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li n es _dont o~ trourera ci-après les titr es . Le nombr t t 1 ce qm represente une vale ur de 10 fr Ces op el o a _en es t d e t ous d e 50 a· 60 pages, sont é crits dans ·un ,t . uscu b es' qm . nrt>n-,•n-· s ous un pe~it v olume, g râce à leur texte se~~~ l~n~::g~·~ et pré~e m a nu els qu on ne s e procu rerait guère à m . d tt CJ e de b•en
plusieurs fois s upérieur Dans le nombre ~In~ e me re souvent un gageant vivem e nt nos abon nés à profiter ul~teurs. sont ~Illustrés. de se monter à peu de fra is u ne pet•' t b'bl?ctcla~wn qm e ur est . tt · e ' 10 1eque nous les q u ··r I s po_mron OUJOurs sc procurer pour le rix ci-h a'ut . a en.q ue_stw~. ~cet effet, ils n 'auront qu 'à s'aar esser à 1'/d~fs p edtts przmmre, a Swn, q u i en fera l'expédition au 1 • ~ J eur e l cep e ndant à les fourn ir avant le délai d ' P ~s ~ot, m~Js sans V'-'l;:;a~:lm Ils d evront au ssi bie · · un IllOIS a partir de la '"''-''llillliUf!.' 1 la lis te ci-après, q ui a~ngl~~ct~: i~ le~ n~·. en r~e cons ultant désor mais titre des n 'est donc pas L'indication
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L ect11re. E crrtu re.
Lectures
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1 A.lr.h.a? et. 22 L A FoNTAI~E. /nn~~ssan~es utzle!·l Histoire naturelle. 4 2 Civi lite. 23 FÉNELON Ch · Geomètne. ~ < 62 Los Insecte8 3 E xernp ..E cnt~ro. · · ouc. 45 Méoamque. · "j63 Botanique. • 24 Style épistolaire. ::_ L arl[JIIe fraiiÇalhe. 25 CENT Lectures. !~EArpen t~g~. ~~ 64 Instinct Auimau:t. LHOMOND 26 Lecture Dimanche xerc.d arJthm. "' . 4 Gram~aire. 27 BOILEAU. Choix. 148 -:- Géomètrie.. '!' _Aure~ble et utile. 5 E xercices. 1.. ~ 28 A thalie E sther 49 D10t. ConversatiOn 6<> E pbernérides hist. 6 Corrigé : 1;J ,..-g. C · 50 L a Sauté. 66 Solfège Rodolph 7 A ua !)·se omm~1·ce. 1 L ectures. 67 D essmateur . e. El "' ;; 129 Ar'th ' t' 1 8 Dites ditesl>&s · !?' me tque. 68G · · ion '" 30 Tenue des Livres. 51 BUFFON. Olloix. ymnastique tOOftg 52 C E tudes Nature. 9 FLEun/ Catéch Lectur es. 1 H istoi1·e. 5 3 UATEAUBRIAND. 69 L es c . d . . · . · M . 10 Chr1stiamsme. 31 ytholog1e(revue) G . , ro1sa es. 11 L es Apôtres. 32 CENT Récits. 1 onnazssances utiles. 70 A~rne~s et Marine. Géogrrt phie 33 FLORIAN. F abl.:s. 54 Astronomie 71 H~sto~re d'Algérie ~1 72 I!Jstou e de Paris, 12 Géographie génér. Gonnaissanc•s utiles. ~~ ~o~ogie. . 13 Tour du Monde. 134 Travaux d'ai nille neralogte. '!'1 L ectu1·es. 1~ Géogr. France. 135 M usiqueavec~otes Un livre utile. 73 Gerbe. 1<> Tour .de France. 36 Algèbre. ( 57 ContreiVROGNERIE 74 Corbeille. . 1/~stol!'~, 37 E xerc.d'A.lgèb. ~ et TABA.c (ouvrage 75 Abeille. 16 HistOire samte. 38 La Chimie. " couronné). 76 Mosaïque. :~ ancienne. 39 La ~hysique. g H ist oire naturelle. Lect ltres. modyen âge. 40 Agriculture. .!!'158 L 'Homme 77 Ornements 19 41 J ard'.mage. 3(6 59 Los Mammifères · 20 dmo Ferne· 78 'l'résor. · .,.., e rance. 142Dessmlinéraire '" 160 L o· . 79 L ' o;, 21 universelle 43 d'' .t ti j' es 1seaux. epreux. :t a. {J ill. Imi a ou 61 Les Poissons. 80 Voyage. !"~ orne e R a cin e Bons a ntenrs (ch ef s-d 'œuvres) 93 LA TouCHE I h' é · 81 Le Cid ' P 1g me en H. Esther ) réuuis 94LAFossEl\1anlius (Tauride 82 c·orace Athalie j n• 28 95 Doms, :i\lacbeth 83 ~nna. , d 88 Britannicus 96 Hamlet 84 NIcorne e 89 A n dromaque S UJets · 85 R 0 d fra nçais ogune 90 Mithridate 97 R AYNOUARD Templiers 86 P~fo1yeucte 9'x rPh'1geme ' · 98 cRENIER, ' ' Charles IX 87 - en t eur 92 Les P laideurs 99 Du BELLOY, Siége Calais (Excellentes éditions, avec nombreuses n t 100 J eanne d'Arc .NB. Le por t de l 'envoi é ta nt à lae6hcommedtaires, notic~s historiques.) voudront bien ajouter 2 c. s 'ils ne a~ge es ~ouscnpteurs, ceux-ci s'ils en désirent 7-8, 10 c. pour _f~us~r•rent qu a u n exem pla ire, 5 c. p ropo rtionnellement soit 5 c p al· 8 exe' tl pour un plus grand nombre ' · m p a1res e n m oyen ne.
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SION JO Février 1886.
l 1Gill PIIIAIIE 1
REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES .A.l:ShCES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît le 10 et le 25 de chaque mois, de Noyembre à A:vril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d'abonneDlent pour la Suisse, 2 Cr. - (Joion postale, 2 Cr. 50•
Annonees, prix 20 cent. la ligne ou son espace. Tout ouvrage dont l'Ecole pri maire recevra deux exemplaires aura droit à une annonce ou à compte-rendu, s'il y a lieu.
SO:MMA.IRE Les écoles du Valais. - Rôle de l'Instituteur en ·.e hors de sa classe. Enseignement de l'économie domesti que (suite). - 1 hygiène à. l'écol e primaire (suite). - L'enseignement attrayant (suite). - . e l ' obéissance (suite). -De la nonchalance. - · Pédagogie au jour le jour. - Varietés : le Valais. L'art d'apprendre une leçon. -Anecdotes scolairer
Tout oe qui oonoerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, seorét. au Départ. de l'lnstruotlon publique, à Sion.
N· 7. CONFÉRENCES D'INSTIT1JTEI1RS Conthey.- MM. les instituteurs de ce district sont convoqués en conférence pour mardi 2 mars prochain, à Chamoson, à 9 heures du matin. Les sujets à traiter sont indiqués dans l'Ecole primaire.
Sujet à traiter pour la deuxième conférence. L'on constate généralemt>nt que le respect envers l'autorité va en s'aCfaiblissant. Quelles sont les causes de cette fâcheuse tendance, et de quelle manière l'école pourrait-elle le pius facilement réagir contre elle?
Sion, 10 Février.
ORG.A.NE DE LA. c
SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION,.
LES ECOLES DU V ALAIS :Leur infériorité. - Causes de cette infériorité. -
CHRONIQUE ET AVIS SCOLAIRES A bsences. - Le Conseil d'Etat, considérant que l'expérience a démontré la nécessité de prendre des mesures plus efficaces pour diminuer le nombre des absences non justifiées à l'école, a porté le 8 janvier dernier, snr la proposition du Département de l'Instruction publique et en exécution de l'art. 57 de la loi sur la matière, un arrèté dont voici la teneur : Art. premier. - Les administrations communales qui négligent de faire rentrer lee amendes pour absences scolaires non justifiées, sont punies d'une amende de 10 à 50 fr. L'amende peut être doublée en cas de r écidive. Art. 2. - Afin de s'assurer de l'exécution de la loi par les autorités communales, l'inspecteur scolaire est autorisé à se faire présenter les comptes municipaux pour autant que cela est nécessaire. Le refus d'exhiber les compte" est passible d'une amende de 20 à 100 fr. Art. 3. En cas de négligence grave de la part des autorités communales, l'inspecteur est autorisé à pourvoir directement à la rentrée des amendes, dont le produit est appliqué conformément à la loi. La perception peut en être confiée au receveur du district ou au receveur municipal moyennant la provision ordinaire. Art. 4. Les amendes prévues aux art. 1•• et 2 sont prononcées par le Conseil d'Etat au profit du fisc. A ce même sujet, le Départemtlnt de l'Tnslruction publique a envoyé aux autorités
communales, en date du 4 révrier 1886, la circulaire suivante :
li résulte des rapports de MM. les inspecteurs des écoles, ainsi que de l'expérience faite par le personnel enseignant en tout premier lieu, que les absences aux écoles constituent la principale entrave aux progrès de notre instruction primaire. Encore sont· elles naturellement plus fréquentes là oô. les autorités respectives ne les punissent pas de l'amende prévue par la loi Nous venons en conséquence vous rappeler à ce sujet une ordonnance antérieure, laquelle dispose qu'en vertu du code pénal (Art. 340, al. 13, 3-i4 et suiv.) le tribunal de police est compétent pour punir de la prison les enfants en défaut ou leurs parents, qui ne paieraient pas les amendes encourues ou se refuseraient autrement à la fréquentation de l'école. Les bons résultats obtenus dans les communes qui appliquent strictement les dispositions y relatives de la loi, nous engagent à rap· peler avec insistance à l'observation de celle-ci les administrations qui auraient néglig& jusqu'ici de s'y conformer. Malheureusement, il arrive aussi que l'on déclare à M. l'inspecteur, lors de ses visites, avoir puni les absences illogitimes, tandis que les amendes respectives ne sont pas encore rentrées et ne sc paieront probablement jamais. Afin d'empêcher le retour de pareils faits, le Conseil d'Etat s'est vu obligé de porter son arrêté du 8 j anvier 1886 sur la matière, et nous vous invitons, par la présente, à l'exécuter en toutes ses dispositions. Nous reconnaissons d'ailleurs avec plaisir que les administrations communales, en général, prennent beaucoup plus d'intérêt qu'autrefois à l'instruction populaire, preuve est surtout leur participation aux conférences des instituteurs et la réception hospitalière que ceux-ci trouvent presque partout. Nous saisissons cett!l occasion pour vous en exprimer notre pleine satisfaction et nos plus vifs remerciements. Cet intérêt, de la part
1885·86.
ILemèdes.
Les questions scolaires sont à l'ordre du jour. Tout le monde s'en occupe, et cela avec raison, car c'est de 1~ dir~ctio~ de l'enseignement donné à la jeunesse que dépend J·avemr dun pays. Nous n'avons pas chez nous, dans le Valais, cette lutte intense, engagée en France et en Belgiqu~, entre !'édu~ation chrétie~ne et l'éducation athée. Mais la lluest10n scolaire n en a pas moms pour nous, comme pour les grandes nations, une importance capitale. Lorsqu'il s'agit de nos écoles, on convient facilement que des progrès ont été réalisés ; on avoue sans peine que l'Etat et les communes font leur possible pour la diffusion de l'instruction publique. Mais on est plus réservé, lorsqu'il s'agit du rang que nous occupons. Vu les conditions spéciales où nos écoles se trouvent placées par suite de ~a configuration du s_ol, ~e la_ dispersion des habitations, de la difficulté des commumcat10ns, il est en effet. difficile de juger du mérite relatif de nos écoles. Porter un jugement absolu, sans ~~nir compte de ces. condi!ions, serait s'exposer à faire une gross1ere erreur. AbstractiOn fa~te de. toute exagération, et tenant compte ,des nombreu_ses exce~liOn~, Il faut néanmoins avouer que nous n occupons qu·un rang mféneur. Quelle est la cause de cette infériorité ~ Quels en sont les remèdes ~ Ce sont là les deux questions que nous chercherons à résoudre. D'abot·d, nous mettons hors de cause la loi scolaire, les classiques et les méthodes, et enfin le personnel enseignant. La loi scolaire est bonne, sage: l'expérience nous apprend que partout où elle est appliquée avec vigueur, nos écoles sont. à la hauteur des autres écoles. Nous aurons d'ailleurs à revenir sur cette loi. Nous n'accusons pas davantage les classiques et les méthodes. Nos classiques sont bons, appropriés aux besoins et à la condition moyenne des enfants. Qu'on' les perfectionne peu à peu, nous l'admettons volontiers, mais changer de classiques fréquemment, ct. surtout brusquement, c'est faire tort aux familles pau\'res; c'est
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contraire à l'instruction des enfants et même aux intérêts du maître. On peut en dire autant des méthodes. Du reste, les mé~ thodes et les modes d'enseignement ne sont pas si nombreux qu'on se l'imagine d'ordinaire : ce ne sont que des procédés plus ou moins ingénieux, essentiellement relatifs et variables : tel maître réussit parfaitement avec une méthode dont tel autre maitre ne peut tirer aucun parti. Il y a longtemps qu'on l'a dit: c La bonne méthode, c'est le bon maître. » Faut-il donc s'en prendre au personnel enseignant~ Il est vrai que bien des parents rejettent sur le régent l'ignorance de leurs enfants. Mais cela prouve-t-il autre chose que la prévention ou l'orgueil paternel blessé? Quelles sont les deux qualités essentielles que doivent posséder les maîtres? L'instruction el le dévouement. Notre personnel enseignant est à la hauteur de sa mission: les examens que subissent nos instituteurs sont sérieux, et quant au dévouement, qu'on nous montre partout ailleurs, en Suisse et hors de Suisse, des hommes ayant une charge plus lourde, et plus économiquement rétribués. Sans doute, il peut y avoir des défaillances ; mais qui peut répondre de soi-même ~ Et d'ailleurs, la faute d'un seul doit-elle rejaillir sur le corps tout entier. Est-ce là encow·ager nos instituteurs que de les envelopper dans une critique injuste, parce qu'elle est sans mesure~ Quelle est donc la véritable cause de notre infériorité~ Résiderait-elle, comme quelques-uns l'affirment, dans la pauvreté de nos montagnards, dans la difficulté des chemins, la dispersion et l'éloignement des habitations? Surtout, a-t-elle pour cause le peu de temps pendant lequel les enfants fréquentent la classe? Oui, la pauvreté de nos montagnards peut en partie être cause du niveau peu élevé de nos classes. Il est des parents si dénués de fortune, qu'ils ont un réel besoin des services de leurs enfants. Ils ne peuvent les laisser aller en classe que pendant la saison d'hiver où l'on ne peut guère les occuper. Il peut arriver aussi qu'après des hivers fort longs, après une année excessivement mauvaise, des enfants pauvres: mal nourris et mal habillés, maladifs et faibles par suite de privations, s'absentent de la classe. L'éloignement de la maison d'école, la dissémination des habitations, la difficulté des communications en hiver, sont de même des causes fréquentes d'absence, et, par suite, des obstacles sérieux à l'instruction de l'enfance. Mais enfin, ces causes existent encore ailleurs; il est d'autres cantons montagneux; d'autres cantons pauvres ; les routes ne sont. pas partout carrossables, l'hiver est peutêtre plus long dans d'autres cantons que dans le Valais, de telle sorte que l'instruction dans les cantons similaires au Valais pour la configuration géographique, ne devrait pas l'emporter sur la
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nôtre. De p~us~, nou.s ferons observer ~u 'il y a des écoles excellentes dans ce1 tams vlllages pauvres d1spersés au fiond d • r d ·1 · . d . ' e va 11ees
pro1o~ es, ou SI _nes a es aHitudes très COllSidérables, et d'autre
1 VI: renom
part 1 on pourrait nommer certaines écoles de gros et · h
Ia~es, d?nt, depui~.nombre d'armées, les recrues ont u~I~ es
mee umverselle d Ignorance fabuleuse. }fais, obj,ectera-t-on, le temps consacré aux classes est tro ceurt. Les ec9les sont fermées en été. Soit, mais nous demandon~ s Il peu~ en etre a.ut~ement. Qui connaît les exigences de l'élève bétail, no!re prmCJpale ressource, avouera que la loi est sage· aug!ll ~ntat-e~e dl~ nombre des mois de classe, elle serait forcé~ ~JO ee _ou e ,~ ee. ~ vaut bien mieux ne pas faire de lois d ~n faire d Impossibles à observer. Nous demanderons en .si le temps e~t réellement si court. D'abord la loi ordon sUivre la classe JUsqu'à l'âge de 15 ans Da 1 ne limite est fixée à 13 ans Voilà do~c 1~s es. audlres lpays en plus 0 d. mois e casse . n nous ~~cor era que c'est déjà une belle corné!' · ~n outre, la lm 1mpose les classes de répétition à tous . eve~ e perm,et d'.Y retenir dans les écoles primaires ceux n\i~~~~c ans ~ ataient p~s acquis une instruction surlisante. pas ~ emps qm_manque à notre jeunesse pour a _ le n:ccssaire. Enfin Sl les conditions matérielles exige~t c~ncours es enfants uu peu âgés aux travaux de 1 lm respecte le droit ineontestable' du père de d' a cadmptagne, ses euf'a ts b . 1sposer u emps n .' p~ur su v~mr aux besoins urgents de toute la L~ lm do~t-elle eXJger, davantage? Et l'exigât-elle auraitm.rllleu~_resultat? Ons exposerait beaucoup en l'affirmant one I Y,àal a une cause d'infériorité, ou ne peut guère s'e~ qu a nature. (A suzvre. . )
1
du
ROLE DE L'INSTITUTEUR EN DEHORS DE SA CLASSE. L'i~s~itute~r a tro~s sortes de relations : 1• administratives
socza es, 3 domesttques, qui déterminent son rôle en dehor~ sac1asse. I.
~~t~;f~J!o~~ol;!~~~i~~ré~~~~~t c~~P~~~~~~;,e~~~?r~~tsd~v!~ s~olmre, mspecteur primmre département de l'In
publique.
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tou~e~L ces personnes? l'instituteur doit iournir les renseigne-
qu e es ont le ~rOJt de lui demander, et, soit par lettres autrement, les traiter avec honneur et respect, accueillir leur~
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observations avec déférence, se comporter à leur égard en homme bien élevé. L'habitude du commandement contractée au milieu des ~~ ........ est un péril pour lui dans ses rapports extérieurs. En classe, arrêts sont toujours sans appel : Il veut, on se sépare ; il fait signe, on s'assemble; n s'égaie et l'on rit; il se ride et tout tremble,
Cette autorité incontestée s'enivre facilement de son vin; on veut avoir raison avec les grands comme avec les petits, et l'ou est tenté de briîler la politesse lorsqu'on rencontre une opposition même raisonnable. Un peu de modestie est le remède à cet excès; et plus on sent de tendances dominatrices, plus on devrait s'affermir la conviction que l'on est très imparfait, très faillible, ""••m··-., étant une preuve certaine d'infériorité, an moins dans la plus portante des connaissances, celle de soi-même. L'instituteur est souvent secrétaire du conseil communal ; ce cas il expédiera les affaires avec exactitude ; il se tiendra courant de toutes les questions d'ordre administratif afin de voir, en cas de besoin, renseigner le président et le Conseil. La fonction de secrétaire est une charge~ mais elle donne l'instituteur habile un surcroit d'influence au profit de Il gâterait tout, s'ii manquait de discrétion, s'il s'attribuait direction de la commune, s'il paraissait vouloir imposer ses s'il ignorait l'art de s'effacer. Il devra s'effacer encore aux époques d'élections. S'il contsertU à devenir l'agent d'un parti, le camp opposé lui ôterait fiance; et, quelque fiît le résultat du scrutin, il cesserait l'homme de tout le monde; il sortirait de la lutte électorale une autorité amoindrie et peut-être détr uite.
Il. Dans les relations sociales, l'instituteur doit se distinguer son affabilité, sa retenue et le respect de sa dignité, évitant soin de tomber dans le pédantisme. Il sera poli sans affe:ctatJd]l obligeant sans ostentation, simple et naturel dans son !QUI~.... dans ses gestes, dans toute sa conduite. On ne le verra dans des lieux suspects, ni en compagnie de personnes d'une putation équivoque. Avec les parents de ses élèves, il s'efforcera d'entretenir bons rapports, et de mériter leur estime pat· la bienveillance ses procédés. Son autorité en classe dépend beaucoup du dont il jouira dans les familles; car l'opinion des enfants sur
choses et les personnes se forme ordinairement sous le toit paternel. Qu'on le veuille ou non, le curé, dans chaque commune, reste le pivot de la vie morale, un homme très recommandable par ses vertus, ses lumières, et le caractère sacré dont il est revêtu. Tout ce qui pense bien, tout ce qui met la raison avant la passion, tous les gens de bien, en un mot, jugeraient défavorablement l'instituteur, s'il manifestait seulement de l'indifférence à l'égard de la religion. Que serait-ce s'il affichait l'impiété et se posait en anticuré?
m.
L'instituteur est chef de famille ou célibataire. S'il est marié, le public attend de lui qu'il gouverne bien sa maison; que l'ordre et la paix règnent sous son toit : que ses enfants se distinguent entre tous par leur bonne éducation. S'il est célibataire, on surveillera peut-être davantage ses moindres démarches; et, pour peu que l'on aperçoive du louche dans ses rapports, dès ce moment il deviendra la fable de l'endroit: la malice humaine suppose toujours le mal derrière l'équivoque. Qu'il soit en classe ou hors de classe, l'instituteur doit partout exercer son rôle d'éducateur et se proposer de faire du bien. Mais il poursuivrait en vain cette noble ambition, s'il donnait prise à la médisance par l'irrégularité de ses mœurs. G. BKS!IJGl'DIM!IK~ Dllla'BOO:NOMIII DOMIIS~JQV!I (Suite et fin.)
Fénelon recommande d'accoutumer, dès l'enfance, à gouverner quelque chose, à faire des comptes, à voir la manière de passer des marchés, et à savoir, pour chaque chose, les conditions d'un bon usage. Comme l'économie dégénère souvent en avarice, il veut qu'on les arme contre ce vice, en leur en montrant les ridicules. A l'économie se rapportent l'ordre et la propreté. L'ordre fait gagner du temps ; on sait toujours où prendre les objets dont on a besoin. D'ailleurs il contribue à la propreté et frappe la vue agréablement: • La place qu'on donne à chaque chose étant celle qui lui convient davantage, non seulement pour la grâce et le plaisir des yeux, mais encore pour sa conservation, elle s'y use moins qu'ailleurs; elle ne s'y gate d'ordinaire par aucun accident; elle y est même entretenue proprement; car, par exemple, un vase ne sera ni poudreux, ni en dauger de se briser lorsqu'on
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le ~ettra à sa place. L'esprit d'exactitude qui fait rauger, fait aussi nettoyer . . L:éc?nomie domestique. s·~pprend surtout à la maison, sous la diSCipline maternelle; mais bten souvent la ressource d'une mère entendue manque aux enfants, comme le prouvent le désordre et le gaspillage qui aflligent à l'aspect de certains ménages. L'école ne peut donc se désintéresser dans cette partie importante de l'éducation des filles. Son action ne sera pas inutile, si les élèves sont initiées dans la famHie à cette connaissance, car deux forees unies ont plus de puissance qu'une seule; cela esL nécessaire si la famille court à la dérive, faute d'une direction convenable. L'école agit par les règles et par la pratique. Avant tout l'institutrice doit accoutumer ses élèves à l'ordre et à la propreté sur leurs personnes, dans leurs vêtements, dans tous les objets à leur usage. Irréprochable elle-même sous tous ces rapports, elle veillera de plus à ce que rien ne choque le t'egard à l'école : le plancher balayé, les meubles et les murs époussetés, leR cartes et les tables disposées avec symétrie, un parfait arrangement de chaque chose, voilà l'ordre. On le respire à l'aise quand on le rencontre· on se trouve mal, on souffre où règne la confusion. Les élèves n~ se définissent pas ce bien-êLre qui naît de l'ordre. mais ils l'éprouvent, et la bonne tenue de l'école leur en rend fa fréquentation plus agréable, j'ajoute plus salutaire au double point de vue de l'hygiène et de l'influence morale, car la c.onvenance des lieux forme le goût, et prédispose à la convenance des idées et des mœurs. Le tricot et la couture entrent dans le programme des écoles de filles. Dès qu'elles savent tenir une aiguille, au lieu de les exercer à des travaux frivoles, qu'on vise surtout à l'utile, qu'on leur apprenne à réparer une déchil'Ure, à confectionner ellesmêmes leurs vêtements en commençant. par les plus simples, à marquer, à raccommoder, à nettoyer Je linge, etc. L'institutrice vaque souvent elle-même aux soins de son petit ménage; quelquefois la leçon d'économie domestique se donnera à la cuisine, où les élèves apprendront la manière de préparer les mets usuels, de conserver certaines denrées, de bien tenit· les meubles et les ustensiles. Aux maîtresses qui désireraient un guide pour cet enseignement, nous conseillons La Future Ménagère, par .M11• Ernestine Wh·th; elles y trouveront développé le programme suivant: 1• Part de la femme dans l'administration d'une maison · aualités qu'elle doit avoir : activité, ordre, propreté, économie pré~·oyance · devoirs de voisinage ; emploi du temps. ' ' 2e Habitation et mobilier, conventions entre propriétaires rt loca·
103 taires ; bail, loyer, état des lieux, congé, saisie; exposition, aération, nettoyage des parquets ; entretien des meubles. 3° Chauffage et éclairage. Appareils de chauffage et d'éclairage ; précautions. Assurances contre l'incendie. 4• Provision de ménage : sucre, savon, bougie, huile, salaisons ; confection des confitures ; bois, charbon, moyen de connaître les falsifications. 5• Des vêtements et du linge : confection, hygiène des vêtements ; blanchissage, savonnage, repassage. Nettoyage des étoffes de laine ; procédés pour faire disparaître les taches. 6• Repas : notions élémentaires de cuisine, pot-au-feu, potage, cuisson des viandes, des légumes, pâtisseries, boissons, hygiène de la nourriture. 7• Hygiène domestique : exercices, ablutions, soins à donner aux petits enfants, aux malades ; infusions, tisanes, etc. Premiers soins en cas d'empoisonnement, de coupure, de contusions ; petite pharmacie de ménage. s• Jardinage : culture de quelques plantes médicinales, récolte des fruits et des légumes, plantes vénéneuses. 9" Conserves alimentaires : œuf, beurre, légumes, fruits. 10• Gouvernement de la maison et comptabilité du ménage : choix des domestiques et surveillance, dépenses et recettes ; dépenses nécessaires, dépenses inutiles, épargne. (L'Ecole et la Famille.)
Note de la Réd. - La Future Ménagère étant recommandée spécialement dans l'article qui précède, nous profitons de l'occasion pour rappeler que cet ouvrage, à plus d'une reprise déjà, a fait l'objet de notices dans l'Ecole primaire. Ce livre, bien cartonné et de 466 pages, coûte 1 fr. 80 en librairie à Paris, tandis que l'on peut se le procurer au prix de faveur de 1 fr. 50 au Secrétariat de rinstruction publique, à Sion. Plusieurs administrations ont eu l'excellente idée de s'en pourvoir l'année dernière pour les donner en prix. La ville de Sion seule avait souscrit pour 100 exemplaires. L'DYC.;)ÈNE .A. L'ÉCJOLE PKID.A.IKE Jlnseignement et résultats qu'il est permis d'en espérer. (Suite.)
Imposés par la décence, les vêtements ont encore pour but de protéger le corps contre les changements de température. L'instinct tout seul se charge d'enseigner cela a vos écoliers; mais l'instinct ne discerne que vaguement les conditions hygiéniques de l'habillement, et votre tâche est de suppléer à son insuffisance. Enseignez donc que la première qualité d'un vêtement étant la commodité, il ne le faut ni trop ample, ni trop juste, ni
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trop raide, mais souple et suffisamment adaplé aux formes du co~ps, de man!ère à .ne gêner ni ses mouvements ni sa croissance. Faites ressortir les mconvénients des chemises trop empesées et des chapeaux raides. Les sabots gênent les mouvements des pieds mais d'autre part, ils absorbent moins l'humidité que le cuir' ct co~stitnent malgr:é leur rigidité, des chaussures saines en te~ps de pluie 0 ~ de nmge. On doit exclure de son habillement ct de sa chaussure le caoutcho~c, les cuirs vernis et, eu général, toute substance qui opposerait un obstacle à la transpiration, à l'élimination des matéria~~ i_nuti_l~s que la vie ~rganique rejette par tous les pores. Ces elu;nmatwn.s ne peuvent etre contrariées sans dommage pour ]a santé; et meme la mort s'ensuivrait bientôt si elles étaient arrêtées, comme il arriva pendant un carnaval, à Rome, où mourut, au bout de deux heures, un enfant qu'on avait eHtièrement couvert de feuilles d'or. lndi9uez ensu~te la nat~t·e des étoffes les plus convenables aux diverse~ saisons; épaisses et molles en hiver, plus minces e!:l été. Ce d1~cernement n'est pas indispensable, et nos braves a~eux en tenaient peu compte ; mais un point sur lequel vous in~Jsterez davan~age, c'est la propreté des vêtements. Rien répugne a la vue et à l odorat comme une personne couverte d'habits sordides. Çette .malpr·opreté .est un grave désordre, et !.'indice probable ~ une .ame aux senh~ents .... peu élevés. Il peut y avoir des exceptions, Il y en a certamement. Toutefois. sans parler de la vermine et des maladies que la malpropreté éngendre ne semblet-il pas que l'on manque au respect dO. au chef-d'œu~re de Dieu à SOI~ âme, en traitant son corps avec tant de négligence? L~ chrétiens s.urto~t, dont les corps ~ont les temples du Saint-Esprit, C?~me a dit ~amt-Paul, me paraissent tenus à une propreté exteneure plus Irréprochable. Elle ne vaut pas la pureté du cœur ' mais elle en est un aimable reflet. Si la malpropreté est un vice, la vanité en est un autre. C'est Je v.ice des têtes faibles, des femmes mondaines surtout, et se mamfeste par une folle ardeur à suivre les modes si ridicules si ruineuses, si anti-hygiéniques soient-elles. ' ' Ne laissez pas vo~ écolier·s co~fondre la vanité avec l'élégance dans la coupe graCieuse des vetements et dans l'harmonie des couleurs. Aimer l'élégance est nou-seulement permis mais c'est un signe de goût et de distinction. La \'erLu austère s'~n acccommode et la vie est plus gaie, plus agréable avec les personnes qui savent la faire régner sur elles et autour d'elles. L'élégance diffère aussi du luxe: eUe s'allie à la simplicité, e1le
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est à la portée du grand nombre ; le luxe, au contraire, coûte cher et n'est permis qu'aux familles abondamment pourvues des do11s de la fortune. Vous pourriez vous dispenser, si vous n'avez pour auditoire que des garçons, de déclarer la guerœ aux corsets, qui déforment la partie supérieure du tronc et prédisposent à de graves maladies, aux vêtements surchargés de dentelles et d'autres vains ornements qui deviennent des dépôts de poussière.
(La fin au prochain n 00.) L'ENSEIGNEMENT ATTRAYANT (Suite et fin.)
Et ce sont là les avantages du travail attrayant : faire aimer l'école et le travail lui-même, et, de plus, rentrer dans la voie indiquée par la nature elle-même. La nature prépare à l'homme de rudes épreuves et de gros labeurs. Mais elle veut qu'avant les sueurs de l'été, les déceptions de l'automne etles froids de l'hiver, il ait son printemps. Elle défend de le rendre malheureux pendant cette si courte saison ; il fait d'un peu de bonheur, de liberté et de plaisir la condition de son développement dans tous les sens. Faire travailler l'enfant dans sa période de croissance, c'est presque violer les lois de la nature ; en lui rendant Je travail facile et aimable, nous atténuons au moins notre faule. Rabelais, Montaigne, Fénelon, tous les grands pédagogues qui ont aimé l'enfance et pris sa défense à travers les siècles, seraient contents de nous. • Nous avons banni de nos classes l'ennui, il n'y rentrera plus; mais prenons garde d'en avoir trop fait sortir l'effort. • (M. Gréard.) Il y a là, en effet, un écueil, un véritable danger. Notre principal, on peut dire notre but exclusif, est de préparer nos élèves à la vie, à la vie inlellectuelle et morale en même temps qu'à la vie matérielle. Or, quoi qu'ou fasse et à quelque point de vue qu'on l'envisage, de nos jours comme à l'époque où vivait le saint homme Job, • la vie est un combat •, un combat dans lequelles forts seuls triomphent. Eh bien, la nature a établi que celui-là seul serait sain et robuste qui, de bonne heure, se serait exercé à lutter contre lui-même, et contre les choses. Un enfant qui serait toujours soutenu par la lisière ne marcherait peut-être jamais seul ; au moins il resterait longtemps faible et chancelant. Pourquoi la nature le porte-t-eUe à se mouvoir, à s'agiter, à soulever des fardeaux ; à franchir les fossés, à escalader les obstacles, à grimper sul' les arbres, etc.? Parce que les exercices du corps,
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les exercices spontanés surtout, poussés J·usqu'à la fatigue J·us. ' qu 'aux sueurs et presque jusquJ à la courbature, sont une condi· tion sine quâ non du juste développement de ses forces physiques. La nature n'a pas d'autre loi pour le développement intellectuel et moral : l'effort, l'effort spontané ou librement consenti. soit mais, dans tous les cas, répété et soutenu, allant quelquefois· aussi jusqu'à une fatigue assez grande pour faire sentir le besoin et la douceur du repos. Nous n'avons donc point à supprimer l'effort. Nous ne pouvons que le provoquer, le diriger et Je modérer : - le provoquer par l'attrait, par l'émulation, par la récompense effective jusqu'à ce que cette récompense se trouve dans le résultat obtenu ou dans la satisfaction intime d'avoir fait une découverte ou vaincu une difficulté : - le diriger sans substituer notre personnalité à celle de l'élèv~: « faut, dit M. G,réard, dans le mémoire auquel nous avons déjà fait un emprunt plus haut, que l'enfant sente toujours près de lui un guide et un appui : mais il faut qu'il sente aussi que cette main secourable peut se retirer, qu'elle s'écarte toujours davantage, qu'il doit s'apprendre à faire usage de ses propres forces • ; - le modérer, car, s'il est des natures indolentes qu'il faut sans cesse réveiller de leur torpeur, il en est aussi qui, de même qu'elles s'animent trop au jeu, se jettent inconsidérément dans des études exagérées, se laissent aller à une tension d'esprit capable de fatiguer leur cerveau et de les user avaut l'âge. Concluons. Il faut rendre attrayante l'école, ses exercices et jusqu'à ses instruments de travail. Souhaitons ayec Fénelon que les livres y soient • bien propres, dorés sur tranche, avec de belles gravures; que tout, autour de l'enfant, soit souriant et gracieux •, que même, si cela est possible, «le précepteur ait un beau visage •. Flattons, séduisons les sens pour captiver peu à peu les intelligences. Mais, pour Dieu, ne prétendons pas, comme Bernardin de Saint-Pierre, transformer l'éducation en idylle. Quand nous avons fait du travail un jeu à la salle d'asile, de l'étude un exercice agréable dans le cours élémentaire de J'école primaire, que peu à peu nous avons disposé à l'effort dans le cours moyen laissons nos élèves s'y livrer suivant leurs forces et leur âg~ dans le cours supédeur. Que, de bonne heure et rlès l'école ils éprouvent la vérité de ce proverbe vulgaire mais qui, hélas'! se vérifie si souvent dans la vie: • On n'a rien sans peine.• Autrement, nous donnerions raison à Rousseau quand il dit: • Ce qu'on fait pour rendre J'instruction agréahle aux enfants les empêche d'en profiter. • Croyons-en Mm• Necker de Saussure: • l'éducation faite en s'amusant disperse la pensée ; la peine en tous genres est un des plus grands secrets de la nature, et l'esprit de l'enfant
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doit s'accoutumer aux efforls de l'étude comme notre âme à la souffrance.• Et, pour finir comme j'ai commencé, c'est-à-dire par des vers rappelons-nous, rappelons sans cesse à nos élèves que ~ Dans ce rude chemin où tous doivent marcher. Cœurs lâches et pieds mous sont sûrs de trébucher.
(Manuel général.) DE L'DBtiSSANCE (Suite et fin.)
Voilà ce que J'instituteur doit prévenir par une étude sél'ieuse du caractère de ses disciples, et par une vigilance singulière sur lui-même. 4. Faire observer ponctuellement le règlement de l'école, sans jamais s'en écarter d'un iota, est aussi un moyen fort louable. L'obéissance maintient la discipline scolaire et réciproquement, l'observance exacte de l'ordre contribue à la soumission. 5. Ce qui a été commandé justement doit s'exécuter irrémissi· blement. Et quand même il y aurait trop de rigueur, il faudrait encore accoutumer les élèves à obéir, tout en leur laissant le droit d'expliquer leur conduite après coup. Nous n'admettons cependant pas, avec le confrère cité plus haut, que le maitre puisse ou doive, surtout avec des élèves un peu intelligents ou déjà avancés en âge, chercher, aux dépens de la vérité, à dissimuler son erreur dans l'administration d'une correction ou d'une pénitence données à tort, sous prétexte de sauver je ne sais quel prestigue d'infaillibilité, auquel les élèves savent bien qu'un maitre d'école, pas plus qu'un autre supérieur, n'a le droit de prétendre. Ne vaut-il pas mieux dans ce cas~ reconnaître ouvertement son erreur, et louer ou blâmer l'élève, selon la conduite qu'il a tenue dans cette circonstance délicate? 6. Avoir une conduite invariable dans des cas semblables, fait naître chez les enfants, une opinion favorable de la justice du maitre, et quand ils expérimentent que l'inexécution d'un ordre est toujours sui vie de la même punition, ils sont portés à obéir de bon gré, sachant d'ailleurs qu'ils sont alors gratifiés d'un mot de satisfaction ou d.'un regard sympathique. Infliger une pénitence dans un cas donné, et une autre fois dans des circonstances identiques passer outre sans punir, ce serait porter à la discipline un coup qui aurait pour premier effet, d'amoindrir chez les enfants le respect qu'ils doivent avoir pour l'obéissance. 7. Enfin, ajoutons que Je maître doit soutenir à J'occasion, de sa parole et de son exemple, les leçons d'obéissance qu'il a données
108 à ses élèves. Jamais donc, un mot de critique sur les dispositions les oro/es de. s~s supérieurs à lui ; jamais, un mot de critiqu~ P?ur l'usage hCite. ?e l'~utorité paterneae; jamais, un mot qui revèle quelque mesi.ntelligence entre lui et ses collègues des autres classes, ou qm attaque leur autorité. En agir autrement c~ serai,t prouver à ses élèves qu'on est peu convaincu de ce qu 'o~ dit ; qu en tout ~as, ce s~nt des façons de parler dont on amuse les enfants, mais que l on se garde bien de prendre au sérieux lorsqu'on est soi-même en cause. ~ire en~ore serait l'effet, sur l'esprit des élèves, si le maitre, apres avmr. recommandé 1 ob~issance à la loi de Dieu, à l'Église et à s.e~ precept~s,. ne montrrut pas, par une pratique fervente de la religion, la. reabté, ?~ ses convictions sm· ce point. Ici, plus que partout ailleurs, J eleve attend de son maître non seulement des paroles, mais surtout des exemples. Dans ces temps de libre discussion et de licence, où les critiques et les révoltes contre l'autorité sont à la mode les enfants semblent comme. respirer une atmosphère d'indocilité : il ne faut pas pe~ de patience et de fermeté de la part de l'instituteur, po.ur frure. pénétrer dans l'esprit et le cœur de ses élèves les sarr~es not10ns de 1~ soumission chrétienne. Les leçons n'y' surtiraient même pas, Il faut de plus l'exemple du maitre· des exemples franchement, généreusement, constamment donnés · il Y fa~t enfin, et ~urtout, .la prière, une prière fervente, contia~te, persevérante, qw ?Omplete et féconde le travail de l'homme par le secours tout-pmssant de la grâce divine, laquelle seule persuade et entraine efficacement les cœurs, et leur fait vouloir constamment des choses parfois si contraires aux inclinations de la nature corrompue. (Ecole catholique)
DE LA NONCHALANCE De la .nonchalance. - Son origine et ses causes. corriger les enfants.
Moyens d'en
Émile .ne s'.ém~ut de rien, il ne met d'ardeur à rien. Tout l'ennuie ou le ~a1sse m~lfférent, sino!l le repos, l'inertie, le farniente, une sorte d engourdissem.ent phys~que et moral dans lequel il se complaît e.t doD;t n,ous !le saurwns le faire sortir sans lui faire violence. n se I.e~~· Il s habllle a.vec l.enteur, laisse sa chambre en désordre et part a 1 ecole sans av~Ir daigné nouer sa cravate, brosser ses habits, relever ses bas ~Irer ses s?uliers. li s'est mis trop tard à ses leçons pou~ les savoir, a ses devoirs pour les présenter achevés et soignés. Arriver en r etard est. d~ns ses habitudes. Sa retenue a passé dans ses mœurs,= que ferait- Il pendant les récréations 1 on y joue, on y court, ons y bouscule, on s'y querelle, et lui n'aime ni à jouer, ni
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109 à courir, ni à se bousculer, ni à se quereller : il s'assied, il regarde ou baguenaude .... - Tempérament lymphatique, dit le médecin. - Un enfant sage, a dit la directrice de l'école maternelle. -Un détestable écolier, dit ou pense l'instituteur. Plût à Dieu qu'il fût turbulent dissipé, tapageur, paresseux même 1 Je modérerais sapétulance, j~ captiverais son attention ; je v_,iendrais à bout de lui inspirer le goût de l'étude; mais le guérir de sa nonchalance 1... Essayons pourtant. Et d'abord, un petit diagnostic: sa maladie se révèle d'elle-même, c'est la nonchalance, ayant pour cortège l'indolence sa sœur, la paresse et l'inertie ses filles, la nullité comme écolier et comme homme pour résultat final ; car, sauf la gourmandise et quelques autres vices stagnants de la pire espèce, la nonchalance exclut toutes les passions qui font et animent l'existence, qui séparent l'être vraiment vivant du minéral et du végétal. Mais quelle est l'origine, quelles sont les causes de cette triste maladie. de l:âme ~t du corps 1 Eh bien, il y a le tempérament, la première rducahon dans la famille puis recole elle-même. Quoi 1 l'école î - Oui, vraiment, l'école,' et elle, est souvent la grande, la vraie, la seule coupable. D'où vient Emile 1 Est-il une victime de l'hérédité î Je ne sais. Je remarque que ses parents sont comme tout le monde et sont aussi étonnés de leur fils que durent l'être Henri IV de Louis XIII, Louis XIV du Grand Dauphin et du triste Louis XV. Toujours est-il que ce fils, tout joufflu et tout mastoc qu'il soit, semble n'avoir,:point .de sang dans les veines, qu'il manque absolument de nerf et d energie, que sa démarche, ses allures, ses agissements font reconnaître tout de suite en lui une na~ure inerte et toute passive. Mais peut-être qu'Emile n'était point tel à l'origine. Le .pauvr.e enfant a souffert de bonne heure dans son corps et dans son ame : il a été mal nourri, mal vêtu, maltraité, écrasé, stupéfié, et c'est pour cela qu'il vous présente un corps chétif, une âme lan~uissante, .des facultés engourdies, une volonté sans force, paresseuse a se produire, incapable d:etrort et de persévérance. Ou bien, c'est le contraire qui a eu lieu : Emile a été une idole à laquelle un père et une mère aveugles ont sacrifié pendant des années. Ils 1:ont ,dorloté, .élevé dans du coton · ils sont allés au-devant de ses désirs, 1 ont servi dans ses moindres c~prices ; ils ont tout rangé sous ses pas, crainte q?'il ne se heurtât et ne se brisât: ils ont voulu qu'il n'eût« que la peme de naître:. et de grandir à son aise. lis en ont fait peut-être un .petit tyran, mais, dans tous les cas, ils l'ont r endu incapable de t~avalller, de souffrir, de prendre sur lui, de se donner un peu de peme pour vouloir quelque chose avec suite et persévérance ; ils l'ont voué à la • mollesse, à l'i1Jdolence, à la nonchalance. Mais non, Emile était un enfant comme un autre. Il est venu a l'école apportant son contingent de qualités et de défauts, sa part de bonne volonté et de turbulence, cire plus ou moins molle, prête à recevoir les empreintes qu'on voudrait bien lui donner. Mais il a \rouvé un maître mou, apathique, ennemi de tout bruit et de tout
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HO dérangemr:nt, cloué à son bureau et distribuant de là les tâches et les pensums, et, malgré les anathèmes de Mm• Papc-Carpantier, proclamant sage «qui ne criait, qui ne riait ni ne remuait». Livré à des exercices monotones, rebutants, mal ordonnés, il s'est ennuyé, il s'est engourdi : la nonchalance en a fait sa proie et c'est peut-être pour la vie 1 Voilà, croyons-nous, les causes du mal; maintenant quels en sont (A suim·e.) les remcdes et ou les trouverons-nous 1
PÉDAGOGIE AU JOUR LE JOUR
* !f. -A Je ne donne pas souvent de mauvaises notes, et, quand j'en donne, je m'attache à ne les donner qu'à bon escient ; toutefois j'avoue que je suis toujours inquiet quand je vois un enfant me faire comprendre, plus ou moins directement, qu'il ne croit pas sa note méritée. Celui-ci se mettra à pleurer plus quo de mesure, celuilà marmottera entre ses dents ; cet autre ne se gênera pas pour dire de manière que je puisse l'entendre : «C'est injuste.» Je sais qu'il y a des enfants toujours contents d'eux qui n'admettent même pas qu'on les prenne en faute; je sais aussi qu'il y a de mauvais petits drôles qui abusent des scrupules du maitre. Je sais encore qn 'il ne faut pas trop raisonner avec les élèves, et que l'autorité, quoi qu'on en dise, s'impose de haut. Mais il y a un principe qui domine tout le reste, et c'est celui-ci : «La justice et l'impartialité du maître ne doivent jamais être suspectées. » C'est à moi de m'arranger en conséquence. Il est évident que c'est bien moins par des paroles que par des actes que je devrai procéder le plus souvent : tous les cas, heureusement, ne sont pas douteux, et il s'en présentera bien souvent où mes intentions de justice ne sauront être méconnues, qu elquefois aussi je n'hésiterai pas à m'expliquer, soit en m'adressant individuellement à l'élève intéressé, soit en prenant le cas de tel ou tel élève comme thème d'une observation générale. Le tout, bien entendu, aussi nettement et aussi brièvement que possible. * !f. * M. L. joue, pendant la récréation avec ses élèves ; M. V. lui reprochait, l'autre jour, de manquer de dignité. J'ai trouvé fort sotte l'observation de M. V. Ma bonne mère, que j'ai, malheureusement, perdue trop tôt, jouait avec nous, quand nous étions enfants, à tous nos jeux : est-ce qu'elle manquait de dignité 1 Je vous assure que nul de nous ne songeait à s'autoriser de sa complaisance et de sa familiarité pour lui manquer de respect ou pour lui désobéir. Pourtant, en y réfléchissant davantage, j'ai trouvé la question plus complexe que je ne me l'étais :figuré d'abord. On a beau dire, l'école n'est pas tout à fait la famille, et le maître, qui a affaire a un grand nombre d'enfants et à toutes sortes d'enfants, doit laisser entre eux et lui plus de distance qu'il n'est nécessaire dans la famille. D'autre part, le maître est en r écréation pour surveiller, non pour
. occupé a' son J.eu • il . ne verra pas ce qui se passe ici ou J·ouer: b1en ·rf t qu'il puisse tout voir. 1 fants . l'on veut, que sa présen,ce gêne es en ' là, et 1 • au On dira encore, Sl . ' 1 'était pas la. qu'ils joueraient plus librement s .1 ~s mais je dois dire qu'elles ne me suis donné toutes c~s rru~f y ~ là ' comme en toutes choses 'Je 0 nt pas pleinement convamcu. . ff · de tact et de mesure. . J m d'educatwn, a ,a1re . . , tous les jeux avec mes elèves. e Je ne jouerai pa_s tOUJOUrs m ~ fond le jeu m'amuse et que, par ne jouerai pas touJO~rs, parce qu au 'on puisse croire que j'y tiens cette raison mêm~, Je ne VOU~ pas ar~as à tous les jeux, parce qu'il plus qu'il ne convient. Je. ne JOUerosture un peu ridicule. Il est des y en a qui mettent 1~ maltre en d~voir de rendre part, par exemple, jeux dont d'encourager je me ferai pr~sql quelq~es endormis ou quelques s'il s'agit a aueg~~sade 1 poltrons. . ·us u'au point d'oublier tout le Si je devais m'empor~erd au ~eu ~abitenir mais je crois pouvoir reste, il est évident q~e JO e.~:Iss~ que je ~aurai, tout en jouant, rci j'ai le coup d'œil prompt. compter assez sur J?lOl pour eD. veiller sur mon petit monde. , le~c::rnp~serait aux enfants, elle est remiers viennent me dire : Quant à la gêne que ma prese~ 1 ·Si peu réelle que ce sont elux ~ul, . esheppas d'aÙleurs, qu'aussitôt le us,. Et ce an empec ' . . « Jouez avec no · d d t t à l'heure redevient ma1tre. dindin sonné, le camara ~ e ou ditions je crois qu'il a raison, et, Si M. L ... ~e c~mforme~ ~s conil faut ia laisser derrière la porte. quant à la «_digmté »de_ . f ._. .. , trop petit avec ces petits. On ne sauralt, selon moi, se aire VABIB"l'BS LE VALAIS
arts ne de un pierre, il est Elle une Sur le revers des Alpes, entre deux r~~pbai lac bleu. vallée qu'arrose u~ gran~ sapins lui font une commence au glaCier et s acfl.h~uve~ ve a l~t plaine.
les
garde d'honneur. :fi . Dieu ui la créa pour la mieux garder' la t q "1 1 . :fit des créneaux . et pour tout Belle, maiS pauvre, solitaire. il l'entoura de murs, 1 llu~ ui donna les neige~, les forêts et joyau comme pour toute parure, les eaux. hé · é et il la fit sauvage, nss e ni Et pour qu'aucun ne lu~ portat enev~~~ ant ni grasses prairies, abrupte; ~t l'étranger quli sa p~lse, riches moissons sur ce so on n~ux ' /etonne qu'on puisse y vivre et qu'on y vive heureux. . . h onies Avec un doux chmat, Pourtant il la ~ota d_e subhmes ar~mes . ar-dessus les nuages, et il lui donna un Ciel cla~r. Ild~leva ses celles ~oient passer l'éclair et plus blanches que les alles un ange, la tourmente. d'é Il la couvrit de solitudes où coulent des ruisseaux tout blancs •
A
•
H2 cume, et dans la paix des hauts alpages comme sur les roches dentelées, en été dès le matin, on entend les clochettes des troupeaux ct les doux sons de la cornemuse. Et, quand le ciel au couchant s'embrase comme une flamme, que la plaine s'emplit d'ombre et que le jour s'éteint, - dans la vallée encore, avec le bruit des feuilles, avec le bruit des eaux, - une voix grave passe qui parle d'au delà. Février 1886.
MARIO***
L'art d'apprendre une leçon. Quand l'élève a une leçon à apprendre, que fait-il en général ? Il se met à marmotter, à voix basse on à haute voix, chaque mot vingt fois de suite. mécaniquement, machinalement, jusqu'à ce qu'il se soit enfoncé la page, ligne par ligne, dans la cervelle, co=e on enfonce un clou dans le bois, à force de frapper dessus avec le marteau. Eh bien! je propose aux meilleurs élèves des écoles primaires un pari, que j'ai bien souvent gagné. Leur mémoire est toute fraîche, toute nouvelle, tandis que la mienne me sert depuis bien longtemps, et co=e telle, commence fort à s'user ; je leur offre pourtant de choisir, eux et moi, une page quelconque, et je gage que je la saurai deux fois plus vite qu'eux? Pourquoi, parce que j'y appliquerai les règles de la lecture, c'est-à-dire que j'apprendrai ce morceau en le lisant correctement, méthodiquement, selon les lois de la ponctuation et en suivant le mouvement de la phrase. Lue de cette façon, cette phrase s'imprimera promptement dans mon esprit. E. LEGOUVÉ. ~
Anecdotes scolaires. Il existait, dans la co=une de X .... un vieil instituteur, né malin et farceur. Il trouva un jour un moyen habile de faire entrer convenab_:ement, dans la cervelle de seR turbulents écoliers, l'ennuyeuse théorie des fractions. Il prit un volumineux morceau de fromage qu'il mangea en le découpant avec précaution. - Voyez, dit-il à ses élèves en continuant de manger, si je coupe ce morceau de fromage en deux parties égales, chaque morceau s'appelle une moitié ou un demi. Si je coupe chaque moitié en deux, j'obtiens des quarts... Et ainsi de suite, jusqu'au moment où il ne reste plus, entre les mains du :maitre qu'un minuscule seizième de fromage. - A-t-on compris ? s'écria l'instituteur.. . - Oui, répondirent en chœur les élèves .. . - Eh bien, nous allons voir... Vous, là-bas, Claude, levez-vous ... Un affreux bambin se leva, les cheveux en désordre et le regard ahuri ... Le maître interrogea : - Quest-ce qu'un seizième ? Et le moutard vivement: Ch'est un morchau de froumAche ! 1 On voit d'ici la tête du vieux régent.
,. * ,. Mon petit ami, ce n'est pas en faisant des tours de force que vous avancerez dans vos études. - Si, monsieur, papa veut que je saute une classe à la rentrée ; il faut bien que je m'exerce.
des autorités communales, est un encouragement et un puissant stimulant pour le personnel enseignant, qui vous en récompensera dans votre jeunesse par un redoublement de zèle à bien remplir son devoir.
Jl'écrologie. - A la fin de janvier dernier est décédé aux Ageues, son endroit natal, un jeuoe instituteur dont les débuts. qui avaient été des plus heureux, promettaient un excellent maitre. Jean-Joseph Pitteloud avait commencé sa carrière pédagogique à Chippis, et il devait retourner à ce poste lorsqu'il contracta la maladie de poitrine qui vient prématurément de le conduire au tombeau. Le défunt laisse le meilleur souvenir a tous ceux qui l'ont connu et particulièrement à la population et aux autorités de Chippis, qui avaient été on ne peut plus satisfaites de la conduite, de l'aptitude et du dévouement de ee jeune maitre. Jean-los. Pitteloud a vu ap~roeher sa fin avec la pins entière résignation. et a reçu les derniers secours de la rebgion dans IP.S sentiments de la piété la plus édifiante. Qu'il repose en paix 1 J'etite poste. - M. C. W., à E. Merci pour votre excellent article Stabilité da l'instituteur. Il mettra le nez à la fenêtre avec le prochain numéro, la place faisant aujourd'hui défaut. A.VIS Il'fiPOBT .&.NT 200 de nos abonnés se sont déjà fait inscrire pour recevoir l'excellente Conférence sur l'enseignement de l'écriture, par M. Taiclet, officier de l'instruction publique, chevalier de la Légion d'honneur, également autour, nous l'avons dit, d'une très bonne méthode d'écriture et de l'Introduction à l'étude de la grammaire. Avant de servir ceux de nos abonnés déjà inscrits pour recevoir cette conférence, nous attendrons jusqu'au 15 mars prochain, afin que ceux qui désirent encore posséder l'opuscule en question, puissent le demander dans l'intervalle. Après le délai ci-haut, nous prierons M. Taiclet de nous faire faire l'envoi des exemplaires que nous devrons transmettre à nos abonnés. Nous rappelons que tout souscripteur recevra cette Conférence à titre gracieux, comme hommage de l'auteur. Il ne coûte ainsi que la petite peine de la demander pour l'obtenir. Qui ne la prendrait dès l ors 1
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livres dont on trouvera ci-après les titres. Le nombre total en est de tOO, ce qui représente une valeur de 10 fr. Ces opuscules, qui comprennent tous de 50 à 60 pages, sont écrits dans un très bon esprit et présentent, sous un petit volume, gràce à leur texte serré, la matière de bien des manuels qu'on ne se procurerait guère à moins de mettre souvent un prix plusieurs fois supérieur. Dans le nombre plusieurs sont illustrés. En engageant vivement nos abonnés à profiter de l'occasion qui leur est offerte de se monter à peu de frais une petite bibliothèque, nous les avisons qu'ils pourront toujours se procurer pour le prix ci-haut, les petits livres en question. A cet effet, ils n'auront qu'à s'adresser à l'éditeur de l'Ecole primaire, à Sion, qui en fera l'expédition au plus tôt, mais sans s'engager cependant à les fournir avant le délai d'un mois à partir de la demande. Ils devront aussi bien préciser les n•• en consultant désormais la liste ciaprès ou celle qui figure au dos de la couverture des Bons petits Livres. L'indication du titre des opuscules n'est donc pas nécessaire.
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Lect11re. Ecriture. LP.cturu. Connaissances utiles., Histoire naturelle. 1 Alphabet. 22 LA FoNTAINE. 44 Géomètrie. ~ 62 Les Insectes. 2 Civilité. 23 FÉNELON. Choix. 45 Mécanique. g 63 Botanique i:'64 Instinct Animaux. 3 Exemp. Ecriture. 24 Style épistolaire. 46 Arpentage. Langue {rançaüe. 25 CENT Lectures. 47Exerc.d'arithm. LHOM?ND 26 Lecture Dima',lche 48 _ Géomètrie. '!9 .A.greable et ut1le. 4 GrammaJ.re. 27 BOILEAU. Chou:. 49 Dict. Conversation 65 Ephémérides hist. 5 Exe~cicea. \":! ~ 28 .A.thalie Esther. 50 La Santé. 66 Solfè_!l'e Rodolphe. Commerce. Lectures. 67 Dessmateur. 6 Corr1gé : ( !:,[( e " ~1 29 Arithmétique. B Ch . 68Gymnastiquel00fig 7 Analr,se SD!tea, dite• pas ) · • 30 Tenue des Livres. 51 UPJ'ON. orz. Histoire. Religjon. !52 Etudes Nature. Lecturu. 53 CHATBA.UBBIAND. 69 Les Croisades. 9 FLEUBY. Catéch. 10 Christianisme. 31 Mythologie(revue) Connaissances utiles. 70 Armées et Marine. 11 Les Apôtres. 32 CENT Récits. !54 Astronomie ~ ... 71 Histoire d'Algérie .J. . 83 FLORIAN. Fables. gj72 Histoire de Paris• . Géogra,. ••ae. . . ,. 55 Géo1og1e. 12 Géographie génér. Connal8san~s males. 56 Minéralogie. '!" Lecturu. 18 Tour du Monde. 34 Travaux d'aiguille Un livre utile. 73 Gerbe. 35 Musi~ueavecnotes 57 ContrelVBOGNERIB 74 Cor~eille. 14 Géogr. France. 15 Tour ~e ~rance. 86 Algè r~. ., etTA.Bac(ouvrage 75 Abeille. Jlaatoare. 37Exerc.dAlgllb. ;:! • 76 Moaaique. 16 Histoire sainte. 88 La Chimie. " couronne,.1 Lectures. 17 ancienne. 89 La Physique. g Histoire naturelle. 18 moyen Age. 40 Agriculture. ~58 L 'Homme. 77 Ornementa. 19 moderne. 41 Jardinage. fl 59 Les Mammifères. 78 Trésor. 20 de France. 42Deaainlinéraire ~ 60 Les Oiseaux. 79 Lépreux. 21 universelle. l43 -d'imitation 61 Les Poissons. 80 Voyage. (Jornellle Baeine Bons auteur• (Chefs-d'œuvres) 98 LA ToucHE, Iphigénie en 81 Le Cid 94LAFossBManlius (Tauride Esther ~réunis 82 Horace Athalie j n• 28 95 DuCIS, Macbeth 83 Cinna. 88 Britannicus 96 Hamlet 84 Nicomède 89 Andromaque Sujets français 85 Rodogune 90 Mithridate 97 RAYNOUA.Bn, Templiers 86 Polyeucte 91 Iphigénie 98 ClliNIEB, Charles IX 87 Menteur 92 Les Plaideurs 99 Du BELLoY, Siége Calais 100 Jeanne d'Arc (Excellentes éditions, avec nombreuses notes, commentaires, notices historiques.)
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NB. Le port de l'envoi étant à la charge des souscripteurs, ceux-ci voudront bien ajouter 2 c. s'ils ne souscrivent qu'à un exemplaire, 5 c. s'ils en désirent 7, 10 c. pour t 5, et pour un plus grand nombre proportionnellement, soit 5 c. par 7 exemplaires en moyenne.
Jvm• ANNÉE
SION Zli Février 1886.
l ÉCilE PIIIAIIE 1
REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît le 10 et le 25 de chaque mois, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d'abonnement pour 1a S u i sse, .. - ..,r .. , • - lJuiou postale, 2 Cr. 50.
Auuooces, prix 20 cent. la ligne ou son espace. Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recena deux exemplaires aura droit à une annonce ou à compte-rendu, s'il y a lieu.
SOMMAIRE Les écoles du Valais (suite). - La stabilité de l'instituteur. - L'enseignement agricole. _ L'hygiène à l'école primaire (suite). - De la nonchalance (suite). _ Bilan géographique de l'année 1885. - Style épistolaire (suitr). - Variët és : Grand'maman.... à l'école.
Tout oe qui concerne la publication doit être adressé à I'é'!fteur : M. P. PIGNAT, seorét. au Départ. de l'lnstruotlon publlque, a Sion.