emportés, et que leur conduite au dehors, comme en classe, soit autant que . ,. . possible irr~prochable. Ce n'est pas tout encore : il est nécessaire qu Ils so1ent :assidus; car s'ils manquent fréquemment a l'école, l'insti-
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tuteur se verra dans l'obligation de les faire suppléer par
~e~ élè_ves q.ui ne réuniront pas au même degré les qua-
h tes necessaires, et, en tout cas, qui ne seront pas exerc~s comme eux à remplir ce rôle délicat. Il pourra donc res.~lte~ de ces ~bsences plus ou moins fréquentes un réel preJUdice pour 1mstruction des jeunes enfants, et un danger plus sérieux pour leur éducation morale, si l'institut em oublie de re~oubler de vigilance à l'égard de ce,; aide:; en quelque sorte Improvisés. Voilà les quali~és principales que le maître doit recher~her avant tout dans le choix de ses moniteurs. Il va sans dire qu'à. mérite égal, il devra donner la préférence à. ceux qui ont l'âge d'être émancipés, s'ils veulent, en retour des leçons du maitre, continuer à fréquenter la classe et senii· de moniteurs. Si la plupart de nos enfants contractent des dMants s i nombreux et si vilains, défigurant le plus souvent leur lecture et la rendant inwmprébensible, la principale cause ~'en est-elle _pas à ~'emploi trop fréquent de moniteurs qui hsent eux-memes tres mal et communiquent exactement t ous les défauts dont ils ont pris la funeste habitude aux élèves confiés en partie à leurs soins? Tant qu'un élève n'est pas exempt de ces vices de prononciation et sûr de sa lecture, il ne peut pas avantageusement servir de monite~~~r. · . Qua?t. au nombre des moniteurs, il ne , peut guère être determme que par celui des élèves capables de remplit· cet emploi. A ce point de vue, toutes les écoles à un seul maître sont loin de se trouver dans les mêmes l~onditions : cela . tient aux circonstances qui influent _;;ur la fréq'Ientation de l'école, et l'on sait que ces circonstances sont multiples. :\>lai.>, quelles que soient les ressources dont disposent les instituteurs à cet égard, notre avis est qu'ils ne doivent pas en abuser. Moins ils auront d'aides, plus il leur sera facile de n'en choisir q uR de dignes en tous points de lem~ confiance. Quatre bons élèves chargés de ce service paraissent en nombre suffisa11t pour répondre à tous les besoi:1s.
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Voyons maintenant quel doit être le rôle du maUre dans ..;ette organisation. ~ous pensons que dans les ~co les do~ l ~ous nous .occupons principalement ici, J'instttutem· dOit s attn~uer a pe~ près la direction exclusive deo deu~ cours. s~peneurs, o~ rarement un élève pourra le suppleer. Ma.1s la ne Joit pa::. ~e borner sa participation à la direction de 1:ense1gnei?.ent. Plusieurs exercir.es tels qne l'instructiOn rehg~euse, l ecl'lture le chant peuvent être communs aux. tro1s,. cour?. Ce système, même avec des élèves de. force fet J wtelh.gence 1 inéga.les, offre de réels avantages, et 1l est ac11~m ent ~ppb~~ cabcle avec l'enseignemer.t concentrique, tel 9u 1 est eta 1 par les programmes. Les élèves du cour~.. su perte ur r.IWOient des choses qu'on leur avait peut-être dep dttes, mais cl?nt ils n'avaient conservé qn'un vague souvenu·, et cette re\'1sion permet d'asseoir les enseignements nouveaux. su~. des fondations plus solides. Mais c'est surtout pour, les eleves du cours élérnenta.ire que l'avantage est constder~b.le, Gar il est pins difficile de bien faire une leçon aux. eleves de ·~e cour·s qu'à ceux elu cours supérieur. Le malt:e seul a Jonc la science nécessaire pour parler· avec autonte et compétence; et jamais un aide de l'àge dont nous le. supposons, et quelque intelligent;e qu'il a, ne pour-ra fa~re un e (A suwre.) leçon profitable. Conseils d'une vieil instituteur ( Voit· le commencement au Nro 1) Comme instituteur, vous aurez de fréquents rapp?r.ts avec la jeunesse de la. localité. Vous pouvez être appele a faire partie de diverses sociétés ayant pour bll:t le perfectiOnnement physique, intellectuel et. moral des Jeunes gens. ,Peutêtre vous 0onfiera-t-on la direction même d.e l'une ~u 1autre de ces 3ociétés. Refuser cette charge serait peut-etre vous aliéner bien des amitiés pt·ècieuses ; l'accepter seralt peutètre aller au-det~sus de vos forces, car le mandat ne confère pas toujours la capacil~. Il faut, en pat'eiii~ occ~1·ence, réfléchir longuement avant de prendre une det~rmi~atwn (j uelconque, avant de signer un engagement defimt~~ qu~ ·yous lie. Si vous acceptez la direl'.twn, a(jceptez au::.s1 Je~
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exigences et les peines qui en découlent. Acquittez-vous de vos fo~ctions avec zèle, afin de mériter la confiance qu'on a placee en vous; soyez toujours le premier a l'ouvraae et tâchez, par votre exemple, de donner d'ex.cellentes hab~i tudes d'_ordre et de discipline aux jeunes gens qui vous _ont ~?olSl ~our _leur men_tor. Toutefois, vous n'irez jamais Jusqu a sacntier a ~ette vte de société qui caractèrise notr e époque, un temps considérable qui nuirait infailliblement à la bonne marche de votl'e éeole. Vous ne pouvez. à Ja fois faire partie de plusieurs sociétés sans rlérogee aux. exigences de vott·e profession, sur·tont eu ce qui concerne la préparation des leçons, condttion es~en tille. condition sm e qua non dn pt·ogt·ès d'unP. classe. Une leçon qui n'a pas été prèparée d'avance est, pout· ainsi dire, tlne leçon perdue. Le maître qui la fait vogue à l'aveutut'P., ::ans lien ni logique, insistant le plus sou \'en t sut· des fRits secondaires, sur des choses de moindre impot·tance, pour laisser dans l'ombre, ou. dans l'obscunté, complètement inaperçues, les choses pnnctpales. Tel un navire désemparé et sans bonssole cherche sa route sans direction précise à travers la nuit ou le brouillard épais, et va se briser contre un écueil qu'il u'a pu éviter. Rappelez-vous donc qu'une leçon n'est jamais intéressante si elle n'a été, de la part du maîtt·e, l'objet _d'u ne pt·èpara.tion ilérieuse, si elle n'est exposée avec convtctwn, avec. chaleur, avec entmin, avec clar·té. « L'impt·ovisation habituelle exige - a dit un autem· - outre les conditions naturelles et rares d'une parole facile et imagée, celle d'nna abondante provi.,ion cle matériaux, senle «~apable Je fait·e que l'improvisation soit subiltan ti elle. » La terme et. la conriuite privée de l'instituteur doivent être_ exemplaires, car il e:~t le plus fréquent sujet de conversatiOn du foyer. Sa sagesse, son caractère, ses aptitudes, sa scrence, sa vie pr-ivee, tout, en un mot, est analysé, commenté. contesté et examiné à la loupe, au miaoscope._ U~e situation a~sez étrange est faite par les parents aux mstltu te urs primaires, L'enfant assiste à tous les ent:e~ie_ns de la famille; il entend tout ce qui s'y dit, inconSiderement o?. non, sur s_on maitre, et il perd peu a peu le respect qu rl a pour loi. Comment se prendrait-il d'affec-
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tion pout· l'homme que ses pat·ents ct·iblent chaque jour des épithètes les plus malveillantes? Comment aimerait-il cette école qu'il entend décrier tous ltJs jours à la maison ? Dan::; l'irttérêt de J'école comme dans l'intérêt de l'instituteul' lui-mêm e, il ne faut absolument pas que sa tenue et sa cond uite privée fassent le jeu des familles. ni qu'elles prêtent en aucun sens à la critique de~ badauds de la galerie toujour·s prê ts à gloser :-,ur tout. Pour l'instituteur, une peccadille serait bien vite jugée un cas pendable, et tout de suite l'on serait disposé a Je lui faire voir, à crier : har·o sur le baudet ! Vons ne sauriez donc tr·op vous surveiller, aussi bien en classe q•:'en dehors de l'école. Vous aurez de nombreux rét pport.s avec les pères de famille et vons devez vons habituer dès l'instant à recevoir leurs !ouanges comme aussi à renconln~r leur blâme. Vous allez vous heurter à bieu des sentiments contraires; mais vous ne soull'rirez jamais que quelques familles usur·pent une imporlance tyrannique dans l'é.;ole. Si vous deviez jamais être ll:l viclime inconsciente de pareil fléau, votre avenir serait brisé. Notez que ces nsnrpateu:·s profiteraient de votre faib lesse, de votre peu d'énargie, pour vous en,errer clan:> leurs mailles et pour de là diriger tou tes vos actions; ib r.xerceraient sut· tous vos actes un contrôle inquisitorial, une sorte de pouvoir ombr·ageux; vous deviendriez pom ces scl'lltateurs ennemis un jouet, un pa11tin mécanique qu'ils feraient manœuvt·er à. leut· guise. Gardez vous donc de vo•Is laisser prendre anx pièges nombreux. que ne manquet'Ont. certainement pas de vous teudre tous ces esprits brouillon s atleints de la funeste manie de vou-. loir tout dominer et tout r·égen ter. A J'égard de c:es familles qui, de génération en ~énét·atinn, se tran ~me ttent ces titres de faux ~rgueil, je vou: conseille de n'avoir point de làch e r.ondescendance ni d'indépendance trop hautaine. Ne craignez cependant par ces cc~.pitans ridicules et ces fier-à-bras de village qui cher·chent toujours à vous intimider. Si votre conscience ne vous reproche rien, vous pouvez mépriser leurs saintes indignations et leut·s petit::; moyens qui :.~eront taxés comme ils méritent. de l'être par tous les honnêtes gens. En un mot, ne vous laissez pas asservir, g<lrdez tout
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entière vot.re liberté d'action et faites-en le meilleur usage possible. Tous les enfants confiés à vos soius sont écraux et tous ont droit à. la même sollicitude de votr·e part; Ïeurs parents s~~ont_ ~onsequemmant traités par vous sur le même pied d egahte. Avec le pauvre comme avec le riche vous aurez des relations amicales, bienveillantes et a:;sidues. Par le mot assidues, je n'entends pas évidemment, de,; relations journalièrr:Js, inopportune~, dat:s le genre de celles qu'out entre elles les commères villageoises. Bien des instituteurs, su~tout ~armi les jeunes, wnt devenus paresseu~. négligents, vorre meme drswlus, parce qu'ils considéraient comme un devoir_ d'aller visiter chaque jour les parents de leurs élèves en q mt tant la classe. Le maître consciencieux sacrifie le moins. de lemps_ possible à ces sorties fnvoles; il préfère r~cev?rr chez lu1 les parent:; qui ont quelque communicatiOn rmportante à lui faire ou quelques con:-.eils à lui demander; il ne fait de visites que celles que lui command~nts les néce.ssités de sa profession; il sait que c'est pour lm un devoir d'éclairer les fami lles sur la conduilë et le travail de leurs enfants; aussi toutes ses visites sont uniquement fartes dans ce but et rar·ement dans un autre. Il est certain que, pout' assurer la bonne éducation de l'enfant, une alliance très intime et très étroite entre l'é~;ole et la famille est nécessaire. Aussi dans bien des cas une visite du maître, quelques paroles' aimables, bienveill~n tes, peuvent exercer une heureuse influence .sut· l'éducation de la famille. Les parents font souvent et inconsciemment fau~se route; ils peuvent se mépt·endre snr le but même de l'éducation et les méthodes qu'ils emploient peuvent produire des effets déplorables. La bonne édncation des enfants étc1.11t le seul intérêt digne de la sollicitude profonde et incessante de l'instituteur, 11 doit amener les parents à y coopérer dans la plus large mewre possible. Quand il leur aura f:l.it comprend re leur:~ devoirs, sa tâche ser·a de beaucoup simplifiée et J'on n'entendra plus si souvent parler de réforme scolaire. Ce ne peut être que par l'intermédiaire Je relations affec·· t~euses et bi eu veillau tes que le maître obtiendra. ce précieux. resultat. Du reste, sa mission éducative sera toujours im-
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possible, vaine et précaire, s'il ne réussit pas à s'associer le bienveillant et précieux concours des parents. Quels effets pouvons-nous attendre de nos leçons, de nos conseils et de nos remontrances. si la maison paternelle ne les confit·me pas par des exemples, s'ils :;ont critiqués, censurés. blamés ou effacés par des habitudes contraires, invétérées peut-être'? Pouvons-nous jamais prendre assez d'autorité sut· des enfants que leurs parents excitent à l'irrévérence et à l'indiscipline? Non, et jamais le maitre Je mieux doué ne pourra rien faire ni rien achever, si la famille ne lui vient pas en aide ou contrarie son action. Cela est si vrai et si parfaitement établi que tous les instituteurs dign~s de ce nom prennent parti de cet état de choses qui les condamne à re·jbercher l'appui des parents ; aussi n'épargnerez-vous rien pour les pénétrer de votre esprit, pour· les associe!' à VOi> vues, i~ vos projets, pour les mettre enfin de votre côté dans J'œuvre communément entreprise. « La meilleure éducation, a dit Mgr Dupanloup, sera toujours profondément défectueuse par quelque endroit, si elle se fait sans la légitime eL nécessaire mtluence des parents. " Bien des fois, dans le cours de vol!·e carrière. vous en~ courrez les reproches des parents. Fussent-ils mal fondés ou injustes, acceptez-les sans trop d'h•rmeur. Quels que soient les torts, vrais ou supposés, de vos ennemis. sou venez-vous que la vie est longue et que le moment n'est peut-être pas éloigné où ils chercheront a devenir vos amis; ménagez-les dans cettd attente. Répondez t0ujou1·s par le pardon et non par la vengeance. Celui qui chet·cbe à se venger d'une injure s'en attire souvent de plus graves encore et s'engage, pat' le fait même, dans nn labyrinthe inextricaLie dt:: chagrins. (A suivre.) E. VAUCLAIR, inst. à Epiquerey.
Notes sm· l'Histoire de l'Enseignement De Charlemagne à Hugues Capet
Charlemagne, grand par ses conquêtes, grand ,:ar ses lois, grand par sa magnificence, mérite d'ëtre regaràé comme le fondateur Je l'enseignement public en France. Il fit de grands efforts pour répandre les bienfaits de l'instruction parmi ses sujets. Au retour d'une de ses Axpéditions en Italie, il ra~ mena de Pavre le savant moine anglais Alcuin, dont il vou-
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lut être lui-même l'élève et qu'il donna pour précepteur à ses enfants. Alcuin né eo 726 et mort eu 804, avait. étudié sous Bède-Je-Vénérable, moine et historien anglais (675-735). Il enseigna. lui-même dans une école que Charlemagne avait fondée à Aix-la-Chapelle, sa résiden~e favori,te. Çe ~av~nt. rechercha laborieusement lt>s manuscl'lts de l ancienne litterature dont les copies se répandirent ensuite en grand. nombr~ en France . Avec Alcuin, Cbademagne ava1t aussi ramene des maîtres de grammaire et, d'arithmétique, qu'il ~laça da~s les différentes villes de son vaste emp1re, avec 1 ordre dy répandre le goût de.s l~ttres. Des. écoles furent fondées p~r les évêques, à l'instigation de ce pn~ce; ~a~s to.utes les. cathedrales et les monastères, on y ense1gn:ut 1 Ecnture samte, le droit et la grammaire; chacune d'e~les possédait des copist~s chargés dfl reproduit·e les, livr~s "amts et les a~teu~s clas~I ques. Il ordonna aussi 1 ensetgo~ment de la. me~ecme,, b1en qu'il ne suivît guère v~s prescnptwns des medecms. Et cependant l'historien Eginhard nous apprend que Ch~rlem.agn.e ne savait pas signer son nom! Le grand empereur n en aimait que plus l'instruction; il ~Jsi ta.it . l~i - mêt;ne les écoles, enc.ourageait les jeunl:ls gens qut se distmguaJ.en"t par leur application et menaçait :le sa colère ceux qm, comptant sur leur posÙion et leur noblesse, négligeaie?t d~ s'instruire. ,. Il appela. de toufi les P.ndroits dA lempire, l~s sav~nts qu 1! put découvrir, et lHs réunit e~ une aca~ém1e qm eut son siège à Aix-la-Chapelle; il assistait lm-meme à .leur~ assemblées et y donnait son avis, non comm~ un pnnce 1g!lo~ant et orgueilleux; mais avec la modP.stJe d un homme qm a1m e vraiment l'instruction et qui la lou~ partout où il la tro~.ve. Charlemagne, en prince éclairé, voulut d~vancer son ~1ecle en projetant l'établissement d'un système umforroe de poids et mesures. il en prescr·ivit même l'exécution ; mais ses efforts échouèrent devant l'ignorance générale et le défaut de communications commodes ~ntre les grands centres rte commerce. Il établit des écoles de chant où l'on enseignait la musique sacrée; c'est à lr1i que nous devons l'institution du chant grégorien. Il réforma aussi l'écriture, aussi appelle-t-on l'écriture de son temps, écrJtme carlovwgrenne. . On parlait sous son règne la langue rom.ane, for'?-ee en gt·ande partie ~u latin; cette langue encore 1~forme etait e~ usage dans le midi ; dans le nord on employait la langut< J>Icarde, formée de celte, de franc et de latin. Cette dermere langue devint la langue française d'aujourd'hui, mais après bien des transformations successives. La première de ces deux langues s'appelait la langue d'oc, et la "econde la langue d'oïl~ parce que les habitants du midi exprimaient par oc le out des peuples du noro. La langue d'oc, quoique bien plus douce
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et bien plus expressive que sa sœur, resta cependant confinée au sud et dl3vint la langue pr·oveoçale. Elle a même donné son nom à l'une des anciennes pt·ovinces du midi de la France. La laugue d'oil, pat· sa précision , son énergie, sa clat·té, devint plus tard la langue commune de to uL le pays, la langue française. La Loire sépamit alors les dell:x langues. Charlemagne parlait lut·même le tudesque, anCien al le mand. et on parla cette langue à la cour de France JUsque sous Charlesle-Chauve. A partit· de Charlemagne on v?it doue ~~s . écoles, au moins dans les grandes vtlles de 1emptre; c etait alors uu bienfait immense rendu aux populatiOns, dans ces ttlmps d'ignorance et .~~ cruelles super~titiom•. Vers cette é~oque, on possédait d~Ja des. ~orloges a rouages, ,et. on avait une monnaie de metal dtvJsee en ltvres, sous fl, demers. Ma1s, après Charlemagne, les guaneR incessan tes~~ se~. succ~sstJm·_s, · l'apparition et l'Javasioo des Normands. et 1etab:Isse_ment definitif de la féodalité , replongèren ~ la France dans l'Ignorance où elle étaiL avant son avènement. Nous allons la voir sortir de nouveau . sous l'impul::;ion persévérante des rots de la race capétienne, des ténèbrf's épaisses où. elle vi.vait au X• siècle et ce sera pom· n'y plus retomber de.,ormaJs Cependant, 'déjà sous la seconde race, en 882, l'école épiscopale de Paris possédait 254 volumes .manuscms •. pa!·m1 lesqu.el~ on comptait les églogues de V~rglle et la rhetot?que. de Cwet·on. Le clergé avait presqne seul la charge de 1e nse1gnement, et c'était encore cette fameuse ville de Ron:e, patne des scHmces et des arts, qui, ma!gré sa pt·ofonde decadence, nous fournissait nos maîtres et nos professeurs. Envoyé à l'Ecole pnmaire par ALF.RED CHARRON,
ancten professeur.
PARTIE PRATIQUE CALCUL ÉCRIT 1. 4. Un kilo de café coûte fr. 2. 30, combien coûtent. 12 kilos ?
3. Dans une année un journalier a travaillé. 244 Jom·nées a fr. 3 par journée. Combien a-t-il gagné pa1: mols? . . 2. Quelle est la sm·face d'un champ qm a conte fr. 3888, Sl un . . hectare de champ coûte fr. 4500 ? 1. Un bateau de la force de 125 chevaux .part de Geneve a 6 ~· 30 min. du matin avec une t onne de homlle. _Que restera-1:11 de ce combustible en arrivant à Villeneuve a 11 h. 15 mm. du matin, si la consommation est de 0,912 kg. par cheval et par heure? ~. 4. Un marchand encaisse: en octobre fr. 2897, en novembr~ fr. 3476 et en décembre fr. 3648; quelle est sa recette pom ces trois mois?
46 3. Que valent 267 litres de vin rouge à fr. 65 l'hectolitre et 305 litres de vin blanc à fr. 47 l'hectolitre? 2. Divisez fr. 16,951 par 253. 1. En 1880 les broderies occupaient en Suisse 36,724 personnes dont.1247 dans le canton de Zurich. Dites en% le nombre de~ ouvners brodeurs dans le canton de Zurich. 3. 4. En vendant tm bâtiment fr. 9800, un individu gagne fr. 350. Combien lui <lOûtait cet immeuble ? 3. A. combien de kilos s'élèvera la fourniture du pain d'un régiment de 2152 hommes pendant les 16 jours que dure un cotll'8 de I'ép.étition, si chaque soldat reçoit par jour 750 gr.? 2. Mes v1gnes ont produit 46 hl 8 1 de vin rouge que j'ai vendu fr. 54,20 l'hl, et 94 hl 25 1 de blanc à fr. 32. 40 l'hectolitre. Quelle est la valeur totale de ma récolte? 1. M?n .c~·éanc.ie~ m'~fû·e un esco~pte ~e. 6% par an (du capital prtmt.If), si Je hu r~mbourse Immediatement fr. 1675 que je devrat~ ~ans cela hu payer dans 81/2 mois. J'accepte; que payerai-Je? 4. 4. Une personne qui doit ft•. 761. 50 et fr. 272 paie en acompte fr. 875. Que redoit-elle encore? 3. On transporte 23 quintaux 75 kilos de pommes de tetTe dans 25 sacs d'égale grandeur. Combien chaque sac pèsera-t-il de kilos? 2. Un terrain à bâtir, rectangulaire, long de 54 met large de 28 m, est vendu fi·. 6426; quel est le prix du m2? 1. Un terrain rectangulaire de 68 m de largeur, estimé fi·. 60,04 l'are, vaut fr. 3062. 04. Quelle en est la longueur? S. 4. Le troisième étage d'une maison est loué fr. 860 par an, le deuxième et le preluier chacun fi·. 1250 et le rez-de-chaussée fr. 92b. Quel est le revenu annuel ? 3. 5 kilos Je froment donnent 4 kilos de farine· combien de farine ' retirera-t-on de 875 kilos de fi·oment? 2. Une som·ce donne 7,2 1 d'eau par minute. Combien faudra-t-il de temps pour remplir un bassin long de 4 m, large de 1,2 m, profond de 0,45 m? 1. Un réservoir, long de 8,7 m, large de 3,5 m et profond de 15 dm, e~t rempli par une pompe qui fournit 5400 1 en 75 Ininutes. Combten de temps durera l'opération? 6. 4. Un négociant doit payer les 4 sommes suivantes: fr. 495, fr. 206. 75, fr. 272 et fr. 389. 25. Quel est le total de ces payements? 3. Un propriétaire a acheté un champ de 7356 mètres carrés à 29 cents. le mètre, et une forêt de 9738 mètres carrés à 17 cents. le mètre. Combien doit-il pour ces deux achats? 2. Un boulanger a payé fr. 6022. 50 pour 165 sacs de farine. Que coûte le sac ? 1. Quel est le capital qui, placé au 33/4 Ofo, du Hi mars au 31 décembre, mpporte fr. 213. 25 ,? (L'an à 365 jours). '1. 4. On devait parcom'ir 1605 kilomètres. On a déjà fait 978 kilomètres. Quel chemin reste-t-il à faire ? 3. Un stère de bois vaut fr. 9. 60; combien coûteront 18 chars de 31/ 2 stères chacun ?
2. Quel est l'intérêt de fi·. 875 pendant 3 ans; le taux est de 4 OJ0 pour la première année, et de 31/2 °/0 pour les deux dernières ~
1. Une personne a une fot-tune de fi·. 46,500. Elle paye à. l'Etat 1,20 Ofoo pour les preiniers fr. 25,000, et 1,8? %0,Pout le reste, et à la commtme 85 cents. par franc payé a l'Etat. Combien paye-t-elle? 8. 4. 695 27 104 - 587 = 't 3. Un père laisse à ses 4 enfants 17,624 fi·. 80 cents. ; ses dette~ se montent à. fr. 1475. 40; quelle sera la part de chacun? 2. Une propriété o. 567 m de long et une largeur égale aux 2fa de la longuem-. La maison, la com· et les chemins occupent 4326 m2. Combien reste-t-il d'hectares en culture? 1. Un mur a 18,5 m de long, 0,6m de large et 1,8 mdehaut. Qnel est le prix d'un mètre cube de cette maçonnerie, si l'on paie en tout fr. 299. 70? ~. 4. Un -vigneron a récolté dans une preluière vigne 736 litres, dans une seconde 1289, et dans une troisième 7548. li vend 7825 1 et g:trde le reste pour son usage. Combien garde-t-il de litres ? 3. Un négociant doit payer deux factures, l'une de 746 marcs. l'autre de 572 marcs. Quel est en francs le montant de ces deux créances, sachant que 100 marcs valent 124 fr. ? 2. Quelle est la distance qui sépare deux stations de cheluin de fer, sachant qu'un train qui fait 45 km eu 11/ 4 heure emploie 4 h 50 m pour parcourir ce trajet? 1. Une coupe d'argent pesant 235 g contient 0,8 d'argent pur qui coûte fr. 205 le kilo. Que coftte cette coupe, si pom· l'alliage et le travail on doit ajouter les 120 °/0 de sa valeur en argent '? 10. 4. Un père de famille gagne fr. 2486 pat· an, sa femme fr. 1045 et le fils aîné fi·. 809. Combien en tout? 3. Une route a 47 kilomètres de longueur; sa construction a coûté fr. 3875 par kilomètre. Quel a été son coût total? 2. Calculez l'intérêt de fr. 2160 à 3 1/ 2 % l'an pendant dix mois. 1. L'intérêt de fr. 27,568 au 33/ 4 % l'an, pendant 72/ 3 mois? 11. 4. Un particulier qui possédait fi'. 45,600 a fait une perte de fr. 9250. Combien lui reste-t-il ? 3. Quelle sera en 75 jours la dépense pour le pain, dans un ménage composé de 9 personnes, sachant qu'une personne consomme en moyenne 1/ 2 kilo par jour et que le kilo se -vend 34 cents. ? 2. Une planche mesure 5,40 m de longueur et 0,43 m de largeru· moyenne. Que vaut-elle à. fr. 2. 75 le m2? 1. Un capitaliste a r etiré en capital et intérêts fr. 512. 50 provenant d'un capital placé pendant 6 mois au 5 °/0 l'an. Quel était le capital ? (Extrait des Eléments d'Arithmétique, 2m• édition.)
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'W'.&BI:Îl'llllS Une lettre sur la gale Dan:; le courant de l'année l85ll, et à J'oc0asion de la. gale qui règuait alors daus un village, un rége[Jt vaudois adressait au président de la c.ommission de:5 écoles la lettre ci-après dont le Conteur vaudois, auquel nous l'empruntons, a l'original sous les yeux. A part les noms pr0pres, cette pièce esL textuellement reproduite. C'est uu modèle de galimatias et de phrases ampoulées : MonsiPur le Présioent de la Commissi on d'Inspection. Monsieul·l Vu le déso1·dre que prodmt cette peste de galle, je ne puis me retf•oir d'avertir la Commission, puisque le régent est subordonné primordialemt>nt à la Commission d'Inspection ; considérant, de plus, que c'est d11 sa compétence à discuter sur les différents qui règnent dans l'école respective. En conséquence, Monsieur, je ne puis rester sous silence de cette maladie dangereuse qui peut devenir invétérée ea se propageant dans le sang. C'est pourquoi je vous pne de faire assembler la dite commis!'ion de l'Ecole au plus tôt, pour opérer dans les mesures qu'il y aurait à prendre afin de pourvoir à la surelé de l'école conlrtl ce malheur. Les symptômes de cette iofectation ont recommencé r.es jours : les filles D ... ont témoigné par des boutons contagieux au bras qUI n'étaient pas propres, quoique t•·ois certificats délivrés par des médecins-chirurgiens de~**, comme vous le savez, depuis la St- Martin, attestaient presque positivement qu'elles éta1ent saines. Il n'y avait pas de l'affirmatif puisque les billets étaient ainsi conçus: Il m'a paru, il parait, etc. Un ér.olier chez M. le syndic l'a; d'autres sont vers 1~ précipice: le misérable fléau est dans le ~ang de quelques personnes. Aussi, Monsieur le pasteur, vous tâcherez de mitiger la peine que j'ai dans ces circonstances avec tous ces événements, étant comme l'oiseau sur la branche, je crains de la ramasser. Si vous pouvez agir, envoyez vos ordres à la Municipalité. Il y a des parents qui ne veulent pas envoyer leurs enfants à l'école crainte d'être victime de cette proie. Quand à moi, j e suis mal content dtl ne pouvoir continuer les leçons régulièrement, considérant qui manque des élèves ; ma1s vous savez bien que je ne suis pas l'auteur de ces objections qui empèchent l'acquisition de l'Instruction aux enfants. Agréez, monsieur le très honoré, mes salutations amicales. **"** instdu teur.
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ÉLÉlftE~T8 D ' &RITDftÉTIQ,IJE à l'usage des écoles primaires. Ouvrage adopté li titre
obligaloite par le Départe me nt de l'Instruction publique du Valais. 2me édi tion cart. (Remistl du 10 au 15 o;0 au corps en~e1gna ol et aux détail lants, suivant l'impor· tar.ce des commandes. Cet ouvrage (\Omprend deux parties, la lt·e théoriqae et orcée de figures. Id 2me pratique qui compte plus d,:~ 2000 exercic~s. La nouv~lle édition contient, en effet. en plus que la précédeule, uo ce1·tain nombre de problèmes donnés lors des exllmE~ns dA recrues. Cette amélioratiO!J sera certaineme nt saluée a'lec plais ir par le per· sonnE:-1 Pnselgnant. Voici sur ce classiq ue. actuellement connu bien en dehors du Valais, entr'aulres appréciatious, cetlles émise~ par d~ux inspecteurs scolai1·es étrangers au Valais. ,J'ai, dit l'un, ~xa nuné l 'onna~re 11vec altention, et, sans en &\oir ar:al)'se !nus les dél:n ls, je pUis dire q u'il mérrte l'attention des autorites scolaires. Il a de réel> &\·antages sur le trailé dt" F. P. 8. Les défioitions théorique, sont l>lus sitnplc:s et plus précises. La numération y est bien ens~1gn<'r... J'ni rPmarqné dans l'ouvrAge d' h,mrP.uses innovation., telles 1111~: les tab les ries t opérations. un lûblea u d~s •·onver~ions des poi<ls et me::urt·s, des pièces de monnaie. t:n usage eo Sui~se Allloi c1u'un grand nombre <le problcmes geométm1ues sur les su d ncc' el les \Oiumes, elc. D'autre par t, on a éhminé du manuel, avec raioon a mou a,·is, tout ce qu i n~ renlre pas dan" le pfllgrammu prima ar~. tes prohlcmes sont 'arit's, en nombre suffisant, et ret>llement pratiques. L 'ouvrae:c a <·n outre le mérite du bon marché, la reliure est d'un bon e:oùt et l'i mpression plaîl par ses jolis caractères. •' Voici maintenant l'aulre jugement qui concorde a\·ec celui c i-haut. , Au:.. hommes d'école tres nombreux qui repror.baicut aux cahiers Zabringer l'absence complète cie théorie, l'ouvrage offre tm expo<e théonque clair, sobre et suffisamment complet, et rtlHiisant en bonne pHrtie, par le:· hoi~ cl~s problèmes, le dés1r ci e ceux qui réclama t'l'n t un plus !{rand nombre de données relatives aux matières ngricoles et aux opérations juurnahèrPs du ménage champêtre Sans enlrer oci dans la d1srussion de la méthode, je 2ardc d'un examen attenhf du manuel la convrction sincère qu'il r~uferme un excellen t cours d'arithmétique. J'~pprécie surtout Ill ~rrand nombre et la progression bien j!'raduèe des probl!lmes." Les ~OLUTJONS RAISONNEES de l'ouvra'(e coûtent 1 fr. 50. Pour prévenir lf'S abus qui pourraient etr e faits du lit>re d .. maître, l'éd1tenr restrr111dra ln \'ente des Solutions au Corps enseignant et â raison d'une cM'ntplaire seulement par personne. On ne pourra se les procurer que chez lui, attendu qu'il n'en s~ra pas remas aux libraires.
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