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No 08 l'Ecole primaire, 1er Avril 1896

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Lea&i1'8 au pétrole. - On peut épargner du temps et du savon et obtenir une lessive bien blanche et bien propre en la faisant tremper un jour avant de la laverdans de l'eau tiède à laquelle on a ajouté un peu de pétrole, à raison d'une cuillerée par 20 litres d'eau. Sans doute les personnes à odorat délicat s'en plaindront; mais cette odeur, quoique désagréable, est absolument inoffensive, et ce petit inconvénient est largement compensé par le beau résultat qu'on obtient. Le linge le plus sale ne résiste pas à ce bienveillant procédé. Les couleurs restent parfaitement intactes. Ill&,

tPensées

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• La destruction de l'idée religieui,e donngrait aux revendications des classes inférieures une âpreté sans merci. Ils sont bien inspirés les chefs du communisme révolutionnaire qui, en tête de leur manifeste de guerre contre la société, inscrivent la négation de la Divinité. Plus vous jetterez l'homme dans les sens, en lui enlevant tout espoir de compensations célestes, moins patiemment il supportera les inégalités sociales qui le privent de sa part de bien-être dans ce monde qui pour lui est le seul réel. S'il ne voit qu'il ne peut l'obtenir, il sera pris contre les institutions dont il se croit la victime d'une haine diabolique et d'une fureur de destruction effroyable. C'est sous l'empire de ce sentiment que la Communea mis le feu aux monuments de Paris, qui étaient les symboles des pouvoirs établis, Maxime Ducamp, en finissant son remarquabll'I livre sur Paris et ses organes. se sent pris d'une grande tristesse à l'idée que cette ville splendide, cette merveille de la civilisation, qu'il vient de décrire dans tous ses détails, deviendra un jour la proie des flammes. Il est certain que c'est l'athéïsme qui allumera la torche avec laquelle le communisme révolutionnaire voudra tout anéantir le jour où, vaincu. il ne croira plus pouvoir réaliser ses rêves de rénovation sociale. E. de LAVELEYE. • Il y a, dans l'Eglise catholique, à cause de la fixitéde ses dogmes, plus d'éléments philosophiques, plus de matière pour les hautes spéculations, que dans tout le système protestant. HEGEL 1 Histoire de la philosophie.

XV•• ANNEE

SION

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1er &vrll 1896

l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'8COLE PRIIAIRE parait chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Pris d'abonnement pour la 8u1He, 2 .rr. 50. IJnlon po•tale 3 .rr. -'nnonee•, prfa 20 cent. la ligne 01o son upace. ~out ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit à une annonc" ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.

SOMMAI RE: Attention. - Avis au personnel enseignant valaisan. La valeur morale de l'épargne. - Des charmes dont il faut en!?urer l'é~ud~. - Moyen de développer le jugement à 1 ecole primaire. -- De 1 apathie chez certains él~ves. - L'enseignement du catéchisme (suite). - L'enseignement de la chimie agricole dans les écoles rurales. Maît~e~ d'école, a~~e~ vos class~s ! - Partie Pratique. tC:omposztzon.) - Vanetes. ( h11pn-ss10ns. Le Valais. L lcho embro11i!lé). - Supplément. 0

ro~t _ce qui concerne la publicatio,n doit être adressé a I éditeur : M. P. PIGNAT, 1., secrétaire au Département de l'lnstruction publique, à Sion. ·


Clonférenees d' lnstUnteors. Sierre. - Les instituteurs de ce district auront leur c~'nférence annuelle à St-Luc le mercredi 29 avril, à 9'/ll b . du malin. Entremont. - La conférence de ce district aura lieu à Liddes le mercrndi 22 avril à 9 b. du matin. Hérens. - MM. les instituteurs de ce district sont convoqués en conférence annuelle pour le jeudi 30 avril. à 9 b. du malio, à Nax. St-Maurice-Monthey. - Le personnel enseignant de ces deux districts a-ura sa réunion annuelle à Vérossaz le jeudi 9 avril prochain, à 9 b. dt.i matin. (Voir Je sujet dans les N°• 1 et 2 da l'Ecole primaire.

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* * Traite m ent des lnt1tltnteor8 .

(Corr.) La session prorogée de notre Grand-Couseil est terminée. Nous avons suivi avec intérêt les sérieuses discus~ions qui l'ont alimentée et nous sommes de l'avis qu'on y a fait de la bonne besogne. Aussi, n'est-ce point pour faire la moindre critiqae que nous écrivons ces quelques lignes, mais bien pour attirer l'attention et émettre notre h.u mble avis sur une question importante pour le canton. Nos représentants ont ch01·ché au moyen d'une nouvelle loi à améliorer la position des notaires, à régulariser celle des médecins et m0me des sages-femmes; C'est très bien, mais depuis combiJn de temps déjà aLtend-t-on la réforme de notre loi sur l'instrnction publique vieille de 20 ans passés T De ce côté, rien ne se fait et pourtant il nous semble q u'il serait grand temps de la raviser et surtout d'améliore~ la position de nos régents. Comment voulons• nous exiger davantage de nos instituteua:s s'ils n'ont en perspective aucune amélioration de lellr sort. Quel est celui qui, sans d'autres ressources que celles de son salaire, voudrait

entretenir u avec 800 fr. pas possible; remédier à la personnel en cola primaire droas nos o magistrats 1 ptlmaire que n de to~1s ies V il faut un bo pas aussi loo rielle du cor Dana Jeq con éloquents aim sAs, l'apologie dévouement, d ment n'exclut rielle, et c'est est obligé de donc, pour le l'instituteur pl s'occuper san les régents ré traitement, oo di, ne pas faire sible, à leur re point étonnés oel enseigoan\ le but d'obLeoi meot. Nous e la H Assembl estimer avec beaucoup parlé derniers temps. ce principe de sûr dans celui rémunérer pl valaisan, dans des sacrifices jusqu'au Grao valaisan ne étai pour se passer pouvait. écrire tructioo en es devons-nous, pionniers de l' espérons-DQUS dre dans les r;ios _iostitute

SION, t•• Avril

1895-96

L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION ATTENTION

Ceux de nos souscripteurs auxquels il n'a pas encore été réclamé le montant de leur abonnement pour 1895-96 sont priés de réserver bon accueil aux cartes de remboursement qui vont être lancées. Ceux qui doivent encore leur abonnement de l'année dernière voudront bien le règler de la même manière. Avis au personnel enseignant valaisan Par Jes soins du Comité de la Société valaisanne d'Education, une pétition va· circuler parmi le personnel enseignant primaires pour demander au Grand-Conseil de vouloir bien reviser le plustôt possible la loi sur l'instruction publique, qui a besoin d'ètre modifiée sur un œrtain nombre de points. Les feuilles sur lesquelles la signature des intéressés aura été apposée comme marque d'adhésion, seront ensuite adressées à M. Je Président de la Société valaisanne d'Ediication, qui les fera parvenir au pouvoir législatif lors de sa prochaine session. . Le personnel enseignant est prié, à cette occasion, de signer et de rendre dans le meilleur état possible les formulaires qui lui seront transmis, caT maculés ou défraîchis ils ne seraient plus dignes d'ètre présentés à la plus haute autorité du canton. Il circulera une feuille dans chaque district.


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La valeur morale de l'épargne. L'épargne accumulée est une force ajoutée à celles de la nature; d'un autre côté, c'est une des saDvegardes de la moralité; on doit donc la conseiller à l'enfant et lui faire contracter, dès le jeune a.ge, l'h;tbitude de l'économie. C'est une excellente chose que de savoir régler sa dépense et de ne point consommer tout ce qui est à notre disposition. L'élève de l'école primaire peut y être amené par l'instituteur, non seulement à l'aide de conseils, mais encore en lui faisant apprendre de bonne heure des sentences qui se rapportent à l'épargne, telles · que celles-ci: « G;trdez chaque c jour quelque chose de votre gain, quand ce ne serait c qu'un sou. Dépensez chaque jour un centime de moins c que votre revenu net. Le premier eentime est plus dif6« cite à gagner que le second million. • Ces maximes, apprises dans l'enfance, resteront dans la mémoire de l'homme fait et contribueront sans doute à le porter à l'économie. L'épargne, avons-nous dit, est une des sauvegardes de la moralité; en effet, avec elle se développent les habitudes de sobriété et de travail. Elle a aussi un résultat qui a son importance au point de vue économique et général, c'est qu'elle empêche le gaspillage. Si tous les gens étaient économes, les objets nécessaires à la vie dureraient plus longtemps, et, par conséquent, leur prix. deviendrait moins élevé. Ainsi l'épargne peut profiter, non seulement à l'enfant et à l'homme, mais encore à l'humanité tout entière. Mais ce n'est pas tout d'économiser, il faut savoir encore ce qu'on doit faire de ses économies. D'abord et avant tout, il faut les placer à la caisse d'épargne jusqu'à ce qu'elles aient atteint le maximum fixé par la loi. Il serait désirable que chaque élève eût un petit dépôt à la caisse d'épargne, il chercherait naturellement à le grossir et prendrait ainsi l'habitude de l'économie. Obtenons des parents, s'il est possible, que les billets de satisfaction donnés par le maitre à leurs enfants soient payés en numéraire par la. famille, et que le prix en soit déposé à la caisse d'épargne. Ce sera ainsi la sanction matérielle des efforts de l'élève.

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Cependant, sous préteI.te d'économie, il ne faudrait point laiss~r l'~nfa.nt s'achemine~ v~rs l'avàrice; il faut qu'il soit aussi éloigne de la prod1gahté que d'un intérêt étroit et mesquin. L'instituteur saura combattre en lui les tendances à la lésine, assez rares d'ailleurs, il faut Je dire dans nos ,cotes. A. C.

Des charmes dont il faut entourer l'étude Il faut montrer aux enfants un but solide et agréable qui les soutienne dans le travail, et ne prétendre jamais les assujettir par une autorité sèche et absolue. Ne prenez jamais sans une extrême nécessité un air au:tère et impérieux. Vous ôteriez ainsi aux. enfant8 la confiance sans laquelle il n'y a nul fruit à espérer de l'éducation. Faitesvous aimer d'eux, qu'ils soienL libres avec vous, et qu'fü ne craignent point de vous laisser .voir leurs défauts. Pour y réussir, soyez indulgent envers ceux qui ne se déguisent point devant vous. Ne paraissez ni étonné ni irrité de leurs mauvaises inclinations; au con traire, compatissez à feurs faiblesses. Quelquefois il arrivera peut-être qu'ils seront moins retenus par la crainte; mais, à tout prendre, la .confiance et la sincérité leur seront plus utiles. Un enfant qui confond dans sa tête les idées qui se présentent à lui liées ensemble, hait l'étuJe et la vertu, parce qu'il est prévenu contre, la personne qui lui en parle. Ne le reprenez jamais dans son premier mouvement ni dans Je vôtre. Si vous le faites dans le vôtre, il s'aperçoit que vous agissez par humeur et non par raison ; vous perdez sans ressource votre autorité. Si vous le reprenez dans son premier mouvement, il n'a pas l'esprit assez libre pour avouer sa faute et pour sentir l'importance de vos avis : c'est même l'expo:;er à perdre le res· pect qu'il vous doit. Il faut considérer que les enfants ont la tête faible, que leur âge ne les rend encore sensibles qu'au plaisir, et qu'on leur demande souvent une exactitude et un sérieux dont ceux qui l'exigent seraient incapables. On fait même une dangereuse impression d'ennui et de


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\ris:tesse sur .leur temp~ram~nt, ..en leur parlant toujours de mots et de choses qu'ils n'entendent point: nulle liberté, nul ,enjouement ; .toujoqrs leçon, silence, posture gênée, correction et me.nace. FÉNELON.

Moyen de développer le jugement à l'école primaire Le soin de former le jugement incombe, sans nul doute, à l'école primaire. Les éducateurs de l'enfance ont pour

mission de rechercher, d'utiliser ensuite les moyens les plus propres au développement de cette faculté si précieuse; leur enseignement recevra · une direction telle que toutes les leçons, tous les exe,rcices d'application tendent vers ce but. Toutes les branches de l'école primaire concourent, plus ou moins directement, à la formation du jugement; ce grand résultat s'obtiendra d'autant plus facilement que les moyens employés à cet effet seront plus propres à provoquer les idées, à les grouper ou à les associer convenablement. Les e.xercices de lecture nous fournissent de nombreuses occasions de considérer un tout dans ses diverses parties. de rechercher les idées qui composent chacune de ces. parties, de faire voir que ces idées sont bien celles qu'il convenait d'utiliser pour la réussite du but à atteindre. Par ce travail, l'élève est amené à se rendre compte d 11 pourquoi des choses, à apprécier certaines situations, les moyens de sortir d'une affaire difficile et délicate, les motifs qui ont dicté une résolution . L'instituteur examine avec lui la valeur de ce qu'il aura trouvé; au besoin, il redresse les jugements erro.Qés on hasardés qui auraient pu être portés. · L'enseignement de la langue maternelle fait naitre des idées, apprend à les arranger dans un ordre convenable. Au moyen d'exemples b.ien choisis, que l'instituteur soumeL à l'appréciation de ses élèves, on arrive à la connaissance des règles; pë,lr ceUe méthode, le jugement agit et se dé-

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v~loppe. Il est non . m?ins nécessaire dans l'application bien ~nteudue des prrncipes. de la. gramtnaire, surtout pour .(je qm concerne la partie rnventlve; là, il y a toujonrs .a:;so~iation d'i?ées . Dans le style,. proprement dit, l'enfant ~xprime ce qu Il pense et ce qu Il éprouve. Les propositi,ons émis~s so.n~-elles correct~s sou-1 le rapport du fond, .c est un signe ev1dent que Je Jugement a bien saisi : l'auteur a droit à des félir.itations. Les jugements portés sontils erronés, c'est une preuve que l'élève a cru à la possibilité. d'unir deux idées incohérentes, el, dans ce cas, l'instituteur intervient pour montrer l'erreur .. L'arraugement des idées nécessite aussi l'action du jugement sans laquelle l'enfant n'arriverait certainement pas à une ~édaction qui soit satisfaisante ou relativement parfaite. L'arithmétique s'adresse tout particulièrement aux facultés <le l'esprit; la connaissance de cette science n'est en définitive, que le produit du jugement travaillant sur de~ axiomes ou sur des vérités déjà démontrées. L'esprit en tire tous les matéria~x de son propre fonds. C'est pour cela qu'on dit, avec raison, que l'arithmétique ne s'apprend pas. mais se comprend. Dans l'enseignement de l'arithmétique, l'élève est bien _Plus u~ être actif qu'un être passif n'agissant que sous une_ 1mpul~10n mal entendue. Quel travail est plus propre à fortifier le Jugement que ces questions de calcul. où l'élève dClit pouvoir embrasser l'ensemb!e des données, comme aussi savoir les isoler pour les rapprocher ensuite, où l'élève doit poser l_es principes sur lesquels il s'appuie pour asseoir son raisonnement et déterminer d'une manière précise les -diverses étapes qu'il franchit 1 L'histoire, qui pèse les actions humaines, qui juge les hommes et les choses, vient prêter son concours au développement des facultés intellectuelles, pour donner aux enfants des notions exactes sur les évèner;.nents accomplis et pour les mettre en état de distinguer facilement et sûrement le bien du mal. Les leçons de choses ont pour but d'amener l'enfant à déc?uvrir les propriétés des objets qu'il a sons les yeux et a se rendre compte de la relation qui existe entre eux.


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En présenta!}t à l'enfant les différents objets qui l'entourent, il apprend à les connaitre dans leurs détails; son esprit s'enrichit d'un nombre considérable d'idées nettes et précises et devient ainsi apte à une réflexion solide. Daos. ces conditions, l'élève trouve et établit le:. ressemblances et les différences entre les objets déjà connus et ceux dont l'entr~tient son instituteur, entre les idées qu'il s'est appropriées par l'étude et celles qui naissent de l'examen de nouveaux snjets d'entretien. Ces diverses impressions, que provoque dans l'esprit l'étude de la naturo, sont le résultat. d'une faculté eu action,. et la représentation complète que l'on se fait de l'objet résulte de l'association de plusieurs idées ayant trait à sès qualités essentielles. Comme on le voit, les exercices par intuition sont un travail précieux pour l'école et constituent l'un des grands moyens à employer pour former le jugement des élèves. L,~ gé~gr~phie ~'ensei gne par l'intuition, la comparaison et l 1magmahon. Peu d enfants, dans leur jeune a.ae ont. l'occasion_ de franchir les limites d'un rayon très r:streint et de retirer de ces voyages tout le fruit désirable · ils. ' n,o~t sur 1e pays que des idées imparfaites, que l'observation spontanée a pu faire naitre. L'instituteur travaille. su~ ces premiers jalons; il s'appuie sur ce que l'enfant voit pour compléter ses impressions imparfaites il déduit de cerlaines circonstances l'existence d'une telle' production dans telle région, l'existence de telle industrie dans telle. ~ille~ etc., .etc. Ces résultats ne s'acquièrent que sous. l action du Jugement; acquis par la mémoire, ils passeraient. comme une fumée sans laisser la moindre trace de leur passage. Pour peu que l'on considère les développements que nou~ Tenons de donner et qui montrent jusqu'à quel point chacune ~es branche~ du pr~gramme de::. .écoles primaires concourt a la formation du Jngemeut, on reconnaîtra aisément. que pour atteindre ce Lut il esL utile de se conformer à. certaines règles que le bon sens et la raison nous suggèrent. 1

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De l'apathie chez certains élèves Tout le monde sait que les obstacles de toute espèce se rencontrent à chaque pas dans l'enseignement, obstacles qu'il n'est pas toujours facile d'aplanir ou de surmonter. Ici, c'est la paresse et la nonchalance, ou la légèreté et l'espièglerie des enfao ts qui arrêtent le maître ; là, c'est le manque de disposit.ions intellectuelles, ou bien l'atonie d'organes maladifs, émoussés; et quand, par hasard, il n'a point à lutter contre ces difficultés, il a affaire à des parents peu raisonnables qui, par leurs jugements passionnés ou précipités sur sa méthode, diminuent les germes qu'il avait semés avec tant de peine dans le cœur de ses jeunes élèves. . M.ais, de toutes les difficultés que présente l'enseignement, 11 n en est pas peut-être de plus grave que l'apathie intellectuelle ou le manque d'idées chez les enfants ; c'est ce que Fénelon appelle la paresse d'esprit. Ce défaut se reocoutre dans les écoles plus fréquemment que les éducateurs sont portés à le croire, et il jette des racines d'autant plus profondes qu'il se présente ordinairement . sous les dehors d'une qualité. Ici, il se cache sous une tranquillité décente ou une immobilité complète, là il prend le masque de la grande attention. Il faut bien, cependant, qu'on découvre à la longue cette absence d'idées qui s'oppose à tout progrès dans l'étude; mais alors on l'attribue à une sorte d'imbécillitè naturelle ou à un manque de mèmoire, et on parvient ainsi à l'excuser au lieu J'en rechercher la véritable cause et d'y porter remède. En quoi consiste ce défaut, et quelle en est la source ? 11 provient dtt ce que l'eufaut n'applique pas son esprit à ce que dit l'instituteur, sans toutefois s'occuper d'autre ct,ose; c'est uue pares:se de l'âme qui a horreur de tout effort; l'eufaut rêve tout éveillè ; il a des oreilles et il n'eulend pas; il tient ses yeux fixés sur un objet et il ne voit point; sou cœur n'est pas à ce que démontre le maitre, quelque clarté d'ail!eurs que ce dernier sache


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donner à 11es leçons. Mais quelle est donc l'origine de cette funeste habitude de l'esprit? Je la trouve dans une éducation défectueuse. Nous remarquons surtout, en effet, cette absence d'idées chez les enfants du peuple qui, communément, sont abandonnés à eux-mêmes dès l'âge de deux ans, sans que personne leur parle, sans que personne excite leur attention ou éveille leur faculté de penser, de que~que manière que ce soit. Les sens de ces pauvres petits êtres ne sont jamais exercés convenablement. Si, par basard, l'intelligence se fraie chez l'un d'eux une route en dépit de tous les obstacles, si elle se manifeste par des questions, si, dans son désir de connaître, un de ces enfants brise un joujou sans valeur, aussitôt arrivent réprimandes, punitions, et l'enfant en vient à croire que penser est chose mauvaise et punissable. Il y renonce donc pour ne pas s'attirer de châtiment. C'est ainsi que l'homme agit avec un être intelligent, et à un âge où la curiosité de l'esprit est la plus active; faut-il donc s'étonner 5i les facultés s'émoussent el finissent par devenir oisives? L'aimant le plus puissant conservera-t-il sa foree si on le laisse (A suivre). se couvrir de rouille.

L'enseignement du Catéchisme ,suite! Mais arrivons à un autre défaut. Nous entendions naguère, dans un examen de catéchisme, un professeur de théologie adresser les questions suivante:1 à des étudiants âgés de 12 à ta ans. Il s'agissait des commandements de Dieu en général : e1 Ces commandements ont-ils été donnés pour tout le monde? - Oui, Monsieur, rèpondit le jeune homme. - Sont-ils pour votre père? Pour votre frère? - Pour votre tante? - Pour votre camarade? - Sont-ils enfin pour moi? - Pour vous-même? - Et le jeune homme de répondre chaque fois : « Oui, Monsieur » au milieu de sourires qu'excitait la répétition banale de la même demande. Un moment après, le même professeur demandait à ces mêmes écoliers: « De quelles facultés se compose la conscience? • - Inutile de faire

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remarquer qu'aucun d'entre eux ne snt répondre à cette question qui suppose une certaine connaissance de· la psychologie. Ce professeur est-il bon théologien'! J'aime à le croire, mais ne on peut s'empêcher de penser qu'il serait un singulier catéchiste, car la première condition de tout enseignement est évidemment de tenir compte de la portée des enfants et d'éviter, avec un égal soin, les questions banales ou trop difficiles. Trop souvent il nous arrive de perdre de vue, dans la préparation de nos explications, le degré intellectuel des enfants, les dispositions et les aptitudes naturelles de leur a.ge, les difficultés de la matière, vour ne voir que la doctrine et les vérités à infuser dans ces jeunes têtes. Que n'imitons-nous l'agriculteur qui ne sème pas, qui ne plante pas au hasard, selon le caprice du moment? Il se rend compte, avant tout, de la nature des graines à confier à la terre et de la qualité du sol destiné à les recevoir. La mère de famille cherche-t-elle, dans sa tendre sollicitude pour la santé de ses enfants, à leur donner la nourrit ure la plus substantielle? Non; mais la nourriture la mieux appropriée à l'estomac. Ponrquoi le catéchiste n'agirait-il pas avec la même discrétion dans l'alimentation intellectuelle qu'il lui incombe de distribuer? Voyez ce jeune et zélé vicaire qui vient de sortir du sé minaire. Jaloux de mettre en pratique les recommandations. de son professeur de pastorale, qui a insisté si souvent sur la préparation de ses leçons de religion, notre catéchiste n'a pas de plus vives craintes que de donner des explications inexact.es ou incomplètes. Aussi, pour préparer son enseignement a-t-il recours à des 1rai tés de théologie: définitions , thèses, preuves, textes de la Sainte Ecriture, rien n'a été oublié. li îeut que son cours soit vraiment théologique. Une leçon qui ne revêtirait pas une forme didactique, avec les termes consacrés par l'Eglise, lui paraitrait presque une hérésie. Aussi l'exposition de la doctrine est-elle parfaite sur les lèvres: elle n'a qu'un petit défaut, c'est de n'être pas comprise de tout. Elle ressemble à la cavale de Roland, que décrit le poète: elle était belle, admirable; elle n'avait qu'un défaut : hélas, elle était morte I Monsieur le vicaire,


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permettez que je vous le dise avec franchise, vous avez perdu votre temps en rassemblant tant de matériaux pour une simple leçon de catéchisme. Croyez-moi, réservez pour vous l'étude de vos savants traités de . théologie et au lieu de vous préoccuper d'être complet, de vous servir des termes techniques, cherchez plutôt à composer et à préparer une nourriture intellectuelle que l'enfant puisse diriger et s'assimiler. C'est sur ce point essentiel que doit porter toute votr& sollicitude dans la préparation de vos catéchismes. A qui vous adressez-vous? Est-ce à des commençants très jeunes, peu développès' ? Dans ce cas point de définitions, arrière les abstractions et surtout' les formules théologiques, même celles du catéchisme. Je veux, par exemple, leur faire connaître le bon Dieu. Je me garderai bien de leur expliquer la définition connue : « Dieu est un esprit infiniment parfait, etc. • Voici comment je pourrais procéder: nous n'indiquons ici que les jalona : c Mes eofan~s. avez-vous vu le soleil? - Qui est-ce qui l'a fait? - Qui l'a suspendu au ciel? - C'est l'e bon Dieu. - Votre père pourrait-il toucher cet astre de la main? - Pourquoi pas? - . Le bon Dieu est donc plus puissant que votre père, que vous-mêmes et que tous les hommes. - Qui est-ce qui , au printemps, revêt les arbres de feuilles, de fleurs, de boutons, et de ces bons fruits que vous aimez tant? - Le bon Dieu est donc bon pour nous. - A qui devons-nous la vie? - A qui votre père, votre mère doivent-ils l'existence? - Nous devons donc l'aimer beaucoup, l'aimer plus que nos parents. - Est-il plus âgé que votre père, que votre g1·and-père, que le vieillard Louis que vous connaissez? - Oui, le bon Dieu n'a pas eu de commencement, etc. etc. • Est .il nécessaire de faire observer que les idées que je dèvelop· perai, les termes dont je me servirai, le::1 comparaisons que j'emprunterai, varieront suivant l'âge et la portée des enfants et selon les circonstances? Ce que je veux obtenir, c'est de pénétrer daus leur esprit pour leur faire saisir . quelques perfections divines, en écartant avec soiu les idées et les (A suivre). expressions qu'ils ne comprendraient pas.

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L'enseignement de la chimie agricole dans les écoles rurales. On é~rit au Journal d' Agriculture : Au nombre des différentes branches de la chimie agricole, figure l'étude des principaux éléments qui entrent dans la composition du sol, et celle des engrais. 11 n'en est actuellement pas de plus utile à connaître que cette dernière. La question des engrais intéresse surtout les agriculteurs ; chaque année ceux-ci consentent à d'importantes dépenses pour acheter soit des phosphates. soit du nitrate de soude, soit des sels de potasse. Ils ont reconnu les effets utiles de cette fumure complémentaire, qui leur perm,t, par exemple, d'ajouter au printemps, au sol sous forme de nitrate de soude, l'azote qui donnera la vigueur nécessaire au blé. Le nombre des agriculteurs qui abandonnent la vieille routine pour entrer désormais dans la voie du progrès s'accroît de jour en jour. Les statistiques des syndicats agricoles indiquent chaque année une augmentation dans l'achat des engrais chimiques. Si les bons résultats obtenus par les fumures complémentaires décident chaque jour plus d'agriculteurs à avoir recours aux engrais chimiques, le progrès n'est pas encore assez rapide, par le fait de l'ignorance qui règne encore dans l'application des fumures appropriées aux besoins du sol. Les différentes formules d'engrais employés aujourd'hui sont sans doute très commodes, mais leur tort est de s'adresser beulement à telle ou telle culture, sans tenir compte de la composition du sol. Tel engrais composé, vendu par exemple pour la betterave ou la pomme de terre, est semé indistinctement sur des sols de composition différente. Il n'est donc pas étonnant si les ècarts sont souvent considérables dans les résultats. Bien des agriculteurs voudraient connaitre la formule exacte qui convient à leur terrain, les nombreux manuels de chimie agricole leur enseignent bien quels sont les engrais qui conviennent aux sols argileux, aux sols calcaires, aux terrains légers, humides, elc. La


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grande majorité des agriculteurs n'a pas les connaisaances suffisantes pour les consulter avec fruit. li existe maintenant des laboratoires d'analyses qui rendent des services toujours plus nombreux, en indiquant, d'après la quantité d'éléments fertilisanl.s que contient le sol, les engrais qui lui conviennent. L'emploi des engrais chimiques a pris un grand essor, quand l'enseignement de celte branche a commencé dans les ècoles rurales. Dans les pays voisins, l'iostitutf:\ur qui enseigne la chimie agricole, est chargé en outre d'ajouter à. son enseignement théorique des démonstrations praliques qui intéressent d'autant plus vivement l'élève. Rieo ne vaut un enseignement par les yeux, et l'élève qui a vu ce que l'on peut obtenir avec quelques grammes de nitrate, une poignée de superphosphate, s'en souviendra pour plus tard. Dans la suite, devenu agriculteur lui-même, il sait sur quelle augmentation de récolte il peut compter, en se servant des engrais chimiques. Ayant appris à l'école l'énumération des engrais utiles employés couramment, il peut mieux. se reconnaître au milieu des mélanges qui lui sont otferts, il saura pourquoi il emploie de l'acide phosphorique, de l'azote, de la potasse. Rendu prudent pour avoir appris à connaître les fraudes dont les engrais sont l'objet, il se défendra mieux contre des vendeurs souvent peu scrupuleux, il se gardera d'acheter sans contrôle des produits dont la composition se cache sous des noms fantaisistes. Le jeune agriculteur perdra les préjugés qui ont encore trop souvent cours dans l'emploi des engrais chimiques, préjugés qui ne sont pas seulement répandus dans les campagnes Les enfants ainsi munis de connaissances pratiques ont un avant_age marqué sur leurs parents, dans la lutte acluelle, où il faut produire au plus bas prix possible, sur la même surface, une récolte supérieure à celle qui suffisait autrefois. Les conditions de culture ont énormement changé ces dernières anuëes, les bas pri1 des matières premières, telles que les phosphates, les nilraf.es, les mettent maintenant à la portée de tolls les agriculteur~. C'est ce que l'on ne saurait trop répéter, mais il faut apprendre à appliquer les engrais

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suivanl les besoins du sol. Ce sont ces notions qui commencent à âtre apprises dans les écoles rurales. -Dans Ja domaine de Ja chimie agricole, ·il Cau! donner aux élèves l'explication sommaire des lois scientifiques et de leurs applications utiles à l'agriculture. Le développement de .cet enseignement est considéré actuellement comme le fac.teur indispensable .de tout progrès en agriculture.

MaAtres d'école, aérez vos classes! Deux médecins allemands viennent de publier les résultats de leurs observations, qui n'ont pas duré moins de sept mois, sur la composition de l'air des salles d'école dans l'Empire d'outre-Rhin. II s'agissait de calculer le nombre de microbes qui se trouvent par mètre cube d'air respiré par les élèves et leur professeur, après une heure seulement de travail dans la pièce, et fenêtres cJoses, bien entendu. Ils . ont compté, sur l'ensemble de leurs observations, une moyenne de 268,000 microbes par mètre cube. Dans des conditions exceptionnelles d'hygiène, ils en ont tout de même trouvé 1500; et pour les écoles les moins bien tenues, le maximum de ge1..nes infectieux par mètre cube atteignait trois millions ! Ces hygiénistes ont reconnu, dans l'air soi-disant respirable des salles d'école en Allemagne, 18 espèces différentes de bacilles, toutes plus ou moins dangereuses. Et que penser de l'atmosphère .de certaines classes où les élèves restent parfois enfermés 3-4 h. sans sortir.

- PARTIE PRATIQUE Composition

Dmu FAIT BIEN CE QU'IL FAIT Un marchand retournait à cheval· un jour de marché avec une grosse somme d'argent. II commença à pleuvoir à verse, de sorte qu'il fut mouillé jusqu'aux os. II dit sans réflèchir: < Pourquoi le bon Dieu fait-il pleuvoir si fort justement à présent? > Il arriva dans un grand bois. Tout à coup il trembla de tous ses membres. Un voleur était debout devant lui et le couchait en joue.


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La poudre était mouillée, et le coup ne partit point. Le marchand éperonna son cheval et s'échappa heureusement. Il reconnut alors que c'est une grande folie de murmurer contre Dieu. LE PETIT CAPRICIEUX

Le petit Bertrand ne voulait pas, à déjeûner, manger une portion qu'on lui avait servie, parceque, disait-il, elle avait mauvais goût. Sa mère, voulant le corriger de ses capricell, reprit la portion et la mit sous clef, en disant : < Monsieur n'a pas encore d'appétit, attendons à ce soir. > Elle défendit qu'on lui servît autre chose, et, comme c'était un jour de congé, · elle le retint constamment auprès d'elle. Cependant la faim tourmentait · le pauvre enfant, et, à l'heure du goûter, il vint en pleurant supplier sa mère de lui pardonner et de lui donner la portion dont il n'avait pas voulu. Il la mangea toute froide et la trouva très bonne. Depuis il accepta avec reconnaissance tout ce qu'on lui servit, et n'oublia jamais que la faim est le meilleur des assaisonnements.

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queation) à la polémique engaaée au 1ujet de la ealase de décés, augmentation dea traitementa, ·etc. Sea descriptions plue que ftdèlea de cnea et de greniers où Dame

Mi1ère exerce son deapotique pouvoir sur de rares et maigrea aujeta, voua font froid dans Je dos et doivent prédiepoaer les cœura, à moins qu'ils ne soient de bronze, au sentiment de la pitié. Pauvre• tonneaux I pour peu que voua conserviez encore cette poaiU0•1 incommode et cet usage négatif, votre malhenreax propriétaire u'aura bientôt plua que la piètre consolation de recueillir vo11 douves et encore 1 •• • Car la gPnt trotte-mena, qae cette aubaine mettra saa1 doute en appétit, ne demandera pas mieux (bien que le mets soit des plus indigestes) que de mettre fin à un éternel Carême et de tromper les tiraillementa de la faim en eBSayant d'aiguiser ou plutôt de raccourcir sur sea vestiges d'un paBSé infortuné, qui pourtant attendait de meilleure joura, dea dents couvertes de vt>rt-de·lilriS ayant probablement doublé la croissance ordinaire faute d'u11age.

Reatona en là de la reproduction de ce truite tableau et attendons que les beaux jours viennent en dissiper les ombres. X.

CENT FEUX DE JOIE AU LIEU D'UN

Un évêque français visitait, pour la pr~mière fois depuis son sacre, sa ville natale; ses concitoyens, voulant le recevoir avec distinction, avaient préparé sur la place publique un grand feu de joie, et le prièrent de vouloir bien lui-même l'allumer. Mais, au moment où le maire lui présenta la torche d'honneur, l'évêque lui demanda : < Combien a-t-on réuni de fagots? > < Monseigneur, deux cents à deux cent cinquante. > < Combien, monsieur le maire, y a-t-il de pauvres ménages dans la commune? > < Environ une centaine >, répond le magistrat. < Eh bien! ajouta l'évêque, je demande qu'on leur distribue ces fagots, et ainsi, au lieu d'un feu de joie, il y en aura cent. > Le bois destiné pour la fête fut en effet distribué aux nécessiteux et servit à réchauffer les malades et les vieillards et à préparer des mets pour des ouvriers : toute la population applaudit à la pensée du prélat et n'eut qu'une voix pour le bénir. IMPRESSIONS. - (Corresp.) Vraiment, ce n'est que justice de dèceroer un bon point à M. P.C. pour le tour vif el gai qu'il a su donner (malgré le sérieux de la

LE VALAIS. Charmant paya qui m'a vu naltre, Soia mes amours, mon beau Valaiil 1 Que d'étrangers pour te connaitre Quittent la ville et aea palail, 1 Le Créateur fit ta nature De grandeur et de majesté; Ton horizon, vaste ceinlure, M'apparait tout diamanté. Oh I que tes montagnes sont belles 1 Tout Valaisan de les revoir, Si son destin l'éloigne d'elles, Garde en son cœur le doux espoir. Quand sur leurs ciml's virginales L'aurore aux feux éblouissants Répand ses gerbes matinales, Que tes sommets sont ravissants! Et lorsqu'avril à la nature Prodigue les plus beaux attraits, Rend aux ruisseaux le doux murmure, La tendre verdure aux forêts, Ses joyeux chantres aux bocages Et la vie aux frêles roseaux, J'aime à rêver sous tee ombrages, Ecoutant le chant des oiseaux.


este soit-elle,

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La chose n'est

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J'aime auui &e1 chaleta rustiques, Où paiseent de nombreux troupeaux ; Tes viNIL manoirs aux toara 1rothiq11ea Embelli11aot les ver.ta coteaux; Tea ba.uta rochera, tes noire ablmea Où l'onde tombe eo muaiasaot; Tes aranda alaciers, miroirs sublimes, EL leur retlel ébloui111ant.

Mais j'aime encore bien davantage Les vertus dont tes preux aïeux T'ont transmis le digne héritage. Cet ornement délicieux Est bien ta plus belle _parure, Le fleuron providentiel Que tu dois léguer sans souillure Tel que tu l'as reçu du cif'l. VICTORIEN DA.RBELLAY,

lost.

L'ÉCHO EMBROUILLÉ .,::,onrquoi chicaner, mon ami Pierre ? - hère ..... mpropre à parler peut·il prétendre, - tendre i:z:lnnemi, à donner des conseils sur la santé? - sentez ::Capidement le sapin, damt le gousset, rien. - Rien ::Camolht la marche des affaires. - Faire t.:1nvoler l'espoir à qui veut le , conserver; - servez r:omelettf', j'accepte la moutarde. - Hardes ....ntéressantes au grenier suspenduee. - Pendues f ~ourez si vous voulez, je préfère - faire O:,êtement assis au bord df' la rivière -:-- air i:z:lpure les idées - un stage d'un an, - en nnerchant le moyen, pour afüindre Je but - but ,...nvisible, que le régeut entrevoit. - Vois t"'à haut le lever d'un beau jour. - Jour l>'1nvoyé par l'avenir se rapproche du Valais. - Legs i> tout prix préférables à ceux du décés, - ses .,,remiers heritiers, ce sera avec les autre11, nous- vous ...,nvoqnons des dieux )03 pouvoir éphémère. - Maire t.:1nvieux du bien être des réganls, - aens ::Cèpulés paresseux, fainéants, songez 1 - s'>ngez ::Cépublicains, que nous sommes votre soutien! - soutien l>'1xpédiè quand il n'est plus citoyen - scie toi heint. t"'a cave moisit; y danse la maigre souris. - Souris t?=Jofio à l'appel de l'assemblée dt1 Saxon - sou S:::èmoire est Je nôtre; 0011s avons même leçon. - Le son Onifié n'est pas discordant; au contraire. - Erre t?=Jncore jusqu'au 9 Avril à Verossaz, - Ob, ~à, ~oujours ami11, n 'y a pas à nier. - N1ai1.

est urgent de able de notre blions pas, l'éoù nous pren6decl ns et nos c'est à l'école 'esprit et le cœur one bonne école, ous ne l'aurons position matéa aussi précaire. es, des orateurs de belles phrarégeot, toute de mais le dévouede la vie matéelle que chacun ce hut. Il faut s écoles, rendre nt el capable de de sa classe. Si augmentation de 'il aerait i oius te mesure du posoe sommes-nous e nolre person· campagne dans ntation de traitese trouvera dans ux orateurs pour te mieux. On a nalité dans ces un domaine où iqué, c'est à coup ope, cela afin de ent l'instituteur des peines et umer. Oo a dit e la population ile à cette heure et que chacun acte. Si l'inspoint à qui le estes et dévoués primaire. Aussi, par le. co[I\prer;iures, en payant , que par des mots

et des · déplaration.s d'1111 bel effet oratoire dans les banquets, mais dont il ne resta plus ensuite que Jt., souvenir.

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- ((orr. du Bas- Valais) Les Cheminaux ne sont pas seuls à se mettre eu rnouvemAnt pour l'augmentation dAs traitements; voici venir à leur tour les instituteurs valaiRans, à commencer par ceux du district de Martigny. IIR avaient eu leur réunion officielle à la Bâliaz, le 12 février, où ils ont été trailés en vrais enfauts gàtés par les autoril.ée locales, ~l lA 1.. marR, Saxon les voyait arrivn dans sa maison d'écolA, tout endimanchés, si lenc:eux, en rang~ serrés, comme préoccupés d'uae question de toute importancP. C'est notre réunion officieuse, nous raconte un participant, la discipline et l'ordre le plus strict dans la discussion ont marqué notre séance; point Je vaws mots, point de temps pe1·du, - cela convient aux 1·égents - et nous avons rédigé i-éance tAnante une pétition à adresser au Gracd Conseil, afin d'obtenir la revision de la loi scolaire, et en particulier une amélioration des trailements du personnel enseignant. Il n'est pas sans iolérêt de rAmarquer que c'est un régent de la vallée d Ectrernont qui a pris l'initiative du mouvement., taudis que dans ce district bon nombre de ses collègues s'obstment. à ensAigner avec un traitement inférieur au minimum que leur attribue la loi. Il sera intéressant de savoir si les régents des autres districts suivront leurs collègues de Martigny, Il serait grandement à désirer ; car une démarche isolée ou non générale n'a pas la même chance d'aboutir qu'un bon mouvement d'ensembl_e . Pour notre part nous .leur souhaitons sincèrement le succès; car il 1/Pst que trop vrai de dire que les régents qui font bien leur devoir ne sont pas raisouuabltlwent payés selon leur mériM, dè3 lors ils se découragent forcéruen\ et quittent souvent trop tôt leur carrière.

Un père de famille de la campagne. (Rtd. ~ Les deu~ correspoudances cide~sus ont parq dans un journal local. ... . \


La f'uture mên-..ère Lectures et leçons sur l'économie dolDtlStique, la scienc~ du ménage, l'hygiène et les connaissances nécAssaires à une maitresse da maison, par M11• Ernestine WIRTH, 3•• édition, cartonné, 480 pages. - Prix Lfr. 80. Pour les abonnés de l'Erole primaire fr. 1. 50.

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Division des parties et chapitres.

P 4QUE8. .&LLELIJI& !

I" PARTIE. - Notions préliminaires. 1. La famille et le foyer domestique. 2. La femme dt> ménage. 3. De l'eEpl'it de famille. 4. De l'économie domestique. Il'"" PART!E. - Organisation morale de la maùon et qualités d'une bonne ménagère. 1. La prévPnance. 2. Lee fêles et réunions d1:1 famille. 3. Devoirs du voisinage. 4. La lectu1·e Pt la bibliotl.èque de la maitresse de maison. [,. Du rôle de la femme dans l'Jducation des enfants. JIJm• PAP..TIE. - Ur.r;anisation matéri"elle. et administration économique de la maison. .1. Apprentissage de l'économie domestique. 2 Des qualités de la b onne ménagère. 3. De l'Pconomie, 4. Emploi de la journée d'une mallresse de maison. 5. Installation d'un ménage. 6. Distribution intérieure de Ja maison. 7. Cuisine, office, boulangerie, ustensiles et accreeoiree de cuisine. 8. Des domutiques. 9. Blancbieeage et entretien du linge. 1.9. Entretien et conservation des alimente. 11. Des travaux à l'aiguille. 12. Des provisions. 13. M~niére d'ordonner un diner. 14. De l'apprentissage de la cuisine. 15. Notions élémentaires de cuisiue. 16. La ferme et la fermière. 17. Le jardin potager. 18. Chauffage et éclairage. 19. R,.cettes et connaissances utiles. 20. De la comptabilité 21. Conseils d'hygiène.

Plus de cab~ tachés, déchirés, malpropres !~

par le

CAHIER-SOUS-MAIN Le Dépôt cantonal des livres d'école, à Sion, fourult les dits cahiers, aux conditions suivantes : 8 fr. le cent, - 4 fr. le demi cent, - 2 fr. le quart de cent. Le prix ci-dessus représente une remise du 20 % sur le cahier, qui ne cofite ainsi que 8 centimes. 4:0 centimes pour port de 60 cahiers et 80 centimes pour 120 cahiers. - Port à la charge du destinataire. La vente n'a lieu qu'au comptant ou contre remboursement postal. Les plus petits paquets contiennent 20 cahiers. Ils peuvent être expédiés franco contre fr. 1. 60. NB. Envoi gratis d'un 11fdmen sur demande.

Supplément à l'ECOLB PRlffAIRE

t• Jésus-Christ a triomphé de la Mort. - i• Résurrection de Jésus-Christ, gage de la nôtre. - 3· Vie nouvelle de Jésus après sa résurrection, modèle de la vie spirituelle d<:1s chrétiens après 1~ communion pascale.

I Que les ennemis et les bourreaux de JésusChrist soient terrifiés, même et surtout après sa résurroction, que la mort épouvante les esprits forts, cela est très philosophique. Mait, vous, vous les femmes, vous les timides, vous les humbles, ne craignez pas. La réRurrection de Jésus- Christ est le gage de la. nôtre. Le Verbe éternel ne pouvait ni mourir, ni par conséquent ressusciter. Jésus-Christ vonlut subir, en sa nature humaine, la mort, châtiment du péché, pour triompher de ce double mal humain : le péché et la mort. Il subit la mort pour expier le péché, et pour ressusciter la nature humaine, c'est-à-dire notre chair, sanctifiée par sa grâce, devenue sienne par le baptême et par tous les sacrements, cette chair qu'il daigna revêtir afin de faire de nous • ses membres >. Par 88 résurrection, Notre-Seigneur nous donne la confirmation suprême des discours et des promesses de toute sa vie. Il avait dit : , Si quelqu'un garde ma parole, il ne mourra point . . . Je le ressusciterai au dernier jour. - Je suis le pain vivant. Celui qui mangera de ce pain vivra à jamais .. • je le ressusciterai au dernier jour. > Il avait toujours parlé ds la mort comme d'un sommeil. Lorsqu' il rencontra, près de la porte de la ville, le convoi du fils de la veuve de Naïm, il toucha le cercueil, comme pour éveiller le jeune hemme endormi ; à ce signe, celui qui était mort se leva, et Jésus le rendit à sa mère. En présence de la fille de J ~ïre, le Maîlre avai, dit: , Cette enfant n'est pas morte ; 8 UPPL 9b/96 7


elle dort. •

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Eo se rendant au tombeau de Lazare,

il di-

sait encore : , Notre ami Lazare dort, et je vais l'éveiller. • Il avait fait annoncer par soll Prophète sa propre mort et sa résurrection, comme un sommeil et un réveil. , Je me suis endormi et livré au sommeil et je me suis levé •.. • Il fallait, par une action suprême, montrer, dans tout son éclat, la vérité de ce qu'il avai\ exprimé en deux mots: , Ja suis le Principe . .. je suia la Vie. • C'est pourquoi il veut aujourd'hui triompher ouvertement de la Mort. Il se ressuscite lui-même pour nous montrer à quel point il est la Vie, et en quel sena nous devons entendre· cette parole: , Je le ressusciterai au dernier jour. • Désormais le chrétien ne connait plus ee qu'on appela de tout temps et dans toutes les langues , les horreurs du tombeau •.Le tombeau n'est plus la sombre et silencieuse demeure du néant, de la douleur inconsolable : le visage lumineux des anges l'éclaire; les messagers du maitre de la vie y font toujours entendre les mêmes paroles pleines d'espérance : • Ne cherchez point parmi les morts celui qui est vivant. , Le chrétien y descend avec confiance, après Jésus, pour y dormir en paix, parce qu'il sait -désormais par quelle puissance on en sort. • Je dormirai et me reposerai en paix, Seigneur Jésus, parce que votre résurrection est pour mon espérance un gage d'une s-0.reté inr.omparable. • - Je saia que mon Rédempteur est vivant, que je me lèverai, au dernier jour, de ce lit de terre, et que, dans ma chair, de mes yeux, je verrai Dieu mon Sauveur. •

II O chrétiens, ensevelis avec Jésus-Christ par la pénitence quadragésimale, et ressuscités avec lui par la communion pascale, si vous voulez conserver les fruits précieux de cette résurrection de votre âme, demandez à Dieu de vous faire comprendre ces exhortations de saint Paul, et d'en goûter pleinement la saveur eucha-

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ristique I Quelle éloquence humaine trouva jamai11 de pareils accents 1 c Nous avons été ensevelis avec Jésus-Christ, par le baptême, pour mourir au péché; afin que, comme Jéso::.Christ après sa 1·ésurrection est entré dans la vie glorieuse et immortelle, nous aussi, nous fassions paraitre la nouveauté de notre vie. Car si, par notre unioo intime avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, nous lui avons ressemblé dans la mort qu'il a voulu subir pour le péché, -nous lui ressemblerons aussi dans sa résurrection ; sa.chant que notre vieil homme (cotre nature de péché) a ,été crucifié avec lui, afia. que le corps du péché soit détruit, et que désormais nous ne soyons plus asservis au péché . . . Considérèz-vous donc comme morts au péché et ne vivant plus que pour Dieu en Jésus-Christ Notre-Seigneur. Que le péché ne règne plus daos votre éorps mortel, de telle sorte que vous obéissiez à ses déairs déréglés. N'abandonnez point au péchéJea membres de votre corps comme des instruments d'iniquité ; mais ,offrez-vous vous -mêmes à Dieu, comme revenu~ à la vie après avoir subi la mort, et consacrr z-lui VO !'l membres comme des instruments de justice. • De même que les juifs, pour célébrer la Pâque, faisaient disparaitre de leurs maisons tout leva10, et ne mangeaient, avec l'agneau pascal, que des azymes, des ·pains sans levain, symboles de la parfaite pureté du -cœur, vous, disciples du Christ ressuscité, , purifiez-vous du vieux levain et soyez une pâte nouvelle I JésusCbrist, notre agneau paacal, a été immolé; célébrons ce festin, non avec le vieux levain, avec.le ferment du péché et de la corruption, mais avec les azymes de la pureté et de la vérité. , Alleluia I

De l'hygiène rurale Un détail capital et trop généralement ignoré en matière d'hygiène rurale, c'est de s'assurer de la salubrité


- 'des eau:1. qui servent à l'alimentation et surtout au breava~e des personnes et des animaux. <;>~ ne se re~d pas suffisamment compte des eft'eta uu,~,b~es prod_u1ts par un usage continu dans les explo1tattons agricoles, de certaines eaux malpropres contenant dans des proportions diverses des matières animales ou végétales en décomposition ou des sels terr~ insalubres. On ne se dit pas assez que, lors même que ces ea~x oe causent pas d'affections immédiates, elles détermment à la longue des troubles sérieux dans la santé des gens et des animaux. En tout cas, les ani_m au~ de trait, de reproduction. de vente ou de b~uc~er1~ s fin ressentent toujours gravement par une d1m1nution de force, de production laitière ou d'embonpoint. Ce n~est ja~ais impunément que les animaux de la ferme 1ntrodu1sent dans leur estomac des matières insalubres. L'inlé!"~t, à défaut d'humanité, devrait faire une loi à tout cultivateur de ne donner à ses bestiaux que des eaux salubres. Avant tout, on devrait éviter comme la peste, les eaux de_ mares dans lesquellr,s pénètrent directement ou sout_erra1oement les moindres filets de purin ou jus de furJl1er.

LPs Paux corrompues par Je purin sont insalubres et on paut leur attribuer la moitié des maladies qui déciment le bétail. Lfls _eaux de mare sont aussi corrompues par les feuilles qui y tombent des arbrPs voisins à la fin de l'aut<?°:1ne, surtout par les feuilles qui contiennent de l'acidtte, comme celles du peuplier ou de l'aulne. Er,fio, les mares ne peuvent donner que de l'eau insalubre lorsque le sol, le food n'est pas souvent nettoyé. Le meilleur moyen d'abreuver sainement les animaux d_e la fH_me consiste à é1ablir un abreuvoir soit à l'intér~eur, soit le long des mu rs des étables, écuries, bergPr1es, etc., une auge en bois ou en pierre alimentée, quand on le_ peut, par une i;iourcP, ou à défaut, au moyen de gouttières <;>u de cbeoeaux, par les eaux de pluie ou bien des toitures dans un rés l'l rvoir d'où on les iotroduH dans les auges au fur et à mesure des b Psoins. Les e_aux de pluie sont égalPmeot b onnes lorsqu'elles ne contiennent pas de sels calcaires. Mais il faut tou-

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·ours les exposer pendant quelques jours à l'air dans

ou abreuvoir avant de les donner aux animaux. l•auge li est, en eflet, extrêmement dangereux de faire boire

trop froid chevaux ou bétail, lorsque revenant du travail ~u des prés ils ont chaud. Lorsqu'on n'a d'autre ressource que la mare pour .abreuver son bétail, il faut la nettoyer souvent et veiller à ce qu'il n'y 11rrive que les éaux des toits et de!I pluies, écrit le Bulletin suisse. --.-...

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La vache et le veau Eo lisant le tilre ci-dessus, bon nombre d'agriculteurs se diront: Qu'est-ce qu'il va encore nous raconter celuilà ! Uoe vieille histoire assurément I Nous l'av 1uons bien humblement, c'est une vieille, très vieille histoire, ~ui, malgré sa vieillesse est pleine d'actualité. Nous avons entendu beaucoup d'agricultt,urs se plaindre et dire: J,3 n'ai point de chances avec mes veaux, la moitié on~ péri à l'âge de 8 et 15 jours, les autres ne font rien qui vaille ; c'est vraimént désolant et pourtant, ils buvaient bien et je ne leur ai pas ménagé le lait I Tout cela doit avoir une cause, et les mêmes causes produisant généralement les mêmes eft'~ts, nous essayerons d'examiner ensembl1-1 quelle peut bien être la cause de la perte des jeunes veaux. Le bétail étant l:-ès chflr, l'élevage et le produit du lait étant les ressources principales de l'agriculteur, notre histoire nous parait bonne à redire et nous allons la ... recommencer. Comme le sujet comprenJ trois période11, avant. pPndant et après la velaisoo, nous traiterons séparément -chacune de ces époques.

Avant la velaison Pendant les derniers teo..p:i de la gestation, soit 2 à .3 mois avant la mise bas, la vache demande un peu plus d'attention qu'en tPmps ordinaire, soit sous le rapport des soins à lui donn .. r, soit au point de vutt de l'aliment11Uon. Il semble sup... rflu de recorom1toder la doueeur, la pat.ience et les bon>< •oin", qui 8oot le, cau><es principales de réussitt,, de chance, comm1=1 disent beaucoup d'agriculteurs. M.tth,:iurnusemeot o•i ne peut pas reprocher à la ~éoérali1é ti1-1s vachers 110 t>x r.è'l dA dou,ceur, c'est le contraira qui serait vrai 1l :1 :s b1Au dtts


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cas. On ne voit que trop souvent des vachers brutaux: et méchants envers les vache·s , leur prodiguant coups d& fouets, de bâtons et de sabots, qui s'étonnent ensuite que les pauvres vaches s'enfuient à leur approche et leur rendent quelquefois les coups qu'elles ont reçus et refusent de donner leur lait. Combien d'avortements ont eu pour cause des mauvais traitements et la brusqueriedes yachers: li suffit de battre une vache, de la faire ~our1r ou simplement de la brusquer, pour provoquer! avortement. Nous croyons donc qu'il n'est pas inutile de _recommander d'user de beaucoup de douceur et de patience ~nvere l_es vaches, cela toujours, maiR surtout pendant les dermere .temps de la gestation. Pour ce qui concerne _l'alimentation, il faut aussi user de ~rudence da~s le régime. On a généralement pourhab1tudA de tarir les vaches 2 mois environ avant leul" terme (9 moii:>): .<?r il arr~ve assez souvent, surtout chez les bonnes la1t1eree, qu on a de la peine à les tarir surtout peudant l'été où l'aflouraaement se fait au vert• Pour arriver à f'.1ire disparaitre Ïe lait, on est forcé d.; changer la nourriture et de donner, au lieu de fourrages ve~ts, des fourrages secs de mauvaise qualité ou de la paille. Ce changement de régime ne se fait pas sans présenter quelque danger, surtout au point de vue de· la vitalité du veau. . E':1 effet, un brusque changement d'alimentation amèoe JDév!tablemen~ une modification dans la nature et la quahté du lait. Cette réaction se fait ausgi sentir che~ le veau et peut, dans certains cas, provoquer l'avortement. Il faut donc agir avec prudence et ne pas passer trop brusque.~ent du fourrage vert au fourrage sec. Les fou~ra~~s mo1s1s sont les plus daogereux, même en temps ord11;1aue et, à plus forte raison à la fia de la gestation• aussi ne saurions-nous trop recommander aux agriculteurs d'e_n proscrire l'usage, quitte à les remplacer par de la paille de bonne qualité et bien récoltée. Pour bien tarir une vache il faut y mettre le temps vo~lu. On commence par ne traire qu'une fois par jour, pais, . lorsque. la quantité du lait a diminué de moitié, la tra~te se fait tous les deux jours et ainsi de suil.P~ Il ar~1ve ~réquemment_ qu~ le lait se gâte dans la tétine• ce lait doit être extrait soigneusement jusqu'à ce que la mamelle eoit solide et dOuple. Al~rs seu.ement on. ce~sera la traite. Lorsqu'il n·y a plus de lait, l'alimentation peut devenir normale, cela graduellement.

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Beaucoup d'agriculteurs ont encore pour habitude, quelques jours avant la mise ~as,. de nourrir leurs ~aches plus copieusement que d habitude, afin ~e les b1e~ préparer et d'obtenir une plus grande quantité de lait après la parturition. Nous ne saurions co~s~iller c~tle manière de faire, attendu que ce surcroit d ahmentation provoque une augmentation dA fièvre après la délivrance. Le bétail doit être nourri 1mffisamment et su~tout rég_uJièrement. Nous disons suffisamment, ce qui veut dire que la ration doit être calculée de manière ~ ce qo'ell~ soit complèlement absorbée, et digérée fa~1l_ement;. 11 n'est pas nécessaire de bourrer les vaches. la1t1ères, . bien au coI1traire, car les indigestions sont motos à c_ra1ndre chez les animaux rationnée que chez ceux qut ne le sont pas. On doit aussi observer beaucoup de, régul~rité dana les heures de repas et veiller à ce qu un animal boive deux fois par jour et à satiété. (A suivre.)

Silhouettes d'ivrognes. li y en a de burlesques et de bouffons, de dégoûta_nts et de sinistres, de quoi avoir des na11sées et de quoi rire; de quoi plaisanter et de quoi t~en1bler: . Tous fosronnent plus ou mom~. mais. & .ce caract_è r~ général viennent se joindr~ des traits parucuhers_; celu1-c1 oscillant d'avant en amere sur le trottoir, finit par se coller lo~rdement contre la muraille et trouve enfin une période de t1tabi lHé; mais il est cloué là litté~alement. C'est en vain qu'il essaie de quittPr son appui, sa tête vamllaole s'accote pesamment, 1100 br11s qu'il s'efforce de porter en av-ant tombe le long du corps avec les oscillations d'une chose ioerte, et son épaule se rabat lou~dement cootre le mur· on dirait ab~olumeot uoe mar1onoetle en bois qui SH ~ogoe contre la coulis8e quand l'impresario Jàcbe la ficelle; il a absorbé toutes sortes de boissons fermentées; c'est un mélaogAur. · Le deux ième ne pouvant plus ni avaacAr ni même se soutenir su r ses jambes, s'appuie IAs reins contre une devanture mais il flécbil de droilA à g,rncb1-1 ou de gauche ' c'est 10utilement qu 'l à droite, et i s •art· b oule pour se maintenir· ses talons ferrés gh!lseot sur le pavé gras, . ' au ru11-1r<eau, . son échine' et sa tête raclent la d evanture Jusqu et il reste là daos la boue et dans les ordure!J, inerte.


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ivre-mort, sans pouvoir faire un mouvement. C'est l'ivresse de l'eau-de-vie. Cet autre, un grand diable à cheveux gris, coupés ra111, tient aux dente un broie-gueule qui répand à di11taoee un horrible parfum de jus de tabac. Bien que l'on soi& au cœur de l'hiver, il n'est vêtu que d'une mauvaiRe blouse, il s'en va zigzagant à grands tr11ile, mais çi le eoonait, il fait quand même son chemin, toujours sur le point de tomber, mais ne dépassant pas ce point. li finit habituellement par attrilper au vol la porte de soo taudtR, il se couche avec satisfaction, dort du sommeil du jus•e et ne regret.te qu'une chose, c'est de ne pouvoir tous lAs jours recommencer ; c'eRt un sagA; il se grise avec du vin. Si l'acidité d11 petit bleu ne finissait par lui causer une gastrite, si le jus du tabac n'était pas uu poison, il était bâti nour vivre cent ans. Il y a aussi l'ivrogne ténébreux, qui mâche ·des mots tragiques, baisse la tète sauvagement et n'adrPsse la parolA à personne. Il se contente dA rouler des Y'"'UX sombrns sous ses sourcils plissés, comme ceux d' un traitrn de mélodrame. Méfü•z-voue, il est méchant: c'e:!t uu buveur d'absinthe, il a uo revolver rlao11 sa poche. Il y a encore le pochard stupide et somooleot, rf!etant des minutes entières les pieds clouée à la même place sur la chaussée. Il s'endort ,~eboul, c'est uo buveur '. e bière. C'est un spectacle des plus comique~ s'il vient à être abordé par un pochard gai. Ce dernier a le via bav 1rct et relativement spitritufll, c'est avAo bonheur qu'il ab11-4e de ses avantages, il accable de quolib~ts la taci1uroe bête qui ne bouge que soue les secousses de l'i11dige11tino; il n'a pas de chancA, ce pauvre homme, et aux révolutions intestinales qui le tourmentent, se joigoeot les s111t1s du plaisant qui se moque dq ses faiblAsses d't>stocn~e. Mais en somme, ce n'est pas gai. et il vif-lot uo moment où tous les ivrognes, quels qu'ils soient, fioieseut par l'hôpital, le cabanon ou la cour d'assises. Chanoine TarERRIN.

L E G-LACJ:E.R. LÉGENDE

Qu'il est splendide à voir ce glacier colosRal irradié par les teintes tlamboyaoleR du soleil I li s'étend au loin, au loin, et on dirait une mer immense, tourmeo-

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tée, élevant ici ses flancs coaime une montagne à pic et creusant plus loin un abima ténébreux et sana fond, qui sous le coup de baguette d'une fée aurait été figé ~oudain. Toutes les couleurs du prisme se jouent sor eette glace polie : tantôt c'est un bleu incomparable, tantôt mille topazds et mille rubis vous éblouissent les -yeux . .. Maie ce glacier n'a pas toujours exfsté en ces lieux ceue mer de glace n'a pas toujours étendu ses flots sur ~es hauteurs aujourd'hui désertes. Autrefois existait 1 cette place même une alpe verte, belle entre les plus belles, grande et renommée entre toutes. Là paissaient dAux cents et même trois cenls d~ nos jolies vaches, légères, accortes et sémillantes. C'était en uu mot la RelDe des Alpes. MlllheurAusement il y avait à celte époque reculée un maitre-pàire inhospitalier, dur et méchant à la tête de CAlte magnifique montagne. Un joor, c'était uoe incomparable jouroée d 'été, pas un nuage ne voilait le ciel (reten1-1z ce détail), un. mendiant AD hdllons viot frapper à la porte du chalet bruni. Ah I qu'il faisait pei oe à voir ce pauvre nécessiteux, épuisé, accablé, les joues bà VAS et I ividee : l'image de la mort, et Cartouche ou M,rndrin n'auraient pu se défendre d'un ~eotiment dA compassion. - La charité pour l'amour de Dieu, fit le pauvre, un peu de lai t. Je meurs de faim et de soif. - La charité •.. sauve-toi, vilain ~ueux. J'ai du lait, mais il n't,st pas pour toi et je le répandrai plulô t sur -00 pré que de t'en donner une goutte. - P itié pour lui, dit un jeune berger . - Pitié, firent tous les pàt.res en chœur. - Ro-1dou1e la colère de Dieu, ajouta le pauvre mendiant . . . Uo peu de lait. Pitié . . - Po10t de pitié, clama le pâtre, et courant en toute bàt~ dans le chalet il en apporta une grande jatte débordant d'un lait crémeux et parfumé. - Vois, vilain vaurien, s'écria alors le mattre-pàtre, .at il versa le lait savoureux sur les pentes verdoyantes de l'alpage. Eu co moment •.. chose étrange ... le lait descendit, descendit, plus bas, toujours plus bas, jusqu'à la limite même de l'alpe ... il s'étendait à droite . . . et eomme un fhrnve trop plain se répandit à gauche. En un clio d'œ11 la verte prairie fat toute blanche; plus une seule toutrt, vnte n'apparut.


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- Neige et vente, venez, dit d'une voix sombre l& mendiant, et voue bergers qui avez voulu me venir eo aidcl, partez. A ces mots le mendiant sembla un autre homme . Ses haillons devinrent rayonnants, sa face pâle s'illumina d'on éclat impossible à décrire . . . et dans une clarté immense il dispartu. Tous les bergers à cette vue, tombent à genoux et s'étant réconforté~ dans la prière, ils se relèvent .. . lis ont des ailes, ils fuient ... Ils sont loin. Un cependant .. . un seul, le maitre-pâtre est là •. • cloué au sol, .. il regarde .. . l'œil hagard ... Le ciel bleu ost devenu noir comme la nuit, on entend les nua~es s'entrechoquer avec un bruit affreux ..• et la neige tombe . .. elle tombe , . . elle tombe encore . . . elle tombe toujours. Le pâtre est là . .. effaré • . . il voit son troupeau à demi enseveli . . . La neige alteint ses bras.. . et il ne peut remuer. . . il ne peut pousser un cri. . . la neige monte. . . monte encore : la tête seulA domine encore l'alpe ensevelie . . . il neige •• . toujours .. • toujours . .. sans fin . , . Il est englouti • • . bien profondément, un poids immense rf'pose sur sa tête. Parfois, si maintenant le glacier craque et résonne sourdement, c'est que le pâtre cruel essaie de se débarrasser de son manteau de neige . .. Soyez plus charitables que lui, les Saints Livres l'ont dit : Celui qui donne aux pauvres prête à Dieu. J. GROSS.

Recettes et conseils utiles Conseils aux débutanta en apiculture. - Avec le retour du soleil souvent le froid s'accentue ; malgré cela la vie renait peu à peu dans nos colonies ; la reine commence à pondre, d'abord quelques œufR seulem~nt par jour et augmenlant insensiblem(lnt. Il va sa~s dire que l'apiculteur ne doit en aucune mamère stimule~ cette activité. , Laisser les abeilles se reposer aussi longtemps que possible > est le mot d'ordre aussi pour ce mois. Les provisions que nos butineuses ont amassées l'an née dernière sont généralement de bonne qualité; là où elles n'étaient pas suffisantes, on aura complété avec do sucre ; l'hiver actuel a été d'ailleurs très favorable, de sorte

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que nous pouvons sans inquiétude attendre les beaux jours. C'est dans la seconde moitié de février que, le plus so_uvent, 1~ température perll:let aux abeilles une première sortie ; on observera bien ses colonies surtout le Je soir; celles qui se montrent encore agitées quand toutes les autres son& déjà tranquilles devraient être marquées comme suspectes d'avoir perdu leur reine. On les examinera plue tard et, si elles sont orphelines, on les réunira aux plus voisines ou l'on y introduira une petite colonie de réserve. Après la première sortie, les abeilles se mettent à nettoyer leur logis des cadavres, parcelles de cire, etc. ; on peut les aider dans leur travail en échangeant le plancher mobile contre un autre de réserve; les brins de cire sont conservés et l'on regarde bien si parmi lfls cadavres il ne se trouve pas uue reine; dans ce cas, la ruche serait orpheline ou pourvue d'une mère non fécondée. . Si une coiooie a besoin de nourriture, on place1a près du sii>ge des abeilles un rayon de miel préalablement chauffé ou, à défaut, s ur les cadres, du sucre candi ou du sucre en pâte qu'on aura soin de couvrir ch·iudement. Celui qui veut encore augmenter son rucher par l'achat de ruches doit se les assurer à temps ; le mieux sera d'acheter des colonies logées dans des paniers et de les transvaser en mars. Tout débutant devrait faire partie d'une société d'apiculture; en &Fs1staot aux réunions, il· verra des personnes compétentes procéder aux différentes opéralions nécessaires dans un rucher et comme les apiculteurs sont touA des gens communicatifs et désintéressés, il fera là plus de progrès dans une heure que, réduit à ses propres expériences, il :i'en fArait dans toutl'I une :rnnée.

(Revue internationale d apiculture./ En2raia complémentairea 1>our le printemps. - Si

vous demandiez aux culttvatfl ur:J ce qu'ils peu~ent des tas de fumier de ferme dans les années pluvieuse_', ils vous répondraient que la force de ces fumiers est entrainée par l'eau, qu'ils ne valent plus ce qu'ils auraient valu en temps sec et que les récoltes font bien voir la d1ffdrence de qualité. C'est un fait si connu quA si l'on s'avi11ait de le nier, les gens en riraient. Fumier lavé, fumier usé c'es& proverbial. If faut donc admettre que le fumier des champs, en-


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terré o~ en couverture, souffre plus ou moins des grandes pluies, comme en souffre celui des cours de ferme et même davantage, parce que la couche est plus min~ et l'~tendue ~lus consit:iérable. Le fumier des champs reçoit plus d eau et se délave plue vite que s'il était en tas. Tant que la pluie ne tombe que par intervalles et que la végétation se fait, le jus de l'engrais va aux racines par pefües quantités à la fois, s'y introduit et développe les plantes sous l'i~flueoce d'une température douce ; mais quand ce~te plme tombe à se~ux et ne discontinue pas d~s semaines .durant, le lessivage a d~ gros inconvénients. Le fumier fournit plus d'égout que les racines ne_ peu!ent e~ prendr~, et ceo égouts, qui ne trouvent point d emploi 1mméd1at, descendent en partie dans les coucàes profondes du sol et en partie dans les rigoles qaand les champs sont billonnés. Or, convenez-en c'est one perte. ' Maintenant, rappelez-vous que les. végétaux ont surtout besoin de nourriture au moment de la formation des f~uits ou grai~es et que les vivres manqueront nécessairement où I eau aura passé en trop grande quantité. Vou<J n'attendrez donc pas que les récoltes soieat en fleur pour leur donner des fumures complémentaires Dès à présent, préparez des engrais en toute hâte afin de rendre au sol une partie de ce qu'il a d~ p;rdre · faites provision d'engrais chimiques, de cendres, de sui~ de bots et de bouille, de purin, d'urine, de tout ce qui peut sauver les plantes de la disette et, aussitôt que le terops le pe~mettra, . vous les répanàrez aux places qui en ont besom. Et ce que nous recommandons ici pour la grande culture, nous le recommandons aussi pour le potager. P_oar util.iser comme fourrage les betteraves et les ~ao1ne1 srelees, o~ recommande de placer la ration du Jour dans un ·bassin de fontaine, à l'eau courante ce qui dégèle les racio~s sensiblement, après quoi on peut les donner aux bestiaux. Uo agriculteur écrit à ce propos : • J'avais un tas de racines dans une étable vide Pendant une nuit froide, tout mon tas gela J'utilisai quand même mes racines en employ,lDt le procédé cidessus ~ans que mes vaches en fussent le moins du monde mcommodées. Il faut seulement que la provision reste gelée tout entière et ne faire dégeler que la ralion du jour. Si les racines dégèlent par la chaleur de l'air.

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elles se pourrissent tout de suite et se gâtent, devenant ainsi impropres à l'alimentation du bétail. Contre le bégaiement. - Oo conseille de faire dire aoJ: enfants qui bégaient la syllabe ou devant chaque mot. Par exemple, la phrase : La terre est ronde, sera entrelardée de cette manière : c Ou la ou terre ou est ou ronrle. • On prétend qu'après quelques exercices de ce genre le bégaiement disparaît, Naturellement on peut alors supprimer les ou. Moyen d'obtenir des fruits monatrea. - Pour obtenir de ces fruits énormes que l'on vend jusqu'à fr. 2,ôO pi~ce, il suffit de choisir, sur un arbre vigoureux, une poire ou une pomme de belle apparence, ni tachée, ni véreuse et bien exposée au soleil. On introduit ensuite le fruit, avec l'extrémité de la branche, autant que faire se pourra, dans un bocal de verre blanc à large ouverture, et au fond duquel on aura préalablement mis un peu d'eau, de manière que lA fruit soit suspendu . au-dflssus sans y plonger ou même y toucher. On ferme ensuite hermétiquement Je bocal pour empêcher toute évaporation de liquide, en ayant la précaution d'ajouter de l'eau au fur et à mesure de son absorptiou. Au bout de quinze jours environ, le fruit aura doublé de son volume. Faut-il humecter les aemencea avant de les mettre en terre. - Beaucoup d'ouvrages d'horticulture recommandent de fair9 revenir dans l'eau les semences de légumes avant de les semer. Il est à remarqun que ce procédé peut réserver bien des surprises désagréables. En effet, ce séjour de 24 heures et plus dans l'eau peut être mortel pour beaucoup de graines, Outre qu'un grand nombre de graines, telles que haricots, concombres, mPlons, courges, cresson, oignons, ciboules, aspArges, tomates, etc., ne supporteraient pas ce bain prolongé, il arrive souvent que les semences ne p1>uven~ pas être mises immédiatement eo terre; un temps défavorable s'y oppose ou un empêchement, un oubli même, un surcroit de besogne, bref, pour une raison ou pour une autre, les graines sont semées, si tou tefoid elles y arrivent, dans un état de décomposition avancée. Nous cooseilleroos dès lors de n'humecter les graines qu'exceptionnellemeot, et seulement celles que l'on a eu suffisance pour remplacer un semis infructueux. Il oe faudrait du reste n'humecter que les semences qui germent difficilement, comme les épinards de la Nouvelle


- u Zélande, les panais, Je céleri et autres graines de ce g~nre. En général, on sèmera directement et sana autre préparation dans un terrain bien préparé, en lignes autant que possible, en pressant un peu la semence contre la terre et en recouvrant de terre, de tourbe en d'autres matières appropriées et, dans la règle, la semence lèvera bien. Du transport des abeille&, - Le temps le plus propice est le printemps de bonne heure. Les ruches ne sont pas si lourdes à ce moment-là, la plupart deR rayons à miel sont à moitié vides, le miel qui s'y trouve encore est cristalisé en grande partie, les rayons se détachent et se brisent moins facilement. Les populations sont aussi moins nombreuses et le danger d'11sphyxie est moins grande qu'en été.

---o=<>QOO§lloo<c>co:::----VARIETES La Semaine Sainte d Séville. - La procession de la Semaine Sainte, gui attire chaque année des milliers d'étrangers à Séville (Espagne), sera cette année-ci des plus splendides. Deux nouvelles confréries : celle du Silence et celle de Saint-Jean de la Palma, y figureront pour la première fois. La confrérie du Silence portera le siège que l'on dit être celui sur lequel s'était assis Hérode. Les membres de la confrérie du Christ de Burgos, de la paroisse de Saint-Pierre, porteront de magnifiques vêtements en velour@ vert, brodés d'or. Celle du Christ de S ,dnt-Augustio, de la paroisse de Saint-Roch, portera une statue de la Sainte Vierge d'une richesse èxtraordinaire. Les membres de la confrérie des Genêts porteront le pallium; la confrérie de l'Etoile de Saint-Hyacinthe, portera les insignes des Nazaréens; il en sera de même de la confrérie des boulangers, de celles des ouvrières de la manufacture des tabacs, de la Sainte Lance, des jardiniers et des maraichers. Les grandes forêts. - La Revue horticole donne des détails assez curitiux sur les plus gr~odes forêts du monde. L'une des plus considérables est celle qui s'âteod, dans l'Amérique du Nord, sur les provinces de Québec et d'Ontario, au nord du fleuve St-Laurent. Elle se prolonge jusqu'au fleuve H11dsoo et à la presqu'ile

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du Labrador. Sa longueur totale est de 2750 kilomètres et sa largeur de 1600. Dans l'Amérique du Sud, on trouve d'immenses forêts dans la vallée des Amazones et dans le nord-ouest du Brésil ; ellAe mesurent environ 8300 kilomètres. de long sur 2000 de largeur. Les explorateurs de l'Afrique centrale parlent aussi d'une immense forêt gui s'étend de la vallée du Congo aux sources du Nil et du Zambèse. On n'a pu encore mesurer sa Jon~ueur ; quant à fla largeur, elle est de 4800 kilomètres, Eofin, une autre vaste forêt se trouve dans la Sibérie méridionale (4800 kilomètres de loog sur 2700 de large). Elle est à peu près inexplorée. Les arbres qui la composent mesurent jusqu'à 60 mètres de haut, Il eitt à peu près impossible de s'y frayer un chemin. Le com ble de la distraction. - En mangeant des œufs à la coque, beurrer les doigts de sa main gauche l'un .après l'autre, les couper, s'en servir en guise de mouillettes et ne s'apercevoir de sa wéprise qu'en mordant eur la ba~ue passée à l'annulaire. Entre priseurs. - PermettPz que j'insère mes extrémités. aig1tales dans vos concavitâs tabachiques pour en e xtra1re un peu de cette poudre nasicale qui dissipe les humeurs aquatiques de mon cerveau marécageux. *** Fusilier, vous êtes sous les armes et vous vous permettez... je viena de vous voir, je vous ai vu, et je vous le répète : pourquoi me dites-vous que non t .Je n'ai rien répondu, mon sergent-major. - Mais vous répondPz mainlenant; vous faites des observations... 4 jours de clou 1 Après le diner. - Vous ne vous êtes jamais battu ~n d~e!, docteur 't - Moi, jamais I Quelle é!J?otion éprouverais-Je en tuant un homme 't - C'est vrai: l'habitude. Un aveugle se tient à la porte d'une église, flanqué de sa femme, qui répète d'une voix doleote: N'oubliez pas le pauvre aveuple, s. v. p. - (Tout-àcoup l'aveugle l'interrompant) Ne demande pas, dit-il, à ce grand sec qui vient là-bas : il ne donne jamais rien.

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Pensées

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* La Religion ne doit pas accompagner l'âme par le dehors; elle doit la pénétrer. Chez le vrai Fidèle, elle


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ne ee montre pas seulement quand on l'appelle, elle est toujours là. Elle ne parle pas seuleme~t quand elle est interrogée mais elle prend au contraire spontané ment la parole, 'à tout propos, dans toutes. les _situations. Elle ne s'écarte pas discrètEiment, à certa1,ns Jou.rs ou à certaines heures pour permettre que I on s01t homme dA son temps, fe'mme du monde, homme pol.itique, h?mme de son parti de son état ou de ses fonctions; mais elle se confond de telle sorte avec l'individualité que l'on est ou une femme chrétienne se trouvant dans Id monde, mais chrétienne d'abord et toujours ; ou un chrétien qui est magistrat, électeur, député, mais qui est d'abord et. toujours chréiien. Mgr IsoARD. • Oo s'étonne de l'immoralité, du sceptich,me, de la dépravai.ion des temps modernes! Entrez .dans le premier collége venu, remuez cette apparente Jtmnesse, appelez à la surface ce qui est au fond, /lDalysez cette vase vous ne vous étonnerez plus. La source est empois~onée depuis longtemps : et quand on n'a pas ét& un enfant. on ne devient pas un bommfl, ' Alex. Du:MAS. L 'affaire Clémenceau, IX. • On dit avec effroi du sang répanriu : C'est la mort r }fais moi je dis avflc allégresse du sang quA répand l'Eglise, ma mère: C'est la vie. R. R. MoNSABRÉ. 111 SoyPz bon et aimfZ; il n'y ~ ~e vraie joie ~ue dans ]es émotions du cœur ·1 la sens1b1ltté est tout I homme. Laissez aux savants la science. l'orgueil aux nobles, le luxe aux riches; ayez compassion des humbles misères: l'être le plus petit et le plus mépri~é pr>ut valoir seul autant que des milliers d'ê 1 res pn.tsraots e_t sup~rbes. PrenPz garde de froisser les âmes délicates qui fleurissent dans toutPS les conditions, sous tous les hab11s. à tous les à~,,s. CroyPz que l'humanité, la pitié, le pardon mot ce qu'il y a rle plus beau dans l'hommP; croyez que l'inlimilé, les épanchemPnts, la tendre~se, les lar1;11es aout ce qu'il y a de plus doux dans l_e monde. Ce n f'.st rien que de vivre, c'est peu d'être pmseiant., savant, illustre · ce n'est pas assez d'être utile. Celm-là_ seul a vécu e't est un homme qui a pleuré au souvenir d'un bienfait qu'il a rendu ou qu'il a reçu. H. TAINE, * Rien ne déracinA ou ne prévi,mt mieux la superstition qu'une instruction solide.

XV..• ANNEE 110 9

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SION 15 Avril 1896

l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE Pl.DLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE paratt chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prill. d'abonnement pour la 8ol•t1e, 2 fr. :JO. IJnlon po•tale 3 rr. Annonce•, pria, 20 ceni, la ligne 011 ,on espace. Tout ouvrage dont l'Ecole primafre recevra deux exemplaires aura droit à une annonce ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE: Attention. - Des bonnes habitudes à l'école primaire, L'attentt'o1t et la 1·ijle.â on.. - La volonté et la liberté humaines. - Principes d'un bon enseignement. - De l'apathie chez certains élèves. (suite). - L'écriture à l'école primaire. L'enseignement du catéchisme (suite). - Partie Pratique. Gymnastique. Dictées. - - Echos des conférences. - Supplément.

Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1•• secrétaire au Département de !'Instruction publique, à Sion.

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No 08 l'Ecole primaire, 1er Avril 1896 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu