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No 08 l'Ecole primaire, 25 février 1886

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livres dont on trouvera ci-après les tit.res. Le nombre total en est de tOO ce qui représente une valeur de tO fr. Ces opuscules, qui comprennent tous de 50 à 60 pages, sont écrits dans un très bon esprit et présentent sous un petit volume, grâce à leur texte serré, la matière de bien des manuels qu'on ne se procurerait guère à moins de metlre souvent un prix plusieurs fois supérieur. Dans le nombre plusieurs sont illustrés. En engageant vivement nos abonnés à profiter de l'occasion qui leur est offerte de se monter à peu de frais une petite bibliothèque, nous les avisons qu'ils pourront toujours se procurer pour le prix ci-haut, les petits livres en question. A cet effet, ils n'auront qu'à s'adresser à l'éditeur de l'Ecole primaire, à Sion, qui en fera l'expédition au plus tôt, mais sans s'engager cependant à les fournir avant le délai d'un mois à partir de la demande. Ils devront aussi bien préciser les n•• en consultant désormais la liste ciaprès ou celle qui figure au dos de la couverture des Bons petits Livres, L'indication du titre des opuscules n'est donc pas nécessaire.

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Lect11re. Ecriture. Lflctures. ConnaiBsancea utiles.J Histoire naturelle. 1 Alphabet. 22 LA FoNTAINE. 44 Géomètrie. ~ 62 Les Insectes . 23 FÉNELO~. Ch?ÏL 45 Mécanique. g . 63 Botanique. · 2 ~ivilité. ~ 64 Instinct Animaux. 3 Exemp. Ecnt~re. 24 Style ép1stolau-e. 46 Arpentage. Langue (rança111e. 25 CENT Lectures. 47Exere.d'arithm. ,.. . LHOH?ND 26 Lecture Dima~che 48 _ Géomètrie. ~ j Agreable et ut11e. 4 Grammaue. 27 BOILEAU. ChoiX. 49 Dict. Conversation 65 Ephémérides hiat. 5 Exe~cices. )~ 'i 28 .dthalie Esther. 50 La Santé. 66 Solfège Rodolphe. Commerce. Lecturea. 67 Dessinateur. 6 Corngé: (; !::.;: ( s "3- 1 29 Arithmétique. B Ch . 68Gymnastiquei0011g 7 Analyse 51 8Ditea,di~~&a )· • 30 Tenue des Livres. 52 E:'di':NN :~e. Histoirt Rel1g1on. L 1 s a r · · 9 FLEURY. Catéch. ectures. 53 CHATEAUBRIAND. 69 Les Croisades. 10 Christianisme. 81 Mythologie(revue) Connaissances utiles. 70 Armées et Marine. 11 Les Apôtres. 32 CENT Récits. !54 Astronomie J.. 71 Histoire d'Algérie 38 FLORIAN. Fables. :S/72 Histoire de Paris• . Géograph•· .... . . .,. 55 Géo1og1e. 12 Géographie génér. Connal8Ban~s utdes. 56 Minéralogie. ~ Lectures. 13 Tour du Monde. 34 Travaux d'aiguille Un livre utile. 73 Gerbe. 35 Musique avec notes 57 ContreivaoGNEBIB 74 Cor~eille. 14 Géogr. France. 15 Tour ~e France. 36 Algèbr~. ., et TABAC (ouvrage 75 .Abe1lle. llutoJTe. 37 Exerc.d Algèb. : é) 76 Mosaïque. 88 La Chinlle. ~ couronn • 16 Histoire sainte. 17 ancienne. 89 La Physique. g HiBtoire naturellll. Lectures. 18 moyen Age. 40 Agriculhlre. §:58 L 'Homme. 77 Ornements. moderne. 41 Jardinage. ~ 59 Les Mammifères. 78 Trésor. 19 20 de France. 42 Dessin linéraire ~ 60 Les Oiseaux. 79 Lépreux. 21 universelle. 148 - d'imitation 61 Les Poissons. 80 Voyage. (lornellle Raeine Bon• antenr• (Chefs-d'œuvres) 93 LA TouCH.E, Iphigénie en 81 Le Cid Esther ~ réunis 94LAFossEManlill8 (Taulide 82 Horace Athalie 5n• 28 95 Ducœ, Macbeth 83 Cinna. 88 Britannicus 96 Hamlet Sujets français 84 Nicomède 89 Andromaque 85 Rodogune 90 Mithridate 97 RAYNOUARD, Templiers 86 Polyeucte 9{ Iphigénie 98 CaiNIBB, Charles IX 87 Menteur 92 Les Plaideurs 99 Du BBLLOY, Siége Calais 100 Jeanne d'Arc (Excellentes éditions, avec nombrell8es notes, commentaires, notices historiques.)

NB. Le port de l'envoi étant à la charge des souscripteurs, ceux-ci voudront bien ajouter 2 c. s'ils ne souscrivent qu'à un exemplaire, 5 c. s'ils en désirent 7, to c. pour 15, et pour un plus grand nombre proportionnellement: soit 5 c. par 7 exemplaires en mo enne.

SION

JVm• ANNÉE 2~

Février 1886.

l ÉCilE PIIIAIIE 1

REVlTE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPiCES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE parait le 10 et le 25 de chaque mois, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d'abonnement ponr la Suisse, 2 Cr.- Union postale, 2 Cr. ~O. Annonces, prix 20 cent. la ligne ou son espace. Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit Il. une annonce ou à compte-rendu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE Les écoles du Valais (suite). - La stabilité de l'instituteur. - L'en· seignement agricole. - L'hygiène à. l'école primaire (suite).-?~ la n~n­ chalance (suite)._ Bilan géographique de l'année 1885. - Style ep1stola1re (suite). - V ariètés: Grand'maman.... Il. l'école.

Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'~lteur : M. p, PIGNAT, seorét. au Départ. de l'Instruction publique, a Sion.


ATTENTION Nos le~teurs tr?uvero~~' joint a.n présent numéro, un supplément qui les entretient de 1ExpositiOn scolau·e permanente de Fribourg et de son organe ~ouve!lement fondé , le !ifoniteur. En appelant sur ~ette petite revue . 1~ttenhon du corps enseignant, nous recevrons avec· plaisir les so~s~~1pl10ns des person~es . qui désireraient s'abonner par notre intermedia• Les demandes amst parvenues seront aussitôt transmises à qui de droit.

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AVIS POSTAL IMPORTANT Presque iournell~ment il ~rrh·e aux divers bureaux de l'Etat, et partant à ~ux del I~struction J?Ubllque, des lettres taxées, pour cause d'inobservation complete ou parhelle des formalités postales. Nous devons en conséquence rappeler des .avi~ antérieurs à ce sujet, d'après lesquels, dans les rapports .offiCiel~, le ph dOit po~ter le nom et la qualité de l'expéditeur, le mot .Q/fiC~_el, mais no~ - ce qm arrive trop souvent- le nom propre du destmata1re. La qualtlé de ce dernier doit seule être mentionnée · à ce défaut. !'envoi revêt, .au~ yeux de la poste, un caractère persodnel, et il est des lors soumis a Ja taxe. On doit donc écriœ tout simplement: A~t J.?épartement, etc., ou Au Secrétariat du Département, etc., suivant que lon veut se mettre en rapport avec le chef du dicastère ou avec son personnel. En s'en tenant strictement à ces instructions on sera certain que les lettres .arrivent. sCJrement.à. destination, les plis t~xés étant généralement refuses, ce qm peut parfois entraîner tout au moins des désagréments.

BIBLIOGRAPIIIE %.11 VOZIIIVB. lr.r.VS!rB.B,

co~p?sé, comme son ~itr~ l'indique, de la ileur des articles et des gravures cuetll!s dans les publicatiOns françaises et étrangères est tout à la fois un r.ecuell de nouvelles, une Hevuc littéraire et mondaine, un J ournal d'actua~ttés, etc. Par la pl?~e et p~r.le cray on, il suit pas à pas les événements du JOUr, les personnalites en evtdencc, les curiosités de toute nature · c'est en un mot, 1~ plus compl~t, le plus intéressant, le plus honnête, en même te~1ps qu,e, le moms cher ~es Journaux populaires illustrés. . 1 ?utes les semarnes, un numer o de 16 pages, 48 colonnes, 4 pages d'illustr~ twns sous couver ture glacée ; tous les ans, table et couverture annuelle et prime en, cou~eur. - Un an, : Fr_ance 8 francs. - Etranger 9 francs. Bureaux a Paris : 18, Rue de l Anctenne-Comé<lie. .

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LES OISEAUX UTILES ou , les Amis de l'Agriculteur.

~a hbra1~1~ D. Lebe~ , a L?-usanne, >ient do nous adresser un petit ouvrage q~ elle a édite so?~ le titre ct-haut. Dans ce j oli livr o sont décrites les (30 principales ospè?es. d Oiseaux ~tiles, de notre pays. . Ces descripti_ons sont faites a un point de vue pratique, à la portée de la Jeunesse, et lm donnent les connaissances suffisantes du petit monde ailé qui peuple nos campagnes . .Mais, à part leur utilité, ces gracieux habitants de l'air n'ont-ils pas encore

N• 8.

Sion, 25 Février.

1885-86.

ORGANE DE LA

• SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION •

LES ECOLES DU V ALAIS :r..eur infériorité. - Oauses de cette infériorité. - B.emèdes. (Suite.)

Pourquoi multiplier les classes, si on ne les fréquente pas régulièrement; à quoi bon des règlements, des examens, si l'on se soustrait impunément aux règlements, et si les examens ne sont que la trist.e constatation d'une ignorance inexcusable? Le maître le plus capable et le plus dévoué échoue fatalement dans une classe où les élèves ne font qu'apparaître de temps en temps. Aucun progrès n'est possible dans ces conditions ; le maitre se décourage à la vue de son temps et de ses efforts inutilement dépensés. Les enfants sont sans ardeur, sans discipline; la vie de la classe, l'émulation, fait complètement défaut. Il ne peut y avoir de suite ni d'enchaînement dans l'enseignement; sans cesse il faut revenir à des choses déjà vues, aux principes les plus élémentaires. L'enfant ne voit aucune faculté de son intelligence se former : sa mémoire reste ingrate, car il n'a rien à lui confier ; son jugement ne peut s'exercer que sur un très petit nombre d'idées et reste dans sa faiblesse native ; sa conception ou perception intellectuelle reste lâche, molle, lente à saisir les idées les plus simples, les rapprochements les plus frappants. Cetle école mal fréquentée n'est plus le portique de la science; c'est l'asile de la routine, où les malheureux enfants qui se présentent encore assez régulièrement se découragent, s'étiolent, et finissent par contracter des habitudes de paresse et d'insubordination et par déserter à leur tour. Voilà le mal: Que l'on compare les listes d'absences et la force des classes, et l'on ne tardera pas à se persuader de la vérité de notre assertion. Les communes qui présentent le plus de recrues illettrées sont celles qui donnent le plus grand nombre d'absences ; les plus avancées sont celles où les classes sont le mieux fréquentées. Et si l'on recherche quels sont les jeunes gens qu'il faut renvoyer aux écoles complémentaires, on trouvera invariablement que ce ne sont pas précisément les jeunes gens dépourvus de moyens, mais ceux qui ne sont pas allés en classe.


H4 Quelles sont les causes de ces absences ? De la part des parents, elles peuvent provenir de la cupidité, de l'indifférente ignorance, ou de la faiblesse. En effet, il est des gens avides, âpres au gain, qui n'ont qu'un but : arrondir ce lopin de terre où ils ont attaché leur· cœur. ll faut gagner de l'argent à tout prix, il faut que tout le monde y contr bue. Pour eux l'enfant n'est pas une intelligence à perfectionner: c'est un instrument qui ne rapporte qu'autant qu'il est mis en œuvre. On exploitera cette pauvre créatu.re ; on fera peutêtre quelque chose pour son corps, ca::- l'outil veut être eutretenu ; mais on laissera s'étioler cette intelligence, cette âme qui ne demandait qu'à s'instruire, et l'on trouvera que l'on a assez fait pour l'enfant, si à la mort on peut lui léguer un champ élargi de quelques siJlons. D'autres parents, fort peu instruits et indifférents en même temps, ne connaissent pas le prix de l'instruction. Tout ignorants qu'ils sont, ils ont su se tirer d'affaire ; que leurs fils fassent de même. Ils ne les empêcheront pas d'aUer en classe ; mais ils ne seront pas en peine s'ils n'y vont pas; ils ne contrôlent pas l'emploi de leur temps et ignorent absolument leur degré d'instruction. Ces enfants non surveillés désertent i.a classe pour Je jeu, ils s'absentent au gré de leurs caprices ; ne viennent que fort tard en automne, quittent aux premières haleines chaudes du printemps. Périodiquement obligés de recommencer chaque semestre, non seulement ils ne font pas de progrès, mais retardent singulièrement ceux des enfants plus réguliers, et même de toute la classe. L'école de répétition n'est pour eux qu'un châtiment auquel ils tendent à échapper à tout prix. La troisième catégorie est celle des parents faibles, lâches, qui ne savent ni se faire respecter, ni se faire obéir de leurs enfants; qui ne demandent qu'une chose : la lJaix. Il leur est impossible de punir des fautes même graves ; ils ne savent résister à aucune sollicitude ; pour avoir la paix, ils laissent leurs enfants agir à leur guise. ll est évident quP. si ces parents, peu dignes de ce nom, ont des enfants à la fois paresseux et volontaires, aimant beaucoup la liberté, mais peu la classe, ils ne sauront jamais les forcer à fréquenter celle-ci avec quelque peu d'assiduité. Nous voyons que les absences peuvent donc en grande partie être attribuées aux parents. Ceux-ci céderont d'autant plus facilement que les enfants trouveront des prétextes plus ou moins spécieux, sauront vanter leurs petits services, préviendront même les désirs secrets de quelques parents. Mais, dira-t-on, les enfants n'aiment donc pas la classe. Généralement parlant, les enfants ne sont pas grands amis du travail intellectuel ; des enfants ardents au travail manuel, seront paresseux, rebelles pour le travail de

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J'esprit. La réclusion pèse à tous les enfants : quelques-uns même éprouvent pour la classe une répugnance invincible. La cause des absences, pourrait.-on croire, réside donc aussi dans les enfants. !?directement, oui. Mais il est cerlain que si les parents se montraient ferm~s, résolus et énergiques, toutes les répugnances et toutes le~ résist31~ces des ~nfants ne sauraient prévaloir contre une résolutiOn arrete~ un.e fOis pour. toutes. Mais il ne suffit pas de connaître la maladie ; tl faut aussJ en trouver le remède. Nous voyons que la cause principale des absences provient des parents : c'est donc sur ]es parents qu'il faut agir. Néanmoins il ne faut pas oublier d'agir sur les enfants, cause secondaire. Il est difficile sans doute,. d'agir sur des enfants qu'on n 'a, pour ainsi dire, pa~ sous la mam ; cependant comme la plupart sont présents à l'école pendant l'hiver, le maître pourra toujours essayer de leur faire comprendre l'obligation du travail et les avantages de l'étude. Il leur rendra le travail attrayant et varié, en évitant la monotonie · il usera autant que possible d'un système de récompenses et d'en~ courag~men~ qui sout!enne et r~lève les courages ; dans la mesure du posstbl~, llmtrodm~a ?ette genéreuse émulation qui est comme ]a sève qur donne la v1e a tout le corps ; il lâchera de les avoir présents le plus longtemps possible. Ainsi, il y a des communes où l'on a plus besoin des enfants pendant la première moitié d'octobre, quand le temps est favorable. à la .Pâture ou ~ ux travaux des champs, que pendant les prem1ers JOurs de maL Dans ce cas, pourquoi ne commencerait-on pas ~es c1ass~s ~n peu plus tard, pour les prolonger en mai, et compenser ams1 le temps perdu ? Dans d'autres localités des circonstances exceptionnelles ne permettent pas de faire ;enir les élèves deux fois par jour à l'école. Ne ferait-on pas bien pour répondre à l'esprit de la loi, de commencer la c1asse un p~u plus tôt et d~ la terminer une demi-heure ou une heure plus tard? Il est bten entendu que ces modifications doivent se faire de concert et avec l'approbation de l'autorité. Et ne serait-il pas avantageux de tenir compte des absences au moment de l'émancipation du jeune homme. Déjà notre législation permet de retenir à l'école tout élève âgé de 15 ans et dont l'instruction est jugée insuffisante. Ne pourrait-on pas, en outre, obliger un élève dont la fréquentation a été irrégulière, à continuer à fréquenter ia classe pendant un temps équivalent à ses absences. Une fois bien persuadés que toutes les absences seront immanquablement portées en compte tôt ou tard, il n'est pas douteux que les élèves tâcheront de se décharger le plus tôt possible de l'obligation de la fré(La jin au prochain numéro.) quenter.


H6 LA STABILITÉ DE L'INSTITUTEUR ~i, pierre qui roule n'amasse pas mousse, de même une école qm ch~ng~ fréquemment ~e maitre se trouvera bientôt dans un état. qu! latssera ~or~ à d~strer sous le rapport intellectuel. Donc, un msht~~ur qm n aurait. pas de bonnes raisons de quitter le pos~e qu 11 dessert, devrait y être maintenu, et lui-même s'ü déstre 1~ prospérité de l'école qu'il dirige, se fera non seule~ent un devmr, mais e~core, un plaisir de continuer l'œuvre qu'il aura commencee, au heu d entreprendre chaque année une nouvelle besogne, surtout que c'est toujours la première année qui est la plus pénible. D'un autre côté, les communes qui n'ont pas de motif grave de congédier leurs instituteurs, font preuve de bon sens ~n gardant .ceux qu'elles possèdent. Ces changements sont parfms de part et d:autre l'effet d'un pur caprice, ou d'un léger gnef, et dans ce ?BS 1, on e_st presque assuré de tomber de Charybde en Scylla. ParfOis, c est l'avantage de régenter au lieu du domicile de ~a ~amille qui pousse à ces permutations, lesquelles ne profitent ordmatreml:'nt qu'à une faible minorité pour nuire à la majori~. Ce sera encore un esprit d'économie contraire à l'esprit de la loi et aux intérêts génér~ux, et l'emploi sera adjugé, non au plas capable ou au plus dtgne, mais au plus coulant. Avec ces convoitises, ces caprices, cet amour du changement et des économies déplacées, et d'autres motifs encore plus ou moins avouables ce n'~st qu'au 25.... d~gré _de l'échelle fédérale que nous serons ~er­ tams de nous mamtemr, et si nous parvenons à gravir un ou deux échelons, ce n'est qu'au prix d'efforts inouïs des vrais amis de l'instruction, efforts que neutralisent les facilités d'exclusion d'éviction, de départ volontaire et sans cause, si ce n'est l'incon! stance et l'amour de la variété. S'il m'était permis de donner ici des détails, l'on se convaincrait qu'il ne s'agit pas de telle localité plutôt 9~e de telle .autre, c:'-r l'un ou l'autre de ces cas se présente tantôt tet, tantôt la, du Léman à La Raspille, de l'Oldenhorn à la Dent d'Hérens : ceci dit pour les gens à vue faible qui ne voient rien au-delà de l'horizon où ils se meuvent. Une école qui change souvent de maitre ne sera jamais dans on état prospère, car un travail sérieux commencé continué et achevé par différents artisans qui se succèdent à de 'courts inter· valles, ne sera jamais parfait. Bien que nous ayons un plan ~én~ral, les méthodes, procédés et moyens employés par chaque mshtuteur ne sont pas les mêmes. A chaque changement c'est une !l;Ouvelle marche, ce sont de nouveaux dérangements. Les premieres semaines de chaque année scolaire, les élèves les plus âgés sont presque aussi novices que les commençants, et cette

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première année l'instituteur même n 'est-il pas un autre novice peut-êtr~, un nouveau ?oviciat l'année suivante. Quels que sment le devoftment, le zele, les capacités de l'instituteur, à chaque permutation l'école sera stationnaire si elle ne périclite pas, et cela pendant une durée notable de l'an~ée scolaire, car les élèves auront besoin d'apprendre à connaitre le maître et ses méthodes, et Je maitre aura besoin de connaître ses élèves, leurs forces, leurs aptitudes, leur caractère, et cette connaissance ne s'acquiert pas d'un jour, cependant elle est une condition de succès pour toute école. Ainsi, il est presque impossible même que pendant tout le cours de l'année l'école suive une marche réellement progL·essive. Les premiers éléments de toutes ou presque toutes les branches, seront répétés à chaque ouvertur~ scolaire, et celles qui ne peuvent être parcourues dans un espace de six mois ~e seront jamais qu'effieurées par les élèves les plus âgés, les ,mteux doués et les mieux disposés: l'ancien maitre aurait continué son œuvre, le nouveau la recommence : il rabâche. Dans ces conditions, on quittera l'école sans avoir fait connaissanc~ avec ~e pa~tie plus ou moi~s notable du programme obligatoire, et 1 on brillera, comme d habitude, devant MM. les experts pédagogiques. L'instit~teur, qui s'at~end à faire un séjour de peu de durée dans une ecole, ne travatlle sérieusement qu'avec la division supérieure afin de mieux faire reAsortir son mérite, ses aptitudes, 8~ efforts,. e~ ne I!as essuyer un blâme . à son départ. Pourquoi 8 attachera1t-1l à b1en développer les sections inférieures qui sont eepen~ant la ~ase !nteUect~elle de l'édifice scolaire 1 Ce n'est pas lut qm recueillerait le frmt de son labeur mais un successeur f?rt peu sympathique, pe~t-~tre. c.ette. co~d~ite frise quelque peu 1égmsme, sans doute, mats 11 serait diffic1le aujourd'hui de trouver un grand nombre d'âmes tout à fait exemptP.s d'un léger petit brin de ce sentiment. Que le changement de maître se répète dans la même école un certain nombre d'années eonsécutives et l'on pourra ai~ément ne fo~mer que deux degrés de toute l'é~le, au lieu de tro~s que present le règlement scolaire. Ce sera plus commode, ma1s :peu hon?rable, e~ encore moins satisfaisant pour les personnes qm voudraient avOir une bonne école, et celles-ci se rencontrent partout, en plus ou moins grand nombre. L'"!cole primaire nous a entretenus, dans plusieurs articles. de l~ fatblesse de la lecture dans nos écoles ; elle nous a énuméré bten des causes de cette infériorité. mais le défaut de stabilité de l'instituteu~ ~·a pas été. menti?nné; et cependant je crois qu'il est de nature a etre range en tete des causes principales de nos échecs successifs. Aucun instituteur n'ignore que si l'on veut

qui ira entreprendre?

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o~tenir. au bout de quelques années une bonne division supéneure, 1l ne ~aut pa~ ,n,égliger le.s petits, et l'édifice, reposant sur ~es. bases sohdes, s elevera facilement, dans des conditions ré~om~santes, sans avoir à déployer des efforts surhumains. Les mshtuteurs connaissent les moyens à employer afin d'obtenir une

France, n'en a pas moins cependant, on en .convi~ndra, u~ ce~­ tain à propos en ce qui nous concerne. Aussi les hgnes qUI smvent ne seront-elles pas hors de sa!son ici. . . Il existe en agriculture un premier genre de conna1ssanc~s IDdispensables à la conduite du train rural : ce sont. les ~nnaissan­ ces pratiques. Savoir donner à tous les employes d·tme ferme l'exemple de l'activité et du travai~, combiner ensemble !es exe~­ ples de chaque jour, mesurer raptdem~nt par la p~nsee la distance et le temps, juger de l'état du ciel et de ?elm ~e la terre, bien vendre et bien acheter, voilà surtout en qum consiste ce premier savoir, qui, comme toute espèce de pratique, s'acquiert par l'habitude. On peut s'y préparer ~ans d'excellentes écoles ~rof~ssionnelles d'agriculture. :Mais l'enseignement général, tant pr1mrure que secondaire n'admet pas l'ensemble des exercices par lesquels on s'habitu~ ainsi à la pratique agricole. Il perdrait, par ces exercices spéciaux, son premier caractè~e! qui est ,d'être général, .et de seconder toutes les vocations. D ailleurs, n est-ce pas au pres de son père que l'enfant du village trouvera les meilleurs enseignements pratiques ? Mais ce que, en général, les paysans ne donnent pas, à l~urs fils ce sont des notions raisonnées sur les travaux de 1 agrJCultur~: car beaucoup agissent dans leur art par habitude et par tradition plutôt que par principes, à tel point que~ malgré les incontestables progrès de l'agriculLure contemporaine, on peut encore appliquer à un trop grand nombre de cultivateurs ce qu'au seizième siècle Bernard Palissy disait sur leur compte d'une manière absolue :

bonne lecture chez les commençants ; ces moyens leur ont été suffisamment répétés dans l'Ecole primaire, à J'Ecole normale ~~ns les conférences, P?ur qu'il leur soit interdit d'en allégue; !Ignorance. Et pourquoi donc la lecture est-elle toujours si pauvre dans b~aucoup d'écoles? Je l'ai dit : parce que l'instituteur m~nque,,.smt ~ar ~a faute, soit ensuite des agissements des ennemis de 1mtéret genéral, ou des économistes à outrance des garanties de stabilité indispensables. ' Tous les instituteurs embrassent-ils la carrière pédagogique par pur amour de l'enseignement? II est permis d'en douter. Quelques-uns sont. poussés par l'appât du gain, en utilisant d'une façon plus productive les longs mois d'hiver, et s'ils peuvent régenter dans leur commune, les loisirs de J'école peuvent être consacr~s ~ux traval!x domes,~iques, lesquels ont parfois le pas sur les mterêts scolaires, car lmstituteur qui enseigne chez lui n'est pas tenu aux mêmes scrupules qu'un étranger ·les familles auront ~lus ~·u~e raison d'être coulantes plutôt env~rs un cornbourgeois qu à 1 égard ~e to~t autre, et cette indulgence, bien que s,ouvent forcée,. sera lom. d'être avantageuse à la prospérité de 1 école. De ce coté donc, Il y rarement avantage à ce qu'un instituteur régente dans le lieu du domicile de ses parents. En admettant, sauf certaines exceptions, des étrangers seuls à régenter ~ans une ~~mu!le, des rival~tés .funestes ne se produiraient pas; 1 on verrait difficilement des mshtuteurs peu soucieux se substituer à des maUres dévoués. Si chacun voulait fonctionner chez lui, des communes auraient des instituteurs à profusion tandis que d'autres po~rraient fermer leurs écoles n'ayant p'ersonne pour les desservir, ~ttendu ,qu'il y a des localités qui envoient constamm~nt des éleves à l école normale, au lieu que d'autres n~ font guere souvent, ou pas du tout, connaissance avec cet établissement. (La fon au prochain numéro.) L'ENSEIGNEMENT AGRICOLE • • Nos. neveux. s'étonneront un jo,u r que dans un pays comme le notre, ou tout VIt de la terre, on n ait pas commencé par enseigner aux enfants, après les remerciements au Créateur l'art de la cultiver et d'y vivre heureux.. ' Cette réflexion d'un illustre savant, émise à l'endroit de la

Un chacun laboure la terre sans aucune philosophie et vont toujours le trost accoutumé, en suivant la t.ra~e de leurs.pré~écesseurs, sans considérer les natures ou causes prmcipales de l agriculture.

De plus découragé par les difficultés actuelles, par l'intensité de la crise' agricole, loin de chercher à écl~ire~ sa famille .sur l~s avantages de la vie des champs et sur la dtgmté du travail agncole, le laboureur ne cherche-t-il pas trop souvent à détourner son fils de la profession paternelle ? Empruntons encore, sur ce point, le naïf langage du bon Bernard Palissy : Je m'esmerveille d'un tas de fols laboureurs, qui soudain qu'ils ont un peu de bien, qu'ils ont gagné, avec grand labeur, en leur jeunesse, ils auront après honte de faire leurs enfants de leur estat de labourage · ainsi les feront du premier coup plus grands qu'eux-mêmes · et ce' que le pauvre homme aura gagné, à grand'peine, il en dépe~sera une grande partie à faire son fils monsif!Ur, lequel monsieur aura enfin honte de se trouver en compagme de son père et


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sera desplaisant qu'on dira qu'il est fils de laboureur ; et si de cas fortuit le bonhomme a certains autres enfants, ce sera ce monsieur-là qui mangera les autres et aura la meilleure part, sans avoir égard qu'il a beaucoup coûté aux escholes, pendant que ses autres frères cultivaient la terre avec leur père ; et cependant voilà qui cause que souvent la terre est souvent avortée et mal cultivée ; parce que le malheur est tel qu'un chacun ne demande qu'à vivre de son revenu et faire cultiver la terre par les plus ignorants. Chose malheureuse 1

Ceci posé, la part de l'instituteur rural, en matière d'enseignement agricole, se trouve clairement indiquée. TI laissera complètement au père l'enseignement de la pratique culturale proprement dite. Sa tâche, à lui, c'est d'éclairer cette pratique par les principes raisonnés de la science rurale ; les principes, il doit les trouver lui-même dans un traité court, clair, substantiel, qu'il mettra entre les mains des élèves et dont il se servira Je plus souvent possible pour la lecture, les dictées, les exercices de mémoire, de composition française et de calcul. Par ce système, l'enseignement agricole se trouvera complètement fusionné avec les études classiques et ce sera pour le plus grand bien de celles-ci. Comme le font judicieusement remarquer les hommes les plus compétents, ne convient-il pas que le maître reporte sans cesse l'esprit des élèves vers des objets qu'ils ont souvent occasion de voir et qui les intéressent naturellement? Dans les écoles rurales, c'est donc sur des sujets d'agriculture que l'on doit presque toujours faire lire, écrire, composer, calculer. Par le système si simple que nous proposons, cette règle importante sera suivie. L'instituteur rural ne doit pas seulement inculquer à ses élèves les premières notions de la science agricole ; il faut, en outre, que s'aidant de l'enseignement moral et religieux, il leur inspire une profonde estime pour la profession de leurs pères et qu'il leur fasse comprendre les bienfaits trop souvent méconnus de la vie champêtre. C'est ainsi que, sans se vouer à des travaux qui le distrairaient de ses occupations principales, l'instituteur rut·al donnera à son enseignement une couleur agricole des plus heureuses. Doit-il s'en tenir là? Ne pourrait-il, de plus, se livrer uLilement aux exercices du jardinage et de l'arboriculture ? Evidemment oui. Les habitants de nos campagnes sont, pour la plupart, horticulteurs peu habiles ; ils négligent les bonnes espèces fruitières et ne savent en général ni tailler un arbre, ni le greffer, ni même le bien planter. Dès lors, si l'instituteur fait preuve de talent sur certains points, il gagnera en autorité, et l'on sera d'autant plus

i21 disposé à le croit·e sur les principes de saine théorie agricole dont nous avons dit qu'il doit être le propagateur; . . . , . Possesseur d'un jardin bien tenu, avec pep1~1er.e ~ arbre~ frUItiers, il y conduira s~s él~ves aux heures. de recreatio? et Jl l~ur apprendra a semer, a rep.1quer. à g~efter, a ma:cotter, a bout~re:, à bien planter un arbre, a le condutre en espaher, et, ~êi?Ie a diriger une couche et à obteni~ ces jolies, fleurs Lrop negligees dans nos villages dont elles devraient être 1 ornement. L'.DYfUÈNE A. L'Ét::OLE PBIM.&.IBE (Suite et fin.)

'Un mot sur l'hygiène de l'alimentation. La chimie nous révèle le degré de vertu nutri~ive des diverses substances alimentaires, la manière de les combmer dans no~re régime, et la quantité nécessaire par jour à la co~sommatlon

moyenne d' une personne. Ces ,n?tio~s trouvent ~ar!atl~ment leu~ place dans l'enseignement de 1 histoire naturelle a l article Nutntion. t •t · Je n'ai pas à vous répéter ce qu'on lit da~s tous l~s rru es par rapport à la nourriture et aux boissons. ~ats un pomt sor lequel vous devez instruire vos élèves, à une epoque où la f~aud~ se glisse partout, ce sont les moyens de reconnaître les falsificatiOns nuisibles à la santé. Beaucoup de denrées très communes : vin, lait, chocolat, café en poudre... sont livrées aux cClnsommateurs sou~ent a~térées I?ar des mélanges que la cupi~té ne c~oisi~ pas to?J?urs _moffens•fs. Ceci me remet en souvemr un trait qm caractense bien 1~ malhonnêteté de l'avarice. Un individu cueillait des ~~ampignon_s vénéneux. Un passant crut devoir l'avertir de ce qu tl _supposatt une méprise. • Ces champignons, lui dit-il, sont du pmson, gardez-vous de les manger. - Oh 1 je ne les cueille pas pour _les manger, mais pour les vendre. • On n'est pas souv~nt canaille avec autant d'impudence. Les marchands de comestibles ~t ~e boissons de mauvaise qualité n'ont pas la naïveté de ce coqum-la, mais plus d'un n'en vaut guère mieux. Il faut donc que les. c~n­ sommateurs s'arment d'une sage défiance, et ~pprenne~t ~ distmguer les produits sains et naturels de ceux q~ on a falsifies. . . Un bon traité d'hygiène vous guidera ausst pour les co~seds a donner en cas de brûlure, d'empoison~ment, de contus10n, de piqûre d'animal veuimeux et d'autres accidents. Enfin vous vous efforcerez de détourner vos élèves de l'usage du taba~, ce poison lent qui altère la. s~nté et même les ,faculté~, surtout dans l'âge tendre. A ne constdecer que le côté econom1-


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9ue, faites comprendre que l'habitude de fumer est très nuisible a la bourse ; elle condamne à la gêne bien des petits ménages où règnerait l'aisance, si l'argent dépensé au bureau de tabac recevait une destination plus intelligente. , Ma!.s vou~ ne vous contenterez pas d'enseigner leR règles de 1hyg1en~ ; tl faut que vous les fassiez observer dans la mesure où les ,ctr~onstances en présentent l'application. Ainsi la propreté sera 1obJet de votre constante préoccupation : propreté de la salle de classe et des meubles ; propreté de la cour et des cabinets· ~ropreté sur la pers~nne et ~ans les effets de vos élèves, inspeC.: tlon de propreté matm et ~otr. Inutile d'ajouter que, sur ce point, vous devez VO?S montrer trréproch~ble et prêcher d'exemple. E~ toute saison, yous.ferez ouvnr les fenêtres pendant les récréatiOns ; et, en été, meme pendant la classe, quand besoin en sera, vous donnerez accès à l'air pur, tantôt d'un côté de la salle tantôt de l'autre, en alternant, afin d'éviter les courants d'air nui~ sibles qui se produiraient, si des fenêtres étaient simultanément ouvertes à droite et à gauche. Surveillez avec soi_n la ten_u~ de vos é!èves, et empêchez qu'ils ne prennent des habttudes VICieuses, assis ou debout en lisant ou en écrivant. Enfin, les jeux et exercices fortifiants de gymnastique seront l'objet de votre surveillance. Laissez-moi vous signaler, en finissant, quelques-uns des résultats que vous aurez préparés en formant vos écoliers à la connaissance et à la pratique de l'hygiène. Leur santé se fortifiera si elle est faible, elle s'affermira si elle est déjà robuste · les notions que vous leur aurez apprises, ils les transmettront' à d'autres avec leurs habitudes, et, de génération en génération, votre enseignement, comme une semence féconde, produira du courage de la santé et du travail. ' ~ais vous _ne feriez qu'un~ besogne incomplète et même à peu pres n_ulle, s1 vous ne mettle~ vos écoliers en garde contre un ennemi des plus dangereux a la santé physique : cet ennemi c'est la sensualité. Le Décalogue, qui la combat est donc essen~ tiellement hygiénique, et les enfants doivent co~tracter de bonne heure l'habitude de règler leur vie sur ce code doublement salu(L"Ecole et la Famille.) taire.

DE LA NONCHALANCE De la nonchalance. - Son origine et ses causes. Moyen d'en corriger les enfants. (Suite et fin.)

Pour la nonchalance résultant du tempérament, le médecin ou

128 l'hygiéniste prescriront certainement la gymnastique, les promenades, les jeux, les exercices corporels. D~ns la mesure de nos forces et de nos ressources, nous exécuterons 1 ordonnance,. proc,édant av.ec prudence, mais aussi sachant imposer notre volonte et l acco~pli~­ sement du règlement. Nous serons nous-mêmes des exemples d activité, et l'on ne sera pas sans nous voir qu~lque~~is prendre pa~t aux jeux, provoquer des parties, des courses, JUSqu a des sauts. périlleux ou des vaillantises dont le plus grand danger est quelque mnocente culbute. Les tempéraments affaiblis par les privations, les volon~és én~rvées par les mauvais traitements nous offriront plus de difficultes. Dans ce dernier cas, nous tâcherons de relever les âmes et les courages par un abord plein de bienveillance, par de douces paroles,. par des caresses discrètes et bien placées. Pour le second, que les caisses des écoles, la commune, le bureau de bienfaisance nous viennent e.n aide · trouvons des aliments sains, chauds, abondants pour raffermir ces e~tomacs délabrés, des vêtements pour réchauffer ces m~mbres grelottants : à mesure que la vie renaîtr.a dans les. corps, la vigueur reviendra aux â~es · les facultés endoriDies se réveilleront et la nonchalance disparaîtra' avec les causes qui la ~roduis.aien~ i. car, dans l'espèce, elle était bien plus un accident qu une dispositiOn permanente. Donc, à l'école, des jeux, du mouvement, des e~ercices hygié.n.iques! un air pur, des salles pleines de jour et ~e lum1ère; ~n mobilier qm repose les corps et les soutiennent. au b~u de les fatiguer ~t. de les étioler · de bons traitements, une bienv6lllance et une affabilltè encourag~antes ; s'il est possible et s'il y a .lieu, un supplément aux maigres provisions qui garnissent les pamers ou aux pauvres vêtements que fournit la famille. Mais il est un point qu'on ne cesse de nous recommander, et c'est à bon droit. Dans notre classe, au lieu de languir sur notre bureau comme les ~érovingiens s~r le~r trô~e, sachons, quand ille faudra, aller et vemr, semons la Vie et l entram; parlons, racontons, interpellons ; joignons à la parole le ~este, le dessin, les exhibitions, fuyant l'abstrait o~ n'y reco~rant qu'~ l'~eur~ voulue. Si nous agissons ainsi, surtout s1 nous debutons ams1; Si nos petites classes sont attrayantes, faites suivant les règles de la saine pédagogie, en concordance parfaite avec l~ nature de l'enfant, Emile, fût-ille plus nonchalant du monde, sortira de sa t~rpeur, .de son indifférence · il échappera à ses fâcheuses tendances ; il sera mtéressé, malgré lui ; quelque corde vibrera dans son âme, quelqu'une de ses facultés entrera en activité, et notre malade sera sauvé. Il le sera surtout si à l'intérêt de nos leçons viennent s'ajouter l'émulation, l'attrait des récompenses, la crainte des punitions. La crainte des punitions!. .. nous ne prononçons ces mots qu'av~c crainte et tremblement. Les punitions agissent sur les âmes sensibles. Or, nous avons dit qu'Emile est nonchalant, indolent, indifférent. La première punition l'étonnera peut-être, mais la seconde le laissera froid, et la troisième plus froid encore. Les pensums, les retenues entreront dans ses habitudes, ou bien eUes le dégoûteront


t24 davantage de l'école et du travail, et sa maladie s'en aggravera d'autant. Aidez-le, surveillez-le, harcelez-le, faites-lui sentir sans cesse l'aiguillon ; mais, pour Dieu ! épargnez-lui les sermons, les paroles aigres, les railleries, les châtiments : d'un nonchalant vous feriez un cancre. A ma honte, je pourrais citer plusieurs faits à l'appui de ce que j'avance. J'aime mieux me rappeler quelques exemples de l'efficacité des remèdes que je propose d'apporter à la nonchalance, exemples qui font plus d'honneur à mon expérience et à ma pédagogie, à ma philosophie si l'on veut. J'ai sous les yeux, dans mon étude surveillée, plusieurs petits bonshommes qui me sont arrivés dans le bel état que j'ai dépeint plus haut, c'est-à-dire nonchalants, ceux-ci par nature, ceux-la par suite de leur première éducation. Aujourd'hui, ils comptent parmi mes meilleurs élèves. Comment ai-je fait pour arriver à ce résultat Y Qu'on me pardonne de ne point entrer dans le détail parce que le temps me manque et que je ne ferais d'ailleurs que répéter mes formules : soins quotidiens, persécutions bienveillantes, entraînement de l'exemple, etc. Je termine en disant qu'il est bien rare que les nonchalants se montrent ou du moins persévèrent quand le maitre est actif ou dévoué, fécond en ressources et surtout aimé des enfants et des familles. (Manuel général.) BILAN GÉOGRAl'HIQUE DE L'ANNÉE 1881S.

Nous croyons devoir continuer de publier le bilan géographique de chaque année. Ce tableau, dressé par l'Ecole catholique, est appelé à familiariser le personnel enseignant avec des connaissances qu'il doit posséder, pour se trouver au courant des changements qu'apportent graduellement daos ce domaine les événements de la politique ou les ruses de la diplomatie. EuROPE. - L'année qui vient de finir a été marquée pour l'Europe par trois faits principaux : la Conférence africaine de Berlin, la question des Carolines et la réouverture de l'éternelle question d'Orient. Un mot sur chaque chose. I. La question d'Orient. On croyait que tout était pour le mieux dans lapéninsule des Balkans, lorsqu'en septembre dernier une révolution de palais chasse de Philippopoli, capitale de la Roumélie orientale, le gouverneur turc, et fait appel au prince Alexandre de Bulgarie ; celui-ci se hâte d'accourir, et, sans demander conseil aux puissances, décrète la réunion des deux principautés en une Grande Bulgarie. C'est le premier acte du drame. Mais le traité de Berlin se trouve ainsi déchiré, au grand déplaisir non seulement des puissances signataires, mais encore de la Serbie et de la Grèce, jalouses de voir leur sœur cadette, la Bulgarie, s'étendre aussi commodément. La Serbie, trop pressée, commet la maladresse d'attaquer sa voisine, pénètre sur son territoire, s'y fait battre bel et bien, et ne doit son salut qu'à l'intervention de l'Autriche. Sous la pression des grandes puissances, un armistice est

U5 nclu les deux champions reprennent leur position première, et la

~~ile t~mbe avec l'annee 1885. C'est le se?ond acte du drame.

. Quel sera le troisième ~ 1886 nous le dtra. II. La conférence de Berlin. Il semble;ait qu'il fa_ut ~Uer au lom pour acquérir des terres coloniales, vu qu en Europe 11 n Y a P\us coin de terre qui n'ait son possesseur. Et cependant, co~me. e atsait remarquer dernièrement un journal. allem~nd, ~ c est ~1en, en Europe que se donnent les colonies:. ; - Il aurait pu aJ~Ut~r . « c est à Berlin qu'on en fait le commerce.:. La Conférence afrtcame, tenue dans cette ville à propos de la ~uestion du Congo, .en, est la preuvr Les quatorze puissances qu1 y figurent sont .. l-;\lle~agne, a France, l'Angleterre, l'Autriche-Hongrie, la Russ1e, l ltahe, ~a ~;1gique, la Hollande, le Port.ugaf, l'~~pagne, le Danemark, la u e, la Turquie et les Etats-l!m~ d Amer1que. . Le traité signé le 25 fevr1er 1885 consacre . . 1• La liberté du commerce et de la na~igation d~ns le bassu~ du Congo et ses prolongements jusqu'aux oceans Atl~ntlq~e ,et In.d1~n, ainsi que dans le bassin du Niger' quels que sOient a l avenœ es . possesseurs desdits territoires. 2• La neutralité des mêmes territoires ~n cas de guerre, 1es puissances qui les possèdent fussent-elles belligérantes. 3• La suppression du commerce des esclaves. 4• La nécessité pour toute puissance qui veut s'annexer ou occuper un territoire sur la côte d'Afrique d'en donner acte aux autres puissances. 1 t1 · d Bel Pendant les négociations, la France, le Portuga. e. e r01 es gesse sont mis d'accord pour le partage des terr1t01res du Congo, comme nous allons le voir. . . d Sous la rubrique OcÉANIE, nous parlerons ausst de la questton es Carolines. · d h d Passons en Afrique, la véritable terre promtse es c asseurs e • é d' al colonies. . AFRIQUE. - Figurons-nous un 1mmense gateau c?up 1~gon ement en 30 ou 40 morceaux plus ou moins grands, 1rréguher~, que les convives vont se partager; c'est, à parler familièrement, _1'1mage du Continent Noir, attaqué partout sur ses bords par les pmssances 1 ôtes européennes. . d' b d Naturellement les envahisseurs s'~tabhssent. a or sur es c . , - mangent la croûte, pourrait-on dt:e, -:- pms, bo~ gré, mal gre, pénètrent plus ou moins loin, dans l'mtér1eur selon 1auda?e des uns, les chances des autres, avec des droits établis sur des traités plus ou moins sincères vis-à-vis des indigènes. Faisons le tour de l'Afrique, en commençant p~r le N.-E. Les Anglais continuent à occuper l'Egypte, qm reste pour. eux un difficile problème à résoudre. Leur occupati?n leur en est onereuse ; mais se dessaisir du passage aux Indes sera1t dangereux. La guerre sévit donc sur le Nil moyen. . . Les Italiens convoitent toujours le Tripoli, qm toutefo1s reste aux Ottomans.

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126 Les Français ont la grosse part dans la nord de l'Afrique, savoir: la Tunisie et l'Algérie. Peut-être même verront-ils bientôt le jour où la frontière franco-marocaine sera reculée jusqu'au fleuve Malouia, ou sur le Rif marocain. Le Maroc se meurt. Il semble menacé d'une dislocation en faveur des Français à l'E., des Espagnols, peut-être des Allemands au N., et des Anglais au S.-O. L 'Espagne vient de prendre possession de la côte du Sahara, en face de ses îles Canaries, depuis le cap Bojador jusqu'au cap Blanco. L~ Frr;nce a pr?longé la côte du Sénégal jusqu'au cap Blanco, tandis quelle contmue ses explorations sur le Haut-Niger. En 1886, Kabara, port de Tombouctou, verra probablement flotter le pavillon tricolore. Du cap Vert à la république de Libéria : comptoirs anglais de Gambie, français de Cazamance, portugais de Cacheo, français, peut-être allemands des rivières du Sud, anglais de Sierra Leone, se mêlent d'une façon désagréable, ce qui donne lieu à des froissements. Mais les Français dominent sur toute la Sénégambie intérieure. Dans la Guinée septentrionale, voici de nouveau les Français à Bassam et à Assinie, et les Anglais à la Côte-d'Or ; puis, dans un fouillis inextricable, comptoirs allemands du Togo, français des deux Popos, portugais d'Ajuda, et encore fi·ançais de Porto-Novo, limitrophe du Lagos anglais. Aux diplomates à débrouiller ce chaos colonial. Du Lagos au Rio-del-Rey, le pavillon britannique flotte sans rival dans le delta du Niger, sur ce fleuve et son afH.uent le Binoué, où les comptoirs anglais s'échelonnent jusqu'à 800 kilomètres dans les terres. Déshérités au Congo, ils se sont dédommagés en prenant pour eux le Bas-Niger. Au fond du golfe de Biafra, la nouvelle colonie allemande du Cameron confine avec le Corisco espagnol ou avec le Gabon français dont les limites sont peu fixées. Le Gabon, colonie d'abord insignifiante, est devenu, grâce à l'activité de M. de Brazza et surtout à la diplomatie, le vaste Congo français, de 600,000 kilomètres carrés d'étendue, et peuplé de plusieurs millions de nègres. Limité à l'intérieur par le cours même du grand fleuve, il contient l'Ogôoué, parcouru par de Compiègne et de Brazza, et le bassin du Kouilou où se trouvent les quinze stations que le roi des Belges a cédées à la France. (A suivre.)

STYLE ÉPISTOLAIRE (Suite.) 9. LOUIS à PAUL. Louis raconte une promenade dans un village des environs de X ... ; ses impressions à la vue du clocher, qui lui rappelle celui de son village. Il entre dans l'église à l'heure de vêpres et mêle sa voix à celle dea fidèles. Vers la fin de la promenade, il voit une fauvette devenir la proie d'un vautour. Que

U7 d'enfants dans les campagnes font une guerre acharnée aux oiseaux utiles à l'agriculture. 10. PAUL à LOUIS. D 1 · parle de ses fatigues pendant les moissons. QuelqueR réflexions sur cette :ntence portée contre le genre humain à son berceau : c Tu ~agneras · à la sueur de ton front •· Les souffrances de ce mon~e b1e~ supton !éa~nsont une semence pour l'éternité, vérité consolante, qu1 soutient le por e du chre'ti"en• au milieu des adversités de la vie... L'lme humaine et courage l'oiseau... 11. LOUIS à PAUL. L · félicite son frère de savoir allier les idées sérieuses avec des occuati~:s réputées viles par certains citadins. Différence entre le faux e~ le ~ai mérite. Ce qu'on gagne à observer les hommes. Charmes de la famille. 12. LOUIS à ses PARENTS. Après trois mois passés dans sa famille pour rétablir ~a santé, Louis ,est allé faire une école militaire... Heureux succès. de celle-c1l R~nc~ntre dun neillard dont la conversation intéressante a pwssamment contrtbue à rompre la monotonie de la route. 13. PAUL à LOUIS. C'est jeudi... En écrivant à son frère, Paul ~ait un devoi~ de cla.sse, car M. l'Instituteur lui a donné une lettre à rédtge~··· La famille va. b1en... Le arrain de Louis est gravement malade... Leur Jeune sœur Lowse a com~encé de fréquenter l'école ; elle annonce de l'intelligence, du cœur, etc. 14. PAUL à LOUIS. 11 adresse sa lettre à X ... sans savoir si son frère v est encore. Guérison du parrain de Louis. Joyeux accueil fait par leur .petite ~œur à la po~pée et àl'alphabet illustrés que Louis lui a envoyés. ~es 1mpres~10ns. sur le s10ge,le rhinocéros, le vautour, etc. Frayeu~ causée à 1 enfant, le Jeudi-gras, par plusieurs jeunes gens masqués. Réflex10ns de Paul sur les mascarades. 15. LOUIS à PAUL. L'arrivée d'une lettre fait heureusement diversion, à l~ monotonie ,de _la vie militaire. Louis a reçu celle de son frère à A... Il n ess&e pas de d~~n~e la mer car il faut la voir pour s'en faire une i~ée exacte. Beaucoup d ec!lnins ~n ont parlé d'une mani?re admira~le,,mals, le~rs pompeuses descriptions sont bien pâles, comparees à la maJeste de 1 Oeean. 16. PAUL à LOUIS. En lui écrivant il obéit à sa mère et suit l'i~pulsion de sa c?nscience dont il redoute les reproches par dessus tout. Il s étonne que ce JUg_e (la conscience~ si sévère pour les uns, soit si indulgent pour d'autres, et ~ demande à son frère une explication de ce phénomène. Il annonce la retra1te de l.e ur vénérable instituteur : un mot sur les services rendus par cet homme de bten, reconnaissance de ses élèves. On lui a donné un digne successe~r. Paul a quitté l'école à 15 ans pour continuer son apprentissa~e en agnculture. ~ désire le retour de Louis dans l'intérêt de leur père, qu1 commence à sent1r le poids des années.

V.&B.JBIIJ'BS Grand'maman...• à l'école. Dans un village, au bord du chemin, sur un banc, Grave sous sa pelisse et sous son haut bonnet blanc, Une vieille, qui rêve au soleil, est assise. Auprès d'elle une enfant l'examine, indécise, Et sl!mble ruminer au fond de son cerveau


i28 Quelque dessein profond, téméraire et nouveau. Elle vire alentour, se consulte, s'arrête, Hésite encore; enfin, hochant sa jeune tête, Elle avance et, d'nn air assuré, bravemf!nt, La tirant par la manche et le vêtement : « Grand'mère, lève-toi 1 -Que me veux-tu, petite? Dit l'aieule, et pourquoi me lever? - Allons, vite 1 Reprit l'enfant, je veux t'emmener : il est tard! • La vieille sur l'enfant fixa son clair regard Et sourit : « Où veux-tu me conduire ? - A l'école? - A l'école? Oui, c'est dit; toua les jours - Es-tu folle ? Que veux-tu que j 'y fasse à mon âge 1' On dirait Que je tombe en enfance, et l'on se moquerait. Veux-tu qu'à mes dépens chacun s'en vienne rire? Mais l'enfant: Non 1 suis-moi, je veux t'apprendre à lire 1 Je sais déjà, grand'mère, et ce n'est pas bien long. Je le veux. Viens. L'école est tout près. Pourquoi donc Les vieu.x n'y vont-ils pas, puisque c'est pour apprendre ? • La femme regarda l'enfant sana la comprendre. Celle-ci tiraillait l'aïeule par le bras : c Ou épelle d'abord les lettres, - tu verras, Sur de grands tableaux noirs pendus à la muraille ; Puis...• - Mais, je ne ferai, mon enfant, rien qui vaille. La mémoire me manque, et je n'ai plus mes yeux. Tu ne songes donc pas qu'ils se font déjà vieux ! Pour tricoter tes bas j'ai besoin de lunettes, Et mes conceptions ne sont plus assez nettes. Ce qu'on dit aujourd'hui, je l'oublierai demain. -Je ne t'ai jamais vu de livre dans la main, Grand'mère 1 sur ton banc, sans rien faire et rien dire, Tu restes tout le jour, tristement. n faut lire 1 Le livre que je lis, comme à moi. te plaira ; Et, si tu veux dormir, cela t'endormira. Tu pourras suivre aussi la messe, le dimanche, Dana le vieux paroissien que j 'ai vu sur la planche; Et quand on lira tout haut, toi, tu liras tout bas, Enfin c'est mon idée, et l'on ne rira pas. » Et l'enfant, obstinée à sa sainte chimère, - Sana vouloir de raisons, répétait: « Viens, grand'mère 1• Et, tandiH qu'une main l'attirait, l'autre main Montrait, d'une geste ardent et sacré, le chemin. 0 naïve ferveur 1 volonté magnanime 1 0 dea devoirs nouveaux pressentiment sublime ! Oui, quand l'homme a besoin de ces enaeigneme11ts, Les plus humbles d'esprit s'éveillent instruments: Toute main peut semer la graine salutaire ; Et parfois l'on entend sortir, - touchant mystère! Comme du ver luisant monte à noua la ularté, Dea lèvres dea petits la grande vérité. Eugène MAMUEJ•.

d'autres tit•·es à notre bienveillance? L'habitant des grandes villes possède des artistes de talent qui interprêtent les œuvres des grands musiciens ; l'habitant des campagnes a son orchestre aussi ; les artistes qui le composent se nomment : le rossignol, l'alouette, le morle, le rouge-gorge, la grive ct les fauvettes, etc. Leurs voix joyeuses viennent égayer le laboureur et l'encourager dans ses rudes travaux, et leurs chants mélodieux réjouissent tous ceux qui savent comprendre et aimer la nature. Le prix de cet ouvrage, qui contient 60 gravures de Paul Robert, toutes exécutées d'après des sujets vivants, les présentant dans leurs poses orignalos, est de 1 fr. 50. Nous recommanderons d'autant plus volontiers ce joli ouvrage que l'art. 18 de la loi fédérale sur la pêche et la protection des oiseaux utiles dispose : «Los autorités scolaires doivent veiller à ce que les enfants apprennent dans l'école à connaître ces oiseaux et à les épargner. »La publication de M. D. Lebot peut donc servir d'excellent guide sous ce rapport. A.TIS ID:PORT ~NT 200 de nos abonnés se sont déjà fait inscrire pour recevoir l'excellente Conférence sur l'enseignement de l'ecriture, par M. Taiclet, officier de l'instruction publique, chevalier de la Légion d'honneur, également auteur, nous l'avons dit, d'une très bonne methode d'écriture et de l'Intt·oduction ù l'étude de la grammaire. Avant de servir ceux de nos abonnés déjà inscrits pour recevoir cette conférence, nous attendrons jusqu'au 15 mars prochain, afin que ceux qui désirent encore posséder l'opuscule en question, puissent le demander dans l'intervalle. Après le délai ci-haut, nous prierons M. Taiclet de nous faire faire l'emoi des exemplaires que nous devrons transmettre à nos abonnés. Nous rappelons que tout souscripteur recevra cette Conférence à titre gracieux, comme hommage de l'auteur. Il ne coûte ainsi que la petite peine de la demander pour l'obtenir. Qui ne la prendrait dès lors 1

LES CENT BONS PETI'IS LIVRES INSTRUCTIFS ET MORAUX à 10 centimes, par Ad. ILion.

A ceux de nos abonnés qui désireraient former à bon compte une petite bibliothèque, nous ne saurions que recommander l'acquisition des pelits livres dont on trouvera ci-après les titres. Le nombre total en est de lOO, ce qui rept·ésente une valeur de 10 fr. Ces opuscules, qui compt·euHellt tous de 50 à 60 pages, sont écrits dans un très bon esprit et présentent, sous un petit volume, grâce à leur texte serré, la matière de bien des manuels qu'on ne se procurerait guère à moins de mettre souvent un prix plusieurs fois supérieur. Dans le nombre plusieurs sont illustrés. En engageant vivement nos abonnés à profiter de l'occasion qui leur est offerte de se monter à peu de frais une petite bibliothèque, nous les avisons qu'ils pourront toujours se procurer pour le prix ci-haut, les petits livecs en question. A cet effet, ils n'auront qu'à s'adresser à l'éditeur de l'Ecole primaire, à Sion, qui en fera l'expédition au plus tôt, mais sans s'engager cependant à les fournir avant le délai d'un mois à partir de la demande.


Ils _devront aussi. bien preciser les numéros en consultant la liste ciapres ou celle qm figure au dos de la couverture des Bons petits Livre& L'indication du titre des opuscules n'est donc pas nécessaire. • Lecture. Ecriture. LP-ctures. 1 A~P.h.abet. 22 L~ FONTAINE. .

Connaissances utiles., Histoire naturelle

44 Géomètrie. ~ :ï 62 Les Insectes. • 2 C1vi!Jté. . 23 FENELO~. Ch?IX. 45 Mécanique. g 63 Botanique. ;;: 64 Instinct Anima 3 Exemp ..Ecr1t~re. 24 Style ép1stollme. 46 Arpentage. Langue f.,ançau;e. 25 CENT Lec~ures. 47Exerc.d'arithm. ~~ . ux. LIIOM?ND 26 Lecture Dima1_1che 48 _ Géomètrie. '!" j Agreable et utile. 4 Grammaire. 27 BOILEAU. Cho1x. 49 Diet Conversation 65 Ephémérides hiet. 5 Exe~eiees. ).., ~ 28 Athalie Esther. 50 La Santé. 66 Solfège Rodolph 6 Corngé· .,.t:: C 67 D ess10ateur. · e. • t;& ~ 8 ~"' 1 ommerce. Lectures A 7D. nadilrtse B ~ 29 Arithmétique. B" G'h. • 68GymnastiquetOOftg 51 uPPON. 013:. 8 1tea, espas • :;: 1 30 T d L' Religion. enue es Ivres. 52 Etudes Nature. llistoire. 9 F LEURY. Catéch. Lectu~es. 153 CHATEAUBRIAND. 69 Les Croisades. 10 Christianisme. 31 Mytho1oi!' 1~(revue)l Connaissances utiles. 70 ~mé~s et Marine. 11 Les Apôtres. 32 CENT Re01ts. ~ ... 71 Htst01re d'Algérie . 54 A t Géographie. 33'FL~RIAN. Fab_les. 55 G:;i~~~~e ~ 72 Histoire de Paris 12 Géographie génér. Oonnal8sanc~s "hles. 56 Minéralogie. '!" Lectures. 13 Tour du Monde. 34 Trayaux d'aiguille Un livre utile. 73 Gerbe. 35Musiqueavecnotes 57 C tr 1 74 Corbeille 14 Géogr. France. 15 Tour de France. 86 Algèbre. \ otnT e VR(OGNBBIE 75 Abe1"lle · 37 E d' •1 è " e ABA.C ouvrage · . · JItstotre. xere. .a. g b. ~:0 é) 76 Mosaïque 16 Histoire sainte. 38 La Chimie. couronn • · 17 ancienne. 39 La Physique. g Histoire naturelle. Lect~eres. 18 moyen âge. 40 Agriculture. ~58 L'Homme. 77 Ornements. 19 moderne. 41 Jardinage. ;: 159 Les Mammifères. 78 Trésor. 20 de France. 42Dessinlinéraire J ~ 60 Les Oiseaux. 79 Lépreux. 21 universelle. 1. 43 -d'imitation 61 Les Poissons. 80 Voyage. Corneille Racine Bons auteur• (Chefs-d'œuvres) 93 LA TouciiE, Iphigénie eu Esther ? réunis 94LAFossxManüus (Tauride 81 Lo Cid Athalie ) n• 28 95 Duœs, ?tlacbeth 82 IIorace 88 Britannicus 96 Hamlet 83 Cinna. 89 Andromaque Sujets français 84 Nicomède 90 l\lithridate 97 RAYNOUARD, Templiers 85 Rodogune 91 Iphigénie 98 ÛIIÉNIER, Charles IX 86 Polyeuete 92 Les Plaideurs 9!\ Du BELLOY, Siége Calais 87 Menteur 100 J eanne d'Arc (Excellentes éditions, avec nombreuses notes, commentaires, notices historiques.)

NB. Le port de l'envoi étant à la charge des souscripteurs ceux-ci \·oudmnt bien ajouter 2 c. s'ils ne souscrivent qu'à un exempl~ire 5 c. s'ils en désirent 7, to c. pour 15, et pour un plus grand nombre pr~por­ lionnellement, soit 5 c. par 7 exemplaires en moyenne. .JuHqu'à cc jour Il a été écoulé plus de 1:500 BONS PETITS LIVRES. Nombreuses commandes re111tent à serwlr et continuent. à arriver.

ATELIER DE

SIO~ JO Mars 1886.

LÊCILI PIIIAIIE 1

1

REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît le 10 et le 25 de chaque mois, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d'abonnement pour la Suisse, 2 Cr. -Union postale, 2 Cr. CiO. Annonces, prix 20 cent. la ligne ou son espace. Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit à une annonce ou à compte-rendu, s'il y a lieu.

SOl.\fJ.UAIRE Les écoles du Valais (suite).-La compositionfra.oçaise à. l'école primair e . La stabilite de l'instituteur (suite). - Préparation des classes. - Pédagogie aujour lejour. - Bilan géographique de l'année 1885.- Style épistolaire. - Variétés: Toujours debout. Un examen au temps jadis.-Anecd otes scolaires.

RELIUR~~

ET

En~adrement

'jVm• ANNÉE

de &"ravures

Ant. CABRIN, Sion, rue de Conthey.

Tout oe qui oonoerne la publloatlon doit &tre adressé à l'éditeur : M. P. PI&N.A.T, seorét. au Départ. de I'IDstruotlon pubUque, à Sion.


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No 08 l'Ecole primaire, 25 février 1886 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu