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N• 6.
Mai
1881-82.
V A.B.I:ÉI'.r:ÉIB
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SUPPLEMENT VAlAISAN
Lettre d'un soldat valaisan à ses parents après la bataille de Rosbach *) La présente est pour vous faire à savoir que je suis encore en vie, ce que toutefois je ne pourrais dire en toute vérité ai j'étais mort. ll est vrai que noua avons été presque toua tués dans notre compagnie; mais notre premier sergent, qui o. fait la liste de ceux qui sont restés en vie, me l'a montrée et j'ai été bien aise de m'y trouver par mon nom ; j'espère qu'il en aera ainsi de voua, mon père et ma mère; c'est pourquoi je voua envoie cette liate signée de la main de mon sergent, afin que vous n'en doutiez pas ; car vous m'avez toujours dit que j'étais un peu menteur, et que voua ne pouviez me croire sur parole. Je salue tous nos gens et je prie M. le curé de m'effacer de la liste des morta, où l'on dit qu'il m'a mis à mon insu et sans ma permission, puisque le bon Dieu, qui en sait plus que lui, m'a laissé sur le rôle des survivants. 1\Iais, mort ou vif, je vous aimerai toujours et serai fort impatient de revenir vous voir, pour vous dire en personne yoici Votre fils Joseph. Réponse à la lettre précédente. Mon cher fils. Je mets la main à la plume pour te mander que ta mère et moi nous avons bien ri de plaisir en apprenant que nous avions été attrapés par le bruit de ta mort, et que tu n'étais point sous terre, ainsi quo chacun le disait, mais bel et bien dessus comme un autre. Nous avions déjà commandé une messe pour le repos de ton âme; et monsieur notre curé voulait tout de même la dire, prétendant que tu étais bien et dûment décédé ; et quand nous lui montrâmes ta lettre, pour lui prouver le contraire, il nous répondit qu'elle ne signifiait rien et que sana doute tu l'avais écrite avant d'être tué. Â cela il n'y avait mot à répliquer: aussi nous lui avons payé la messe, à condition toutefois qu'il ne la dirait pas ; crainte des conséquences. Du reste, il n'a jamais voulu ôter ton nom du registre mortuaire où il t'a inscrit, disant que c'est autant de besogne faite pour la première fois que tu mourras tout de bon. Puisque vous avez été presque tous tués dans cette bataille, il faut bénir la. Sa.inte-Vierge et Joseph de ce que tu n'a.s pas imité les autres qui en sont morts. Nous a.vona appris que ton capita.ine a.va.it reçu cinq blessures; mais on nous a bien réjoui en noua assurant qu'il n'y en a.va.it que deux de mortelles, et que le chirurgien·major avait promis corps pour corpe de le guérir des trois autres. Ainsi soit-ill car c'est un brave homme, et ce serait grand dommage d'être obligé de lui dire: feu mon capitaine. Tu nous as déjà causé beaucoup de dépenses, mon enfant, soit par ta mort qui a duré passé un mois, soit par ta vie depuis 20 ans. Ma.is comme il fa.ut pourtant te faire un cadeau pour te féciliter de ce que tu via encore, tu recevras ci-inclus un louisd'or que ta. mère t'envoie à mon insu, ca.r je suie toujours da.ns l'idée que ta. paie doit te suffire, surtout en temps de guerre, où l'on a autre chose à fa.ire qu'à ma.nger et à boü-e. Je t'exhorte surtout à apprendre quelque chose de bon au régiment, pour qu'à ton retour dans notre Tillage on ne dise pas : bête il alla, bête il revint; du reste, chacun le sait, je suie et serai toujours, · Ton père Igna.ce. Nous avons emprunté au Tome lll du Conservateur suis,,e la. petite va.riété littéraire qui précède. li va. de soi que nous n'en garantissons pas l'authenticité. ' *) Roebach eet an village prnsaien de la province de Saxe où ment lee Françaio en 1151.
Fr~dério
rr battit
AU BULLETIN--fÉDAGOGIQUE
unblié sons les ansvices de la Société valaisanne d'Education. SO:MHAIRE. -
A nos lecteurs et lectrices. - Jésus-Christ. -
La lec-
t~re c~ur~nte. -:-- Arboriculture. - Doutes historiques. - Solut~ons d artthméttque. - Chronique et avis scolaires. Atten-
tton.
A. NOS L11C'.r:IJUB.S :IJ'.r L11C.'.rB.IC118. , Avec ce. num~o, le Sup~lémeut s~pend sa rmblication jusqt,'à la re01~ver~1 e des ~coles. La p1·esente lturatson est tm conséquence la d~1·niè1·e d~ l annee scolatre 1881/ 82. Avec elle aussi s'accomplit la promesse faite au debut d~ donner 6 numéros de 16 pages, soit 96 pour la dite année car il ne peut ,.a,sonnable'~.nt être venu ~ l'idée de personne de prétendr~ recevoir, en retQUr de l~ 1~unune finance d un J"rauc, cette publication pendant une plus longue penode. Ceux de nos abonnés qui reçoivent aussi le Bulletin pédagogique (é~itio~' fribourgeoise) ont pu d'ailleurs remarquer que le ~up~lémeot, grace a s~m texte compact, a renfermé, dans chncune de ses z,vratsons, plus ~e maténa~a; que le frécédent dont le p1·ia; elt de fr. 2.50 par an, avec un numero par mats. (]est dtre que la cotisation réclamée ne l'est que pour payer les frais d'impression et d'expédition et que l'œuvre entreprise ne l'a éte que par dévoûment et non par spéculation. nous reste m.aintenant,. en prenant congé de nos abonnés, à les remercier de l.eu1· sympathtque appu' et nos con·espondants de le1'1· précieuse collaboratt~n ..Nous formons le vœu et espérons même de- pouvoir di?·e à tous : au revou· a l~au.t~mne _fro~hain. Cet espoir est d'autant mieux fondé que la pl'esque unammtte cles tnst,tuteun et des institutrices ont réservé un bon acctteil à cette publication, ce q~i est du meillettr augure pour l'avenir. C'est pour nous.wn encouragem~nt a nous atteler, au moins pottr une année encore, à la me1~e besogne et a nous efforcer, avec l'appui matériel et moral de nos abonnes et le concoun de nos collaborateurs de rendt·e de plus en plus in· téresaant et adapté à nos besoi11!l l'organe de la Société valaisanne d'Edueation. Sion, Mai 1882. L'Editeur.
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JÉSUS-CHRIST 2"'' article.
I.
Vm ENSEIGNANTE DE JÉsus-CmusT. Nous ne pourrons la présenter telle quelle fut· nous sommes même certain de n'en offrir qu'un tableau fort indomplet. Si im-
compl6te-
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parfait qu'il soit, H faut cependant le produire : les maîtres de J'enfance, les éducateurs des peuples ne sauraient trop étudier, aimer et propager la doctrine de Jésus-Christ, se rapprocher du milieu où il puisa le plus souvent ses leçons, s'efforcer de prendre le ton qu'il employait, d'imiter, dans la mesure de leurs forces, la simplicité et l'onction de sa parole, d'ouvrir ll:'ur cœur à sa tendresse et à son devoûment pour les âmes qu'il enseignait. Plus le modèle est haut, plus il tend la main à qui veut monter vers lui. Il. JÉsus-CHIUST ET LEs DocTEURS. • La quatorzième année du règne de Tibflre, l'an 29 de notre ère, un homme, inconnu jusque-là, sort tout à coup de la boutique d'un charpentier que l'on croyait son père ... " Cet homme est Jésus. • Jésus, dit Mgr. Besson, ne s'est point assis sur les bancs des écoles juives, il n'a pas pour lui le crédit des titres officiels, qui jettent toujours de l'éclat sur ceux qu'on en a revêtus. ll vient de la Galilée, de la contrée la plus méprisée, et il quitte la plus humble des professions. Comparez-le aux docteurs de Jérusalem. Quelle différence! Les docteurs s'enveloppaient d'une solennité pompeuse et ils enseignajent dans la chaire de Moïse. Leur robe à longs plis balayait les parvis du temple ; les inscriptions tirées de la loi rehaussaient encore l'ampleur de leurs vêtements ; ils ne négligeaient rien pour imprimer une dignité souveraine à leur parole, et le peuple, captif à leurs pieds, voyait en eux les inflexibles gardiens de. la tradition. Le docteur de Nazareth n'a rien de ce ton ni de cet appareil. Il parle, il enseigne dans les carrefours et les rues, près du puits d'eau vive, sm· la montagne, au bord des lacs, partout où se pressent les multitudes. Il va, seman t sa parole comme le laboureur sème son grain; il la jette partout où il y a une terre pour la recevoir, c'esl-à-dlrc un esprit et un cœur. Et cette parole, saps titre officiel, sans autorité publique, sans prestige extérieur, cette parole que n'appuient ni la naissance, ni les armes, nl les lois, cette parole sortie de cette bouche si inconnue, si méprisée ... , il s'est trouvé des hommes pour la repousser, d'autres pour la maudire, d'autres poui.· l'admirer, d'autres enfin pour la croire et pour l'aimer, mais tous l'ont prise au sérieux. Jamais homme, disaient les Juifs, n'a pm·lé comme cet lwmme . .. Et cependant qu'était-il à leurs yeux? Le fils d'un charpentier. Mais non, ils ne le reconnaissent plus, ils s'étonnent.
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III. JÉsus-CHRIST . Nul qui puiss,e aspire~ à p~oduire cette impression. Ce n'est ha~ u3 ho.m~e, c est _un D1eu qm parle. Mais voyons avec Chateaunan ou 1 va pUiser ses enseignements. Ici pour tous une }~00. ' MoDE D'ENSEIGNEMENT DE
• Jésus~~~ris,t app~r~ît au milieu des hommes, plein de grâce et de _vérüe , l autont~ et la douceur de sa parole entrainent Po~r Inculque~ ses preceptes, il choisit l'apologue ou la parabole. qm se grave aisément dans l'esprit des peuples. C'est en marcha d~ns les campagnes qu'il donne ses leçons, En voyant les fleu~s d ~n champ, il exh?rte ses disciples à espérer dans la Providence CJUl suppor te les fa!bles plantes e~ nourrit les petits oiseaux. E~ apercevant les frmts ~e la terre, 11 instruit à juger de l'homme par ses œuvres. On lm apparie un enfimt et H recommander· _ no~ence. ~e trouvant au milieu des bergers, il se donne à 1~~ meme le titre de pa_stettr des âmes, et se représente portant sur ses épaules la ~reb1s égarée. Au printemps il s'assied sur une f 0 ftag~~' et tire ~es objets environnants de quoi instruire la • ~u e Wrs1se à _ses ~ned~; du spe~ta~le même de cette foule pauvre el sou a nt~, 1l fait nrutre ses beatitudes : Bienhewreux ceux qui p eurent, btM}lteureux ceux quf ont faim et soif, etc. • Ceux qm o~srrvent ses préceptes et ceux qui les méprisent sont comparés a deux hommes qui bâtissent deux maisons l'un~ f.Ur ~roc, l'autre sur un_ sa~le ~ouvant. Quand il dema~d~ de . eau adJ~ femme de Samane, il lm pei11t sa doctrinfl sous la belle Image une source d'eau vive ..• ~aîtres de l'ent:ance,,inspirons-nous de ces procédés de Jésusfhnst .. Comm~ lm, arretons toujours l'atten tion de nos élèves sur [le~ ObJets ~u.1 les entourent; présentons-leur sous toutes ses ûl~~s le rrnlieu dans lequel ils vivent. Donnons aussi quand il Y a 1eu, 'nos leçons en marchant dans la campagne nbus aime~ons alors ~t ~ous ferons parler la nature. S'il se peut, demru1dons ~~~reJt à l apologue de porter dans les je1mes intelligences les '! r~ s ont ~ous voulons les pénétrer. Ainsi notre ensei ement mteressera; il sera plus saisissant et plus durable. gn
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IV.
ARACTÈRES DE L'ENSEIGNIDIENT DE JÉSUS-CHRIST: LA SIMPLICITÉ ET L'ONCTION.
Il Y a aussi _une note qu'il faut savoir prendre avec les enfants un ton que reclament leurs oreilles, une ·onction qu'ils aiment
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dans la parole. Pour les maîtres: point de meilleur modèle que Jésus-Christ. . § 1. La simp~i~ité. - « ~eux ~ar:actères, dlt encore Mgr. Besson, la simpllclté et l'onction, diStinguent le style de JésusChrist. · • Rien de plus simple et pourtant. rien de. plus gr~ nd. V:ous ne trouverez dans son enseignement ru la preface qm prévieQt le lecteur ni la distribution des matières qui soulage son intelligence, ni l'ordre, la suite et le progrès qui lui font voir l'unité de l'ouvrage. Quêlle unité cependant 1 quel~e por.tée profonde 1 , • Point de raisonnements ni de d1scusswns: Jésus ne prepare pas ses conclus~ons ; ll expose, il affirme, il ,déci~e. . . . , ·. • Point de travail ni de préoccupation d espnt, pomt d effo~t de style, point de recher?h~, ni dJarrangement dansl~ composition· une forme naïve negltgée même, et, sous cette forme transpare~te et limp~de, je: ne s~i~ q?elle ~umière, Loujo~rs vive, toujours égale, qm pénetre l"espnt, attire son attentiOn, fixe sou regard. . . • Comme il est populaire cet enseignement SI Simple et pourtant si divin 1 • · • Quel profit pour les enfants, si nous sàvions mett~e cette Simplicité dans nos leçons 1 Sous une forme •naïv~, ~éghgé~ même,: mais • transparente et limpide, • ils découvr1ra~eu.t • Je n_e sats quelle lumière, toujours viv~, toujours. égale, • qm penétreralt leur esprit, attirerait leur attentiOn, fixerat.t leur _regard. N9us àv_ons là le modèle de l'enseignement populrure, mrus comme ll connent' aux enfants! • . . . • Veut-il poursuit Je même prélat, enseigner le pbanswn qm cache ses fautes Hies écrit silencieusement sur le sable. Veutil choisir pour disciples les pêcheurs du lac de N~zàreth, _il les frappe et les subjugue en empruntant à leur professwn ~neA 1mage familière : • Suivez-moi. leur dit-il, et je vous jerat pecheu1·s d'hommes. » Réfute-t-il un docteur $le la loi, il le raille finement en faisant allusion à son titre: • Quoi! hb es maUre en Israel, et tu ne sais pas ces·choses 1 • Prêche-t-il la foule rassasiée par s~s miracles il l'éliwe de l'aH ment grossier et passager qu Il vient de'lui distribuer· à l'aliment qui subsiste dans la vie éternelle • Si la Chanané~nne l'aborde, il humilie sa naissance et sa race· pour relever sa foi. S'il rencontre la Samaritaine près du puits de Jacob, il lui demande à boire, l'entretient longue~ent, et, tirant de l'eau vive qui désaltère le corps une compara~son touchante avec la grâce qui désaltère l'âme, il finit par éclauer cette
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f?mme sur sa conscien~e et ses devoirs. Ainsi, pécheurs, pharistens, membres du consell suprême, humbles femmes juifs païens ~tranger~, t?us le~ interlocuteurs qu'ü rencontre so~t inL~rpellés; mtéresses, mslrUJts, chacun selon sa naissance sa condHion ou l'état de son à~ne. Et _Jésus trouve toujours le ~ot juste, le trait frappant, la rruson uruque et décisive, qui est la véritable lumière de 1'esprit. • § 2: L'onction. - Et que dire de son onction? Qui n'en serait touche? _ · . ,', Jésus-Chdst, dit Lacordaire; a porté la puissance d'aimer jusqu a la tendresse, et à une tendresse si neuve qu'il a fallu lui crée~· un nom et ~u'el~e forme u~ geme à part dans l'ana~yse des sen~unents humams: Je veux dire l'oJJ~tion évangélique. JésusChrist a été tendre pour les hommes ; c'est lui qui a dit d'eux cette parole : Tout ce que vous f erez au plus· petit d'enflre mes j1·ères, c}est à moi-méyne q~w ~ous z:awrez fait j parole qui a mis au monde la fratermLé chrétienne, et qui chaque jour enfante l'amour. IL a été tendre pour les pécheurs : il s'asseyait à leur table, et_ lorsque l'01:gueil doctrinal lui en faisait un reproche, il répondait: «Je. ne S~b~S pas venu pour ceux qt~i se pm·tent bien, mais pour ceux q16Z sont souffmnts. '' S'il aperçoit un publicain monlé sur un arbœ pour le voir, il lui dit: • Zachée hâte-toi de descend1·e it,faut qn'aujo1u·d?nti je loge dans ta m~ison. ·» Si une femm~ pechere~se s'approche et se hasarde jusqu'à verser des parfums sur sa lete, au grand scandale d'une nombreuse assemblée il la ra~sure par ~ette immortelle absolution : ·« Bea~tcoup de péchés lu~ sont rerms, parce qu'elle a beaucoup aimé.» Si on lui présente une femme. adultère pour obtenir de lui une sentence· qui le compr~mette par sa douceur même, il répond : • Que celui dJ ent1·e vozts qw est sans péché lui jette la p1·em~·è1·e pier?'e. » n a été tendre pour sa patrie ingrale et parricide, el, vovant de loin ses murailles, il pleuraiL eu disant: • Jé111Salelm! Jér-usalem! q~ti tues tes
'PT?P~è~es et qui la;pides ceux qui sont envoyés vers toi, que de {01s J az voulu rassemble1· tes enfants comme la poule mssemble ses petits so~s s~s ail~s, et tu ne l'as pas voulu 1 » 11 a été tendre
pour ses am1s, JUSqu à laver leurs pieds et permettre à un tout Jeune homme de reposer sur sa poitrine dans un des moments les plus solennels de sa vie. Même dans le supplice il a été tendre pour ses bourreaux, et, levant son âme vers son Père, il disait : • Pard?111n~'!'·.leur, Seign_eur, car ils ne savent ce qu'ils font. » Aucune v1e d JCI-bas ne presente un tel tissu de lumière et d'amour. Chaque parole de Jésus-Christ est un accent de tendresse et de
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révélation sublime ; au même moment où il nous ouvre l_'infini par son regard, il nous presse de ses deux bras sur son sem. On croit s'envoler par la pensée, on est retenu par la charité.» Donc, enseignement à suivre par Lous: a~mez.: que votre cœur soit riche de tendresse pour les enfants, l onct1on sera sm· vos lèvres lorsque vous leur parlerez. Vous serez maîtres de leur cœur et vous pourrez y faire entrer toutes les vérités morales qui devront être la règle de leurs sentiments.
q~e~les il ne peut y ~voir de lecture in~elligente. C'est par ce moy.en qu'il ~tst,mguer~ les mots m~ép_ara.]Jlem en~. ums par le sens de ceux entre lesquels 11 n y a q~ un ra ppor1 el01gne, et qu 11 comprendra. pourquoi il doit faire ou
ne pas fa1re de pauses. Quand on demande aux enfants pourquoi ils font ou ne font pas une pause après tel mot, on obtient invariablement cette répon~e · parce qu'il y a une virgule ou qu'il n'y a pas de virgule. Il est évident qu~ ces réponses ne décèlent pas un atome d'intelligence, et que l'on perd son temps en les provoquant. Or c'est ainsi que l'on procède dans la presque totalité des écoles primaires, et nous sommes effrayés quand nous songeons à la so!Dme des heur~s qne cette pratique roulinière fai t perdre chaque année aux el~ves. On a dtt que la. lecture est la clef des autres connaissances cela est vra~, à condition qlle la lecture s0it intelligente, car la lecture machinale n'est 01 un moyen d'instruction, ni surtout un moyen d'éducation. , Qu'on ne pretc~tle pas que cette étude anal ytique préparatoire a la lecture dun morceau, ex1gt! trop de temps et n'est pas a la. portée des enfants. S'il nous était permis d'invoquer notre expérience personnelle, nous dirions que nous avons amené des enfants de sept ans. sachant à peine lire et ne sachant pas un mot de grammaire, à décomposer des phrases d'une certaine étendue.
(A suivre.)
LA LECTURE COURANTE I Pour que la lecture courante soit réputée bonne, il raut: Qu'elle rende facilement saisissable l'ensemble ~e chaque ph~a~e, chacun de ses éléments essentiels et les 1·apports grammc't~cauœ que ses elements ont entre eux; . . Que tes pauses commandées par le sens et les Ztaisons commandees par l'oreille so1ent observées ; Que la pTononc~ation des voyeUts soit pu~e, ex~~pte ,de tout accen~ local ; Que l'aTticulatton des ~nsonnes composees su1V1es dune muet, smt complète et distincte, surtout a la fin des mols ; . . Que le ton général de la. lecture ne soit ni trop bas, m trop élevé, m chantant, ni larmoyant ; . Que l'allure n'en soit ni trop précipitée, ni trop lente, ni saccadee.
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Ce serait verser dans un grave et ~neste travers que de l3:i51?er l'intelligence ina.clive dans un exercit:e de lecture courante, ~t de cons1de~er comme une bonne lecture l'émission rapide des sons que represent~nt le~ s1gnes ?O_IIlposant le texte à lire. Une lecture ainsi faite ne peut êlre mtell•gente, m JDtelligible. . . Une lecture intelligente et intelligible suppose la compréhens19n prealable et par là même l'étude analytique du morceau. Le but de ce~te ct~rle ~nlly tique doit Otre double : connaître le sens de chaque mot cons1déré 1solement, et les rapports grammaticaux que les mots d'une phrase ont entre eux. Quand on examine un texte, on voit qu'il y est question de personnes ou de choses ; ces personne~ et ce~ choses o.nt des <{tl alités, font des aclions ou se trouvent dans certains eta~ ; a ces actions et a ces états se rattachent des circonstances diverses, de temps, de lieu, de cause, etc. Il faut que l'enfant distingue quels sont, parmi les mots du texte, ceux qui désignent des .personnes ou des choses; ceux qui expriment les_quali~s. les acti~nc; ou le~ etats de ces personnes et de ces. choses, ~t ceux gu• e~pr1me~t le~ dtverses c•r~n stances qui se rattachent a ces acttons ou a ces etats. C est a cette cond1tton seulement que la lecture sera intelligente et intelligible, . c'est·à-di~e que l'élève saisira lui-même et qu'il fera saisir aux autres en hsant, le role que chaque mot ou chaque groupe de mots remplit dans la phrase. Ill Cette dissection de la phrase, basée sur l'analyse grammaticale ~ien entendue, donnera à L'élève l'intelligence des pauses, sans l'observatton des-
Les liaisons sont commandées par l'oreille oomme les pauses sont commandée;! par le sens. ll résulte de ce principe que la consonne finale d'un f!!Ot ne doit pa~ toujo~r.s et ~é?essairement se_ faire s~n.tir sur la yo,Yelle initl~le du mot.qut le su1t 1m~nedtate!Dent, et que cette l1a1son ne do1t Jamais se fa1re quand Il en résulterait une dissonnance ou une cacophonie. Mais cette règle est souve_nt méconnue; dans certaines écoles les enfants sont habitués a consulter l'~1l plulôt que l'oreille. Do la ces liaisons désagréables et ba\?ques, parf~ts cocnsses, dont ils _n~ nous. font jaJ!la.!s grâce, pareo que 1mexora.ble Signal du maitre retent•t a la momdre om•sston. Nous ne saurions uous élever avec trop do véhémence contre ce procédé qui fausse complè· tc~ en~ le goùt des élèves .et p~r<~:l yse l'action des facultés. C'est ainsi que l'on fa1 t d e~ enfants des mac.hmes a. hre, et que l'on rend les exercices de lecture ennuyeux et vexatoires.
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Une prononciation correcte est l'une des conditions essentielles d'une bonne lecture. Quand la prononciation est défectueuse, elle enlève a la lecture to~t charme et toute dislioction. Ce n'est pas une tàche facile que celle de cultiver la. prononciation d'enfants dont un jargon grossier est ta langue m!lternclle. et usuelle. et chez lesquels l'accent local 03t déjà. invétéré · toutefOJ.s cette tach~ n'est pas irréalisable pour un maitre attentif à bien pr~noncer 1~1-m Ome, et 3: s.ur~eiller la prononciation de ses élèves. L'instituteur qui n est pas. auenltf a b1eo prononcer lui-même contracte bien l'accent local, et dès lors il ne remarque plus la mauvaise prononciation des enfants et ne fait aooun effort pour la. corriger. . Pour trayail,ler efficacement à corriger la. prononciation des enfants. l'instituteur do1t d ~bord en rechercher les vices dominants et les y rendre conslammenL attcnt1fs. Nous avons employé avec succès le moyen suivant dont nous recommandons_1'r:5sai a nos lecteurs. L'accent local se remarquai't surtout dans la prononrtatton des nasales an et on dont les enfants faisaient a ct, o,. ~ous avons fait peindre sur le mur en face des élèves, en lettres d'un decimetre de hauteur, les voyelles an, on. Les enfants avaient ainsi continuellement sous les yeux les voyelles qu'ils prononçaient mal, et nous avons
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88 souvent remarqué, au mouvement de la bouche et à la disposition des lèvres. qu'ils s'exerçaient à les bien prononcer à voix basse. Tous avaient pris la résolution, au début de l'année scolaire, de s'appliquer à corriger leur prononciation et presque tous y ont réussi en moins de six mois. Nous devons ajouter que, deux ou trois fois par semaine, nous consacrions un quart d'heure à la recherche des mots - u n jour àes noms, un jour des qualillcatifs, un troisième des verbes, un quatrième des adverbes- renfermant les nasales an ou on. Ces mots étaient d'abord pronoueés par les élèves (toutes les divisions réunies), écrits ensuite au tableau, puis lus individue\lemcot ou simultanément, et enlln copiés sur un carnet ad hoc. Au bout de l'année, ce carnet renfermait plus de quinze cents mots que les ëlèves prononçaient et orthographiaient correctement. Bon nombre de mailres font de sérieux efforts pour extirper l'accent local, mais ils y réussissent rarement. Cet insuccès tient, selon nous, à ce qu'ils ne s'appliquent à corriger la ponctuation que dans les exercices de lecture proprement dits; ils combattent alors l'accent local avec une ténacité telle que la lecture devient pour les enfants un véritable supplice. D'autres ont la prétention d'extirper l'accent local en quelques jours; de là des impatiences, des déceptions auxquelles succèdent le découragement et enfin un aveu d'impuissance. Que nos jeunes lecteurs le sachent: l'extirpation totale de l'accent local n'est pas une œuvre d'un jour; l'instituteur qui tente d'en précipiter l'accom· plissement s'expose à un échec certain. Qu'ils emploient avec calme et persévérance les moyens que nous venons de signaler ; ils arriveront plus sûrement et plus tôt au but. L'articulation incomplète des consonnes composée<; suivies d'un e muet (mètre, table, etc.) est aussi un défaut de prononciation qu'i l raut prévenir et combattre. On le prévient en appelant l'attention des enfants sur les mots terminés en ble, t're, cle, c;re, etc. que renferme le texte a lire. On le combat en faisant relire les mots dénaturés par une mauvaise prononciation. (Ecole primaire libre.)
ARBORICULTURE (Suite.)
En terminant le dernier article paru dans le n• d'avril, je disais qu'une chose essentielle à observer lors d'une plantation, c'était le choix des sujets qui conviennent à l'altitt,de et à l'emplacement auxquels on les destine. Eu effet, on ne pourrait trop insister sur ces deux points et j'ai la conviction que si tant d'arbres ne prospèrent pas, c'est surtout Je défaut de soin et le mauvais choix des espèces qui en sont cause. Par exemple, comment veut-on qu'un arbre printanier convienne aux sta!ions élevées, alors que les gelées tardives du printemps viennent souvent anéantir la récolte. Pour faire un bon choix, il faut tout d'abord que l'agriculteur désireux de faire une plantation, connaisse les. noms et surtout les qualités d'un certain nombre des meilleures espèces d'arbres. C'est dans ce but que je donnl3rai ci-après une série de noms avec une courte description de quel que~ bonnes espèces de poirier qu'on pourra cultiver avec avantage dans notre canton. Cette liste bien qu'incomplète, ne manquera pas d'être utile à nos agriculteur:>. Il est à remarquer que si l'on fait une planLation en vue d'obtenir des fruits pour le commerce. on devra se borner à la culture de quelques-unes des meilleures espèces, attendu qu'une grande variété ne ferait qu'entraver les expéditions.
POIRES D'ÉTÉ. (*) i • Poire ll.!adeleine, appelée aussi: Cit1·on de Carmes. Bois assez fort, ferti·
lité remarquable ; poire petite ou moyenne, mûrissant dès la fin de juillet. 2• Bergamotte d'été. Bois fort avec de nombreux rameaux ; fertilité extrême dans un bon sol; fruit de première qualité et de grosseur moyenne, mûrissant dès la fin d'août. POIRES p'AUTOliNE.
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3• Bonne grise. Bois for t, rameaux nombreux et étalés; très productif; fruit petit ou moyen ; chair fondante, g01lt fin de rousselet ; mûrissant dans la première quinzaine de septembre. ~· Poire à bouquet. Bois assez for!. ; les vieux rameaux demandent à être renouvelés; très productif ; cette poire est excellente surtout pour sécher; mais elle ne se conserve pas longtemps ; la variété blanche vaut mieux que la rouge. Maturité : milieu de septembre. 5• Epine d'été pointée. Arbre assez grand, rapporte beaucoup, mais avec intermittence ; poire de moyenne grandeur allongée, d'un vert pâle ; chair très blanche, juteuse, d'un goût de muscat fin, très bonne à sécher. Maturité: milieu de septembre. 6• Beurré à' Angleterre. L'arbre est. très productif et d'une croissance rapide; fruit de moyenne grosseur. allongé, vert jaunâtre; précieux pour les marchés, bon à sécher. Maturité fin septembre. 7• Sucré romain. Arbre !;rand et robuste. rapportant beaucoup dans un sol fertile et un peu humide, grande, de belle et régulière forme de poire, jaune·clair, plus ou moins rayée de rouge; chair juteuse, de goût fin; excellente poire à sécher; mùrissant en septembre. s• Pied de vache. L'arbre devient très grand et très âgé, il donne presque chaque année une abondante récolte ; poire grosse, renflée ou ventrée, un peu irrégulière, jaune-verdâtre; chair :J.Ssez juteuse. de goût sucré ; excellente poire à cuire et à sécher; mûrissant en septembre. 9• Poire d'Etranguillon. (Poire à Gaillard). L'arbre devient très grand et très âgé, il donne beaucoup de fruits. mais par intermittence ; la fleur est sensible au fro1d, ne convient pas aux expositions rudes; poire grande, très allongée, un peu renflée vers le calice. quelquefois un peu recourbée; chair à gros grains. d'un goût âpre, mais doux, qui prend à la gorge. Excellente poire à cuire et à sécher ; donne un cidre de très bonne qualité, mais il ne se maintient pas lon«temps, mûrissant fin septembre. w• Poi?·e à cid1·e hâtive. Arbre g1·and, produisant abondamment dans presque toutes les situations ; fruit de grandeur moyenne, vert jaunâtre, chair juteuse d'une douceur âpre ; excellent pour sécher et pour la confection du cidre; mûrissant fin septembre. (A suivre). DOV'!f:EIS BIS'!fOB.IQVBS L'histoire nous dit qu'à la bataille de Nancy, Charles-le-Téméraire, voyant la déroute de son armée, prit la fuite et s'engagea dans un marais fangeux, et que là il fut tué par un Suisse auquel il dit: • EpargDe-moi, je suis le duc de Bourgogne. ' Le Suisse, racoute·t-on, était sourd; il u'entendit pas ces paroles, et grâce à cette infirmité du terrible soldat, le malheureux duc perdit la vie sans avoir été reconnu par celui qui l'avait frappé. (") Extrait d'uno broahu.re publiée l'&onée dernière p1u 1& SociéU d'lwrticulture de Fri· bow·g.
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théâtre du combat, soit par curiosité, soit pour donner la sépulture aux morts, tous les Suisses avaient cessé de vivre, Arnold Schick comme les autres. En attendant une solution vraisemblable de cette nouvelle énigme, nous admettrons provisoirement la croyance aux revenants.
En s'arrêtant à cet épisode et en y réfléchissant, on se pose les questions smvaotes : · i ~ .La. surdité ne constituai~-elle pas dans ce temps-là un cas de réforme, et n cta1t-e~lc .P~s•. selo~ les Circonstances, un danger, surtout en temps de guerre, et eta1t-!l mdtfferent que la consigne, les ordres et le commandement dans l~s ma~œuvre~ fussent entendus ou non, compris ou non-corn pris? 2• 81 le Smsse étart sourd, et qu'il ne reconnut pas le duc qu'il n'entendit pas ses paro~es, comment a-t-on pu connaître ces détails? Il faut que les éc~os, favo~rs~s par le hasard, les aient transmis au lointain, ce qui n'est guere adm iSSible._ Peut-être y avait-il là d'autres soldats qui, simJ?les spectateurs, les bras crmsés et muets, abandonnèrent le duc à sa destinee ? Il sembl~rait a!ors qu~ ~ette attit~de était condamnable, qu'elle était contraire aux lors de 1 humanrte, au_ drOit de la guerre, aux. égards dus au malheureux vamcu, ~une grande wfortune s~rtout, et que cette conduite était réprouvée par le Convenant de Sempach. S1 maintenant l'énigme n'est pas éclaircie il ne nous _reste plus que cette dernière hypothèse: ' On satt que le baron de Crac, étant à la chasse un jour d'biver avait beau souiller dans son cor, il n'en sortait aucun son. S'étant en vain' épuisé les poumons, il rentra c~ez lui, suspendit le cor à la paroi, et se mit à réchauffer ~es me~bre engo~dis, auprès d'un bon feu qui flambait à la cheminée. 'fout a ~oup tl entend a ses côtes une musique joyeuse ; il se retourne, et s'aperÇOit q~e son cor de chasse, subissant l'iofluence d'une nouvelle température, rendmt fidèleme~t les son,s _qu'on lui avait confiés, et qui s'y étaient congelés pendant la part1e cynégellque que le baron venait de faire. Maintenant con~~e la bataille de_ ~ancy eut lieu le 5 janvier i477, c'est-à-dire au cœu; de 1~t.ver, ne pourrait-Il pas se faire que le Suisse n'était atteint que d'une surdite passa,gère causée par une température rigoureuse et que les paroles du duc, se c?ngelant dans la trompe d'Eustache du héros de Naocy, se déga$'èr_ent, prirent leur essor, et devinrent distinctes au dégel du conduit auditif, a la gpll~e surpr_ise du propriétaire de celui-ci. Si cette supposition rencontre des mcredules, a d'autres alors une solution plus admissible. Nou~ lisons aussi q~'à l'affaire deSt-Jacques sur la Birse, un ennemi acharné des Sm~ses, le cheval!er Bourkard Monch, se promenait à cheval, à la fin de la ~atatll.e, sur le theatre de la lutte, accompagné de quelques seigneurs, et qull dtt a son entourage, en rayonnant de bonheur : « Aujourd'hui .ie me baigne dans les.~oses 1• A ces pa~oles, le capitaine Arnold Schick, d'Uri, se sou_levant a~ ~1heu des morts, saisit une pierre et la lança au front du chevalter en lm d1sant : «Baise encore cette rose-ci 1 • Et Bourkard tomba de cheval ct mourut trois jours après. On se demande maintenant, puisque tous les Suisses sont restés sur le cham!? de batail~e, qui a pu raconter ces paroles et rapporter cette scène? Les se1gneurs qut accompagna!ent le che_valier auront pu relater cet épisode QUI sera parvenu, par _hasard, a la coona1ssance de quelque historien suisse. Passe encor_e cela: Mat~ co~ment a-t-_on pu savoir quo c'était le capitaine A~nol~ Scbtck qu1 avait st b1en nposte? Les seigneurs présents le connaissatent-IIs personn.ell~~ent? C'est fort douteux:. Le capitaine ur-anais aurait-il en ce moment decline ses noms et qualités à messiéurs les Armagnacs ? C'est encore dou_teux. ~v~nt d'expirer, Arnold Schick reçut-il la visite de que19ue compatnote? 1?UJOU~s plus do~teux, car les seuls qui auraient pu le faire, au nombre de dtx:, pr1rent la fmte au passage de la Birse, et ceux-là ne sont pas revenus sur leurs pas. Et quand les Bâlois se rendirent sur Je
Barry, le célèbre chien du St-llernard, dans une de ses pérégrinations, rencontra un petit enfant a demi mort sur la neige, et sut si bien faire par ses caresses que l'enfant se remua ; le chien put alors le saisir, le jeter sur son dos, et arriver triomphant avec ce fardeau à l'hospice. Puisque l'on dit que c'était un petit enfant, on peut supposer qu'il ne sa· vait pas parler, qu'il n'avait pu arriver par lui-même au lieu où le chien l'avait trouvé, et qu'il avait été déposé là par des parents dénaturés pour s'en débarrasser. Si l'enfant n'a pu parler, ce n'est pas le chien non plus qui aura raconté l'aventure. S'il y avait eu des gens témoins de r.ette scène, ils seraient interveous pour placer du moins le petit enfant sur le dos de Barry, car la besogne leur aurait été plus aisée qu'à ce dernier: mais l'histoire ne dit r ien de cela; les seuls acteurs et témoins sont Barry et l'enfant. Comment donc ces détails, s'ils sont v6ridiques, ont-ils pu nous parvenir? Que des person'nes, plus versées que nous dans l'histoire. veuillent bien nous tirer d'embarras 1 C. W.
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SOLUTIO:NS D'ARITHltiÉTI(lUE L'abondance des matières nous ayant forcé à renvoyer à ce n• la solution des deux questions posées dans celui de mars, nous les donnons ci-après: 1° Si nous représentons les volumes de la 1re édition par un nombre de pages de 8/s et un nombre de lignes de 9/9 nous avons 13 volumes. Si les volumes de la nouvelle impression avaient un nombre de pages représenté par ' / 8 seulement et leur nombre de lignes par '/ 9 le nombre des volumes devrait être de : = 13X8X9; mais comme leurs pages seront représentées par: "/,+ '/.='1. et leurs lignes par "/.-'/. = ' /,le nombre de volumes devra être 8X9 moins soit 13X8X9 ce qui dom1e 13 pour le nombre des volumes de la réimpression. BX9F. U. ~· Supposons que la fille avait 1 année lorsque le garçon avait 5 fois son &.ge, c'est-à-dire 5 ans ; aujourd'hui l'âge du garçon serait de 9 ans, puisqu'il aurait 4 ans de plus que sa sœur et celle-ci en aurait 5. Quand la fille aura 9 ans, c'est-à-dire l'tige actuel de son frère, ce dernier aura 13 ans ; mais 9+ 13=22 seulement ; donc, autant de fois 22 est contenu dans 88, autant de fois l'âge du garçon sera de 13 ans et celui de la fille de 9, c'est-à-dire 52 et 36 ans. Mais cela n'aura lieu que dans 16 ans, attendu quo le garçon a 16 ans de plus que sa sœur. L'âge du garçon est donc de 36 ans, et celui de la fille ~R
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Voici maintenant la solution des questions posées dans le n• d'avril, telle qu'elle nous a été envoyée par M. Cas. Wetzler, instituteur à Evolène, luimême auteur du premier problème donné. 1• Représentant les 3 dimensions par les lettres a, b, c, nous aurons aXb=47,25 mètres; axc=40,50; bXc=34,02 mètres. Si nous multiplions aXb par aXe nons aurons aXaXbXc=47,25X40,50=1913,6250. Divisant aXaXbXc par bXcnous aurons axa= l 913,6250: 34,02=56,25 qui représente le carr6 de la longueur l aquelle sere. vaxa=a= y 56,26 = 7,5 mètres. La longueur 7,5 mètres, étant trouvée, nous obtiendrons 6,3 mètres pour la largeur et 5,4 pour l'épaisseur. C. W.
92 2• Si le 1" fait les ~;. de l'ouvrage pendant que le 2•• n'en fait que le '/ le ter aer~ d'une fo.rce double, du second. Si le t••, se 1nettant à l'ouvrage 1 h~~re aprèsl autre! frut a~tant d OUYrage qu.e son ?Ompagnon, c'est-à-dire la '/, de tout le t~avatl, lo 2 • sera o~~~pé 2 fots auss1 longtemps, et l'heure d'absence du lrerruc~ sera don? la moitie. de ?e temps. Ainsi le 2• mettant 2 heures pour la. / 1 de, 1 ouvrage, .il en aurait ruts 4 pour le travail entier. Le t e• pouvant frure la / 1 du travrul en 1 heure, ferait tout l'ounage en 2 heures. . c.w. 0 nt bi~n ~éaolu les 2 questions ci-haut, outre le prénommé, MM. .Alex. Zuft'e~ey, mshtuteur, .à. Masso.ngex; Ernest Lovay, instituteur, à Orsières; Maur1ce Genoud, à Batiaz, Meilland, Jos., élove-inst (2'"' année). O~t bien résolu la t " question.: MM. Lattion, P.-F., Staffelbach, Emile, Ga?Joud, Ephyse, Lu:r,A.lph, Gaudm, Pierre, élèves-instituteurs de 2•• ann6e; l\{eilland, Joa._, élève-mat. de 1'• ann6e; Cav6, Adrien, à Sembrancher, Cavé, J osoph, à Ors1èros, D 11• .A.-M. Duchoud, au Bouveret. A. M.M. G. J. et M. L.: Vous avez complètement échoué.
CHRONIQUE ET AYI.S SCOLAIRES Conférences. - N~us auri?ns .aimé à parler, comme nous l'avons fait pour lee autres, de la. réuruQn des m~tituteurs du district de C011they, tenue à Ardon, le 21 mars derruer, en en publiant un compte-rendu déjà sollicité dana notre préc6dent numéro. Malheureusement, l'on est resto complôtoment sourd à notre appel. Noua savons du reste, pour l'avoir appris d'un participant q,u'elle n'~ offert qu'un m.édiocre intérêt. C'est ainsi que nombre de régent~ s y sont s1gnaléa efol ne P.rcsent~nt !luoun travail et parmi elU. - c'est triste à observer :- plua1eurs Jeune!! matituteurs. On nous cite notamment le personnel enseignant de Nendaz et de Con they qui s'est distingué sous ce dernier rappor t. , Après avoir conat~ té ce fait que nous. attribuons pour une large part à l ~bso?oe, dans, lo reglement de la conference. des diRtricts de Conthey et d Entremont, dune amende assez fo rte pour y faue regarder à doux fois avant de a~ présenter à la séance les mains vides, noua formulerons le désir de voir le D?parte~ent ~e l'Instruction publi9ue é.t~dier la question de voir s'il n'y aurmt pas heu d appor ter quelque uniformite dans les règlements intérieurs des. conférences. Nous croyo~s que l'ou po~rra.it d'autant pl!la ~aoilement y arrn er quo, dana le cas present, MM. les Jnatitutcurs des distr10ta précités n'ont pas encore en mains ~e ~èglements - au mC?inB imprimés - sur le ~odo.le de ~elU. des autres distrJCta. Ils auraient, du reste, si noua sommes b1en mfor~e, ada~té à .l ~ur usage celui de la conférence de Sion, en y modifiant, e~tr a~tr~a ~spos1~0ns, une fort importante sinon capitale, en réduisant à un chiffre msignifiant 1 amende à payer par ce lU. qui sans motif n'assistent pas aux conférence~ ou s'y présentent sans avoir traité le sujet à l'ordre du JOU~. Nous ne sachions. PII;B .que le Département, auquel est réservée 1'approb~tion des. règ~emcn,ts. llltone~a des conférences (V. art. 46 du Règlement àes Ecolu pnma~~es) 1 mt d~nnee à ceux de ces deux districts, après que leur personnel enae1gnant a pns sous son bonnet d'introduire pour ce qui le coucerne U? chang~ment de, cette nature, grAce auqucl lo but de la conférence est man.que e~ le b1en quel on est en droit d'en attendre nul ou peu s'en faut. Ston-Herens. -:-M. V. ~· à~· a vait été chargé de nous faire tenir un compterendu ~e la réuruon des w stituteurs de ces deux districts tenue à Savièse le 20 avnl dernier. Cette mission n'ayant pas été remplie, grâce sans doute à
93 une absence de mémoire chez celui qui avait d'ailleurs promis d'être repor-
ur, nous comblons cette lacune en repl'oduisant partiellement sur ce sujet une correspondance qui a passé sous nos yeux et a pour auteur un régent du district d'Hérens. L'assemblée, composée de la presque unanimité des instituteurs dea deux districts et de MM. les inspecteurs respectifs Lamon et .Allet, fut ouverte à 9 heures. Parmi les membres. honoraires qui prirent part à cette réunion, je citerai en première ligne M. le conseiller d'Etat Bioley, notre digne ancien chef du Dépar tement de l'Instruction publique, plusieurs ecclésiastiques parmi lesquels M. Fardel, curé-doyen de Vex, M. Hopfner, directeur de l'école normale, M. Juillard, le zélé président de la commission scolaire de Savièae, et les membres du conseil de dite commune. .Après un chant exécuté sous l'habile direction de M. Lanier, vicaire de cette paroisse, M. le P résident déclal'a la séance ouverte. Elle débuta par la lecture du protocole et continua par celle des compositions concernant le sujet à l'ordre du jour. Toua l'avaient traité et plusieurs de la manière la plus satisfaisante. Lors de la discussion qui fut ouverte ensuite, MM. les membres honoraires pdrent la parole pour préconiser l'idée émise par la majorité des instituteurs. Celle-ci, après avoir fait ressortir l'utilité de l'enseignement du chant dana les écoles primaires, sc sont accordés à dire qu'il faut plutôt s'at· tacher à apprendre alU. enfants des airs et des mélodies faciles, adaptés à des paroles à lour portée plutôt que la théorie de la musique proprement dite. Après la séance, une table dressée dans la salle du conseil communal sollicitait les convives à se ranger autour d'elle. C'était 1 1/ 1 heure, les appétits étaient aiguisés par une séance de 4 heures et les estomacs invoquaient hau tement et disons aussi justement leurs droits, car leurs propriétaires n'avaient pas perdu un instant, et nombre d'entr'elU. avaient dtî jouer des jambes pendant de longues heures pour ac trouver au rendez-vous fixé. Pendant ce modeste banquet, les toasts sc succédèrent au milieu d'un entrain charmant. ~entionnons entr'autres celui de M. Lamon à M. Bioley et de ce dernier à l'autorité communale de Eravièse qui n'avait rien négligé pour recevoir ses hôtes d'un jour et leur avait préparé une collation arrosée d'un vin généreux. Ajoutons que sur l'heureuse inspira~ion de l'un d'entre elU., l!M. les Instituteurs réunis choisirent cette occasion pour adresser à S. G. Mgr. Jardinier une adresse de félicitation à l'occasion de ses noces d'm· dont la célébration était fixée au dimanche suivant. Inutile d'aj outer que l'adresse fut votée avec enthousiasme et qu'elle était l'expression fidèle des sentiments d'amour et de vénération qui animent le corps enseignant primaire envers le vénérable chef du Diocèse. Vers 5 heures du soir, on échangeait une chaleureuse poignée de mains et chacun regagnait ses pénates en emportant le meilleur souvenir de cette journée instructive et de la réception cordiale des autorités communales ct scolaires de Savièse. Bierre. - On nous écrit de Lens : La 2..• conférence des.instituteura du district de Bierre a eu lieu le 24 avril dernier à. Saint-Luc (.A.nniviers), sous la présidence de notre zélé inspecteur, M. Bagnoud. M. le R4 Curé de la paroisse, M. le so•e·préfet de Chaetonay, M. Gillioz, membre de la commission scolaire de Sierre et le Conseil de la commune honoraient l'assemblée de leur présence. M. le chef du Département de l'Instruction publique et M. le directeur Lamon nous ont fait e~tprimer leurs regrets de ne pouvoir y assister. La séance s'est ouverte à 8 '/ 2 heures à
94 la cure. 21 r6gents étaient présents; tous avaient traité le sujet mis à l'étude 2 seulement, qui ont, du reste, envoyé leur travail et dont l'absence a été lé: gitimée séance tenante, ont manqué à l'appel. On a ina1;1&"uré à cette oc~asion un nouveau mode de faire pour la lecture des compos1hons: un certam nombre seulement désign6s par le sort donnèrent lecture de ~eur t~avail. De <;ette manière' il est resté beaucou; plus de te~ps pour_ la dis~uss10n. Celle-Cl a été des plus animées et des plus instructives. Inutile d'rulleurs de rappeler ici les sujets mis à l'étude puisque tous les _lecteurs ~u Su~:plém~nt les connaissent depuis longtemp~. Je me bornera! donc à dire qu 1l est sorti de cette discussion entre autres résolutions ou désiderata les suivants : 1• On a émis le vœu que l'Etat fasse éditer un nouveau livre de lecture plus propre au:x: besoins de l'enseignement du style. 2• On a été généralement d'accord pour trouier que le patois est un des plus g~ands obs_tacles à l'étude de la langue. Aussi tous ont-ils reconnu la néoess~té de te~r ferme pour que les élèves parlent, toujours et partout, le frança1s dès qu 1ls sont sous la surveillance du mattre. Par contre on a été d'avis que la substitution du fmnçais au patois dans toutes les familles ne pro~uirait qu'un ja~gon pl~s ~~~ible qu'utile à l'enseignement du style. 3 Tous reconnrussent 1 ut1lite du chant dans les écoles primaires · mais tous _sont d'avis d'enseigner la pratique d'abord et les règles de la théorie ensuite. • 4• La. conférence profite de cette occa.sion pour rendre hommage à l'auteur de l'excellent Recued de chants qui a paru dernièrement à Sion. Elle salue cet ~uvrage a.vec le même plaisir qu'elle a vu l'apparition du Supplément valal8an. Â. 1 heure, M.l'In!pecteur, après avoir exprimé sa satisfaction de la manière, avec laq_uclle ~es ~ujets ont ~té traités par l'assemblée, déclara la séance close. Un cantique d actions de graces fut le dernier acte de cette intéressante séance Sur l'aimable invitation de M. le Président de la commune tous se rendirent dans uno salle de la maison bourgeoisiale où une table bien' dressée attendait des convives qui y prirent place aveo plaisir. Le ciel couvert le matin laissa p~nét_rer d~ns la salle, en_ même ternp_s que les rége~ts, un magnifiqu~ soleil d avrll, qUI on le pense b1en, fut accwlli comme il méritait de l'être. , Le ~anquet fut très-gai ~t très-animé. Entre la poire et le fromage, comme 1 on d1t, dos toasts applaudis alternant avec des chants patriotiques se firent entendre. N otrc modeste agape fut arrosée cela va sans dire par un excellent cru, le tout généreusement offert par la co~mune et les aut~rités de St-Luc .A..u nom de la conférence, je tiens à les en remercier encore une fois ainsi qu~ tous ceux qui de près ou d~ loin ont contribué à la pleine réussite de' notre petite.fêt~. On se rappellera touJours avec plaisir la journée du 24 avril. Chtppts a été acclamé comme lieu de la première conférence de l'année scolaire 1882-83. z. M. St-lJ'Ia~wice-M~nthey. ~ ~n sait que le jour même où MM. les J.nstituteurs des. distncts de. S1on et d Herens étaient réunis, ceux de l'arrondissement co~érenc~ annuelle~ St-Maurice. Voici ce que occidental tenaient leur nous s~mmes en mesure den dire apres les rensrugnements qui nous ont été transmiS à cet égard d'une source particulière et non à titre et sous forme de compte-rendu. Les instituteurs é_taient ~onvoqués pour 9 '/2 heures. Les absences étaient assez rares pour qu'~ ne vaille pas la peine d'insister longuement sur ce point. n est à noter toutefois que l'un ou l'autre instituteur semble avoir A cœur de
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95 se signale1· sous ce dernier rapport. 1!1. l'Inspecteur Débonnaire présida la séance avec tout le zèle et toute la bonne volonté qu'on lui connatt. Après qu'il l'eut ouverte, M. Cornut, secrétaire, donna lecture du protocole de la dernière séance. n a été adopté après plusieurs modifications réclamées par MM. Mariaux et Rey-Mermet. Une de celles-ci concernait la bibliothPque des instituteurs et la discussion q'\li avait surgi à ce sujet. M. Mariaux demanda que tous les ouvrages appartenant à. la bibliothèque soient rendus dans le courant du mois de mai, afin que l'on puisse réviser le catalogue existant et le compléter dans le sens des nouvelles acquisitions faites. Cette proposition a été admise. Espérons que chacun voudra bien se conformer à cette décision et prendre bouno note de ce nouvel avis. Ont encore pria la parole à ce sujet MM. l'inspecteur, le directeur des écoles de Monthey et Michaud. Le reste de la séance n'a offert qu'un médiocre intérêt; il a été donné lecture dea compositions sur la question du chant, mais celle-ci n'a &oulcvé aucun débat, les membres compétents dana la partie ayant décliné l'honneur de communiquer leurs lumières et leUl· expérience et préférant garder le silence, pendant que d'autres, qui eussent sa~.s cela été tentés de le rompre, se sont tua, vu leur incompétence dans la. mat10re. La séance n'était pas levée qu'un certain nombre d'instituteurs, encore en apprentisMge en matière de courtoisie et de convenan_ce, avaient ~ové l.e pie.d et s'étaient éclipsés comme par enchantement pour fau·o, comme 1 on dJt, menage à part en préférant se réfugier dans quelque taTOrne plutôt que de prendre part au modeste banquet qui suit chaque réunion. Quelle indélicatesse de procédés! Nous trouvons avec celui ql!-i nous écrit que cette absence de tact et de convenance de la part de certains régents suggère aux personnes qui l'observent ct la constatent des réflexions qui, pour être en premier lieu défavorables à ceux qui en sont l'objet, ne manquent pas de déteindre sur la généralité du corps enseignant, lorsque ceux qu'elles concernent forment la majorité. • • d •t . . . . , L Le Comité nomme chaque annee 01 aussi avoir sa miSSIOn a cœur. c président de la conférence ne peut faire la besogne à lui seul; les membres qui lui ont été adjoints doivent le seconder et contribuer dans la mesure de leurs forces au succès des réunions. Si souvent on ne retire que fort peu de profit de celles-ci, c'est que le vice-président et le secrétaire ne prennent pas leur lnission au sérieux et ne la remplissent pas comme l'on est en droit de l'attendre d'eux. Ces dernières lignes ont d'ailleurs une portée générale et ne s'ad1·ossent pas spécialement à la conférence qui nous occupe, attendu qu'~lles ont leur application pour l'un ou l'autre arrondissement que nous poUI'riOns nommer au besoin. Législation scola.ire. -:- Nous mett~ns gratui~emen~. à la di~positio~ de ceux qui en auraient besom un exemplarre de la lo1 sur 1 mstruction publique du 4 juin 1873; règlement dos écoles primaires, règlement concernant l'admission aux écoles normales ainsi que les examens pour l'obtention du brevet d'instituteur, plan d'études, modèle de banc d'école. ***Quelques élèves des cours de répétition du district_ de Martigny ayant 1..ne instruction suffisante pour être libérés de l'école du dimanche, ont voulu faire les gra11ds gm·çons en n'assistant pas à l'examen fixé par l'inspecteur. Celui-ci qui avait fait publier que les récalcitrants seraient censés n'avoir_pas les connaissances voulues, a obtenu l'appui des communes pour les obhger à fréquenter l'école du dimanche. Avis à ceux qui ne suent pas obéir! * Le conseil communal de Leytron a décidé de consacrer les intérêts d'une somme de :woo fr. perçue par la commune pour réception de deux
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N• 1.
96 nouveaux bourgeois à l'établissement d'une école de dima~ohe pour tous les jeunes gens de 10 à 20 ans. On n'aurait pu mieux placer l'argent provenant de ce dépôt. Si cette commune est bien en arrière en matière d'instruction publique, elle travaille actuellement à se relever de cet état d'infériorité et nous la louons d'y songer une bonne fois. Mieux vaut tard que jamais. X. ** Le personnel enseignant est informé que les commissions scolaires r ecevront, dans la 1re quinzaine de juin, le rapport du Département de l'Instruction publique sur sa gestion de 1881, ainsi que l'annexe du dit rapport. Ceux que ces documents intéresseraient pourront en prendre connaissance en s'adressant aux dites autorités, qui, nous l'espérons, se feront un plaisir de les mettre provisoirement à leur disposition, les dépenses qu'occasionnerait l'impression d'exemplaires en suffisance pour en adresser à chaque membre du corps enseignant étant trop considérables pour que l'on puisse faire autrement. ** A. propos de notre petite publication, il nous a été proposé de divers côtés d'en modifier le titre, vu qu'il ne répondrait plus à l'extension qu'elle a prise. Tout en appréciant les raisons mises en avant à l'appui du changement désiré pas ces abonnés, nous ne croyons pas 4evoir pour la présente année scolaire au moins, introduire une modification de ce genre. ll ne nous appartient pas d'ailleurs d'inaugurer de notre chef une innovation dans ce sens, car nous estimons qu'il rentre dans la compétence du Comité de laSociété valaisanne d'Education de baptiser l'organe de celle·ci et d'y introduire pour une année postérieure les améliorations· dont la pratique a pu démontrer la nécessité ou l'utilité.
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A..ttention ! Nous avons perçu en argent ou en timbres-poste, soit directement, soit par intermédiaire, ia majeure partie des abonnements à la présente publication pour l'année scolaire 1881-82. C'est dire que nous attendons encore de plusieurs Instituteurs et Institutrices le paiement de leur abonnement qni est actuellement échu. TI va de soi que pour ce qui concerne les régents: nous u'envisageons comme l'ayant réglé que ceux qui ont versé leur cotisation à la Caisse de la Société valaisanne d'Education, car ce n'est que dans la supposition que tous paieraient Ja dite finance que nous avons promis en retour l'envoi gratuit du Supplément. Ceux donc qui ne se sont pas acquittés de cette denùère manière, auront à le faire par l'envoi du correspectif d'wn fmnc. Les abonnés en retard à ce sujet sont en même temps informés qu'après le 15 jwin prochain, nous mettrons en recouvrement par rembours postal les montants encore dus, à moins que, pour s'épargner des frais, les intéressés ne préfèrent les adresser en Limbres-poste au bwreau du Dépm·te;ment de l'Jn,struction publiqtw qui se chargera de les transmettre à qui de droit. _ __,.._m._._,- -
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5 Novembre.
1882-83.
ORGANE DE LA
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• SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION • SOJUUIRB. - A noe lecteur& et lectrice&. - Méthodologie. - A propoe d'une circulaire. - L'inatituteur doit étudier. - La conversation. - Comment on devient bon inatituteur. - Sujet& de compoaition, etc. - Chronique. -Variétés. A KOB LJIO!J!IJIVB.B :EI!J!I L:EIO!J!IB.IO:EIB
Voulant tenir compte de désirs manifestés de divers côtés, et d'accord avec le Comité de la Société valaisanne tl/Education, sous .Jes auspices de laquelle elle continuera à paraitre, nou:; apportons un changement au titre de la présente publication qui portait jusqu'ici celui de Supplément valaisoo au Bulletin pédagogique. • Cette modification fait en conséquence de not.re petite revue un organe qui aura sa place, bien modPste il est vrai, marquée dans la presse pédagogique. Quant à l'esprit dont elle sera animée, il est presque superflu d'ajouter qu'il sera le même que celui de sa devancière. En outre, au lieu de rester mensuelle, elle devient bi-mensuelle et paraîtra vers le 5 et le 20 de chaque mois, de novembre à avril inclusivement. La livraison aura 16 pages, de sorte que la collection de l'Ecole primaire formera au bout de l'année scolaire 1882-83 un joli volume de 192 pages, non compris la table. Si nous avons adopté ce mode de procéder qni suspend pendant six mois la publication du présent organe, c'est après avoir pris l'avis de personnes compétentes. On estime en effet que vu la durée de nos écoles, qui sont la plupart rurales et de 6·7 mois, cette feui lle rendra plus particulièrement des services dans le t~mps des classes, un certain nombre d'inslituteu\s et institutdces vaquant pendant l'époque des vacances à des occupations étrangères à l'enseignement. Maintenant, il nous reste un vœu à formuler, celui de voir tous nos anciens abonnés du Supplément rester fidèles à l'Ecole primaire, Pt s'intéresser à celte publication, non-seulement en contribuant financièrement à ses frais d'impression, mais en lui apportant des travaux et l'honorant de communications. Nous comptel'Ons en première ligne sur MM. les Inspecteurs comme sur nos