Lire 278 année
LE FOYER et les CHAMPS
feu, afin qu'elle sèehe et. que vo?s p1:1ssiez encore l'employer. Si le soulier n est pas encore complètement sec recommencez.
Contreles oors
Faire un cataplasme de mie de pain et de vinaigre fort (vinaigre et pain en
contact pendant 30 minutesJ: appliquer sur le cor en vous mettant au lit, ce remède donne des résultats surprenants.
Peinturepour plancher A la campagne, on a souvent des pJanc hers de sapin qu'on ne peut pas entretenir très propres, en les lavant tous les 8 ou 15 jours. Voici une peinture pour plancher qui donne un~ teint~ ~urable et peu salissante. On fait boudl1r de l'huile de lin puis on donne une première couche au plancher; quand cette couche est absolument sèche on en donn·e une seconde, puis une troisième, si on veut obtenir une teinte plus foncée, ajouter à l'huile en ébafütion des cend.res que l'on remue sur le feu pendant 10 minutes.
Î IJ•
froide, le lard, les oignons, l'ail, le persil, très peu de sel, du poivre, mettezsur le feu, quand l'eau bout retirez la casserole sur un feu doux, couvrez-la et laissez c\iire doucement pendant deux heures. Si le jus est trop a.bondant passez-les à la passoire, mettez-les daneune casserole aloutez le beurre, un peu de jus, mélangèz les, golÎ.tez si elles sont de bon goût et servez bien chaud.
le& Cha111p& te r
•
Avril 1908
•
~ e"t »~tmaire ~l5'1 ___ .........,
Bœuîen miroton
@lt{{ ~~l~J l! DE LA
Soeiétè valai~at)tJe d.édueation
0-'""--------------,.,
Saucetoma.te
L'Ecole primaire pages chacune, non suppléments de 8 à (soit du 1er Janvier
donne de 14 à 16 livraisons de 16 compris la couverture, et autant de· 16 pages pendant l'année ordinaire au 31 Décembre).
Chaque mois il est en outre apporté un supplément illustré de 8 pages intitulé : Le Foyer et les Champs.
Cuisine
1,,
ce
•
Couper en tranches peu épaisses un morceau de culotte de bœu1 cuite. Emincer des oignons, les faire revenir avec du beurre, saupoudrer avec une pincée de farine; mouiller avec du jus, du vin blanc, parfu.mer à l'arome Patrelle, mêler quelques champignons hltchés et une pincée de poivre. Cuirè quelques minutes, mêler les tranches · de bœuf. Fer-mu la casserole, faire mijoter vingt minutes sur· feu doux; dresser les tranches sur un plat en couronne; dégraisser la sauce.
Coupez des tomates en deux, enlevEz les pépins, mettez les tomates sur le feu Pour chasserlés souris pendant une demi-heure avec des tranBeaucoup de maisons sont envahies ches d'oignons, du sel et du persil. Pas· par ces vilaines bêtes,, qui f?nt tant de sez à la passoire. Ajoutez un roui et reravages. On vient de decouvrir un moyen , mettez quelques instant8' siur le feu. de leur rendre les habitations antipathiCroûtesdorées que~. Le1 souri11,parait-i~, ont horr~ur Coupez en tranches ou en quatre, de de l'huile de menthe, et il su[fit den petits pains au lait, rassis ou du pain dépmer dans les trous qu'ell'es ont choisis blanc; faites tremper peu de temps ces pour les faire fuir. tranches dans du lait, ou du vin blanc ou rouge, de sorte qu!elles soient ramollies ~ et gonflées, mais ne 11'émiettentpas. Passez-les ensuite dans un mélange · de sucre pilé et de cannelle pour qu'elles s'en revêtent bien, puis mettez-les dans la graisse L9nti1.lesà.la ménagère Il faut un Utre de lentilles de première chaude. Quand les croûtes 11ôntd'un beeu qualité, une livre de l~r~ de ~oitrine jaune doré, retirez-les de la friture et hien maigre, 2 gousses d ail, 2 01gnoDR, faites-les égoutter sur un tamis, près du 2 carottes un bouquet de persil, un de- _foyer pour qu'elles ne refroidi~sent pas. Dressez-les sur un •plat; saupoudrez de m\ quart · de bon beUl're, s~l, po~vre. Clioisissez de-belle3 lent1lles, epluchez- sucre pour -la façon et servez chaud. C'est un dessert de famille peu ctÛ· les enlevez les mauvaises et les petits c1:lloux lavoz-les à plusieurs eaux, ver- teux. Ces croûtes sont aussi très bonnes froi· se-z-lcs-dans ln passoire puis mettez-les dans une c,-..~qcrolo,avec nn litre d'eau des mais peu digèstes.
dans
/ (
Suisse
Prix d'abonnement : fr. 2.50 Union postale
fr. 3
Toat ee qui eoneerne la publlc;ation doit être adressé direetement à son gérant, M. P. PIGNAT, 1er seerétaire a;u Département de l'Instruetion publique, à Sion.
cerveau comme d'un tonneau où une liqueur fermente :
2
Sommah•e
de cette livraison
Conférencesd'instituteurs
A •pTo.po de la si~ua~ion du. :perDistrict d'Entt·e1nont , omie ; .enseignant ·primaire v.alaiS8J?.. La conférence de.s ins.tituteurs de - L'hy,giène du P,~rso~mel ·ense(gnan t (.suite). - L m st 1~ut~ur doit ce district aura lieu. à Liddes le mar. fai.r.e de nombreuses apipJ1_caüons . -:- di, 21 .avril 1:>rocham. -0La ·Classe en aiction. - Les .probleme à } 'école iprima.ire. Cho1x! ~or: Le sou de Géronde. recfon . - Le morceaux: cho1.s1-s a Œnvre scolaire de bienfaisance l'éco l,e. - Du .style. - Econ.om1e d~aiu,profit de l'Institut cantonal des mcstique. (De J'ordr ·e.) - fartie enfants sourds-m,uets déda1gno~s pratique: -Rédaictions: ,N:e_ (.Suite ùe la SO·USCTiptiO!D.) pa . la cui.sine. Çom12os:,t10n frança1ST-JE.A..· , Ec . llll. (27). Fr. 6,50. e. - Autre . uJets a develo ,P_ilrnr.ST -LEONARD. G . Ecole inl'. Fr. 3.
Variétés . -
Anecdotes scolaiHs.
A.GETTES . Ec. m . 1 (inst. 1,20), Fr. 10. AYEN'r. St-Romain. ·G. êc. irnf. (24) inst. fr. 3. Fr . 6. Sommaire dn Supplément, VERN.A.MIEGE. ~l. (28) ,i:n:St. 1,15. Fr. -!. 'Pensées de Carême. - ,Une ent_r,ee GRDUS-CA.'r. M. Za c b . Yfalbi!Lai'li. iust. de cardina.J. - Un suoce oratoire. F<r. 5. - ,Succès. - Ce ·qu'il ne tfaut'P!ls KENDA.Z. B3lsse-1'. G. (24). Fr. 3.70. Fey, M. (33). F ,r. 6,20 (:r c,om1p . .2 fr. , don :aisser lfr.e aux enfan t s. - Vanetes. .ch, ,pers . e•n.s.). -oBOVERNIER Valettes. Ec. {'Iles g,a1·ç . Traitements du personnel en- Jl'r. 550. sei~nement primaire. , . FULLY. Différente.: />~es. y comprii F r . 20,i5. iEn .séance du 27 rrnar- , le Con,se1l don d,e 4 ,fr. du ,p,ei-s. enseign. d'Etat a :pri-s connaissan"~ de la ,pe- Don pa-rt'. M:'!lrg. B1.·uchez-Canon , Fr. l. Châbles. G . (24), dnst. 1 fr. titi.on au personnel enseignant de- Ft·.B..A.GNIDS. 3,70. - F. (33) inst . .fr. 1. Fr. li,:.!O. mandant une am1lio_ration ?e. s~n SE-MBRA.NCHER. Ec. i1nf. F. (20) Fr, sort. Il l'a renvo.yee a son. DeparLc2. - Ec. su,p. F. (22). Fr. 3. ment de 1'lnstruction ,publique -poUT • VOLLEGElS. ViJU.se. 11. Env. 10 sousc. (iust. 1 ,fr.) Fr. 3.60. étude et rapport. . . Cour d.e IJ.'éJ). (ln9!. TROISTORRENTS. De son côté, ]a Oomm1ss1~11 ~.an3 fr.) Fr. 20,80. - Ec. G. (23) inst. 2 fr. Fr. tonalle de l' ens eignem ent ,pn1m~u·~, 7.60. - - Ec. G. (37) in.St. 1 fr. Fi'. 5,85. ,qui se réunira, de ~ouveau le 9 avnl Ec . F. (45) inst. 1 fr. Fr . l.4.35 (y coimpril it)roehain, a ,parm i ses tractand_a la 1 fr. 60 -de dons ;pairt.). - Chemex M. (401 même q.ue.stion à. son ordre du JOU T . inst. fr. 2. Fr. 7,10. -0La so11scription restE> O'DVert'e.
-0-
.
Sierre.
-
t
Mlle Françoise Guil. t
"'
.
"'
Les communes suivantes n'ont let. encore fourni jusqu'à ce m01;1ent •Le 17 mars -est décédéé ;pieu,semeJ'.!, aucune obole î))OUr J.e Sou de Geronici, M 11e Gumet, de Tr:eyvau; (]fn - de. sans ,narler d'autre nombreu~ bout1g), sœur d'fugenbd!tl, mstit~. es·pe·écoles d'un peu 1Jartout. N ot1-s t6ce de la 2me.école des f 1lles d.apms rons ,que jusqu 'à la fin d'avril tou· l'automne 1906. La défunte,. qm pos- tes les ,classes 1qui Il 'ont 1pa.s enc~re eédait le brevet fri!bour ,geo1s de~ ~~ f'·gur .é auront envoyé ]eur souscl'lppac:té, était une maîtresse aipiprernee fü>n. si modeste .fût-elle. Nous 8î" et aimée. rions con.fus ,pour elles de le vo
~o
6
SÎON/lr 6
Avril 190~
L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA
SOCIBTBVALAISillO
D'IDUCATIOII
A. propos de la ~situation do- personnel ensêfgnant pri-
Dans une ,premiè ·re r.érunion tenue à Charrat et d.ans une .seconde à Martiœn y -Bo ur g, •où ,étaie nt rap,r~maire valai&a.D · :Sentési=,lesdivers di.striicts de }a P,ar. .tie f.ran~aiise du Canto ~. ~~s, m~ti.tuNous · r ecevon s r communicâtiop, 1'insérer de' la. .vétitiioil qui teurs ·presents ont e:xipr11n~e , ,a 1 una~ 'être afue.ssée à cé sujet à·M. · nim ité, !es desider ,ata 1s,u.1yants lè Conseiller d "Etat Burgene:r, cb:elf n_e·~araitront tP,l3:S e:x.age1.~s. ~u t.ou~ Ju Dé1:>ar t ement de l 'Instruct10n pu- -si 1 on v-eut ie~~r enfl!} _a l mstitu . - t teur hl1qne. 1,_ l une oondit10n matene lle ·oonve-
tfe~a
Monsiewr:.ile Conseiller d'Etat, )falgré l'amélioration très sens ibleaipiportée à l:a situation matérie llt>des in stituteurs 'Vala.i:sans rpar la loi-dUJ2,6 ma .i 1902, et ma'lg1·.é les avantages très .réels, quoiq ue bien modeste:s, que fou r assure la iiécente C'a.œse de retra ite .&tablie en l,eur faveur, tout esprit non ipr,évenu doit rE'com :û tre que la 1p oisition du per ·ounel rnse ignant primaire reste trop , µrécairë. C 'e.st ,ipourquoi les insti:tu-teurs, dont les ' noms ,sont indiqués danscette pièoe - tout en remerciant le Chef dévoué du Département de !'Instru c.tion puibliqu.e ipornr le.s e.f!orts {JOnstants et généreux qu'il a. déployés de1pui.s :s,on entrée au OonSt-ild'Efot jUJSqu'1àce jour, .rufin d'amélio,r,er ile'Ulr sort, - prennent }a trèsres,pectm-euse liberté de lui adresser une nouvelle .pétition et le prient de bien vouloir user de S'On nfluent c'r:édit au 1p:rès du Consei l d'Etat et du Grand ,Conse il 1pour que tte requête ·re~oive une -solution ora:ble.
qm
I
nau e. 11 est cle'lllanèLé:
a) q•n·e le tra it em en t (l'es iu stir.uteurs soil an miu imun n cl,e 130 fran cs '.Par mois !POlll'
le.~ j pr emière s mi né es d e sen ice cl:.uus !,e C au ,to-rr. e t de 150 fr. [)a ,r illlOi · pour àes 4 .a,nTI,ées sui ,v·a.ntes, avec , -ensuite , major a.ti,om cte 10 f,r. ;pur
mDls <tolJls J~s 4
ans ;, lt•s tr a itf'llle nt s P<>'m·Jes coU'r. d:aLh1!He· ·oie ut . aiu c01l!rs de r~tit ion, de l:'iO f r . a11 n1in im'llll)) p 01n· plus <l e 15 '6\è,·.es. cll:l 120 fr . œa,ns l.e ca,s -comtra!Îlre et 1aTatoi~·c œu ü e 80 .fr. [JO·n 'r le co•u1r,s!PI·é1 Tec1,utl~menit; c) q,u e Je tira:ibemeu,f < le s iuslüu 1tr·ices soit ,n1gm1e11tü d;a,us les m ê 1ues ,prop()'l'•tions; <ll q ue .!~ · iiJvtih1tenTs >t }es institntrj-cef: , q,u.i ·rlo iv,en f se ·diépla ,cer . !PO'l'lll'en seigner, soien l {>q,uit ,a1.ùe,rn ent iilde mllllisés; ej .que Je 1n!aite,ment ,sodt ·ve r sé 3.lll1 ![)el'SOill· ne!! ,e.n,seif,'111 ,ant à la fin _die .cha,que mois. lJ) qu e
Domm e ·principaux arguments qui mil itent en fav. eur de la. légit imité de nos r·e>vendicationis, nous !}Jourorions•·mettre ·en lig'lle •le ren ch éirissement extra.o rdina ire de 1a vi e et , de .fait, la riémunéirat ion plus g,rande accordé e à tous les travailleurs; la prolongation de la durée de 1'IEeole
83 :n-ornui.Ie·; 1',au.gmentation des he,ur,es journal ipéda.g10,gi,que, 'lirvres, confére n ces, frais de déplacement, etc., de; das:ses, a.u ,c,o·urs de répétition; 1'ex,tens:on des 1prograromes; Jes in- etc.; même .aivec des prodiges d'éco comp.atibi 1ités 1pr,év11es à l'art. 90 de noonie et de s'Obriété, le déficit est notre nou velle loi scola ire ; }es déser- i.n&vitable. Nous en convenons, notre IJ.ll ission tions n0111Jbreuseis,fort sugge stives et inquiétantes mBme, qui se pr,odui- e·st lme mi:Ssion de dévouement et sent dans le cor,p,s \lnsei:gnant; et d ~abnégation et pourtant, rp·ais plus ,surtout, l 'réloquent contr.aste qui qrne nul autre, l'instituteur ne tJeut existe ,entre le traitement aduel de vivre d 'albné.gation et de dévoue J 'ins t ituteur vaQaisan et ,celui de ses ment; le matin, avant de se mettre •colilègues d'autre s cantons, dont les à -l'œuvre et J.e ,soir, a!Près s'êti~e éreS:Sour ces financières ne sont ce- p,oumonné, ,six heures du:rant, a.u nnipendant ipas dans 'lllne·sifuation mei 1- Leu d'une atmoS;pJ:ière m~hitique. iJ iJ.ui faut <les aliments ,plus solides leure que ceUe du Valais. Mais qu'il nous suffise de mettre en relief le s 'iJ_rveut ré·paTer ses forces et rpou:voir re,prendre, le jour sruivant, frais motif ,suivant: Il ,e,st difficile, en dehors d run sen- et vaillant, sa 1p,énible tâche qui ne tiJ.n,ent d'abnégation ,patriof ûque ex- .se limite .pas a,11fabeur de 1la; jo urtra.ordina.ire ., évidemment rare, et née; aj ,outez à ce dernier .Jes ieorre{'d'm1e v.o:c.ation irrésist~ble, ,qui n'e ,st tions des devoirs, le,s :pr~paration.-· pas très fr&qu,ente, d'exe rcer avec né/cessa.ires, la tenue des r,egistres de di,gmité, de fair ·e ,respeiooor de.s au- clas,s.e, les oours d'adultes, le tr-avail personnel indispensa'ble 1pour renou tres et d'aimer soi-même une profession, digne entre toutes cejp•en- v-eler ,sa ,provi -sion d'idées et sa ford,ant, et méritant :plus IP:eut-être qu'. ce morale; fout :cela, on l 'av,ouera 1 a:uieune :autre res[Ject ,et a:mour, si 0onstitue une he:so,gne- accablante à cette ,p,rorfession ne nourrit (pas son laiqueJle plusieurs ·ont dé,j1à succombé. homm e - Le nourrit-,el~e 7 1Et .puis ·, où est 'la sécurité du lenN'insistons pas sur Je dérisoire dema in~ L'instituteur n'est-il ;pas, traitement de 345 fr. a.lloué· à 1'instituiteur dêbutant, insuffisant même ]ui et ~es ,siens, à la merci d'une maladie ou d '·un aœident , condampour :.sa 1pension, mais bien :propre, né qu 'i1 est à l 'impl'évoyance ,pal par eontre, à 1e d~oûter de l 'enseignement dès 1so11entr.ée danis la car- l 'impo ss~bilité où il ,se trouve de réar ière et à lui fair,e chercher ail1eurs liser quelquf'.,s .petites .épar.gnes 1 Non, il n'est aJ•a.slogi 1que ,que ,le un emploi plus rém unérateur; rprenons 1'institu,teur muni de son bre- ,pays marchande 1pfo1slonJgtemps le 1pain matériel à cet hUJmble ouvrier vet déifinit if. marié et ,chef de famille, e.t nous v·errons qu'avec ses 90 fr. de 1a ,pensiée et du cœur, gui, jusqu: i-ci n'a marchandé ni ,son temps, ru par mois, s'il n'a d 'a_:utres.ressources, il est encore ,plus a ,plamdre que -son zèle, ni ses for~es pour disti:ison ,oollè:gue dé'butant. :Comment, en . ibuer aux <iouches ,porpUJlai.resle .pain effet, avec 3 fr. ;par jour, 1)0UII'VOir de l'instruction et de l 'éducati,on et à l'entreti en d'une famille ,et subve- qui a été le factreur princ1pa,l - nous nir ,aux diver :se,s d,~penses ,que né- pouvons le dire sans passer pour cessite l 'exerc:i:ce professionnel, tel- des ,prétentieux - du raJJJg honoranotrr -les qu.e cotisation à la Caisse de re - b:e qu,'00cupe a.uj,ourd'hui cher Canton dans la statistique fétraite a.bonnement ,à 1'un ou ] 'autre 1
1
l
déta}e. Une telle .situatiion n'est !Pluis µermise · et si e'1le devait 1se 1prolono·er, c1Je finirait certainement :pa.r lasser et même aigrir les ;plus µatients et •les '))'lus Tésignés. }[.ais ,à quoi bon insister da.vanta.~ ge, ,pr ,of.ondémient conv:aincus que nos légitimes doléances sero nt enfin écoutée . rous savons que les sympath ies du distingué Chef du J)épaTtement de l 'Tnstruction 1p11iblique nous ,sont ao'quises,; nous ne doutons vas non :plus de la biemreillante sollicitude des autre-s membres du Oo·-eil d'Etat là notre ég,ard; Messieurs Je Députés du: Gra.nd ,Conseil ver ront, à lieur tour, dans l'amé.Jiora.tion du .sort des instituteur ,s, une œu \'l'e éminemme nt juste, 1p,atriohque au iPremier chef, d'une ,connexion très étroite avec les intér,êts du pays et à l,a·quel1e ils s'empresseront, nous en avons le forme espofr, de donner tlans'Un avenir très prochain, une -solution ,qui iga.tisf era ,pleinement les ,wux équitaibles que le rpersonnel enseignant ·e'Xlprime aujourd'hui. Réconfo.rtéis p:ar .cette !J_'.rnns:ée, n,ous n!g,a.rdon,s en avant a:vec confia nce 1 t nous- rpromettons, par amorur de uoti,e ,cher Canton, .pa .r ég.ard pou.r notre dw.oué Ohef du ·D~arternent et pour l 'lhonneur du cor,ps ernsei~nan.t primaire, de rester, comme r.,ar le ,pa,ssé, 1le,s, dig:nes éducateurs ile la jeunesse va laisanne. iDai.gnez agréer, etc. ,Saxon, le 9 rrn:a.rs1908. du :Cou:rùœ, Le ,p1"1é-sident' Thomas Pro sp er. Le ,secrétaire ad hoc, Tissières Henri . ._ '
.. .
L'hygiène da personnel enseignant (Suite.)
L'importance
<le 'l 'e:x:amen médi-
cal pnétliunin:aire étant bien reconnue, sü 1p.posoil'.1s maintenant que nous nous t.rouv,ons en 1pr0sence d'un 1:i:iernonnel · enseignant. dans de!S1 ,conditions de :santé autssi norma.1e.s ,que ipossi.bie et voyons en ,quoi des rpirinci.~s et des règles d '.hygiène l'intéressent rpfos spécialement. Si ,a·streignante ,que lSOit la ip:ro.fessioo d'instituteur ,ou de p1,ofosseur ,elle ne o:iaraît, -ce.pendant, rpas.constituer ,par elle-même une vocation ipar.ticulièrement dangereuse .pour ]a SRnté. Dan,s Je mémoire q,u'ils ont !préenté alli Oongràs de N uremiberg, les ra,ppo,rtewr.s •anrV'en t à la conclu-sion que le,s rmaîtres, - les maîtresses ne sont pa ,s, 1prises ici en co1JJJs idération 1 - ont un tauxde mortalité favorable et que la 1profession d 'institut eur, - r.é:senve faite ipour la tuberculose, les· ma'.ladies ,mentales et 1a neurasthénie, - fait pa ,rtie des profe~ion s saine .s. Les tables de morta.füé ,sur lesquellc-s se ,baisent •le.s compa:gnies d 'assu,s -rance 1pottr le calcllil de leur,s ri1s,qu,e do11m ,ent, ·en général, un ,bon ,rang au 1per ,sonnel enseignant. Toutefois, comme il n'y a en riéalité •qu'un · D'ombre relativement restr ,eint d'instituteurs et iprofesseurs qui ,s 'assurnnt et que les ;personnes du sexe :flémininle font dans une proportion minime, ,on n'a Ià qu'un élément incomplet d'inf.orimation et les conclusions a uxqueU e.s on est arrivé .in:squ'à 1pré.scnt constituent :p lutôt un e ·présomption qu'une -preuve. Il en est de même des oon0lusions que des anéde~ins ont voulru tirer de leur pr,abque, 1es enquêtes :auxquelles ils s,e •sont livrés emil:rrassant un ra.?on g1énéralement 1p,ar trop r-e,st~·emt et seUJle1m;ent:certaines cat,&gon es du ,persoonel eruseignant. Il convie nt. _d'ailleurs, de faire remarquer qu '•aUJ1point de 'VUe scolai1
1
85
84 re 1a question ide l,a. mortalité du 1 di,quer semble dé:pa1Ss•er ce que 1'on personnel ensei1gnant e,st moins im- est en droit d '.attendre. A quoi :faut-i l l'.attr ihued \portante ;peut -,être que 'Celle, de la mor,bidité. · Multi,ple.s sont le.s <iaus,es qui ipeu. Dans d'autres ,profe.ssions ,un 1u- vent détenminer des aiffections mord::Vidu rpeut être va létudin ~ire ou bides de œtte nature. Shmalons: 1. L es défectuosités de certains lomêm e sérieusement .atteint dans 1sa caux et les maiwaises condition:; oit ,obligé d'inter~ santé, .sans ,qu '>Ïl\\'l rompre absolument ,son travail. Il en d'habitation. Il est ,à peine be,soin de raip1peler fait moinis, touj ,our,s moins jusqu'à épuis,ement comrp,let de ,ses for ces·. :iici ~'i~fluence déhi litBpte que il'afr Lui-même oui ,ses pr ·oche.s ,seuls en confm e des sal les d'ecole surioeup1ées et tmal ventüées ~yeut exerce r souif.frent. L'école, elle, !Ile •saurait s1:1pporte r une d~minution de t.r:avail sm · Je maître ,aussi bien que sur 1',é. au détriment de touite ime cla:sse. lève, et le rôle que le mauvais iétat L 'inistitut€ur haibituelleanent ma:la.de des planchers et iJe balayage à ,ser devient une impossiibi iité; il devient . !peuvent jouer dans J'ext ,ension de la tuberculose. même 1m danger J.or,squ':ilest atteint Au point de 1vue de }a sa'llté la d'une ma1adie ·contag ieUJse ieo1n11111e du per.so~el ense ignal!lt l 'a,mém.ageiphtisie, 1pa:r exemple. ' Il convient donc, comme nous l'a- ment raüonnel et le bon entretien <leslocaux soo'laires ont don" ileur im. vons fait sentir .déj ,à, que 1J.es autorités isoolair -es ,se -préoc;;ulf}ent des con- ,portance. En outre, on se .rend co·mpte de ditions 'hy.giénique.s dans Jesquelles oue 1a se trouve le cor,ps enseignant qu 'el- plus . en plUJS aujourd'hui les ·emploient , et qu 'eBes usent de question d'un logerrnent ,salubre est toUJs J,es moryens :prophylactioues à une des premtères à ré,s,oudre 1pO'Ull' ·leur diS'Pûsition ·pour .prév,enir les ,assure ,r 1a 'v~gueur du ,coups chez l'habitant. Or, il est certain ,qu'en ma.ladies dont les rmaîtr.eis ipeuvent beaucoup d'endro its, tant à la ville être -plus !P•articulièr.€JID€ntmenacés. en Si, 1à en c,roir,e les travaux ,publiés q~'à la c,amJprogne,l'instituteuir ra 1-s 0 01 de 1a modicité de ,se. res~our8 jusqu'à 1pr ,ésent ,suir ·La rmatièni. il ne semble ,p,as y avoir de maladies •.8/P'é - -ce-s,J1 'est ipas :logJédans les conditions eiaJes inhérentes à la profession de voulues de sa:lulbrité. N OUJSavions i<'i l 'ense:i,gneimen t, i'l ,en ,est, ce1pe11dant, ·en ,vue non :pas le. ,célibata:iire qui qui ,se ,produisent et 1se déveolo·prpent pe~t a i1~ément ch~nger de chambn . dms ce milieu ,av,ec une fr,éiqueI11ce m!11,s bi.en le maitre chargé de fa( A suivre.) dont il importe de rechercher les cau- mrlle. ses. Ce oont ,princi'Pa .lement: l,a phti . sie, 'les maladies des ipremières voies doit faire ,re.gpir.atoires, la neui:.asfillénie et le.s L'instituteur de nombreuse8 appllcationl maladi ·es mentales, <iell,es-ci ,nlutôt chez les 1person:neisdu sexe. Plusieurs statiisüque ,s tendent, ,en effet ià dé1Savo~r ne !sutffit rpas; au ,savoir, ri montrer que, tandis que le taux de faut. umr . le ·pouvoir. A ['intelJiaence b la mortalité en général est ,peu éle- qm pense et qui comprend à la fan· vé dans le co:nps enseignant, la mo- gue qui ·,parle, il faut uni~ Ja, main yenne des cas ·que nous ,venons d 'in- qui agit. T,e] est le but q!Ue Corné1
nius poursuit dans l'éducation.. Ce u 'e.st ,donc ,pas touit de donner de,s conn aissances à l'enfant, il faut ] 'amener~ en faire de nombreuses atpplications. .Le premier avantage de ces a,pplica tions ,est <le mettr ·e en lumioTe les notions enseign.ée.s, et ainsi, d 'aider au traiv.ail d e la mémoire. 1Si les a,piplic.ations ,réunissent 1c,e rtaines conditions que nous ·énumérerons ·plus Loin, il '!élève est astreint à se rappel er les noüons ense1ignées, ià reconnaîtr e ,ceiJ.lesd'entre elles dire-0tement appli.caib1es au cal':iqui ['oœupe, à en .faire un em,iploi intelligent. Cette remémoration nécessa ire fix e les matièr-es étudiées, tandi1S que Je , ,qu'il en fait foi en choix et l 'uSla[g'e facilite à nmuv,eau la c9m!µrélhension. L'int er:vention iénerg1que du jugement, du ,raisonnetment et de la vo'.onmén'est ,pa,s le mo ,indre avantage des a.ppliications qui ,provoquent ain~i un exe1:reice lf.&cond dos facultés H1.périeures. Si Jes arpplications ,sont :flaites a. vec exactitude, :c'est que l'enrfant a bien compris; ,c'est ,que son intellig·eillcca saisi nettement ;les idé .es et les rapports ex1stant entre el'les. Leur utiJité ,praiJi.qu.e lui ,sera démontrée par ] 'usage qu'il en fajt; ootte dfunons traüon lui mspirera le goût de ] '.étude tout en ·lui donn:ant cons1•1enc e de sa force, ieh,o,ses,éfgaJlement Hil/PO II'tantes. En effet, ]e goût de l '·étnde est la :pr ,emiè ,re ·Condition de toute f orma.tion intelle.ctueJJe · sans lui, l 'enifa.nt ,passer.a des annêe.s sur 1es ~ancs _de 1'-écoile,·sal})s 1 pr-od:it pour ~Olll mtelihgence ,et (Pllus tard il n' ,aura nnl souci de co~tinuier 1'~uvre de ~on éducation à 1peine ébauchée. En <l?nnarutde l'énergie à sa ·vofonté, o'll develo.pp,e son es·prit d 'intiative on ' fou,rmt. l 'aeca,sion' de fair,e preuve de pe rso nnalité. Ces deux dernières <'onsidérations devraient suffire , en .
rnison de leur importance, ipour engager tout inst ituteur à exiger de ,se,s ,élèves de normbreuseis· a.ptplications. Il ne faut ,pas oubilier quie « ce ,que fa it le maître n'est rien; ce que 1'élève fait c'est tout"· C haque leçon .sera .donc suivie d'une application orale rprép,a.rant l '.apiph1ation écrite. Le but de la ,première est de -contrôler d:ûrectemenrt à l' efficacité de '1a leçon, d'attirer nou v eau l'attention <le l'enfant sur la notion ens-eignée, de développer ae ju ,gemenit et Ie raisonnement; 1'ap1plication 01·ale, constitue, en outre, un exŒllent exe1"eÎce d 'él,ocution. ,L'a,pplication écrite a. ll!ll autre avantage: laissant l'élève .seu,l aux 1Prise,sa,vec la dif,fi.cu:ltié,,eJle concourt da:vantage à sa formation ,inteUectuelJe et nwrale. Le ·plus souvenlt, elle doit a;voir été ,p:répar,ée rpar la preimJi.ère, non p,as au rpoint d'en écarter toute di;fficulté, mais slllffi,samment pour la rendre ;po~Îib'le. Au ·surrp us ces deux a,pphcations ne doivent fP·a<sêtr ,e identiques.
Les applications en pédagogie Les a,p,plications doiv ,ent isatis.faire aux ,conditirollls suiivantes: a) Elles doi'vent être dir,e·ctes, c' ·est..:à-dire ad~quates à fa leçon. En e.ffet, saru; cette conditi on, leur but .princ~pal qui est de mettre en pratique ,Ja matière enisei1gnée ne serait pa,s atteint. , b) , El~es do_ivent être prati,ql!es, c est-a-du ,e :prises dan,s ~e domame dr la vie ;réelle. [)ieu merci! il est assez de ,chose~ uti les ià faire exécuter aux enfants sans ,perdre un tem1ps précieux !à des exercices d 'une, utiJité contestable. Ges J.ongw~s operation;s sur des nombres fantasti!analyses grammaticales inques, 1ce1s teiiminab1es, ces ,conjuga.isons sans fin n'ont aucune vaJleur: leur moindre incolllV'énient est le gaspillage
\ 86
.J7
d'un teilliP,S,qui ,pourrrait ,êfr.e bea.u- doi;vent r,écJ.aimer ensuit€ urue sœnm.e pJus enc~re rpour qu'on y ébauohe n~ètr.e. _Tl.v,eut ,gagn ·er 48 .fr. Complus 1considé:rable de travail; mais ill corup mieux ,employié . la formahon de leur e~prit et de leur lnen d01t-l'l revendre la toi1e1 ,Serv;ons-nous d'exempJe,s jpour ne faut jamai s .pas er à un .autre ,raractère. et qu'iqs puissent -entrer Vo'ici COIDJID:ent il doit être raison1:,r~ci,ser da'V.antage nos vues sur ce genre c1~a1pp1ic.ation a:vant ique ~eb c~_a'.Il~ l,a 1;e avec une 1plus grande fa- n~, à notre avis : On demande icomenf.ant5 ne soient aptes à bien fa.ire pornt. c;11te.1:s .,adapter à la cond.iüon qui b1~n le ma.rchand doit revendre la En ,a 1r.itbmétique, nous voudrions Je précédent. . s 01ff1 _1ra a eu~ . - Da,ns ce but tout toile pour ga 1gï1er 48 fr. Il doit la Voici, nous OJ,araîtJil, l'ordre à tiouvent voir les élèves aiwelés à e.xer:cwe ,scol1air·e devrait être ~onsi re v,en.dr.e. ce qu '·elle ,lu.j a ,coûté + 48 ;PtPlications: clresser des lill!éhnoü •es, à .faire des s uivre dans les -El déré _à la •fois au rpoint de vue in·s 1. Copie, 1puis r·e.production. Ces comptes, à calc uler U·e·prix de revient trn cüf ,et au voint de rvue <éducatif. !r , Le ·prix d '~hat du mètre de toile •etant de 8 fr., la toile lui a coûté aude certains ,produits, le bénoéfioo don - exerci,ces n'exigient que ~'attention , \l!PiJ?~Sonsque j e veujille a:pprendre né 1pa,1· un e vente. Nous v,oudri ,ons et ila mémoire. 1 anx :eleves 1'a e<;ord de 1'adject itf avec · tant de foi,s 8 fr QU 'i] y a de mètres ,c'est-:à-dire 8 fr. ·~ 36 = 288 fr. Ré~ 2. Exerc 'ice,s d 'irnitat ,~ou qui fon t ~·es v-oir se ,servant des d.iiff.érentes l nom. J'eX1pl1,que et ·je montre par 1ponse: Poul' g-.agner 48 fr . le maraipipel à l'imagination. mesm ~e : calcu'1.a:nt la surJaice d'un des -e:x:emple,s qu,e l 'attri-but forme ::3. Exerci ,ces de transformati on jardin, :évaluant le volume d'un mwr, awec Je nom un C'Oimposé'binaire dont chand doit donc r,eve1J1drela toi1,e .288 fr. 48 fr. = 336 fr. ·eff ectuer des paiements fi.ct.û<S,meexig•eant de 1'ima O'ination ·et du l 'mJ des <é' léments ne peut varier On ·pourTait mu ltiip]i€r les exemg,oût. . ·urant le [i,quide contenu dans un gans entramer la variation de l'ancipient quelconque ,p esant des ob4. J u st ification raisonnée deman. t,i:·e. (~t à, ce 1p.ropo1S.pourquo i étu - ples et montrer chaque fois ,qu'un jets de toute nature, et toujours, rni- da.nt 6U!rtout du jugement et du rai. ~1er sep.a1)~m~11tle ~<>m ,et l ~adje0- ·exercice bien ,ente ndu 1peut 'et doit s.onnant leur mani.èr,e de .fa.ire. sonnement. J18 a.git de fa 1re aecorder un comprendre une ,par tie instructiv:e hf En ifrançaiis, nous pr&érerions ré5. Exer,ciŒ::; d 'inv€ntion, but fi. adJectif avec rplusieurs noms je ne etun~ partie éducative, cette der clamer d'eux de,s rédactions ·usuelnall de l'enseignement exerçant à la me..contente pa,s de dü.-,equ e lemas- n: ere ·etant ]a iPlus iim.100Ttante A 1;1es '·~ccuper ,que d 'instrufre, on les, telles que lettres flamilière,s et fois, la mémoire, 1'im~gin.ation et le cu!.lm~ la 'Pl'Îmité sur ·le féminin et ju ,g-ement. d '.affa ires, que d'exiger des disserd 'e.xiphq,uer ce ·que ,cela s; o•n.ifie J·e ne fait ~el'e que meubler la mémoi re, ~t on ,sait ce qui reste dan,s ]es ' tations oi1seuses, des de,scr~ptions de Il va de 8üi que tontes les 1:,;pé cia100:1 t re, s1. l'"age, de,s enfants::, le perchoses qu'ils n'ont point vues. ·De Jité.s ne permettent pas l 'eimploi de met, q uie ~ette reg-le du lan,giao·e est c~·prits aue1aue.s années a nrès la : sorquelle utfüté ,pra.tique ,peut ,être la tous l e,s .~;enres d'a ;ppli,cation; l'insJa tr.adu:ct.J.ond'un fait ,social, '1~pré- t,e de J'école! 0 'est alors qu'il n'est descri,ption d'un vo lca n ,en 'éruption 7 t ituteur doit ,cihoi1sü·les plus ,cornve. tlOmm~~ce de il 'homme .sur:la f em- na ,s .tres 1?aradoxan de ,s·outenir ,aue leJl .1ouTners les ,plus 1profita1bles au (Nous avons tr·ouvé ee devo ir dans na!bles, ·en tenant com.'Pte du dévemc. .J a.ioute 1que les règles ne sont develQip ,pement inte llectuel des, enun -cahier d'écolier.) Outre ,que la l.oppe1ment intelle ,ctueil de ses élève~ µa,s. 1p111mableset ,que le jour où l' éfants sont ·ceHes qu 'His 1p.as,sent,à aipr,éparation d'un tel exercice est très et de leur besoin de va .riété dans le~ o·ahté de il~homme et de la femme d;fficile, il ne laisse dans l' es1prit au- occuptations. ~era définitivement moc1amé,e le der leurs Parents, à fouer, à dé'olocune noti ,on •bien utile. langage r·eflètera 1peut-être m1,s,s'ice yer s,JJontanément et Uifbreim1ent1€ur tro .p iplein d'éner,2:ie. !J ne faudrait î.L'enseignement de l'agriculture c-hanigement. La ClaHe en action .fournit parüculièrement de belles Je P,l'ends un autre ,exemp le. 'Pas, en effet, a:voir Je féfü?l:t,sme de oeca.si·O'ns de faire des airrohca1fons Beaucou~ de maît~es ~e vis ·ent, .par nos exerc ices ,scolaires et 1se fürorer Qu'en dehor~ d'eux il n'y a [JJ;s de pratiques. ,0 '€st au jardin, de l'école On considère trQp soUJ'Ventencore les 1~1:071em;es,.qu '1;.t,faHe appliquer eultuye noss1ible. L'exi ,stence extraque l'enfant doit prouver qu 'j{l a le.s exe rcices scolaires comme ayant. 1mere?:~e d ariJh1:netique, une nofon s·colaire de,s enfa,nts nou,s aro,,..,,o rte un ,c,ompri,s; ,c'est là qu'il doit ai]JIPÜ- entièrement leuT fin en eux-même,: d(• sysrem~ metnque, à faire faire conc.ours or.écieux. Dam; les petits quer ce .qu'il a a1ppris. · c'est ·Ce (]Ui a fait dire •<J.Ueles dic~es 01Perahons. Un :problème devrait <De même, les noti,on s d ~économie tées et les ,problèmes avment ,été inetre avant tout un exerciice de ra ison - t.ravaux dœnest~~ues, dian,s les jeux, domestique ense i,g-nées aux rfirlleisdoi- ventés l}Our assurer le 1pa:i:ndes ,pro~ement. Il ,s 'a~;it de bien vo=r ce que dan~ les occuuat :,ons en ·alOOaren:ce vent trouiver leur :/lip,plication, autant fe.s.scurs. Oe'1a ·provient de ce· qu'on 1on demande, d'e:xaiminer attentive - fos :P~ll'S nué-riles, -les i:1nfant,s a1n1nliQU'e '}Jossib]e, dans la. cuisine de 1'insne sait iJJas ,s 'a!bstra.ire de sa modes:1ent ce qui, est. connu, de rposer l 'é- 0)1en~ l'attention, ija ré.f1exion. J'ima. ~"nation, le jug-ement et le raisonnetitutrice, ipui,s dans la ,cuisirne de la. te science livre s,que et se mettre réJUahop et d arnrver pro,gre,s,sivement fam]le de O',élève. solum ent en fa.ce de.s réalités. la ~eponse ·en ipartaint de ce qui est ·:nen~ dont ils ,sont ,capables. Comme ils s Y adonn.ent de t-oute Jeur âme ·c ) EHes doivent être g;radrnée,s. Ici. Ponriqudi eniV'OÎe-t-'OlJles enfants à /~e et _en pa,ssant .par les intennécomme en tout dans l'œurvre de l'é- ll'é~ple1 1Sans doute .pour qu'i1s y aç· a1res md1s,pensa.bles. - Soit ce CP, S?nt -nour eux d'excellents exer<ci~ Cf's mtellectuels. ,souven t rpJus ·profic1urc ation, H faut ,suivre une marche qmerent les, ,connaissances a,ccessl· 1Jro~1èmetrès simp le: Un marchand f.a:~les ctue tel exercî,ce sco1air ,e malente, Les ex,e1,ci,ces 1facille,s au début, bles à des élè'Ves cle leur âge, mai:achete 36 mètres de toile à 8 fr. le chinal 1C'est 1pour cela ·qu'il n'est
+
:re -
n·~
1
•••••
â
1
88
89 .
tion, ià un t r avail de recherches iparfois assez lonJgue1s ·et ,à qui i1s deman. den t souv ent une certaine ing,éniosité indiép,endante des connaissance: théoriques . Ils sont as.su:r,ément le meill eür moyen que nous a.yonis à rr'écol·e 1primairn ,pour 1a 1culture du raisionne ment. Le,s ,élèves sont oblig-és d ',effectuer une ·série de ti1amfo1~mations int e,r médiair e.s pour aller de l 'énonoé à la ,réponse, et ee trava il ,se fait siu des donnée ,s 1Prééses qu 'ils ont ,s,ous 'le,s yeux. Rien n '·est plus !prnpre ià commun ique r à leu r inteJlig-ence ,cette netteté , ,cette .rectitud e, cette 'Préci,sion qu'il s ,porteront ensuite dans leurn iàutres Bhdes. Un ,esprit fo1~mé U!lliquement 1par ~es mathématiq ue,s serait certaineme rit un ,es.prit incœn1plet. I l ne ~e sera it pfaiSmoin s ,si les mafüéma t.i.c1u es n'avaient 1pa,s contribué; à ::;a cult ure. La p art fa ite a ux :pr,o,blèmes dans l 'ens-ei1gnem ernt du _ca)1cul.d~i~ dom être ,grande, ce q m ne ,signrfi.e ;pa$ qu'i l faill e ,en \.fla ,i.re, ,l 'un après l'a utre de gra n des quantités, mais qu 'il ifau'.t les ·dlroisir, les exp liquer, les ,èor ri;ge r avec 'le p lus ,gran d ,soin. P our le choix, le ma ît r e ne se fiera ·pas uni quement à sa .compétence, :à la. oonn ai,ssance de,s /besoins de ses élèlves, sï grandes soi,ent-elle is. Il lui faudrait beauc ,ol]p de t emvs pou.r com:hiner ·J,esdo:nnéies et ill ne serait de n'avo ir pas: -:- danR jamai,s Les problèmes à l'école pri- la 1Sé:riesûr, de ,ses ex.erci-ces - orms quelma ires . Choix; correction. au es difficu lté s ,capitales. Ni un re•cueï l, ni %s journaux ipé:dia 1gog iques. LLe,s 'Pr,ob1lèmes ,sont l 'ap plica tion {1ui pourtant ,rendent les. 1pŒu,sgran di! des notions d'arithm étiq ue et de ,sys- ,serviices, ne sont non plus ,suf fisantft tème mét riq ue . ]ls familiarisent l 'éiLe urs 1prnblèmes ·n e ,sont ,pa,s tou· lève avec la 1pratiique des, quatre 01pè- jour ,s adaiptés au niveau de la c1assP rat ion s ,qu'il lui faut combiner et as ·- et aux besoi niS ,de la ré:,cion; en t~ut sncier de diverises façons . .:;as, le maître devra tcmjou rs les ltrc Ces exercices constituent une ex- att entiivemen t a,v.ant de lies l)rülposer cellente ,g-yimnaistique pour 1'esprit à ses @lèves. ;La meilleur.e fa.çon d_(' qu'üs obligent à une grande 1a,tten- ·procéder, c'est de se faire un recneil
La correction des probl èmes se perso~e1 dans lequel .1seront rassembles, non de s Œllectiions de ,p,ro- ifait en classe, .au, ta[ljl eau noir, 1p enblèmes, mais des ,exercices ,bien clroi- dant le terrnps réserv,é au ,calcu l. Il sis où les 1pri11 ci:pales difficultés sont v. a ' ·pour les O)rohlème,s é1cri.ts,. une ,résentées. Ces exer- ·correct ion de 1pure fo11me ·qm a son 5uccesé vement 1p ciœs, l'instituteur les ,fera lui-mêm e im porttanee . !Les enf ant.s doivent t,onqueUquefois, Les e,,nl{Pruntera1 le iplus jours être hafbitués à trava iller soisou:v,ent ià 11n livre, à un journal , à gneuseTflient et ave.c g,oût. On ne leur dc,s ié.preurves d'examen: Av ,e,c le p erme tt r.a ,pas de confondre la ,sol·utemps, i] aura .ainsi un !bel ensemble tio n av.ec les ·oipéra:tions et on leur où il ,pourra !puiser à s,ai ,gu:use. Oe dema ndera dans la solution de s'exrecweil ne ,ser.a pas du reste ,étabti 1prinn:er ta;v~c concis ion et !Précision . une fois pou,i,· toutes. To11s le,s ans, La f.acon d'ind iquer le,s 01péraüons il s'e nrid1ira, se com1olètera.. se ra- n'est 1Jas ind~füér~ente. S' il s'agit, jp~nirai 1par l 'addonction de nouveau x par ex., du 1prix de 25 m. de dra ip à 7 fr. le mètre, il faudra 7 X 2'5 et élements . ,On y notera tout ;particu lièr eme~t non 25 X 7. La corr,ection ,p nwrement dite ne ce que l 'on rpeut 8JP1pe'lerles 1PTohledoit ,pas êt re un .prétexte à de trop 111 es-types ,c.eu x ,qui .sont représentalon~;u es expliciaüons qu i fatiguetifs d'u n \certain ordre de difficultés et dont les autres ne sont que des raie1Jt les élèves ,. Le maîtr e la tfait a,µplications trè s corruplètes. 11\fia is, il lui-m&me qu.and le :pro'bîème n'a (pas faut ,s,e !garder d e laiS:s:er croire aux été com~Jri s ·par la majorité d'entre éîèv:es que )es 1problèmes s ont grou- eux . Il envoie un élève au tablea u pés err familles et ,que la façon de d!a,u s les autres cas. Un exceb1ent procéder varie totalement avec ces rnoven cl''habituer le.s enfants à do familles: ·ce serait !Leur donner une mi.n'er ,Ja ,quest ion. ,c'est de leur fa ire bien ,pauv re idée des nia th&matiqu es. fo ire orailement le raisonnemen t On y ,patvie n dr.a sans 1peine en :i>a,n - clans son entier . Ch aq ue partie ,est niss,ant rigo ureUJsement tout r.a1·s.on- ensu ite reiprise 1par des 1élèves dési .. nement de ,pure fürme , toute. dis,po-- gnéR au haS!a,rd : l,eur at t ention e.st sition arbitra ire des nomb r es·. On ainsi constam,ment tenue ,en iéveiJ. ,Quand une faute génér.ale a é~é ,peut, sur font av,ec les jeunes élèves, f:'D'.1ploye. r des procé 'dés qui fa ,~ilite.nt commise il faut en montre r la rai son, f.aï:r-'evoir le vice du na.isonnela re'cherc h e, qui a.ident le raisonnement. .Jamais ilis n'en doi!Vent tenir ment. H lfaut auss i ha1bituer le,s enliPn et fia,vorise.r la par ,es se in tellec~ fants à a,p1préc ier iles r.é,sultats qu'ils tuelle. obtie nnent. Hi ,ces résultats sont en Ajoutons que les énoncés des ipro- dé:sa;ccord man if est e .av,ec la réa lité. blème.s doivent mettre en jeu des c 'est q,u'il y a erreur . Il n e serait données famüières aux &lèves. A ]a ·pa ,s :a,dm1,ssible de trouver 40 fr . vil'J.e , il est trop souvent ,ques tion de p our Je prix d'un kiJ.o d'hui le.. bottes de f.oin, du 1prix des 11TIJoutons L 'ense ignement du calcul 1pa ,sse Pt du cura~'e des fossés et 1'on rue en 1généra1 rpour tfacile là donn er , sur comprend iguèr e ,que dans un exe 1:ici- to ut dams se.s a1piplications . C'est là c·e donné à des r ur aux, le salaire aus,s i que l 'inst itut eu r ·peut f::ef aire journalier d'un ouvrier soit e,stîimé Je ,plus ·facile ,rnent iUu.sion. Des :élè5 fr ., .alnrs que les tra fVlailleurs de la v es font parfois des prngrès trè s rarégion ga,gne ut 2 fr. 50 ,ou 3 fr. p ide.s, et ,arri,vent à une cert aine habi·
.pa s rare de rencontrer des illettré !s carpa:b1e,s d'a ttention , d 'dbs,er:v:ation e:x;a,cte, de COimpa,rai.son miruutieu,se, qui gardent ÎJntacts bon , n1o!lnbre de souv enir s, qui .ont le jugement prompt et ·sûr et ,qui 11ai1s:0nnentsolidement .à ,propos de to ut ce qui les con cern e. Ds ont ,a,cqui,s "leuris q uali tés d 'es;prit à fa dure ,éco[e de la vie! -- · L 'histoir,e de rra ,pédagqgie nou s montre, de son eôté, que ·le1srniatières d 'ense i,g11ement et les exe,r;cices ,scolaires diJffèrent, ,selon les époques que 1''oµ cons idère. Bs ne sont pa s les mêm es avec les iGrec.s et aNec les Romains, avec le !1Yfoyen-A;ge et avec fa Renaissance, ave 1c[e.s moderne ,s et avec les contem porains. iil .est certain qu 'il,s varieront encor:e pour s 7,adarnte.r •aux ,conceptions nouive.lles .des .giénêrations futures en matière d 'éducatiorn . ·Mais; quels que soien t 1es 01bjets d'enseignement .et l es exercices ,en honneur , il n'y .aura jamais qu'une bonne méthod e d'enseig,ner: · è'est ,celle ,qui excite le iplus (t)Ossible J'esrririt des éllè·ves, et qui exerce dans Oa :p]us lar~e m esure toutes .ses facultés. Celle-là pe rme t toujours à ch aicun de d&vekrPJper le,s virtualités qu'il .porte em lui , ,s' il Ie veut !bien; et ,c'est tiette méthode ,vivante et .créatrice de vie ,que nous dev-0ns selile admettre dans rnos clars:ses. 1
1
1 ..
1
1
1
90 leté. Il importe de l-esmodérer, de ne trO!p les .laisser distancer le gros de leurs camarades qui ,su it ,plus dif.fr·iJement. iCe ne sont .pas quelques ésu lta t~ brillants -qu'il faut r echercher, •mais un bon ensemble: ,on ne l :obtiendra qu'en ne 'la=ss.ant r :en d'incompr is ,et en surv ,eil;ant attentivem ent le trnva il de tous le s enfants.
,))lai
1
1
Les morceaux
choisis à l'école
Q-,~elparti pe:ut-on en tirer, tunt au point de vue de l'instruc tion que de l'éducation? Méthode à su-ivre et procédés à employer. 1. - Introduction. - En suipiprimant, -à J'fool e !primaire, la fastidieuse récitat ion d~ leçoll/;) -a1p;prises ,par cœur, on ne ·peut oubDer cepen dant qn,e la mémoire des enfants a besoin d'ètre culti:v.fle: l'étude de.s mor ,ceaux choisis y ~Œ1tdb:ue d'une .façon effic a1ce. ·
tl. - Pœrti qu'on peut tire r de la 'l'écitat ion des morceaux choisis. .A. Instruchon. - L'étude de,s mor-
,.
ceaux cfuoig,is fournit aux -enfants: 1° des mots, des tourn<rnres de phrases, de.s idée,s. d ',o-ùil rés ult e que cette 1étude enri:chira leur vocabulaire et ]es ,p1,épair.era à 'la ·corn/position; 2° A ces ·a:vanta:ges déj à. si nombre u,x ;peuvent encor e s 'en ajouter d 'autre .s: le morceau r.hoisi comme exerc ice die récitation 1peut servir de comp lément à ,la Je(_}onde m~rale ou d'instruction civique . L es belles pages de unorale ,abondent dans notre littéra tur e. E:lles f,er,ont une vive imipressi on ,s ur no,s éll.èves q uand on leUJr lira une fbelle 1pièce de vers ou un e iheUe pag e de prose; 3° !Ge•s 1ecture,s füté .raires inciteront les enfants là :CQpier les mor ·ceaux ,qu'ils auront entendu lire et
91
ils se f.omner-0nt ainsi >àeux-mê m es, un recueil manuis;crit ,qui n e le céd~r-a ·pas en vai1eu r au meilleur de ouvr.ao·es · 4Îi'A~tre .av-run:tag-e, enfin, au '.point de vue purement littéraire. Nos élèves ne saura ient .a~preno.re les é1ém8'llts de ili-ttérature inscrits au t r ~g-raimme que rpar l,e,Smorceaux c. 01sis qu '•on1,eur mettra entre. les ma.ms. Ainsi en même t emps qu' ils a:pip.1~00. ' dront' •l eurs œuvres, ils •conn,aîtront les éc,·ivains qui les auront produi. tes ~t le,s commen t air es du maîtr e constit uernnt un petit oours de littératur,e b:,en modeste , mais pouva1I1t se1·vir de base à il 'a-c-quisition de connaissances 1pllls ét endues et plus va. riée-s. B. Editcation . - J_° Fair-e l'éduca. tion des enfan ts, c'est iproprement les élever, c'est dévelû!pfPer dam Jeurs cœui;s de nobles senti m ents. Obliger les enfa nt s ià apprendre 1par cœur 'k · 1p'lusbc 1le 1page-sde no s .prosate ur,s et de no,s p oètes, c'est nourr: 1· leur esprit d'un ·pain vivifian!, c'es t jete,r en erux:une't .semence . qm. ,. 1pa.r tla. mermorre , :pem.erera JU:sioua leur âme et y :fier a g1ermer de nobles •
,
4
,,.
smtiiment.s:·
2° De ,pl; s, 1'.errfant à ,qui •np ~ur.a fuit aimer Jes belles œuvre,s htter ·81· res y puiser.a !p,ouœ 1pl11stard le gofü de saines et fortes 'lectures; 3° L'étude des morceaux chois: conitribuera au>Ssi:au développement de l 'imag·ination .chez l'enfant . "Gm dcscri,µt i-on bien faite srnqpliée à a vue de 1'oibjiet lm -même, et le bon sms et le goû t du beau naissent sp ontanément de la lect ur e deis paiges ·cou sa!crées à dépeindre 1la nature, ses s,pectaicles familiers ou ·treriribles, son ,calme ma,jestueux ou sa, .grâce ,souriant e. . III. - Méthode à suivre et ,procédés à em plouer. - 1° Prép,aration de la leçon. - Une erreur tres com· 1
1
inune con si,ste à croiire qUJe1la lecture d'un texte n'a ipa,s.•besoin d'être µr éparée. 1par la T:ais on que ce texte est OOl'iten fran ,ç,:uset que Je_}~tieur -parJe cett€ langue. C'est tp:œc1ootrnent t~xte -~st .français ~ ,qu'il 1par,c.eq u'un demande, ,qu'il ·exig e une :preparation toute .parti.culière. Qui-conque ~ 'aJVenture à la léigère dans un texte fran ~ai-s, est sûr de se heurt er, ici ou J.i1., à ,que1que term e an cien, o:n nouveaui ou rare, ,~ont _le ,:ens lm -secr.a·mal connu ou m-eme mconnu . .A.joutons ·à ces difficultés, ces l·otu.~ imp 1'iévus, ces .ell"Ï/Pseshard ies rt. la pensé!e elle-même dont ,pernon du ue ne peut se flatter d'atteindre premi er coup 1a hauteur ou de mesureu- la !f.)r-0fondeur. De -ce qui. :p1-écède il rés ulte qu'il faut .s'-eiforcer de ~OOI1J prendre d 'a:bo1·d soi-même 1mtexte avant d'essa yer de le fa.ire comprendre aux autres. ,zq Forme de .la leçon. - i/expli<1a •tion d'un texte dO!Ilile lieu à de s 1ema.rques de ,plus d'un gem·,e: les 1L'rle s sont mora1e.s -ou littéraires, les autre s iphilcofogi,que,s ou ,grammaticales. L'haibitm1e de les mêler le,s une,s arv.ec ·1es autres est mauvais(~ par.cie ,qu 'etle rend 1'e:xipù.iicationconfuse, em'barras,s:ée, décousue , ,parce qn' elle amène inévitablement des r,edites, des 1retour.s, des intermptions f't qu e, var suite, elle aifiai:blit ou détruit l'intérêt. I l vaut rnieUiX-commencer par le fond même IJ}Ourv-enü· ensuite à la fol'me. Les enfant,s -compr endront hien mieux ,a. valeur de tel ou tel terme, de telllc -0u telle cons.trU'ction, ils 'e l'end1,oo.t bien mieux compte de trlle ou tell,e :iJrré-g,ula irité grnmmatieale, quand ils aumnt 1p1ènétrédans ~:-i . pensée de l'auteur, quand Hs auront co·rn;prics la nature du sujet, J.e earac.tère de,s .per.s-onna;ges. .Seu1e l'intelligence de l'ensemble a,ssur-e Pt facilite l'inteJli!g'ence des détails.
Trouver d'afb.ord le but que l' écrivai.n se protpose, la vér it é-qu~il veut démontr ,er le sentiment qu '1] veut in~ .iœ r , t~-1doit être 1,e,pr emier soin du maître, car c'est dans ile choix des moyens, c'est ~~ns leur rapg o1:t avec Je bu t .que res1de ,surtout J art de la comp osition. En s 'haibitu·ant à rechercher dans l es auteurs l 'arrmli•cation de cette règle fondaJmental e, on ap,prend ià l 'anT)li,qu.er soi-même, t 'est~à-dire qu'on alp1prend à écrire. En résuU11éle .plan d'un e leçon d e ] ecture doit être fo suivant: 1° ,lectu,re du morceau !Pfü U,e maîtr •e ; 2° lecture du mor,ceau ipa.r les .élèves; 3° r e.ch erche du but du morceau; 4° divisions du morceau, id:ées 'P,rin:cipaJes; 5° eXJ]JlicatJ.ons l itté!aire~ et gTammati.cales; 6° OoncluslO'n, Jugement sur le moreeau. 3° Rêcitation proprnment dite. Le morceau choisi -ainsi lu, exipli-qué et commenté, il 1·est e ;à le faire réciter aux ,enf a:nts. Le maître exi1µ:era que ses é1dèv,~s tienne~ t c omp t e des -reco,rn1man ,at10ns qu 11 1.eur a fait es : débit normail, riécitation ,pone. tuée, expre.ssi v~, ihonne iPJ:0!1onciation. [)e tem1ips1a autr,e, r,ev1s1•on des rno-rcea rnx étudiés.
IV . - Choix de niorcewux. Jiistif fration du choix. - 1° Cours élémentaire. - Les ip-o;ésieis,seront simples eX(lJrimant des sentiments que peu;ent ·comproodr-e les jeunes enfants, s'Ur la farrnil]e-, l 'iécole, l.e travail, 'les vertoo ordinaire s •etc. Tels, des e,'traits de ,Fiorian , La Fontaine, Ratisbonne, :iime Tastu. 2° Coitrs moyen. - L es ·éJè'Ves de CP cours peuvent ·comipPendl'e [es mêmes suj ,ets e:xipi irnés ,sous une f ~r rme plus naïv -e et d'autr e <part, ils so'Dt ,accessibles ià des smtiiments plus complexes, ·comme le ,pa.tri<oti.sme,la solidarité, la fmternité humain e. Le s m or,ceaux de ver ,s ou de :prose qu 'i1 ls 1
92
93
auroot à ·a,1~pr,endr,e ,sen-,ont ·en grand nombre. 3° Coiws si&périeu1·. - Pour ce cours, oiJJ.,peut 1pui,ser tplus largement encore dans les œUJV ,r !es im.di,quées ,p1us haut, en y ajoutant quel1ques belles -p.a1ges de Châ:teawbriand, Lamartine. L 'â,ge de ces élève ,s leur qJermet même de .g,oûter ,le cha.1,me cles Jettres de :Mime de 1Sévigné et la :la majesteuse ampleur des pér .iodes de ,Buffon. · V. - Conclusion. - Ainsi comprise, la 1iécitation deis morceaux choisis sera un exercice éducatif au !P·remier cihef, et ce ne ,sera ,pas un min:ce ,1,é:sultat que d'obteiJJ.Ïr de nos enfants ,qu'ils pui ,ssent compren dre et s,aisir eux-mêmes toutes J.e,s !beautés des œuvr·eiS doiJJ.t1a l eciture leur aum été recommandée. Inspirer aux en:fants 'le goût des fortes et ,s:airnes le,etures est une tâc,he néces1saire, ,si ;l'on ,se rarprpelle que "la moralité . d'un 1peuple ,se mesUTe à la ,quia.lité de qu'i!l lit. "
vains n'ont ,point de style ,ou, 1Sil'on veut, ils n '·en ont :que l'ombre. Le styJe doit ;gravcer des pensées; ils ne savent ,que tracer de.s iparoles. ,Pour ibien écrire, i1 faut donc iPûl:l-séder .pleinement son sujet, il faut y réfléchir assez pour voir ,elairement ] 'ord r e de ses pensées, et en for1J11er une suite, une ,chaîne ,continue, dont chaque point ,re,p~ésente une idée; et lors1qu'on 'aura pris la iplume, il fau·drn la condu ire success itvement sur ce premier t rait, sans lui [Permettre de s '·en écmrt.er, sans l 'a:n,nuyer tro,p Î11également, sa11s lui donner d'autre mouvement que celui 1qui sera déter miné pa.r 1'esipace ·qu 'elŒe doit 1par ,courir. C'est en cela que oonsiste la sévérité du style; c'est aussi · ,ce qui en fera l'unité eii ,ce ,quî en ,rfadera la rapidité; et ,cela seul aUJssisuffira pour ,le rendre préci1s ·et siID1ple,,égal et clair, vif et ,suivi. A cette 1nremière règle, dictée ·par le ·génie, si l'on joint de fa dé1icat.esse et du goût, du scrupule sur le oho ix des expres Un 'üieu:r: magister frcmc-1nontagnard . si:ons, de l'attent ion 1à ne nommer les ,choses que pa.r les termes les \l)1us généraux, le sty ,le aura de la noblesDu style se. Si. ,]'on y joint encore de la dé'f:ance ;pour son iDremier mouvement, Rien n'est plus ·OfPpos-éan beau du mépris pour tout ee qui n'·e,st qu' 11aturel ,que üa 1peine 1qu'on se donne un brillant , et une r,épugnance cons,,pour ex;pri1mer des ohose;s ordinaires ü1nt.e pour l'équivoque et la ipla.isanou ,communes d'une 1nanière singuter ie, le style a;ura de la ,giraviué, il lière ou pompeuse; rien ne dégrade aura . ,même de la majesté. Enfin, si 1plus ] 'écri ivain. \Loin de 1'admirer, on 1:on écrit comme l'on rpe11JS e, si l'on le plaint d'avoir passé tant de temps est convaincu de ce que l'on veut à fair -e de nouvelles comlbina~s,ons, 'de persuader, ,cette ,bonne foi avec soisylla,bes ,pour ne dire que ,ce ,que tout même, qui .fait la bienséance pour les le 1111:onde dit . .Ce défaut est celui de.s autres et la vér'it@ du style, lui fera esprits cuUtivés, mais ,stéri 'les : ils ont produire tout son effet, 1pOm"'Vu ,que des mot,.s en abondanêe, ipoint d 'i- cette 1persuasion intérieure ne ,se mardées ; · ils tra:vaillent donc ,sur 1es 1(1üe pas :par un enthousirusme trop mots, et s'imaginent .av;ofr combiné fort, et qu'il y ait pa.rtout rpUus de des idées pa.rce 1qu'ils ont arrangé ,candeur ique de confiance, .plus de des ,phrases , et avoir .épuré le ,lan- raison que de chaleur. Buffon. gage quand il~ l'ont corrom ;pu en détournant les ,aœe 1ptions. 'Üe,s, écri 1
1
11.
-····
gconomie
domestique
De l'ordre Une femme sans ,qualités, me,s chères enfants, est comme .uné fleur i3a;ns,parfum. Fût-elle jolie, on la 'déda~gnera pour des füeurs 1plus modestes: ce sont iles biens ,solides qui attir ent l'aJfection et l'estime de ceux qui nous entourent . ,Et j,e mets au ,premier rall!g une qualité maîtresse, l 'ordr -e, :qui ne va l)a,s s1a.ns un cortège ehannant de ~}etites vertus indispensaibles au honheur de la vie, vertus ,qui en ,sont comme les éléinents mêmes, je veux dire la pro1preté, }'économie de te,IDfl)Set d'ar ~ .~ernt,Ja santé du ,eor,p,s,et de 1'âme, la.concorde, la bonne humeur. Parlons d'abord de ,la :pr-o,pr,et:é. Vous Je ,SJa:vezaussi bien igue moi, mes amies, dès qu' une maison est en ordre, c'est-à-dire dès que toute cho~ey est 1à sa ibonne ,et unique .place, or.y voit cllair, mai-s par contre ·on y clistingue avec 1plus de facilité ,ce qui reste à i:faire encore. 1Sur ,ce meuble, où plus rien ne tTaîne, j 'aiperçois de la ipous,sièire - et, d'inst inct, j,e l'enlève.Ce ,plancher, dégagé de tout objet enconi.brant, me !laisse voir çà. et là les traces de boue que les chaus,,ures y ont déposées, - et vite je le frotte pour le r,endre net. Le,s rideaux de la fenêtre, bien dégagé.s, permettent. :à 1a lumière de /pénétrer iib_rmnent,je m 'a1perçois que le m iron· de ma glace est terni, - ·et je m'~mipresse de fa faire lbril1er. Ainsi de tout. L'ordr ,e et la .nropreté vont ensemble : on ne les sépare jlamais. L'économie de temps est évidente. -Puisque tout est à sa ,pla,ce, si vous a\oez ·besoin d'un mouchoir. d'un vêtement, d'un ]ivr e, d'un us~ tensi]e de cuisine, il voUJs ,suffit en Quelque sorte de tendre le 1brns et vous rvoi1àservies. T,out est en dé~ordre, Vous a1Jlez d'une 1pièce à l'au. , 1
1
1
tre, -bouleversant tout, ,ciherchant et. ne trouvant roa,s, récriminant et bougonnant: temps ·perdu, ,et, peut-être, si la ,chose .est ind~s1pensaible ,et que vous soyez, nJour ·en finir, dans 1a néce,s,sité de l'achete.r, a.r,gent ,perdu ou du imoins dé(pens,é inutilement.. .. Et je ne ,parle pa,s des tprovisions qui se 1perdent par manq .ue d '.ordre; des sacs év,entT,és d'où ,s'échappent le riz, le café, le v,ermi,celle; du lait qui tourne paœe qu'on ne 0.'a ·pa;s fait bouillir à temps ou mis ,au fr.ais; dD la viande déro'bé:e 1piar 'l,e chat; du pain qui s'est durci faute de so in au contact de l'air et que l'on jette 1parce ,qu'il n'est ,plus mangea:ble, ,etc .... L'-ordre · n'eût -il d'autre ,s effets que de vous évite r de teJ,s, ennuis, il faudrait le pratigU:er 1à l'égal d'une vertu; mais, de rplus, il entretient et conserve rra,santé. Quand la. ma~son -e.stbien tenue, la ménagère a incomparablement moins de fatigues et plu,s de saüs.factions, deu!X d10ses qni 1contr~buent là mainteni.r la ibonne h1a.i1moniede notre cor ;ps. Elle ne ,s 'é',puise pa,s, en travaux stériles, car l'ordre ,s'étwblit ·et ,se renouvelle sans cesse, comme de lui-même. EHe sait où 1prendre, suivant le jour ou les saisons, les ·vêtements qu'il convient de 1n1ettre. Rien ne la ;surprend sans qu '·eHe y soit 1pré:parée, ni un retour a,gr,essif et subit du froid en 1plein cou,r.s de 1printemps, ni une .c,én~monie impDévue. Le.s v:êtements ·d'hiver, les v;êtements d'été, leis vêtements de toilette sont toujours ;prêts; ·elle n 1a, point à s,e hâter au dernier moment ·,pour reprendre les m.aifües d'un trou, pour .ajouter une dente lle, ;pour r8,ipasser un e jupe. Le;s heurns de repas, ·établies une fois ,pour toute,s, sont :régurèrement ,o:bseritées, et les ,plat s ont é:té ipu~parés ave,c tout le temps et le ,s,oin dé,sira ,bles. On nie connaît 1pais, dans · ,cette maison, de ces rapa,s hâtifs, 1
95
9{ " sur le 1pouc.e», iav,ec un mot,ceau de charcuterie et de froma,ge; les met,s sont simples et nom•.rissants, ,et même aux jours de ipai~· " d'extr,a ..», Pon a bien ,g.ar:de de 1ceder au desir d'une bombance fastueuse, ,capable de fia.tter .31gr,é.aiHl.ement lia gourmandise sans doue, mais aussi d'engloutir sottement une 1partie du budg,et et de r,éserver 1pou,r les lendetmm~s une séJrie d'indigestions et de maJoTes dîners ·compen sateurs. ~ J'ai dit 1que l'ordre engendrait encore la ,concorde. Et il est certaïn que les discussions ,vi,ennent .·souvent à la ,suite de rechernhes vmne:s sur des objets é,garés dont ile ibesoin se fait sentir. Ons 'aiccuse mutuellement de Jes avoir iperdus ., on 1semonte, on en vient aux reipr,oches a:m,ers et l ',on échange de,s ,paroles .aus,sitôt r,egrettée.s, mais trop tard. Voyez, mes amies comme tou,t s'enchaîne: la bon ne h~meur s'est év1anouie, [e 1uère ,et ]a mère se boudent. QL1'e'1exemple ,pour 1,es ·enfant,s l Il ·v·a, lui, ,se ,c.on,soler au ,cabAret ,où il laisse ,son arg-ent et ,sa -dignité, et derrière Jui, dans '1a maison, chacun :ressent tout à cou']) un maJai1se fait de remords et presque de mé,pôs. _ Telles sont, mes clhères petites, ou "tdles .'ptrnvent ,être les ·corrséque])lc.es du manque d ',ordre. Une tmtre -f01s, nous p arilerons ensemfble de l'ordr ,e qu'une ménagère doit <étalb:ir dans ,ses dépenses, ,c'est- •à-dire du. ibudget, et vous verrez ·que sur ce 1pomt, 1p]us en0or,e qne sllir tout autre, rien ne doit être Jaissé an hasard, qu'i l eS!t indi~,nens.able de savo ir exa,ctemenrt ce 1que l'on ;ga,gne et ,par conséquent ce q:ue l 'on ,peut d~penser; faute de fondre enti:e quoi 1,argent ris•que de__ les doigts et de dis:pruraitre ,on ne sait où comme un vin gién,éreux qui lente~ent ,s'écoule à travers une , invisible fente. 1
1
1
Une vetite
r·évt·iif1J de fo Gr11,1;ère.
Partiepratique Bédactîous Ne dédaignons
pas la cuisine
· S-njet provosé. - Une ·die Vl()S ,amies, sou nmt a~)pelée à reD11pla.ce:r sn :mèr :e .a•aus l~s soins .rJiu mén,ag'c, vol\lls ,a -coufié ,que ~·ien ne ,lui 1cléip'1aît .a'll:tant ,que :c1e s'-o-ccmiper· ,de l'a c,üs inè. - Exipliq uiez-1:ud co1nibi,e~1·i1 est utile ipmw nue ménagère éLc sa.v-0il' bien pré Qlarer l es ,aH,ments .
Développem,ent. - Il faut, ma chère amie, que je te gronde l.:!Il1peu de la répugnance rqu e t u malll1e~tes tout ce qui reJrn.rde la eUJ 1sme. <•)our 1 ,fo suis d'autant plus 1a mon aise :pour t'adresser mon :petit sermo n, q ue moi aussi ie te l'a.voue, je tro ur genre de t ravai ·1 vais ' autrefois '. oe 'fort désa,gr,é,alble. Il m'arrivait bien "Quel enn ui souvent de m'écrier: de s,',occuper sans oe,s.se des repas, -et qu'on 1séait ,heureux ·si on ,pouvai t se dispenser de rmanger ! - ·Puisque cela n'est 1pas possiible ma fi:Jlie, me d it un j,ou r mama n, pui ,s:qu'il fa ut albsolument se r,ésoudre à manger deux ou trois foi1s par jour, c'est un vér itable devo ir po ur une femme de s.'.afpjplique1· à bien •pr é;parer les aliments. iSais -tu .que la santé de toute 1a: fam i.lle d&pend pour heaucoll!p du .plus ou moins de ,soin avec lequel la ména jgèr ,e fait la cmisine 1 C[)es mets mal apprêtés, de la viande ,ou du ,po~sson cl'une fraîumes insuffi·Cheur douteuse, des Œiéig samment cuits sont ma.l digérés sm~ tout ,par des estomaics délicats ; et, si Je fait se repr,oduit ,souvent, cett: 1,our.riture malsaine ne tarde 1pa.s a ,00casionner d;es maladies , qui JP8U· :vent devenîr ,série u ses. Noté ibien que la cuisinière n,~gligente ou ma,ladroi~e ù&,pense non .seulement -autant, mais :plus ,que la bonne ménagère. Cell~ci apporte tous 1s,e,s8 0,ins à bien.ch oisir le (beurre, ,}es légumes, 1 e poisson, LJ
1
1
0
...
•
la. viande; elle les a. plus frais sans les payer plu,s cher; elle 1sait tirer le wei11eur 1parti ·possicble de tout ce qu'elle ac1hète; elle accommode les restes d'une manière si appétissante qu'elle les, fait manger avec plai1sir à tout son rpetit monde; de eette façon, rien n'est g as,pil1é, rien n'est p,erdu dans la maison. ,Et, continue ma mère, ,ce n'est pas .seulement la santé de la famille, rnai,s aussi jusqu'à un ,certain point, son bonheur et sa tranquillité qui dépendent du soin et de l',exactitude de :[acuisinière, - car une bonrue cuisinière ne doit pas ,seule.ment être adroite et s,oi;g-.neus,e,il importe sur tout qu'elle soit exade. ,Quant le pèr.e de famïlJe rentre à la mai:son, bien fatig.U:.éde son tr.a.vail, s'il trouve le couvert mis, un repas a1p1piétissant ~ur la tafble, il est satisfait, .s'assied gaiement et malli.~e avec 1plai:sir. .Si, an contraire, le dîner était en .retard oumal :p1i~paré, tout le monde ,serait mécontent et de mauvaise humeur. .Te remerciai ma chère maman et de.puis ce jour -lià, je m'efforce de suivre ses conseils; non seulement je l'aide de mon mieux, mais j'essaie d'.a1p1prendre à faire bien des ,ehoses moi-même, et je t'assure -que je finis par y trouver un vr.ai plaisir. Tu ne ,aura'is ,croire combien j ,e suis heu 1·euse quand je ser1s sur la table un plat de ma façon et que pa1pa s'écrie: •Ü01mment, ,c',e,st Marie qui a fait ee'la.! je ne me 1suis jamais si bien régalé. " Essaie de faire comme moi: metstoi de tout ton ,cœur là tes fon,ct:iom, deména~ère 1et de cuisinière; tu verras que tu t'en troUJveras bien. -
irées? Fie~1ez-vous, idie 1m ·êm~ iqUJan,a:v,<>u!iqu,it'.ter,ez l'école à voitre tou!'r
Indications. - 1° Hélflexions ,sur rade de cet ·écolier. L'élève qui a cléc,hil'é ses livre.s et ses cah.iers ·n'ai mait 1pas l'école, n•a:mait ,pas l'étu de, n'aimait pas son lllaître. Il a peu ou mal em]'.)lové son temps; i1 ne s'est 1pas suffisamment instruit et il n'a. pas le désir de s 'instruir~ davantage. Il ne fréquentera paS' ·les cours du soir, iJ ne lira. aucun ouvragr sérieux; bientôt, il aura 1perdu le peu de notions ,qu'il a pu a,c,èruérir à. ) 'école; :son ignorance ,l 'emip.êcihera sans doute d'exeroeer une 1pr .ofessio11 lncrative; rpeut--être le conduira-telle ià la misère. De plus, cet rèiève, qui n'a pas coninJris le dévouement de son rnaître, ne doit guère com1Prendre ,celui de ses 1parents ; il est à supposer-qu'il n'a pas un 1bon cœur; donc il sera malheureux et -rendra malheureuse sa future famille. 2° Ferez-vous de même en :quittant l 'éco}e? La Téponse à cette ,question ressort évidemment des r,élflexions 1précédentes. Le bon écolier ga.rdera ses livres et ses cahiers; il ']es considèrera comm e de précie ux soll!Ve·nirs . Tl se rappel:lera, en les voyanJt, l '&coJe, qu'il ai1me; 1',étude, ,qui ne 1'a jamais effra.y;é; le maitre, dont la ,patience et iJ.abonté lui in~pirent tant de reconnaissance. Il re lira. ses liwe .s, et l'idée !]ui viendra de lire beaucoup d'autres ouvrages instr uc~ifs. Il conservera ,son 1petit savoir, 111'acc roîtra )Peu à 1peu. Il a ibien employ,é son temps à ] 'école, il essaier.a de le bien .em;piloyer to u,jours, afin d.'être un homme inte 'füg-ent, lafbor1eux et bon. 1
-0
0,-
Antres
Composition française Un élève, ,en ,qu.it.trunt dié:fi.n.HtLv.eme'llt].a l'la~sea dé.ch:irê s,es ,livres et ses calbiers. ~eUes réd'!Jexions cet ,a,ete vo1111s·a-t-il iiDsp.i 0
·-
sujets à développer Bonne ménagère
F,aine lie m;ém1age, voffruà ce ,q,u.i ~foliotêtre e1. ,c,e ,q,u.i est P,OilH' ·J,a -f,eimme un 'tl\'lv,a:iil a .
3
96 ·gl'éiaJble. Torll!t'e bo!ll.Ile miênagêlre 1:>a.Ja,ye , essiuh~. lfir-0tte, J,a•ve , [1€1!:t o,Ie, a.'lll!Ilge , ,b1,osse, ci· .re, ,sans j ,rnmttils :e iL&Ei s,er, E He ·e fpl,a,t,t ,fü'.ms S01I 1• illltén:J•erur, E'1:1caime ses mle'l1ib1, es œrmme eJ,le a,irme son ~()·g is. Jllll~ œrn:n,aît s.i lbien to'lls
:Se.s objets
f•11,milie.r1Sq~1:el'1e ies
n rh·.œ.1'Yesn.ns ,pci'll!e -et les
,tlro·u~
PL
yenix fe1·m&;:,
X Agriculture Biecher ,ellei· ·à. q1ue,1s,,tria,,mnx n t'Hes :n,n c·t~lbiv,art·,ffiln: JPOO,t e •l i\m:er ,em ·hiv •e,r à J,n mai so.n,, rar11j •l:11 1,dlin, aruoc ,cllaimps, dJan,i, les p[·~s. ,J:a1ns · l es ,lJ.ois. Q'll:els, so;ins, donu,e11'1fl.•t·il a·rn!:I: ar bre,s flluuti>e,1\. '! I1n1Jpor,tillnc,e c1!esil co:mptabi li.té' l)CT.'OD.Delle,
-····
Variétés Avril G hmrubo,ns
,aw,i~ ,et ae sole il
,tettDJpS, die SOÎ'.Il'S', ,ùi'•IIIIDOU[', ,a:',rud~·esse Au faiIYle oiseam ,qui l'·a sc11Il]J ta"/
De
D'.aboi,cl, voryag,euse ,lorinta,inc, ,1, t,a;i: Jru g,1Ja1nerlongrt:.eim(P,s B rins de lffiOll>Ss· e et flocans c1c Jaille,
.l'J
-Touet;; <les ·e.i1n x. joœ ts ,c1-es'Vents.
l' ,u ds. omvrillre 'délicafe.
toit .are es je:rnnies a,m.om·_-. Tantôt ü 11: :bel(; (J'\1 ,de kt pa :tte. fül e ve ,r :}es frê le,s C()([)rtO'l.ut'S.
,D1i
,E,n,fi,n ria , ,me1·v,etMe •a,ohevée, Dans le 1üd vo n,,;; œu:riez ;p,œ -voh · 1Gi~1·q joU s œuls, te nraaie ·co uv ·ée, Tout i;on tou,rment. to,ut' ~o,n, cs:poir.
·Et va ns. e:nlf,a1 nts, qu ·a.1:liez-v ,ou:s d:a,i1 ,,e? B1,isel' !Le 1)11\liSdrou.x c1'es ber ,cea'l.l!X? .Alh! ,l'.OD!gez,qu 'füs ou t une m~re. , Comme VOiUS ,arnssi. ,ces oisea:ux ! 'l'OURNrn:m, Le ctm,eR lJ.l'iQuaiTes.
Déjà
ht viorl•etrre
ID,mha'lllme Je 1 l m,i·ssou
Et, .Jà-hn~1rt,raila rnene · Eg:t'<~ n e s;a. chans on. Ohao~to:n<sa ni~ et :ie soleil I!.'t le pil"inte,rnps ù son , r.é,Pil ! Ch!1111 1ton1S avJ_·i~et 1e soleil Et 1e ,p11irnitemD~ jeu,Dre et vermeil! iEYc Toum'11 JOî"T:\".
X L e Nid GrueL,; en,fa ,n,!s, q111'a,'l'Iliez -vo'lls ,fa.i:re'/ Qu,oi! d~lmlli'l'c c.e nid oh3mnamt! :.\f,ais voms ill',w,ez ù'On,c ,poÎ!Il!t ,rJe mère?
Vo:u.s i'onblie;,.
-~ rlréJJ)O:srés 011
Anecdotesscolaires
:A.-vant l'cxa,meo
clo,u,x 11aT'rl,e.a u.
1~eitit chefJd 'œnvTe clJe tencTu·ess .e. Sn,vez-, ou,s ,ce 9,u't l a c--0flté
oifü'ide l de l'écol
1'iQ1s-
tifn.te'l.11· ,·épète 1la Ieç:001 , <le po 1itesS'e: <cVous d,ill-'ez hle n, da11J.s,ahao ume 'tle v o~ . •r:éjj_Jonses: :.\1', l'Inspe:c teu,1·. A-111·ise J'e~a ,men rd,'histQi•l·,e .sain:tc oll M. il",I usrpe0ne.m· qu1estio[1rne: D,p q111eilrJes parroles se s,etvit D' i,en] ,po.ur
'(·o,n,d,11Jll!ll ,er Ad8J11J •aiprès son :r>·ficb~? - La à caiuise -de t'oi. ,:VI. ft'In, ten ·e Rem . DJl>;ll\.tidite ï>e.eoteur. - Que !dit-hl au S€'1.i)ellt? - 'f.n ~.t1m1)eras sm· tQD ,v,ea:utre,î\f. 1'In ,·pecteur. L ' insp ectemll' [Ja ·se à 1.m ,nct re lélèv e et l-ui rc11em a,u1cJle elfe co:ml!Jll,ê,ter '11a, 'l'flpon s'E! d11 uwAcé.rlEm1t: - Tu , m•alll,g,er,a,s d:e l,a, rpO'll•ss,ièTert-0 ,ute ta ,yi,e. M:. 1'lnf'l].),eioie:tw, ,iusq :u.'à c,e q'IJJe t;u re1-mwnes ,c]a,rns'le sein ide J·a tei~re lc1'oit tin, u~ éM ti~·é. On ne éLi:f gms si l' exia-men canti 101m..
X
n ice moment.
Vo.yez. <!·e ·t 1m Tiic1 •de :f.a'l.w,ette. Fra-gfüe •abri, mae/11ell'x ,ber cea:n. Ot1 1a p,a:rn11 1•e mè t•e inq uiète
soient capab les d 'éc,ri re ,sous dictée Rl~ moi ns 50 mots dan s une langue européenne. La colonie du O aip repou sse tous ceux qui, .p aumi les: immigrés, ne sav.ent ni lire ni écrfrc. Unt> 1oi a:nalogue ex i,ste dans ]a Co],ombie anglaise. Dans les Etats -U n is, depui ,s 1894, un ,pr oj,et de loi inter di:sant 1'immi,grati ,on aux illettr és est ,s oUJmis ·au · rCongrèrs cit ,a déj à été v oté :à ,p lusieurs , re1pris es. 188'U:lle veto du président a empêché s a mis e à ,ex:écution , mais on ,prévoit que tôt ou tard -la vo lonté du Gongrès finira 'PIN' l ',emporter. Aictue !Jemeut, .les imnügrants qui pénètr,ent . aux ,Etats-Unis sont uOUmi à un examen; on n ',en eIDlut que ,S'il 1c·sit des ,pays où l'ig norance ce tL'C qui a;piprartiennent à une natiode~ clas s,es 1popu!J:aires ,e,s t l'un des nalit ,é ,qu:i, .dan s les, tro1s derniè;1~es phénomènes l:es nlu,s affligeants, la · années, ·présente une moyenne c1'ilSuisse, 1par contre, ,se pl ,a,ce ,en bon lettréls in-féri ,eure au 10 1')our cent. rang à la tête des nations européenVoy ons maintenant ce ,que l'on fait ne' au ,poin t de v ue -de 1'instrucüon en S ui ,e pour pro1pag.er l 'instJrucpop1ùaire. ti-on pulbliqu,e_ Si nous commençons Sans doute, ,cette .situation favorn- rpa r ,le d&penses · que s·'irrn,pooe dans ble 11011s 1e devons rà notre C onstituce ,but la Confédération, nous voyons tion qui a in stitué 1'instruction obli- ,qu'elle a alloué, en 1904, 2,084,168 gatoire, ma; ,s ailleur,s ,aussi ,cette mê - fr ,an,c de subv ,entions aux écoles , prime loi ex iste_ ,Cependant i1 ne ·suf- maires des ,canton s ; 1,320,170 fr. fit 1pas que ,1,eslois ,existent, il faut ,pour ] 'enseignffillent industrie l et urto ut qu '.en.es ,soient appliquées. !pr,ofessionnell , dans ],es cantons; fr. ,0'e t ce qu'on a fort bien oompris 1,280,230 à :l'école ipolytechnique et hez nous en favorisant le .plus ,p os- ,enfin 697,945 rr. ,pour l 'ensei,gne:ible la diffu.si on de l'instruction po- unent agricole et commercial dans les pn lair -po ur rmieux nous arimer d-ans cn:ntons ·également. la lutt e pour la vi e ,qui s 'éitablit aUisM,ai,s cès ,chiffres ,sont bien minisi bien entre 'l,es nations qu ',entre les, mes si nous les ·com:p,a,rons aux déindividus. penses faites · ,par les 25 Etats et les Cette lutte ,entre }es natiions est communes de i1a Suisse pour 1'insf1anchement ,ouverte a uj ourd 'hui. tru.ction ,ipu'blique. Durant cette mêOn voit actuellement les pays nou- me année 1904, ü a été dépensé fr. veaux, les pays d 'immi,2:r,ati,on 1pren26,738,374 -par les c antons, et francs dte des mes u,res rprohibitives oontre 28,132,942 pa ir Œ es communes. C'est l'envah iss emrent des masses ignorandonc bien près de 60 millions rque la te et re jeter 1'ém ig;rant ,qui ne pos- Sui,sse s,a,crifie aimue1lement à ·l 'insède ,pas une instmc tion :suffisante. truichon populair,e; la stat is,ti,que a.~-\.insii,depuis 1901, il 'Australie joute que cett.e dépense s'é lève en n aecepte plus d '-émigré qui ne moyenne à 18 fr,an -0s <par habitant. ·.
figur er da ns un art icle (,que l'on ,onge à •pulbîier ap rès IJe ,eours .scolair e) .qui contiendrait la liste de tout es ,ceJles qui se so nt désin téressées de cette ·bonne œuv re. So uhaitons dè lo,rs .q u'au c une n 'as1pire aux honneur dit tablea,ii noir. En a ttendant, vo'i.ci les communes q ui n' ont encore ri en: donnié jusqu'à fin mars: .A.rbaz, A rdon, Ohamp,é1'y, ,Chi,p1,is, Hé rènence, Lcogne, Iséra bles, !Leus, Mase, .Mièg~e. .:Mollens, Randog1Je, Sa lins, St-Luc, Ve nthô111e,Vétroz et Veyras .
L'instructionen Suisse
--~~~~-----~~ ·~-
Et J,e ,p1·i,ntermip:s à son rêyeiJ ! Obrunrton1san-Il et le so1.eil Et le 111~.rutemaJsjeum,e et -vermeil! Dani; sa 1.lralc·bc toiJetfe De varthrre et d e flC'l1Ts .'..v,ril rne füit r is>e<tte Et rl"llrnllfl Sf!S !Seruteu,rs:
..
. *
A. l'i11str11cUon re li,qieuse. - .Le rége nt s ,a1dmeissa1111t à 'l.lill 1bau:nbin.: Dites -moi, mou
,q,uie l'on · enteinral (P1m· 111 éic.bês ,cù'o ID·is,M's ie,u le Rége nt, le s , lll'~ché•s d'o· mJ1s·sfollJ,1mMs c',e1~ t 1,es_péeh{lis q1U 'om 11 011::un'ir,
·ClC
si on. -
br ié ,cle 11:a.ii·e.
•••
1
1
Or, cfo quoi di pose notre jeunesse ;po1!r rec~voir l 'iustruction et l 'édu~ c_atwn ,qm nous coûtent soixante mîlhons cha·que année 1 La Suisse -po·ssède des écoles en abondance, des écoles à tous l,es de~ré diver . !11 y avait, en 1904, 862 ,ecol,~senfant~nes. av,e,c 38,208 élèves; le.. ecoJes pr ;maires, au nombre de "4665, -- ,compta:Ï!ent245 638 o·arçons et 247,130 filles . Tous 'les è~ntons cela va sans dire, ont ouverit des éco~ l,es seconcla;res. Leur no1n1<hre en · 1904, ·était de 598 avec 23 641 élèves d~ ~e~e, masculin et 20,201 de sexe
fcmmm. A ces chiffres, nous devr:ions eno~r-e ajouter la :liste de,s écoles su:pé-
donn~ la tatisti,que. ri~ure.s _qu~1101.1-s
Ç e ·t ams1 ,que J.a Smss,e c-ompte ~~
1
1.
"'
'l1els, par exemple, 1'es trois asiles d'aveugles de ZuTich, Berne et Lausanll'e; les 15 Instituts de sourds . 1m~et, fréqU"entés, OJar 700 pen -·ionnau'e S!; )es 2'~ Etabl.iss ,c~ent ,s poull' !es .enfa~J;s fa 1·~les d 'espnt et les 36 eco1e d cducation correctionnelle. Av~c autant d'écoles et l'a1111Jée ~,es <' profess ·eur.s, institutem et in _ t1tut6ce,s; qui les di160-ent notre jeune sse doit r,e.cevoir a~pl~ent le ba. gage d 'i,nsta."Uctior:inéces,saire pour affronter sans cnunte k hasards de la vie. Et nofr.e e~poir n 'eist pas déçu sur . ce 1point. no u~ jeton ~ un coup d 'œil bll'l' .le1s'Tesultats des, exannen's pédagogJqu.es de 1~ecrue, nou · vo1"ons en ~ffet ,que le 35 % des je,unes ~;ens obhem1ent -la not:e 1 - très bon ré. ·ultat - da,m:3 , ,plus de deux bran ~he et le 6 ·% seu.lement la note 4 ou 5 dans plu d'une branche. La statistique nous donui enco1re u11 reu eignement très intéreiss·ant · ,e'est cehù des ;époux ana.litha ,bète · ayant sjgné l'acte de mari ,aige avec une- {'ll'Œ ..:s:,durant l'année 1906. ,Sur 27,746 matiag,es contraictés en Su iss·c durant cette année de 1906 il ' 8 rSms1s ' ,e::ises , s ',esitt rouve, ü...-~s.m,sse et ne &at1hant.pa 'crin •. Ce nombre 1-:,~,ra ciertaineme nt réjoui ,s,sant 1 si nous ch ons que .oenda,nt ce temps 51 hom~1es et 67 .!eo1mes ?riginai-res d'Italie et manes ,en Sms,se, 11'ont pu signer leur acte de mariag ,e. 1
?i
ecoJes normales avec 2148 élèves, doo d~ux s,exes ; 40 .écoles moyenne-s réums ant 12,000 iparticipa.nts. L'ensei gnement agri<cole n'est 1pas négligé da.n~snotre 1pays . A lui seul, il ,compte 20 ecoles fréquentées par 800 jeunes g-ens. Nous av,ons, -en outr ,e, 22 écoles de camTI_:ercecomntant 2590 étudiants. Les ecoles complémenta ir es de commerce ouvertes sious 'les auspi'3es de la · Société isu:i,sse de,s commerçants, . ont au nombre de 8·2. PJus de 9000 .1eune.s-gens -ont foéquenté c,es cours durant l'année 1904. L~ Suisse ci0mpte -en orutre 7 unive'.I"sitésou académies. Et la füte des, mai,sons d'éducation n'est pas close erucore. Nous devons .aussii mentionner ici une auti)e caté ~!;ori_ed 'éta:blissements qui méritent 1m 1?tér~t ~out particulier ,pour les ,ervices emm ent.siqu'il r,endent à la po~ les églises d'Oerlikon, Planfayon, Ne11• ·RQc;été. chatel, Bouveret, et Ried•Morel (Um• série). ,Nous vou lon · pa,rler de ·ces maiEnvoi des billets contre remboursement par ~ ons, où J~s infi 1~meset les malheule B11reau centi·al. St-Maurice, rue poste 27. re~ -reco1vent 1es bons -soins,que né- 1 Très grande chance de gain. - ~nr 10 bll• <'ess1t~11tJeurs e-1,uelJesinfirmités. lets 1 billet gratnit.
--LOTS
Tirage Oerlikon 30avril1908
Supplémentau JV 6 de ,,f Ccofe"(1!)08) 0
Pensé -,sde Carême
Lorsqu'un es,prit fort)) VOUJS demande: « Ne :p.eut-o.n être moral .sans Si vous avez ieu.,lecteur chrétien, se mortifier ", il fa ut répondre netl'occa1s,i on de dîner, le v.endr,edii.dans ·tement: « Non, c'est impossible.» les ,rest8.11lrant.s de DiOSvilles .... eJtmêQu 'on n:e l 'IQm.blie .pas, la mortifime de no.si campagnes, :vous iaurez cation e,srt die [1atufl'.edoubl,e: elle est san,s doute f10I1CI0[1tr .é le sourire rai.J.- mora l-e et phy,si,que. E ~füel'letmplitun leur de ù'un Olll l'autre ((p.eMeiur li- do,U)ble,office: ,eùJ1e1est une d,s1cipline bre » ,qui tSeor,o,y,ait très fort ,et très ind~.spien&able,et eLJ.eest 1umie ,e:xipiasupérieur à vous. Et ,ayarnt ooDSidéré tion né0essaiire. ave-0p:tié votre plat ma ;gr,e, il se l"eF,a.ut-il rprorùv.e-r,qru re .pOIUr,observer mettait, .avec une airdeur où se mê- la [oi mQralieet même en g,éin&r,alpoTur 1ait une eertame fierté , à déccmpeœ s\~1ierver,,polllr(Pir,ogresse1ren quelque son beefsteack ou ,sa côtelette. ordfle que ce :s.oiit., il est 1D.éc.essaire de Chez 1,e;s esp.rits 1pJu.s r.éf,l,échls,,l,a se diseipJiner, de se vaincme? Les critique de 1a m01rtifioationclrnétien- deux lois que saint Pa ,ul senta it ·en ne prend une .forme ,plUJS isav.ante. lniiî.,,quiid:o,nc n'en 1ai poi1D.t,ép1'ourvé,le Aimsi v;olliS e.nteIJJdi11ez dil'le ,que ~.a do,UJlom1reux CiO!D.flit? mortification chrétienne -estnmeicon: Entre fos pjass,ioos et ·1''es!P'rit,q,ui séquence de oe mépris de '1a viie -qu,e s '·efforce ., noin p,01i1I1t die 1es suppr id'E}gl:iise·arumaù.ttOIUJjoUiflS 1prooes.sié. mie<r·, mais <le .f)e13,eonterria.·diaœ die.s L'homme, dit--<cm,pour se d&vielqp- limites 1r1aisrnma1bles,c'est 'UIIl coonhat par confo:rnniémeintà sa :natrur,e.,do-it que lll!Oruis C();IJ[!Ja ,issonis trou1S.Ici donc de 1siedJomtpter, donner J 'essor :à toutes ses ,l)uilSISlan- aip,pamÎ!t fa IIléce:sSJiité œs hairmoilli,emise.men.t s.UJhordo,nnfos. de :se m01rtifie1r. La martifica ibO(l).mêlme physiqu,e ~as n 'es,t ·besoin, ;pour êtrie moI'lal, de !1virer:sa ·~ :J?iauvœcor -ps aJUj1eiû,i:1Jeet est , ex;i,g-@e 1p10Uir p,a,r:v -enir à !J'ob,s1eir1 a lai drnc,1,plin,e... va1tiion -rig10JU1l'euis,e <le 1l1 a Loi mor.a1'e. - Oui, '!'Eglise conseille 1et même En Tlefusa:nt ip,airfayi,sà lS,elS désfa,s un parfois orrdolliil!ela mortificrutiion. Il I objet ·qui :pJ,aît, -en D '1a1eeordalil.i pa :s nr:,furu,t,pias 0raindre q.e 1l 'affirmer. tonjou ,rs à ,oon ,pa1ajs les j,o,ui,ssances 1l,e, écrit ,l ',aiuteur de 01]hln.air:e1s iC~tt~ m1ario qm.'i1l. aime, ,on 1p.a:rvi,ent à !'Imitation, 1ciette pa,role semble du- rési1ster ,aJU ;péché à l 'he,u,rtede la tenre à heaucOUJp:Renonce-toi; prends taition. ' ta croix et suis Jésus. » ·Et ~ourtant D ',a1U:tre(}J, a'l--t,la mo.rt ifica.tiion e.st il ,s ~éori,e1e'Il'SlllJite:: « Dams la croix est unie expiat,io!Il. Où tro'll.lV,eil' l 'hromme le salut, dlans .Jiai1croix e.s.tfa vi-e, dans qui n 'ia ,point 1péiché, qu:i.,n ',a point à la woix -la p1'0tetûti10noontre les oo- 1reig-r,etùer d es diéifaiilllam.c:eis dans ·sa nemi:&,11amiolix TIJOillfS pénètre de 1a vie! .N'est-il ,ip:a18na1ture1·6\t jrnste ,q:u-e uav1té c&beste,la croix es,t fa force 'i 'Eglise d€1lla!l1de d ',expier 1e.s !Péde 1',es:p,rit,.Iliacl'loix ,es~fa joie de J.'â- chés de O,a,ch,aii,r , dieJa CUjpidité,de 1,a m~, la 011oix ,estt .1a ISCJJenoe total,e de gi0lt1>n11andi:sle, ,pa,T l,e :retraœhement ~ v,e!tm,,~ croix est 1a psrfe.iction ~e de q1U1eliq/Ule 1r,éj:0ui:sisa1ILCe, :p,ermrne ,en ui. ,sia~ntete. " ,t .P,r.endiSdonc ta croix s,oi, du mêrne o\!'ŒI'eque (',es ,excès! et ~ms Jésus»... Poor oeiux, prêtres ,e,t re.ligiieiux, que (!
1
1
1
1
51
l 'rêlootion, die Diieu
à Luii, 1p,ou-r ces âmeis q ui S0II1h1ent retraill'ch&es <le œ moo.de, c ',est_un fait que »0UJI' iimmo:Iatiœ à Di,eiu, ,pian.·•unie iadmir ,a;bJ.e oomp,e.ns-ation, bénéfiici,e à ceiU1X~là 1qui srnrnt demeurés da1DS • le monde. · Il farut 1e dire f r.anc!b:ermeint,à oo:tr,e ·époque ,où m ~ jo l]rnamx ,a.ntic1éirica11x abreuvent de ,cafomnie:s moin,e,s et ,rMigieuses ,e:t invientenrt; pre.sql]e chlaique j,o;u,r un nouv,earu « s.ca.ndaile c1ériica1», iil y a dans ·lies co.U'vents d es f1mes qui .e,.x ;pient po,ur no,111s,p,our fraii.b]esioos. nos hon1:JeJUJSe.s Oe Q,lllenous ,a,V10nstrop ,aisément accordé à ,notrie icorps, ilis en priv ,ent 1,e ~emir; 1si lia chaiir .a tmp .pair lé en llOUJS, ils meUTtrÏISiSlemJt leu,r .chair; SÎ nous ruvons r,ooherc.hé avidement la vie fucile, U'or .at; .Je •1uxe, hls, s ',enlèv,ent 1e surperflu,, ,pairfois le nroe:ssai1,e. Voi]à ce qll'Ï 1eX!pùiqu,e les mortificat~o!Ils,c,or,pore1'1ies,übj,et die ,scrunda:le '}.î'OIUJr he,a1111coup ,qui ,IlJe OOiffi pr ,roment ,pas la siuhlime et mystéri•eus,e 1s,ohdarité qui 'Uln:t J1e:shoimme1sde'Va,nt Dieu et qui permet ,a.JU.x iTinJoceut:sd'exipier ,pour ],es ûOUipiaibleis, a.u.x pUJI'<S ,et aux ,pauvres v.o],o,ntiaireisde p.ay,er pou,r et 1pt0ur 1es ma ,uvais û,es 'V.o.l.U!J)Ûllle.'UX dr.hies.. . ia C()l]llSa/Or.é!s folll!t
menait ,en Franice, à mon diocèse tl'Autun. Encore rpJein d'émot'on et de pensées, je n'avaiis ,pu ferm er 1~ Y,8'UX de la nuit; mai 's à l'aube, après le :passag,e du Miont~Oenis, bLotti dans Ie 1coin de mon ,compartiment, j e m'étais l,Oiurdement ,endormi ... J,e m 'év,e:itlla.i:il était nuit; dans le waigon, pa.s une lumière, ,pa,s un voyag,eu:r; -·1e train ne marc.hait p.as ..... 0 'était un ·arrê t, sans doute; mais l'arrêt se ,prolong·ea.nt, je ha 's sai ll'I vitre. J ,e me trocuva.:,s dans un hangar dés ,ert et muet. ~près u.n lon g monwnt, ,passa run employé; je voulus a1ppeler, mais il m 'a;perçuit et CL' fuit lui qu i im',aipostro,phia: - Hé I que faites-voTu<;i,ci1 me demaill!da-t-il, sans diS1Siimuler.sa mauva ise humeur. - J'attends que l'IOn1parte. - Partir 7 Bians locomotive , a.~ors! Ne v:oyez-vous ipas que J.~train est rnmis,é~ - Où sOOI1Jmes -nous don.:\î - A Mâcon. Et vous vorulez aller L. - A Autun. - Vous .auri,ez dû prendre le train d 'Autun, et il' est ,parti. -Ah! mon Dieu! - Fa ,ites l'étolliilé; on la eonnaît, •••• celle...,Jà!Vous n'êtes pas le premier . Vous aiviezvoulu économiser l 'auherge et ooucher à l 'œil dains Je tr1ain ! - Ma is ... je vous assur ,e ... je dois iLa oocente nomination de deux œr:;:-pntrer dans mon diocèse. dirnaux françai,s remet en mémoire - Vous êtes donc cur.é 7 un incident survenu à l'un de ·l euris - J,e .suis l'évêque d'Aumn. prédéce :sseurs, Mgr Penaud, évêque - AUOills,don,c! f ..... comme v:ou d'Autu:n, 1proc'1amé mœnbr,e du Sar êtes! L 'é:V'êqUJe,voUJs7 'Ull ,ca:otin de cré-<Oollège le 29 nov;embre 1895 et contr ·ehande ! Venez von,s ,eXŒ)[iquer décédé ,I.e 10 février 1906 . Membre dev,ant l ':a.ufori'té! de l'Académie .frança.is,e, il .a raconté Et, raima,s:sant mes 1paque,ts, je le lu ;-même oette anecdo ,te ,en termes suivis ,chez le chef die gar,e. délicieux. Laisson:s-lui la !parole: .Oe•luJÎ. ...ci, 1prévenu ,par l 'em:p,1,oyé, " J,e revenais de Rome, uù j '.a:vais me t:ois1ad'un œil _s,oupçozmeux; mais 1
1
Une entréede Cardinal
1'
:reçu le ohrupeau i0a'I'<lma11ice, et je me trouva is ,dans l ',e:XJp.r.ess qui me ra-
il finit, non: ;sans ipeine, par se eonvaâncr.e de mon identité. - Je r"mrette ~ ' - me dit-il) -· mais la correspondance est ,p,art :e et il n'y .a 1plus de train direct jusq.u 'à Jen1ain : VO!U'S' ·&erez à Autun ,à 4 h. àu so;r. - 0 ',est irr:npœsibl,e, 'M10n,si ,eur, -· Tépliqua .i-je, SU/ppliant; - tollls. les fidèles m 'attendrnnt 'à la 1p,re.i11 ·èr.e heure .... je dois .officier ... il fouit que _ j R sois là Autun avant midi! · - Que vol]lez-iVOUisq;ue j'y ifa:s,se l - F •arute de train diiiect, n'y au .. ratt-il pas un trn.in-onrniibus 1 - Même ipas!- Un trari.n de marchandise'S 7 - Ah 1 - dit le ,ohef de g.are, il y a quelques foœ~ons avec du bé ·tailqui v,o,nt,partir dans dix minutes pour air.river à Autun à l ".heu.re du m,a,rché. - Permettez-moi doDJQde prendue Je train de.s animau."' 1 - 'Vio!llSn'y ;pens,ez rpa.s! - Je 'Vlous·en .Sllipjp]ie. - ,Comme il vb,us plaira! J ,e reme rciai ij1aPmviden e,e de c,ettc solut ion ineSJpérée, je gagnai le train de,s ibêtes prêt à 1pairtir, et je m 'arrang-eai de mon mieux sur .un four:g,on, a:u IDi1ieu des cag,es em.bois rempl i e.s de v,olaille. D'ailleurs, Je traj-eit ne dev ,ait durer que :peu d ''b:euire&. Enfin les ,cha nts des coq.s p.risonn.iers, ré.'pondJant au ·sifflet de la 10.:oonotive, me tirèrent de m,es médi~a'.i,ons et m '.annon-c,èrent à la fow ]'arr ivée du jour et du train en gar-e .i.'Autun. ' Là je trouvai tout le Chapitre sous lés a.rmes, les enfa!Ilts de,s écoles, 1'ortpib.•éon,la .population entière venant recevoir son vieil évêque et nouveau cardinal. Une fanfare é0lata. . . Ma confusion 1é.g;alait ·la stupeur de ces brav,e1s gens qui, :rêvant
sans doute de 'VlOirleur pasteur appara ître avec toute 1a pompe cardinal ice, trouva ent une sorte de ramoneu'I' couvert de suie et de charbon au milieu d'une ,cO'll,rde ooqs, de canards et de dindons qui 1p,assaient leur tête ahurie .à travers les barreaux d·e lernr prisoo.. - Vous voyez, mes 1a,mis, - leur dis-je, les yeux ~ncore remr>li,s de IIlles visions r,omames - vous voyez ,oombien la roche T a.ripéienne e,st ,près du Oaipitole: votre évêque, qui vient de reicevoi,r le Cha1peau cardi na·lice des maiills du ,S,a':nt-Père, vollls .revient a,ujomd 'hui sur un ipi,édesta.l de cages à poules. Telle fut ,]'entrée soJennelle du noUtVeau iprin~e de 1'Eglise da:n.s son diocèse <l'.A.utnn. 1
Un succèsoratoire Rangés autour de 1a table, dans il.a cuisine, les domestiques de M. ·Oha:mbart, Le député so0ialiste du Lot-et-Gironde, font un cc rams » en attendant le retour de Baptiste. Il y .a J:à Mme Vi,ctoir,e, la cuisinière; M. Athana:se, le maître d'hôte l ; 1\1..füeEdith, la. femme de chambre de Madame; enfin, le concierge ·et sa femme, ·qu'on a. invités à l'offie,e pour la circonstance . Une curiosité a rpiqué ces honnêtes ,personnes, oeTie de savoir ,comment leur ,patron, .archirrniJUionnair-e, peut bien défendre ]es prolétair ,es ... dont Hs sont, :et tonner contre l'infâme ca.pital. . . qu'ils servent, eux, en sa , ,personne ... C 'est J\llme Victoire qui a:, la première, atta.:hé le grelot ... 1Mlle Edith .a 01piné dans le même sens ... ,Et comme BaJptiste, le, chauffeur, nourrit dans son cœur sensib le le désir d 'épou.s,er l,a jeune et sémhllante
52 f.emme de chambre, il .a déclaré, avec un empressement des rplu,s galants, •qu'il se faisait fort de renseigner tout le monde ... - J'ai vu, dans la Petite République., a-t-il ·expliqué, qu,e Monsieur va ,parler dans une réunion ià Belleville; je ·v,a:i;sm'y rendre ,ilr,,congrutos; je me faufilé dans }'auditoire, et je vous rapiporte son <liscours ... - Ge Monsieur Ba,pti:ste, ,a fait la cuisinière émerveillée, il n'y a que lui pour av.oir des idée s .pareilles!. . . - C'est ,un ange ! a renchéri iM11e Edith. - J'y cours!. .. s'est oorié Baptiste, ,au comble de :la félicité.
53
que c'est plus rigolo qu 'a.u.xBou,f. fes- .Parisiems !... - Atout!... afout !... et pass,e ipique !.•. fait J.e concier .ge qui !l'amasse trois levé.es, et ramse du coup Mme Victoire et 1J.l1e Edith. ,Ce dernier exrploit est si récra.sant1 que les deux victimes du pipelet vont Sé dress ,er dans un mo:u~ement superbe d'indignation, q uand des pas ·précip iMs retentis,sent daI1Js le corridor ... Tout le monde •s'écrie: - C'est lui! - C'est moi!... répond Batptiste 1 qui entre essouflé ... X Heureux
de son succès, le chauf-
X
feur tire &Onn:npu,choir,,s'essuie, s'é-
Et voilà comment, en attendant que le cihauffeur revienne, on manie les earteis, dans la cuisine de M. Chambard. Ce vieux sacriipant de concierge a une- ve:ne insolente ... · En mo;ns de trois quarts d'heur ,e, il a ·gaJ?;né trente-cinq sous !... - C'est 1pas ipossible ... VO'US deve·z tricher!. .. ou bien vous avez de la <Jorde de pendu! exclame ,Mme Victoire exas ,pér,ée ... Le bonhomme se 'Contente de rire dans sa barbe, car le secret de ,sa chance est bien moins mystérieux qu'on ne le suppose. La vérité vraie, c'est -que se~ :p-artenairies n'ont ,pas J.'esprit au . jeu. Leur pens ,ée srut Baptiste dans 's,on expédition cO'llrageus,e. - C'est égal!... observe M. Athanase~ je donner.ais ·bien dix sous · ,de ma 1p,oc .he ipour êtr.e à sa pl.aoo !. .. - Vraiiment? Bien sûr!. . . Voyons, voilà Monsieur qui ,a maison à Par is, cllâteau en ,prQ!Vince, auto, des fermes , de:s cha,s,ses, efo.... et 'qui s,e fait élire comme socialiste, c '-est-à-dire comme parta .geux ...~E.h bien, j,e dis, moi,
vente, s'assied, tandis , que 1es interr.og;ations se cr-oi·&ent: - Vous avez réussi î ... - Vous , n'avez :oouru ,a'lllCU!D. dan-
ger L. - C'était beauL. - Je -vous crois,! dit-il enfin ... ·Mais, si vous voulez que je vous ra:conte la c,hose comnne il faut, Monsieur Afüanas,e, fa.udrait voir à metitre de l 'essence dans mon carburateur!... Le maître d'hôtel comprend, sans doute, à merv.eiUe les termes de ] '.automobilisme,, car il se lève aussitô~ va chercher dans le fond d'un pla'C:ard une vieille bouteifüe ·qui a survécu au derrüer dîner donné ,par Monsieur, et verse une ,copieuse rasade 'à Bapf .ste... 1Le chauffeur iboit ,une lampée, fait ,claquer sa langue .a.v,ec,sa;tisf a,ction et eornmenoe: - Positivement, fait-ü, en prenant un e ·pos·e oratoire, vous savez, c'était épatant ... Une salle immense ... de,s triibun€s ... tout ça rern•p,licwnme un œuf... Des têtes (Partout... Seulement, ça sen .fait lliil .peu f ?rt... l E' 1me·case entre- deux tyipe.s qm m
reg.ardent de travers, r.rupport.à mon ,paletot... ,Moi, j.e J~ur ~ffre ?Ile ci(J'arette, ,et ·1es v.oila qu:i deviennent âoux comme des moutons ... - Et ,Monsieur? L'auditoire de Sa,p,ti,ste faisait coDlfile les lectrices, de roman qui pas,s~nt volontiers s~r ]tes détails accessoires, ,port1r eour1r aux :pass·ag·es palpitants ... Le ,chauff.eur le comprit, et, sans se :fâcher d'être interrOIIllPU: - %onsieur, ;p-oursuivit-il, a •parlé Je troi,sième; quand il a 1paru, ç'a été un tœmerre d'applaudissements ... ,Les 1pieds, les mains, tout .marchait ... AJor.s, lui ,s'est ca.m;p,ésrur l 'estrade, comme ça ... ,Citoyens, a-t-il dit, le moment de fa 1iévolution ,sooiale est venu!. .. Il y ,a trop longtemps, qu' une caste d'exploiteurs, ·se fait .servfr par le ,prolétariat ... Il faut briser les chaînes! ... Nous 111esomme ,s ipas des esclaves... Nows :sommes des citovensArr.aclhons, à tou,g loo capitalistes, qui se ·sont .enrichis aux déipens du 'f)eu.pLe,leurs richesses mal acquises, et, sur O,es ruines de leu r opuJe,nce enfin détruite, étafblis,s,ons 1e règne de l,a solidarité univ,er.selle !... X - Ba:pti,ste !... v·euil1ez monter 0hez moi. On s,ursaute ... 1Dans l 'immens,e intérêt ,qu'on prenait aux ,p.aroles du {'bauffeur, rpersonne n 'await entend u ouvrir la ipork de la ,cuisine ... iLa voix brève de M. Ohambard -résonna au milieu de ~a stupéfacf-on llllliv,erselle... - Bieil, MoœiÎeur, rép,ondit Ba.ptiste. Et, se levant, i,l suivit son maître qui, son bou_ge,oir,à J.a main ., le ,pr ,éoédait dans l 'escaljer: " Que me veut-i l 1 pensait l;e ibr.ave domestique... Les ordres 1pour de°!ain ?... c'est :possi,bJ.e... Ou plutôt, i>st qu 'i1 m'a ,entendu.... Et alors,
bien :sûr qu'il v.a me complimenter. Un orateur ,est tou:.jours content q-œ' ,on retienn,e . ses ,paroles ... Qui ,sa.iU ... Peut-être v,a-t-i·l me ipro.pos·er ,un eim,ploi é1:ector.alL .. C'est eela.... 0e ne peut êt re ,que ,ceJa.! On était arrivé dans le caibinet de Monsieuœ... Chambard posa s,on boug_eoir sur son ,buDe,auet, d'un ton .furieux: - Alors, c'est comme ,cela) iMon~ s1eur Baiptî,ste, que vous semez les théoûes a;narehiste;s dans mon IP'ersonnel L. - Mais, Monsieur, répondit le cha.uiffeu.r ahuri, je ne faisais que redire 1e derniier discours de 1Monsieur !... -Possible! fit ,J.e dépiuté; mais comme je n'entends pas que me,s domestiques aient des idées comme celles~1à, je vous flanque à 1a 1p,orte !... J eam des Tourelles.
Succès Tout le monde court .auj,ourd'hui au ,succès. ,Le suc,0ès ! le succès! Ma.is sO'llvent :pourquoi ·ceux qui l'ont cherehé n'y ont .pas abouti f Parce qu'ils n',ont ,pas ,pris le véritable moyen. " Aucun chemin de fleurs ne oonduit à la gfoire », a dit 11n fabuliste. A ucun chemin de fleurs ne .conduit au succès. Pouir arriver au ,succès , dès lora, il !faut ,s'a ttendre à des dé0eptions. EJles seront crueILes ,parfois, mais il faut pass~r par dessus tout cela. Il faut se fa.re une volonté. Ge n'est ,point aux lâches, aux ·~inions flottantes, q·ui va,0illent et tombent au moindre ,coup de vent que le .succès ser.a accordé: Nous ,parlons ici non seul,ement du succès matériel, mai,s du succès moral et même religieux. L'individiua1isme e.st mauvaise phi-
54
lasophie, si elle fri,se l 'égo'ùsme, si ,elle s,e borne dans le seul amour de soi et ne suit que ses rpr,opres aspirations. Mais il est des instants dans la vie où il faut être individualiste, où il faut conserver son opinion, ,sa .pensée, s-e:s.principe,s ,qui, ,s'ils ,sont 1bons, doivent être inébranlables. Le suc.cès appartient à ces nature,s qui sav,ent être énerµ;iques ,et ne 1point trembller devant la oontrari ,été et lâcher pr i,se dès 1,es :premières réfutations faites à leurs idées. . Lâche en morale, lâche en religion, lâche dans ,ses opinions, celui.fa touj.ours sera lâche en tout ,et ,par tout, et pour lui point de vrai succès. Il e,st regrettable de voir à èette ·époque, si rare·s ceux qui osent vraiment parler comrrne ils 'Pensent. cc La peur plus que la misèr ,e fait commettre bien des fautes. » La :T Jeur ! [a ,peur ! Nous d :.sions plus haut: Le succès! Je suc.cès! La p,eur C'Stjustement l'inverse. Suivre son droit chemin et ne pas l'.lraindre la critique ni les défaveurs, c 'e:st ainsi que nous arrivons au ,succès. Il y aurait ,combien moins de pervers:ûéB dans le monde, moins de jeunes gens non entraînés dans la. débauche, de jeunes irréligieux, ,sii1s avaient su vaincre la crainte du "qu'en dira-t-on "· Et .pour l,e savoir il ne cofttait qu'à voruloir. La formation du caractère, c'est ;peut~êtr·e ce gu 'on négl i,ge .Je plus dans l 'éducation de· la jeunesse. Et dire _que toute la vie d'un homme, d :une femme en dépend. Parent,s ! ail)·prenez à vouloir à vos enfants. Instituteur,s, aussi, .a;pprenez surtout ,à vouloir. Le.s moyens sont nombreux. Nous n'avons pas à les indiquer, nous sortirions du cadre de notre j,ourna:l. Vouloir, ,pour 1~éus ,sir, être indirvidua,liste, tout ,en laisiSant gmide,r ,par1
Il~•
,~"'
1fois 0et individua lisme~ 111epoint se laisser vaincre ,par le-s décerptions.
Ce qu'il ne faut pas laisser lire aux enfants Nous transcrivons, tant à 1'inten. tion des éducateurs de la jeunes,se qu'à celle de la jeunesse elle-même, le judicieux article 1que la Liberté vient de IJ)ublier :sous, le titre ci-de.s. sus, article ,qui est dû à la ,plume de ·M. l 'a,hbé Eug. ,Dévaud, insipecteur des éco1es de la viUe de Fribourg. En Valais aus:Si, nous ·sem'ble-t-il, l t! µ;oût de ,la ·saine et ·belle littéra tu. re disparaît quelque ,peu, tué en ,par. tie ,par le goût effréné des ,sports et en 1partie par la littérature geme Sher ,lock Holmes, Buffalo Bill, etc... dont les enfants -se montrent très friands. Aussi ne lira-t-on ,pias S·an.s fruit le,s excellentes ligne,s qui .suiv-ent: 1
A:u r.i.:s,q,u,ed!'ê trn a,c'cu,sé d'téitroi-tesse, je sout iel)ldt'ais vo!lontiers ,qru,e ,ce sont des JI. v·ws ma'lllv.ais, vo-ire même en UIIl sens del 1i"V ine-s tmm OTMlX. tou,s ,ce.s B'llff ,alo B,ill , eea Nick Oairtie,r, ces Texas J ,a:ck, ee:!I S'her lock I:lolmes, ,ces Sit'ting B1.ùlll,rtoutes ces histoi1·-es -d'Indieus, cle traippeurs, ,die ,dfétectives: j,e pré•tendis q,ue ,to,us Œesb~mme-s d'-inteUI· g:eu,ce èt d'é ·cœ111r diev1,aien:t 1.1nia· Jeu:ris e:fartJs POlllll' combattre ,c1ett'e a;bS'Ulrde, cecte infecte liHêratm:e. ,Certes. je ne ·Cl'Oi·~ p-ais {I'Ui ~l soit po.ssl· Me ui qu'il soit bon ct:e pr,o.s,cTir:e 1~ rom&D ,de no.s ])i:bliothèq,ues ,scoJ.aia.·,e.set' po[!!Ulairea . ah1si qm1e d'awcuru •s .l'ont 1révé . ApQ·ès le i.tt· v,ni1l J,a:ss.ant des bra,s O'll diu cervewu, 1~ « courte bkm JJ ou 1-e geinti.J tf.eudU.eton repo• se, cié1assc, imstr'll.it même parfois. On me c ita-it, il y .a ,q111eliq,u1e fero,P'S•, ~e cas d'un sa.in t r,elligi•enu, <'1!'1.lJII , eXlég-ète savant qui a· y:ait s rnr .sa ta•blie, p ·M"mi ses paipiea:s, toll· jon.ws 0•1w,e1,t, un ·To.maru - ,ho.nruêie, i:I vs :;,.a,n,., 'flli:r,e. 1Lo1,scru,e, .p·en,cllant 1l!Ile heun:e ou ,1.eux, i'l avait aissez scimtié ,ses textes. corn· 1n11Ls1é ses v,m·.s, iœ1s 1hé'l:Jil.1aïq •ues on g1·ecq uel!, ·co,mrpairé ,ses van:ia,ntè.~. il !l'iirntea.TOIIIlVaitao milieu clin eo,mmeutai;i,e œ ,un p,s·a<Uimepour poua:stüvl'e la tr,a·me cll'urue ,,,im a•ble fJctiOD 0
îl.Prês ,quoi d:J ,s,e remettait aru tra v.ajl avec phllS de frrakh ,eu:r ,et d'enûram ,. Qir, am temps •de ,l' ad,oJ.es·c,ence et de la ·euioes,se, en ,tn:e ·Œ01l1Ze,et vingt-cinq ans, I'i~agi ·natiOŒl ,a be,soÏII1 d'êtir ,e ,no'U'.rri.e et clil:ioée. :'liais vmtment -les 1P'Ulbll:ca .1 bollls cl'ont Je pade ne lll'OIU.l"ri,s•s,:n1' ni ne .d1ilrigent l'i~.agination; eUes la ,deve•r:gon,den ,t et .Ja su[excl-
te>0 1t.
Q 1mlqrues j ,eunes
,gaJ.'çan•s, ·de moi bien 111n s·oh· die la maiso,n p3wrm,ene, IP0~1r ~e Q'enidŒe~:ans 'l1Il. coim solitaire, ,entout'e d 1a1rbtres, q,u1 pau1va1t -au hesoiil. jo1.11erle a:âle die c'1>airièœede forêt vierge, où q,uelq'll,es ,brram,chages po ,uvai,ent simiuler {]Jes wigwa1ms . .EJ,f 1:à, à d 1erni-n11s, « tatol]éS J) aivec dte .l'encire, d,elJ !Plumes de . poule doans ~oo,r.s ,chev=, ils brn,nd.is,saient en h11,1.·La'.llJt dies ·arcs ,et dies t.lè,ches ·et &an~aient aiutO'l.la· ,œ'1un feu, à lia f,açrnn d,es rean.1x-RO'U 1ges, u1nte 1dan ,se gu.e:r:rièl',e. On 1JO'Ul 'rait SO'Ulrimes'il s'•a,giss,a,itt d'un jeu d'u'lle heui1·e. Mai,s ces a:dlo/l,escentis vjvent tou .t le jOl]l' et tou,s les jom11,s die, ,c,ette vi,e-là. Ils ront se promener, ·Les, jO'lllrs de ,congé; m:a,is l,es ,prome111ad,es ·sont ,a,es exp .éicliti-oin ,s à la Buffalo Bm: I1i;, soint a:rimés de œv ·olver,s et dl>c8!rn-'bi'lles; flis ,ont Lems sif.flets et Jeua.·,s et le<Ud' s s!gn,a'llx; ils ont leu1rs ,c8!mpements tmitoi.Iles de chas ,s,e; ils s'll·ivent Les pistes des naturrels , le11Ts ell!llem is; ils ~e gliissen t 1~ long ,des llaie.s et se tap,issenf datn,s les (our.t:f•s. Leu:r ,s d1evoi'l's de classe , 1eu:r,s deroirs cle famille sont :des co,rv,ées doŒit ils ~·acq!Olittent à 1a ,d'ia,IJJ,e [)OU[' se re,p,aître cle k-un·sfables fa"Vordt,e,s o'U '!)01u,rfoUTbia· quel que,saibl'e et taiiUeT ,qiu,elqu,e fornahawk . J[s. fêchap,p,ent' de la vie ,réelle , ·des tâcbC'S OI· dlnatres, .p,011.u,s'en aller ,d:ans 'UJII· ,monde ia:~I et brurta,1. L 'i!ma ,gination ,esl: en tm ·in absoirbeJ· tout,es 'J,euTs a'Uh1os ,facuH.ês, toiuletilffilJl.·spen.s~es, toutes 1euœs énergies . EJf qui prêtend!rla . q1.1Jecette S'U'l'!e:iœi1Jati ,on, n 'est Pts mo,rbide? A J''llin d,es p lu,s ,inte1.Ugents ,g,a,mtns q,ue COlllnaisse, qiü est Il/Us.si a:evenu, un fers 1ent die ces flecfü11es iŒl'V'r-ai.serrnblables, je diais <1e:rnièrement: M,ais, v-o:yoms, pourrquoi 18-tntcess~ ,cl'e J,i1r ,e René Baztn, ou quelque IPDJ,blable é,ariv:aü1, ,q·ue tu v:a,nta.is .avec tant rl"enthouswasme. am,trefoi,s? Voilà . ,a.,es llne~ •admirablement écrits, ,plei:n,s ,d'id,é,es de ·senti,m,enlls . q1ue tin peux coim,pr ,end:re goütm·. - Ah! •non, ça . me « .s,ci,e>J. R. si tu ,veu:x ,de •l 'imaginafü.o,n , p-r,ends ~es Verne; tu y trou,y,e,ra.s c1es av-en tm:res, 1 1J·lle tu en dês'h·es. :\f.ai,s on y tro mse coIJOJU,s,s'é.chwpp/:irent
a'l1,s:si d1es notio.ns sieientifi,q,ue ,s v,n·J.ga:r1sé·es q,ui n,e sont pa:s mêp1~1s•a,IJ;J.es.De plrus, au lieu de la fo[·e-e bm1tai,e ou de la 1'UJs,emê·Chialllte, c'est ,!'infüllig ,eu,ce ,stwdieuse et iud'usitJrieuse, -ce s·ont .],es ,no biLes a.spir,a tions ,qui constituent le fond• die ces 1ivl'es metrvenleux. - No.n, to11.tte ,cette ,s,clience m'en nuie; j'•ajme ,mieux NLck Ga-rte•r; c'est ;pl'l1,s mm1vementé et ça se ·lit p :lus vi-be. Ai nsi, a'U ·d-év·e11gond1a .g-e de l'ima ,ginaitiOiJI se joi ,nt .na pe :rviersion -d1t1goüt. René Bazin <c scie JJ; Jull,es V•el'ne .Jni~même ennuie. Il .f.a1Ut POIUl' ~}au·,eo111rirces .auteU'rs •u[l effort . cr'infoJ,ligenc,e que Ni,ck Car·tei· ne ,1,éelrume pfü, . E,t voici ·q'Ue ces pn1l11llca ,tions l'emplis~ent ,J,a ·serv ie tte clte no·s co1],égienis, goOllNent les ,poch es c1e no·s -apip[·entis, tanfüs que , as,s-emhlés 1iarr· -dizaines, 1,e,s .ga,mi,n,s de nos ru,es ,s,tatio\Il'ne.rnt d:evant les éfa -lag,e.s et s•e a,ep,ai,ssent, le nez •en J'a,ir, d:es .a,bomina:b les g,ra-vurr·•es ,d'e !naipt, de vol, ,d!e vengea,noe, de me1.1Q·tre - de Ia bau,e et cl11.1sa[l,g - d!es .io•uTna,ux il.Justré·S. •Ces i1nn·o,mbt11llJbles1producfi.01m; foll'mren,t .Je dii:gne penfümt ,cl1es eartes po,s•tales albs'Ulrdes, ,d,e ],a ,ca1melotte des Nt zaœs, tles f,anfrel,uciJl,e,s -crj1a1,ae.s, rues sbatu.ett.es •cùe cat·to.n-pie,i1Te, ·d,e to'Uùes .les abO'IIli[Hitïcm,s qrrnel'on ose ,p1·ô.ner pa1,fois sous 'le nom <<-dl,rurt à bon , marc:h•é >> et àe « J.ittéra:ture rr>o,p,u.laiTeJJ. 'Et. •etn effet ., '!][le maison ,aJ!l,emand 'e, -q,u1i gagin1e .g,ro;s en édit,anit les r.êüi1ts ;p.seuido-a,méri,c<1ins, a eu l'-a'll:d•ace d·e s' ·intiJmUe1:cc ,Hb1•aia:ie d?·art et die littém t>uTe pop,ula.kes >l. Ceux-là qui •O'Ilt le so'llll.·ire facile peuvent SO'Ull" -i'l'e lo;rsqu'on P'l'ôn.e l'éd tuc-ation , -d•u ·goü t par l'imag,e et pair le iliVT-e, .JOI's.qu' on parr·le d!'a1··t po•Ufl· I.e i!)'eUtple, d'est'héüque po1)<ulJ.aire. .Au Heu a,e 11éf.lé,chfa' et, au be.~oi,n, de fiai l'e l a [)ail1t des -e:x,a,gérations, ils sowrient et cc ,blagruie!Ilt J) ·~es inn ,ocenfos manies dtes pé·da.go,gu,es e t des 1mora8i ,stes. Ils ou.b.Ji-ent -q'l1e to'U't' se ti,erurt dlain,s J.a vi-e, iudü v i,d!u,ellle ou so-ciaJe, •et qiue ·],a déip,:a vaition d11 -g-O'l1t,cllans :le p'tlbltc, es,t to1.11jo'llll's aiccom . paguée die l'a b,aissemen.t d :e 1-ai rmo,ralité gêvéral,e,. Je sais a,u ,ssi ,d•2.s pères die faimi 1Lle -qui ne r;,ent p8!s ou q ui ne :ri-ent p'llus. Un j,eune et die di!'.· homme d''-i:nte1ligen ,ce sU1péu:ieiu1r1e licate s1ensiJbHit:é est en tir,aiin .aie ga.1Jeir sa vie, g1•âce a!œx hitstoü,es •d'In rdi,ens . Il p1·é· fonicl, n ,,,eut, :d:'une voion .t,é q,u /on !IJCYUlTtl ,aimolfi+r pewt --êfire, m-ai.s ,q,u/o,n JJe b~isera .p,a,s. q•u,Hten- ·Sa :vamtHie et s1a, rpaih'ie po.u,r pcrn:voir emb,·asser ,rnn.e ,c.aa:,l'ièt'e œe second, die troisième ord 're ,même. ·où 1·ren <le ce qui constit.11e ],a l'i,c,h<es-se de son aicl1miT-a;blepe :r-
Li.re 278 année
56 .sonnaJ.itié ue sera. •mis en vanernr, mals qui lui per,mett:tia d'exer,cer l'éner,gie brllltale qu' lil ,aùorn ,en Buffalo B-rll •et' cle ,cou:ril', dalll,s dtes ;I}'a,ysétrongers ef i nco rrnnrus, dies s;v,en17ures à O''instar die ses héros ,liavoris. Or, j'ai bien d,es 1·aitsons de croi 1re q111ecette œévia tion de la volonté n'est pa'!! tm fait unui. ,W! d'lli!IB 'l"·histO\i.re a·es Jee<t~mrs tde .ces récits cf~aches. Et •qrud sait si oos nécHs d'apa,c ·hes ne ci•éent ·pas, 'P'l'écisément, odes vocatio,ns d'a,pa0hes? Les j'lltristes qUJi étud ient les cam:,es de l'at1g,mentatio .11 de 1a cri miu aprté juvénile y ont, lls s·ongé? Oud, ils y ont soo,giê. Mals les m.rum.ans q·uj :ne R' eff.aJl.'ouC!hent g'llère dès que des livxes q,ue lisent le'llil.'.sfils ne contienm,e,nt p·a d'es mot<; grossiers, !Odde pl!Tases malls.-éa,nbes; tes pèr-es, qlU.ine se ,préoccu,pen f que de leru~\s affaiŒ ·es et rl'l~ bel h~œrta,ge ,c;ornniant qu'ils :lais~<>nt à leur prorréoit ur e et inon point d'Il oœun.·,die '.l'esprit, 1'füm~ iq,uM .J. s doiV'e'llt élever, ne liisent pob:l,t l,es d'octe s •élUJC'Uib: r·atio1a,s des eri.m in a, ilistes. On ,a :to!rt cl!'être inctif.féremts .; on a toit !lllll'tont de so•ull'itre. Si ceuix de '.!los enfants .qui :rêvent aux exploits des Si.oux et des dléteetiives n'aboru;t;iisseil!t pas tous à ces <:onS'éq'llen.ces exta:êmes, cltez tons . ceipe.ndant ,d,e te-mes lectuires ,provoq111"nt !UJJle dliminution rue Iet1rr valeur i111,telleotru ieo He e t mwale. •fl'e 1liernr:peirson ·Dali œ. .V.agent ,éte (POliJcea le clirnit de co·nfis.qu.er, ù ·U11 1,e J.Hl11vre· 1·ev,en.d'euse sn, co:rbeillle Ü·e firujts JPlll'Cifl q,n'iî s'y tlrO'llJV,e qruelq;u,es pll.'ll.1!Ilea11x gâtés; il ,conœa,mn~ à ,me a,mencte fu101'lllle, a1u Tetrai.t' de sa ,pat<ente p,a:rfois, le laiftier qui a Viel'Sé d!ams :son lll!i,t llllll peu cll'innœente ea.t11 cbal:re. :\lai$' ,ces II)lrodru.ctions ,qui offense.nt J'œi 'l, cllévergondent l'imaJgûmJ3!tion, dlêp,1·,avent le goût', ênerve:nt la v olon •tê cle m.i!Hie-t is ,et •de millieJJ.'! cl'ndo.Jes.cants, peuv~t s ·iêua~er Jcrn:pru1D é ment iuux dleva .n1Ju·res elle ,magas in s cte tout .g€'lla-.e,La peUil· ,de J.a ,mia:laidïe et ,die i1a m-Ol't a. e!Ilg,end!oo tOlll!bes œ.s rpn:e.,;•cr ipti ons iP0'1iciêres con '11re ~'en:l(I)Oisonnement rues, coil',ps. M1ai~ pow· J)rév.eniT l'empoisonnieimen,t dies 11.mes on mi'a 1las p1rom1U1l!g ,UJé ta!DJt et tant de pTéœiutio.ns sanitaires. .A.u ireste, ici, ce 'll'.est rpas à la po'li~e que 1D0'1.1S rpO'llivon~ 1-iecotlltir, mais à 111 moTl/lflitê d~s inô.ividus et <le l'O{Pinion. Nous :vorurvon,s ,corn.temp,lier 0 1an,s certains étawages, l'exb-i:bùtion clies tfü,es aHéJcha:nte d'e !bT-ocibmll'eset •cl,e lfivres à :ba:s p1t·is - on if.-JeutoMenix 400 pa:ges de honte et' de v ioe l(}Olllll' 65 cent11mes: - Mais !llO'lls ne mettrions guère pll\JiS ha1Ut qu,e la 1i:ttérat1Jire obscène
de
le• Cl,ampa
dans ce
16 Avril 1908
les 1mb[llc.ation,s dl':a.v.en:bu:res ·d ont' [e su,cd1 s,e ,fonde, lui ·ruussi, su:r l'ébr,81)), Jem,en.t doe narfs', 8'111' les in&tin cts b,ruta;ux, SUT la dea. crtption b ien d•éta ,füêe, sinon die 1,a volfll1)tê, dn .moi111s de la ~c hrui,cetê, de la ru~. du .mljrnrtre. O'est fo'UjoUŒ·sl a. bestiadité sal\lv-a. gé qui en fad•t Je fo nd .
Variétés ,, LA OONFESSION .A.U Ier SIECLE . L',,Unive,i,s-Viériirhê" reçoit la lett11e S'lliVRllte: A ,cette he'llll.'e ciriti,que de J'histoit'e de tEglise, l€1s rnode1'.Illi,stes,d'aocoircl en cela avec les [)rotesfa'Illts, c!herchent à saper le œgme dJP.fin.sti bu,tiO!Il divine die la. cOn..ft>jj.
sioo. ,Or. les foU!ille.s a:rdMo logiq,ues vien nent de mettre au joorr, à Rome même, œe p,Ja. ,que die ,ma:rb11e no.iq.-BUil" 1.a,q'llielaese lit cette iliscr i(Ptiion grecque: ccLei même, l'e 1btlen:11he11i·eux Pi.evre 1-emet, füH ,à nous les él!u:s iles IJ)'êchiés comfess és. 9 J'ait'l.·ivie die ROilllJe, . oil j' ,ai vu mod-tmême cette in$CI'.i:ptiO'll, Les .ca1·aotê11:esêpLgraphlques sonit bien à!l1 !J.JTeID>ier sièc1e . i,e s-avamt .pr.o.i'esseu1: Bru!.leri.ni, qllli est J.)oortant 'llill !(. b1·!li[>e'llse:rnr, llll 'ia idléclwrê que nous noa, troruviO'DIS en fu.ce .(l'u111 monumenit ,unique, de illr.Ltnrre â. 1!r0'1.]bler ;p,Tof-0ndément toulet ~t>s ~O!D·c l1tl~i10ns<lie l:a néo-critique . · D'.'llprês Ba~llffi'ini, ,ce ne serait rien -moim:; ,q'lle l',irn&cl'IÙ{>tiou d'e ce ,qu'i()II1~ 11e1rait 1amjo111rf.l'h1rile <ccollli:tess.i ·o.nnial » 1éliesio1nt Pierre. Il ne s'iagit [ll!IS d' •lID baptistèœ, pui8que l'es 1p,échiés sont i·emis ,à œ<1 gens déjà. obrêi i ens: cc A no1u.~ aes élus»; et !IJl,rês « <'Onfession d'e œs ,péc h és. ,, C'-est bien d'= comfessionnal qu'il ~·ai;it •et •dlu confessitom.nal .cl'e s,ruint J:'iet•œ. Le proifesseur Ba:1lei'iini s1·étanrt 1·ê$er,f de tnaite1' 1i fond: ce tte gnestiO'II ., je m'absfiPns PO'l11' ,le moment die ,pl'l.11$111m;p les lnfü1watiions. Ma.iis je vous commoolg'Ue1'81 l'a1·ticle .que fera •bientôt pM'aî ·tre M. Bal[erruâ, et qru.i 8JIJTa ,pour Ut.Te: « Le . Confetsionnal de Saint-Pierre Tetrou'Vlé. >> Veuillez ,agréer !11:onsiem, etc. Oh. DIDSVERGERS. An,cien élève de l'Ecol'e a,e
©Ji{{ GlJ\1,11 Dt LA
.So~iêtê valai,aQt]e d ·édtt~alio .n L'Ecole primaire donne de 14 à 16 livraisons de 16 pages chacune, non [compris la couverture, et autant de suppléments de 8 à 16 pages pendant l'année ordinaire (soit du 1er Janvier au 31 Décembre).
'
Chaque mois il est en outre apporté un supplément illustré de 8 pages intitulé : Le Foyer et les Champs.
Sulsse
Prix d'abonnement: fr. 2.50 Union postale
fr. 3
Tout ee qui eoneerne la; publteo;tion doit être o;dressé dlreetement à son .géro;nt, M, P. PIQNAT , 1er seerétcdre o;u Dépo;rtement de l'Instruetion pubHque, & Slon,
X
··· ,Les U·vi•es .~ont les -merBeu'l's dies a·ml& i,l s _n.e nous trlllhiss·en f ;pas. ,orn iles troUJve toojollll!'s 1a1ux'h,91.lJoosrpes,a;ntes et ·le pl'lls médiac;re a f:IO'l.tven,t un bon icon,seHà noo.s dooner
·--
,lulu Olaretk.
Avant d'oser entreprendre de faire un homme, il faut s'être fait homme PmP
, il f,111,t trnnuPr
Pn
Qni l'PvPmnlP
nu•nn
tlnit
nrnnnQPI'
* * *