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No 10 l'Ecole primaire, 25 Avril 1895

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seiller cassis fait exception, car le bois d' un an porte fruit et peut être rabattu plus souvent. On laisse se développer chaque année les branches nécessaires pour avoir de belles touffes ; il est très important d'enlever les bourgeons qui partent du pted, appelés gourmands i ~eux-ci accaparent la plus grande partie de la sève destinée aux branches fruitières et à leurs fruits et en diminuent la quantité et la qualité. Après six ou sept ans. les vieilles branches deviennent trop élavées, se dégarnissent du bas, ne donnent plus que des fruits de médiocre valeur. Dans ce cas on conserve cependant les jeunes bourgeons qui partent du bas et qui sont destinés à les remplacer. Vous le voyez, Je groseiller peut être l'ornement du jardin, une ressource pour l'agriculteur, un trésor pour Ja cuisinière, et cela presque sans travail et sans peine. Ne l'oubliez donc pas, mais au moment voulu multipliez-le le plus possible. Ménagères, insistez auprès de vos maris pour obtenir d'eux de nombreuses boutures de ce précieux arbuste, dont ils pourront utiliser même 1eR rameaux pour des tuyaux de pipe, si pipards: ils sont, comme hélas! il y en a beaucoup dans le monde. M. S. inst. -----------~=~~~o~e~----------

* La vieille société

a péri parce que Dieu en avait été cbast"é ; la nouvelle est souffrante parce que Dieu n'y est pas entré. Ceux qui frémissent encore à l'apparition d'une soutane ont beau se targuer d'être des bommes de progrès, ils ont beau s'affubler deR noms de philosophes et de libres-penseurs : ils ne sont que des hommes du passé momifiés dans des formules vieillies, captifs d' une tradition surannée. Ils n'ont ni l'intelligence, ni la force de se dégager des lisières de leur enfance et des préventions de leur éducation. Ce sont eux les rétrogrades ; c'est l'anticlérical, le mangeur de curés qui retarde sur le siècle. En craignant d'être dupes dG l'Eglise., ils sont le jouet des préjugés d'un autre âge. A. LEROY-BEAULIEU. L'un des malheurs du monde, c'est de n'avoir aucune idée de ce qu'enseigne l'Eglise. La plus grande force de la polémique contre nous consiste à nous prêter P . GRATRY' des dogmes que nous n'avons pas.

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XIV"'' ANNEE

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'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE P UBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION PRIMAIRE parait chaque quinzaine, de Novembre à AYI11 inclusivement, en livraisons de 16 pages. ~

Prix d'abonnement pour la 8ule•e, 2 fr. ~o. (Jnlon po11tale 3 Cr. ~nnoocell,

p ri:L 20 cenl, la ligne

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Tout ouvrage dont l'Ecole prim aire recevra d.~ux exe~plaues aura à une annoncP ou à un compte-rendu, s 11 Y a heu.

SOMMAIRE: valaisanne d'Education, assemblée g énérale. Perfectionn e·m(:nt des instituteurs valaisans (à suivre). de la classe (à suivr e). - Un moyen d'accules petits enfants dans les écoles à classe u~~qu~. -:lecture à l'école primair e. - A p~opos . de 1 mstmc~. Un p r océdé pour intér esser les eleves a ~a. c~mpos1~ fra nçaise. L es écoles primair~s am~r1cames (a - Echo des conférences. - Part1e pratique : Style. plément: Conclusions de rapports.

Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1•• secrétair,e a.u Département • de l'Instruction publique, a S1on.


SION. 25 Avril

Chronique et avis scolaires Intérêts de la Société valaisanne d'éducation. Au présent No est jointe la carte de légitimation pour la réunion du 30 avril à Sion, Elle n'est adressée qu'aux personnes qui ont à utiliser le chemin de fer. Le premier train descendant part de Brigue à 7 h. de m. C'est celui que devront prendre' DO$ amis du . HautValais, auxquels se joindront jusqu'à Sion les participants des différents districts de la partie supérieure. · Le premier train montant arrive à Sion presqu'en même temps, soit vers 9 h. du m. Il coïncide avec le train partant de Lausannj:l à 5 h. 10 du m., de Vevey à 5 h. 57, de Montreux à 6 h. 17, de St-Maurice à 7 b." 20. Nos amis d'autres cantons qui n'arriveraient pas directement à Sion la veille au soir, et devraient découcher à St-Maurice, par exemple, prendraient ainsi le train quittant cette' station à 7 11. 20 du m. · Registre matricule. - Le personnel enseignant qui aurait pu être involontairement prétérité dans l'envoi de ce formulaire, peut l'obtenir aussitôt sur demande adressée au Secrétariat de l'Instruction publique. Examens d'émancipation. - Le Département vient d'en fixer l'époque. Nous renvoyons aux journaux locaux, iaute de place, pour plus de détails à ce sujet.

Conférences d'Instituteurs Hérens. - La conférence de .ce district a lieu le 29 avril, veille de la réunion générale de Sion.

L'OPTIMUS Nouveau Classeur pour Journaux . Il nous a été souvent demandé si nous connaissions un Classeur réellement pratique et d'un prix peu élevé, pour collectionner les journaux et les relier · soi-même à la fin d'une année ou d'un semestre. Nolls avons enfin trouvé l'objet désiré: expérience faite, nous pouvons re. commander à nos lecteurs la reliure-classeur Oplimus. Tout abonné désireux de conserver son journal en bon etat et de pouvoir parcourir en tout temps les livraisons antérit:>ures, sera enchanté de l'utiliser; et quand il aura

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1894-95

L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION

Société valaisanne d'Education '

..âFFEL pour la réunion générale à Sion, le mardi 30 avril 1895 La Société valaisanne d'éducation tiendra à Sion, le mardi 30 avril prochain, sa réunion générale. L'importance capitale des questions à l'ordre du jour, l'accueil sympathique que nou s ménage l'hospitalière et généreuse cité que nous avons choisie pour tenir notre congrès, les liens d'amitié qui s'y resserreront davantage encore entre les membres du corps enseignant, et l'intérêt oénéral toujours croissant qui se rattache à la cause de feducation et de l'instruction populaire, tout nous fait espérer que les membres actifs de notre association se feron t un plaisir et un devoir de participer nombreux à cette fête de l'intelligence, et que les membres honoraires viend ront, par une large participation, encourager nos travaux et prendre part à nos discussions. Ne fauL·il pas d'ailleurs le sympathique concours de to us pour travailler au développement moral et matériel de notre cher Canton ? Nous espéron s que nos amis et instituteurs du HautValais seront largement représentés à cette fête, qui est celle de toute la famille enseignante valaisanne. Un chaleureu x accueil les attend à Sion, où leurs collègues du Centre et du Bas-Valais seront heureux de leur serrer la main, en renouvelant et consolidant les liens d'amitié et de confraternité qui les avaient unis à l'école normale .

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Une ho~pitalit~ simple~ mai~ cordi~le, attend les délégués de _la Société fnbourgemse d Educahon. Un accueil non ll!~ms cordial est réservé à nos amis collégues et hommes d ~cole de Fribourg, qui voudraient bien honorer de leur presence notre modeste congrès pédagogique. En attendant le moment si désiré du revoir nous ~dr~~s~ns notre salut patriotique à tous les membr;s de la ::SOciete et à tous Jes amis de l'éducation populaire et chrétienne. Le Comité cantonal•

. ,.P. S. - M~. les instituteurs qui cultivent le chant sont priés exercer spécialement pour la réunion )P.s N•• i23 124 et i28 du ! reou.eil Dieu et Patrie. ' ~a.

·p:erfectionnement des instituteurs valaisans ,suite) .. ·une_ a~tre rai~on. peut et doit également engager le :Jeune mstltuteur a bien profiter de tous ses moments libres, pour augmenter le trésor de ses connaissances· c'est le ?ésir de conserv~r et ~'augm~nter sa bonne réputation. Le Jeune homme qm ne sait pas s occuper sérieusement s'expose à beaucoup de dangers dont le premier est de 'rester incapable et ignorant, le deuxième de cherc.her des passe·temps en dehors de l'étude. Volontiers, il fréquente des sociétés légères et peu favorables à son état; les soirées .bruyantes et dansantes, les pintes, les jeux l'attirent peu à peu. Il en revient dissipé, amoindri, sans goût pour son ét~de, so~ travail, sa vocation; il. s'en acquitte vaille que vaille, et a force de se montrer Ignorant, incapable, in.soucieux et négligent, il s'attire le mépris et se fait parfois renvoyer de son poste. Un autre motif, non moins puissant que celui ci-dessus -doit également décider l'instituteur à se perfectionner: c'est le dèsir de faire honneur à ses devoirs, de se rendre utile à ,_ses élèves et à la c~mmune, qui lui abandonne sa jeunesse. S Il veut se rendre digne de la confiance qu'on lui accorde s'il veut bien diriger sa classe, faire avancer ses élèves: leur donner le goût de l'étude, leur communiquer les con-

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naissance:; nécessaires, et leur assurer l'éducation qu'il leur doit, il est nécessaire qu'il étudie beaucoup, qu'il s'élève à la hauteur de sa mission par sou travail assidu. Il faut (JUe les élèves voient en lui un instituteur instruit, expérimenté, et un homme d'une conduite irréprochable, qui par son exemple et son activité les entraîne au travail, et leur communique le feu sacré de l'étude. Ils ne manqueront pas alors d'avancer, de s'instruire, et plus d'un talent -se réveillera, plus d'une vocation se fera jour. Quels ser-vices immenses ne rendra-t-il pas à ses élèves, qui tous acquièrent une bonne et solide instruction primaire qui leur permet, dans quelque état qu'ils se trouvent, de s'en tirer .avec succès et honneur 1 Les communes qui possèdent de tels éducateurs, n'ont (JU'à se féliciter de leur heureuse acquisition et à chercher le moyen de les conserver le plus longtemps possible pour l'immense avantage de leurs ressortissants. Elles font bien, dans leur intérêt, de les soutenir dans leurs fonctions, dans les difficultés qu'ils ont à surmonter, de les aider en leur fournissant un local convenable pour la classe, et un matériel scolaire approprié et de les encourager par des améliorations de traitement et de logement. (A suivre)

Préparation de la classe Dans les réunions pédagogiques. tous les instituteurs, du moins à les entendre, sont d'avis qu'une bonne préparation €st absolument nécessaire, pour quiconque veut bien réussir dans l'enseignement. Je n'ai pas l'intention de parler ici de la préparation éloignée, c'est-à-dire des années nécessaires .à l'acquisition de l'instruction indispensable pour passer .avec succès les examens prescrits par la loi scolaire; mais plutôt de la préparation immédiate qui doit toujours pré.céder l'entrée en classe. Le maître zélé utilise ce temps, et vise à mettre en bon -ordre tout ce qui lui est nécessaire pendant l'enseignement. Il prévoit les livres et les cahiers indispensables, encre et


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plumes, tableaux de lecture, craie, crayons et éponge; it n'oubliera pas de marquer les dictées, les problèmes, les. exercices et les devoirs de style à donne1·. Tout cela doi t être prêt au moment d'entrer en classe; il fait comme un habile artisan qui tâche d'avoir tous ses outils, ainsi que la matière à travailler, sous la main~ afin de ne pas s'exposer à perdre un temps précieux. Le maître zélé n'ou blie pas non plus de repasser les leçons à donner, il se les assimile, pour en être le maître, les posséder entièrement, afin de ne pas éprouver Je moind 1·e embarras ni la plus petite hésitation, en les expliquant; de cette façon il se mettra à la portée de ses élèves. Un instituteur pénétré de son sujet, ne mêinqne ni de clarté, ni d'entrain, les élèves l'écoutent volontiers, leur attention est captivée et ils ont une confiance pleine et entière en son savoir, ils en admirent le dévouement et s'efforcent d'y répondre par leur docilité et leur travail. Dans une école dirigée par un tel maitre, les dive1·s exercices se succèdent sans bruit, sans hésitation, tout est prêt, au moment voulu les élèves sont fixés sur l'emploi du temps, la discipline est observée et eux aussi, s'habituent à prévoir le matériel nécessaire, sans oublier ni livres, ni cahiers, et de cette façon ils n'ont pas de temps pour se livrer à la dissipation. Une classe confiée à un maître zélé est généralement bien ordonnée, la symétrie ei la propreté y réanent et élèves et instituteurs s'y plaisent. ~ Par uue bonne préparation immédiate, l'esprit du maître devient calme, sérieux, il oublie les préoccupations étrangères à la classe et n'a d'autre but que de bien réussir ; la bonne éducation de ses élèves l'occupe avant tout; c'est pourquoi il ne craint pas d'offrir son travail à Dieu et de lui demander les lumières et la bénédiction pour s'aquitter avec succès de son travail. Le maître zélé veille sm· lui-même, il prend ses mesures afin de n'être pas trop fatigué en entrant en classe. Se hvrer d'abord à des travaux pénibles épuisants, faire de longues marches, se priver du sommeil nécessaire en pro-

