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6 octobre 2011 No 553

A propos …

C’EST LEUR ANNIVERSAIRE

Se caser… le deadline!

Joane Lerbourg

née le 8 octobre

Jeudi 6 octobre :

Amy Jo Johnson (Actrice), Elisabeth Shue (Actrice), Britt Ekland (Artiste), Carole Lombard (Actrice), Le Corbusier (Architecte), George Westinghouse (Inventeur), Norah A. Jean François, Ralph Pereira (CompHaiti PDG), Martine Sylvestre, Alexandrah Roumain.

Vendredi 7 octobre :

Shawn Ashmore (Acteur), Taylor Hicks (Artiste), Toni Braxton (Chanteuse), Thom Yorke (Chanteur/Musicien), Simon Cowell (Juge de American Idol), Michael W.Smith (Artiste), John Cougar Mellencamp (Chanteur/compositeur), June Allyson (Actrice), Vaughn Monroe (Chanteur), Tamara Rimpel, Michel Carlin (Journaliste), Bernice Rejane Morquette, Mireille Isidore, Liony Lohier Planchenault.

Samedi 8 octobre :

Angust T.Jones (Acteur), Nick Cannon (Artiste), Matt Damon (Acteur), Stephanie Zimbalist (Artiste), Sigourney Zimbalist (Actrice), R.L.Stine (Auteur), Jesse Jackson (Leader), Paul hogan (Acteur), Francesca Remy, Claudinette Kernisant, Daphne Mathelier, Jimmy Jf, Joane Lerbourg Shela Caze-Smarth, Fabiola Carasco (Animatrice), Chrystelle Jean, Gwynne Beatty, Shadine Menard.

C’est aussi leur anniversaire :

Phelicia Dell, Rodney Noel (Promoteur), Patrick Prepetit, Carlyn Bernard Guillaume, Investir Metropolehaiti, Yamilee Champagne, Fabiola François (Animatrice), Jean Daniel Supplice, Noel Fabiola, Dominique Jean-Bart, BabyOne King, Edeline Cherilus.

Si l’on jette un regard sur notre adolescence, on verra que le calendrier minutieusement préparé pour notre vie d’adulte ne correspond pas du tout à la réalité d’aujourd’hui. Je veux dire que lorsqu’on était plus jeune, on avait des idées toutes faites à propos de la vie d’adulte. Si à cette époque je racontais à mes copines que je ne voulais pas avoir d’enfants, ni me marier dans la vingtaine, et que je voudrais secouer mon matériel dans les clubs les vendredis soirs et découvrir la vie, elles m’auraient traitée de folle. A l’époque on devait toutes parler du prince charmant et de tout le blablabla qui vient avec. Reality check : J’approche de mes trente ans. Je suis célibataire, sans enfant. Et je secoue mon matériel sur le dancefloor jusqu’à 3h du matin (minimum). Ma mère m’a eue à l’approche de ses 16 ans (dire que nos mères nous parlent toujours du temps longtemps), et elle a hâte d’être grand-mère. Je ne vous raconte même pas les pèlerinages chez tous les saints de la Bible pour qu’elle ait la chance de voir ses petits-enfants avant de mourir et de sourire à mon mariage! Cependant, je n’ai jamais souhaité être mère adolescente, vu les tribulations que cela génère. Toutefois, je pensais aussi que cela allait arriver avant la trentaine. Une distance confortable entre l’adolescence et la vie de femme mature. La réalité en est tout autrement. De plus en plus de femmes de ma génération prennent leur temps quand il s’agit de mariage, et ceci pour bon nombre de raisons; des fois, tout simplement par choix et d’autres par circonstance. Pour ma part, cela devient ennuyeux de temps en temps, mais je suis dans le processus et je m’éclate. Après ma rupture avec mon ex- fiancé (comme on se complait d’appeler nos mennaj aujourd’hui), j’ai compris qu’il fallait que je chasse cette idée de date, de deadline et surtout le facteur d’âge de ma tête. Je prends mon temps, je jouis de l’instant présent. Monsieur M arrivera au moment opportun, comme il faut. J’aurais les enfants, la maison (et la bague) quand le moment viendra… cela ne dépend pas d’un certain calendrier du mariage. Si mon cas n’est pas unique, je connais aussi certaines amies qui se sont mariées, ont eu deux ou trois enfants et vivent dans une bulle remplie d’amour. Il n’y a pas une façon de faire ou d’être quand il s’agit de se caser. Chacun a son histoire. En repensant à mon enfance et à mon adolescence, je revois encore mes projets d’adulte. J’écrivais mon destin amoureux, ma carrière, le nombre de mes enfants… Pourtant, même quand dans la réalité tout ne correspond pas à mon agenda fictif, je suis contente d’avoir grandi et de découvrir la vraie vie. Celle où l’on tombe, où l’on apprend à se relever, où l’on apprend à être femme. J’ai appris qu’il n’y a pas de panique ; que rien ne nous oblige à nous mettre dans un « time frame » juste pour ressembler à nos parents ou à nos grands parents. Mesdames, je ne vous exhorte pas à rester célibataires, loin de moi cette idée. Mais plutôt à chercher ou à attendre votre tendre moitié, sans affolement, sans précipitation… Je sais qu’il y aura des petites crises çà et là, sur le numéro qui augmente, mais soyez confiante. Prenez le temps de vivre et de vous découvrir, afin de ne pas tomber dans un mauvais mariage (mais ceci est un autre débat). Monsieur M finira par arriver avec ce qui vient avec. Merci, maman pour ce joli calendrier… mais il ne risque pas de m’être utile… pas pour ce que tu veux, du moins…j’ai effacé les dates ! Gabrielle Jones

Pour insertion, envoyez un sms au : 37 98 43 11 Ou un courriel à : wendysimon1@gmail.com

Agenda du Week-end Pour insertion Phone: 3922-3006 E-mail : francoispiere54@yahoo.fr

VENDREDI 7 OCTOBRE 2011

-Chaque Vendredi, ‘Théorie et Pratique Latino’ (Bar de l’Ere, rue Capois) -Vendredi Accoustique à (Babako Resto Club) Adm : $50 ht ou 250 gdes Dès : 7 hres pm Info : 2813-1912 -Chaque Vendredi K-Dans à (Club 50 / 50, ex-Tayamek, route de Frères, P-ville) Adm : $50 ht ou 250 gdes -Chaque Vendredi Harry Juste (Tropical Bar & Grill, Bois Verna) Dès: 8 hres pm

SAMEDI 8 OCTOBRE 2011

-« Les Monologues du Vagin » version haïtienne (Le Vilatte) Dès : 7 hres pm -Izolan, F-Camp, Blaze One…ect (Stade Relax, Peggy Ville) -Dj’s (Stanley Club) Adm: $ 20 ht ou 100 gdes. Dès : 8 hres pm. -Chaque Samedi ‘Ambiance Folle’ (Tempo Plus, rue Panaméricaine # 36, Pétion ville) Info : 3467-1818 / 29400577 / 3554-9718 ou : @tempoplus. net -Chaque Samedi, Animation à (Bato Baz, Le Vicomte, P-Ville) Adm : #30 ht ou 150 gdes Dès : 5 hres pm -« Reggae Pa’m » avecDj Tony Mix, Dj Konvict (Baz La, rue Robin) Adm : $20 ht ou 100 gdes Dès : 9 hres pm -Chaque Samedi, Pratique Latino avec C4 Dance Sport (Bar de l’Ere, rue Capois) -Chaque Samedi, Show de Mode, Show de Danses, Animation Dj (O Brasileira, Social Club, 103, rue Louverture, Pétion-ville) Adm : $50 ht ou 250 gdes Info : 3610-9125 / 3922-0188 -Chaque Week end, Animation au Bord de la Piscine (Anti Stress, Bourdon)

Une publication de Ticket Magazine S.A.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Frantz DUVAL REDACTEUR EN CHEF Stéphanie ANDRÉ (509) 3155-0331 SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Marie-Brunette B. MAINSOUR Gaëlle C. ALEXIS RÉDACTION Rosemond LORAMUS Joël FANFAN Wendy SIMON Aceline RENE Dimitry Nader ORISMA Gilles FRESLET Duckenson LAZARD Myria CHARLES Winnie Hugot GABRIEL Teddy Keser MOMBRUN Peguy Flore PIERRE CRÉATION ARTISTIQUE Responsable graphique Réginald GUSTAVE Responsable photo Frédérick C. ALEXIS Photographes Frédérick C. ALEXIS James ALEXIS François LOUIS Jackson SAINT LOT Homère CARDICHON Jules Bernard DELVA Moranvil MERCIDIEU Francis CONCITE Publicité: 3782-0905 / 3782-0893 Rédaction: 3456 1920


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L’agenda de Péguy Après une dure journée de travail, vous avez parfois besoin de vous retrouver entre amis à un coin détente. En tête-à-tête avec votre amie ou votre épouse. Seul à un bar. Et quand arrive le week-end, vous cherchez une activité attrayante qui vous fera oublier les soucis de la semaine, et bien disposer de la fin de semaine. Pourtant, ce n’est pas toujours facile de trouver quelque chose à votre goût. Peut-être bien que j’ai des tuyaux intéressants… Cette semaine, je ne forcerai pas trop la dose des restaurants. Vous étiez gâtés la semaine d’avant et aviez bien exploité sous tous ses angles la foire gastronomique. Alors, autant vous trouver autre chose. Alors… Les grands écrans de cinéma vous manquent et vous n’avez pas envie de vous enfermer chez vous malgré votre grand écran plasma. Faites un tour ce mercredi à 6 h 30 p.m., à l’Institut Français d’Haïti (IFH) au Bois-Verna, et profitez du cycle « Femmes d’Afrique »de la projection de Bal poussière de Henri Dupare. Cela vous changera de vos habitudes. Afin de bien aborder le week-end qui s’en vient, les habitués de la série des Havana du jeudi soir à Mango’s Lounge pourront se délecter du talent confirmé des plus grands noms de notre musique. Pour ceux qui ne s’y sont pas encore rendus, c’est à la rue Louverture, en face du restaurant O’Brasileiro. Vendredi, formez une belle bande de copains et rendez-vous à Break Time pour un « Break Time Club » ; un plat composé de quatre types de viande, accompagnés de frites, de bananes pesées, d’acras et surtout du bon « pikliz ». Le plat est servi pour quatre personnes à 1.000 gdes. Ceux qui ont manqué la superbe représentation le week-end dernier de « Les monologues du Vagin », retrouvez ce samedi encore à 7h00 p.m., à Le Villate, le même spectacle n’ayant d’égal que le talent des actrices qui le jouent. Croyez-moi, le déplacement pour aller voir des vagins qui se disent vaut largement le coup. Pour clôturer cette fin de semaine en beauté, messieurs, invitez vos dames ; mesdames, proposez à vos messieurs la Soirée Zouk de Mango’s Lounge qui se tient tous les dimanches à partir de 6h00 p.m. Flottez dans les bras l’un de l’autre sur les notes douces de zouk love et finissez votre soirée en amoureux ou juste en bonne compagnie. Et après le week-end passé à bien récupérer, l’heure du retour aux tâches quotidiennes est arrivée. Pour certains, cette semaine risque d’être aussi habituelle que la précédente, et pour d’autres, elle sera surchargée avec pleins de nouveaux objectifs à abattre. L’un comme l’autre, vous avez besoin de bien l’aborder. Il est donc préférable de mettre tous les points positifs de votre côté. Lundi, si vous n’avez pas eu le temps de manger chez vous ; si vous n’êtes pas du genre à vous munir de boîte à lunch ; ou avant d’aller au bureau après le sport, passez commander un bon petit déjeuner à Le Petit Creux au 87, à la rue Rébecca de Pétion-Ville. Au menu : des bananes bouillies servies comme vous le souhaitez ; avec des œufs au hareng fumé (saur), au jambon, du foie, etc. Des spaghettis : au jambon, au fromage, au poulet, ou en combinaison de tous les précités. Les sandwichs composés des mêmes ingrédients, et vous pourrez en commander aux œufs également. Si vous mangez léger, préférez leurs fondus au poulet, au jambon, etc. Le tout servi avec du jus de fruits frais. Ceux qui ne prennent pas de petit déjeuner et qui commencent toujours leur journée avec une bonne tasse de café, le rendez-vous est à Rebo Expresso. 25, rue Métellus (place Boyer). Quoi de plus agréable qu’une bonne odeur de café bien préparé chatouillant vos narines ; sa saveur unique réjouissant votre palais et vous réchauffant. Que vous l’accompagnez de petits croissants viennois ou le buvez seul, ce sera à peu près le même plaisir. Sans oublier le regain d’énergie que cela vous donnera pour bien entamer votre journée. Ils sont ouverts dès 6 h 30 a.m. Mardi, passez à autre chose. Offrez-vous un petit Afterwork Bliss pour casser la cadence.Une petite tournée entre collègues ou entre copains, un verre ou deux, quelques bonne blagues et le tour est joué. Lieu : Point Bar à Ibo Lélé (route de Montagne noire). Heure : à partir de 5 h 00 pm. En attendant les prochains tuyaux pour bien finir la semaine, disposez autant que possible de vos pauses Rebo Expresso et relaxez à l’Afterwork Bliss. Péguy F. C. Pierre peguyfcpierre23@gmail.com

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Z Z U B é

Ren e n i l e c A r Pa

Bicha fait encore parler de lui

Désormais on peut le clamer tout haut, toutes les pubs « buzz » passe par « Granmoun nan ». Tonton Bicha, qui ces derniers temps passe plus de temps derrière le petit écran que sur scènes, trouve quand bien même un moyen d’ébahir ses fans. Avec son apparition dans la nouvelle publicité de la compagnie d’assurance « Protecta » il a rejoué le jeu. Plus audacieux que jamais, ce spot d’à peine une minute, sorti récemment, fait déjà sensation. Intrépide comme toujours cette fois Bicha a touché un point sensible en s’allongeant dans un cercueil et en assistant à ses propres funérailles. Certains diront peut-être le contraire, mais je suis quand même déçue par la tournure qu’a prise le spot. Je m’attendais tout simplement à ce que ca se termine autrement. Va l’auditionner, tu m’en diras tant !

Happy Hour, c’est tous les vendredis à Café Com’ Ça

Tous les Vendredis, dans les locaux du complexe Promenade à P.V, Café Com’ Ça invite tous ses clients à venir déguster ses petits plats. Pour se rapprocher beaucoup plus de sa clientèle, tout en leur permettant de bien débuter leur week-end, café Com’ Ça offre une réduction de moitié prix sur toutes les boissons. Un happy hour c’est ce que promet Café Com’ca, tous les vendredis à tous ses clients

K-Zino bientôt un « un come Back »

Après un long moment de pause, la bande à Gérald regagne le podium dans quelques mois. En effet, le groupe travaille en ce moment sur un éventuel retour qui devrait s’effectuer au plus tard au mois de

décembre. On ignore jusqu’ici comment s’opérera le changement au niveau musical, toutefois on sait que la jeune formation qui est actuellement en répétition, compte parmi ses membres de nouvelles têtes. – Affaire Toxic, suis mon regard-. Les fans de K-zino peuvent retenir leur souffle car bientôt ils danseront « kite m’ renmen w’» et bien d’autres titres encore.

Carimi 10eme anniversaire

Carimi se prépare a fêté son 10 eme anniversaire. 2001- 2011, déjà 10 ans depuis que cette belle formation offre ses services à la musique haïtienne et fait danser les mélomanes tant en Haïti qu’en terre étrangère. La fête sera célébrée en premier lieu avec les fans de New York, le 05 novembre prochain, ensuite les interprètes de « Buzz » viendront souffler les 10 bougies avec leur public premier, en Haïti, le 8 du même mois. Les 10 ans de Carimi s’annoncent grandiose, on a hâte de voir ce que Carlo, Richard et Michael, leaders du groupe, nous réservent. Nous sommes impatients.

J Perry, Shabba et Izolan, « dekole » sur RFI

« Dekole » le nouveau tube de J Perry, sur lequel on retrouve Shabba et aussi Izolan commence drôlement à faire sensation. Depuis mardi dernier, soit le jour de sa sortie officielle, à peine diffusée sur les ondes de la capitale et même quelques villes de provinces, « Dekole » fait déjà du pays. Les auditeurs de RFI dans le monde entier, à l’émission « Couleur Tropicale » de Claudy Siard ont pu apprécier les talents de ces trois musiciens. Nous sommes fiers de vous. Ce trio est une collaboration qui marche !


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Digicel Stars

un deuxième show au Café Trio

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our démarrer le show de la deuxième émission live de Digicel Stars, ce samedi 2 octobre 2011, le respect de l’horaire préétabli par les réalisateurs n’était guère un souci majeur, car la priorité était accordée aux différents préparatifs pour un montage sonore et vidéographique de bonne qualité. Plusieurs prestations allaient permettre aux participants de se faire valoir et de saisir l’opportunité d’être jaugés . Les séances de répétition en prélude à ce grand show télévisé, les unes plus captivantes que les autres, allaient nourrir la curiosité des premiers arrivés : journalistes, cameraman, producteurs, etc. A cette deuxième sortie live, l’ambiance était explosive dans l’enceinte de Café Trio, avec des performances qui valaient bien la peine d’être classées parmi les plus originales. Après le premier show en direct tenu le samedi 24 septembre, animé par un Carel Pèdre toujours aiguisé à la dimension du spectacle, ayant permis aux mélomanes avisés de jauger

Vous n’avez pas vu cette scène à la télévision

et d’apprécier neuf jeunes au talent diversifié, c’était le tour de neuf autres postulants repêchés par le jury à travers les différentes auditions. Tout semblait se liguer pour semer la joie dans les cœurs : le décor, l’animation, les imprévus et j’en passe. Guesly Jean-Baptiste, Myriam Juste, Florcie Pluviôse, Ericson Printemps, Jean Kelly Vernet, Vladimir et Josué, Constant John’s Ebert, Samuel Cadet, Mac Enro Teddy Etienne ont été les pourvoyeurs de cette bouffée de plaisir qui se déballait au cœur de Café Trio avec des chansons qui étaient pour la plupart tirés de leur répertoire respectif. Qu’il s’agisse des jeunes qui étaient aptes à tenir le public en haleine par leur talent ou de ceux qui n’étaient que des sujets de grande dérision, l’atmosphère se voulait un régal de choix pour tous les invités.

Cadet Samuel # 1000

Constan Jhon’s Hébert # 1300

Etienne Marc kenro Theedy

Jean Baptiste Guesly

Juste Myriam

Printemps Ericson

Talents à Digicel Stars : baisse de régime

Comparativement aux précédentes,

cette édition ne comble pas les attentes du public. Tout de même, les téléspectateurs y ont découvert certains jeunes qui, de toute évidence, sont à même d’insuffler la joie et l’enthousiasme. Tayna Seymé fait partie de cette dernière catégorie dont la performance a plus d’une fois attisé des flammes. Sa petite taille et son visage d’enfant ne constituaient guère un obstacle à l’épanouissement de son talent que ce soit à Petit Goâve

Pluviose Florcie

Vernet Jean Kelly

Vladimir et Josué


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Pitit gade yon zen! (BBM renmen zen face)

ou à cette première émission live de Digicel Stars cette année. N’ayant pas été retenue aux auditions de Petit-Goâve, ce, malgré sa performance qui semblait surpasser les autres postulants, disons qu’elle n’aurait pas eu la chance de se faire remarquer au premier show live, sans une dernière considération du jury. Il y en a d’autres qui ont suscité la joie chez les témoins des différents castings, mais n’ont malheureusement pas été admis à la suite du concours. A cette deuxième émission live de Digicel Stars, Constant John’s Ebert et Florcie Pluviôse sont les deux postulants qui ont mieux tenu le public en éveil. Si le premier a pu plonger le public dans une énorme cascade de plaisir avec sa voix fluide, et sa propre composition intitulée « lavi se yon sèvolan », la dernière, avec sa musique intitulée « Rele anmwey », était loin de pouvoir combler les attentes. Sa voix discordante, son texte mal agencé et banal ont bien été la

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Alex Abélard et des fans

raisons qui portaient le public à « rele anmwey » après elle. Et selon l’avis de Alex Abélard, membre permanant du jury, elle aurait fait mieux d’être mannequin, car son look n’avait vraiment rien à envier à quiconque. Somme toute, il paraît un peu difficile de trouver un postulant qui réunit toutes les qualités. A souligner que le jury s’était montré, une fois de plus, clément et courtois et s’était assigné un rôle de préparateur moral. Man Lolo et Alex Abélard, plus conviviaux que jamais, se sont donnés la tâche de faire comprendre aux participants qu’ils ne devaient pas rechigner devant la besogne et que « tout ce qui mérite d’être fait mérite d’être bien fait ». Ainsi, après les séances de répétions, a-t-on pu constater que les voix étaient plus ou moins au diapason des versions instrumentales préparé avec le maestro. Bravo ! Lord Edwin Byron

Petite retouche en coulisses

Dorzel chante l’amour P

our célébrer grandiosement ses trente (30) ans, Evency Dorzelma, lead vocal du groupe Trio Dorzel, trouve bon de chanter l’amour en solo au court de sa première tournée musicale. Une louable initiative qui remet sur scène diverses facettes de l’amour conjugal. Auteur, compositeur et interprète de « Mélomania », « Hymne à la PNH (Police Nationale d’Haïti) » et « Hymne à l’Eternel », l’artiste à la voix rauque se passe de présentation, mais persiste et signe pour se faire entendre et confirmer son talent. Après avoir vécu des moments difficiles, en particulier l’année 2011 - durant laquelle il a perdu son père et s’est fait larguer le mois d’après par sa copine, avec qui il entamait les préparatifs de son mariage -, Evency trouve le courage de prôner la paix, la charité, la fidélité, le partage et l’amour par-dessus tout. Dans une série de cinq (5) concerts allant du 2 au 30 octobre 2011, Evency, avec sa guitare, invite le grand public à redécouvrir son potentiel à travers des interprétations de musique sociale, de réconfort et d’amour. Une variété de musiques en français, anglais et espagnol pour aider tout un chacun à reprendre goût à la vie. Le succès du premier concert réalisé ce 2 octobre à l’auditorium Cœur Pour Haïti dans le cadre de la célébration de ce nouveau printemps, un bon signe pour présager d’une nouvelle réussite de la prochaine représentation qui se tiendra le dimanche 9 octobre 2011, au Light Auditorium, avec Mystère Divin, à compter de 5h p.m. Notons que d’autres rendez-vous dans cette perspective sont programmés pour les dimanches 16, 23 et 30 octobre respectivement à l’auditorium du Collège Adelphos, à Miche’s Garden et à Le Villate Restaurant. D’ores et déjà, souhaitons du succès à ce jeune talent qui a officiellement jeté son dévolu sur la musique en 2001. Dimitry Nader Orisma


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LISA Et la loterie devient mobile !

Tatiana Policard, Directrice Commerciale de LISA

De gauche à droite : Johannes Lind, Représentant MOVILOT S.A., Fée L. Remy, Directeur Générale LISA, Martin Boutte, CEO de la DIGICEL

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e jeudi 6 octobre 2011, LISA (Lotto Internationale S.A) a relancé le « BOLOTO Promo ». Un jeu gratuit, simple et facile à jouer, offrant quatre niveaux de primes dont un gros lot journalier d’un minimum de 100,000 gourdes CASH. Une conférence de presse s’est tenue en leur local, au cinquième étage de la tour Digicel, à Turgeau. Ce nouveau concept tient à révolutionner la manière de jouer à la borlette en Haïti. En effet, à partir du téléphone cellulaire, tous les abonnés du réseau Digicel, au niveau national, peuvent jouer et gagner des primes allant à plus de 100.000 gourdes. Cette alliance de la LISA avec Digicel, le plus grand réseau de télécommunications en Haïti, comme partenaire technologique renforce la fiabilité et la solvabilité de cette nouvelle compagnie. Un deuxième partenaire, Movilot S.A., entreprise qui cumule plus d’une vingtaine d’années d’expérience dans la technologie du jeu et dans l’implantation de solutions technologiques de loterie dans les pays en voie de développement, particulièrement en Europe de l’Est, en Afrique et en Amérique Latine, s’ajoute au panel. Selon Fée L. Rémy, directeur général de LISA, « avec le lancement de jeux simples et pratiques, adaptés à notre culture et profitables aux utilisateurs, LISA va révolutionner le monde du jeu en Haïti. Le lancement de ce jeu promotionnel gratuit en collaboration avec Digicel, est le coup d’envoi d’une nouvelle ère dans l’industrie du jeu en Haïti». BOLOTO Promo est donc le premier d’une série de jeux sur téléphones

cellulaires qu’offrira LISA au cours des 18 à 24 prochains mois. BOLOTO Promo est un jeu gratuit, simple et facile à jouer, offrant quatre niveaux de primes dont un gros lot journalier d’un minimum de 100,000 gourdes CASH. Il importe de mentionner que le gros lot est progressif, c’est-à-dire qu’il augmentera chaque jour tant qu’il ne sera pas gagné. En plus du gros lot de 100,000 Gourdes progressif, 3 autres niveaux de primes seront offerts aux joueurs de BOLOTO Promo : Pour jouer pour la première fois à BOLOTO Promo, il suffit au client Digicel de suivre ces différentes étapes : - Composer *888# pour activer son portefeuille de jeu LISA - Composer *888*3 # pour ajouter 100 gourdes de jeu gratuit à son portefeuille de jeu LISA. - Jouer à BOLOTO Promo en composant *881* trois numéros de 2 chiffres choisis #, send. L’utilisateur recevra un message SMS confirmant sa transaction. A chaque fois que l’utilisateur rechargera gratuitement son compte de jeu LISA en composant *888*3#, il recevra 100 gourdes de jeu GRATUIT. Ceci lui permettra d’acheter 4 billets de BOLOTO Promo gratuits à raison de 25 gourdes le billet. Il ne pourra recharger son compte de jeu que lorsqu’il aura utilisé la totalité de son solde. Des frais de communication de 3 gourdes seront débités du compte de téléphonie Digicel du client pour chaque billet acheté. Les tirages de Boloto Promo sont effectués sur la base de la loterie de New York de 6:30PM, pareil à la Borlette. Du lundi au vendredi, les numéros gagnants seront annoncés par LISA sur les médias (radios et TV) de Port-au-Prince, des villes

La gagnante du gros lot de la conférénce de presse de LISA entourée d’ume partie du staff

de provinces et sur le site web www. lisa.ht. En cas de perte du téléphone, le client devra appeler le service à la clientèle de la Digicel pour bloquer sa carte SIM. Toutes les informations demeureront sur le compte du client. Donc ce dernier a gagné, il pourra récupérer son dû avec sa carte SIM de remplacement. Selon la directrice commerciale de LISA, Tatiana Policard, « LISA est une société anonyme haïtienne fondée en 1996, autorisée par l’Etat haïtien, à offrir des services de loterie informatisée. Entreprise fiscalement responsable et transparente, LISA entend contribuer à l’enrichissement de nombreuses familles haïtiennes par la création d’emplois directs et indirects, ainsi qu’à travers les activités sociales de la Fondation « Parye sou Ayiti » qu’elle entend mettre en oeuvre. La vision de LISA est de moderniser l’industrie du jeu en offrant au public haïtien une loterie classique,

Le staff de LISA

telle que connue dans les pays développés comme les Etats Unis et le Canada, adaptée à la culture haïtienne. » Une simulation de tirage a été faite pour permettre à un journaliste de gagner 50.000 gourdes cash. Haïtiens, à vos rêves ! La borlette est au bout de vos téléphones cellulaires. Stéphanie André andresteffany@gmail.com


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Buyu et Haiti Jazz

s’offrent un week-end de grandes premières ! Le Villatte puis Milot ont été tour à tour le siège de deux (2) évènements sans précédents. Le vendredi 30 septembre, le groupe de Buyu AMBROISE, The Blues in Red Band, après avoir partagé l’affiche à deux reprises aux Festivals Internationaux de 2007 et 2009, était en concert « solo » pour la première fois en Haïti. Le lendemain, le jazzband de renommée internationale se produisait pour un évènement inédit à Milot, devant les ruines du palais Sans Souci. Deux manifestations qui entrent dans le cadre du renforcement de la compréhension mutuelle entre les peuples haïtiens et américains tel que prôné par la représentante de l’Ambassade américaine en Haïti, Régine RENÉ. Récit.

Vendredi 30 septembre : une soirée à couper le souffle.

Ce soir-là, le Vilatte a fait le plein. Dans la salle de spectacle du restaurantclub, il y eut juste assez de place pour piquer une épingle. Un public de tout âge, bigarré. Des familles complètes. Des groupes d’amis et d’amants du jazz. L’invitation de la Fondation Haïti Jazz et de l’Ambassade Américaine n’était visiblement pas restée lettre morte. Les amateurs de bonne musique semblaient avoir espéré avec impatience le retour du groupe « The Blues in Red Band » du saxophoniste haïtien Alix Buyu Ambroise, depuis sa dernière prestation au Festival International de Jazz en 2009. Inspirés. Professionnels. Magiques. Buyu et sa Band ont été à la hauteur du rendez-vous. Un concert de très grande classe entre éclectisme et jazz créole. De la bonne facture. Du début à la fin, l’applaudimètre n’a pas eu de repos, entre les échanges à couper le souffle_ au sens propre comme au figuré_ du sextet

Dans les jardins de la Citadelle

international : le discret mais efficace Lou RAINONE au piano ; le contrebassiste sans archet Paul BEAUDRY, original derrière son instrument ; le batteur saintmarcois Allan MEDNARD, plusieurs fois ovationné pas le public ; la percussionniste haïtienne, Val JEANTY, suppléant au départ de Markus SCHWARTZ ; le talentueux trompettiste Waldon RICKS, et l’inévitable « maestro » Buyu AMBROISE inséparable de son saxophone. L’assistance a pu apprécier des envolées d’improvisation propre au Jazz mais aussi plusieurs titres tirés des deux albums du groupe : « Blues in Red » et « Marassa ». Pas moins de sept (7) morceaux ont été exécutés. Dans l’ordre : « Kouzen », « Footprints », « Minouche », « Marasa », « L’esprit et le corps » ; « Delire » et « Konviksyon ». Lorsque Buyu AMBROISE annonça la fin du concert, le publique semblait entre deux états : celui de l’émerveillement par rapport à ce qu’il venait de savourer mais aussi un certain désir d’en avoir plus. : « bis repetita placent ». Mais il n’y eut pas de « bis »,

car les esthètes du Vilatte devaient aller prendre un peu de repos. Le lendemain, ils avaient rendez-vous avec l’histoire.

Jeudi 1er octobre : un concert historique.

Il était écrit quelque part que le mois d’octobre 2011 allait s’ouvrir sur un défit. Certains pourraient le qualifier de folie : organiser un concert musical dans les hauteurs de Milot, avec en toile de fond le mythique Palais Sans Souci. Du jamais vu ! Et pourtant, avec un peu de recul, il ne serait pas présomptueux de se demander, comme un des spectateurs du jour : « comment n’y avait-on pas pensé plus tôt ?! ». Les images d’un Yanni ou d’un Bocelli performant sur un podium planté dans les alentours d’un site historique font le tour de nos télévisions… Mais, exploiter de la sorte les ruines du palais si haut perché du premier Roi d’Haïti semblait utopique. Le cout de l’entreprise, la météo fantaisiste de la région, sa distance par rapport au public capois si réticent, l’état dégradé des

Buyu et des fans au Villate

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infrastructures alentour… autant de facteurs qui pourraient décourager le plus optimiste des investisseurs. De plus, il eut été nécessaire de prendre en considération les contraintes sonores afin d’épargner le royal et fragile monument d’un trop plein de décibels. Comme quoi, seuls les efforts conjugués de l’Ambassade américaine, l’ISPAN [Institut de Sauvegarde du Patrimoine National] et la Fondation Haiti Jazz auraient pu permettre de mettre en œuvre ce moment unique… Un moment historique qui fut ouvert par une formation locale : le groupe de jazz « X-Key » qui, même s’il ne fut pas gâté par la sono, peut toutefois s’enorgueillir d’être la première formation musicale à avoir performé sur le site du palais Sans Souci. Les deux morceaux qu’elle a exécutés n’ont pas laissé indifférent le public présent, un peu moins d’un millier de spectateurs que le ciel menaçant n’a pas suffi à dissuader. La performance de la Band à Buyu dut elle aussi être écourtée, avec seulement trois titres : « Kouzen », « Footprints » et « Minouche ». La réaction du public composé de curieux, mélomanes, notables des environs mais aussi de plusieurs « étrangers » et touristes du Grand Nord fut comparable à celle du public « averti » de Vilatte. Un des scoutes capois venus prêter main forte à l’organisation partagea avec son entourage : « le jazz n’a pas un seul public ! ». Il peut aussi transcender les clivages. Et lorsque Joël WIDMAER communiqua la fin prématurée mais raisonnable du spectacle en raison de l’averse qui débutait sous fond d’orages incessants, la foule signala son mécontentement. Certains se prirent même pour des météologues prédisant à qui voulait l’entendre un arrêt des précipitations. Plusieurs propos allèrent dans ce sens. Rien de vraiment méchant. Juste la manifestation de l’insatisfaction de ne pouvoir continuer à apprécier l’excellente qualité musicale qui était proposée pour ce concert gratuit. Plusieurs spectateurs rencontrés après le concert ne cachèrent pas pourtant la chance qu’ils ont eut d’avoir été témoins de ce show inédit. « We made history » se sont les mots de Miléna SANDLER de la Fondation Haïti Jazz. ‘’Ce fut un « privilège » pour sa fondation et pour le jazz d’avoir été ‘’acteurs’’ de cet évènement historique’’. L’ingénieur Patrick AUDANT, chargé entre autre de tester pour l’ISPAN les effets des vibrations sonores sur le monument a paru satisfait, signalant également le bon comportement du public qui a su respecter le site à sa juste valeur. Buyu AMBROISE a partagé ses impressions et réflexions : « c’est une réussite pour le jazz haïtien, le Kreyol Jazz. Nous devons élever le standard de la musique haïtienne et la faire flotter au sommet. L’art haïtien est une commodité qui peut commander une valeur marchande parce qu’elle est unique, universelle et foncièrement riche.» À l’approche du prochain Festival International, une chose est certaine : concert après concert, la fondation Haïti Jazz monte en puissance. Endrick Carré


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Tout feminen yo pou

Izolan

Entre sa côte de popularité qui a soudainement augmenté, ses longues tresses, sa voix, étrangement, devenue rauque, et surtout la maturité qu’ont atteint ses lyrics, il est évident qu’Izo n’est plus le même. Cependant il a beau avoir changé, une seule chose est restée la même, « la relation bien particulière qu’il entreprend avec les femmes. » Qu’elle soit sa femme, son amie, sa fan, le rappeur sait toujours comment traiter les «féminins». On dit que tu es un vrai « bad boy » ! C’est vrai que je suis un bad boy, mais pas n’importe lequel. Je suis un bad boy révolutionnaire. Je me bats uniquement contre un système que j’espère voir s’effondrer un jour. C’est d’ailleurs l’un de mes rêves les plus chers. Combien de petites amies as-tu? Je n’ai pas de petites amies. Je n’ai qu’une seule femme avec qui je vis depuis neuf (9) ans. Combien d’enfants as-tu? Une seule petite fille. Je l’ai eue de ma femme. Quel genre de femme aimes-tu? J’aime les femmes respectueuses, réservées. Je n’aime pas les femmes scandaleuses et qui fouinent tous les soirs dans les clubs. Izolan, l’artiste, aime généralement toutes les femmes, mais la personne en elle-même à un type de femmes bien déterminé. Qu’est-ce qui t’excite chez une femme? Je suis vraiment très difficile en matière de femmes. En fait, «fi ki pou eksite m’ nan li eksite m’ déjà». Peux-tu faire l’amour avec une femme le premier soir? Affirmatif. Il m’est déjà arrivé de conclure avec une femme dès le premier soir, et «m konn pa menm sou sa non» (rires). Combien de fois peux-tu faire l’amour par jour? Bon, je ne sais pas si à cause de mes qualités sportives, mais autant de fois que j’en trouve (rires). Quel est le meilleur moment pour toi de la journée pour faire l’amour ? A mon avis il n’existe pas de meilleur moment pour faire l’amour. L’important, c’est de le faire avec la meilleure des personnes. Que recherches-tu chez une femme en général? De l’attention, de la sensibilité. J’aime être «chouchouté».


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Les femmes se plaignent-elles de toi ou sont-elles toujours satisfaites? A part le fait que je passe beaucoup de temps en dehors de la maison, que je voyage un peu partout à travers le pays et ailleurs pour honorer des contrats entre autre,  ma femme est comblée sur tous les points. On essaie toujours de jouir au max chaque seconde qu’on passe ensemble, et je respecte le fait qu’elle a passé tout ce temps à mes côtés. Quelle est ta position préférée? «m pa gen prefere, m renmen tout nèt». Nous, les hommes, ne devrions pas avoir mot à dire à ce sujet. «Se ba nou y’ap ba nou» (rires). Quand tu t’habilles, sais-tu déjà quel effet tu feras sur les gens? J’attire toujours les regards, et ceci quelle que soit la façon dont je suis habillé, c’est là mon point fort. Tout le monde veut voir ce que porte Izo. As-tu déjà eu une proposition indécente? Oui, à plusieurs occasions. On m’invite souvent à prendre de la drogue et à boire des boissons fortes, Mais je ne fume pas et je ne peux boire que deux bières au maximum. Tes fans féminines t’offrent-elles des cadeaux? Affirmatif. Il m’arrive même de recevoir des voitures de la part de mes fans. As-tu déjà envoyé ou reçu des fleurs de la part d’une femme? (Rires) il y a quelques années de cela, j’avais envoyé des fleurs à une amie, et sa maman me les avait retournées en disant farouchement qu’elle n’avait pas de jardin chez elle, depuis ce jour j’hésite à retenter l’expérience. En revanche j’en reçois tout le temps de mes fans, bien

que je ne rentre jamais à la maison avec (rires). Quel est le plus grand amour de ta vie? Le plus grand amour de ma vie reste et demeure ma mère. Également j’aime tous ceux qui m’entourent, ma femme, ma fille.  «Moun pa manyen zanmim”. Je ne laisse personne s’approcher de mes amis. C’est pourquoi on dit que je suis un bad boy. Es- tu jaloux? Anpilllllllllll!!! (Rires) As-tu déjà frappé une femme? Oui. Mais depuis 3 ans j’ai fait le vœu de ne plus recommencer. Tu es considéré comme un bredjen, crois-tu en l’amour? Je ne me considère  pas comme étant un bredjen mais plutôt comme un thug. Effectivement, je crois beaucoup en l’amour. Seul l’amour peut diriger ce monde et l’amener à bon port. Jésus a vanté et prêché l’amour tout au long de son passage sur la terre. Tes vidéos montrent que les femmes sont toujours à tes pieds, est-ce vrai? J’ai aussi comme point fort et principe de toujours faire refléter la vérité dans mes vidéos. J’ai énormément d’amies. 98% de mes amis sont des femmes, et pour le moment, parmi tous les autres rappeurs du pays, je suis le seul à pouvoir battre ce record. Ma relation avec les femmes est aussi très intense, parce que je sais comment traiter mes amies et comment les distinguer de mes fans. J’aime être entouré de mes « féminins ». Je prends plaisir à les écouter. Fort souvent je m’inspire de leurs histoires. Aimes-tu courtiser ou bien vas-tu directement toujours au but? Je suis de ceux qui respectent les sentiments et la volonté des femmes. Si après une journée et demie, une femme pour qui je manifeste de l’intérêt ne me renvoie pas la réciprocité, je laisse tomber tout bonnement. Comment vois-tu la femme? La femme est un besoin nécessaire. Aucun homme ne saurait vivre sans elle. On a toujours besoin d’une femme à côté de soi, c’est pour cela qu’on leur doit tout le respect du monde. Propos receuillis par Stéphanie André Retranscrits par Aceline René

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Found raising Pour

Rodrigue Milien à Boston.

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ela fait déjà quelques mois, depuis que « Rodrigue Milien » a du être hospitalisé aux Etats Unis suite à des complications de santé. Ce qui a contraint l’artiste à rester cloué dans un fauteuil roulant. A sa dernière apparition publique, lors du téléthon organisé en support aux victimes des intempéries, le chanteur-guitariste paraissait quelque peu affaissé. Rodrigue était venu alors apporter son soutien à ceux qui en avaient besoin. Depuis lors, son état de santé s’est aggravé, et Rodrigue a

du faire sa prestation assis dans un fauteuil roulant. L’artiste souriant et élégant dans son costume, était fraichement revenu de son lit d’hôpital pour signer les Cd’s « Best Of Rodrigue »

D’abord hospitalisé à Miami, il est actuellement à Boston ou il reçoit des soins intensifs. Samedi dernier, une soirée de levée de fond en faveur de Rodrigue Milien avait été organisée à Boston, l’initiative de

Junior Mengual, un jeune animateur compas. A noter que cette soirée de levée de fonds a eu lieu afin de collecter des fonds au profit de l’artiste. L’on prendra toujours plaisir à écouter les chansons de Rodrigue Millien, lui qui sait si bien s’exprimer en chanson. Je me rappelle cette partie de l’une de ses chansons « pwoblèm mwen se paske mwen remem’w personèlman » Rodrigue vit actuellement dans une situation précaire, par manque de moyens financiers, ce qui a failli lui couter la vie, lors qu’il vivait à Port-au-Prince, Haiti. La diaspora haïtienne de Boston a témoigné de son admiration et de sa compassion à l’égard de Rodrigue. Venus d’horizons divers, apporter leur collaboration à cette initiative louable, organisée par nos confrères de « Radio Concorde » qui voulaient rendre un hommage bien mérité à notre cher « Rodrigue Milien ». Loramus Rosemond.

Le prochain album d’Evens Jean & friends dans les tiroirs…

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K-Dans fè sa deja! « Nou fè sa deja » sera le titre éponyme du prochain album de K-Dans, qui sera prêt en décembre à Musique en Folie. Le chanteur a dévoilé le titre du CD à « Mizik Magik » sur radio Magik 9, 100.9 FM, le mardi 25 septembre 2011. Selon Jean, l’album aura 11 morceaux dont un boléro titré « Reziye w », qu’il interprétera en duo avec Lionel Benjamin. Trois musiques à caractère social, « Li pa fasil », « Nou pa dakò » Tout ce que font actuellement ces groupes musicaux, K-Dans l’avait déjà fait », ontils chanté dans cette composition. Le mixage de cet album commence cette semaine par Jean Raymond Leconte. Des dispositions sont en train d’être prises par le staff managérial de K-Dans afin ce CD soit effectivement disponible à Musique en Folie en décembre prochain.

Jude Jean en solo

Parallèlement à l’album de K-Dans, Jude Jean travaille déjà sur deux nouveaux projets solo après son disque baptisé « Réveil » paru en 2006, produit peu de temps après son départ de K-Dans. Un producteur étranger est intéressé à son projet. Actuellement, l’artiste est en train de travailler sur ses chansons. Dans deux semaines, Jude Jean va soumettre ses quatre « démos » pour audition. Si ses producteurs sont satisfaits, il se pourrait qu’ils invitent d’autres artistes étrangers sur ce projet. Jude Jean affirme que le style de K-Dans sera présent dans ce projet mais, il va ajouter de couleurs différentes et variées en traitant de sujets beaucoup plus universels afin de pouvoir être vendu sur n’importe quel marché. Rappelons que Jude Jean, à la fois chanteur et peintre, est représenté à l’étranger par son agent. Celui-ci travaille aussi en Haïti pour le compte de l’artiste. Gilles Freslet (gillesfreslet@yahoo.fr)

près avoir réalisé, avec le back-up musical de ses amis, environ quatre albums solo dont « Bon Jan Konpa », « Pa manyen Atis la » et «You again » (Monte monte), le prochain disque d’Evens Jean, longtemps annoncé par le test-pressing « Men’m Jan », tarde à sortir. Il est classé dans les tiroirs, quoique, il est pratiquement prêt depuis plus de trois ans. Selon les explications d’Evens Jean, l’album n’est jamais sorti à cause d’un problème de production. L’artiste affirme que le producteur Lolange Eristant, qui vit à Paris, lui avait déjà donné une avance pour la production du disque il y a trois ans de cela, mais il n’a jamais fini de lui payer, voilà pourquoi ce CD reste indisponible sur le marché. Atis La ajoute que si le producteur aurait décidé de revenir sur ce dossier en lui donnant le reste de l’argent, cet album sortira sans problème. Evens Jean est allé plus loin, pour rappeler qu’il avait même pris l’initiative, après le séisme du 12 janvier 2010, de réaliser une musique de motivation pour les gens, qui est également vidéoclippée, avec la participation de Joe Doré, Gilbert Bailly, Gracia Delva, Wyclef Jean, Richie, Joël Widmaier, Fabrice Rouzier, Jude Jean, King Kino et Shabba. Encore une fois, faute d’argent, cette musique n’est jamais sortie, malgré qu’il ait écrit à certains sponsors, même la ministre de la Culture d’alors, Marie Laurence Jocelyn Lassègue, a été abordée en ce sens, mais rien n’a été fait. « Mais, c’est sûr que ça sortira quand ça doit sortir. On attend. Je pense que ce sera bon pour la population, par conséquent, n’importe quel ministère devrait aider à faire sortir cette œuvre », conclut l’artiste-animateur Evens Jean dit Bèl Atis, qui présente son show de musique haïtienne tous les soirs sur radio 1 (90.1 FM). Gilles Freslet (gillesfreslet@yahoo.fr)


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Une bibliothèque virtuelle

pourtant bien réelle Voulez-vous vous présentez brièvement ? Je suis Vincent Jumeaux, chargé de projets universitaires à la « Bibliothèque Sans Frontières (BSF) ». Je suis en Haïti depuis le mois de janvier de cette année, et je travaille sur le projet depuis lors en accord avec l’UEH. Présentez pour nos lecteurs le projet du partenariat La « Bibliothèque Sans Frontières » est en Haïti depuis l’année 2008, donc bien avant le séisme. Depuis après celui-ci, elle a renforcé ses accords avec les partenaires locaux. Elle travaille notamment avec l’UEH, et a été invitée par le gouvernement et le ministère de l’Éducation et de la Formation Professionnelle. La bibliothèque virtuelle n’est qu’une étape d’un grand projet de reconstruction d’une réserve centrale de productions du monde. Quel est l’intérêt d’un tel projet ? L’intérêt était de venir dans un contexte d’urgence pour remettre les étudiants sur la selle d’une documentation effective, parce que la plupart des centres de documentations de l’université d’Etat ont été détruits lors du séisme. On a pensé que sauter une étape serait préférable. Donc, au lieu d’attendre la reconstruction d’espaces physiques disposés à cet effet, nous avons monté la bibliothèque virtuelle. Quel sont les principaux objectifs de ce programme ? Premièrement, disposée la bibliothèque d’une archive d’excellence mondiale. Celle-ci ne contiendra pas que des livres virtuelles qui seront disponibles grâce à « Cyberlibris », le plus grand centre francophone de documentations en ligne. Elle combinera également les fichiers des éditeurs de bases de données, dans lesquelles les chercheurs d’universités européennes ou américaines publient les résultats de leurs travaux. Des millions de fichiers pour lesquelles toutes les universités européennes ou américaines paient des dizaines de milliers de dollars par an, pour en donner l’accès à leur étudiants. Grâce à un partenariat avec les universités Antilles-Guyane, la BSF a pu négocier l’accès gratuit aux étudiants, professeurs et chercheurs de l’UEH. Ces bases de données forment des milliers de périodiques scientifiques, des millions d’articles d’excellence dans tous les domaines : sciences sociales, médicales, économiques. Ceci permettra aux

étudiants pour démultiplier leur accès à la documentation. Parlez-nous un peu de l’espace physique que vous aviez mentionné tout à l’heure  Pour l’instant, la bibliothèque numérique a son site physique à la Faculté des Sciences (FDS,) à la rue Mgr Guilloux, mais à l’avenir elle sera transférée à la réserve centrale de Damier, futur campus de l’UEH. Il y aura un hangar avec température ambiante pour la conservation des livres. Tous les livres versions papiers seront aussi informatisés, et un ordinateur sera installé dans la bibliothèque de chaque faculté où l’étudiant pourra commander le livre libre à la réserve dont il a besoin. Par la suite, un véhicule acheminera tous les jours, à chaque faculté, les livres commandés par les étudiants. Tout un beau projet en effet. Dites-nous… pourquoi à la FDS et non ailleurs? Parce qu’elle a bien voulu nous donner le terrain pour nous installer. Par ailleurs, ceci a été décidé par l’Université d’Etat d’Haïti, et n’est pas de notre ressort. A la BSF, nous venons en appui à une institution déjà présente. Nous n’avons pas vocation à nous installer ou à créer, mais à venir en appui. Quels sont les partenaires qui ont collaboré pour cette réalisation? La Fondation Louis D et la Fondation de France, deux financeurs de la BSF. Mais la « Fondation Louis D » a financé le projet intégralement. Les opérateurs de l’UEH et de la BSF. Les partenaires exécutifs de l’UAG, l’Ecole nationale supérieure de Paris, et les éditeurs de bases de données gratuites. Sauriez-vous nous en dire plus sur les motivations du financement d’un tel projet ? Cela a-t-il été facile ? Cela n’a pas été facile. D’ailleurs, tout a été négocié grâce au directeur de l’université Antilles-Guyane qui a de très bons rapports avec les éditeurs. Il a voulu montrer qu’il pouvait faire quelque chose pour Haïti et on l’en remercie encore. Nous signalerons également que cela fait partie du domaine social de ces éditeurs qui font énormément d’argent. C’est une façon pour eux de contribuer à la cause humanitaire Comment le fonctionnement de la bibliothèque a-t-il été prévu ? Vu que celle-ci ne dispose que de

soixante (60) postes pour des milliers d’étudiants, nous procéderons par des sessions de 45 mn par personne. Il faudra réserver à l’avance pour être sur la liste d’accès. Une fois sur place, la personne pourra télécharger ou stocker autant de documents possibles. Le téléchargement est donc gratuit ? Oui. Le téléchargement pourra se faire en quantité illimitée. Quelle est la durée de vie du projet ? Indéfini. Généralement, la  « Bibliothèque Sans Frontières » a pour habitude de pérenniser ses programmes et projets. L’idée n’est pas de venir pour 6 mois ou un an, même si nous, nous avons vocation à partir et non à rester, ce qui est logique sur le long terme. Nous voulons que les projets continuent. Une relève est-elle assurée pour la suite dans ce cas? Nous venons en appui à une équipe de travail à laquelle nous apportons notre financement et notre expertise. Un personnel recruté par le rectorat de l’UEH gère le projet de bout en bout. C’est donc quelque chose qui est totalement à terme. Nous aurons à évaluer le projet par la suite, mais l’idée c’est de laisser la main aux Haïtiens. Comment avoir accès au site ?

Une bibliothèque virtuelle contenant des centaines de milliers de titres en ligne. Voilà ce dont hérite l’Université d’Etat d’’Haiti quand son rectorat décide de travailler en partenariat avec la Bibliothèque Sans Frontières. En effet, vendredi dernier dans l’après-midi, les deux partenaires on lancé officiellement la Bibliothèque virtuelle de l’UEH. Des centaines de milliers de titres, tous domaines confondus, trouvant leur source dans le « Cyberlis » et chez les éditeurs de base de données des plus grandes publications des chercheurs européens et américains seront mis à la disposition de ses étudiants. Le tout, gratuitement. Une véritable opportunité. Un grand privilège. Ticket Magazine a rencontré Vincent Jumeaux, chargé de projets universitaires auprès de la « Bibliothèque Sans Frontières » en Haïti qui nous en dit plus. Le site est ouvert uniquement aux étudiants de l’UEH. Ces derniers s’inscriront en ligne, et l’inscription sera validée à la première consultation de la base de données une fois sur place. Les étudiants des autres facultés n’auront donc pas accès au site ? Non. Est-ce une décision du rectorat de l’UEH où est-ce que cela fait parti de l’accord du partenariat ? Malheureusement, je ne peux pas me prononcer sur le sujet. Malheureusement en effet. Un dernier mot pour nos lecteurs ? J’espère que cette bibliothèque pourra concrétiser vraiment les recherches des étudiants de l’UEH. Nous espérons continuer à faire du bon travail comme celui là avec l’UEH. De ca, je n’ai aucun doute. Merci. Propos recueillis par Péguy F. C. Pierre

[n.d.lr.]On se demande pourquoi une telle opportunité n’est offerte qu’à un groupe bien défini. Est-ce dans le but de faire une disparité ? De générer des conflits ? Car ceci ne manquera pas de faire des gorges chaudes et de soulever des indignations. Quoiqu’il en soit, il ne nous était encore jamais donné de voir une bibliothèque censée être publique ouvrant ses portes qu’à quelques-uns. Les étudiants des universités privées ne pourront pas jouir du privilège d’avoir accès à cette bibliothèque. On n’ignore pas cependant que les troubles continus au niveau du bon fonctionnement de certaines facultés de l’UEH ou du suivi d’un cursus normal sont parmi les causes qui sont à la base de l’affluence d’étudiants dans les universités privées. Il semble qu’ils devront malgré tout faire les frais de ces agitations. L’avis de nos lecteurs sur la question serait le bienvenu.


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Lexique

des «bredjenn»

«Yoyo kana» Pris à sa juste valeur, chaque mot se veut un assemblage d’épigraphes d’horizons divers renfermant une charge sémantique. Pour faire de beaux vers, embellir leur produit ou véhiculer un message propre à leur milieu, les principaux acteurs de la tendance rap (rappeurs et dj) apportent souvent de nouveaux mots dans notre vernaculaire. Ainsi, dans la rubrique « Lexique des bredjenn » de cette semaine, nous vous présentons la suite de monèmes «Yoyo kana». Comme nous le savons tous, dans notre vernaculaire et dans la langue française, le mot « Yoyo » renvoie à un jouet constitué d’un ou de deux disques que l’on fait descendre et monter le long d’un fil fixé autour de son axe. Pour le créole haïtien, cette définition de « yoyo » est spécifique puisqu’elle reste uniquement dans le contexte du divertissement. Car, sur le plan sexuel ou dans un vocabulaire vulgaire, dès qu’on parle de « yoyo », on sait qu’il s’agit d’un des nombreux synonymes haïtiens désignant l’organe mâle de la reproduction et de la miction chez l’homme et chez certains animaux : le désignant pénis ! Prenons l’exemple de deux cas. En 1er lieu : « Il veut acheter un yoyo neuf » ou, « li vle achte yon yoyo nèf » ; sont idem sur le plan sémantique. Ce n’est que le même message qui est véhiculé dans deux langues différentes. Là, nous sommes dans le contexte du divertissement. En second lieu : « Monchè, fi an sezi

lè l’ wè yoyo m’ man », peut avoir une traduction en français, certes, mais n’aura pas le même contenu sémique. Donc, en loisir « yoyo » existe non seulement en créole et en français, mais les deux également synonymes. En outre, dans le langage de la sexualité et de la vulgarité des deux langues, le terme « yoyo » ne porte de sens que dans le créole haïtien. Prenons maintenant le terme « kana ». En zoologie, les mots « kana » et « canard » renvoient à un oiseau. Mais sur le plan journalistique, « canard » désigne une chose de piètre qualité dans la langue de Voltaire. Comme le prouve la ressemblance phonologique, les mots « kana » et « canard » sont les mêmes. D’un autre côté, ils ont des différences morphologiques, (puisqu’ils ne s’écrivent pas de la même façon) et phonologiques (parce que le terme « kana » de notre créole est dépourvu de la terminaison « rd » du « canard » de la langue française). Ainsi, en associant les deux mots, nous aboutirons à « yoyo kana » ou « yoyo de canard ». Comme le terme résultant de cette association n’a pas encore pris naissance dans le français (et ne le prendra peut-être jamais), mettons l’emphase sur « yoyo kana » du créole haïtien. Pour ceux qui ne le savaient pas, la lexie « yoyo kana » ne désigne pas l’organe mâle de la reproduction et de la miction du canard! « Yoyo kana » porte la signification de ce qui n’est pas bon ou

qui est d’une mauvaise qualité à nulle autre pareille. Par exemple, en achetant un téléviseur, l’acheteur peut marteler au vendeur : « Ki ane televizyon sa ? Pa vin ban m yoyo kana non. » Ou encore, ne soyez pas étonné si dans les rues, dans les tap-tap ou dans une conversation rurale, une personne lance : « M pa janm pran nan yoyo kaka ». Dans ces deux exemples, le terme « yoyo kana » garde le sens de ce qui n’est pas bon ou qui n’est pas de bonne qualité. « Yoyo kana » est à présent un terme

que les fils de la rue, les habitants des quartiers populaires, les chauffeurs des tap-tap, les mordus des nouveaux slogans, les accros des programmes nocturnes dits programmes DJ ou « ti sourit », les marchands ambulants, les super branchés du rap et des mix des Dj savent comme les formules de politesse. Maintenant, réfléchissez et demandez-vous s’il vous est déjà arrivé d’acheter un « yoyo kana ».

Une fois que votre pilule ingéré, quel comportement adopter ?

vous hésitiez à user de cette contraception pour des raisons d’ordre moral. Je vous rappellerai encore que ce cachet n’a pas effet sur un ovule fécondé, mais agit bien avant qu’il n’y ait fécondation. A présent, si vous manquez votre coup, vous ne pourriez pas dire que vous n’étiez pas informées. A bon (lecteur) salut ! Ah ! Une dernière chose… c’est NorLevo la bonne pilule et non Provera.

Wendy Simon

Votre Ticket Santé

Pilule du lendemain : ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas Contraception d’urgence, contraception post-coïtale, contraception occasionnelle, de rattrapage, etc. Ce ne sont pas les noms qui manquent pour qualifier la pilule du lendemain. Vous devez bien la connaître cette petite pilule non ? Celle qui vous sauve la vie et tranquillise votre conscience après une soirée d’amour folle et surtout imprudente ? Sans doute. Car je suis sûre que nous sommes nombreuses à nous être laissées aller au moins une fois sans prendre les précautions nécessaires à l’avance. Loin de moi l’idée de vous le reprocher ; même si je pense que vous devriez être plus sages à l’avenir. Au contraire. Je préfère vous informez sur le sujet afin d’éviter des erreurs flagrantes qui pourraient se révéler fatales.

La pilule du lendemain : ce qu’elle est

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une pilule contraceptive à prendre uniquement en cas d’urgence après une relation sexuelle non protégée ou sur laquelle vous avez des doutes. Prise en prévention contre une grossesse non-désirée, sa constitution à base d’hormones de progestérone enraye ou ralenti l’ovulation ; c’est-à dire l’implantation de l’ovule dans l’utérus afin qu’elle soit fécondée. Pour que son action soit vraiment effective, la pilule du lendemain doit être ingurgitée tout de suite après le coït ou dans les 72 heures (3 jours) qui suivent. Plus le temps passera, moins efficace elle sera. Inventé avant tout dans le but de prévenir contre les grossesses non-désirées, la pilule contraceptive d’urgence s’obtient en pharmacie sans ordonnance. Il ne suffit que d’en avaler une avec un verre d’eau, pour qu’elle agisse sur

l’organisme. Et bien entendu, comme tout médicament, elle a ses petits effets secondaires. Les seuls qu’on lui connaisse à aujourd’hui sont les sensations de nausées, les vomissements, les maux de tête ou de ventre, de petits saignements (rien de grave) qu’il ne faut pourtant pas confondre avec les menstruations.

La pilule du lendemain : ce qu’elle n’est pas

Une pilule miracle. On pense à tort que la pilule contraceptive post-coïtale peut opérer des miracles plus de trois jours après une relation sexuelle non protégée. Ce qui est totalement faux. Une fois l’ovule dans l’utérus, la pilule ne peut rien contre elle. Son efficacité est donc conditionnée par la rapidité avec laquelle elle est prise. Par ailleurs, cette pilule ne peut pas se suppléer à une contraception habituelle (préservatif, pilule régulière, etc.) En d’autres termes, si vous prenez déjà une pilule contraceptive régulièrement genre Pilplan ou tout autre, vous ne pouvez pas décider d’arrêter avec celle-ci pour une pilule contraceptive d’urgence. Une rumeur aussi laisserait croire que cette contraception rend stérile. Il ne s’agit que d’une rumeur non fondée. Même après plusieurs reprises pendant le même cycle ne représente aucun danger. Autre chose. Si après une relation non protégée vous prenez une pilule contraceptive d’urgence, et qu’en dépit de cela vous êtes enceinte (parce que la pilule a quand même une marge d’erreur comme susmentionné), le futur fœtus ne risque aucun danger de mal formation. Vous n’aurez pas de chance tout simplement.

Tout d’abord, il vous faut surveiller la venue de vos menstruations. Dans le meilleur des cas, la date peut variée et vous aurez un léger retard. Dans le pire des cas (w nan cho !!!), si cinq (5) jours passent sans que vos règles ne viennent, faites un test de grossesse et consultez votre gynéco. Si elles présentent des anomalies genre trop abondantes, plus douloureuses que d’habitude ou plus ou moins longues, discutez-en avec votre médecin. En outre, si vous preniez déjà une pilule contraceptive quotidiennement, continuez avec elle tout en usant d’autres types de contraceptions (préservatifs). Il peut arriver qu’au moment fatidique

N.B.- Il existe une autre pilule contraceptive à peu près du même genre : pilule du surlendemain ; EllaOne. Il paraît qu’elle est encore plus efficace et peut vous tirer d’affaires jusqu’à cinq (5) jours après l’acte douteux. Souhaitons qu’elle soit aussi efficace qu’on le dit. Péguy F. C. Pierre


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Les amis de Ticket ont dit sur

T-Vice en concert

ce week-end à Paris Bercy !

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epuis plusieurs semaines, les musiciens et responsables de T-Vice utilisent tous les sites et réseaux sociaux pour vendre ce concert baptisé « La Nuit D’Outre-Mer » auquel il participe ce samedi 8 octobre 2011 au Palais Omnisports de Paris Bercy. Ils se félicitent d’être le premier groupe musical à se produire à Bercy. Pendant qu’ils preparent leur show et multiplient leurs séances de répétition pour ce spectacle, ils ont fait il y a environ deux semaines avant la tenue de ce concert la couverture d’un magazine, « Le p’tit Makrel ». « Nous préparons un show très intéressant pour ce concert », a déclaré Roberto Martino. Des artistes de l’Outre-Mer et des Antilles dont La Perfecta, Admiral T, T- Vice, Fanny J, Francky Vincent, Kwak, Krys, Jeff Joseph, Real Limit, Krys, Colonel Reyel, Orlane, Slaï, Kalash, Warren, Kim, Saël, Kolo Barst... et le comédien Jean-Yves Rupert vont faire vibrer les spectateurs aux rythmes des musiques et des danses de la zone. Entre-temps, nous apprenons que les musiciens de T-Vice ont déjà pris l’avion en direction de la Ville Lumière, afin de participer ce samedi 8 octobre à ce méga concert baptisé « La Nuit D’Outre-Mer ». Rappelons que T-Vice est l’un des groupes musicaux de la nouvelle génération à voyager un peu partout à travers le monde, notamment à Nouvelle-Calédonie (en vue de bien représenter la musique haïtienne notamment le rythme compas direct). Selon ce qu’a indiqué Roberto Martino, guitariste et lead vocal de T-Vice, le groupe a joué au Zénith de Paris à cinq reprises dont les deux dernières remontent à 2006 et 2010. Bravo, T-Vice ! Gilles Freslet (gillesfreslet@yahoo.fr)

Daisy Exume

Eske Soulja Boy mouri vre? La rumeur enfle partout sur internet, mais elle n’est que fausse… n’en déplaise (ou plaise ?) à certains!

Tim Valda

Plus map gade peyi a, plus map mande tèt mwen si se mòd peyi sa a, ak mod dirijan sa yo mwen vle pou Victoria ... #reflekyonmanmanpitit .... Les plus pessimistes diraient : swa w jete w, swa w reziye w !

Karl Foster Candio

Did u know Miley Cyrus was in Haiti ? Yes. Men fwa sa a, sa pa fè bri... Elle avait sûrement des raisons de ne pas se faire remarquer !

Kettie Cameau Defay

Cessez de vous lamenter à propos de votre passé : «Gémir sur un malheur passé est le plus sûr moyen d’en attirer un autre». (Shakespear) Tiens donc, Shakespear connaissait la loi de l’attraction lui aussi ?

Steve Dadi Delouis

M’ta prefere viv avec yon moun ki vòlè tan pou’m ta viv avec yon moun ki tripotay... C’est une victime qui le dit, c’est sûr !

Nerlande Gaetan

La femme tout comme Dieu est très patiente, lente à la colère et supporte bien des choses..... men lèl di se

ase se A-S-E. Et tu sais de quoi tu parles, n’estce pas Nerlande ?!

Alan Papèpèpap

I LOVE WHEN YOU GIVE ME HEAD. BUT I HATED WHEN YOU GIVING ME HEADACHE........ Non mais, c’est supposé être de l’anglais ça ???

Rohdye Jean-michel

Gen moun’n ki gen chans ! Men’m zam ki touye ROUZIER ak GOUSSE la pa men’m grafonyen GARRY CONILLE. Pas de commentaires.

Stevekeed Rapinfamily

Un prof de math demande à toto : Si ton papa donne à ta mère 100$ et qu’après il en reprenne 50, quel sera le résultat ? Il répond : Une bagarre monsieur! (Lol) Ce bon vieux Toto, il en dit des vérités !

Rathzengher Vescovatchy

L’argent est une troisième main. Tiens ! Ce n’est pas bête…pas bête du tout.

Dixy Rtelezenith

Hmm oh Jesus di yon mo pou fanm non ! Podyab partout dans le monde fanm pa ka gen yon nèg pou elle seule. Kerrrt ! La faute à qui ?


6 octobre 2011 No 553

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6 octobre 2011 No 553

J

Hommage

e n’ai pas connu Steve Jobs. Ni de loin ni de près. Je ne suis pas une fan assidue des nouvelles technologies. J’ai eu un iPod 16 GB avec au moins 4000 musiques. Et j’ai toujours félicité le créateur de cet appareil qui a changé ma façon d’écouter de la musique. Mais je ne me suis jamais intéressée à l’homme, ni à sa vie. Je lui ai acheté un Ipod ! Je pensais que c’était suffisant. Ce n’est que récemment que le directeur de publication du journal, Frantz Duval, me fit faire connaissance avec l’homme. A peu près un mois avant sa mort. Quand il m’a demandé de Google Steve Jobs, je lui ai dit « Il est qui, lui ? ». Et voilà ! Steve Jobs, l’un des génies de ce siècle. J’en ai à peu près retenu ceci. Il s’appelle Steven Paul Jobs. Il est né le 24 février 1955, à San Francisco, et a été adopté après sa naissance. Il est père de 4 enfants. Entrepreneur et informaticien américain, cofondateur en 1976 d’Apple, dont il a été le directeur général puis le président du conseil d’administration, Il est considéré comme l’un des pionniers de la micro-informatique pour avoir introduit l’ordinateur personnel dans les foyers. Il a commercialisé début 1984 par la société Apple Computer du Macintosh, le premier ordinateur grand public profitant de ces innovations. Il est à l’origine, dans les années 2000, du lancement et des succès planétaires, de l’iMac (1998), de l’iPod et d’iTunes (2001), de l’iPhone (2007) et de l’iPad (2010). En 2011, Steven P. Jobs est considéré comme la 34e fortune américaine et la 110e fortune mondiale. Le 24 août 2011 par le biais d’une lettre au conseil d’administration et à la communauté Apple, il a annoncé sa démission du poste de directeur général de l’entreprise, à cause de l’état de sa santé. Il reste toutefois président du conseil d’administration, afin de continuer d’avoir de l’influence sur le fonctionnement de son entreprise. Le 5 octobre 2011, Apple annonce sa mort à l’âge de 56 ans. Il avait un cancer du pancréas. Cette disparition a touché beaucoup d’Haïtiens. Des hommes dont les produits Apple ont changé la vie. Carel Pèdre, Richard Cavé et Karl Jean Jeune nous livrent leurs impressions.

Carel Pèdre, animateur et présentateur

« Je suis un fan et utilisateur des produits Apple depuis novembre 2004, avec l’acquisition de mon premier iPod. Ensuite j’ai acheté mon premier MacBook en 2005 et ensuite 2 iPods Classic, 2 IPods Nano, le unibody Macbook Pro, l’airport express, le magic mouse, le AppleTV 2, le IPad 1 et 2, l’iPhone, le iPhone 3G, le 3GS, le 4 et le 4S la semaine prochaine. Les produits d’Apple sont différents et rendent ma vie plus facile, et m’aident à être plus performant dans mon travail. Mes musiques, mes notes, ma collection de films et de bandes dessinées, mes scripts de Digicel Stars sont au bout de mes doigts avec mes iPod, iPhone, iPad ou Macbook Pro. Je prends des photos et des vidéos de très bonne qualité avec mon iPhone (les photos du 12 janvier qui ont fait le tour du monde par exemple). Quand je suis en voyage, je reste connecté avec ma famille, rien qu’en utilisant Facetime. Je suis connecté 24/24 sur les réseaux sociaux avec mon iPhone, je suis mobile, rapide et efficace et l’expérience avec les produits Apple est meilleure et totalement différente de la compétition. Je suis très attristé par la nouvelle de la mort de Steve Jobs, et je crois fermement qu’Apple survivra et continuera à nous offrir des produits extraordinaires, avant-gardistes. Je suis un grand admirateur de Steve et de son travail, voilà pourquoi, en août dernier, j’avais précommandé sa biographie officielle, parce que je crois que son histoire va m’inspirer encore plus. RIP Steve. »

Steve Jobs l’homme qui a changé des vies ! Karl Jean Jeune, graphiste designer « Steve a dit une fois: “Vous pouvez simplement demander aux clients ce qu’ils veulent et essayer alors de le leur donner. Le temps que tu le construis, ils voudront quelque chose de nouveau.” Etant un étudiant en graphic design, quand je suis entré dans un store Apple en février 2007, Steve savait ce que je voulais : un ordinateur qui combine l’expérience humaine avec le coefficient d’utilisation. Et dire que j’ai été là-bas juste pour réparer mon Ipod. Je suis tombé en amour à cet instant précis avec la génération 2006 de Black Macbook. Honnêtement j’ai oublié au ¾ comment faire certaines choses sur un PC. J’ai grandi pour découvrir que Apple est aussi une façon de vivre, non seulement une marque. Les produits Apple m’ont non seulement apporté des outils importants pour toute sorte de travail mais m’a aussi inspiré que je pouvais tout réaliser. Ils m’ont enseigné à ne poser aucune barrière à mon imagination.

Mettant de côté les produits, l’histoire d’Apple est une histoire très motivante pour tous les entrepreneurs et tous les jeunes femmes et jeunes hommes qui rêvent de faire quelque chose pour changer ce monde. Steve était un génie et un visionnaire. Définitivement, il va nous manquer lors des présentations; personne n’est capable de porter ce sweater noir et ces jeans comme il le faisait. Pour moi, cependant, Steve est toujours vivant à travers mon Mac, mon Ipad, mon Iphone et mes autres applications Apple. »

Richard Cavé, musicien

« Apple n’a pas seulement changé ma vie, Apple a révolutionné le monde de la musique. Premièrement, par la création des applications de Itunes pour télécharger les musiques. Certains musiciens trouveront cela négatif, car cela ralentit et diminue la vente des CD ; mais cela permet à notre musique d’aller plus loin et de toucher beaucoup plus de monde. Carimi a vendu en quelques jours entre dix

à treize mille téléchargements sur Itunes. Cette application permet également à un nouvel artiste d’être connu du monde entier et surtout sur un grand label. Deuxièmement, la création de Apple Macbook. Cela permet aux musiciens d’enregistrer en tout temps. Même pendant leur tournée. Cette application répond aux normes d’un mini studio. On a par exemple beaucoup travaillé sur l’album « Buzz » à partir de nos Macbook. Cela a révolutionné notre manière d’enregistrer. Troisièmement, on met nos sons sur nos Mac. Adieu le synthétiseur. Personnellement, Carimi a été l’un des premiers groupes haïtiens à utiliser le laptop pour jouer live. Avant cette invention, on était obligé d’acheter un synthétiseur pour des milliers de dollars. En plus lors des voyages cela a été toute une histoire, car c’est un matériel difficile à transporter. Sur nos Mac, on a tous les sons, de très bon calibre, a un même endroit. Steve nous a changé la vie. C’est une très grosse perte pour l’industrie musicale. » Stéphanie André andresteffany@gmail.com


Ticket 553