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48 sur l'histoire et la géographie, et la note do~ée s'en ressent désagréablement.
P. P .
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Voici le rang et la note obtenus par nos treize districts, d'après les derniers examens de leurs recrues : 1. Sion, 11,2; 2. Conches, 12,8; 3. St.-Maurice, 12,9; 4. Entremont et Loëche, 13,8; 5. M?nthey et Rarog~e, 14,0; 6. Martigny et Bt·igue, U,2; 7. Hérene, 14,3 ; 8. Sterre, 14,7 ; 9. V1ège, 14,8 ; 10. Conthey, 15,2. La note moyenne pour le canton est de 13,9, et pour la Suisse 10,6. La note d'ensemble 4 signifiant très bien et 20 très mal, le chiffre 12 indique un degré d'instruction médiocre. A. l'exception de celui de Sion, tous les districts sont restés en dessous de cette moyenne. Sur 921 recrues examinées, 243, soit le 26,4 °/0 sont notées pour l'école complémentaire. Voici comment elles se répartissent par districts, avec la propot·tion "f.. (Le premier chiffre indique le nombre des recrues fournies par les divers districts.) Brigue, 52 9 17,3 •;,. Conches, 36 2 5,6. Conthey, 98 47 48. Entremont, 85 20 23,5. Hérens, 75 19 25,3. Loëche, 45 12 26,7. Martigny, 99 33 33,3. Monthey, 96 27 28,1. Rarogne, 40 10 25,0. St-Maurice, 70 17 24,3. Bierre, 89 26 29,2. Sion, 88 14 15,~. Viège, 48 7 14,6. *** A nos cnrrespondants.- Noue prions nos bailleurs de copie qui destinent au Supplément des artioles de plus ou moins longue haleine de bien vouloir nous les adt·esser au plus tôt, avant la fin du mois si possible. S'il s'agit de quelques petites communications, comme avis, convocation de conférence, etc., elles parattront encore à la condition qu'elles nous soient parvenues au plus tard jusqu'au 5 de chaque mois. *** Nous espérons commencer avec notre numéro de mars la publication des notes sur le droit qu'a bien voulu nous promettre notre collaborateur, M. Achille Chappaz.
V AB.I:ÉI!r:iiS Anecdotes l!lcolalres. *** La scène vient de se passer en Alsace, dans un village des environs de Strasbourg. Un inspecteur allemand visite une école primaire dont il interroge lee élèves avec le ton rogue et pédantesque propre à sa race. " Eh bien 1 toi, dit-il à un joli bJ,ndin à l'œil vif et intelligent, sais-tu où est la France ? " . " Oui, j~ le sais, " r~pond l'enfant, et d'~n geste vif entr'ounant sa petite Teste, il pose ln mam sur son cœur en s'ecriant: ,. Elle est là 1• *** Bizarrerie de la langue française. On dit d'une personne qu'elle ,. quitte la terre "juste au moment où elle Ta y entrer.
Mars. -
1881-82.
SU PP LEM ENT VALAISAN AU BULLETIN PÉDAGOGIQUE
vublié sous les ausvices de la Société valaisanne d'Education. Le travail de l'instituteur.- Notions de jurisprudence usuelle.- Manière d'enseigner la grammaire aux enfants. - Education des filles de la. campagne - Arboriculture. - Du cahier de notes dans les classes. - Solution de problèmes. - Qu estions d'arithmétiqu~. - Bibliographie. - Chronique et avis scolaires. Variétés.
SoMMAIRE· -
Le Travail de l'instituteur. Ils sont encore plus nombreux qu'on ne pense les gens qui ct·oicnt que • être instituteur • c't>st chose facile : un petit bagage littéraire acquis sur les bancs de l'école normale, quelques notions de pédagogie et quelques livres classiques composent, selon eux, tout l'attirail nécessaire pour se mettre à la tête de la première école venue. Ensuite toute la peine consistera à être au poste pendant les heures réglementaires et c'est là, selon ces gens, toute la besogne du maitre d'école. Je me trompe ; il restera encore à humer les quelques grains d'encens que des flatteurs brûleront à notre nez. Ce sont là les idées de ceux qui ne se rendent aucun compte des nobles et difficiles fonctions d'instituteur ; et j'ai hâte, mais regret d'ajouter que ces funestes idées sont partagées par un certain nombre d'instituteurs eux-mêmes. C'est un spectacle affi.igeant, en effet, de voir ceux-ci impatients de secouer le joug de l'école normale, où pourtant ils étaient laborieux, actifs, ardents à l'étude, pleins d:avenir. lls se brouillent complètement avec les livres, le papier et l'encre. Le moindre effort leur inspire un invincible dégoût, la moindre étude fatigue leurs yeux, indispose leur tête maladive, irrite leur système nerveux et engendre toutes sortes d'indispositions plus ou moins réelles. On a perdu totalement le goût de l'étude et du travail ; c'est fini; on n'y revient vlus. En dehors de la classe on lit son journal, moins les articles de fond ; on traite l'une ou l'autre des questions proposées à l'étude des conférences; bien souvent en-
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core, on trouve une excuse pour échapper à cette écrasante besogoe d'un an. Et il arrive qu'au bout de peu de temps on a oubli~ toutes les connaissances péniblement acquises sur les bancs de l'école. Comment ces maîtres inspireront-ils à leurs élèves le goût rlu travail, eux qui ont perdu de vue leurs livres et dont le seul souci est d'é.chapper à tout souci et à toute occupation 'l Quelle intelligence, quelle préparation, quel zèle apporteront-ils dans 1'ac()omplissement de leur tâche? On le comprend, la classe marchera au hasard; il n'y aura pas d'autre ordre du jour, d'autre programme que le caprice du moment. Incapable d'abord, l'instituteur paresseux devient forcément indigne de sa mission. Ses idées prennent une autre direction ; n'aimant pas l'étude il aimera antre chose; ce sera ou le jeu, ou la bouteille et que sais-je encore. Ne sommes-nous pas assez instruits pour apprendre à lire, à écrire et à calculer, répondent-ils lorsque vous leur parlez de la nécessité du travail? Oui, sans doute, et non; cc qu'on ne peut admettre c'est que cela résume la mission de l'instituteur. Celui qui accepte les fonctions de maître d'école est tenu à développer, à exercer, à assouplir, à fortifier toutes les facultés intellectuelles; il doit en outre communiquer dans ses leçons les notions pratiques les plus importantes et les plus utiles à l'enfant. n ne réussira dans cette tâche difficile qu'autant qu'il possèdera un certain degré d'instruction , car il est évident que personne ne peut donner ce qu'il n'a pas. On dit encore : Après cinq à six heures de classe, comment trouver le temps de se livrer à des études sérieuses, ou même à la préparation de ses leçons ? Ajoutez encore les mille petits riens de la vie journalière, visites imprévues, correspondances, etc., et un repos bien mérité: serait-il raisonnable après cela 4u'un mat tre d'école s'occupât de lectures? Que l'instituteur ait beaucoup d'occupations, que sa tâche soit pénible, écrasante, c'est là un fait qu'on ne saurait révoquer en doute. On ne peut même troo recommander à ceux qui se consacrent à l'enseignement d'avoir le plus grand soin de leur santé, de la poitrine surtout, de cette pauvre poitrine si facilement épuisée et irritée par des efforts incessants ou les habitudes tapageu· ses en faveur dans certaines écoles. Un repos complet après chaque séance, certains soins hygiéniques et une nourriture saine et substantielle ne sont pas seulement une légitime satisfaction, mais
ce sont là autant de conditions d'une bonne santé conditions indispensables à l'enseignement. ' ~'ai ,parlé_des récréations et des soins indispensables à la santé; mats l mtelltgen?e a sa large part dans les fatigues de la journée; elle a donc besom de repos. Or, le repos pour l'esprit ne consiste pas daus l'inaction, mais ordinairement dans la diversité des occupations. •. D se passe po~ l'esp~it, dit justement le P. Gratry, cc que la sctence a constaté pour leau dans sa capacité d'absorption. Saturez l'eau d'une certaine substance cela ne vous empêchera pas de la saturer d'une autre substa~c.e comme si la première n'y était pas, puis d'une troisième, d'une quatrième et plus. • Donc, lire qucl9.ues pages d'un auteur, même après les heures de classe, ou se hvrer à son étude de prédilection n'augmentera point notre fatigue, mais plutôt nous reposera en 'nous procurant de do_uces ~ouissances. C'est ainsi qu'une étude bien dirigée, un trava1l vané dans son objet peut devenir Lm repos, une jouissance même. M. Note de la Réd. - Au risque de blesser la modestie de l'auteur du bon ~~t~c!e qu'on ~ient ~e lire, no~s nous permettrons de lever le voile que cache 1mtt1ale dont •1 le s1gne en aJoutant que celle-ci commence le nom d'un de nos premiers et de nos plus assidus collaborateurs, M. Al. Mariaux, instituteur à Vionnaz (Revereulaz).
NOTIONS DE JURISPRUDENCE USUELLE Sous ce titre, nous publions in extenso, en en remerciant bien sincèrement son auteur, article suivant qui ne pourra manquer d'offrir de l'intérêt à nos lecteurs. li les familiarisera avec des connaissances qui, à nul doute, leur seront utiles dans le domaine de la vie pratique. 1\lonthey, 2 mars 1882.
Monsieur le Rédacteur, Le. dernier e~trefllet qu'a bie':l voulu me dédier le numéro 3 du Supplément vala,san m'a fa1t on ne peut m1eux comprendre jusqu'à quel point il serait dangereux pour ma sécurité de relarder davantaj\e l'accomplissement d'une p~OJ?l_esse datée ~e t~ois moi~ déjà. Du moment donc qu'il vous parait utile ~ m~t1er. MM. les. •nsttluteurs a que~ques notions de jurisprudence pratique, Je n béstte plus a me dévouer, et, SI vous le voulez bien, nous commencerons notre étude par celle de la capacité ciVt1e. Ainsi que vos nombreux lecteurs ne sauraient l'ignordr, la Constitution f~déra.le. de t87~ réservait .à la_ Confédération le droit de statuer sur la capaCité CIVIle, et c est en execution de l'art. 63 de cette constitution que lt•s C~ambr~s. ont élaboré la loi du n juin i88i, qui vient d'entrer en vigenr L état CIVIl dt'S pcr~onnes ne ronsliluant rirn n•oins que la pierre angulair de tout corps de drOit, on comprend aisément combien il importe au publie
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d'être mieux fixé sur les principes généraux de cette loi, dont nous allons succinctement passer en revue les dispositions principalt'ls. Et d'abord, qu'entend-on par la capacité civile des personnes~ ... Voilà certes une question fJUi mérite d'être nettement posée, et que l'on ne sansait résoudre sans toucher deux mots de la capacité juridique en général. Or, la capacité juridique des personnes peut être envisagée à divers points de vue, suivant les droits auxquels elle s'applique. C'est ainsi que la plupart des auteurs la distinguent en politique, publique et civile. La capacité politique dérive du droit constitutionnel q1,1i règle les rapports des gouvernements et des gouvernés; dans un pays républicain surtout, elle consiste dans la faculté de participer à la puissance publique, et se résume dans l'aptitude légale d'élire et d'être élu. La ca1Jacité publique, si l'on me permet d'user encore de cette locution peu reçue dans le langage ordinaire, n'est pas autre chose que la faculté de jouir de certains autres droits individuels garantis par les constitutions; tels sont les droits de réunion et d'association, de pétitionnement, de liberté de conscience et de croyance, de liberlé de la presse, etc. Par capacité civile enfin, et c'est de celle-ci qui nous avons à discuter on entend communém ent les facultés que les personne~ sont appelées à exer~ cer dans leurs rapports privés avec d'autres personnes: tels sont, entre autres, les droits de propriété, de vendre ou d'acheter, de puissance paternelle. En l'espèce, ou peut aussi la définir avec M. le professeur Carrard, le droit que nous avons de faire de notre chef, et sans intermédiaire, tous les actes de la vie f'ivile (Handlungsfahigkeit) ... Au point de vue de la capa· cité civile, h:s législateurs de tous les temps ont établi entre les personnes di· verses distinctions basées sur les différences d'âge, de sexe, sur le mariage, la nationalité, l'extranéité, etc. C'est ainsi que les majeurs jouissent, dans sa plénitude, de la capaci té civile, au lieu que les mineurs en sont momentanément privés par la loi ; c'est ainsi que, d'après les dispositions du codt! civil, les hommes exercent sans restriction aucune les droits de la vie civile, au lieu que les femmes se trouvaient soumises à un régime exceptionnel; c'est ainsi encore qu'il a toujours été édicté des dispositions spéciales, en vue de la conclusion des mariages. Mais revenons-en à l'examen de la loi qui fait l'objet de cette modeste étude, que r>')US compléterons sans doute dans un second article. L Aux termes de l'art. i de la loi fédérale, nul ne peut jouir de la capacité civile sans être majeur, et cette qualité n'est acquise aux individus de l'on et de l'autre sexe qu'à l'âge de 20 ans révolus. Le législateur valaisan n'avait pas attendu l'intervention de la Confédération pour fixPr à 20 ans l'âge de majorité, car la loi du ~3 mai !877 en avait déjà décidé ainsi. On ne saurait contester du reste qu'il ne fùt absolument convenable de supprimer toute dis- • tinction dans l'exercice de la capacité polilique et dans celui de la capacité civile; or, depuis plusieurs années déjà. c'est à vingt ans que l'on était électeur et éligible. Mais ce n'est pas tout, et d'après Je même article que nous venons de citer, la majorité s'acquiert aussi par le mariage. Pour que l'on se rende parfaitement compte de cette innovation, il convient de rappeler qu'à teneur de l'art. 27 de la loi sur l'état civil et le mariage, il est indis,.•ensable, pour contracter mariage, que l'homme ait atteint l'âge de vingt ans révolus, et que la femme ait accompli son seizième printemps. Mais du moment qu'aux époques indiquées, le législateur ne mettait aucune entrave à leur renvoi, et qu'il les 1-é-
pu tait ~apables de c~lébrer cet acte important, il était on ne peut plus naturel qu'a cette occas1on les époux fussent complètement émancipés à la vie civile. Les cantons de Vaud, Fribourg et Neuchâtel avaient déjà introduit cette disposition dans leurs codes. A l'âge de dix-buit ans également, les mineurs de l'un et de l'autre sexe peuvent être émancipés par l'autorité cantonale compétente. Nous reviendrons sans doute sur les diverses questions que soulève cet article; mais di~s a.ujourd'hui nous ferons remarque-r que, contrairement aux principes du code civil, le mineur émancipé ne demeure en aucune façon sous curatelle, et que sa capacité civile n'est en rien inférieure à celle de majeurs, Ainsi que nos lecteurs l'ont déjà compris, la loi fédérale supprime totalement cette distincti<ln des sexes qu'avait conservée le code civil. A partir du 1er janvier 1882, les femmes ont donc reconquis leurs droits naturels, et rieu ne saurait les empêcher de vendrA, d'acheter, et, qui mieux est. de cautionner. A notre sens, c'est là un incontestable progrès; mais ne serait-ce pas désormais le cas d'inculquer aux femmes une instruction plus virile qu'on ne J'a fait jusqu'ici ? Dès qu'elles sont, en effet, appelées à exercer seules, sans l'assistance de conseil, tous les actes de la vie civile, n'y aurait-il pas lieu d'introduire de sérieuses réformes dans le plan d'étude qui les concerne 'f ..• Nous nous permettons de vivement attirer sur ce point l'attention du Département de l'instroction publique, auquel le succès des examens des r ecrues doit laisser de nombreux loisirs. Mais si le législateur fédéral a fait justice de la distinction des sexes, il n'en a pas moins soigneusement prévu les cas dans lesquels le majeur peut être pr!vé, en tout ou en partie, de la capacité civile. • Les lois cantonales, stallle a. ce sujet l'art. 5, peu vent priver de la capacité civile soit pour certains actes smt totalement. • 1. Les prodig!les et les personnes atteintes de maladies mentales ou physiques qm_les rendent incapables d'administrer leurs biens, ainsi que les personnes qm, par la manière dont elles administrent leur fortune s'exposent elles ou leur famille à tomber dans le besoin. · 2. Les personnes qui se soumettent volontairement à la tutelle ou à la curatelle. 3. Les individus condamnés à une peine emportant privation de la liberté pendant la durée de cette peine. II Au sujet de cet article important, nous ferons remarquer qu'en laissant aux cantons la faculté de priver de la capacité civile, soit totalement, soit pour certains actes, la loi fédérale a consacré la distinction faite par le Code aux art. 315, 3-16 et 325. Mais il est évident que, d:ms l'acception de la loi nouvelle, la compétence des Chambres et Tribunaux. dans l'appréci ation des cas d'interdiction, sera de beaucoup élargie et que, _pour être pourvu d'un CUfateur, il ne sera plus désormais nécessaire d'avoir dissipé la presqUH totalité de son patrimoine. Aux termes de la loi fédérale, il rentre également dans les attributions de l'autorité tutélaire de priver de la capacité civile les p_ersonnes qut se soumettent volontairement à la curatelle. C'est là un prinCipe que notre ancienne législation n'admettait en aucune façon, mais dont nombre de femmes - chose étonnante - ont déjà teflu à faire usage. . L'art. 93 dü Code civil porte que la femme ne peut passer aucun contrat, na autrement s'obliger, sans l'autorisation de son mari. A peine ai-je besoin de dire que cette disposition d'ordre public ne pouvait guère être modifiée par la loi fédérale. Aussi l'art. 6 de cette loi se borne-t-il à renvoyer au droit
1• o5 déjà bon en orthographe et aura acquis sans s'en ap~rcevoir une certaine facilité pour s'exprimer aisément dans la conversatiOn et mêm~ par ~wt. Pour le verbe, comme pour le re~te, il ne faut P?int aborder les difficultes en commençant, mais alltr progres:;tVement du faCile au plu_s comploque et tot?-jours avec méthode, en clas~ant les verbe~ dans un certam ordre, _co~ me Je 't'ai indiqué pour le~ noms et les _adwct1fs. ~es chos~s vague~, diiTu~es, ne sont jamais profitables; seul, ce qm est cla?se,_ groupe, expose avec ordre, soulàge la mémoire, plaît a l'espri~ et le s~t1sfall. . . Dans la conjugaison des verbes, 11 est tres-avantageux de fa1re separer aux enfants le radical de la terminaison, de ne pas donner le même verbe a _conjuguer à tous les temps et à toutes les personnes. On peut pre~dre t~o1s ou quatre verbes à la fois, ou mêm~ un pl~s grand nom~re, et at_outer a chacun un complément différent; fa1re conJu~uer le ,Pr~m1~r ~onne, aux quatre premiers temps, par exemple, en ayant som que 1~leve ecnve le complem_en~ à toutes les personnes; le second aux qc~atre ou cmq_ temps smvants, et am~1 de suite; quelquefois aux temps simples, d'autres ro1s aux temps composes De cette manière les élèves apprenn~n~ promptement bon nombre de verbes et par suite, ils acquièrent b1en des 1dees. . . 'En me résumant je dis; pour l~s _coml!le~çants, !a prat1q~e dm~ precéder la théorie · il y a bien des inconvements a separer 1une de !autre, tl ne ,raut as expliquer trop de choses à la fois, ni exposer les mêmes choses .d une ~an ière différente 11 faut d'abord enseigner ce. q~'il y '!- de plus _essent!el, l~s règles principales, sans entrer dans _trop de det~lls, qm embromlle~t 1esprit des enfants au lieu d'v porter la lum1ère. C'est lad allleurs la pensee d~ Fénelon répondant à I'Àcadémie française qui l'avait COJ?SUité su~ un projet de graminaire. «Il me semble, dit-il, qu'il faut se borner a .une methode co~rte et facile. Ne donnez d'abord que les règles les plus.génerales, les except10f!S viendront peu à peu. Le grand point est d~ mettre une p~rsonne le pl~s tot qu'on peut dans l'application sensible des regles par, u~ frequ~nt usag.e, ensuite cette personne prend plaisir à remarquer le _detail d_es regles qu e~le a suivies d'abord sans y prendre garde. » Cette p1amère ~e JUger venant d une re~te ? . Pareille autorité ne mérite-t-elle par d'être pfiSe (pour Extralt de l' Educatwn.)
cantonal la capacité civile des femmes mariées. Le mari n'étant rien moins que le r.hef de la communauté, on comprend sans trop de peine, que la femme ne saurait, sans l'assentiment de celui-ci, faire aucun acte important de la vie civile. En attendant qu'un peu plus d'expérience l'ait convaincu de toute l'opportunité de cet état de choses, nous prions l'instituteur qui nous a consulté à ce sujet de bien vouloir se contenter de cette réponse. Je ne terminerai pas ce rapide et premier examen de la loi fédérale, sans en signaler l'article portant que toute restriction de la capacité civile pour d'autres causes que celles mentionnées ci-dessus, est rigoureusement interdiV'. D'où il suit que les dispositions de certains codes suisses restreignant la rapacité civile des religieux, virtuellement abrogées déjà par l'art. 4,9 de la Constitution fédérale, sont à tout jamais bannies de notre droit public. Nos lecteurs ne manqueront pas de se souvenir qu'a l'occasion de la convention avec le V. Clergé, le Grand Conseil du Valais en avait déjà fait un véritable auto-da-fé. Achille CHAPPAz, avocat.
Manière d'enseigner la grammaire aux enfants. (Suite.)
Quand on s'est assuré que tous les élèves comprennent, ou du moins le plus grand nombre, on passe à l'adjectif ; mais, s'ils n'avaient pas suffisamment saisi, il faudrait revenir encore sur le nom, car, en grammaire, comme en autre chose; il est de la dernière importance de ne passer à une leçon nouvelle que quand les élèves possèdent bien celles qui précèdent. Il les ont bien comprises, du moins supposons-le. Après avoir désigné un objet de la classe que tous les élèves voient, Je maître y ajoute lui-même un mot désignant ou la forme, ou la couleur, ou l'utilité, ou enfin une qualité quelconque bonne ou mauvaise de cet objet, puis il dit aux élèves que le mot qu'il vient de joindre à ce nom est un adjectif. Il donne ainsi plusieurs aut res exemples, et après cela chaque élève doit trouver un nom et y ajouter un adjectif. Pour l'adjectif ou peut suivre la même classification que pour le nom, c'est-à-dire groupt•r l'ensemble; i o les adjectifs se rapportant à des noms de personnes; ~· à des noms d'animaux ; 3• à des noms de choses ; 4• à des objets rationnels. Après cet exercice de vive voix qui doit être en même temps un exercice écrit sur Je tableau noir, le maitre dicte une liste de noros auxquels les élèves doivent en leur particulier ajouter des adjr.ctifs. Ce travail se fait à tête reposée et généralement en étude. A la classe suivante on procède à la correction de la même manière que pour le nom. Quand le dévoir est corrigé, que chaque élève a dicté une petite partie de son travail à celui qui écrit au tableau noir, on donne alors la définition de l'adjectif que l'on fait réi'éter à tour de rôle jusqu'à ce que tous la sachent par cœur. Il faut mettre une grande attention à ce que les exercices soient toujours parfaitement conformes à la définition et surtout rendus très-intéressants par l'adresse du maitre. 11 serait trop long et inutile d'ailleurs de suivre ainsi les dix parties du disr.ours; il me suffira de dire, avant d'al'hever, un mot du Verbe. Le Verbe, c'est le mot par excellence, c'est le lien des idées, c'est l'âme et la vie du dis· cours, par conséquent il mérite une attention tout~ spéciale de la part dtl professeur qui enseigne les éléments de la grammaire aux petits enfants. Un élève qui aura été de bonne heure rompu à la conjugaison d~s verbes sera.
Education des filles de la campagne. t
(Suite.) 3• IJ éducation doit préparer la jeune fille à rempli-r un jour les devoi!·s d'épouse et de mère. . , . , L'institutrice ne doit point l'oublier, cette ]l'Une enfant quelle ~leve .~u jourd'bui sera placée u_n jour à_ la tête d'un ménage; elle devra s acqmtte~ de certains devoirs qUI sont, d1t Fenelon, le fondement de to~te l_a v1e _bu maine. Elle unira son ~ort et Sil vie à un ~oml:!le fJlus ~u m01ns m~trUit et
bien élevé. Si le mari est grossier, ne conv1ent-il pas qu une_ femme ecla!ree l'folève peu à peu au niv~au qu'il'n'a P!I att~indre, qu'elle ~Olt l~ rayon ble~ faisant qui porte la lumicre dans son mtelhgence obscurc1e, afin q~e la v1e matérielle ne l'absorbe pas tout entier et ne le livre pa~ au~ pass1~n~ _dont l'ignorance est la funeste sour?e· Si, au ~ontraire, le man _a frequ~nte 1 ecole dans son enfance, s'il a profite des ense~gn~ments reçus, 11 se pl alfa. dans la société d'une femme instruite, sur la9uelle 11 p~urra comp~er pour la bonne gestion de ses affaires et la comptab1hté du men~ge, et qm saura le ~eposer de ses fatigues et de ses soucis par une conversatiOn agreable et sensee.
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56 Mais combien plus nécessaire encore est l'éducation à la mère de famille, chargée de la grande et difficile mission d'élever des enfants. Si cette jeune mère a été elle-même bien éle\'ée, si elle a des principes religieux et moraux qui sont la base de toute éducation, les enfants recevront intact le patrimoine de la famille, ils pourront le transmettre eux-mêmes à la génération suivante, et notre vieil adage : • Telle mère, telle fille ; tels parents, tels enfants, • sera toujours vrai. Une femme fort instruite et bien élevée à qui ~on mari demandait un jour il. quoi sert l'espriL à une femme, lui répondait: «A le transmettre avec son sang. • Elle avait raison. Ce n'est pas, en effet, pour briller, pour occuper les hauts emplois du gouvernement, qu'une femme a besoin d'instruction, mais pour bien élever ses enfants. ' Ce ne sont pas les femmes qui ont inventé l'algèbre ni le télescope, mais, dit Jos. de Maistre, c'est sur leurs genoux que se forme ce qu'il y a de 8lus excellent dans le monde :un honnête homme et une honnête femme. • n dira peut-être que la piété sur· plée à l'édur.ati(•n. qu'une mère, pourvu qu'elle soit pieuse, est en état d'élever convenablement sa famille. Mais quelle peut-être la piété jointe à l'ignorance~ Une piété de routine, ordinairement réduite à des formules que la IJouche prononce et que la conduite désavoue. « La piété elle-même, dit un illustre évêque, la piété toute seule ne suffit pas à de tels devoirs ; ou plutôt la piétt'>, sans un solide fond de connaissances, n'est qu'une piété amoindrie et superficielle, faihle ou fausse, incapable par conséquent de donner la vigueur et l'énergie nécessaires: c'est la piété agissante, la piété ;;age et éclairée I]Ui seule peut être d'un secours efficace pour tous les devoirs sérieux de la vie. • La mère est la première institutrice de l'enfant. Cela e3t plus vrai encore dans les familles rurales où Je père, absorbé par le.s soins de la culture, s'occupe très peu de l'édu•:ation de ses e{lfants et en laisse à la mère toute la res· ponsabilité. Il s'agit de 1-1réparer pour l'avenir ces femmes fortes si rares de nos j11ur~. parce que la première éducation leur a manqué. Napoléon I••, s'adrl.'ssant un jour à Mm• Campan, lui dit: • Les anciennes modes rl'édur.ation ne valent rien. Que manque-t-il aux jeunes personnes pour être bien élev~es?- Des mères 1 , répond la célèbre institutrice.. L'empereur, frappé de cette r.'ponse, lui répondit: « Voilà, madame, tout un sys· tèrne d'éducation ! , En effet, c'est assurer l'avenir que de préparer de bonnes mères, car. on l'a dit avec raison : si les hommes font les lois, les femmes font les mœurs. (.A. suivre.)
ARBORICULTURE ltloltipUcaf.ioo des arbres par marcottage.
On se rappelle que dans les numéros du Supplément de l'année dernière une série d'articles ont été publiés sur l'arboriculture. Traitant ce sujet en Yue surtout de l'organisation et de l'établissement des pépinières dans notre canton, on a vu comment elles peuvent et doivent ëtre étahlies. Comment on doit faire les semis et diviser le terrain destiné~ cette fin. Pour répondre am désirs que m'ont exprimé plusieurs de mes collègues je me propose de con· tinuer cette année encore à donner qudques conseils pratiques sur cette matière. - Sur ce, revenons à notre sujet. Outre la multiplication des arbres au moyen de semis on peut encore avantageusement les multiplier par marcottage. Pour cela on prend une tige pas
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57 trop âgée que l'on coupe à un décimètre au dessus du sol. La souche restant se ramifie en poussant une quantité de rameaux dès sa hase que l'on recouvrira à. moitié de terre dans le courant du mois d'août ou au commencement de septembre. Toutefois avant de les recouvrir de terre on les entai Il' ra e.n· viron des trois quarts et près de leur hase avec un couteau. On fixera en sm te un brin d'herbe dans l'entaille afin d'empêcher celle-ci de se renn er. Les rameaux ainsi disposés poussent des racines déjà même sou veut assez Fortes la première année pour qu'au printemps suivant on puisse finir de les détacher complètement de la souche mère pour les transplanter ailleurs, où ils seront greffés dans le courant de l'été et traités depuis comme ceux obteuus au moyen des semis. Cependant si les jets ainsi obtenus n'avaient pas assez de racines la première année pour qu'ils puissent se passer de la souche, on les y laisserait jusqu'à l'automne suivant. Pour achever de les détacher on enlèvera avec la plus grande précaution la krre qu'il y a autour de la souche afin de ne pas porter aueinte aux racines. Comme on le voit, cette méthode de procéder est très simple. et d'un av~!ltage réei J?Our u•1e multiplir~tion_res treinte Si l'on veut obten1r des espahers on operera sur cognassrer, srnon on opérera sur franc. Les arbres obtenus par ce procédé sont très-productifs et deviennent· très-vieux. brachage et transplantation dt>8 arbres.
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En général sa ur dans un terrain trop humide, les plantalions doivent se faire en automne. Il est même bon de les faire de houne heure avant mêmr que la sève soit complètement retirée. En procédant ainsi ks jeunes !Jia.nts poussent déjà des racinrs, souv11nt de quelques ceutimètres, avant l'arrivée de l'biver; ce qui contriLue puissamment a la bonno réussite des arbres ct active leur développenwnt en priutemps. Pour arracher les jeunes arbres de la pépinière on fait une tranchée Je long des sujets que l'on veut sortir à une distance do 6 décimètres sur une profondeur de 60 à. 70 c-entimètres, après quoi on peut les retirer a.vec la main ct sans effort. Cependant si quelques racines avaient été endommagées il faudrait les couper en bist·au, mais de mauière à ce que la pllrlie coupée r''POS\l sur le sol quand l'arbre est debout. Les creux où doivent êtrl' pbntés les arbres seront autant que possible faits à l'avance. Leur dimension sera pour le minimum de au mojns tm50 de diamètre et de forme au:<si irrt'gulière que possible parce que si les parois en étaient lisses il est bien certain que les r~cines contourneraient au lien de s'étendre au loin. Leur profondeur sera d'environ 60 centimètres, excepté là où le sol se composerait de terre glaise qu'on ne doit jamais entamer. Dans les terrains pierreux et sujet' aux inondations, ou même dans ceux qui seraient excessivement humidl'S on plantera en butte; c'est à dire qu'au lieu de faire des creux on amènera. autant de terre qu'il sera nécessaire pour recouvrir les racines et assurer la rl'prise de J'arbre. Ce mode de plantation est excellent et les arbres ainsi plantés sc de· veloppent très·activement. Pour les garanti r des accidents qui pourraient leur arriver on ùoit leur donner drs tuteurs que l'un plante déja au fond des creux avant d'y placH les arbres afin de ne pas porter atlt>inte â.lcurs racine~. JI im porte de pl:~ccr les tuteurs du même CÔté, OU a alorg J'av~nl~ge de pOLlVOir f~Ci lernen t les remplacer l'li cas d'accident si l'un d'eux venait à manquer On prmrra pour préserver ces jr,unes plants des arùeurs dn soleil les badigeonner au printemps arec une couchr de bouse de vache délayée dans de l'eau avec de la chaux et de la terre glaise. La hauteur des t\Jteurs devra tou.jours rester en
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dessous de la couronne de l'arbre et les ligaments employés pour assujettir celui-ci au tuteur ne devront pas les serrer trop fortement afin d'éviter tout étranglement. Le collet de l'arbre devra être a environ 5 centimètres au· dessus du sol après sa mise en terre. Pour faciliter l'observation de cette règle il suffira de placer un tuteur en travers sur le crl'ux, ce qui indiquera. a quelle hauteur doivent être placés les sujets pour que leur collet soit main· tenu à la hauteur voulue. On aura soin de bien tasser la terre autour des ra· cines, et on commencera d'abord par y placer la meilleure au fond des trous et on réserve la moindre pour la dernière. Pendant les premières années on veillera à ce qu'il ne pousse pas d'herbe autour du pied des jeunes arbres, car cela épuiserait la terre au grand détriment de ceux-ci. Si les arbres qu'on transplante viennent de l'étranger et que leurs rncines soient déjà à demi desséchées on devra les tremper dans la composition sui· vante. On prend une certaine quantité d'eau dans laquelle on fait bouillir de la terre glaise, du goudron et du f umier de manière à former une bouillie claire dans laquelle on trempera les racines des arbres quand ce mélange sera refroidi. Une fois les arbres plantés on devra les tailler afin de retraucher une par· tie de leur bois qui absorberait la sève aux dépens de leurs rac,ines qui doivent surtout se développer. Pour cette opération on se basera sur la plus ou moins grande quantité des racines des SUJets. C'est à dire qu'un sujet qui anra peu de racines devra être plus taillé qu'un autre qui en aurait beaucoup.
NOTES DE NOVEMBRE 4.
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Mon cahier ainsi disposé je n'ai besoin de relever les noms de mes élèves qu'une fois par mois, et comme on ~e voit un petit_carré par élèv~ suffit pour l'inscription de ses notes de chaque JOUr. Reste mamtenant a savOir comment on doit les inscrire pour le faire d'une manière pratique t t avec le moins de temps possible. VoiCI la légende dont je me se!'l< depuis nombre d'années: ;a ...~ :l·; :8.,... ;a .!:1 0
(A suivre.)
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DU CAHIER DE NOTES DANS LES CLASSES Quelle que soit l'école qu'un instituteur ait sous sa direction, ne se corn· po5erait·elle que d'un~ der~:li-douz_aine d'~lèves, il ne saurai~ ~e pas~er _d'un cahier de notes pour mscnre au JOur le JOUr celles de ses eleves, ams1 que leurs absences. A div~::rses reprises, notre Département de l'Instruction publique, toul en en_reco~andant l'emploi: s'e_st chargé d:en fou.r~1ir _a un prix relativement mod1qull a ceux de MM. les mst1tuteurs qu1 en des1ra1ent. Malgré cette avance de la part de l'autorité supérieure, je ne pense pas que les cahiers de notes éd it~s par les soins de celle-ci, aien.t trouvé P,arrni le cor.{ls enseignant un accue1l des plus favorables. Pourquoi cela? G est ce dont Je n'ai pas à m'occuper ici. Seulement, s'il m'est permis d'émettre u~e appréciation, je pense que cela vient en grande partie ~e ce que ces cah1er_s d~ notes n'étaient pas assez simples, et partant pas prat1qucs du tout. Ensmte, •ls en· tr.linaient un surcroît de besogne avec lequel nos instituteurs doivent co mpter. En effet, outre la notation journalière, on était obligé de r elever chaque semaine dans la plupart de ces lormulaires les noms dtl ses élèv~s. Or, dans des classes nomi.Jreuses, où les maîtres ont déjà plus d'ouvrage qu'il ne leur en faudrait, on comprend qu'on apprécie le temps a l'êgal de l'argent. Pour remédier il cet inconvéni...ut et parer à cette perte de temps, les lecteurs du Supplément ne m'en voudront pas si je viens leur dire comment j'établis et je remplis ensuite mon cahier de notes. Au commencement de l'année scolaire, je m'achète un cahier , ordinaire· ment cartonné ou doublé en toile cirée, et réglé, puis je prends les pages 2 et 3 pour novembre et lJ: et 5 pour décembre et ainsi de smte , pages que je dispose et règle de la manière suivante.
P aooable Médiocre Mal
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Abaenc
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oi elles ne sont ni autoriaéoa ni j uatifit!oo. Justifi ées
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En publiant ces quelques lignes je n'ai la prétention d'impost'r mes idées à personne, m.on but_est simpleme~t de_prov?quer un~ étudtl en Clllllm~n de ce svstéme d'emulatiOn afiu d'arriver a a\Olr un cahier de notes au::s1 pratiquè et aussi simple que possible. H-M. *) Les carrés restent en blanc pour les élèves qui ont satisfait. - On commencera à. punir en les ret!lnant après la classe ceux qui auraient doR notes médiocres.
SO:LV~J:Ollfll DBS IIB.OBLBMBS OOllf~llllfVS
dans le nnméro de février. 1'" Question. - Si chaque coupon est de 1 1/ 2 mètre, 45 mètres donneront _!5_= 30 coupo11s. Il semble donc qu'il faudra 30 jours pour couper toute la 11/ 2 pièce: c'est une erreur ; il ne faudra que 29 jours attendu qu'il n'y aura. que \!9 coupures.
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60 2m• Question. \Journées des femmes: 4 fois 25 = 100 journées. 1 cas ZJournées des enfants: 3 fois 25 = 75 id. m• Ç Jourp~es des femmes: 5 fois 24 = 120 journées. 2 cas( Journees des enfants : 2 fois 24 = 48 id. En comparant ces deux cas entre eux on voit que 20 journées de femme (120-100) valent 27 journées d'enfant (75-48). Si l'on représente par 27/27 lajourn6e d'une femme, celle d'un enfant vaudra 20/2"7. n faut donc multiplier les 100 journées de femme par 27/27 = 2700/27. Et les 75 journées d'enfant par 20/27 = 1500/27 ; puis faire la somme de ces deux produits = 4200t27 et diviser cette somme par la journée d'une femme et d'un enfant réunis, soit 47/27. Le quotient de cette division donnera la réponse demandée; soit 89 jours ] 7f47. Note de la Réd. - Des nombreux abonnés que compte le Supplément, quelques-uns seulement ont daigné nous faire parvenir la solut.i on aux questions posées. Nous attribuons ce fait pour une part au retard survenu ici et là dans la distribution du numéro les contenant, et pour l'autre à un petit péché de paresse chez un grand nombre, car nous connaissons beaucoup d'abonnés qui peuvent se tirer honorablement de cette sorte d'exercice. A cet égard nous avons vu avec plaisir que ~m.. les institutrices particulièrement ont répondu avec empressement à nott·e appel, et si, comme l'un ou l'autre régent, elles n'ont pas toujours réussi elles ont au moins fait preuve de bonne volonté. En souhaitant qu'ils soient plus heureux la prochaine fois, voici les noms de ceux qui ont bien résolu les deux questions. Deux anonymes de Sion. M. Mat·ius Curdy, instituteur auœ Evouettes. La solution du 2m• problème est l'œuvre de ce dernier; nous l'avons choisie de préférence, comme nous paraissant plus compréhensible pour la généralité des abonnés. Nous avons reçu également plusieurs réponses satisfaisantes à la l " question, mais, vu la facilité de celle-ci, nous ne croyons pas devoir publier les noms des abonnés qui nous les ont adressées. Il va sans dire que ces derniers se sont essayés en même temps à faire le 2'"• problème et il s'en trouve parnùcux qw, sans l'avoir résolu de manière à mériter une mention, ont approché d'une solution juste, gage d'un meilleur succès pour l'avenir.
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BIBLIOGRAPHIE L'EDUC.A.TION .A. L'ÉCOLE PRIMAIRK AU llOYEN DE L'INTUITION BT DU STYLE par Alfred Destexhe instituteur. - Liège 1878. L'ouvrage que n~us annonçons n'a pas le mérite .d'être entièrement neuf; nous croyons cependant utile d'en parler encore. Ce line estven~ ~ombler une lacune parmi nos manuels scolaires et sa place est da~s la b1bhothè~u~ de cnaque instituteur. Si l'enseignement de la langue françatse a ét? fort delal~Sti jusqu'ici, la cause doit en être imputée pour une bonne part à 1 absence d un ouvrage approprié dans ce but. . . , M. Destexhe a divisé son ouvrage en trois parties ou, deg~ea. Tous l~s ex_e.roices renfermés dans les trois degrés sont basés sur 1 enseJgne~en~ lDtwtif. L'l!lève aura l'objet à décrire soue les yeux, ill'étu~era et ensw~e il en donnera une courte description de vin voix ou par écrit. Il d~vra en~m~rer llt no=er les choses qui sont à sa portée, les cla~ser et ensuite les decrue. Le premier et le second degré débute par des devmrs de ce genre : Indiquez 5 vêtements d'homme ;.5 vêtements de fe?Jme ; ,. , . Indiqùez 5 actions que l'élève fa1t en classe ; 5 actions qu Il n est pas b1en de faire ; ou bien encore : . A. quels animaux est-on redevable de nos bas, de no~ souliers, etc. Description: l a vache, la maison, l'école, etc., eto. Des exermceR de style de to~t genre et de petites lettres usuelles terminent les exercice~ du second. degre. Arrivé au troisième degré, M. Destexhe aborde e~ plem les ~xercices. de style proprement dit. Aussi nous bornerons -no~s à declarer q~e r1en n~ la1sse à désirer soit pour les procédés à suivre, sOit pour .1 ~ chou des SUJets de compositlon. Il a su allier la variété, t'agrément et l'utilité tout à la fots. Ce que nous voudrions voir dans cet ouvrage, c'est un cachet plus franche1nent chrétien; il nous parait que l'aut.eur a .voulu faire un livre où to~~ les cultes méritent à ses yeux la même CODSidérati~n. N 0~8 ne pensons vas qu 11 a là matière à censure, mais pour nous, catholiques. il nous faut 1 affirmatiOn de nos principes en tout et partout. Pour se faire une idée de l'abondance des matières de cet ounage, n.ous dirons en terminant que le prenùer degré a 71 exercices, le 2•• 103 ex?rc.ICes ou sujets de lettree et le 3•• renferme 110 sujets de lettres; 6~ descnptions etc. ·' 20 narrations ·' 13 exercices divers et enfin 15 modèles de divers auteurs. A.. M.
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Nous dirons une foie pour toutes 1 que l'Editeur de Supplément se chargera avec plaisir d~ procurer à ceux qui les.lui d?m~nderon.t, les ouvragea mentionnés dans cette publication sous le titre Bibliographie.
QUESTIONS D'ARITHlUÉTIQUE 1. Un éditeur doit réimprimer un ouvrage qui avait 13 volumes. Le nombre des pages par volume sera augmenté de '/8 ; le nombre des lignes sera diminué de 1 / 9 • Combien cette nouvelle édition aura·t-elle de volumes? 2. Un père interrogé sur l'âge de son fils et de sa fille, répondit: Ma fille a 5 fois l'âge qu'elle avait quand mon fils avait son âge actuel et quan<l elle aura atteint l'âge que mon fils a maint~:>nant, ils auront 88 an~ à eux deux. Quel est l'âge de chacun? Note de la Réd. -Nous publierons dans notre numéro d'avril les noms
de ceux qui nous auront fait parvenir jusqu'au 31 de ce mois la. solution juste des deux prohlèmes ci-haut. Nolls fHons observer a ce sujet que l'on doit figurer sur l'état des abonnés pour prétendre, le cas échéant, à la mention de son nom dans notre feuille.
CHRONIQUE ET AVIS SCOLAIRES Echo des Conférences. - On nous éorit de Martigny- Vt'lle. C'est l e 15 février dernier que les instituteurs, ~e notre district ~e s.ont réunis en conférence à Martigny-Bourg, sous la presidence de,leur ~elé mspecteur, M. Gross. La. séance a duré de 9 h . du m~tin ,à ~ h ., C est. due ~ue les instituteurs ne marchandent pas le temps lorsqu il s agit d exammer, d apJ?rOfondir les questions proposéeR à leur ~tude. P~esque tous les membre? avaient traité l'un ou l'autre des sujets donnes; plusieurs, avec succès et dune manière distinguée.
62 Après quelques conseils et diverses directions donnés par M. Gross avec la bienveillance qu'on lui connalt, quelques rapports ont été lus et suivis chacun d'une discussion intéressante et parfois animée. Parmi les principales idées qui se sont fait jour on peut mentionner les suivantes: l " Sujet. - Style, composition. - M. Bochatey voudrait remplacer notre grammaire actuelle du Valals, par celle de La.riTe et Fleury mieux appropriée à l'enseignement de la composition. - M. Fache condamne la méthode qui consiste à donner un temps trop considérable à l'enseignement de la gra.mmaire et à considérer les exercices de composition comme un simple couronnement des études grammaticales. - Comme moyens propres à rendre nos j eunes gens plus capables de rédiger un sujet de style, le secrétaire de la conférence indique: l'emploi de la méthode intuitive, la culture du j ugement avant celle de la mémoire et de préférence à celle-ci. Il voudrait que l'on consacrât moins de temps à la récitation, aux conjugaisons et aux analyses écrites, surtout aux copies au correet afin d'en avoir davantage à employer à des exercices de diction, de composition, narration, etc., et surtout à soigner le comp te-rendu de la lecture. - - 2•,. Sujet. - Chant. - Quelques instituteurs recommandent l'enseignement du plein-chant. Cette proposition eRt combattue par MM. Bochatey et Emile Guex ; ce dernier désirerait, de plus, que l'enseignement du chant fût continué dans les écoles d'adultes. -M. Genoud, M••, indique la marche à suivre dans les leçons de ce genre. -Une séance aussi bien remplie que l'a été celle dont il vient d'être donné no rapide aperçu, méritait une récréation. Celle-ci ne se fit pas attendre. La cloche du diner venait de jeter ses sons les plus argentins et les plus engageants. Pendant cette dernière partie de la journée, moins sérieuse que la l '• l'entrain le plus cordial et la gaîté la plus franche n'ont cessé de régner. Au moment de prendre part à cette agape fraternelle on a. remarqué à regret l'éclipse de 4 membres de la conférence. Pour être juste il faut dire que leur a.bsence était en quelque sorte justifiée : L 'un avait les artères gastriques atteintes d'une inflammation de j;·aternité, l'autre souffrait de la. fièvre philant,·opique, un troisième a.vait la lassitud!·, etc. ; tous étaient porteurs d'noe déclaration délivrée complaisamment par des disciples d'Esculape. Avant la. fin de cette joyeuse fête, la conférence s'est fait un devoir et un plaisir d'envoyer à M. le chef du Département de l'Instruction publique un télégra.mme pour le remercier de ses généreux efforts pour propager l'inBtruction dans le canton. Une dépêche apprit bientôt aux instituteurs que M. le Conseiller d'Eta.t Roten les accompagnait de ses vœux dans leura pénibles travaux: : Un triple et chaleureux vivat suivit la lecture de cette agréable communication. MY. Luy et Vittoz, instituteurs a.ux écoles catholiques de Vevey, saluère~t aussi par un télégra.mme leurs amis réunis à Martigny. Mille mercis pour leur bon souvenir. R., secrétaire de la conférence. A propos de conférence, celle des instituteurs du district d'Entremont a eu lieu à Sembrancher, jeudi, 9 de ce mois, et celle de Conthey se tiendra. à Ardon, le mardi 21 mars prochain. Enfin, la seconde conférence de l'arrondissement occidenta.l St-Mo.uricellonthey a.ura lieu à St-Maurice le 20 a.vril procha.in , soit le même jour que celle des districts de Sion et Hérens, qui se tiendra. à Saviése. A. cette occasion nous prendrons la liberté de prier MM. les Inspecteurs ou les conférences lors de leur prochaine réunion, de désigner régulièrement un
68 instituteur pour noue adresser en temps voulu et sans ultérieure demande de notre part, un compte-rendu des travaux et décisions des confér~nc~s. Nous désirerions même la désignation d'un correspondant pour chaque dis_tnct a.vec mission de tenir régulièrement notre publication au courant de11 fa1ts et tr~ vaux importants qui s'y accomplissent en matière scolaire. Par là, le Supplement offrirait plus d'intérêt encore, et c'est le devoir de tous ses abonnés d'une manière générale de faire leur possible pour donner de la vie à cette petite feuille. Exemple à suiv1·e. - L es futures recrues de la commune de MartignyCombes ayant été examinées par M. l'Inspe?te~r, en pr~sen~e d'une dé~éga; tion du Conseil communal et de l a comiiDSSIOn scolarre, 11 a été dec1de qu'aussi bien que les illet~rées, celles a!~nt une i?struction suffisante sera.ient astreintes à fréquenter l'ecole de répétitiOn du dunanohe. Postes. - Bien que nous ayons déjà rappelé a.ntérieurement que les commissions scolaires et le personnel enseignant, n'o!it plus d.roit pour le mo~ent au moins à s'adresser officiellement au Sec7·etanat du Departement de lInst1·uction publique, même en observant le~ formalités p~stale~ requise~, nous croyons utile de la rappele1: encor.e une fo~s, quelques pl!s arnvés depms nous ayant convaincu que nos lignes ~ ce. SUJet on~ passe. maperçues po_ur !?lusieurs. Toute lettre traitil.t-elle d affarres scolaires, d01t être affranchie SI la suscription porte : lu secrétariat, etc. En revanche elle arrivera sans frais à cette dernière adresse si l'expéditeur a soin de rédiger celle-ci comme suit: Au bureau du Départ'ement, etc., et de ne point oublier non plus les formalités postales qui exigent outre l'inscription du mot officiel sur l'enveloppe, celle des nom et qualité de l'envoyeur. Instruction civique. -A. ce sujet nous extra.yons le passage suiv!lnt d'une lettre que nous écrit M. Z. Mabilla.rd, instituteur à Lens. Nous souhwtons que le procédé ingénieux qu'il y fait connaitre, se popularise au profit de l'ensei, . gnement de cette branche : . , , Malgré que j'eusse longtemps ~xplique_à mes lllève~ du cours de. replltition l'organisation des divers pouvoirs pu?hcs, rares éta:.ent ce~ qm ne les confondaient pas quand on les. interrogea!~ la-dessus. L_1dée m est venue un j our de transformer momentanement, en gmse de récréation, la salle de classe en palais fédéral. D'abord j'avais deux divisions qui devinre~t les deux sections de l'assemblée fédérale. On procéda alors à diverses votatwns où les deux Conseils délibéraient séparément, puis à des élections où ils étaient réunis. Après cet exercice, je fis de nouvelles interr ogations. Bien petit était cette . fois le nombre de ceux qui ne répondaient pas convenabl?me_nt. " A propos des lignes ci-haut. nous rappel~erons 9-ue 1 artlcle InstructiOn civique publié dans notre dermer numéro fa1t mentiOn (V. page 40 a.u bas) d' un procédé analogue à celui employé par notre correspondant, l~quel se servait déjà de celui qu'il préconise bien avant que le Supplément ait reproduit l'étude en question. A chacun le sien. A nos correspondants. - La communication qui précède nous enga.ge à recomma.nder aux membres du corps enseignant, soit à nos abonnés d'une ma.nière généra.le de vulgariser par la. voie de leur organe des procédés qu'ils auraient ava.ntag'eusement employés po~ l'enseignemen~ de te~e ou te~le bra.nche. n faut à l'inverse du mauvais semteur dont parle 1 Evang•le, ne pomt enfouir le tale~t que l'on peut avoir reçu, mais le faire fructifier le plus poe· sible. De notre côté, nous nous cha.rgerons toujours avec plaisi.r de retoucher, si de besoin, les lignes que l'on nous a.dressera pour le Supple71lent, car nous
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N• 5.
savons que le temps fait parfoi11 défaut pour se relire et soigner ses manuscrits. .A Mesdames les Institutrices.- M.... les Institutrices qui ne nous ont pas encore fait tenir le montant de leur abonnement en argent ou en timbresposte sont priées de nous l'adresser par l'intermédiaire des conférences qui auront lieu prochainement. !.près celle-ci nous prendrons en remboursement la valeur des abonnements qui n'auraient pas été réglés de la manière cihaut indiquée. La même observation s'adresse d'une manière générale aux personnes qui ne paient pas leur abonnement comme le font les r~gents en versant une cotisation d'un franc à la Société valaisanne d' Educatwn.
Avril.
1881-82.
SUPPLÉM.ENT VALAI.SAN AU BULLETIN PÉDAGOGIQUE
publié sous les auspices de la Société valaisanne d'Education. Jésus-Christ. - Encore le livret de correspondance. Le travail de l'instituteur. - Arboriculture. - Education des filles de la campagne. - L'instituteur, ses moyens de perfectionnement. - Questions d'arithmétique. - Chronique et avis scolaires. - Variétés.
· SoMMAIRE. -
V AB.I:ÉI'l'BS Anecdotes scolaires.
*•
Le petit Henri est un jeune financier qui promet. En repassant son hi:toire sainte, il était arrivé à l'histoire de Joseph. - N'a-t· on rien à reprocher à ses frères ? lui demande son père faisant al· lusion à la vente célèbre. - Si, fait aussitôt le petit, ils eurent le grand tort de le nndre trop bon marché. *** Un mot d'enfant terr~ble : . . Le maitre d'école. - .Ma1s mon cher enfant, comment se falt-11 que tu ne fasses aucun progrès dans la lecture? à ton âge je lisais couramment à première vue. L'enfant. - C'est que sans doute vous avez eu un meilleur mattre que moi. *** Charles, qu'entendez-vous par une forêt vierge, demande le mattre d'école à un élèTe. L'enfant. - Une forêt vierge est oolle où la main de l'homme n'a jamais mis le pied. * Le professeur. - Vous devez bien connattre maintenant la différence entr: découverte et invention. Si je dis par exemple: , J'ai inTenté la poudre ~, le mot invention est-il à sa place? L'élève. -Non! car vous n'avez certes pas inventé la poudre. *** Dialogue entre un instituteur et un père de famille. -Votre fils est un paresseux, je ne puis rien lui faire faire. - Mon fils Antoine, ce cher enfant; vous ne pouvez rien lui faire faire, c'est un paresseux? Comme vous .le mécon~aiss~z, ce brave enfant. Cert~ine ment qu'il est l'un des plus a pphqués qu'il y a1t au monde. Seulement, 11 no peut rien faire de lui-même, il faut toujours être derrière. . 2m• Dialogue. - Monsieur, votre fils me donne beaucoup d'ennm. Il ne tmvaille pas et répond avec insolence. -Ne pouvez-vous pas agir un peu sur lui. Vous ne savez donc pas vous faire respecter que vous vous adressez à moi ? -Je comprends, monsieur. Vous laissez faire votre fils à sa tête; vous le giLtez et vous prétendez que je fasse ce que vous ne savez ou ne voulez pas faire. C'est plus commode qu'intelligent.
JÉSUS-CHRIST
L'Education, excellente revue pérlagogique hebdomadaire, paraissant à Paris, a récemment publié, sous le titre les Maîl1·es de l'wlance, une série d'articles consacrés aux geands éducateurs de la jeunesse. Nous empruntons à cetLe étude les lignes suivantes qui nous présentent, r-i::t Celui dont elles retracent la mission, le plus grand Maître de l'Enfance. 1. A Jésus-Christ: le Fils de Dieu fait homme, la place la première dans ces pages écrites pour J'enfance et pour ses maîtres. Tous les âges et tous les siècles trouvent en lui un modèle et l'éducateur le plus grand de l'humanité. Qui a lu l'Evangile connaît sa méthode et ses procédés. Il agissa~t et il parlait ; il donnait au monde le spectacle des vertus les plus hautes et les plus simples et il les faisait aimer. Quand il parlait, ses enseignements avaient une transparence qui laissait apercevoir à tous les regards les vérites les plus sublimes. Toujours il usait de sa puissance pour opérer le bien partout où il passait : guérir les corps, relever les âmes tombées, rendre Jeur beauté à celles qui l'avaient perdue, pardonner, P.t bénir. En commençant ce tableau, notre plume tremble. Elle sent qu'elle n'aura pas, pout le remplir, des traits assez forts, assez complets ct asst'z délicats. Puisse, du mojns, cette faible esquisse inspirer à nos lecteurs la pensée de s'arrêter avec respect en présence de la grande figure de Jésus-Christ po11I' l'étudier euxmêmes, et s'efforcer de .comprendre son œuvre éducatrice! Il le
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