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No 07 l'Ecole primaire, 15 Avril 1908

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2'1 année

11; Avril 1908

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~--~onna,lité ue sera mis en vafteiœr, mais q u! lui permettra ,d'exeT1ce1· l'éne't ,g ie brn..tiüe qu' ,il l!ldore e.n Buffa.lo Bfü et de eou:ri:r. ùmns <11es !P·a,y.sétrangers ef inconn<U,S, d.,es aiven:t:u: J·es ù. ft'ins t air die ses hé1·os f,avor 1s. Or, J _ai bden does raii.Sons de C'l'OiTe ql\le cette déviation de la. volonté n'est J.)8$ ·un fait 11nwue !l'al!J.Sr•hiRtoire iles lectcuT . ide ,ces ,récits

les 1mbllleat ions dl.aventures donf Ile ~cdl s·e ,fond e, hù ruussi, sur l'êbrrunlement dea nCl'l'.fS , s'll-r les !.nstinct,s bruta ux , s·UT la d-. cri:ption bien détaillée, sinon de 'la volluiptl, cl•u ,mo,in s ùe la miéchan.cetê, de la TUSe, d-u waro:rtre. C'est fouJoUll'S la oe~tia,\itê sa lllvt· g<: qui en faiit J.e fond.

Variétés

<l'al[)achoes. Et ,quJ sait si ,ces récits d'a,pa,cbes ne ~ L;\. CONFESSION .A.U Ier SIECL E. c11ée11tp as, .pré.cisément, <les v-0catïo,ns d'a · L' ..Unive-11S-Vlt!ltii'1lê" reçoit la 1ett1'e sui vm1te: ,pacli es? Le.s j'Ulristes qu,i étu•dien t les cim~s A cetme hel.lire cn:iti,que de ,l 'histoir e dt de -l'a'llg,DlentatlO'll de 1a C'rimin·aH\,é j1.1vémle 1;Efl.'lis1•, les mode1'11l,Lstes,·cI'.a.ocord en cel& y ont-.ilH song-é? Oui. ils y on,t 1-!0n,g,ê.Mals avec le<i protest:aruits, clbeirche nt il sa per lt les 1mumans qu.l ne R'eff.airon,cbent guère dès (llogme 11'e ;l'in.Sti1n~ti001 divine die l a conts. que deR )iyre:s q,rue li<sent 1e'llifS fils ne coutieD101entpas cîeii mols .gro,sRie.J'S, nJ de 1112ra- RÏ0111•. 01'. let{ foll'ille.<; aT.cib'éolo.giques viennear F<es maft®éia,n.tef!;1es pères, qrui ne ;-e preoc<lt' im-ettre .au jool'r, à Rome mëme, 'll!lle pla cupent que de JooTs affa iTes et 11u· bel bê· ·(1 ue cl'e ,marbtie n01hTs'l.tir1,riq'l.1eJl.e se lit <'~tte œrta•ge soml!fint qu'lls 'lai.~s-eroot à Jeucr p roin!-crill)hion irrecqu.e: gêniturc. iet D10n ,point clu oœ1.11r.die l'e~p,rit, (< lri même. l'e 11)iieni,hei1reu.x P .i-el"l:e remet.rll' l'fümc ,q~1i'ofü:; d'Oiwnt. éleve1·. ne 1rsent \'(! it à. nCYusles <i1'l 1·-, Je.ci p·écllés coo:f-e.s sêa.1 ,poiD<t'les doctes é.lUJOUJbil'a.tiœns des cd.minlv .T':.1'['1.'i\»e die Rome. oü j' ,ai vu mo.i.-4:D.èmt üisîe1-1.On .t tort (l!'êtire iudiiffétents: ou :i ·Pttc iDl;lC."l'iptl orn, Les caTaotèlres G8;)i,graphltoT! :'Cll.U' •tout cle sou1ri1re. SJ cetllX <de uos enq,n,e,; ~ont bien <l'u [)I'efillier iècle. J.e s a.val fant: q11i rêvent a.'ID'. exploits tle!' Slonx et 11'. BaJ,1eriini, q11i est pouirtnnt oo 1 ,,1eR ,alétectirvt"S n'al)Oluti,s.;e.nt l)a;; fou,s ù ce;:: .pr.o,t'ese-1. ht·.(,'-Q)CllSClUJ ' . •ni'a cliéclirurê que UOlllS DOll 1'(1n~uen,ces exm·ê'Illes, c,l\ez rous. ecrrienduint trom·i01lf' eu face .a.·uin monumenit uni ne (eHes 1ectt111·es·,proYoq1Jent 11.1D1e ruimin'll.t'ln·e il tiroub1ei: p:ro.f.ondê-ment t<Jll tion tl,e 1'eu1r valeur illlt1>lle0tiu.1eHe <'I 1JJo>rale, tf~ 1w1 1e~ CO!Jl'C1:U5Ï'OllS ,die .li::Lnéo-critique. {li' i\.elllr l))e!œ0Ut131it~ . · D':i,p1·èf< 'Ball,erini. ce noe ~nit 1/ageut ·de 11wH·e a le tl1t·oit de con(is rnoins que l'iu~cr!,ption ode ce q u'œ appellti tflL E'r ,1. nnH' p:111vrt• re V·l'Ud'euoo su· co,rbela1e 1::1.itnn'.imn'll'Inli Je o comfessionns l " de 111111 rh: fil'uit·s par(;IP tJn1'il ,;'y tirouv,e q1.1elq,ues ptrunea11:s:gi\.UJ,s;il co 11c}rumn'll ,1. '\JJIICa-m.enrJ:e l' ietfl'l'P.ne .:;',agit !J)aS d'un baiptistère. 'J)UÏIQII (,.nonne, an retJr.ait' cle s'<I lf)atcnte pa-rf01s, le le~ p,échéi:; $ont :remis q) d-es gen~ o'êjA ob hütier t1u,i. G ,voersl' d'Ml •S son lw~t nm ve1.1 Lien<;: « A 1101n,sUes é.lurs »: et ar,rès « rll'innoce.nte eau•. clillh,e. :\Iais• ,C'e'- iJ)IC'O<tltt.tC· fe:5s-ion elle •<"CS :pêchés. » lions ,q1.1i o.ffensent J'œrl . cll(n•ergo.llJcl.entl'iO'C'st bie:n d'un comfessionn,a l qu'il ,• mrugirn14oion, dl~pw1.venl le goûT. ~n~ve:nt la git ,e,t ·o•u conf,ess,iOIIln: ll .tl'e ,a~nt F lei•œ. volonté de mHli,ers e:t ac m11liea:s cl'itdolesLe pro.resseur Ballel'lini s'êtarut r ,·e,nts. pelt'l"-l'Dt i,;',êt,al er ,i1Tll!I_J'll:Il~men L a.'1lXd:etle tm1iter il fond cette .questi011, je m' \ nntrure-: ,elle roa,g-a.sinl'l cle tout ~1,e,. La fiens pmll' ,le moment de iplœ 13mple1 peuil.' de la malad1e et d,e 1a mon i:i eng,enfo'l.imatiiolll•S. Ma,îs je vous coID'm'UIIll rl:.t·é torurtJes0es '[ln ·escriptions iJJO'hlcii'.res cOlll- l'axtic1e qu•e fera •bientôt pa<raît re M. ,t.rl' rer111Poisonnement ù,es cot·,ps. )fa .i15 :poru;i.· lerirufi, et qlU.Î uwa ,pour titre: « Le prév-e'll.i'l'J'cmpoi,sonnoement cles i\mes on l!l,'a sionn.a l de Saint -Pi en-e retrouvé. >• 11ns pro'll11U,Jg,rné ta•rut et tant •cl-ep·rêca•utio.ns Ve11iHPr. agréer Monsieœr, etc. c;:initaiTes. A.11 reste, ici. ce ·n'e.<,t ipas ù. 1S Ob . DESVE RGERS. police g11e 1no•rns ipO'U'VODl!I rerouir1r , mais i'L l'a Am,cie<11é lèv,e d'e l'Ecol'e die moro1ilé d s inœirid us et cle J'Oll)inion. X Nous ·pOt11'1"0DJS ,rontern,ple r d'aus cer1lains '' .Les ,11vres ,~ont les ,mei:111e,wsœee C,taJ-ages. l'cxl:ii.bàtion rùes 1itr1es· aHéehantl! tls 11e no11s tra-hissent' pas, on •les t:t,ouve rl'e l:rrochl\llI'es et c:LeliiVl'~ i\ bi!JS .pl'is - on jolllll'S n'llX he'11'1.'10,S pesain tes et ~e plus iJ.)e Ut oMenir 400 pruges ùe bontie et' de vice C'l'e 11. ~<YUven, t u ,n bon ,cons eH à uoo.s d

65 cent!IJ)les. - Mais llO'U'S ne mettrions gutlre -p1'1l, balllt q,ue la 1\~1-atmire obscêne

~10u1·

Jute, Ola

(0)it{{Gl~l,J l

.Soeiété valai;~AtJIJe d ·édu~alio.n

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L'Ecole primaire donne de 14 à 16 livraisons de 16 pages chacune, non [compris la couverture, et autant de su~pléments de 8 à 16 pages pendant l'année ordinaire (soit du 1er Janvier au 31 Décembre).

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. Chaque mois il est en outre apporté un supplément illustré de 8 pages intitulé : Le Foyer et les Champs,

Suisse

Prix d'abonnement: fr. 2 •50 'Union postale

fr. 3

Tout ce qui concerne lt.1 publlcr.1tion doit être r.1dressé directement à son gérant, ;M, P. PIONAT, 1er secrétœlre a;u Dépa;rtement de l'instruction pubHque, è& Sion.


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A tous nos a.bonnés Dès la présente livraison, l'ECOLE PRIMAIRE n'en publiera plus q1t'ime . eu1e par mois .iitSqu'en NOYE.MERE, époque à laquelle elle recommence1·a à donner de1,x f ascicules niensuellement pour fournir la ({Uantité de nii1néros prévue. Chaqite livraison confoiiie1·a d'ailleurs à apporte , . des siipplénients par1ni lesquels LE FOYER ET LES CHAMPS. Pendant cette période de 6 mois, qui coi-responcl œux vacances poiir la généralité des écoles du Valais, sera · G;dresl'ECOLE PRIMAIRE sée wu personnel dii canton au lieu de son domic-ile ordinairn, et non plus aii siè_qe de l'école. Pour nos abonnés étrangers au Valais, la publication continuera à être servie à l'adresse actu.elle, à, 'moins d'avis contraire à nous donner par lett 're ou carte-co rrespondance. en cas de mutations. -0-

Sommaire de c e tte livraison 1L'hy.giène du personne l enseignant (suite). - De ·l 'étude du caractèr .e :chez l 'enrfant. - La disci.pline homé-orpati'q,ue. - La classe en actï.on. - La. discipline à l'école. L âge sans ,pitœ. - Le dessin dans la ;petite olas e. - Le Ta bac. Partie prntique: Un brin de morale. Le . service mi 1litaire. Un homme heureux. - Rédactions: La mal propreté. !Certificat d'émancipation. - Récitation: La chanson du r·ouet. Ma main . Aux ,parents. 1

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Sommaire

du Supplément Le carême et ]a scien1ce. - La messe pa.roi.ssia.le. - Les Proverbes. - Un fléau !. .. - Conte de 1printemps. ,0 ,crux, a•ve, spes nnica: -

Variétés: Le, '\èase brisé. Tout simplement ... -

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Part au traitement du per. sonne) enseignant primaire. La part de l ' IDtat sera 1payée aux bfoéficiiaires dans le courant de mai prochain 1pour 1e personnel enseignant des écoles ,primaires dont la du,riée es1t de 6 mois. La Caisse d 'Etat l 'expiéidj,er,a directement dans la cumrmune de domicile des intéressés. Dans le mois s;nivant les envois d 'arg;ent seront eHent ués pour le rpel'J:-;Onneil enseignant ,encore eni activité di:> ervice en mai et juin. 1

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Begistre matricule. Le •personnel enseignant valai an qui ne .po sèderait pas ce formulai.re pour le oours scolaire 1907-08 :peut se le orocufler auprè.s dru :Secrétariat du Dé1partement ou de l 'Inspecteur ·cola.ire res 1pectif alllquel il doit ,parvenir rempli dans la, huitaine, après .la clôture de l'école. Cette transmis1:dondoit être prompte afin de permettre .à •M.l 'Inspecteu:r de fournir ses rapports au Département dans le dé,lai prescrit . - ·O-

District de Conthey. Vu Je décès récent de ;~L Abel 1faye, in vecteur scolair ·e de cet arrondüsement., cette -char•!:!,'es:eua rem,pli e jusqu '.à la fin de la ,pré.sente légi lature ipar 1 1(. le d&puté Jules Gaist, de iCbiamoson, qui a,va.it été ap'])ei1é'à remplacer le titulaire pendant les quelq ,ues mois où la maladie l'avait empêcihé de vaquer à se oecu1pations. M. G.aist étant lui-même iustituteul' bien méritant et ,d 'expérience, se trouvait d 'aille1U1rstout désig.nié pour sunoléer l~ regretté d~ font jus:qu 'à ce qu'il ait été proc6dé à une nominaltion régulière.

manuels. ,Ces trava.ux apprennent. à Conférences d'instituteur&. l'élève à observer et a ,penser; ils ST-MAURICE-MONTHEY. font a,ppel à l 'activit.é propre et per.La ,conrférence des instituteur de sonnelle de l'enfant pour lui donner l'a rrondissem.en~ <?ccidental ,aura ave~ le savoir le ,pouvoir, c'est-àlieu le 28 avnL ,a Frnshauts. Depart dire des c,onnaissance·s réfléchies en de la gare de Vernayaz à 8 h. 05. même temps qu'iune derlérité généMARTIGNY. Tale. Le ,cour.s de .Sion sera diriKé ,par La .Conférence des instituteur~ de ee district est fi:x;ée au mercredi 22 ,:M. Ed. Oechsli, de Zurich, président de la Société pour l'extension avril, à Bovernier, à 91/2 h. du m. du travail manuel, et présidé ,pal' M. CONTHEY. }.IE'vl..Je,sInstituteurs sont convo- le ,Conseiller d'Etat Burgener, chef nuifa; en conférence annuelle P.~ur du Département de l 'Instruction pujeudi 28 ,avril, à Vétroz. - Pr1ere blique. Le conr ,s comprend ·ra: de préparer les morceaux de chant 1.. a) 1e cours élémentaire, du 13 du 'Douvean -recueil: n°s 45, 89, 95, juiillet au 30 juillet (coût 50 fr.). H . 100, 106, 109, 112. ll>) le travail en bois naturei, du 31 HERENS. . La conférence annueJk aura lieu juillet au 8 août ( coût 20 fr.). Les ,ü Vex, le jeudi 23 avril, à 91 / 2 h. partic:Ï!pants ·peuvent ,suivre l'une -011 1tautre de ces deux sections, ou toudu m. tes deux à leur choix. Dans c.e der-.(}nier ca·s '1a finance ei:;t Tiécluite rpm1r Cours de travaux manuels, Qes deux eour ,s ensemble à 65 fr. Ce ,cours est destin _é au deg1ié infé,Nous a~olIB rnp1pris dernière.ment ·rieur de l'école :primai:ve ( de la 1re que la Sociiété suisse pour l'extension des travaux manue ls dans les éc.olés à la 3me année ,s,colaiTe), aux classes spéciales et ,aux asiles pour garçon~. dr. g;arçons avait décidé d'organiser à Sion, du 13 juillet a~ 8 a,oût, le Il comprenrlra des travn .1x 1 11 terre ·xrnecours normal suisse de tra- lglai ,se, en paipier, en carton ·et en bois naturel. VHUX manue1s, cours subventionné ·2. Le Cartonn!i,qP,.dn 13 juillet au JJar la Confédération et plaoé sonR 8 août (coût 65 fr.). Ges travaux -ont la haute surveillance du Départ12rnent de l 'Instruction ,pubhque du en rarpport étroit av03 .i'en~eignernent de 1'arithmétiqne, de la géoc,anton du Val -ais. Voici à ce s·ujet quelques rensei- métrie et du dessin. Ils fonrni5~ent des ,objets trè.s 1~titeF r,la mai sou. Ce gnements oOIDpl,&mentaires: genre de . tra:vaii s 'ad:rnss,~ 1.:urtm~t Le but de ce.s cour .s, qui se tiennent ,aux élèves de la -1"à ·1a i;ù année .scoalternativement dans les ·prinàpales villes suisses. eSt de mettre le ,par- laire. 3. Le travail dit bois à l'étabii, du ticî,pants à même d'enseigner ral10I1 nl'1lement les travaux manuels; i1 Y 13 juillet au 8 a,oût (ooût 65 fr.). Ce travai.l e:xig,e une certaine for,ce co,rest également donné des renseigne, p orel]e et dès lors est desti.rué,surtout ments pr.atiques sur l'organi,sation aux é1è'Ve.sde la 7e ià la 9° année :scod'·ateliers scolaires, sur le.s matières laire. Il est l'occasion d'observations premières ,et l 'outil.lag-e. Il est 1superflu d 'ilrusiste.r sur l 'uti- intéresisautes sur les matière .s 1J,remièr,es, et foit ressoTtir la nécessité lité de l'enseignement des travaux 1

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SION, USAvril 1908

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du desSIÏn technique :pour l 'eX!écu- les inscriptions. 1Les instituteur ,s qui tion d'un objet. dési,rent ,suivre ,ce ,cours, adressero nt 4. La sculpture ( de la 7° à la ge an- leur demande, jus ,qu 'au 15 mai au née ·scolaire), du 13 j·u ilJet a'll 8 a,oût plus tard, au Dé1pa.rtement de l 'Irus(coût_65 f.r.) . Ce cours ,comprend de~ truction piU'bl:iiquede leur canton. exer~wes for.man! une applioation i.Jes ,org.anisateur.s du cours compprafaque du de:ssm et, -par l'ornetent sur une nombreuse 1participaa:nentation d'objets ,sÎ!mrplès dévdoption, à raison surtout des av.anta,ges pe l e g·oût esthétïque. ' !Precieux du ,cours lui-même, au ~- Le modelage , du 13 juiHet au 8 choix excelŒ,ent des ma.îtres qui y aout ( coût 65 fr.), ·qui o.ffre de · enseigneront, ·et en rpartie aussi à grands avanta ,ges ià tous les degrés cause de l 'attriait tout particulier de l 'école; il diévefop,pe l 'œi:l et la qu'offre à cette sais ,on, un séjour au main, vi:vifie l'enseignement intuitif cœur du Valais. et le dessin . -oRe l ativement à l 'org ,ani ,sation des Ext1mens d'émancipation de cours, il est à noter que l'enseignememftse donnera en français et en ,al- 190S. lemand, et ,que les 1partic~pants sont Le Département de ! 'Instruction entièrement libres de ·choi,sir le cours pub lique fait connaître que les ex.a.q.u'i[s désirent -pTendre. mens d'émancipation se tiendront La durée de l 'ellisei,gnement sera aux lieux, jouns et heures ci-après indiqués: de 9 heures par jour, à l 'exception DISTRICT DE SIERRE du samedi, dont l 'arprès-midi 1sera A SIE,RRE, Ic 1er mai, à 8 heul'ee du consacré à des ,courses ou :à la visite des ,curi,o:sitéis de /Si.on et des en'VÎ- matiln, pou;r les communes •d'e Chalais , Gram.

r-c,IliS.

La finance d 'insDription est payafble dans la première semaine du cour ,s. Qua,nt aux fr.ais de 10,g1ement et de penision, ils ,s'élèveront à fr. 90 environ. (,M. l 'ing-énieur Haenni à Sj .on , ,secrétaire de la eommissi,on des a;pprentissag·e,s, se ime·t 1à la dispo,sition des .participants ,pour leur procur,er penJsi,on et lo~einent). Nous ,a'Vons dit que le cours sern ,subventionné par la Oonf édérat'ion. Oel'le-ci a00ordera en effet à eha:que -pm'!ticiipant. par }'intermédiaire du Dép. de }'Instruction pu bli,qu,e du Valais, une su'bvenfion ,é1gale1àcal.le qu'il aura obtenue de son canton (subside communal non ,compris). La Directi ,on du cours ,et les Dé 1pa.rtements cantona;ux de }'Instruction ·puh1iqiue tiennent à la dis,position des formulaires ,spéci,aux pour

,ges, G,rône, Mootana, lco gne . A SIERRE, ~.e 2 mai , à 8 b. du matin, pour les comm ,unes oe C:hermignon, Lens. Miège , Mollens , Ramd'Ogn.,, Ventbône et Veyras. A SIERRE , ]e 29 mai , à 8 h . du matin, ,pour 'les comm111J1es-de St-Liéonard , OhLppis et Sierre . A VISSOIE, le 4 mai , à 8 b. du matin, PO'll'l' l ,es communes de ,la vallée d"Anniviers. DISTRI C T D'HERE,NS A VEX, Je 28 avr JI, à 81 /, b. d·u matin, poua· les communes dlu. district d'Hérens,

sau,f Ayent . DI1STR1CT DE S.ION A SION, le 30 avi'il, à 8 b. du matin, vou1· Ies communes a:e Savièse et Ay·ent. A SION , le 29 avril, à 8 ·h . du matin. pour la banHeue d·e Sion e t les comimune1 · d' A rbaz , Bra.mols , Grimisuat , Salins et Veysonnaz . A SION, Je lei · juin, pou r la 'l'iBe de Sion, moins kt banlieue. • D]STRI 1CT DE ûON 'DHEY le 4 ,mai. à S I.J. du ,PO'tl'l' la ·commiuille ,tlie Com,th ey.

A PLAN-OONTHEY. 'llJ .,

2'7meannée

L'ECOLE PRIMAIRE ORGANEDE LA

SOCIETEVALAIS.AND D'EDUCATI01' un prix ,en ra:p.port avec son traiteir,ent et ern tenant compte de .ses cirL'hygiène ,constances de fa mille 7 da personnel en,.ei~nant A la ,campagne, il faudrait, auLa ·questiion de l 'hahitatio,n du rper- fant que ,possible, et pour uine rai scmnel enseignant, du moins de l 'irns- son ,que nous indiqu,erons :plus ·loin, tituteur primaire, devrait, nouis sem - que le logement de l'instit ut eur tût bl,e-t-~l. ,préo,ccup,er les .autorités s,co- accompa:gné d' un coin de j8Jrdin . On laires, fût-ce même au 1prix de ,quel- fait cel a actuellement un peu parques .saerifi.ces de leur part. Dans le,s tout ,pour les ma isons d'ouvriers. localités où il y a pénurie de loge - Pourquoi pas pour le personnel du ments hygiéniques à hon mar ,ché , el- e.c•rps enseip,1nantf les devr.ai·eiilt prendr,e des mesures 2. L'alimentation mal conçue ou iJ)Ol1ra,ssurer a,u maître une habita tion .oonv·enah le et suffisamment ,s,pa- insi4fisante. iCeci est un ,point de première im cieus,e1pour ooe famille. La questiom de l 'ha.bitation ouv .rière priéoccu pe, µortan0e. Le travail inteltlect uel entrn~ne une déperditiOill de forces qu' à juste titr,e, les hygiénistes. Pourqu,oi ne s 'efforicerait-on pas de rpro- il .est essentie l de ,compen,ser ,p_ar Cl]rer ,à ,cette clas ,se de trav ·aiHeurn une reconstitution normale de l 'équi a ,pour mi,ssi:on d'éduquer l a jeu- nergie vita 'l,e. · On se figme trop .aisément ,que les n.esse, de,s lop;ements. répondant aux ex~g;enc.esmodernes de la ,sa:lubr it,é. pr .ofossions qui n '·exigent pas de T.out en sauv ,egarda:nt ain,si les inté- grands . eifforts musculaires , n 'o[lt pas besoin d 'êtr·e soutenues :par une rêts de la :santé du maître et rpartant de l'école, on lui ferait a,ppré,cî,er les ali:me:ntation riche en principes nubienfaits de l'hygiène ,et il arrive - tritifs . C'est, au contmire, un régir.ait, tout naturellement, .à en µarler me reconstituant, composé d'aliments faci lement ,assimilffb les, que r,écl aaveic ,convietiion à ses ,&lè'V'es. Dans les focalités où il y .a ,pénu- me ile travai l du cerveau et la tens ion rie de bons l,o,gements, ne :pourra1t- intellectuelle inséparable, ,pair ex., on ·pas, 1'0I1squ'on étahlit 1es 1plans d'une leçon bien dollllié·e et de '1a diù'un bâtiment scolaire, y réserver r·edi.on d'une cla,sse. les empla,cerrnents nécessaires · pour Or, bon •nombre d'instituteurs , de loger c.onvena blement Je ,personne1 pr.ofosseuœs même, et .surtout d 'insenseignant î titutrice ,s 111'e .se T·endent pa,s compte . Dans l,e,s 1lo0alités où ,ceite pénu- de la nécessité d'un régime ,s,-p,éci,al. rie iil 'existe ·pas, ne devrait -on pas L 'ailimentaüon de l 'ho:mme des affecter à l 'u,s,a.g,ede:s maîtres des 1cha1mp:s ou de ,l 'ouvrier manœurvre logiements, salubr ·es, choisis par l es ne .saurait être la même que ceUe d'un ouvr.ier de la ,pensée. autorités et loués à l'oooUQ)ant vour

Joyeux Alleluia !


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Il serait dcxnc utile et même indispensable de donner à œt égard des diredions au per,sonne l ·en.seig.0iant. Car i,ci. 1peut ~être plus que dans d'autres ,prof.es.sions, l'alimentation ma:l corrwrise ou insuffisante ,pr,édispose aux troubles digestifs et à plusieurs geaires de maladies, ·en parti,0uher à la tu:be:riculose, l 'influenc.e: 1vi: vifiantc du gr.and air faisant défaut. A ce ·point de vue l'économi e da,ns. le traitement du eor1ps ensetgnant est un mauvais ,calcul d il ,est néices,saire que les autorités se 1pém.ètrent de cette conviction. V on:lant l e hi.en des élèv-es, elles doivent fournir aux maîtres les moyens de réparer leurs forces p,our ,qu'ils puissent .remplir leUT tâche avec ,én,ergie. 3. Le surmenage. ·Tmp de f.atiigue .amène ~'affaihlis•sement de,s facultés intel.'le,ctuelles et une diminutiion de la for:ee de résistance :à fa maladie, et oe1a ,chez l'homme fait aussi hien que chez l'enfant. Pour ·le oor,ps enseignant, en ,particulier, l'eX'cès de travail ,oonduit au .surmenage de,s ,o,r.ganeis r,esipiratoires et du ,système nerveux. Il ,pr,édispose ai'D.!sa. aux a,ff ectiooo du larynx •et de.s poumons, rà'1anieu,rasthénie et aux troub'leis cériébraux. La question du ,surmenag.e du maître mérite donc d 'attire.r l 'attenltion aussi bien que celle du surm enage de l'élève. Tout d '.abord il iest ià ·recommander ,que .le nomhre d ',heure,s de ,classe que l 'OIIl exige du per.san.nel enseignant ne dépaS1se ,par .un certairr+ chiffr.e . ·Ce cfüiffJ'le,est n:atureUement variable ,sruiv.aint-la nature de l'enseignement, cair ill est des , leçoiJ1s heau,0ou1p .pilus fatürnntes ·aue d'autres et dans lesquelles le maître do;ï.t SE' dépenser beau0oup 1 p1'us. iMa:is, en moyenne, le nombre d'h,eures de Leçons ef f ecti1ves, - nous ne ip,arLons

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,pas des heur ,es de sillllple surv -eillanoe, - ne dev.rait ·pas <l.épa,sser 20 à 30 :par semaine. On ne doit p.a.s ou~ blier i,ci ·qu 'indépendamment des he11,res de pré sen0e en olasse, il y a rpour le maître, surtout à mesure que l'ernsei,gnement s'élève, un travail domestique de corredron.s, de r evision des dev-oir,s et de pr,é-p,aration rndividueHe qui a.bsor:be un temps cons•idérable. On ne doit ,pas ouitHe.r non 1plus ,q,we,ipour resiter ,à la hauteur de s.a tâche . .Je ma.îtr,e a besoin de :pou,v,oir cont inuer à se ,cultiver par ,des lectur s en rapport ave,c sa profession. Autrement il ,pa ,ge à l 'état de ma.chine à 1'é1Jétition de ma nuels et son ,enseignement stér ,éoty•pe n'a. plus de vie ni d 'inbér<êt pour (A suivr e.) les é]èv es. 1

De l'étude du caractère chez l'enfant Où et co.manent !P'(rot-e11ese fruire ruvec lfnu:it?

.Av.a'Ilta,ges qui en résrulte.n,t poua· ]'jnstru,ctio!D et J'écl.ucatio:n.

Le caractère est la. ma .rque morale di1stinctiv,e de •l'i:ndividu, l ',en:semble de .s•esinchnations ·et des habitudes de ,sa volonté. Nous a,ppmtons le,s :inclin1albions,en venant a,u monde; elles sont la partie natn:reUe du ea.ractêre, Ja partie iII.D!ée,:sur J.aq,uelle agil'ont à Leur tour, pour la modifier et former l•e·s -habitudes, la volonté, le milieu, .les ,circonsta,nce.s, 1'éducation, le tem p éra:menrt. Le rpetit enfant arrive à l' école avec ,ses tendanoeis µarticuilières ,et hé·tfditaiTes d&j.à <l.éve.lo ,p1pées ipar les rnflue'Il!ces qui l'ont jusque-là entouré. La tâche de l 'éducate.UT consiste à reconnaîtr ·e et :à é,tuclier ces tendances .afin de les Tedre.ss,er, de les diriger, de 1,e,s amé'li1orer ,ou de le.s dé·tmire. Oette tâche e.st don:c double; et de ces deux parties: l '.ohs·e.rv,ation et 1'aretion du maître. sur lai v,olonté 1

de l 'enf'ant, la îpl'·emière n'est ni la lie•r rqui semble toujours 'à .son devoi1r. Pourtalilt 1à droi te eit à gauiche, moins difficile, ni la mo·ins. imporses camarade rs' s1e dissipent :souvent. tante. Il ne faut pais :vivre Jongtemps au Cet ,enfan,t est-i1 oons,c~encieux, ou n '·est-il qu'un ha,bile h-yïpocrite î Le milieu de.s enfants .pour ,rema.rquer combien ils diffèrent de tempér-a- maitr ·e ,attend· il étudie ·en silence ; ment mor.a.l. Et rpourtant il reste dé- bientôt il :peut'se comnainore ,que l'élicat ·et ardu de prononcer sUlr leur colier -q ui par.aît si tranquill,e est le caractèr~. Ils sont ~i mobiles, s~c~a:n- fawte,ur de tout le désordre : c'est l!eants; ils v<0us ,echaippent si bien, unie n:ature di,ssimulée. Timidité, alors même que v:ou~,croyez !eis...te- 1µr omptitude, éto ur derie ... 1rien. n 'ét9uJours cha1ppe à ·une claÎ'fVOYaJil!.ce nir. Oependant, ·si 1 ,et_ude do;t etJi:e longue ,et ·prudente, 11 ne s _eI1JSm.t en .év·eil. Et le maitire sa it fo.ue, enpas ,gu '·elle s.oit impo:s:s1ble. B_1en au tre la tenue ,en cl,aiss.e et l'attitude 8'11 contraire, le maître est •a.dn,ur.a:ble- récréation de..sraiPprochements d'où ment ·placé ·pour observer 1 entfant. jailJlit sou~ent 1~ h~mière. 10 'est an recraeabon, ,en ·effet, q.ue Il l'a soTuS•ses yeux de loD;gues J(!Urnées; il le voit au trava1il, au Jeu, le maître 'Peut saiisir sur le vif le nasous la contrainte de la disc ~pline et t~rel de } 'enfant. « La :récréation -dans la liberté. des récJ'.léati ons. Son un mot si exipressif, à l'étymologie reg.ard -yip;.ilant doit le suivrie aveo duqU1elne pense guère le ma.ître .qui trnp s·OU'V ·ent l,a ,s,rurveiHe d 'ID?-œil 1J'Ile solhcit11de constante, paroe qu~ c'est constamment q.ue l 'enfiant, _a ennuyé, - .s',anime et ,s'o ,rgaruse. ,, sonins·u, révèle q,uel,gue cihose de lm- Dans l'en'trraim.du jeu, l'é lève ne :-penmême. Aivec ces traits ,épars, le m~î- lSE' pas à .se 'CamfPOser; il se montre tre reconstituera en.suite la physio- tel qu'i l est, ISOUJsson v,rai jou.r, avec s·es défauts, .s·es qualités, ses tendannomie morale de l'enfant, son caracces intimes. Cet enfant, ,si 'Paress ,eux tère. d' L ',obser,v:ation est ,sans , oorntre it à }'.étude, 18 ',éveille à la récréation, il oourt il ,crie il ,s '.anime, il :s 'iécha.ufplus difficile en cl:as.se, où l'enfant fo. C'>est un~ découv ·erte ,pour l'inst>st moins lui-mêm e où le règlement, la surveillanee 'Pl~s immédiate le titU1teur ,qui ,n,e désespère pas d'intécompriment . Cerpendant le :naturel resser au travail uine •activité -excitée ,perce ,souvent et tS·e lai,sse touJOUTS ,paT le jeu. Le maîtr J •v:a d,e groupe Err1 groupe. Il se mele aux amusedeviner pa:r un maître pénétrant. Cettetenue indolente'. le dé ordre de mell'ts au besoin; il sait faire naître l 'oc,casion favorable, la conjoncture 11epupitre où s'e'Il.tassent des }ivres taohés, de,s cahie rs rr:al éerits, le ~on ·OÙ}e caractère de l'enfant ,sera 'POUT *Bitant, mou, de ,ces Tép,onses m- ainsi dir ,e forcé de ,se tr:ahiT. ]l intercomplètes, i::out .cela indique au :maî- roge aimab len:nent et adr ,oitement. Il l'P.o-arde agir l es -enfants et remairque tre que cet éllève est 1par ,esseux . Cet autr e. e'llifalllt e·st a,ppligué, stu- le~rs pro.cédé.s. .c '·e.sitlà, .aru milieu de dieux;il semb le ir,réprochable . . . l eurs éclats de riTe, de leurs .sauts, Mais le maîitre observe: un air mé- de leurs bousculades et de 1,eu.rs discussions, c'est là ·qu'il étudie leur content après une légère remontrance,un coup d'œil j1al,oux .l,ancé à un cœur, qu'il reconruaît le courage, la bonté touj ,ou,r.s facile et <'Ordia.le, la camarade 1placé premier, lui révèlent 9~ toute cette sag,esse n'est que de frnnchis ,e. ou, au ,co01traire. qu'il dél'-0rgueil. Voici encor ,e un autre éoo- couv-r,e avec peine la méchanceté ta-


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quine, la déloy ,autf qui ne craint ni 1es tricheries, ni les mensonges, la suisceiptibilité omhra ,geu:S"e ... 1\'Iiais pour que le ,surveillance du ,maître .é:c1ai,r ,e vraimernt ,s:on étude, il faut qu 'e11e .soit aussi discrète que perspic,aree. Alms seulement il pourra sm~prendre dans l'enfant ce fonds de nature qu'il n'a tant d'intérêt à r0onnaît1re ,que -pa,rce ,qu'il a le de~oir de le cultiv ,er. Le maître .sait quel 'analyse du caractère de l'enfant ·est comp,l:exe, délicate. Aussi, il :veut s 'entour el' de toute s les rcertit ude:s 1possibleis. Il ,s'adr.e.sse ràla famille et contrôle ses remarqrues 1personnelles qu'il en obti,ent. Non qu'il accepte te1s •quels ces renseignements. Il .sait que les pa1rents sont trop 1prè:sde }',enfant 'Pour le juger ,a,v·ec impartialité; il sait qu'il ,en coûte aTuXmères, surtout, de dévioiler les défauts de .1eur enlfant. l\fois i.l s.ait aussi 1quelle1s indicatioos précieuses les famines :peuv ,ent lui f.ournir. Lo11sque le maître, à force d'étude attentirv.e eit d '·observations ,patiemm ent contrôlée 1s et rnotée:s sur un ca,rnet parti ,culie:r où il inSic:rit les modifications, les amélior.ati.ons successives, a ·acquis la connaiss,a[lce du caractère de c]ia,cun de:s ,enfants -c:onfi.és ,à se,s .soins, il a singulièrement facilité ,sa tâche d 'édu,cateur. Dérs,ormai ,s, il n'ir ;a plus 1au ,hasa.rd, :à l'av·enture, pour ainsi dir·e: 'Ïl aura un guide sûr 1p,ou:r1s,e rcronduire à la foiiS danis l '·instruction et dans l ',édueatiron. L 'enseig·nement e.st et doit retste·r simultané. C ',est rà·l 'e'lllsemble de,s enfants •qure le maître ,parle. Geipenciant, œt en,seignement collectif devient parfois individuel. C 'e,st une lPçon de g,rammair,e. Le maître explique, il interroge, il excite, il suggève. Il parle à foute J.a da ,sse, il intéresse toute la da1S1se,et rpourtant il 1

ne s ',adresse pa.s à chaique élève de la même malilière. Voici ulll é.tourdi qrni ,ou'hhe fa leçon: le maître l 'Ïillte.r. ,roge le rnp1pelle .au dev ,oir . Ce petit pare~s ·eux, 1à-1bas, n'écoute .guère: une question intfo,ess.ante vient stimuJer son attention. Oe,t ,élève vif et intelligent aura à rés ,oudr ,e une dif. ficult,é plus ardue dout 1a solution l~ rendra t,out j,oyeux. Cet ·aiutre, timide et emba,r·r,assé, sera in terr 1ogé avec bonté, encoumgé. Le maitre ira ai,rnsi die l'un à 1'autre ,afin de s,outenir plus sûre ment l 'adi ,on de tous. Il excitera l'amou,r-1pr •rnpire, l'émulation de ceux-ici, calmera l'ardeur exu. :térant re de ceux -llà. rO'est ainsi, eillusant ,av,ec art, a,vec ta .et, de la connai ,s,sance du ,car.a.ctère de chaqu~ enfant ,que le maître :pa,rviendra à faü~e cir,culer dans sa ,c1arss·ece ,couraint d 'intér,êt 1PUÎ13:Srant .qui stimule chaque intelligEmce et fi xe ,chaque aitention. 1La connaÎJs,sance du ca.ractè.re a aussi son importanlce en ma:tière d'éducation. 'Le maître :s,ait qu,e tous les moven3 ne convierment ;pas à tous, qÜ 'il ne faut ·pa,g mou,ler Farg·ile comme on ,sculpte le mar:br,e, ,que l'éducation n'exige pas le s,acri'rice de l 'indirvidualité. Il ,c.herche donc à améliorer, ;non à briser. L'herbe que le rouleau a rpresisée, écrra·sée, nre s'en relève que 1plus tenace; de même ces âmes, d 'e,nfants que v,ous a!Vez;pliées, ·Oourbées ,sous v·otre des1potisrme, n 'attendent qu'une 00casion rprourr•se venger, 1sm· la société, de vos ri~e~~ in justes et mal ,ca.kulées. Aus,s1 1educaterur fait tous ses efforts pour ada1pter s,a conduite aux besojn.s moraux de chacun de 1Se,sélèves. Cet en· fant au te:mpré.rament tout de feu, à la s1pontanéité ,charmante, mais· à l 'ard:em débordante, il ne le heurtera 1pas de front; il le conduira avec une ,sagesse doucement f erm_e. A ce timide, pa ,mlysé par une ,cr.amte ~1

ceS:sive, il éip,a.i1gnera les remontran-

La discipline

ces tr ,op ,sévères et _di~tribuem les e~couragements. Mais il •.:,.erasa.ns PJ·

homéopatlque

N '.a.vez-v,ows ·pa.s remariqué que l ',on n'étudie en pédagogie que cteis che et dé1oya1e qu:i se eourhe sou,s, le « cuJtures ", des " déve1o,ppements ", roproche pour se ·redress.er iplus loin des «é ducations", d'aprrè.s cette ,croquand elle est à l ',ahri. yance qu'il .suffit de jeter de bonnes Le maître ,connaît Je erairactèr,e de graimes pourr empêcher la croissanses enfants. Par l1à-mêm / il oonnaît CE· des mauv,aise ,s1 P.ourtiant le vi,ce ]eur cœm. Et c'est lui ,qu'il s'efforce sr c.ultiv,e tout se.ut Il rfaut donc ausde cagner ipar ,sa bonté ,paternelle, si chercher l'art de la destruction. ~oll'"'&ffabilité cordiale, Il sait bien Or, cha ,qu.e vice, q1ui est un défaut ,que 1e rneiJi.E·nTmoyen d'élev ·er l'enou un égar,eme:nt del 'adivité., a 1pour fant, c'est J 'ol\1enir s,on affocüon et chacun de nüs rélèv·e.sun g,oût ipartisa .confiance. Pl us n'est 1heso in afo,rs culie.r. La méthode de ,combat ,ou des de surp;rendre à :5mce d:ei1péniéi:Jra.tion dfrivaüfs est peu efficace, vrurne qu' les .:1ecretr-.de c.ette jeune âme. l!,.lle ,elle la:üsse ,grosse de vie l'ad ivité vieut c:.'ouvrir d'elle-même à celui mauvaise. Il faut atteindre aiu cœur qui a fU b l'vmprellldr,e et elle subi t, le mauvais désir lui-même, pa:r le docile, l 'i:n:fluenee ,pe·r.sonn.elle du, dégoût. msître. ** * Lorsque l'éducateur a vris ainsi Gommmt prnvoquer le dég·oût1 po~i,:1'Esionàe l'âme et du camr de En supposant, c..equ'il faut ,faire ici, · l'enfant, i1 TJeut être fieT et heureux. Sa tâche n'est ,pa,s terminée, iS,ans une inclination 1préalable: le dég,oût doute; il lui faudra el]core :bien des est tourj,our,s ,produit pair l '·a:bus et la efforts pour ax:hever cette œuvre la- lassitude,. borieuse de l 'é:du:cation; mais , il en a La méthode consiste à traiter le reafü·é la pa;rti,e la rplus difficile. mal pa.r le mal lui-même , et à en ·Maint:ena.nt il pourr:a ,avancer s,ans pmvoquer la désillusion ,beaucoUip crainte, 1parce qu'il est s·ûr des, mo- plus vite qu'ell,e ne viendrait natuyens à employer et du but B. attrein- rellement. 1fois i'l faut éviter de dre. parce qu'il est ,sû.r a.u s,s,i d'un don:rlier l'habitude sans éveü1er le déau...xiliaite indisT),ernsable: la bonne g,oût, ca,r on cuJtiv,er.ait le vice au volonté de l'enfant. ,Oette 'Pensére le lieu de le r uiI11er. D ',autre :p:art, il soutiendlra ,aux heures de découragefaudra veil1er à ne pas dég ,oûter ment et }'engagera à 1pernévérer, d'une ,a ctivité bonne èt ne 1pas1 ;se malgr.é le,s difficultés, dans: ,sa, tâche trnmper sur la qualité et }'étendue longue et délicate. Car c'est pour dia- du vi,ce que }'on veut atteindre. Il ne cune de,s générations d ~élèv,e,s:que le faut pas rendre r rmet pour guérir du · maître dervrra recŒrnrnencer iavec 'Une bava.rdage. infatig·able pat:ience et une ·obs,ervaEn tenant compte de oes deux restionattentive Fétude du ·camctè.re de tri ,cti,ons , la méthode dervient trè.s faehaque ,enfant. Il pourm toutefois cilement praticable, car il n'y a ,pas, le faire avec ,plu s de certit,ude et de de s,ensi'bilité plrns prompte que ,celle eonfiance lorsque 1'·expérrience lui de ] 'enfant et 1pa.r conséquent rplus auraa,p,pris, avec la nfoe ssité de ,cet- rapide au dégovt. te étude et sa prati ,qJU,e,to·ms ses ·aOn a.mèneria le dé.goût, ,en obliantage1s pédagogiques . geant, comme à une rp,umtion, au

tié pour les, vices de ,cette nature la-

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plaisir vulgaire ou mauvais, ein donnant tout de .suite au vice que l'on voit naîtr~ l'amertume de }'obligation et la répugnance de l 'ex,cès : deux impressions contre lesquelles bien ·peu d 'inclinatî,ons peuvent lutter, quand on sait les, .provoquer ::rapidement ·et profondement. Ne voulant aujourd'hui ,qu'indiquer la méthode, nous n'avons •pais à r,eohercher dans no1s exe1mples un ordre 1ps,y;cholo1gi,que ,rigoureux ni à tenter d'en faire une revue complète. Il suffit parfois de pr,ovoquer unie fatigue 'Passagère: ,pour le bavardage ·par exemple. Chac'Uil sait l 'obsta~le qu'il offre, mais moins peutêtre les vices d'esprit qu'il peut amener et qui sont pour le moins l 'habitude de parler 'Plus .souvienitet plus vite qu'on ne pense. D'ordinaire, on veut le réduire par le silence imposé; mais le besoin ,est ·plus fort que la crainte. Je commendemi à l'enfant bavard de parler. AUJssitôt gu' une langue se mettra ·à battre hors de s·aison, j'interrogerai le ba:7a,rd sur le 'point actuel de la leçon; J•e le ferai causer ,sur ,ce ·qu '·on fiait, sur ,ce qu'on a fait, et l'y tiendrai .iusqu'à ce qu'il demande merci, ,ce qui ne tardera guè1,e, :ca.r ,s,on ·esprit :sera ,plus tendu dans son ,entretien 1avec moi que -dans .sa causerie familière; je [e fai ,s lire seul et 8ans arrêt ,en leçon de lectul'e, et .s'il trouble la leçon de cafoul, je lè fais oompt0T ~u calculer longuement. Eu un mot, Je le fati,que quand il ne veut, l_m, que s'ébattre hors de propos, ,et Je ! 'habitue à savoir .qu'il ,caUJsera,plus •qu' il ne voudra, ,s'il ,cause :plus ,qu'il ne fa.ut. Et, sans doute, j1e ne finirai ,peut-être :pas ainsi la Jeçon de calcul à 2 h. 46, ni la leçon d 'écriture à 11 h. 13; mais, si je ressemble moins à urn chef de train, je Tess1em,r. ble1,ai ;plus à un éd'UICateu

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La désobéissaa:roe en toute iQ0ca:siou sera guérie ,par le même pemède, ,en imposant rigoureus ,ement à l'élève ce qu'il s'est illégalement permis. Voi. ci un fait. On interdit, :pour rplusieur:s bonnes raisons, à des éwlier11 de demeurer :pendant les Décréatiiom dans le.s salles de ,clas,se ou d ',étu~. M.ais les repr ,é1sentations ·et le,s punitions ne ·peuvent empêcher quelques amateurs d'air rance d'y traîner leurs saivate,s et d'y fureter. Dites. leur simplement: « Vous y êtes, res. tez-y. » Invitez-les à s'a ,sseoir et à ,passer l'heure de l:a r,éoréati-0n; vous pouvez y ajouter l'interdiction de lire et d'écrire. Leurs camarades ne leur laissent ,pas ignorer loog. temps leur ridicule; e.t leur raison même reconnaît la logique du procédé il'onique ·et décisif. Ils 11J:e vous donneront ,plu.s occasion ·de vouis -prêter à la satisfaction de leuns fantaisies. i 11 Le père de .famille ,peut 'lllser à merveille de la méthode et tempérer la gourmandise, par ex., en présentant ià l'enfant j11s•qu' 1à satiété 1llll mets peu utile dont il est tr01p friand. Le .goût 1précoce du taba,c peut être guéri ,ainsi facilement. ,Si nous pa:ssons ra1-ndement, c'est 1r la ·Gll'e no·us voudrions iillSiste;r 1s11 •cure d'un défaut dont toute ,s les générations de maîtres gérrris·sent et ·q-ui est le -péché mignon des enfants et des hommes. Vous voyez bien que je veux ,parler de la pares.se. Jusqu'ici, on a ,voulu corri ,ger la paresse .par 1e tr ,a:vail, ce qui ,est a~ si logique q·ue si un médecin voulait g-UJérir de la maladie par la 1siant.é. Cette m&t:hode srupJpose ce qui man· •que, l'amour du travail. Et si elle ne le •supipose pas ;Sciemment, elle fait tout ,ce q,ui est ,poS'silble ponr l'empêcher. Faire coipie.r de for~e 500 li.igues à celui qui n'en peut écl'l· Te 10 de bon gré, c'-est ,awgnnienter

n

daœ de considémibles

:proportions son dégoût du: traivail et le .cor,rompre au lieu de le gu,é.rir. · La par esse peut venir d,e la fai blesse 'Physiqu:e ou du défaut de couraflie de 1'éi:mietteanent del 'attenüon. .si' la pareS:Se vient de la débilité, il faut la traiter ipar la iJlomritur ·e abondante •et 1pa1rle rnpos. Si eHe est une indolence. de l,a vO'lonté, il faut la rendr:e irnmpp,ortable 1par l ',exd,s. Pascal nous a 'Préve1nus ,quand il a dit: « ,Si 1es 1abouTe11r.s se plaignent d'avoir trop de mal, qu'on les mette à rien fa,ire. » - Nous trans,posons aill'si: «Tu ne v-eux rien f.aire, ,mon en.fant î Ainsi isoit-il ! Vien.s da1J1s œtte .salle; assieds-foi, sa:ns livre ni cahier qui puisse t'offusqu er . Les muris sont nus pour ne rpas tendre ton ,attention. Te voilà inerte à souhait. M,édite si tu peux, et amuse-toi si tu l'o.ses-. n Je me f.ais s.on oompl~ce et j'entre ,en ,ses dess,eins. Je lui fournis le lieu ;proipre à son repos, ·et le décor !Ilé:ce :ssai.re à son indolence. Je , .se1rai1pris ,à mon pièg ·e s'il prenait tout bonnement 1~ .parti de dormir; mais . je l'empêche dans cette résolution et le tiens assis -et calme. Le temps n'est pas long qu'il bâille et .s'étire et ,que les j·ambes lui fourmillent, à lui ,qui les a si molles. Quand i:l s'est rpénétrié de la monotonie des murs, qu'il 1a scruté tous les coins et qu 'll a -épuisé les r esso1l!l"ces qu'on peut tirer de l'inspection de la table, il v.oit l'ennui au visage terne sortir du mur nTI, s'asseoir ,à son côté et .soupirer ave:c lui. Tout le mondr n'est ,p,a,s,poète et ne ,peut 'Pa.s se créer UII1 urui:v,er.sima ,gin,aire ·qui suffi,se à son attentio!Il. Et si .pourtant, dans cette in,erti,e imposée, l'esprit, pou,r ·échaµper à l '·ennui, cherche à !!UÎvreiquelque.s p.ensées, apparaîtra ainsi une activité qui ,peut-être tentera de se ré,g,ler, 1pour être plus rplai1

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sante.

Alor tôt -0u ta,rd, las du repos et fatigu-é de ne ri1en faire, 1'·enf~t manif est e qu'il n'en peut ,plu s ; il faut qu 'il remue, -qu'il regard e ; la nature en lui s'agite et 'Ve-utviv.re, ~one r~gir. Le voilà qui piaffe d'im rp,atie~·Ce, comme u:n cheval fougueux, lm, l'indolent et l 'inerle ... Le moment est vernu. En localisant le r,epos, .on arrive à condens,er l 'activité. P'l'ésentez à l'impatî,ent l'étude le travail dev·ant lequel il regimhalt, et n'offrez d 'is:sll'e ·à son activité enfin -éveiJl.é:eque celle de votre choix. Il p1,éfére:r.a tout la•beiur plutôt q.ue }',ennui du repo.s eX:ce.... ,sif. Revenez avec o-bstin,a.üo.n.-et méthode sur ce ,procédé. Si ·vou:s ne tp.a.rv~nez -pas à éveiller .ainsi viotre disc]ple ) faites ce que dit M:mePape -Ca 1r,pentier , ,/;e -cr.ois: " ,Enterrez-le: il est mort. n La ,v,éritable cure de la 1par-e.sse n 'e1st pa ,s daons le travail forcé, mais dans l '·ennui oblii:i;atoir·e de ·la complète inactivité. :C'est un rude remède, mais effieace. On va di,re : " Mais ce n '·est pa,s de la dis,ci'pliine, e'e.s.t de l',éduicatî,on." Oe qui veut di,re que c '·est une bonnie disciipline, ,puis,q,u'elle peut inse1I1si blement devenir une éducatfon, ipillÎsq,u'elle est toute entièr •e, et en ises plus humbles démarches, une éduq-ation; ipuiJS qu'elle n'est ,pas 'UID,e, discipline pénale, mai.s ll!D:ediscipline logi·que de l'activité. · Gustav e Scheid.

.....

J..a c1asse

en action Dictée de mémoire. L'élève se dictant un texte à lui-même! Pourquoi •pa,s,î - Mais alors c'est il'histoire de l 'en:fant jouianrt aux cartes, seul, et toujours sû.r de gagner.


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- Non, rpas tout à fait. On a déj1à recommandé ,un grand nombre de moyens 'POUr empêcher les enfants de faire des faruJtes dans une dict,ée : en voici un amitre. 'Les ,psychologues ont noté que lei souvenir d'un mot est ·en réalité formé de ,quatre 1sortes de isouvenir:5', suÏ'v,ant les types de mémoire : le souvenir 'Visuel, le souvenir auditif, let souvenir graphique et le .souvenir d 'a rticuliati'On. L'orthop;ra1phe d'un mot, son image n'est bien fixée dans l'esprit que J.o1,sq•ueles ,quatre catégories de. s:0uvenirs sont ,réunis . Servons-nous de cette donnée ,psychol-Ogique pour l'enseignem ent de l'orthographe ·. C ',est ainsi q,ue l '"On·pr ,éconise l 'écriture du texte au, tableau, 1a dictée d'un morceau lu et expHqué précédemment, la dictée d 'U!Il texte. déjà dicté, etc. Dans tous les cas, ce que l'on v8'Ulté'Viter est de •poser les éni g:nes aux ·enfants e1JJv-0ulant leuT faire écrire des mots dont l 'ortho~:raphe leur est inconnue. .Allrns un moroe,au de récitation,, ayant été étudié et r•écité. ,peut au,ssi ,servir de texte de dictée, mais avec cetlP diff,érence que le maître se borne :à indiquer l·e texte sans dicter luimfüne. L'enfant écrit ce qu'il ,a réciLé; il se donne réellement dictée. Il écrit ce q•u,'il sait: les mots ont. ét.é ,entendus, ,ont été vus, -ont été prononcés. En relisant son traivail, l 'é· lève verr:a les mots mal orthogra.phiés, il s'apercevra des lacunes. et il corrigeim toute .s les fautes: d'ailleurs, le maître po,urra distribue ·r les livres :pour aider 1à la correction. Cette diictée 1p.eut se faire en classe, pendant q·ue le maître s'occupe des .élève,s d'un autre OOU.TS. Elle peut se faire au,ssi dans la famille. Une dictée de mémoire est pr-0fita bl e si elle est courte. ·Cinq ou six li;rnes de texte .suffisent. On ,éipar-

·une

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gne ainsi to'llte fatigue à Pélèive et on ne le rebute ,pas par un trop long tn,vail. Une petUe régente de la Gniyère.

La dlselpllne à l'école A l'école primaire, la discipline, au lieu de reposer sur la crainte, peut être fondée sur l'estime, la confiance et l'affection des élèves pour le maître. Dans un récent congrès on a êlmi:s le vœu ·qu'à l'école, « la, discipline au lieu de reiposer ,su.r.la ,crainte, soit fondée sur l'e stime, la confiance et l'affection. » C'est lJà un vœu ,auq·ué l tout mstitnte ur intellig,ent •s'associe .parce ~u' il fixe les ba;s•es de il.adiscipline ideale que nous vio'lldrions voir ,régner à l ',école rp,rimaire ; mai,s la ,gr.ande difficulté est de le réaliser. « La m:~ainte est le commencement de la ,sagesse ", dit-on fréquemment, et il semble imprudent de demander la mise en pratiqu ·e d'un sy.stème ilisàplinaire du,q,UJel.ce .facteur important est exclu. Peut-on gagner la confiance et l'affection des ,éllèv,e,s1 Oui, ,à notre avis. Peut-on sans crainte obtenir de la part de l'enfant l 'ohéi,ss.an0e au règlement et l'effort a:U travail f N·ous répondrons encore: oui. Là où règ;ne la justice, règne la. confiance. Efforçons-no .us de noter les devoir ,s le plu.s exacterneillt ipossihle, d'attribuer impartialement à cha•cun le rang- ·qu'il anérite; ayons ·pour toThsles élèves les même:s soins et les mêmes 1prévenance,s; écoutons patiemment les rpetite.s ré:clamations de l'enfant, et nie le bles,s-ons pal dans sou esprit de justice ipar iœne fin 1brufale de non ,rece,voir; pensuadons-Ie Q'll'el'instituteur n'a en vue ,que l'intérêt de l'élève, :que ·son labeur et son dé,v,ouement ne 1pirofitent 1

q,uià l 'enfa:nt; ,enfin, 1or,s,que 1pa,rfois nous sommes oblig :és de 'Punir, ,laissons au coupable la rpos.s~bilitéde racheter s.a fa111te1par une a,pphcation plus g,riande, uine attention rpilus iSOU'tenue, une co~duite m~illeu,r,e; -: la loi sur .Je siur.s1Sdes rpemes peut etre avanta~eu,s,eiment .appliquée à l 'fé00-

,S 'i:l intétr,es,s·e·1a famille a,u tra:vail de l 'en.fant et s'il · en fait sa ,00Uaboratrice. L'attention sera obtenue et le bavardage évité: Par l '.ohservahon d 'uill ·e'Ill(ploi du temp réglant convena 1blement la .succession <les ~~eréces .e,t leur durée. P.ar l 'exécuti-0n de ig'UJe}quesmouvements de gymnastique ou de quelques ,coupl,ets d'un chant, de maniè.re à satisfaire au ·be:soin de mouvement de l'enfant ·et à la distraction né0essaire de l 'eSIJ}rit; Enfin, ·en d0innan1t ,à l' enseigne ment la forme la plus conc.rèfo !>.os.s:rble, en faisant a,ppel à l '·activite .de l'élève par des intenogationis, en le considérant ,comme un ,coUabo•rateUll' du maître iplutôt ,que comme un sim1p1eauditeuT, et en ne le lai ssant jamais inoccupé. N,ou:s ,cr.oyons ·a:voir ains.i ét,abli ,aire que la crainte n ',étant ,pas !Illécess pour combattre la paresse, le: bavardage et l'inatt ention, il est ;possible <l'.éta-blir à l ',éoale u:nie discipline fondée :suir La ,crnmfiance,l'estime et 1'affe.~tion. Nous te11mineTon,s;-en signalant que ce 'but ser:a. d'autant ,plus facile à atteindre que l'enseignement s·er.a donné rpÙUls l'Owgtemps aux élèves ,par le même maître. Le système routi:nier, en ,u,sag-e dans un; grand nombre d'écoles, 1qui ,c,onsiste à changer le maître des élèves cha~ que foi qu 'üs ,changent de dasse, est nuisihl-e à la foi1s à l 'intér ,êt de l'enfant et .au pl'O,g-rèsprofegsionnel du maître. Rien ne ]e juistifie plus audourd 'hui.

Ie.P1ar ·sa tenue .et ,n,ar 11•m t'ereAt •qiu'il porte à l '.éllève, le maître mérite la confiance et l'affection de ce dernier. Exicr.etCl'lliS de l'enfant ·les .formes ,extkri;ures de ù.a rpolitesse et du, r·espect, mai'l:J·~ reto_ur soy,ons ;poFs, DOUIS él!UIS:Sl, a S'ŒJI ,egard: -pas de :p~rofo blessante, ipas de r,élponse brutale. Il .faut q11'aux yeux de l 'einfant li!.maître ,soit irréprochable. Intéressons-nous à ses jeux et à son travail: le iplus mauivais élève, le :plusmal doué, fa.it cependant quelquesefforts; tâchons de les reoonnaître, ne lui fait.sons pas , troip ,s,entir son infériorité, ne le découmgoons jamais; mais tsoutenons.ùie, au contraire, dans son moindrn effort, f.aeilitons:-lui sa tâche. D'une manièr ,e g,én,ér,a:le,l'effort srra.obtenu de la -part de l'élève: si lemaîtr e lui donne un travail agréable et. touj ,ours dans la me.suTe de son pouvoir - devioirs bien choisis, bien gradués, intelligemment expliqués;leçons, bien dœées, <l'un texte cumrpréhensible pour l' élève auquel on a appris comment à.'lfaut étudier 1S'il exeœe .son jugement .et 'SO'Il esprit d ',o,bserviation; S 'i'l sait exciter .sa cuiriœité, ,son désir de connaî tre ·; S'il est assez prudent pour sérier Un vieu:c magister franc-montagnMd. leedifficultés en ne demandant ,pas à l'élève de s,e ,corriger <le tou:s ses défauts d '·um 'SW coup, :mais eni l'aL'âge sans pitié inenant méthofüquement à déoou'Vl'ir « Cet âge est sans pitié », dit La lui-même ses ,fautes et s·e.s foibless,es · S'il le blâme .ou .Je récomipense à F-ontain,e en ,parilant de i'-enf.ance. opos; On s'étonne, uon .sans raison, de 1


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v,orir Da, Fontaine <traiter l 'enfa:n.c,e · ,l'On, enoolJ'.' ,e jeuTue, se plaisait. à .Pi.comme etant cruelle et \':!ans nobles- •qu:eT des mouches avec une a1,guille se. Les uns en trouv ,em.t1 'a.cause dan,s et devint ,plus tard •le 1sanguinaire quelques es,piègleri,es donit il •eut à ,pe·rsécuteuT des ,chrétiens, le .fils ·par. ,souffrir, d 'autr •es pr ,étendent que ri,cide, Vinstrument du mal.hem de .son -caractère fro~d avait torujour ,s :SOIJl peu:pile. En O'é:néral c'est là caus ,e ,d'une été l 'enrnemi: des petiit.s lutins qu'il d 'engei3:nce maudite. mauvaise dir~ction q,ue les erufant8 ap~trophe Qumque .gr.and oonna ,IB&eurde la na - .s 'éca,rternt ailllsi du sentiment de pi~ur,e humai1J1e, .·~ette 'Pensée, ,qu'il ti.é, .si naturel ,à leur âg,e. .M,ai,s bien e131 ·e~td'une mamere ,ahso]ue, e.st ·exa- guidés, i1s s,e font tout à tous. !Le malheur tl'ouve ordina .~l'ement en g.ereie. Le f!l•bwliste -oubl:Ï<equ,e l 'enfa.n?e, eux uin écho ,puissant. On s'en conc :e~t) 'ag,~ de la, ca.nrlem: et de 1a sm- vainc auj ,ourd 'hui, en voyant notre oenté qui -pa,~ étou!dene p_eu~ble~- jé·unesse iscolaire donner 'Pre:s(]:ue ,~er. quelque ,fo1s, rrnai,s ne d~it Jamais sans ,compter ipo,ur secourir 1le.s con1rrit,e-r. yoY'ons ·l_e•bon 1Ma1tre appedisciples de Géronde qu 'eUe ne ,oon1'er 'a lm l,e,s petits ,enfants, les err,i- naît que par ouï dire. ;br~ser et 1J1 •e IJ?romeittrie le· par:adi,s Mais ce n'est 1pas .seulement l'au•qu ~ ce"!lx , gru lerur. ,r~s~emlb.1en~. mône matérielle qui:i.isoufag,e, la 1111eil~ourq~o1 J esus se ,pilaisa1t-i.l a.u ~~- re .chairité consiste ,à do:l'.lilfer·son heu d eu~'. /Sans doute ;p:ar,ce qu il coeur. 1Cette vertu •est ià la po rtée de renoo1;t11:a;1t. da_n!s,leur 1retit coeur la tout le monde j nob le. pa ,r .son objet, ·pur-et_e, ~ hum1lrtei •et l amou_r. ,elle ,est éminemment •sociale et c:hTé,Q,mn a vu d~ erufants se Jete;y a_u tienne: Réigents, comprenons donc cou .de lent meres ,pour 1ewr _ex.pin- notre mission! J os. Bruchez début à Ch. mer, ,par de:s cairesseis, fos serutiments de recon!Il'a1S,sail!0e•et d'amour que ' · leur,s lèvr,e,s n,e saivent enco11ehalbuti ed Ne voit-on pas souvent des .cœUII'scha.ritable:s donner à des .frè- Le dessin dans la peitte cla11e res, une pairt d'une friandise qu'il,s Les enfants, dès q,u'il,s ,sav-ent te•oni ·1,eçUte1 ,Ces aictes de te,ndreisse ne niT un crayion, 1aimelllt le <les1s,in. En :peuv;ent être a'ttrfüués au vulgaire que]ques minuteis il~ ,couvrent une instinct. iDie1udé!pos·a ·au •cœur le germe de la vertu, à l'homme de 1e fai- a:rdoise, une feuille de ,prunier de g,riffoooages qui ont 1a ,préteintion de rn g,randir. Dans l 'âg·e iiendre de l 'enfa.nce, repr.&senter les ,personnes, les ani! ',exemple a une g,rande inrfluenee, maux, les •Olbj·ets ,qui leur sont f amiles habitude ,s ,se 0ontraictent promp~ liern. tement: •on se fait à tout. ,C '·est ,arnsi Ils é'prou,v;ent le plus ·g,rarud iplaique, habitué ·à voir maltraiter les sir à re.ga.rder ,des images, et, comanimaUiX, l '·enfant trouve inté'ressant me ils .sont im.ita.teur ,s, ils veulent, ,cet acte cruel, ,et devient lui-même le eux auissii.,faire des images. bourireau <l'inoff.ensiif1s inse,ctes. PePour enseigner le de1ssin afl1X,petit 1à1petit, i l taqui1J1e,cher.che 1e,sdis - tits, il ,suffit de cultiver en eux un ,putes, ,se réjouit .d'avoir •hlessé un instinct naturel, ce •qui fa.cilite sinicamamde ,et finit ·par tuer t,out sen- gulièr ,ement 1a tâlche des maîbres. timent de ,pitié. On raconte que NéAussi, dès la icla.s.se·enfantinie, dès 1

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l'école maternelle, l '.enf.a!Ilit,peut et doit appr€ndre ià dessiner. Le dessin ·est une 13!Ilgue qui ,explique et cooptPlèt~ a?mirable_ment la langue iparlee et ,e0nte. L~s 1Hu.strati,ons riéipaindues dans les j,aurnaux ,e.t les livres ein ,s,ont la 1Plfffll'V 1e. Pourquoi la maîtresse de l'é.cole maternelle, de la dasse enfantine. ne se serv1r.ait ...elle ,pais du tableau noir pour iHustrer, ,elle aus!Si, UJD._.gr,aJ?,d nombre de ,ses leçons? On a vite fait, quand on •est un 'Peu entraiŒ1Jée 1 de ,représenter ipar quelques traits leis choses, les amiÎmaltlX. les ,personnes qui .font l 'oibjet des leçon:s de choses, de vocabuil.aire, de ,~,éogriaphle, d 'histoire, de :morale. Ces dessins rudimentaires -pa.rler -ont souvent mieux à ! 'imagination des enfants que les explications les ·pl11issimples et les piu.s claires. Aurès avoir f.ait, ,par ex., une lecon sur la va,che, le ,sel, etc., Œl dessiner.ait au tableau n'Oir une vache, une salièr ,e. La 1eçon comporterait une expJi.cation du dessin: on feriait remar.quer les traits ca:ractériisti ,ques, les pro,porti ,ons de l'animal ou de l 'obj-et de&Siné; on montrerait comment il convient de s'y ipre.ndre P,0/\lr exécuter -oonvelllahlement le des·sin; ,pu1s les plus ;petitis figru;reraient le tr.aoé sur leur ta 1ble ,en aligmant de.s -haricots, les rmo,yens dessineraient sur l 'ardoi1Se et les 1plus grands sur le eahi ,er. La maîtresse 'C1rcruerait ~ntre les tables, redresserait ici une ligne, là -0orri1g,erait u:ne ·proportioo, encour,a,gerait les UillS, eomlplimenterait le,s aiutres, ibr,e:frendrait la 1eQOnvivainte. ,profitable et atbrayan-

te.

Attriayan'be,, c '-est !Surtout ce ,qui importe da:ns ],es petites classes. La renr,és.enta.tion de verti:cal,es, d 'horizontales. d'obli ('1 ,ues, de 1pava:Hèle 1s, de ner.ne:ndicuJaire.s, d '·an1P"1eis et de leurs divisions en iparties ~ales, les 1

,combinaisons de moites ·pom· re-p.ré.seni:er des figures géométri 1ques s.oot tr.oip ,souvent l'unique ,prié.occupation des jeun.es maîtres et maîtres,se.s dans leur enseignemen:t du dessin. Cette manière ·étroite d 'iTuterpr,éter l·eis prngramme ,s le.u.r fait trop oublier qu'il faut avant toillt donner a,ux petits l ',arnoU1r de '1'école et ne .pas les dégorûte.r du traviail par les e:xe:rcices .arideis et f astidi,euix: ,en désaccord évident avec leu,r1s instinct,s natur.els. Dans les 1petites cliasses, <iünten~ <l'rm -ooseig"Demoot du deston'S-DIOUS sin r.éor.éatif et attrayant, 4.u1 ne manquera 1pia1s pair surcroît d'être 1pr,afitable pour l 'é:ducation de 1'œil, ·de 1a main ,et de,s facultés intel1ectuie.lles. Une vieille maîtresse.

Le Tabac Un profes-seur à la F ,aculté de Bordeaux raconte .avoir posé un jour à un candidat la question suivante: La V'Ullga .riisati,o,n du tabac ,en Europe a-t-elle fait 'Plll's de bien qu:e de mal ou ,plus de mal ,que ·de •bien? et que le caindidat fut fort embarrassé. L'exammateur }'·aurait iPeut-'être iété tout a.utaint. Entre 1'e.s•enthousiastes qui disent a.vec Tilroma,s Corneille: « 'Le taba1c est divin, il n 'e.st rien ·qui 1'éga 'le » et les détra:eteurrs qui étalent à plaisir la l'ongue liste de ses méfaits et de ses abus. il est parfois diffiei •le de juger tout à fait de ~an,gfr.oid et imtp1airtia'lernent. Ce qu:i .augmentait l 'emba:rr.as du candidat, ic 'e:st qu'il ,était interrogé snr h matière médicaJe et que les effets tlrémp,eutique du ta.bac, tirès vallltés ,par certains am.teur,s, .sont, malgré l 'éinergie de ses effets phy1siol,ogi ig,ues, be,a.ucou.p moins reconnus ·par d'autres, et qu '-en s.omme il e.st peu employé •en méde-.cine. 1S 'il ne s'était -agi que de l 'euvi ·s·ager au


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poimt de vue hyigi.énique, 1Ie seuil qm nous i,m(porte 1ici, le problème eût été ,p•lus facile 'à résoudre. Il est d'abord, à notre iéip,oque.res treint à la _question du ta ·ba.c à fume,r. La .substance malfüi.sa11te dans la fumée de tabac est Ja nicotine. Il y a d '~mtr,es princ~oe :s vénéneux: l 'hydrogène sulfuré. l'acide 1mus-siiqrne, ln ;pi,c.oline, l 'oxyde de ca;:rbone ,qui, d ',a,wès Greha.rt, pourmit être. mal.g'ré s.a faiible ,quantité, une ,cause Déelle de danger; mais c'est la ,ni,cotine, poison paralysant 1e cœur, ,qui •est la: cause réelle des, ,accidents, d'intoxrcahon aionë ou lente 1nUJe·cause Ja f.umée. Aussi tC'h ·erche -t-on siéœieusement à modifie.r la composition du tabac, à le dénicotiser, pouT eDI atténuer les effets nui.si.'ble.s. Il n'est ?:Uère de fUllileur novice 1qui ne le.s ait reiSsentis ·a,vec 1)il.UiS ,ou moin d'intensité: <IJ.iausiées,,pâleur, sueur·s froides, ·s,entiment de dlé.failla:n1ce•et d 'af.failhliissement. vertiges, puis ,céphalalgie intensB, 1pouls rare devenant bientôt faifble et trè,s a,c,cé1éré.. douleu:r,s dans tout le tube intestinal, v.omi•ssffillents. dia;rnhée tels ,sont, plus oru moins ,aui complet, les symptômes, rançon de la rpremiè.re pipe. HenrEmsement ,ou mallieu·reus ,ement, 1'accoutuman-0e ,au ta .bac est rapide et le,s e:ssais nouveaux, peut-être ,pl,ns ,prudemment tentés, ne tardent pas ,à être inoffensifs. Il existe ,ce,pendant des ,or.g:aru.5me€qui .sont régulièrement intoriquéis, comme il est de .vieux marins qui ont le mal de mer toutes les fois qu'ils s 'embar ,quent. [/ ,empoisonnement v,éritable dé~ bute rp,a.rles mêmes ,symptômes, puis bie'.l'.Ltôtle mailade tombe dans une srtupeur T)riofonde dont il [}Jesort que pour p,ous,s,er des cris et être se,coué de trembJements O'U: de conv,ulsion:s véritables. Peu à peu ce.s convulsions

s 'aff ,aibli.ssent, ,diminuent de fréc uence et progressivement fa s·en-sibilité s',éteiint, lia res 1piration 'em1barrasse ie pouls deivient imtper.ceptib1e et ia mort survient 1pa ,r .syn·cope on -p.lus souvent ipar asphyxie au ·bout d'un temp;s habituellement très court, mai;s qui s'est pa1,fois T)Dolon~é jusqu'à vingt-quatre he;ures. ,cependant secouru par un tr.aitement ,o,p,portl1'ru ou s,p,ontanément souila:gé •par des .vomissemem,ts. ,et de la .diarrhée, le malade ·peut ,se remettre. Jll tombe dans un ,s,ommeil lourd dont il sortir.a .avec une atroce 1nigr ,aine, un affaiblis:s~men~ extrêrrre, un ·embarras giastnq.ue mtense; il vivra et sa convaùescence sera souvent longrue, mais il sera le ipJus habituellemeillt ,g'll:éTiià tout jamais de 1;envie de fumer. <Jet empoisonnement aigu ip·eut se produire .a,oosi à la suci.t~de I 'ingestion accidentelle de ce JUS ,de tabac dont les j,ardiniers se s~rv~t pour .se déharra.sser de ,certam ,s msectes r.uisi:ble,s. J'en ai obser •vé ·un exemp1le morteL Il e,st donc utile, vu la niécessité de p:nompts secours, que cha,cun '00nn ais e les 'Premiers soins à donner en ,pareiù cas. La ;guérison spontanée se ·produisant rà ],a suite de vomis ement ,s et de diarrhée ,qrui éliminent une parti,e du poison, rl faut imiter la nature .et tout d'ahord 'Prov-oquer ,pa ,r tm ,vomiÎtif, par l 'introdwction de.s doigts au fond de la~che, l' ~vacuation de ] 'estomac, pms administrer un ,purg,a.tif. Cella fiait on donner.a au maJade une forte ~fusion de café ou de thé qui a!11'l'ale double avanta.ge de stimuler le système nerveux et de n~u~ tralis er ]a nicotine. en la rendant 1n::-o lu ble, on ] 'exposera à l'air et da~s les cas tout à fait graves, ,on prati,quera la r,es,piration artificieUe com me -pour un noyé.

,Mais si l 'intoxica:tion aiguë est radans sa forme atténuée, les ac~idents imputables à l '~sage ,prolonp;é du ta ·bac. sont fr€1queD;ts et noroibreux; ve;rtw;es souiv.e~t mtenses, trembleme ·n~s des m~m:s as~ez forts ,p~rur ,emp ,ec~er d 'ecrrne, m~ flamroabon de 1 ',ore1lle ,pouvant ca:u,ier la ,surdité, trnubles de la vue cou:istant surtout <l.,ansla diminution de vue à ·distance, affai bhss~ment de l'acuité vi·suelle et 1pervers10n de la percepüon des 1:,0.uleur ,s, dans les deux yeux. ou darns un ,se·ul (dans ce dernier cas le malade •se ,pila.m.t sou: vent d'une tache noire ~mmobi'le qm lui masque une partie du champ visuel), dimin~ti~n des facultés g~nésiques palpitatwns de cœur, crises ~'asth'm.e et d'angine de ,poitrille, et les µlus fr_équents de tous! ~es troubles dige:shfs: ,perte .d 'ap péit, c~·aml)es d'estomac, vom1Ssemen!8, .d1.a:rrhée·, tel est l,e bilan. des mefaits du . tabac,~ur un orgarnEme qm en esLs~ turéou qui y est réfractair,e. Indé1Jenda.mment de ..ces tmuibles ~énéraux, le tabac ,pr ,oduit de,s ef fets toxiques locaux 1qui ne sont pas nép;lip;eabLe:S. _.Passons ,sur Il 'us~ge d~ la chique qm •cause ,aux -g·e!Il:cives, a la langue. a'U:xjoues·, :à l 'arrière-g,or~ ge, une infüamma.t.io,n ·brûlan~~ qru,1 appelle l 'ak ,oO'l, mais la tabatier ·e a ('Ommeconsé;quenoes la ,perte de 1'odor·at, l ',épaissi..s'8emmt ,puis 'l'ulcération de la muqueuse n.a,sale, l'irritationde toutes les 'Parties v•oi.sines des voies lacrymales, du larynx, de l 'œsol)hage et même de l'estomac. Elle a. en outr-e, pu amener l'intoxication. saturnine a,u grand ieomplet, la poudre à tpTiser ayant été 1parfois env•eloppée de fouilles minces de plomb. Ontrouva dans du tabac jusqu'à 3 r. de .plomb par kilo. Quant au ta·hac à fumer, les accidents d 'irritaüon locale depuis la ivation ex,agérée jusqu'au cancer

re" sauf

Ja

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de la langue et des lèv,rns sont bien connus. Fumer disait P. Laffite, « est l'art de ~e rien faire sans 1penser à ri en ,, et le fait est que le tabac n'est aucun~ment, quoi.qu ',on puisse dire, un excitant de .J'·activité ;;érêbraiJ.e; ce qU'e l'expérience démontre, c'est que tous les jeunes gens qui se mettent à fumer aYeic excès devi ,ennent in ca,pableis· de tout travail ,sérieu,x et que le.s g.rands fumeurs •qui ~ont en même temps de grands laborieux. et des producte .urs intellectuels le ,sont m:algré et non à cause du ta ,bac. T,out ,a,u moins, si Fon fume, que l'on ne fume ni à jeun ni ayant les repas, qu '·on fume ip,eu, un cigare ou son éq·-.üV"alent ap·rès les repas, 9ne l'on choisisse si l'on fume la ,pipe, une pipe ,à long tuyau ,et à réci,pient p our qu~ la nicotine, qui ne se :vapose dépose avant rise ,qu' ·à 250 deoTé.s M ' d',ar ,river aux lèvres, et, ,pour la meme r·aison qu'on jette la ,cigarette ou le c1gare dès qu 'i:l.s seront consumés aux trois 1quart:s et qu'on nie le.s ral]u,me j,amais. Telles s,ont les ,conditions indispensables 1pou,r ,a,rriver · à concilier chez la majorité de1s,fumeur.s, l&U:r g1oût ave,c le souci de leur santé.. A

nr ffuiUennet.

Partiepratique Un brin de morale Le service ·militaire

Indications. - 1Sup1posez, mes ipetits ,ami', q.ue des ,malf aiteur.s. arant pénétré dans notre demeur,e, soient assez hardis et assez lâches 1pi0tUJr frapper :ou injurier votr,e mère, est-ce que vous ne varus 'PÛcipiterie2 ,pas aussitôt contre eurx.7 Votre ,sang, comme ,on dit, ne ferait ,qu'un tour, et vous emp loieriez immédiatement toute votre énergie ,et toute,s vos for-


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110 nt sera v,enru pou1· moi, j,e :serni ,heruŒ"e,n ce,s 1p,our défendre ,et 1protég,er celle me et fier d' a,ccomp1iT' mon iseiwiœ rnilli.ta.i.re. que viou,s chfais;sez :pardessus toutes Je m'.ed'fo1•cerai ,d:'ac,qu1éri'r à 1a caserne les choses. · quirulit-és d'= soldat caipa.'ble de d:éd'enœre, même ruu prix ·d;es p:!1Us,g.raUJd,s 'diange1's, l'lnOr si, dans un joor de malheur, vous appreniez que des ,ennemi 8 en- dê:pen!diance, la rvie et J'honneiœr de tous yahi,~sent v:otre ,paYis ,et :s~aipprêten.t m,e,s co.rn:pa•h·i·otes. Exercices 'fJratiqiies a faue. mam ba ,s,se· :sur ce qui 'VOUS 1. - Qu,anid 1s,eirez-voos - Pena!ppar!ient ,ou , :B'Ur c~ iqui a[)rpar- d:ant com'bi,en 'd'a:n:niées? - soldla.t? ,Qu'est,œ qnJ/un ti.ent la vo:; freres., s1 v;ous a,pp,re- soldat ·àiruf8Jll,berie? .. . 1llil ,cwvalier? - on ~iez 'QU~ ,ces ennemis se disposent 1oge:ut les so1d,ats? - ,Qu,e11es &0Œ1t Jes qualia supipnmer, i))ar le droit du plu,s tés d':un 'bon soldat? 2. - Po1m1qiuoi,dit-on <rue 1'eiss-01.di11tsveilfort, vos libertés et 1e fruit de votre le:n.t là la sécu:rité du [)Rys? travail, est-ce que vous hésiteriez -odavant,8,ig~ 1à défendre votre pays menaee, :a rprendre les ,arme,s pour Bédactlons ,repouss,er 1'envahiss,eur f · La malpropreté V ous êtes bien loin aujomd 'hui de De la maliprojpreM. Que p,ensez-vous de ce craindre cette cruelle alternative défaut chez l\hlle j·eume fille? vo'llls êtes bien tranquilJes ,sur le,~ - 1. Délf.alurt:illl{J;)a;r.dlo:rmablechez baims de J 'école; vo:s :parents non ,unePlan. j,011ne fülle. - 2. Poirtrait ,d'une end'ruit ;plus n'ont .aucune crainte de cette ,ma,l{Prap,re: son visage et ·s,es vêtemems. nature: ils ,se livrent à leur trav,ail Ses li'v:r,es et ,ses ,crubieirs. Mpect de sa à leurs ,occu1n,ations journalières a~ ·c:hamibre. - 3 . .ConstiqlU:enJces d'e la· malpropreté: a r€!p1Ulsion die ;nos s,em!b.l,ahles; b elle vec la certitude qu,e rien ne menace leur sécurité. Pourquoi ·Ce ~alme et es·t n,uisible à la santé; c .som.c.e die id~pen.ses. - 4. Conclusion: wveni:I· qu,e ·~e pr~He cette quiétude f C'est ,que pendant la je:u,n,e fille .mail.pr:01pre.- 5. V,OIUJdlrtez-vous que v:oUlS,êtes ici, ,pendant que cha- lui ressembler? cun travaiHe de s10n mieux touis les Développement. - 1. S'il est un j.e-unes patriotes s 'entraîn~nt :pour défaut chez une jeune fille ,pour leformer ,une honne armée, ils. s 'exer,cn1t au maniement de,s ,armes, s 'ac- qud ,on ne doit ,avoir aucu~e e,spèce d'indulgence, .c,:e,s:t ,assurément la ootutument aux f atigue,s, ,sie plient malpr:oprerté. tant il sembl.e que cette aux dur,s ex·ercices, s 'hffbitu:ent à la discipline .militaire afin de pouv ,oir ,, derm-vertu ", la 'Propr,eté doit être ' v~U:s dé.fendre ~ffidacement isi ia rpa- naturelle :à la .femme. , 2. _.Jen~ conaia1s ri ,en de ipJus triste tne 1se tr,0U1Via1tattaquée :par quel:a voir qu Uille·enfant ma1propre: telque agresseur. le est Eu:g:én1e. Regardez son visage ,Et ,quand ces, jeunes g:e11J.Js aur:ont et ses mains: au ilien d'être clairs et ~ecompli leur temps de veille, quand nds, il,s, sont tout lbarbouiUé:s, ... on 1ls .se tourneront veiis vous en dis.a.nt: v,oit qu'elle a peur de l'eau comme ,, Nous avions fait notre dev,oir c'est les ehats. Ses cheveux ,sont mal peirtiv:ous d 'accoimtplir le vôtre! "' recu- gnés, ,son fo,blie-r et !Sa robe remplis ltre~-~ous, ,enfants, ,et serez-vous as- de t~che:s et d 'accr<o0s; ,quant à ses sez mJustes ,pour refuser de les l'em- souher,s, (m croirait qu'ils ,n'ont ja'Plac~r e~ ,veillant à votre tour ,pour mais été cirés. E1u:génie n'a ,pas iplus ln secun te du :pays 1 de propreté pour 'le.s choses qui lui app,artiennent ,que sur elle-même; Résumé et résolution A écrire par les élèves. - Quand) },e motout, autour d '·elle, offre J'image de 1

trouve dlalll!! le if,êcit, et .~rês BJvoir en .comla nég~ig,e,nceet du manqu ,e d-e soin. mun établ i 1,e '.[)lalil indiqué ,à la 'Silllte ,du Ses livres. e! ,se.scahier1s sont si sales mor ,cea.u:. et si dechiile:s q.u,',on. ne v,oudrait pas , l. Il était une fois un fils du grand Jestoucher av,ec des 1pincettes. Sa pe- Ha .r,oun-al-Haschid ,q,ui n'était ~as tite ,eliambr,e 1prés1ente un a,spect re- heur .eux . H alla oons,uJ.ter un vieux p0l1:-s&nt; tro~t y est ,pêle-mêle, remderviche. 1Le sage wieillard lui l'épli de poussiere et de tad1es: taches pandi t que le bonheur ,était chose difde bougie, taches d'encre, taches ficile à trouver en œ monde. « Ceà'huile l pendant. a,jouta-t-il, je connais un. 3. Ne vo,u:sétonnez donc pa,s qu'on moyen infaillible de 'v,ous procurer ~cm ble fuir la .soci.,été d 'Eugén.ie et le ,bonheu.r. - Quel es.t-il 1 demanda qu'elle ait pe'U'ou !point d'amies. El- le ,p.rince. - C'est, répondit le derle ne 1wut inspirer autre chose que viche. de mettre la. chemise d'un dudégoùt. . homme heureux! » La :nalproipreté a. d'autres , consé2. Là -dessus le prmce embra,s.sa le quences plus graves encore ,pour vieiBard et s'en fut à la recherche cenxqui ont ce défaut: elle e,st fu- de son talisman. Le .voilà ,pmti. Il neste à l'!! .santé. ,Que d'infirmités, visite toutes les capitales de l,a terre. de malad1·es de ·pe.au et aiu:tre,s· doi- Il essaie des chemises de rois des vent leur migiin ,e à l'absence des chemises d'empereurs des che~ises soinsoo,11p,orelsle,s plus élémentaires! de princes, des ehemis~s de seiigneur.s. .\fois ce n'est ,pa,s tout encore: le Peine inutile. Il n'en est pas .plus 1,1i111Q ue de propreté est aussi la .sourcede d@pense.s.continuelles. Les vê- heureux! 3. Il endosse alor:s des chemises tt-ments.le.s liv,res et tous les objets d'artistes. des chemi,ses de guerriers, maltenus ,s'usent vite et 1p,ar consé - des chemi.ses de mar ,chancls. Pas daquentont 'Plus souv,ent besoin d'être vantage. Il fait aussi bien d'lllchemin renouvelés que ceux dont on ·prend sa.Ils trouve,r le bonheur. nn80in minutieux. . 4. Enfin désespé:ré d 'av ,oir es,s,a.yé 4. Ou ne ,peut ni aimer ni estimer tant de chemises, il revenait fort trisu~ejeune fille ma ·lprorp,re, iquand te, un :beau. jour:, au 1pal,ais de son pèb:e n même e,l~e,'POS~éder.aitbeaucoup re, quand il avisa dans la campagne dantres ·Quahtes. S1 elle ne ,se corri- un brave labour-eur, tout joyeux et e 1111:-,f~lle 1)18 saurait être ihe,ureu- tout chantant, ,qui 1pouss,ait ,sa ,chardans : 'Avenir, car el1e apportera rue. n~ son ménage le,~ habitudes de 5. ," Voilà pourtant un homme 'lJ.'.Ul J!ÎÎgE,nceet de ma1pr,opreté de sa possede le bonheur, se dit-il. E,s-tu unesse. lheur,eux 1 - Oui! fait l'autre. - Tu 5., Am,,si n'ai-je garde d'imiter n~ désires rien 1 - Non. - Tu ne ugeme. Je roug-ir.ai:s de me faire d~ange.r?is .pas ton sort ,pour ,celui ut:er ~u doigt ipau:r mon manque d ·,un rŒ 1 - J amaiis ! - Eh bien ~om: .1eveux suivre l 'exem'P~e de v~nds-~noi ta chemise! - Ma che~ aman,·4 u1 est la •prn,pr,et.é même. mJ.ose! Je n'en ai ,point! »

C. Wirth.

-oUn homme heureux Lire_a-ux élêves le 1·écit s'Ui,vant, ip'Uil,s1e faire rep.rodudre iP'8.T éciri t ,e.n faisa,nt er la .f.or,m,e,d,iial-Og uêe où celle-ci se

Jules Verne. Plan. - 1. ,M,o,yen d'être heureux. - 2. A la recherche d'un homme heur:eu:s:. - 3. Vains efforts ! - 4. E~fm, ! - 5. Dia:J.ogue: un homme ·qm n a pas de chemise !

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Certificat d'émancipation YO'W! écrivez à ill!Jl ,alIIli :de votre famille q'l1:i vous a: .ùema,ndlé si la . .dJate ,die J\!.xrumen cl'>êmancia;}a.tio:n a!Ppl'O'che. Vo,u,g lui :di·te.s ,tJO:Ur ,quelles nüs·oms vo:us vornlez Téuss.ir à l"exanrnn et vous lui inid-iq,uez quellie,s sont 1.e.sm ,atièrns pow: lesq11.elles vous v,o:us gentez mieuoc 'IJ'l '.@airé.

Honoré Monsieur,

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un mois. Voilà une longue lettre cher Mlonsieur. Excusez..,moi '.etveuil~ lez, j·e v,o,us .prie, µrésenter mes respe'Ctueux compliments :à 1M.adame votre épous,e. ,Je v,ous ,serre aff eotueusement et respe.ctueusement le;s mains. 0 Votre ;pe>tiEarm:i. * -0-

Bécltation Vous ête.s vraiment biern· bon de .penser à votre petit alllli et à l 'mmmen qu 'i1l v,a affrooter dans un mois La chanson du rouet envir,on. Je ne ,s1uis pa,s bien effrayé O mon , cher :!'Onet, ma 'blanche bonine, que l'or et l'!ll'ge 1nt! en voyant a1pprocher la date de J .e .vous aime 111iie11ix: Vous me donnez tout, lait, ,beurre et rfaxine, iJ.'examen, car il me se:miblequ'après Je g.a"ilogi,s, et le vêtement. av,oir trnvaillé ré.gulière ,ment toute Et Je vous aime ,mi·euoc ,que ~-'o.r.et l'a111g,ent, l 1,année, on doit pouvoir réussir. Je O mon c.her rou:et, ma h1a111 ,che botime! ne me désolerai d 'ailleur,s pas si j 'échoue et j.e reco1mmancerai l'an rpro- o mon clle:r ro:uet, ma :b!3Jll,dhe bobine, VO'l1Schantez ,dès l'aube av,ec 1es ojseam; chiain 1puisque. de toute façon, .papa me '1ais,s,era encore un ,an à 1'école. ,Eté com 'me hiver, ,chantv:re ou faine irlne, Par vous, j•usqu'aiu soir, ,dh.ar,ge rres fug,eauL ·Mais je serais bien content ,d'être Vou1s -chantez ,dès l':au'be ayec les oiseaiux, reçu. Le ,certifica .t d'émancipation O .rno·n ,cher r(Jlllet, ma blanohe bo·1.m,e. est .souvent demandé ipar les ·patrons ,ou les commerçants qui aiment ià a- o mou1 c.he1· ro,uet, IIIla ,blarn,c!he bobine , voir la preuve ,qu'on a .fait de bon- Vous me filerez mon suia,i're étroH, nes étude,s primair,es, et je serais un .Qua:n:I], pa·ès 'de mO'Ua."ir,et coU1t1'oant1'1~cihine. ;ferai mo1J1.lit éte11DJel,et firoid . ,peu, humi~ié de ne 1pas rpouvoir mon- ,Te .me file1·ez mon sua.ire étroit, trer un diplôme que tant d ',écoJiers Vous O mon c:iheir rouet, ma b'lia,n:che bobine! coniquièrent aujourd'hui. Je ,sai,s que Leconte de Lisle. ma.man .s,er.ait c.ontente de voir mes X efforts récompensés et que mon maîMa main tre ;se réjoui:riait a UJS1si ·de mon .sucVoici mn m,ain; elle a clnq d:oigts. cès. P 1011r toutes ces raisons. je v-ou·Eu yoici dieux, ,en ,voici tro,i.s! drais bien réussir. Mais je <JontiCel1u1-<:i,Je ;pe,tit ,bo,u>homme, nue à tra!vai11ler comme d'habitude, C'est mon grns rpo1rnœqu. 'il ·se oomme snns ve:Hle.rtrio,p tard, car maman ne L'iu ,dJe.x qui montre Qe ,Cthemin, le veut p.a:s.J 'arnraiis ,cependant bien ·C',est le secoo:dl doigt ·a:e IIIla main. besoin de foiTe iheaucoUip de ,p:roblèEnk 1e l'in:d,ex ,et l',arnuluJia.ire, Le maj1e11r ,pa:rait un grand i;rèrc. me,s ! J'espère néanmoins ne pa,s faiL'arunm,la!i,11erporte :rnn, ,runn·eaQt; re tr,oip d'e.rreur,s de calcul Le j,our Avec •l'!a •bagiue, il ·f.ait J,e bewu. de• l'examen et, .comme je ne fais Le minuscule !llUll'iCIUJ}air,e presque ·jamais de fautes dans les .;\farohe à côtê de l'ann'Ullaire. did&e'S, je r>mse ,que j 'aurai une bonR,egail•clez ~1estlioiigts itra •vaii!Jler Oh,acun ,fait soo1, •petit m étieir. ne note ·pour l'écrit. Les interroO. A111Jerl, gation ,s ne lille font ·pas tr,o,p pèœr, car j'ai 'bien ·appris mes leçons toute l'année. Enfin, nous verrons dans , 1

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1

1

A V.ETROZ. 1 5 ma ,i.. à 8 h. cl:u m .. pour ll>ScouirnQ1m 1es de ,Nencl!n,z e'L Vélit<oz. ,\. AHDO.N , !,e 23 m,a.i. ü 8 l1. clilt m .. le::; coo11u1,11 1n es de ùh,a,mo1;:;oi 1 .et .\rdon. DISTRICT DE ;\1:ARTIGNY A liEYTRON , le 11 mai, à 8'/, h. du rn., pour les communes d'IsérabJ.es , Riddes et 1eytron . A SAXON, 1e 12 mai, à 81 /, h . du m ., pour les commuilles die SaiHon, Fully et Sa· !)Olll'

xon.

A MARTIGNY-VILLE, Je 13 ma ,i, à 8 les commu1nes de Martigny. Ville (viHe et coJlège). BoverniN', Charrat, La Bâtiaz, Martigny-Bourg et Combe , et Trient. DISTRICT D 'ENTRE:\10NT A BAGNES, le 8 mai , à 9 h. d•u m ., pour les communes .de Bagnes et Vo1'lêges. A ORSIERIDS, le 7 mai, à 9 h . du m., pour le~ communes d'OrsièTes, Sem 1branober, Liddes et Bouirg-St -Pierre. .DI,STRICT D!E s·r-iU.\.lTRIOE .\ .SALVA.N, le Hl ma i, ii 2 h .. 1po1L11· les tumnnrnes de Fiushm1 ,t;.; et SahaJ1 . .\. ST-i\J,A.URJOE, ;Je 17 ma,i. ù S h. clu m"pou~· ~es a,utre .~ co•m1mn11e..~ dln dis,tr.ict. DJ.STRI,CT DE -:\IOXTREY A ~fOiNTREY . le 29 mai. à 8 ,Jt. tlin m. , pom· les com'llJ1t1 .ne,s de Oha mp èn ' . Collombt>y,:\Iontth,ey, T:i'O'i ·stoment,; et va.Jœllhez. .\. VOUVRY. le 30 1mai. l.i. 8 h. d~1: m ., pour leR co,mm,n,n es :tle Viorniaz. Vo11Try StGiu~otpib. ·et Port-Va ,lais . ' ' b. d'll m. , pour

:J:t

Sont so•umis a,ux .examens d'é,m•a:nci:Pa· Iton: 1. Les jeunes gens ayant at.teint ou ·de· nnt attei1J1dre l'âge de 15 ans 1avant l'ouerture du cours scolake 1908-1909. 2. Les jeune.s gens ,qui ont écbou<ê à 1Ull examen amtérieur-. Sont sell!ls exceptés ·les écoliers qui fr~un cles trois collèqnentent régulièrement ges cantonaux JPendlamt Je cours 1907-1908. Ceux qui ay.a:nt atteni-t l'â .ge de 15 ans, lie poursuivraient ;pas leurs ·étuid:es d~ns l'un ces établisse,ments. pourront êh·e app ·eà un examen ucrtérieur . Ne sont pas d,i:spens és cependia·nt de l'een d'émaillci,paii on les jeunes gens qui aient fréquenté ou se ctisiposernien<t à. ue:nter urue éoo,Je moyenne ou second:ai,re. Tous lee élèves appelés ,à passer l'exad'émanc~ation c1oivent a!W)orter asv,ec le Livret scolaire et le ~,emettre ià la

Commi 1ss,ion d'e~amen . Ceux qui n'en se· .raient pas munis pour ce jour-là ne seront ,pas examinés et obligés ·ainsi, tout ,e.n continuant d''aller à l'éco •le , i\. se représenter l'année suivante devant Je jury . Les élèves des écoles libres sont soumis à l'examen tout comme ceux des écoles ·publiques.

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Enfants-anormaox. ,Oe n'.es,t pa:s B1eu,lemernten Valais que ~ra ques ,tion de l',édueati.on deis ,enfants a,normaa:ix et des arriérés e'St à l'ordre du j1our. En effet, eille ipréoc,cupe .éga .J,eme,nt le1ses,prii:.s 1en Fran.oe où de .sérieux progrès ont été r.éaJi,g,@sdaITT,s ee doma ,ine deipuiiS un an ou deux. C'est ainsi ,que P ,aris compte dé1jiàdeis cla,s.s1e.sde perfectionnement 1piour fiJ.le1s et garçons ,et possédaint unie origani,s1ation ,qui 1peut s1er" vir de type. L'a111née dernièr ,e, des emplois du . temps y ont été mis à ,ai et 1'on •eist1pa,rvel).u'à adopter l ',es1s 1m .horaire où J 'éducation par la vie ;prati,quie occu;perait urne lar,ge ,place par ,l'introduction d'e : œrcices gra'" duéis. Dans le canton de Vaud, la question des enfants anorma:ll'x est aussi discutée à 0ette heure, car nous a,pipreuons qu'une commis sion vient d 'êtrie chargée d '.étudier ice ,qu'il .sera ,possi'ble dei faire pour l'éducation des élève:s ,pr&sentaint des anomalies physiq'llles ou ,phy;siologi,ques ,qni ne J,eur pe.rmette1I1t pais de suivre a,v,ec 1profit 1e.s leQons ordinaires. On ne peut qu 'ap puyier une tellre initiativ,e et iSouhaiter en même temps que l 'enqu:êtel ordoninée 1en Valais 1par le même _Dépa:rtement (,pour connaître le nombr ,e des anŒ·maux) aboutisise m:: résultat pr.aitique qu'il désire . 1

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LesRecruessuisses Le dènartement militair,e fédéral a fait ,élaborer iSUr les examens de


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recrues de 1907 quelnues tableaux qui ne manquent pas d'intérêt. En 1907 1es ,experts ont eu à examiner, dans toute la rSuiss.e, 28,540 j~unes gens sur Ieurs ·a.ptitudes phys:ques, et. leurs connais ,sances. De ces jeunes g,ens,. 23,862, ·soit 83,6 %, avaient fait ,leurs c]a~ses primaires dans leur canton d'orio-ine; 4110, 14,4 %, dans un autre canton et 568, 2 %, seulement à l'étranger. Etant donné •que la iSui.ssie·compte environ 2,797,200 ha·bitants, nous voyons que ] 'année 1907 a fourni ,en Suisse environ 8 recrue.s sur 1000 habitants. 1Sous ce dernier rapport, les me:lleurs chiffres sont donnés ·paT Nidwald, où le jpOur miJlle des recrues monte ,à 10,,38. Les ,plus mauvais sont fournis par les deux grandes vi'lles frontières, Bâ1'e, 4,8 0 /oo, et Genève, 4 °/oo· Des chiffres donnés en prei!Ilier lieu, il résulte ,que notre po,pulation suisse n '·e.st pas aussi mélangée qu' on se l'imagine d 'ordiruai,r,e, pu:·s,que rpour toute l.a Sui·ss,e, 83,6 1:e,crues, sm 100, habitaient encor·e leur 0anton d 'origin ,e à 20 ans. ,Sous ce rn1P:port, c '·est Genève qui est Je ;plus ma 1 partagé de tous les cantons : 64,5 % des recrues, 547 sur 8':1:8,•seulement avaient fréauenté une école primaire g-enevois,e; 30,78 %, 261,, ont été élevés dans d'autres cantons -et 4,72 %, 40, venaie•nt de l',étrange:r, ·de Frnnce, ,principalement. Ce sont les Valaisans qui sont le ,plus fortement attachés à leur sol: sur 1013 recrues de ce canton, 971, soit 95,84 %. ont été à l 'école valaisa,nne; ,Jes Berno:s les suivent de ·nrès: 5198 sur 5691. soit le 91,30 %. Les Fri'bour :geois, les Appenze1lois et les T.essinois ·peuvent aussi êtr,e rangés ·parmi Jes gens sédentaires, (,plus de 90 %) . 1

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La neutralitéscolaire On rapporte que, darns la banlieue de Paris, un sous-maître se<.:taire contredi ·sait régulièrœnen;t, en cla,ssc, ce que le cur.é avait ernseigné aux enfants: c'érta·it chaque j,our J'« ant:_ ·c,atéchi1sme». Le curé, après .s'lêtre bien renseigné, dit à ,ces enfants : " L'instituteur n'a 1pa1s le dr ,oit de 'vous 1parler .contre la religion, parce qu '11 y a une loi fr.ança;se qui lui i(}Ommande,J.a. neutralité. LI n'en a pas le droit, 1p-arceque vos parents, en vou,s env,oyant .au ca,téchisme.,veul(mt que l'enseignement ,que je voua donne soit ,resipeicté.Il n'en a :paisJe droit, :parce ,qu'il viole votre liberté de conscience. n Eh bien! aussitôt ,qu'il parlera contre la religion, ·vous crierez de toutes vo.s force ,s: " 0 'e:sit ·contre J.a n loi; ,vous n' .avez :pas ·Je dr.oit ! " E.t ·Je cur,é ,charge·a l'un d'eux de donner le si1gnal. Le lendemain, ,aussitôt que 1'insti tuteur voulurt ·parler ,contre l.a religion, le im<1t d'ordre fut exé.cuté a\re:c un ernseim lble .parfait. Stupéfart:on !...:. Il icœn,prit. · Le surlendemain, il ,r ,evint cauteJeuseunent à seis attaques; icoimmela veille, le taipage recommença, ,si bien que 1e directeur arri1Vaet fit une se. monce au sous-maître. Le,s enfants dirent d'où venait le mot d'ordre. L'affaire alla Jà la Préf ecture. Mai1s l,a ·loi avait été violée par l 'instiituteur, il fallut ,b:en le reconnaître. 1.Je so11s-maitre eut son changement et, de,pw·1s, le curé eut la pa:ix; aucun instituteur n'osa attaquer la religion; les enlfants ~ :chargèrent eUix-mêmes de 1a surve1llance, et elle fot 'bien faite.

Variétés L'Etranger .le 01e dis bien so,u,vent: De qu elle r,a,c:ees-tu?

Ton cœur ne trouv,e rien qui ]'eucllaîne ou ravisse, •ra p.ens·ée et .tes sens r.i€n q1u-i le.s assouvisse. Il semble qu 'ua1 bonllenr infin ,i te soit dû. p 0 11rtant, quel ])rnraclis as -tu ja,ma.:s pct'Llt1'/ A quelle aug·uste ca,use as-tu rendu se rvi (·e '!

pour ne voir ici-bas que laid,em ,et que vice, Quelle est t,a beaU1té ,prQipre €t ta proipre vertu? A me., vag,u,es iregr .ets ,d'un ciel q•ue j'ü:qagin,e,

mes dégoûts d,ivins, i•l fül'll,t n:tl'e o,r:giue: Yain·ement je J.a cher,che en mon cœur de Hmo.n;

A

Et, moi-même étonné des doruleu.rs que j'ex-

pr1me, .T'écoute eu moi p'.eurer un étran~ger ,·ul:J,lime Qui ro'a ,touJ=rs ca,ch.é sa ,paitrie et sou nom.

X Le Coliséi• La lune, .merv,eihleuse et c:laire, graucldssait,

pendant que d 'une ombr-e obli.qu.e ,g'em1plissaif, Du fond j11sq:ues au ·bord, Je colossal cra;ti\re, Sereine elle moin,tant, tra .nsfigui·ant la. te1we Et méla.n,t à c,e1tteombre ume vaipeur ,d'az.ur, li.inuit, J.e Colisée, nu firma.men,t ~rès ,pLLJ.'! Et,

Xons mo-ntâ,mes, g1üclés a-u rouge éc)!air des to,rches, [ d,es l)Œ'Ches. Tftbant ü'nn pied peu sûr l'effonclTement Et reg;:U'dalllt sams vo,ir dans qes coi~s des piliers. l'ar le t1'éd•ale étl'oit des rames es.ca,liers, • ou.s gn,gmilmes, enfirn, .la ·pl'lls harut'e ter1·a·ss,e. [embrasse De 'là, vers l'hoTizon vaste et noir, l'œil Tout ce pays qui cbiauge , au déclin d'll soleil, J.n cou~eur ·de sou deuiJ sans ~hailJJger de sommeil, [dése1,te, Tout en ba,s, comme un ;point da ns l'•arè:ne U11 soldat ombrageux crie à ~a moindre alerte. All! <l'où ·l'Ïent <]'ue 1.1-·ba ·nt , ma 1lg11'é l'h€ure . ~t Le ,ciel -,} c~tte enceinte Illl.ll1euse au p,rnfi,1 ()tera€1, 1 l Clffmt sm1hu.m,ain que sa .tailJe ,pro.clame , [l'â,me?

E

Je n'ai riein é[)rourv'ê qui m'a,it s'Ulbju.gu,é :.vrais, libre, je sentais pa'lpiter mes ,chansous: Tel, éo!os pou,r jo·uir cle.s me:illeu[·e,s saisons, Daus 11.n air 1épur 1é, de son ai.Je inclodle L'oiseau bat la cat'casse énorme ,d'un fossile . Ces hommes .étaient forts! Que m'impone , [bout a!Pi"ès tout? Qnwnd mP.me ils auraient ,pu fa.i,r,e teniQ· deUn '\'fa,du,c · a·Ha;u,t de Rome à Ba-bylou;, , A triple ,étage, 01ru,é. d'une trip,:e coh,.,oe, Ponva.wt d·u genre lrnmaLn so'llte.n.:r tout le poids, [fois. I1Jt qu 'ils 1'eussent roullé s•m· lui-mêm e cent ..\..ussi faci,Je.ment, et sa •us 1·,epr,endre hœle.ine. (~n'aufou,r de sa quenoume une enfant tord sa },aine, [tom· , Et <JU ' i,ls enss,ent dressé mJJle rliP•rnx: alen.T,e ne sa'luerais pas la force sans •l'amour!

X LIDS DIX

CO:\L\IA:NDE~'LENT,S DU LOCATAIRE. ,Po:tl!l' a·v oill: .J:a ,p,aix :pa1,mi les habitants

la mêm,e 1JU8ÜiS0n, ·observ,er les com,manrlemen ts ,cH:leS1SO'll,S: 1. 'l'u te mo,ntrera,s to,uoon:urs aima ,ble et i i:•icln1 1J.g ernt. 2. Tu sn,lue1,a,s g,ent.:rmeirut leR na1ofr.eslocatnirns. mais tu éviteras de te lier aTec eux. 3. Tru r ef,useras d'entend•re les can,ca,ns que débitent sur leurs .maîfres ,J,es domesti{fl.ùes d·e tes voisi •us. 4. Tu n'o.cet11Pe1'as:pas la même blanchisseuse, curntu-l"ière, femme d,e ménn,ge qu'un antre lo·ca tai,re. 5. T,u, rri'e n,gageras .vas 'Une dnmcstique ~ya,nt ,déjà servi dans u,ne famil.1e ha·bitant 1a. ,maison où >tm· ùoges. 6. T,u n 'e rn;pTuaife11.·.a.s a11rnme chose; si la ·nécessité t'y o•bHge, tu ,le rendra:s aussitôt C['Uetu pon1Tas . 7. Si M.1i··enve:rs,es la caisse à ordou,res O'U une autt ;e ebos,e sur l'escœliei:. tu en nettoioeira-s!,es mm·,ches imméfüa feme.nt . 8. 'l'u a,u;ras .éga.Td. à ceux q11i logent en•cless11 ,s, em,d,esSo'lls o·n même sur J.e même ,p,a,L'er <11ue toi et tu ·êvite11·,a,sd,e faim fü1 bruit inutilement. 9. Si tes voisJ,0;1;1 se q11erelJent, ferme ausfitôt ta fenêtre et •é'loign€Jto'i •de faço,n à lH! rien, saisir de lernr disp,ute; 10. Ne te f.i<güQ·,e · jamais q,ue tes enfa,nt;; sont p111,gs•a,ges ,que ceux fJ.es antres loca.tn ires. ,(1,f,

X


8

Cours de travaux

manuels.

Notre Dépa rtleanenrt de l 'InstrlliCtion publique ,porte à la corma:issan,ce du personnei e.me:ignant ,primaire du canton que le ,Conseil d'Etat, danis sa séance du 10 avril. a fix& 1e subside c,antonal à accorder aiux ;particitp1ants du 2sme Gours normal

suisse pour rnaîtr'es de travaux manuel ·. cour ,s qui se tiendra rpouT 1a première fois à 1Sion, du 13 .JUJillet au 8 août pr,oc,hain. Ce sub ide ,est :füx,éà 60 fr. Une allocation 1égaJe sera assurée tà nos 1p1articipanrts de Ja part de la Conf é!dération. Les frais du cours ne dé:pa &eront \pas 150 à 1160 fr. riJar élèv,e. Le per- ·onneJ enseignaillt w:alaisan est ainsi mis dans 1a ipos ibilité ,de se 1procurer, sans grands fr,ais de dé ... place!nent et moyennant Ullie fa~ble con.tn il::m.tionde on côté, l'occasion O?,ne ,peui' p~,u, · favorable d 'acqUJénr d·es connais,sances et des arptitudes dans un dornaiTI!enoU1Veauet en-

core trop peu e:x:ploré en Valais. 1 ne 1peut-il Aussi le Département qu'en".ouraig-er viv,em~mt no maî1 tres d'école à ,s'annoncer ,le -plus nombreux ,uos,sible. Les inscriptions seront reçues ju&qu 'au 15 Mai pro. chain, ,et un. ,programme du cours se. ra env,oyé au, ' i.ntére.s,sës aiprès i]eur inscriJption.

Pensées l'ol'Cùre {les v-ertiu cé.1este , la P'lJ· 1•et<ê est cormme une Q·ose dans uu bouquet: nan

d<' tou.tes J·ss .fl e un:s qul le -0amposent , elJe

,est la 3.:>J'llbe!Je et ·La ,plrllls O"clorifêrrun.te.

** *

1

1

Pl'lll nous u.sous des a,cremen.ts de P~ nibeD:Ce -0t di'IDue'barisfic, pln.1,s ~e joug du S,eigneur est dlOUiX,ef aimab1e. P'IJIL"if ~, e fücn, les sa,erements comme dlaus 1lill bain s:i.Juta.n,e, m-0'1:reâ:me 'tl'.ilève à Dieu d"e!Je-ruême• elle 'lJ!l.,eudson essor ver ·l.a. célest e patrl; rt,e,e une joie in,ex,p,rimaible. Le sa.int Curé a'Ars.

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Supplémentau 3-1°1 de ,,f &cote"(1908) 0 crnx, ave, spes nnica (0 Croix. not·re uniiqiie espérance) Voulez-vous vous rendre oompte de l 'i:nfluenrre de la religion chrétienne sur la civilisation 1 ,Supposez un moment ·qu,',elle n'a pas existé! Effacez pa .r la ,pensée ce qui subsiste d'elle dans les trois· domaines du beau, du vrai et du !bien. rCommencez ,par les arts plastiigues. Entrez dans tous 1€s musées et décrochez des muraiHes l 'imaige du Christ! Faites disparaître tous les taiblea.ux ,où figurent la Vierge et Dieu. Emportez les toiles et les ,statues qui J",eiprésentent des samts, des martyrs, des "1:pôtres. Â.IJ)rèsrla 'Peinture ,et la ~culpture, ,pasrsezà l'architecture, et jetez bas les cathédra;1es. Après l 'arohitecture, Ja musique. Rayez du nombre dea~ompositeurs Hrendel, Pal ,e:stnna,Baoh et tant d'autres. Expurgiez Pœuvre de .Beethoven, de Mozart, de Pergolèse, de Rossini, de tout oe qui a ,été inspiré rpar la, religion rehrétienne. !Entrez emmite dans la sphère de i.<t.pensée et de la poésie: supprimez Bossuet, Pascal, F ,énelon, Massillon· ôtez Polyeucte à CornéHe, Athali; à Racine ... , :pour:suivez le nom du Ohrist dans les vers d,e Lamartine, de Victor HUJgo,voire même de Musset. Ce n'est ·pas tout. Faites un ~ de (Plus. Détruisez aussi les ihôip1taux, car 1'hôpital fondé dans le n1onde a été l 'œuvre d'une ,femme chrétienne. Supprimez Jes St Vin~t de Paul, les St François d'Asmse...Effacez, enfin, .eiffarcez toutes lest:r.aces qu'a laissées sur Ja terre le _sang sorti des blessur,es de Celui qo1a été cloué sur une croix. Puis, lbesn,g-neaccomplie ,retournez~~- IDmibrassez d'un' long coup œil 1es 1900 ,ans éqhelonll'és derriè-

re vous, et regardez sans épouvante, si vous ·Je 1pouvez, le vide que fait à travrers les i&iècles cette Croix de moins dans le monde.

E. Legouvé,

de l'Académie

française.

Le Carêmeet la Science Le Carrême ,n'existera.it ,pas d'arprès les lois de l '~.gli.se, qu'il faudrait J 'inv ,enter. Nous trave1rson& à cette époque de l'année une période climatériique qui ,exige un changement dans notre alimentation. Nos aliments ont un double but~ faire du mus0le et assurer à } ',organisme la quantité de rchaleur indispensable la vie. La température du corps humain est fixe, quelle que soit la température extérieure. Il imrporte donc de le chauffer en hiver, de rédui.re le Œmbusti'ble en raison de ,la tempéra ture des saisons. Or, en mars, la tem :pér,ature moyennes ',élève sensiblement; les plantes, inertes jusqu 'iei, ,commencent à donner des signes de mouvement, elles 'poussent et .se couvrent de leur ,parure de f eriilles. Ces manif e.staüons, dues à la température, ont leur écho sur l'homme. Tout le monde sait ,que l 'or,ganisme humain passe aussi par -une crise à oette époque. On n'est rpas tout à fait à ,son aise; on se •plaint, les malades surtout. On s~nt :bien qu'il faut changer de ré.e;une, ado'Pter une ration moins éc~au,ffante, shoi,sir ~es aliments spémaux, .se pr~parnr ia adcxpter le régime d'été. L'Eglise .a édicté un jeûne relatif pendant 1quar.ante jours. 0 'est très r,~!ïonnel ~t... c'est_ de ,1a moderne hy.g1ene. Mais l 'Eghse ne nous paraît

a.


59

58

pas avoir 1été sévère dans ses pres-0riptions. Les menus de car ,ême sont surtout coa:rrposésde ipoisson.s. Or, le .poi•sson est « l{lhair 1grasse "· Et il ne faudrait rpas en abuser rpour un vrai jeûne utile 1à l'organisme. Oertains poissons sont cependant 1pau:vres en graisse. Ainsi l.a sole, comme la limande, ne renferme 1guère que 0,75 % de graisse; la morue n'en ~ontient à .peine que 0,72 %. Mais la. carpe, }p maquer •e,au, le har ·eng, etc., en 1possèdent 5 à 6 %., tout comme la viande de ·boucherie. Le saumon, l'an.guine de ri'Vière sont très riches en .irraisse, environ 13 % et mêm e 30 %. C'est beaucoup. La chair de ipoisson est 0ompara.ble <à]a viande ordinaire. Un filet de sole ,est aussi riche en al'buminoïdes qu'un bifteck ou llle côtelette: 15 à 20 % ·pour le .bœuf et même le veau: 18 à 20 %. ·pour 1a sole: 30 % (Pour ]a morue sèche. Le moisson n'est donc "' <ihair maigre » q_ue par convention. üui, mais Je rpoisson nourrit moins, dit-on, ,que la viande. Voilà qui serait en-0ore contestable si 1'on en croit ]es tra,vaux les 'Plus ré~ents des ,physiologistes ... dont j,e me défie to11tjours un peu. Le Dr Ros·enfe]d, phvsiologiste allemand, a ·soumis deux de ses ,élèves à une petite e•rience. Il .J.esa mis ·pendant quelques jours à un -régime ·c,arné bien défini, relevant soigneusement le !bilan de leurs recettes et de leurs dépenses. Puis, brusquement, il a sulp.stitué le IPOÎsson à la viande. L'équ]ibre organique n'a rp,as été sensiblement modiif,é. Il a fallu 260 ,grammes de c'hair de saumon pour remplacer 200 grammes de. ibœuf chez un des sujets et chez l'autre 3125 grammes de ·bœuf ont fait équilibre .à 360 de brochet. J'aurais voulu une ,ex·périence ;plus var iée, paœe que précisément le saumon et le brochet sont 1plus ri-

·existe, de U!'Ev,a ,ngiilia. Il J~r donne La MesseParoissiale ches en allbuminoïdes et en grais des avlls .utrleis, dres •eJiliS1e1gneme.nts que l!'Lvi~.nde de _b~uf. Pass?ns; détaiDés qui llies mettent 1a.u oo~r.a'llt fait il d01t y av,oir ,a peu ::pres eq Diiem nauis :fait un dev10,i11" de :tui d,a tout ce q;u,i c-01D.stirn,e fai 'Vle d.e va.l~nce, avec inférior ité .cependa cooo1aJcI1e .r UJJ?~·cmr IP!]Jr1semaine. L'El'Eglise. Il alil.noncieilJe,sfêtes _de·chapour la généralité des 1po1ssons. g-lise ,a <ih0<11s1 'lie- diimrunc.he:pou,r le qu,e j,0U1r,1es j.eûn.e,s,,,1es abstmences. Rosenfeld a trouvé que ]es qu dotJ;I1JeT à ,D~~. et ·elle [IJOIU;s ~e!llaJ?.de Les l,ettr1e1s du P1ap~, les maŒ1demen.ts tités d'acide ur1,qu1::rnlevées dans l de ,1e sanctifier. Or la sanchùcati~~n de.s ,E.vêqflllesy sont l'UlS ,av,er,cles COIIl· dc,ux .::a~~01.ltle<=:nêmes. Chez du diimJaO'lche isuip,posiere:pos et ·pr1e- cJrusiŒ11S pr.artiq,1110s q;ui aes ;a<:!oompades deu~ sujets la do~ d 'ac:~e ...uri gneint. re.. "f · t 11 qu.-~ était henuroup niomLlre. .:_ ,rem Une me.s1S1e ba,s:se .san,cti 1e- -'e e A '],a gmaind'messie, on a1pjprend oLsenations •que précédemm~n ;pLe-iillement ]1e j,o,ur du Se-iignenu? to,urt;ce qiwedo,it ,sa;vioirun vmai cathoL ~expérience offre rprise à la cnti · EHe ,suffit .a.s1surémoot pom rem- lique. aue. Seulement, les arthritiiqu~s a pliT'la ipr:écepte die l 'IDglise: « Les diDie :PY·UIS,'O'ny 'Prie rpour l'Etat, il raient tort de suivre les <ionseils manches., 1a messe ouïras»; ,eH,esuf- e,n .a ta1I1tbetsoin; on y ,pfliie .porull'~es ceux qui ~t'li.r <léfrndent le poisso fit ~iOUlr,p,u,ÎJSle.r .à lia ,sour,œ .dœ grâ - âmes du Pruug1a;to ,ire, 111'iaJVoIJJ~--ll)IOUS Ils peuvent manger 1sans dang c~s· UDJeample ,provi 1s~on ,si ,elle esit pa.s des êtr,es che'lis· .darnis ile h~ de certains poissons légers ·, de mê ent,eill.dm1e arvec ,p,i,été·et recueine1me.'D~· l 'expiatiion? On y rpne ;pouir Les1biens ,que j'ai dit jadis que c',était un p · M.aiis,a,p,rès ,ci0ti,emesse d'une dem1- de la temr.e, .pour J',exterLsiic0:n ~e l_a i rngé de condamner aibsolument la b,eu,r.e ., il reste ilme Jiong,we, j·orurniée.! foi. 1N ',etSt-il pas ,cooso1runi·et fo'l't1viande rouge à certa :ns malade&p,endailltlaqµalle o~ .sera tres ex,po~e fianrt;de rprendr,e pa:rt à oos SUlP:Plica~ Viande rouge ou viande fblanche à céder à fl•a ten~afaoo., ou ,die tmva:il- tirons? dissocient à peu près dë même d l0r,ou de ,s.elimier à des plai'Sir,s danLa g,rand ',meS1S1e ,eist pair .cousél 'orgianisme. tereux, :peuit-êtr,e ma~vaj ·!"\,et l ',on ,qU'ent Uln acte 1s1oeilail. ,Ce n'•est •po~t Enfin le poisson doit four · J&dra aJ{J)JSi l\lfne.p.a:rti.e d~1s g,rac~.s comm.e i1D.divi.dui.solréque J.e ca.thol.1moins d~ foree. Rosenfeld affir roou:emH'i!es ]e mahn .aiu tSamt-Sa ,cn- qrrue a.ssiiste à Qa gra!Ild'mess.e. Il Y que non. Il a mesuré l'énergie m :r,em,pJi ,t ses <l!e.vo iir,s de ]'ils die l 'E(IOe. • . t ' culaire de s,es suj,ets à l 'ergograip Ceùui au contraiÏre, qm asS1 •s, e a gJisie. · de iMosso. La force des deux suJe lame:s,s~par,ois,siale, doillll,eà Dieu la Di e:u a d:mit ,aiœx btommag1e1s de s,es n'a tpas va6é avec; ! 'alimentation à "1rnJs belle pa:rtÏ!e de 1a j.ouméie diu di- ci11éait1U1Te1S.. la viande. manche. !Le S1o1UV1er1ain-P•ontif,e ,centr.alise ar.g,e~eint pour lets pr,és,enter à rn1~ La conclusion me semble un peu Il ne lésine ipas, il y v.a 1], ~.·tootes 1~ trop absolue et les ,expériences t~ et D:eu ne se baiss,e jamais 'V,amcre ad!orait:on.s, ttio1uteis 1es pl"l.erelsdes d1courtes. En somme, le poisson est un eng,énéu,osité. v,e.iis d ;1ocèses du .g.1 olbe. •L 'Evêque ., la me1sse ,parois:siia1e e,st rp.r,éls,oot.e aliment 1panfaitement suibstantieL De p'1.u1S 1a1u T.rès-Ra'lllt les 1aidlo ,ra:tri.ons dont font usage 1es rp•euplessobres et d'te,chaiq:uied~m1ain,che·spéci,a;J.errnen,t et ~·es1P1rièresde toutes seis -pairo·is·se,s. robustes, comme les. Japona·s. Sauf pmr ~els füdè1,es. Ils 1ont donc une Il ia,rudna:i~,qrwecooq'Il',ec.m"B,pût v.~ir p,l'llSlairg,e .aJUX •av,anta.g1es du ià 1a: gr.and 'meSSJe to1U1s&es pa.ro1sle saumon, l 'arnguille et quelques a~ i,a:rit ..acrifice quand i1s asStistient à si·ens ou a111IDOOJD.'8.U1D.. tres, il est d'une d:gestion très faci- &aint~-S ,e dé:lég.atiiOIIl mes1se,p,a,rioâiS1siiaJ:e.. 1e. On fait bien d'en manger ~co.n.'Vl~naibeie die 1JOIU!te1S s:es farniJies. dant le ,carême; cela change de la X 1S'.il :S 'a1gi1ss;aiitd'UDJecér,é,moni1e ciration ordinaire ,carnée, et, oommt A lia .gra:nd'messe ., on s,e :r,éun:iten vii1e, l V\OJUs ne v,ous foriez .palSr,Elp,réon en mange mo'ns, ,malgré tout,. q11 finni,li]1e ,. , . sent,eu-par UIIl ®f aa:it. IS'OU!S le ,r ,eg,a:rd de Dieu. Le on a l 'lha!bitude de 1manger ·du g ~t., La: grand 'me.sis·e iest U1D,e cel'em,ome Atre q1ui le ftgp.rœente distribue à ro~hee,f, mouton, on jeûne tout ieha,qjl]Je dimanche .enfalilt:Sl'e ,Pta,:n de la. pairole. Il oîfic iielle ,à ·J.aq!Uleiiiie même dans les ]imites utiles aux toiute.s les fami11es mstrnit s,o.u,s,unie f,orun,e fam.üiè- Bont 1c10,n(Vlo1qooes ,so:ns _de notre corps . qui ~~ des viérités les plus élevé,e:set les de .l,a ip;a1~oi:i1se. beaucioTupdans nos milieux c1v1 X ,coos1ol,a1nteis. Il 1euir commente H. de Parville. Saœ dorute. 10I1 •pe<Ut.Ptarbout 'l'em~ W,SiSagedu ip,lUJsbearu 'li:vme quâ 1

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60 dr.~ à D~®i sies 1hoillJlhâg·êS; ma:i:S1 ooJJe •pJa!rtdt''Ull'.lle maniè:oo 1aUJS&i .solennel.Leq/\1!'ià ilia meisise :pamOIÎssiaJ ,e. ooréGrâce .arux cll.ants sac.rés .a1UOC moncitas 1à Gia f.ois sô.mples cl.g,r.andio1g,n:e'D.'t,No'tr ,e_,Sei ses qui ,Ji'acooID1p.a gDleUJr,1à J'h!eiumede la g:r.and'messe, est •r -eçu pa,rmi DJOlllls 1av-eic tloUJs1,es de hon,ne111r .s ,q(l]J'î,Jnous ie:st IPfOS.Siible

iSalomon semble ruvoir 1e 'PT ·emier com,pris cette v,aleur documentaire· il a soigneusement ·recue illi ceux de~ Hébreux. Après lui, nombr ·e d 'écri. vains et de chercheurs <Sesont inté. ressés à l 'intel1i:gente ·et curieuse eol. lection de ces vieiUe,s locUJtions, dont les dhansons de nos !Pères et •les anciens romans sont rempli:s. Oujmffil!dir;e. X iLes ,o.i1gUJes de nos gnande/s ég1is1eis iLe prov,erbe revêt toutes les for. aviec 1em1s ,µru~s,&arrèts adcords ·élèv-ent mes: la métaphore, l'hype:r:bole, l'al. nos âme1s,,1et 1e.s mettent en mes11re lép;orie, le jeu de mots, la, rime: « Qui terre a, guerre a. » ,, Qui de wmpfo , le.'Thr;rôl1e d'êtres . intellli.tard veut, l1Je vtmt. " « Ami de la ta. gents ,aru sein de 1a ,création. " Pour mi enx Jry,;,.er Die,11, dit un ble, -ami va:ria.ble. » « Chat fohaudé, -pieux auteur , l'homme voudnait em- doit chaleur douJbter. » Aristoipib.ane dans sa comédie des ,prn\llter toute'S iliesV'Oixdei la, n:aibu,l' ~. TuiaJ donc mis da1D1S l'elsior-gu,€\s 1e F.''J'Uf- Oiseaux. dit: :füe Jlé,gie,rdies hrises ,ert;1,e siifflement On n e re91>i.re (Plus que les ,mœurs des ol[sea,u, ai:gtui dies itarnrpêtes, Je gazoill1Ïl1iemien,t Sua:- ces mod'èles nowvea!uoc Se rêglent ges tes C't paroles . des oi.'sela.IUX et i1erouil.ffinent du, oon1

nenr.e.»

Qweilb01au fq)IOOtadelmsqu'arUt moment d eillia -eoo:1JSooration îl1lTheifioruJle reoueilli,e ;fl,écJ:iit1·e getnou, ind!fi1I1e lihrement .J.aitête et aidorn ISIOil iDieu immolé i&u 'r 1'a.uroel. Al.]ez dcmc à Ja mresise ~1aT1oiss,iaùe et 'Vloulsseir-e:zlllil -cartJholiq ue complet. V,ouis diolilJlJeirez l'exiemple d'n.me foi éniCÈme1et viO<U1s m0rnrpl :irez .pleruneunent et votre devoir 1pems ,onnel et rviotredeV10irsocial à ,l 'ié.g-,ardde OelUJi,,en dehlor,s d'Uqu1eil il ai 'y ia pas de ~ut.

.On déniche de .gr aoo matim , On pl1wu i aiu-tanl' qu 'on ,peut , .soo 1PlUS proche -vo.l•sm. [sa.ire: On v a gr aiss er la patte ,à qu,el!<}'11 e commi• On fait Je pied de grue au, Ji.eu ,de s',ennu(fEt. 0111tire l'aile JPOU'riPiayer, [saire. Et Q'o'Il faiit 'Le plongeon, forsqlllJ'il est ,nêce•

Ces iproverbes ·sont des métaphores; en voici un all~gorique: « Qui craint ]es füuille~ n'iai11e·pas au bois.» L 'ihyperbo ,l1e se trouv -e i-0i: « Il se noi erait dani.s son ,cra.ch:at. » L'antiphrase se rene,ontre en ces mot s : " Il l'a manqué belle. » L'antithèse •se marque ,ainsi: « Longue langue . oourte main. » iLe jeu de mots s 'exp.rime en: « En,Erasme dit igue toute scienoe an- -vie est rpartout en vie. » « Ar .gent ard cienne est dans les prover'hes qU'e gent. » « Qui a.Tt a, 1pa;rtout (Part a. • Les meilleurs proverbes ,sont lea nous ont légués les âg,es, précédents. Chacun 'd'eux est, en effet. c.omme plus concis: « Paix et 1peu. » « P ·eu et un court 'l'lésumé de la iphilosophie bon. » « Tout 011 rien. " « Qui doit & d''lllle cause, d'un ca,s, d'un ,état tort." D ,:autres ne sont pas .flatte'Ul'B d 'eSiprit, de mœurs · ou d'habitudes et, à ce titre, leur ensemb~e consti. iPOUrl'espèce f.éminine : tue de -préci,eux documents histori« Des f emrn.e,s et des chevaux, il n'est rpoint sans défauts.» «Pour fai· ques. 1

Les Proverbes

61

re un hon ménia.ge, il faut que 1'homnie soit ·sourd et 1~ femme aveugle." • Quifemme a, noise a." « Une ibonDf' femme est une maruvais,e beste .» • La femme ,est un mal nécessaire. » Un a.utre ipr-0verbe, dû à Cardan: • L'·ha1bitude est une ,seconde natur<l» fit demander à FonteneHe quelle était 1a première. La question ne fut jamais résolue. J;é :pess,imisme, l 'hypooondrie, la défiance, la rancune ont aussi de~ mandé leu~ ex1preission au proverbe : • Il faut vivr ,e av·ec un ami comme 'il devaùt 1un jour devenir un einnemi.11 « Le mensonge qui s·auv ,e vaut mieuxque -laivertu qui nuit. » « O.haGllll chez soi, chacun. .pour soi. >• • Rien :pollll' rien. » « Charité bien ordonnée como:nenc,e ,pa.r .soi-même. » , <EilpO'llr œil, dent pour dent. » D'a111tres,heureusement, sont iplus aorabJ.esirpour l'e1:1prit !humain qui conçut. ,Le Russe naïf, chez le~ l'amour de l 'im.a,ge s'unit à 1a euriositéintellectuelle, dit: « On reQOit l'homme d'après l'habit qu'il J10rte, ma is on le 1r:econduit d 'aiprès l'esprit qu 'i,l a montré..,» Le Chiaois, ·plus cOIDplexe, .plus vieux monrement,.a des µ11overbeisoù la .pruse mêle à la cruauté, où la, pa. :&ncele dispute .à l 'aot ivité: • Quand dix pas sont à fair ·e, neuf la moitié du ,chemin . » « Un diat avec 'llile ipaille est cpréférable unepierre ,oommune sans défauts ». lui qui 1p1 ,end un cwbeau ipour · e ira dro it ,wu cim,etière. » « En . t, on rfait d'une poutre 'lllle aile.» « Quand tu v-erra'S ibrûJ.er la n, approche-toi pour te ehauf-

« Vin versé, n'est IJ)a.saval~ )> et le Kormand prudent: « Fleur ;n'est pas ,pomme.» A <!Ôtédes ,proverbes, il y a des dictons iqui ont bien leur intérêt. On dit: « P ,ay,er en mOO!llaie de singe, )) pair.ce ·q,ue Louis XI ordonna de payer ainsi rentrée d'un singe 'à Paris: « Le marchand a,pportant un singe ,pour le Yendre paiera quatre deniers; lP-,singe appartenant à 'l.l.Il ,amateur ne paiera rie111;le singe aippartenant à un bateleur jouera, devant te péager, qui sera tenu de se -0ontenter de cette monnaie. » « Ne savoir à quel saint se vouer >) s 'e:x:plique tout seul .par !l'embarras du choix. En certains {Pays on faisait son choix d'après l'lha:rmonie imitative du nom du saint -et de la chose souhaitée. Par exemple, on invoquait s aint Genou pour l,e mal de ~noux; saint Lié pour les enf ani.s naués; saint Fort 1pour les· malades anémi ,gues; saint Tan'Che ;pour les ,hémorragies ; saint CLair rpour 1,es yeux. Les chanoines de la !Métl"opole avfai,ent,J.'iha:bitude de déposer l'au~ musse e~ de serrer le bonnet, le jour de la samt Cerbonnet. Les 1pr.o,verbe,s ont beaucorup prêté a11 drame -et à la comédie: ,Collet et Oarmonte.Jle .sont les .créateurs de ~e g;eniie.,imité ,par Scribe et Alfred de Muss et avœ infiniment d':élégan(le et d 'art. Octav-e 1F,euiHet a fait aussi, SUT les IJ)roverbes, de cha,rmantes comédies qui étaient jouées à la cour d c N arpoléon lors des réceptions hr itJlantes de IOompiàgne. De nos jours, fa " comédie de paravent " ,es.t un des divertiss:ecrnente les plus .goûtés da:ns les sal,ons monmarins ibretons ,eX1Priment ,da ins. Quel,ques-uns de oes demi -ers belle pensée : « La terre est trop ont même de 1petits, théâtres avec le ,pour êtr ,e généreu,sei; .si tu ,portants et oouhss-es. La distraction aiuprendre à prier, v.a ·sur mer». en soi est artistique ,et intelligente; . Bourguignon, loin de,s côtes, •ma:lheur,eus,eime.nt, le but des Gre<is· t à sa maiDÎère son état d'âme: ,qui créèrent la ,comédie ipour corri. 1

1

me

m


63 iger les mœurs ·èst à (Peu près eomplètement oublié. Si l'on rit, les mœurs ·ne s'en amendent guère.

René d'Anjou.

venant d'un cœur mauvats, d'une a. me faite de bassesse, de lâcheté, de 01· d'onc, en· œ OOllllPS·l<ii,qfll.iJest si ,uu l[)eÎ'lJ!Ul'e,ipa,r fll!ll doux matiu œ'av.r'il, méchanceté 1... conrra. sui· le sol, <U1IL:poète . •

*

*

,L e [Jeintre

était

loin, ·ren-

J,e ipl'Ufi ,grrund des pcln·

Je ôonnais la détraction avec treSLe poète était ile Q1'1TuSg1·aud1 elles poètes. gro~ière naïv_e~é.dictée :par ID;e m~. ou, dl\l mo i,ns, ns se ,préil)a,raien t à le de· lignité foop V1S.1Jble; elle tist dete.stée yenir . ce qui es.t, ,a,u fond. J,a. rn~me cbose. Un fléanl... de tous. Comme il imri,ve quel!Qll'efois a,ux humains 1Mais je la ,connais aUJssi, se pré, 111 ti n' ,exm•cent poi111t,Je même '8'1.•t,notre ~leiu·C'est du fléau des conversations :sentant avec esprit, avec art et :ru.a.tre et noh•e poète étaient amis. parta;gearnrt: que je voudrais ,pa,rler en -ootte <Jhro- lice. L'intention du cœur est voilée, nux bons jorm'.s iles mêmes avis, aux ,maunique, .fléau terrible et redoUJta,ble: et -les traits en sont d'autant plus 1-nJ.~soi:rs le même ·Cor:oet die frites. Cl' matLu~Jà, le poète allait rêva•nt, 1c front D.ff üés ; la médisanice: n'agiré~e1nte de la rnédisance. d"'llu fell'tre 1·oussi , J.es mains ruu,fond ,Chose curieuse: ·chacun s'accorde broderies joyeuses et est dite ~v~e uimM d{>spoc-tlles et J.e ·géniie a~t rfo.ndJ des yeuoc. Du à le ha~r chez ]es autres. Il n'est de un a.ir si innocent, si naturel et ·Sl a1. 1,iws~oin qu' ,il '1e 'Vit, J.e rpeintre, ,qu!i •était dru même 1pas de défaut que l'on ·con- ,mable 1qu'elle se faii recevoir et .ap. )[icli, fit de grandis g,estes. a!l'in cllatti:reT damne .aussi faciilement ,et aussi sé- ;plaudir, hélas!. . . Et q,uiand i1 y ruit [)a,r,v mm ~on attention. . P.rés.enté sous cette forme habile - :\-!aître, Iui dit-il, - voici le .temtI>s d'll vèrement. C'est une aJPtpellaition infamante le venin du dénigrement est-il moins snl011 ,qui s'rupproc'he. Vo.is. les mar.oon,niers, verdissent; et i,J me semble que eiue CP,llede rnauvaise iangue; c'est dangereux:1 Il l'est .cent fois davan- latenrTrE>ment, gloire me fa.iit dies signes. Alijons ! l'h eut·e un stigmate. ta .ge. fll!Ivenue, je vais fai.re un tableau , Et pourtant. . . comlbien se surLe médisant, vou.s J.,e rencontrez - V.rai. ,qnre c'est le p1<i•rutem[)s ! fit le veillent t.. ,Combien mettent une partout: au sal,on, à la veillée, en poète. A.ussi, me d-isai "'iie, 1J.)OUJJ.'Q'UOj sont tlanc.Jes femmie-s die Pa.ris. si jolies ce ma· garde à leurs lèvres pour qu'il n'en voya ;ge, à la fontaine. . . , ,emps! Et il a bien des corde .s a son are: lil? Tout s'exipliqrue, ,si c'est le P1i11<!: sorte aucune parole qui :puisse faire m'en viais, ·a.vant ,la ·pToobatnc au1b . h1f du tort ou de la ipeine au iprochain 1 tantôt, il dévoile le,s défauts d 'aa, Je uru sOIIllllet. trni tantôt il le,s exagère et lui .prêta 111&rtele1' Que1le ,p aie que la détr~ct~on ! - Oud, majs , 1·ep;t'it le ,peintre , H fa,ndt·ait · Le phüos,o,phe groo d1sa:t: ,c La les 1pires intentions .. : il dim~ue lea un srutl!et... languti est ce qu'il y a de meilleur et éloges que l'on ·en dit, i:,u bien par - J'en :ai ,lll!l. - P:euit-0111, ,savoir? son silence il indique qu'il le·s désaipde rpire au monde. " 1 A toi. - Eo1n1<te j,e veux tout <lil'·l': tu Leis Saints Livres ,ont une ex.pres- pr,ouve ... Quelquefo~s c 'e1st au nom de la religion ,et de la vertu qu'il n·e~pa,s 'llll am1, - h1 ef< l 'Ami. ,Mon v~eux. « La sion ,plus belle et plus forte: so•ns ïes ,sept 1-etti·es .(1111m 'ot: « Bon· p;ém:t sur les vi,ces .qu'il ,prétend ren- C°Mt langue ,porite la vie et la mort! ,, bt>tl!l'11, qu;e .,j'œlignerai les qu,a,tonie ver ,d'e Par la 1parole, ,on peut opérer un contrer chez les autres ... mou sonnet. Il est •odieux dans tous les ca.sl bien cons idérable, faire œuvre de - Bonheurr! dit 1e !Peintre. !\Ion lp8U'Vll'8 rletl'X. ,c'es t drôle ,qrre 'Ull a.ies penSê à ,ce ,ehad,é et d'apost-0lat. ~et lià . .. 'ÛD oi.t •bilen q11e tu foui],]e,.~01a111S Mais -par la .parole aussi, on ,peut Conte de printemps les dictionnair-es. . . liai<s ,c'est é'"'al - j'.a t.:Ommettre le mal, accomplir l 'iniI dore l'imprévu: mon tablea,t11 a,m·a J,e même QU'ité faire œuvre malsaine et vile. titre q~1 e ton <S'oolnet. li ê.ta.iit 'll!ne fois ... Oh'! ces langues de médiisants: 'Mais Di.eu! qu'dl y a ~ongteIJl!Ps! En t'1 Et le peintre aJla a-cbeter ,de la toile; <et langues de vipères, dist illant le ve- te1uJp.<;-l'ii.l, dies sa.'V'ants d•ont 'l'Risvoire a °" le l)Oète œya1TJ,t,ce jou,r-là.. dem:: SO'llS, acnin ; dards eIIl!P'oisonnés, réipandan.t 1J:>'l!éles n.oms s'exMnuaient ~ur le ,problèmt 10it d'u 'J)'aip.i,er •rose. I'luis. s 'en ftwent loius ]a désolation, faisant saigner les de ~a uaV'jgation néJ.·ienne. Ca;r c'était ea, h'\'. vers ,le Bonh erur. '11'11 probième. On .n'iallatt J.J<a 1s de Li1lf Il cœur.s, s'attachant à fair-e oouler les core i\. '.\farseiille , lll:i .m:ême de Paris à Sa!DtComme clans to11tes les ,bi •stoires où j•] y larme.s. Ctoud en. •ballon dhi ·g,eiable; ,les omn!blll \l'll poè<te, le poète ,d\e morn ,b,itstoiTe étal:t Qui dira 1e,s blessures inguérissallnoweux. Et cormme ,bea;u ,cou!J) c1"aiu:h·es n'arvaiEmt · point ,encoTe d'l!liles, et l'~--~ b]es qu 'elle.s ,ont rproduites, les maux yens ]es iplJus ,ccmsklléra,bles ue dléda1:g>1..,_. tes. il Mait a,mm1,reuix ·die oonites les fem· [)as ,die ,ch<emi!ner •à la ,ma.nière !!llll!t.lque. Il , qud ne le l1ui J·enfütien t guère. iniélpara.bl,es qu 'elle1s ont caus,és. Eltle peintre aru,ssi était a,ruonreiux . l\lla.ls Oeuvre maudite que la médisance, ,moyen d,e ~ie11ns j 0.•m1bes. 0

1

êtait

saige, et n~aiimaj,t !J.)Oint encorolbrer

cœur. AUJSsi :n:'a;vla'\Jt·il qu'une 81Illie, et ectte amie .qu'il ·aiimaiit: d'a,mo,ur a,vait nom P/1qu,erette. Et .c'est ver., Pâ,querette qu'il s'en alla, :POTtant sa toHe. E l!: en en:tirant, i:l s'êoria trio nJa)h.alement: - Pâ.q,uierette! tu ne sais pas? Jie vais fnke 1m ta,blea:u ... - Pa.s ipossi,ble! dlit Pâ.qnerebte. - Si. re,pr;it-11, tout est ip0'6Sible, même ·<J 'Ue moi, peiin tre, j,e fa,s,s,e IU!Il tal;Jlea,u. J'a.i 1m beau S'lld·et, qru'e j'ai renco:ntriê auoc ,Oha:1lJIPS~El!y •sôes, s<0us 1-es ,mnrouniers: l'e Bonhernr. Mais .c'est Je füable à ,sym.boUaer, •le Boillh 1eu,r! SmLs·tn c=mernt ,c',est fait, toi. I'â 1q,uerette '/ Pâqu eret te mit un d·ojgt Tose sur ses l~ vres plni.s Toses , et songea. Pni<s: - Eco11te. dit~eue. C'est le ,Printemps. 1'-0'tl,s a1lons mettre 1'e1,ca,bea'l11sur la ta ,ble, sur l'esca ·beam ,. ,Sür, pa ,ret h1 monteras <lessu; Jes toits, D-Oil.lSverroo6 ne ciel. gra nd morceau die ciel. Et peuit-êh·e bl<en au.<;si q'U,'e nO'Us vm'oons des oiseaux. - et J)eut-êtr,e., qui saiit'/ dies arb.r,es! Tu feras le P1intetn1Ps: 1e ·Pri1DJt0llllPS !Il'eat·il tpas, pour toUJtes cJhooos, le i:;enou.v,eam d11rB0Illbeu 1r'/ ...

'SOU

=

III Ain,~i iPBr la Pâq'llerette, et a.insi turt fait . L',er.,c.a/J:Jlea1u !fuit su.r la trub1e et Je ipehll tre S'U1" l' esca ·beœu, Et ;p,a.r !,a ~ 1caa.·n.eéuroitie, il regan.•d;a [)omr voï.r s'il rveirrailt le ,Prtntemps ..• 1:11,rus il D,e vit ,qu'un gra,nd Iam beau, <l:e del, et ce ciel-l'à .n'était pas encore très ,bleu. Et itl vit ains•si quiellq.uies moi'D.ea1Uoc, mais le11[1Sipl!umes ~ta,i,en,t •encoire tof\lltes hé1•issées ,die !froid. Jilt, se ha"Uss~nt tpl'lllS 'haut ,encore , H esisaya de v0cir .des a'tlbres . Mala il nie vit ,q,ue le 'PTO!Priê~ake, <lia.us la coll!!', eu 1n,a in: die ipr€(l)arer Jes qui bta,n,C'ElS(]lu; terme d'avril. .A.lors, H descenjdâ t, u,n, peu d'êçu. d:e son léclhafafllldlage . Puis, il .rêva, le f ,ron,t d•Mls les mains. Et :Pâquerette en fut tout .affligée, et, teilJ(h,eme.ut, l'lli d,ern-anda: - Ami, tu es triste? PouTquoi? ,Et le son .die sa -voix était si d<l'llX, qu'H en eut le œrv,e,a1] iil1umi'll~ comm ,e si ile soiell d'a ,vtil et}t oolfin dê'clhiré Je nUJa·ge n.o,iir de ses soucis. ,Et i1 d'it: - O,ui, Pâ,queTette, je v.a:is faire le Prîn,bemips. ,ca~· :i.e Prinfu!Il(pS fait les S-Olllve.nire ll)lus .a.~licieuix, et le prése,n,t plus divin,. Le P.rintem1ps, c'est le B()ln/h1eu[· die tof\lltes cho· ses , de toutes vies. Je vais f.aiJ:e le Printemps, - mais tod, Pû .qnerette. t'l]J seras mon mod~le ...


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ce N° Le

Foyer

et le11 Cl1a,nps

.'le; ~

279 année

20 Avril 1908

64 lO!Il n'll[ ta1blea/UI.Mads ,c,ela !ll·'eurt a'lllCUŒl !11, cela, se mit ,convooJenit, ca,r t' Art ,peut aitten&.-e, étalli\ etlt dit lia chanson de immoTtel. .T<eainMAUBOURG. 1Ulll do'llX mmuit de mai . .&lors, l'enitb(Jlll~Sl!De du !IJ,ei,ntre tut imimense, - immense, ,ca,r (n,e l'ai-je point dlit), cet heureux pelnrore (;truit dlu Midi. Et il s'êCI"la: - Voilà. Je ifie11aile P.ri1D ,terrn(lJ,s, et le Le vase brisé PrinteJDll)S sera rtoi. Tes ye'UiXsout si c1airs Le v,ase oil ,me11rf cette verveine et si (Prolf0111<lis que j'y retro,U1V,erai toolt le D"IUD OOU[)d'é,venita·hl fiuit fêlé; '!l()lleH dies Plrilllltemps dAf"unts; et tai voix Le cm1p ·d'ilt' P,ef,fleruirex à. peine: réoonfortJe, ,et ton :r:i!I'e êvei11e comme IU!Il .ArniCUID bruit ne 'l'a Tévélê. éoho des ,garoiulil11'81Illtes rutinies . .Si tœ1 étroi:M.ais la légère meruTtri.sS'llire, te •main s'ruppuie à mon ié:pa'll,J.e,je son.geral Mordlant ,le cristal cibaqu,e joUŒ.", li. la grâce légère des pajpHlons 1bla.n.cs qu.t 'D''ll!Ile ma1,c-he i,ruvi.slhle et silre !IAnent drun:s ~es plaines. et ,si tu t'a,p!l)roLemitement en a fa.it le rtol\lT. c:hes tout prèe, tom :près, !l)(Jlll•r me œire que tu m' •aJmes, lt<m ba;~eine m'•a[lprenô.rra ce SO!Il eau f:l.'atc:he a f.uli •gourtte à gou rt.te, qu'est .la lbri•se ruux matins fies iPJ'lls dlouiX et Le suc des f1m1Ts s'est iltI)l\ldsé; les pÙUISparfuimlés . .• Personne en,cor,e ne s'en doute : iIV N'y tou,chez pas, il eist hl'ire. ·Et .Pà ·querette d!it: Je veuoc bi,en,. - Et le Souvent ainsi a.a:main q'IJl'o1n aime, ll)eirnlt ·re mllt œ toile en !Pl.a.ceSIU!l" le cihoevamet, ,Eff •leuTant l.e ·CŒU!r, le meurait; -et cihercha paTIDJi.ses co'llwellirS. .. Puis le cœw se fend de foi-même, n ·tra:vai,Ha; lon.gtem:ps, lon,gtem!PS, comLa fleuil" de ;,,oin, amour périt . hiDlllll!t dies gammes ,j;mpiiév•ues, essayant ToruoouT.s intJa,c,t aux y€'UOCdlll' mo1mle, d'inno1nrbra1bles tœiaJirt-ês. ,M'ais, à mes.uxe 1,1 sent croÏJtre et _pJieiu,rerto'llt bas qu'il ,c1herohait, ,sa main se diêcouilla,geait. et Sa blessure fine et ;pro.fOIIlide. SO'll' .front s'assom ibrisisait. Pâ.qule!l'lette a,vait Il est 'brisé n'y to'llooez pas. be:a1ll rire de tomes ses if.oroes, il ne t.rou• ' vaLt [)as la ,coulerur de ,son ri!r'e. Et P!lJque· X rette •a.,v,ait '1>e8JU1 im~e 11ajouie près de ~a Tout simplement . •. ·Sienne, bten [l}rès, tout :près, en muTml\lr.ant Ah! si voUlS .sa,viez ,comme on ;p,Leuire de to'lllte son l'.lime: J1e· t'aime ... Je t'aime ..• De v,i,v,re seuo. ,et sarns il'oyea.-, il n.e tro,urva,it pas ]a, ,coul= <lie so•n haile!ne. QuieliquefoiiS ·devant ma ,demeure A1oirs, idêsespéré, 1IDe foi,s enœre , il JaisV<J1t1Js passeriez. ENI! tomiber son lfront elllltre ses malins. Si vo~ts oov.iie2 ce q;ue f.a'ie n,a;ttre ,Et p1'auira. Druns l'âme triste un rprutrregaxd , ;Et q,uiand ,Pâquerette vit •ses faTIDes, elle V•ou,s ooga !l'deriez ma ifenêtre s'a,wrodba plus près encOlre, il'11iifit 'lln colCommie ,a,u. hasrurd. lier ,de ,ses mas et p1oo;ra a,vec }'Ill•• , ,Si vous saviez ,q'lrel ba=e 8JPJPO'l1:e A ce nromelllt-là, le poète, qrui :était amou.A.'lllcœuir l'a. ,présence d'un cœnir, reux cJie OO'llltesles fe,m,mes, ou!Vl'it la porte. Voll}S voœ assoiriez OO'lls ana JPO'l"lte - As-troi rfait ton ta:b1eau? id~t le (l)oète. Coimim,e 'll,n,e sœur. - As.1Ju fruit tom, sonnet? dit J.e rpeintre. 1Si VO'llS s.a,vnez ,qllle j,e v.ous aime, - No,n,! ·dilt le !Poète. Mon bonhe'Ulr ét,a.it ,S1lll"io'll ,t ,si VO'US saviez comim01llt, au !fond de ,bi,en, des y,eux ,q'll.i- m'.<mt .r.a'Vi ce Vorus 1ent>œri,ez ![)eult-être même ,mtaJtirn:.,Mais ~es yeux ont prusSé, ·et mon 1 To,urt; siimplemein t'. BonheUJr roussi ..• SULLY PRUDH0u.'1ME. - œ>tmoi dJt ile peintre en brui.sisaut douX cement les . yeux die 'Pâ'querette, mon BonLe péché obscun ;iit la .fo.i d'ai1J1snoR liiœl 1he11ir est si gra.nd qroril n 'ia pu ·tenir ,s'llil' la cr,mme les •bTO!UlÎlla.m 8 épais oibscuir,ctssent fi toilie... soleil à IIJ.OS yeux; illiOIUJS voyorn,s bien cio'II 'C'est à la suite d;e ces iévêniemientts que , est jo'll~·. m •alis iDOUlsne pouivoni, distin c't' II)rirntemp.s-lù, le !I)Oèœ n'écrivit [)Oifllltde l,e soleil. 'SODDilt, et que l'e [Pe1,ntre n'~1rvoy.a, wu Sa-

Et Pll!qru!eTette, en entendant

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