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No 06 l'Ecole primaire, 25 janvier 1886

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Les diverses méthodes pour le choix des vaches laitières sont résumées dans ce livre. Les agriculteurs et les oleveurs y trouveront l'indication des signes qui peuvent les guider pour la conservation et l'acquiAition des animaux qui conviennent le mieux à leurs exploitations. - Les figures représentent les diverses races de vaches laitières qui sont remarquables. Dans le 1•• chapitre, l'auteur s'occupe de la stabulation, de l'alimentation et du rendement. - Le 2• chapitre est consacré à l'étude du lait, ses modifications ei ses altérations. - Dans les autres chapitres, l'auteur donne des renseignements pour reconnaitre les propriétés du lait, le moyen de reconnaître les falsifications, les qualités exigées de la servante de ferme et la manière de traire. - Dans les chapitres 6 et 7, il indique les caractères et leK méthodes qui peuvent guider dans le choix des meilleures vaches 1aitières. Vigneron (Guide p ratique du), culture, vendange et vinification, par FLEURYprésident t.le la Société centrale d'agriculture du département de la Savoie, rnemure de plusieurs sodé tés savantes. i volume. . . . . . . . . . . 3 fr. Dans la première partie, l'auteur donne les principes généraux pour la culture de la vigne basse ; culture en ligne, orientation, la taille, le pinçage, les engrais, choix des cépages, 1••, 2•, 3• et 4• années. La seconde partie, intitulée Calendrie1· du vigneron, lui indique les travaux qu'il a à faire mensuellement. La culture des hautains sur treillages élevés dans les champs, remplit la troisième partie. - Quatrième partie: Nouvelles observations pratiques sur les phénomènes de la végétation de la vigne. - Cinquième partie : De la vendange et de la vinification : degré de maturité. - Du ban des vendanges. - Personnel. Le nettoyage et l'écrasement des grains. - La cuve. - Le décuvage. - Enfin l'auteur termine en indiquant les soins à donner aux vins nouveaux et vieuL LACOSTE,

VIn (Guide pratique pour reconnaître et corrige1' les fraudes et maladies du), suivi d'un traité d'analyse chimique de tous les vins, 2• édit., par Jacques BRuN, viceprésident de la Société suisse des pharmacien3. t vol. avec de nombreux tableaux 3 fr. L 'art de falsifier les Tins a fait ces dernières années de rapides progrès. La chimie ne doit pas se laisser devancer par la fraude; elle doit lui tenir tête et pouvoir toujours montrer du doigt la substance étrangère. Cette tâche, dit M. Brun, incombe surtout aux pharmaciens. Son livre est le résumé des différents traitements qu'il a trouvés réellement utiles, et qui, dans sa longue pratique, lui ont le mieux réussi pour l'examen chimique des vins suspects. Vidange agricole (Guide pratique de la), a l'usage des agronomes, propriétaires et fermiers. Richesse de l'agriculture. Description des moyens faciles, économiques, salubres et pratiques, de recueillir, de désinfecter et d'employer utilement en agriculture l'engrais humain, par J.-H. ToucHET, chef de service de la compagnie Richer. 2• édition, 1 volume avec figures . . . . . . . • . . . . . . t fr. Ce Guide, en ce qui concerne les vidanges et les différentes manières d'employer l'engrais humain, est le résumé des meilleures méthodes pratiquées actuellement. Lea fermiers y trouveront tous des indications utiles. M. Touchet enseigne aux agronomes de la grande et de la petite culture des moyens simples et peu co1lteux de se procurer de riches fumiers, richesses trop souvent négligées et perdues pour l'agriculture. Jardinage (Manuel pratique de), contenant la manière de cultiver soi-même un jardin ou d'en diriger la culture. 8• édition, par CouRTOis-GÉRARD, horticulteur. t volume avec t vianche et de nombreuses ligures dans le texte . . . • . . 5 Ir. Dans le Manuel du iardinier, les jardiniers de profession trouveront des conseils, des détails nouveaux et des renseignements pratiques qu'ils peuvent ignorer; le propriétaire et l'amateur de jardin y puiseront des instructions précises et claires qui leur éviteront toute espèce de méprises et d'erreurs.

NB. - On peut se procurer tous les ouvrages qui précèdent auprès de l'éditeur de l'Ecole primaire.

, tvm• ,.. Al\fNÉE

SION 2G Jau\'ier 1886.

l ÉCilE PIIIAIIE 1

REVlTE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE L A.

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît le 10 et le 25 de chaque mois, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Pri x

d'abonnen~ent

pour la Suis se, 2 Cr.- Union pos t a le, 2 Cr. 50.

Annonces, prix 20 cent. la ligne ou son espace.

Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit à nne annonce ou à compte-rendu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE Enseignement de l'économie domestique.-L'hygiène à l'école primaire. - L'enseignement attrayant.- De l'obéissance.-· Style épistolaire. - A propos d'éducation (suite). - Pédagogie au jour le jour. - Examens des recrues. - Echos des conférences. - Variétes: les Grands'Mères.- Anecdotes scolaires.

Tout ce qat concerne la publication dolt être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, seorét. au Départ. de l'Instruction publlque, à Sion.


N• 6 .

Sion, 25 Janvier.

1885-86.

"ONFÉRENCES D'INSTITUTEURS

St-Maurice-Monthey. - La conférence annoncée pour le 9 févrie..est ajournée pour raison majeure, au jeudi 25 du même mois.

BIBLIOGR.APmE Betterave (T1·aité pratique de la cultu1·e et de l'alcoolisatior~ de la). Résumé complet des meilleurs travaux faits jusqu'à ce jour sur la IJetterave et son alcoolisation, renfermant toutes les notions nécessaires au cu:tivateur ct au distillateur. ainsi que l'examen des méthodes de pulpation, de macération, de fermentation et de distillation employées aujourd'hui, par N. BASSET, 1 volume avec fil!'ures Jans le texte . . . . . 3 fr. Avant de donner au public cette nouvelle édition, l'auteur avait étudié à fond l es principales questions relatives à la culture, à la distillation do la betterave, afin d'apporter son contingent à la grande question de la transformation agricole, par les données que l'expérience lui a fournies. Il a voulu mettra sous les yeux des agriculteurs et des distillateurs des faits techniques, scientifiques et pratiques, dans la plus grande simplicité d'expression. Il examine avec impartialité les diff.)rents systèmes : Champenois, Kessler, Dubrunfaut, etc.

Culture m araîch ère (Manuel pratique de). 6• édit., augmentée d'un grand nombre de figures et de plusieurs articles nouveaux. Ouvrage couronné, par CouRTOIS· Gi:RARD. 1 volume avec 89 ligures . . . . . . . . . . . . . . . . 5 fr. Outre la médaille d'or et la grande médaille de vermeil, l'auteur de ce manuel a obtenu une attestation qui garantit la valeur de son travail aux yeux du public, en même temps qu'elle constate l'exactitü.de de ses recherches et l 'utilité des notions renfermées dans son ouvrage. Cette attestation émane de vingt-cinq jardiniers de la ville do Paris qui, après avoir entendu la lecture du travail de .M. Courtois-Gérard, déclarent qu'ils lui donnent toute leur approbation. Table des principaux chapitres : Marais pour culture de pleine terre. - Marais pour culture de primeurs. - Analyse des terres. -De l'établissement d'un jardin maratcher. - Engrais et pailles.- Outillage. - Diverses opérations. - La culture des porte-graines. - Destruction des insectes. - Des maladies des plantes. - Calendrier du maratcher ou travaux manuels. -Vocabulaire du maratcher.

Habitations des a n imaox.(Guide pratique pour le bon aménagement des), par E. GAYOT, membre de la Société centrale d'Agriculture de France. Cet ouvrage se compose de 2 parties. 1° Les écuries et les étables, avec 63 figures . . . . . . . . • . 3 fr. 2° Les bergeries et les porcheries, les habitations des animaux de la bassecour, clapiers, oiselleries et colombiers. 65 figures. . . . . · . . . . . 3 fr. Aucun animal ne saurait être développé dans ses facultés natives, dans ses aptitudes propres, et produire activement dans le sens de ces dernières, si on ne le place dans les meilleures conditions d'alimentation, de logement, de multiplication. M. ,Gayot, avec l'autorité d'une longue expérience, a réuni dans ces deux volumes les conditions générales d'établissements et les dispositions particulières aux diverses espèces d'animaux. 1re partie. - Ecuries .:t étables. - Extrait de la table des matières. - Le sujet à. vol d'oiseau. - Des effets de l'air pur et de l'air vicié sur l'économie animale. - L'aération: les portes et fenêtres, barbacanes et ventilateurs. Dispositions particulières aux diverses espèces: les dimensions intérieures, encore les portes et fenêtres, de l'aire des écuries, le plancher supérieur dos écuries, arrangement intérieur et ameublement des écuries, les séparations, les boxes, établissements spéciaux, la température des écuriea. Les étables de l'espèce bovine: l'aération, l'aire des étables, l es dimensions et l'aménagement intérieurs, les boxes, règle d'hygiène générale, établissements spéciaux. 2• partie. - Les be1·geries: de l'habitation en plein air, le parc des champs, le parc domestique, les abris brise-vent. - De l'habitation couverte: conditions particulières à

ORGANE DE LA

• SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION .

STATISTIQUE DE NOS ABONNÉS Nous p~nso_ns intéresser nos lecteurs en leur apprenant que l'Ecole p1'lrnazre compte actuellement 714 abonnés qui se répartissent de la manière suivante : Instituteurs. Iustitutricea. Di vers.

Valais (de Sierre à lonthey inclusif.) 171 (de Loèche à ~ouches • ) • (id. élèYes institutrs et inatitntriees) 34 Fribourg 83 Jura bernois 24

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Vaud Autres cantons et étranger

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Total.

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394

15

15 69

41 6 2i 18

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37 2i 18

JJKBIIICI:NBMIINT Dll I.'BOO:NOMIII DOMIIBTIQVII

Quel puissant encouragement pour l'homme des champs ou de l'atelier, de songer que le prix de ses sueurs, traité avec respect par une femme économe, entretiendra l'aisance et le bien-être dans sa ~aison! Comm~ ~! .rentre volontiers. chez lui chaque soir, comme Il se repose delicieusement au sem de sa famille toute rayonnante de propreté, de bonne humeur et de santé ! On l'accueille, on l'honore comme une providence ; on le fête, on le caresse, on le délasse de ses fatigues de la journée, on lui redonne des forces pour le labeur du lendemain. Le dévoûment ne coûte rien quand il profite, et le dévoûment du mari c'est la femme qui le rend productif ou stérile. ' , Ap:ès la rel~gion, qui lui enseigne la modestie, l'abnégation, 1espnt de sacrifice et toutes les vertus qui la rendent aimable et ~~spectée_, je ne co_nnais pas de science plus utile à la femme que 1economie domestique. Toutes les connaissances ne lui seront profitables que dans la mesure de leurs rapports avec la bonne direction de sa maison. . O_n rit et l'o_n ~ pitié de ce luxe extérieur sous lequel la vanité dissimule son I_Ddigence. Il y a quelque chose de plus pitoyable encore: c'est l'Ignorance des notions nécessaires parée de beaucoup de notions inutiles.


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Si, dans nos programmes, le bon sens des. maitre~ses ~e. s~lt choisir avec discrétion, elles ressembleront a certam cmst~ner novice et simple d'esprit, qui préparera _un ragoût ~e volatiles sans les plumer, sans les éventrer; hornbl~ macédom~ capa~le de mettre en fuite les plus affamés des c~~vives. Le~r education terminée dans d'aussi déplorables condtbons, les Jeunes filles pourront dire avec vérité : • Quand nous sortons des école~, nou~ avons à oublier beaucoup de choses qu'on no~s a a~pr1ses, a apprendre des choses utiles qu'on croit nous avotr, ensmgnées, et étudier les plus nécessaires sur lesquelles on n a pas songé à nous donner des leçons. » . t" d' Un professeur distingué faisait hab1tuellemen_t p_ar ·~ une commission chargée d'examiner les a~pi~a~tes wst1tutr1ces. A l'épreuve de chimie : • Mademoiselle, dJsait-Il, CO!flment vo~s Y renez-vous pour faire le pot-au-feu ? • MademOiselle resta1t le ~lus souvent interloquée: _Alors _l'examinateur, ~evenant professeur expliquait pourquoi Il fallait mettre les os a mœlle d~ns le fond' du pot, dans quelle proportion devaient entre~ la VI~nde, les légumes et l'assaison~eme~t ; co.~men~ on devait couvrir le pot, et combien il était necessaire qu 11 restat. sur le ~eu. : yous vous en souviendrez, n'est-ce pas, MademOiselle? aJOUtaJ~-11 en finissant et vous l'enseignerez à vos élèves. Ce sera la meilleure leçon de' chimie que vous puissiez leur donner. •. n avait du tact, celui-là. Si l'on eût confié a _la C?~Pé~ence d'bommes pratiques comme ce professeur le som d ~tabhr .1~ programme des écoles primaires (c'e~t de 1~ France. qu Il ,est ICt question - Réd.) je garantis que 1éducatiOn publique s en fût bien trouvée. 'té Les grands bommes excellent à voir les c~oses dans. la vér1 , comme les artistes, à donner à leurs product1~ns ~~s a~s de nature. Quoiqu'ils entreprennent, ils sortent de l'~rmer_e, Ils se _dé: barrassent de la routine p?ur tra~er une ~me mmlleure. Ams1 Fénelon dans son livre de l Education .des Ftlles, donne de~ conseils en~ore aujourd'hui pleins d'actua~té, par~e que .~a ~érllé est de tous les temps. ll s'adresse aux classes élevees, q.u Il n exempte pas des sollicitudes domestiques; à plu~ fort~ raison les ~Iles d'agriculteurs et d'artisans ont-elles besom qu·on les dre~se a la bonne administration d'une maison. (A smvre.) L'HYtUÈNE & L'Ét:JOLE PBIII&IKE JJnseignement et résultats qu'il est permis d'en espérer.

Mon cher Félix, . , Parmi les r.onnaissances qu'il importe de ne pas Ignorer, 1 art

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de conserver sa santé occupe un des premiers rangs ; car taus les avantages de l'esprit et du corps ne sont plus appréciés, dès que le premier des biens se trouve compromis. Il suffit d'avoir été malade un peu sérieusement pour savoir queUe indifférence s'empare de l'àme à propos de tout, hormis de la vigueur perdue. Quand on est jeune et robuste, la santé dans sa fleur paraît à l'abri de tous les périls; on va tête baissée à travers mille imprudences, on s'instruit à ses dépens, mais l'expérience coûte cher. Enseignez donc à vos écoliers les règles de l'hygiène. Quelquesons feront qum1d même des fautes : on est si présomptueux à leur âge ! - Mais les conséquences de leur indocilité justifiant la sagesse de vos leçons, ils comprendront qu'ils ont un intérêt œajeur à se conformer à vos conseils. A l'appui des préceptes, invoquez les accidents, les morts prématurées, les maladies, les infirmités précoces, déterminées par les infractions aux lois de l'hygiène. Un ouvrier suant boit de l'eau froide, ou se repose dans un lieu frais : une pleurésie met ses jours en péril. - Une famille s'installe dans une maison humide : bientôt se déclarent ou des rhumatismes, ou des scrofules, on d'autres infirmités. - Dans un quartier malpropre, une fièvre maligne ér.late; Un ivrogne en devient phtisique, un autre perd la raison. - Ces exemples rendront très saisissantes vos leçons d'hygiène, et les enfants se rappelleront toujours qu'il faut éviter la fraîcheur quand on a chaud, se méfier d'une habitation neuve ou nouvellement réparée ; pratiquer la propreté sur soi et autour de soi; user avec modération du vin et des liqueurs. L'enseignement de l'hygiène se déduit facilement des notions BCientifiques. En parlant de la composition chimique de l'air, vous expliquez l'action de ce fluide dans le jeu de la respiration ; l'altération qu'il subit dans la poitrine, et sous l'influence de certains corps ; le besoin, par conséquent, d'aérer les habitations, de n'admettre, dans les appartements où l'on couche, ni fleurs, ni û·uits, ni autres substances à exhalaisons malsaines ; la nécessité enfin de tenir nos maisons hors d'atteinte des miasmes qui se dégagent des matières putrides: dépôts de fumier, eaux dormantes, etc. Vous aurez suffisamment instruit vos écoliers sur l'hygiène de l'habitation, si vous ajoutez aux points qui précèdent, quelques nolions f • sur les divers modes de chauffage avec leurs inconvénients et leurs remèdes; 2• sur l'éclairage, en montrant le bénéfice qu'il y a, pour la vue et la pureté de l'air, à renoncer au vieux système de lampes fumeuses, encore très communes dans les petits ménages des campagnes. Dans les écoles de filles on conseiliP, en outre: de ne pas refaire


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]es lits aussitôt après le lever : on montre l'inconvénient des rideaux, qui gênent raccès de l'air pendant le sommeil, à moins qu'on ne les tienne ouverts; on recommande enfin une parfaite propreté des appartements. Pourquoi n'instruiriez-vous pas vos élèves de ces conditions de salubrité ? Ils en comprendront mieux les bons offices de leurs mères, et peut·être quelques-uns pourrontils donner d'utiles avis dans la suite. Votre leçon a-t-elle l'eau pour objet? Vous en expliquez les propriétés hygiéniques, en même temps que le rôle nécessaire dans la nature végétale et animale. Rien n'empêche de rapporter à l'histoire natureJle, quand vous traiterez de la peau, les explications à donner. concernant les bains, les lotions, tout ce qui a rapport à la propreté corporelle. Certains enfants, en été, font de la natation un abus souvent mortel. Insistez sur les précautions à observer avant de se jeter à l'eau ; montrez les inconvénients des bains froids quand on transpire, ou quand la digestion n'est pas faite, ou quand l'eau est beaucoup plus froide que la température de l'air. A l'histoire naturelle vous pouvez rattacher aussi l'hygiène des vêtements et celle de l'alimentation. (A suivre.) L'ENSEIGNEMENT ATTRAYANT Un tout petit enfant s'en allait à l'école. On avait dit : Allez 1 ll fallait obéir ; Mais son livre était lourd; il ne pouvait courir. n pleure et suit des yeux une abeille qui vole...

Oh 1 oui, le chemin de l'école a été longtemps, pour les enfants, la voie douloureuse. Plus d'une fois ils ont trou bien lourd et arrosé le sentier de leurs pleurs. Plus d'une leurs regards se retournaient du côté du toit paternel ou se taient avec regret vers les champs, les bois, la mare glacée les invitaient au plaisir et à la liberté. C'est que longtemps a été • une geôle •, que • le maitre y était noir •, et le sans attrait. Si l'écolier n'y mangeait pas son pain • à la de son front •, ille mangeait du moins assaisonné de soupirs d'ennui. Une vive réaction s'opère de nos jours contre cet ancien de choses. La salle d'asile n'est pas encore • un jardin • ; elle est au moins devenue gaie et plaisante ; elle est d'images, quelquefois pourvue de jouets, de tables où les petits corps ne sont pas trop gênés dans leurs mou on y sourit à l'enfant qui en franchit le seuil ; on l'y tient cna.._tt dement et souvent même on l'y habille et le nourrit. Tout conservant un aspect plus austère, J'école a dépouillé ses airs

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prison; l'on ose y rire et y parler, y remuet·les bras et les jambes et regarder le maître sans trembler : si elle est encore un lieu de recueillement, elle a cessé d'être un pénitencier dont on menace l'enfant rebelle ou turbulent. Peu à peu, l'espace y est ménagé avec moins de parcimonie ; il y a de verts tilleuls ou de gais maronniers dans la cour élargie, du jour et de la lumière dans les salles de classe et partout de la propreté. Surtout, plus de mauvais traitements, d'instruments de snpplice ou d'humiliation : surtout aussi, un travail mesuré et attrayant. Oui, certes, un travail attrayant. Voyez ce qui se passe dans les différents cours. Dans le cours élémentaire, la lecture, • cette primeur de l'ennui •, ne s'apprend plus dans des abécédaires frippés et gondolés, mais par des tableaux à images et suivant des ntéthodes reconnues pour être à la fois rationnelles et rapides. Pour s'initier au calcul, on compte des boules, des bù.chettes, des cailloux, des lignes ou des ronds. En géographie, on montre les accidents connus des terrains environnants ; au besoin, on en fabrique en terre, en plâtre, en sable, ou bien l'on en trouve la représentation sur des gravures enluminées ; puis viennent des globes azurés comme le ciel et des cartes bleues comme la Méditerranée, ouvertes comme l'Océan. L'histoire..., ah! l'histoire, c'est là que les yeux s'ouvrent, que les oreilles se tendent, que les esprits se remplissent, que l'attention est captivée : on a donné à l'histoire le charme des contes de Perrault ; est-ce un bien ? est-ce un mal? ce n'est pas le moment de discuter la question; nous constatons seulement le fait. Sur le tout broche la leçon de choses, avec ses sujets et ses formes variés, ses exhibitions d'objets ou d'images. Entre temps, on dessine, on écrit, on barbouille, on évolue au pas et en chantant. Bref, au moins pour les enfants les moins âgés, l'école a repris la physionomie qu'elle dut avoir à l'origine, puisque les Grecs l'appelaient scholé (loisir, repos), et les Latins ludus Ueu, amusement) ; tant nous suivons ce conseil de Fénelon : • Laissez jouer un enfant et mêlez l'instruction avec le jeu : que la sagesse ne se montre que par intervalle et avec un visage gai. Gardez de le fatiguer par une exactitude indiscrète.... Il faut chercher tous les moyens de rendre agréables à l'enfant les choses que vous exigez de lui.. .. Il ne faut recourir à la correction et à l'autorité que quand elles sont absolument nécessaires ... Quoique à un moindre degré, les choses se continuent ainsi dans le cours moyen et jusque dans le cours supérieur. Là encore, comme le veut l'abbé Fleury, nous présentons à l'enfant des objets sensibles, des peintures, et s'il faut en venir aux abstractions, nous sommes là pour en tempérer l'aridité, nous tenant Lantôt


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en avant pour montrer la route et écarter les broussailles, tantôt sur. les flancs de la colonne pour soutenir les faibles, tantôt en arrière pour presser la marche ou relever les éclopés· dans tous cas, pour adoucir le labeur et en prendre pour nous la plus grosse part. Nous remplaçons le livre ou bien nous en faisons disparaître les o,bscurités. N?~S poussons .aux. découvertes et ménageons à n~s elèves le plrusir de les avOir faites ou de croire qu'ils les ont frutes. Sans doute, nous nous faisons moralistes, mais point prêcheurs. Nous nous souvenons que, • rlans une leçon de morale l'amour qu'inspire celui qui la donne est pour moitié au mo~ dans son efficacité: nous ne demandons à nos élèves d'autres actes de vertu que l'accomplissement des devoirs de chaque jour... No~ lectures son.t c~oisies, nos récits animés, nos démonstrations ~lrure.s, nettes, limpides ; nos enseignements sont appropriés aux mtelhgences, à l'âge, aux milieux théoriques dans la mesure voulue, mais surtout pratiques, allant droit au but à savoir: le vr~i, l'honnête et l'utile. Nos élèves nous compren~ent, ils nous smvent, non seulement sans peine, mais avec plaisir. Ainsi après avoir rendu l'école attrayante, nous la maintenons telle 'ou du moins. agréabl,e jusqu'~u bout; nous faisons qu'on y entre sans (A suivre.) chagrm et qu on la qmtte peut-être avec regret.

DE l'OBtiSSANCE Il est inutile, pensons-nous, d'insister longuement sur les avantages et la nécessité de l'obéissance dans l'œuvre de l'éducation de la jeunesse; il n'est peut-être personne qui n'ait senti par sa propre expérience, mieux qu'il ne l'eût fait par de longs raisonnements, de quelle importance il est d'habituer de bonne heure la volonté de l'enfant à connaître Je joug de l'obéissance à l'accepter et à le porter volontiers et de bonne grâce. ' ~oin de no~s. l'idée d'e~iger, de l'enfance une dégradante obéissance servile ou hypocnte; 1éducation chrétienne, bien loin de rompre ou d'énerver le précieux ressort de la volonté de l'enant, le respecte, le redœsse, le fortifie même ct s'y appuie !comme sur sa meilleure ressource. ' .L'institu~eur ,chr~tie~:con,sidérera !donc comme un de ses premiers devmrs, 1 obbgahon d apprendre à ses élèves à obéir volontiers,dès l~ur plus ten~re enfance. 1l prendra garde que les moyens.dont Il usera, dmvent reposer sur Ja conviction lapersuasion,:l'amour. ' Parmi"ces procédés à employer, nous mentionnerons les suivants, dont l'efficacité nous parait cert.aine. i. Des leçon( spéciales bien préparées : DéDnHion de l'obéis-

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e . avantages qu'elle procure. C'est avant tout sur le terrain

sall~i~ux que l'on trouve la matière la plus riche et la plus fé~nde pour traiter ce sujet avec fruit. Par exempl~ : dans le catéb'sme: le 4• commandement, que devons-nous a nos parents?

Q~'entend-on par pères et mères dans,le .4· co~mand,em~.nt? -

Des réponses à ces questions on peut dedmre : 1. Que 1 ob~tssance t de précepte divin · 2· qu'elle s'étend des pere et mere a~x :~tres autorités ecclé~iastiques et civiles. L'exemple, ce levier i agit si ef.ficacement sur le cœur de l'enfa~t, pe.ut et .doit :me, autant que possible, être cherché ~an~. 1 Historre Srunte. Ainsi l'on prendra d'abord des modèles d obmssance et leur récomp~nse, comme : Samuel et l'Enfant Jésus. Paral.l~lement, des faits de désobéissance accompagnés de leur pumtwn, comme Adam et Ève, l'ange des ténèbres, Saraï, Saül, etc. ,. Par ces leçons, les enfants comprendront tou~ limpodan~e de la soumission, et l'on fera naitre dans leur petit cœur 1~ déstr de mettre tout en œuvre pour acquérir cette bel1e vertu. Des que l'instituteur s'en aperçoit, il doit recourir à unA autre moy~n . .. 2. Faire prier pmw obtenir de Dieu .[a grace d~ savozr obezr. Ce procédé est le côté pratique du précédent, et s1 les enfants le demandent avec une ferme confiance, Dieu ne leur refusera pas . cette grâce, puisqu'elle est néc~s~aire a~ s~ut. 8. L'étude du caractère des eleves est mdzspensa.ble pour attezr:dre le but proposé. En effet, parmi les enfants, . 11, .en a qu Il faut conduire par la douceur, d'autres par la sevente. Pour s.e faire obéir spontanément et de bon gré,. dans un c~s donné, Il faudra que l'instituteur conjecture ce q~'Il . peut exiger de SOI_l élève: c'est pourquoi il doit dès le premter JOU~ de so~ en~rée a l'école·, observer et noter l'inclination, le caractere particulier de chaque enfant. . . , Prenez-y garde, instituteur, dès}es prem~ers }ours qu un nouvel élève fréquente votre école, d ms~mct1 il fait ~ne. ~tude spé· ciale du caractère de son maître et bientot ~orte m~neurem,ent sur lui un jugement. Et dans quel ~u~?.Inubl~. de, dire ~ue c est pour règler ses faits et g;~stes su~ l op1~~on qu Il s est faite du caractère du maitre, sur limpression qu 11 en ~ reçu,~. -· Quelles en seront les suites? L'élève se portera au bte~, s Il ,~ constat.é que l'instituteur y est dévoué corps et .~me, au h~u qu 11 pourrait se laisser induire au mal et à la désobe1ssance, s Il remarque que le maître passe facilement sur telles ou telles choses. . (A suwre).

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STYLE ÉPISTOLAIRE Nous nous proposons de donner dans l'Ecole primaire une


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série de sujets de lettres dans le but de mettre en relief la vie paisible et tranquiUe de la campagne. Puissions-nous réussir par ce moyen à faire aimer les champs, qu'on tend malheureusement à abandonner ici et là pour se jeter dans les villes, où végètent des milliers d'existences inutiles et souvent dangereuses ! Que les instituteurs ne l'oublient pas : ils rendent un immense service à l'agriculture, au pays, à la société tout entière, en s'efforçant de réagir contre cette funeste tendance de notre siècle, qui enlève au sol les bras nécessaires pour lui faiœ produire ses richesses. Elevés par des maîtres qui aiment l'agriculture, qui en parlent avec estime, et honorent ceux qui la pratiquent, les enfants y prendront goût de bonne heure, et l'embrasseront avec plaisir. Et si leurs parents peu éclairés, ou remplis de préjugés vulgaires, veulent les en détourner pour les précipiter dans ces gouffres qu'on nomme les villes, ils auront des arguments à opposer à leurs imprudents désirs; les parents, tout fiers de comprendre que leurs enfants ont raison, n'insisteront pas, et la victoire restera à l'instituteur. C'est dans le but d'être utile aux maUres et aux maîtresses, et de seconder ce zèle éminemment patriotique que nous proposons les sujets qui vont suivre.

rend !~gères à supporter. Recette pour prévenir l'action du froid sur la vigne, consistant lorsqu'on la taille, à enterrer un sarment de précaution que l'on d~couvre 'ou que l'on coupe ensuite selon les circonstances. Il invite son frère sur un ton jovial, à laisser vieillir quelques bouteilles jusqu'à son reto~r. Afin de prévenir toute fausse interpr~tation de la plaisanterie, il rend compte de l'emploi de ses loisirs : l'étude et la lecture ne lui permettent pas de contracter des habitudes bachiques pour lesquelles il éprouve d'ailleurs une répugnance invincible. 6. PAUL à LOUIS. Canevas. - Joie causée à la famille par la lettre de Louis; inquiétudes de la mère qui est toujours inconsolable de son absence. D~sastres causés par le débordement d'un ruisReau; ruine d'un ~ouli.n. Le sy.stè.me de p~~: server la vigne des gelées par le sarment de precautiOn a ~te b1en accueilli et adopté. 7. LOUIS à sa MÈRE. Canevas. - Louis a ~t~ affect~ des chagrins de sa mère. On est en temps de paix, par conséquent ses frayeurs ne sont pas fondées. Il lui conse~l~e .de donner carrière à son imagination dans un autre sens, et de voir l'état militaire sous son brillant côté. ll a déjà obtenu le premier grade et s'attend à monter encore. S'il a de l'ambition, c'est pour plaire à sa mère. 8. PAUL à LOUIS. Canevas. - Paul félicite son frère devenu caporal après deux écoles militaires; joie de la mère. Le parrain de Louis s'est fort réjoui de ce premier succès qu'il attribue à l'instruction de son filleul; doléances du parrain sur les lacunes de son éducation personnelle. Quand il arriva à l'Age de servir, il savait à peine signer, aussi languit-il pendant trois ans pour obtenir le grade de caporal. ll donne 20 fr. pour Louis, qui les trouvera dans la pr~sente lettre. (.A 1uivre.)

1. PAUL à LOUIS. ll s'excuse d'avoir tard~ de lui écrire à cause des travaux dee vendanges ... Récolte abondante ... Il annonce à son frère que leur cousin M... se dispose à abandonner le village pour entrer dans une maison de commerce... Un mot sur la vanité de la mère.

Canevas. -

2. PAUL à LOUIS. Canevas. - Paul apprend à son frère qu'il va quitter les livres pour la charrue... D'autres, guid~s le plus souvent par la paresse, vont s'ensevelir dans un atelier ou dans un bureau; lui ne veut d'autre métier que celui de son père. n donne les raisons de son choix. 3. LOUIS à PAUL. (Réponse.) Louis encourage son frère dans sa r~solution. ll le loue de résister à l'entraînement de bien des jeunes gens qui, se croyant des phénix à cause de leurs succès à !'~cole, méprisent les avantages assurés de l'agriculture pour courir étourdiment à la recherche d'une fortune chim~­ rique. 4. P .A.UL à LOUIS. Canevas. - C'est aujourd'hui dimanche, jour de repos. Paul en profite pour écrire à son frère. Il n'a rien de nouveau à lui annoncer et ne lui écrit que pour le seul plaisir de s'entretenir avec lui. Il lui demande une recette pour pr~server la vigne des gelées blanches. Les vêpres sonnent. Paul prend cong~ de son frère. 5. LOUIS à PAUL. (Réponse.) Canevas. - Louis parle du plaisir que lui a causé la lettre de son frère i il engage celui-ci à l'entretenir souvent de ses occupations, etc. ; il connait par exp~rience les fatigues de la profession agricole, fatigues que l'habitude

Canevas. -

A PROPOS D'ÉDUCATION (Suite.)

Les choses ne nous paraissent indifférentes que par notre propre indifférence, elles ne nous paraissent sans importance que par notre propre légèreté. Laisser la porte ouverte quand on entre ou qu'on sort, n'est pas un crime assurément; mais l'air qui vient du dehors est plus froid que celui du dedans, et les courants d'air ne sont pas du gotlt de tout le monde ; ils ne sont pas du reste sans inconvénient ni même sans danger. Un mal de gorge, un mal de dents, et autres maux semblables s'attrapent vite et s'en vont moins vite qu'ils n'arrivent. Un enfant mal élevé (et sous ce rapport combien d'hommes sont enfants !) ne songe pas aux suites possibles,probables de sa négligence ; c'est-à-dire qu'il songe à lui et non aux autres. L'incivilité est presque toujours de l'égoïsme, voulu ou involontaire. Tenir la rampe en montant l'escalier et forcer ceux qui descendent à la lâcher, ce n'est pas non plus un cas pendable; cependant il ne faudrait qu'un peu de réflexion pour comprendre qu'on a plus besoin d'appui quand on descend que lorsqu'on monte; que, dans ce dernier cas, une chute est sans gravité, et que dans l'autre, elle peut être mortelle. Que sera-ce si celui qui monte est un enfant, et celui qiÙ descend un vieillard.


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Un fiacre passe : une bouteille vole par la portière ; naturellement elle se casse, et les débris restent sur le pavé. Quel mal y a-t-il à se débarrasser d'une bouteille qui est vide et qui gêne 1 Aucun sans doute ; on eût pu la donner; il n'y a pas de petit cadeau ; tout dépend de ceux à qui l'on donne; mais c'est être trop exigeant. Ce qu'on peut raisonnablement demander, aux enfants comme aux grandes personnes, c'est de vouloir bien réfléchir qu'une rue, qu'une route, est un lieu de passage pour les bêtes et pour les gens ; et que, si le verre cassé ne vaut rien même pour la corne des chevaux et les souliers des passants, il est plus dangereux pour les pieds nus; et il y a encore et il y aura longtemps des pieds nus. Voici une lourde charrette ; elle est chargée de pierres ; une de ces pierres tombe au milieu du chemin. Le charretier ne l'a pas vue; les passants la voient tomber et passent. Il n'en coûterait pourtant guère de la prendre et de la jeter dans le fossé qui borde la route. La nuit arrive, et il se pourrait bien que quelque voiture allât donner contre cette pierre malencontreuse et verser. Une voiture verse d'ordinaire avec ceux qu'elle porte, et il est rare qu'on se fasse du bien en tombant. Un peu de prévoyance, un peu de complaisance, et il n'y eût pas eu d'accidents. Nous sommes dans une grande ville et dans une grande rue; omnihus et tramways, charriots et charrettes, fiacres et équipages se croisent, se mêlent, s'embarrassent et parfois se heurtent. Quel est cet imprudent qui traverse la rue~ Ne voit-il pas venir cette voiture lancée au galop des chevaux 1 N'entend-il pas le bruit de_s roues e~ du fouet 1 Peut-être. Il y a malheureusement des sourds, ll y a auss~ des aveugles; d'ailleurs il n'est pas rare de voir écraser des gens qUI ne sont ni aveugles ni sourds, mais simplement distraits. A~ li_eu de hausser les épaules, ou simplement de regarder, ne ~audralt-ll pas mieux avertir l'imprudent, crier pour attirer l'attention du cocher, car les cochers sont aussi sujets aux distractions. Un cheval s'abat; vite on s'attroupe ; le cocher s'empresse, il essaye de dételer, de dégager, de relever sa bête ; on le re&"arde faire, avec intérêt, peut-être avec bienveillance ; ne pourrait-on l'aided Et ce pauvre diable qui tire après lui son charreton chargé : 1!1 pente est forte 1 arrive-t-il au haut~ il s'arrête pour souffler, Il tourne son charreton en travers, il tire obliquement ; on le suit du regard. Enfin le voilà arrivé 1 les passants reprennent leur marche ; n'auraient-ils pas mieux fait de pousser la roue 1 Que de cas semblables où une sotte curiosité semble paralyser tout bon mouvement et étouffer la sensibilité 1 S'amuser est bien, car on ne peut travailler toujours; mais encore faut-il s'amuser sans incommoder les autres et à plus forte raison sans leur nuire. Entre toutes les distractions, le chant est assurément l'une des meilleures et, si l'on choisit bien les chants, l'une des plus morales. Mais chanter en pleine rue, chanter à nuit close, et chanter à tue-tête, de manière à réveiller les gens qui dorment et qui ont besoin de dormir, et surtout de manière à accroître les souf-

frances des malades et à rendre plus cruelles les heures de l'agonie, c'est une autre affaire. Ces chanteurs nocturnes pourraient bien comprendre que, dans ces rues des villes qu'ils font retentir de leurs voix sonores, il n'en est guère, il n'en est pas qui n'aient leurs malades et souvent aussi leurs mourants. Dans les villages suburbains on ne jouit pas toujours de la paix des champs. Souvent, au beau milieu de la nuit, ou bien avant le lever du jour, le village est réveillé en sursaut par le bruit du tambour et du clairon. On court aux fenêtres, on regarde, qu'est-ce donc 1 Ce sont des touristes qui passent, et qui n'ont pas voulu traverser le village sans avertir de leur passage. Ne peut-on donc se promener sans tambour ni trompette, et, si ces terribles instruments sont les compagnons obligés d'une excursion nocturne, ne peut-on les laisser dormir, au moins pendant la nuit, et avec eux les habitants paisibles des villages traversés l Au temps du choléra, temps néfaste et récent, pour assainir l'atmosphère à la nuit tombante, on allumait des feux; passe encore pour les feux ; mais on dansait autour et même l'on chantait, sans doute pour se donner du cœur. Je l'avoue, en entendant ces chanteurs dansant, en voyant ces danseurs chantant, j'avais le cœur serré et je ne pouvais m'empêcher de me dire: «Que doivent penser, que doivent sentir les malheureux dont ces feux (il y avait même des feux de Bengale) viennent éblouir les yeux mourants, dont ces chants à contre-sens viennent troubler la dernière heure ~ » C'est l'habitude de nos conscrits, d'arroser de libations copieuses, trop copieuses parfois la nouvelle qu'ils sont soldats. Ainsi humectés ils se promènent à pied, ils se promènent en voiture, ils chantent, ils crient même ; jusque là il n'y a pas grand mal. Mais voici qui est plus grave. Presque toujours ils portent à la main le drapeau de la patrie ; or, comme l'effet ordinaire des libations abondantes est de troubler la vue, d'alourdir les membres et de compromettre l'équilibre, on assiste parfois à des scènes attristantes. Le drapeau national veut être tenu d'une main ferme et porté d'un pas assuré ; des mains tombantes et des pas chancelants sont une offense pour le drapeau. L'instituteur peut le dire, il doit le dire aux enfants qui l'écoutent et qui seront un jour soldats. Voilà un genre de leçons de morale dont nos maîtres trouveront toujours des sujets à leur portée, sous la main, et dont les incidents et les accidents de la vie journalière leur offriront une ample matière. Ils rentrent dans le domaine de l'éducation, car ne l'oublions pas, le degré d'éducation se mesure au degré de prévenance, d'obligeance et de prévoya11ce que nous sommes ou devenons capables de nous imposer dans l'intérêt et pour le plaisir de nos semblables, ce qui revient à dire que l'éducation se mesure à la bonté, et que l'homme le mieux élevé, c'est en réalité celui qui est le meilleur. (Manuel gen.)


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92 PÉDAGOGIE AU JOUR LE JOUR (Suite.) '1- * '~- LA LECTURE COLLECTIVE . Plusieurs pédagogues nous recommandent l'enseignement collectif de la lecture. Voici comment, ce me semble, on peut proceder dans cet exercice, en l'appliquant particulièrement à la lecture courante. Le maitre lit lui-même d'abord, pour donner le ton et la mesure. Tous les élèves doivent commencer en même temps et suivre les indications du maitre, qui marque, au moyen d'une baguette, les pauses et les repos. C'est pour ainsi dire, une classe de chant; les élèves exécutent un morceau quelconque suivant une cadence, un rythme prescrits. Je trouve que ce procédé a des avantages et des inconvénients. Avantages. -Tous les élèves sont appelés à profiter de toute la leçon ; s'ils suivent exactement, les progrès peuvent être rapides, puisqu'au lieu de ne lire que quelques minutes, ils lisent pendant toute la leçon. Il y a économie de temps. D'un autre côté, les élèves sont tenus constamment occupés; la lecture collective assure ainsi la discipline, en forçant les élèves à l'attention et au travail. Inconvénients. - La lecture collective occasionne un certain bruit, un certain brouhaha ; elle dispose les enfants à chanter. La lecture faite collectivement a aussi quelque chose de machinal et d'automatique. On reproche parfois aux élèves primaires de chanter en lisant : ce défaut tient à une mauvaisll habitude qui se prend bien vite et se perd ensuite très difficilement. Quand le maître fait lire collectivement, il doit donc insister sur le ton qu'il convient de donner. J'ajoute que, si la lecture collective présente les avantages que j'ai reconnus, elle peut aussi favoriser la paresse. Les élèves légers et indolents ne suivent pas toujours ; ils répètent souvent machinalement ce qu'ils viennent d'entendre, se fiant à l'avance sur un voisin plus studieux et plus laborieux qu'eux. En résumé, je pense qu'il ne faut pas employer ce procédé à l'exclusion de tout autre. Les exercices individuels doivent toujours, à mon avis, accompagner les exercices collectifs . Nous ferons de la lecture collective quand les divisions seront nombreuses et lorsque nous n'aurons que peu de temps à notre disposition ; cc procédé bruyant pourra être employé après un exercice silencieux et nous en ferons surtout usage dans les divisions inférieures.

B%A111111K8 DBS BIIOBVBS Sujets de composition et problèmes donnés aua; recrues de 1885. CALCUL MENTAL I. 4. J'ai dans ma bourse 5 pièces de 5 fr. et 4 pièces de 10 fr. ; quelle somme ai-je 1 3. Si 4 hectol. de froment coûtent lOO fr. ; combien coûtent lO hectol. 1 2. Intérêt de 900 fr. à 4 %pour 8 mois 1

1. J'ai payé le 12 %d'une dette de 4000 fr. ; combien dois-je encore 1 II. 4. Combien coûtent 8 litres de vin à 60 cent. le litre ~ 3. Le kg. de café coûte fr. 2. 30, combien devra-t-on payer 12 kg. 1 2. 6 mètres d'étoffe coûtent 48 fr. ; que coûtent 14 mètres? 1. Intérêt de 740 fr. à 4 '/a %pour 2 ans î III. 4. Combien y a-t-il d'heures en 4 jours ~ 3. Combien faut-il payer 8 hectolitres de vin à fr. 40. 50 l'hectolitre ? 2. Trois frères ont à se partager 120 fr. Le premier en prend le '/1 , le second le '/, ; que recevra le troisième ? 1. Une personne qui gagne 3200 fr. économise 25 °f de son revenu: quel est l'intérêt annuel de ses économies à 4 2 % 1 IV. 4. Un kg. de café coûte fr. 2. 15 ; combien coûtent 4 kg. 1 3. Combien peut-on acheter de mètres de drap avec 72 fr., si 4 mètres coûtent 32 fr. 1 2. Quel est le prix d'un pavé de 20 m. de long sur 15 de large à 60 cent. le m. carré 1 l. Quelle est la différence entre 1 / , et '/7 • V. 4. Un ouvrier a gagné 37 fr. pendant une semaine et 25 la semaine suivante ; dites le gain des deux semaines 1 3. 4 mètres de drap coûtent 48 fr. ; que coûtent 7 mètres 1 2. 1/ 1 ~e kg;, d'une marchandise cofttent 60 cent. ; que cot1tent 3 1/ 1 kilog .. l. Un tas de foin de 6 m. de long, de 5 m. de large et 3 m. de haut a été acheté à raison de fr. 5. 60 le m1 ; quelle somme a-t-on déboursée 1 VI. 4. Un joueur qui avait 108 fr. a perdu 45 fr. · quelle somme a-t-il encore 1 ' 3. Un ouvrier gagne 18 fr. en 6 jours; combien gagne-t-il en 21 jours 7 2. Intérêt de 900 fr. à 4 '/a % 7 l. Un travail devait coûter 12 000 fr., mais il coûte 8 °f• en sus · à combien revient-il 1 ' VII. 4. Si le kg. de viande coûte fr. 1. 50, combien doit-on payer 8 kilog. 7 3. Combien faut-il de pièces de 5 fr. pour payer 3 hectolitres de vin à 40 fr. l'hectolitre 1 2. Intérêt de 600 fr. à 5 •/0 pour 8 mois 7 l. Un marchand achète du drap à fr. 8. 50 le mètre : combien doitil vendre le mètre pour gagner 20% du prix d'achat 1 VIII. 4. Partager 70 fr. en deux parties égales 7 3. Combien paiera-t-on 22 kg. de viande à fr. 1. 40 le kg. 7 2. Un marchand a acheté 15 m. de drap pour 40 fr. · que gagne-t-il s'il vend le mètre fr. 3. 10 1 ' 1. J'ai dépensé le '/2 et le 1/ 1 d'une somme et il me reste 15 fr. · quelle somme avais-je 7 ' IX. 4. Dix kg. de veau ont coûté 14 fr. ; que coûte le kg. 1 3. A fr. 8. 25 le mètre de drap, combien coûteront 6 rn 1 2. Un ménage dépense fr. 3. 20 par jour; combien dépense-t-il en 3 mois de 30 jours 1 1. Une fontaine donne 5 litres d'eau à la minute i en combien

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94 d'heures remplira-t-elle un bassin de 4 hectolitres ~ X. 4. Combien y a-t-il de minutes dans 8 heures 1 3. 5 sacs de blé ont été vendus à 25 fr. le sac · combien a-t-on pour la moitié 1 ' reçu 2. 10 kg. de café ont été vendus fr. 21. 50 · combien a-t-on recu pour 6 kg. 1 ' • i. Une somme de 800 fr. rapporte 8 fr. en 3 mois ; quel est le taux de l'intérêt 1 XL 4. Un~ douzaine de boutons coûte 25 cent. · que coûtent trois douzames Y ' 3. Combien peut~on acheter de litres de vin avec 12 fr. à raison de 50 cent. le htre 1 2. Des pommes. ont été vendues 90 cent, fr. 1. 05 et fr. 1. 20 la mesure ; dttes Je prix moyen 1 1. Quel est l~ capital q.ui rapporte 30 fr. d'intérêt en 6 mois à 5 % 1 XII. 4. Un. v1gneron r~colte 76 hectolitres de vin et il en vend 45 hectohtres; combten en a-t-il encore Y 3. Si 3 k~ .. de pain coCttent f~. 1,. 20,, combien coûtent i i kg. 1 2. Un épiCier a achete du :afé a 1 fr. 50 le kg. ; combien doit-il le ven~re pour gagner 3o fr. par quintal mett•ique 1 1. Combten peut-on acheter de mètres d'étoffe pour i8 fr., si le mètre cotîte 2 •;. fr. 1 xm. 4. 375 +27 = 1 3. Un hectolitre de blé valant 19 fr., quel est le prix de i3 hecto!. 1 2. Quels sont les •;, de 2751 i. Quel est l'intérêt de 1,200 fr. au il % pendant 2 •; mois 1 XIV. 4. Combien faut-·il ajouter à 109 pour avoir 1121 3. On a payé.48 fr. pour 12 jours de travail; combien payera-t-on pour 27 JOurs 1 2. On pa:tage entre 3 pe.rsonnes une somme de 300 fr. ; la première reç01t la 1/,, la deuxtème le 1/o; quelle est la part de la troisième~ i. Quel est le prix, au comptant, de 75 mètres de drap à 12 fr. 1~ mètre ; escompte 3 % 1 XV. 4. Sbu.r une note de fr. 31i on a accordé un rabais de fr. 19 ; corn ten reste-t-il à payer 1 3. Un travail executé par i1 ouvriers a été payé 187 fr. ; quelle est la part de chaque ouvrier 1 2. Partager 36 fr. en 2 parts, dont l'une soit le double de l'autre ~ i. Une somme placee à 4 % rapporte 17 fr. en 6 mois · quelle ~st cette somme 1 ' XVI. 4. 43 58 = 1 3. Un b~t~on de 4 compagnies compte 492 bommes ; combien y a-t-il d hommes par compagnie 1 2. Un employé, qui a un traitement annuel de l 320 fr. se retire après l l mois ; combien lui doit-on 1 ' 1. Une s~mme ,de lOO fr. est partagée entre 3 personnes; la première reç01~ le /, du tout, la seconde reçoit la 1/ 2 de la part de la premtère ; quelle est la part de la troisième personne 1

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Echos des conférences. Ou lit dans la Nouvelle Gazette du Valais : Mardi 19 janvier était réunie à. Bramois la première Conférence annuelle des instituteurs du district de Sion, pour traiter la question mise à. l'étude : ]fllportance d'une bonne discipline et moyens à employer pour l'obtenir. L'assemblée, qui comprenait une quarantaine de personnes, était présidée par M.. l'[nspecteur Lamon, directeur des écoles du chef-lieu. La séance s'ouvrit à. 9 1/ 1 heures par l'exécution d'un chant, puis vint la lecture du protocole de la dernière Conférence et celles de plusieurs compositions tirées au sort. Celles-ci, la plupart bien rédigées, témoignaient du soin et des aptitudes de leurs auteurs. Aussi valurent-elles à. ces derniers des éloges bien mérités de la part des membres honoraires présents, parmi lesquels M. le Directeur de l'Ecole normale, qui ne manque jamais une occasion d'apporter aux instituteurs le précieux concours de ses lumières et de son expérience. On remarquait encore dans l'assistance, M. le Président de la Municipalité de Sion, MM. les Secrétaires du Département de l'Instruction publique et plusieurs autres ecclésiastiques et laïques membres de Commissions scolaires. N'oublions pas d'ajouter que le Conseil et la Commission scolaire, ainsi que plusieurs pèl-es de famille de la commune de Bramois, assistaient également à la Conférence, dont ils ont suivi avec une attention soutenue les travaux et les discussions. C'est là. un exemple que nous voudrions voir imité partout. A la fin de la séance, MM. les instituteurs confirmèrent dans leurs fonctions le vice-président et le secrétaire en charge, et désignèrent Sion comme lieu de réunion de la prochaine Conférence, qui se tiendra en avril et à laquelle se joindra celle du district d'Hérens. A 1 heure, soit après une matinée laborieusement employée, une copieuse collation offerte par le Conseil de Bramois, réunit tous les participants. Cette partie de la journée se passa on ne peut plus gaiment, grâce aux toasts et aux chants qui ne cessèrent d'alterner avec un entrain charmant. Elle était près de finir, lorsque tout à. coup des accords harmonieux se firent entendre. C'était la musique la Bramoisienne qui avait eu la délicate attention de nous causer une surprise en venant donner un concert à. ses hôtes d'un jour. Inutile de dire que tout le monde goûta cette heureuse inspiration et applaudit les exécutants. Mais, comme il n'est si bonne compagnie qui ne se quitte, il fallut songer à regagner ses pénates. Ici encore, l'excellente administration de Bramois, voulant être jusqu'au bout pleine de prévenance, mit gracieusement à la disposition de ses hôtes des traineaux qui les conduisirent jusqu'à Sion, la neige, on le sait, étant tombée en abondance la veille. En somme, belle et bonne journée, qui laissera un agréable souvenir à tous ceux qui en ont joui. Aussi n'oublieront-ils pas l'aimable accueil ménagé à la Conférence de Sion et à. ses invités par l'autorité ci vile et ecclésiastique, ainsi que par la bonne population du joli village dont l'avenir semble se charger de faire le Ragatz du Valais. Un participant.

Les Grands'Mères. Vous tous, petits enfants, aimez bien vos grands'mères; Entourez-les ; leur âge a des douleurs amères : Oh ! forme?. devant l'âtre une riante cour,


li

96 . l'~tablissement des bergeries, les portes ct fenêtres, l'aération, les bâtiments, les amé1 uagements intérieurs, auges et râteliers. - L a po1·cherie: les conditions spéciales, la oonstruction, les portes et fenêtres, les aménagements essentiels, les auges, dispositions articulières de l'ensemble.-· Les habitations de la basse-cour: l'habitation du dindon,. f.habitation de l'oie, la demeure du canard, le colombier et la volière, la faisanderie..

Quand votre aïeule vient au cercle de famille, Chauffer ses membres froids au foyer qui pétille, Son cœur à votre amour 1 Votre rire si franc, qu'elle aime et qu'elle implore, Est son rayon d'hiver, qui la ranime encore. Son frais et vert printemps lui semble refleuri, Quand son petit enfant vient gazouiller près d'elle, Comme un oiseau joyeux qui chante et bat de l'aile Sur un arbre flétri.

NB. - On peut se procurer tous les ouvrages qui précèdent auprès de l'éditeur de l'Ecole primaire.

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r.B vor.::av.a. Cabinet de lecture universel.

Son navire est au port et va plier ses voiles : Hâtez-vous de l'aimer, c'est moi qui vous le dis, Car déjà son pied touche au seuil du paradis. L'ombre envahit ses jours, couverts de sombres voiles · Nul soleil d'autrefois dana son cœur ne reluit ; ' Venez-y rayonner: la vieillesse est la nuit; Enfants, soyez•en les étoiles. Mais un jour vous verrez sur la porte un drap noir : L'aïeule manquera dans le cercle du soir; Puis, plus tard, voti-e mère et tous vos plus fidèles: Nos logis sont des uida, d'abord pleins et joyeux, Mais dont les habitants sont des oiseaux des cieux, Qui tôt ou tard ouvrent leurs ailes.

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ANAÏS SÉGALAS.

Anecdotes scolaires. Un instituteur, qui élevait un enfant pour lequel .M. d'Alembert s'intéressait, vint demander à ce fameux académicien s'il ne convenait pas qu'il fit faire la première communion à son élève, qui avait près de 13 ans. • Sans doute, répondit brusquement d'Alembert, tout incrédule qu'il était· car lorsque les enfanta n'ont pas de religion, ils envoient bientôt la morale tous les diables. •

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* * * Jolie définition du mot régal donnée par un enfant lora de la visite de .M. l'Inspecteur B. ' Le régal est un repas que les régents et les régentes prennent ensemble.

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* * Ailleurs, un autre inspecteur demandait à une fillette l'explication du mot salaire. L'enfant ne comprenait pas bien la question. - Voyons dit l'inspect~ur, _pour mettre sur la ~oie la petite fille, quand votre père re~tre, le samedi sou, vous savez ce qu Il rapporte à la maison? - Oh 1 oui mon' sieur. Tous les samedis il rapporte son plumet. ~n n'est jamais trahi que par les siens.

* * * Ji)n famille. -

Ce journal, artistique, littéraire et d'actualité, vient d'atteindre sa 59m• année d'existence. E ssentiellement destine à la famille, il reproduit les meilleurs romans français parmi ceux qui peuvent être lus par tous, des articles d'actualité sur les hommes marquants contemporains ct sur les événements du jour, une chr onique spirituelle sur les faits de la semaine, et enfin un article de mode pour les mères de famille. Il paraît chaque semai ne. Le prix d'abonnement est de 9 fr. par an pour les pays de l''Cnion postale. On s'abonne auprès de la Direction du Voleur , 18 rue de l'AncienneComédie, Paris.

A quelle école voudrais-tu aller, mon petit Jules P - A l'école normale. - Et toi, Charles ? - Au collège industriel. - Eh bien, s'écrie Toto, écolier précoce, moi, je choisis l'école buissonnière.

LES OISEAUX UTILES ou les Amis de l'Agriculteur.

La librairie D. L ebet , à Lausanne, vient de nous adresser un petit ouvrage qu'elle a édité sous le titre ci-haut. Dans ce j oli livre sont décrites les 00 principales espèces d'oiseaux utiles de notre pays. Ces descriptions sont fai tes à un point de vue pratique, à la portée de la jeunesse, et lui donnent les connaissances suffisantes du petit monde aile qui peuple nos campagnes. Mais, à part leur utilité, ces gracieux habitants de l'air n'ont-ils pas encore d'autres titres à notre bienveillance~ L'habitant des grandes villes possède des artistes de talent qui interprêtcnt les œuvres des gr ands musiciens ; l'habitant des campagnes a son orchestre aussi ; les artistes qui le composent se nomment : le rossignol, l'alouette, le merle, le rouge-gor ge, la grive ct les fauvettes, etc. Leurs voix joyeuses viennent égayer le laboureur et l'encourager dans ses r udes tr avaux, et leurs chants mélodieux r éjouissent tous ceux qui savent comprendre et aimer la nature. Le prix de cet ouvrage, qui contient 60 gravures de Paul Robert, toutes exécutées d'après des sujets vivants, les présentant dans leurs poses orignalcs, est de l fr. 50. Nous recommanderons d'autant plus volontiers ce joli ouvrage que l'art. 18 de la loi fédérale sur la pêche et la pr otection des oiseaux utiles dispose : « Les autorités scolaires doivent veiller a ce que les enfants apprennent dans l'école à connaître ces oiseaux ct à les épargner. » La publication de 1\I. D. Lcbet peut donc servir d'excellent guide sous cc r apport.

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LES fJENT .B ONS PET ITS LIVRES INSTRUCTIFS ET MORAUX à 10 Gentimes, par A d. B.ion. A ceux de nos abonnés qui désireraient former à bon compte une petite

bibliothèque, nous ne saurions que recommander l'acquisition des petits


liHcs dont on trouvera ci-après les titres. Le nombre total en est de 100 ce qui représente une valeur de 10 fr. Ces opuscules, qui ' tous de 50 à 60 pages, sont écrits dans un très bon esprit et prése sous un petit volume, grâce à leur texte serré, la matière de bien manuels qu'on ne se procuœrait guère à moins de meUre souvent un plusieurs fois supérieur. Dans le nombre plusieurs sont illustrés. E gageant vivement nos abonnés à profiter de l'occasion qui leur est de se monter à peu de frais une petite bibliothèque, nous les avisons qu'ils pourront toujours sc procurer· pour le prix ci-haut, les petits livr·es en question. A cet effet, ils n'auront qu'à s'adresser à l'éditeur de l'Ecote primaire, à Sion, qui en fera l'expédition au plus tôt, mais sans s'engager cependant à les fournir avant le délai d'un mois à partir de la demande. Ils devront aussi bien p1·éciser, les n•• en ne consultant désormais que la liste ci-après, qui annulle celle publiée précédemment. L'indication du tilre des opuscules n 'est donc pas nécessaire. Lect11re. EcritUI·e. J Lectures. Connaissances utiles., Histoire naturelle. 1 Alphabet. 22 LA FONTAINE. 44 Géomètrie. ~ ~ 62 Les Insectes. 2 Ci vi lité. . 23 FÉNELO~. Ch?ix. 45 :Mécanique. g 163 Botanique. g 64 Instinct Animaux. 3 Excmp ..Ecrtt~re. 24 Style éptstolatre. 46 Arpentage. Lang11t! françatbe. 25 CENT Lectures. 47Exerc.d'arithm. "'1 LHOMOND 26 Lecture Dimanche 48 _ Goomètrie. '!' Agréable et utile. 4 Gram~aire. ., 27 BoiLE:'u. Choix. 149 Dict. Conversation 65 Ephémorides hist. 66 Solfège Rodolphe. 5 Exc~CI?es. )"3 -:g 28 Atllalte Esther. 50 La Santé. 6 Corr1ge: ; !:,z. Comnul·ce. 1 Lectures. 67 Dessina teur. \a";. 29 Arithmétique. B C~ . 68GymnastiquelOO.fig 7 Analyse 51 8Dites,ditespas )· :li 30 'l'enue des Livres. ,UFFON. lOIX. Histoire. Religion. 1 !52 Htudes Nature. 9 FLEURY. Catéch. Lectures. 53 CHATEAUBRIAND. 69 Les Croisades. 31 Mythologie(revue) Connaissances utiles. 70 Armées et }farine. 10 Christianisme. 11 Les Apôtres. 132 CENT Récits. 1 54 A t . ~ ... 71 Histoire d'Algérie Géographie. 33 FL~RIAN. Fab.l,·s. l55 G~o~~~?::te ~~72 Histoire de Paris, 12 Géographi1l génér. Conna!ssanc•s tttzles. 56 Minéralogie. '!" Lectu1·es. 13 Tour du Monde. 34 Travaux d'aiguille Un livr~ utile. 73 Gerbe. 1~ Googr. France. 35Mus!queavecnotes 57 ContreivROGNERIE 74 Corbeille. 1:> Tour ~e France. 36 ~lgeb';,Al è ., etTABAC(ouvrage 75 Abeille. . ll~~tozr~. t :87 L'xeCrcl.. . g b. ~ couronné). 76 llosaïque. 16 H tStOire sam e. a umte. '"' . . Lectures 17 ancienne. 39 La Physique. g Htstozre naturelle. · 18 moyen âge. 40 Agriculture. ~~ 58 L'Homme. 77 Ornements. 19 moderne. 41 Jardinage. :; 59 Les Mammifères. 78 Trésor. 20 de France. I42Dessinlinéraire / ~ j60 Les Oiseaux. 79 Lopreux. 21 universelle. 43 - d'imitation 61 Les Poissons. 80 Voyage. ()orneille Racine Bons aute urs (Chefs-d'œuvres) 93 LA TouCHE, Iphigonie en Esther (réunis 94LAFossEl\Ianlius (Tauride 81 Le Cid Athalie 5 n• 28 95 DuCis, l\Iacbeth 82 Horace 88 Britannicus 96 Hamlet 83 Cinna. 89 Andromaque Sujets français 84 Nicomède 90 Mithridate 97 RAYNOUARD, Templiers 85 Rodogune 91 Iphigénie 98 CIIÉNIER, Charles IX 86 Polyeucte 92 Les Plaideurs 9!l Du BELLOY, Siége Calais 87 Menteur 100 Jeanne d'Arc (Excellentes éditions, avec nombreuses notes, commentaires, notices historiques.)

NB. Le port de l'envoi étant à la charge des souscripteut·s, ceux-ci 'fOudront bien ajouter 2 c. s'ils ne souscrivent qu'à un exemplaire, 5 c. s'ils en désirent 7-8, 10 c. pour 15-16, et pour un plus grand nombre pt·opol'tionnellement, soit 5 c. par 8 exemplaires en moyenne.

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SION

tVm• ANNEE .....

JO Février 1886.

l ÎGill PIIIAIII 1

REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES J..t:ShCES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE. paraît le 10 et le 25 de chaque mois, de

Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. ' . Prix d'abonnement pour la Suisse, 2 Cr. - Union postale, 2 Cr. 50. A.unooces, prix 20 cent. la ligne ou son espace. Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura dl'oit à une annonce ou à compte-rendu, s'il y a lieu.

Les écoles du Valais.- Rôle de l'Instituteur en ·.ehors de sa classe.Enseignement de l'économie domestique (suite). - 1 hygiène à l'école primaire (suite).- L'enseignement attrayant (suite). e l'obeissance (suite)· - De la nonchalance. -· Pédagogie au jour le jour.- Varietés: l e Valais. L'art d'apprendre une leçon. -Anecdotes scolairef

Tout ce qui ooncerue la publication doit être ndressé à l'éditeur : 11. P. PIGNAT, seorét. au Départ. de l'lnstraotlou publique, à Slou.


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No 06 l'Ecole primaire, 25 janvier 1886 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu