Skip to main content

The Red Bulletin Octobre 2015 - FR

Page 1

FRANCE

HORS DU COMMUN

ÉQUIPÉE NOCTURNE

AU-DESSUS DE NEW YORK SUR UN FIL

Joseph Gordon-Levitt revit l’impensable

TWERK ET POGO AU GRAND PALAIS Dans la démesure de la Yard Party

TROIS FOIS PLUS DOULOUREUX Une star du triathlon se met (presque) à nu

PIED AU PLANCHER L’acteur JASON CLARKE libère son instinct de vitesse

MAGAZINE SPONSORISÉ OCTOBRE 2015

PLUS DE

CONTENUS INTERACTIFS SUR

REDBULLETIN.COM


LE 28 OCTOBRE

D’APRÈS LE LIVRE “TO REACH THE CLOUDS” DE

SCÉNARIO DE

MUSIQUE DE

#TheWalk

RÉ


PRODUCTEURS EXÉCUTIFS RÉALISÉ PAR

PRODUIT PAR


LE MONDE DE RED BULL

28

JASON SE LA DONNE

À l’affiche d’Everest, Jason Clarke est un fou de vitesse. Au volant comme dans la vie, il tient la route.

Acteur, photographe, triathlète, fêtard, arbitre de rugby... Qu’ont-ils tous en commun ? Un gros moteur ! La passion pour essence, le ­dépassement comme mécanique essentielle à leur réussite et leur accomplissement. ­Jason Clarke, Australien remarqué dans la Planète des Singes ou le dernier Terminator, voit le sommet de sa carrière approcher avec le film Everest, en salles ce mois-ci. Daniela Ryf est, elle, du genre à s’épanouir dans le triathlon seulement quand la douleur prend le dessus. La photographe Krystle Wright la frôle dès qu’elle documente les plus exigeants des sports outdoor. Du côté des jeunes ­Parisiens de notre sujet Nuit, le défi a ­consisté à « foutre le bordel » au Grand Palais. Mettez le contact ! Votre rédaction 6

« On peut accomplir les choses les plus folles » J. GORDON-LEVITT, PAGE 52

THE RED BULLETIN

MICHAEL MULLER (COVER), GETTY IMAGES, KEFFER, MATHIAS FENNETAUX, KRYSTLE WRIGHT, GARY BRAY/UNICOM

GROS MOTEUR


OCTOBRE 2015

D’UN COUP D’AILES

70

GALERIE 14 ON SE JETTE des Eurocks aux Açores

DANS LA PLACE

BULLEVARD

Documenter une soirée comme la Yard Party, c’est très chaud. Le Grand Palais s’en souvient.

21 LA LUMIÈRE 2015 est son année, vous ne l’allumerez plus comme avant...

REPORTAGES

82 50

28 À fond !

Jason Clarke n’a pas cherché le succès, il l’a rencontré sur son chemin.

36 Regard sur l’exception

Pour photographier un parapentiste, ou un grimpeur, il vaut mieux en être.

50 Les héros du mois

Un homme cramponné, un apprenti funambule, une douceur télévisuelle...

SIGNE DES TEMPS

Synonyme de classiques intemporels de la route, mais toujours up to date, ­Ferrari lance un turbo moins polluant.

CE HÉROS INCONNU

Il sera aussi sur les terrains de la Coupe du Monde de rugby. Ressuscité après une blessure, Mathieu Raynal est arbitre.

78

56 Les formes du triathlon

Daniela Ryf fait corps avec la douleur.

64 Des vélos pour tous

Des pros du VTT ont roulé pour que les gamins du Guatemala s’y mettent.

70 Fièvre au Grand Palais Pour la rap party la plus folle de l’année.

ACTION ! 77 À VOUS DE JOUER Où l’on apprend notamment comment rester bon pote avec les requins, et quoi choper...

36 SUBLIMER L’OUTDOOR

La photographe australienne Krystle Wright donne à ses sujets autant qu’ils lui offrent. Téméraire, elle shoote à vif. THE RED BULLETIN

NE ZAPPEZ PAS !

C’est une nouvelle folie propulsée sur les mers : les zapcat, ces petits catamarans bien gonflés, vont vous envoyer en l’air.

91 DE LA TÊTE AUX PIEDS  Le top matos 96 OURS  Ils font The Red Bulletin 98 MAGIC MOMENT Makes you fly

7


/redbulletin

Expérience visuelle Hors du commun

FRANCE

HORS DU COMMUN

ÉQUIPÉE NOCTURNE

AU-DESSUS DE NEW YORK SUR UN FIL

Joseph Gordon-Levitt revit l’impensable

TWERK ET POGO AU GRAND PALAIS Dans la démesure de la Yard Party

CE N’EST PAS JUSTE UN DÉCOLLAGE

TROIS FOIS PLUS DOULOUREUX

C’EST L’ENVOLÉE D’UNE VIE

Une star du triathlon se met (presque) à nu

PIED AU PLANCHER

« C’EST L’EXCITATION DE LA POURSUITE »

L’acteur JASON CLARKE libère son instinct de vitesse

PLANCHER PIED AU s o n i n s t i n c t d e v i t e s s e L’ a c t e u r J AS O N C L A R K E l i b è re

se met ( p r e s q u e) à nu Une star du triathlon

DOULOUR EUX TROIS FOIS PLUS rev it l’impensable Joseph Gordon -Lev it t

SUR UN FIL DE NEW YO R K AU - DE S S U S

de Dans

la la

DU

Ya r d Pa r t y démesure

AU GR A ND PA L A I S T W ER K ET POGO ÉQU IPÉE

H O R S

NOC T UR NE

C O M M U N

FR AN CE

PRINT

|

WEB

|

APP

|

SOCIAL


redbulletin.com

Š John Wellburn/Red Bull Content Pool


THE RED BULLETIN BACKSTAGE OCTOBRE 2015

CONTRIBUTEURS NOS ÉQUIPIERS

RÜDIGER STURM

J. Clarke, R. Acer, ­l’éditeur A. Tzortzis et M. Muller.

Un désert hollywoodien Pour notre sujet sur l’acteur Jason Clarke, le concept photo a été associé à son fanatisme des bagnoles. Mais qui pour prêter au photographe Michael Muller quelques engins ? Faites entrer Robert Acer : pilote et millionnaire mystérieux. Acer a prêté ses voitures et ses équipes pour un shooting dans les environs Los Angeles, et Clarke a pris le volant avec une aisance folle. « Il est au naturel », déclare Acer, qui, se disant menacé, garde son identité secrète en restant sous son casque toute la journée. Ça démarre en page 28.

MAKING OF LE SHOOTING DU MOIS

Pro du ciné, ce Munichois est aussi un insider des sphères hollywoodiennes. Il vient parler de leçons de vie, de croque-monsieur et de sexe avec Emmy Rossum, délicieuse dans la série Shameless. Voir en page 54.

AUTOUR DU MONDE KEFFER

« Je ne twerke pas, j’adore regarder les nanas le faire », dit Keffer, oiseau de nuit VIP dans les meilleures fêtes de Paris. Pour nous, le Français a photographié la plus grosse soirée rap de France : la Yard Party, page 70.

The Red Bulletin est publié s­ imultanément dans onze pays. Vous voyez ici la couverture de l’édition mexicaine. Les éditions internationales sur tous les supports ? redbulletin.com

Les studios photo ne sont pas le genre de Krystle Wright.

« C’est dans la n ­ ature que tu d ­ écouvres tes réels points forts » KRYSTLE WRIGHT,PHOTOGRAPHE L’Australienne Krystle Wright, 28 ans, est une aventurière dès qu’elle part en mission. En 2011, elle a survécu à un accident de parapente dans les hautes montagnes d’Afghanistan, lors d’un shooting. Wright commente ses meilleures photos en page 36.

10

THE RED BULLETIN


SASHA DIGIULIAN Photo prise par : Sasha DiGiulian


THE RED BULLETIN EN LIGNE : À NE PAS MANQUER

Daniela Ryf en action La triathlète suisse ignore les faiblesses du corps. Femme de volonté, elle a bouclé les 3,8 km à la nage, 180,2 km en vélo et 42,195 km à pied de son premier Ironman l’été dernier. La vidéo du shooting sur redbulletin.com/ryf

EXCLUSIF SUR

REDBULLETIN.COM Abonnez-vous à notre newsletter ! Et suivez The Red Bulletin sur Facebook, Instagram et Youtube.

FOU D’HÉLICO

ARBITRER... PAR MATHIEU RAYNAL

Felix Baumgartner prend en chasse une voiture drift de 1 000 chevaux en Pologne, aux commandes d’un hélico. Nous avons interviewé le ­cascadeur de l’année.

L’arbitre de rugby français, dans le top 20 mondial, parle du ­respect qu’il reçoit des joueurs et de la philosophie de son métier, pour mieux l’apprécier.

La vidéo sur redbulletin.com/helidrifting

L’entretien complet sur redbulletin.com/raynal

12

THE RED BULLETIN

PHILIPP MUELLER, KIN MARCIN/RED BULL CONTENT POOL, MATHIAS FENNETAUX

Les articles en accès direct ?


GOMME ­D’HABITUDE En Formula Drift, ils sont 39 à se mesurer les uns aux autres sur des circuits en Chine, en Amérique du Nord et au Japon. Le Néo-­ Zélandais Mike Whiddett, ex-pilote de motocross surnommé « Mad Mike » pour sa folie sur deux-roues, est le f­ avori du public. Il n’a pas changé : désormais au volant, d’une M ­ azda de 1 032 chevaux, il est toujours aussi intrépide. madmike.co.nz Photo : Larry Chen

14

LARRY CHEN/RED BULL CONTENT POOL

O R L AN D O, U SA


S E R MAMAG NY, FR AN C E

ÇA ROULE POUR LUI Diplo, aka Thomas Wesley Pentz, est l’un des DJ’s les mieux payés au monde (dix millions de dollars de revenus en 2014). De Kingston à Bombay, le DJ-producteur de 36 ans secoue les amateurs de dancehall avec son projet collectif Major Lazer. Temps fort de ses shows : le survol du public dans une boule géante en plastique, comme ici aux Eurockéennes 2015. Prochains concerts : majorlazer.com Photo : Vincent Arbelet

17


LE S AÇ O R E S , P O RTU G AL

ELLE Y CROIX

DEAN TREML/RED BULL CONTENT POOL

Tara Hyer-Tira a grandi avec cinq frères aînés, tous plongeurs de haut vol. Pas étonnant que cette Américaine de 27 ans (qui saute, ici, d’une hauteur de 20 m) concourt au Red Bull Cliff Diving World Series, une compétition ­annuelle de plongeon de falaise à près de 30 mètres de haut. Ce qui la fascine dans ce sport ? « Le respect de l’altitude, et l’ivresse après l’atterrissage. » Finale du Red Bull Cliff Diving World Series : le 26 septembre, à Bilbao. Livestream : redbull.tv Photo : Dean Treml

19


QUAND LA TECHNOLOGIE EST ENTRE DE BONNES MAINS. Que diriez-vous d’une technologie qui vous donne les moyens d’atteindre vos ambitions ? Découvrez la technologie de direction assistée à commande numérique qui vous offre une expérience de conduite sur mesure, précise et exaltante.

L’Infiniti Q50

BORDEAUX, CANNES, LILLE, LYON, MARSEILLE, MONACO, MONTPELLIER, NANTES, PARIS MOLITOR, PARIS CHAMPERRET, STRASBOURG, TOULOUSE infiniti.eu

NISSAN INTERNATIONAL SA, au capital de 57100 000 CHF, CH-550-1047524-0 – Zone d’Activités La Pièce 12, 1180 Rolle, Suisse. *Performance Inspirée. **Partenaire dans la performance.

Consommations officielles pour l’Infiniti Q50 2,2d BVM Base/Sport exprimées en l/100 km : cycle mixte 4,4/4,5. Émissions de CO2 : 114/118 g/km.


2015 : année de la lumière Les lieux les plus clairs et les plus obscurs du monde

BULLEVARD INVITATION AU CŒUR DES ABYSSES

SUNSET BOX/ALLPIX/LAIF

James Cameron atteint son ­apogée en touchant le fond de la fosse des Mariannes, dans l’océan Pacifique.

Le réalisateur américain de 61 ans a un rapport complexe à la mer. Dans Titanic, il fait sombrer un paquebot, dans Expedition: Bismarck, il explore une épave, dans The Abyss, il rencontre des aliens au fond de l’océan. Dans son cas, seule une séance thérapeutique extrême pouvait aider : une plongée à bord du mini sous-marin Deepsea Challenger dans la fosse des Mariannes – point le plus profond de l’océan (11 034 m) que l’on connaît moins bien que Mars. Il est le 3e homme de l’histoire à s’y risquer, et le premier en solo. Cameron a réalisé un documentaire sur ce désert humide à 10 900 m sous le niveau de la mer. Au cours des trois heures de plongée, il n’a pas vu grand-chose en raison de la quantité de sable soulevée par le sous-marin. Le fond du fond.

James Cameron sait ce qui confère de la profondeur à un homme : une montre étanche.

21


BULLEVARD

BLEU PROFOND

Les rayons de soleil brillent jusqu’à 200 m sous le niveau de la mer. Au-delà ? C’est le noir complet. Cinq conseils plongée pour planer tout en bas.

930 m au-dessus du niveau de la mer Weißensee, Autriche 1

Plongée dans l’eau (glaciale) du lac le plus haut de ­Carinthie.

0 m Toyama, Japon

2

Au printemps, de minuscules calamars lumineux colorent la côte en bleu néon.

- 2 m Groenland

3

Sous les icebergs : dans l’eau glacée, seul le soleil de minuit vous réchauffe.

- 10 m Thingvellir, Islande

4

Entre deux mondes : p ­ longée (au sec) dans l’Almannagja, la faille qui sépare les plaques continentales américaine et européenne.

3

4 1

5

2

Que les choses soient claires.

22

- 3 800 m

Planer sous l’eau. Ici débute l’ivresse des profondeurs : euphorie, angoisse, hallucinations.

L’insubmersible. Voilà plus de cent ans que l’épave du Titanic dort au sud-est de Terre-Neuve.

- 11 034 m Tréfonds. La fosse des Mariannes n’est ­accessible qu’avec James Cameron à vos côtés.

- 300 m Malte

5

Devenez pilote de sous-­ marin étanche en 4 jours et jusqu’à 300 m pour 8 000 €.

THE RED BULLETIN

CORBIS

- 30 m


BULLEVARD

Keira Knightley est restée à la maison dans le drame Everest. Nous aussi.

SI PRÈS DU SOLEIL

TRUNK ARCHIVE

Une éclaircie à l’écran : Keira Knightley. C’est sûr, la ravissante Anglaise ­ferait même fondre les glaciers. C’est peut-être pour cette raison qu’elle a dû rester à la maison dans le film d’aventures Everest pendant que les acteurs J­ ason Clarke (en Une), son mari le temps du film, et Jake Gyllenhaal escaladaient la plus haute montagne du monde. Ses fans auraient préféré la voir marcher avec les hommes. Mais par – 40 °C, ­Hollywood l’aurait chaudement couverte. C’est pourquoi nous proposons une fin alternative : Keira nous accueille comme telle à bras ouverts sous la croix au sommet de la montagne. Et fait fondre tous les cœurs.

THE RED BULLETIN

23


BULLEVARD

1 465 3

7

2

Sept entrées vers les entrailles de la Terre.

INTÉRIEUR JOUR

Les plus belles grottes ne sont pas forcément les plus profondes. Jusqu’où faut-il s’enfoncer pour voir l’essentiel ? 20 m Grotte de Lascaux France

1

Au bout de 20 mètres seulement, les célèbres bisons peints sur le mur à l’âge de pierre ne sont plus visibles. La grotte est fermée ­depuis les années 1960.

30 m Waitomo Glowworm Cave Nouvelle-Zélande

2

Pour une excursion en famille : la grotte des vers luisants ­commencent 30 mètres à peine après l’entrée.

120 m Lechuguilla Cave 3 Nouveau-Mexique, USA

222 kilomètres, l’un des plus longs réseaux de grottes du monde. Jusqu’en 1986, on n’en connaissait que les 120 premiers kilomètres.

24

500 m Gouffre Berger France

4

Le paradis alpin de l’escalade : après 500 mètres de pente oblique, vous découvrez la formation de concrétions de la Salle des Treize.

1 km Eisriesenwelt Autriche

5

Le palais d’Elsa : le premier kilomètre après l’entrée est ­totalement gelé. Et accessible. Mais vous n’irez pas plus loin.

THE RED BULLETIN


BULLEVARD

DE BRILLANTS ACCESSOIRES DE POCHE

La grotte de Majlis ­al-Jinn à Oman mesure 120 mètres de haut. Ce lieu est magique.

Photographier, ­éclairer, rester éveillé : trois objets malins

SEALIFE MICRO HD La solution moderne pour ­filmer sous l’eau : une caméra étanche de 13 méga pixels avec Full HD. Mais où se cache cette fichue famille de baleines bleues maintenant ? sealife-cameras.com

FOGO Une lampe magique qui exauce tous les vœux : talkie-walkie, boussole, récepteur GPS et messagerie. Elle éclaire aussi. À une puissance de 1 000 lumens. fogo.io

ENTRAIN L’appli contre le décalage ­horaire. Elle vous aide les ­premiers jours de vacances. Et vous dit quand aller à la plage ou au lit. ­entrain.math.lsa.umich.edu

THE RED BULLETIN

6 km Grotte Hang Son Doong Vietnam

Une jungle dans la montagne : au bout de six kilomètres, vous atteignez un mur de 60 mètres de haut. Franchi dans un premier temps par des alpinistes.

7

DIETMAR KAINRATH

Les galeries ont été creusées dans la roche en 1943 par des forçats polonais sous le r­ égime nazi. On dit que la montagne aurait des vertus curatives radioactives.

6

NATIONAL GEOGRAPHIC CREATIVE

1,9 km Gasteiner Heilstollen Autriche

MISE EN BOÎTE

C’EST BEAU L’OBSCURITÉ.

OUI ! QUEL DOMMAGE QU’ON LA VOIE SI MAL.

25


BULLEVARD

UNE NUIT DE 24 HEURES

Amour fou à Las Vegas : qui claquera en premier ? 01:10 Au club XS, on

22:29 En route pour

23

21:39 Spectacle

20:00

05:00 Voyage de noces

02

à Venise. Au coin de la rue.

03

05:04 Nuit de noces. 04

00:03

05

Nous nous ­enivrons de la fièvre enfumée du jeu, et nos cœurs battent à l’unisson avec les r­ éclames lumineuses !

17

du Soleil est au programme, de même qu’une poignée de main avec le bandit manchot. Le prix ? Qu’importe.

01

20

18

16:17 Une visite au Cirque

c­ hanceux en amour. Mais elle vous dit qu’il ne se p ­ assera rien avant le mariage. Vite, à la chapelle drive-in !

21

19

Dîner dans la Stratosphere Tower avec une vue incomparable sur la ville. Pour une vraie nuit étoilée, c’est râpée.

24

22

­obligatoire au crépuscule : les fontaines dansantes du Bellagio et leurs feux d’artifices aquatiques.

04:33 Vous êtes

­dépense ce que l’on n’a même pas encore gagné. ­Salut mon chou, c’est quoi ton petit nom ?

l’un des 76 casinos. ­L’entrée y est gratuite. Mais vous casquerez quand même !

06 07 08

16 09

15 10

14 13

14:02 Dans l’Arts

­District, nous apprenons que l’art tient ici de la ­ ossibilité de tout vendre. p

12

11

12:07 Le musée du néon élève des panneaux publicitaires mis au rebut au rang d’œuvres d’art. Salée la ­facture d’électricité  ?

08:05

Premiers r­ egrets. «  Welcome to ­Fabulous Las Vegas » nous avertit une dernière fois le panneau à l’entrée de la ville.

09:10

La faim nous pousse chez Harrah’s pour prendre un petit-déjeuner All You Can Eat. La fontaine à choco bouillonne de joie.

10:56 En route pour la

« vieille » ville de Las Vegas où les premiers hôtels-­ casinos ouvraient leurs portes dans les années 40.

01:10 09:10

21:39

26

GETTY IMAGES

Les feux de l’amour. Las ­Vegas brille tellement qu’on la voit depuis Jupiter. Soi-disant.

THE RED BULLETIN


BULLEVARD

LE GUIDE DU POISSARD Cinq vrais-faux voyages des plus glauques.

CORÉE DU NORD Une cure de désintox ­numérique. Pour discuter à ­ ouveau avec votre partenaire. n

AFGHANISTAN Pour les terrouristes ! Flânez dans Kaboul équipé d’un casque et d’un gilet pare-balles.

TCHERNOBYL Excursion d’un jour au réacteur. Pour les fans de nucléaire en quête des dernières radiations.

LONDRES Séjour « Jack l’Éventreur ». Visite de l’ancien domaine de chasse du tueur en série.

SOMALIE Tour de voile au milieu des ­bateaux pirates ? Bon d’accord, l’offre n’existe pas !

KAINRATH

LE CIEL ATTENDRA

NASA

DIETMAR KAINRATH

2015 a été proclamée année internationale de la lumière par l’ONU. Le temps sera long avant de voyager à la vitesse de la lumière dans l’espace. Depuis que le capitaine Kirk a rendu compte pour la première fois « d’horizons infinis » dans son journal de bord, qui n’aspire pas à toucher les étoiles ? En 2001, ­Dennis Tito était le premier touriste dans l’espace. On sait dès lors que les séjours spatiaux seront coûteux. Certaines entreprises, comme Virgin Galactic ou Space Adventures, investissent des milliards pour réaliser les rêves d’évasion intersidérale les plus fous. Pour 250 000 dollars, Virgin vous invite à contempler la Terre en orbite. En théorie. Car, manque de pot, leur Spaceship 2 est

THE RED BULLETIN

Un veinard qui a le sourire. À quand un trip dans l’espace pour tous ?

tombé du ciel comme une météorite l’année dernière. Et avec lui, l’espoir de planifier des vacances all inclusive dans l’espace. Il faudra patienter quelques années-­lumière avant de pouvoir ouvrir la première ombrelle contre les particules solaires ou de faire de l’auto-stop dans la galaxie. Contentons-nous pour le moment de dénombrer les étoiles là où l’obscurité est la plus totale à des kilomètres à la ronde : sur l’Ayers Rock, en Australie, ou dans le désert chilien ­d’Atacama, l’endroit sur Terre où la voûte céleste est la plus visible.

Voir et être vu

27


À FOND !


L’AUSTRALIEN JASON CLARKE ENCHAÎNE LES RÔLES DANS LES FILMS À SUCCÈS. IL GRIMPE ENCORE AU BOX-OFFICE AVEC LA SORTIE D’ EVEREST EN SEPTEMBRE. LA CÉLÉBRITÉ LE RATTRAPE, IL N’EST PAS PRESSÉ DE LA CROISER. ­L’AMBITION N’EMPÊCHE PAS DE VOULOIR PROFITER DU QUOTIDIEN. C’EST SA PHILOSOPHIE DE VIE. TEXTE : ANDREAS TZORTZIS

PHOTOS : MICHAEL MULLER

29


L

e ronflement des 860 ­chevaux du moteur, à mi-chemin entre le feulement d’une Harley et le ­torrent de décibels d’un ­hélicoptère Apache, rend inaudible tout ce que pourrait dire Jason Clarke. L’acteur, célèbre pour ses rôles dans Terminator Genisys et Zero Dark Thirty, n’a jamais pris le volant d’un tel engin. Tout en carbone, doté d’un moteur conçu pour le NASCAR, relooké ­façon Mad Max, on est loin des Porsche ou des protos R ­ adical que Clarke, 46 ans, pilote en course pour son plaisir. Harnais de sécurité bouclé, il écrase l’accélérateur du Trophy et grimpe à toute allure la colline du parc de la Hungry Valley, au nord de Los Angeles. Au sommet, demi-tour serré dans un nuage de poussière et il redescend aussi sec. Il sort du monstre, visage blême. « Ça m’a fait flipper, lâche-t-il. Je me disais, “Whaou, freine, freine! Je ne vois rien sur cette p… de montée, je ne sais même pas où est la piste.” » A-t-il frôlé les 250 km/h ? Clarke n’en sait rien. « Ça va très vite, j’ai serré les fesses », grince-t-il. Dans une ville qui adore les valeurs sûres, prises de risque et récompenses sont les références de la carrière de ­Clarke, un Australien discret.

Conduire ce 4x4 Trophy ­surmotorisé, c’est relever un sacré challenge. Mais ­l’enthousiasme du pilote prend très vite le dessus.

Depuis ses débuts, il est sans cesse en quête de découverte. Son rôle ­remarqué dans Le chemin de la liberté (2002) de son compatriote Phillip ­Noyce, son jeu parfait d’agent de la CIA dans Zero Dark Thirty ? De simples étapes sur sa route. Il a depuis affiché sa passion pour les blockbusters en trouvant sa place dans La planète des singes : L’affrontement ou Terminator Genisys. Son interprétation émouvante de Rob Hall, guide de montagne néo-zélandais, dans Everest, à l’affiche dès le 23 septembre, pourrait booster son image auprès du grand public et l’inciter à viser plus haut. « Plus haut ? Prendre la place de ­Robert Downey Junior ? » Il se marre. « C’est sûr que ça serait sûrement un des trucs les plus incroyables de ma carrière. » Dans le calme de cette fin d’aprèsmidi californienne, Clarke est assis sur un banc, loin du bruit et de la poussière qui ont rempli sa journée de travail. La silhouette du 4×4 Trophy, garé tout près, reste aussi impressionnante. La « bête » appartient à Robert Acer, un mystère dans le monde du sport automobile, qui cache son vrai nom et son identité derrière son personnage invariablement vêtu de noir, et qui, comme les Daft Punk, ne s’aventure jamais à ôter s­ on casque en public. Cet homme fortuné de ­Malibu, comme le raconte

«  A USSI HAUT QUE ROBERT DOWNEY JUNIOR  ? CE SERAIT ­I NCROYABLE  »


Sur le point de tout plaquer, Clarke décroche son premier grand rôle après ses 30 ans. Quelques mois plus tard, il fait le pari de s’installer à Los Angeles.

31


Il faut se méfier des apparences. La reprise et la puissance du ­Trophy vont réserver plus d’une surprise à Clarke.


la légende, s’en fiche que ­Clarke puisse bousiller son 4×4 du m ­ oment que ­l’acteur s’en sort sans égratignures. « Je ne l’ai pas dit à ­Jason, dit Acer, d’une voix faible à t­ ravers son casque de carbone. Mais plus vous allez vite, plus le truck est à son aise. » Fils d’un tondeur de moutons et d’une greffière de Winton, petite ville dans le nord du Queensland en Australie, Clarke, l’aîné de ses trois frères et sœurs, aurait pu se contenter d’aventures épiques dans l’immense outback voisin, mais l’appel de la ville se fait trop pressant.

C

«  M ’ÉTABLIR AUX ÉTATS-UNIS, C’ÉTAIT TOUT POUR MOI. QUITTE OU DOUBLE. PAS DE PLAN B  »

larke s’installe finalement à ­Sydney et fréquente bientôt les routards qui passent par le bar où il travaille. Quand il prend conscience que faire l’acteur est la seule façon d’assouvir son goût d’aventure, il met tout en œuvre pour intégrer un cours d’art ­dramatique. Il s’ensuit plusieurs années de galères. Souvent fauché, il doit demander de l’aide à ses amis et finit par s’interroger sur l’intérêt de mener une telle vie. « Si rien n’avait fini par arriver, je ­serais f­ inalement passé à autre chose, reconnaît aujourd’hui l’Australien. Je ne crois pas qu’on puisse rester assis sans rien faire en se contentant d’être un acteur frustré. » Prêt à tout abandonner à 33 ans, le ­déclic se produit enfin avec Le Chemin de la liberté de Phillip Noyce. Il incarne brillamment un rôle de flic dans cette histoire dramatique au sein de la ­communauté aborigène. Noyce, qui a décidé de s’installer, avec succès, aux États-Unis, le motive à franchir le pas. Clarke s’attelle au projet du mieux possible, en évaluant son coût, sa détermination, envisageant même revenir en Australie sans rien. « M’établir aux States, c’était tout pour moi, juge Clarke. Quitte ou double. Pas de plan B. Mais j’ai grandi avec mon père et je sais ce que c’est de travailler dur. » Avec 10 000 dollars en poche quand il débarque à Los Angeles, il est prêt à tout tant qu’il a de l’argent. Comme les rôles ne viennent pas, il prend souvent la Ford Thunderbird 1989 qu’il s’est acheté et file dans le ­désert pour escalader les rochers ou part à l’aventure en Californie du Nord. « J’avais l’impression de faire quelque chose. Au moins, j’aurais vu l’Amérique… » « Même si tu es très déterminé, tu as ­besoin que quelqu’un te donne ta chance un jour. Tu s­ ollicites tous tes 33


«  T U APPRENDS ÇA EN BAROUDANT : IL FAUT SE JETER À FOND. EN TANT QU’ACTEUR, C’EST TON QUOTIDIEN  » contacts, tu te fais rembarrer. Et puis, finalement, tu arrives à coincer ton pied dans une porte, et quelqu’un finit par t’inviter à entrer. » Pour Clarke, l’éclaircie se pointe avec sa participation à la série Brotherhood. Blake Masters, producteur et ­réalisateur, le choisit pour l’un des deux rôles principaux. Il n’est alors qu’un acteur inconnu. Il a 37 ans. « J’ai eu de la chance comme ça une paire de fois dans ma carrière, s’amuse Clarke. Avec Michael Mann en 2009 pour Public Enemies, ou en 2012 avec Kathryn Bigelow pour Zero Dark ­Thirty. Et aujourd’hui grâce au réalisateur Baltasar Kormákur et son film ­Everest. Il y avait beaucoup de pression dans le casting avec un paquet de mecs plus connus que moi. Je pense qu’au début, Christian Bale avait été choisi. » Mais Bale décline l’offre et les autres noms cités n’ont jamais été concernés selon Kormákur. « Je recherchais quelqu’un qui voulait grandir », explique le réalisateur islandais qui a

­ pprécié son jeu dans Zero Dark Thirty. a « Quelqu’un qui a faim et qui est prêt à aller très loin avec moi. » Et Clarke fait ce qu’il sait faire, en donnant tout. « Tu apprends ça dans les cours d’art dramatique mais aussi en étant sur la route et en voyage, poursuit Clarke. Tu dois te jeter à fond dedans. J’ai ­baroudé un peu. Quand tu te ­balades en Chine, si tu ne comprends pas où tu vas changer ton argent, qu’est-ce que tu deviens ? Tu dois avancer. Te ­débrouiller. En tant qu’acteur, c’est ton quotidien. »

À

Noël, il y a quelques années, l’équipe d’Everest tourne des scènes dans les studios Pinewood près de Londres quand une grosse tempête frappe l’Irlande et l’Écosse. C ­ larke et Cotter, son coach ­alpiniste, prennent aussitôt l’avion pour les Highlands écossais et le Ben Nevis, le plus haut sommet de Grande-Bretagne à 1 344 mètres. « Deux jours passés à escalader de nuit et descendre en rappel en pleine tempête, tu ressens la réalité des choses », avoue Clarke. Il voulait comprendre comment les moindres détails – un gant perdu, un départ retardé – peuvent condamner une expédition comme ce fut le cas pour celle de Rob Hall en 1996, racontée par Jon ­Kraukauer dans son livre Tragédie à l’Everest qui a inspiré le scénario ­d’Everest. Guy Cotter, alpiniste néo-­ zélandais, rejoint Adventure Consultants, l’agence d’alpinistes de Rob Hall, L’investissement total de Clarke dans ses rôles vient de son ­insatiable curiosité de découvrir le monde.

en 1992. L’idée de voir un film être tourné sur le drame qui a coûté la vie à son ami a de quoi l’inquiéter. La tragédie de 1996, dans laquelle huit ­alpinistes – dont Hall – ont péri dans une tempête en redescendant l’Everest, est un drame qui connaît un retentissement bien au-delà du seul monde de la montagne. « Il y avait le risque que l’histoire soit revue à la mode ­hollywoodienne », se rappelle Cotter. Mais Kormákur et Clarke prennent contact avec lui dès le début du tournage et lui proposent de rejoindre l’équipe. Il devient le coach de Clarke pour ce qui touche à la vie de Hall. Il emmène l’Australien escalader les montagnes et le glacier Tasman dans sa Nouvelle-Zélande natale. Au Népal, où est tourné le film, près du camp de base de l’Everest à 5 360 mètres, Clarke n’a de cesse d’interpeller Cotter, lui ­demandant comment gérer sa réserve d’oxygène, comment rester en contact radio avec son équipe, etc. Clarke est curieux de tout. Prêt à tout. Même à ­affronter l’imprévu. Dans une scène, un troupeau de yacks doit traverser un pont. K ­ ormákur veut faire quelques prises mais les bêtes s’y refusent. « On pouvait lire la colère dans leurs yeux », raconte Cotter. L’un d’entre eux commence même à s’énerver. Aussitôt, Clarke l­ ’attrape par les cornes avant qu’il ne pousse quelqu’un dans le vide. Ce genre d’anecdote en dit long sur la détermination de l’Australien. « À part sa santé, ce qu’un homme a de plus cher, c’est son nom. » Clarke a cette phrase en tête. « Je ne veux pas laisser à mon fils seulement des centaines de millions de dollars. Il faut ­tracer sa route. Je pense que l’aventure est là-dedans. » La journée de pilotage prend fin et Clarke s’extirpe de la cabine du gros 4×4, lunettes de soleil sur le nez, casque en main. Avec son drôle d’accent australien, à l’ombre pour fuir les 31 °C de chaleur, il discute avec les gars de la maintenance. Malgré sa célébrité grandissante, Clarke ne s’imagine pas devenir une star inabordable : « J’aime ma femme et j’adore rencontrer les gens. » Il vient de passer quelques mois en Thaïlande pour un tournage. Puis, on le retrouvera dans les alentours de Prague pour interpréter un leader nazi dans un film sur la Seconde guerre mondiale. Chaque voyage lui offre ­l’opportunité de découvrir un peu plus le monde. Jeune papa, il a maintenant d’autres responsabilités. Everest sur les écrans le 23 septembre 2015.

35


« Fin 2011, un ami m’a demandé si je voulais naviguer pendant deux mois en Antarctique pour goûter à des conditions climatiques ­e xtrêmes. J’ai tout de suite accepté. En fixant mon appareil à une perche ­t élescopique, j’ai pu réalisé des photos sous l’eau depuis le ­b ateau. Comme ici, où l’on distingue le kayak de la Canadienne ­V alerie Lubrick de dessous. »

36


CHENAL LEMAIRE, ANTARCTIQUE 7 FÉVRIER 2012

Regard sur l’exception La photographe Krystle Wright saisit les instants où le sport se fait risque, et rare. Retour avec ­l ’Australienne sur quelquesunes de ses photos les plus marquantes. TEXTE : ANDREAS ROTTENSCHLAGER PHOTOS : KRYSTLE WRIGHT


38


ÎLE DE BAFFIN, CANADA 17 AVRIL 2010

« Un paradis pour le base-jump : des falaises de plus de 1 500 m de haut, des zones d’atterrissage plates et nul policier à l’horizon. Les ­i nconvénients ? Le blizzard et des températures bien en dessous des – 20 °C. C’est le cas le premier jour de notre expédition, lors de l’installation du camp de base. »


MOAB, USA 19 MARS 2013

40


« À Moab, dans l’Utah, on trouve d’excellents base-jumpers. Pour un projet photo, j’avais passé quatre ans plongée dans leur u­ nivers. Ici, l’Américain Matt Fleischman saute du Looking Glass Arch, une célèbre arche rocheuse. Son point de départ se situe à une trentaine de mètres du sol. »


42


VALLÉE DES HUNZAS, PAKISTAN 25 MAI 2011

« Je vais souvent dans des pays à risque, d’après les infos. Au P­ akistan, j’ai volé avec des ­p arapentistes dans le massif du Karakoram. Nous sommes montés jusqu’à 7 000 mètres d’altitude et j’ai attrapé des engelures aux mains. À l’atterrissage, ces enfants nous attendaient. Les autochtones sont des gens très accueillants. »


VICTORIA, AUSTRALIE

31 AOÛT 2011

44


« Le Finlandais Nalle Hukkataival est un remarquable grimpeur de bloc. Ici, il repasse à la falaise et tente le “Groove Train”, l’une des voies les plus difficiles en ­A ustralie. Pour moi, l’essentiel, c’est d’être au plus près des ­s portifs. J’ai donc gravi un rocher pour prendre cette photo. »


EAGLE ISLAND, AUSTR ALIE 27 JUILLET 2011


« Pour cette photo, je me suis fait hisser sur le mât de 9 mètres d’un catamaran qui traversait la Grande barrière de corail. Il tanguait ­d angereusement et je n’avais rien pour me tenir. Mais j’ai réussi à c­ apturer le kitesurfeur Brett Wright et son impeccable virage. »

47


« LE PLEIN D’ADRÉNALINE ? METTEZ-VOUS AU CAMPING ! » the red bulletin : Vous êtes photographe de l’extrême. Quand avez-vous eu peur pour la dernière fois ? krystle wright : En mai. On voulait faire le University Peak, un sommet de 4 100 mètres au sud-est de l’Alaska. Là-bas, il y a une piste de ski qu’on ne peut ­emprunter que très rarement. Quand on est arrivés sur la montagne, une avalanche a traversé cette piste. Suivie de six autres. J’ai réalisé que dans certaines situations, on n’a ­aucune chance de survie. Vous êtes constamment exposée au danger. Comment limitez-vous les risques ? J’applique trois règles : tout planifier, s’entourer de gens expérimentés et annuler un projet s’il est trop risqué. Ce fut le cas ce jour-là, en Alaska. Malgré ces précautions, au Pakistan, en 2013, vous avez dû être secourue après vous être écrasée en parapente contre un rocher… On était dans les montagnes du Rakaposhi, je volais en tant que copilote avec un parapente biplace. Une rafale de vent nous a fait décoller de la piste d’envol. Je voyais le rocher se rapprocher de plus en plus. Et puis, boum ! Plus rien. Je me suis réveillée quelques minutes plus tard, le visage en sang. Comment s’est passé votre transfert jusqu’à l’hôpital ? Le parapentiste Tom de ­Dorlodot s’est posé dans un village pour organiser une chaîne de sauvetage, et une équipe est venue me récupérer en montagne. On a continué en jeep avant qu’une rivière nous barre la route. Les sauveteurs ont dû me porter sur un pont suspendu. De là, nous avons attendu une autre jeep. Huit heures plus tard, nous étions à l’hôpital. Je peux dire 48

merci à la règle n° 2 : avoir des pros dans son équipe. Comment parvient-on à se rétablir après un coup dur de ce genre ? Il faut se r­ emettre au boulot sans attendre. Quand je suis rentrée à Sydney, je suis allée photographier un match de football australien. C’était mon copain de l’époque qui portait mon matériel. Les joueurs couraient sur le ­terrain, et ils l’ont pris pour un criminel. J’avais le visage tuméfié, et un pied dans le plâtre. On aurait dit que j’avais été victime de violences conjugales. Qu’apprend-on sur soimême quand on est sans ­arrêt confronté aux dangers ? Immanquablement, on dévoile ses faiblesses. J’ai par exemple beaucoup de patience quand il s’agit de faire des photos. Par contre, dès qu’il s’agit de ma santé, c’est une autre histoire, même si je fais des efforts maintenant. Que conseilleriez-vous à quelqu’un qui voudrait faire le plein d’adrénaline sans risquer sa vie ? De faire du camping. Pas très extrême… N’importe qui peut le faire. Vous embarquez une tente et fuyez le train-train quotidien. Vous seriez surpris de tout ce que l’on peut apprendre en ­vivant en autarcie. twitter.com/krystlewright


MEDELLÍN, COLOMBIE 4 FÉVRIER 2015

« À la lueur de la pleine lune, le p­ arapentiste espagnol Horacio Llorens plane au-dessus de la ville colombienne. Les parapentistes ne sont pas inquiétés en Colombie, on peut aussi y voler de nuit. Une seule condition : avoir un guide pour vous aider à traverser les courants pour l’atterrissage. »


HÉROS

« JE SUIS PASSÉ EN MODE COMBAT » MATHIEU RAYNAL Il est l’un des meilleurs arbitres de la planète. Revenu des enfers, il participera à la Coupe du monde de rugby en héros « inconnu ».

the red bulletin : 2013, lors du Montpellier-Racing Métro, vous êtes fauché par un joueur. En une seconde, vous n’êtes plus rien... mathieu raynal : Je suis alors au Panel, parmi les vingt arbitres aptes à arbitrer les plus grands matches de la planète. Je suis le plus jeune, avec des mecs qui ont arbitré 4 coupes du monde, 100 testmatches. J’ai de l’avenir, je vois la Coupe du Monde 2015 se profiler. Et là, je perds tout. Avec une telle blessure, je suis mort, professionnellement. 50

Comment vous êtes-vous motivé, pour « renaître » ? Je me suis dit : « Tu ne vas pas avoir une trajectoire l­ inéaire, ça va être plus dur que pour les autres. Mais tu vas y ­arriver. » Sans une probabilité d’échec élevée, la réussite n’a aucune saveur. Je suis alors passé en mode combat. Le chirurgien m’a dit que je reverrai les terrains un an plus tard. J’étais de retour après neuf mois seulement. Où, et comment, vous êtes vous remis sur pattes ? Au Médipôle à Toulouse qui dispose des meilleurs

blessure, était si forte ? Je flippais. Les choses avaient changé dans ma tête. Je ne retrouve que maintenant, deux ans après, les placements que j’avais avant la blessure ! Les blessures des joueurs, on ne peut rien y changer... J’étais revenu depuis peu en Top 14, et un joueur s’est pété le coude lors d’un match. L’os sortait de son bras. Je ne pouvais pas voir ça, et j’ai laissé les soigneurs agir. Pendant longtemps, quelqu’un qui chutait en ski, ou autre, ça me donnait des frissons dans la jambe. Vous n’avez jamais visionné la vidéo de votre blessure… Non. Il y a un classement des dix plus grosses blessures du rugby sur Internet, il paraît

« J’AI REÇU 6 000 LETTRES DU MONDE ENTIER, DES CENTAINES D’E-MAILS, DE COUPS DE FIL… J’AI RÉPONDU À TOUS CES GENS » chirurgiens et d’une équipe de rééducation au top. Après une opération et 60 jours passés en fauteuil roulant, cette rééducation a durée des mois, 7 heures par jour, sauf le dimanche. Avec l’aide d’un coach mental, qui collabore avec l’équipe de France de rugby, j’ai fait de ma blessure une chose positive. Un joueur blessé bénéficiera du soutien de ses supporters. Qui soutient un arbitre dans la difficulté ?

le lendemain, j’en ferai quatre. Vous êtes revenu sur les terrains, et serez parmi les arbitres de la Coupe du monde. Est-ce que votre ­façon d’arbitrer a changé ? Lors de mes premiers matches, en entraînement avec l’équipe de Perpignan, j’avais l’impression de traverser une autoroute un 15 août. Je ne regardais pas le ballon, mais uniquement les joueurs. L’appréhension de vous faire heurter à nouveau, de la

que je suis le premier. Si c’est vrai, je suis au moins champion de quelque chose (rires) ! Que devons-nous connaître de l’arbitrage en rugby afin de mieux l’apprécier ? Sa philosophie : le juste équilibre entre la règle et le jeu. Faire respecter la règle pour que l’on puisse évoluer dans un cadre, et laisser de la liberté au jeu pour qu’il s’épanouisse, en spectacle. PH Camy rugbyworldcup.com THE RED BULLETIN

MATHIAS FENNETAUX

L

ors de la World Cup, en Angleterre dès le 18 septembre, l’un des athlètes à suivre sera un arbitre, français. Victime en 2013, lors d’un match du Top 14, d’une blessure hardcore (quadruple fracture du ­tibia-peroné à la jambe droite, fracture de la clavicule droite, entorse à chaque cheville), ­Mathieu Raynal, 34 ans, est alors hors circuit. De retour sur les stades, il renaît à ­l’arbitrage. Il se blesse à ­nouveau et réalise un second comeback qui lui ouvre les portes du plus important ­tournoi de sa carrière.

J’ai reçu 6 000 lettres de soutien, du monde entier. J’ai répondu à tous ces gens. Plein de personnes du rugby m’ont contacté : joueurs, présidents de clubs, entraîneurs... des centaines de SMS et d’appels. La Coupe du monde était en permanence ancré dans votre tête, telle une force ? En me focalisant sur la Coupe du monde, j’aurais raté des marches. Mon premier objectif a été de me remettre debout, puis de marcher. Le suivant ? Trottiner, puis courir. Ensuite, seulement, réarbitrer, et reprendre ma place en Top 14. Là, je pouvais penser au reste, à la World Cup. Si l’objectif était de faire trois pas, je les faisais, mais en me disant que


Après une blessure en 2013, qui l’a tenu neuf mois hors jeu, Mathieu Raynal arbitrera la Rugby World Cup.


HÉROS

« DÈS QU’ON PERD LE FIL, ON PERD L’ÉQUILIBRE » JOSEPH GORDON-LEVITT Il se glisse dans la peau du

plus grand funambule de l’Histoire dans le film The Walk et en tire d’importantes leçons de vie.

52

connexion très profonde entre le corps et l’esprit. » Donc si vous le vouliez, vous pourriez l’imiter ? Je ne suis pas du genre cassecou, risquer ma vie, ce n’est pas mon truc. Ma dose d’adrénaline, je la prends ailleurs. J’ai commencé à 60 centimètres et quand j’ai été assez bon, je suis monté à quatre mètres – et c’est aussi à cette hauteur que j’ai tourné mes scènes. Je n’ai pas vraiment le vertige à la base, mais mon corps était crispé par la peur car mon instinct me criait : « Tu es trop haut ! » Ce n’est

Il y a aussi une part de manipulation mentale. Philippe me disait de ne pas parler de « tomber ». Je devais plutôt « décider quand descendre de la corde ». Il a donc établi un vocabulaire qui incite à la pensée positive. Et c’est super important. J’ai l’impression que les gens qui passent leur temps à se plaindre ont beaucoup plus d’ennuis que les autres. Si on a une attitude positive dans la vie, les choses se passent autrement. En même temps, des choses graves arrivent aussi indépendamment de l’attitude que l’on peut avoir dans la vie – comme pour l’effondrement du World Trade Center. Que dites-vous de cela ?

« FACILE DE DIRE : “JE N’ARRIVE À RIEN, JE NE POURRAI PAS ÊTRE LA PERSONNE QUE JE VEUX ÊTRE”, C’EST UNE ATTITUDE LÂCHE » que vers la fin du film que je m’y suis fait. Mais pour moi, le « walk » de Philippe, c’est plus une métaphore qu’autre chose : c’est la preuve qu’on peut accomplir les choses les plus folles si on le décide. Facile à dire... C’est vrai, on n’est pas tous nés sous la même étoile. Certaines choses sont plus faciles pour certaines personnes, les talents ne sont pas équitablement répartis dans notre monde. Ce qui est encore plus

Avez-vous déjà tenté quelque chose d’impossible à l’instar de Philippe Petit ? Le métier d’acteur aussi comporte des risques. Et j’aime bien en prendre. Je cherche un risque plus gros que le ­précédent et j’essaie de le ­surmonter. The Walk, par exemple, est probablement le plus grand défi de ma carrière. Et c’est à force de courage et de concentration que vous l’avez surmontez avec brio ?

La « catastrophe » du 11 septembre, comme l’appelle ­Philippe, est une horrible tragédie. Mais ce n’est pas le seul événement qui s’est passé ici. Il y a aussi eu la beauté du « Walk », justement. Et comme pour toutes les tragédies, il est important de se souvenir des choses positives – de la beauté de ce que l’on a perdu. Julia et Rüdiger Sturm The Walk – Rêver Plus Haut sera en salles le 28 octobre. thewalk.fr THE RED BULLETIN

CORBIS

T

he red bulletin : Le Français ­Philippe Petit a ­réalisé une traversée entre les tours du World Trade Center en 1974, sur un fil tendu à 414 mètres de haut. Les sensations doivent être folles ? joseph gordon-levitt : Je peux l’imaginer. En juillet 2001, je suis monté tout en haut du World Trade Center. Je n’avais plus l’impression d’être dans un immeuble, je me serais cru dans un avion. Pour le film The Walk qui ­raconte cet exploit, vous avez collaboré avec Petit. Qu’avez vous appris de lui ? Philippe est un véritable control freak. Mais c’est aussi ce qui fait sa force. Il est tellement méticuleux et si bien ­organisé – et ce n’est pas étranger à tout ce qu’il a réussi à accomplir. Et puis, tout ça, c’est aussi une sorte de jeu de concentration. Il m’a appris à avancer sur le fil en m’expliquant : « Trouve un point fixe juste devant toi et concentre toi sur lui, sans penser à autre chose. Ne regarde pas ailleurs, ne pense à rien d’autre. Dès qu’on perd le fil, on perd ­aussitôt l’équilibre. Il y a une

facile, c’est de dire : « Je m’en fiche, je n’arrive à rien, je ne pourrai jamais être la personne que je veux être. » C’est lâche comme attitude. De toute évidence, vous avez réussi votre vie. Vous êtes l’un des acteurs les plus ­appréciés de votre génération, vous êtes devenu ­réalisateur et vous avez ­fondé Hit-­Record, un site multimédia innovant. Qu’est-ce qui a ­favorisé cet accomplissement ? Je dois vraiment beaucoup à mes parents. Ils m’ont appris à avoir confiance en moi et m’ont toujours encouragé à n’écouter que ma voix intérieure plutôt que les avis ­extérieurs malveillants.


Joseph Gordon-Levitt, 34 ans, un acteur qui ne voit que le bon côté des choses : « Il est important de se souvenir de la beauté de ce que l’on a perdu. »


Emmy Rossum, 28 ans, délivre un conseil universel : « Soyez la meilleure version de vous-même. »


HÉROS

« LA VANITÉ, NOTRE PIRE ENNEMIE » EMMY ROSSUM La jolie New-Yorkaise antihéroïne

du petit écran, éblouissante dans la série ­Shameless, l’est tout autant en interview.

JOHN RUSSO/CORBIS OUTLINE, JAMES MAK/JOYSCO STUDIOS

T

he red bulletin : Vous me connaissez. emmy rossum: Ah bon ? Dans un entretien, vous avez dit : « Un homme n’a besoin que de deux choses pour être heureux : de sexe et d’un croque-monsieur. » C’était une blague. Mais figurez-vous que vous n’aviez pas tout à fait tort. C’est vrai que d’un point de vue biologique, les hommes ont un fonctionnement assez primaire. En général, ils pensent soit bouffe, soit cul. Et les femmes ? Je vais peut-être faire une généralisation un peu ridicule, là, mais les femmes sont bien plus compliquées. Surtout sur le plan émotionnel. Il faut nous dire les bonnes choses au bon moment. Croque-monsieur et mots doux, c’est vraiment tout ce dont on a besoin pour être heureux ? Bien sûr. J’essaie de vivre selon le principe Carpe Diem. Profiter du jour présent, vivre sans penser au lendemain. Parce qu’on ne sait pas combien de temps il nous reste. Pour le tournage du film Le second souffle, j’ai ­rencontré pas mal de ­personnes atteintes de la m ­ aladie de Charcot. Le genre de truc qui te fait redescendre sur terre d’un coup. Et qu’est-ce que vous en avez retiré concrètement ? La maladie me fait moins peur qu’avant. Et j’essaie de m’investir encore plus pour les gens qui ont des THE RED BULLETIN

problèmes. Quand je vois quelqu’un en galère, je suis la première à me lever et proposer mon aide. C’est tellement facile d’ignorer les personnes malades ou simplement différentes. Alors qu’il ne faut pas grand-chose pour démarrer une conversation : « Qu’est-ce qui ne va pas ? » Et on en parle. Mais votre vie ne se ­résume quand même pas à ce genre de rencontres. Que faitesvous quand personne ne souffre autour de vous ? Mais c’est une attitude fondamentale dans ma vie, vous comprenez ? Un autre exemple : dans la série ­Shameless, je joue une femme qui fait vivre ses cinq frères et sœurs avec le SMIC. Rien de très glamour là-dedans, mais grâce à ce rôle, j’ai ­appris à mettre toute vanité de côté. La vanité, c’est notre pire ­ennemie. À la seconde où on se demande de quoi on a l’air, on ferme notre esprit à tout le reste. Vous avez dit que vos ­origines juives ont ­influencé votre vision de la vie… Je m’identifie plus à la culture qu’à la religion. Je ne parle pas hébreu, je ne mange pas casher. Mais ce n’est pas du tout de ça dont il s’agit. Les principes du judaïsme sont au cœur de la plupart des religions : être honnête, être bon avec son prochain, travailler dur, aider ceux qui en ont besoin. Être la meilleure version de soimême, en somme. Rüdiger Sturm twitter.com/emmyrossum

Qbert, 45 ans, DJ altruiste : « Partager, c’est la clé pour s’améliorer. »

« ON RÉCOLTE CE QUE L’ON SÈME » QBERT Le pro du scratch est l’un des meilleurs DJ’s au monde. Sa réussite rime avec partage. the red bulletin : L’univers des DJ’s est très compétitif. Vous avez remporté trois championnats du monde. Pourquoi partager vos astuces avec la concurrence ? qbert : Quand j’étais ado, je lisais des livres sur la spiritualité et le principe du karma m’a marqué : « On récolte ce que l’on sème. » C’est pour ça que j’ai commencé très tôt à transmettre ma passion aux jeunes DJ’s. Cela a énormément stimulé ma ­créativité. Comment expliquez-vous cela, en dehors de l’équilibre ­cosmique, bien sûr ? En montrant ses secrets, on progresse automatiquement. Et puis, ça permet de repenser sa technique et d’avoir de ­nouvelles idées. Partager, c’est la clé pour s’améliorer. Mais surtout, il n’y a rien de plus beau que le sourire d’un élève qui vient d’avoir une inspiration. C’est bien plus gratifiant de ­travailler avec les autres que de se mesurer à eux. Qbert participe au contest de DJ’s Red Bull Thre3style à Tokyo le 20 sept. avec son équipe, Invisibl Skratch Piklz. Live stream : redbullthre3style.com

55


MON AMIE LA DOULEUR Daniela Ryf est l’une de ces athlètes qui dominent leur discipline sportive, en étant inconnue du grand public. La Suissesse de 28 ans, qui er a bouclé son 1 Ironman à l’été 2014, remporte depuis tous les triathlons auxquels elle participe. TEXTE : ALEXANDER LISETZ PHOTOS : PHILIPP MUELLER STYLISME : CLAUDIA HOFMANN MAQUILLAGE : TANYA KOCH 56


À

la veille de son tout ­premier Ironman, Daniela Ryf accumule les contreindications. Nous sommes le samedi 14 ­juillet 2014 à Zürich, et au lieu de se préserver pour les 3,8 km à la nage, 180,2 km de vélo et le marathon de 42,195 km qui l’attendent le lendemain, la Suissesse longiligne d’1,75 m s’élance pour 1,5 km de nage, 40 km de vélo et 10 km de course à pied. Soit un triathlon olympique pour se préparer mentalement et se rassurer quant à la capacité de ses fessiers à résister à 5 heures sur une selle de vélo. Et que dire de son dîner ? Au menu : pizza, saucisse, spaghettis ­bolognaise, glace et c­ hocolat. Le ­dimanche, lorsqu’elle se présente sur la ligne de départ, son entraîneur, l’Australien Brett Sutton, tempère : « Vois la course comme un entraînement, ce n’est pas grave si tu ne la termines pas. » Daniela Ryf, ­plutôt spécialiste des courtes distances, hoche la tête. Neuf heures et quinze minutes plus tard, elle passe, la première, la ligne d’arrivée.

58


« C’est à partir de cette course que je me suis dit que l’Ironman pourrait me convenir. » Pour finir et remporter un Ironman, il faut un rapport à la douleur physique hors du commun. La plupart des athlètes se contentent d’en faire ­abstraction ou de la surmonter. Daniela Ryf s’y prend autrement. Elle l’apprivoise et l’utilise à bon ­escient : « L’apparition de la souffrance marque le passage à un palier supérieur, c’est le signe que mon corps ­atteint une nouvelle limite. » Elle est aussi une source de motivation. Quand les maux se manifestent, elle accélère pour tester les limites de son corps, « cette machine paresseuse », comme elle l’appelle. « L’absence de douleur signifie que je me situe dans ma zone de confort. » Dès que la coureuse suisse accélère, ses jambes brûlantes et ses muscles à l’agonie ne sont pas les seuls à réclamer la fin du supplice, ses concurrentes aussi. Depuis 2013, elle collectionne les titres : deux fois championne d’Europe et une du monde en distance moyenne, championne d’Europe sur distance olympique et championne d’Europe d’Ironman. Une réussite due essentiellement à ­l’entraînement, jusqu’à sept heures par jour. Le dimanche, un marathon ou une virée à vélo de Berne à Zürich font partie de sa routine. Si la douleur à l’entraînement est une source de motivation, qu’en est-il en compétition ? « Je repousse les limites quand je m’entraîne pour ne pas avoir à le faire pendant une course. La compétition est comme un examen de passage, elle valide ou non ma préparation. » Si la vie de Daniela Ryf consiste à s’entraîner – beaucoup – elle ne s’enferme pas pour autant dans une bulle, à la différence de nombreux sportifs de haut niveau. Le sport comme sujet de discussion ne l’intéresse pas. « Avec mes amis, je parle de p ­ olitique, d’économie, ou de ­sujets personnels. Jamais de sport. » Sur Twitter, elle suit Fiona Erdmann,

60


la sculpturale animatrice télé allemande, la tennis­woman Maria Sharapova, l’artiste anglais Banksy et le cours de la bourse de ­Francfort. Elle étudie la technologie a ­ limentaire à Berne et a bien l’intention de trouver plus tard un emploi dans cette branche, « de préférence pour aider les gens à avoir une alimentation saine ». Il lui est arrivé de discuter un quart d’heure avec l’Américain Dave Scott (sextuple vainqueur de l’Ironman d’Hawaï, une véritable icône en triathlon)... sans l’avoir reconnu. Après chaque cours à l’université, Daniela Ryf a le besoin irrésistible de courir ou de faire du vélo, un « mal » héréditaire : son père est guide de montagne, sa mère est marathonienne et son beau-père triathlète. À 14 ans, elle s’offre son premier vélo de course en travaillant pendant les

« L’ABSENCE DE DOULEUR EST UNE ZONE DE CONFORT »


L’IDÉE DE REVANCHE SERT DE CARBURANT À SON MOTEUR v­ acances, dans l’atelier d’outillage de son beau-père. « J’y passais 10 heures par jour, je répétais le même geste 60 fois par heure. Je voulais mettre un maximum d’argent de côté. » En 2000, elle intègre un groupe de triathlon scolaire, avant de rejoindre une équipe de jeunes triathlètes prometteurs. Pourquoi une telle fascination pour le triathlon ? « Il y a ni tactique, ni ruse. Le plus rapide gagne, point. » La tactique et la ruse ne sont pas les seuls éléments


STYLING: CLAUDIA HOFMANN/SHOTVIEW, MAKE-UP: TANYA KOCH

étrangers à la nature de Daniela Ryf. La diplomatie ne fait pas non plus partie de son bagage, contrairement à la majorité des athlètes de haut niveau. Elle ­affirme haut et fort son ambition d’être la première, et se sent intimidée si elle juge que le corps d’une de ses concurrentes est plus affûté que le sien. En octobre 2014, quelques mois à peine après son premier Ironman, elle est saluée par les guerriers de la discipline à l’occasion de sa première participation à THE RED BULLETIN

l’Ironman de Hawaï, le plus prestigieux de la saison. Elle finit deuxième, juste derrière l’Australienne Mirinda Carfrae, triple championne du monde. Les compliments n’y changent rien. « Je suis déçue, j’étais venue pour gagner », murmure-telle laconiquement. Depuis, l’idée de revanche sert de ­carburant à son moteur. Inlassablement, elle revit le moment où elle laisse le titre mondial lui échapper : pourtant, elle avait plusieurs minutes d’avance en descendant

du vélo, et était restée seule en tête pendant les premiers 35 kilomètres de la course à pied avant que sa principale concurrente ne la dépasse à un rythme qu’elle ne pouvait suivre. Aujourd’hui, lorsqu’elle grimpe sur le tapis de course, elle file à la vitesse à laquelle l’Australienne Mirinda Carfrae l’avait dépassée. Quand la douleur se fait sentir, Daniela Ryf renchérit, donne son maximum, et s’y tient jusqu’à ne plus ­sentir la moindre gêne. danielaryf.ch

63


L’AVENTURE EN 5 PHOTOS

ROULER POUR EUX TOM OEHLER EN VTT DANS LES MONTAGNES DU GUATEMALA, POUR DES PHOTOS À COUPER LE SOUFFLE ET UNE BONNE CAUSE. TEXTE : AREK PIATEK

64

PHOTOS : STEFAN VOITL


1

EN PISTE

L’humanitaire version Tom Oehler : se rendre au fin fond du Guatemala avec un VTT, faire des photos d’action et utiliser les recettes générées par leurs ventes pour acheter des vélos aux écoliers du coin. « Ça ­permettra aux enfants d’aller plus facilement à l’école. C’est ça qui nous a motivés. Et ça nous a aussi permis d’inaugurer quelques descentes, ­explique le pilote autrichien de VTT trial. L’aventure a démarré au volcan De Agua, où une piste de VTT a été aménagée tout récemment par un Américain. »


2 3

L ES CUCHUMATANES « Ce sont les montagnes situées au fin fond du Guatemala. Trois jours durant, nous avons parcouru les forêts, rochers, plateaux et pistes cachées, empruntées uniquement par les fermiers du coin avec leurs mulets. Parfaites pour les accélérations et les sauts. »

A NTIGUA

« Une ville sur les hauts plateaux du ­Guatemala, notre camp de base. Sur la photo, un Chicken Bus, moyen de transport typique de la région. Le nom vient de l’époque où les vendeurs transportaient leurs poulets jusqu’au marché sur le toit du bus. Un voyage coûte environ 20 centimes. C’est loin d’être dérisoire pour ­beaucoup de gens ici. »

66


4

L A CABIN

« Descendre des pistes non aménagées, ça nous a coûté quelques nerfs et beaucoup de force. Nous passions la nuit dans des cabins, des abris ­rudimentaires traditionnels : une grande pièce avec lits simples et couvertures, de la place pour vingt personnes maximum, sans chauffage ni eau courante et parfois même sans électricité. Ce qui nous a aidés : les bougies et les lampes frontales qui nous permettaient au moins de s’enquérir du dénivelé accompli. »


5

LE PAYS DES ARBRES « Nous nous déplacions généralement à environ 3 000 m au-dessus du niveau de la mer. Il y a encore des arbres qui poussent à cette altitude. C’est peut-être pour ça que les Mayas appellent le Guatemala “le pays des arbres” ? Sur cette photo, je me tenais en équilibre sur un arbre qui avait poussé horizontalement par rapport au sol. Il n’arrêtait pas de se balancer. On s’y est repris à plusieurs fois avant que cette prise ne soit dans la boîte. » Des vélos pour les enfants du Guatemala : wheelsforlife.org

69


Le MC Travis Scott donne tout. Plongeon dans la foule à suivre.

L’UNE

DES PLUS COLOSSALES SOIRÉES HIP-HOP AU MONDE, LA YARD PARTY, A TRANSFORMÉ PARIS ET LE GRAND PALAIS EN TEMPLE DU RAP... POUR UNE NUIT. TEXTE : PH CAMY PHOTOS : KEFFER


LE GRAND PALAIS ÉTAIT EN FEU

4 heures du matin. À l’étage VIP de la Yard Party, certaines entrent en transe. THE RED BULLETIN

71


« C’EST LA PLUS GROSSE ET BELLE SOIRÉE HIP-HOP DE FRANCE. UN BORDEL EXTRÊMEMENT FESTIF » 72 000 m2 inaugurés en 1900. Ce 26 juin, le Grand Palais ­reçoit 5 000 fans des sons les plus frais du moment (à gauche). À droite, l’équipe du rappeur Niska. Costaud. Physique. Le rappeur américain Travis Scott vient de brûler la scène. On l’en exfiltre dans un état second.


Peu de tissu, mais quel entrain ! Une foule joyeuse et métissée se bouge à la Yard Party. L’heure de twerker ?

IL

Directeur créatif de Kanye West, Virgil Abloh se lance dans un DJ set improvisé.

est 1 heure du matin, ils sont des centaines. Une queue immense. Leur but ? Pénétrer le Grand Palais et ses 72 000 m², un monstre d’acier, de pierre et de verre inauguré en 1900 pour l’Exposition ­Universelle à Paris. Pas des nostalgiques du style Belle Époque, leurs looks sont du genre très frais. Nous allons vivre la plus grosse fête parisienne de l’été avec eux. « Keffer pour Yoan... » C’est grâce à un talkie-walkie emprunté à un agent de la sécu que notre photographe, Keffer,

THE RED BULLETIN

contacte Yoan Prat, cofondateur, avec Tom B ­ runet, de l’agence créative Yard, organisatrice de l’événement. Yoan apparaît avec des pass all access par une porte de service. En tenue de basketteur, Air Force One blanches aux pieds. Les gars de Yard mesurent presque tous au moins 190 cm. Ils se sont connus sur les playground. La soirée sera sportive, d’où leur dress code. La Yard, c’est quoi ? « La plus grosse et la plus belle soirée hip-hop de France. Un bordel extrêmement festif », s’exclame Tom que nous rejoignons sur la scène où se succéderont les DJ’s (Hologram Lo’, Supa!, Girls Girls Girls, Kyu Steed, ­Endrixx et Yan73


La soirée se vivait aussi backstage. Le photographe Keffer nous en rapporte des souvenirs coquins.

« UNE JEUNESSE PLEINE DE DIVERSITÉ, ET SURTOUT, DOTÉE D’UNE ÉNERGIE INCROYABLE. ILS SONT SIMPLEMENT LÀ POUR S’AMUSER, ET DRAGUER » nick Do). Face aux artistes, une fosse en ébullition, transpercée par un impressionnant light show. Ils sont déjà 3 500 dans la place. Un monumental double escalier d’honneur mène à l’étage VIP. De là, vous levez les yeux au « ­plafond » : une immense nef d’acier i­ ntégrant plus de fer que la Tour Eiffel... démesuré. L’espace est gigantesque, le sound ­system adapté. Le son sera lourd, jusqu’à 6 heures du matin. « Ici, on propose du hip-hop moderne, majoritairement, avec des interludes de future bass, de musique africaine et de dancehall », explique Yoan. « Pour des urbains modernes et actifs. Une jeunesse pleine de diversité, et surtout, dotée d’une énergie incroyable. Ils sont là simplement pour s’amuser et draguer », précise Tom, aussi concentré qu’heureux. Des sourires, on en trouve autant que de couleurs de peaux. Blancs, Noirs, ­Asiatiques, Arabes, hyper lookés, ou plus ­casual, tranquilles ou déchaînés, à l’eau ou au champagne. De jeunes et jolies femmes, beaucoup. Ça twerke dans tous les sens. La vision d’un Grand Palais ­envahi par cette rap party volcanique est ahurissante. L’endroit s’agite encore un peu plus vers 2 heures du matin, avec l’arrivée sur scène du rappeur Niska, venu se produire en live. « Niska, c’est la révélation 2015 sur le web. On voulait être les premiers dans notre game à le faire jouer », informe Tom. La foule s’agite en conséquence. Mais celui que tous attendent, c’est le rappeur américain Travis Scott. La rumeur a enflammé les réseaux sociaux toute la journée : « Travis sera au Grand Palais ce soir » ! “I want to see absolute chaos!!!”, hurle-t-il alors qu’il investit la scène. Sur laquelle il tiendra peu de temps. Il se jette dans la foule. En ressort torse nu. Comme possédé, Scott projette du ­champagne sur l’installation son. Le DJ Endrixx, aux manettes, est noyé. Sorti de nulle part, Virgil Abloh, NewYorkais et ­directeur créatif de Kanye West vient à la rescousse. Il a les sons de Travis sur lui, se branche sur un autre système. 74

Ça repart ! Scott donne tout, avant d’être exfiltré de la scène. Il faut maintenir la vibe. Pablo Attal, du Yard Crew, hurle au micro : « Les Africains, faites du bruiiiiiit !!! » Dément. Pour les amateurs de sons sub­ sahariens, c’est le DJ Yannick Do qui se chargera de clore la soirée, avec ses musiques du Nigeria, Ghana, Congo, Côte d’Ivoire. « Jouer de la musique africaine au Grand Palais c’est comme un symbole politique ou historique, revendique Yannick. C’est l’avenir de la France qui s’agite

devant moi. » C’est aussi l’acteur Owen Wilson, croisé dans l’escalier d’honneur. Ou Sonia Rolland, ex-Miss France toujours superbe, là aussi. Ou encore Nekfeu, l’un des rappeurs les plus populaires de France, à l’aise sur le dancefloor. Branchés, lascars, minets... ces plus de 5 000 fêtards ne quitteront les lieux qu’à l’aube. Il aurait été difficile d’expliquer aux 1 500 ouvriers qui ont érigé le Grand ­Palais, il y a plus de 120 ans, que leur ouvrage accueillerait un jour une telle folie. oneyard.com

THE RED BULLETIN


« JOUER DE LA MUSIQUE AFRICAINE AU GRAND PALAIS, C’EST COMME UN SYMBOLE POLITIQUE OU HISTORIQUE »

Une fête riche en styles, où les ladies sont assurées de s’éclater sans souci. Le respect est ici une valeur partagée.

Cambodgien d’origine, Supa! est l’un de ces DJ’s iconiques de la jeunesse réunie ce soir au Grand Palais.


ABONNEZ-

VOUS DÈS MAINTENANT ! FRANCE

FRANCE

HORS DU COMMUN

ÉQUIPÉE NOCTURNE

HORS DU COMMUN

AU-DESSUS DE NEW YORK SUR UN FIL

CES CLOWNS QUI RISQUENT LEUR VIE Coup de chaud sur les rodéos

Joseph Gordon-Levitt revit l’impensable

SEUL CONTRE

TOUS

Norman Reedus

FORD MUSTANG VS. BOSSHOSS

Un essai rock’n’roll

N.W.A AU CINÉMA, RACISME, SUCCÈS… Ice Cube fait sa mise au point

survivra-t-il aux zombies dans la nouvelle saison de The Walking Dead  ?

TWERK ET POGO AU GRAND PALAIS Dans la démesure de la Yard Party

TROIS FOIS PLUS DOULOUREUX Une star du triathlon se met (presque) à nu

PIED AU PLANCHER L’acteur JASON CLARKE libère son instinct de vitesse

Photo de couverture par Michael Muller

Recevez votre magazine directement chez vous : 12 € seulement pour 12 numéros

PAS SEZ VOT RE COM MA NDE ICI : getredbulletin.com/fr


À voir, à vivre, à faire…

AC T I O N   ! VOYAGES

SI VITE, SI BON !

Respirez un grand coup, ça va secouer en mer du Nord.

GARY BRAY/UNICOM

Oubliez les speed-boat, éteignez votre cigarette. Pour savoir ce que cela fait de voler au-dessus de l’océan, avec rien d’autre que la force brute des vagues pour vous ralentir, ou d’être éjecté d’un bateau, essayez le zapcat. De plus en plus populaire auprès des fous d’adrénaline, ce petit catamaran dopé par un moteur de 660 chevaux est fait pour une chose : aller vite. Très vite.

78

79

82

84

86

88

VOYAGES

MATOS

MOTEURS

CULTURE

ET SI…

AGENDA 77


ACTION

VOYAGES EN PLUS

C’est aussi ça, l’Écosse St Andrews, Écosse Édimbourg Vous souhaitez vous initier aux cascades nautiques ? blownaway.co.uk

Terre de golf C’est ici qu’au

XVe siècle des bergers

écossais se sont amusés à taper dans une balle, avec leur canne. St Andrews est le berceau du golf, et le Old Course est un parcours qu’il faut avoir joué dans sa vie. standrews.com

Le zapcatting, un Grand Prix sur la mer du Nord ?

Offrez-vous des frissons à très haute vitesse.

78

Côté comptoir

MODE NINJA

« VOUS DEVEZ ÊTRE EN FORME, TONNE MC KENZIE. VOUS UTILISEREZ VOS JAMBES, ET LES MUSCLES DE VOS BRAS. ET IL VOUS ­FAUDRA ÊTRE AGILE, DU GENRE NINJA POUR LE MANŒUVRER. ACCROCHEZ-VOUS, ET TENEZ VOUS PLAQUÉ POUR ALLER PLUS VITE. »

vitesse dans des virages à 90 ° ou 180 °. C’est ce qu’il y a de meilleur. » Dans ces arrondis, les deux navigants peuvent avoir à encaisser une pression proche de 3G, pas tellement loin des standards pour un pilote de Formule 1. Les débutants n’ont pas besoin d’un trop grand temps d’acclimatation. « Nous ajoutons un copilote pour rendre ça plus excitant. À lui de faire ce qu’il faut pour conserver l’assiette, et d’aider à la manœuvre en déplaçant son poids. Seul sur un zapcat, un pilote passerait son temps en wheeling. Un équipier à l’avant permet de garder la coque dans l’eau. » Sur un canot aussi léger que survitaminé, il n’est pas rare de chavirer. Allez donc faire une recherche sur YouTube et tapez « Bad day at the zapcat office »… On a du mal à le croire, mais il paraît que les accidents sont rares. « Notre assureur a bien vérifié avant de s’engager à nous couvrir, jure McKenzie, rigolard. Tous nos pilotes courent dans un championnat très technique, et même si on cherche à offrir des sensations fortes, on n’a pas très envie de tuer nos clients. C’est chaud, c’est sûr, mais c’est une ­expérience fabuleuse.  »

La crème parmi les pubs, Ma Bells est fréquenté par les ­étudiants et les fêtards du coin. Le prince ­William et Kate y venaient régulièrement pendant leurs années estudiantines. Si c’était bon pour eux, c’est bon pour vous. hotelduvin.com

Bon vent Les poussées d’adrénaline se poursuivent avec le char à voile, sur les immenses plages de West Sands. Attendez que le vent pousse un peu, et foncez sur votre chariot à 3 roues à des vitesses proches de celles du zapcat. x-sail.com

THE RED BULLETIN

GARY BRAY/UNICOM (3), GETTY IMAGES

Pas de siège, pas de volant ni de console de pilotage, pas de harnais, juste un semi-rigide formé de deux boudins, et un moteur de 660 chevaux. Le pilote dirige le canot grâce à une barre franche, et avec son copilote, utilise son poids pour maintenir l’embarcation en équilibre. Facile ? Beaucoup moins quand la nature se ­réveille et que le clapot gonfle. Les deux équipiers peuvent surfer des vagues d’1,80 m, et même faire des bonds de kangourou. Et comme le zapcatting se pratique en mer du Nord, on trouve vite la motivation pour ne pas tomber à l’eau. « On peut facilement comparer les sensations à celles des montagnes russes, raconte Guy McKenzie, pilote de zapcat et cofondateur de Blown Away, la base d’aventure de St Andrews. C’est très fort en adrénaline, on atteint des vitesses supérieures à 100 km/h. C’est très ­rapide sur l’eau, et on peut garder cette


QUE LA LUMIÈRE SOIT

ACTION

MATOS

Le skate crée luimême de l’énergie électrique avec ses roulements et transmet la lumière grâce à ses roues.

Faites briller votre quotidien grâce à ces objets lumineux.

Skateboard Mello LED Boostez vos sorties nocturnes avec cette drôle de planche au look rétro. Éclairées par des lampes LED, les roues illuminent superbement vos balades. Citron vert, myrtille ou cerise, c­ hoisissez la couleur qui vous branche. melloskateboards.co.uk

Lampe Crystal LED

Écouteurs Glow

Cette lampe de bureau assemble ses huit « cristaux » lumineux LED à l’aide ­d’aimants. À vous d’imaginer les formes et les lumières, à l’infini. qisdesign.com

On dirait les écouteurs d’un chevalier Jedi. Avec ces faisceaux laser dans les câbles, ­offrez-vous un look et un son uniques. glowheadphones.com

Withings Aura

Guitare Fretlight

Lumos Helmet

Tout à la fois tracker d’activité, capteur de sommeil et réveil, l’Aura offre une l­ umière adaptée pour un réveil sur mesure. withings.com

Devenez un maître du riff avec Fretlight. Une connexion à votre ordinateur, et les lumières LED sur le manche guident vos doigts pour plaquer les bons accords. fretlight.com

Un must en termes de sécurité. Il possède des clignotants et des feux stop connectés à une commande sans fil sur le guidon. lumoshelmet.co

THE RED BULLETIN

79


ACTION

MATOS

MONTRES

par Gisbert L. Brunner

GUERRIÈRE DE LA ROUTE

Hublot Big Bang Ferrari Titanium Carbon

Ferrari a apposé son inimitable poinçon sur la Big Bang Ferrari Titanium Carbon : on retrouve sur la gauche des aiguilles le cheval cabré du Cavallino et, dans le compteur de droite, le rouge et le jaune tellement ­typiques de la marque italienne.

Quand il est devenu cool de designer des montres en hommages à des voitures, ou à des marques, Hublot et Ferrari ont commencé à ­entreprendre une collaboration. Leur dernier ouvrage est bien plus qu’une simple inspiration. Pour les trois ans de leur association, l’équipe de Hublot s’est en effet installée dans l’atelier des ingénieurs et techniciens designers de la Scuderia. Ensemble, ils ont ouvragé une montre à nulle autre pareille. Dans la droite ligne de l’esprit « fusion » si cher à l’horloger suisse, la Big Bang Ferrari 45 mm utilise des éléments de haute technologie, comme la fibre de carbone polyvalente, plus légère que l’aluminium et plus résistante que l’acier, un titane anticorrosion, et… du caoutchouc. De ces mélanges est né un look inédit. Et pour rendre hommage à l’écurie italienne, il y a autant à voir sous le capot. Le mouvement Unico, déposé par Hublot, est une combinaison de 300 éléments assemblés à la main, tandis que le chronographe résiste à des pressions de 10 bars. Cette Big Bang Ferrari 45 mm se mérite : 1 000 exemplaires seulement sortiront de la manufacture helvétique. hublot.com

LES MONTRES IDÉALES  Pour vous accompagner sur la route

Chopard Superfast Chrono ­Porsche 919 Jacky Ickx Edition Chopard commémore les 70 ans du Belge, sextuple vainqueur des 24 heures du Mans, avec une édition limitée à cent exemplaires. Le bleu sur les compteurs du chronographe et sur le rehaut ­rappelle le casque de Jacky. chopard.com

80

Oris Audi Sport GMT Le constructeur allemand lance l’Audi Sport GMT, une montre en boîtier acier 44 mm façonnée et pensée comme le ­tableau de bord du bolide. Elle dispose du système de remontage automatique GMT, d’une aiguille 24 heures et d’un ­affichage des fonctions. oris.ch

Breitling Bentley GMT Light Body B04 Midnight Carbon Breitling et Bentley libèrent leur dernière création, un boîtier titane, avec un ­revêtement en carbone et des poussoirs intégrés au profil ergonomique. Le neuf ? Le second fuseau horaire réglable par la couronne. breitling.com

THE RED BULLETIN


ACTION

MOTEURS STYLE DE ROUTE

SIGNE DES TEMPS

Ces petits moteurs du quotidien.

La maison Ferrari a développé un turbo moins polluant.

MINI Gentleman Le constructeur anglais MINI a dévoilé toute une gamme fashion ­signée par des artistes italiens. Elle comprend des l­unettes de soleil, des chaussures, un sac, un parfum et un kit de ­rasage. mini.com

Dévoilée en mars dernier au salon de Genève, la Ferrari 488 GTB est un roadster racé. Ce successeur de la 458 est pourtant un fauve différent, car il renonce à un demi-litre de ­cylindrée mais son moteur V8 bi-turbo 3,9 litres développe 100 chevaux de plus. On reproche rarement à une ­Ferrari sa surpuissance, mais la ­Scuderia doit vivre avec son temps. Celui des normes antipollution qui contraignent les constructeurs à ­réduire les é­ missions de C02. La 488 GTB pourrait ne pas paraître aussi sexy que ses aînées old school, qui ont toujours suscité des f­ antasmes de perfection mécanique, mais cette nouvelle définition de l’univers Ferrari a le potentiel pour séduire les quinqua-

génaires et de les faire ­ricaner comme des ados une fois qu’ils poseront le pied sur l’accélérateur. La définition technique de la v­ oiture est impressionnante. Dans l’usine maison de Maranello, près de Modène, on a aussi pris le pli des r­ églementations plus économes en énergie qu’impose la FIA aux écuries de Formule 1, et elle partage avec la fabrique à bijoux les secrets de ses moteurs turbo à injection directe. On vous fait grâce ici de l’imposante littérature sur le temps de réponse et la puissance développée. Depuis sa sortie de l’écurie, le tout dernier ­poulain de la marque tourne sur le ­circuit de Fiorano plus vite que la 458 Spéciale, jusqu’alors la plus rapide des Ferrari. ferrari.com

La Ferrari 488 GTB est dotée d’un ­moteur V8 3,9 litres bi-turbo qui passe de 0 à 100 km/h en trois secondes !

Casa Maserati Dans un quartier chic de Milan, Maserati a ­ouvert une boutique ­accolée à son bar lounge. Casa Maserati promeut les produits du groupe de luxe : ­Ermenegildo Zegna, La Martina, B ­ ulgari et Dr. Vranjes. maserati.com

PLAQUÉE OR

La GT-R, 45 ans avec style Le constructeur automobile japonais Nissan a choisi la couleur champagne pour habiller la série limitée GT-R qui salue les 45 ans du modèle. Cette dernière n’a que peu de choses à voir avec l­ ’originelle Skyline GT-R, mais ça n’empêche en rien de faire la fête. La marque ­japonaise a numéroté cent m ­ odèles peints en or champagne, un clin d’œil à la Skyline GT-R M, sortie en 2001. Outre la couleur un rien tape-à-l’œil, vous aurez droit à votre plaque commémorative sur la console centrale et un n ­ uméro de série dans le compartiment moteur. Et si vous pensez qu’une quatre-roues motrices portée par un m ­ oteur V6 bi-turbo 3,8 L est une brouette, filez faire un petit essai chez Nissan… nissan.co.uk

82

Red Bull Racing Eyewear La ligne de l­unettes de soleil colorée Young Line se compose de 6 modèles qui mixent 4 designs funs. La touche technique, c’est le TR90, un thermoplastique léger et très flexible pour supporter les coups de pression. redbullshop.com

THE RED BULLETIN


ACTION

CULTURE Matt Damon est contraint de se débrouiller tout seul, sur Mars.

VOTRE ESPACE DÉTENTE De quoi passer de bons moments très prochainement.

CÔTÉ SÉRIES Les héros sont de retour La série Heroes revient après un break de cinq ans. Reborn introduit une nouvelle bande de gens dotés de capacités extraordinaires et chassées par le gouvernement après une supposée attaque terroriste. nbc.com/heroes-reborn

MARS EN SOLO

Dans Seul sur Mars, Matt Damon est un spationaute échoué. L’auteur US Andy Weir évoque son livre devenu blockbuster. The Red Bulletin : Incroyable destin pour Seul sur Mars, d’un e-book autoédité au titre de best-seller décerné par le New York Times, jusqu’au film, en seulement quatre ans... Andy Weir : C’est irréel. Dur à décrire, comme si j’observais la vie de quelqu’un d’autre ! Il raconte un astronaute, Mark Watney (Matt Damon) oublié sur Mars, et obligé de survivre grâce à la science. Comment vous est venue cette idée ? Je suis un maboule de l’espace. C’était juste une spéculation : comment assurer une mission sur Mars avec la technologie que nous avons aujourd’hui ? Comment l’équipage agirait si ça tournait mal ? J’ai donc créé un protagoniste malheureux auquel j’ai collé tous ces problèmes de plus en plus désespérants. Il était très important pour moi que tout cela soit crédible scientifiquement, car je suis très pointilleux sur les aspects scientifiques des événements. Quelle fut votre réaction en apprenant que le réalisateur Ridley Scott voulait faire un film de votre histoire ? Soudain, un certain nombre de mes rêves devenaient concrets. Il a réalisé des films de science-fiction iconiques, et j’adore sa réalisation. Il aime les paysages gigantesques, énormes, les formats parfaits pour Mars. Comment avez-vous vécu le succès de Seul sur Mars ? J’ai toujours voulu être un écrivain à plein-temps, mais je n’osais pas en prendre le risque financier. J’étais programmeur informatique, j’ai écrit ce livre sur mon temps libre. Il me permet désormais de vivre de l’écriture. J’ai quitté mon job, et je travaille sur mon prochain opus. C’est le pied. Réalisé par Ridley Scott. Seul sur Mars le 21 octobre au cinéma

84

L’ART D’ANTICIPER Trosi classiques futuristes de Ridley Scott, un pro du genre. Alien (1979) Sigourney Weaver se frotte à un extraterrestre gras à la dentition spectaculaire. Une héroïne de l’espace est née. Un chef-d’œuvre associant science-fiction et horreur. Blade Runner (1982) Le détective Harrison Ford se frotte à l’androïde « répliquant » Rutger Hauer dans une stupéfiante œuvre au noir futuriste créée par le père de la SF, Philip K. Dick. Prometheus (2012) Noomi Rapace se frotte à nos créateurs dans une préquelle (pour certains) d’Alien qui marque le retour de Scott à la SF. Une suite serait en préparation.

EN SALLES Crimson Peak Guillermo Del Toro (Hellboy, Le Labyrinthe de Pan) revient à ses sombres origines avec un film d’horreur goth old school. Mia Wasikowska y joue une jeune mariée dont le chéri (Tom Hiddleston, vu dans Thor) n’est pas celui qu’on voudrait bien croire... legendary.com

GAMING Assassin’s Creed Syndicate Neuvième volet du jeu de combat. Dans le Londres de l’époque victorienne où les assassins jumeaux Jacob et Evie Frye viennent reprendre la ville à l’Ordre du Temple. Le 23 oct. sur PS4 et Xbox One. assassinscreed.ubi.com

THE RED BULLETIN

TWENTIETH CENTURY FOX FILM, DAVID DETTMANN, NBC UNIVERSAL MEDIA

CINÉMA


CULTURE MÉMOIRES VIVES Punk, rock ou disco, ces trois figures plongent dans leurs souvenirs. À lire à fond les potards.

Chrissie Hynde Reckless

LA PLAYLIST FOALS Ce quintette anglais est l’un des rares groupes actuels à supporter la comparaison avec les mythiques Talking Heads. Tout comme le groupe légendaire de David Byrne, les 5 jeunes Britanniques ajoutent un mélange subtil de post-punk, disco funk et math rock à de l’électro minimaliste et des mélodies indie-pop. Après le succès de Holy Fire en 2013, n° 2 en Grande-Bretagne et au top des charts en Australie, cette tête d’affiche de la scène rock revient avec What Went Down, portée par un nouveau son explosif. Son leader, Yannis Philippakis, 29 ans, révèle les titres qui ont influencé son écriture. foals.co.uk

De vendeuse dans la boutique SEX, le spot du style punk, à chanteuse rock à succès avec The Pretenders, l’Américaine expatriée à Londres se ­raconte en 320 pages.

Majical Cloudz

Iggy Pop

Bugs Don’t Buzz

The Passenger

« J’ai écouté cette chanson, de l’album Impersonator, pour la première fois l’an dernier, au lendemain du réveillon. Ça m’aidait à éliminer ma gueule de bois. Le son est clairsemé, surtout les voix. Vous avez l’impression ­bizarre d’assister à une réunion des alcooliques anonymes, avec quelqu’un qui vous chuchote ses angoisses les plus intimes. Un album sombre et profond. Je l’adore. »

« J’ai découvert cette chanson quand j’avais 15 ans. Une fille, dont j’étais amoureux, m’avait refilé une cassette avec ce titre. Mes parents n’écoutaient pas de rock. Pour la première fois, je comprenais pourquoi les tubes rock sont des classiques de la musique. Ce titre incroyable est intemporel parce que c’est une chanson simple, sans trucages. C’est ce que je recherche quand je compose. »

Carrie Brownstein Hunger Makes Me A Modern Girl

Darkside

BB & Group

Golden Arrow

Old Alabama

« J’adore ce duo, ils font l’opposé de la musique que je ferais. ­Prenez ce morceau de leur ­album Psychic, sorti en 2013 : il y a tellement de moments où on s’­attend à se faire secouer, et ils font l’inverse en créant une ambiance encore plus sombre. L’univers psychédélique de Darkside est vaste, et pourtant ça reste naturel, c’est ce que ­j’apprécie par-dessus tout. »

« Ce titre figure sur l’album ­Prison Songs Volume One: ­Murderous Hom, une compil’ de titres des années 40. La façon dont ces détenus chantent est très émouvante. C’est comme s’ils laissaient parler leur âme, au rythme des coups de pioche. C’est obsédant, et ça vous rappelle que la voix et le rythme suffisent à faire la musique la plus puissante. Vous n’avez besoin de rien d’autre. »

Une bio à 40 ans ? Quand vous avez été mannequin, féministe, guitariste rock et star de la télé US, c’est justifié.

Grace Jones I’ll Never Write My Memoirs

NABIL ELDERKIN

ACTION

Dans Art Groupie, en 1981, la diva américaine jure qu’elle n’écrira ­jamais ses mémoires. Elle n’a pas tenu parole et dévoile nombre d’anecdotes savoureuses sur Andy Warhol et ­Arnold Schwarzenegger.

THE RED BULLETIN

GADGET DU MOIS

Soundbrenner Pulse

Comment ne pas perdre le rythme ? Ce bracelet connecté équipé d’un dispositif de vibrations aide celui qui le porte à ­garder le tempo. Son métronome vibre silencieusement et clignote sur le bon tempo. En mode training, il vous aide à garder la mesure. Vous pouvez sélectionner la ­vitesse grâce à l’appli à laquelle il est relié, et même y synchroniser tout votre groupe pour un concert. soundbrenner.com

Dean Blunt War Report « Ce producteur fantasque booste Londres comme ­personne. Avec sa voix et ses textes, il ressuscite tout un pan disparu de l’esprit anglais. War Report, sur son dernier EP, Babyfather, est une chanson étrangement envoûtante qui sonne comme elle a été écrite : en 90 minutes dans une chambre d’hôtel ! Elle est douce et épurée, ce qui lui donne un son très humain. Je suis fan. »

85


ET SI…

4

… ON RESTAIT POTE AVEC LE REQUIN ?

Faire face « Avec les autres prédateurs, les grands requins blancs sont étonnamment doux dans leurs approches. Quand ils attaquent des phoques, on dirait des petits chiens inoffensifs. Quand ils se défient, ils nagent côte à côte pour montrer qui est le plus grand. Le plus petit s’éloigne à toute vitesse. Quand vous êtes près d’un grand blanc, faites face et affichez une attitude déterminée. Soyez attentif, et les requins vous ignoreront. »

Steve Backshall aime les ­requins. Le célèbre présentateur animalier britannique, passionné de faune aquatique, dirige The Shark Trust, une ONG qui œuvre à leur protection. Backshall a appris que montrer du respect aux requins quand on partage leur environnement est important. S’il vous arrivait de plonger au mauvais endroit, v­ oilà quelques conseils qui pourraient vous sauver la vie. Backshall : « Gardez à l’esprit que si vous êtes attaqué par un requin, c’est ce magnifique animal qui sera toujours accusé. Même s’il le fautif, c’est vous. » sharktrust.org/en/no_limits

1

Choisir avec soin où plonger « Les eaux limpides de l’île mexicaine de Guadalupe sont le seul endroit sur Terre où l’on peut plonger en sécurité, au plus près d’un grand requin blanc. L’eau est si claire que les requins voient que vous n’êtes pas une proie. Partout ailleurs, nager près d’eux se fait dans une cage, uniquement. En Afrique du Sud, dans les eaux agitées de Dyer Island, où les requins viennent attaquer les phoques à la surface, ce serait une pure folie. »

86

5

Surveiller l’environnement « Peu importe le temps passé et l’argent dépensé pour aller à Guadalupe, ou sur un autre site de plongée dans le monde. S’il fait presque nuit (le moment où les requins chassent), si la visibilité est médiocre, s’il y a plus de requins que prévu, si tout ne se passe pas au mieux, ne jouez pas les héros, et arrêtez la plongée immédiatement. »

2

Observer son comportement « Le requin vous alerte sur son attitude agressive. S’il a le dos voûté, la gueule ouverte, les branchies saillantes, les nageoires baissées et qu’il effectue des mouvements saccadés, il va attaquer. Restez dans la cage ! (Restez-y de toutes façons !) Par contre, si le requin se déplace lentement, gueule fermée et nageoires souples, il est juste de passage, en balade. »

3

Rester calme « Pas de panique. Les requins sentent le stress de leur proie et devinent votre peur. Une respiration accélérée et un pouls élevé émettent des vibrations dans l’eau. Respirez profondément et restez calme. »

MARK THOMAS

ACTION


Vos artistes préférés partagent leurs coups de cœur musicaux : Headphone Highlights sur rbmaradio.com *Morceaux sélectionnés avec soin.

La sélection musicale la plus excitante du web.

Red Bull France SASU, RCS Paris 502 914 658


AGENDA

Le guerrier tahitien Michel Bourez fera-t-il sienne la vague d’Hossegor ?

6-17 octobre À l’attaque ! Hossegor Les vagues d’Hossegor pourraient sacrer le champion WSL 2015 avant le terme de la saison. Pour Michel Bourez, le passage sur la côte landaise cache un autre objectif. Blessé à la main, il a manqué deux étapes du circuit mondial au printemps. Revenu en forme en Afrique du Sud au J-Bay Open début juillet, il soigne sa fin de saison. Et veut donc briller à Hossegor. En parallèle de la compétition masculine, le Roxy Pro féminin permettra aussi au public ­d’encourager Johanne Defay, première Française à gagner une manche du circuit pro, le Vans US Open, début août. worldsurfleague.com

88

2-4 octobre Vive le ski

7-11 octobre Roc encore

Annecy

Fréjus

La saison hivernale s’ouvre déjà à Annecy avec le High Five festival qui célèbre le ski sous toutes ses formes : freeride, freerando, freestyle, snowboard, etc. Projections de films (docus, courts et longs métrages, compils ­inédites de web-épisodes à succès), village de marques, présence de pro riders, concerts, c’est le programme dédié aux milliers de fans attendus. highfive-festival.com

Le plus grand événement VTT de France propose plus de vingt épreuves de tous niveaux en 5 jours. Pour finir, les 4 500 participants au célèbre Roc d’Azur, le 11, devront être ­endurants pour « avaler » les 56 km du parcours. rocazur.com Convoité, le statut de roi du Roc se mérite.

TREVOR MORAN/RED BULL CONTENT POOL, ALAIN SLEIGHER/RED BULL CONTENT POOL, ASO/G.DEMOUVEAUX, JAANUS REE/ RED BULL CONTENT POOL, YUSAKU AOKI/RED BULL CONTENT POOL, DAMIEN ROSSO/RED BULL CONTENT POOL

ACTION


1er-4 octobre  Tour de Corse

AUSSI AU MENU

Ajaccio

Futurisme, judo, balade nocturne… l’automne s’installe.

Le rallye de France, seule étape tricolore du championnat du monde des rallyes (WRC), retrouve les routes de Corse. Une première depuis 2008 et un « exil » en Alsace. Au départ d’Ajaccio, le tracé zigzaguera entre les deux départements en 3 jours de courses et 9 spéciales. Un parcours qui va mettre à mal machines et pilotes. Sébastien Ogier, leader du classement WRC, y signera-t-il un premier succès? tourdecorserally.com

19

septembre Électronique

En 2008, Loeb fut le dernier titré en Corse en WRC. Ogier à suivre ?

19-20 septembre Sus aux Kawasaki !

2 octobre Warholmania

Le Castellet

Paris

Après 15 années à Magny-Cours, le Bol d’Or revient sur le circuit Paul-Ricard du Castellet. Ce retour de la course mythique sur la piste varoise ravive la bagarre entre Suzuki (dernier vainqueur au Castellet en 1999) et Kawasaki (invaincu depuis 3 ans). boldor.com

Découvrir ou redécouvrir l’art d’Andy Warhol, c’est la promesse de l’exposition exceptionnelle consacrée au génie américain. Jusqu’au 7 février, elle présente pour la première fois en Europe les Shadows. 200 œuvres de ­l’artiste racontent Warhol. mam.paris.fr

25 oct.-27 nov. En immersion Paris

Talloires La fièvre du Red Bull Éléments gagne à nouveau les rivages du lac d’Annecy. L’événement outdoor qui associe une soixantaine d’équipes en relais (aviron, trail, parapente et VTT) est hors norme pour celles et ceux qui s’y frottent. Dans l’eau, sur terre ou en l’air, il faut toujours être au maximum pour relever le défi d’un rendez-vous où la cohésion est reine. Respect. redbull.com

THE RED BULLETIN

3

octobre Nocturne Cette Nuit Blanche 2015 emmène le public le plus curieux dans le nord de la Capitale. 30 artistes internationaux y dévoilent leurs installations artistiques contemporaines au long du tracé des deux déambulations nocturnes insolites. paris.fr

Un parapentiste succédera à ce trailer dans l’effort.

19 septembre Élémentaire

La Paris Electronic Week dédie 7 jours aux cultures et musiques électroniques dans divers sites de la capitale. Le programme de la 3e édition de ce festival multiplie rencontres avec professionnels, masterclass, showcases ou soirées. pariselectronicweek.fr

61 « étudiant(e)s » de 37 pays. Ils seront le cœur de la Red Bull Music Academy qui se tiendra à La Gaîté Lyrique, à Paris, en octobre et novembre : workshops, conférences, collaborations, scènes dédiées... ces jeunes talents (producteurs, musiciens, chanteurs) vivront en immersion totale aux côtés de pointures internationales de la création musicale. En parallèle, des soirées, DJ’s sets, rencontres, expositions et performances live rythmeront la plus intense des expériences culturelles de l’année. Apprendre, partager, créer, ces Nations Unies de la musique s’installent dans la capitale pour un mois. fr.redbullmusicacademy.com

17 octobre Tatami

Le Tournoi de judo de Paris, l’un des plus ­cotés au monde, fait l’ouverture officielle du Palais Omnisports de Paris Bercy entièrement rénové. À quelques mois des JO, l’équipe de France y présente ses champions, dont le très apprécié Teddy Riner. ffjudo.com

89


THE RED BULLETIN S’ÉQUIPER POUR BOUGER

Sac à dos Bust Merge par Eastpak eastpack.com

DE LA TÊTE AUX PIEDS L’aventure vous attend, hors des sentiers battus ou dans des territoires urbains. Préparez-vous grâce à notre sélection où la performance ne cède rien au style !

Smartwatch VivoActive GPS par Garmin garmin.com

Solaires Honolulu par Maui Jim mauijim.com

Baskets running ZPump Fusion par Reebok reebok.com

Polaire en laine Mérinos par Ortovox ortovox.com

THE RED BULLETIN

Casque Wildcat par Quiksilver quiksilver.com

91


FORME AU TOP Pour faire du sport, tout se passe dans la tête. Voici de quoi aborder vos activités en toute sérénité.

Collection de lunettes Uranium Prizm Golf Flak 2.0 XL par Oakley oakley.com

THE RED BULLETIN S’ÉQUIPER POUR BOUGER

Lunettes de soleil Anso par O’Neill oneill.com

Caméra Hero 4 Session par GoPro gopro.com

Ce casque ne va pas vous peser sur les épaules Pour tous ceux qui, sur deux roues, à ski ou en snowboard, abordent la vie à fond et veulent se protéger la tête, K2 a conçu un casque qui pèse 380 grammes, à peine 60 g de plus que le plus léger jamais dessiné. Sa sangle magnétique élimine les frottements et son système de ventilation Passive Channel Ventilation vous permet de garder la tête froide en toutes circonstances. Pour parfaire son excellence technologique, K2 y a intégré le système Baseline audio pour ambiancer vos sessions en toute sérénité.

92

Cagoule balaclava par Dakine dakine.com

Casque Stash audio par K2 k2ski.com

Lunettes protectrices Prizm Goggles par Oakley oakley.com

Masque M3 Merrill Pro par Anon anonoptics.com

THE RED BULLETIN


Veste Outrival par Dare2b dare2b.com

Veste Lite-Show par Asics asics.com

Veste Pace Norviz Heat par Helly Hansen hellyhansen.com

Montre Ciao Tutti par Swatch swatch.com

Une veste ultra-résistante dans l’esprit du kite L’allure compte autant que le confort, spécialement dans une discipline qui s’exerce au grand air. Cette veste imprimée ultra-légère est faite dans un polyester indéchirable similaire à celui dans lequel on conçoit les ailes de kite. Mais au lieu de vous emporter en altitude, ce blouson vous tiendra à l’abri du vent de la baie. La coupe large sous les épaules vous autorise une grande liberté de mouvement, qui s’associe avec votre style de glisse et vous fait devenir un avec les éléments. Veste Kilowatt par The North Face thenorthface.com

Veste SB Steele Lightweight Geo Dye par Nike nike.com

DANS LE VENT Affrontez les intempéries sans inquiétude en choisissant la veste adéquate dans cette gamme.

Veste Induction Shell par Black Diamond blackdiamondequipment.com


Des pantalons pour les ­terrains les plus difficiles

Pantalon de jogging Easy O’Riginals par O’Neill oneill.com

Avant départir à l’aventure dans des conditions peu prévisibles, munissez-vous d’une protection chaude et imperméable. À l’extérieur, ces vêtements de ski vous isolent de l’eau et du vent. À l’intérieur, une couche de laine mérinos garantit votre confort en vous évitant les désagréments de la transpiration. Les guêtres intégrées à trois couches isolantes feront de ce pantalon votre meilleur ami cet hiver.

Pantalon de ski Guardian shell par Ortovox ortovox.com

THE RED BULLETIN S’ÉQUIPER POUR BOUGER

Pantalon de jogging Faybreaker par Adidas adidas.com

Pantalon de jogging War Paint par ­Quiksilver quiksilver.com

Pantalon Kilowatt par The North Face thenorthface.com

Pantalon Karl par Fjall Raven fjallraven.com

Pantalon de travail issu de la collection Skateboard de Levis levis.com

BIEN AU CHAUD Un verre en altitude ? Une piste à dévaler ? Douze travaux en extérieur ? Gardez vos jambes à l’abri !

94

Collants Pace Norviz par Helly Hansen hellyhansen.com

THE RED BULLETIN


C’EST LE PIED Ou quand le confort, le style et la performance se conjuguent dans l’action.

Chaussures Rover Mid-Top par Reef reef.com/eu

Chaussures de running Speedform Fortis, par Under Armour underarmour.com

Les chaussures de skateboard SB Stefan Janoski par Nike nike.com

Chaussures de running Ignite par Puma asos.com

Hammer Run shoes by Supra suprafootwear.com

33-DFA running shoes by Asics asics.com

Des bottines aussi heureuses à la ville qu’en montagne Aucun doute : voici une sacrée bonne paire de boots. La finition en daim est particulièrement résistante et l’intérieur en Gore-tex vous isole des aléas de la nature. La semelle microporeuse absorbe les impacts et la tige montante maintient la cheville et la protège. Le must : même si elles ont vocation à vous emmener dans les montagnes, ces boots peuvent parfaitement vous accompagner en ville. C’est la marque de fabrique du chausseur italien Dolomite, qui propose toujours un design et des couleurs douces qui vous aideront à vous fondre dans la foule lors de vos explorations urbaines.

Chaussures Cinquantaquattro High Fg Gtx par Dolomite dolomite.it

Chaussures de running Kinvara 6 par Saucony saucony.com


Directeur d’édition Robert Sperl Rédacteur en chef Alexander Macheck Contributeur indépendant Boro Petric Directeur créatif Erik Turek Directeurs artistiques Kasimir Reimann (DC adjoint), Miles English Rédacteur en chef photos Fritz Schuster Responsable de la production Marion Wildmann Managing Editor Daniel Kudernatsch Rédaction Stefan Wagner (Chef de service), Ulrich Corazza, Arek Piatek, Andreas Rottenschlager Contributeurs indépendants : Muhamed Beganovic, Georg Eckelsberger, Raffael Fritz, Sophie Haslinger, Werner Jessner, Holger Potye, Martina Powell, Mara Simperler, Clemens ­Stachel, Manon Steiner, Lukas Wagner, Florian Wörgötter

Édition web Kurt Vierthaler (Senior Web Editor), Christian Eberle, Vanda Gyuris, Judith Mutici, Inmaculada Sanchez Trejo, Andrew Swann, Christine Vitel Maquette Marco Arcangeli, Marion Bernert-Thomann, Martina de Carvalho-Hutter, Kevin Goll Booking photos Susie Forman (Directrice création photos), Rudi Übelhör (Directeur adjoint), Marion Batty, ­­Ellen Haas, Eva Kerschbaum

Illustrateur Dietmar Kainrath Directeur d’édition Franz Renkin Emplacements publicitaires Sabrina Schneider

Marketing & management par pays Stefan Ebner (Directeur), Manuel Otto, Elisabeth Salcher, Lukas Scharmbacher, Sara Varming Maquette marketing Peter Knehtl (Dir.), Karoline Anna Eisl, Simone Fischer, Julia Schweikhardt Fabrication Michael Bergmeister Production Wolfgang Stecher (Directeur), Walter O. Sádaba, Matthias Zimmermann Lithographie Clemens Ragotzky (Directeur), Claudia Heis, Maximilian Kment, Karsten Lehmann Office Management Kristina Krizmanic Informatique Michael Thaler Abonnements et distribution Klaus Pleninger (Distribution), Peter Schiffer (Abonnements) Directeur de la publication Wolfgang Winter Siège de la rédaction Heinrich-Collin-Straße 1, A-1140 Wien Téléphone +43 (0)1 90221-28800 Fax +43 (0)1 90221-28809 Web www.redbulletin.com

Direction générale Red Bull Media House GmbH Oberst-Lepperdinger-Straße 11–15, A-5071 Wals bei Salzburg, FN 297115i, Landesgericht Salzburg, ATU63611700 Directeurs généraux Christopher Reindl, Andreas Gall

96

THE RED BULLETIN France, ISSN 2225-4722 Country Editor Pierre-Henri Camy Country Coordinator Christine Vitel Traductions Étienne Bonamy, Susanne & Frédéric Fortas, Frédéric Pelatan, Claire Schieffer, Gwendolyn de Vries Editing ­Ioris Queyroi Country Product Manager Leila Domas Responsable de la publicité Cathy Martin, +33 (0)7 61 87 31 15 cathy.martin@fr.redbulletin.com Abonnements Prix : 12 €, 12 numéros/an, getredbulletin.com Siège de la rédaction 12 rue du Mail, 75002 Paris, +33 (0)1 40 13 57 00 Impression Prinovis Ltd. & Co. KG, 90471 Nuremberg Les journalistes de la SAS L’Équipe n’ont pas pris part à la réalisation de The Red Bulletin. La SAS L’Équipe n’est pas ­responsable des textes, photos, illustrations et dessins qui engagent la seule responsabilité des auteurs.

THE RED BULLETIN Afrique du Sud, ISSN 2079-4282 Country Editor Angus Powers Équipe éditoriale Nancy James (Chef de service), Davydd Chong (Chef de service adjoint) International Sales Management Lukas Scharmbacher Country Project & Ventes Andrew Gillett Sales Management Ryan Otto, ryan.otto@za.redbull.com Abonnements getredbulletin.com, subs@za.redbull.com Siège de la rédaction South Wing, Granger Bay Court, Beach Road, V&A Waterfront, Le Cap 8001, +27 (0)21 431 2100

THE RED BULLETIN Allemagne, ISSN 2079-4258 Country Editor Arek Piatek Relecture Hans Fleißner Country Channel Management Christian Baur, Nina Kraus Responsables de la publicité Martin Olesch, martin.olesch@de.redbulletin.com, Abonnements Prix : 25,90 €, 12 numéros/an, getredbulletin.com, abo@de.redbulletin.com

THE RED BULLETIN Autriche, ISSN 1995-8838 Country Editor Ulrich Corazza Relecture Hans Fleißner Country Channel Management Lukas Scharmbacher Responsables de la publicité Alfred Vrej Minassian (Directeur), Thomas Hutterer, Corinna Laure anzeigen@at.redbulletin.com Abonnements Prix : 25,90 €, 12 numéros/an, getredbulletin.com, abo@redbulletin.at Contact redaktion@at.redbulletin.com

THE RED BULLETIN Brésil, ISSN2308-5940 Country Editor Fernando Gueiros Relecture Judith Mutici, Manrico Patta Neto Country Project Paula Svetlic

THE RED BULLETIN Irlande, 2308-5851 Country Editor Ruth Morgan Équipe éditoriale Richard Jordan, Florian Obkircher Secrétariat de rédaction Nancy James (Chef de service), Davydd Chong (Chef de service adjoint) Responsable de la publicité Deirdre Hughes, +353 (1) 862 488 504, redbulletin@richmondmarketing.com

THE RED BULLETIN Mexique, ISSN 2308-5924 Country Editor Luis Alejandro Serrano Équipe éditoriale Pablo Nicolás Caldarola (Rédacteur adjoint), José Armando Aguilar Relecture Alma Rosa Guerrero Country Project & Ventes Giovana Mollona, Paula Svetlic Sales Management Humberto Amaya Bernard; +55 5357 7026 humberto.amayabernard@mx.redbull.com Abonnements 270 MXP, 12 numéros, getredbulletin.com

THE RED BULLETIN Nouvelle-Zélande, ISSN 2079-4274 Country Editor Robert Tighe Équipe éditoriale Nancy James (Chef de service), Davydd Chong (Chef de service adjoint) International Sales Management Lukas Scharmbacher Country Project & Ventes Brad Morgan Responsable de la publicité Conrad Traill, conrad.traill@nz.redbull.com Abonnements 45 NZD, 12 numéros, getredbulletin.com, subs@nz.redbulletin.com Siège de la rédaction 27 Mackelvie Street, Grey Lynn, Auckland 1021 +64 (0)9 551 6180

THE RED BULLETIN Royaume-Uni, 2308-5894 Country Editor Ruth Morgan Équipe éditoriale Richard Jordan, Florian Obkircher Secrétariat de rédaction Nancy James (Chef de service), Davydd Chong (Chef de service adjoint) Country Project & Ventes Sam Warriner Responsable de la publicité Mark Bishop +44 (0) 7720 088588, mark.bishop@uk.redbull.com Siège de la rédaction 155-171 Tooley Street, Londres SE1 2JP, +44 (0) 2100 020 3117 2000

THE RED BULLETIN Suisse alémanique, ISSN 2308-5886 Country Editor Arek Piatek Relecture Hans Fleißner Country Channel Management Antonio Gasser Product Management Melissa Stutz Responsable de la publicité Marcel Bannwart, +41 (0)41 7663616 oder +41 (0)78 6611727, marcel.bannwart@ch.redbull.com Abonnements Service des lecteurs, Lucerne ; Hotline : +41 (0)329 22 00 Prix : 19 CHF, 12 numéros/an, getredbulletin.com, abo@ch.redbulletin.com

THE RED BULLETIN USA, ISSN 2308-586X Country Editor Andreas Tzortzis Équipe éditoriale Ann Donahue Relecture David Caplan Directeur de publication & des ventes Nicholas Pavach Country Project Management Melissa Thompson Responsables de la publicité Dave Szych, dave.szych@us.redbull.com (Los Angeles) Jay Fitzgerald, jay.fitzgerald@us.redbull.com (New York) Rick Bald, rick.bald@us.redbull.com (Chicago) Abonnements www.getredbulletin.com Siège de la rédaction 1740 Stewart St., Santa Monica, CA 90404 Service clientèle +1 (0)888 714 7317, customerservice@redbulletinservice.com

THE RED BULLETIN


MAGIC MOMENT: MAKES YOU FLY

« Le danger, c’est

Le pilote d’hélicoptère Felix Baumgartner poursuit une Toyota de 1 000 chevaux en rase-mottes. Ses nerfs ? Ils sont en acier : il les a forgés lors du Red Bull Stratos.

DEBRZNO, POLOGNE, 15 juin 2015 Folie à Debrzno ! Un coup de Felix Baumgartner et du champion de drift Jakub Przygonski. C’est avec un hélicoptère de deux tonnes que le premier s’est lancé à la poursuite de la voiture de drift de 1 000 chevaux sur une piste abandonnée à coups de zigzags, inclinaisons et rase-mottes périlleux. Un mini-blockbuster de trois minutes. Vidéo : redbulletin.com/helidrifting

THE RED BULLETIN NUMÉRO 47 PARAÎTRA LE 14 OCTOBRE 2015 98

THE RED BULLETIN

LUKASZ NAZDRACZEW/RED BULL CONTENT POOL

ça qui me fait exceller ! »


ADRÉNALIN

E

À DES PHOTOS UFFLE SO LE COUPER

E ADRÉNALIN À S X TO IEU NO GÉPH DES IN UFFLE HANGE PENRDLE UO E CSO COM LE GRÂCE À EUX

INGÉNIEUX E ON MEECHANG ÊD TR XM ELE X NS E ÀREU ÂCTU E SA AGVREN FRONTIÈRES E

EXTRÊM

Red Bull Records artist Blitz Kids I Credit: James Embrey Hall

NS AVENTURE SA ES ÈR FRONTI

TO N . T N E M O M H O R S DU C O

MMUN

Magazine distribué avec le quotidien chaque deuxième mercredi du mois. Dans la limite des stocks disponibles.

PRO C H A IN N U M ERO LE EC 14 O CTOBR E AV L A N VOT R E JOU R


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
The Red Bulletin Octobre 2015 - FR by Red Bull Media House - Issuu