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1ongeant la sOiree dans les pintes, les cabarets, les cafés. l es réunions bruyantes comme bals. danses, même s'adonner à des lectures prolongées jusqu'à minuit, n'est pas une bonne préparation à une classe. L'esprit de l'instituteur n'est pas dispo~é; le ressort demandé manque au corps et la classe en souffre. (A. suivre.)

Un moyen d'occuper utilement les petits enfants dans les écoles à classe unique Les maîtres et maîtresses savent tous, par expérience, combien dans les écoles à classe unique, il est difficile d'occuper .eon;tamment des enfants de cinq ou six ans dans les premiers six mois de leur admission à l'école primaire. Ces petits élèves, après avoir reçu en gro~pe, du maître ou d'un moniteur, une leçon durant quelques nunutes, sont renvoyés à leur place et abandonnés forcément, pour un temps plus ou moins long, par l'instituteur rappelé auprès des autres cours. Que vont-ils devenir, alors qu'!ls ne savent ~ême pas te~ le crayon, qu'ils ignorent ou n ont :pas com~ns comment ils -doivent se servir de l'ardoise ou du cahier dont Ils sont pourvus? Comment parviendront-ils à tracer les éléments des lettres, les chiffres et dessins constituant leur programme d'exercices écrits, et qu'ils doivent recommencer cent fois a;ant. d'acquérir .la dextérité nécessaire pour mener de front 1 écnture et la lecture? Un moniteur passant dans leurs bancs les occupera bien quelques instants, l'un après l'autre, m.ais ens.uite? . Après quelques essais infruct.ueux, ils so!ti!·o~t b1ent~t de l'espèce de contrainte que leur 1mpose la disc1plme de 1 école et deviendront une cause de trouble, de désordre ou tout au verra obligé de les rapmoins de gêne, pour le maitre, qui ·peler fréquemment au travail et au s.llence. . II est à craindre que l'école ne lu1 semble guere attrayante. Un moyen d'obvier à ces inconvénients sera de placer un -de ces débutants auprès d'un de leurs condiscipl~s. des ~ours ·moyen et supérieur : un frère, une sœur, un voism qm leur servira de répétiteur. Ces moniteurs d'un nouveau genre pourront être encore .ehoisis parmi les élèves les plus avancés. A

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Quelques minutes seront consacrées, à l'ouverture de chaque classe, à tracer et à expliquer à haute voix le travail des petits enfants, celui du matin comme celui du soir, et à mettre ainsi les répétiteurs à la hauteur de leur tâche. Ainsi, bien préparés, il leur suffira de quelques secondes pour rappeler les instructions du maitre, donner les indications nécessaires,. et d'un coup d'œil jeté de temps en temps sur l'ardoise ou le cahier de leur pupille pour le tenir constamment en éveil et à. la besogne, en attendant évidemment le moment venu de réunir le groupe pour une nouvelle leçon. n s'établira mutuellement entre les élèves, comme entre moniteurs, un courant d'émulation, profitable aux progrès desuns et des autres ; car, si les jeunes enfants sont continuellement et agréablement occupés, la nécessité, pour les moniteurs. d'être clairs et méthodiques, influera sur le développement de· leurs facultés intellectuelles sans nuire eu rien à la bonne exécution de leurs travaux personnels.

Un instituteur.

La lecture à l'école primaire la

(voir No 6)

Passons enfin à la manière de faire servir la lecture à

composition.

Composer, c'est exprimer d'une manière convenable et plus ou moins élégante ses idées et ses sentiments. Dansla direction des études à J'école primaire, Je maitre ne doit jamais perdre de vue ce but à atteindre. Les exercices qui, y contribuent sont divers; et l'un d'eux, peut être le pins négligé, quoiqu'il ne soit pas le moins efficace, se puise dans Je texte même des lectures faites en commun. Seulement, J'élève ne l'y voit pas, c'est au maitre à le lui faire découvrir; mais Je bon sens indique tout de suite que cet exercice, comme ceux sur lesquels nous avons insisté précédemment, doit être proportionné à Ja division à laquelle il s'adresse. Au cours élémentaire, Je texte étant expliqué sous le double rapport des mots et des pensées, on en demandera la reproduction orale et libre, Je maitre signalant les omissions, rectifiant les erreurs et les fautes commises. Vers le milieu de l'année on essayera déjà de faire rédiger sur

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les cahiers, par tous les élèves, de peti.ts récit~ qui ~uront été préalablement écrits au tableau, pm~ efface~ .apres lecture et explication. Dans ce cas, les meilleurs eleves seront appelés à écrire de nouveau au tableau, et le plus correc!e: ment possible, les phrases ou le réc~t qui en ~uront. ~te enlevés ; le maître dirigera cette rédachon com.me Il a dmgé J.a rédaction orale, et de cette sorte, le travail et la correction se feront simultanément. ... Au cours moyen, l'exercice s'élèvera. On pourr~ deJa montrer les divisions principales d'un morce~u peu etendu, ce qui mettra en évidence les idées essentielles; on fer~ reproduire, d'abord de vive voix, la leçon d~ lec~ure ~ut aura été expliquée, puis on demandera une redaction d après un plan tracé au tableau, par les élèves eux-mêmes, sous la direction du maître. Enfin dans le cours supérieur, on entrera dans une analyse 'plus complète. En premier lieu, .on r~cherchera le plan du morceau; cette recherche est necessaire ~our reconnaître la marche suivie par l'auteur dans ses. d?veloppements; on distinguera les idées principales des Idees accessoires ou secondaires ; on fera remarquer l~s tournures particulières de certaines phrases ou de ce~tams me~bres de phrases, les constructions ou les expresswn.s. figurees,, le choix des termes; en un mot, toutes les quahtes . que l ~­ cri vain a su donner à son style pour le .ren~r~ cla1r. con~Is et pour le colorer. sans en ba~mir 1~ simphclt.é. Cela . fa~t. on reproduira le morceau de vne voix et ensmte par ecnt, soit d'après un canens établi, comme au cours moyen, par les élèves, avec le concours du maitre, sans ~anev~s, sur le simple titre général du sujet, pour les habituer a classer eux-mêmes les idées. Il sera bo~ au~s~ parfois. de donner à développer, par imitation, un sujet ~Iffer~nt mais analog~e. Ces exercices remplaceront, à certams JOu.rs, les devmrs spéciaux de rédaction et y serviront d:achemmement;. Toutefois il ne faut pas oublier que, tout mtéressants qu Ils sont, ils ~e doivent pas prendre une portion .trop imp?rtante du temps fixé pour la lecture proprement dite,, peut-.etre .même seraient-ils mieu.x à leur place comme preparatiOn Immé-


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<liat~ au ~evoir de r~daction; mais dans ce cas encore, ce ser~tt t.oujours un SUjet de lecture qui servirait de préparatiOn a la composition. Nous arrêton~ ici le3 développements que nous paraît c?mporter le sujet ayant pour titre; « Parti que l'on peut tzrer de la .lecture pour l'enseignement du vocfJbulaire, de l~ grammazre et de la composition ». Nous résumons ces developpements dans le cadre suivant: . .1• L~ but final des études grammaticales est d'amener les eleves a parler et à écrire dans un langacre clair exact et .correct. ~ ' . 2• Pour parler et pour écrire correctement, il faut posseder l~s mot~ et connaître les mots avec ltmr propriété respectiVe, pUis la forme sous laquelle ils doivent figurer et la place qu'ils doivent occuper dans la phrase. , 3• La lecture. est une mine précieuse et abondante où l enfant peut puiser des idées. • 4• Né~nr;noins, la le~ture propr.ement dite ne doit pas ~tre sacnfiee aux exerctces accessoues. La première conditiOn pour comprendre ce qu'on lit, c'est de lire correcte~e~~· Il y a donc une mesure à garder selon chaque diVISlOn. 5• . Nécessité de rectifier et d'étendre le vocabulaire res!remt et. souvent _faux de l'enfant de 6 à 8 ans. Expli~atlon d~ c1nq ou su mots des plus saillants, dans le cours elémentatre ~ - au cours moyen, termes abstraits, synonymes, famlll_e de ',flots; ·- avec le cours supérieur, différentes ex?ephons d un même mot, recherche du radical ou de la .racme des mots; composition des mots par J'addition de prefixes et de suffixes. 6• Faire ressortir l'application des règles dans le texte l~, garder la mesure, en ne dépassant pas, par les explicatiOns, les leço~s de gra~maire .dé)à étudiées et appliquées sur des exer?Ices spéciaux; d1stmguer les mots variables, leurs formes d~verses.; vérifier les règles d'accord; conjugaison ~raie, verbes Irréguhers; analyse grammaticale rapide, fonctiOn des mots dans la proposition ou dans la phrase sans omettre celle des mots invariables. '

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7• Composition. - Exercices en rapport avec le niveau des études de chaque cours : reproduction orale du texte lu, avec les questions et les rectifications du maitre, ..distinction des idées principales, reproduction verbale, ré<laction ; - recherche du plan de l'auteur, distinction des parties; étude de la construction des phrases, du sens propre. . <lu sens fig uré; reproduction verbale et écrite; devoir d'imitation. CH. V.

A propos de l'instinct L'instinct est un mode d'activité irréfléchi et automatique. bien qu'il soit naturel. En outre, il a pour caractère prin-cipal d'être imperfectible, au moins chez le même individu. Il existe en raison inverse de l'intelligence dans tous les animaux; c'est une puissance aveugle qui paraît surtout destinée à assurer la conservation, la défense et la repro-duction de l'être, chez l'homme comme chez l'animal; c'est une sorte de volonté inconsciente qui commande certains actes, bien inférieure, sans contredit, à la volonté raisonnée de l'homme considéré comme une créature intelligente et ~ibre. L'instinct proprement dit ne raisonne point, il agit spontanément, sans aueuue expérience préalable, témoin le poulet, le canard et bien d'autres animaux qui se mettent ..seuls à chercher leur nourriture aussitôt qu'ils ont vu la lumière. Il ne faut point d'ailleurs confondre avec l'instinct .ctrtaines inclinations naturelles, certains penchants naturels -(}Ue l'on rencontre chez tou~ les individus et qui, souvent, ne sont qu'un résultat de l'atavisme. Sous le rapport cbronologique, l'instinct est de beaucoup antérieur aux inclinations. Ces deux mots: instinct et inclination, que l'on -confond quelquefois, ne sont donc nullement synonymes. D'un autre côté, l'instinct a une grande ressemblance avec J'habitude, cette c seconde nature • qui n'est qu'une disposition acquise par la répétition des mêmes actes. On peut tirer parti de certains instincts de l'enfant dans l'éducation, particulièrement de l'instinct d'imitation, qui Â.e conduit à reproduire les actes d'autrui. Mais là, comme


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ailleurs..... l'instinct agit aveuglément ; aussi pourrait-on ell' craindre les mauvais effets et doit-on chercher les moyens de les prévenir. Il y a vraiment une contagion morale, une· influence psychologique dEls compagnies. des lectures et de~ spectacles; le mal, d'ailleurs, s'imite plus facilement que Je bien, et l'œuvre de J'éducateur serait loin d'être complète s'il ne surveillait étroitement chez son élève les effets de l'instinct d'imitation. Les instincts, en outre. peuvent être créés ou détruits par l'intervention de l'homme; ils ne sont. ni fixes ni immuables, et l'éducation peut et doit agir sur leur fond même. En particulier, c'est à l'instinct d'imitation que nous devons les changements si fréquents de l'opinion, de la coutume, du langage et même de l'enseignement. Il dépend donc de l'homme de ne point s'asservir à cet instinct et, suivant J'expression d'un psychologue moderne, de dépouiller « entièrement le sauvage qui est encore en lui ». A. C.

Un procédé pour intéresser les élèves à la. composition française On lit dans la Correspondance générale : A l'école primaire supérieure, à J'école normale même, du moins dans les débuts, les él~ves prennent souvent peu de plaisir à la composition française, qui est pour eux un pénible travail. J'avais remarqué qu'elles traitaient beaucoup mieux les sujets qui leur plaisent que ceux dont elles jugent à tort ou à raison la matière ing1·ate. Pour tâcher deleur faire éprouver le plaisir d'écrire en stimulant tour à tour leur imagination et leur jugement, au commencement de chaque leçon de français, je pose une petite question à laquelle les élèves doivent répondre sur.le-cbamp, à leur gré, franchement et simplement, sans se douter pour ainsi dire que c'est un exerci~e de style. D'abord, c'étaient des questions comme: cc Qu'est-ce qu'un bon cœur "!11 - Que signifie l'expression « être la mouche du coche? • - Qu'est-ce que faire des « châteaux en Espagne '! , - Il me fallait chercher ainsi cinq questions.

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. ' l'"d. d faire trouver quelquefois une par ~emame_. J_eu~ l'~i~: d?une image ou d'un symbole, et pensee exprun~e a la le on suivante, dont le d'en faire écnre le sen\ pourloyé àç la correction. Ainsi, premier quart heure. serai e~p êt resque toujours une dans Victor ~ug~; . o u l~ll~e~~e: rp~:viskn de petits sujets forme concrete, J al cnel 1 tels que celui-ci :

. t • "11 t pose le md ebarman ' ; Dieu sur les Vlel es ours . 1 "t dans l'herbe épaisse

Et la broussaille en fleur qm. Ul Car la ruine autour de sa trlstesse, A besoin de' jeunesse et de rayonn~~ent.

ar exem le : Ce qui a donné chez ~n:ô~;~ d~el:es,trfstesse, d~ la dé« Dieu me~ partout, a . . L'oiseau fait son nid sur crépitude, la Jeune~se .et la JOie. chant . les herbes vertes~ les ruines et les réJOUit par s~~ ur pa~vreté - Le lierre les ajoncs e!l fleur masqu~~he eson tronc pourri. -- _Le entoure le ~·eux saule :b~ semble rajeuni par ses pe~It~­ vieillard etpres _della .· te doit avoir son rayon de JOie enfants, la v1e a Plto us t us et d'espérance. En voici d'autres encore : 1

. 1es choses les plus belles : On est prompt à terni~ 1 blâme a des ailes. La louange est sans p1eds, et e (Victor HuGo.)

Oh 1 l'amou~ d'une

que nul n'oublie. Il!ère,~~uour partage et multiplie.

Pain mervellleux, q~ un

el fo er 1 Table toujours servt: a~ t~~~e~?ont t!ut entier. Chacun en a sa par' e and créateur

(Id.) .

d'images, lui ·on trouverait dans Bossuet, grb de pensées pouvan\ - et grand poète aussi, . ' bon nomIl re n'y a qu'à chercher (t) . fournir à un travail ana~ogue. à condition qu'ils ne soient Des sujets de ~~tte na urt'nt beaucoup d'avantages. Ils pas les seuls ,?hOis~s, présenh e 1 s élèves qui en ont trop développent 1unagmatwn c ez e r varier et renouveler le (i) J'ai puisé à .1~ même so~::: P~~s doute il est bon. de répertoirA des eomposltionb!ad~= ma'ximes exprimant d~e vé!lt:s faire expliquer des prover . ' n'on fait, ete. 1 ; - miU~, Bl & pratiques: c Il fa~t faue ce ne mettent pas en JeU tout& très sujets ezereent_ le Jugement, tels l't.me, et ils paraissent sees.

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peu. Ils 1~ rè~lent en la satisfaisant d'une manière innocente e~ bienfaisant.e, chez celles qui peut-être s'y abandonneraient volontiers.. Ils la remplissenl d'images charmantes , ~o.bles ou gracieuses, ils lui révèlent la beauté des chose-1. J ai vu des élèves essayer de noter au passaae des ~ers re~fermant de belles pensées poétiques, pour 1:s retemr et sen enchanter ensuite. · , . ~es élèves s'accoutument en même temps à raconter l even.ement, .un .fait dont elles ont lu un développement plus etend.u, a faire un choix dans les détails pour éliminer ce. qm est acc~ssoil'e, à presser ce qu'un loog morceau, un p~eme tout. entier, ~eut contenir d'idées, à distinguer -ce QUI est plem.. noum de sens, de ce qui est fracas de mots. Tous exercices propres à former le jugement.

Une maîtresse d'école normale. ~

Les écoles primaires américaines 1

Le Pionnier publie une série d'articles fort intéressants sur .les écoles .américaines. Nous avons lu surtou& avec plaisir celu1 consacre aux écoles primaires. En voici quelques extraits : c: Tous les enfants, garçons ou filles, reçus dès l'âge de 13ept ans, fréquentent ces écoles sans distinction de rang social c: Les études ,commencent le matin à 9 h. et durent jusqu'à 11. De. 11 h. a 2 b. intervalles pour le lunch, la récréation et ~epnse des classes, de 2 h. à 3% b. Outre le dimanche' un JO~! de congé he~domad~rement, non placé, logique repos; au milieu de la semrune, mrus re~is au samedi, ce qui apporte ?ans les études la trop longue mterruption de deux entières JOurnées. c: Chaque école contient naturellement plusieurs classes et chacune de celles-ci une trentaine, pas plus, d'élèves garÇons et 1il~es. Les professeurs, dans toutes les écoles primaires et supéneur~s, peuvent être indifféremment de l'un ou de l'autre se~e, mais l'~l~ment féminin domine, pour deux raisons. A moms de se. dir1ger vers une carrière libérale telle que Je droit ou la médecme, l'homme américain ne donne guêre de temps

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à l'étude. Les affaires, l'industrie vaut mieux à son activité; et il s'y consacre aussitôt que possible. Les jeunes .filles, au contraire, prolongent en général leur séjour dans les écoles et se • . vouent volontiers au professorat. > Tout n'est pas à louer dans les écoles des Etats-Ums ! lom de là. Par exemple, les bâtiments sont en général d~ dimensions restreintes, mal installés, mal aérés, mal éclaués. L~s salles de classes s'ouvrent en général toutes sur un couloir qui sert à. la fois de gymnase et de préau. Partout, à tous les étages des écoles, cette disposition se reproduit, incommode et désagréable, car, tandis que le professeur d'une des classes fait son cours, il faut èntendre à sa porte le tapage plus ou moins violent que produisent les élèves d'une autre classe exécutant des mouvements gymnastiques. L'accès de ces classes est libre. Les parents des enfants y pénètrent journellement, et leur présence. ne jette pa~mi .les élèves aucun trouble ne suscite aucun émOI, aucune diSSipatiOn. ' . que que1qu ' un Les enfants ne semblent même pas s'apercevoir est là si ce n'est pour accomplir envers lui les devoirs de polite; se en le saluant à son entrée et à sa sortie. Les enfants sont également libres de quitter la classe à leur gré. Même sur les bancs de l'éc?le, l'i~dépendanc~ i~di­ viduelle est respectée. L'instruction n est pomt une obligatiOn qu'on 1eur offre; à eux de s'en rendre compte et d'en profiter, si bon leur semble. A toute heure, pour entrer comme pour sortir, les portes leur sont ouvertes; .mais ~eux .que p~r la force, l'enfant est retenu par son désir de s mstrmre, désn· ardent presque passionné, que ne ressentent guère, en général, nos enfants de Suisse. . En général, l'application des élèves est ~rès .grande, ~1en qu'elle ne soit pas entretenue, excitée, .par l espOir ~e tno_mpher à la distribution des prix, l'orgueil de ~gurer . a la te~e du catalogue et de remporter, aux acclam~t10ns SI~cères ae cenx-ci au mécontent ement jaloux de ceux-la, des piles de volumes plus ou moins dorés sur tranche. Ni les prix, ni les distinctions honorifiques d'aucune sorte n'existent ~ans les ~~oies d'Amérique, pas plus que les mauvaises notes mies pumtlons. Les leçons, les devoirs, sont simplement déclarés bons ou .mauvais, sans que l'élève ait d'autre récompense q~e la satisfaction de son maître et celle de sa propre consCience. (A suivre./

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Echo des conférences Sion. - Le 3 avril a eu lieu à Veysonnaz, sous Ja présidence de M. l'inspecteur Lamon, la conférence des instituteurs du district de Sion. Un seul instituteur y faisait défaut, étant retenu à la maison pour cause de santé. Ont honoré cette réunion de leur présence : MM. Gauye, inspecteur scolaire du district de Conthey; Grand, rév. curé de Salins; Marquis, rév. vicaire de Savièse ; Allet, vice-président de la municipalité de Sion; Hopfner, directeur, et les membres de la municipalité de Veysonnaz, qui ont fait le plus sympathique et généreux accueil à leurs visiteurs. Après le discours d'ouverture de M. Lamon, le secrétaire donna lecture du résumé des travaux des instituteurs sur le sujet mis à l'étude par la précédente conférence, lequel avait trait à une revision partielle de notre loi scolaire. Ce compte-rendu donna lieu à une courte discussion à laquelle prirent part MM. Lamon et quelques membres honoraires. La principale objection fut soulevée par l'abus que se permettent parfois quelques conseils municipaux de ne tenir aucun compte, dans la nomination des instituteurs, de la présentation des candidats par les commissions scolaires, en appelant, aux postes à repourvoir, des instituteurs qui n'auraient pas été agréés par les commissions. En présence de cette violation de la loi, il appartient à l'autorité supérieure d'annuler ces nominations et, cas échéant, de se substituer à l'autorité communale, en faisant droit aux vœux des commissions, auxquels les conseils municipaux ont l'obligation de se conformer. Il est procédé à la nomination du bureau qui est confirmé à main levée, et la parole est ensuite donnée à quelques instituteurs, désignés par le sort, pour la lecture de leurs travaux sur Je Rôle de l' enseignement par le livre et l'enseignement oral. Les travaux entendus, et la discussion qui en suivit la lecture amènent les conclusions suivantes: 1° Le livre et l'enseignement oral doivent constamment se prêter un mutuel appui. Le livre est un guide qu'il faut suivre pour ne pas s'égarer, et l'enseignement oral doit en compléter, expliquer et commenter le texte. L'enseignement par le livre seul serait à peu près stérile. L'insiituteur étant l'âme de l'enseignement, sa parole est le complément indispensable du texte que l'élève a sous les yeux ; mais il importe que le

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roaître soit préalablement préparé au rôle que sa parole doit remplir. · éVI't era 1es 1ongueurs , 2o Dans l'enseignement oral, l'instituteur les digressions oiseuses la recherche dans le style, lequel sera toujours simple afin d'être compri~, et c~~rect. afin de ne pas ·outer encore aux vices d'expressiOn qu tl d01t combattre. Il ~Jaunira de son langage les mots ronflants, les boursouflures, sinon l'élèTe contractera les mêmes travers, ~on sty,~e manquera de naturel, ses expressions ne seront pas touJours ltmage, fi.dèle de sa pensée, et en ~oulant att~indre .~ ~es hauteurs .o~ tl n.~ saurait se maintenir, tl ne réussira qua etre obscur, mmtelh d' 1 D t gible, ridicule. · 3o Se conformant aux conseils de S. E. le ca~ ma ~nne. , l'instituteur fera parler, même beaucoup parler 1 ~nfant, 1habituant à des réponses qui deviendront par la sutte co;rectes, claires et précises. Tel est aussi l'avis de M.. le directeur Hopfner, qui demande aux , ins,titut~urs pourq~01 no~ recrues i>nt encore tant de peine a s expnmer de v~ve V?IX et par écrit. C'est parce que l'on ne fait pas ~~sez d exercices oraux .à l'école primaire et au cours de répétitiOn. MM. Gauye, Allet et Hopfner, après avoir a~ressé des ~loges aux instituteurs pour le soin avec lequel Ils ont traité la ·question mise à l'étude, font ressortir ~lus vivement e~core l'importance de l'enseignement oral, so~ mfluence dans .1 éd~­ cation et la culture intellectuelle des elèves, auxquel~ tl fatt acquérir plus de facilité dans l'élocution, et une rédaction plus correcte et plus substantielle. Ils ne p~uyent a~sez engage.r les instituteurs à vouer la plus grande solhc.ttude a cet enseignement afin qu'à l'avenir nos recrues obtiennent une moyenne plus 'satisfaisante que par le passé sous le rapport du sb\yle. Ces considérations sont encore corroborées par le ~a ea~ .synoptique que M. Hopfner nous trace à la planche nOire, ou la brutalité des chiffres nous prouve que le style, c~ez nos recrues, n'est pas à la hauteur des autres branches, b~en que nous ayons progressé, mais cette marche ascendante n est pas ·r assez sensible. t Nous passons ensuite au banquet, et cette brusque ranst ton dissipe peu à peu les nuages amoncelés par le vent de la statistique. Les chants alternent bientôt, avec le.~ toast~ dont M. Lamon ouvre la série par un salut a la patne ':alatsanne. Membres honoraires et instituteurs pren:nent successivement ~a parole sous l'active importance du maJor de table, M. Loms


160 Allet. La note, tantôt grave, tantôt gaie, même humoristique,. résonne jusqu'au signal du départ, donné par M. Lamon, et aussitôt les membres de la conférence, ainsi que des soldats bien disciplinés, quittent Veysonnaz, emportant la meilleure impression des autorités et des habitants de la localité. Bramois, avril 1895. C. W. inst.

PARTIE PRATIQUE STYLE LES DEUX PIPES Un jeune avocat faisait, il y a quelque quarante ans, ses premières armes au barreau de Belley. Il avait élu domicile chez un ami, hagiographe distingué et fumeur intrépide, qui le traitait plutôt en ami qu'en locataire. Un soir, après dtner, la pipe terminée, l'ami prit un ton grave et dlt au jeune avocat ; Le tabac est un poiFon qui détruit les facultés. Dans votre intérêt et dans le mien, je serais d'avis de renoncer à cette pernicieuse habitude de fumer. Si vous êtes capable d'un pareil sacrifice, je suis décidé à le faire. Autrement, non ; car je connais la contagion de l'exemple, et si vous allumez votre pipe en ma présence, il me sera tmpossible de ne pas allumer la mienne. L'avocat donna aussitôt son consentement, At pour preuve de la fllrmeté de sa résolution, il proposa de creuser, dans le jardin, une fosse profonde et d'y enterrer les pipes. La motion fut adoptée, et les deux pipes condamnées furent enfouies non san.s un sentiment de douleur contenue de la part des propriétaires. La soirée qui suivit fut triste, presque ennuyeuse; la conversation languissait visiblement, et les deux voisins se retirèrent de bonne beure. A minuit, l'avocat se réveilla; il éprouvait un malaise indescriptible : Allons donc 1 se dit-il, je fumerais bien une pip13 1 J'ai pris un engagement inconsidéré, et d'ailleurs le tabac ne me fait pas mal. Et il se leva, chaussé de pantoufles, arm~ d'une pioche, il se di. rigea à pas de loup, au clair de la June, vers le tombeau des pipes. Il touchait au but, lorsqu'il recula sérieusement effrayé. Devant lui se dressait un fantôme blanc qui semblait sortir de terre en brandissant une canne. De son cOté le spectre paraissait ému. Tout à coup celui-ci partit d'un immense éclat de rire, et l'avocat reconnut dans cette apparition ~on ami dans Je plus simple appareil nocturne ... il travaillait silencieusement depuis une heure à déterrer sa pipe.

pris l'habitude d'y, agrafer les. num~r?s , il se demander:a comment il a pu s en passer JUsqu ICI. . • A la tin de l'année, son journal se trouvera rebé, pret à mettre en bibliothèque, ou bien, s'i~ veu~ e~ployer !~ même Classeur pour une nouvelle pér!ode, 11 n a~ra ~u. a en retirer les fascicules, ce qui se fa1t. en un, chn d œ1l. Un des grands avantages de l'Opt~mus, c est que le système d'attache des livraisons _Pe~met de les étaler entièrement pour la lecture, ce qm n est pas le cas avec les classeurs ordinaires. . Les divers formats d'Optimus correspondent aux dimensions de toutes les publications périodi_ques. Son ~m­ ploi est également tout indiqué pour rehe~ les cah~ers de musique, les documents, papiers d'affau·es, cah1ers d'études, etc. . . Pour relier l'Ecole pnma1re, nous engageons. nos abonnés à faire venir l'Optimus No 1, dont le pr1x de faveur est indiqué (lans le prospectus ci-joint. pour ela8Hr ses pap1ers importants. Trè•

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Quelles sont les modifications que l'expérience a démontrées comme désirables dans la loi scolaire sous le rapport de l'instruction primaire, et dans quel sens ces modifications devraient-elles avoir lieu? Rapporteur: M. Symph. Maytain, inst., à Nendaz. Conclusions du rapport

La revision de la loi. scolaire actuelle est d'une urgence pressante pour aplanir les obstacles au progrès, réaliser des améliorations, et élever ainsi le niveau de l'instruction. Cette revision s'impose surtotü pour les articles suivants, avec les modifications ci-après désignées. ART. 4. Donner plus cl'l: tC:" ndu e à cet article et protéger la religion par un e disposition spéciale. ART. 7. Ajouter aux établiss ements d'instruction publique: 1. les écoles enfantines, 2. les cours de répétition, et 3. les écoles primaires supérieures. Introduire pour les cours de répétition un chapitre dans lequel il sera tenu compte des leçons de l'expérience. ART. 9. - Demander que l'Etat supporte une partie du traitement. ART. 10. - Fixer le maximum de la distance à parcourir par les élèves, et déterminer le nombre de ceux-ci pour obtenir une école. ART. 1l et 12. - Fixer à 50 le maximum des élèvés d'une école de toutes forces ; laisser à la Commission scolaire le choix de dédoubler par sexe on par forces.


ART. 14. - Exiger une durée rigoureuse de six mois d'école tout en laissant à l'Etat la faculté d'augmenter 'selon les besoins la durée annuelle ou le nombre d'années d'étude. - Emanciper les filles à 14 ans. ART. 26. - Ajouter aux matières d'enseignement la comptabilité, l'agriculture, l'économie domestique et le dessin. ART. 29. - Mieux préciser les conditions d'engagement réciproque des maîtres et des communes. ART. 30. - Prendre des mesures pour assurer la rentrée du traitement au temps voulu. ART. 31. - Elever le traitement actuel et le mettre plus en rapport avec les exigences de l'instruction et la situation du personnel enseignant. ART. 32. - Mieux préciser les prestations des communes en bois, logement et ameublement. ART. 33. - Décréter l' exemption du service militaire après l'éc.;ole de recrues. ART. 34. - Etablir les incompatibilités. ART. 35. - Mieux armer le maître contre les élèves insubordonnés. ART. 40. - Indemniser les Commissions scolaires. ART. 43. - Mieux armer les Commissions scolaires. ART. 54. - Introduire une progression de peine pour les absences, selon leur nombre et l'àge de l'élève. Punir quiconque entrave ou insulte le maitre dans l'exercice de ses fonctions. ART. 59. - Supprimer les écoles de sections et les assimiler aux écoles communales. Appliquer les fonds scolaires à favoriser les élèves des écoles dotées. ART. 76. - Elever la durée de l'école normale. Inscrire dans la loi les articles ci-après du Règlement des écoles p·1·imaires prévoyant (Art. 19) la création de bibliothèques paroissiales - (art. 5B) l'obligation par les Commissions, de faire chaque année, à la fin du cours scolaire, un examen public en présence des autorités. Insérer dans la loi l'art. 41 ainsi conçu du dit règlement: ART. 41. Si l'instituteur est dans le cas de s'absenter, il doit préalablement en obtenir la permis-

sion du président de la comm1sswn scolaire. Si l'absence doit durer plus de 3 jours, la permission sera demandée à l'inspecteur. Pour qu'il soit donné suite aux conclusions du présent rapport, le Comi.té de la Société valaisanne d'éducation serait chargé : de prier le Conseil d'Etat de vouloir bien présenter au Grand-Conseil, dans sa prochaine session, le projet de revision en tenant compte, autant que possible, des vœux ci-dessus. ~=e

Eapport

De l'enseignement du style à l'école primaire et au cours de répétition. - Importance de cet enseignement. - Procédés pour obtenir des résultats meilleurs que jusqu'à présent. Rapporteu1·: M. Jos. Héritier, de Savièse, actuellement instituteur de l'école catholique à Bex (Vaud). Conclusions du rapport 1o Après l'instruction religieuse, le style mérite d'occuper le premier rang parmi les branches qui sont du domaine de l'instruction populaire. 2° Les principales causes de notre infériorité en cette matière sont: a) l' usage du patois dans nos communes rura~es; b) la négligence et la paresse chez beaucoup d'élèves et parfois chez certains maîtres; ('} le manque trop fréquen t de préparation des leçons; dl leçons de choses trop rares ou mal données; el commençants trop souvent confiés à des moniteurs ou abandonnt.s à eux-mèmes ; f} correction des devoirs laissant encore bien à désirer; g} négligence de s'attacher à faire acquérir aux enfants une bonne lecture ; h) trop de maîtres ne font pas assez parler les enfants et ne veillent pas assez à ce qu'ils s'expriment en toute circonstance d'une manière correcte ; i) l'esprit d'observation n'est pas assez cultivé chez les élèves, et trop souvent l'intelligence et le jugement ne sont pas exercés simultanément avec la mémoire; j} l'absence d'un manuel gradué de style pour les élèves du cours supérieur;


-----------------------------,.---------------~-------~

k) la culture personnelle de trop de maitres est

négligée. Pour obtenir de meilleurs résultats à l'avenir, nous devons : 1o proscrire le patois de l'école; 2° donner d'utiles et fréquentes leçons de choses; 3° travailler à obtenir une bonne lecture, sans laquelle il est impossible de bien composer; 4° ne pas négliger les élèves du cours inférieur; 5° donner plus de soin aux leçons de lecture, et tirer parti de l'enseignement de toutes les autres branches pour former les élèves au style ; 6° enseigner à l'école, le plus tôt possible, les analyses grammaticale et logique ; 7° exercer de bonne heure les enfants à la rédaction et à la composition; 8° Procurer un manuel gradué de style destiné aux élèves; go préparer et corriger les devoirs de style au tableau noir, autant que faire se peut; 10° mettre toujours les sujets de style à la portée des enfants et n'en pas donner de trop difficiles. 11 o développer chez l'élève l'esprit d'observation; 12° s'appliquer à suivre une bonne méthode, afin d'avoir de la suite et de la gradation dans l'enseignement ; 13° ne pas négliger certains détails matériels dans la composition, tels que marges, ponctuation, etc.; 14° ne pas abuser de la grammaire aux dépens de la composition; 15° établir, où la chose est possible, des bibliothèques scolaires et inspirer le goût de la lecture aux enfants.

Ordre du jour 8 h. 45. Cortège de la gare à l'église du collège,

après l'arrivée des premiers trains montant et descendant. 9 h. 10 h.

Service religieux. Séance au théâtre. Réception et di3cours

d'ouverture. - Lecture du protocole de la réunion de Martigny. - Rapport et discussion sur les sujets à l'étude. Rendement des comptes. - Choix de la localité pour la prochaine réunion. ·Nomination du comité, etc. Banquet au nouvel arsenal.

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Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT,_1•• secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.

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No 10 l'Ecole primaire, 25 Avril 1895 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu