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The Red Bulletin Septembre 2015 - FR

Page 1

FRANCE

HORS DU COMMUN

CES CLOWNS QUI RISQUENT LEUR VIE Coup de chaud sur les rodéos

SEUL CONTRE

TOUS

Norman Reedus

FORD MUSTANG VS. BOSSHOSS

survivra-t-il aux zombies dans la nouvelle saison de The Walking Dead  ?

Un essai rock’n’roll

N.W.A AU CINÉMA, RACISME, SUCCÈS… Ice Cube fait sa mise au point Photo de couverture par Michael Muller

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CONTENUS INTERACTIFS SUR

REDBULLETIN.COM

SEPTEMBRE 2015


#DontCrackUnderPressure


LE MONDE DE RED BULL

28

CLOWNS HÉROÏQUES

Sans eux, les cow-boys des rodéos risqueraient gros. Qui sont ces trompe-la-mort ?

NORMAL

6

« Mon appart n’était pas plus grand qu’une table » NORMAN REEDUS, PAGE 62 MICHAEL MULLER (COVER), JIM KRANTZ

Chasseur de zombies dans la série The Walking Dead, Norman Reedus n’a pas ­traqué le succès. La notoriété, être reconnu au-delà d’un cercle restreint de personnes réduit à lui-même ? Pas son but. Mais le temps d’une soirée sur les collines ­d’Hollywood – les fameuses – avec ses verres de trop et une désinhibition remarquée, sa carrière fut lancée. Star pour ­certains, gueule connue pour la plupart, ­Norman le normal se conçoit très bien seul. Mais on lui a tout de même collé un croco dans les pattes. On a aussi des taureaux de rodéo à vous proposer. Et des Mustang aux moteurs faits pour les routes ricaines. Aussi, du matos, du genre qui fera demain, et qui a du chien. Votre rédaction

THE RED BULLETIN


SEPTEMBRE 2015

D’UN COUP D’AILES

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GALERIE 14 PHOTOS DU MOIS Dans le désert, à vélo, sous l’eau, l’exploit est ici roi.

BULLEVARD

L’ÉQUIPÉE SAUVAGE

Les rockeurs de BossHoss, deux Ford Mustang, Berlin à l’aube... Plus qu’à rouler !

21 ... DU CRIME Les méfaits fascinent, passionnent, que nous aprennent-ils ?

REPORTAGES 28 Le danger pour mission Dans l’enfer des rodéos, ils sacrifieraient leur vie pour celle d’un autre.

42 Polyvalence exigée

Raide, rapide, technique, tout à la fois, l’Enduro fait vibrer la planète VTT.

48 Du côté des héros

Du ghetto de L.A. aux défis sportifs les plus rudes, ils n’ont jamais rien lâché.

CHRISTOPH VOY, MATTIAS FREDRIKSSON, MARK HUNTER, UNIVERSAL PICTURES

42 72 DÉFAILLANCE INTERDITE

Sur l’étape irlandaise des World Series, on a découvert que le VTT Enduro ne pardonnait pas. Et un Français à fond.

54 Forever Mustang

SUIVEZ LE COBRA

Il est un VIP permanent dans les fêtes les plus barrées des States. Ce soir, c’est le photographe Cobra Snake qui régale.

Passionnés de rock et de sixties, ils ont goûté à la Ford Mustang de 2015.

62 Sa vie sans zombies

Que fait Norman Reedus quand il ne chasse pas les morts-vivants ?

72 Instants branchés

Sur tous les bons plans, le Cobra Snake est le souvenir de leurs nuits.

ACTION !

50 L’ATTITUDE EN HÉRITAGE

L’aîné d’Ice Cube jouera son daron dans un film dédié à N.W.A. Interview père et fils : la boîte à punchlines est ouverte. THE RED BULLETIN

83 À ROUGIR DE PLAISIR

De Ducati à Porsche, vitesse et lignes pures s’exposent en mode deux ou quatre roues dans nos pages Moteurs.

79 À VOUS DE JOUER La playlist d’A$AP Ferg, une école de cascadeurs, le nouveau Hitman. Un menu rare. 91 EFFERVESCENCE Technologique 96 OURS Ils font The Red Bulletin 98 INSTANT MAGIQUE C’est de la balle

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THE RED BULLETIN BACKSTAGE SEPTEMBRE 2015

CONTRIBUTEURS NOS ÉQUIPIERS

SOUTH AFRICA

BEYOND THE ORDINARY

THE FUTURE OF THE SPRINGBOKS

GRAEME LENNOX

Michael Muller et ­Norman Reedus en Louisiane.

Des zombies aux alligators Le rôle de chasseur de zombies de Daryl Dixon dans la série d’horreur culte The Walking Dead a fait de l’artiste nomade Norman Reedus une star mondiale. Durant notre shooting photo dans les bayous de La Louisiane, nous avons pu constater que l’acteur de 46 ans est un mec couillu dans la vraie vie aussi. Avec le photographe Michael Muller, Reedus s’est enfoncé dans les tréfonds de La Nouvelle-Orléans pour y recontrer son partenaire du jour : un alligator de deux mètres de long. Bien passé ? Voir en page 62.

Cet Écossais a interviewé la star du triathlon Sean Conway. « Pour lui, nager une distance équivalente à la longueur de la Grande-Bretagne n’est rien. Un exemple pour tout apprenti aventurier. » À lire page 52.

Blood, sweat and big data

LEAP OF

FAITH

RED BULL X-FIGHTERS is back! PLUS Meet Drake McElroy, the ultimate FMX maverick

SEND IN THE CLOWNS

Rodeo‘s bullfighting bodyguards 02015

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AUTOUR DU MONDE MARK HUNTER

… n’a que 17 ans lorsqu’il lance son blog thepolaroidscene.com, dédié à la vie nocturne. Aujourd’hui basé à Los Angeles, le photographe est booké par Katty Perry lors de ses soirées VIP. Les secrets de son succès p. 72.

À Clovis, aux USA, Jim Krantz face à trois clowns sympas : Josh, Tim et Eric.

The Red Bulletin est publié s­ imultanément dans onze pays. Vous voyez ici la couverture de l’édition sud-africaine. Les éditions internationales sur tous les supports ? redbulletin.com

MAKING OF LE SHOOTING DU MOIS

« Ils sont sapés en clowns, mais ils bougent tels des athlètes » JIM KRANTZ Les reportages de Jim Krantz sont publiés dans le New York Times, Playboy et GQ. Ce photographe de Chicago, passionné de culture Western, a suivi des clowns de rodéo (qui distraient les taureaux pour sauver des vies) à Clovis, en Californie. Page 28.

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THE RED BULLETIN


SASHA DIGIULIAN Photo prise par : Sasha DiGiulian


Communiqué

“Les possibilité du corps humain, nos capacités mentales, sont au-delà de notre imagination”

FABIEN BAREL Figure internationale et hyper-titrée du VTT Enduro, Fabien Barel a rejoint les ambassadeurs . “Je suis né à Nice, et je vais mourir à Nice”, plaisante Fabien Barel à propos de ses origines. Il participe dès ses 15 ans à sa première course de descente VTT, à Peille, un sport qu’il ne pratique que depuis quelques semaines. Six mois plus tard, il ouvre la manche de Coupe du monde disputée à Cap-d’Ail. Trop jeune pour être officiellement engagé, il assure pourtant le 17e temps. Repéré par une marque française, Barel signe un contrat de pilote pro. Les débuts fulgurants d’une carrière unique dans le VTT français : 17 ans de compétition, 11 années dans le top 5 de la Coupe du monde de descente, trois titres mondiaux (le premier en 98), et 12 manches de Coupe du monde remportées. Un palmarès notamment construit grâce à son installation en Californie, l’année de ses 20 ans. “C’était la Mecque, je roulais avec les pilotes pros américains, on faisait énormément de descente et de muscu : on était à bloc !”, se souvient Fabien. “UNE VICTOIRE SUR LA VIE” Ingénieur en mécanique, le pilote s’intéresse très tôt aux performances de ses montures, anticipe le futur du VTT auprès de fabricants. “Le vélo fait partie du schéma

corporel de l’athlète”, explique-t-il. Évoluant sans cesse, le VTT inaugure une nouvelle discipline, il y a une paire d’années : l’Enduro, caractérisé par “des parcours en itinérance, sur un, deux ou trois jours, variant de 60 à 80 km quotidiennement, et incluant 5 à 6 spéciales chronométrées à profil descendant”. Dès la première saison mondiale du circuit Enduro en 2013, Fabien se classe 3e. Un nouveau podium qui ne fait pas oublier les casses, nombreuses (50 fractures au total) chez ce Niçois persuadé que “l’expérience que tu tires de tes échecs forge plus que les victoires”. En mai 2014, il chute lourdement au Chili, sur la première étape de la saison. Des fractures vertébrales par percussion le font passer à 1,3 mm d’une paralysie. Fabien doit repartir de zéro : un travail de rééducation-reconstruction incroyable, notamment dans la Méditerranée. “J’ai suivi tout un protocole, dans l’eau. Sans opération, j’ai été capable de me soigner. J’en retiens que les possibilités du corps humain, nos capacités mentales, sont au-delà de notre imagination.” Fabien remonte en selle 6 mois après son accident, et remporte la dernière étape des Enduro World Series. “Au-delà d’une victoire sportive, ce fut une victoire sur la vie.”•


Mennenpournousleshommes.fr


THE RED BULLETIN EN LIGNE : À NE PAS MANQUER

Leçons de vie, par Channing Tatum Retrouvez la star de Magic Mike, le film inspiré de sa propre expérience, en interview exclusive. Il évoque avec nous sa carrière de strip-teaseur, sa percée à Hollywood et les précieux conseils qu’il doit à son épouse. redbulletin.com/tatum

EXCLUSIF SUR

REDBULLETIN.COM Les articles en accès direct ?

CES SPORTS IMPROBABLES

Boxe sur l’échiquier, rugby en apnée, fendage de (gueule de) bois, repassage de l’extrême : ces dix activités sont tellement barrées qu’elles méritent leurs olympiades. redbulletin.com/crazysports 12

ACTION PRESS, OLIVER JISZDA, MARK HUNTER

Abonnez-vous à notre newsletter ! Et suivez The Red Bulletin sur Facebook, Instagram et Youtube.

DANS L’ŒIL DU COBRA

Plus d’un million. C’est le nombre de photos shootées par Mark « Cobrasnake » Hunter pour Katy Perry, Steve Aoki & co. Il commente 30 de ses clichés les plus réussis. redbulletin.com/cobrasnake THE RED BULLETIN


e.

LASCAD - SNC au capital de 20 160 € - siège social : 7 rue Touzet - 93400 SAINT OUEN - RCS Bobigny n° 319 472 775.

Barel Fabien

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ANAH E I M , U SA

POOL PARTY CARLO CRUZ/RED BULL CONTENT POOL

Le Californien Carlo Cruz photographie des B-Boys depuis dix ans, mais c’est la première fois qu’il organise une séance subaquatique dans une piscine : « Le breakdance est trop rapide pour l’œil. Sous l’eau, on peut mieux capter son élégance. » Carlo a dirigé la B-Girl Ladie One (à gauche) et le B-Boy Villn, malgré son encombrant masque respiratoire. « À la fin du shooting, j’étais devenu un véritable spécialiste de la langue des signes. » redbullphotography.com Photo : Carlo Cruz

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TALLI N N , E STO N I E

DROP BOX JAANUS REE/RED BULL CONTENT POOL

Drew Bezanson a appris le BMX sur la côte Est du Canada, dans la province isolée de la Nouvelle-Écosse. Deux trophées « Ramp Rider of the Year » plus tard, le rider de 26 ans s’est fait une place au sein de l’élite du BMX park avec son style marqué. En 2015, Drew a remporté pour la cinquième fois le contest Simple Session à Tallinn (photo prise à l’entraînement). Il doit sa victoire au trick du « caveman to barspin » : un drop depuis les tribunes dans le quarter pipe avec une rotation du guidon. redbull.com/bike Photo : Jaanus Ree

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ALG H E RO, ITALI E

Le descriptif du parcours du rallye de Sardaigne (WRC) met les pilotes en garde contre les « chemins étroits parsemés de pierres qui ne laissent aucune place à l’erreur » ainsi que contre une « fine couche de gravier » sur de longs tronçons du parcours. Pour venir à bout de ce dernier problème, le Finlandais Jari-Matti Latvala (VW Motorsport) n’a pas hésité à appuyer sur la pédale. wrc.com Photo : Andre Lavadhino

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@TWORLD/RED BULL CONTENT POOL

DÉMINAGE


ALL AROUND YOU

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THE RED BULLETIN BULLEVARD DO NOT CROSS !

FACE AU CRIME DÉCONNE PAS, SHERLOCK

PICTUREDESK.COM

Grâce à une série, le plus british des ­détectives a été ­dépoussiéré, transcendé, rockstarisé par un acteur inclassable. Mr Benedict ­Cumberbatch élève le personnage au rang d’icône pop. On pourra nous accuser de jouer les « cumberchiennes » (groupies du Britannique au nom imprononçable) : en l’espace de quelques épisodes de la série Sherlock, il aura fait (presque) oublier les autres acteurs qui se sont glissés avant lui dans la peau du détective de Conan Doyle. Mais les fans de la série ont appris à faire une chose : patienter. Car avec des saisons courtes et espacées (la prochaine début 2016), la BBC attise le désir. Et notre Benedict en attendant ? Il écume les tournages hollywoodiens (Black Mass avec Johnny Depp). Une belle revanche sur ceux qui ­n’auraient jamais parié un verre de sherry sur son faciès.

Good Lord, quel regard... aussi froid qu’un ­dimanche pluvieux dans le ­Sussex.

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BULLEVARD

CANDIDATS AU CASTING

WANTED

Les ennemis publics n° 1 n’ont pas fini d’inspirer les producteurs de ciné. Après Whitey Bulger, mafieux interprété par Johnny Depp, qui seront les prochains criminels en route vers Hollywood ? DZHOKHAR TSARNAEV LE TERRORISTE DE BOSTON Le jeune Américain d’origine tchétchène, condamné à ­perpétuité pour les attentats de Boston en 2013, est une figure de controverses : haïssable autant que séduisant, le personnage est dans le collimateur d’Hollywood depuis deux ans. Et pour le rôle, on imagine un sexy boy boudeur à la frange Justin B... Bon plan : Adam Driver et son côté taciturne et sauvage. Mauvais plan : Zac Efron. Trop gentil. OSCAR PISTORIUS ATHLÈTE HANDISPORT ­ÉNERVÉ DE LA GÂCHETTE

X-FILES LE RETOUR Mulder et Scully sont de retour ! Voici 3 autres couples qu’on voudrait voir sur les écrans.

JOHN MCAFEE MILLIARDAIRE EN CAVALE Difficile de résumer sa vie : créateur du premier antivirus informatique, multimilliardaire, amateur de drogues, d’armes, de prostituées et de tout ce qui a un ­caractère plus ou moins illégal, McAfee a passé une bonne partie de sa vie à narguer ou fuir la ­police. Absurde, fou, parano, fantasque, rebelle : pas ­étonnant que la Warner lorgne le bonhomme...

SETH ROGEN / BETTY WHITE Un duo qu’on aimerait inviter chez soi autour d’une bonne ­bouteille. La Golden Girl ­fringante et l’un des comiques les plus tarés d’Hollywood.

Bon plan : McAfee, c’est Catch Me If You Can mais en plus trash. Donc : Leonardo DiCaprio, ­tatouages et sale gueule. Mauvais plan : Ryan Reynolds. Trop... gentil. RONDA ROUSEY / THE ROCK La « femme la plus dangereuse du monde » et celui qui fait face au pire séisme de l’Histoire (San Adreas, 2015) : musclé !

Il avait tout du héros idéal : champion sportif admiré, l’homme sans jambes le plus rapide du monde a été acquitté du meurtre de sa petite amie (il pensait que c’était un cambrioleur), mais reconnu coupable d’homicide involontaire. Hollywood le relance régulièrement pour des ­projets de film. Bon plan : Michael Fassbender. Mais bon, on l’imagine dans n’importe quel rôle.

KEVIN HART / JANE LYNCH Un trublion survolté face à la plus tyrannique des profs de sport de l’histoire de la télé (Glee), ça donne quoi ? Un couple explosif, mais hilarant !

Mauvais plan : Bradley Cooper. Trop gentil.

DISTRIBUTION DE RÊVE

Dans Black Mass, Depp est un boss bostonien du crime, Whitey Bulger.

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Que du beau linge pour cette série produite par HBO : le duo Matt McConaughey et Woody Harrelson nous offrait une bonne raison de savourer chaque épisode, et voilà que Colin Farrell, Taylor Kitsch, Rachel McAdams, Vince Vaughn se sont invités à la saison 2. Pour la saison 3, on veut Tommy Lee Jones, ­Charlize ­Theron et Jack Black.

CORBIS(5), WARNER, GETTY IMAGES(5)

True Detective, Saison 3


BULLEVARD

MISS MONEYPENNY

THE ­ULTIMATE BOND GIRL

L’impassible et dévouée ­secrétaire des premiers James Bond a vu son caractère et ses fonctions évoluer au gré des films, et nous le confirme : elle sait faire autre chose que taper à la machine. NAOMIE HARRIS DEPUIS 2012 C’était donc elle ! Mystérieuse agent « Eve » au début de Skyfall, Naomie Harris réapparaît sous les traits de Miss Moneypenny à la fin du film. Et prouve aux spectateurs qu’elle ne maîtrise pas que la sténo. Retour sur les écrans prévu en novembre dans 007 Spectre aux côtés de Léa Seydoux. SAMANTHA BOND 1995–2002 PTODD PLITT/CONTOUR/GETTY IMAGES, KOBAL COLLECTION(2), PICTUREDESK.COM

« Aussi loin que je me s­ ouvienne, James, vous ne m’avez jamais eue. » CAROLINE BLISS 1987–1989 Qui se souvient d’elle, et de Timothy Dalton en Bond dans Permis de tuer ? LOIS MAXWELL 1962–1985 Elle résistera aux charmes du célèbre agent secret dans les 14 premiers Bond.

Sa mère est jamaïcaine. Ian Fleming a inventé James Bond sur cette île.

THE RED BULLETIN

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BULLEVARD

PEUR SUR LA VILLE

Sharon Tate,

Assassinée L’actrice, enceinte de 9 mois et mariée à Roman Polanski, est ­assassinée en 1969 dans sa maison par des disciples de Charles Manson.

Mel Gibson,

Conduite en état d’ivresse À L.A., conduire en état d’ivresse est vu et revu, mais balancer des propos antisémites au flic qui vous arrête, c’est un no-go néfaste à votre carrière.

Lindsey Lohan,

Conduite en état d’ivresse L’endroit où se trouvait Li-Lo en 2007 lors de sa 2e arrestation pour conduite en état d’ivresse et possession de coke. À moins que ce ne soit la 3e ?

Piège de cristal (Die Hard),

Terrorisme « Yippee-ki-yay, pauvre con ! » ! Le Noël de Bruce Willis est presque gâché par des terroristes au Nakatomi Plaza...

Malibu

Baie de Santa Monica

Santa Monica

LA CITÉ DES ANGES… DÉCHUS

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TOM MACKINGER

Gangsters, cambrioleurs, meurtriers... La capitale du divertissement a toujours attiré les détraqués en tous genres : dans la fiction et dans la réalité, ses rues regorgent d’histoires criminelles. Petite visite guidée.

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Boogie Nights & Wonderland, Meurtre Bugsy Siegel,

Meurtre Gangster notoire, il établit sa notoriété à Las Vegas, et fut assassiné en 1947 par son boss, dans sa maison de Beverly Hills. Warren Beatty en fit un film.

Quadruple meurtre à Laurel Canyon en 1981  : inquiétée, la star du X John Holmes fut accusée puis acquittée. Le film Boogie Nights s’inspire de sa vie.

CA

L.A. Confidential,

Corruption 1953 : le LAPD démêle une affaire de meurtres et de prostitution, sur fond de corruption. Film et roman culte sur les liens entre Hollywood et la Police.

Griffith Park Night Call,

Led Zeppelin,

Foutoir Si vous étiez un des plus grands groupes de rock de l’Histoire, est-ce que vous rouleriez à moto sur les pelouses du Château Marmont ? Ben oui.

Entrave à la justice Dans le film, Jake Gyllenhaal écume les rues de la ville avec sa caméra, à la ­recherche d’images de crimes, dans une avidité glauque et immorale.

Beverly Hills Mid-Wilshire

Downtown

Culver City Notorious B.I.G.,

Abattu Le rappeur aux titres d’album prémonitoires (Life after Death et Ready to Die) est tué en 1997 dans sa caisse non loin du Petersen Automotive Museum.

Heat,

Braquage de banque La scène du braquage et la mémorable fusillade-course-poursuite qui s’ensuit se déroulent dans les rues de Downtown. Duel De Niro/Pacino au sommet.

Ray Donovan,

Corruption Avocat des nantis et des stars, le perso joué par Liev Schreiber dans la série Ray Donovan commet des entorses à la justice pour sauver ses riches clients.

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Drive, Un poisson parmi les requins Dans le film, Ryan Gosling est un ­cascadeur-chauffeur qui se frotte de près à la pègre locale. Poursuites dans les rues de L.A. et vers MacArthur Park.

Collatéral,

Assassinat Un chauffeur de taxi (Jamie Foxx) promène un tueur à gages (Tom Cruise) à travers les rues de la ville et se fait complice de ses sinistres desseins.

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BULLEVARD

FAITS DIVERS À NOS CRIMES IMPARFAITS Ils avaient tout ­planifié... enfin, presque.

WAYNE WADE HOLLYWOOD, FLORIDE Il oublie son portable dans la maison qu’il vient de cambrioler... et téléphone pour le récupérer. Un policier arrivé sur les lieux décroche... On imagine la suite.

PAUL ROBERT BENSON MANCHESTER, ROYAUME-UNI Le vol à l’étalage, c’est pas bien, mais le faire en portant son T-shirt préféré de la Manchester United avec son nom écrit en grand dessus, c’est... sport.

Guns, d’Andy Warhol, vers 1981-1982.

FASCINATION MORBIDE

Certains faits divers excitent les masses : pour qu’un méfait tourne au phénomène médiatique, la recette est simple.

2.

COUPABLE OU INNOCENT ? « L’Histoire regorge de polémiques qui ont embrasé des nations entières, comme l’affaire Dreyfus. Si la culpabilité de l’accusé est mise en doute, même légèrement, les débats qui s’ensuivent peuvent se terminer en guerre ­civile. Là, on touche à un aspect particulièrement

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3.

PEUPLE CONTRE JURY « Aux États-Unis, les jurys populaires, très utilisés en civil comme en pénal, sont amenés à se couper littéralement du reste du monde afin de protéger une impartialité difficile dans cette société hyper médiatisée. Cela crée souvent un décalage absurde entre eux et l’opinion publique, et une frustration énorme lorsque cette dernière trouve telle décision injuste. De ce côté-là, les USA ont encore de gros progrès à faire. »

KAINRATH

4.

FAUT QUE ÇA SAIGNE ! « De toutes les raisons qui poussent le quidam à se jeter sur un fait divers, la première et la plus évidente, c’est celle-ci : la pure et simple fascination de l’horreur. Les criminologues le disent : la violence est un lugubre et passionnant terrain d’observation de l’être humain. »

Un crime est… DIETMAR KAINRATH

1.

DES CONTRADICTIONS « Les témoignages ne se recoupent pas, les données se contredisent, l’arme du crime reste introuvable, les échantillons d’ADN ne valident ­aucune hypothèse, bref, c’est le brouillard total. Ce genre de situation excite l’intérêt des foules, chacun y va de son avis, de sa petite intuition : du pain béni pour les médias. »

émotionnel, car chacun d’entre nous peut être accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. »

5.

L’AIR DU TEMPS « Les crimes en disent long sur les méandres de l’âme humaine, mais aussi, et peut-être ­surtout, sur les sociétés qui les médiatisent. ­Polémiques et débats ne s’épanouissent que lorsque le contexte social, politique, économique ou historique s’y prête. Une affaire Dreyfus, telle qu’elle a enflammé la France de la fin du XIXe siècle, serait-elle possible en 2015 ? »

une question de perspective.

THE RED BULLETIN

CORBIS, GETTY IMAGES

Historien-statisticien ­adulé du monde du base-ball américain, Bill James voue une passion à l’histoire des faits divers et leur approche statistique, si bien qu’il en a fait un livre, Popular Crime (dans lequel il examine et compile plus de mille cas différents). Nous lui avons demandé pourquoi certaines affaires criminelles suscitent l’engouement de l’opinion publique au point de devenir une forme de culture populaire.

PETER WELSH et DWAYNE DOOLAN BEAUDESERT, AUSTRALIE Les deux voleurs (éméchés) font irruption, le soir du nouvel An, dans ce qu’ils croient être une ­bijouterie. Manque de pot, c’est un KFC. Ça ne les a pas arrêtés.


BULLEVARD

VOS PAPIERS !

DES PROJECTEURS À L’INSPECTEUR

Ces 5 personnalités ont déjà eu des démêlés avec la justice, mais savez-vous pourquoi ? 6’4”

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3’0”

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2’2”

2’2”

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1’8” WIZ KHALIFA 1

JENNA JAMESON 2

VINCE VAUGHN 3

REESE WITHERSPOON 4

MARILYN MANSON 5

A. BAGARRE DANS UN LIEU PUBLIC — B. CONDUITE EN ÉTAT D’IVRESSE — C. GESTES OBSCÈNES SUR LA VOIE PUBLIQUE D. POSSESSION DE MARIJUANA — E. TROUBLE DE L’ORDRE PUBLIC Réponses : 1. D 2. B 3. A 4. E 5. C

LAISSEZ LA POLICE FAIRE SON TRAVAIL

GETTY IMAGES(5), INSTAGRAM(4)

Qautre sections à suivre sur Instagram

Queensland Police ­Department

Reykjavik Police ­Department

New York Police ­Department

Portland Police ­Department

Followers : 7,8 k La cool attitude alliée à une obsession un peu malsaine de vouloir à tout prix arrêter... Jack Sparrow. instagram.com/qpsmedia

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Followers : 24 k Comme à la télé : arrestations, pièces à conviction, courses-poursuites. À suivre presque en direct... instagram.com/nypd

Followers : 985 En patrouille avec la K9, une des unités les plus sexy des États-Unis. Tout y est, même les doughnuts. instagram.com/portlandpolice

THE RED BULLETIN

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UN CLOWN POUR CIBLE TOUT COW-BOY QUE TU SOIS, LORS D’UN RODÉO, TA VIE NE TIENT PAS À GRANDCHOSE. MAIS DES «  T OREROS  » SAPÉS EN CLOWNS SONT LÀ POUR TE SAUVER DES TAUREAUX FURIEUX PRÊTS À TE PIÉTINER. TEXTE  : ANDREAS ROTTENSCHLAGER PHOTOS  : JIM KRANTZ


Face au taureau. Le clown torero Josh Daries lors d’un rodéo à Clovis, États-Unis : « Il faudrait être un fou pour ne pas avoir peur. »

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Un cow-boy vient de tomber, les toreros Eric Layton (à gauche) et Tim O’Connor (à droite) l’aident à se relever. Il est sain et sauf. Eric et Tim deviennent les ­nouvelles cibles de l’animal.

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DIMANCHE MATIN À CLOVIS, USA. AUX ABORDS D’UNE ARÈNE DE ­R ODÉO, LA MUTATION DE JOSH DARIES A LIEU DANS UNE CARAVANE TROUÉE PAR LA MOITEUR. Josh Daries, 26 ans, mince, les yeux bleu clair, enfile sa coquille et enroule des bandages autour de ses poignets. Autour de son buste, il attache un gilet de protection en plastique et effectue des mouvements circulaires avec ses bras pour vérifier qu’il tient bien. Puis Daries enfile un short en jeans délavé – trois fois trop grand, taille XXL, bords ­effilochés. Avant de farfouiller dans sa valise et d’en sortir une ­chemise orange, constellée de pois fuchsia et ­parsemée de motifs batik. Il la boutonne par-­dessus son gilet de protection. Pour parfaire sa métamorphose, il ne manque plus qu’un peu de maquillage. Crayons en main, Daries dessine des auréoles ­violettes sous ses yeux et sur son menton, et les remplit de peinture blanche. Sa journée de ­travail commence dans une heure. Josh Daries est un clown torero chargé de porter secours aux cow-boys en détresse lors des rodéos. Si un rider est désarçonné par le taureau, Daries attire à lui l’animal pour laisser au cow-boy le temps de se mettre à l’abri. Clovis, Californie, terre de cow-boys où le rodéo est roi.

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Josh Daries (à gauche) et Eric Layton sur le point de défier le taureau. Sous leurs chemises, ils portent des ­gilets protecteurs en plastique.


«  N EJUGEZ PAS LE COURAGE D’UN HOMME À SA TENUE… DE CLOWN » Ça, c’est quand tout se passe bien. Quand c’est moins vrai, le cow-boy s’empêtre dans la bullrope, avec laquelle il est ­accroché à l’animal, et le taureau et ses 900 ­kilos le traînent sans répit. Ou bien le cow-boy reste inconscient au sol après sa chute. Dans ce cas, un second torero doit détourner l’attention de la bête pendant que Daries se jette sur le cow-boy pour le protéger, tout en priant pour qu’il ne se fasse pas piétiner à mort. 34

Les toreros, ces héros de l’ombre, sont présents à chaque rodéo. Avec leurs ­tenues hautes en couleur et leurs shorts trop grands, ces hommes risquent leur vie pour en sauver d’autres. Au début du XXe siècle, leurs ancêtres, les clowns de rodéo, divertissaient le public avec leurs collections toutes personnelles de gags , et c’est pour ça que la plupart des toreros portent aujourd’hui encore des tenues flashy. « Ça fait partie de notre héritage »,

explique Josh Daries en sortant de sa caravane-loge. Deux jours plus tôt, au volant de son pick-up marron, Daries est arrivé à Clovis, une ville de fermiers au pied de la Sierra Nevada, à quatre heures de route au nord de Los Angeles. Dans cette vieille cité ­californienne de 100 000 habitants, on ne jure que par le rodéo. Des compétitions s’y déroulent depuis plus d’un siècle. Il y a même un cow-boy sur l’emblème officiel THE RED BULLETIN


Josh Daries, un clown sĂŠrieux qui sauve la vie des cow-boys.


Un cow-boy blessé, le bras en attelle (en haut). Tim O’Connor, Eric Layton et Josh Daries (en bas, en partant de la gauche) s’échauffent pour la finale du e 101 rodéo de Clovis.


Le torero Josh Daries ­participe à près de ­cinquante rodéos par an. Le maquillage fait partie de l’histoire des toreros, ces personnages burlesques qui ­divertissent le public et sauvent la vie des cow-boys.

de cette municipalité du comté de Fresno, en Californie. Vingt minutes avant le rodéo, Daries piétine dans l’entrée latérale de l’arène et étire ses adducteurs. Il lance : « Des jambes rapides, c’est ça mon assurance-vie. » Il doit sprinter vers le postérieur du taureau pour forcer l’animal à se retourner, avant de se lancer à sa poursuite. Ça se joue au centimètre près : « Un coup de sabot peut te mettre K-O ou te casser les côtes », ­explique Daries. En 1989, le rider Lane Frost est décédé après s’être fait attaquer par un taureau. Ses côtes cassées lui ont transpercé les poumons. Jusqu’à présent, Daries a eu de la chance : il n’a subi que deux opérations au genou,et souffert que de quelques

«  U N COUP DE SABOT  : UN K-O, OU DES CÔTES CASSÉES » THE RED BULLETIN

­ rticulations démises. En 2013, un taua reau lui a mis un coup de corne dans le menton. Dans les vapes, il pouvait à peine tenir debout. Mais Daries a continué. ­Encore cinq minutes. Avant de poser un genou à terre et de prier : « Mon Dieu, protège-moi, protège mes collègues, les riders et tous les taureaux dans l’arène. » Aujourd’hui, les toreros sont trois. Les deux collègues de Josh Daries portent des ­tenues bleu canari et rose tulipe. C’est la finale de la discipline reine, la monte du taureau. Le terrain de rodéo de la ville de Clovis est un rectangle de 150 mètres sur 40, bordé de tribunes en tôle. 7 000 fans ont répondu présent. De la musique pop ­résonne à travers les haut-parleurs. Lors de la monte du taureau, les riders, agrippés à la bullrope d’une seule main, doivent tenir 8 secondes sur l’animal qui fait le gros dos. Les juges notent le style et la férocité du taureau. Le rodéo de ­Clovis fait partie du championnat de la Professional Rodeo Cowboys Association (PRCA). Ce week-end, presque 300 000 dollars de prix sont distribués. Sur le terrain de rodéo, Daries et ses collègues ont commencé à faire l’inventaire des riders. L’homme à la chemise rose tulipe fonce vers les taureaux prêts à

charger. Le torero, chemise bleu canari, fait sortir les cow-boys de la zone de danger. Pour les riders, au terme des 8 secondes, le danger est écarté. Daries, lui, a encore 19 montées à gérer. Son maquillage coule avec la transpiration. Le désarçonnement le plus spectaculaire de l’après-midi, on le doit à un ­taureau nommé « Crystal Deal ». Pourtant, la main du cow-boy était fermement cramponnée à la bullrope. Sans succès. Il est éjecté du dos de l’animal qui martyrise le sol poussiéreux à coups de sabots. ­Immédiatement, les « gardes du corps » multicolores arrivent et entrent en scène. L’homme en bleu canari aide le rider à se relever. Le cow-boy titube jusqu’à la grille mais il n’a rien de grave. Le cow-boy vainqueur du rodéo repartira avec un chèque de 5 696 dollars. Et les toreros ? « Trop peu, compte tenu des risques que l’on prend », dénonce Daries. Sa récompense, c’est quand il n’y a pas de blessés. Parfois, un cow-boy lui paie une bière. Deux heures après le rodéo, Daries se tient devant sa Dodge. Il est redevenu lui-même. Qu’a-t-il appris en huit années passées à risquer sa vie fardé en clown ? « Que l’on ne peut pas juger le courage d’un homme à sa tenue. » prorodeo.com

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« Animal Athletes », voilà comment les riders appellent les taureaux. Ici, un cow-boy est éjecté par une bête ­prénommée Crystal Deal. C’est à ce moment-là que les clowns toreros Eric et Josh interviennent. La vie du cow-boy tient à leur capacité à risquer la leur.

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Eric détourne l’attention du ­taureau, le cow-boy peut s’échapper (à gauche). Les toreros couvrent ­chacun 180 ° du champ de vision du taureau (en bas).


Après une rude journée à Clovis, Josh Daries se traîne jusqu’à sa caravane. Plus tard, il remontera dans son pick-up pour se rendre à son prochain rodéo. Et tentera d’en revenir en un seul morceau. Les riders soignent leurs blessures. Les meilleurs de la Professional Rodeo Cowboys Association gagnent des sommes à cinq chiffres (à gauche).

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Pour leur première fois en Irlande, les Enduro World Series ont attirÊ nombre de spectateurs.

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LE CLASH DES TITANS

L’enduro, dernière spécialité du VTT, associe descentes extrêmes et montées brutales. Et c’est quasiment l’ensemble des spécialistes de la planète VTT qui s’illustrent dans le championnat du monde lancé en 2013. Reportage en Irlande, lors de la 2 e des huit étapes des Enduro World Series. TEXTE : RICHARD JORDAN  PHOTOS : MATTIAS FREDRIKSSON


A

u sommet de Carrick Mountain, dans le comté de Wicklow à l’est de l’Irlande, se tient un rider casqué, vélo sous le bras, les pieds dangereusement près de la falaise, au bord d’une piste impressionnante. Il plonge son regard dans le précipice et rend son verdict. « Oh là là ! » Demandez à n’importe lequel des 350 vététistes venus disputer la 2e étape des Enduro World Series (EWS) – ­l’Emerald Enduro – de définir son sport, il est certain que tous vous répondront : « C’est du VTT extrême. » De plus en plus, l’enduro séduit aussi bien des athlètes chevronnés que des petits nouveaux. ­Mêlant les meilleurs éléments de la ­descente et du cross-country dans une ­discipline de dingue, l’enduro est un mix de pistes rapides à forte déclivité (les ­spéciales) et de liaisons qui demandent un effort d’endurance, puisque les riders pédalent surtout en montée, lors de courses longues parfois de 100 km. L ­ ’enduro porte bien son nom. « Il n’y a pas de place pour les défaillances dans ce sport, ça ne ­pardonne pas, lance Greg Callaghan, ­Irlandais de 23 ans et étoile montante de la discipline. Il faut être un excellent rider, polyvalent tout en restant constant. Une erreur et la course est finie. »

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L’enduro attire une flopée de riders v­ enus d’autres disciplines. Les Français Nicolas Vouilloz, dix fois champion du monde de descente, Anne-Caroline Chausson, médaillée d’or olympique en BMX, l’ex-descendeuse anglaise Tracy Moseley ne sont que quelques-uns des grands noms aujourd’hui au tableau de chasse des EWS, le championnat du monde lancé en 2013. Et puis, il y a Fabien Barel. Si quelqu’un incarne l’esprit de l’enduro, c’est bien ce Français de 35 ans, trois fois champion du monde de descente, discipline qu’il abandonne en 2013. Un an plus tard, en avril lors de la première course de la saison des EWS 2014, il chute à la vitesse impressionnante de 60 km/h sur les pentes poussiéreuses des Andes chiliennes. Malgré la douleur, il ­remonte en selle, termine l’étape et bluffe le public, épaté. Barel pense s’être cassé une côte ou deux, un léger désagrément pour un vététiste d’enduro habitué aux douleurs et blessures sévères. Le lendemain matin, il découvre l’étendue des dégâts. « Je m’étais cassé trois vertèbres dorsales, et ce n’est pas passé loin de la colonne vertébrale, rembobine Barel. J’ai mis six mois à m’en remettre. Dont deux allongés sur

« Une grande variété de styles et de riders, c’est ça l’enduro. Il est très difficile de rester concentré et de garder le rythme »

un lit, sans bouger. D’après les médecins, je pouvais dire adieu au sport. Mais j’étais déterminé à me remettre sur pied à temps pour la dernière course de la saison. Je comptais mettre la même énergie dans ma guérison que dans une course. » Obstiné, le Niçois tient parole et remonte en selle pour la septième et ultime course en octobre en Ligurie italienne. Non seulement il s’élance mais il remporte la course. « Un truc de fou, dit-il. Ça m’a permis de faire passer un message à tout le monde. » Retour en Irlande, sur les terres de l’Emerald Enduro. Le matin du premier jour d’entraînement, Barel est en train de bricoler son vélo, décidé à faire mieux que la deuxième place lors de la première manche de la saison, en Nouvelle-­ Zélande. Sympa et charismatique, il évoque ses échecs sans langue de bois. Barel est mince, souple et a l’air prêt à en découdre. On a du mal à croire qu’une seule année s’est écoulée depuis la blessure qui aurait pu le handicaper à vie et mettre un terme à sa carrière. Chaque rider sait que le risque zéro n’existe pas en enduro. D’ailleurs, l’Australien Jared Graves, vainqueur de l’EWS 2014 et ancien champion de BMX, de four cross et de descente, est sur la touche après s’être démis les deux épaules lors d’un entraînement. Comme Barel le dit si bien, « même les meilleurs se plantent ». Mais comme ces sportifs de légende sont prêts à prendre de gros risques et à tout donner pour être plus forts, plus performants et plus rapides, c’est ça qui rend l’enduro si captivant. « En 2013, lors de la toute première course des EWS en Toscane, 16 champions du monde dans les quatre disciplines du VTT étaient au départ », détaille Chris Ball, créateur et patron des Enduro World Series. « C’était comme les Avengers, des superhéros qu’on ne voit d’habitude jamais lutter les uns contre les autres, et qui tout d’un coup se retrouvent à s’affronter sur le même terrain. Les gens commencent à ­réaliser que l’enduro est un sport à part. » Le jour de la course, on ne peut que constater que la discipline attire de plus en plus de fans. Par miracle, les nuages noirs qui menaçaient en début de matinée ont laissé place à un grand soleil et des centaines de joyeux supporters irlandais grimpent les sentiers raides et traîtres de Carrick Mountain. Certains sont déguisés, d’autres traînent d’encombrantes banderoles, tous sont prêts à encourager. À voir le sourire radieux de Fabien ­Barel, il est évident qu’il aime le contact avec les fans. Ce qui motive ce ­Français, porteur de nombreuses victoires en vingt THE RED BULLETIN


L’an dernier, Fabien Barel s’est cassé trois ­vertèbres lors d’une course dans les Andes chiliennes. Les étapes de forêt de l’Emerald Enduro sont parsemées de dangers ­naturels (à gauche).


Après un ennui ­mécanique sur sa roue ­arrière dès le début de course, Fabien Barel termine la 4e spéciale de l’Emerald Enduro sur la jante, traînant le pneu derrière lui.


DÉTERMINATION ABSOLUE. Comme son nom l’indique, l’enduro est un défi physique exigeant permanent. Les riders ont pas mal de pentes raides à grimper... et pas seulement à vélo.

ans de carrière, c’est l’envie de repousser ses limites. Les nouveaux défis que représente l’enduro l’ont rendu accro. « Une grande variété de styles et de riders, c’est ça l’enduro, précise-t-il. Lors d’une compétition de descente, on refait le même parcours tout le week-end. Ici, il y en a 6 ou 7, et on ride dans différents endroits de la montagne. Il est très difficile de rester concentré et de garder le rythme. » Il réfléchit, puis lève les yeux dans un sourire malicieux. « Mais j’aime les défis. » C’est la première année que les EWS, toujours à la recherche de parcours inédits, font escale en Irlande. Le championnat étant allé aux quatre coins du monde, les meilleurs pilotes d’enduro ont l’habitude s’adapter à différents terrains. Cette saison, les riders iront des forêts écossaises aux Alpes françaises, en passant par les geysers de Rotorua en Nouvelle-­ Zélande et les sommets du Colorado, à 3 000 mètres d’altitude. « Ce qui est bien avec le VTT, c’est qu’on a l’occasion d’explorer pas mal d’endroits, explique Ball, mais dans les courses de descente et de cross-country, on passe un peu à côté de l’aspect voyage et aventure. On a essayé de créer un championnat qui nous permettrait de nous rendre dans des beaux endroits avec des pistes cool. » Bien que magnifiques, les pentes de Carrick Mountain ne sont pas faciles à descendre à deux roues. Pour les dévaler, THE RED BULLETIN

il faut savoir garder son sang-froid. La piste qui traverse la dense forêt est parsemée de dangers insoupçonnés, prêts à sanctionner la moindre erreur, avec de périlleux affleurements rocheux au sommet. De vieux matelas ont été calés contre les arbres bordant les virages les plus ­serrés, une protection rustique des moins engageantes au cas où un rider viendrait à perdre le contrôle. Le jour de la course est enfin arrivé, les bois se remplissent de sons métalliques, de chaînes rebondissantes et du bruit des pneus alors que les engagés se donnent à fond pour terminer au plus vite les sept spéciales. « C’est raide ! », hurle un concurrent en dévalant une pente cassegueule qui se termine en virage en épingle. Il dérape dans la boue, forçant les spectateurs sur le bas-côté à s’écarter, mais réussit à stabiliser son vélo, évitant de justesse une chute périlleuse par-­ dessus la crête. Le Niçois Fabien Barel commence fort. Il remporte la p ­ remière ­spéciale sans forcer, et réalise des temps impressionnants lors des deux runs

« Pas de place pour les défaillances dans ce sport. Une erreur et la course est finie »

s­ uivants. Il fonce vers le podium. Et la ­victoire ? Au début de la 4e spéciale, le pneu de sa roue arrière lâche. Fidèle à luimême, Barel ne se laisse pas abattre et remonte sur son VTT. Il termine la spéciale de 1 200 mètres sur la jante. Il a pris un énorme retard et sait qu’il n’a plus aucune chance de gagner. Pourtant, le Français et son équipe Canyon donnent tout ce qu’ils ont pour remettre son vélo en état. Hors de question d’abandonner. Barel : « Je vais continuer d’attaquer, et rester positif. » Il termine les trois dernières spéciales et finit 20e au classement général, tandis que Greg Callaghan, le régional de l’étape, prend l’avantage avec une première victoire incontestable. « J’ai perdu 1 minute 20, mais j’ai réussi à revenir pour les points, s’exclame Barel. Je ferai mieux le week-end prochain. » Une semaine plus tard, lors de la 3e manche des EWS 2015 disputée en Écosse dans la Tweed Valley, il termine quatrième, de quoi le relancer au classement général du championnat mondial, qui compte encore quatre épreuves. C’est grâce à des compétiteurs comme Fabien que l’enduro continuera d’exister, lui qui s’est battu pour ­revenir d’une grave blessure et qui a refusé de baisser les bras face à la douleur ou à une crevaison. « On a tous nos limites, énonce-t-il, mais on peut atteindre ses ­objectifs si on y met toute son énergie. » enduroworldseries.com

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HÉROS

« JE ME PRÉPARE COMME UN SPORTIF » ALBERT HAMMOND JR La vie de rock star a failli

le tuer, mais le guitariste des Strokes a repris le droit chemin et retrouvé l’inspiration. Ouf !

the red bulletin : Se ­débarrasser d’une addiction, c’est une chose, mais comment se remet-on dans le processus de création ? albert hammond jr : Il s’est passé deux ans entre le moment où j’ai arrêté de prendre de la drogue et ­celui où j’ai commencé à me sentir normal. Je doutais de tout ce que je faisais, je ne pensais pas que je pourrais refaire de la musique un jour. C’était super dur. Quand je voulais regarder un film, il fallait que je le note dans mon 48

agenda pour ne pas finir par m’isoler dans ma chambre. Ça peut sembler idiot mais mon thérapeute me disait d’utiliser mes yeux comme un appareil photo – pas pour juger quoi que ce soit, juste pour m’imprégner de tout ce que je voyais, comme un archéologue qui débarquerait sur une planète inconnue. Je le faisais en soirée. Je le faisais quand je sortais. C’est devenu une habitude, j’absorbais des informations, c’est tout. Et au final, c’est ça qui m’a aidé à retrouver ma curiosité. C’est le fait d’en être passé

ce genre d’émotion que j’ai envie de susciter. Dans un sens, être accro, c’est pousser son corps (et son esprit) jusqu’à la limite. Mais pas besoin de se ruiner la santé pour ça… Quand je me prépare pour partir en tournée, je suis un peu comme un sportif qui se préparerait pour gagner le championnat. Je m’exerce à la guitare, au chant. Je me maintiens en forme. Je fais de la moto et de la plongée sous-marine. Mais ce n’est pas simplement pour être en bonne condition physique, parce que quand on écume les routes, la tête peut lâcher bien avant le corps. Avoir un excellent moral, c’est essentiel.

« QUAND ON ÉCUME LES ROUTES, LA TÊTE PEUT LÂCHER BIEN AVANT LE CORPS. AVOIR UN EXCELLENT MORAL EST ESSENTIEL » par ça qui vous a aidé à être inspiré à nouveau ? Quand tu ne fonctionnes plus que sur pilote automatique et que tu dois trouver un moyen de t’en sortir, tu peux en apprendre pas mal. J’ai dû y aller petit à petit rien que pour retrouver l’envie de m’éclater. Mais il le fallait, parce que si tu t’éclates, ça t’empêche de faire des choses que tu ne devrais pas. J’ai aussi dû mettre plus de discipline dans ma vie. Je me réveille, je répète, je fais

ça ne parlait que d’argent. Et puis, bam ! J’ai découvert les Beatles et le Velvet Underground, je me suis senti tellement proche de leur musique, ce n’est même pas qu’elle me faisait réfléchir, je m’y connectais, c’est tout. Et puis, dans certaines chansons, après les avoir écoutées plusieurs fois, il m’arrivait d’entendre des paroles qui, tout d’un coup, avaient un rapport avec un moment de ma vie. Comme s’ils me connaissaient ! C’est

Ça vous manque de faire la fête comme une rock star ? Bien sûr. Des fois, même les moments les plus sombres me manquent. Mais quand je repense à cette période de ma vie, je ne m’imagine pas faire ce que je faisais alors. Si je pouvais remonter le temps, je me dis que ça aurait été génial à cette époque d’en avoir été là où j’en suis maintenant. Duff McDonald alberthammondjr.com THE RED BULLETIN

JASON MCDONALD

Q

uand Albert ­Hammond Junior ne jouait pas de la guitare dans des stades remplis de fans avec les Strokes, le phénomène post-punk des années 2000, il se bourrait de drogues en tous genres. Et ce qui devait arriver arriva. Redevenu clean, il a alors puisé dans une profonde veine créative pour entamer une carrière en solo. À l’occasion de la sortie de son troisième album, Momentary Masters, le musicien de 35 ans nous parle de guérison et de redécouverte.

du sport. J’essaie toujours de m’activer de manière positive. En ce moment, je cherche à mettre de nouveaux rituels en place, et ça vaut aussi pour l’écriture. Donc, vous avez retrouvé les raisons pour lesquelles vous êtes devenu un musicien ? Tout à fait. Cet album, je voulais qu’il ait plusieurs niveaux, qu’on puisse l’écouter en voiture, entre amis, n’importe où. Mais ce que je voulais s­ urtout, c’était toucher les gens, leur faire ressentir quelque chose auquel ils peuvent se raccrocher. Quand j’avais 15 ans, la musique a changé ma vie. L’école, ce n’était pas mon truc. Ils savaient tous ce qu’ils voulaient faire de leur vie. Et


Le titre du dernier ­album de Hammond Junior, ­Momentary ­Masters, est tiré d’un livre du regretté astronome et auteur Carl Sagan.


HÉROS

« J’AI DONNÉ TOUTES CES MUNITIONS À MON FILS » ICE CUBE Dans Straight Outta Compton, qui sort

au cinéma en septembre, Ice Cube est joué par son fils, O’Shea Jackson Jr. Mots croisés.

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l’importance que le public apportera à ce film, l’histoire de N.W.A est encore plus grande pour moi. C’est ma famille, et l’héritage familial. C’est la fondation sur laquelle tout ce que nous sommes a été bâti. Il était important que l’histoire soit aussi vraie que possible. Je voulais que les gens voient mon père dans sa réalité, et, sur ce point, je pouvais être d’une grande aide. Je le connais mieux que personne. cube : Je ne pouvais pas être plus fier. Je lui ai dit comment j’aurais joué certaines scènes. Il avait besoin de savoir ce que

font du bien. Un film, ça joue sur la projection intellectuelle. Dans mes chansons, c’est le réel, personne ne joue un rôle. Dans un film, je peux être quelqu’un d’autre parce que ça raconte une histoire. Ce qui est étonnant, c’est que les gens peuvent vous imaginer comme une bonne personne si vous jouez un rôle de gentil. Les gens préféreraient voir Nice Cube tous les jours, plutôt que Ice Cube. O’Shea, j’imagine que vous êtes familier des punchlines de votre paternel ? O’Shea (rigolard) : Bien sûr. Il m’en a sorti des centaines ! Je me souviens d’une visite au zoo quand j’étais gamin, où il me dit : « Tu sais, même les

« PEU IMPORTE COMBIEN D’OSEILLE O’SHEA A EN POCHE. IL EST JEUNE ET BLACK, ET DONC VU COMME QUELQU’UN DU GHETTO » je pensais de chaque personne qui est passée sur ma route, ce que je pensais à chaque instant. J’ai donné toutes ces munitions à mon fils. C’est génial : il a retranscrit à la perfection chacune de mes humeurs. Junior, qu’avez-vous appris sur votre père ? O’Shea : J’ai copié son courage en le regardant diriger les choses, par exemple. Mon père m’a parlé très tôt de la confiance. Je me souviens de

ait grandi dans la zone. Il est jeune et black, il est donc vu comme quelqu’un du ghetto. À l’inverse, il y en a qui ne vous trouvent pas cool parce que vous n’êtes pas né à Watts ou Compton. Ce qui compte, pourtant, c’est qui vous êtes, pas d’où vous venez. De rappeur provocateur à producteur de films familiaux, êtes-vous surpris par votre carrière ? cube : Je ne suis pas surpris de faire des films. Mes films

lions sont au courant qu’il y a trop de hyènes dans la nature ». Ça voulait dire qu’il faut toujours se méfier de son entourage. Il a plein de phrases comme ça en réserve. J’adore ça. cube : Laissez-moi vous dire ceci : soyez bon avec vos enfants. Un jour, vous serez vieux et, ce jour-là, c’est eux qui s’occuperont de vous. Andreas Tzortzis straightouttacompton.com THE RED BULLETIN

UNIVERSAL PICTURES

À

la fin des années 80, Ice Cube est au sommet de la subversion avec son groupe de rap menaçant, N.W.A (Niggaz With Attitude, soit « Négros avec de l’attitude »). John Singleton, un étudiant en cinéma à l’université de Californie du sud, lui propose alors de jouer un rôle dans son premier film. Sorti en 1991, Boyz N The Hood balance à la face du monde la réalité des ghettos Noirs de Los Angeles, minés par la dope et la rivalité sanglante à coups de rafales de fusils-mitrailleurs entre le gang des Cribs, et celui des Blood. Depuis, le « Glaçon » (46 ans) a joué dans plus de trente productions cinématographiques, dont de savoureux nanars. C’est à son fils, O’Shea Jr (24 ans), que revient la mission de l’interpréter dans Straight Outta Compton (titre du plus fameux album de N.W.A), premier « biopic » jamais dédié à un groupe de rap. Discussion rare avec un père et son fils. the red bulletin : O’Shea Jr., c’était important pour vous de jouer votre père ? O’Shea : Quelle que soit

lui me disant : « C’est ce que les filles recherchent. Sache toujours ce que tu fais. » Si vous n’êtes pas convaincus par ce que vous faites, comment les gens pourraient vouloir vous suivre ? Cube, votre fils n’a pas grandi à Compton, là où est né N.W.A, en « zone de guerre » entre gangs. Une différence essentielle entre vous et lui. cube : Quand vous êtes un Black, encore plus un Afro-Américain, ça vous colle à la peau. Une personne qui vous regarde pensera tout de suite que vous n’êtes que dalle, ou que vous venez tout juste de sortir du ghetto. Comme mon fils, peu importe combien il a d’oseille en poche, ou qu’il


O’Shea Jackson Jr. et son daron, Ice Cube. L’attitude en héritage.


HÉROS

« LA ROUTINE ­M’ANGOISSE » SEAN CONWAY Coureur de triathlon, kayakiste d’endurance et photographe, son quotidien est un raid perpétuel. Un mode de vie à la portée de tous ?

Triathlon ? Je vais participer à un ­Ironman qui se déroulera sur trois mois au lieu des 12 heures habituelles. Le parcours est encore top secret. La pratique du raid est-elle accessible à tous ? Oui. Je fais 1,80 m pour 65 kg. Je ne suis ni un sportif olympique ni un ex des forces spéciales. Juste un gars à forte pilosité qui à

l’école était nul en sport. Mes ­erreurs de jeunesse m’ont permis de changer ma vie. Vous est-il arrivé de vous faire peur ? Seule la routine m’angoisse. L’aventure, c’est avant tout un état d’esprit. Nul besoin de quitter son job. Vous travaillez de 9 à 17 heures, le reste du temps vous appartient. Graeme Lennox seanconway.com

N

é au Zimbabwe, Sean Conway fut le premier à achever le triathlon ultime de Grande-­ Bretagne. En 2008, il relie le nord au sud de l’île à vélo, puis à la nage en 2013, et en courant en mai dernier – l’équivalent de 38 marathons. Mais l’homme de 34 ans basé à Cheltenham (Angleterre) ne se voit pas en sportif de l’extrême.

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Pas un mouton : Conway ne suit personne d’autre que lui, dans sa quête pour l’aventure.

JAMES CHEADLE

the red bulletin : Toutes nos félicitations pour vos performances. Avez-vous pensé à abandonner ? sean conway : J’étais assailli de douleurs, mais je n’ai jamais douté. La douleur physique finit par disparaître, pas la souffrance de l’échec. Comment décide-t-on de consacrer sa vie au raid ? Exister ne me suffisait pas. J’ai eu besoin de me dépasser. J’ai parcouru à ce jour 25 750 kilomètres sur mon vélo en m’endettant beaucoup, mais j’ai persévéré et ma vie a fini par s’améliorer. Et comment ? Je vis toujours simplement, mais sans crédit immobilier. J’habite sur un vieux bateau de la RAF (Royal Air Force, ndlr) acheté sur eBay pour 2 000 £ (env. 2 800 €, ndlr), j’ai plus de liberté pour développer mes idées et j’ai créé une bourse pour soutenir les projets d’autres personnes. Comment allez-vous vous surpasser après le British

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L’ART DE LA REPRISE

Leaders du groupe allemand de reprises The BossHoss et férus de bagnoles, Alec Völkel et Sascha Vollmer ont essayé deux Ford Mustang, un modèle des sixties et le dernier cabriolet du constructeur US. Texte  : Werner Jessner  Photos  : Christoph Voy 54


Deux générations de Ford Mustang et, toujours, ces lignes fabuleuses qui ont fait de cette auto un must des cultures propulsées.


À voitures de caractère, essayeurs rock’n’roll : Sascha, aka Hoss Power, et Alec, ou Boss Burns. Leur denim fera bienôt corps avec les Mustang.

«  L ES ANNÉES 50 ET 60, C’EST L’ÉPOQUE LA PLUS COOL, POUR LA MUSIQUE COMME POUR LE DESIGN AUTOMOBILE  »


Y Quand on s’exprime dans un groupe country spécialisé dans les reprises pop, on sait manier le second degré. Alec au volant, pour une course avec lui-même.

a-t-il un point commun entre une bonne voiture et de la bonne musique ? Alec « Boss Burns » Völkel et Sascha « Hoss Power » Vollmer sont unanimes : « Bien sûr ! La qualité, c’est fait pour durer. Une voiture doit pouvoir rouler longtemps, sans faire de bruits bizarres. Une bonne chanson doit pouvoir s’écouter, encore et encore sans jamais lasser. » Pour Sascha, les différences seraient purement une a ­ ffaire de goût : « En musique, comme pour les voitures, chacun a ses préférences. Certains penchent pour Skoda, tandis que pour d’autres, c’est Volvo. Certains aiment le hip-hop, d’autres la musique folklorique. Nous, on est plutôt branchés vieilles américaines et country. » Et ça se voit au look des deux Berlinois : tatouages, grosses bagouses, gilets de bikers et coupes rockabilly. Il y a bien un peu de cinéma là-dedans, ils sont en tenue de scène en quelque sorte, mais ça vient quand même du cœur. Alec : « Si tu veux être vraiment bon, il faut être authentique. Le public le sent tout de suite si tu forces le trait. C’est comme un rabaissement et un becquet quand tu n’as que 50 chevaux sous le capot. » Aucun risque d’en faire trop du côté de nos deux fringants quarantenaires, conducteurs de vieilles américaines. Après avoir commencé par une Ford Taunus, Alec s’est offert une Mustang. Sascha conduit une Plymouth Road Runner de dernière ­génération et un pick-up Chevrolet. « Pour nous, les années 50 et 60, c’est l’époque la plus cool, aussi bien pour la musique que pour le design automobile. Des légendes sont nées dans ces années-là : des chansons qu’on écoute depuis des générations et des voitures dont les lignes ont perduré avec les années. Comme la Porsche 911, ou la Mustang. » La Ford Mustang, c’est une voiture 100 % américaine, un rêve de gosse pour nombre d’amoureux de la culture propulsée venue des States. Pour ce sujet nous avons fait rouler deux modèles bien particuliers de la Pony Car. Deux cabriolets. Tout d’abord, la toute nouvelle Mustang GT avec 5 litres de cylindrée, 418 chevaux, une boîte manuelle 6 vitesses et toutes les merveilles de la technologie moderne : du Launch Control pour un départ arrêté impeccable, jusqu’aux sièges ventilés au cas où le conducteur aurait chaud aux fesses tout d’un coup. De l’autre côté, le rêve de tous les amateurs de vieilles Mustang, une Shelby GT 57


500KR de 1968, avec 350 chevaux, une boîte ­automatique 3 vitesses, sans oublier l’assistance au freinage. Son ex-propriétaire l’a conduite pendant trente ans, sa veuve l’a ensuite laissée partir de ­Chicago pour rejoindre l’Allemagne, où elle a été ­restaurée avec le plus grand soin. Valeur sur le ­marché : 250 000 euros, cinq fois plus que la « ­version » actuelle. La Ford Mustang a toujours été une voiture relativement abordable, mais aussi carrément géniale. Un must pour The BossHoss. Alec : « Je ne crois pas qu’on puisse dire d’une voiture qu’elle n’est pas cool, en soi, mais ce qui est sûr, par contre, c’est qu’il y a des associations conducteur-voiture qui ne sont pas cool du tout. Même au volant d’une Opel Corsa, il y en a ­certains qui arrivent à ne pas avoir l’air trop nuls. Mais c’est l’exception qui confirme la règle. À l’inverse, la plupart des mecs qui se trouvent trop cool parce qu’ils conduisent une Ferrari ne se rendent pas compte à quel point ils ne le sont pas. » Et Sascha, ­biker dans l’âme, a même un exemple encore plus ­extrême : « La Boss Hoss, un chopper américain avec un moteur V8. Un jour au Texas, je suis monté sur l’un de ces engins. Too much ! Un truc de qualité, ça doit aussi le faire dans la vie de tous les jours. » Alec : « La Mustang, c’est une voiture cool et honnête qui est restée fidèle à elle-même au fil des générations. Elle vaut le coup pour ses performances, son look qui ­déchire et son bruit de dingue. C’est une bagnole bourrée de qualités. » Un peu conservateur dans l’âme, les BossHoss ? Ils acquiescent de concert : « Oui, peut-être bien qu’on est conservateurs, mais sans la petite nappe et ­l’armoire encastrée. C’est conservateur de s’attendre à ce que ta voiture de collection roule bien et puisse t’emmener à 250 km de Berlin et jusqu’à la mer ­Baltique ? Cette conception allemande de la qualité

HOSS POWER «  L A MUSTANG EST UNE VOITURE COOL ET HONNÊTE QUI A SU RESTER FIDÈLE À ELLE-MÊME  »

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Mustang Shelby GT 500 KR de 1968 contre Mustang GT Convertible de 2015. L’aube berlinoise pour un ride d’exception. Pour cette virée en mode décapoté, les BossHoss ont convié le mannequin et actrice Caro Cult.


ALEC, AKA BOSS BURNS «  L E MEILLEUR MOYEN DE FAIRE UNE MAUVAISE REPRISE, C’EST D’ESSAYER DE COLLER À LA VERSION ORIGINALE  »

Pour les leaders de BossHoss, cette nouvelle Mustang est un « truc de fou ». 250 km/h en pointe, de 0 à 100 km/h en 4,8 secondes, la GT Convertible a su séduire ses amateurs de sons et conceptions rétros.


Hip-hop et bagnoles font bon ménage. Le nouvel album de BossHoss proposera des reprises de rap.

Mustang GT 5 litres cylindrée, 418 PS

Pointe

250 km/h 0 À 100 km/h

4,8“ Shelby GT 500KR 1968, 350 PS

Pointe

210 km/h 0 à 100 km/h

6,3“

est profondément ancrée en nous. Et c’est aussi pour ça qu’on ne fait pas l’entretien nous-mêmes. On n’y connaît absolument rien, donc on n’irait pas bien loin. » Au diable la tendance do it yourself, l’essentiel au final, c’est de pouvoir rouler et de se sentir libre. Et à fond la caisse ? Le monde merveilleux de l’automobile, Alec l’a découvert avec la Wartburg du père de sa copine de l’époque : « En deux semaines à peine, j’ai pété le rétro extérieur. Après ça, on ne m’a plus laissé y toucher. » Aujourd’hui et depuis bien longtemps, tous deux savent s’y prendre avec les engins difficiles. Rouler vite, ce n’est pas leur truc. L’adrénaline, ils ont la scène pour ça. En attendant, pour qui la Mustang GT, et qui au volant de la Shelby GT 500KR ? Aucun consensus possible, Sascha et Alec se verraient bien conduire l’aînée de 1968. Un pile ou face plus tard, Sascha l’emporte. Au bout d’à peine quelques minutes, Alec a l’air tout sauf triste dans la nouvelle Mustang GT Convertible. Il a même la banane. Il est assis dans un siège baquet à l’ergonomie parfaite, tandis que des basses puissantes sortent des enceintes hi-fi. Au même moment, Sascha tripote en vain sa radio à moyennes ondes pour essayer d’en tirer autre chose que de la friture. Tout cela n’est qu’accessoire. Ce qui compte, c’est le moteur. « C’est un truc de fou, ça ­déchire », selon Alec, « vraiment un truc de fou », et il remet les gaz. En chiffres, le « truc de fou », c’est : 250 km/h en pointe, et 0 à 100 km/h en 4,8 secondes. Arrive alors un Sascha battu d’avance au ­volant de la Shelby de 1968. Pour lui, la découverte sera une tout autre paire de manches : la vieille ­Mustang est imprécise, elle demande plus de force et d’anticipation, ce n’est pas qu’elle n’est pas assez puissante, elle l’est même trop. Aucune des deux ne

Stylisme : Soo-Hi Song/Shotview Assistante stylisme : Anna Phebey Maquillage : Ischrak Nitschke/Blossom Management Mannequin : Caro Cult/Deebeephunky Crédits vêtements : B ­ ustier : American Apparel, Blouson : American Apparel THE RED BULLETIN

laisse indifférent, que ce soit l’originale ou la reprise, et c’est tant mieux. Après tout, si les BossHoss sont connus pour quelque chose, c’est pour leurs reprises country de tubes pop. Et ce sera aussi le cas dans leur double a ­ lbum qui sort à l’automne : une partie avec des nouveaux titres, l’autre avec des reprises de titres, dont certains t­ otalement improbables. Qu’est-ce qui fait la différence entre une bonne et une mauvaise reprise ? Alec : « Le moyen le plus sûr de faire une mauvaise reprise, c’est de coller à l’originale en se contentant de la rechanter et de la rejouer. Pour qu’une reprise soit de qualité, il faut qu’elle fasse ressortir des aspects nouveaux de la chanson. Et puis, il faut reprendre le morceau depuis la base, ne pas avoir peur d’essayer de nouveaux trucs, et d’y aller à fond dans les arrangements. Une base suffisamment puissante, ça apporte quelque chose en plus à la chanson. » Et rien de tel que le répertoire des BossHoss pour prouver le bien-fondé de cette théorie. Sur les titres Like Ice In The Sunshine et Ça plane pour moi, le groupe berlinois a fait des arrangements et des déconstructions qui ont réconcilié les oreilles les plus blasées avec ces vieux titres. Et l’album comprend même des titres hip-hop. « Cette fois, on ne se contente pas d’un petit lifting, dit Sascha en riant. Des titres de ce genre, il faut les retravailler presque entièrement. Récupérer une structure dans des textes de trois pages, ajouter des ponts et tout ça. Mais c’est passionnant ! » L’analogie avec les Mustang tombe sous le sens : la nouvelle version s’est affranchie de l’ancienne. Quand on regarde la Ford Mustang GT de 2015, ­disponible en Europe pour la première fois de son histoire, on voit tout de suite que c’est une Mustang. Les BossHoss ont-ils des rêves d’Amérique ? La ­mobilité, l’appel de la rue, les road trips, tout ce que le band allemand s’approprie à travers leur musique, il n’y a rien de plus américain, après tout. « C’est vrai que c’est plutôt cool là-bas, déclare Sascha. Le Texas, ça n’a rien à voir avec les clichés qu’on peut en avoir. À Austin, ça bouge bien plus qu’à Los Angeles. » « Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire à L.A., intervient Alec. C’est bien à Berlin qu’on se sent le mieux. Et en Espagne pendant l’hiver. » Le meilleur de deux mondes, pour ainsi dire. Et les jours où ils en ont marre des petites voitures de Berlin, ils n’ont qu’à sortir la Mustang et rouler, ­lunettes de soleil vissées sur le nez, jusqu’au prochain plan d’eau. « Voilà bien une chose qu’ils n’ont pas dans l’Ouest américain », plaisantent-ils. Et ça se confirme : la reprise peut être aussi bonne que l’originale. Et parfois même meilleure. thebosshoss.com/flames/

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Porté par une insatiable curiosité, Norman Reedus a arpenté tous les chemins, jusqu’à trouver celui vers la célébrité grâce à la série de zombies The Walking Dead. Mais même Hollywood ne parvient pas à l’apprivoiser. The Red Bulletin l’a rencontré à la lisière des marais de la Nouvelle-Orléans au milieu des alligators.

LE SOLITAIRE

Photos : Michael Muller  Texte : Noah E. Davis 62


Ils sont 16 millions à suivre les aventures de Daryl Dixon, héros de The Walking Dead, sur la chaîne AMC.


On n’avait pas vu une telle prestance sur un hydroglisseur depuis Chuck Norris dans le film Invasion USA. Comme lui, Reedus aime agir en solitaire.

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Reedus n’a pas été transformé par le succès. Pourquoi ? Parce qu’il s’était construit en tant qu’homme avant de devenir une star de série

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Dans The Walking Dead, Norman Reedus adore ĂŠliminer des zombies. Son instinct de chasseur reprend le dessus dans le bayou de la Louisiane.


P

our lui, l’été est propice aux balades au guidon de sa moto. Il a pris la direction de Senoia, à une poignée de kilomètres au sud d’Atlanta, la capitale de l’État de Géorgie, où se tourne une partie de The Walking Dead et où il vit pendant le tournage. La série a fait de lui Daryl Dixon, un dézingueur de zombies armé d’une arbalète, mais elle n’a pas touché sa philosophie de vie : il est libre, Norman. Son personnage dans The Walking Dead est l’un des préférés des amateurs de séries à sensation. Cet automne, il tournera aux côtés de Kate Winslet et de Woody Harrelson le thriller Triple 9, avant d’apparaître dès le mois prochain dans une très très attendue 6e saison du show TV qui l’a fait connaître. La notoriété est arrivée sur le tard pour l’acteur américain de 46 ans, et c’est plutôt une bonne chose. Dans un hôtel situé dans le quartier français de la Nouvelle-Orléans, caché sous sa casquette de camionneur, Reedus commence à raconter son histoire. « Je n’avais jamais été gâté avant et je ne pense pas que j’en sois arrivé à ce point. D’ailleurs, je ne le suis pas. Je mets toujours mes chips et mon pain dans le frigo, une habitude qui remonte à l’époque où j’habitais un appart peuplé de punaises. Cette série, c’est le premier travail qui me permet de bien vivre, et je sais que ça peut basculer à nouveau. J’ai toujours vécu modestement, de petit boulot en petit boulot. » Héros pour les fans de Daryl et ses exterminations de morts-vivants, Reedus est du genre mec normal. Il traite de la même manière un barista quidam, une star hollywoodienne ou son pote Slash, l’ex-guitariste de Guns N’ Roses aujourd’hui en solo. Normal, et ­habité par une curiosité pour tout, et pour tous, qui le guide depuis l’enfance. 68

« Il est maladivement curieux, raconte Melissa McBride, qui tient le rôle de Carol dans The Walking Dead. Il est toujours en train de chercher le contact, il aime être stimulé. Il regarde tout ce qu’il se passe autour de lui, les gens, la manière dont ils fonctionnent, comment ils s’impliquent dans les projets. » Cette curiosité lui est essentielle. Elle lui permet d’être en mouvement, intellectuellement, et de ne se lasser de rien. Elle est aussi la garante de son intégrité ­psychique, tel un garde-fou au moment où la notoriété le saisit au vol. Quand Reedus est devenu une star, il était déjà un homme stable. La vie de Reedus est une succession d’aventures internationales. Après la séparation de ses parents, il rebondit, gamin, de ville en ville, au gré des jobs ­dégotés par sa mère. Avant d’avoir le bac, il s’envole pour le Japon et suit sa mère qui vient d’épouser un géochimiste. Elle enseignera aussi dans une maternelle à Harlem, et dans un collège du Bronx avant de lancer une école américaine au Kurdistan. À Tokyo, il se lie d’amitié avec un Français avec lequel il décide de partager un appartement. Le tandem prendra la direction de Londres pour squatter à Clapham Common, au bout de la Northern Line dans le sud de la ville, et vit de petits boulots dans une boutique de cartes postales à Piccadilly pour engranger juste ce qu’il faut pour se payer des fish and chips et des bières. En solo, Reedus met alors le cap sur Sitges, une ville espagnole sur la côte méditerranéenne, à 50 kilomètres à l’ouest de Barcelone. Il y habite un studio, où la douche laissait couler de l’eau salée. « Mon appartement était aussi grand que cette table, raconte l’acteur en montrant du doigt une table pour deux. C’était un petit paradis, une évasion hors du réel, pour moi. » Les habitantes de Sitges lui achetaient ses peintures de chats de gouttière. Y aurait-il donc laissé des œuvres inestimables, signées de son nom ? « Je pense qu’elles ont fini à la poubelle, lâche-t-il. Ce n’était objectivement pas très bon, mes toiles n’étaient jamais totalement achevées. Je pense que les femmes qui les achetaient me donnaient un peu d’argent par compassion. » Une fille qu’il avait aimée à Tokyo l’appelle pour lui dire qu’elle vient de s’installer à Los Angeles, il ­débarque. Mais elle fréquente à nouveau un ex et Reedus se retrouve seul face à son destin. Il est viré

« Je mets mon pain au frigo. Cela vient du temps où des punaises squattaient chez moi »


Son personnage va-t-il finir en repas pour morts-vivants ? « Si quelqu’un a neuf monologues dans trois épisode, il est cuit, pour sûr », rigole-t-il.


«  Q uand j’ai fini de bosser, je n’ai pas du tout envie de parler avec mes collègues. Une bière ? Non merci, les gars. Foutez-moi la paix  !   » , plaisante Reedus du magasin de motos où il bosse. Pas un traumatisme : sa vie est faite de hasards et de rebonds permanents. Chaque aventure nouvelle est bonne à vivre. Lors d’une fête sur les collines d’Hollywood, ivre, il parle un peu fort, un peu haut, et se fait remarquer. Dans la foule, pas mal de personnages influents dans l’industrie du cinéma locale. Sa prestation alcoolisée plaît à certains, et lui évite bien des auditions. Une semaine plus tard, Reedus est sur les planches, et dispose d’un agent. Pendant les huit mois de tournage d’une saison de The Walking Dead, Norman Reedus embrasse une vie bien éloignée des standards d’Hollywood. Au contraire du reste de l’équipe qui emménage à Atlanta, lui reste à Senoia, sur la zone du tournage. Une ville qu’il voit comme une communauté hippie pour riches blancs. Il vit au milieu de nulle part dans un petit village, éloigné de la ville. Il connaît ses voisins, qui tantôt indiquent sa maison aux curieux, tantôt demandent qu’on cesse de photographier sa voiture. Norman explique : « Je vis à Manhattan toute l’année, et du coup la forêt est comme un paradis pour moi. Je roule à moto, je tire des feux d’artifice, et des flèches dans mon arrière-cour. C’est génial, non ? » « Une part de Norman aime la solitude, car elle lui permet d’absorber ce qu’il se passe autour de lui, dont il se nourrit », raconte McBride. Pour Reedus, le choix est plus simple : « Je fais partie de ces gens qui, lorsqu’ils ont fini leur journée de travail, n’ont plus envie de parler à personne. Non merci pour le verre, foutez-moi la paix, on se voit demain matin au bureau ! » Et il se marre, aussi authentique qu’espiègle. Pendant le dîner, la star engage la conversation avec le maître d’hôtel et le serveur. Le sujet ? Les fresques warholiennes qui ornent les murs du THE RED BULLETIN

r­ estaurant. Il se demande si, sur la photo, c’est bien le mannequin Jerry Hall, ex de Mick Jagger. C’est l’ancienne propriétaire du resto. Plus tard, il échange sur Dubaï avec un militaire. La conversation, Reedus l’a amorcée par un désarmant « Merci pour ce que vous faites pour nous ». C’est le même homme qui apparaît quand il raconte le rendez-vous avec les rockers de Kiss, juste avant un de leur concert à Atlanta. Les musiciens voulaient un selfie avec lui avant que leur maquillage fonde pendant le show. Retenu par un shooting pour The Walking Dead programmé de longue date, ­Reedus est en retard, et le début du concert est donc décalé d’une quinzaine de minutes pour le selfie. Avec son pote Slash, Norman avait dû foncer pour ne pas trop retarder le concert d’un des plus grands groupes de la planète, fan de la série. Reedus a son propre monde, comme toute célébrité, mais il traverse facilement la frontière pour retrouver les gens ordinaires. C’est ainsi qu’il existe, personnage polymorphe amateur d’art, quittant fréquemment le Lower East Side au sud-est de Manhattan pour rejoindre ses amis artistes, éparpillés aux quatre coins du monde, séduisant aussi Helena Christensen avec laquelle il a un fils, Mingus, aujourd’hui adolescent. Son chemin lent et progressif vers le succès explique aussi sa multiplicité. Avant le milieu de la quarantaine, il n’était pas connu. Le succès des Anges de Boston, un film sorti en 1999, l’a conduit à vivre de drôles de situations, comme cette course-poursuite avec un fan obsessionnel qui cherchait à le plaquer en pleine rue pour pouvoir lui parler. Depuis, son talent est à l’œuvre pour combattre les zombies dans une série à succès inspirée par une bande-dessinée en noir et blanc. « C’est très étrange que cette série ait autant de succès, s’étonne-t-il encore. J’aimais bien cette idée d’aller de ville en ville en faisant de l’art. C’était ça, ma vie, il y a encore cinq ans, et j’aimais bien ça. » Norman Reedus a prouvé qu’avec un rôle dans une série sanglante, il pouvait devenir un acteur de premier plan. Il a changé le show. Mais le show ­n’aura pas réussi à le changer. Vous attendiez l’alligator ? Le voici ! Planté au milieu des marais de la Louisiane sur une plateforme plus vraiment solide, Norman Reedus est accompagné d’une équipe photo et d’un groupe d’amoureux des animaux sauvages. On lui propose de faire un ­câlin à un crocodile. Reedus grimace : aurait-il moins peur des zombies que des grandes dents ? Les siennes grincent au moment où on lui colle l’animal entre les bras. La photo est faite ? Il s’empresse de déposer la bête à terre. Il confirme le malaise : « Je crois qu’il pouvait sentir ma peur… » En remontant sur son hydroglisseur, il se tourne vers les curieux agglutinés sur la plateforme et leur adresse un geste de la main droite. Un salut inspiré des concours de Miss America, ce qui le fait rigoler. Déjà, Norman Reedus repart vers de nouvelles aventures. Des zombies plein la tête. Triple 9, avec Norman Reedus, Woody Harrelson et Kate Winslet, en mars 2016 sur les écrans français.

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Mark Hunter : « Séoul est réputée pour être la capitale de la fête en Asie. C’est là que l’ambiance est la plus chaude. Surtout quand Mademoiselle Yulia mixe. »

DANS L’OBJECTIF

DU COBRA « À Las Vegas, Steve Aoki a accidentellement pété le flash de mon appareil en voulant lancer une tarte à la crème dans le public. Un incident vite oublié dans l’ivresse de la nuit. »

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« La semaine de la mode, à Miami : Ingrid présente le fameux bikini « paire d’yeux » tout en activant le bouton qui fait briller les pupilles du soutif. »

DES MARQUES ET DES ARTISTES COMME KATY PERRY OU STEVE AOKI FONT APPEL AUX SERVICES DU CALIFORNIEN MARK « THE COBRASNAKE » HUNTER. CE PHOTOGRAPHE SAIT CAPTER FÊTE ET LÂCHAGES COMME PERSONNE. TEXTE : FLORIAN OBKIRCHER  PHOTOS : MARK HUNTER

« Ces quatre garçons ne s’étaient pas vus depuis le Fuck Yeah Festival de Los Angeles. À leurs ­retrouvailles, ils étaient si heureux qu’ils se sont mis à danser comme des fous. »


« Une moustache de proxénète et une chemise hawaïenne, voilà mes deux ­insignes fétiches. Les mannequins à mes côtés portent des tee-shirts de ma collection. »

C 74

était il y a douze ans déjà que ses photos apparaissaient en ligne. Créant le premier blog de photos de soirées, Mark « The Cobrasnake » ­Hunter n’était qu’un ­amateur, même pas encore ­majeur. Inédit, son site a rapidement accueilli un ­demi-million de visiteurs, et les stars ont de plus en plus fait appel à ses talents pour photographier leurs ­excès nocturnes. Il faut dire que son style, spontané et flatteur, donne l’impression au s­ pectateur d’être de la fête.

« Shaun Ross (à gauche) est albinos, Winnie Harlow (à droite) est atteinte de vitiligo : tous deux sont des mannequins très demandés dans la mode. »

THE RED BULLETIN


« Cette jeune femme vient de se faire ­entarter par le DJ Steve Aoki, sa copine lui nettoie le visage à coups de langue. »

« Son chewing-gum est en accord avec la couleur de son rouge à lèvres : le genre de détail qui ravit ­toujours un photographe. »

«  A U DÉBUT, JE FOUILLAIS LES POUBELLES DES CLUBS À LA RECHERCHE D’ENTRÉES BACKSTAGE» « Les soirées ­ oachella du créateur C de mode Jeremy Scott sont réputées être un vivier à people. Ici, Katy Perry et son pote chanteur, Ferras. »

« Au moment où je photographiais ces jeunes femmes, un gars leur a tendu une bang-pomme ­sous le nez : une ­petite taffe ? » THE RED BULLETIN


«  A U MOINDRE REFUS, JE RANGE MON APPAREIL  » Un million de photos, 5 000 fêtes en douze ans : Mark Hunter ­dévoile comment il est devenu le photographe préféré des branchés US, après avoir galéré ado pour rentrer en club. the red bulletin : Comment ­devient-on le photographe de soirées le plus demandé ? mark hunter : En suivant ma devise, « ne demande pas la permission avant de faire quelque chose » ! À 17 ans, j’étais trop jeune pour avoir des accréditations en tant que photographe, alors je ­planquais mon appareil quand j’entrais dans les clubs. Comme les gens me ­demandaient de plus en plus souvent de leur envoyer par e-mail les photos que j’avais prises d’eux, j’ai créé mon site web, qui est devenu le premier blog de photos de soirées au monde. Aujourd’hui, vous êtes le photographe des tournées de Katy Perry, et celui des soirées de stars de la mode, comme l’Américain Jeremy Scott... Depuis 2004, j’ai photographié plus de 5 000 soirées, alors forcément, j’ai noué beaucoup de contacts. Je connais Katy Perry depuis mes débuts, on fréquentait les mêmes clubs à Los Angeles. C’est une vieille connaissance, en quelque sorte ! Sur Internet, les gens s’échangent des conseils pour photographier « à la ­manière du Cobrasnake ». Quel est votre secret ? Ne jamais demander la permission avant de photographier ! C’est la garantie d’avoir des clichés spontanés, pris dans l’ivresse du moment. Les gens s’éclatent, je ne vais quand même pas les interrompre avec des questions, ça tuerait l’ambiance. Et si quelqu’un ne veut pas être pris en photo ? Au moindre signe de refus, je range mon appareil. Je ne suis pas un paparazzo, je suis là uniquement pour capturer les instants magiques d’une soirée. Comment arrivez-vous à convaincre les filles de soulever leur tee-shirt le temps d’une photo ? Ce n’est pas moi qui pousse les gens à se lâcher, ce sont eux qui me motivent à les photographier dans leurs délires ! Le plus drôle, c’est que je n’ai jamais fumé, ni consommé de drogues. Votre piège à filles ? J’ai franchement l’air d’un type inoffensif, avec ma tête de beauf et mes che76

« Le designer Jeremy Scott (à gauche) et la rappeuse coréenne CL. Un nom à retenir, elle est en train de conquérir les States. »

« Cara Delevingne et Kendall Jenner à Los Angeles, au célèbre hôtel Château ­Marmont . Même en robe de soirée chic, Cara est rock’n’roll. »

« Quelques minutes avant le défilé de Jeremy Scott à New York : c’est le chaos total. Les sœurs ­Hilton et Terry Richardson sont les seuls à rester cools. »

mises à fleurs. Ça les met en confiance. Votre gagne-pain consiste à traîner avec les stars et autres top-models... Y a-t-il des inconvénients dans ce métier ? Oui, je ne supporte pas quand les gens viennent se pâmer exprès devant mon appareil photo. Avez-vous des conseils pour être un bon photographe de soirées ? Il faut faire preuve d’initiative. Au début de ma carrière, j’allais fouiller dans les poubelles devant les clubs à la recherche d’entrées backstage. Et au lieu d’alimenter les rubriques « soirées » des magazines, j’ai créé mon propre blog. Que fait un photographe de nuit ­pendant la journée ? Avec des amis, j’ai monté le Cobra Fitness Club. On va courir, on fait de la rando. On amène de la musique, on danse en plein soleil. En fait, on fait du sport comme on fait la fête. thecobrasnake.com

« Une rave à Los ­Angeles, à 3 heures du matin, l’impression de danser dans un sauna surpeuplé. ­Malgré tout, cette jeune femme affiche une mine parfaite. »


« Lors de l’after du ­ éfilé Moschino, un d ami a essayé de voler le tee-shirt du gros nounours géant qui trônait dans le jardin. Un échec total. »

«  J ’AI VRAIMENT L’AIR D’UN TYPE INOFFENSIF, AVEC MA TÊTE DE BEAUF ET MES CHEMISES À FLEURS  »

« Soirée du magazine fashion Purple, à New York. Après cette p ­ hoto, les deux ­déjantés ATL Twins repartiront chacun avec trois demoiselles. »


ET SI VOUS PARTIEZ PLUS LOIN QUE PRÉVU ?

red bull donne des aiiiles. Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé. www.mangerbouger.fr


À voir, à vivre, à faire…

AC T I O N   !

VOYAGES

À L’ÉCOLE DES PROS

Devenez cascadeur !

EIRIK GUSTAVSEN

Vous êtes-vous déjà demandé ce que ça fait de tomber d’un immeuble, comme Alan Rickman dans Piège de Cristal ? C’est l’une des expériences extrêmes qu’offre ­l’European Stunt School, l’école européenne de cascadeurs de Copenhague. En une ­semaine, vous y apprendrez les bases du métier : le combat comme Jason Bourne ou l’art de la course-poursuite en voiture.

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VOYAGES

MATOS

MOTEURS

CULTURE

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ACTION

VOYAGES INSTANTS DANOIS

L’ESS propose de s’initier à tout ce que vous aimez voir dans un bon film d’action : du maniement de lame, un atelier « torche humaine », de la neutralisation d’adversaire, du coup de poing vs. fusil-mitrailleur. Cool.

C’est aussi à faire. Se la jouer vertigineux

À Copenhague, les amateurs de sensations fortes ­aimeront l’Urban Ranger Camp. À 10 minutes du centreville, il offre le parcours indoor de cordes le plus élevé au monde, à 50 mètres du sol. urbanrangercamp.dk

CONSEIL DU PRO

NE PAS CRAINDRE LES BOBOS. « L’OBJECTIF DE LA ­FORMATION N’EST PAS DE SE FAIRE MAL, CEPENDANT ON N’ÉCHAPPE PAS AUX COUPS. UNE FAÇON DE RAPPELLER QU’UN COMBAT, C’EST SURTOUT DU CONTACT », SELON JACOB SEBASTIAN MALM.

Sauter en chute libre Si apprendre à sauter d’un immeuble ne vous a pas suffit, essayez le parachutisme en salle dans la seule soufflerie de Scandinavie. airexperience.dk

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Copenhague, Danemark Copenhague Et si vous appreniez à faire des cascades comme un vrai pro ? europeanstuntschool.com

et le câble pendant les exercices aériens car cette activité qui fait appel à d’autres muscles plus rarement sollicités. Par contre, un danseur aura plus de facilité dans les airs. » L’activité la plus intimidante est la torche humaine. Paradoxalement, c’est aussi la plus excitante et celle que les étudiants attendent d’expérimenter avec impatience. « Nous veillons à limiter ­l’appréhension pour cette première fois, comme pour celle des chutes élevées, insiste Jacob Sebastian Malm. Il faut se concentrer sans relâche, et au bout d’une journée, c’est épuisant. Mais tout le monde adore ! » Selon Malm, 3 élèves sur 4 reviennent pour des sessions plus avancées ou pour chercher un emploi dans la profession : « Ce n’est pas une semaine d’activités pour satisfaire un besoin d’adrénaline ou d’aventures. Nous avons à cœur de fournir à nos élèves une formation solide qui leur permettra de trouver un emploi. »

Très bien s’en remettre Fêtez votre diplôme de cascadeur au Pussy Galore’s Flying Circus, l’un des bars les plus courus de Copenhague, dont le nom fait référence à la méchante Bond girl dans ­Goldfinger. pussygalore.dk

EIRIK GUSTAVSEN

«  Le principal, c’est de ne pas avoir peur des défis, parce qu’il va y en avoir », prévient le ­Danois Jacob Sebastian Malm, fondateur de l’European Stunt School (ESS), école ­européenne pour futurs cascadeurs, qui ­dispense une formation intensive, même aux débutants. À condition d’être en bonne forme. « La formation se déroule sur sept jours dans un cadre exigeant et sur un rythme intensif et soutenu dès le début, explique Jacob Sebastian Malm. Il est important d’arriver physiquement prêt. Nous testerons aussi votre résistance à l’effort quand ça fait mal. » Arts martiaux, chutes élevées (de 11 mètres de haut et plus), acrobaties, escrime, maniement des armes à feu, parkour... le programme est varié, chargé, et éprouvant, même pour les plus affûtés qui se voient contraints d’aller au bout d’eux-mêmes. Malm renchérit : « Un adepte du Ironman pourra galérer avec le harnais

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ACTION

MATOS

LA VILLE EST À VOUS Quella One 2015 Le fixie in black

Des accessoires pour égayer et sécuriser vos trajets en vélo.

Le cadre Quella One pèse seulement 9,4 kilos. Maniable, il est parfait pour des trajectoires ­urbaines.

Faufilez-vous entre les voitures grâce à ce vélo minimal et élégant sans pignon fixe. Si Batman avait un fixie, ça serait celui-ci. quellabicycle.com

Batterie Atom

Casque Skullcandy Grind

Console Arduboy

Fixé à votre roue arrière, cet appareil utilise l’énergie cinétique produite en pédalant pour recharger vos gadgets nomades.  sivacycle.com

Léger et confortable, il permet de contrôler votre musique et de répondre aux appels râce à un seul bouton, sur l’écouteur gauche.  skullcandy.com

Faites une pause gaming sur cette console qui rappelle la toute première Game Boy. Pas plus grande qu’une carte de crédit.  arduboy.com

Lunettes Gunnar Vinyl

Veste Powell & Hyde

Casque Morpher

Vous passez votre journée devant un écran ? Ces lunettes filtrent la lumière, améliorent le contraste visuel et réduisent la fatigue oculaire.  gunnars.com

Malgré la pluie, vous garderez le sourire, grâce à cette veste légère Helly Hansen, avec éléments réfléchissants et une capuche compatible avec le port d’un casque.  hellyhansen.com

Quand il n’est pas sur votre tête, ce casque se plie en deux et se glisse sans mal dans votre sac. Les usagers de Vélib’ n’ont plus d’excuse.  morpherhelmet.com

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ACTION

MATOS

RÉTRO FUTUR

La Swatch classique s’offre une nouvelle vie, automatique. Par Gisbert L. Brunner. En 1983, la marque suisse sort sa première montre, un modèle qui fera la tendance, à pile, d’à peine 51 composants. Trente ans plus tard, Swatch rend hommage à sa tradition créative avec Sistem51. Une montre sobre et élégante, faite du même nombre de com­ posants, et avec une seule vis, comme son aînée. Mais 100 % automatique. Car elle inclut une une mécanique horlogère traditionnelle, donc à remontage automatique, et se passe de pile. Alimentée par le mouvement de votre poignet, la montre dispose de 90 heures de réserve. Comme toujours avec Swatch, le design est soigné : la dernière collection propose douze styles, du bracelet rose en silicone, au boîtier plastique bleu et noir, en passant par un ­modèle translucide. swatch.com

À VOTRE POIGNET ?

Un top 3 de qualité et abordable Par Gisbert L. Brunner

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Longines HydroConquest

MeisterSinger Neo

Sinn 556 I

Ce modèle en acier à couronne vissée offre une étanchéité jusqu’à 300 m. Les plongeurs apprécient sa lunette unidirectionnelle, ses segments caractéristiques, et son mouvement à remontage automatique ETA 2824-A2 qui offre une réserve de 38 h.  longines.com

Cette montre à aiguille unique, la marque de fabrique de la maison allemande, s’adresse à ceux qui aiment prendre leur temps. Son boîtier en acier utilise le mouvement à remontage automatique Sellita SW200-1, similaire au ETA 2824-2.  meistersinger.net

Un look sportif mais élégant grâce à son braclet en cuir, et son boîtier en acier inoxydable embarquent le même mouvement que la Longines ­HydroConquest. L’étanchéité est ­garantie jusqu’à 200 mètres.  sinn.de

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ACTION

MOTEURS PASSION DÉRIVÉE

Élégante et ­puissante, la Ducati 1299 ­Panigale S.

Conduite de style.

Nouveau shop Ferrari à Milan Les produits dérivés de la Scuderia et un ­simulateur de F1 vous ­attendent à la nouvelle boutique du Palazzo ­Ricordi.  ferrari.com

L’ADN D’UNE ROUTIÈRE Collection ­ remont Jaguar B Les deux marques anglaises s’associent et créent deux montres (Mk I et Mk II) inspirées de la Jaguar Type E. Le cadran de ces deuxtemps imite le tableau de bord du bolide des sixties.  bremont.com

Très smart, cette Ducati

Un superbike allie puissance et beauté, et la dernière née de Ducati, qui ­propose un équilibre parfait entre les deux, risque de faire rougir ses rivales. Dotée d’un moteur plus puissant et plus confortable, la 1299 Panigale S corrige les défauts de son aînée, la 1199. La S, ce concentré de technologie, se distingue du modèle standard en proposant des jantes forgées Marchesini, un éclairage avant LED et des suspensions semi-actives. L’électronique, autre atout de la 1299, permet au pilote d’exprimer ­pleinement son talent. Grâce à des capteurs inertiels, les suspensions et le mode de freinage s’adaptent au mode de conduite choisie. Le puissant moteur bicylindre développe 205 chevaux. Pas de panique, l’électronique veille grâce notamment à l’ABS – efficace même en virage –, à l’anti-cabrage et à l’anti-­ patinage. Avec ce modèle, Ducati met la barre décidément très haut.  ducati.com

LE MEILLEUR DES MONDES La nouvelle 911 : un choix facile

Du B ­ entley que l’on porte La grande maison ­britannique pense aussi mode : entre blousons en cuir d’agneau et écharpes en cashmere, les fans adoreront. ­ entleycollection.com b

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Ces dernières années, la blague voulait que Porsche sorte une nouvelle 911 tous les mois, dont le nom contiendrait la lettre « R ». La 911 compte une flopée de modèles, chacun ciblant une sous-niche d’un marché qui est lui-même une niche. Cette fois, la toute dernière 911 GT3 RS vise ceux dont le cœur balance entre une voiture de course et une routière. Grâce à son moteur six cylindres 4 litres de 500 chevaux et sa boîte à double embrayage PDK, l’écart entre les deux n’a jamais été aussi mince. La GT3 RS passe de 0 à 100 km/h en 3,3 secondes. L’indicateur de vitesse le plus parlant ? Son temps au tour sur le circuit du ­Nürburgring : 7 minutes et 20 secondes. Bien mieux que la ­Carrera GT.  porsche.com

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ACTION

CULTURE DU BON TEMPS EN VUE

Rupert Friend est l’Agent 47. Et du genre à viser juste.

Gamer fou ou sneaker addict, un menu fait pour vous. PLEIN VOLUME QUE LE ROCK SOIT Rock Band revient avec 1 500 nouveaux titres, s’ajoutant à ceux proposés sur les précédents opus. Avec de nouveaux instruments, plus précis, l’expérience sera plus bandante. Rock Band 4, le 6 oct. PS4 et Xbox One madcatz.com / harmonixmusic.com

CINÉ

FURIEUX Ô RÂGE MÉCANIQUE

DANS LE COSTARD DU HITMAN Le musclé Hitman : Agent 47 arrive dans les salles. Rencontre avec sa star anglaise, Rupert Friend. The Red Bulletin : Qui est l’Agent 47, héros du jeu vidéo ­Hitman qui revient pour la seconde fois sur grand écran ? Rupert Friend : C’est un assassin génétiquement conçu pour être plus rapide, plus fort, et plus intelligent… Mais il a aussi une anomalie génétique qui le rend un peu plus humain qu’il ne devrait l’être. Juste assez pour que ces concepteurs le perçoivent comme une menace et essaient de l’éliminer. Cette anomalie est en fait sa plus grande force. C’est excellent. Quand vous avez été annoncé au casting, avez-vous senti une pression des fans face à ce personnage très apprécié ? Bien sûr, mais la pression est une bonne chose. Le fait que ce personnage dispose d’une fanbase si loyale et importante a installé la barre très haut, à son juste niveau. Comment vous êtes vous adapté au physique de l’Agent 47 ? Je devais être bien « taillé », sinon ça n’aurait jamais marché. Le public est éclairé, il sait quand c’est un cascadeur qui réalise une scène. J’ai donc eu le plaisir d’assurer autant de cascades que les assurances m’ont autorisé à le faire. Je me suis entraîné en boxe, muay thai, judo, krav maga... Cela m’a maintenu à un niveau d’engagement nécessaire. Quelle fut la cascade la plus dure à réaliser ? Celle où mon personnage – menotté à une table – doit grimper sur le corps d’un autre type, serrer ses jambes autour de son cou, et le plaquer au sol. J’ai dû recommencer une cinquantaine de fois. Super bizarre ! Et le type est devenu très proche des mes parties intimes. Hitman: Agent 47 en salles le 26 août.

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Construisez l’ultime machine de guerre et jouez-la Mad Max sur la route du chaos. Ce jeu devrait livrer son lot de combats automobiles à un rythme hyper tendu, fidèlement au gros carton ciné de l’année l’ayant ­inspiré. Mad Max, le 3 sept., PS4, Xbox One et PC. madmaxgame.com/fr

QUI EST L’AGENT 47 ? 3 infos sur l’assassin chicos C’est un clone amélioré Le code-barre tatoué sur sa nuque (640509-040147) donne des indices sur ses origines. La première partie est sa date de « naissance », 04 est son numéro de série, 01 sa catégorie et 47 sa référence de fabrication. Il s’exporte très bien Sur la durée de 5 versions du jeu, 47 a fait un carton en Inde, Russie, Japon, Hollande, Colombie, pour ne citer que ces pays. C’est un tireur redoubtable 47 adore les armes. Ses favorites sont ses deux pistolets personnalisés, surnommés les « Silverballers ».

LE PIED SNEAKERNESS À PARIS Rendez-vous des fans de sneakers, Sneakerness accueille collectionneurs, vendeurs et acheteurs venus y exposer ou chercher des pièces rares. Ou juste se brûler les yeux sur les ­milliers de paires de baskets ici attendues. Sneakerness, Le Centquatre, Paris, 5 et 6 sept. sneakerness.com


CULTURE LES CLUBS ROIS Dans son livre Electrochoc sorti en 2003 bientôt adapté au cinéma, le DJ français LAURENT ­GARNIER revenait sur trente ans de carrière qui l’ont mené dans les plus grands clubs. Il liste ses spots favoris du moment.

Panorama Bar, Berlin « C’est le seul endroit au monde où le temps s’évanouit complètement. Vous y entrez à minuit, et voilà qu’il est déjà midi. L’interdiction des téléphones explique notamment cette facilité à y perdre la notion de temps. » berghain.de

Concrete, Paris « La techno française est plus dynamique que jamais. Installé sur une péniche sur la Seine, ce club concentre la crème des jeunes DJ’s, et l’after du dimanche après-midi est le meilleur moment pour les apprécier. » concreteparis.fr

Womb, Tokyo « Quand un DJ est invité à y mixer, c’est une consécration suprême. Ce club futuriste qui rappelle le film Blade Runner s’appuie sur l’une des meilleures sonos au monde. Sans oublier, l’inégalable folie des clubbeurs japonais. » womb.co.jp

LA PLAYLIST D’A$AP FERG Le New-Yorkais incarne un rap d’un genre nouveau. Avec son collectif A$AP Mob, basé à Harlem et mené par le big boss A$AP Rocky, cette forte tête de 26 ans et ses frères de rimes revisitent le rap en y injectant des sonorités ­leftfield aux accents aériens. Mais ce n’est pas tout. Ils font aussi une entrée remarquée dans l’univers de la mode. Ferg s’est récemment associé à Astrid Andersen, créatrice de mode masculine, pour laquelle il a composé la bande-son de son dernier défilé Printemps-Été 2016, et celle de Water, un film sur la mode dans lequel il apparaît (à voir sur redbull.co.uk/catwalkstudio). Nous avons ­demandé au rappeur de revenir sur les morceaux qui ont influencé sa carrière. asapmob.com

A$AP Ferg

DMX

Work

Ruff Ryders’ Anthem

« Quand j’étais gamin, à l’école, j’écrivais des textes et de la ­poésie, en rimes. Je les récitais en classe pour amuser les filles. Au début, c’était vraiment pour rire. Et un jour, je suis arrivé avec les paroles de Work. Ce morceau a trouvé un écho mondial. C’est lui qui a lancé ma c­ arrière. J’y parle du décès de mon père avec sincérité. Je crois que c’est ce qui explique son ­succès. »

« Quand j’écoute ctte chanson, j’ai la nostalgie de mon enfance. J’avais 10 ans à sa sortie, je ­sillonnais à vélo les rues de Harlem avec mes potes. Comme les gars dans le clip sur leurs ­motos, on roulait sur une roue en chantant les paroles. Le style de DMX était innovant à l’époque. Il a initié quelque chose en moi et m’a aidé à ­trouver ma voie. »

Mary J Blige

A$AP Rocky

You Remind Me

Peso

« Dans les années 90, mon père réalisait des logos pour des ­labels de hip-hop, Bad Boy ­Entertainment par exemple, celui de Puff Daddy. C’est pour ça qu’il recevait tous les nouveaux disques. Ce morceau est le premier à avoir attiré mon attention. J’adore le clip, les filles y portent des maillots oversize et des genouillères branchées. Pour la première fois, je voyais la mode associée au rap. »

« Je connais Rocky depuis qu’on est ados. Il a toujours été doué mais avec ce morceau il a créé un genre nouveau. Sa façon de chanter les graves est unique. Dans le clip vidéo, nous portons des vêtements haute couture mélangés à du streetwear. Ça a été un moment spécial, je sentais que le moment était important, qu’on était en train de réaliser quelque chose de fort. »

LE GADGET DU MOIS Here Active Listening

Connectés en bluetooth à votre smartphone, ces écouteurs sans fil vont changer votre perception du monde auditif. Quand vous écoutez de la musique, ils contrôlent les sons environnants – cris de bébés, trains, conversations de bureau – grâce à un égaliseur. En concert, ils permettent d’agir sur le volume si vous êtes près des enceintes, et dans un club de monter le niveau des basses à votre goût. dopplerlabs.com

ACTION

A$AP Ferg Dope Walk « Le 5e morceau qui a marqué ma carrière est mon dernier single. Le passage où je chante “my walk meaner than Cara ­Delevingne’s” a provoqué une battle sur Twitter entre ce ­célèbre mannequin et moi, avant qu’on fasse une vidéo ensemble où je danse la dope walk, comme les types qui partent dans les vapes après avoir pris de la coke et qui se mettent à gesticuler dans tous les sens. »

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ACTION

ET SI…

… ON ÉTAIT POMPIER AU CANADA L’été dernier, Morgan Reilly, 23 ans, bataillait contre un feu ayant ravagé l’équivalent de l’île de la ­Jamaïque dans la forêt canadienne. Ce pompier est à la tête d’une brigade de quatre personnes : un fire boss capable en moins de 20 minutes de tailler avec sa tronçonneuse un héliport au cœur de la forêt et deux swamp dunkeys chargés de la lance et de la pompe d’eau. Reilley et son équipe basée à Sioux Lookout, au nord ouest de l’Ontario, peuvent rester des mois sans voir un feu puis intervenir six mois non-stop au rythme de 19 jours d’affilée entrecoupés de deux jours de repos. « Le feu est fascinant, concède-t-il, mais mon ­travail, c’est de l’éteindre. »

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Jouer avec le feu « Les brûlages dirigés sont une partie excitante de notre travail. Nous ­détruisons par le feu herbes, broussailles, branchages et bois mort pour prévenir la propagation de nouveaux incendies. Pour les gros brûlages, nous utilisons l’hélicoptère. Une torche au bout d’un câble déverse du diesel en flamme sur la forêt. »

Agir au sol et dans les airs « Au sol, nous utilisons les pompes à eau, et dans le ciel des bombardiers d’eau qui peuvent larguer 6 400 litres d’eau par rotation. Mon rôle de chef d’équipe est d’assurer la liaison entre les membres au sol et ceux dans les airs. J’ai beaucoup de choses à gérer en même temps. »

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Soudés comme une deuxième famille « Une mission peut durer 19 jours sans retour à la base. Nous n’avons pas de téléphone, pas d’Internet, et notre ­téléphone satellite sert uniquement au travail. L’équipe est alors comme une famille, nous sommes ensemble sans interruption. »

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Ne pas être tout feu, tout flammes « Le plus difficile, c’est de rester zen. Quand toute l’équipe l’est, les choses se passent bien à 90 % du temps. Ça n’a pas été le cas lors de mon 1er feu en 2011. L’hélico nous avait déposés sur une île, à 500 mètres du rivage. Pendant une heure, la fumée avait immobilisé notre intervention. Nous avions dû renoncer. Le lendemain, toute l’île avait brûlé. »

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Garder la forme « C’est un métier éprouvant. Chaque année, nous avons un test d’aptitude physique à réussir : 31 tours d’un parcours de 40 mètres parsemé de dénivelés, avec 25 à 28 kilos de matériel sur le dos. Il ne faut pas dépasser les 14 minutes et 30 secondes. Pas facile ! »

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MARK THOMAS

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ACTION

AGENDA

Un panorama de rêve. Mais l’Utra-Trail du Mont-Blanc peut se transformer en enfer.

L’Ultra-Trail du Mont-Blanc additionne superlatifs et difficultés. Des 5 courses en montagne au programme de la semaine chamoniarde, les 168 km du tour du Massif du Mont-Blanc avec 9 600 m de dénivelé et les passages de 10 cols à plus de 2 000 m restent l’événement le plus célèbre. Un défi fou dans lequel vont se lancer des centaines de trailers le 28 août, 18 heures. Courir nuit et jour. Tenir. François D’Haene a établi le record de vitesse en 2014 en bouclant son grand tour en 20 h 11’44’’. ultratrailmontblanc.com

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22-23 août 24 heures Chrono

3-5 septembre Le gros son phocéen

Le Mans

Marseille

Ils tournent, ils tournent les ­cyclistes sur le circuit Bugatti. En équipes ou en solo, 2 000 participants ont 24 heures pour effectuer le plus de kilomètres sur la piste mancelle. Moins bruyants que les voitures ou les motos, les pédaleurs ont autant d’endurance pour aller jusqu’au bout. Départ à 15 heures devant la grande tribune. Record à battre : 1 004 km parcourus par l’équipe gagnante. 24heuresvelo.fr

C’est au pied du Mucem, sur l’esplanade du J4, à Marseille, que le festival Acontraluz s’installe pour sa seconde édition. Sur trois jours. De La Soul, figures historiques du rap américain, seront là. Tout comme Breakbot, héros électro de l’écurie Ed Banger. Notez aussi la présence du très coté DJ français The Avener. Et on ne loupera surtout pas les gloires locales, Amine Edge & Dance. Inventeurs de la G-House (une house music à l’attitude hip-hop), les deux Marseillais parcourent la planète depuis une poignée d’années, enchaînant les sets face à des foules toujours grandissantes. Pour ce match à domicile, ça devrait être très très fort en basses. acontraluz.fr

Le duo qui a inventé la G-House.

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THE NORTH FACE/ULTRA TRAIL DU MONT BLANC/FRANCK ODDOUX, JONATHAN SHOER, JOERG MITTER/RED BULL CONTENT POOL, LUCIA GRIGGI/RED BULL CONTENT POOL

28 août Toujours ultra Chamonix


28-30 août Rock en Seine

Here We Go Magic : resteront-ils groupés à Rock en Seine ?

St-Cloud

Douze ans que Rock en Seine fait de la fin août une célébration de la musique aux portes de Paris. Cinq scènes accueillent groupes d’envergure planétaire et rookies : The Offspring, pour les nostalgiques du punk à roulettes, les Chemical Brothers, The Libertines ou Interpol, pour les plus célèbres. Tame Impala et Run The Jewels parmi nos favoris. Et Fuzz, dont on ­espère un gros trip sous guitares. Les inquiétants Ghost se chargeant d’inaugurer le festival le vendredi après-midi. De jour. Donc. rockenseine.com

Du golf, des obstacles, de la voltige... une fin d’été bien rythmée.

20 août Aériens

5 septembre Rebonds

8-13 septembre Bord à bord

Montpellier

Cannes

Championne d’Europe de basket-ball en 2013, l’équipe de France masculine débute son Euro « à la maison ». Emmenés par Tony Parker, les Bleus affrontent la Finlande, dans le 1er match de poule. Ils rêvent d’une finale à Lille le 20 septembre. ffbb.com

La plaisance tient salon dans le port de Cannes. Les voiliers et bateaux à moteurs exposeront leurs lignes et inviteront visiteurs et acheteurs à rêver. Un concours d’élégance pour canots auto­ mobiles et day boats ajoutera au charme du rendez-vous. cannesyachtingfestival.com

Les 60 meilleurs pilotes de voltige de la planète sont attendus à Châteauroux pendant 10 jours pour les championnats du monde. Du jamais vu en France depuis 15 ans. Les étoiles seront dans le ciel en plein jour. wac2015.com

13-23 août Vers l’élite Lacanau

30 août Finist’Air Show Briec L’événement freestyle breton repousse les limites chaque été. Le show FMX / DIRT / FLAT & STUNT, avec son virtuose Tom Pagès pour ambassadeur, attire toujours la foule à Briec, près de Quimper. Les meilleurs mondiaux sont encore au rendez-vous. Avec Pagès, entouré de Clinton Moore et Josh Sheehan en FMX ou David & Simon Godwiek et Yannick Granieri en DIRT, le défi est toujours aussi chaud. L’ambiance bretonne aussi. finistairshow.net

30 août Déguisés

Une seule condition pour faire partie de la grande bande des 3 000 fadas gardois qui courront à Beaucaire : venir déguisé. Ensuite, à vous le parcours de 6 km truffé d’obstacles pour faire le spectacle. rueedesfadas.fr

Sa majesté Pagès viendra, bien décidé à prendre l’air breton.

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AUSSI AU MENU

L’unique manche française du World Qualifying Series hommes est un rendez-vous estival incon­ tournable sur la côte atlantique. Une étape de plus pour espérer intégrer l’élite mondial la saison prochaine. Le Soöruz Lacanau Pro, plus vieille compétition française, a donc tout pour attirer les jeunes pépites du surf mondial sur la grande plage girondine. Comme le Brésilien Filipe Toledo. Trois ans après son tout premier succès mondial à Lacanau, à 17 ans, il est aujourd’hui au top de la WSL. Exemple à suivre. sooruz.com

10

septembre Appliqués L’Evian Championship, 5e et dernier tournoi majeur de la saison, est le must du golf féminin en France chaque année. Un parcours qui plaît aux joueuses asiatiques qui sont reparties avec 5 victoires sur les 6 dernières éditions. evianchampionship.com

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LE MONDE DE

DEMAIN I N N O VAT I O N S E N T O U S G E N R E S   : L’ É P O Q U E E S T E F F E R V E S C E N T E . LE POINT SUR LES DERNIERS BIJOUX DE TECHNOLOGIE, CEUX QUI FERONT BIENTÔT NOTRE QUOTIDIEN.

JOHAMMER J1 C’est quoi ? Une moto électrique hi-tech que vous serez fier de conduire. Sa raison d’être ? Une moto électrique a aussi le droit d’avoir du style. Ses plus ? Alimentée par une batterie lithium-ion légère, elle se décline en deux modèles : la J1.150 et le modèle haut de gamme, la J1.200. Cette dernière peut parcourir 200 km entre chaque charge et pèse seulement 178 kg. Par ailleurs, elle génère 15 chevaux et peut atteindre la vitesse maximale de 120 km/h. johammer.com

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EDITOR

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I N N O VA T I O N S

MOTI

U N C O M P L I C E É­ L E C T R O N I Q U E SY M PA Q U I VO U S A I D E À PRENDRE DE BONNES ­H A B I T U D E S D E T R A V A I L

C’est quoi ? Un adorable compagnon de bureau qui vous motive. Sa raison d’être ? Vous aider à atteindre vos objectifs. Ses plus ? Dispo dans un futur proche, Moti est votre complice électronique. Il réagit à coups de vibrations et de signaux lumineux à chaque fois que vous accomplissez une tâche ou que vous mettez en place une nouvelle habitude. Mais attention, si vous vous écartez du droit chemin, Moti se lancera dans un chantage affectif. Il aura alors l’air triste et vibrera de colère. moti.io

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HANDIII

R E L AT I V I T Y

C’est quoi ? Un bras bionique contrôlé par des signaux musculaires. Sa raison d’être ? Changer la vie des gens. Ses plus ? ­Handiii n’est pas un accessoire tiré d’un film de science-fiction – la technologie des membres bioniques est devenue une réalité grâce à l’impression 3D. Conçu par l’entreprise japonaise Exiii, ce bras intelligent utilise des capteurs pour détecter les signaux électriques transmis par les muscles en mouvement de l’utilisateur et les interprète à l’aide d’une application smartphone. Handiii devrait coûter bien moins cher qu’une prothèse de bras classique. exiii.jp

C’est quoi ? Un « sachet de thé » pour faire de la bière artisanale. Sa raison d’être ? Pour que votre bière soit ­meilleure. Ses plus ? Déjà sur le ­marché, si vous en avez marre de ­claquer votre thune en bières artisanales à déguster chez vous. La startup Hop Theory, basée à Baltimore, a créé Relativity, une sorte de sachet de thé qui transforme n’importe quelle bibine en bière de qualité en à peine quatre minutes. hoptheory.com

LUUV

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EDITOR

ILLUSTRATOR

C’est quoi ? Un élégant stabilisateur de caméra qui élimine les tremblements. Sa raison d’être ? Pour faire de belles vidéos. Ses plus ? S’il y a plus de secousses dans vos vidéos que dans les scènes d’action d’un Jason Bourne, essayez Le LUUV, un stabilisateur de caméra intelligent. Doté d’un adaptateur universel, il permet de réaliser des vidéos d’action d’une parfaite qualité grâce à des mouvements sur trois axes à base de contrepoids. Utilisez-le à l’envers pour réaliser des prises de vue au top à quelques centimètres du sol. luuv-is-awesome.com THE RED BULLETIN


I N N O VA T I O N S

I K AWA H O M E ROASTER C’est quoi ? Une machine à café connectée. Sa raison d’être ? Pour un café maison de haute qualité. Ses plus ? Il vous suffit de télécharger une application et de torréfier quelques graines « vertes » IKAWA en effleurant une icône sur votre smartphone. 10 % du chiffre d’affaires généré par la vente des graines sont reversés aux agriculteurs. Février 2016. ikawacoffee.com

AUDI PROLOGUE PILOTED DRIVING C’est quoi ? Un système de pilotage futuriste. Sa raison d’être ? Une conduite plus classe et plus sûre. Ses plus ? Le prototype de « voiture du futur » présenté par Audi a tout raflé cette année au Consumer Electronics Show avec son incroyable système de pilotage automatique. Avec un scanner laser, des caméras vidéo et des capteurs à ultra-sons, les créneaux deviennent un véritable jeu d’enfant. Le « cockpit numérique », quant à lui, est doté d’un écran tactile qui permet de tout contrôler d’un simple effleurement du doigt, des diagnostics à la musique. Sortie à confirmer. audi.com

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UNE GARDE-ROBE «VIRTUELLE» QUI VOUS PERMET DE V O YA G E R L É G E R

DUFL

MICRO DRONE 3.0 C’est quoi ? Une minuscule caméra drone qui tient dans la paume de la main. Sa raison d’être ? Prendre LE selfie de groupe ultime. Ses plus ? La révolution des caméras drone est à la portée de tous avec cette petite chose-là. Solide, facile à manier et personnalisable (avec des frames comme le « dragon féroce » ou la « guêpe de la terreur »), le Micro Drone 3.0 diffuse des images et des vidéos en HD sur votre smartphone. Une innovation qui ne devrait pas tarder à faire le buzz... Attendue en novembre. igg.me/at/micro-drone

C’est quoi ? Un pressing connecté. Sa raison d’être ? Faciliter vos voyages. Ses plus ? Grâce à ce service, les voyageurs fréquents n’auront plus à se trimbaler des tonnes de vêtements. Envoyez vos sapes à DUFL dans la boîte prévue à cet effet et une garde-robe virtuelle sera créée. Avant un déplacement, sélectionnez des vêtements et DUFL les livrera sur votre lieu de destination. Quand vous repartez, ils sont récupérés, nettoyés et stockés en vue de votre prochain déplacement. Aux USA pour le moment. dufl.com THE RED BULLETIN

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I N N O VA T I O N S

L I F E PA I N T

O R B I TA L I N S I G H T

C’est quoi ? Une peinture réfléchissante qui augmente la visibilité des cyclistes pour les autres usagers de la route la nuit. Sa raison d’être ? Sauver des vies. Ses plus ? « La meilleure façon de survivre à un accident c’est de l’éviter », voilà le slogan de la dernière innovation signée Volvo, et on ne peut qu’approuver. Le produit en question, c’est Life Paint, une bombe de peinture qui va rendre les cyclistes plus visibles pour les automobilistes la nuit. La peinture qu’elle contient intègre des particules réfléchissantes qui sont invisibles en journée mais qui brillent à la lumière des phares d’une voiture. À utiliser sur un vélo, des vêtements, un casque ou un sac à dos. Cette peinture tès spéciale tient environ une semaine, mais elle peut être nettoyée à tout moment et ne laisse pas de trace. Disponible dès maintenant. volvolifepaint.com

C’est quoi ? Une technologie qui surveille la déforestation. Sa raison d’être ? Protéger les forêts du monde entier. Ses plus ? La startup californienne Orbital Insight a collaboré avec Global Forest Watch pour créer un système qui surveille et signale les modifications suspectes autour des zones forestières, comme de nouvelles routes. Le réseau neuronal du système reconnaît de plus en plus de motifs toujours plus détaillés. Dispo dès maintenant pour enrayer la déforestation illégale. orbitalinsight.com

U GA N D A

Mabira Forest Reserve

27 Nov 2001

IL VOIT PLUS LOIN JUERGEN FURIAN Rendez-vous avec le cofondateur autrichien du Pioneers ­Festival, un événement consacré aux idées de demain qui se tient chaque année à Vienne. L’homme à l’origine d’une startup qui célèbre les startups a un tas de conseils à donner aux jeunes innovateurs… THE RED BULLETIN : Au total, 1 600 startups originaires de 96 pays ont posé leur candidature pour le Pioneers Festival 2015. Comment choisissez-vous ceux qui pourront participer ? JUERGEN FURIAN : Leurs idées doivent définir de quoi notre futur sera fait dans les cinq prochaines années. Au Pioneers Festival, tout ce qui nous intéresse, c’est l’avenir.

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TRAGO C’est quoi ? Une gourde intelligente avec son application dédiée. Sa raison d’être ? Une hydratation parfaite. Ses plus ? Deux frères texans « passionnés d’hydratation » ont créé Trago, une petite gourde intelligente qui sait quelle quantité d’eau vous devez boire. Reliée à un smartphone par Bluetooth, elle mesure et enregistre précisément votre consommation d’eau pour la comparer à votre consommation idéale calculée pour la journée. Elle prend également en compte les facteurs tels que le sommeil, la météo et ­l’activité physique (elle peut fonctionner avec des bracelets connectés). En précommande dès ­maintenant. twitter.com/drinktrago

U GA N D A

Mabira Forest Reserve

25 Jan 2006

OMNI PRESENT C’est quoi ? Un système interactif pour offrir des cadeaux. Sa raison d’être ? Partager de la joie. Ses plus ? Lorsque vous ouvrez le paquet, ce système (en test) Omni s’active à la lumière et contacte l’expéditeur afin qu’il puisse entendre sa réaction. frolicstudio.com

KURT PRINZ

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Nous avons un large éventail de thèmes sous la main : aérospatiale, biotechnologie, énergie, robots. C’est ce que l’industrie recherche ici. Dans quel secteur trouve-t-on les startups les plus prometteuses en ce moment ? La biotechnologie. Dans ce secteur, il y a de petites startups qui réalisent des choses incroyables avec très peu de moyens. Avant cela, les géants de l’industrie pharmaceutique investissaient des milliards dans la recherche pour produire un ­médicament qui devait sortir dix ans plus tard. Maintenant, ce sont de modestes startups qui concrétisent ellesmêmes leurs idées. Un exemple ? Hampton Creek, une startup basée à San Francisco. Ils fabriquent des œufs à partir de protéines végétales. Sans poules et sans élevage industriel. J’ai pris le petit déjeuner avec eux il n’y a pas longtemps et leurs œufs au plat sont top. Un conseil aux ­créateurs de startups ? Par-dessus tout, soyez passionnés ! Pioneers.io

THE RED BULLETIN


I N N O VA T I O N S

IL CRÉE DEMAIN VISHAL SHARMA L’ancien vice-­ président de Google a créé l’un des assistants virtuels les plus complexes du monde dans Google Now. Mais, selon ses dires, la révolution est ­encore à venir…

HEXO+ C’est quoi ? Une caméra drone autonome qui se charge des gros plans pour vous. Sa raison d’être ? N’avoir besoin de rien d’autre que de votre petit ­compagnon volant. Ses plus ? Avec Hexo+, invention de Xavier De Le Rue, ­réalisateur et snowboarder pro, et de l’équipe technique Squadrone System, plus ­besoin d’une deuxième personne pour filmer des scènes d’action avec une caméra drone. Vous n’avez qu’à sélectionner vos préférences (gros plan, vol panoramique, circulaire) sur l’app Hexo+ et le drone vous gardera à l’image en se calant sur le signal GPS de votre smartphone. Sortie dans l’année. hexoplus.com

UN RÉVEIL INTELLIGENT QUI VOUS TIRE DU LIT SA N S G Ê N E R VOT R E PA RT E N A I R E

WEINBERG-CLARK XX EDITOR PHOTOGRAPHY ILLUSTRATOR

WA K É C’est quoi ? Un réveil intelligent. Sa raison d’être ? Préserver votre couple. Ses plus ? Il vous fait commencer la journée en douceur avec un rayon de lumière et des sons agréables d’intensité croissante. Contrôlé par une appli, le capteur de chaleur de Waké repère l’endroit où vous vous trouvez dans le lit et ses haut-parleurs paramétriques émettent les sons de l’alarme en formant un faisceau étroit dirigé uniquement vers vous. Il s’éteint dès que vous vous levez. luceralabs.com

THE RED BULLETIN : Même le plus évolué des assistants personnels virtuels ne parvient pas à communiquer d’une manière vraiment humaine. Pourquoi ? VISHAL SHARMA : Un assistant virtuel n’a que deux possibilités quand il ne comprend pas : soit il fait une blague et ­détourne la conversation, soit il dit : « Désolé, je n’ai pas compris. » C’est un souci de reconnaissance vocale ? Le langage humain est tellement flexible et expressif – il y a des millions d’expressions

et d’émotions. Les ­assistants virtuels ­essaient d’analyser ce qu’ils entendent et de trouver ce qui ­correspond le mieux. Comment les machines apprennent-elles ? Il y a deux possibilités. Disons que vous vouliez apprendre à un robot à bouger : vous pouvez créer des éléments de mouvement dans le robot et intégrer des algorithmes pour qu’il sache comment les ­utiliser. Sinon, il y a les robots qui apprennent par eux-mêmes : le ­robot a des aptitudes mais il ne sait pas à quoi elles servent. Donc vous lui donnez un membre avec un ­mouvement de trois degrés, puis vous lui demandez de rapprocher un ballon d’une cible. Le robot doit ­trouver la solution. Peu à peu, il crée un modèle de son membre et de ce qu’il peut faire. Le robot devient « conscient » de ce qu’il est. Quelle est la dernière technologie qui vous a impressionné ? Quand je suis en retard et que mon téléphone me tient au courant du trafic, c’est un peu comme s’il me prédisait mon avenir. Dingue !

SEALEAF C’est quoi ? Un module de culture hydroponique flottant pour l’agriculture vivrière. Sa raison d’être ? Réduire les importations de denrées alimentaires. Ses plus ? Les mégalopoles côtières comme Singapour importent jusqu’à 90 % de leurs denrées alimentaires en raison d’un manque de terres arables sur place. SEALEAF, une équipe de scientifiques basée au Royaume-Uni, a la solution : des modules de culture hydroponique en mer qui laissent soleil et pluie faire le travail. Résultat ? Plus d’espace pour les agriculteurs, qui peuvent faire pousser des produits pour la population locale, et une empreinte carbone réduite. swolzak.wix.com/sealeaf

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Directeur d’édition Robert Sperl Rédacteur en chef Alexander Macheck Contributeur indépendant Boro Petric Directeur créatif Erik Turek Directeurs artistiques Kasimir Reimann (DC adjoint), Miles English Rédacteur en chef photos Fritz Schuster Responsable de la production Marion Wildmann Managing Editor Daniel Kudernatsch Rédaction Stefan Wagner (Chef de service), Ulrich Corazza, Arek Piatek, Andreas Rottenschlager Contributeurs indépendants : Muhamed Beganovic, Georg Eckelsberger, Raffael Fritz, Sophie Haslinger, Werner Jessner, Holger Potye, Martina Powell, Mara Simperler, Clemens ­Stachel, Manon Steiner, Lukas Wagner, Florian Wörgötter

Édition web Kurt Vierthaler (Senior Web Editor), Vanda Gyuris, Judith Mutici, Inmaculada Sanchez Trejo, Andrew Swann, Christine Vitel Maquette Marco Arcangeli, Marion Bernert-Thomann, Martina de Carvalho-Hutter, Kevin Goll Booking photos Susie Forman (Directrice création photos), Rudi Übelhör (Directeur adjoint), Marion Batty, ­­Ellen Haas, Eva Kerschbaum

Illustrateur Dietmar Kainrath Directeur d’édition Franz Renkin Emplacements publicitaires Sabrina Schneider

Marketing & management par pays Stefan Ebner (Directeur), Manuel Otto, Elisabeth Salcher, Lukas Scharmbacher, Sara Varming Maquette marketing Peter Knehtl (Dir.), Karoline Anna Eisl, Simone Fischer, Julia Schweikhardt Fabrication Michael Bergmeister Production Wolfgang Stecher (Directeur), Walter O. Sádaba, Matthias Zimmermann Lithographie Clemens Ragotzky (Directeur), Claudia Heis, Maximilian Kment, Karsten Lehmann Office Management Kristina Krizmanic Informatique Michael Thaler Abonnements et distribution Klaus Pleninger (Distribution), Peter Schiffer (Abonnements) Directeur de la publication Wolfgang Winter Siège de la rédaction Heinrich-Collin-Straße 1, A-1140 Wien Téléphone +43 (0)1 90221-28800 Fax +43 (0)1 90221-28809 Web www.redbulletin.com

Direction générale Red Bull Media House GmbH Oberst-Lepperdinger-Straße 11–15, A-5071 Wals bei Salzburg, FN 297115i, Landesgericht Salzburg, ATU63611700 Directeurs généraux Christopher Reindl, Andreas Gall

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THE RED BULLETIN France, ISSN 2225-4722 Country Editor Pierre-Henri Camy Country Coordinator Christine Vitel Traductions Étienne Bonamy, Susanne & Frédéric Fortas, Frédéric Pelatan, Claire Schieffer, Gwendolyn de Vries Editing ­Ioris Queyroi Country Product Manager Leila Domas Responsable de la publicité Cathy Martin, +33 (0)7 61 87 31 15 cathy.martin@fr.redbulletin.com Abonnements Prix : 12 €, 12 numéros/an, getredbulletin.com Siège de la rédaction 12 rue du Mail, 75002 Paris, +33 (0)1 40 13 57 00 Impression Prinovis Ltd. & Co. KG, 90471 Nuremberg Les journalistes de la SAS L’Équipe n’ont pas pris part à la réalisation de The Red Bulletin. La SAS L’Équipe n’est pas ­responsable des textes, photos, illustrations et dessins qui engagent la seule responsabilité des auteurs.

THE RED BULLETIN Afrique du Sud, ISSN 2079-4282 Country Editor Angus Powers Équipe éditoriale Nancy James (Chef de service), Davydd Chong (Chef de service adjoint) International Sales Management Lukas Scharmbacher Country Project & Ventes Andrew Gillett Sales Management Ryan Otto, ryan.otto@za.redbull.com Abonnements getredbulletin.com, subs@za.redbull.com Siège de la rédaction South Wing, Granger Bay Court, Beach Road, V&A Waterfront, Le Cap 8001, +27 (0)21 431 2100

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INSTANT MAGIQUE

« Dunker sur des

Ils sont 50 engagés sur le pont du BPC Mistral, un porte-hélicoptère de la Marine Nationale, lors de la finale France du Red Bull King of The Rock, tournoi unique de basket en un-contre-un. Dans cet effectif, des membres de la Marine, aussi basketteurs. Yannick Konso, vainqueur de cette compétition, défendra la France lors de la finale Monde du KOTR à Istanbul, le 29 août prochain.

Anjo Fudiela s’envole par-dessus quatre marins du BPC Mistral. Le playground du jour, du genre exceptionnel, est un bâtiment de 199 m de longueur. Show time !

HLENIE

TOULON, 4 JUILLET 2015

militaires, ça te colle une grosse pression ! »

THE RED BULLETIN NUMÉRO 46 PARAÎTRA LE 09 SEPTEMBRE 2015 98

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Consommations officielles pour l’Infiniti Q50 2,2d BVM Base/Sport exprimées en l/100 km : cycle mixte 4,4/4,5. Émissions de CO2 : 114/118 g/km.


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