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SION. 1.. Avril
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plus faciles à manier. Ces bonnes pondeuses s& dlstJDguent entr'autres par un arrière-train volumineux et pendant. ~n doit donc ?rocéder ici, comme avec tous les autres an1ma_ux domestiques, par une sélection bien suivie. Si on su1t cette méthode d'une façon constante, on n~ tardera p~s à en voir les bons résultats, à avoir une augmentation de produits sans qu'il en collte rien de plus Les Anglais, qui en fait d'élevage, sont nos maltres et sont sous tous les rapports d'intelligents spéculateurs oiJt depuis longtemps pratiqué cette sélection aussi font.:. ils produire à leurs poules ce que nous 'considérons comme _le maximum. lls ne se contentent pas d'une productiOn moyenne d'une centaine d'œufs. Ils vont jusqu'à 200 et même au delà dans les trois premières. années.
VARIETES - Une intéressante scène de famille vient de se passer près d'Olten (Soleure). Un père de famille, demeurf. seul après avoir marié ses fils, était vivement sollicité par ceux-ci de leur répartir les biens qu'il détenait. En homme avisé le vieilJar~ ne se bâtait pas trop de donner suite au~ supplicatiOns fort respectueuses, mais vérit:lblement intéressées de ses fils. Il renvoyait sa décision de semaine en 8e-· maine, de mois en mois, temps durant lequel il s'était, sans que ses enfants sussent trop pourquoi, procuré une nichée de petits oiseaux, dont Je nid fut logé dans un~ ~age. en dehors de la fenêtre. Le père et la mère, qm n avalent paa perdu de vue leur progéniture allaient et venaient, continuant à leur donner la becquée, qu'ils leur eussent donnée au fond des boi8. Le vieillard ne ué~ligea pas de faire remarquer à ses fils combien ces JOlis o1seaux témoignaient de tendresso à leurs petits. Mais ceux-ci étant bientôt couverts de plumes et en force pour voler, le vieillard leur ouvrit les portes de la cage dans laquelle il enferma leur père et leur mère. Inutile d'ajouter que les jeunes oiseaux ne revinrent jamais et que papa Oiseau, de même que maman fussent morts de faim Pans les secours de leur ~aître. Alors celui-ci fit observer à ses fils qu'il ne voulait pas s'.exposer à tomber dans le cas de ces parents prisonDier~. Tout e_ n affi_rmant qu'il ne dout11it pas de leurs sentiments filiaux, 11 trouvait plus prudent de ne pas se. met~re trop naïvement en cage.
1893-94
L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA
SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION UNE VISITE DE CLASSE Au commimcement du présent cour;:; scolaire, nou;:; fîmes la visite d'une de nos classes de la ca.mpagne. Le maître avait sous sa direchon une petite école mix.te comprenant toutes les forces. Malgré cela le nombre de ses élèves ne dépassait guère la quarantaine. Quoique d'un tempé1·ament un peu mou, les élèves avaient l'air intelligents et promettaient pour l'avenir. Poussé par la curiosité, nous priâmes le maitre de continuer sa classe comme à l'ordinaire, car c'est à l'œuvre que l'on connaît l'artisan. A la leçon de lecture, qui ne brillait certainement pas, nous vîmes que cette école avait encore deux spécimens différents de bible pour livre de lecture, et qu'on n'était pas encore venu à bout de les unifier. Aussi, pendant qu'une partie des élèves lisaient, ceux qui n'avaient pas le même manuel s'occupaient à bailler ou à tapager avec. leurs pieds sur le plancher. Les ..-ommençants, qui étaient assez nombreux. s'exer-çaient sous la direction d'un moniteur, armé d'une baauette à étudier l'ABC sur un petit coin d'un vieux. syllabaire cartonné percé d'un gros trou pour le suspendre à un clou du mur. Ce morceau de syllabaire à bords arrondis était plus noir que le mor, et il ne comprenait auère que le quart de ce qu'il était autrefois. En exami~ant en détailles autres tableaux, nous vîmes qu'ils n'étaient pas moins qu'en 25 à 30 morceaux et qu'il n'y. en avait plus un seul en entier. Nous ne savons vra1ment pas. comment un maître peut s'accommoder d'un aussi pitoyable état du matériel. Les cartes géographiques ne sont guère mieux et ne méritent certainement plus ce nom. Dites après cela que nos inspecteurs font chaque a11née 1:)
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leut· première tournée pour s'assurer si rien ne manque en fait de matériel '! ...... Pour l'étude de l'histoire et de la géographie le maitre s'en tient aux manuels qu'il fait étudier mot à mot, ce qui doit être un rude tourmenl pour les élèves. Le calcul mental, un des principaux facteurs pour la culture du jugement, n'y est enseigné que deux fois par semaine d'après le tableau horaire de la distribution du temps. Bier. plus, le manuel d'arithmétique actuellement en usage dans nos classes n'y est pas encore inh·oduit. Quelques élève:' ont un autre petit manuel de calcul qui était en usage il y a t5 ou 20 ans. En somme, nous vîmes que le calcul mental et le calcul écrit étaient négligés et que les élève3 n'étaient pas capables de résoudre le plus petit problème. Est-ce qne dans cette classe le maitre comprend sa tàche '?. .. Nous ne le pensons pas, ou du moins s'il la comprend, il va droit à l'encontre des moyens a prendre pour arriver au but. D'abord nous avons pu nous convaincre que l'enseignement qui y est donné ne s'adresse qu'à la mémoire. Et .encore fant-il qne, pour la cultiver, on torture les éleves pour leur faire étudier le mot à mot de l'histoire et de la gèographie. Quel cauchemar ce Joit être pour ces petits êtres!... L'enseignement pt·imaire doit s'attacher à dével0pper et à meubler le jugement bien plus qu'à cultiver la mémoire. Et dans aucun cas, l' histoire et la géographie ne doivent être apprises mot à mot. Pour la première de ces branch~s il ~uffit que les élèves se rappellent les principaux fa~ts et sachent les raconter d'une manière ju:;te sans se serVIr du texte du livre. Une fois les principaux événements connus, i ls serviront comme de crochets pour y rattacher les faits secondaires et les questions de détail que les élèves verront plus tard. La géographie ne doit s'étudier que sur les carte8 et non sur les manuels. En effet à quoi bon, au prix de mille efforts, faire apprendre ces byrielles de noms plus ou moins baroques si l'enfant n'a pas la position des lieux.
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C'est une peine _perdue, car deux ans aprè:; sa sortie de elasse il n'en saura plus un traître mot. ·Le meilleur moyen d'apprendre la géographie est de complèter des cartes muettes. Alors cette étude généralement aride pour l'en· fant deviendra pour lui un agrément et il en retirera bien plus de profit pour le conrs de sa vie. Remarquons aussi que ces branches ne doivent être regardées que comme accessoires, et que nous devons particulièrement insister sur l'enseignement religieux, la langue et le calcul; et que la tàche du maitre consiste surtout à cultiver le jugem13nt, afin de faire de ses élèves des bommes de bons .seus, des citoyens utiles à la société et de dévoués enfants de l'Eglise. C'est pour ces raisons que notre enseignement doit s'a-dresser au jugement plutôt qu'à la mémoire. Nous sommes persuadés que certains maîtres, et Dieu sait s'ils sont nombreuJC, croient avoir tout fait en cultivant la mémoire. Ils se trompent gravement et ceux-là n'arrivent la plupat't du temps qu'à abrutir leurs élèves, qu'ils découragent à tout jamais en feur faisant perdre le goût de l'étude et des li vres. Nous lisions dernièrement le programme des écoles de Neuchâtel, où il est spécialement recommandé de ne poin t faire apprendre par cœur l'histoire et la géographie, pas même la grammaire. Pourtant ce canton est un de ceux qui occupent un des premiers rangs en Suisse dans la statistique cies recrutables. La raison en est. que là on envisage l'enseignement d'une autre manière que chez nous_ Les notes de nos recrutables nous prouvent du reste que nous n'ous adressons trop à la mémoire et pas assez à l'intelligence, puisque la lecture et la composition restent 1m arrière tandis que nous poussons à toute vapeur vers l' histoire, la géographie et l'instruction civique qui metten t particulièrement en jeu la mémoire. Examinons-nous un peu tous, si nous ne nous laissons pas trop entraîner par le courant de la douce routine. Et au besoin ayons le courage de modifier notre en seignements de mieux préparer nos leçons, afin d'être mieux compri,
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et plus à la portée des élèves. Puis ayons tous d'un bout â l'autre du pays, le courage d'exiger des élèves l' uniformité t1es manuels. Nous savons qu'il en C•)Ûte et parfois les parents se font bien tirer l'oreille avant d'acheter un livre. N'importe, il en coûte davantage de voir les progrès d'une classe paralysés faute de livres convenables. Après coup, les parents qui maugréaient d'abord seront les premiers à s'applaudir des succès et des progrés de leurs enfants et à en féliciter le maître. Une leçon de composition française au cours moyen
Sujet de la leçon : o. Comment un jeune garçon doit-il se conduire envers ses camarades, à l'école et hors de l'école'! » Cette leçon, faite aux élèves du cours intermédiaire, ne doit durer qu'une demi-beure au plus. Y consacrer plus de temps, ce serait fatiguer l'esprit des enfants. Atin de les préparer à écrire ce devoir, il convient de leur poser des questions dont les réponses serviront à dresser un canevas en commun, au tableau noir, sous la direction du maître. Les laisser faire leur travail sans ..:anevas, ce serait les habituer à écrire sans plan préconçu, et, par conséquent, introduire la diffusion dans leur style. Avant de jeter les bases de ce plan, il sera bon de relire, dans un ouvrage de morale, la partie qui traite des devoirs t1es élèves envers leurs condisciples, et d'écrire, au préalable, les interrogations que l'on a dessein de faire sur le carnet de préparation. Voici les questions que l'on peut poser : Vous avez tous des voisins à l'école; comment devez-vous agir envers eux"! (Ecrire la réponse en quelques mots au tableau noir.) Devez-vous les. aider dans leur travail ? - · Faut-il les laisser .copier servilement sur vous'! - Convient-il de leur prêter ce dont ils ont besoin?- S'ils se conduisent mal, devezvous en avertir le maitre? - Comment faut-il que l'élève se conduise en dehors de l'école avec ses camarades, dans le trajet de l'école à la maison '7 - Faut-il prendre on
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non la défense de vos camarades maltraités par d'autres plus forts qu'eux '! .. A l'aide du canevas ainsi préparé au tableau, les eleves fere nt d'abord oralement le travail qui leur est demandé, puis, après les observations du maitre, ils re~teront ~ba~ ~onnès à eux-mêmes afin de faire leur rédactwn par ecnt. Plusieurs procédés peuvent être employés utilement pour la correction du devoir. Premier procédé. - Le maître, à l'aide des réponses de.s ·élèves, qu'il a développées et mises en ordre, a transcrtt .au tableau le devoir modèle, puis les enfants, quand leur travail est terminé, échangent leurs cahiers et corrigent la .composition de leurs voisins. Mais l'instituteur ne doit ~as · manquer de revoir cette correction, de classer .les devOirs, ~e les noter, puis de lire publiquement les meilleurs. . Deuxième procédé. - Les élèves échangent leurs cahiers sans que le devoir modèle soit sou.s leurs yeux. Ils. corn· parent ensuite leur travail avec celm du table~u, apres que l'instituteur a lu lui·même les copies, et a fait, oralement, les corrections et les observations qu'il juge nécessaires. Troisième procédé. - Lecture et correction, par le maitre, de chaque devoü·, individuellement. . . Quatrième procédé. - L'instituteur recueille les copi~ et les corrige individuellement, en dehors de la classe, a l'encre rouge. Dans tous les cas, les devoirs doivent être remis au net, en tenant compte, bien entendu, des corrections opérées. Nous pensons que, dans ses conditions, les élèves peuvent parvenir à écrire d'une manière satisfaisante et correcte. (Adressé à l'Ecole primaire par SENEcrus.) EMIGRATION
Ces quelques mots ont pour but de signaler un mal d'autant plus grave, qu'il passe inaperçu : je veux parler des émigrations. Nous voyons chaque année des caravanes de jeunes gens qni s'embarquent pour le Nouv~u-Monde, dans l'espoir d'y trouver « des terres plus fei'ltles et .un
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climat plus doux ». Quelques-uns y acquièrent une certaineai.sance, .la plupart revie~nent bredouilles, ou, ce qui est p1s ~n.core, ue t.l'ouvent rt~~ et ne reviennent pas du tout. Je n a1 p~s ~ d~velo~per ICI les causos du mal, qui peuvent s.e red 01re a. tr?1s : nombreuses réclames qui séduisent ~?s c~edules; patnoh~me mal entendu ; besoin d'aventures ; J ~xb1b~ tout de sUite ma recette émaillée de nombreuses d~g1·e~s1ons..Essayez~la, Messieurs et chers collègues, et, si vous reus~Isse~ a en hrer 9uelques fruits pour Je bien de la patne, 1auteur de ces hgnes verra ses vœux se réaliser JI est dit qu~lqu.e part, dans un traité de pédagùgie, que nous devons fatre eclore de nobles sentiments dans le cœur d? nos ~lève~, que nous devons diriger et cultiver. Je n en VOIS guere de plus noble que celui qui a inspiré cette bell~ devise gravée en lettres de feu dans tous nos cœurs :: • DI~u e! pa~rie 1 , Oui, dirigeons notre enseignement de ":~amère a fa1r~ aimer au jeune homme le toit paternel, le e1el de. la p~tne. Il est v~a1, le so~ en est parfois ingrat, mais .. la routme cedant, la science lUI arrache chaque jour de no~veaux trésors. Nous ne pouvons faire beaucoup sut· cepomt, cependant, quelques heures consacrées à des notions très pratiques d'agriculture et de comptabilité rendraient pl~s attra!ant et moins pénible le dur labeur de l'alpicole. Faisons aimer la patrie dans son histoire, dans ses mœurs dans ses institutions; travaillons à attacher le Suisse à so~ pays comme le sapin à son rocher, au bord du précipice. Que la patrie au moment du dange•· trouve tous ses en~a?ts présents à l'appel. F01·mons, dans le cœur de nos eleves, un autre petit Grütli où se renouvelle sans cesse le serment de fidélité à la patrie. Elevons ensemble nos. regards et contemplons ces âpres solitudes que le pied de l'étrang~r vainqueur n'a pas encore foulées; ces montagnes, ces glac1~r~, ces lacs aux eaux limpides qm reflètent nos fet~x de Jo1e, la ve1lle des beaux jours; ces collines où paissent les troupeaux, ces rochers où broute le chamois •. Regardons autour de nous: tout respire la liberté. Cul ti· "fons les nobles aspirations de l'Ame; l'esprit viril ; la vie sobre, mAle et rude qui fortifie Je corps et ennobli 1 le-
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caractère. Faisons de l'enseignement primaire, une sorte d'école du devoir où l'enfant apprend. par l'exemple et l'habitude, à se surmonter, à devenir .un homme, dans le nai sens du mot. Que dire d'une instruction qui se tourne contre le bien et ne sert qu'à rendre orgueilleux celui qui la possède ? Combaltons l'intempérance surtout, qui ruine tant de familles et engendre la discorde, là où le bonheur devrait avoir sa place. Combattons le sensualisme qui amollit la volonté. Nos respectables vieillards n'ont pas tous les torts de dire : Autrefois on n'était pas si instruit et on était bien meilleur; oui, autrefois il n'y avait pas tant de phrases et plus d'action. Que diraient les Winkelried et les Fontana s'ils pouvaient revivre au milieu de notre siècle mercantile et babillard ; s'ils pouvaient voir ces patriotes de salons, ces quelques échappés de collège, chargés de diplômes, qui emploient tous les moyens pour s'exempter du service de la patrie; qui hésitent à sauter un fossé. de peur, non de salir l'uniforme militaire. mais de se mouiller les pieds ? Le cœur souffre quand on voit ces trop nombreuses exceptions au patriotisme suisse devenu proverbial. Parlons de la patrie partout où nous pouvons le faire. Je ne puis me rappeler sans une vive émotion, ce cri de l'Ame d'un de nos plus grands, de nos plus purs ·Concitoyens: • La liberté, qui était la force de l'ancienne Rome, s'est transportée au milieu des montagnes de la Suisse : elle y a trouvé un chez-soi; elle y est... et elle y restera!.., • Oui, elle y restera 1 plutôt la mort que l'esclange 1 L.·B. P., inst., à S.
A propos d'instruction religieuse Pleine et chaleureuse adhésion l l'auteur de • Les Examens d'émancipation • qui, dans le dernier N• de l'Ecole primaire voudrait faire figurer dans cet examen :l'instruc&ioo religieuse l la tête du programme. El pourquoi aussi ne pas faire quelque peu d'instruction religiAuse dans les cours de répétition ' Serait-ce contraire au but de ces cours' Je ne le crois pas, persuadé qu'ici comme l l'école primairf', le but easea,iel est de former le cœur et l'esprit de la jeunesae.
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Oo se plaint en maintes localités de l'iosubordioatioo des ·épétitionnaires, et l'on croirait superflu de leur parler de )ieu et de leurs devoirs 1 D'ailleurs, plus que perse-one, les aunes gens ont besoin d'instruction religieuse, et ces leçons :ont d'autant plus profitables que les répét~tionnai~es . sont à oême de les mieux comprendre que les élevas prunatres. Plus d'un maitre déjà, à ma connaissance, fail de l'instrucion religieuse au cours de répétition, et s'en trouve bien . ··en connais un, entr'autres, qui en a r<>çu publiquement des emerciements - je oq dirai pas seulemeot des parents nais des élèves eux-mêmes.
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VARIÉTÉ SUR LA. VOCATION (Suite) Voilà pourquoi mère Louise était de si ma_uyaise humeur quand lle apprit que Charles voulait devenir men01s1er. . Cependant, faute de numéraire, elle dut arrêttor son chotx sur .n e profession plos humble. . Ce ne fut pas l'affaire d'un moment pour mère Lo~se q~e _de ixer son choix. Sa pensée était de trouver une profession q01 reuU le double avantage de rapporter beaucoup tout en n'exigeant que ,eu de. travail; mais le pmblême coûtait d'autant plus _à_ résoudre ·ue c'étaient là deux conditions assez difficiles à concilier. Aprèlil 'v oir passé en revue tout ce que sa féconde imagination avait pu écouvrir en fait d'emplois ou de places, u.n jour elle ~oussa enfin s~n 11rêka. Elle prit Charles à part et lui dit : • Tu ne sats pas, le co asto aul a obtenu l'école de X ... avec un traitement de 300 fr. C'est eau çà, 300 fr. pour la saison d'hiver: et puis on lui fournit e~ l)re le bois et une cha:nbre qui lui s~<rvira de logeme~t e~ de cut.ne. Quand vous alliez à l'école ensemble tu en. savats bten plus . ue lui 1 pourquoi ·ne serais-tu pas aussi instituteur 1 C'e~t une rofession agréable et qui te conviendrait parfaitement. Au heu de >Ujours obéir, tu commanderais ; çà vaut quelque chose pour ma part_. · - Sans autre calcul que la perspective des 300 f~. qu~ Charles 101 pporterait à la fin de chaque hiver, mère Loutse atma à crotre u'elle avait enfiii découvert ce qui convenait à SO!l fils. Sachant que tout ce qu'il pourrait dire ou _faire observer . à sa 1ère au sujet d'une vocation vers laquelle il ne se senta1t pas ltiré ne servirait à rien 'qu:à l'irriter, Charles se contenta de bais~r la tête sans mot dire. Un combat terrible se livrait dans son Enr 1 d'un c6té sa conscience ·lui commandait l'obéissance à sa tèrP., . et de l'autre, sa vocation lui indiquait le chemin contraire. . 1e ces deux voix ·qui parlaient au fond _de son Ame, laqael~e ~!coq- ;. Ir? ·Charles hésitait, balançait. Je n'n que deux alternatlv~s,.se ,. iSait:..il-: ou me faire violence à moi-même ou mécontenter ma mère. n bon fils il savait trop ce qu'il .devail à SPI pa~ants pour pren:-
153 dre c~ dernier parti. Voyons, pensa-t-il enfin, mon devoir est d'être soumt~ à mes parents et de leur obéir en tout et partout : je serai donc mstitatt>ur malgré moi. Dans l'inte~val~e arriva du Département de l'Instruction publiqu~ une pubhca~10n portant que tout les jeunes gens qui désiraient s_Ulvre le . pro?ham cours d'école normale devaient se rendre à MartJ~ny. ou à Ston pour >: subir leur examen d'aimission. Cette pubhcabon fut lue aux cnées de la commune. Mère Louise ordonna à son fils d'avoir à se tenir prêt. Cet examen P?rla~t sur les prl_ncipales branches d'enseignement : langue, calcul, htstmre, géographte etc. Charles subit ces diverses épreuves avec succès et obtint bien au-delà du minimum de points :nécessaires pour être admis à l'Ecole normale. Quelle ne fut pas la joie de mère Louise lorsque, quelques jours -après, <:;harles reçut d~. Dép~rtement ~e !:Instruction publique, une lett~e lm annonçant qu tl éta1t reçu éleva mstituteur et que le procham cours d'Ecole normale s'ouvrirait dans 1.5 jou~s? Mais Char- · le.s _étai~ toujou~s pensif et inquiet, redoutant de voir arriver le jour -ou tl lUI_ faudr~tt ab~ndonne~ Res beaux projets pour se lancer dans :une carnère qu en lut-même 11 maudissait. ~n s'~ccupa d'abord de Sfls préparatifs; puis Je jour du départ :arnvé! il embrassa ses parents et ses amis en pleurant et quitta la matson paternelle pour prendre la route de la ~apitale. En passant devant l'atelier d_e maltre Jacques, des larmes de regret coul~rent le long de ses JOUes lorsque tous les ouvriers debout dernère ·la porte vitrée, lui crièrt>nt : • Adieu 1 Au revoi~ 1 A bientôt 1 Fais bon voyage 1 etc. • En ce moment si ce n'ellt éta la crainte de déplaire à sa mère qui le retint; il ellt volontiers allumé un b_eau feu avec ses livres. Sachant qu'il n'y avait rien à espérer, il tach~ pourtant de s~ donner du courage; il essuya ses larmes, rendtt le salut et conhoua tristement son chemin. Arrivé à la capitale, il commença Aon cours de première année a vec une quinzaine de condisciples de 1.5 à 1.8 ans . Comme il avait fait de bonnes études primaires les débuts lui fur~nt ,d'abord assez faciles, il était toujours dan~ les premiers ; mats, n ayant aucun gollt pour sa vocation, les progrès furent lents. Pendant les leçons, tout en feignant d'être attentif il examinait les pan_ne~ux, l_es j~ints et les moulures.· Chaque fois' qu'qo .l'interl,'ogeatt, 11 éta~t prts ,.au dép_ourvu, ne ..a chant même quel _était· l'objet de la question qu Il devatt résoudre. Devant, par exemple uri jour indiq':ler l'orthographe do partic~pe passé établi, il rép~!}dit ine?nsctemment_ : • Cel~~; dépend s1 · c'est à l'usage d'an menUisier, d ~m cord?nmer ou d no autre ~ Et les autres élèvès de rire à qui mteux mteux pendant ~que lm, étonné, promenait son regard de tous c6tés pour se rendre compte de ce qui avait causé cette hilarité. Etant une autre fois appelé à expliquer ce qu'on entend par un ~alet de chambre, il répondit, sans plus de réflexion, que c'était un mstrume~t serva_ot à as.suj~ttir Fouvrage sur l'établi. Toujours ses répor.ses mconsc1entes tewotguatent de son peu d'attention et moRtraient d'une maniè~e évidente que son esprit était pluà souvent
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ailleurs qu'à l'école. Aussi se vit-il devancer par la plupart de ses condisciples, et, au milieu du cours, il se trouvait déjà dans les derniers. Le séjour de l'Ecole normale lui fut pénible. Au lieu d'attribuer son retard à son manque d'appl:cation, il en recherch& la cause ailleurs. Tout lui paraissait au plurl mal dans cette école, les maUres étaient trop noirs, les devoirs trop difficiles on mal ~hoieis et les leçons trop longues. Il ne soupirait qu'après le jour :>d il serait délivré de cette prison, comme il avait l'habitude d'appeler l'établissement où il recevait l'instruction. Il est pourtant juste :le dire ici, qu'à l'inverse de tant d'autres qui ne désirent se sous;raire à la surveillance de leurs maUres que pour donner libre carrière à une honteuse oisiveté, lui n'avait pas ct>lte intention-là : ce n'est pas le repos qu'il cherchait, car il n'était pas paresseux ie nature, mais un travail approprié à ses go'O.ts. Il sentait qu'il D'était pas dans son milieu, c'est pourquoi il était manssade, chairin, sans énergie et sans application. Enfin les vacances arrivèrent. Ce fut pour lui plus qu'une joie. ce fut une délivrance. Un captif, après dix ans de chalnes, n'el\' pas vu arriver avec une joie plus grande l'heure de son élargissement. Aller revoir sa chaumière, ses parents, ses amis et, par des sus tout, l'atelier de maUre Jacques avec les établis, les nombreux :mtils et les ouvriers transformant les longues planches en meubles brillants et polisl CPtte pens~e le faisait tressaillir de joie. Quel plaisir, quel bonheur d'êire enfin dans son milieu, dans son véritable. élément comme l'oiseau dans l'air, et le poisson dana l'eau. (A suivre)
LES MUSELIERES Avez-vous vu les chiens, courbant leurs têtes fières, FrQissés dans leur orgueil, porter des muselières 1 Paris les affranchit souvent de ce lien ; Mais parfois par un )our de soleil et de flamme, L'arrêt fatal revient. C'est en vain qu'on réclame; Saint Roch serait forcé de museler son chien. Pourtant le chien n'est pas un animal féroce; Ce n'est pas Je lion poissant, le tigre atroce, Ces deux grands asaasins : quand un homme leur plalt Us en font un repas, leurs instincts Je demandent. Mais (entre nous), le tigre et le lion nous r('ndent Ce que, sans nuls remords, nous faisons au poulet. l~l la rage, dit-on 1 -- Mais nos chiens doux, tranquilles, Pourquo1 les opprimer, quand on voit par les villes 'fant de gens enragés, sans bAllions ni réseaux! Lee uns railleurs charmants : d'autres hurleurs farouches , Quand vous laissez en paix tant de méchantes bouches, Pourquoi donc encha1oer tant d'innocents museaux 1 Muselez cette femme au gracieux sourire, Aux deux lèvres de rose, à la dent qui déchire Les réputations, et qui certes mord. bien 1
Sa _voix est ·douce, avec des notes ar~enlines; Ma1s ces petites dentd de blanches perles fines Font souvent plus de mal que les longs crocs du chien . Et ces ambitieux, aboyant en colère Contre l'Etat, les lois, et voulant tout refaire Il faut les museler: Qu'on leur donne on trésor, Une place et soudain ces hurleurs, 6 merveille 1 N'auront plus d'aboiement pour assourdir l'oreille, On les fait taire avec des muselières d'or. Musele; ces voy~us, roquets pleins d'insolence ; Et même à la tnbune ou dans la conférence Quand l'orateur bavard, comme un long éch~veau, Déroule une parole ou malsaine ou molasse, Quand Je fil du discours n'est que de la filasse, Mettez la muselière auprès du verre d'eau. Muselez ces auteurs dont le talent coupable Recherche le scandale et prêche l'impudeur; Qui sur chaque feuillet, pour mordre le lecteur, Ont un vice embusqué. Leur poison redoutable Peut se gagner, prés d'eux vous courez des dangers : Ils _ne_sont pas mordus par des chiens <mragés, Ma1s lis sont mordus par le diable. Muselez cet ivrogne, aussil6t qu'il voudrait Franchir, pour s'enivrer, le seuil d'un cabaret, Car il jette au comptoir son argent et son l).me · Il s'abrutit avec de l'eau de vie ou de mort. ' Il devient animal, sans raison m remord Et, dans son verre, il boit les larmes de '~ta femme 1 .Mais ne muselez pas Je chien, ce compagnon, Ce gardien, pour qu'il puh1se aboyt>r au larron. Cet arsenal de dents, qu'il lui montre en furie Pour garder la maison, lui sert d'arme et d'o~til · Il ressemble au soldat, quand il met son fuRil ' Au service de la patrie. Anaïs SËGALAS. NAIVETE Un jour, au sortir d'une école J'aperçois nn enfant qui crie et se désole: Je m'approche de lui. • Mon petit qu'avez-vous Ab 1 j'ai l'l).me bien chagrinée Me dit-il, j'ai perdu la pièce da dix sous, Que ma mère m'avait dounée. - Cessez, mon bon ami, de vous dé.aespérer C'est un p~'tit malheur facile à réparer, Tenez, prenez celte autre pièce. • L'enfant sourit d'abord, puis reprit sa triatesse. Eh bien 1 qu'avez-voila donc, encore du chagrin
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- Eh 1 mais,, ~on~ieu~, dit-il, voici pourquoi je pleure : S1 Je n avats pas tout à l'heure Perdu dix sous, j'en aurats vingt. •
Pensées du vén~able J.-B. de la Salle sur l'éducation chrétienne
~Puisque vous êtea les ambassadeurs et les ministres de J~sus-Cbrist dans l'emploi que vous exercez, vous devPz le fat!e comme représentants de Jésus-Christ même. C'est lui qut veut, en effet, que vos disciples vous envisagent comme loi-même et qu'ils reçoivent vos instructions comme si c'était lui qui les leur donnât. Ils doivent être p~rsuadés que c'est Jésus·Christ qui, parlant par votre bouche leur apprend les vérités ~e la religion; que ce n'est qu'en 'son nom que vous les e~~eigoez; que c'est lui qui vous donne l'autorité sur eux, et qu tls. ~ont eux-mêmes la lettre de Jésus-Christ écrite par v~tre D:liDJStère,. non avec de l'~ncre, mais avec J'esprit de Dteu VIvant, qui agit en vous et par vous. La vertu de JésusChrist vous faisant triompher de tous les obstacles qui s'opposent au salut de ses enfants, les éclairera et les dirigera pour leur faire éviter ce qui peut déplaire â ce divin Maître. Pour vous acquitter de ce devoir avec autant d'exactitude que Dieu le. demande de vou,s, ~on nez-vous souvent à l'esprit de Notre-Se1gneu~, a~n de u agtr en cela que par lui, et qne le .vôtre propre n y a1t aucune part; et qu'ainsi cet EopritSamt se répandant sur vos élèves, ils puissent posséder pleinement l'esprit du christianiRme.
PARTIE PRATIQUE COMPOSITION LA NEIGE A LA CAMPAGNE . Les hironde.lles l~gères. ont jeté depuis longtemps dans les a~rs leu~ der01er crt d adteu; seuls les moineaux frileux péptent tristement sur le rebord du toit. Les arbres, dépouillés de leur parure automnale, s'agitent au vent du Nord qui pleure dans leurs branches ; le laboureur heureux du bien&tre que le travail et l'économie font régner dans son humble iemeure, fume tranquillement sa vieille pipe au coin du feu m attendant 1~ déjeuner que _la ménagère est en train de >réparer. La girouette crie sur le ..- toit, une dernièrA rafale lbranle la porte de la maison : Voici la. neige 1 . Quelques rares flocons voltigent d'abord dans !'-espace, puis eor masse de plus en plus serrée envahit bientôt le ci9l re:ouvrant la nature dépouillée, qui semble n'attendre que' son
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épais manteau pour s'endormir du l~ng som~eil de l'hiver. On entend dans la maison un brmt de petits pas : les t1nfants, qui viennent de s'éveiller, accourent !oyeux embrasser leur père, puis ils collent à la vitre leurs neuses têtes blondes en poussant des cris d'admiration à la ~ue des nombreux papillons blancs qui semblent ~e poursmvre dans .tes aird. Mille questions naïves viennent mterrompre les médttatioos du laboureur qui, tirant de sa pipe d'énormes bouffél's de fumée bleuâtre, escompte déjà par la pensée les gerbes pesantes qui à la prochaine moisson, tomberont sous la faux des travailleurs. Cependant la ueige a déjà tout recouvert : les bois, llls chemins, les champs, les prairies disparaissent sous le g~a~d tapis et, là-bas, le clocher du village ressemble à un bon vtetllard coiffé d'un énorme capuchon blanc. Les enfants sont descendus dev11nt la maison, impatients de s'ébattre dans cette belle neige qui, de temps en temps, les force à ~ouffier sur leurs petits doigts roses pour les réchauffer. Mats leur mère vigilante, redoutant pour eux les. rhn~es et les .catarrhes, fait rentrer au plus tôt les bambtns Joyeux .. Ils ~etten! un dernier regard d'envie sur les flocons l~gers qm conhn.uen. leur course folle, puis ils se précipitent en rtaut dans la ma1son. Elle a tombé trois jours la neige éblouissante dont la couche atteint maintenant à la hauteur des haies et des murs de clôture; puis l'air est redevenu serein, et . un soleil d'hiver, pâle comme le sourire d'un malade, éclaue l~s c~ml?agnes sile~cieuses. Tout travail extérieur a cessé, mats qm dtra les bonnes glissades et les belles parties ~e traîneau qui .v ont se succéder ! Qui dira le plaisir des écohers se poursutvant à coups de boulets inoffensifs au sortir de la classe! Qui dira surtout J'influence bienfaisante de la netge sur la campagne qu'elle protège contre les froids trop rigoureu~ et su~ le la.boureur diligent à qui elle impose un repos hum mértté qu'tl n'aurait peut-être pas pris sans elle!.... Le campagnard gollte, par ce temps de froidure,. le~ joies simples mais pures du foyer domestique, que le cttadm méprise trop souvent pour vivre de l'existe~ce ~évreuse des villes. Dans la chaumière recouverte de ne1ge, 11 semble, au contraire, que l'on s'aime mieux pendant ces he~res de repos et de recueillement, où toute la famtlle réu01e prête une oreille attentive aux récits qui égayent le soir le coin d& l'ltre où un boo feu pétille. Ernest GAILLARD. Hilversum (Hollande), i7 février 94c.
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LA SANTÉ SUJET A TRUTER
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Mon trez combien la santé e t é . devons ~aire pour la conserve:. pr Clause et dites ce que nous Constnls et d'rections _ Il · ment c'est J'emploi des' contr~i;:s~e ent moyen de dév.e loppe-
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SUJET TRAITÉ
La santé est le bien le plus é · d tendons par santé celle ,Pr c.leux .u ~onde, Nous encor~s; d'ailleurs toutes de~; !oe~fr~t a~:st bien q~e celle du L homme vigoureux sain d roi e?Jent. unies: venir Rans inquiétude: il est e ~orps et d esprit, envisage l'atombe, il se relève ai;ément . 1n r~prenaènt et courageux; s' il il se sent la force d . ' es Insucc s ne l'abattent pas . aux pensées riantes eilv:~~c~~~g~a~~rellement .J?Orté à la gaîté: cha sa société Que ' peut il dé ~ a de colmpagme; on recherL'h · Sirer e p us? . omme auquel la santé fait défaut est tou 'our . . 1 l'effraieJt,. ils !reprise. Trop vite abattu il se e léas mener à bleu son enmène une vie misérabl courage, se désespère et ~~ est .Porté aux idées ~;ist:: e~a~~:ree dmanqlue d'enjouement, plamt, on a pitié d 1 . . . ans e marasme. On maladif e3t destiné à !iv~;· m ~ 1 s. on fuit sa société. L'homme I a1re. . , P ar SUl 1e, cet homme est moi "1 . 1 homme bien portant. 11 a dé a b' os ut! e à ~a société que pant de lui seul . il ne peut gJ . Ien. assez à faire en s'occuc Un esprit s~in dans nere s o~cuper ~es autres. des conditions en ce mond un corps sam. • Voilà la. meilleure pour but d'y atteindre e, et tous nos efforts dOJvent avoir Pour cela évitons tout d' b d . nuer nos for~es à :ffi ·b · a or. ce qm est de nature à dimides liqueurs fo~ te! J~ :~b~~t~e VIgueur. ~'intempérance, l'abus ont pour résultat ï'nfaillible ·l:u;. :e~ exces, quels qu'ils Roient, 6 Non seulement J'intem é a rement de ~otre sauté. éteignent l'intelligence . ~:roc~. et les abus épmsent le corps, vertissent le sens mor~l L'horn Ien so~vent encore, ils perses passioos perd de vu~ t t me qui se me~ au service de scrupule, tous les mo ens ou au a~tre ~ut; Il emploie san'i Le seul .p réservatif à ~es dé;~~1s qu Ils sment, pour y parvenir. dans l'étude; celui ui est ~es se ,trouv.e dans le travrail, entraînement, auxqu~Js nou!a~~~~e~~ .n. a· pémnt à redouter les Parfois, sans doute e OISI~et . . ~ue de coutume, de do~~~~ sommes obhg~'i .de travailler plus ;iguer; mais il ne faut• pas un cou pt de"c~lher, de nous faque ce te IlltJgue se prolonge ;
~n ~rfper~~Jr~. :~~eif:~~in~e~eo~stacles S 1" 801 1
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il faut qu'elle soit suivie d'un repos réparateur ; un arc toujours bandé perd bientôt son ressort. L'exercice physique, lAs promenades, les jeux en plein air, voilà le repos de l'homme d'étude. La lecture, l'exercice intellectuel, voilà le repos de l'ouvrier, de celui dont le corps travaille plus que l'esprit.
DEVOIRS ENVERS LES PARENTS SUJET A TRAITER
Questions auxquelles les enfants doivent répondre. 1. Qu'est-ce que nos pal'ents foot pour nous 'f 2. Que font-ils lorsque nous sommes malades 'f
· 3. Que font-ils pour nous instruire 'f 4. Q uels sont les devoirs d'un bon fils envers ses parents t 5. Comment pouvez-vous faire plaisir à vos parents 'f SUJ ET .tRAITÉ
Nos parents nous aiment bien ; ils nous donnent des vêtements chauds en hiver et de plus légersten été; ils nous font coucher dans de bons lits et nous procurent la nourriture qui nous soutient et nous fait grandir. - Quand nous sommes malades, ils nous soignent et nouR procurent des remèdes. - Ils nous envoient A l'école pour que le maitre nous 1nstruise ; ils nous apprennent aussi à bien prier le bon Dieu. - Nous devons beaucoup aimer nos parents, les respecter flt faire exactement tout ce qu'ils désirent. Les écoliers font plaiqir à leurs parents, s'ils étudient bien teurs leçons et s'ils méritent des témoignages de satisfaction {ie 1a part de leurs maîtres.
L'ARRIVÉE DU TRAIN SUJET A TRAITER
On entend le bruit qui l'annonce. - Les voyageurs. - Le t rain s'arrête. - Les voyageurs descendent. - Le train repart. SUJET TR.UTÉ
Dimanche dernier, nous sommes allés jusqu'à la gare voir arriver l'express de Paris. On entendait de loin son bruit accoutumé qui ressemblait à un sourd grondement de tonnerre. Le bruit augmen te, le train approche. On l'aperçoit. I I va si vite qu'à peine peut-on distinguer le tuyau de la machine; mais déjà il est près de nous. Il entre en gare. Sur le quai , les voyageurs sont rangés tenant leurs légers bagages. Les employés portent vers les fourgons les colis tes plus gros et les plus lourds. Pendant ce t,1mps les voyageurs qu1 arrivent doscendent les wagons et cèdent leur place à ceux qui vont partir . Tout cela cause beaucoup de mouvement. Puis
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les portières sont vite refermées derrière les nouveaux voyageurs, le chef de gare donne le signal du départ; ce sign d est répété par le signal du chef de train et bientôt par le. sifflet de la machine elle-même. Le train s'ébranle, le voilà: reparti. Nous quittons la gare qui redevient silencieuse. Mais e& n'est pas pour longtemps. Une demi-beure après, nouveau train, nouvelle arrivée, nouveau départ. Et il en est ainsi lous les jours : c'est le mouvement. DICTÉES UNE BELLE JOURNÉE La journée a commencé radieuse, un soleil d'été, un air doux qui invitait à la promenade. Tout me disait d' y aller, mais je n'ai fait que dbUX pas dehors et me suis arrêtée à l'écurie des moutons pour voir uo agneau blanc qui venait de naître. J'aime à voir ces petites bêles qui foot remercier Dieu tle tant de douces créatures dont il nous environne. Puis P ierril est venu, je l'ai fait déjeuner et ai causé quelqu& temps avec lui, Rans m'ennuyer du tout de cette conversation. De combien d'assemblées on n'en dit pas autant.
INSTALLATION DE L'ECOLE ses abords, l'intérieur de la salle, t enue de l'institut eur et de ses élèves ·~·
RAPPORT PRÉSENT b: PAR
(EUGÉNIE DE GUÉRIN)
LA CHARITÉ DANS LA FAMILLE Pour bien pratiquer · envers tous les bommes cette science divine de la charité, il faut eo faire l'apprentissage en famille. Quelle douceur ineffable n'y a-t-il pas dans cette pensé a : • Nous sommes les enfants d'une même mère 1 • Avoir trouvé, à peine venus en ce monde, les mêmes objets à vénérer et à chérir entre tous, quelle douceur encore. Cette communauté de sang et la conformité d'un grand nombre d'habitudes entre frères et sœurs produisent naturellement une puissante sympathie, qui ne saurait être anéantie que par un épouvantable égofsme. Si vous voulez être bon frère, défendez-vous de l'égoïsme :proposez-vous chaque jour d'être généreux dans les relations fraternelles. Que chacun de vos frères, que chacune de vos sœurs voie que ses intérêts vous sont chers autant que les vôtres. Si l'un d'eux commet une faute, soyez indulgent pour le coupable, oon pas seulement comme vous le seriez avec un autre, mais plus encore. Réjouissez-vous de leurs vertus, imitez-les, et, à votre tour, excitez-les par votre exemple ; faites qu'ils aient à bénir la Providence de vous avoir pour frère.
instituteur , à Martig·ny - Ville,
lors de la Réunion générale de la
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION à Martigny·Ville, le 4 Mai 1893
S:tON JmpFimeFic Kleindienst 8c Scbmid 1894
Monsieur le Président, Messieurs les membres honoraires et actifs de la Société valaisanne d'Education, (lei sont omises quelques lignes de préambule qui ne concernent pas directement le sujet.) PREMIÈRE PARTIE
Installation de l'école, ses abords, l'intérieur de la salle
L'instruction étant aujourd'hui obligatoire, il convient que les locaux destinés à recevoir les enfants réunissent les conditions hygiéniques indispensables au développement intellectuel et physique de ces derniers. La loi qui, sous peine d'amende, oblige tous les parents à envoyer leurs enfants à l'école de 7 à 15 ans, serait une loi injuste si le local scolaire . ne présentait pas les garanties nécessaires au maintien de la santé. L'instruction est une chose précieuse sans doute, chacun en apprécie les avantages et la valeur, mais la santé est bien plus précieuse encore. Un savant a dit : « Pour faire quelque chose ici-bas, et surtout le bien, la santé est une condition indispensable : une âme saine dans un corps sain. , Cultivez tant que vous voudrez les facultés intellectuelles d'un jeune homme, meublez son esprit de toutes sortes de connaissances, communiquez-lui même tout le savoir possible, s'il doit acquérir ces choses au détriment de sa santé, vous ne lui aurez rendu qu'un mauvais service. A quoi peut servir l'instruction à qui n'a pas un corps capable d'exécuter ce que l'esprit décide et la volonté commande? Si tout le monde était pénétré de ces considérations, nous ne verrions plus aujourd'hui, je ne dirai pas dans les villes et les villages, mais dans aucun hameau, de ces maisons
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d'école basses, étroites et humides, avec des casse-cou pour escaliers et des abords dont les émanations malsaines sont peut-être aussi funestes à la santé que celles des marais du Gange; nous ne verrions plus de ces salles de classe aux murs plus noirs que ceux d'une salle de police, où le phénomène des éclipses de soleil se renouvelle tous les jours, vrais foyers d'anémie et de phtisie. Que dire de ce vieux mobilier propre tout au plus "à torturer maîtres et élèves, à favoriser toutes sortes d'infirmités, telles que la myopie, le strabisme, la compression de la poitrine, la déviation de la colonne vertébrale, etc. ? C'est pourtant dans ces salles de classe d'une demi-obscurité que de nombreux enfants doivent encore passer une bonne partie des six mois de l'hiver; c'est là qu'ils sont condamnés à respirer un air vicié, à l'intérieur par le manque d'espace et le défaut d'appareils de ventilation, et à l'extérieur par des exhalaisons qui se dégagent de certaines matières gisant aux abords du bâtiment. En voilà assez, je pense, pour démontrer que tout n'est pas rose dans la carrière d'instituteur, et cependant chaque année des maîtres armés de dévoûment et de patience descendent résolùment clans ces sombres arènes, travaillent, luttent, souffrent, se consument jusqu'à ce qu'enfin tme mort prématurée vienne les enlever à l'affection des leurs. Pour se condamner à une aussi ingnte besogne, il faut que l'instituteur soit guidé par des sentiments plus élevés que celui d'un vulgaire intérêt personnel.
Emplacement La maison d'école, ayant une destination toute spéciale, demande des conditions exceptionnelles. C'est l'asile de ces Jetits êtres frêles, à constitution délicate, qu'il faut entourer le soins et ménagements pour cultiver et développer simul:anément leors facultés physiques, intellectuelles et morales;
· il faut donc qu'elle soll construite selon les conditions néces· sitées par l'hygiène et la pédagogie. Autant que possible, il faut qu'une maison d'école soit à la portée du plus gnnd nombre des enfants ~ui doiv~nt la fréquenter. Elle sera construite sw, un terram sec,. a sous-sol perméable, de préférence sur LLi t e énrinence, ceci pour d~s raisons de salubrité et de solidité, car des bas-fonds. se ?egage toujours une humidité 4u i pénètre les mu:s, desagrege le mortier, démolit le bàtiment, suinte même a travers les parois, produit des moisissures q LÜ attaq~ent, . décomposent Je bois , s'introduit jusque dans nos artlCulatwns et nous donne des rhumatismes. Si l'ou n'a pu choisir une exposition élevée, uu terra~n solide, il raut y remédier par un travail supér~eur : le drai_nage, les profondes excavations s'imposent de ngueur. On I?terceptera aussi l'humidité du sol par de fortes murm~les, l'exhaussement du rez-de-chaussée ou au moyen de vides aérables, des séparations recouvertes de substances isolantes et hydrofuges. Le bàt.i.menL sera IJieu dégagé, isolé même, s'il se peut, aHn que la lumière arrive abondamment et que l'air .et le soleil ces deux réconforts de la santé, ne fassent pas defaut, éloio·~é du bruit et de tout ce qui pourrait troubler la tra?quruilé de la classe, compromettre la discipline ou. vicier l'atr, comme, par exemple : une forge ou tout autre atelier bruy~nt, un établissement public, u.n~ rue mouveme.ntée, un~ usm~, une tannerie certaines fabnques, etc. ; mru.s ce qu on dmt smtout évite;·, c'est Je voisinage des marais et des eaux s~ag nantes pare;e qu'il s'e11 dégage toujours des gaz et des rmasmes fort nuisibles à la santé. Pour Lies raisuus d'économie sans doute, il est d'usage, dans les ha1ueaux surtout, d'installer école et laiterie dans le 1nèl()e bàtiment ; e;e n'est certes pas à l'avantage de la mora· lité de l'instruction, car la laiterie est généralement le rendezvo~s de tous les jeunes gens désœuvrés qui viennent là tuer e Lemps par de grossières Gonversations.
Abords
Les abords de l'école doivent être riants et l'extérieur du · bâtiment agréable. Les aspects riants sont ceux qui conviennent le mieux au jeune âge, et il est bon de les lui ménager pour atténuer les aridités de l'étude. Si, comme une tente dans le désert, les alentours de la maison n'offrent ni arbres, ni fleurs, ni verdure, ni rien de ce qui peut satisfaire nos yeux ; si les murs sont d'un aspect sombre et triste comme ceux d'une prison, l'enfance, fort impressionnable, éprouvera de l'antipathie à la seule vue, à la pensée même de l'édifice scolaire, et cette impression sera nuisible aux progrès de l'enfant parce qu'elle ne le disposera que médiocrement à l'amour de l'étude. Une cour attenant à la maison sera ménagée pour l'enseignement de la gymnastique; elle servira aussi de place de récréation ; les élèves y seront naturellement attirés pour y prendre leurs ébats et se livrer à des exercices corporels ; leurs jeux et leurs amusements, sous la surveillance du maître, seront nécessairement des plus innocents. De son coté, Je maître pourrait profiter de ces circonstances pour apprendre à mieux connaître les enfants, pour les corriger de certains travers, certaines manières inconvenantes, beaucoup plus faciles à surprendre quand l'enfant, libre, suit les caprices de 3on caractère. Quelques arbres plantés dans Ja cout embelli'aient la place en lui donnant un caractère de vie et de 'raicheur et serviraient en outre aux leçons d'arboriculture. 3on nombre d'instituteurs ont parlé d'un jardin avec gazon rert et fontaine, limpide naturellement. Pour une description >oétique c'est assez bien, cela donne de la couleur et du elief au tableau; mais dans la pratique c'est autre chose. Je te dis rien de la fontaine, elle a sa raison d'être puisqu'elle ontribuerait puissamment à entretenir la propreté dans les ppartements et chez les enfants; mais je me demande œ ue l'on voudrait bien faire du jardin dans un pays où la lupart des écoles ne s'ouvrent qu'au moment où toute végé-
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· · · a· l' epoqu · e où .la nature tation cesse, pour se cloturer deJa ne vient guère que de quitter son ha~it de deml. A part donc quelques localités de la plaine, ou les. cours .ont un~ durée de huit et neuf mois~ le jard~n recevrait de bien rares visites, et le chiendent pourrait ?Ien y promener _en tout: liberté ses racines envahissantes. fenons-nou~ en des lor~ ce qui est nécessaire et pratique, l'agréable viendra en~mte. Revenant à l'édifice scolaire proprement dit, rajouter~t ~ue les corridors seront suffisamment larges, l'escaher peu. J_apide ~t au besoin pourvu d'une rampe. Si le même b~timent cl~vait recev;ir les enfants des deux sexe~,. il serait d~ns r· t. 't de la moralité d'en disposer les differentes parties d~ ::nière à ne laisser aucune communication entre les appartements de~ filles et ceux des garçons.
Lieux d'aisances
Pour con(jourir à la bonne organisation de l'école, les lieux d'aisances doivent être : lo En nombre suffisant. Cette disposition a_~our but delper. . . ale vers le milieu de la c asse l . c· ne soit pas mettre de faire une sorbe gener sons la surveillance du maître, afin que ce m- If . cornsans cesse dérangé par ces demandes s~r les qm promettent toujours la tranquillité et la disCipline ;
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2o Construits à une distance convena?le de ~a sal~!td~:~a~~~: afin que les émanations et ~es gaz qm se de!': l'air et ocUères en fermentation ne vtennent pas emp casionner des maladies ; ,. . . ·f t étal de propreté. Dans l mteret go Tenus -~ans un. pat atil devrait être établi un courar~t de la salubnté publique, f d'aisances entretiendrait d'eau qui, passant par les_ o~=f~sant que ~ossible. Là où celles-ci dans un état aussi s~ . su Iéera en l'établissement du courant est unposstble, on terre ou jetant tous les jours dans les fosse~ une couc e de plàtre.
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Matériaux
Quels ~atériaux conviennent le mieux pour la construction 'une mruson d'école ? Voilà ce que quelques instituteurs se ont de~a.ndé. Je crois, q~a~t à ~oi, qu'il n'est guère pos.ble .d edtcter des prescnptwns a ce sujet : c'est là une uestiO~ d'économie plutôt que d'hygiène, et les communes mt mieux placées que le légi~:llateur pour la résoudre selon s avantages pécuniaires qui résultent pour elles de l'emploi ~ tels ou tels matériaux. Laissons donc construire en bois où le bois est abondant, et en pierres, là où il fait défaut: Salle de classe
L~ salle de classe est bien la partie la plus importante de dtfice sc?laire, pui.sque c'est là que maîtres et élèves pas1t la maJeure partie de leur temps. Selon que son installa~ est plus ou moins bien comprise, cette pièce, . plus aucune autre, peut exercer une heureuse ou une fâcheuse nene~ sur la santé des enfants et le développement de structwn. Elle doit donc être construite d'après certaines l~s prescrites par l'hygiène et qu'on pourrait résumer 51 :
1 Bonne orientation ;
' Éclairage facile ; Dimensions suffisantes · ' ' Appareils de ventilation bien disposés. Orientation
le salle .bien orientée sera toujours plus gaie, plus agréable, ts hullllde. Tout le monde .sait que le soleil est un des ts les plus efficaces de la vie et de la santé.
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Les plantes soustraites à l'action directe du soleil perdent leurs couleurs, leurs fleurs restent vertes, les tiges et les feuilles deviennent jaunâtres ou blanches; il en est de même des enfants. Il ne faudrait donc pas se priver de ses rayons bienfaisants et favoriser l'anémie, cette maladie du x1xe siècle. Dimensions
La salle de classe doit être haute et suffisamment spacieuse pour que l'atmosphère puisse être entretenue dans un état qui la rende toujours propre à la respiration. L'agglomération d'êtres humains dans un local bas, . étroit, fermé et insuffisamment ventilé, les expose à tous les dangers de l'empoisonnement par l'acide carbonique, c'est-à-dire non seulement aux accidents immédiats de l'asphyxie carbonique : maux de têtes, vertiges, nausées, etc., mais plus sûrement encore à une intoxication lente, graduelle, qui altère peu à peu la composition du sang et devient une cause efficiente de l'anémie. Il est admis aujourd'hui que la respiration est une véritable eombustion ; le sang veineux, eomme brûlé quand il arrive du cœur aux poumons, se trouve naturellement en contaet avec l'air; l'acide carbonique s'en dégage, se mêle à l'azote de l'air que nous avons inspiré et est exhalé au dehors; une partie de l'oxygène de l'air prend la place de l'acide carbonique dans le sang et opère ainsi dans les artères une véritable combustion qui entretient la chaleur de toutes les parties du corps. En admettant que l'enfant respire vingt fois par minute et que chaque mouvement respiratoire introduise dans les poumons et rejette au dehors environ 300 cm 3 d'air, nous arrivons à une consommation d'environ 1 m3 par élève pour la durée d'une classe. L'air inspiré renfermait le 21 % d'oxigène, tandis que l'air expiré n'en renferme plus que le 16 %, de soit~ qu'environ le 5 % sert à la régénération du sang. Quoiq.u e cette quantité paraisse faible, l'atmosphère de l'école en · ·se: rait vite dépouillée dans une salle trop petite ou mal aérée,
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l_'air devie~t asphyxiant lorsqu'il contient environ 1:0 % Ctde carbomque. D'après les calculs des chimistes, il faut l f qu'un homme puisse respirer à l'aise, pendant une heure: ts une chambre bien close, que celle-ci ait une capacité 3 1 moins 10 m • La ventilation permet naturellement de uire ces mesures et de ramener la capacité à 4 m3 par re pour la durée d'une classe.
}Jclairage
question de l'éclairage est étroitement liée à l'hygiène a vue et mérite par conséquent· qu'on en dise deux mots. L salle de classe doit être suffisamment éclairée telle est e de tout le monde. Si les enfants sorit contrai~ts . à tra~r ~ans une demi-obscurité, s'ils doivent fixer avec trop enbon et pendant longtemps de très petits caractères il ésultera une fatigue de l'organe visuel qui dégénèr~ra à peu en faiblesse de la vue et parfois, avec le temps écité. '
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e lumière trop vive n'est pourtant pas non plus sans !er une mauvaise influence sur la vue. La rétine est une brane si délicate qu'elle ne peut recevoir qu'une certaine tité de lumière. Si les rayons du soleil arrivent trop :lants, l'œil se détourne, fait un effort pour se mettre à . Par ce mouvement, il y a toujours tension de l'un des e petits muscles qui retiennent le globe de l'œil et si t doit se répéter un peu souvent, ce nerf finira 'par' se 1er et deviendra un obstacle à la direction normàJe des s visuels ; telle est souvent la cause du strabisme. lu"_lière d~it venir de gauche, c'est l'opinion des hygié. S1 elle v1ent de face, elle frappe directement l'œil de ~ et l'aveugle; si elle vient d'arrière,- elle projette devant mbre de son corps et plonge son ouvrage dans l'ob~. L'éclairage bilatéral, qui a l'inconvénient de donner ve deux: lumières contraires dont chacune fournit son
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ombre et sa pénombre, produit sur l'organe visuel une fatigue qui, à la longue, peut amener la myopie. On peut parer à l'inconvénient d'une lumière trop vive en garnissant les fenêtres de persiennes et de rideaux.
Ventilation Puisque j'ai déjà expliqué l'influence de l'air pour le maintien de la santé, je me dispense d'en parler de nouveau. Mais pour jouir des avantages d'une chose il ne suffit pas de la connaître, il faut encore avoir les moyens de se la procurer. Or, à part quelques écoles pourvues de vasistas, les appareils de ventilation font partout défaut dans nos salles de classe. Pendant les beaux 1ours, il est toujours facile de se procurer un air pur, en ouvrant Jes fenêtres et en fermant les persiennes, mais ce mode d'aération n'est pas sans danger dans la mauvaise saison. L'air frais arrivant du dehors viendrait frapper en pleine figure les enfants, toujours placés à la hauteur des fenêtres, et leur occasionnerait des refi'oiclissements, des rhumes de cerveau, des ophtalmies, etc. On conseille comme moyens de ventilation les vasistas déjà indiqués, les roues à palettes insérées dans les ca~reaux supérieurs, et les ouvertures pratiquées dans la muraille au ~as du plafond. A défaut d'appareils plus commodes, ces ventilaLeurs rendent déjà de bons services, mais ce qu'il faudrait obtenir ce serait quelque chose comme un courant qui, sans incommoder les élèves, établît une espèce de compensation entre l'air chaud qui s'échappe de ces ouvertures et l'air frai~ arrivant du dehors. Pour provoquer cette compensation, il suffirait de pratiquer dans les coins, au bas des murailles, quelques ouvertures dirigées de telle façon que le courant créé n'incommodât pas les élèves. L'instituteur qui a à cœur la santé et l'avenir des enfants confiés à ses soins, n'oubliera pas qu'un air pur est aussi indispensable à la conservation de notre corps qu'une bonne
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mrriture. Il profitera donc de tous les moyens à sa disposim pour s'en procurer. Pendant la sortie du milieu de la :~.sse, entre les heures de travail, les fenêtres resteront grandes tvertes. Lorsque le temps est doux, comme au printemps, r exemple, on peut se contenter de ne fermer que les rsiennes pendant la nuit. Soins de propreté
est nécessaire de maintenir la salle de classe dans un t de propreté qui ne laisse rien à désirer. Tous les jours ~ sera balayée et époussetée; un écurage à fond aura lieu outre chaque trimestre. Les fenêtres subiront de fréquents 1ges qui entretiendront les vitres dans leur premier état transparence. Les murs seront souvent passés au lait de ux; si la chambre est boisée, les parois seront lavées lques jours avant l'ouverture de l'école. Cette précaution our but de rafraîchir la pièce et de détruire les nids de robes qui pourraient s'y trouver. Pour les tapisseries la ~eur verte doit être préférée. Tout dans la pièce doit être osé avec ordre et symétrie afin que l'ensemble présente ~oup d'œil agréable qui exerce toujours une heureuse .ence sur l'esprit de l'enfant, lui rend attrayant Je séjour r 'école et l'habitue peu à peu à des notions d'exactitude 'ordre qui lui seront très utiles dans la suite. Logement ponr l'insUtuteur
rt. 32 de la loi sur l'Instruction publique prescrit aux 1unes de fournir le logement au personnel enseignant; 1rmi les nombreuses maisons d'école construites depuis ée en vigueur de la loi précitée, il en est peu qui com.ent, outre les salles de classe, un logement pour l'insti·. Aussi, il arrive trop souvent que l'instituteur doit se 1ter d'un pauvre réduit rien moins que convenable, loué
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par la commune, mais à moins de frais possible et chez le premier particulier venu. TI serait donc vivement à désirer que l'autorité supérieure ne se désintéressât pas de cette question et qu'à l'avenir elle n'approuvât le plan d'une maison d'école qu'après s'être assuré que le logement du personnel enseignant n'a pas été oublié.
:b..d:obilier Tables d'école
De toutes les questions relatives au matériel des écoles, nulle n'est plus importante, au double point de vue de l'hygiène et de l'enseignement, que cene des tables et bancs. Cette partie du mobilier mérite d'attirer l'attention des autorités scolaires et celle des instituteurs en particulier. La plupart des tables et bancs de nos écoles sont défectueux; plusieurs instituteurs les appellent, dans leurs rapports, des instruments de supplice, des restes d'une industrie primitive à réléguer dans des musées d'antiquités. Ces appréciations, dans bien des cas, ne sont que trop vraies et nullement .exagérées. . Le plus souvent, la confection des bancs d'école est confiée au premier gâte-métier venu, sans même qu'on se soucie de lui faire indiquer les proportions par une personne compétente, encore moins de lui procurer le dessin modèle envoyé jadis par le Département à toutes les communes. Jusqu'à présent, on voudra bien le reconnaitre, les autorités, à tous les degrés, ne se sont pas suffisamment préoccupées de cette importante question. Il existe aujourd'hui de nombreux systèmes de bancs d'école, depuis le banc simple mais bien conditionné, ~e 5 à 6 places et coûtant de 15 à 20 fr., jusqu'au banc compliqué de Mauchain, à deux places et coùtant de 40 à 50 fr. Le meilleur modèle sera d'ailleurs toujours celui qui, sans
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ètre d'un prix inabordable, favorisera · le mieux la discipline et le développement physique et normal de l'enfant. La hauteur des tables sera appropriée à l'âge respectif des :rois divisions. Si toutes ont l.a même hauteur, les petits en'ants devront rester debout ou bien se mettre à genoux sur e banc pendant les devoirs écrits, afin de pouvoir atteindre mffisamment la surface plane de la table. Ces deux postures :ont un supplice pour l'enfant et prodnisent toutes sortes de Wformités physiques. La bonne hygiène conseill e de ne laissel' aucune distance :ntre l'aplomb de la table et celui de son banc, car de leut' .cartement il peut r ésulter la compression de la poitrine, la éviation de la colonne vertébrale et la myopie. Il est .tout aturel que si l'enfant est assis à une certaine distance de t table, il ne pourra l'atteindre qu'en inclinant son corps en vant, mais dans cette attitude son bras droit sera constamwnt gêné pae Je r ebord de la table. Po ur parer à cet inconénient, l'enfant fe ra subir à son corps u11e espèce de torsion ers la droite ; l'épatùe gauche s'abaisse ou s'élève selon que ~lève est habitué ù laisser pendre son bras gauche ou à ~taler sur la table; l'épatùe droite se recule et s'élève. Sa te subit peu à peu une torsion semblable el s'abaisse presJe au contact de la mair1 gauche. L'œil gauche n'est plus 1'à 3 ou 4 centimètres du cahier et les côtes gauches parnt sur la table. On comprend q u'une telle attitude, gardée à 6 h. par jour pendant six à h uit mois, puisse amener ~ graves déformations de la laille. La colonne vertébrale dévie et se contourne, l'épaule droite reste plus haute, pallie gauche plus avancée; les côtes gauches, gênées dans .1r développement, s'immobilisent et diminuent la capacité spiratoire. Les yeux regardant le papier obliquement et de ~s près se fatiguent et deviennent myopes. Dans la règle, le siège des bancs doit avoit· de 15 à 17 ce nt. largeur ; sa hauteur variera de 35 à 45 cent. La table for ~ra un plan incliné de 30 à 35 cent. de largeur, elle sera ·minée par un plat bord horizontal de 5 à 10 cent. de Jarur, muni d'une rainure et percé de trous destinés à re-
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cevoir les encriers. Sa hautem variera de 60 à 70 cent., ;m. Chaque J'inclinaison de son plan ne sera que de 2 à 3 m table sera pourvue d'un dossier et placée de manière à pouvoir circuler librement entre chacune d'elles. Fourneau
Pour l'enfant qui arrive de loin, transi et grelottant, rien n'est plus agréable que la douce chaleur d'un fourneau. Des divergences d'opinions se sont manifestées au sujet du genre de fourneaux à adopter, les uns préconisant le calorifère, les autres la pierre alaire. Les fourneaux en fonte, comme ceux en pierre, ont leurs qualités et leurs défauts. Toùt en servant de ventilatew·s, ceux en fonte permettent de mieux régulariser la température, mais ils ont l'inconvénient de dessécher l'air, de dégager une plus grande quantité d'acide carbonique, cause des maux de tête, et de brùler sans merci toutes les mains imprudentes se hasardant à les toucher. Leur fréquent chauffage nécessite le dépôt dans la chambre de toul un tas de bois qui n'est pas à l'avantage de la propreté. Il est vrai qu'on peut atténuer en partie quelques-uns de ces inconvénients en plaçant au-dessus du calorifère un vase large, peu profond et rempli d'eau. Les fourneaux en pierre donnent une chaleur plus douce, plus saine et sont exceptionnellement avantageux pour de petites chambres de ménage. Leurs grands défauts, pour les écoles, sont de chauffer trop peu et trop lentement , surtout si les chambres sont un peu vastes. Avec ces fourneaux, les enfants, en arrivant en classe, le matin, transis de froid et les chaussmes humides, ne trouvent qu'une chambre froide e t un fourneau à peine chaud alors qu'ils auraient particulièrement besoin d'un local réchauffant leurs membres et séchant leurs chaussures. Vers la fin de la classe, les enfants ayant servi eux-mêmes de calorifère, la chambre est suffisamment chaude mais l'air est vicié; or, comme ces fourneaux ne se chauffent habituellement q u'une fois par jour, on évite d'aérer
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salle, même dans l'intervalle des classes, de crainte de la efroidir pour la classe du soir. De là le double inconvénient e chambres insuffisamment chauffées le matin et mal aérées : soir. Le système de chauffage, qui évite les principaux défauts ~s deux précédents et qui convient particulièrement aux :oies, est celui des fourneaux-calorifères, composés d'un cyndre en tôle muni de bouches à air et renfermant des brites réfractaires formant paroi et compartiments. Ils chauffent aucoup plus rapidement que les fourneaux en pierre tout évitant la chaleur intense et malsaine des fourneaux en tte.
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Température .es fourneaux qui distribuent la chaleur m'amènent à parler la température. Autant que possible celle-ci doit être mainue dans une régularité constante. L'hygiène nous apprend le froid et une trop grande chaleur ont des effets fàcheux la santé. Le froid produit les rhumes, les bronchites; la eur les hémorrhagies nasales, l'anémie, etc. Une tempérade 14° centigrades ne devrait jamais être dépassée dans salle d'études. Dans l'appréciation de la température, il 'audrait jamais se baser d'après la sensation de froid ou ~haleur de quelques élèves diversement constitués : le nomètre, si toutefois il y en a un dans l'école, fera règle. Celui-ci doit être placé dans un endroit apparent 1~ sera ni le voisinage du fourneau ni celui de la fenêtre.
Estrade 1s la plupart de nos classes, l'estrade du maître est bien t'on peut appeler une boîte à torture, car on n'y est à ni debout ni assis ; impossible assurément de s'y pré-
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. . f ·il l'estrade du maitre doit Pom que la surveillanc~ s~ü a~ e, . de 35 à 40 cent. l miner la classe; elle dmt etre elevee co . t s fournisse enfin un En attendant que le _D~parteme~.o~~: à votre examen : modèle convenable, voiCI ce que J . · arties distinctes smL'estrade doit comprendre les trms p vantes·. t lancher et pouvant 1 o Un assemblage de plan~hes fm·manl ~a de 90 cent. et servir de tiroir, haut de 35 a 40 cent., allDe long de 1 m. 40 i · 1·é · de . . d t les pieds sülent re 1 s 2o Un bureau ou secretau·e on t dans la d eaux haut de 80 cen · trois côtés par e~ pann d ~ cent et profond de 60 cent. i partie la moins élevee, large e ·5 · 3o Une chaise et non un tabouret ni un banc.
Tableau noir
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d ux dans chaque classe ; leurs did 1 rn 50 de longueur sur mensions seront a~ . rrununu~ille:rs i.l, arrive assez souvent 1 m. de largeur. lei, comme Ce' meuble qui nous rend t t u'~n s'occupât un que la chose fait me~tir ~e ~om. tant de services ~énterai~ bienl ~o~~;~ d;nner une couche peu de lui. Aussi devrait-on m chaque année. Le matériel scolaire comprend en outre : de la Suisse. et d'Europe, la mappeLes cartes murales . t de la géographie ; monde et un globe pour l'ensmgnemen . . . et des tableaux pieux places bien en vue et 1. Un crueifix en face des élèves; méthode de lecture en tableaux sur carton ; 2. Une . . 3. Un boulier-compteur avec table de multiplication ; Il y en aura au mom~ . e
Un tableau des poids et mesures ; 5. Les instruments d'arpentage les plus usuels
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6. Tableaux d'histoire naturelle, des oiseaux utiles, etc. 7. Un thermomètre ; 8. Une armoire; !). Brosses et balais pour service de la propreté. Surveillance médicale
On se demande s'il ne serait pas dans l'intérêt de la santé des enfants d'exercer une surveillance médicale dans les écoles. Voici comment cette surveillance pourrait se pratiquer. Chaque district possède son médecin, qui est chargé de la vaccination et de veiller à la santé publique; on ajouterait à ses attributions celle de faire une visite sanitaire aux écoles. La visite du médecin aurait lieu en présence de la commission scolaire et les résultats en seraient consignés dans les registres de celle-ci. Les autorités communales devraient donner suite aux améliorations conseillées par le méiecin, et M. l'Inspecteur en ferait mention dans son rapport. Dans le fond, ce serait une excellente mesure qui ne pomait produire que de bons résultats, mais je ne suis pas à nême de juger jusqu'à quel point on pourrait y donner suite. Je ferai seulement observer que dans certains districts wntagneux, comme celui d'Entremont, par exemple, où, pour ne cinquantaine de hameaux disséminés à de grandes disnees sur le penchant des montagnes, il n'y a que deux tédecins qui ne peuvent déjà pas suffire aux besoins de la )pulation, il serait bien difficile de mettre cette mesure en ·atique. Voilà, M. le Président et Messieurs, quelques mode:;te::> ~es relatives à la première partie de mon sujet. Une réflexion avant de passer à la dernière question : le me demande si ce sera en vain que les instituteurs ault dépensé tant d'encre et de temps pour signaler les 'ectuosités de nos locaux scolaires. L'esprit routinier de
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nos populations rurales voudra-t-il enfin sortir de son orni~re pour suivre les conseils de l'hygiène et de l~ pé~agog~~ ~ N'arrivera-t-il pas souvent encore ce qui est arnvé JUSqu lCl, que les meilleures dispositions architectur~les seront mécon~ nues par les ignorants et les égoïstes qm veulent spéculer sur l'économie et l'intérêt personnel? Ce n'~st pas le tout. de dresser sur le papier de beaux plans umquem~nt poUI les envoyer approuver à l'Etat, !'.essentiel est d~ .sUivre ~e~ plans. Pour cela ne conviendrait-Il pas de confier le travail a des entrepreneurs capables, et non à des maçons et des charpentiers ignorants qui ne voient le p~us so~~ent dans u '~ plan que des pages coloriées. Ne conVIendra~t-11 pa~ aus~r qu'une commission compétente, nommée ~~r 1Etat, fut, char. de surveiller la construction des batlments noll'" eaux, ~?:viser l'Etat lorsqu'on se permet de s'écarte~· du plan approuvé, afin que cette autorité supérieure prusse, .en tem~s opportun, dicter ses ordres ou prendre des mesmes de 1epression. CONCLUSIONS
1o Nous devons faire tous nos efforts pour su!~re les. autres cantons dans la voie du développemen~ de ~ mstructw~ ; 2o Il faut pour cela que l'hygiène et l enseignement se prêtent un mutuel appui; go Il est reconnu que bon nombre de nos maisons d'école . . ne répondent pas à ce but; o Les bâtiments nouveaux devraient être constrmts .d'apres 4 les plans approuvés . par le Département de l'Instruction pu. . .· blique et sous sa surveillance; 5o L'emplacement sera bien chms1; les abords seront nants et l'extérieur de la maison agréable ; .. . 6o L'intérieur du bâtiment sera disposé de m~me~·~ a répondre aux exigences de l'enseignement et. ~e l hygi.ene ; . o La salle de classe réunira les conditlons smv~ntes . 7 a! bonne orientation ; b) dimensions suffisantes : de 3 a ' m.
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/e _haL~t et au moins un mètre carré de surface pa1· élève;
eclairage suffisant et bonne direction de la lumière. d) apareils de ventilation bien disposés; ' so Ménager dan~ le_s maisons à construire ·un logement Jnvenable pour l mstltuteur · . go Construire des lieux d'ai;ances isolés de la maison d'école · compr_en.ant de 4 à 8 cabinets pour rendre possibles les >rtws generales : loo Etab~r une cour distincte pour chaque sexe, suffisament spacieuse et contenant, pour les écoles des aarcons s engms de gymnastique. " · ' ' ' 1 1 o Solliciter cl~ D~partement de l'Instruction publique : que par un ar~eté il fixe les conditions hygiéniques exies _dans ~e chmx de l'emplacement pour maisons d'école ; dllllenswns des salles de classe, les dispositions des lo~ llx, des appartements de l'instituteur, des cabinets, l'étendue s cours et d~s préaux; b) qu'il fasse élaborer une série pl~ns de ma1sons _d'école, pour 2, 4, 6 et s classes, avec . dependances : cabmets, cours, préaux; cl qu'on fournisse .,;:, comm~nes des modèles de bancs, tables, estrades, tableaux 1s, bouliers-compteurs et engins de uymnastique . '> D ., , .~o . ans le cas où une surveillance médicale pourrait être amsée dans nos écoles, elle rendrait de bons services !S le rapport de la santé des enfants.
DEUXIÈME PARTIE 'l,enue de l'instituteur et de ses élèves
~oique simple fonctionnaire à la solde de la commune .tltuteur, pa1; le P?ste qu'il_ occupe, peut exercer une grand~ ~ence sur 1 ~ve~n· de la Jetmesse et de la société. En lui 1a1~t ces petit~ etres chéris qui sont leur joie, leur amour. ,ueil de leur vte présente et leur espoir dans l'avenir le~ nts remettent entre ses mains ce qu'ils ont de plus ~her nonde. On n'est pas dépositaire de trésors si précieux assumer une grande responsabilité. Les parents qui
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nous accordent leur confiance ont le droit d'exiger de nous la preuve que nous sommes dignes de les représenter auprès de leurs enfants et qu'ill peuvent sans crainte s'en remettre à notre sagesse . Et cette preuve comment la fournirions-nous si ce n'était par une tenue et une conduite irréprochables ? Tenue de l'instituteur à l'école A l'école, la tenue de l'instituteur sera donc simple, correcte et d'une parfaite propreté ; ii évitera de se présenter devant ses élèves avec une chaussure crottée, des vêtements en désordre, qui sont toujours les indices d'un coupable laisser-aller, la preuve d'un manque de goût et de tact qui ne s'allie pas du tout avec son rôle d'éducateur. Son maintien, de même que son tangage, sera toujours celui d'une personne qui a conscience de la mission qu'elle remplit et qui ne veut prêter ni au ridicule ni à la mauvaise interprétation.
Que jamais, sous une mise recherchée et des attitudes bizarres, il ne laisse percer des airs de prétention, quand il sait que la modestie est la vertu qui lui convient le mieux. S'agit-il d'enseigner, que sa parole soit douce, persuasive et empreinte de la plus exquise politesse. S'agit-il du devoir à remplir, qu'elle soit ferme et inébranlable. Toujours maître de lui-même, il conservera une gravité propre à inspirer le respect aux enfants et non à lui attirer le ridicule. En bon éducateur, il n'oubliera pas que les enfants sont observateurs et que plus il prêtera à la critique, plus il descendra dans la considération de ses élèves et plus la discipline et les progrès de son école s'en ressentiront. En toute circonstance il sera un modèle d'ordre et de ponctualité qui aura son corrélatif dans la bonne marche de son école : le temps sera mieux employé, les leçons mieux distribuées et la discipline surtout mieux sauvegardée.
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En ~ésumé, ~a bo.nne tenue du maître lui donne un ascennt reel sur 1 espnt des élèves, qui mettront beaucoup plus . bonne :olonté dans l'accomplissement de tous leurs deIfS scolatres. Tenue en dehors de l'école
li~er la retraite est un conseil que la prudence donne à stttuteur. Ce n'est pas à dire que celui-ci doive vivre chez ;?mme, un_ mo_ine dans sa cellule. La nature même de ses ... twns l oblige ~ entret~~r des relations assez fréquentes, avec les autontés religieuses et civiles, soit avec les pats. des enfants. Ici une grande prudence est nécessaire à ;tttuteur; il n'oubliera pas qu'il est plus en vue que tout e, que tous les yeux sont dirigés sur lui et que ses actes ~~ .Pa~oles seront j~gés bie~ sévèrement. A l'égard des utes Il sera donc d une politesse irréprochable accompal de. beaucoup. de déférence et de respect; avec tout le de, il sera _poh et complaisant et tâchera par son affabiet1 ra e.sa mamère d'agir et de parler de s'attirer l'estime · abord facile, des manières douces et aisées achèveront rou ver qu'il connaît à fond toutes les règles' de la bien~e.
Tenue des élèves mer l'esprit et le cœur de la jeunesse est une belle cepe~1dant l'i~st.ituteur qui, pour s'en tenir là, négli1edu~atwn physique, n'aurait pas rempli tout son de!\ qum ~on une belle maison d'école, un mobilier conaux eXIge~ces .de l'hygiène, si toutes ces dispositions t. r~ndues .musmres par le laisser-aUer de l'instituteur ? ~u~-11 la peme de fabriquer des tables nouveau modèle latt permettre à l'enfant d'y étaler sa nonchalance pat~ espèce de postures inconvenantes? naître portera donc une attention toute spéciale à la tenue des élèves. .D'abord, il exigera la propreté dans
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leur personne et dans leurs habits; il n'est pas nécessaire, bien entendu, que chacun arrive avec des vêtements neufs, mais il est indispensable, au double point de vue hygiénique et moral, que ces vêtements soient propres et bien soignés. Les habillements absorbent les produits de l'exhalation cutanée et même d'autres, de provenance différente, et contribuent par le fait même à vicier l'air ambiant que nous respirons à l'école. De même que la saleté d'un vase est un mauvais indice pour le contenu, la malpropreté du corps rend mauvais témoignage de l'âme qui l'habite : elle révèle des habitudes de paresse, et la paresse traîne toujours après elle tout un cortège de vices. Pendant les divers exercices qui se font à l'école et surtout quand il écrit, l'élève conservera une posture convenable : les bras et les jambes seront dans une position naturelle, les épaules à la même hauteur, le corps bien d'aplomb sur le siège de manière à ne pas comprimer la poitrine ; la tête ne sera tenue ni de travers ni trop penchée sur les manuels classiques. Les livres, cahiers et autres objets classiques seront constamment propres et bien soignés. Ces résultats s'obtiendront aisément si le maître a le soin d'exercer une surveillance active, surtout à l'ouverture des classes : il est toujours plus facile de prévenir le désordre que de le réprimer. li ne faudrait cependant pas astreindre les élèves à une rigidité corporelle excessive. Les leçons seront donc courtes et variées, on obligera l~s élèves à les suivre, tantôt assis, tantôt debout. Enfin, par la voie de l'exemple et dans toutes les occasions qui s'offriront à lui, le maître habituera les enfants à être 1 polis, affables, bienveillants, il les engagera à suivre les conseils de Celui qui nous a dit : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés moi-mème. , TI leur inculquera les notions de civilité et de savoir-vivre qui lew· seront d'un si précieux secours plus tard lorsque, en smtant de l'école, ils se trouveront face à face avec les réalités de la vie. Telles sont, Monsieur le Président et Messieurs, les quelques idées que j'ai glanées dans les rapports des divers
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districts · et que j'ai rassemblées dans ce modeste travail pour les soumettre à votre appréciation. Une plume mieux exercée que la mienne aurait trouvé là matière à un beau sujet. Je m'estimerais heureux cependant si, en attirant votre attention sur l'état déplorable de bon nombre de nos maisons d'école, j'avais pu servir la grande cause de l'éducation et de l'instruction; je m'estimerais surtout heureux si, en travaillant pour cette jeunesse valaisanne, que nous aimons tous parce qu'elle est notre espoir de demain, je pouvais rendre quelque service au pays et me dire : Tu as travaillé pour Dieu et la Patrie. (Pro Deo et Patria.J CONCLUSIONS I o La tenue du maître sera correcte et d'une propreté irréprochable; 2° Il évitera tout ce qui peut provoquer le ridicule ou compromettre sa considération ; 3o Ses actions et ses paroles seront toujours dirigées par a prudence; 4o _Il ne perdra jamais de vue que son exemple influe :ons1dérablement sur l'esprit des enfants et contribue à le aire aimer et respecter; 5o Les enfants arriveront à l'école dans un état de propreté atisfaisant ; . 5o Pendant la classe, ils conserveront une posture conve.able; 6° Ils seront to~jours honnêtes et polis envers tout le wnde.
Victorien DARBELLAY Instituteur.
SION, 15 Mai
1893-94-
L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA
SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION Conseils à un jeune Instituteur
Pour lui indiquer ce qu'il doit faire pour que les diverses relations soient aussi bonnes que possible. MON CHER AMI ET BIEN-AIMÉ ELÈVE,
Hier encore, vous étiez élève; aujourd'hui vous êtes maître; vous étiez presque enfant vivant dans un milieu où chacun de vos actes était réglé, où pour ce qui est de votre conduite, on pensait pour ainsi dire pour vous, désormais vous serez homme, vivant de la vie générale, libre de vos actions, mais en même temps responsable d'elles. De votre conduite dépendra le bonheur de votre vie. Votre position d'homme et de fonctionnaire double pour vous les difficultés de l'existence, et ce n'est que par la plus sévère vigilance que vous pourrez éviter les erreurs qui seraient pour vous une source continuelle de souffrances. Le monde où vous allez vivre attend beaucoup de vous; il vous confie ses intérêts les plus chers, et il ne se contentera pas de la perfection relative qu'il exige de vos. concitoyens. Il attend de l'instituteur plus et mieux que de tous les autres, il a pris d'ailleurs ses mesures; il nous entoure d'une surveillance constante, et ceux qui ont la charge de veiller sur nous, de nous guider et de nous juger sont bien nombreux. Il nous a créé une multitude de rapports et relations auxquelles nous ne pouvons nous soustraire. Légalement et de fait, nous sommes soumis à certaines autorités, nous dépendons du grand public, et chaque famille en particulier a sur notre façon d'agir un droit. légitime d'examen. Au premier abord, il peut nous paraître injuste que la société se montre si exigeante pour nous ; mais, quand