Skip to main content

No 05 l'Ecole primaire, avril 1882

Page 1

64 savons que le temps fait parfoiil défaut pour se relire et soigner ses manuscrits. .A Mesdames les Institutrices. - M'"" les Institutrices qui ne nous ont pas encore fait tenir le montant de leur abonnement en argent ou en timbresposte sont priées de nous l'adresser par l'intermédiaire des conférences qui auront lieu prochainement. Après celle-ci nous prendrons en remboursement la valeur des abonnements qui n'auraient pas été réglés de la manière cihaut indiquée. La même observation s'adresse d'une manière générale aux personnes qui ne paient pas leur abonnement comme le font les r~gents en versant une cotisation d'un franc à la Soc1été valaisanne d' Educatwn.

N• 5 .

Avril.

1881-82.

SUPPLEM-ENT VALAI-SAN AU BULLETIN PÉDAGOGIQUE publié sous les auspices de la Société valaisanne d'Education. · SoMMAIRE. - Jésus-Ohrist. - Encore le livret de correspondance. Le travail de l'instituteur. - Arboriculture. - Education des filles de la campagne. - L'instituteur, ses moyens de perfectionnement. - Questions d' arithmétique. - Chronique et avis scolaires.- Variétés. ·

Anecdotes scolaires.

•** Le petit Henri est un jeune financier qui promet. En repassant son histoire sainte, il était arrivé ~\.l'histoire de Joseph. -- N'a-t-on rien à reprocher à ses frères? lui demande son père faisant allusion à la vente célèbre. - Si, fait aussitôt le petit, ils eurent le grand tort de le nndre trop bon marché. *** Un mot d'enfant terrible : Le maitre d'école. - _Mais mon cher enfant, comment se fait-il que tu ne fasses aucun progrès dans la lecture? à ton âge je lisaie oouramment à première vue. L'enfant. - C'est que sans doute vous avez eu un meilleur mattre que moi. *** Charles, qu'entendez-vous par une forêt vierge, demande le mattre d'école à un élèTe. L'enfant. - Une forêt vierge est celle où la main de l'homme n'a jamais mis le pied. *** Le professeur.- Vous devez bien connattre maintenant la différence entre découverte et invention. Si je dis par exemple: , J'ai inTenté la poudre ", le mot invention est-il à sa place? L'élève. -Non! car vous n'avez certes pas inventé la poudre. *** Dialogue entre un instituteur et un père de famille. -Votre fils est un paresseux, je ne puis rien lui faire faire. - Mon fils Antoine, ce cher enfant ; vous ne pouvez rien lui faire faire, c'est un paresseux? Comme vous le méconnaissez, ce brave enfant. Certainement qu'il est l'un des plus appliqués qu'il y ait au monde. Seulement, il ne peut rien faire de lui-même, il faut toujours être derrière. 2m• Dialogue. - Monsieur, votre fils me donne beaucoup d'ennui. Il ne travaille pas et répond avec insolence. - Ne pouvez-vous pas agir un peu sur lui. Vous ne savez donc pas vous faire respecter que vous vous adressez à moi? - Je comprends, monsieur. Vous laissez faire votre fils à sa tête; vous le gâtez et vous prétendez que je fasse ce que vous ne savez ou ne voulez pas faire. C'est plus commode qu'intelligent.

JÉSUS-CHRIST

L'Education, excellente revue pérlagogique hebdomadaire, paraissant à Paris, a récemment publié, sous le titre les MatiJres de l'enfance, une sér·ie d'articles consacrés aux grands éducateurs de la jeunesse. Nous empruntons à cette étude les lignes suivantes qui nous présentent, fli:l Celui dont elles retracent la mission, le plus grand Maître de l'Enfance. 1. A Jésus-Christ~ le Fils de Dieu fait homme·, la place la première dans ces pages écrites pour l'enfance et pour ses maîtres. Tous les âges et tous les siècles trouvent en lui un modèle et l'éducateur le plus grand de l'humanité. Qui a lu l'Evangile connaît sa méthode et ses procédés. Il agissa~t et il parlait ; il donnait au monde le spectacle des vertus les plus hautes et les plus simples et il les faisait aimer. Quand il parlait, ses enseignements avaient une · transparence qui laissait apercevoir à tous les regards les vérités les plus sublimes. Tonjours il usait de sa puissance pour opérer le bien partout où il passait: guérir les corps, relever les âmes tombées, rendre leur beauté à celles qui l'avaient perdue, pardonner, Bt bénir. En commençant ce tableau, notre plume tremble. Elle sent qu'elle n 'aura pas, pout le remplir, des traits assez forts, assez complets et asSt'Z délicats. Puisse, du moins, cette faible esquisse inspirer à nos lecteurs la pensée de s'arrêter avec respect en présence de la grande figure de Jésus-Christ pour l'étudier euxmêmes, et s'efforcer de comprendre son œuvre éducatrice! Ille


-

66

-

faut aujourd'hui plus que jamais, puisque, sous de ~alhcur~uses inspirations, on essaye de lui fermer l'école et l'entree des ames. Il. L'enseignement moral par l'exemple. JÉsus-CHRIST ET LA PAUVRETÉ Bienheureux les pauvres en esprit, • dira Jésus-Christ. C_'est tout un moude qu'il veut créer; c'est une v~rLu, la _plus ant.J~a­ thique aux aspirations de la nature hurna111e, qu Il ve.uL irure aimer et pratiquer : la pauvreté. Comment procédera-t-11? Des actes d'abord. · · é · d' Il natt dans une étable ouverte à toutes ~es mtemp ·~1es 0'u~e saison rigoureuse. Cette étable qui appart1ent à des etra~"ers, • voilà sa demeure ; cette crèche, voilà son berceau ; ces IDisér~­ bles Jangc:s qui l'envelovpent, voilà ses vêtements. Es.L-~e qu il n'eut besoin de rien autre chosey?ur se défendre du .rr?1~ de la nuit, de J'extrême rigueur de lluver, de .tout.es. les lDJ~tes du temps? Est-ce quïl ne fut point suje~ aux mfirmJtés de 1 enfance et qu'il ne les ressentit point? Il étrut homme_ comme nous, passible de la souffrance comme nous, encore meme pl~s que n.ous par la délicatesse de son corps ; et ses larmes, ses ens donnate~t assez à entendre ce quïl souffrait. ~fais, du reste1 la yauvreté n ~ rien de si terrible qu'il n'ait voulu l éprouver, et 1l nes~ venu sur la 'terre que pour en porter touL le fardeau eLen souffnr toute la misère. • Pau vre dans son berceau, il le sera peu da nt les trente ans qu'il passera dans l'humble demeure de Nazareth, l~onorant pa~ son exemple le travail des mains, même le plus s1mplc, et lm dëmandant ses moyens d'existence. . . . Sa mission commencée, ct jusqu 'à son de~mer soup.1r, tandis qu'il nom·dL la foule qui s'attache à ses p~s, 11 poun~ dire: ·.Les renards ont leurs trous ; les oiseaux du ctcl leurs mds ; ~aiS le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tète. • Il ne le dir~ pas par plainte • mais il saura faire de cette pauvreté un tt:one, • ~rès duquel, p'endant le cours des siècles: tout un roQnde VIendra se prosterner. . déb t • de Le mouvement commence pendant sa VIe, au u meme sa mission. Uu jour, il rencontre quelques !1omme~ raccomm.odant, près de leurs barques, leurs fil~ts. SlJ!vez-mm • ', leur dJtil. Aussitôt le peu qu'ils possèdent, ils le qmttent, et, s attachant pour toujours à lui, ils embrassènt la pauvreté. Depuis lors, que de riches entrés dans le monde: entourés de 1

1

1

67 toutes les séductions de la fortune! Un jour, ils ont dit à leurs richesses: Retirez-vous, et à la pauvreté: Soyez notre sœur. Ainsi n'a cessé de se formel", à travcl"s les siècles, la grande famille des pauvres volontaires, des pamTcs en esprit, qui, à l'exemple de Jésus-Chl"ist, .{3e dépouillent de toute propriété, de toute possession et d'eux-mêmes, poDr adopteL· toutes les misères, leur consacrer leur dévouement et leur vie. Au nom de la philanLropie, si souvent mal comprise, reconnaissance éternelle à l'Educateur qui a créé et qui soutient ce monde. Socrate avait su se contenter de peu. L'histoire ne dit pas qu'il ait eu beaucoup de disciples. Les maîtres de l'enfance peuvent-ils teop faire lire à leurs élèves ceLte belle page de l'histoire de Jésus-Christ? Tout n'y est-il pas un enseignement à opposer aux convoitises effrénées qui entraînent le monde ct souvent le torturent? Puisque tous ne peuvent être riches, apprenons par le .Maître sublime à supporter avec dignité les ép:euves de l'indigence. III. JÉSUS-CHRJ.ST ET LE TRAVAIL

Dans l'humble demeure de Nazaretl!, Jésus-Christ a glorifié, pendant de longues années, le travail manuel. Regardez, dit Bossuet, ce divin charpentier avec la scie, avec le rabot, durcissaut ses mains dans le maniement d'instruments si grossiers et si rudes. Ce n'est point un docte pinceau qu'il manie: il aime mieux l'exercice d'un métier plus humble et plus utile à la vie ; ce n'est point une docte plume qu'il exerce par de beaux écrits: H s'occupe, il gagne sa vie: il accomplit, il loue, il bénit la volonté de Dieu dans son humiliation. • La loi du travail! Ne faut-il pas l'écrire partout Pt la faire aimer '? Ne faut-il pas apprendre à rendre le travail fécond pour le présent eL pour J'avenir, et savoir tirer de la vie de Jésus-Christ un euseiguement pour les hommes, toujours trop nombreux, qui: ne trouvE-mt rien dans leur emploi qui soit digne de les occuper. • On parle de porter dans les classes un enseignement moral. Eu est-il un plus (•levé, plus utile eL plus social que celui-là ? Nt> faut-il pas que l'enfance apprenne, dès les premiers jours, à aimer le tl'avail auquel elle devra plus tard des moyens d'existence, souvent le bien-être et même la fortune? Qu'elle contemple JésusChrist, et, fCtt-eUe riche, elle reconnaîtra que le travail est pour 1

1


69

68

ENCORE LE LIVRET DE CORRESPONDANCE

tous un devoir. C'est aux maîtres de la jeunesse à diriger ses regards vers ce divin modèle.

IV. ·L ES IMITATEURS DE JÉSUS-CHRIST.

Dans· cet ordre d'idées, Jésus-Christ a su former encore des imitateurs. Leurs noms sont inscriLs dans les belles pages de l'histoire de tous les siècles. Il faut que l'enfance les connaisse. Elle entendra saint Paul, un des plus grands travailleurs du monde, dire un jour : • Jusqu'à celte heure, no~s avons faim et soif, nous sommes nus et nous n'avons pas de demem·e stable . • Nous travaillons avec beaucoup de peine de nos propres . mains. • Et pourquoi? Pour n'être à charge à per~onne. Ou~,. travailler pour savoir un jour se suffire. Est-ce que l on peut fmre entrer trop tôt cette préoccupation dans _l'esprit de l'~nfance? ~~a~ailler, et. pourquoi encore ? Pour devemr, comme samt Paul, l1müateur de Jésus-Ghrist. Ils voulaient l'imiter aussi, ces Ordres religieux qui se vouaient au défrichement de nos landes, à l'assainissement de nos marais, pour verser ensuite, dans le sein de l'indigence, le produit de leurs travaux. Elles veulent l'imiter, ces héroïques petites Sœurs des Pauvres, qui nous tendent la main pour les malheureux dont elles fout leur famille, - une famille qui a leur affection, leurs veilles, leur vie tout entière. Et voilà comment Jésus-Christ, le grand Educateur, se survit, riche d'une vie inépuisable, dans les missionnaires qui portent gratuitement la vérité sur toutes les plages, dans les ~mes qui se dépouillent de tout leur avoir et se font pauvres, travmllep.t, usent leurs forces, afin de pouvoir donner beaucoup aux pauvres. 0 maîtres de l'enfance, ouvrez sous les regards de vos élèves ces pages pleines d'un haut enseignement moral, et aimez la pédaaogie qui vous apprend à le répandre. Avec elle, vous élevez les" âmes vous les attachez au devoir et vous les faites riches et grandea. 'On parle de l'enseignement par l'exemple: n'est-il pas là avec toutes ses puissances sur les esprits et sur les cœurs '?

1

i

Si nous ~vous cru devoir, bien qu'un peu. t~rdivement, dire quelques mots sur le Lt~1 et de co·r;espon_dance dont Il a ete plus d'une fois question dans Je Sup.plelllent, ce. n est ~Oint pour le c_ondamner, l'ex périence en ayant démonlr~ la btenfaisante wfluence, mais pour parler des modifications qui pourrment être apportées dans sa rédaction. D'après le spécimen 9ue. nous avons sous les yeux, les parents ne seraient pa~ ~uffisamrnent renseignes sur le~ progrès, la conduite. l'application, l'assidmte, etc., de leursenfants. S1 le Livret de con·espondance est introduit tel que nou-; le connatssons, son moindre avantage sera toujours de ne faire :meu~ mal; ma1s nous croyons que l'emploi en serait plus efficace si l'on ]uge~Jt a propos de le rédiger d'après le tableau ci·après, et nous parlerons en~ulle de l'opportumté, de la nécessité même d'établir ces nouvelles rubnques, et de la manière, à notre point de vue, de remplir chaque colonne. ECOLE PRIMAIRE DE • SECTION Livret de C01·respondance de l'élève..... NOTES POUR

NOMBREoJ DE

rr========L~E GEND E

0 équivaut à. ::=N=u'-"1= . ==· ~ 1

• Très-mal.

2

• Mal. ~

3 4 5 6

Mécliocre.

» Passable.

Bien. • Très-bien. » Excellent. » Parfait.

»

7 8

(.A suivre.)

Il

·- - ------- :.:.:::::::.::.::::::=.:::=:___ -

Signature de l'Instituteur.

La durée ordinair,: d'une année scolaire étant de 26 semaines le Livret de corresponda.nce se composerait de 26 lignes, et chaque sema in~ serait in-

..


70 diquée par un numéro progressif, comme par exemple: t ",2•, 3•, etc., jusqu'à la 26• et dernière semaine. La 2.• colonne ind!querait, par ordre de mérite, le rang que l'élève occuperait dans sa sect10n, et de la sorte les parents serait>nt continuellement renseignés sur la marche en ava.nt ou en arrière de leurs enfants. L'élève qui a riltrogradé aura-t-il toujours le courage de le dire à ~es parents ? Les enfants. n'aiment pas ?éclar~r ~e qui reut donner d'eÙx une opinion défavorable: tls seront portes plutot a exagerer leurs avantages ; mais la colonne « Rang de mérite J couperait court à ces petites r.;ssources peu en harmonie avec la vérité. l.l est importan~ que les parents soient renseignés sur 1~ conduite, l'applica!ton, la proprete personnelle de leurs enfants, et du som qu'ont ces derniers de leur r:natéri~l scolaire. C~s quatre colonnes seraient remplies par une des notes mdtquees dar.s la legende, et que l'élève aura méritée pour chacune de ces particularités. 11 peut ~rriver, par exemple, qu'une mère trop sensible ou trop indulgente permette, a l'mSLl ~u chef de famille, des absences illégitimes sollicitées par son enfant; mats ~ la ~n de la semaine, le père, étant renseigné, fera cesser ce.t abus. Il est .vrm qu'1l.Peut les connaître par la publication qui doit en être fatte, chaque dtmanche, a 13 sortie de l'office divin ; mais le père peut parfois être empêché d'assister à cette publication, comme il peut aussi se faire que la mère, craignant que son mari soit renseigné par cette voie allègue au Pré.sident de la col!'n:tission ~cola~re quelque raison imaginaire, plus ou moms grave et admtsstble, et 1mdmse en erreur. Le cbef de famille peut aussi ig~or~r cet abus, si l'autorité compétente ne juge pas à propos de donner su1te a la déclaration écrite qui lui est remise par l'instituteur ou même encore ensuite d'oubli ou de négligence de ce dernier relativement à la note qu'il est tenu de remettre chaque semaine au Président de la commission scolaire. N'est-il pas arrivé, et n'arrive-t-il pas encore que des enfants disent à leurs parents que l'instituteur ne leur a donné ni leçons ni devoirs? Et les parept~ trop crédules se font,.les complices involontaires de la paresse, de la negligence et partant, de !Ignorance de ceux que le Ciel leur a confiés. Les parents demandent aussi quelquefois à leurs enfants s'ils ont fait leurs dev~irs et appris leurs l.eçons ; !IJais quoique l'on ne se soit occupé ni des uns m des autres, on reç01t une reponse affirmative, et souvent l'on s'en contente au g.rand détriment de sa famille. Mais le Liv,ret de correspondance viendra d.esstller les yeux des pères trop confiants qui, dès lors, ne trouvant plus une stmple affirmation suffisaott>, ni une dénégation. voudront des preuves. Il est bon d'indiquer d'une manière générale la conduite des enfant!\· mais cette simpl,e indication étant un peu vague, il ne nous semble pas super: flu de la c_ompletcr encore, ~on- seulement par les cinq dernières rubriques dont on v1ent de parler. mats encore par celle des c Fautes diversrs. • Au moyen de cette colonne les parenrs peuvent .inger comment leurs enfanls se cout'orment aux règles de la discipline scolaire. . ~e cbitfr~ inscrit dans chacune de ~es six dernières colonnes ne serait pas tire. de l~ l~ge~de, at.tendu que ce ,chiffre ne serait pas une note de mérite, ma1s 9~ 11 md1qu~ratt le nombre d absences que l'on se serait permises, Ja quantite ~e devo.Lrs non ~ails, de leç?ns non apprises, etc. La dernière col~nn~, enfin, seratt réservee pour la signature des parents ; quant à c~Jie de l'mst1tuteur, nous n'en voyons pas la nécessité· il nous semblerait suffisant qu'elle parût une ~eule fois, c'est à dire au pied du Liv1·et de co1·respondanc e

71 Il y a des parents qui ne savent pas lire; il peut s'en trouver qui ne reconnaîtront pas l'utilité du livret de correspondance ou qui ne la comprendront pas. Dans ces familles, au début du moi as, ce témoignage n'aura aucun résultat ; il sera considéré comme une chose inutile, un objet de luxe que l'école m~derne se permet; mais insensiblement elles éprouveront le contrecoup de l'influence produi1e dans leur voisinage, et une amélioration, quoique moins accentuée, sera enfin constatée aussi, même dans ce:> familles. Un abus pourrait encore se glisser après la remise des témoignages. 11 est possible que, si ces derniers sont confiés aux élèves titulaires, la teneur n'en sera connue de certains parents que dans le cas où ces mêmes témoignages seraient satisfaisants; s'ils ne le sont pas l'élève se permettra peut-être d'imiter la signature dé ses parents pour ne pas s'attirer des réprimandes de la part de ceux-ci, et il s'abstiendra de le leur remettre, en 1~ rendant ensuite a l' instituteur qui pourrait ne pas sc douter du petit tour qui aurait été joué. Si les parents ne savent pas lire, il sera bien aisé à l'enfant de commettre des • erreurs volontaires, toutes à son avantage. selon les exigences de l'amourpropre ou de la crainte. Dans ce cas, les témoignages des élèves qui n'inspireraient pas une confiance entière, seraient remis aux parents en suivant une autre voie; quant aux bons élèves, le Livret de con·espondance ne saurait être mieux déposé qu'entre leurs propre.s mains: il ne saurait manquer d'arriver à bon port. Le Liv1·et de c01·respondance ainsi rédigé donnera un peu plua de besogne à l'instituteur, il est vrai, mais nous ne croyons pas ce travail au-dessus de ses forces; le livret aura l'avantage d'amf>liorer, en proportinn de la peine, la discipline de l'école, eL d'en accélérer les progrès. Ce qui sera un faible surcroît d'occupation diminuera ou émoussera. d'autres épines, et physiquement aussi bien que moralement, l'instituteur ne saurait que gagner au change. D'un autre côté, alléger sa besogne au-delà de certaines limites, c'est alléger aussi le bagage scientifique de l'élève, ainsi que la réputation de l'école et de l'instituteur. Pour faciliter sa tâche, l'instituteur tiendrait un cahier où seraient inscrits les noms de tous ses élèves. En regard, chaque absence serait indiquée par la lettre a, chaque dcwoir non fait par la lettre b, et ainsi de suite jusqu'aux • fautes diverses • dont chacune serait indiquée par la lettre f, sixième de l'alphabet, correspondant à la 6• colonne de même ordre, et un chiffre désignerait dans le -Livnt de correspondance combien de foi:; la même lettre aurait été répétée, c'est-à-dire ··ombien de fois l'élève se serait rendu coupable des mêmes transgressions. et combien de fautes diver5es il aurait commises. A la fin de la semaine, l'instiruteur ferait le dépouillement des punitions méritées. ct nous ne jugeons pas ce travail excessivement long, tout en nourrissant la ferme conviction qu'il ne manquerait pas de produire les meilleurs résultats, et la. satisfaction que l'institu teur en éprouverait récompenserait ce dernier pour une augmentation de besogne relativement lég~re.

.

c w.

Note de la Réd. - Les initiHles dont est signée la correspondance ci-haut

sQnt celles de M. Casimir Wetzler, l'un de nos premiers et de nos plus assidus collaborateurs avec M~f. A. Mariaux, Aug. Rey-Mermet, et l'un ou l'autre honorable anonyme.

Le Travail de l'instituteur (2° a?"ticle). Il est une autre source de repos pour l'intelligence et le cœur, c'est la prière. La. prière, c'est la respiration de l'âme, c'est la joie du cœur, c'est la


72

73

vie intellectuelle et 3pirituelle se recueillant en Dieu. Quelr(UI'.S instants de méditation et de prière matin et soir sont un repos réparateur qui double la fécondite du travail. Ce sont la les conseils que nous donnait M. l'ahbé Blanc, révérend curé d'Ardon, à la dernière réunion rantonale de i\Iartigny. Voit:i les conclusions de l'un de ses discours adressés à nous, instituteurs du catholique Valais: c i • Quart d'twure de méditation chaque jour, comme cela se pratiqu~ à l'école normale; 2• assistance ala messe tous les jours si possible, au morns .le di manche; 3' confession et communion tous les mois; 6.' prière avant et après l'école. • Overberg, dans son ex ?Client Co~1·s de pé~agogie, recommande de !f~ê ~e aux instituteurs: « la priere et la frequentatton de:> sacrements, la méditatwn ~uotidienne sur la bonté de Dieu et sur l'importance de nos devoirs d'état. • C'est aussi les conseils que nous donnent M. Rendu et tous les pédagogues chrétiens. C'est ainsi que, par de bonnes lectures et par la. prière .surtout, un maitre digne de ce nom se rep·)Se de S?n labeur, retrempe son. ame, et .renouvelle ses forces intellectuelles et phys1ques dans leur foyer qu1 est en Dteu 11 arrive souvent que l'on se plaît à exagérer le nombre et l'i mp~rta~ce de ses occupations pour justifi.er une coupa hie paresse. BeauC?UP d:ms~1tu: teurs se croient les plus occupes du monde ot se ,,osent en modeles d actiVIte pour s'~tre l.ivrés à quelqu~ légère beso~ne.. Ils raconten.t par !e menu .tout ce qu'ils ont fa1t et tout ce qu'1lleur ~est~ a fa1r" d~ns la JOUrnee. Ont-1~s m~e lettre à écri re'! c'est tout on trava1l ; tl faut coum se procurer le papier necessaire, rentrer ensuite à la maison, rt'>dig~r la. malheureuse lettre, cause de tant de peines.; et. ce qui les es~ourtl~ra dava~ta~e encore, ~e sera d'a~ler J!Orter la missiVe a la poste. Apres av01r mené a bien nne pareille entrepnse, 1l sera de. tonte nécessité de s'accorder quelques rafraîchissements et une certaine récréation. Comment veut-on que des instilutCilrs de cette trempe puissent se livrer à des études sérieuses, élargir le cercle de leurs connaissances et se perfectionner dans l'enseignement ? Celui-ci sera donné machinalement, sans préparation et sans zèle. Les cahiers des élèves et les autres devoirs de la classe ne serout ni contrôlés, ni revus, ni corrigés; le cahier de notes mal ou nullement tenu les absences négligemment inscrites et point remises à l'autorité en temp~ opportun ; eu un mot, une école tenue par un pareil maitre sera bientôt dans un complet désar roi. Sait·on l'usage que tel instituteur fait de ses moments de loisir '1 Après souper, sous pré~e~te de se _repos.er .et ~e se réc~é~r! il s'en va joue: au:xcartes chez le votsm X. et la 1! s agt tt:. 11 fume, 11 latt des canraus, 11 b01t quelques fois plus que de raison, il se monte si bien la tête qu'il s'en retourne plus accablé qu'après l'école. Le dimanche et le jour de congé, il s'accorde des plaisir:> plus ou moins convenables. il fait Iles visites nocturnes où il lui arrive souvent de compromettre sa dignité, et il éprouve fréquemment plus de fatigue et d'accablement le lundi matin quo le $amedi soir. Demandez à ce cher collègue s'il étudie; il vous répondra gran meut qu'il regrette de n'en avoir pas le temps, qu'après ses classes il ne s'accorde que le repos strictement nécessaire à. sa sante. Souvent aussi, ce sont les gens qui se disent les plus affairés qui ont le moins à faire et surtout qui travail lent le moins. Si vous avez à leur demander quelque service qui exige des recherches. de la peine ~t u'n certain tem ps, adressez-vous le moins possible à ceux que vous savez avoir beaucoup de

loisirs, parce que la plupart ne font rien. Adressez-vous plutôt à ceux qui sont très occupés, surchargés même d'ouvrage, ile; trouveront pour vous des moments que les gens Oi$ifs déclarent n'avùir jamais. Que conclure Je ceci sinon ~ue ceux qui ont de l'ordre, le goût et l'babitude du travail trouveront toutours quelques beurt'S ponr l'étude. Que d'instants perdus au jeu dans des parties de )Jlaisirs, dans des conversations inutiles, etc. ' Si que.lqu~s.iostituteurs pa.ss~ot ainsi dans l'o!sivet6 la plus complète les heures SI p~ec1euses gue leur la1ssent leo/s fonctio~s, il en rst un plus grand nom hre qut ne trava1llent que pour le simple acqu1t do leur cons~ ience sans retirer aucun fruit sPrieux de leur travail et de leurs lectures. Leur ~ie e~t un vrai gaspillaf.(e. I ls l'éparpillent sur toutes sortes de matières. Il:> effleurent toutes les questions et n'eu approfondissent aucune. Au lieu de s'astreindre à une étude suivie, au lieu de mettre de l'ordre dans leurs lectures ils papillonnent d'un. livre à. un ~utre, ils oubl.ieot à .mesure co qu'ils app~en­ ~ ent. ; en un mot, 1ls .font des nens. 11 v a trots manières de perdre son temps: 1~ne ne vaut pas m teu~ que .l'autre. è'est d'abord de ne rien faire, puis de fa1~e des neos, en troJsJème lreu de ne p:.~s fatre ce que l'on doit. Tout travail do1t 'J)Orter ses fruits, c'est lâ une vérité évidente. « Il importe, nous di.t un ~uteur, de ne pas étudier d'!lne manière volage: ce ne sont p:~s ceux qui sauttllent de place en place, m;us ceux qui marchent d'un pas ferme et assuré qui laissent des traces sur le sable. D'un autre côté il ~~l '.~ès n~cess~ire . au jeun.e instituteur de ne pat; cesser d'étudier. Bie~ qu 11 s tmagme n avOir plus n en a apprendre ct qu'il soit 111ême considéré comme le plus instruit de l'endroit, ses études ne font que commencer · et au moment où il croirait superfl u tout travail intellectuel, il secait gr~nd temps qu'il renonçât à enseigner. » MARI AUX, instituteur.

ARBORICULTURE (Sttite.)

Dans le J:!récédent article, nous avons dit comment il faut arracher et replanter les jeunes arbres. Aujourd'hui nous allons voir où ils doivent être plantés. · En premier lieu, on les placera le long des chemins ct rarement au milieu des cham ps. En p~ rcourant les différentes parties de notre canton nous v:oyons géneralement que l'intelligence et le bon sens n'ont pas toujours préSidé aux plantati?ns de .J?O? ar~res truit_iers et que. s9us ce rapport, nous so~mcs eucore b1en ameres. S1 nos agriCulteurs savatent utiliser leur terram, je ne doute pas qu'ils ne trouvasseut suffisamment de pla~e pour planter trois fois plus d'arbres que nous n'en avons actuellement et cela sans nuire en aucune façon aux autres récoltes. Par exemple, si de chaque côté de nos gran~es r~u.tes, on en plaçait d~ux r angées et une seulement le long de nos ~hem ms VICIOa~x, ne doubleraJt·on pas déjà le nombre de nos arbres Cruitt~rs? Et les vo1es de communication ne seraient·elles pas plus agrtables et m1eux ombragées et le coup d'œil plus satisfait? On choisirait à <'.et effet des arbres robustes et s'élennt assez haut pour ne pas n~ire à la circulation. Généralement les arbres plantés sur les bords des chomtos rapportent beaucoup parce qu'ils bénéficient des eon-rais et de l'eau de pluie que reçoit la route. Ceux dont les fruits mtlrissent tard tombent .difficilement. et n.e deviennen.t bons qu'après avoir séjourné en ·cave, convte~nent le mteux a ces plantatiOns. On aura aussi soin de les placer sur


74

75

les côtés où ils projetteront le plus d'ombre sur les chemins. Dans quelques locali tés les administrations communales font généralement planter, le long des routt's, des peupliers pour offrir aux passants un peu d'ombrage, et procurrr aux générations futures du bois à bon marché. Au lieu de peupliers ou d'autres C$ences analogues, pourquoi n'y planterait-on pas des arbres fruitiers On verrait que sou!' le 1apport de l'omurage et du bo1s l'avantage serait le même, et qu'ensuite les fruits compenseraien t amplement les frais d'installation. En second lieu, on plantera des arbres dans les vergers. A cet effet, on aura soin, si le terrain s'y prête, de faire ces plantations en ligne et même en forme d'échiquier. Dans ce cas, la distance d'un arbre à un autre sera de 9 à. 12 mètres, selon les espèces qu'on aura choisies. Les arbres ont l'avantage do s'a briter dans les vergers et de rendre les habitations de la campagne plus riantes. En troisième lieu. uue plantation peut être faite en pleine campagne. Mais alors, elle ne saurait être conseillée que dans des pentes exposées au soleil et utilisées pour la culture des fourrages. On pourra encore faire des plantations sur les limites des propriétés, eu observant toutefois les distances réglementaires. Enfin j'ajouterai que le pourtour des jardins devrait, au moins en partie, être orné d'espaliers. Ce serait po11r l'agric11lteur une source de revenus et 110 moyen d'embellir le modeste coin de terre qu'il tient de ses ancêtres. Une chose essentielle à. remarquer dans ces plantations, c'est de choisir des espèces qui et•nviennent à. l'altitude et à l'emplacement auxquels on les destine, tollt en fournissant de boos fruits. C'est ce que nous verrons dans un prochain

taots pour la mère YElle y apprend l'art de confectionner et su rtout de réparer les véteme~ts de la, famille, afin d'en prolonger l'usage. Elle y cootrarte les bonnes habttudes d ordre et de propreté Qll'elle portera dans sa maison où elle fera régn.'r un certain bien-(·tre lors r::Jême que la pauvreté serait so~ partage. Parce qu'elle aura puisé à l'école l'amour d11 beau, elle saura dis· poser avec grâce son mobilier, tout hllmble qu'il soit; elle y établira cette harmon ie des choses qui plaît tant aux re8ards; elle aura le secrrt d'en rendre le séjour plus agréable à. son mari et a ses enfants. Elle saura leur orocnrcr d'honnêtes distractions; elle leur ôtera l'en vie cte chercher ailleurs' des p~aisirs dangereux ; elle conservera cet esprit de famille, malheureusement d1sparu de beaucoup de foyers. et qu'il importe de ranimer dans l'intérêt même de la société tout entière. R ésmné. - L'éducation est nécessaire a la fille du laboureur. JI convient d'assurer le développement de ses forces, d'orner son esprit et sa mémoire des diverses connaiss;mces dans le programme actuel de nos écoles, et de la. former aux bounes mœurs. L'éducatiou doit tendre à lui faire ~imer la vie dPS cb_amps afi~ de l'y at~acher. L'éducation enfin dOit tendre à la préprtrer a rem plir les séneux devo1rs d'épouse et de mère. 'fel est le but que l'institutrice doit s'efforcer d'atteindre et pour leq uel elle doit déployer toutes les ress~urces de son dévoùment, de sa raison, de son intelligence et de son patriollsme.

~rticle.

( A suivre.)

Education des filles de la campagne. (Suite et fin.)

Comment l'institutrice devra· t-elle disposer la jeune fille ace rolo de mère qui l'attend "! C'est en imprimant profondément dans son àme les principes de la plus saine morale, en lui inspirant l'amour du devoir, en J'attachant aux vertus de son sexe: la modestie, la docilité, le dévollment, la douceur ot l'amour du travail. Il faut aussi qu'elle ennoblisse l'esprit de cette fllle par une solide instruction, qu'elle lui mette sous les yenx les grands exemples des femmes qui, soit dans l'antiquité, soit dans les siècles plus rapprochés, sont restées célèbres par leur b·tute sagesse ct leurs rares vertus. Il serait à. désirer que la mère fût assez instruite pour se ch ~rger ~u besoin de toute l'éducation de ses enfants; du moins elle doit pouvoir diriger leur travail, encourager leurs efforts et applaudir à leur~ progrès. C'est par l'ascendant d'une vertu solide et d'une véri table instruction qlle la mère conservera sur ses enfants cette salutaire influence qui a toujours tant de force pour les retenir sur la pente du mal aux jours de la jeunesse. Il faut~que la mère de fam ille surveille avec soin les compagnies et surtout les lectures de ses enfants; qu'elle sache discerner leurs aptitudes lorsqu'il s'agit d'embrasser une carrière, et, lorsq11e ses fils sont appelés a payer a la pairle 1'1mp6t du sang, il faut qu'elle les suive enCQre par ses leçons et ses conseils comme elle les suit par sa maternelle tendresse. Et c'est à l'institutrice qu'incombe la charge difficile de préparer cette mère bonne et sage; mais là ne se borne point sa mission. N'est-ce ~oint encore à l'école que la jeune fille est formée aux travaux manuels st impor-

L

la'instttntenr. -

MILLOT.

Ses moyens de perfectionnement.

Tr~vaillez toujours à mieux faire: A force de chercher on finit par trouver

ce QUI est boo. Cette parole de Fénélon trace à l'instituteur une règle de conduite, dont il ne se départira jamais s'il est ami du véritable prosrrès et soucieux de ~ien rempli_r _les devoirs de sa charge. " Nous s1goaleroos 1c1 quelques-uns des moyens dont dispose l'instituteur pour se perfectionner dans son état. • . 1. Etude en particulier. - On peut tracer ainsi le cadre des él odes de l'instituteur: .. i. L'étude de toutes les matières de l'enseignement; 2. l'étude des maLieres. étrangères au programme ; 3. l'étude de la pédagoo-ie et de la méthodolog!o; 4. !ecture d'un e bonne revue pédagogique et méthodologique ; 5. préparation so1gnée des leçons et des devoirs de conférences; 6. étude pratique de l'enfant. IJ. L es conférl'!lces. - Les conférences ont pour oLjet tout CP. qui peut concerner les progrè~ de l'enseignement primaire, et spécialement l'examen des méthodes et des ltvres employés dans les écoles. - Ces réunions sont utiles pour tous, n~ais plus particulièrement pour le jeune instituteur, qui y trouve dans l 'expér1e~r,e et le sayoir-faire de ses collèglles plus àgés, aussi hien que • dans les ~oos~1ls ~~les a v1s_ de se~ supérieurs, des lumières qui t'écl:~ irent dsns la dtrertJOn a donner a son ecole. dans le choix drs rnéthodes et procédés d'enseignement, ainsi quA dans l'art si difficile de distribuer convenablement son temps, tes leçons et les exercices entre les lroi~ ou quatre division~ d'~e m~me école.. Pour tous, les conférences sont un stimulant qui aide a m1eux fatre: témotn des succès d'un praticien intelligeut et expérimenté, de l~ bonne tenue do s_a classe, des progrès de ses élèves, tout instituteur, déSireux de se perfectionner dans son état, sera naturellement amené à faire !JO ~ctour .sur lu i-même ~~sur so~ école; et, si l'or gueil ne l'aveugle point, 11 decouvnra peut-être bten des defectuosités dans sa. conduite et dans son


76

77

enseignement : ici, de_s ~bus à corriger ; là, des réfQrmes à opérer ; ailleurs, des p~océdés surannes a remplacer ,P~ de meilleurs. Ainsi, les conférences entr~11enncnt la llamme ~u zele, prev1ennent la commode, mais dangereuse rout!oe. et contnbuent ~u1ssamment au progrès de l'eme•gnement. AJOUtons, pour termmcr, que les confért'nces sen•ent à douner à l'ensei(.":n~m<'nt s~n caractère d' unité, et il resserrer les liens de confraternité, qui dOivent un1r des bommes dévoués â la même œuvre four que !es con~érences produisent ces h~ureux fr~its les rè"'les suivantes dOivent être observees : ' " · t • Préparation consciencieuse: a. des devoirs de conférences; b. des leçons et des ex.erc•c~s portés au programme. . !• Ass1ster a la confér~nce !l~ec le désir d'en profiter, sc rendre compte des méthodes ~t dt•s procédes smv1s, les apprécier, les comparer à ceux qu'on emp!o1e SOI-même. · . 3• Prendre part, dans un bon esprit, à la discussion des. leçons et des exerCices. ~· ,Ê~oumett~e ses doutes à ses supérieurs ou à ses collègues .. tre doc1le aux. cons~ils et aux avis de l'Inspecteur. 6• Être plem de b1eove1~lance et de ~ordialit9 envers ses collègues. 7 . Au retour de la. c~m~erence, c?ns1gner dans un cahier ad hoc tous les enseignements recue1U1s a la conference: avis conseils observations etc · les mettre en pratique. ' ' ' ·' I!J. La v1:s~te d~~ écoles de ses collègi.IA!s. - L'instituteur aura parf~'oc­ c~s•on de v1s1ter 1eco!~ de l'u!l ou de l'autre collègue. Il ne manquera pas den profiter, surtout s1cette ecole est justement renommée pour sa bonne tenue et ses succès. . Outre le charme qui s'attache à ces visites, l'instituteur y trouvera plus•eurs d~ ayanta9~s que nous avons développés en parlant des conférences. IV: Reumon~ d tnst~tuteurs. - On comprend tout le fruit à retirer de ces réumoos formees entre quelques instit~teurs voisins. Elles se tiendraient, à jour fixe, le l>,reroier jour de congé du mois, par exemple,.tantôt ?hez 1un, tantôt chez 1au1re. Elles auraient pour objet des quest1ons d'ensmgnement et l'élaboration des devoirs de conférences. Au reste, le p~o~amme ~e chaque réunion serait déterminé d'avance, et chacun a.pportera11 a la solution .des qut>stions proposées, le tri but de ses réflexions de ses études, de ses lumières et de ses essais. ' V. Mrttr.e à :pr_ofit ses•.exv.ériellces journalières. - L'école est le théàtre du zèle e.t de 1act!v1té d.e lmst1tuteur. C'est.là q~'il vit de sa véritable vie et qu'il ~é-plOie t~u~e 1énerg1.e de ses _facultés\ c est la qu~. par. une expérience quotldle~e,. JI apprend ~ connall~e p~at1quement l'llltelhgence humaine et en part•cuher cell~ de 1enfant; c est la enfin, qu'au contact de son intelli,.,ence et de celle ?e 1élève a~x .Pr1ses a':ec quelques difficultés, jaillissent p:rfois, s?uvent ~erne, de ces 1d~es soudam~s et lumineuses, de ces aperçus ingémeux, do ces remarq~es fecondes, qm s~nt tout une.ré~éla.tion pour un esprit observ~teur. Chaque JOur, on peu~ le d1re. apporte a 1'mst1tnteur son contin· gent .d 1dées nouvelle~. de conn:ussances. pratiques. Laissera-t-il se perdre ces r1cbesses pédagogiques et méthodologiques? Ne se fera-t-il pas un devoir et un bo~henr de les et•nseryer avec soin, en consigoant, dans son cahier de préparation. des Jeço~s. les resultats de ses observations? Tous ees trésors inte~lectue_Js! JOur par JOur recueillis, formeraient, à la fin d'une année una mme premeuse et abondante, où l'instituteur irait puiser avec autant de jouissance que de profit.

QUESTIONS D'ARITHltiÉTIQUE 1. D'après les données suivantes, trouver les dimensions d'un bloc de gra-

nit de forme rectangulaire : La longueur multipliée par la largeur égale 47,25 m.; , , , , l'épaisseur , 40,50 , , largeur , l'épaisseur , 34,02 , 11

5:

(L'Ecole catholique belge )

c.w.

2. Deux ouvriers broient ensemble du vermillon; ils en ont~ broyer 6 hectogr et quand ils ont fini ce travail ilsoen ont broyé,le t•• les ' /, et l'autre le reste. Si le 1•• eti.t commencé une heure plus tard, ils en auraient bt·oyé chacun la '/,.Combien chacun des deux emploierait-il d'heures pour los 6 hecto.A. L. grammes s'il travaillait seul? Not~ de la Réd. Le délai pour l'envoi des solutions à ces deux questions expire le 5 mai.

'

Ont bien résolu les 2 questions posées dans le numéro de mars : MM. Curdy Marius, inst. aux Evouettes, Alph. Luy, Meilland Joseph et Emile Staffelbach, élèves-instituteurs (ces deux derniers de P • année), Pellouchoud, Joseph, à Son-la-Proz (Orsières), Cas. Wetzler, à Evolène, F. r. o. à E. Ces dernières initiales sont celles d'un Rd curé, président de commisaion scolaire, qui ne nous a pas permis de publier son nom, cas échéant. Il a voulu simplement nous pouver qu'il parcourt avec le plus vif intérêt notre petite publication. Nous l'en remercions bien sincèrement. Ont bim 1·ésol" la tr• questiO'II: MM. François Udry, à Vétroz, et Délez Louis, à Salvan. 011t bien 1·ésolu la 2m• question; M•"• .A. M. Duohoud, fille de M. l'instituteur de ce nom, au Bouveret, MM. Louis Delasoie et Cavé, .Adrien, inst. à Sembranoher, Cavé, Joseph, inst. à Orsières. Un régent et deux régentes ont complètement échoué. Nous donnerons dans le n• de mai la solution de ces deux problèmes, le manque d'espace nous forçant à ajourner divers matériaux déjà composés.

CHRONIQUE ET AVIS SCOLAIRES Conférence. - Lundi 24 de ce mois, se tiendra à St-Luo (.Anniviers) la 2•• conférence des instituteurs dù district de Sùrre. Nous en rendrons compte en même tel!lpS que de celle des districts de Sion-Hérens convoquée à Savièse pour jeudi, 20 du même mois, et de celle de l'arrondissement occidental qui se tiendra à St-Maw·ice, le même jour. Nous parlerons en même temps de celle du district de Conthey, tenue à Ardon le 21 mars . .A l'beure où nous écrivons ces lignes, et malgré la prière contenue dans notre dernier numéro, aucun compte-rendu ne noua est parvenu à ce 'flujet. Noua avons vainement attendu aussi quelques lignes concernant la réunion de Se111broncher, qui a eu lieu le 9 mars. Pour en parler, nous sommes obligé de nous adresser à l'A.111i du Peuple valaisan qui a reçu à cet égard (n°13) une correspondance qui, nous semble-t-il, eût été mieux à sa place ici qu'ailleurs. Nous serons donc bref à l'endroit de cette réunion, renvoyant ceux de nos lecteurs que de plus amples détail intéresseraient aux lignes du susdit journal. Nous mentionnerons seulement la nomination de M. L uuis lJela•oie, inst. à ·sembranober, comme vice-président, et celle de M. Maurice Bailli(ard, de Bagnes, comme secrétaire de la conférence. Le correspondant de l'A.mi ne dit pas d'ailleurs si tous les régenta ont traité le sujet à l'ordre du jour, ce qu'il serait intéresdant


78

79

de sa voit·, mais il signale l'absence de plusieurs d'entr'eux qui n'ont pu veuir à. la conférence l'aunée dernière parce qu'il y avait trop de uetge sur la route ~t ~.tte. au née p~rce, que les che~ins étaient secs." Quant aux causes de notre l~foriOnté, scola1r~, 1 auteur du resumé les trouve: 1• Dans l'usage du patois; 2 la duree relativement courte des co_urs de répétition ; 3• l'enseignement dOCe?t~eux de la lan?D~ ; 4• le s_omme1~ léthargique de quelques autorités mumCI~ales et commts~JOns sco~~tres qtu ne donnent signe de vie qu'au mome~t. d engager les. rege~ts. qu ils _re~ardent comme des mangeWI·s d'écus. n_Midt sonnant, la seance etait ~ermmee et tous les membres en corps se raudirent c~ez M. L_u der. ~our tl·atter nu ~uj et qui paraissait d'un in térêt plus général. ~n denue. a1sement lequel, etc est peut-être pour un certain nombre 1~ seul qw forme reellement la ptèce de résistance de ces réunions pédagogtques. ~rbot·ic~l&u?'e. - ~· C~. ~o R~edmatten, do Sion, sur l'invita tion de la SoOJé_té agnco~e et de 1 admm~stmtJOn de Martigny-Ville, a donné, dans cette localt~é,_ le mo1s de mars d~rmer, des leçons pratiques d'arboriculture qui ont été sut vies par un g~oupe d. amateurs et par les sections supérieures des écoles do. garçons de. .Martigny-Ville et de Charrat. Ces leçons ont fourni le j our s~va~t le suj et d'un. compte-rendu pour la division supérieure de M.-V. L w stüut?ur de celle-ct no.us communique à ce sujet le travail qui va suivre · c'est celut d'un de ses meilleurs élèves qui l'a rédigé, bien entendu sans 1~ conco~rs de so~ maitre. pe notre côté, nous le reproduisons (sans y changer une Vlrgule) à. titre de recompense pour l'élève qtù l'a signé et aussi comme encouragement et moyen d'émulation.

pas certains mauvais sujets; avis aussi aux jeunes gens à qui il sourirait de faire (frais d'escorte et de pension à. leur charge bien entendu) un petit voyage à la capitale dans les conditions ci-haut énoncées. Registres matricules. - Plusieurs régents et régentes les remplissent mal et incomplètement; d'autres ne se pressent pas plus qu'il faut pour les adresser à leur inRpccteur respectif, de façon que les rapports que celui-ci doit envoyer au Département après la clôture des écoles lui arrivent parfois ta1·d. D'autro part, ce dicastèro établissant les tableaux statistiques qu'il d1·esse annuellement d'après les données fournies par les fotmul~it·es d'inspectio n, basés eux-mêmes sur les indications tirées du registre-matricule, il est de toute nécessité que les renseignements à. obterur de ceux-ci soient complets et fidèles, l'expression de la vérité en un mot. ll arrive aussi qu'entr'autres lacunes, ces registres mentionuent assez souvent le total des absences, sans distinguer aucunement celles qui sont autorisées de celles qui ne le sont pas. - .A.vis à qui de droit. Abolnu•ments. -Nous en avons dôjà reçu le prix d'un certain nombre d'abonnés: ceux qui ne &'en sont pas encore acquittés voudront bien ne pas trop tarder à. le faire, en profitant pour cela des conférences qui se tiendront prochainement dans quelques distri c ~ s. L orsque celles-ci auront eu lieu et que l'état de tous ceux qui ont réglé leur abonnement aura été établi, nous adresserons une carte de rambours à ceux qui ne se seraient pas exécutés j usqu'au lancement do celle-ci de la maruère indiquée préc6demment. Si, ce que nous ne pensons pas, il devait, mal~ré nos avis consécutifs, se trouver alors des abonnés indélicats (pour ne pas employer une expression plus caractéristique) au point de refuser de payer un journal qu'ils ont accepté jusqu'à. présentation de la carte, nous nous réservous de prendre des moyens propres à mettre un terme à. ce genre de procédés. A.vis à. ceux qui, lors d'une récente conférence, se sont refusés à. payel' une cotisation dont l'emploi leur est cependant connu Musée cantonale. - Nous applaudissons vivement à l'idée excellente, selon nous, qu'ont récemment eue quelques régents du Centre en conduisant leurs élèves à Sion pour y visiter le musée cantonal. Outre le plaisir qu'y ont trouvé leur jeunesse, celle-ci a pu, grâ.ce aux explications de MM. les instituteurs, recevoir avec le p lus grand profit une véritable leçon de choses. On ne saurait qu'approuver ct encourager des courses scolaires de ce genre, et pour les favoriser nous nous ferions un plaisir de servir d'introducteur à qui serait tenté de se rendre à. Sion dans ce but. * il nous est revenu que la transmission du Supplément souffre pour un certain nombre d'abonnés d'un retard contre lequel, eu égard aux questions d'arithmétique à r ésoudre pour un terme fixé, ils ont cru devoir réclamer. Nous prierons donc ceux que nous chargeons de la distribution de bien vouloir effectuer celle-ci au plustôt. Assurément l'envoi direct de son numéro à chaque abonné sourirait à. celui-ci et remédierait peut-ôtre à. ces retards, mais outre que ce mode d'envoi serait dispendieux, noua ne saurions, en raison du temps qu'il nous coûterait, le mettre en pratique, car nous devons vaquer à de nombreuses occupations et n'avons déjà ressuscité cette peti•e feuille qu'à. notre corps défendant. ***Nous recommanderons encore une fois et instamment à ceux qui ont à s'adresser au Secrétariat de l'instruction publique pour affaires scolaires de se conformer, en expédiant leurs plis, aux directions contenues à cet égard dans divers numéros, plus spécialement le dernier. P. P ·

UNE LEÇON D'ARBORICULTURE Par une S.l_llen.dide matinée du .mois du mars, uous parttmes sous la direction de M. notre mstituteur pour assister à. une leçon d'arboriculture donnée par ~: Riedmatt de Sion. L_a _section supérieure de l'école de Charrat s'est aussi J ~mte à. nous. J?Our part101per à. cette conférence champêtre; c'est avec une b1en grande JOie que uous avons pris part à. cette utile leçon · Monsieur Riadmatt. nous p~rla d'abord de plusieurs mauières de greffe; et de la taille. Plus1eurs a?d1t.eurs furent très-.surpris d'apprendre que le couronnement des arbres ense.1gne par 111. ~ubreull dans son ouvrage sur la matière ne devait pas se P!atiq.uer en Valais. On souleva des objections à ce sujet mais elles f~re_nt VICtorieusement refutées par M. le professeur. Il parlait avec la conVIOtJO~ que peuve~t seuls donner le~ fruits d'uue longue expérience. La leçon du sol! ava1.t po_n1 but de ~ous ense_1gner la transplantation des arbres et tous les S?ms qut do1vont leur etre prodigués en cette circonstance. Le cours fut termmé par l'énumération des soins qui doivent être donnés aux arbres en g:énéral._ Nous avons ~uivi ayec une scrupuleuse attention toutes les explications qw nous ont éte donnees, car nous reconnaissions leur utilité En effet si ~'arbo~iculture ét~it bien connue de tout l e monde les arbres se développe~ ratent m1eux et seratent plus productifs. Albert MORAND, 12 '/~ans.

Cours de 1·épétition. - Sur la demande de la commune de Vionnaz le D ·par,tem.ent de l:Instruction publique a fait pincer récemment à. Collombey, 0~ ~~ s éta!t, réfug•é pour Re sou~traire à. une pénalité prononcée contre lui par l ~ut?rtte de sa com.mune, un Jeu!le ho~me C. D. élève du cours de répétition. !' ObJe~ de cette c.u~1l}ette est arrt.v6 à Swn, conduit pnr un gendarme, et a été 1mméd1atomont dirtge vers la MnJorie où il a eu l'honneur de faire 48 h eures de clou. . Avis a ux adm.irustrations en quête d'un remède énergique pour mettre au

t-

**

•


80

..

V AB.J:ÉIT:ÉIS Lettre d'un soldat valaùan à ses parents après la bataille de Rosbach *) La présente est pour vous faire à savoir que je suis encore en vie, ce que toutefois je ne pourrais dire en toute vérité si j'étais mort. Il est vrai que nous avons été presque tous tués dans notre compagnie ; mais notre premier sergent, qui a fait la liste de ceux qui sont restés en vie, me l'a montrée et j'ai été bien aise de m'y trouver par mon nom ; j'espère qu'il en sera ainsi de vous, mon père et ma. mère; c'est pourquoi je vous envoie cette liste signée de la. main· de mon sergent, afin que vous n'en doutiez pas ; car vous m'avez toujours dit que j'étais un peu menteur, et que vous ne pouviez me croire sur parole. Je salue tous nos gens et je prie M. le curé de m'effacer de la liste des morts, où l'on dit qu'il m'a mis à mon insu et sans ma permission, puisque le bon Dieu, qui en sait plus que lui, m'a laissé sur le rôle des survivants. Mais, mort ou vif, je vous aimerai toujours et serai fort impatient de revenir vous voit•, pour vous dire en personne yoici Votre :fils Joseph. Réponse à la lettre précédente. Mon cher :fils. Je mets l a main à la. plume pour te mander que ta. mère et moi nous avons bien ri de plaisir en apprenant que nous avions été attrapés par le bruit de ta mort, et que tu n'étais point sous terre, ainsi que chacun le disait, mais bel et. bien dessus comme un autre. Nous avions déjà commandé une messe pour le repos de ton âme ; et monsieur notre curé voulait tout de même la dire, prétendant que tu étais bien et dûment décédé ; et quand nous lui montrâmes ta lettre, pour lui prouver le contraire, il nous répondit qu'elle ne signifiait rien et que sans doute tu l'avais écrite avant d'être tué. A. cela il n'y avait mot à répliquer: aussi nous lui avons payé la messe, à condition toutefois qu'il ne la dirait pas ; crainte des conséquences. Du reste, il n'a jamais voulu ôter ton nom du registre mortuaire où il t'a inscrit, disant que o'est autant de besogne faite pour la première fois que tu mourras tout de bon. Puisque vous avez été presque tous tués dans cette bataille, il faut bénir la Sainte-Vierge et Jo· seph de ce que tu n'as pas imité les autres qui en sont morts. Nous avons appris que ton capitaine avait reçu cinq blessures; mais on nous a bien réjoui en nous assurant qu'il n'y en avait que deux de mortelles, et que le chirurgien·major avait promis corps pour corps de le guérî1· des trois autres. A.insi soit-ill car c'est un brave homme, et ce serait grand dommage d'être obligé · de lui dire : fe·u mon capitaine. Tu nous as déjà causé beaucoup de dépenses, mon enfant, soit par ta mort qui a duré passé un mois, soit par ta vie depuis 20 ans . .Mais comme il faut pourtant te faire un cadeau pour te féciliter de ce que tu vis encore, tu recevras ci-inclue un louisd'or que ta mère t'envoie à mon insu, car je suis toujours dans l'idée que ta paie doit te suffire, surtout en temps de guerre, où l'on a autre chose è. faire qu'à manger et à boire . Je t'exhorte surtout à apprendre quelque chose de bon au régiment, pour qu'à ton retour dans notre village on ne dise pas : bête il alla, bête il 7'CVI:ut; du reste, chacun le sait, je suis et serai toujours, · Ton père Ignace. Nous avons emprunté au Tome III du Conse1·vateur suis.-e la petite variété littéraire qui précède. Il va de soi que nous n'en garantissons pas l'authenticité. \ *) Roabaob eat 11n village prnaaien de la province de Sue où Frédéri9 II battit complt!l<>·

ment lea Françai1 eo 1151.

N• 6.

Mai

1881-82.

SU PPL[M ENT VALAISAN AU BULLETIN-fÉDAGOGIQUE

pnblié sous les auspices de la Société valaisanne d'Education. SoMMAIRE. - A nos lecteurs et lectrices. - Jésus-Christ. - La lect~.tre c~ur~nte .. --:- Arboriculture. - Doutes historiques. - Solut~ons d anthmet1que. - Chronique et avis scolaires. - Attentton.

1

l

A :NOS :L'IICTEUB.S ET :LJI~!l"B.JCES. . Avec ce numéro, le Supplément suspend sa publication jusqu'à la reOt~ve·rt~·e des ~coks. La p1·ésente livraison est en conséquence la d~1·niè1·e d~ l annee scolatre 188Y 82. .Avec elle aussi s'accomplit la promesse faite au deb1~t d~ donner 6 numeros de 16 pages, soit 96 pour la dite année car il ne peut t•atsonnablet~e?lt être venu ~ l'idée de personne de pt·étendt·~ 1·ecevoir, en retour de l~ ~ttmme (mance d un f'rauc, cette publication pendant une plus longue penode..~eux ~e nos abonnés qui reçoivent aussi le Bulletin pédagogique (é~ttw?l (rtbou1·geoise) ont pu d'ailleurs t·emarquer que le ~up~lément, grace a son texte compact a renfm·mé dans ch11cune de ses lwmtsons, plus ~e matét·ia~x que le :frécédent dont le ]n·ix est de fr. 2.50 par an, avec un numero pa1· mots. C'est dtre que la cotisation réclamée ne l'est que ~0!1!' :payer les fr_ais. d'impression et à'ea;pédition et qtte l'œuvre enu·eprise fie la ete que par deuoument et n on par spéculatiotl. n nous reste maintenant, en prenant congé de nos abonnés à les remercier de l.eu1· sympathique appui et tws cotTespondants de leu-r p;écieuse collaboratw.n ..N,ous formons le v~u et espér~ns même de- pouvoi?· di!·e à tous : au revotr a l_au.t~mne :f7'0~ham. Oet espotr est d'autant mieux fondé qtte la pres~:~ue unanun~te ~es tnstttuteltt·s et des institut1·ices ont réservé un bon accueil a cette pubhcatwn, ce qui est du meilleur augwre pou1· l'avenir. C'est pour nous.un encouragem~nt à nous atteler, au moins pottr une année encore, à la me71!1l besogne et a nous efforcer, avec l'appui matériel et moral de nos abonnes et le cmwou7'S de nos collabm·ateurs, de rendt·e de plus en plus intéres3ant et adapté à nos besoins l'm·gane de la Société valaisanne d'Education. Sion, Mai 1882. L'Editeur.·

JÉSUS-CHRIST 2"'' Mticle.

1.

Vm

ENSEIGNANTE DE JÉSUS-CHRIST.

ANous ne yourro~s la p~ésen,ter telle quelle fut; nous sommes meme certam de n en offrrr qu un tableau forL jncomplet. Si im-


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
No 05 l'Ecole primaire, avril 1882 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu