64 L'indélicate _voyageuse vient de comparaîdevant le_ Jug~ de police, sous l'inculpahon ~c ~enta~1ve d escroquerie. Elle a été conranu!ee a 4 JOurs de prison et aux frais. Te· nant compte toutef~is de ses bon.s antécédents, 1~ ]1lge l'a m1se au bénéfice de la loi de SUrSIS. Espérons que la leçon servira. t~e
xxx
FREDERIC LE GRAND ET LES SUISSES Au f!10111ent où l'ou vient de célébrer le bicentenaire de Frédéric le Grand, il est intéressant de constater que le fameux roi de Pru_sse avait wte estime pour la Suisse. Il avait comme secrétaire un jeune Henri de Catt, de Morges, qu'il avait connu en Hol-· lande dans u~t. voyage q':''il fit incognito en t 755. Ayant lie conversahon avec lui sur un bateau qui faisait le service d' Amsterdam à ~~echt, il tut si charmé de ses bonnes maIlleres, de son esprit et de son savoir qu'il l;iD:vita à venir à Potsdam. Henri de Catt, qui eta1t professeur dans un institut de Hollande se r~ndit à cette invitation et peu après il de~ vena1t lect_eur du roi, fonction qu'il remplit pend~nt vmgt ans. Catt a consigné ses impressiOns dans un oumal resté inédit et con~ervé <~a?s les Archives de Berlitf; On y suit JOur à JOur le souverain pendant l'héroïque campagne de la guerre de Sept ans et dans les années qui suivirent jusqu'à sa mort. . Henr i de Catt introduisit auprès de Frédénc le Grand plusieurs de ses compatriotes entre autres Je médecin Zimmermann, auteu; d'un ouvrage réputé sur la • Solitude •. Le roi de Prusse appréciait fort la Suisse. Peu après. la guerre de Sept ans il était entré en relations avec un officier zuricois, Salomon Landolt, que Gottfried Keller a rendu populaire dans son amusante nouvelle • Le Bailli de Greiffensee • . Il aurait voulu que Landolt organisât un régiment suisse dans son armée. La chose ne put aboutir et le roi de Prusse le regretta fort. Il disait à de Cail: • J'estime beaucoup vos compatriotes! Votre peuple est un peuple sérieux, énergique attaché à son devoir; on peut se reposer' sur lui en toute confiance . •
xxx LES CHEMINS DE FER DE L'EUROPE Le ,Journal officiel français" vient de publier la situation au ter janvier dernier des chemins de fer de l'Europe. La longueur totale des voies ferrées en ex-
ploitation. y compris des li t~. était de 338,848 kilomè:e~ea l t1_on sur l'année précédente d~ til v1ent l'Allemagne, dont le ré 11 6! ,148 kilomètres, puis la Ru:! k1lomètres; la _ Fra~ce occupe le a':ec 49,385 kilometres; viennent tnche-Hongrie, dont le réseau 44,371 kilomètres · la kilomètres ; l'ltali~, 16,960 KIIC)Oiio·'gne, 14,004 kilomètres· la mètres; la Belgique, S91 0 Le classement change si lonj:!ueur du réseau ferré de rope_ à sa population. La Belgique en t~te a_vec 28,8 kilomètres par carre, puts la Saxe, avec 21 bourg, avec 19,7 kilom. Bade, 14,8 kilom.. l' ...,...·....L .nrn 1~ Orande-Bretagite, 12 kilom., la k1lom., la Prusse et la Bavière les Pays-Bas, 9,7 kilom. la Fr~nœ kilomètres. '
X><X UN ARBRE DE SIX MILLE Humboldt avait siJZtlalé dans le l'Amérique un boabab tronc mesurait neuf mètres de quel le savant naturaliste allemand l'âge vénérable de cinq mille cent ans! Ce doyen des arbres passe au par le fait de la découverte récente que, d'un _cyprès extraordinaire, non' par ~a taille et par son âge, mais sa v1gueur. Il se trouve dans une connue, près du village de Ch,epu:ltallll tronc a exactement trente-cinq mètra te-huit centimètres de circonférence. D'après le nombre des couches ques de croissance, les botanistes culer l'âge du cyprès phénoménal pas moins de six mille deux cents La réputation funèbre des cyprès volée : Ce qu'ils en ont vu mourir, rations!
·' (Q) 1?{{ ~lJ\l~J ~ '\ DE LA
Soeiêté valai~at)Qe ) )
d ·édu~aticn .· ~----------------------~---6
Moniteur du Musée industriel et pédagogique L'Ecole primaire donne de 10 à 12 livraisons de 16 pages chacune, non~compris la couverture, et autant de suppléments de 8-16 pages pendant l'année ordinaire (soit du 1er Janvier au 31 Décembre). Chaque moisl il est en outre apporté un supplément illustré de 8 pages intitulé : Le Foyer et les Champs.
Suisse fr. 2.50
Par an Union postale fr. 3 Les abonnements se règlent par chèque postal II 56 ~ .. , \. ou à ce défaut contre remboursement. Annonces : 20 cent. la ligne sur toute la largeur •. ,,Tout ee qui eoneerne la; pubUeœtion doit ~tre œdressé dlreetement à son gérœnt, M. P . PIQNAT, Chef de SerYiee au Dép11rtement de l'Instruetion publique, à Sion.
•- Eh bien! Hubert, cette s'est bien passée? Es-tu content de tutrice? - Oui, mr.is elle ne sait rien. - C6mment. elle ne sait rien? - Dame ! Elle nous demande
moyen d'être trompé, c'est de se croire plus fin que les autres
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A. tous aos aboaaé1. A partir de cette :livraison, la présente publication parviendra au domitile du personnel enseil!nant et non plus au sièf{e de l'école, pour autan~ naturetlement qu'il s'al!it des classes valaisannes de six mois qui clôturent le cours sco:laire à la fin d'Avril ou au commen,cement de Mai. A cette occasion, nous rappelons aue la période de Mai-Octobre étan{ celle des vacances pour la l!énéralité des écoles du Valais. notre revue ne reprendra sa publication rél!ulière chaque qUinzaine qu'à partir de la TouS>Saint (1er nov.) qui sonne la rentrée pour la plupart de nos classes. En attendant. comme jusqu'ici du reste, elle reparaîtra 3 ou 4 fois jusqu'alors. à époques indéterminées. pour apporter le Fover et les Champs et d'autres suppléments. Nos nombreux abonnés ét-r anl!ers au Valais qui, pendant les vacances. changeraient de domicile, voudront bien indiquer leur nouvelle adresse pour que l'Ecole primaire les v retrouve.
-o8om•alre da présent No
Le style simple. - former la volonté chez les enfants. - Les travaux des champs et l'école. - Les exercices écrits de vocabulaire et l'étude des mots. La Menus propos pédal!OJ!iques. classe en action. - Partie oràtique: Un brin de morale: 1° le jardin du voisin-; 2° il faut être propre. - Sujets de rédadion. - Miettes pédal!OJ!iques. -f)-
8o•malre
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8applémeat No "1 Jésus ressusdté est notre modèle. Lettre d'un condamné à mort. - Le bon Dieu à bord. - Le !!rand frère. Une mission tral!ique.
A. pluslear•. Un buUetin de versement que postal) se trouve ioint à no~bre d'exemplaires de la vrmsono. _Il pourra être utili~ ver l'abonnement de l'Ecole du {eune Catholique, selon oas été acquitté iusqulid Pour l'autre ou pour ces en même tempS. A noter que à p·aver doit toujouTs être cent, dite taxe étant retenue te ·s ur chaque bulletin de Après le 1er mai, il sera bours pour tous les abonn e:lés par chèque postal jusqu 'au 30 avril.
-oP art de l'Etat aa Le personnel enseil!nant est tentif une fois de plus sur de bien remplir le rel!istre de faire en 'sorte qu'il n!l·n·"l'Inspecteur. par l'en mission scolaire. dans la la clôture de l'école. Ce n'est sa réception, cela va de soi, l'lnrspecfeur peut enwover ses au Département. Il v a lieu d'autant plus cette transmission instituteurs et les institutrices. aujourd'hui particulièrement En effet. le Département raison pouvoir consulter ces avant de rél!ler la part de qui incombe à l'Etat par l' de la loi du 19 mai 1909. Il tamment s'assurer auparavant classes ont bien eu la durée 6, 7. 8 et 9 mois selon les de rél!ler par le plein les mensuelles. Le total de que des primes d'âl!e) ne lement payé que si le cycle nimal a été parcouru par les pectives. L~ personnel en:>e!guant
ne pas perdre d~ vue que de la part de 1 Etat aux peut s'effectuer dtb iour les rapports de MM. les parviendraient-ils .tous en. En effet. il s?~git, qu'on non plus. de distribuer qul fil!ure dans Je budpour le ·chiffre coquet de Cela nécr~c:;-site potir le du ·Département _l'établiss~600 bons QUI, une fors a:.t dicastère des fin.an: réglés aux intéressés auss1 que le permet la be:;OJ!ne. intéressé peut d'atlleurs qu'il est fait ~iligen~e pour dès que posstble. s01t dans mois après la réception de MM. les Inspecteurs . simpliHcation d'écritures. il à être retenu. sur le montant l'Etat. la cotisation pour _la retraite. Ce mode de fatre en même temps aux intéressés et des frais pour envoi ultéleur contribution. une fois quittancés doivent · affranchis directement à de l'Etal à Sion. et non au de l'Instruction publique. -0-
d'émancipation de ~~M!>rlPm,Pn t
de l'I nstrudion PUnaître que les exameus se tiendront aux lieux ci-aprs indiqués. chaque jour du matin.
le 25 Mai, pour SI-Léonard, Montana et Sierre. le 11 Mai, pour la vallée d'An-
District d'Hérens A Vex, le 7 Mai, pour le district d'Hérens, sauf Ayen!. Distr~cl de Sion A Sion, le 8 Mai, pour Savièse et Ayen!. A Sion le 9 Mai, pour la banlieue de Sion et les co~1munes d' Arbaz, Bramois, Grimisuat, Salins el Veysonnaz. Sion, le 13 Jum, pour la ville de Sion, moins la banlieue.
District de Conthev A Vétroz, le 10 Mai, pour Conthey, Nen· daz et Vétroz. A Ardon, le ter Juin, pour Ardon et Chamo son.
District de MartiJe:nv
A Leylron, le 11 Mai, pour lsérables, Riddes et Leytron. . A Saxon, le 13 Mai, pour fully, Sa tllon et Saxon. . A Martigny-V ille, le 14 Mai, pour Marit· gny-Ville (ville el collège). Bovernier, <;harrat, La Bâtiaz. Martig-ny-Bourg, Marhgn yCombe et Trient.
District d'Entremont A Bagnes. le 17 Mai, pour Bagnes et Vollèges. . .. A Orsières, le 18 Ma t, pour Orsteres, Sembrancher, Liddes el Bourg-SI-Pierre.
District de St-Jl1aurice
A S.'\lvan. le 20 Mai, pour Salvan et F in· haut. A SI-Maurice. le 21 Ma i, pour les autres communes du district.
District de 'Monthev A Monthey, le 28 Mai, pour .Champéry, Collombey, Monthey, Troistorrents el Vald'l11iez. A Vouvry, le 27 Mai, pour Port-Valais, St-Gingolph, Viounaz et Vouvry.
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Doivent subir l'examen d'émancipation tous . les jeunes garçons ayant atteint ou <levant atteindre l'âge de 15 ans a vant l'ouverture du cours scolaire 1912-1913 et, d'une manière générale, ceux qui ont fréquen!é ?bligatoirement l'école pendant 8 ans, amst que ceux • qui ont échoué à un exame~ a~térieur. . Sonl seuls exceptés les ecoliers QUI frequentent régulièremen t un des trois collèges can.t onaux pendant le cours 1911-191 2.
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4 Ceux qui , ayaut atteint l'âge de 15 pours ne él bi" uivent pas leurs études d ans un ans, de ces a Issements, pounont être a J' , examen ultérieur. ppe es a un
Instituteurs du dlst 1 Slerre. r ct
. La Œn~érence des ·instit-uteurs d tnct de S1erre est fixée au 24 .u me~e d'~~l~n~~att:{e;~ssésJ·ecependant de !'exaà St-Léonard a· 9 heu avnl . . t f , unes gens qui au- chain r . · : res d J aiedn . réquenté une éèole moyenne m. ~e present av1s tient lieu du ou secon a 1re. e vocahon individuelle d'. Tous. 1es. eTeves appelés à passer l'examen p Ordre du jour: C~nférence de M r emancipat.JOn doivent apporter avec eux le . ;of. Matt. Discussion du suiet : ~~ret scolaire et le remettre à: la Co . . d examen c . mnusswn m13 ·. eux qu1 n'en seraient pas munis 1'etude. Divers. . P our obi i . ce .JOur-là . , ne seron1 pas exammés et col/es all1si, !out en continuant d'aller à l'é1 · ' 11 se presenter l'année suivante devant .e JUrl'· èr.r ~e: dispos iti?'!s qui précèdent s'appliquent .,..,a ei,1ent aux eleves des écoles libres. -0-
Cours pour moniteurs-chefs d e gymnastique. A Genève a eu lieu du 8 au 13 avril un ~ours pour moniteurs-chefs de gymn~shq_u~ de la Suisse romande, sous la direction de. MM. Huguenin, d'Yverdon, et Tho.rm, de Genève, professeurs. de gymnastique. ( Ce. cours :comptait 40 participants maximum regle~eniaire) se répartissant en _19 Vaudois, 6 Genevois 5 Fribourgeois. ~ Valaisans, 3 Neuchâtelois et 3 Turass1ens. d'Ce :ours ·comprena it des exercices o:dre:>: de marche. préliminaires à ma ms .libres et avec cannes. exercices corre~!Ifs et . d'assouplissement. ainsi qu~ 1 etude methodique des positions et a!htudes fondamentales aux divers en!llllS. barres. re.ck. cheval. sauts. etc.. fa.Ps oublt.e r la I!Ymnastique dite popuaire. les Jeux. les courses le grimper etc. · · Les quatre Valaisans qui y ont pris ~art .sont MM. Charles Bertrand, Monthey. Jules Claret, Martigny; FerdiIS1and Grand, Sierre: Alfred Veuthey axon. •
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L'inspecteur scolairt -o.
Instruction supérieure. Dans sa séance du 12 le Conse_il fédéral a élu M. l' Ernest Stockalper. à S-ion Conseil scolaire de l'Ecol~ que .fédérale. _en remplacement de P~rner apnele aux fonctions de seiUer fédéral. qest là un juste hommage rendu bnH.antes capacit-és de notre co~?atriote, dont la modestie éO"ale ~ ment~.. ~ou~ lui adressons nos Pius Yi. ves fehcltations. -o-
Le Son de Géronde. (Œuvre scolaire de bienfaisance)
D~ns en. espèces transmis de la part des ecole~ en faveur des enfants pauvres de 1 Institut cantonal des sourds ~uet~ de Géronde. ,Çes dons sont par· enu:> dans la demtere quinzaine: (4e liste)
• C~IPPIS (éc. des Sœurs) 6,70(ec. el. m.) 5,65 - AOETTES (0) 2 35 g=h) t2,50 - SION, Pensionnat Planta 't250' a eauneuf (M) 9 fr. "7' CONTHEY-Bo' ' - VETROZ (0) 4 fr. - RIDDËI (~c. pnm.) 6 fr. MARTIGNY-C Cr · (ec. moy.) 5 fr. - BAGNES ·s ., 'Cf' 3 fr.; Verbier (F) 3,30 _ BOURg:;f$1 ~~ (O) sl'~ AN (VO~LEOES, Levron (0) y AZ c. rep.) 7 fr. - VERNA· (F.) _5,20; (élém. m.) 3,40 _ VER05~~JRvr(t\ ~~;. (0.) 6 Ir. ; (F.) 4,40 -
(~) 3,~5
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live des pénibles étapes que nous avons à franchir. c'est avec un pas allègre que nous remonton s le cours de la Printze, el à 10 h. nous voici réunis dans Je bâtiment scolaire. M, de Cocatrix, inspecteur. ouvre la séance · Le Comité. en des termes excellents el chaleureusement -oapplaudis. Un respectueux merci à MM. Evéquoz, lltl Jeune Cathollq_ue, 1 illustré pour nos enfants, pa- préiel. Dr Broccard, Giraud, secrétaire agrià Sion chaque mois. - Abon- co!e, Pralong. inspecteur auxiliaire de Sion e\ aux membres du clerl!'é qui nous ont prou1.50 par an. vé leur sympathie et leur attachement en nous de la livraison d'avril 1912: faisant l'honneur de venir nous appuyer el nous encourager de leurs conseils autorisés . des bois (poésie). - Les bonnes Aux enfants de la première La lecture du protocole de la dernière conion. - Les hirondelles (avec gra- lérence et la constitution du nouveau bureau Un bon petit cœur. - La fauvette nous occupent quelques minutes, puis la lectu...... -...·ft· . - Aux élèves qui vont quitter re du sujet mis à l'étude nous amène sur le - Les disciples d'Emmaüs (avec graterrain de la discussion, laquelle lut assez - Cheveux blonds et cheveux blancs. courte, car, saui quelques divergences de vues sur certains points d 'importance plutôt cours el récréations. - Travaux mapour jeunes !illes (avec gravures). secondaire nous concluons: Vu l'étendue du programme et la courte Pour s'abonner ou recevoir numéro durées des classes. les lâches à domicile ded'essai. s'adresser simplement ainsi: viennent nécessaires. (eu.ne Catholique, Sion. Elles constituent Je complément et la mise en pratique des leçons. Elles iortilient la volonté de J'enianl el déte:; membres du corps enseignant veloppent son esprit d'initiative en Je mettant !ace des dillicultés à résoudre. aai reçoivent en plusieurs exemplaires en Elles lui inspirent le goût 1iu travail par le /eane Catholiqwe et qui changent de l'emploi avantageux du temps dont il dispodomicile pour les vacances. sont instam- se en dehors des heures de classe et iormenl ment pdés de désigner avant leur dé- son g'Oût par la production d'un travail corpart un -intermédiaire de confiance reel et soigné. Elles sont pour les parents un moyen sûr oour effectuer la distribution régulière de contrôler le progrès de leurs enfants. 1 du journal jusqu à la rentrée des clasLa parole est donnée ensuite à M. Giroud. ses. Avi; en doit être donné à la rédac- ancien inspecteur, qui dans un expos:S clair tion pour éviter toute perte des envois et succinct, nous trace la méthode d'unP. bonne culture musicale, rompant en visière avec pendant ce temps. la routine, et qui veut qu'on fasse ressortir -odans le chant non seulement la beauté des sons, mais aussi l'expression des sentiments, Echos des couféreneel. échos de l'âme 'Cl du cœur. • · L'hymne national couronne la première District de Conthey partie de notre journée, lorsque l'harmonieux C'est par une assez belle journée de mars, carillon des cloches de la paroisse nous an- entre les collines qui étalent leurs premiènonce qu'il est midi. Le jeune curé de Nenres !leurs, devant la majestueuse plaine du daz s'empresse de nous ouvrir les portes du Rhône, où les insectes réveillés de leur long presbytère où un réconiortant banquet attend sommeil d'hiver se disputent déjà les pâqueles participants. Sous la direction de M. r~tes épanouies - que nous gravissons, Maye. instituteur à Chamoson. major de tadans le charme des parfums envore vagues, ble. de M. Naville . • maître de chapelle "· la lt chemin de Nendaz, localité choisie pour gaîté ne tarde pas à se communiquer à l'asnotre coniérence annuelle. Malgré la perspec-
dons peuvent contin urr b\ être comme suit par chèque postal: dt Oéronde, Sierre (Il. 482) .
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6 semblée. Aussi est-ce avec délice que notre âme aspire comme un souffle de bonheur tant de flots d'éloquence et qu'elle adresse dans des chants variés. avec toute l'ardeur des sentiments et de la délicatesse de l'art de justes hommages à Dieu et à la Patrie. ' Nos cœurs se sentent si étroitement à l'unisson, nous nous croyons si bien chez nous que personne n'aurait songé au départ si le vent de mars ne nous eût averti par ses plaintes moroses que la pluie alla it tomber. C'est en. appréciant les heureux moments passés ensemble que nous nous séparons, bien persuadés que si le temps jette un voile d'oubli sur toute chose, il effacera difficilement le souC. O. ven ir de cette a~réable journée.
xxx District d'H6rens
de leurs manuels, eté., le résullàt se malgré la brièveté du travail parce qu'i~a ra l'effort personnel, le seul véritab(erne! con~. Il est utile, du reste, que les pare 1 tervtennent si po.s sible, non seulement"la con~rôler et e?.courager, mais encore ventr en atde a l'enfant lorsqu'il un. obstacle absol.ument insurmontable. matir~ pourra toujours s'assurer, dan5 travail de correction, si l'élève s'est les explications données en famille. ~es _opinoins sont partagées au sujet dea votrs a don~er pour les jours de congé. cuns voudratent les voir au~enter: ce disent-ils, écarter les enfants des la rue. - Tel n'est pas l'avis de la des instituteurs à qui l'expérience a que les tâches scola ires sont Je moins exécutées les jours de vacances. La discussion prometlait de se encore lorsque M . l'Inspecteur dut y un terme. M. F. Giroud allait nous parltr l'ensei~nement du chant dans les écoles. 11 rait impossible, à notre point de vue aussi complet tout en restant dans 1~ modeste d'une conférence. Les résu ltats à tenir, les qualités du chant, les défauts à ter, tout a été dit de la façon la plus et la plus pratique. Cette conférence son heure. puisque les ré~ent s de la venaient de fonder, eux aussi. une dont l'initiateur et le zélé directeur n'est Ire que M. l'Inspecteur. Le banquet qui a suivi, et dont la commune d'Evolène a bien voulu faire tous ln frais. a été on ne peut mieux réussi. Ces les de réunions prennent. dans notre d' un cachet de plus en plus familial. Les cours n'y ont rien de transcendant sans te mais ils ne manquent pas de naturel d'ori~inalité. Grâce à cet état d'esprit, F. Crettaz. l'habituel boulle-en-train, a nu l'assemblée cians la plus aS!'réable h ;qsq u'à la fin. Tl mérite nos plus vifs ciements ainsi que toutes les oersonnes ont contribué au succès de la fête. P. F.
La conférence des instituteurs de la Vallée d'Hérens a eu lieu à Evolène le 9 avril sous la présidence de M. V. Pitteloud, inspecteur scolaire. Une seule absence a été constatée parmi les membres actiis. Assistaient en outre à la réunion, M. J. Anzévui, président du Grand Conseil, M. Rong, préfet, M. le député Leuzin,g-er, M. F. Giroud, ancien président de la • Société valaisanne d'Education • . les rêv. curés d'Hérémence de Vex, d'Evolène, etc. ' Au début de la séance, M. l'Inspecteur a rappelé le souvenir de deux fi uures qui resteront chères à la mémoire des instituteurs, celles de M. L. Allet et de M. le Rvd curé Gauye, inspecteurs scolaires. L'assemblée s'est levée en si~e de deuil. La lecture du rapport de la dernière conférence a valu à son auteur, M. Follonier, ·instituteur à Mase, des compliments bien mérités. Le sujet mis à l'étude a fait l'objet d'un échan,g-e de vues toujours courtois. mais assez lon,g- entre les participants: Tout le monde est d'accord sur un point: les tâches scolaires sont un excellent complément aux leçons données en classe et il ne saurait êt re question d'en abandonner l'usage. -oRelativement à la mesure dans laquelle elles doivent être distribuées on est généra lement Statistique scolaire. d'avis que la quantité importe bien moins Le fahrbuch des Unterrichlc/dsU't· que la qualité. Si l'on exi~e des élèves qu'ils sen in der Schweiz für 1911, publié ne s'arrêtent pas devant la première difficulchez Orell Füssli. à Zurich. par M le té, mais plutôt qu'ils réfléchissent, qu'ils consultent le dictionnaire, qu'ils s'aident des Dr , Albert Huber, chancelier de l'Etat princires formulés dans la partie théorique de Zurich, qui contient une.. foule de ma-
du plus vif intérêt et de Ia plus actualité, renferme une statisde la population ~colaire de la 191 0. La voici : Ec.
Ec. sec.
7.'otctl
64,564 109,895 24,360 -3,555 9,317 2,178 2,092 4.333 3,896 23,875 19,018 11.322 Il ,668 6,954 9,044 2,228 40,701 15,479 36,574 20.276 21,447 43 386 22,121 16,985 13,018
10,347 11,259 t ,947 115 382 37 93 514 276 562 1,580 7,387 1,143 1.246 720 21 3,434 1,190 5 203 1,689 1,224 2,303 405 1,908 1,100
74,911 121,354 26,307 3,670 9,699 2,215 2,185 4847 4,172 24,473 20.598 18,709 12.811 s:21s 9,764 2,249 44,135 16,669 41,777 21,965 22,526 45.689 22:526 18,893 14.118
638,286
56,103
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p1·im.
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Voici Je rapport de la population scolaire à la population totale. par 1 000 Ubitants: 1. Berne a 187 élèves pour 1000 habitants. 2. Argovie 181. 3. Schaffhouse 179. 4. Soleure 176. 5. Fribourg 175. 6. Valais 173. 7. Appenzell-Ext. 169. 8. Bâle-Camp. 167. 9. Uri 166. 1O. Schwyz 166. 11. Thurravie 163. 12. Nidwald 157. 13. Zu149. 16. Zoug 148. 17. Saint146. 18. Olélris 145. 19. Vaud 145. 20. Neuchâtel 143. 21. Tessin 142. 22. Grisons 141. 23. Bâle-Ville 138. 24. Obwald 128. Genève 91.
-oExplorateurs suisses. L'expédition suisse qui est en route nour le Danemark n'est pas la seule Qui soit partie de notre petit pays pour
aller découvrir le voile qui recouvre encore certaines régions de notre globe,_. M. le professeur Knapp, de Neuchâtel. a eu la curiosité de récapituler celles auxq uelles des Suisses ont pris part, ces dernières a nnées. Nous avons encore présentes à la mémoire les explorations scientifiques de MM. A. Dubois et Mathev-Dupraz au Spitzberg; de Quervaé.n. au Grœnland; Koncza et Calciati. dans .t 'Himalaya et le Karakorum ; Volz, dans l'Hinterland du Libéria; Mayor et Fuhrmann. en Colombie; Roux, en Australasie; Mario. au centre de l' Afr.ique: Moser. de l'exoédition antarc. tiaue de Mawson; Montandon dans le sud-ouest éthiopien. A cette liste on peut aiouter les cousins Sarrasin. de Bâle, ' oui ont exploré certaines îles holland:=IÏses de la Sonde et en particulier celle de Célèbes. Cette liste seule. olus aue probablement incomplète. et dont on a omis. à dessein . les excursions scientifiques en oavs connus. est bonne à se remémorer, à une époaue où l'on ne parle Que trop de neurasthéniques, d'apathiques, d'ég-oïstes, etc. On ne dira jamais assez les doses d'énergie. d'abnégation. dépensées dans ces explorations semées. à chaaue oas d' obstacles invraisembla bles l'ac weil réservé au retour de ces vaillants n'est aue toute iustice. mais en même temps un hommag-e mérité. sans conteste.
Bibliographie Ames de paysans Solandieu vient de publier 1 ) son premier roman. Jusqu'ici sa plume féconde avait tour Üon Martinet, éditeur, 3 rue de ) Bourg, Lausanne. - 1 fr . 50. 1
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à tour tracé des vers de bonne venue, décrit des voyages, célébré -les beautés du Valais, ·son pays d'adoption, raconté des légendes savoureuses, ou, plu5 pro·saïquement, renseigné sur des faits quelconq ue:s les lecteurs de différents journaux.
SION, 20 Avrll laquelle s'adresse tout Partie cet excellent ouvrage. Le prix très modique de ce té cependant avec le plus le met à la p01'tée de toutes les Sa difflllsion. désirable à tous en sera donc facilitée, e-t les sions scolaires, à 11'appmche des bution~ de prix. seraient fort · pirées d'v con~ribuer dans mesure.
191~
Slme année
'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA
SOCIETB VALA.ISAllll:l D"IDUCA.TIOlf
Avec Ames de Paysan, il a abordé un srenre nouveau, celui du roman. et il Le Style almpte siècle, on verra que leur commun mériv a. selon nous. parfaitement réussi. -tP. est fait de clarté. de sobriété et de Sur un thème très simpk ainsi qu'il emblerait que" la simplicité dût mouvemen:t. à quoi chacun çi'eux aj9ute xxx S convenait au but r·echerché, il a brodé, ll Eh b' r une musique. plus ou moins apparente un·e qualité nature e: Ien. non. ou secrète. et qui est l'harmonie de la dans un style facile et exempt de toutes PETIT ATLAS DES CHAMPIGNONS toute chose elle ·s'acquiert. Elle est pliant, donnant en couleurs 39 prétentions, une nouveHe valaisanne art et difficile. Nous sommes, de phrase. différentes de champi~nons bien vivante et bien vraie. Il a situé son Un romancier de la fin du XIX" sièplus ou moins embarraset vénéneux. - Delachaux & action dans la P·ittoresque vallée de Nigauches et malladroits. L'aisance cle, et qui appartient assurément à ~et éditeurs, Neuchâtel. - Prix: 1 vière, au fond duquel coule la Duisanvient de l'effort que nous faisons te lignée plus intimement ~rança1se, Avec le printemps, les premiers ce, noms d'emprurnt auxquels, dès les gnons un peu de celui que nos pères j Guy de Maupassant. a expose la techont déjà fait leur apparition. premières pages., le lecteur du pays nes personnes redoutent les accidents . . Voyez comme cela est vrai des nique de cet art difficile, qui était le ::ubstitue mentalement ceux qu'ils ca- par des champignons vénéneux et plutOt , du langage, de la façon de sien. Dans une demi-page, il a résumé chent en réalité, tant sont reconnaissa- de s'y exposer, elles préfèrent renoncer . Comparez deux -propriétaires les règles du style par excel·lence, de ce. bles. à la parfaite description des lieux plaisir de cueillir elles-mêmes cet aliment à la campagne, ou deux ache- lui où rien n'est faux. et qui redoute et des mœurs locales, les vieux viJlap-es ne Krande valeur nutritive. Le Petit qui achètent un tapis dans le mê- moins les répétitions que les contre-sens , principaux Champi~nons comestibles oui, sous sa plume. prennent noms ueux édité par la maison Delachaux & ou deux voyageuTs arri- l'iflexactitude. la prétention et la dorure magasin. Prailloud, Vercelin, Monsec ou fonval. lé S. A. les renseignera si leur pamer à l'hôtel: celui des deux qui n'en- à bon marché. Nous ne voulons pas enlever au lec- contient que de bons champignons qui pas la voix, qui pade sobrement, et «Quelle que soit la chose qu'on veut teur de ce charmant oetit livre le Dlai- leur causeront aucune surprise ut:~'""n:u porte ni breloques, ni cravate de dire. il n'v a qu'un mot pour l'exprimer. A part deux ou trois espèces, peu de sir de l'imJJrévu en donnant ici le cane violente. est. à coup sûr, d'un qu'un verbe nour l'animer. et qu'un ad" resle connaissent les champignons qu vas de 1'idvlle qui s'v déroule. Nous1 monde que l'autre, d'une fa- iectif Pour la qualifier. II faut donc nous bornons à engasrer chacun à lire contre dans nos forêts. Ce petit Allas, à emporter dans sa poche, rendra de pluts ancienne et d'un esprit plus chercher. iusqu'à ce qu'on les ait décou. ces pages si attravan1es. services à ceux qui désirent en sa De telle sorte que la simplicité est verts. ce mot. ce verbe. cet adiectif et ne Ames de /Javsans est un roman mo· long. Son prix modique Je met à la perfection de l'éducation. iamais se contenter de l'à peu près. ne rai. L'auteur nous dit lui-même, dans chacun. Ajoutons que dessin et coloris Il en est de même pour le style. Un iamais avoir recours à des supercheries. fort bien réussis. son avant-propos qu'en publiant cet n'est tout à fait grand que s'il même heureuses. à des clowneries de ouvrasre il ne s'est laissé !!uider aue Dar à la simplicité. Profond COJilme lansrag-e pour éviter 1la difficulté. Il n'e;t l'unJoue souci d'aJJporter sa oierre à * Souvenir d'école: mer, tant qu'il voudra. il fau.t qu·' il point besoin du vocabulaire bizarre, l'édifice du re!lèvement moral des masles milliers de petits bateaux qui compliqué, nombreux et chinois qu'on M. l'Inspecteur. Tu connais fou. l' ' ses. son· humble concours à la luHe romaine? -..v..r.~n sa surfaœ et que eau qu on nous impose aujourd'hui sous le nom de cn!!a!!ée -contre les doctrines danl!ereuL'Eiève. - Oui m'sieu. a. même sur le bord et en jouant. vocabulaire artiste. pour fixer toutes ses du rationalisme et de l'impiété. Et M. J'Inspecteur. - Eh bien! en 303 claire dans la main. Le génie de la les nuances de la pensée; mais il faut de fait, œ oetit livre met en parfaite lu- Jésus-Christ, que lait l'empereur iocl·él!eiiWf'r:m.rP, plUJs peut-être que celui de tou- discerner. avec une extrême lucidité, mière la r-obuste santé morale, les senti- · Dioclétien, il.·· il · · · il.··· nation. exige cet effort et se toutes les modifications de la valeur ments reHsrieuoc, la pfofonde honnêteté, M. l'Inspecteur. - Voyons, il per · · · sé. dans cefite perfection de la d'un mot suivant la place qu'il occupe. la bonJté. la simplidté, que l'on aime à cu ÙEÎève (vite). - Il perd ses culottes!.... Die est une parenté entre Ayons moins de noms, de verbes et retrouver dans. les braves famHles de - M. l'Inspecteur. - Non, mon écrivains, et, si l'on veut d'adjectifs au sens presque insaisissamontagnards et qu'il est bon· de livrer persécute les chrétiens. Tu confonds avec une liste de ceux qui furent le ble. mais plus de phrases différentes, en exemple à la jeunesse actuelle, ·à gobert. populaires. le plus représentatifs diversemenrt constlfuites . ingénieusement la race. le plus classiques en chaque coupées , pleines de sonorités et de
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rythmes savants. Efforçons-nous d'être leur vie, souffert et médité. et des stylistes excellents plutôt que des vante grandeur des âmes collectionneurs de termes rares. » un moment. dans quelques Je su)s persuadé que les instituteurs ne lettre ou d'une réponse non rendront un g-rand service aux enfants, lée, apparaissait et rayonnait. s'ils leur expNquent ces ius.tes formuRené Bazin de J'Académie ' les, s'ils leur donnent la juste crainte de l'épithète, et l'horreur du mot qu'on ne comprend pas. mais qu'on a lu dans le journal. Ils n'ont pas à fonner des Former la volonté stylistes. Dieu merd, et la leçon n'a p·as ahez le1 besoin d'être poussée très loin. Ces écohrs n'écriront ~ruère. en g-énéral, que " f' accuse toute violence », a écrit des lettres d'affaires. et de loin en loin, de nos psycllolog-ues les plus aux iours d'anniversaires. un compli- (Montaigne, Essais), « en 1 ment sur un papier fleuri. Mais quelle d'une âme tendre, qu'on dresse iolie s.upériorité. si. ~rrâce. aux leçons l'honneur et la liberté. Il y a je ne du maître. ils savent toujours ce qu'ils quoi de servile en la rigueur et en disent. et s'ils peuvent reconnaître. dans contrainte; et tiens que ce qui ne le livre qu'ils lisent. l'art véritable ou neult faire par la raison. et par tout au moins. l'honnêteté professiondenee et adresse, ne se faict · nelle de l'écrivain! lls se laisseront la force . >> Plus loin, narlan•t moins aisémen~ tromper. lorsqu'ils cesseront de subir le pouvoir des motg ment des garçons: « Les mêles 11c1ys à servir, et de condition ' douteux. bre: j'eusse aymé à leur grossir le Te crois enfin que le maître a un bon d'ingénuité et de franchise. Je n'av moyen d'amener ses élèves à écri·re sim- aucltre effet aux verges. (on les nlement: qu'il ·choisisse. pour les " de- vait S'Ou vent alors), sinon de rendre voirs de style», des sujets simples.. Qu'il âmes plus lâches, ou plus · demande aille enfants de décrire une ment opiniâtres. > ferme. ou une maison avec les objets Que dites-vous de ce texte, mes qui la meub-lent, une promenade publilectet,~r.s? Sans doute il faut quelq que. un paysag-e que chacun ait. pu voir recounr aU!x punitions, lorsque le long-uement. Pourquoi ne pas faire raordre de vo~re classe le demande conteT. J)ar ceux qui l'ont iouée. une pour éyiter la contag-ion du ' oartie de billes ou de balle? II faut 0ue exemple: contre la dissipation, la les enfaQts - et même les hommes·_ soient familiers avec les sujets qu'ils r~se. l'inexactitude, et les fautes traitent. et que l'effort principal ne soit meme genre; c'est ll:l1 moyen n~:~iéill1i:,• nas celui de l'imag-ination. mais celui souvent le seul, d'~ir sur l'ensemble du jug-ement. Nous ne parlons aisément de vos élèves, d'empêcher l'entraine· que de nos voisinal!es. Et c'est pour- mentJ qui les g~nerait bien vite et leur quoi, à propos de la mort. ou de la ferait répéter les sottises qu'ils voient souffrance. ou de la solitude. ou de l'a- faire à celui-ci OU' à celle-là . .sans amemour de Dieu. j'ai entendu parfois des ner pour eux aucun inconvénient. je hommes sans instruction exprimer les l'ai déjà dit; je le répète afin que ce olus hautes .idées dans une forme sai- soit bien entendu entre n~us. Mais le bon ordre de la .classe n'est sissante. Ils avaient, tou'S les jours de qu'un moyen, ce n'est pas une fin. En
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vous che11chez autre chose, vous des ambitions plus hautes et plus que ce résultat purement exet passager, vous prétendez. forla volonté de vos. enfan·ts. la dtspo. pour rester fidèle au de~oi~ ~ trala vie. Nous. allons Y reflechir un voir l'importance de cette tâche chercher les. moyens. d'y réussir. Jrnportance de former la volonté chez les enfants. La foi, dont j'ai déià parlé, n'est pas fin. Vous rappelez-vous Je vers de foi qui n'agif point, est-ce une foi sincère?
Eh bien oui, hélas! la foi peut être
et rester en même i~ps. inerte, d'agir, sinon toujours, au bien souvent. précisément dans occasions les plus décisives . S'i·l en autrement. ceux qui sont chrétie.ns commettraient iamais de faute, lasurtout de péché mortel; car enfin premier enseig-nement que leur donne Ja foi, c'est l'obligation de conform~r tewr vie dans l'en•semble et dans les details. ~ux commandements de Die~. Que leur manque-t-il donc pour pra~I quer cette obéissance dont Ils connatssent la nécessité? Il leur manque la volonté, une volon,t.é assez ferme, assez décidée pour surmonter les obstacles et pour obéir aux préceptes de la vérité chrétienne. La foi leur dit par exemple: voici dimanche auiourd'hui, donc il faut aller à la messe. Mais. c'est une contrainte bien pénible; j'aimerais, mieux me dis/traire, me promener: j'ai là UJ~ camarade qut vient m'entraîner. Et st l'énergie leur fait défaut, ils renonceront à J.a messe, sachant bien qu'ils ont tort mais n'ayant pa5~le .courage de sa(rifier leur plaisir. N'en est-il pas de même pour toutes les obligations de la loi divine? Et ce sera pire encore lorsqu'ils ne seront plus des enfants, lors-
qu'avec l'âge la pui,ssance de la tentation aura grandi. Le cœur sans doute réussira mieux à les maintenir danS! la pratique de leur devoir. Si voUJs êtes parvenus à leur inspirer l'amour de Jésus-Christ. ils craindront vraimenrt de lui déplaire; se seraient-ils laissé entraîner une fois, ils en auront horreuT ensuite et ne voudront pas retomber. Et cependant ne connai•ssons-nous pas dans les âmes des sentiments qui SDnt vrais. sincères. et qui en même temps demeurent presque toujours inefficaces? Il n'existe guère d'enfants sans affection pour leu.rs parents ; combien néanmoins leur désobéissent, et tous· les iours. eb tout le long du joUr, sachant bien qu'ils leur font de la peine! Ils veulent être sa,l:!es, rester genHls; disons. pLutôt qu'ils m ont envie tant leur volonté se montre touiours. ch~ngeanté. indécise, irrésolue. Mettez œs. mêmes enfants, ces. hommes plus tard, en présence de pratiques chrétienneG · par amour pour Jésus-Christ et pou~ l'Eglise, ils désireront y rester fidèles· mais peut•on jamais compter sur quelq~e fenneté de leur part? N'est~ce pas en pensant à eu~ qUI'on a pu d tre que l'enfer est pavé de bonnes intensions? II importe donc. et absoll.l!lllen1, d'apprendre aux enfant·s. à voulDir, de former en eux la volon~é. la vraie, celle qui est personnelle, qui appartient à chaque individu en parti.culier. et qui lui donnera la force d'ag-ir selon ce qu'il a résolu. Les parents doivent y travailler avant vous sahs dout.e. En fait pourtant vous trouverez plus souvent qu'eux l'occasion d'atteindre ce résultat; non seulement parce que vos élèves passent auprès de vous un plus grand nomb,re d 'heures chaque jour, mais surtout PMce que votre sibuation vous fournit mieux les moyens d 'agir sur eux dans ce sens. Commençons aujourd'hui par le premier point:
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Apprendre aux enfants à se dominer. C'est en effet la première leçon à donner aux enfants pour leur apprendre à vouloir: se dominer euoc-mêmes. Ils ont là l'occa:sion de faire des efforts, de pratiquer des résofutions; peu à peu, oar l'exercice, leur volonté va se fortifier en eux comme tout le reste. comme l'intelligence, la mémoire, même le corps et les membres: on apprend à vouloir en voulant, comme à parler en parlant, à écrire en écrivant, à courir en courant Il faut seulement l'inspirer à vos enfan·ts. Vous en avez le moyen dans les exercices mêmes qui les occupent tout le long de la journée. Arriver à l'heure l'e ma.fin, entrer en classe ·comme la rèp-le le demande, garder le silence en dehors des récréations. appliquer son esprit à tel devoir ou à telle leçon, non pas selon son goût personnel. mais. conformément à la volonrté du maître: vous connaissez les enfants, il sU:ffit presque toujou11s de leur imposer une chose pour qu'ils. aient envie de faire le contraire. Voilà donc l'occasion de les former à cet empire sur eux-mêmes qui, nous venons de le voir, est la condition indispensable de leur pei1Sévérance dans la vie chrétienne. Seulement prenez garde: c'est ici que va s 'appliquer le texte de Montaisrne cité plus haut. VoUJs. avez deux moyens pour obtelllir de vos élèves la conformité à la règle: la sévérité et la persuasion. La sévérité est parfois indispensable; mais employée seule. Montaisrne a raison, je le ·crois, « eHe n 'a d'autre effet 1sinon de rendre les âmes plus. lâches ou plus malicieusement opiniâtres »; et tel n'esb pas le résultat que nous cherchons en ce moment·, ce serait plutôt le contraire. Tandis qu'avec la persua1sion vous obtiendrez de véritabl1es efforts person· nels. tels qu'il les faut pour donner
énergie et vigueur à leur volonté ~o,nna:îtrez ~i~n vite. les. défauts eleves: œlm-c1 est leger, ·celui-là est têté, le voisin est; 11'111 hYPocrite vient un paresseux. enrsuite un · qui travaille. mais seulement ce qui olaît, à son idée et selon son goût à peu près d-es désobéi1ssants. pl~s moins. Lorsque vous vous ·serez renseig>né. parlez leur avec autorité le faut bien', mais. avec douceu'f en ' me temps. Ils seron~ flattés que les ayez étudiés de la sorte; non ment flattés., mais touchés aussi connaissant-s. Vous les trouverez ordinairemenil disposés à écouter conseils. Profitez-en pour prendre dans leur âme, pour leur faire -~......,,"'.. dre le tort qu'ils ont, et celui q font. en agissant mal. en cédant à défauts au lieu de les combattre, de hs maîtriser plus: tard. Vous au dedans d'eu:x des alliés tout travailler avec vous:: leur d'abord; ensuite les. principes chrétiell$ que vous avez inculqués comme nous l'avon3 dit ; leulf intérêt même, car ils sentent bien le profit qu'ils gagneront à se corriger. Aprs cette première conve11sation. le noint de départ est établi. mais le point de départ seulement. Il faut les. amener à orendre des rés.olutions. une résolution plutôt: ,c ar il y en aurait trop., s'il v en avait plu~ieurs. elles risqueraient de demeurer toutes inu1iles; seulement la résolution que vous sentirez leur être la plus nécessaire, et tâchez qu'ils vous en fassent la confidence. Alors vous ête5 à votre aise pour la leur rappeler de temps en temps, pour leur faire des reproches, en particulier bien entendu, s'il-s y manquent, et leur donner le courage de recommencer. Vous, remplirez ainsi le rôle du -confesseur - et pourquoi pas? - moins l'absolution sans doute, mais avec cet avantage que. vivant san-s cesse auprès de vos élèves,
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beaucoup mieux que nous n'aurions su le faire. Et c'est pourquoi les labours d'hiver, fait:; avant les gelées, sonf si utiles et ne doivent iamais être néglis:rés.. La terre n'est pa1s quelque chose d'inerte . .comme on le pense souvent. u11 simple a grésra~ de sable, d'argile, de calcaire, d 'humus. La terre est quelque chose de vivant. Les. infiniment petits Y pullulent. ferments de toute nature <:J.Ui, Vl P. Oirodon. par exemple, décomp~sen.t les f_umiers, les chaumes et les raCines enfou1s dans. le sol. ferments. qui mettent à la dispoLet tra,•anx del champi sition de nos végétaux. les principes nuet l'école tritifs dont ceux-ci ont besoin. Mais ces ferments. pour se dévelopProfitons de toutes les occa~ions 9ui per. accomplir le travail. dont la nature 'offrent à nous pour ~ppeler 1 c:tt~nüon les. a ·c hargés, ont besoin, comme tous ~ enfants de nos ecoles. prmc1pale~ les êtres vivants.. de chaleur et d'humiJDffll à la campagne, sur tout ce .q~l dité. Aussitôt que ces ·conditions fa~o touche les travaux des chan;ps, la veg_e- rables sont réaHsées au: printemps, 1ls tation. les cult:ures . etc. C est le II_l~tl-_ entrent en action et. de suite, nous voJeur moven de les. intéresser ~u metier yons nos plan·tes en profiter. devra être le leur. de develop~er Le tallaee des céréales. - Les blés leur esprit d'observation. de le~r- !a1re et les seisrles, qui ·couvraient à peine mieux connaître ef aimer la v1e a la le sol. dressent leurs, figes. dé~elopp~nt campagne. de nouvelles feuilles; au lieu d une t1ge La terre et son rôle. - Approchons- unique partarJJt du ·co11et de chaque nous de ce~ champs labourés; la char- olante au ras du sol. nous voyons se rue a découpé la terre _en srrandes _ban- dresser deux, trois. quatre tig~s ~econ des souvent lisses et com_pa:ctes. el!- enor- daires, qui. comme 'la tisre . P~Iil'CIPal~, mes mottes. qu'il semblmt tmposs~ble de norteront à la récolte des ePts gam1s jamais pouvoir briser et ameubhr. de grains et augmenteront ainsi beauMais voici que la gelée est venue; coup· les rendements. l'eau qui était renfermée dans les i.!lterCette formation de tiges nouvelles. au tices 'même de la terre, s'est congelée, pied même de chaque plant de blé, de toute notre terre de labour est devenue seigle, est ce que l'on nomme le tallage dure comme de la pierre; et, au dégel, des céréales. avec la pluie et les j·o•u rs Hèdes. nous Ce ta:llage, toutefois, ne se pro~uit voyons cette même terre de labour auque si le blé peut pousser en II_leme paravant .comp.aJcte. en grosses mottes, temps de nombreuses nouvelles racmes,; maintenant tomber err poussière, s'éracines qui, elles aussi, partent. du colmietter et devenue parfaitement meuble. let de la plante. Pour atteindre pareil résultat, il nou~ Que le maître, en se promenant ayec aurait fallu des ioumées et des. journées de pénible labeur, la gelée l'a ac- ses élèves, fasse faire cette con1statafion compli potl'f nous tout naturellement et aux enfants, qu'il arraçhe devant· eux rrez à tout moment rafraîchir twnnes réso·1u t·10ns .. t le moyen que 1e vous recomeso""" obtenir ce résultat que nous p""' . . leur apprendre a' se domt11s V. trouveront l'occasion d'exer-e volonté, et graœ a vous . . gr ac le~forts et ~ votre it~Jluenœ, tls deont peut-eiTe un Jour ass~z _ferrour rester fidèles à leurs n rmctpes p en bons chre't"1ens. ·vre · pOU
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102 quelques pieds de blé. de seigle et leur explique ce tallage. Le rouleau. - Comment pouvonsnous provoquer une plus abondante et comtJlète végétation de nouvelles radnes, de nouvelles tiges dans les blés, les avoines, etc., au prin~emps.? Comment, surtout, provoquer un abondant développement des racines au pied de chaque plante? Car ce sont les racines, ne l'oublions nas, qui vont puiser dans la terre les éléments dont la plan~e a besoin; plus elles 1s eront nombremses et vigoureuses, plus. facilement se nourrira la plante. Dans ce but', l'agriculteur au printemps roule 1ses champs, de blé. de seig-le. C'est que, après l'hiver. trop souvent, la terre se trouve soulevée, creuse, les racines des plantes n'ont plus guère d'adhérence avec les particuleSi mêmes de la terre; en roulant on remet les racines en contact serré ave<: la tene, on écrase les mottes, on butte en quelque sorte chaque plant de blé et. de cette façon. on favorise le départ de nouvelles racines. La herse. - L'agriculteur herse aussi, narfois, ces. mêmes chamns de céréales. Ce hersage détruit. arrache nombre de mauvaises herbes. qui auraient poussé dans le sol au détriment des bonnes olantes, mais en même temps ce hersage ameublit la terre entre les plantes de blé. d'avoine, etc., permet à l'air, à l'eau de pénétrer plus facilement dans le sol, et dans ce sol meuble. mieux aéré. humide, les racines se développent mieux désormais. Les enf!rais. - Enfin, l'agriculteur remarque souvent que, malgré tout, certains de ses champs jaunis·sent, res·tent chétifs; le blé souffre, il ne trouve pas dans le sol, l'élément azoté. sous la forme soluble qui lui permettrait de l'utiliser. L'agriculteur répand alors, à la surface de son champ de blé, 100 kilo-
grammes de nitrafe de soude· la dre plui·e. la rosée dissout ce ~~ cines du blé ~s'en emparent <et ' nous voyons la plante reverdi~ et ser pour ainsi elire à vue d'œil. Ici encore, il sera facile au à la campagne, de faire observer enfant·s cet effet de l'épandage du trate sur les céréales au printemos. H.
103 peut-être le plus puissant des du souvenir. de ce qui précède que. pour en jeu tous les moyens propres la mémoire, il nous faut: iquer les sens des mots (condu souvenir par association
et des plantes. Puis, vers la fin de l'année, les devoirs porteront sur le village, · la commune, le pay.s, aotions qui, par leur extension e-raduelle. prépareront les élèves à l'emploi des mots abstr(}its que présentera finalement l'étude des hommes. avec leurs sentiments qualités et défauts. ' Milieu. occupations. êtres vivants société, vie morale: telles sont les cinq e-randes divisoins du vocabulaire acquis au cours élémentaire. Nous négligerons les termes peu usités ou pris dans un sens trop particulier, oour nous occuper exclusivement des vocables d'usage courant.
L~ faire lire à haute voix et pro. plusieurs fois (mémoire visuel·ve et motrice) : ••••• Les faire écrire (mémoire graphiet visuelle) : Lei exercice• êcrlt1 Les donner à employer dans des de vo ..- ...·construites par l'élève lui-mêet l'étude dell mot1 (effort de pensée) . diverses parties d' une leçon de Dans beaucoup d'écoles. on aire étant énumérées et leur re• re à tort le devoir de vocabulaire * * psychologique établie, nous me la base de l'acquisition des Le choix des suiets ne suffit pas: il maintenant que l'importance n' en devrait être que l'utHe corn devoirs est uniquement mesurée par faut wcore que les devoirs de vocabu« L'image d'un mot... se compose nécessité de faire écrire et employer laire soient rendus intéressants et proen effet - de quatre éléments: fitables. mots appris. « 1° D'une image motrice (mot Actuellement. ces exercices consistent . * * noncé) ; la plupart du temps. à copier une liste « 2o D'une image visuelle (mot les choisir, il faut avant tout se de termes. nuis un texte dont il s'agit primé) : uper de l'aide qu'ils apporteront de remnlacer les omissions nar l'un des 1'Av,.•rocci· des idées, c'est-à-dire du « 3o D 'une image et de l'utilité des mots nouveaux mots donnés. Avec ce orocédé routinier. tendu); ensei!meront. On rejettera donc les conies ne présentent pas de fautes « 4° D'une image graphique ( devoirs renfermant seulement des ouand le suiet est très familier aux élèécrit) ». • depuis longtemps familiers aux ve". ou bien. au contraire. sont rempl'es de non·sens lorsau'nn aborde le domaiN'utiliser que les devoirs dans qe de<; faits difficilement perceotibles. de elu vocabulaire, c'est donc laisser Néanmoins, l'étude des mot1s étant côté la moitié des éléments Gt.: peu aride en elle-même. il faut y in- Donnés sous cette forme. les devoirs nir. Inversement. en ne donnant nos élèves en leur montrant avec suiet concret et emploi exclusif de d'exercices écrits. on négligerait déllŒ-t~pplicéltic•n immédiate qu'ils peuvent termes usuels sont néanmoins excellents rément une partie des traces de leurs connaissances. Ainsi. au no ur les élèves commençant à écrire: ils qui fixent la mémoire des mots. élémentaire, les devoirs écrits exie-ent nlus d'attention que la copie et d'abord sur l'école et l'élève intéressent davantage; Hs constituent Si, d'autre part: au lieu de aussi un bon exercice d'élocution et rer uniquement l'impression sur la maison paternelle et par le mot, nous envisageons le famille. Une fois ·c onnu le milieu nrénarent indirectement à la composition francaise. port de l'idée qu'il représente avec lequel vit l'enfant. nous ferons Ces critiques et la restriction qu'elles autres concepts de l'esprit. nous les termes des métiers domicomportent étant faites. voici comment vons que l'explication des termes, en dans la contrée: l'agriculture ocnous envisal!eons l'étude du vocabulaiterminant des associations d'idées. Ja place d'honneur: c'est ensui- re et comment nous procédons pour également au secours d..e la forge, l'atelier du menuisier. l'épirendre les devoirs intéressants et nrofiQuant à l'effort de réflexion que etc.. que nous passerons en re- tables. mande l'emploi correct des mots Ce sera bientôt le tour des animaux L'étude du vocabu:laire doit, à notre
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104 avis. se cara ctériser pa r son unité, c'est-à -dire par la réunion et l'orientation . vers la composition française. de plusieurs matières ordinairement indépendantes: lanP"age, devoir de vocabulaire, orthographe d'usage, invention et élocution. 1° Un exercice de langage est à la base de toutes nos leçons de vocabulaire : il a pour but d'éclaircir le sens des termes à retenir et de les faà.re employer dans des phrases orales répondant aux questions du maître. Cet exercice ne doit pas être .confondu avec l'explication qui se fait avant la lecture courante, la dictée ou la récita tion. Dans ce cas, on veut éclaircir le sens des textes en montrant surtout le rapport qui lie entre eux les éléments d'expression des idées . Dans la leçon de vocaoulaire , au contraire. on explique des mots en vue de leur utilisation ultérieure par les élèves·. 2° .Les mots à retenir sont dictés et écrits sur l'ardoise. On en vér ifie l'or:thoeraphe. Ils s ont ensuite pronon·cés: p·ar. les élèves ; les plus difficiles sont épelés. P:uis -ces mots sont trans·crits sur le cahier de composition française, oui sert en même temps de recueil pour le voca bulaire. 3° On a retenu, ie suppose, les noms olinfhe. chambranle. perron. ainsi que les adjectifs spacieux, surélevé et le verbe emména{!er , termes se rapportant tous à l'habitation. Pour l'emploi de ces mots. l'élève doit maintenant construire des phrases dans le genre de cellesci : « Les plinthes de notre salle de classe sont peintes en noir.. . Le menuisier n 'a pas encore emménagé dans sa nouvelle maison ... , etc. » Si ce devoir s'adresse a u cours moyen, on y ajoutera des notions d'étymologie. Pour l'exemple que nous avons choisi, on pourrait demander les -contraires de spacieux et de surélevé, les synonymes du premier terme. les éléments du se<:ond, - et
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comme on ne doit pas s ouci de l'élocution, il serait bon re montrer. en quelques Phrases férence qu'il y a entre aména'l.er' na{!er et déménaf{er. ' Au fur et à mes-ure que leur sens uitique, on travail personnel des élèves en qu'ils cherchent au préalable, et l'aide du didionnaire. le sens des et les différen~s cas de leur C'est une gymnastique intellectuelle remplacera avantageusement, Pour erands. les entretiens de l'exerciCfo langage.
de l'orthographe eLle-même, des pa rticipes passés qu'il plus difficile de justifier et " Il faut reconnaître, a-t-on bien. que la règle des particiabsurde. Puisque. empl~y~s avec a 11oir, ces fameux pa rtJ.cmes ne t pas du complément direct les suivre, ils pourraient se pass lorsque ce complétes précède. » Pourtant, si on est logique. si on ne peut pas son parti de l'absurde. si 011 d'v croire alors même qu'on le on cherchera, et, avec un peu volonté et beaucoup d 'ingéniaon trouvera une raisoru d'être à l'ullleu•• propoR On trouvera une règle générale simple dans laquelle rentrent tous Un manuel de pédaf!oe:ie pratèqlll cas. à première vue si déconcertants, composer. - Simplification et l'accord et du non-accord du p.articif{ique . avec le -complément direct. Où n'apA côté et au-dessous de la · ·d 'abord qu'une dmnoiserite eie, objet des manuels ou des icale, on découvrira une arqui se donne pour une ·science, une intention logique. est ou devient rationnel pour les moins pour un ar t fondé sur la il y a place pour une pédagogie qui raisonnent. prétention, familière et commune, C'est ainsi que la règle des pari-iciserait un simple recueil de que les grammairiens ont embrouiltrucs ou fkelles de métier, de -"'"''-··'··--à plaisir, est simplifiée, rendue luou de remalfques. directement par Condillac qui l'énonce rées par l'expérience de la classe, oui ne laisserait pas, de constituer «Le participe passé, conjugué avec importante contribution à la science verbe avoir, s'accorde ou ne s'accordagogique elle-même, s'ajoutant à pas avec le nom auquel il 'Se rapporte-ci comme aux découvertes des. sel-on qu'au moment où il est expril'auditeur :sait ou ne s ait pas quel nieurs et des savants les ments de déta il opérés par les ""'"r••- est le complément. » s péciaux. Rien de plus juste et de mieux fondé Un exemple va montrer en quoi telle règle. C'est l'application de siste et de quelle utilité pourrait : « Dans ,le doute, abstiens-toi.» cette pédagog-ie élémentaire, j'allais effet, si ie dis : « .T'ai manf{é une , au moment où je prononce le re primaire, que j'essaie de définir qu'il appartiendrait aux lecteurs manf{é, vous ne savez pas ce que l 'E cole de fonder ou d'enrichir. S'il y mangé, si c'est une pomme ou du · vous devez donc vous abstenir un enseignement qui se prête peu mane:é a vec inconnu. avec oerfectionnements, aux simpli c'es t celui de l'orthographe, et, pa vous devez le laisser indéterminé ou
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neutre, c'est--dire invariable. Au contraire, ·si ie dis : la pomme que j'ai man(!ée. vous savez que ce qui a été mangé c'est une pomme, et vous montrez que vous le savez en accordant matzf{ée en nombre et en genre avec son complément. Il est si bien dans la logique frança;ise de procéder ainsi que l'on observe la même règle lorsqu'il s'a. eit d'ad jectifs, en certains cas. On écrit : nu-tête tête nue nu-pieds. pieds nus • excepté les femmes, les femmes exceptées suivant que nu, excepté, précède ou suit le nom, c'est-à-dire suivant que, lorsqu' on prononce nu, excepté , l'auditeur sait on ne sait pas ce qui est nu etr ce qui est excepté. Un grammairien objecte que Condillac raffine ici sur l'usage, le fait plus logique qu'il n'est rationalise les rèeles erammaticaies, leur prête une portée et un sens auxquels ceux qui les ont établies et qui les observent n'ont iamai~s pensé. C'est possible. Encore: estil que le génie oui préside à la formation des l'a neues peut être guidé par une logique inconsciente qui se découvre après coup. Mais fût-elle artificielle. la règle de Condillac se défendrait encore oar sa valeur pratique et mériterait d'être substituée au chaos grammatical qu'elle débrouille et ordonne. Pour être d'un philosophe, l'observation de Condillac ne laisse pas de rentrer da ns la pédagogie de métier et lui a été évidemment inspirée par son expérience de précepteur. Voici une autre observation, sinon de même valeur. du moins de même ordre. oui est d'une institutrice de campagne. Avant remarqué que ses élèves - des auditifs - mettaient quelquefois le s ing-ulier au lieu du pluriel dans des phrases comme celles-ci: ils chantent, ils chantaient, elle leur dit: « Ecrivez donc en français comme vous prononcez en patois. » Le paysan, en effet, pronon-
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ce: ils chantent (e ) 1.1 ( aùt) et non hll • s chantaient · Pas: c ante h t · E c.ellent rapprochement d; ~ al~ at. xtirer non • ou on peut szraphe s~1ement une leçon d'ortho. mais une leçon d . h!storique. l'orthog-raphe ~~~~m~l,re personne du pl . sa a . , nétiquement de ~ne1 ~~! n a Plus phosant comme un ~hl,son , etre, apparaisce comme 1 ~nomene de survivanII·o'n d'Isparue. ' a nota hon d'une prononcia-
107 cr~ Que ~e fût POSsible
q~ on dott finir Par · li mem_e cercle. L_e vieux Maître. _ ce Journaliste qui d' .VOUa écrivain· « M •t ISaJt à .• . . aJ re, Quand Pale le soleil à tout ?JI tout ce QUi brille . t ce QUI f ·1 , • a out ce -~ · J lJ v aura plus de co st.b1e. » Ironiquement l' m dit: «. Pardon! on le. autre liq~~~ d~it ~ar c~ exemples Que la pra- ce QUl. est carré. terne et mail . l.e~selg-nement sug-g-ère aux L~ retme MaUre. _ Je res lll~emeux. ou simplement ob t va, e.urs d'Importantes re ser~ QuoJque le prog-ramm d menteraient d'être rec 'Iml.arques QUI exemple, ne varie iama~s e ,· 0 ue1 1es et clas t~~s. ~l ~ormerai~ ainsi une r>édag-og-i~ se. donnée. mille bons seJg-naut chacun de son d· .te PJatlque, QUI ne serait point à d' aJQ'~er, et Pour laque1Je même on d e- oourtant de mille bonnes .vol.ontiers tels traités de Péda~~~ rentes. ~e maître idéal est leonque, comme· on en voit tant. camerait tour à tour. s'il temps, _ces mille instituteurs~ L. D. ~~ v~eu~ MaU~e. _ C'est Qu i1 s ag-1sse d'hist-oire de ou de sciences. les m~téria"• La ela••e ea action œuvre · .... -- sont fo • UJou.rs a· Peu~ mes.: ~~is Je nombre de La Bouquetière çst mfmt. On peut donc t . Le vieux - Il V a 31 ( Je m'en so Maître. · d . . ans ~uent. on doit donc toulo~rs . uvJen ·raJ tourours) ., ,IJ appr~ fter.R se .renouveler· s'am.,. nats le calcul à mes él, e 1orer sant eves en eur fal~a1ssons de nos cendre$ ~. compter des g-rains de blé d h annee. ou. si vous Préférez ~i~ois. c~ft:~~~ ~~illo_ux.: ensei~ne~s ai~~ ohore moins Pompeuse nouveauté 1 L'a~ .. · et~Jt Presque une bouq-uetJère dont Par·le ~n vieil J • • . . nee :SUivante, ie rendis da Q'eog-~aphJe mtéressante en racontant cette qivs_~~~ qui « sçavoit si ment dJversJfJer la disposition et n:i;:~mLr,eux .vova~es. réels ou imag-i- lane-e des fleurs qu'avec les ,. ?· annee suivante 1 f eUe favsoit une g-rande rn emvir.ent des lettres. s~r ~~ut~~ ~~;s fleurs {>Ouquets..c.. » tes ~e SUJets et devinrent habiles e nosttion francaise L'ann, . n com. Le ieune MaUr~ - E ee smvan!e_. ... vous intl:erro . xcusez-mol de Partie pratique de 1 . rnnre ... ,Vous avez con~inué vos ~séo~teda QerfectJonner incessamment . 0 ~s et vos. Procédés? lin hrln de morale L e vœux Maître - 0 . ·. e.ncore aujourd'hui. des ~fJ, et re !ro~ve Le iardill du voisin hser. re ormes a reaA ·C~tte Quest.ion: qui donc Le ;elbl2e Maitre. - Je n'aurais pas Procham? le Christ iadis la Parabole du bon
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;r;a;{
d:S
ces mots: Un flo11une ... c'est donc, en général, l'occasion de lui être se présente SIUJI'•tout s'il de nous. C'est alo1s que unit ou nous divise ~pna Ceux crue . nf)uS ..:umons ton6 très profondément irement pas ~rès loin, près de nous. No5 intér~l" nous nous rencontrons au pendant nos distractions , ou dans l'esc~.lier de IR maiis nous demeurons poralors on nous appelle voiprochaitz, ce sont deux adau rang- de substantifs. qu'un simple soldat arrive capora: li~utenalt 0 1 caJJi des deux mots est assez les collines prochaines t'[ le ce sont là exm essions coudésigner des choses peu le 11ois;n, substantif. désiJ!l1e qui demeure à côté de nous. cet homme a un jardin. dont on est disposé envers le manifeste de plusieurs manièautres \è.t très nettement par à l'égard de son jardin. uoi je JJrends pour suiet le voisin. On ne peut pas dire un sujet diffici-le ni abstrait. les plus g-randes villes. chace que c'est un iardin. A plus le sait-on à la campagne. possède un jardin. il se nous le voyions de nos fenêv plongeons, comme on dit. cas nous pourrons observer à et son terrain. Qu'on regarde, on le regarde ou en mal. avec des intentions ou malveillantes. discrètes ou Les gens curieux. dans le sens de ce mot, font de leur observatoire, afin que rien et gestes du voisin ne leur
échappe. Ils le surveillent. lui, sa femme, ses enfants et ses visiteurs. Ils cherchent à entendre leurs conversations. 'Au besoin, s'ils sont non seulement curieux. mais rusés et hypocrites, ils sauront s'embusquer de telle sorte qu'ils voient et entendent sans être remarqués. Ils regarderont par les fentes des persiennes. ou dissimulés derrière le rideau. Si des. personnes en toilette se promènent par le iardin, on critiquera leurs toilettes. En général on trouvera moyen de se moquer de tout ce qui se nasse dans le jardin. Si le voisin iardi- ne. son chapeau. ses chaussures. ses outils. sa façon de tailler les arbres et de repiquer la salade. tout oassera au crible de l'observation la plus ma.ticieuse. Au contraire, si des g-ens discrets et animés d'un bon esprit ont sous les yeux le jardin d'un voisin, ils n'abu6eront pas de cette ·circonstance. Il sera permis au voisin de se croire chez lui. On ne s'installera pas à la fenêtre avec trop d'impudence. Encore moins cherchera-t-on à voir sans être vu; si le voisin se fait servir son repas au jardin, il n'aura pas le sentiment que des regards ironiques explorent sa -soupière. On ne sera pas pour cela indifférent à ce voisin. ni à ce iardin. Si quelque accident arrive et que le vent casse des branches ou saccage des parterres, on en aura du reg-ret. Au besoin :si le voisin tombe de l'échelle en qreffant ses cerisiers, quelqu'un de la maison ira nrendre de ses nouvelles. Nul ne se réjouira de voir au printemps le g-el compromettre la fleur des arbres fruitiers. Mais aussi le iardin du voisin ne sera pas un objet d'envie. Car s'il est ag-réable d'avoir un jardin et permis d'aspirer un soi-même, point n'est besoin de trouver mauvais que les autres en aient un lorsque nous n'en· avons pas. Il est vrai que si le voisin choisit pour
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lOB brûler ses mauvaises herbes un jour où m~:~raille. Le ja_rdin deviendr Je vent transporte la fumée· directement ram de fraternisation, alors a - sur ~os c~ambres. cette opération peut les esprits méchants et Parattre Intempestive et désagrêab!e. vient un champ de bataille On. a le droit de la trouver mauvaise; Pour le~ en.fants. surtout à mats . ~eut. être vaut-il mieux pense1 que Pa.g-!le, I.e 1ardm du voisin et le VO!Slll ne l'a pas fait exprès. C'est le votsms Jouent un très 1!ranct vent qui nous a fait tout le mal. et ce· petits compag-nons de la lui-là n'en peuct rien non plus. font des descentes fréquentes. Certains ne se soucient pas du jar- Que les cerises mûrissentdin du voisin. Ce qui s'v passe leur est NicolÇts et quel jour il faut y égal. Mais i.Is v secouen t leur tapis et v les g-oûter sans crainte d'être iettent leurs boîtes à sardines. Prati- Aucune brèche de muraille ques incivilisées et qui disqualifient dan.s la haie ne leur so~t ceux qui s'v adonnent. Ne croyez pas Ma1s leurs exploits ne scot Pas Que ceux-là se bornent à œs actes après mandables. Quelque succulente tout matériels seulement. Leur manque ~~e pom~e. ·si. iJOur la mansrer, U d'égards pour le JJrochain se reconnaît s tz:tr?dutre clandestinement chez à ces süwes. mais il se manifeste oar- t!m. iJ ne faut point désirer de ce ~out. La vie des autres. le droit des au- la. tres. l'honneur des autlfes, n'existent Respecter le iardin du voisin nAs nour eux; ils les compromettent les entraînement pour toute la vie dée-radent et les salissent sans scr~pu excellent terrain d'exercice Ie. V?us faites et entreprenez co~tre Ceux qui ont eux-mêmes un jardin à dm du voisin. vous êtes prêt' à le côté de celui du voisin donnent lieu à contre le voisin lui-même. C'est d'autres observations encore. Si nous la que je vous ai parlé de ce ~es supposons querelleurs et processifs. wène Plus loin Cil< 'on ne le neuse . En finissant je rappellerai un· Ils trouveront moyen de se chicaner nour une branche qui dépasse la limite. n rr. Au villag-e d' Alsé!::.~ où ou une racine qui passe sous le mur. mon enfance, habitait un b· L'un cultivera du ·chardon pour que le é:vait u~ g-rand iardin potager et vent en emporte la g-raine cllez l'autre. tler. ~lem de groseilles. lraisP~. Il jettera par-dessus le mur ses es{:ar- et fruits. de toute saison. Plusieurs g-ots et ses pierres. pensant que ce qu'il nm: a!lt_l se présentait à l'écol~ et ne veut pas tolérer chez lui est bon pour •nvttatt a passer à son iardin l'autre. Si les roses et les lég-umes réus- c.lasse. Nous étions priés de faire sissent mieux chez le voisin que chez fion aux parterres et aux arbustes lui. il en ressentira de l'envie et de l'hu- autorisés à nous rég-aler à bouche veux-tu. meur. Cet. hom.me-là connaissait la facon Mais si les bons senNments existent alors on se donnera la main par-des~ se fa~re atmer pour son jardin. sus la cloison. Mutuellement on se fera trou~wns ses fraises exquises. ses l!oûter ses fraises et ses poires. Des s~s Juteuses et lui-même nous le echang-es de boutures, de olantes et de vw_ns_ adorable. Il v a lon,i!femps g-reffes entretiendront la cordialité des QUitte ce monde, mais sa bonne rapf)orts. S'il v a des enfants, ils foue- vit dans nos mémoires. Charles Waener. ront à la balle ensemble par-dessus la
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leçon de morale
fAUT ETRE PROPRE pédagogiques. - Avec les surtout, la leçon de moperdre tout caractère didad.iftre faite sous forme de cau.serte On peut prendre comme base de la vie courante, un incident une histoire simple; mais ja·""''TTI•mts compliqués ou trop . On tire ensuite des dédacqui se résument en un une rèsrle de conduite ou simquelques conseils bien à la des enfan1s. employer un lan~ag-e très ·cor clair, compréhensible, d'où bannies Je.s expressions savantes mots difficiles: petite Jeanne est une enfant qu? avec plaisir. Son visage et sont toujours propres; ses. bien peignés, elle ne ta{:he pas. ts·, ne chiffonne pas 50n tane .salit pas ses. chaussures en ses pieds l'un sur l'autre. Auspeut dire d'elle : «Voici une pepropre! » est vrai, mais je dois. votliS conJeanne n'a pas. toujours1 été le de propreté que vous · pouvez Il lui arrivait souvent d'avoir barbouillée et les. mains sales ; avait quelquefois de la peine à la sous ses cheveux ébouriffés. sa maman voulait lui faire sa toiMlle Jeanne poussait des cris se tortillait comme un ver et en disant.... « Tu frottes trop u me fais mal à l'oreille! Oh! j'ai du savon dans l'œil, çà me » Ou bien, si· on la coiffait elle : «Tu me tires les. cheveux, ~rraMes la tête, je neveu~ pas qu' peigne! » Tout cela compliquait le netfuyage, sailiS profit pour fille.
Enfin, eHe était si désag-réable que sa maman lui dit un iour: « Ma petite fille, tu es tellement insupportable que ie ne veux plus m'occllt'e.r de toi. arrange-toi comme tu. l'entendras! » Et la maman tint sa promesse. Jeanne essaya d'abord de faire un peu sa toilette; mais elle frottait seulement le bout du nez ; attachaH ses cheveux sans les démêler; oubliait de se laver les mains. Bref. elle devint si malpropre que ses amies ne la voulurent plus dans leurs jeux et s'éloi~aien·t d'elle. Un soir, comme elle courait au-devant de son papa poulf l'embrasser. elle resta saisie devant sa figure ·sévère et fut très vexée de l'entendre dire : « mademoiselle, je n'embrasse r .as les petites filles malpropres. » Jeanne eut beaucoup de chagrin, ma.is elle n'avait pas encore vu tous les inconvénients de la malprometé. Un jour qu'elle demandait à son grand frère de lui prêter un• livre d'images qui l'amusait beaucoup: « Oh! non! lui répondi·t..iJ, tu as les mains trop sales, tu me h~ tacherais. » !\-\ais ce fut bien pis encore quand il lui arriva l'histoire suivante : C'était le jour où elle avait six ans. En se mettant à table, Jeanne vit à sa place un petit paquet soigneusement enveloppé: « Prends-le, dit sa maman, c'est pour toi! » .Jeanne, toute émue, pensait: C'est probablement un joli cadeau qu'on m'offre pour me~ six ans; une belle poupée, ·peut•être. Elle dénoua vite les belles faveurs, ouvrit le paquet et trouva ... devinez quoi? ... Un savon, une serviette, un peig-ne et une brosse! Rouge de honte, elle quitta vivement la table en: pleurant et s'enfuit emportant le paquet. Die avait compris la leçon de propreté qu'on avai,t voulu lui donner. Sa maman la suivit, et, la jugeant .?.ssez punie, elle lui fit elle-même un
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seneux nettoyage, et de ses tnaîns. sortit une petite Jeanne bien propre et guérie de son vi·lain défaut. En effet, deDuis ce temps, elle laisse faire docilement sa -toilette: elle a même ap.pris à la faire elle-même. Elle sait qu'une enfant malpropre est laide et désagréable à regarder: et qu'il faut êtTe propre, non seulement pour ne pas dégoûter les autres, mais encore par respect pour soi-même et pour se bien porter. Au~si, mes enfants, vous pouvez maintenant la prendre pour modèle. Faites .comme elle. H faut que tout votre corps. soit très propre. Ne craignez pas de le nettoyer s·ouvent avec de l'eau un peu chaude et du savon. Chaque matin, savonnez bien votre visage, vot·r e cou. Qu:ant à vos mains, lavez-les dès qu'eNes ne sont pas très nettes, et n'oubliez pas de nettoyer vos on~des.
Brossez et peignez vos cheveux. Avez soin de ne pas salir vos vêtements. er vos chaussulfes et brossez-les. chaque jour. Evitez aussi les habitudes malpropres. Ne fai.tes pas, comme les vilains enfants qui mettent leurs doigts au visage ou qui rongent leurs ongles, qui toussent ou: baillent sans mettre leur main devant la bouche ou qui ne prennent pas la peine de se moucher proprement. ni d'avaler leurs aliments avant de parler. Enfin, noe .salissez rien autour de vous. Evitez de meftre des taches sur le parquet ou su:r les. meubles; ne jetez pas de papier par terre. Veillez à la propreté de towt ce qui vous entoure. Rappelez-vous. qu'il' faut être propre partout et- toujours, :sur soi et autour de soi car « la propreté, c'~t Ja santé. ::o
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Conseb/,s. - Expliquer les oaraîssent difficiles à la COIJnnnQ.; des enfan.tJs. Insistez sur les conseils de Ne pas. craindre de donner Exemples : nreti'oyage des dents, des oreiloles. faire des recommandations Ques. Exemple: lavage des mains chaque repas. Pas de bain après le repas Résumé. - Il faut être ' Une erufan:t malpropre est à regarder, à fréquenter. Il pour elle des inconvénients Une enfant malpropre peut· corriger de son vilain défaut. la petite Jearune. Nécessité de la propreté du des vêtements, de ce qui nous Evitez les habitudes , La propreté, c'es.t la santé!
-···
Compo11tloa
de J'écriture en. langue~ étran~ères a contribuer auss1; peut-eire enfm, leur voire leur g-énie, n'a pas été incompavec de la négligence ou de la maladresQui sait si, dans leur enfance, ils eurent maîtres d'écriture, qui sait aussi ils profitèrent de leurs leçons? .... Laissant ces considérations efforçonsd'acquérir une .bonne écriture; cela ne pas à noire sc1ence et nous sera, plugrande utilité. Il n'est pas sans qu'une mauvaise écriture n'ait empêcertains jeunes gens, certaines jeunes fild'occuper un poste important, d'avancer la carrière qu'ils avaient embras5ée. c'est une satisfaction pour soi et politesse pour les autres que de donner des pages de manuscrits ou de lettres iles, de ne pas infliger à ~.cs corre.:;l'ennui de se trouver en face de cahiéroglyphiques. CONCLURE. - C'est un grand tort et proionde erreur que de s'autoriser de des gra11ds hommes pour dédaiune chose aussi importante qu'une écrinette et bien li sible. Mal écrire. c'est à perdre une bonne situation et, le moins, c'est se rendre ridicule.
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8•jetl de rédaetlon
Un (une) de vos camarades ne Propreté de~ af)oartements ne aucun soin à l'écriture, Quels wnt les différents soins que cornque la ·callürraphie est la pn~occutlali la propreté des appartements? Quels des petits. esprits en résultent? pour lui soumettre vos réfuter son erreur. La Pluie I~DICATIONS. 1. Il n'est pas Un riche marchand se rend à la ville voide d1re que la calligraphie est la p,réOIIXIIIe. - Il est à cheval. - Pluie torrentielle ... lion des petits esprits seulement. Bon mure contre la Providence. - Il tracte manucrits nous restent qui attendent un bois ... est arrêté par un brigand qui décharger contre lui son anne pour le de plus d'un grand esprit à cet endroit. leurs, ce n'est pas être un petit esprit iller ensuite. - La pluie a mouillé la d;aim~r à bien faire tout ce que l'ott fait, - Salut du marchand. d avo1r de l'ordre, de l'appLication de la te té en toutes choses. Ce n'est pas 'le fait à un ami dont le succès n'a pas petit esprit, non plus que de respecter été en rapport avec le travail leurs de manuscrits ou de lettres qu Style simple et naturel. Essayer de bien montrer que l'important est l'eliort et !ure illisible leur rendrait difficile i table, impossible même à déchiffr~r. la réussite et que sa grande récompense 2. S'il y a eu des grands hommes qui être d'avoir· accompli son devoir. soient négligés sur ce point, c'est que le Les vacances bre de leurs travaux les a contraints à re très vite, ce qui a gâté leur plume; la Dites l'impression que vous donne ce mot?
Les souvenirs qu'il éveille en vous, les désirs qu'il fait naître? Quel est l'enfant qui jouit bien de ses vacances?
L'aumône du cœur Qu'est-ce que l'aumône? quelle est l'aumône que chacun peut laire? Cotmnent iauti1 s'y prendre?
Ma bibliothèque Uu de vos parents veut vous donner un certain nombre de livres pour commencer votre bibliothèque de jeune fille et d'institutrice. Composez la lettre que vous écrirez: 1. powJe remercier; 2. pour lui indiquer les livres que vous désirez, tant ceux que vous connaissez déjà el que vous !enez à relire que ceux dont on vous a parlé et dont Je sujet ou Je titre vous tente; 3. pour lui expliquer d'une façon aussi rapide et aussi précise que possible les raisons de votre choix; 4. pour lui dire pourquoi, quand, comment vous lirez.
Petik table Un enfant se promenait un soir avec son père. Soudain, on entend le chant du rossignol. L'enfant veut approcher pour entendre l'oiseau de plus près. Le père lui explique que cela suffirait pour Je réduire au silence et il ajoute: • Nous devons comprendre par là que le véritable mérite est modeste. •
Pourquoi faut-il aimer la Patrie En voyant passer un bataillon vous avez vu le dra peau flotter au vent; la vue des soldats et du drapeau a fait tressaillir votre âme d 'enfant et a fait naître en vous le désir de serv ir la patrie jusqu'au prix de votre
sru1g.
Une leçon d'ami Un de vos condisciples s'est permis un acte de brutalité à l'égard d'un autre élève. Ecrivez-lui pour lui dire ce que vous pensez de sa conduite.
Les Cabarets Les cabarets rendent les plus mauvais services lt la société! On y perd le temps et la santé; on y dépense follement un argent dont on pourrait se servir pour subvenir aux besoins de la vieillesse.
L'Alcoolisme L'alcoolisme n'est point un danger passager; s:1 g ravité s'accroît avec ses progrès. Il
tau JVo l de ,f &cole,,
112 est un fléau pour la famille et pour la so 'ét ' Ses effets s'étendent jusqu'aux enfant 1 Cil'·~~ COOIIQUe. S Ce a
Inconvénients de l'étourderie
~'étour~i aR"it sans réflexion. Semblable au papill?n,. Jl passe d'une action à une autre, avec md~fférence et distraction. Cette manière de faire devient fatiR"ante pour les autres et,. rarement, l'étourdi r éussit dans ses entrepnses.
A propos du svstème . li Y a quelques jours, j'avais Vlstter une classe où Ja maîtresse arnvée, avait entretenu ses élève~ res de lonR"ueur. • Vos élèves mes~res réelles: mètre, double cametre, mademoiselle? Leur mesurer les dimensions de la ~u_eur et .la hauteur des tables? JUe les dimensions de la cour Non, M. l'inspecteur. _ Alor~ votre entretien n'a pas porté.' 11 commencer. La prochaine fois vou leçon, non • sur • les mesures' ma·' les mesures. Croyez-moi, vos' élè~a be~ucoup plus intéressées, si vous 1: à evaluer, mètre en main des par surcroît, elles vous cc')fflJPrendr·nn, Vous ferez de même quand 11 s'ag· sures de capacité, des poids et de~ra Vous don?~rez ainsi aux enfants des sance_s precises et pratiques, tout en çant a observer, comparer et juger. co~e. n'a pas de matériel suffisant VOJSlll ne vous refusera pas, j'espèr~ Ire momentanément à votre · ' dont. v?us aurez besoin.• N'est-ce de repeter: • Des choses et non des
ressuscité . est notre modèle
un mystère. Chrétiens. mais ce pOint un mystère obscur ni diffipénétrer. savoir. pourquoi Jésusaprès sa résurrection voulut endemeurer parmi les hommes duNécessité d'une étude sérieuse l'espace de quarante jours. Dans . li ne suffit point d'avoir une intelligence b1en douée pour fa ire de bonnes études. Il naturel ùes choses. du moment Y fau t en, plus une at-tention sérieuse, consressuscité, le ciel devait être tante, Sl 1on ne veut point perdre le résulr. et la terre n'était plus. pour t~t d~ ses efforts. En disciplinant l'esprit la demeure étrangère. Pourquoi reflext~n est une cond ition nécessaire de· sa diffère-t-il cette asœnsion triomforma hon. aui le devait mettre en possesd'un 'royaume dû à ses mérites? et suspend-il en quelque sorte lfllettes pédaeoglques félicité consommée qui lui était si Ne manquons pas de renouveler c/zaque litirntemt!nt acquise. et par tant de ti4nnée notre enseignement Pourquoi? une raison supérieure Chaq~e année, la prépara.tion doit être consentir à ce retardement: la ren~uvelee, ~on seulement parce que chaque chers auditeurs. prise de l'Eannee le ~a1tre a affaire à des élèves diffémême. C'est qu'il veut soutenir ren~s, . rrtals . encore par ce que chaque annee il acqu iert plus d'expe'rience d 't son caractère de Sauveur. et )O t · . , 01 apI r er. a son ensetR"nement des retouches des fusq_u'à. la fin de sa carrière à notre iust.ification aussi re~antements, d~s simplications indis~nsa le bon mstduteur prépare sa les mystères de sa gloire · que ceux b.les, le mett~e mteux au point, parce qu'ausL'instituteur, à la sortie de l'école ses htuniliations et de ses souffranSI les connaissances humaines. les méthodes et , après ~'obtention du brevet, n'est afin qu'il soit vrai de dire en toute son~ dans un perpétuel devenir, constituent gu ';ln écolier. Il a sur différentes : « Il a été livré pour nos péun mc~ssant progrès et que l'instituteur à qui notiOns assez précises mais un il est ressuscité pour notre iustiappar ltent Je beau rôle de faire participer les 11 a pu faire preuve d'aptitude nouve~les R"énératious de toutes les découverme~t. il n'est pas encore un maître » . Or, POUr cela. dit saint Chrv1es faites par les R"énérations précédentes a pl~me acception du mot. La maîtrise ne il ne se contente pas d'être respour d.ev_olr.' non pas de s'isoler du mou'vequ Jer t que par J'expérience. mais il veut paraître ressuscité; lllent h tteratre ou scientifiq ue non pa • 1 . d. [f , s meme d' Il a besoin d'auR'menter et d ·se faire voir au monde dans l'é' Y res er m 1 érent mais au contraire ses connaissances, de clarifier de cette nouvelle vie où il est entré; de sen rendre compte, de s'en pénétrer et sorte les notions souvent un peu veut, par ses apparitions, répandre de cette façon, de se ten ir constamment à j~ur' ~onfuses qu'il possède. Pour dehors les ravons de cette divine luC'est pour9uoi je forme un autre désir: Je~ JI fa~t savoir beaucoup mais il faut '1 carm_:ts specJaux de préparation ne doivent sa.vOJr ~hoisir, déR"ager' l'idée dont il vient d'être revêtu. Vo1 à, P~~ ~~~e considérés comme quelque chose de far.t cap1tal. Un pareil travail doit se pourquoi il emploie quarante dehmtJf, d'absolu , mais comme quelque chosu1vre J?fndant toute la vie. Celui qui à ISe montrer. tantôt à tous ses se. de souple, de provisoire; il importe d'y noncera1t. ne tarderait pas à voir son assemblés. tantôt à quelquesvoJr comme. autant de constructions a uxquelde ~o.nna1ssances s'amincir, son hoiizon en particulier, tantôt dans une pêles chaque Jour, on peut ajouter une pierre ~étrecJr et son esprit perdre cette jeunesse miraculeuse. tantôt dans un repé;J.S u.ouvelle, dont, chaq ue jour, la forme se desIl ~onservera seulement au contact de> taee~••lawMriP11Y tantôt sous la fonne d'un sme ayec ~lus ~e précision sans que pourtant on pu isse Jamais caresser l'espoir de les voir 1 touJours nouvelles que les livres répandeaf et popularisent. -·"'"'11"''• tantôt sous ·Celle d'un voyaparfa1tement achevées. . . agissant, paTtant, se commW1i-
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quant. et donnant partout des preuves sensibles du miracle opéré dans sa per· sonne, et de son retour d'entre les morts . Excellente leçon pour nous, Chrétiens. ·si nous savons en profiter. Tout ceci nous regarde et nous apprend que. comme ce n'est point assez de paraître con· vertis si nous ne le sommes en effet. aussi ne suffit-il point de l'être et de ne le pas paraître . Car. pour développer cette importante morale, ce sont deux obligations différentes que d'être converti et de paraître converti; et notre erreur est de ne les pas as.sez distinguer. Comme ce sont deux espèces de désordre que d'être imoie et de paraître impie (car être imoie. d isait Tertullien, c'est un crime. et le paraî tre c'est un scandale); a ussi devons-nous être bien persuadés qu'il y a deux préceptes dans la loi divine. dont l'un nous oblie:e à nous convertir. et l'autre à donner des marques extérieures de notre corivel1Sion; en sorte que d'obéir à l'un de ces deux préceptes. sans se mettre en devoir d'accomolir l'autre. ce n'est ou'une iustice imnarfaite. En effet. si Jésus-Christ. après être sorti du tombeau. s'était tenu caché dans le monde, et au'il n'eût point oaru ressuscité. il n'aurait, si je l'ose dire. exécuté qu'à demi le dessein de son adorable mission; il aurait laissé notre foi dans le trouble. et par rapport à nous. la religion qu'il voulait établir n'aurait point eu de solide fondement. De même, si nous négligeons. après notre conversion. ou si nous craignons de paraître convertis. nous ne faisons qu'imparfaitement l'œuvre de Dieu; et. bien loin de lui plaire. nous encourons la malédiction prononcée par l'Apôtre saint Jacques. quand il dit que quiconQue viole un commandement. quoiqu'il en observe un autre. est censé coupable. comme s'il avait transgressé toute la loi. Te dis plus : être et paraître conver-
66 67 ti, sont tellement deux obligations différentes, qu'elles sont néanmoins inséoarables. et qu'à prendre la chose dans la risrueur. il est impossible de s'acquitter de la première sans satisfaire à la seconde. Une conversion, pour être çomplète, doit embrasser sans exception tous les devoirs de l'homme chrétien. Or, un des devoirs de l'homme chrétien est de para-ître ce qu'il est; et s'il a été pécheuli et rebelle à Dieu. un de ses devoirs les plus indispensables est de paraître obéissant et soumis à Dieu. Ce devoir est fondé sur l'intérêt de Dieu que vous avez offensé. sur l'intérêt du prochainaue vous avez scandalisé, sur votre intérêt propre. l'intérêt de votre âme et de votre salut. que vous avez ouvertement abandonné; trois. preuves invincibles de la vérité. Oblisration de paraître converti. prise de l'intérêt de Dieu qu'on a offensé; autrement, Chrétiens. quelle réparation ferez-vous à Dieu de tant de ,crimes, et comment lui rendrez-vous la gloire que vous lui avez ravie en les commettant? Quoi! vou:s avez outragé mille fois ce Dieu de majesté. et vous rougirez maintenant de paraître humilié devant lui? Vous avez méprisé hautement sa loi, et vous aoirez en être quitte pour un secret repentir? Non, en user ainsi, ce n'est point proprement se convertir. Quand saint Pierre. après la résurrection du Sauveur, paraissait dans les synagogues et dans les places publiques, prêchant le nom de Jésus-Christ avec une sainte liberté. d'où lui venait surtout ce zèle? de la pensée et du souvenir de son péché. T'ai trahi mon maître. dis-ait-il dans l'amertume de son cœur, et mon infidélité lui a été plus sensible que la cruauté des bourreaux qui l'ont crucifié: il faut donc qu'aux dépens de tout ie fasse voir main1enant ce que ie lui :suis. et que ie me sacrifie moi-même pour effacer de mon sang
une tache si honteuse. Voilà ce citait, ce qui le déterminait à tout lui étaient si pernicieux; . c;ute mes doivent être é2'aux, et qu'il ne doit prendre et à tout souffrir pour cet plus ce commerœ, pas y avoir de riches - ne faisaient me-Dieu qu'il avait renié. Or, ne fréquentez plus cette mai- que m'exciter, moi qui étais déià trop ce sentiment que vous devez vous ne voyez plus cette per- porté vers ces idées. et c'est de là qu'est vous n'assistez plus à ces venue ma première faute, qui fut cause iourd'hui... profanes, que vous ne tenez Que l'on m'envoya dans une maison de Chrétiens. vous devez être ces discours lascifs: en un mot, correction. et dans laquelle je devais monde ce que furent les a n'est plus vous; car d'espérer, passer de longues années de souffranpremiers disciples. après la qu'il vous verra dans les mêmes ces. car le directeur de cette maison. au tion du Fils de Dieu. L'Ecriture dans les mêmes engagements, lieu de faire, t~ut ce qui aurait pu raaoprend que leur orincioal. ou les mêmes habitudes, qu'il vous mener tant de ieunes gens dans la bonleur unique emploi. fut de servir sur votre parole, un homme chan- ne voie, ne faisait au contraire que nous moins dans la Tudée. dans la converti, ce serait à lui simplicité fait:e sentir son mépris, et à la moindre et iusques aux extrémités de la penser. et c'est à vous une pré- faute. c'étaient le pain sec. les fers et le Ainsi devez-vous être persuadés de le prétendre. cachot. Et ce directeur, qui aurait aû qualité de oécheurs convertis et être pour nous un père de famille, ne Bourdaloue. ciliés avec Dieu par la grâce de connaissait qu'un mot très tendre: «Cécrement. Dieu attend de vous un der ou crever. » l!nas;re particulier. un témoil!n à » Je suis sorti de cette maison très vous lui pouvez rendre. un malade. après un certain nombre d'anqui lui doit être glorieux. Oblil!ation de paraître converti. L'autre iour a été exécuté au Mans le nées, où ie n'avais ·connu que la soufTisseau qui avait assassiné une france. avec la haine au cœur. sans mé. dée sur l'intérêt du prochain aue femme. Tisseau est mort coura- Ner, livré à mes propres instincts et avez scandalisé; car, comme disait t, plein de résignation. Sur la malheureux; comme beaucoup, i 'ai sucJérôme, ie me dois à moi-même la té de mes mœurs, mais je dois aux de la guillotine il a dit encore combé. » ·Mais cette faute. qui vient de me tres la pureté de ma réputation. Or, défenseur : « Surto.ut n'oubliez ma sentiment çonvient encore plus à un ». Cette lettre, vers laquelle alla · retrancher de la société, est devenue pour moi un bien, car c'est dans cette cheur qui se ·convertit: .Te me dernière pensée, la voici: Prison du Mans, où i'écris ces lignes c J'adresse ces lignes à mes défenmoi-même ma conversion, mais ie aux autres les apparences et les qui ont fait tout ce qu'ils ont pu que i'ai trouvé un prêtre qui m'a appris ques de ma çonversion et pourquoi me sauver. Ils s'en serviront s'ils ce qq'est réellement la vie, ·car i'avoue veul~nt pour prémunir et pour sau- ne l'avQtr jamais ·comprise. apparences? pour réparer par un mède proportionné aux scandales . Ces quelques lignes n'ont » Malheureusement, ces conseils me ma vie : car œ qui a scandalisé pour but que de faire savoir que sont venus trop tard, car en ce moment, frère. peut-il aiouter. ce n'est point · fils d'honnête famiile, ie suis la peine qui me frappe m'empêchera si bas, ce n'est que Par suite de peut-être de mettre en pratique les concisément mon péché. mais ce qui a ru mon péché. Je ne fais donc rien reçu dans ma jeunesse. seils que l'on m'a donnes, et que j'ai iun'oppose à ces apparences · · on nous enseignait que les ré de suivre. » HéÏas! ie voudrais que ces lignes de saintes apparences. et je me n'avaient sur leuiT. enfants qu' si ie me contente de détester tiiriPn.. autorité très limitée: que d'après ouïssent servir de leçon à beaucoup de ment le néché. et aue ie n'en lois les parents n'avaient pas le droit ieunes gens qui, comme moi, se laissent oas les dehors. Il faut que ce corrie:er leurs enfants; que le vol tromper par ces idées mensongères que oour qui vous avez été un sujet de au préjudice des parents n'é- l'on ne cesse de nous répéter. Combien, pas un vol. et que la loi ne pouvait comme moi, se laissent bercer par ces te profite de votre retour, et qu'il idées trompeuses, et qui. un iour. seront absolument détrompé des idées nous punir. avait de vous; il faut qu'il , Donc, étant déià d'un caractère as- réduits au désespoir! Si ie dots. mouque vous n'êtes plus cet homme dont enclin au mal, toutes ces idées. que rir, ie mourrai en brave, certain que ......_,.. ua•·, émettre que tous les hom. Dieu, p·lus dément que les hommes,
•••• d'un Condamné Mort
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68 tn'a pardonné mes écarts, et j'ai la dollce confiance qu'il me recevra près de lui. Mais mon cœur saigne à la pensée de mes oauvres et chers parents, qui ne fe consoleront pas. Oh! de grâce, allez les vo·ir. et dites-leur tout mon repentir et mon immense douleur. Ma dernière pensée sera pour eux. J'espère les retrouver là-haut, où ie ne cesserai de prier pour eux, en attendant que nous nous retrouvions. :. - - - - - - ••H i t - - - - - -
Le bon Dien à bord Un dimanche de septembre, où le train de phisir avait répandu dans le vieux Tréport sa Ioule périodique, je flânais :;ur la jetée, m 'a musant à écouter au passage les observations plus ou moins saugrenues de tous ces -:itadius, quand le temps, qui menaçait depnis le matin, se gâta tout à fait. Le vent, déjà très vif. contre lequel les femmes défendaient leurs jupes et les hommes leurs chapeaux de paille, son' lla décidément en tempête. Toute 1.1 mer blauchit sous une houle s inist;·~. Les lames se ronlièrent. devinrent énormes. et, en ~e br;;:ant contre le musoir, jetèrent leur; panacht:s d 'écume sur les promeneurs. ns restaient là, cependant, avec des rires et des cris, chaque fois que les inondait l'aver:;e salée, rt>tenus par la grandiose beauté du spectacle. Il ne tarda pas à devenir effrayant. la variation du temps avait été très brusque - comme il arrive trop souvent sur nos côtes - et aucun signal du sémaphore ne l'avait annoncée en temps utile. Aussi, plusieurs barques étaient-elles sorties, non pas pour traîner le filet ou le chalut - les pêcheurs observent généralement le repos du dimanche, - · mais pour promener, pendant une heure ou deux, les Parisiens du train de pla isir, qui avaient voulu se donner, en cette journée de vacances, toutes les sensations maritimes en bravant celle du mal de mer. Par cette brise carabinée et dans le tumulte des vagues soudain furieuses, la rentrée an port de ces barques fut très dure et même dangereuse. Rudement secouées et ballottées, tantôt dressant leur beaupré vers le ciel sombre, tantôt plongeant de la proue, comme si elles allaient s'engloutir. elles revenaient, Pu-·
ne après l'autre, ayant amené la le et le hunier et n'offrant plus de foc à la violence du vent d'Ouest elles étaient pleines de passaf{ers tou lés jusqu'aux os et la plupart rna'lade: nœuvre était difficile, et les curieux' sur le môle admiraient, au de ne de ces barques, l'adresse gouverner droit sur cette mer OOIUte.ne pas manquer l'entrée du chenal. Toutes les barques accomplirent sement ce tour de force, sauf une. la de la petite flot ille. Elle devait avoir éprouvée que les autres par le coup de car son foc déchiré se tordait au Vent me une loque, et les quatre hommes de page, debout et pesant de toutes leurs sur les avirons, ramenaient péniblemeat cargaison de Parisiens en détresse. Cependant, le bateau retardataire en bonne voie, grâce aux efforts de meurs, et il allait à son tour franchir la quand une lame monstrueuse le prit travers, l'enleva avec une force courut se briser, avec lui sans doute l'enveloppant d'une explosion d'écwne tre la muraille de la jetée. ' Tous les spectateurs poussèrent un pouvante, puis, aussitôt après, quand retomba, un long soupir de heureux coup de barre du timonnier, ta sence d'esprit des hommes de tribord, les avirons brisés venaient de parer le avaient empêché la catastrophe. Le bateau - il s'appelait la • rie • - était sauvé! Comme l'accident n'avait pas eu, en me, un dénouement tragique, l'émotion fou le, après quelques bavardages, vite. Ces Parisiens sont si légers! Le spectacle avait pris fin, d'ailleun. bateau était rentré dans le port, et le constamment balayé par les paquets de n'était plus tenable pour les flâneurs. revinrent donc vers la ville, en suivant
69 il ne pouvait pas arriver malheur et à • Jeanne-Marie . ... Tu t'rapCe bateau-là a eu le bon Dieu à
·~e. poésie charmante. Que Chateaubriand ne J·a•t pas connu, c'est dommage. Il eût écrit une belle page de plus dans son 0- . d • eme u Ch · r · ris I~msme • ... Si, tout à l'heure. la • Jean· ne-Ma_ne • ne s'est pas brisée contre la jetée, ~la lient p~esqu_e_ du miracle, j'en conviens. 0 li!ta~t, a]outaJ-Ie en souriant, faudrait-il se h~r a la croy~nce tréportaise, les jours où le s;maphore hisse son plus inquiétant signal. ...
Dieu à ~ord! II y avait dans cette en conviendra, de quoi exciter l'iet, soulevant ma casquette blanje demandai à la bonne fernvoulait dire. Mais ma question sans doute, car, après m'avo·i r un ~ardé d'un air réfléchi, elle me reassez brutalement: n -.Oh! j~ vou~ en prie, interrompit Je jeu~ pere, n en d1tes pas da vanta- J . ! si je vous le disions, vous vous b1en que ''t ... ~. e sa1s de . mé... Vous ne croyez à rio vous n e es pas, comme a dit cette mess•eurs de Paris. ' brave f~~· de ces messieurs de Paris ui elle pressa le pas, entraînant sa corn- ne cro•ent a « .rin ». Si. la croyance de ~s pauvre~ gens vous étonne un peu, avouez ma curiosité devait être promp. au, moms, qu'elle est tout à fait innocente eÎ satisfaite. q_u _elle ne peu~ offenser le Dieu dont les myscontinuant. ma promenade et en mon- terieux dessems déchaînent et calme t 1 ram~ qu1 con_duit à l'église, délicieut~~pêtes... Ne seraient-ils pas plus he~reuC: de 1~rt . gothique poussée à mi-côte flt-11 avec un accent mélancolique et en ~ Je hs rencontre du second vicai- ~ontran~ la foule des Parisiens, que, de ce revenait des vêpres, et je demandai à heu. éleve, ~ous pouvions voir circuler sur le prêtre, de qui j'avais goQté plusieurs qua• du Treport, ne. ser~ient-ils pas plus heula conversation pleine de channe reu:c. tous ces crtadms incrédules s'ils des paroles de la vieille femme ' ava•ent, c?~me mes simples paroissien~. conbon. Dieu à ?<>rd. me répondit-Ù, servé la divme espérance? Je prie de tout mon ancienne et J>Ieuse coutume de ce cœur _pou~ que, du moins, ceux-ci ne la A la Fête-Dieu, le sort désigne celui dent Jarna•.s. leur piété dût-elle demeurer~ bateaux su~ lequel on dressera le repo- ~eu enfanh~e: Car Jésus-Christ, dont je suis et ~n Y mstalle, au pied du mât un 1humble rrunistre, est vraiment le Dieu des radieux de h~ières et de fleurs. best t?ens _de mer, l_ui qui marchait sur le lac de spectad~, Je vous assure, Monsieur, TJbénaùe, apa,_sa!t d'un t?"este les flots en la processwn s'arrête le long du quai courr_oux. susclfait les pêches miraculeuses M. le curé, entré dans la barque et qu• ~ choisi d'abord de pauvres marinier~ av~c ~'ostensoir tous ces braves gen~ pour repandre à travers le monde sa loi de reurus sur les dalles du port, les hom- consolatwn et d'amour! ... tête nue, les femmes à genoux et disant . Il s'e~larrun~it, il allait poursuivre sa hachapelet. On entonne le • Tantum ergo » n~e •mpro~·s~. mais, attendri par l'en~an~res, g~âce à mon confrère. le pre-: thousiasme religieux du jeune vicaire je me vtcatre•. qui est musicien, ne sont pas repr ocha is déjà ma méchante boutade. • · et ~l Y a de fort jolies voix parmi Je lui touchai doucement le bras. Jeunes filles, les Enfants de Marie' Oh 1 ' - . Pardon~e~-~1o·i , lui dis-je, Monsieur fronts inclinés sous la bénéd.ictio~ 1 abbe. 1~ est difficile d'oublier tout à fa ï pretr~, cet hymne qui monte suavement te jetée, et, dans les fragments de 1~ c1el,_ cette atmosphère de foi naïve... Il l_ongue v1e de scepticisme... Vous avez r!is~~e iiOf!, saisis au passage, il n'était là v_r_a Jment une exquise minute d'émo- tl n'y a que la foi qui sauve. Je le demand~ question du danger couru par l'éq h t ar~emment, et sans cesse à Dieu dans mes c re .'e~e... Bien entendu. tous nos ma- pne~es. ~ui! _je crois, ie veux croire, et je ne les passagers de la • Jeanne-Marie • . cons•derent comme un très grand honde r:cevoir la visite du Saint-Sacre- seraJ s~tJsfait que le jour Oti je croirai avec Cependant, deux Tréportaises, deux mes de marins. qui marchaient près de De la, sans doute, vient l'idée de cette la C?nf•ance _et la simplicité de cœur de vos ma n ns... Et l'Y parviendrai, soyez tra 'JI femme, que Je bateau qui a eu le bon Car en faisant claquer leurs fins sabots de vot s . .. nqu• e ... ' 1 savez, aJoutai-Je en me frappant le noir, parlaient encore de l'événement, et bord est, pour l'année au moins tendis la plus vieille dire à la plus i'euœ:-..nl du péril de la mer. • cœur avec la main, le bon Dieu est à bord! François COPPEE. - Vois-tu, ma lille, j'avons pas eu - Cet usage, répondis-je, est, en effet, d'u-
c:s
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Le Grand Frère ~
71 que la ~oumi~sion et l'affection
deu~ pehts. S'JI !eu~ ~vait sacrifi~
. ~ la fe_rm: des ChaumeUe, il n'y avait p1us e! s1, de leur fut, JI 1gnorait qu'il n1 pere, 01 mere, seulement trois fils dont l'aî- a1mer quelqu'un d'autre qu'eu.. "J t ·t d "• en né, P~scal, était surnommé le ~r~nd frère. ' rouva1 ans leur conduite à son Il ava1t trente ans et c'était lui le maitre le plus douce des satisfactions. Le lendemain, de bon matin c~ef de famille, ayant élevé ses deux frè~es P_1erre. et André, âgés de vingt-quatre et d~ rendit au moulin. Il traversait la' plantée de pommiers noueux d1x-hu1t ans. . <?r. quand Pierre eut fini son service mi- clinés, aux grosses têtes hirs~tes. hta~re _et repris sa place à la ferme. Pascal, en tons venaient d'éclore et Je blait à un verger netdi. Au loin vra1 pere de famille, lui dit: - Il va falloir te marier, Pierre. Il y a tes des coteaux, les champs ' rectangles allongés. tels des trop longtemps que la ferme est sans femme ~t _ça nous manque de plus en plus. As-tu un~ couleurs, déroulés le long d Pascal goûtait plus qu'à l·one~m:ai... 1dee sur quelqu'un? --:- ~ f~i, non! Je n'y pense pas!... Pour- ceur _des choses; il lui semblait plus jeune que d'habitude. q~ot to1 meme ne te maries-tu point, grand Irere? - Ce Pierrot! songeait-il il aura - Moi, c'est une autre affaire mon Pier- heur d'avoir une femme ~omme la r~t. Je ~uis votre père et votre ~ère; je ne Rose! Et un peu de mélancolie 1 mapparftens pas. Qu'est-ce que je ferais d'une femme, mon Dieu! moi qui ai élevé deux chassé par la pensée que Pierre reux. !ils? Pascal arriva au moulin; Rose ea Il parl_ait sinc~rernent. Depuis bientôt quinze ans, 1l poria1t cette lourde responsabilité sence de sa mère, vaquait aux soi~s avec la gravité douce des âmes simples et nag~. Son frais visaR'e s'empourpra à droites, qui acceptent sans phrases et sans ~u Jeune homme, et, d'un _g"este ft! retomber sur ses bras les manches ré~ol~e les. sévér.ités de la vie. Presque enfant llll-meme, tl aval{ eu à prendre soin de deux vees de son corsage. tout petits, dont le plus jeune parlait à peine. - Puisque vous êtes seule Son adolescence s'était ainsi écoulée entre Rose, dit Pascal, je vais en ·profiter les préoccupations et les travaux de 1~ ferme yous parler de ce qui m'amène. Comme qu'il s'était mis à diriger, et les soins quasi Je ne m'exposerai pas à une demande ~ternels donnés à ses frères. Le temps s'é, Rose_ ~'était assise et regardait ·t~Jt passé pour !ui sa~s récréations, sans plai- d·un œll mtéressé. s trs. Pascal état! tOUJOUrs soucieux, quoique - Vous savez qu'il n'y a point de ~~r~ant la sé~énité_ des cœurs forts. Et quand chez nous, reprit-il, et que c'est moi qui J 1dee du manage JUSqu'alors point venue se parler dans les occasions. Je venais .pr_ésen~~it à son e~prit, ce n'était pas ~ur pour demander votre main au meunier. lu1 qu ~. y so~gea1t. C:onnne un père plein Une lueur de joie illumina ·le vi de solhcttude, Il voula1t établir ses enfants et les jolis yeux clairs de la petite et Pierre lui semblait avoir l'âge favorable' - Mon frère Pierre vous il commençait par lui. · ' La joie disparut, la roseur des - j'ai pensé, dit-il, à la petite Rose la vanouit; une douloureuse surprise vint ·HUe du meunier. Te convient-elle? ' ter net le sourire sur le visa~e enjouE . - Celle-ci ou une autre, grand frère, je Rose. Elle ne disait rien. la. prendrai de ta main, répondit simplement .- ~e vois que ce n'est pas votre idée, P1erre. Je te le répète: je n'ai rien promis ll pnt tnstement Pascal. Excusez-moi· c'était personne, et ie danse avec toutes sans son- bon parti, mais il faut qu'il vous 'plaise, ger à aucune. Mais Rose est avenante et turellement. adroite; elle me conviendra si elle veut. Et il s'apprêtait à sortir. Comme il - j'irai demain matin au moulin et je franchir la petite porte à clairevoie verrai à savoir quelque chose. laquelle des poules familières attend~ient C'était aussi sa récompense au grand frère, · occasion d'entrer, il se retourna. Rose,
it toutes ses larmes. Pasd'elle. fait de la peine? demanda-
Une Mission tragique
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Une petite vieille, confite en ses méditapuis ému, il regardait la jeune tions, s'en allait lentement par le chemin secouée par les sanglots. Il trouvait bourbeux qui conduit au cimetière de Beaupetite Rose, dont il voulait faire Marais. C'était un soir d'automne. Il brui1 ,; Pierre. Et ce Pierre. qui ne l'ai- nait; le ciel était triste, l'air silencieux et froid. l Mais elle, pourquoi pleurait~IJe La fumée tremblante que rabattait du toit ~'était pas de joie, bien certai- l'humidité lourde barbouillait le mur blanc Troublé, il se détourna, recula d'un d'une chaumière isolée. De la gaze légère de ce temps bruqJeux sortaient les peupliers, comme des fuseaux de soie jaunie, tandis que Rose, répondez-moi? des vapeurs bleuâtres estompaient les troncs. -.~1enJw•, elle se leva, et l'enveloppant La petite vieille s'arrêta plusieurs fois ébranmouillé, elle s'écria: mieux vous le dire, monsieur lée par une mauvaise toux qui lui déchirait que ça ne doive pas se faire; quelque chose dans la poitri~e. Puis, arrij'ai trop de peine... Quand vous vée dans le cimetière, elle se mtt à genoux dedit que vous veniez m~ demande~, vant une tombe. Elle pria. Et de grosses Jarcru ... je n'avais pas pense que c'était mes coulèrent sur ses joues ravinées par l'âge et les tourments. ~tre frère Pierre. Il y avait longtemps qu'elle venait ainsi Pour André donc? prier au cimetière, bieu lo~emps. qu'elle Oh! un enfant! ... s'agenouillait devant cette pehte cro1x sous Alors? ... se regardèrent, et tous deux, en même laquelle des parents do_rmaient du d~ni~r sommeil, et pourtant celu1 qu'elle pleurait n_6détournèrent les yeux. restait là sans parler. Un boule- tait point enterré là. Pierre Brétel, so~ hl~ s'opérait en lui. Pour la première unique, était mort en mer, .elle ne s~va~t o~ vivait pour lui; il entendait sa pro- ni comment. Dès l'âge de vmgt ans, 1! temoiet son cœur qui lui parlaient. Il se R'nait d'un goût très vif pour les expéditions it un besoin d'être heureux, de son- hasardeuses, et, dans le village, on l'avait lui-même; il avait des tendresses incon- suspectée d'entretenir un cornrne~ce secret .avec d des désirs de bonheur insoupçonné. les contrebandiers et les corsalfes. Un JOUr, trouvait jeune, n'ayant encore vécu que il était parti sur la felouque et n'avait point les autres, et il lui semblait qu'il avait reparu. Pendant des années, sa mère et sa femsans nuire à ses frères, de commen- me J'attendirent en vain. Avait-il été attaqué et tué par les pirates? avait-il été noyé dans l vivre pour lui. un naufrage? Nul ne savait. Et iamais plus le meunier arriva eniin, il s'enten- on n'entendit parler de lui. Un autre malheur ne tarda pas à venir ~1,....,.,,iPr la main de sa fille pour l'aîné fliger la pauvre pieille. ~inée par. le ch~nn Chaumelle. Une jeunesse nouveJle porta rapidement et la misère sa bru trepassa, la1ssant a sa chez lui. Il avait tout à fait l'air d'un garde un o;phelin de. n~uf ~n.s, le petit Michel, que J'aïeule se m1t a chenr de toute son homme · il était gai et voulait rire. Sais-tu ~e que j'ai fait, mon Pierrot, dit- âme. Mais J'enfant ne resta pas longtem~s auson frère en entrant. J'ai demandé Rose près d'elle. Lorsqu'il eut douze ans, 1! fut placé par l'instituteur chez un .agent d'affaimoi. Qu'en dis-tu? Tu as bien fait. grand frère, si elle te res de Calais. dont Beau-Marats est oroch~. C'est toi l'aîné; tu dois commencer, et Peu de temps après, son patron l'emmenait j'ai encore Je temps. Et puis, franche- à Paris. Là, le jeune homme, qui avait le nacela m'ennuyait un peu... Cette petite turel industrieux de son père, s'était bientôt tu sais, je n'avais pas d'idées pour distingué au service d_e di~érents fo~clim~ vraiment, j'aimerais tout de même naires et hommes de lo1, et hnalement 1! éta11 entré dans la police. un jour une femme à mon goût. En quelqu~s années, Michel était même de' Adrienne CAMBRY.
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72 venu un fin limier, et c'est à lui qu'on avait recours dans les affaires les plus ténébreuses, alors que tous désespéraient de trouver la piste du coupable. Mais à vrai dire, le choix de cette profession n'avait fait que contrister davantage la petite vieille, qui éprouvait à l'égard des gens de police l'espèce de répugnance instinctive qu'ont pour eux presque tous les paysans et les humbles. D'ailleurs, elle ne voyait que rarement son petit-fils; et, n'ayant plus personne qui la pat consoler, elle vivait maintenant dans le deuil perpétuel de ce pauvre Pierre, qu'un sort barbare lui avait enlevé de façon si tragique. Quand elle eût fini sa prière, la mère Brétel, que le froid avait enR"ourdie, se releva péniblement; et, du même pas traînant dont elle était venue, elle reprit Je chemin du logis. Arrivée à proximité de sa chaumière, elle aperçut quelqu'un qui attendait devant la porte et ne fut pas peu surprise, en s'approchant, de reconnaître son petit-fils. Elle s'empressa de le faire entrer, et, tout en ranimant le feu pour lui préparer à souper, elle lui conta le petit pèlerinage qu'e!le venait de faire en mémoire de son père. Pu1s, elle demanda ce qui l'amenait dans le pays et pourquoi il ne l'avait pas prévenue. Michel lui apprit qu'il devait s'embarquer le fendema in pour l' AnR"Ieterre, où le chef d'une bande dangereuse, et qu 'on accusait de plusieurs meurtres. était soupçonné de s'être réfugié. L'ordre lui avait été donné trop tard pour qu'il pût avertir sa grand'mère. Toutefois, avantde prendre Je paquebot à Calais, il avait tenuà passer par Beau-Marais pour l'embrasser. La vieille le remercia. Mais, visiblement, elle était contrariée à la pensée que son petit-fils devait prendre la mer et aller en pays élran~er, pour être aux prises avec un assassin. Une bourrasque soudaine, qui ébranla la porte, la fit tressaillir. Elle écouta la cloche du soir tinter lugubrement. Et il lui sembla que d'obscurs dangers rôdaient autour d'eux. ' ~ - Tu as choisi un drôle de métier, fit-elle tout à coup. Il répliqua d'un air indifférent: - Que veux-tu, grand-mère? Il en faut pourtant bien des gens comme moi. Lorsqu'ils eurent soupé, l'aïeule improvisa un lit; et le jeune homme, qui devait s'en aller de grand matin, se coucha aussitôt. le lendemain, la mère Brétel fut levée long-
temps avant l'heure du déJ>art grand âge, elle était encore · conservé ses habitudes de Elle mit des bûches dans la fuma, et prit les habits de Michel brosser pendant que chaufferait &on Comme elle achevait, un ba d'une poche, et des papiers Elle se baissa et fut frappée par photographie qu'elle alla aussitôt son petit-fils en lui demandant: - ÜLI t'es-tu donc procuré ce - Eh! dit Michel, c'est la qu'on m'a donné avec le s ignalement me que je suis chlrR"é de filer! - Quoi? ... Cela, c'est le portrait - Le portrait de l'assassin ... maia La petite vieille eut-elle une peur de la magie diabolique, de la reur qulexhalent les. traits 1d1un Toujours est-il qu'elle porta ses deux à sa poitrine, en. poussant un cri, et s'affaissa sur Je plancher. Michel se ta, la saisi t dans ses bras robustes, lui donner des soins, l'interrogeant ment, attendri comme, peut-être, il ne jamais été. Mais elle le reR"ardait yeux épouvantés et agitait coJnvttl ~ivP~• mains sans pouvoir proférer un envoya chercher le médecin du vi coucha. Cette crise subite, frayait; et, bien que la malade ne état de lui répondre. il ne cessait de lionner en la câlinant comme une Il ne parvenait néanmoins pas à la Ses yeux égarés lui firent croire devenue brusquement folle. Enfin. elle couée d'une affreuse toux, et un flux s'échappa de ses lèvres. Puis elle inerte quelques instants. Quand elle rouvrit les yeux, elle dit voix faible et mouillée de larmes: - Michel, tu n'iras pas là-bas ... L que tu voulais faire arrêter... cet homme, che!, c'est ton père. Sur ces entrefaites, la porte s'ouvrit. du dehors apporta des sons de cloches uonçant la messe de l'aube. C'était le docteur qui entrait. Il vit le cier à genoux, la tête dans les mains, comme un spectre, muet de douleur; s'approchant du lit, il constata que la vieille avait rendu l'âme. Florian PARMENTIER.
26 Juillet 1912
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d ·édu(!ati cn ) Pnùlication du MUSEE PEDAGOGIQUE L'Ecolo primaire donne de 10 à 12 livrais.ons de 16 pages chacune, non compris la couverture, et autant de suppléments de 8-16 pages pendant l'année ordinaire (soit du 1er Janvier au 31 Décembre). Chaque mois il est en outre apporté un supplément illustré de 8 pages intitulé : Le Foyer et les Champs.
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