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No 01 l'Ecole primaire, 01 novembre 1886

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OUVRAGES ET MATERIEL SCOLAIRES en vente ou en dépôt au Secrétariat de l'instruction publique à Sion. AUTEUR XXX. XXX. XXX. XXX. BouRQUARD.

TITRE

fhammaire française à l'usage des écoles primaires du Valais Catéchisme du diocèse Ami de l'enfance, tr livre de lecture, IOm• édition, revue Eléments de géographie à l'usage de<> écoles prim. du Valais Bible illustrée à l'usage de la jeunesse S. M Méthode de lecture correspondant avec les tableaux du même J. ST. W. Abrégé d'histoire de la Suisse, suivi d'un précis d'inst. civique XXX. Manuel d'arithmétique, suivi de 2000 exercices et problèmes à l'usage des écoles primaires du Valais (sous presse) KŒHL, prof. Recueil de chants pour l'école et la famille, précédé d'une

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méthode élémentaire et d'un petit solrège i GODCHAUX, RoLLIN et TAJCLET. Cahiers des divers numéros - 10 NB. Tous les livre~> qui précèdent sont d'un emploi obligatoire et figurent sur la. publication y relative, dont un exemplaire est envoyé il tous les membres du corps enseignant, avec prière de l'afficher dans leurs écoles respectives. On peut également se procurer à la même adresse les ouvrages ci-après indiqués ; RENZ. LiVf'e de lecture 1 50 S. M. Histoire sainte, numéro 1 - 35 ) » numéro 2 - 60 EISSÉRIC. P etite arithmétique - 80 » Nouvelle arithmétique (soit grande) 1 50 Z.d>HRINGER. Problèmes de calcul (les diverses sériest,le cahier - 20 PERRJARD et GOLAZ. Aw: recrues suisses, opuscule spécialement destiné aux élèves des cours de répétition - 50 LAROUSSE. Dictionnaire complet de la langue française, illustré, 2 80 DESTEXHE. L 'éducation à l'école primaire au moyen de l'intuition et du stylt>, cartonné (2 fr. 50 en librairie) 2LEUZJNGER. Carte de la Suisse pour les écoles (papier japonais) 50 ScHNEUWLY. Petite histoire de la Suisse (illustré) -60 • Petite géographie de la Suisse (illustré) -40 W ASER. Géographie illustrée de la Suisse i MARTY. Histoire· illustrée de la Suisse 150 SO)(J,{ER. Sujets et modèles de leçons de choses i JSSART!ER. Culture des arbres fruUiers à tout vent -60 HEINKIOH. Nouvelle méthode de calcul oral 13() Gours de dictées

F.-O. WoLF. Recueil de cantiques à l'usage des écoles et des familles (approuvé par S. G. Mgr I'Evêque) »

Principes de la musique

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l ÉCill PIIIAIII REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION i885-i886 L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît le 10 et le 25 de chaque mois, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d'abonnement pour la Suisse, 2 f'r. -Union postale, 2 f'r. :;o. Annonces, prix 20 cent. la ligne ou son espace. Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit à une annonce ou à. compte-rendu, s'il y a lieu.

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MAGNENAT. Description géographique et historique de la l'alestine 01' Terre-Sainte, avec 6 cartes. - 2(} D• ABBET. Trois mots sur l'Eglise, ou les propriétés, l'enseignement et le chef de l'Eglise, vol. broché j MAIGNE. Dictionnaire des in1!entions et découvertes dans Jeglettres, les sciences et les arts. Un rort vol. broc., sur ~ eor. 700 p. 5TAICLET. Introduction à l'étude de la grammaire - 35 WIRTH. La future ménagère (leçons d'économie domestique) 1 5() XXX. PetitetJ lecturPs pour les institutrices et les mères i 20 JSSLEJB. Atlas populaire, ~8 cartes 2 ~5 )lUMA DROZ. Manuel d'instruction civique 1 !0

Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur :

IJ. P. PIGNAT, secrét. au Départ. de l'Instruction publique, à Sion.


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T .ABLE DES MATIÈRES 1

contenues dans l'année 1885-86 de l'Ecole primaire. Les articles marqués d'un teurs et correspondants.

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* émanent de la rédaction ou de

ses collaboraPages.

Jésus-Christ, modèle de l'éducateur 1, 11 3 '* La lecture et nos recrues De l'enseignement de l'écriture 6 '* Au sujet de la discipline s 9 • L'instituteur (ses moyens de perfectionnement) Du ton et du geste dans la leçon orale H i3 L'enseignement pratique 15, 23 La correction des devoirs écrits 19, 36 Les premières lectures Plus fait douceur que violence 21, 3S La copie (avantages et inconvénients) 24. 40 J 'ai bien dit ! (causerie pédagogique) 26; 45 Il ne faut pas que le maitre parle seul 2S, 41 * Examens des recrues (sujets de composition) 30, 42, 92 33 Le dévoûment de l'instituteur 84 * Un nouveau syllabaire Des digressions dans la leçon orale 44, 57 * Noël, par Mario·" 49 Enseignement simultané de la lecture, de l'écriture et de l'orthographe 50. 71 La comptabilité à l'école primaire 53; 65 * De la lecture 55, 66 A propos d'éducation 60, S9 Pédagogie au jour le jour 6i, 92, HO. i3S, i 52, i 72 * Echos des conférences 63, 79, 95, i 90 * Les dictées 69 * Relations de l'instituteur avec les parents 73 La crainte et la peur 75 Bibliographie (Le jeune citoyen) so * · Statistique de nos abonnés Si Enseignement de l'économie domestique Si. fOl L'hygiène à l'école primaire S2, i03; i2i L'enseignement attrayant S4, i05 De l'obéissance S6, i07 Style épistolaire S7, !26, i42, f92 * Les écoles du Valais 97, H3~ f29 Rôle de l'instituteur en dehors de sa classe 99


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commencement et la fin. Je suis la voie, la vérité et la vie. » La voie infaillible, la vérité absolue et la vie éternelle. Quel maitre, quel philosophe, quel moraliste. quel sage enfin, l'enseignement neutre, rationaliste et trop souvent impie opposera-t-il au Christ-Dieu, au Christ-vérité, au Christ-vie 'l Quel exemplaire proposera-t-il à ses adeptes, lequel à ses disciples? Le premier devoir de l'instituteur chrétien sera donc d'étudier sou divin Modèle pour le bien connaître, de le contempler assidûment par la méditation, afin de l'admirer et de s'éprendre d'une vive ardeur pour une imitation de plus en plus parfaite. Cette élude lui révélera que Notre Seigneur pendant sa vie publique employa quatre moyens d'éducation, savoir: la prière, l'exemple, l'enseignement et la discipline. Après avoir enseigné tout le jour, il passait une partie de la nuit en prières, et ses oraisons se prolongeaient d'autant plus qu"elles devaient le préparer à des actes plus importants. La nuit qui précéda sa douloureuse passion, s'écoula tout entière en supplications pressantes adressées à son Père céleste. Ce n'est point que le Sauveur cOt besoin d'une assistance supérieure, Lui qui possédait dans leur plénitude les trésors de la sagesse et de la puissance divine; mais Il a voulu nous donner l'exemple de l'assiduité à l'oraison pour solliciter du Ciel la lumière et la force qui nous manquent naturellement. Cet enseignement de l'exemple appliqué à la prière, l'HommeDieu l'étendit à tous les actes de sa vie par l'observance rigoureuse des prescriptions mosaïques le! plus pénibles et les moins importantes en apparwce; et Lui-même nous donna le sens pratique de sa conduite en disant à ses disciples : • Je vous ai donné l'exemple afin que vous fassiez comme j'ai fait. • A ce rersuasif enseignement, notre bon Maître joignait celui de la parole. C'est ici surtout que le cachet d'une sublime simplicité se trouve empreint jusque dans les moindres détails du livre évangélique. Le divin lnstitut,e nr, lisons-nous dans les écrivains sacrés, allait de ville en ville, de bourgade en bourgade, instruisant dans les synagogues, les places publiques et, si nous en croyons les révélations faites à la stigmatisée allemande, Catherine Emerich~ sa première visite, dans chaque localité, était pour l'école des jeunes gens. Quoi d'étonnant pour qui connaît la tendre prédilection de Jésus-Christ en fave11r de la candide enfance ; et comme il était touchant de se Je représenter au milieu de • ces petits, • les interrogeant, les exhortant et les bénissant 1 (A

suivre.)

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LA LECTURE ET NOS RECRUES

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Dans tous les districts de notre canton nous avons des écoles où les élèves lisent bie11, même lrès bien', et quand. à la sortie de l'école primaire, on lit très bien à vinot ans on ,n'a rien ou . per du de son savoir sous ' presque nen ce 0rapport car il n'en' est pas de même du calcul, de l'orthographe, etc.. chos~s qui s'oublienL faute de pratique. · .. Mais P?urquoi donc sommes-nous au tout dernier degré de l t>chelle Iëd6rale, sous 1~ l'apport de la lecture, avec la proportion ho~te1:1s~ du 7 °/o pour l année 1884? Parce qu'évidemment la maJonte de nos recrues lisent mal, très mal, et ne lisent même pas du tout. EL pourquoi est-on si arriéré en fait de lecture? Parce que dans mainte localité la fréquentation est nulle ou très irréguli~re, que, pa!· i~différence ou égoïsme les absences ne sont pas répnm~es; mais 11 faut dire aussi que dans certains cas la fréq_uentatwn des clas~es de nos montagnes est humainement imposSible ; cependant, a eux seuls, les obstacles insurmontables à l'accès régulier de l'école seraient impuissants à nous faire descendr,e au 7 °/o·_Nous sommes arriérés en fait de lecture, parce que lon pa~se. a la lecture courante avant d'en posséder parfaitemeut les. prmClpes, parce que la lecture elle-même est négligée, non corngée, nou surveillée, confiée abusivement à des moniteurs: et si le maitre la dirige, eUe est abandonnée à la merci de lïndifférence , parce que l'on emploie une méthode vicieuse, que l'instituteur laisse lire et ne lit jamais, ou parce que lui-même ne lit peut-être pas bien. Et certes, il n'est pas nécessaire que tous ces vices soient réunis pour échouer en fait de lecture, ct faire fiasco en dernier lieu devant les experts fédéraux pour la honte du canton, en général, et, en particulier, des écoles qui n'ont rien à se reprocher. Comment fant-il lire? Je crois que la réponse la plus simple à cette question est celle-ci.: Il faut lü·e comme l'on parle. C'est-àdire qu'il faut donner à la voix le même ton, les mêmes inflexions. au t,e~te la même expression. que si, au lieu de lire, ou parlait, en fatsa11t momentanément siennes les expressions que l'on a sous les yeux, et en interprêtant aussi fidèlement qne possible la pensée de l'auteur. A celui qui lirait ainsi, auriez-vous besoiu de demander ce qu' il lit'? Non, sans doute, car cette façon de lire vous convaincrait que l'on comprend ce qu'on lit. Aussitôt qu' un petit enfant commence à parler, u 'êtes-vous pas agréablement étouné du ton gracieux et expressif qu'il donne au débit de sa pensée? Quel a été le maître intelligent qui a appris


expres~ion ~ng:ge~

l'école~

à cet enfant l' dn C''ë't la natnre.. Et vient plus tard detrmre cette œuvre au lieu de la contmuer. Nous comparons quelquefois à un perroquet l'élève qui lit mal. La comparaison n'est pas juste, car l'élève qui rivaliserait avec le perroquet, avec certains automates même, ne serait pas le plus déshérité de la classe. Il est vrai que si l'enfant donne à ses expressions le ton qui leur convient, c'est qu'il comprend ce qu'il dit, tandis qu'en lisant il ne saisit pas toujours le sens du texte qu'il a sous les yeux; mais le saisirait-il, il ne serait guère plus avancé, car en fait de lecture, c'est là routine qui préside toujours dans bon nombre de nos ecoles. Chassez la routine, l'élève ne lira pas encore bien s'il ne possède pas parfaitement tous les principes du syllabaire. Si la lecture est hésitante, il ne la comprendra pas, parce que les hésitations prouvent que l'attention est absorbée par la construction des mots. C'est pourquoi l'élève ne lira jamais bien, pas même à vingt ans, si au début de la lecture courante les principes contenus dans le syllabaire ne sont pas très familliers. li importe donc de ne pas fléchir devant un amour-propre insensé et funeste: en admettant à la lecture courante des élèves qui n 'en possèdent pas parfaitement les éléments. AussitOt que les élèves sont en état de suivre la lecture sans guide, pourquoi ne les réunirait-on pas au:x: élèves les plus avancés? U y aurait des avantages multiples à agir ainsi. On pourrait se passer de moniteur pour les degrés inférieurs, car la lecture dirigée par le maitre sera mieux faite, la distribution des leçons simplifiée, la lecture des élèves plus avancés exercera une excellente influence sur les commençants.. et le nombre des cours étant réduit, le silence y gagnera. Mais s'il n'est fait qu'un cours pour la lecture à quoi serviront les manuels destinés au degré inférieur et au degré moyen 'l Ils serviront à toute l'école qui y bénéficiera ensuite de la variation et de la répétition. En lisant sous la direction du maitre, les élèves contractent rle bonne heure l'habitude de bien lire, c'est-à-dire de donner à la lecture le ton naturel, et cette habitude aide peut-être encore l'élève à vaincre les difficultés de construction des mots, parce que lisant avec sentiment, il devinera parfois les expressions qui suivent avant de les avoir vues. Mais pour qu'il soit donné à la lecture le ton qui lui est propre, il est indispensable que l'instituteur lise bien lui-même, qu'il s'observe constamment en lisant, eL qu'il ne laisse passer aucune faute sans la relever et la corriger. La déplorable influence de la routine s'exerce encore a~jour­ d'hui, non seulement sur les élèves de quelques écoles, ma1s des instituteurs mêmes n'ont pu totalement s'en affranchir, car il y

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en a qui ne lisent pas bien. C'est une habitude invétérée qui sent parfois le terroir; il y a même peut-être un peu d'affectation. Cependant, n'allons pas croire que nous soyons les seuls à qui cette remarque puisse s'adresser? Sous ce rapport nous n'avons rien à envier à certaines localités des cantons avancés, et même des pays voisins. Mais ceci ne nous autorise pas à .continue~ de faire parade de ces défauts ; nous devons au contraire travailler à les faire disparaître, dussions-nous, comme Démosthène, nous remplir la bouche de cailloux, afin d'acquérir une prononciation plus correcte. En général, la lecture manque d'expression; elle est en outre nasillarde chez les uns, criarde chez d'autres; ici elle est trop basse là elle est saccadée, chez presque tous elle est monotone, et be~ucoup placent et déplacent la ponctuation à tort et à travers. A part ces imperfections, il y a l'accent local qui est d'une opiniâtreté désespérante, bien qu'il soit loin d'être aussi prononcé et aussi générale qu'en Auvergne, par exemple, et même dans notre voisinage. Cet accent n'existe guère chez les citadins ; beaucoup de campagnards ont su s'en dégager: il y a cependant maints puristes qui y font d'inconscientes glissades, même en dqnnant des conseils ; dans beaucoup de localités, il ne se remarijJJ,e que sur certaines syllabes de construction analogue. Néanmoins, ce n'est qu'au prix d'efforts inouïs que l'instituteur parvient à le faire insensiblement disparaître, chez quelques élèves seulement., car chez un bon nombre il est tellement tenace, qu'avec la même vigueur il revient constamment à la charge. Pour donner une idée de cette tenacité, je désirerais que celui qui serait tenté d'assigner un terme à l'instituteur pour combattre victorieusement cet accent dans les localités où il est le moins sensible (ne parlons pas des autres!) voulût bien, à titre d'exemple, en faire l'essai. Bientôt sa patience et son espoir y sombreraient: il devrait baisser pavillon devant l'accent triomphant, et jeter le manche après la cognée. Il est encore d'autres vices de vrononciation comme Je bégaiement, le zézaiement, le bredpuillê11nent, etc. mais ceux-là sont inhérents à la conformation des 'orga9:s de la parole, et il n'est pas au pouvoir de l'instituteur de'res faire disparaître. En présence de ces imperfections, la science mème est impuissante; cependant Démosthène nous a donné le secret de les combattre, mais il nous manque le rivage de la mer et une volonté énergique. De tous les vices contre lesquels l'Instituteur doit lulter, le plus rebelle est l'accent local, mais avec de la persévèrance et du temps il peut, sinon l'extirper, du moins l'affaiblir. Tous le.s a~ tres, avec de la méthode et une certaine dose de bon \roulou·, Il peut les vaincre; mais il faut surtout que l'instituteur lise souvent en

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présence de ses élèves et qu 'il lise bien, autrement ilu 'y aura pas de progrès, car l'élève imite le maître, notamment dans la lecture. En termiuant j'émettrai un vœu. Ne serait-ce pas double justic:, qu'à l~ suite d'un classc.ment fédéral qui nous relèguerait, grace aux mdolents, au dermer degré de l'échelle, les écoles qui absorbent les bonnes notes obtenues dans le canton, soien t publiées p~r ordre de mériLe, ou d'indignité plutôt? Ce serait pcnt-être un stimulant pour les engourdis, ct certainement un témoignage honorable et un encouragement pour ceux qui n'auraien t rien à C. W. sc reprocher en face d'une nouvelle honte. DE L'ENSEIGNEMENT DE L'ÉCRITURE ~l. Taiclet, si., avantag~us.cment connu dans l'enseignement pri-

m~n·e

par .sa met~ode d:ecntltre, Yeut bien nous autoriser à pubher une mstruct1ve conférence faite par lui devant une réunion d'instituteurs. Au nom de nos amis, nous le prions d'agréer notre bien sincère. reconnaissance : et si l'étendue de son travail nous interdit de le reproduire intégralement, nous y puiserons du moins de très utiles conseils. ~es exer~ices d'écriture, • véritable gymnastique de la main, " dmvent avmr pour résultat de donner à cet Ol·aane • l'assurance la légèreté et la hardiesse. • c ' ~'auteu: établit d'abord que les progrès en écriture sont plus ou moms rapides, selon que la méthode adoptée procède avec une gradation plus ou moins heureuse. Il ,recommande, avec les débutants, l'usage d'un crayon tendre ou d une plume à large hec. J'opte volontiers pour le crayon d'abord, comme remède préventif aux acciden ts inévitables qui maculent d'encre les premiers ca hiers. En ou tre • le crayon tendre combat très heureusement, chez les commençants la grande et si fâcheuse disposition qu'ils oot à appuyer sur la plume t"t à la serrer entre les doigts ... La plume à bec large en permettant con~me le crayon (taillé ni très fin, ni trop allongé), d'obtenir de~ plezns sans pression, pour ainsi dire, achève de former la main et d'assurer une exécution facile et hardie. Le calqzte au crayon entre dans la méthode de Taicle t. « Il est pow· l'ecritwre ce qlte let vapcm· est pour la locomotive. , Cet élog~ , est l?eu~-être bien un peu exagéré ; en tout cas, l'expérie11ce que J en m fa1te, ne me permet pas d'en contester l'utililé. Quelles seront les conditions d'une bonne méthode d'écr·ilure dans les écoles primaires, otr l'enseignement collectif s'impose"!

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Elle doit présenter un plan comprenant deux parties très di~ tinctes : rune contenant des cahiers d'exercices élémentaires tout préparés, tout réglés, ayant pour base le calque et l'imitation convenablement gradués, pour faciliter le travail des commençants et bâter leurs progrès : l'autre partie renfermant des cahiers de modèles détachés, théorique et pratique à la fois, afin d'assurer aux élèves des di,·isions supérieures une bonne et belle écriture courante, une véritable cursive française, qui tienne de la bâtarde pour la force et la régularité du plein, et de l'anglaise pour l'élégance et la légèreté des formes. ~ Mais ce résultat ne saurait être sû.rement obtenu qu'en cessant de faire usage, surtout pour l'expédiée, de plumes très fines qui produisent ces écritures maigres, serrées et microscopiques, généralement peu lisibles, notamment pour les vues fatiguées. • Je trouve bon le conseil de commencer par une moyenne écriture de 5 à 6 miliimètres de hauteur ; car débuter par la grosse, dit-il, c'est prendre • la route la plus longue et la plus difficile. • En effet, la main de l'enfant n'a ni assez d'ampleur, ni assez de force pour contourner de grandes lettres avec aisance et rectitude. • Les maîtres observateurs ont pu remarquer que ce n'est qu'en répétant souvent et de suite une même forme, un même mouvement, que les jeunes élèves parviennent à se les rendre faciles. • Cette expérience a déterminé M. Taiclet à ranger les premiers exercices de sa méthode • non pas seulement d'après la ressemblance ou l'analogie des formes, mais surtout d'après les mouvements semblables • exiiés dans l'exécution. Il veut, pour les élèves avancés, des textes de modèles « propres à agrandir les idees, à éclairer la conscience, à former le cœur, Il élever l'âme, en un mot, à développer et à fortifier tous les bons sentiments chez les enfants. Un auteur éminent a dit, faisant allusion à ces phrases nulles ou banales, et surtout à certains textes dangereux (qui peuvent se glisser dans les modèles): • Un fétu enflamme l'œil; un mot peut pervertir une intelligence. • - • Combien il importe donc que la semence jetée dans les âmes jeunes et pures, par le modèle d'écriture soit de bonne qualité 1 • Et le conférencier ajoute: Est·il, d'ailleurs, quelque chose de plus capable de toucher les jeunes cœurs, que de leur parler encore par le modèle d'écriture, de Dieu et de leurs parents, de la patrie et des diverses autorités, de leurs semblables et d'euxmêmes ? • (Education catholique.) A VJ:I. - Pour ceux de nos lecteurs qui désireraient posséder celle conférence en entier, nous donnons l'adress~ de l'auteur : M. Taiclet, présen-

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tement il. Bains-en-Vosges, maison Chavy. lis la recevront immédiatement comme hommage de l'auteur. L'éditeur de l'Ecole p1·imaire se charge, au reste, de tran.-;mettre à M. Taiclet les demandes qu1 lui seront adressées.

travail, cet esprit elu devoir qui les rendent de doc iles instruments de la volonté de l'instituteur. Et de temps à autre, pour faire plaisir aux élèves, (ilfaut aussi que nous cherchions à faire plaisir aux enfants,mais non au dét riment de l'ordre et de la cliscipline) comme par exemple la veille de quelques o-r andes fêtes, telles que Noël, l'Epiphanie, Pâques, etc., supprimonsleur complètement l es devoirs qu'ils ont à faire habituellement à la maison : l'arc n'étant ainsi pas t oujours ten du ne se brisera pas si facilement! Avant de ter miner, je me permettrai encore un mot à l'endroit des punitions. L orsque le maître se propose d'infliger une punition à un él ève, il faut qu'il soit certain de la culpabilité de cclui-?i, et il n.e doit ja~.ais l'infli ger dans un moment d'emportement ; mais une fOis la pumtwn donn ée, le régent doit être impitoyable et exiger qu 'elle soit aussi bien écrite, sinon mieux, qu e le devoir ordinaire. S'il n'e!l était pas ainsi, l'instituteur s'exposerait à perdre beaucoup d'autorité. J. G. à S.

A. U SUJET DE LA. DISCIPI.I~J<J On nous écrit sous ce titre de la vallée de Trient: L'instituteur qui veut faire progresser rapidement ses élèves, doit nécessairement établir un e bonne discipline dans sa classe . A cette fin, il ne doit pas attendre la 2m•, encore moins la 3mc semaine après l'ouverture de son école, mais il faut absolument qu 'il se mette à l'œuvre dès le premier jour : si les enfants prennent de bonnes habitude~ en commençant ils les conserveront. En un mot, on peut dire, sans crainte ~e se tromper, que les enfants marchent, pendant tout le conrs scolrure, dans le chemin qui leur a été t racé au début. La discipline est la condition essentielle de tout progrès. En conséquence, que ne doit pas faire le maitre pour l'établir comme il faut parmi les enfants qui lui sont confiés? A quels moyens n e doit-il pas avoir recours ? Je n'ai pas, et pour cause, la prétention de signaler tous les moyens qui pourraient sous ce rapport, rendre J'importants services au personnel enseignant ; cependant, j e me propose d'en énumérer quelques-uns qui , selon moi , peuvent avoir un e influence plus ou moins marquée dans la bonne marche de l'école. Je parlerai en tout premier lieu du règlement horaire. Celui-ci doit être dressé de manière ii. ce que tontes les divisions de la classe travaillent à la fois, et que chacune d'elles con naisse d'avance le travail qui lni est assigné à tout changement d'exerciec. De cette façon , il n'y a point de perte de temps, et les élèves ne peuvent pas se déranger les uns les autres, puisqur chacun est obligé de travailler en mêmr temps que ses voisins. Le changement d'exercice demande très peu de temps lorsque l'enfant sait ce à quoi il doit s'occuper aussitôt après : un simple coup de règle donné sur une table peut faire con naître à toute la classe qu' un nouvel exercice va commencer, mais il faut alors absolument que les enfants se vouent ~ le ur nouveau travail sans br uit, ce qui peut parfaitement s'obtcniP. De cette manière, en dehors des explications nécessaires soit au sujet de la leçon que l'on vient de finir ou de celle que l'on va commencer, pas n 'est besoin pour le maître de dire autre chose. Je passerai maintenant à nn a utre poi nt. Il arrive parfois, ce qui est toujours pénible pour le maitre, qne les élèvrs s'ennuient, qu'ils trouvent la ~iscipline trop sévèr e, les devoirs t rop longs, etc. Eh bien, lorsque le regent remarque dans sa petite armée de ces dispositions toujours désavantageuses aux progrès qn'il désire si vivement obtenir, il faut qu'il s'efforce, par des paroles de bienveillance, d'amitié ct d'encouragement, de ramener parmi ce>- chei·s enfants, ce goût du

L'instituteur. -

Ses moyens de verfectionnement.

Travaillez toujours à mieux faire : A force de chercher on finit par trouver ce q~i est bon. Cette parole de Fénelon trace à l'instituteur une rèœle de conduite, dont il ne se départira jamais, s'il est a mi du véritable progrès et soucieux de bien r emplir les devoirs de sa charge. . Nous signalerons ici quelques-uns des moyens, dont dispose l'instituteur pour se perfectionner dans son état. I. Etude en particulier.- On peut tracer ainsi le cadre des études de l'instituteur : 1. L'étude de toutes les matières de l'enseignement; 2. l'étude des matières étranaères au programme ; 3. l'étude de la pédagogie et de la méthodologie"; 4. lecture d'une bonne revue pédagogi~ue et mét hodologique ; 5. préparation soignée des leçons et des devOirs de conférences ; 6. étude pratique de l'enfant. II. L es conférences. -Les conférences ont pour objet tout ce qui peut concerner les progrès de l'enseignement primaire, et spécialement l'examen des méthodes et des livres employés dans les écoles. - Ces réunions sont utiles pour tous, mais plus particulièrement pour le jeune instituteur, qui y t rouve dans l'expérience et le sa:voirfaire de ses collègues plus âgés, aussi bien que dans les co~seJls. et les avis de ses supérieurs, des lumières qui l'éclairent dans la directiOn à donner à son école, dans le choix des méthodes et procedés rl'enseignement, ainsi qu e dans l'art si difficile dfl dist1·ibuer convenablement son temps, les leçons et les exercices entre les trois ou quat:e divisions d'une même école. P our tous, les conférences sont un stlmnlant qui aide à mieux faire : témoin des succès d'un praticien intell igent et expérimenté, de la bon ne tenue de sa classe, des progrès de ses élèves, tout institutem·, desireux d~ se perfection11er da,.ns son


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ètat, sera naturellement amene à faire un retour sur lui-même et sur son école ; et, si l'orgueil ne l'aveugle point, il découvrira peut-être bien des defectuosites dans sa conduite et dans son enseignement : ici, des abus à corriger ; là, des réformes à opérer ; ailleurs, des procédés surannés à remplacer par de meilleurs. Ainsi, les conférences entretiennent la flamme du zèle, préviennent la commode, mais dangereuse routine, et contribuent puissamment au progrès de l'enseignement. Ajoutons, pour terminer, que les conférences servent à donner à l'enseignement son caractère d'unité, et à resserrer les liens de confraternité, qui doivent unir des hommes dévoués à la même œuvre. Pour que les conférences produisent ces heureux fruits, les règles suivantes doivent être observées : i 0 Préparation consciencieuse : a) des devoirs de conférences ; b. des leçons et des exercices portés au programme. 2) Assister à la conférence avec le désir d'en profiter, se rendre compte des méthodes et des procédés suivis, les apprécier, les comparer à ceux qu'on emploie soi-même. 3• Prendre part, dans un bon esprit, à la discussion des leçons et des exercices. 4• Soumettre ses doutes à ses supérieurs ou à ses collègues. 5• Être docile aux conseils et aux avis de l'Inspecteur. 6• Être plein de bienveillance et de cordialité envers ses collègues. 7• Au retour de la conférence, consigner dans un cahier ad hoc tous les enseignements recueillis à la conférence : avis, conseils, observations, etc. ; les mettre en pratique. III. La visite des écoles de ses collègues. -L'instituteur aura parfois l'occasion de visiter l'école de l'un ou de l'autre collègue. n ne manquera pas d'en profiter, surtout si cette école est justement renommée pour sa bonne tenue et ses succès. Outre le charme qui s'attache à ces visites, l'instituteur y trouvera plusieurs des avantages que nous avons développés en parlant des conférences. IV. R éunions d'instituteurs. -On comprend tout le fruit à retirer de ces réunions formées entre quelques instituteurs voisins. Elles se tiendraient à jour fixe, le premier jour de congé du mois, par exemple, tantôt chez l'un tantôt chez l'autre. Elles auraient pour objet des questions d'enseignement et l'élaboration des devoirs de conférences. Au reste, le programme de chaque réunion serait déterminé d'avance, et chacun apporterait à la solution des questions proposées, le tribut de ses réflexions, de ses études, de ses lumières et de ses essais. V. Mettre à profit ses expériences journalières. - L'école est le thràtre du zèle et de l'activité de l'instituteur. C'est là qu'il vit de sa véritable vie et qu'il déploie tonte l'énergie de ses facultés ; c'est là que-, par une expérience quotidienne, il apprend à connaître pratiquement l'intelligence humaine et en particulier celle de l'enfant ;

c'est la enfin, qu'au contact de son i~t~l~igence et ù_e celle de !'~lève aux prises avec quelques difficultés, Jallhssent parfo1s, s_ouv.e~t meme, ùe ces idées soudaines et lumineuses, de ces aperçus mgemeux, de ces remarques fécondes, qui sont tout _une révélati?n,pou~ un esprit obserYateur. Chaque jour, on peut le dt re, apporte ~ lmstJtu~eur son contingent d'idées nouvelles.• de co_nnaissance~ pratique~. Latssera-til se perdre ces richesses pedagogiques et methodologiques~ ~e se fera-t-il pas un devoir et un bonheur de les conserver avec som, en consirrnant dans son cahier de préparation des lçons, les résultats de sc~ obse~vations 1 Tous ces trésors intellectuels, jour par jour reencillis formeraient à la fin d'une année, une mine précieuse et abon1 la~tc, ou l'i nstituteur irait puiser avec autant de jouissance que de profit.

Du ton et dn geste dans la leçon orale. J'appelle le ton, relativement à ,la leçon pa~lée, ~e qui serait le style dans la lecon écrite. Le ton, c est la pbys10nom1e du langage. Et comme dans les lecons adressées aux enfants, le langage doit êt~e par-d~ssus tout siJiJple et cl,air, J_e_ ton ~era fa~ilier, ~acile ~t sans prétention. Le comble de 1 art, ICI, ~eralt qu~ l _art n y parut point. Que rien ne sent~ la gê~e,, le tray:ul ; et, so~t d~t en ~assant, plus votre leçon aura ét~ trava1llee, mom.s le tr_avail s y sentiTa ; ~a peine que vous aurez pr1se lors de la prepara~I~n vo~s sera payee en facilité au moment de la leçon. SLtr ce ton general, Simple, courant famil ier, sérieux ct gracieux, sur ce fond de_nuance douce et moyenne, tout ce qui ferait contraste se détachera vivement pour les enfants et produira un effet. Ainsi, vous laissez-~ous entraîner, une fois, ~ar hasard, à placer, au bon endroit, un pet_tt m?t de l~ur vocabula_Ire spécial, une locution de tournure enfantn~e, Ils sentiront tr_ès _bien que c'est là une concession qui leur est faite, une sorte de «citation» empruntée à leur lang~ge ; ~ls ':ous en sauront gré. De même, v~ us ne croirez point déroger a la d1gm~é de ~otre p_ersonnage en l~1ssan~ échapper, à l'occasion, une petite platsanterie, une note ga1e, qm excitera un instant d'hilarité. Vous n'en abuserez pas, est-il besoin de le dire 1 vous devez avoir la mesure et le tact des choses. Mais, après tout, ce sont des enfants, songez-y, ils n'ont pas, pour être graves, tant et de si bonne_s raisons que nous en av?ns. Le sérieu~ prolong;é d_es leçons les fatigue, assombrit les petits fronts. Le rœe est SI bien I_>OSé ~ur ces bouches souriantes ! Faites-les rire et vous-même sourtez : SI vous savez manier votre jeune auditoire, vous n_'aurez point à ~raind~e qu'u~ instant de gaieté dégénère en explosiOn desordonnee e_t mte~mma~le. Vous reprenez l'accent de l'enseignement, votr~ phys_10nom1e devient nu peu sérieuse ; ils voient trè~-bien que la mmute Joyeuse est pa_s~ée et qu'il faut maintenant être sages ... Ils vous Reront reconnats~an'ts de votre condescendance. Supposez, au contraire, qu'à l'occasion de quelque idée un pen supérie ure à la moyenne de leurs pré.occupaliuns hnbitue!les, d'une idée moral e, par exemple, le ton s'eleve tout


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:i coup d'un degré ; Yous dites quelques mots seulement d'un air grave, d'une voix posee, en appuyant; cette soudaine solennité avertit fortement l'enfant. Il sent qu'il doit y avoir là « quelque chose qui n'est p~s ordinair? ; » il fait ~? effort pour comprendre. Il sent que vous faites appel a tout ce qu Il peut donner, que vous l'invitez à ~c mettre,. pour un instant, a~-~essus de lui-même. Il comprend que vous lut parlez de choses serwuses, que vous le traitez en homme : il s~ fai~ homll_le ~?ur éeo~ter. Cela ne peut être qu'un instant, dis-;je, un eclaiT ; mats ltmpresswn est faite, elle sera profonde et durable. Une chose eût passé inaperçue au courant du langage ordinaire ; par ce changement de ton elle marquera et restera. Ce qui rend la parole pittoresque, expressive et persuasive, c'est p~r-dessus .tout l'acce.nt: l'accent qui enlève la phrase, souligne et fait ressortir le mot Important. L'accent dans la lecon orale doit être naturel, ne se sentir de rien de forc'é ni de théâtral. Da~s la conversation journalière, l'accent est vrai et juste dès qu'on pense et ~u'on sent c~ qu'on dit ; et alors, par cela seul, il est communicatif et persuasif, De même dans l'enseignement. -Tâchez aussi de mettre un peu de variété dans l'intonation et le timbre de la voix. La parole est une musique: ce n'est pas un petit avantage pour un ~aître ou .une m~ître~se d'avoir ~ne jolie voix, agréable, souple, un t•mbre cla1r et bien vibrant, muszcal: sans bien s'en rendre compte, les enfants en subissent le charme. Mais quiconque ne possède pas ce don de la nature peut y suppléer en partie par la netteté d'articulation, s.urtout par la variété d'intonation et de rythme, choses qui s'acqUièrent. La seule monotonie de la voix suffit pour éteindre toute chaleur, détruire toute animation ; elle transforme la leçon la plus heureusement construite en plate récitation. Elle engourdit, elle ensommeille: les enfants n'y résistent pas. Il y a là un effet tout physique ; le même qui a été donné aux chansons de nourrice, dans leur murmure égal et leur doux balancement, un charme magique pour fermer les yeux des enfantelets ; le même aussi qui fait dormir les bonnes âmes aux sermons les plus travaill6s des predicateurs de la vieille école, avec leur mélopée traînante. Vous obtiendrez un succès tout pareil, je vous en préviens, si vous récitez votre parole sur ce ton de psalmodie. Au reste, la voix trouve naturellement la variété d'inflexion et de timbre, quand on se laisse aller sans contrainte au mouvement de l'idée ; - et si, tout d'abord, on prend soi-même intérêt à ce que l'on dit : car là, voyez-vous, se résument en fin de compte tous les préceptes. Voulez-vous tenir éveillés vos petits auditeurs~ soyez éveillé vous-même. Que si vous dormez, vous endormirez; ~:>i vous vous ennuyez, vous ennuyerez, cela est inévitable. Vive~ votre leçon ; soye:; là ; mettez-vous dans l'action. « Quelle est la première qualité de l'orateur 1 demandait-on à un grand orateur. - C'est l'action. -Et la seconde 1 - C'est l'action. - Et la troisième 1 - C'est encore l'action. ,. Il avait raison. Mais combien plus encore aura-t-il raison, celui qui dira cela à l'occasion d'un auditoire enfantin, de tous les auditoire.;; le plus instinctif, le plus sensitif'! L'action, c'est ce qui fait que vous avez l'air «d'être là,:. et

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d'y être de tout votre cœur; sans l'action, i.l semblera toujours qu'il n'y a personne, tout au plus une ombre, le fantôme de quelqu'un. L'action, dis-je, c'est tout ce qui traduit la vie : l'accent, le timbre, l'inflexion, c'est aussi la physionomie et le geste. Le geste aide merveilleusement à comprendre ; il ouvre les esprits, il complète le sens des mots. Tel geste vaut une définition ; la main suit le verbe et peint l'acte aux yeux; la main frappe, tranche, brise et broie, tend, étale, dresse ou renverse, réunit, sépare .... Mais le geste n'est pas de la main seulement ; il est de tout le corps, du mouvement, de l'attitude. Je ne vous dirai pas de jouer votre leçon; une leçon n'est pas un rôle. Mais il est certain qu'un mouvement tant soit peu exagéré du geste, et dépassant les limites des convenances académiques aurait moins d'inconvénient, avec les jeunes élève3, que le défaut contraire. - «Quelle est cette statue descendue de sa niche 1 disait un jour Mme Pape-Carpantier à une débutante. Que font ces bras de bois 1 Mais, bougez donc ; qu'on s'aperçoive qne vous êtes en vic 1» J'en dirai autant relativement au jeu de la physionomie. Les enfants font assez peu d'attention aux traits du visage ; mais ils ressentent très vivement l'impression de ce je ne sais quoi d'indéfinissable qui est la physionomie. Toute figure leur paraîtra belle et aimable, si elle exprime la bonté, si elle s'éclaire d'un sourire de gracieuse indulgence. Le caractère général de physionomie qui convient avec eux est celui de la sérénité douce et patiente. Mais encore faut-il qu'elle s'anime à l'occasion, qu'elle exprime la vie, traduise les dispositions diverses de l'âme, et, selon l'occasion, les nuances de la gaîté, de l'affection, de la gravité et même de la sévérité ; une certaine mobilité d'expression est nécessaire en face d'êtres si mobiles, qui aiment à trouver chez vous un regard communicatif et quelque abandon. La raideur les repousse ; un masque d'habituelle sévérité les rend contraints, un excès de vivacité les fatigue. Mais ils supporteraient mieux l'inégalité d'humeur qu'un air d'insouciance et de nonchaloir. L'enfant veut qu'on soit occupé de lui ; ce qu'il pardonne le moins, c'est encore l'indifférence.

c. DELON.

L'enseignement pratique Que faut-il entendre par un enseignement pratique ~ - Sans doute un enseignement qui, faisant bon marché des théories ou des choses simplement curieuses, va droit au but à atteindre, et ce but, sans doute aussi, est l'application la plus prochaine possible des connaissances acquises au métier, à la profession, à la carrière que l'on a en vue, dont en entend vivre d'abord, ensuite se faire un chemin à l'aisance et même à la fortune. C'est à un enseignement semblable que pense le père de famille lorsqu'il nous amène son enfant : Apprenez-lui à lire, semble-t-il nous dire, à lire, à écrire, à compter ; cela est de toute nécessité


14 aujourd'hui pour la gestion des affaires. - Et les autres enseignements prescrits par le programme~ - Vous en mesurerez la dose à ses besoins probables: «Des faits, r ien que des faits~. l'utile, r ien que l'utile, monsieur le maitre. Mon fils sera menuisier, charron, mécanicien, ingénieur: beaucoup de dessin, s'il vous plaît.. .. .Je le destine au commerce: beaucoup de géographie commerciale et autre ... A la culture ; je l'y formerai, mais qu'il sache calculer promptement sur un marché, prévoir sûrement un bén6fice ou une perte sur une vente ou une acquisition de denrées ou de bétail, le profit qu'il pourra tirer de telle culture, de l'emploi de tel engrais, etc. Je veux faire de mon fils un employé de bureau : une belle écriture, pas mal d'orthographe ou de comptabilité. Il a raison, cc père de famille. JI est positif comme un Américain, il est bon qu'ille soit. Car enfin, avant tout, il faut vivre, et son fils, au sortir de l'école, devra gagner son pain ct son vêtement, peutêtre le pain et le vêtement de son père et de sa mère vieillis, de ses frères et sœurs en bas âge. Pour cela, il faudra travailler, faire vite et bien, donner des preuves d'habileté dans son métier ou dans son art. Que lui serviraient alors les théories et les curiosités dont on aurait chargé son enfance et sa jeunesse 7 Il se dirait peut-être amèrement comme Jérôme Paturot: «Un garçon de caisse trouverait de l'emploi dans les vingt-quatre heures, et moi bachelier ex- lauréat en thème grec et autres facultés je suis repoussé de partout comme n'étant bon à rien !. .. »Oui, il faut que notre enseignement soit pratique, qu'il vise les besoins de la vie réelle et qu'il y réponde, qu'il soit une préparation plus ou moins éloignée à la profession probable. Mais l'homme ne vit pas seulement de pain. A côté de la vie du corps et parallèlement, il y a la vie de l'âme qui a ses droits et ses exigences, qui doit avoir sa juste part dans nos préoccupations. Un maître qu i la négligerait pour ne prévoir que les intérêts matériels, méconnaît rait sa mission et amoindrirait considérablement son rôle d'instituteur; son ;enseignement mériterait l'épithète d'utilitaire. Développer l'intelligence, fortifier le jugement, donner u ne saine direction à la volonté, former le carractèrc, faire prendre de bon nes habitudes ; élever les esprits et les cœurs au-dessus, non de l'humanité, mais des intérêts vulgaires ou tout à fait présents ; inspirer de nobles sentiments, fair·e naître l'idée du devoir ct du sacrifice, montrer où est le vrai bonheur et quelle est la véritable destinée de l'homme ici-bas; amener à discerner la vérité de l'erreur, le bien du mal, le beau du laid, etc., c'est aussi être pratique et c'est l'être veritablement, puisque c'est préparer l'enfant d'abord «à son métier d'homm!'», à la vie complète et non plus seulement à la vie envisagé!' sons un de ses aspects les plus étroits, nous pouvons dire les plus mesquins et les moins dignes de nous. Pourtant,nous avouons qu'en restant fidèles à cette haute conception de notre tâche, nous pouvons manquer d'y être pratiques aussi. Si l'utile ne doit pas être not re seul mobile, avouons qu'il doit souvent !lOUS diriger, nous déterminer, et que, dans tous les cas, l'inutüe ou 1<' pou utile doivent être absolument bannis de nos leçons. H.

15 LA. CORRECTION DES D EVOIRS ÉCRITS

De la correction des devoirs écrits. - Son importance. luquelles il vous paraît juste de la re nfer mer.

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Limites dans

Je n'ai que trente et quelques années. Pourquoi, me dit-on, si jeune encore, avez-vous déjà les yeux vieillis et fatigués~ - J'ai beaucoup lu. - La nuit~ -Oui, de neuf à dix heures du soir, jusqu'à une ou deux heures du matin.- Et que lisiez-vous comme cela~ mon Dieu ~ des romans ~ Pis que cela: de la littérature scolaire, des cahiers et des copies d'élèves. J'étais maîtresse adjointe ; ma directrice n'admettait pas qu' un seul devoir ne fût corrig·é, qu'une seule faute ne fû t au moins soulignée à l'encre ro uge ; mon inspecteur fronçait le sourcil quand, ouvrant les cahiers, il y trouvait un pr oblème resté fautif, une rédaction non retouchée et même refaite, des lettres, des points, des virgules oubliés par l'élève et non rappor tés par la maîtresse, une page ou un devoir laissés sans note ou sans paraphe. J'avais de cinquante à soixante élèves et les devoirs écrits pleuvaient chez moi ; on en faisait en classe, à la promenade, à la maison, partout: devoirs de copie, devoirs de grammaire, devoirs d'arithmétique avec force problèmes, devoirs d'histoire avec développements et résumés, de géographie avec cartes multiples et détaillées, devoirs ... divers. Tout cela se multipliait pour moi par cinquante au moins, et je montais à ma chambrette, j'en redescendais, pliant sous le poids d'un portefeuille bien plus bourré que ceux de nos ministres. Mes jeudis, mes dimanches, mes nuits se passaient à déchiffrer des griffonnages, à charger des cahiers ou des copies de ratures et d'annotations. Ah! j 'en ai signalé et relevé des fa utes! j'en ai usé des flacons de carmin ! j'en ai perdu des heures de ma jeunesse !. .. -Comment perdu~ - Oui, perdu: j e n'ai pas foi dans les corrections solitaires, auxquelles l'intéressé n'assiste pas et , en définitive, ne prend aucune part . La véritable correction des devoirs écrits, la seule vraiment profitable, est celle qui se fait en chasse, par les procédés propres à chaque matière. Là, l'élève est forcé de voir ses fautes; il les comprend, il les touche du doigt, il en éprouve une salutaire confusion, il les corrige et peu à peu s'en corrige. Et puis, il y a là de sa part collaboration, activité, exercice des facultés, un travail personnel d'ou résulte la culture et le développement intellectuel ; et cet avantage se produit non pour un seul, mais pour quarante ou cinquante élèves à la fois. S'agit-il d'une définition, d'une règle, d'une idée, d'une phrase à trouver~ tous la cherchent, plusieurs la rencontrent, quelques-uns la form ulent. Pour les problêmes, chacun apporte son raisonnement, sa solution. Pour une dictée, chacun, à titre de revanche bien entendu, épluche son voisin de son mieux et s'épluche lui- même en même t-emps. - Mais le temps presse et le maître ne peut tout voir en détail au cours d'une classe ; des fautes échappent et demeurent, qui iront s'etaler dans la fam ille, chez l'épicier, chez le marchand de tabac, peut-être sur les tablettes d' une exposition ; que pensera-t-on de l'école, du maître ou de la maîtresse 1 - Ceux


Supplément à l' ECOLE PRIMAIRE. 16 qui ne savent pas ce que c'est qu'une ecole en penseront ce qu'ils voudront. Les personnes sages porteront plus haut et placeront mieux leurs appréciations : les devoirs sont choisis avec soin ; ils se succèdent dans un bon ordre ; les derniers sont supérieurs aux premiers.... A travers quelques lapsus inévitables, qui sont le fait de l'âge et du milieu, l'intelligence, le jugement, la mémoire, l'imagination, la sensibilité, le désir de bien faire apparaîtront, et l'on ne pensera pas que l'école soit mal tenue on mal dirigée, parce que tous les devoirs n'auront pas été corrigés minutieusement et que quelques malheureuses fautes, par exemple des fautes d'orthographe - celles qui scandalisent surtout les puristes- n'auront point été soulignées, supputées, additionnées à l'encre rouge. (A suim·e.) V AJL%JJTJJS :Bouquet pédagogique. - Celui qui fera et enseignera (tout ce que la loi de Dieu ordonne) sera grand dans le royaume des cieux (S. Ma. v, i9). Si, de très bonne heure, on s'occupe avec soin des enfants, alors l'action paternelle et de bons enseignements peuvent beaucoup. .A.u contraire, si on laisse de mauvaises et funestes maximes entrer une fois dans leur esprit, alors la tyrannie de l'habitude se rend invincible en eux, ct il n'y a plus de remède qui puisse guérir le mal. Pour empêcher qu'il ne devienne incurable, il faut le préTenir (Bossuet). Une école doit être l'asile de l'égalité, c'est-à-dire de la justic!! (Guizot). Puisqu'on ne peut espérer que l'enfant ait le tl'mps et la forc e d'apprendre toutes choses, il est visible qu'il faudrait s'appliquer surtout à lui enseigner celles dont il a le plus besoin et qui doivent lui être d'un plus fréquent usage (Locke). N'admets point le sommeil dans tes yeux avant d'avoir examiné trois fois daus ton âme les œuvres de ta journée (Pythagore). Ne calculer l'importance des fonctions d'instituteur que d'après le revenu pécuniaire y affecté, c'est se rendre indigne de cette sublime mission (A. A.).

CHRONIQUE ET AVIS SCOLAIRES Conférences. - Voici la question que MM. les instituteurs devront traiter dans la première conférence de cette année scolaire : « Importance d'une bonne discipline et moyens à employer pour l'obtenir.• !.ivres d'école. - Au sujet de la liste publiée dans la couverture, nous deTons faire observer que l'ouvrage intitulé: « Eléments de géographie, » à l'usage de nos écoles, est épuisé. Comme il ne sera réimprimé que pour l'année prochaine, à cause d'ftne refonte à lui faire subir, il sera nécessaire que le personnel enseignant supplée de son mieux à l'absence de ce manuel pour ceux des élèves qui en seraient momentanément privés, faute d'avoir pu se le procurer. Quant au nouveau r Manuel d'arithmétique, • spécialement rédigé pour nos écoles, il est près de sortir de presse. Aussitôt après son apparition, ce manuel sera annoncé et mis en vente. J.égislation scolaire. - Tout ce qui s'y rapporte, comme loi sur l'instruction publique, règlement des écoles primaires, règlement sur les brevets et les conditions d'admission aux écoles normales, plan d'étude, aera envoyé gratuitement à toutes les personnes qui en feront la demande au · Secrétariat du Département de l'instruction publique, à Sion.

Tableau du personnel enseignant primaire. Vo ici le tablea u des institu teurs et des institutrices qui dirigent l e~ écoles primaires publiques pendant l'année scolaire t 885-86. Les écoles et insti tutions privées, pour autan t qu'elles son t connues, y sont également mentionnées, ain si que les nom6 ·des élèves des de ux écoles normales françaises. (La lettre G signifie garçons, F filles. M mixte ) District d e Monthey. Champày (G) Angnste Michaud, (F) Rév. Sœurs de St-Joseph. - Col lotnhey ( G) Pierre Deléglise, Jos. Caillet-Bois, (F) Rév. Sœurs Ber nardines, Isali ne Turin, (M) Germain Dorsaz. - Monthey (G) Frèr0; de la Croix, (F) Améli 3 Baumann, Carolin e Aymon, Berthe Delacoste, Ht\lène Yergen, (Enf.) Clothilde Débon naire, (Ec. parl. . fi lles et enf.) Rév. Sœurs de SI-Joseph. - Chœx (G) Jos. Dorsaz, (F) Emilie TrombP.rt. - Port- Valais (G) Aug. Duchoud, Marius Curdy, (F) Marie Moret, Anne-Mat·ie Duchoud.St-Gingolph (G) Augus te Piota, (F) Rév. Sœurs de la Présentation. - Troistorrents (G) Alexis Gt·oss, Maurice Coquoz, (F) Rév. Sœurs de St-Joseph, (M) Sidonie Ro uiller, Rose Pt·emand. Val d'Jllzez (G) Tissières, rév. vicait·e, Basile Esborra t, (F) Rév. Sœurs de St-Joseph. - Vwnnaz (G) l'abbé J.-B. Muller, Remy Vannay, (F) Rév. Sœurs, Hélène Fracheboud. -- Vouv ry (G) Victor et Marcelin Cornut, (F et enf.) Rév. Sœurs, (M) Aristide Hugon. District de St-lUaurice . Collonges (G) FrdlJÇois Blanchut, (F) Louise Rouiller.- Dorénaz (M) Joseph Meilland, de P.-lgn. , François Rouiller. - 1!-v ionnaz (G) Jules Mollet., (F) Augustine Mariaux, (M) Maur'ice Po..chon. - Finshauts (G) Casimir Vo uilloz, (F) Honorine Six t, (M) E ugène Gay-Crosier·, François Gabi oud. - Massongex (G) P.-Nic. Dor:~az, (F) Honorine Parvex, (M) Pierre Métroz. - Mex (M) Jos. Richard. - Sa/van (G) Piene-L. Délez, Frédéric Coquoz, Jos. Grûss, Raphael Bochatay, Jos. Giraud, (Cours t•ép) Benj. Gross (F) Catherine Deri\·az, Cath . Gay-Balmaz, Jos. Jacquier, Jos. Blanc: Delphine Saudao, (Elém. m.) Louise Roba tel, (M) Viclori ne Gross. St-Maurice (G) Jos. Juilland, Jonas Dorsaz. (F) Rév. Sœu rs, (M) Marie Mariétan. - Vérossaz (G) Jos. Métroz, (F) Julie Terrettaz. D i s trict d'Entremont. Bag~es (Ecole second. G) le Rd Cha n. Xavier Cbervaz, (G) Séraphin Luisier, Benj. Bai llifard , Mœ-Fab. Fellay, Maul'ice Vaudan , Angel ine Machoud, Achille Michelod, Louis Perraudin, (F)


Adèle Gailland, Angeline Luisier (de Bruson), Emilie Fusey, Eugénie Deléglise, Mclrg. Guigoz, Adèle Besse, Louise Filliez, Sylvie Carron, (M) Alfred Nicollier, Franç. Deléglise, Héliod. Baillifard, Antoinette Machoud, Paulîue Gard. - Bourg-St-Pierre (E~ole second. G) Marquis, religieux du St-Bernard, (G) Adrien G.enoud, (F) Aug. Frossard, (Enf.) Valentine Genoud. - Liddes (G) Jos. Meilland, de Pierre-Jo:;., (F) Hélène Delasoie, (Elem. M), Elise Darbellay, (M) Louis-Aug. et Lucien Meilland, Léonide et Victor Darbellay. - Or!.ières (G) Jos. Cavé, (F) Pauline Lathion, (M) Henri Tissiè1·es, Félix, Pierre et Lucien Dorsaz, Jos. Pellouchoud, Jos. Hubert, Fenl. Roserens, Jérôme Rausis, Maurice Reuse, Mee Magnin, Mce-Onés. Baillifard. - Sembrancher (G) Louis Delasoie, Jns. Delaloie. (F) Sœurs institutrices, (M) EtienneMarie Sixt, Maurice Delasoi0. - Vollèges (G) Jos. Moulin, Victorien Darbellay, (F) Marie Abbet., Louise Moulin, (M) Céline Baillifard, Hortense Vaudan. DJstric& de nartJgny. Bâtiaz (G) Edouard Wouilloz, (F) Pauline Saudan. -Bavernier (G) Louis Michaud, (F) Julie Luisier. - Charrat (G) Eloi Moret, (F) Elisabeth Juillanct, (M) Elise Darbellay. - Fully (G) Alfred Lattion, Frédéric Carron, (F) Adeline Lattion, Henriette Abbet, (M) Jean Gautbier, Félicien Délez, Aimée Descombes. lsérables (G) Charles Luisier, (F) Emilie Favre, (M) Philomène Rion. - Leytron (G) Franç. Girond, (F) Stéphanie Gaillard, (M) Jnles Roduit, Jules Farquet, Henriette Terrettaz. - Martigny-Bourg (G) Louis Girond, Jos. Bondaz, Léon Bochatay, (F) Isabelle Pache, Joséphine Piota, Elise Garin, (Ec. part. j. f.) Joséphine Cretton.- Martigny-Combes (G) Louis Coquoz, (F) Léonice Gay-Balmaz, (M) Maurice Lugon, Alf. éf Cl. Gay-Crosier, Pierre et Louis Saudan, Alexandre Guex, Ant. Cretton, Ant. Gay-Balmaz, Félix Chappot, Anna Moret, Julie Gay-Crosier. - Martigny- Ville (G) Lùuis Puippe, Adrien Pache, P.-Jos. Rouiller, (F) Valentine Morand, Marie Bnrtin, Célestine Pillet, (M) Adèle Délez-Gex, (Ec. part. j. f.) Esther Wouilloz et Anna Calpini. - Riddes (G) Louis Monnet, (F) Euphrasie Carrupt, (M) Cécile Ribordy, Ecole agricole : A. Levrat-Girard. - Saillon (G) Emile Staffelbacb, Aurélie Donnazolla. - Saxon (G) Jos Terrettaz, Louis Bruchez, (F) Emilie Maillard, Laurette Pillet, (M) Marie Veuthay, Rose Vaudan, (Ec. part. j. f.) Hermine Laga-Venetz. District de Vonthey. Ardon (G) Maurice Ducrey, Franç. Riquen, Gabriel Gaillard .. (F) Julie et Eugénie Delaloye, Amélie Brocard. - Chamoson (G) Marie Farquet, Louis Remondeulaz, Julien Carrupt, (F) AlineGaist, Esther Pont, (M) Eruest Gaillard, Henri Gen<•ud. - Con-

they (H) Jean-Bapt. Roh, Daniel Putallaz, Louis Luy, Fabien Michaud, Maurice Abbet, Albert Duc, Emm. Carrupt, (F) Clara Evéquoz, Marie-Anne Fontannaz, Adeline Valentini, .Adèle Bruchez, Eugénie Berthouzzo, Henriette Evéquoz, Marie Antonin. - Nendaz (G) Jean Glassey, Jean-Pierre Délèze, François Troillet, (F) Philomène Glassey, Lucienne Délèze, Alexandrine Michelet, (M) Maurice Fournier, François Maytain, Pierre Lathion, Antoine Bornet, Charles Bex. - Vétroz (G) Joseph Vergères, (F) Sara Brocard, (M) Marie-Louise Delaloie. District de Sion. Arbaz (G) Victor Savioz, Félix Carroz, (F) Angélique Constantin. - Bramais (M) Pierre Gaudin, Honorine Rebord, Marie Barberini, Grégoire Gricbting. - Grimisuat (G) Zacharie Mabillard, (F) Madeleine Pralong. - Salins (G) Joseph Troillet, (F) Antoinette Hiroz. - Saviése (G) Jean Niclaz, Benj. Rothen, François Debons, Germ. Luyet, Jérôme Gobelet, (F) Euphrosyne Luyet, Jeanne et Marie Reynard, Marie Dubuis, Elisabeth Rothen. -Sion (G fr. et ali.) Rev. Frères de Marie, sous la direction de M. Aug. Lamon, (F fr.) Laurence et Madeleine de Riedmatten, Henriette Brindlen, Eugénie Joris, Jos. de Courten, Adèle Abbet, Mathilde de Torrenté, (F ail) Elisa Allet, Hflnriette Pont. Ecole second. de jeunes filles : deux Rev. Sœurs Ursulines, de Fribourg, Ecole industt·ielle et de dessin : Paul Pignat, Mastaï Carraux, (Dessin) Giov. Ragozzi, Alf. Solioz, (F) Wilhelmine Cio. Orphelinats et école enf. : Rév. Sœurs, Ecoles part. j. f. : Lucile Joris, Adèle de Torrenté. Chateauneuf et la Muraz (M) Dyonise de Riedmatten, Philomène Gaillard. Ecole protest. (M) Jacques Wehrli, Math. Guldi. - Veysonnaz (M) Jean-Jos. Bex. District d'Dérens. Agette.s (M) Jean-Jos. Sierroz. - Ayent -(G) Jean Métrailler, François Gaudin, (F) Philomène Beney, Cath. Riand. - Evolène (G) Pierre Maistre, (F) Madeleine Métrailler, (M) Derivaz, rer.teur, Jean Quinodoz, (Ecole part. a la Forclaz) Casimir Wetz1er. - Hérémence (G) l'abbé Jos. Zufferey, Anne-Marie Mayoraz, (M) Pierre-Nic. Dayer, Marie·L. Pitteloud. - Mase (G) Martin Maury, (F) Philomène Bourband. - Nax (G) Auguste Berraz, (F) Euphrosyne Besse. - St-Martin (G) Jos.-Louis Quaroz, (F) Marie Beytrison, (M) Martin Favre, Martin Pralong, Pierre Quinodoz.- Vernamiège (~) Jean-Jos. Favre.- Vex (G) Adrien Pitteloud, Antoine Dussex, (F) Louise Pitteloud, Marie Gauthier. Distric& de Slerre. Ayer (M) Joachim Peter, Romain Gaudin, Louis Crettaz. Challais (G) Lucien Rvbbyr, Casimir Perruchoud, (F) Virginie-


Pellanda Françoise Nicollier, (M) Cécile Luyet. - Chandolin (M) Jos. Cal~z, Jérémie Tbeytaz. - Chippis (M) Alpho~se Luy. -. Granges (G) Antoine Gaspoz, (~) Patience Ger~amer. - G_nmentz (M) Marie M!!.sson. - Grone (G) Maunce Gay-Cros1er, (F) Marie Bruttin, (M) Phil. Voide.-- Lens (G) Maret, rpcteur, Aug. Rey-l\fermet, Martin Borgea_t, Martin Robbyr, (F) Rév. Sœ~rs Ursul., Mat·tine Romatller, Mane Favre, (M) Pœrre RP.y, V1ct. Martin-Gollut. - Miege (G) Vincent Pitteloud, (F) Marg. Constantin. - Moliens (G) Antoine Crettol, (F) Cécile Amoos: Randogne (G) Victor Berclaz, (F) Madeleine Favre. -. Szerre (G) Etienne Gard, Xavier Giroud, (F) Rév. Sœurs Ursuh~es de Fribourg.- St-Jean, Basile Loye, Jean-Jos. Crettaz.- St-Leonard (G) Ignace Gillioz, (F et En_~) Rév._ Sœurs. - St-~,uc (G) Damien Perruchoud, (F) Genevieve Epmey. - Venthone (G) Ernest Lovay, (F) !saline Lovay.

Ecoles normales. Elèves-instttuteurs français. (Cours sup.) Julien Berthouzzo, de C0nthe! ; Paul J?ourdin, d 'Hérèmence · Edouard Curdy, des Evouettes ; Loms Germamer, de Con they; Mauride Guigoz, de Bagnes; PierrE' Marquis, de Lid~e.o; Jos~ph Put~llaz, de Con they· Pierre Theytaz d'Ayer · Victorien Bonvm, d~ Lens; Etienne Claivaz, de 'salvan; Célesti~ Francay, d'Arbaz ; Jean-Jas. Mariethoud,, da Nendaz; Louis Massy, de St-Jean; Joseph Rard, de Saxon; Eugt:na Vœffray, de Salvan. (Cours inf.) .Tos. BPrguemn~, de Vollège.s; Alph. Bochatay,, ~e S~lva?-, FrançJis Crettaz, de V ex; Stamslas Delas01e, de Sernbr~cher , ?~r mam Eggs, de Granges; Edouard Evéq~wz, de Conthe"f ; Ed?~ard Glllioz, de Sien!'; Alesti Lugon-Moulin, de Fmshauts;. Maunce •Lu1s1er, de Bagnes; Jaques Mariéthoud, de Nendaz; P 1e1Te Mottiez, dll Mal"8o~gex; Jean-Jas. Rey de St-Martin · Pierre-Louis Rey, de LenR; Jules R1chard, de Vernay~z; Jean-Bapt. 'Studer, de Lens; Célestin Taramarcaz, de Fully.

Elèves-institutrices françaises.

(Cours sup.) Amélie Beltrami, ~e Martigny-Ville_; Ant?inette Bornet, da

Nendaz; Augu sta Cretton, de Martigny-Bourg; Mane Deleghse, de Ba~nPs; Angeline Ga11Jard, de Liddes i P hilomène Gauthier, de Vex; An tomette Germanier, de Granges; Mane Lathwn, de Nendaz; Hortense Lugon_, da Finshauts · Mathilde Lu y de Martigny-Ville; Emma Massard, de Swn; Euphrosy~e Mudry, de Le~ s ;, ~lisabeth ~nller, de .Grimisuat; Marguerite Rudaz, de Vex; Esther de S'lplbu!', de Swn; Lomse Zufferey, de St-Luc. (Cout·s inf.) Augusta Bruttin, de Sion; Adèle Bura, do Sierra;. Fernande Calpini, de Sion; Madeleine Day_er, d 'Héréme.nce; Eugème Délitroz, de Vollècres · Léonie Farquet, de Marbgny; Méléc1te FumPaux, de Conthey· Adri~nne Gaillard de Sion; JuliP. Gay-Descombes, de Monthey; Amèlle Giraud de Charr~t; Henriette Jacquet, de Leytron; Gécile de Lavallaz de Sion'· Marie Luy, de Bagnes; Marie Mariaux, de Revereulaz; Marie: Cath. Mo'ix, de St-Martin; Louiselle Rapp'lz, de Sion; Victorine Revey de Massongex; Eugénie Rey, de Sierre; H élènP. Terretlaz, de Vollèges, 'Bertha Wolf, de Swn; Elise Zufferey, de St-Luc.

Méthode analytigue de style (Ir cours, élève) 1 20 ) (2•• ) • ) l 20 G. M. Nouveau cours de comptabilité pratique a l'usage des école~, des commerçanlS et de:; agriculteurs, broché - 50 MARIO. Souvenirs de Terre-Sainte, brochure de 56 pages. texte serré - \0 On peut aussi se procurer à la susdite a•lre~se et au pri x de librairie des ouvrages qui ne seraient pas mentionnés dans la liste ci-haut. Il s'y trouve encore des tableallX de lecture (cartonnés et sur feuilles), des cartes géographiques de la Suisse et des cinq parties du monde, des moyens d'émulation, tels que journal d'école, cahiers de notes, témoi~nages de satisfaction (hebdomadaires) et tableaux d'boooeur (mensuels). Suavaut la nature et l'importance des commandes. il est fait une remise aux dépositaires. autorités ou instituteurs. Les envois sont effectues le plus économiquement po~sible contre envoi d'argent ou par remboursement. Les timbres-poste sont acceptés pour des envois d'une minime valeur. FBÈRB

P.

B IBLIOG RAPHIE En vue de la réouverture des classes, la librairie R. TREMBLEY, à Genève. vient de publier unt: collection de Cout~erlurts pour cahiers d'écoliers a l'usage des écoles primaires, secondaires, industrielles et supérieures de chaque canton de la Suisse romande. Comme l'on pourra immédiatement s'en convaincre. ces couvertures,- d'un l!'eore tout nouveau, - présentent le douhle avantagt1 ue joindre l' utile à l'agréable. Ainsi, chaque canton est étudié au point de vue historique et géographique. Or, Ct'S résumés que l't!nfant aura coo~tammen: sous les yeux, ne seront·ils pas pour lui un moyen des plus faciles et des plus économiques d'apprendre l'histoire t1t la géographie de ~n pays?

Quant aux ré~umés sur la géométf'ie pratique et le dessin linéaif'e à l'usage des écoles primaires et des formules géométriques surtout destinées aux écoles primaires supérieures, ainsi qu'aux classes secondaires et industrielles, nous sommes heureux d'attirer aussi sur ce point l'attention de MM. les instituteuf's, qui s'empresseront, nous en sommes st\rs, de reconnaître le cachet original et le côté pratique de cette innovation mise à la porrée des maîtres et des élèves de nos écoles urbaines et rurales. D'autres publications du rr·êrue genre et qui rentrent égalernent dans le programme des études primaires et secondairP.s. sont en ce moment sous twesse, nous signalerons : l'abrégé d'arithmétique. les exercices de calcul, les hiograph•es tks hommes célèbres de chaque canton, les résumés chronologiques a'histoir~ suisse, les notio11s élément«ires d'itl8truction civique, etc. On peut se procurer de ces cahiers aux p,rix de 9 rr. le cent, ou~ rr. 50 Je demi-cent, au Secrétariat de l'instruction publique, il. Sion.

COLLECTION DE LIVRES CLASSIQUES COl:JRSCO MPLET ET M·~THODJQUE D'HISTOIRE UNIVEI\SELLE ET DE GÉOGI\APHIE

A L'USAGE DES ÉTABLISSEMENTS D'J~O UCATION par M. VICTOR BOREAU tMmbre de l'lnBtitut hiBtoriqllt, de l' InBiitut du ltmguu et tU pluBieur• sociétés 1avantts.

Approuvé par Mgr l'archevêque de Paris et par NN. SS. les évêques de Chartres, de Grenoble et de St-Claude. Ce qui distingue ce nouveau Cours complet et methodique d'histoire universelle et de Géographie de tous les ouvrages de ce genre, c'est la brièveté, la


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simplicité et la clarté. Tout y est dit en termes clairs et praci!!, et rien d'essentiel n'est omis. M. Victor Boreau fait constan.OJ<)Ilt marcher de front la géographie avec l'histoire: avant de commeoCt!r le récit d'un drame historique, il en fait d'abord connaitr11le théâtre, puis il amène les acteurs sur la scène. Et parmi ces faits eux-mêml's, il choisit les plus saillants pour les mettre en relief et leur donner tous les développements nécessaires, les présentant sous une forme dramatique et saisissante, et éVItant ainsi une sèche nomenclature de uoms et de dates, qui rebute le lecteur, le laisse froid et ne lui apprend

Sion, 25 Novembre.

tiitOti PR!Kl!Ri

rien. Mais la principale innovation, ce qui donne à ce nouveau Cours son cachet et comme sa physionomie sp •ciale, ce qui le rendra surtout utile à la jeunesse des école~t, ce sont les Tabl,..aux synoptiques et Synchronismes placés à la fin de chaque époque, et qui permettent de les embrasser d'un seul coup d'œil. Ces tableaux sont de deux sorLes: tableau historiqm et tableau moral. Tel est le plan à la fois simple, uniforme et méthodique, que M. Victor Boreau a suivi dans tous les volumes de son Cours d'histoire. Les élèves qui l'étudieront, auront donc l'inappréciable avantage de pouvoir suivre, sans changer de méthode, la chaîne des événements chez tous les peuples, depuis le commencement du monde jus· qu'àEnfin. nos jours. pour inspirer toute confiance aux maisons d'éducation religieuse et :~ux familles rhrétitnne~, nous ajouterons que ce nouveau Cours a eu la bonne fortune de recevoir la haute approbation de l'autorité P.cclésiastique par les attestations de plusieurs évêques, en mème temps qu'il est suivi pour le~ examens de la Sorbonne et de l'hôtel de v11le de Paris. Histoire sainte, suivie d'un abrégé de l'Histoire eccZésiastiqm jusqu'à la conversion de Clovis. ~Sm• édition, revue, corrigée et augmentée de nombreux détails géographiques, indisp~nsables pour l'intelligenc~ de l'Histoire sainte, et de~ cartes coloriée~. t gros volume m-t~ de ~26 pages . . . . . . . . . . . . . . 2 fr. 25 Histoire ancienne, comprenant l'Histoire générale de tous les peuples, et en parliculier des Grecs et des Romams, depuis la création jusqu'à la chute de l'empire . . . . 2 fr. romain d'Occident (l'an /i76 après J.-C.), t vol. iu-l~ de 388 pages Histoire grecque, divisée en six époques, depuis les temps llls plus reculés jusqu'à la réduction de toute la Grèce en province romaine (l'an 86 avant lo·C.), i vol. in-n de 37i pages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 fr. Histoire romaine, depuis la fondation de Rome (l'an 753 avant J.-C.)jusqu'à la fin de l'empit·e romain d'Occident O'an ~76 après lo·C.). t vol. in-i2 de 360 p. . 2 fr. Histoire générale dea temps du moyen âge, depuis les premières invasions àes Barbares jusqu'à la prise de Consta"tinople par les Turcs en i453, 1 gros vol. in-n de MO pages . . . . . . . . . . . . . . . . . • . . 2 fr. 50 Histoire générale dea temps modernes, de 1453 jusqu'à nos jours, 6me édition. conlinuée jusqu'en t86ll. l gros vol. in·l~ dt~ 566 pages . . . . . o • 2 fr. 50 Hietoire de France, précédée d'un abrégé de l'Histoire des Gaulois, etc.• 2 vol. in-n. de 356 et 391 pages . 4 fr. TOME 1. Depuis Pharamond (l'an UO) jusqu'à Philippe de Valois (13~8). TOME Il. Depuis Philippe de Valois (1328) jusqu'en 1877. Histoire d'Angleterre, depuis les temps les plus reculés (l'an 55 avant J.-C.) jusq.,'à nos jours, t vol. in 12 de 376 pages . . . . . . . . . . . . 2 fr. Histoire de Pologne, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, par M. Jean Czinski. revue et publiée par M. Victor Boreau, t vol. in-12 de 332 pages. 2 fr. Histoire de Russie, dl'pu.is Rurick jusqu'à nos jours, par MW. V. 8oreau et J. Duchiron. t vol. in-1! de 267 pages . • . . . . . . . . . . . . . 2 fr. Géographie moderne. des maîtres et des élèvfs, précédée d'éléments de cosmographie et suivie tle la géoqrap••ie cn~~tmerciale de la France, par M. L.-D. Ferlus et M. E. Talbot. t gros vol. in-12 de 396 pages . . . . . . . . . · . . 2 fr. 50 Cours méthodique d'histoire naturelle, d'après les plus célèbres naturalistes modernes, avec des notions générales sur toutes les branches des sciences naturell.es et des tableaux synoptiques, par MM. Victor Boreau et Lartigue, t gros volume in-12. de &66 pages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 fr. 50 On peut s'! procurer ces ouvrages à la librairie Trembley, Corraterie, &, Genève. 0

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1885-88.

ORGANE DE LA

• SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION • ~TTENTION

Tootell le11 per11onnes qui e 1 nitlvement considérées co::a:e ve:t ce numéro étant défiréserver bon accueil a1li l'art adon nées, sont priées de commenceront 1\ être mises es e remboorseDlent qui Dllers jours de déceDlbre po en circulation dans les predan• la seconde qulnaaln~ dour ~e partie dea abonnés, et Ceux qui ne sont pas fntentl m me mols P~Dr les autres. tion voudront donc bien ne P~nn~~ d: recevoir la publica· annoucé, les cartes en s a en re le reDlbourseDlent poste luotiles. retour occasionnant des Crais de· L'éditeur.

JÉSUS-CI-I:RIST MODÈLE DE L'ÉDUCATEUR (Suite et fin.) • Faites aelon le modèle qui voua •~ ét.e propoa •. , t

Mais quelle que fO.t la compositi d J' d' . évangélique brille toujours d'une éboln . e at u Iltoire, le langage · t · omssan e c arté urâce s ~n~ d,oute a. 1a ver u surnaturelle dont il était énétré ' •. 1emploi du procédé naturel appelé . t é '· mrus aussJ a ductif par nos pédagogues mode n m ~I I ' exp .rilllental ou ind'invention récente. Est-il possi~l:sd qu~ le déclarent gravement expérimentale d'une manière e ormuler l~ méthode dite paroles sorties de la bouche ~~~;~ttedfl.us iréCise que par ces fait la vérité parvient à la lumière tvm aitr.e: • ~elui qui que pour bien connaître il faut d' ·b· es -c.e pas d1re clairement, il ~end intuitive l'expo~ition de s~ c:Jd tp~abque~? To~jou,rs aussi oc nne, touJours Il s adresse à l esprit et au cœur ar le rn de la vue, révélant et ~tilisant o-re~ des sen~ et particulièrement possède de la nature humain amsi 1a ?onna.tssa~ce parfaite qu'il rieuse union de l'âme et d e et des lms gm régissent la mystépantes, f~milières, gracieuse~ ~~rfu~· ~g:b~e n, ~e? e1ffet,, sont frapcomparaisons et les pa rab l .. a ms, es Images, les métaphysique si relevée ~ e~ auxquell~s Il rattache une doctrine les plus incultes 1 Qu 'il :~ffiue ~ccessible né~~~oi~s aux esprits paré par les soins de la p .~e e rappel.er JCile hs des champs Dieu figurée par la toucha~~VPI en~el; Ida m l' Iséricordie~se bonté de ara o e e enfant prodigue, l'union

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No 01 l'Ecole primaire, 01 novembre 1886 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu