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The Red Bulletin Avril 2015 - FR

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FRANCE

HORS DU COMMUN

LE PHÉNOMÈNE ROLAND SANDS

DU JAMAIS VU EN F1 Un pilote de 17 ans attaque la saison

Rencontre avec le préparateur moto favori des Ricains

GOTAGA

Dans la peau du boss français de Call of Duty

REDBULLETIN.COM

PCONTENUS L UINTERACTIFS S D SURE

MAGAZINE SPONSORISÉ AVRIL 2015

DOSSIER AUTOS

Elles ont fait sensation au salon de Genève

STEVE AOKI EN MODE CLUB AFFAIRES CHEZ LE DJ STAR CALIFORNIEN


» Portez un casque certifié et un équipement de protection complet : gants, blouson, pantalon et bottes » Toutes les scènes montrées sont réalisées par des professionnels sur routes fermées !

» NE PAS IMITER CETTE SCÈNE !

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Photo: R. Schedl

UNE TECHNOLOGIE INCOMPARABLE P

*Le véhicule montré peut être légèrement différent de la production de série et peut être équipé d’accessoires en option.

QUITTEZ L’ORDINAIRE ET DÉCOUVREZ L’EXTRAORDINAIRE !


THE RED BULLETIN

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LE POINT DE NON-RETOUR

La Colombie-Britannique est dotée d’une cascade de 35 mètres de haut, au débit de 3 000 m³ d’eau par minute. Aniol Serrasolses, kayakiste, s’y est jeté.

DYLAN DON (COVER), RAMONA ROSALES (COVER), ERIC PARKER/RED BULL CONTENT POOL, DAVID HARRY STEWART

L’EXCELLENCE Ce mois-ci, The Red Bulletin révèle deux ­couvertures. L’une est dédiée à Steve Aoki, dieu des clubs, DJ star et homme d’affaires ­avisé. Sur l’autre, le chanteur d’AWOLNATION, ­Aaron Bruno, venu parler de l’avant et de l’après Sail, méga hit qui a propulsé son groupe sur la scène mondiale. Nos autres guests avaient eux aussi l’étoffe des cover boys : ­Roland Sands, préparateur moto US du genre ­premium. ­Gotaga, un pro français redoutable sur le jeu v ­ idéo Call of Duty. Aussi, les pilotes du Red Bull Air Race, spectaculaire course ­aérienne qui reprend cette année. Aux platines, au garage, dans les airs ou le virtuel, ­l’excellence caractérise nos VIP hors du ­commun. Bonne lecture ! Votre rédaction THE RED BULLETIN

« C’est plus que piloter ; tu fais corps avec la machine » MR. MOTO, ROLAND SANDS, P.72

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AVRIL 2015

D’UN COUP D’AILES GALERIE 10 LES PHOTOS DU MOIS

BULLEVARD 17 ELLES CRÈVENT L’ÉCRAN Ces ­héroïnes de séries TV qu’on adore

REPORTAGES

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24 Aoki en club affaires

La fête est une entreprise sérieuse.

32 Keyhole

Le « trou de serrure », la cascade que seul Aniol Serrasolses a osé défier.

LES NUITS D’AOKI

40 Max Verstappen

Elles sont aussi festives côté club, que sont fructueuses ses journées côté business. Visite au DJ star, aux USA.

Le plus jeune des pilotes de F1 jamais engagés sur la grille de départ.

42 Mara Rooney

L’actrice américaine qui donne tout.

44 Toujours en mission

60

Le Français Gotaga est devenu un pro du jeu Call of Duty, en restant cool. … et leurs habiles manœuvres, en ­introduction au Red Bull Air Race.

60 Le secret de son succès

80 AWOLNATION, C’EST LUI

Derrière le méga hit Sail du groupe US AWOLNATION, un artiste entier, ­Aaron Bruno, a bâti une réussite mondiale.

COMME IRON MAN

Le flyboard est LA sensation aquatique, à tester d’urgence : nos bons plans du côté de Marseille. L’été sera propulsé !

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UNE COURSE TOUT LÀ-HAUT

6

66 Take 5

Sommet de ski freestyle backcountry aux Arcs avec le Red Bull Linecatcher.

72 Machines de rêve

On dit que Roland Sands prépare les motos les plus admirables au monde.

ACTION!

85 Le Red Bull Air Race, championnat du monde de course aérienne, revient en 2015. Présentation par ses top pilotes.

Vous connaissiez la chanson Sail, mettez un visage sur sa voix.

DANS LA FOULÉE DE RYAN

Pro sud-africain de l’ultra-trail, Ryan Sandes donne 10 conseils pour assurer lors du Wings For Life World Run.

80 81 82 83 84 85 86 89 94 98

VOYAGES  Flyboard à Marseille MATOS  Bruna y est très attaché MA VILLE  On file à Tunis ? MONTRES  Tag Heuer aime le carbone MUSIQUE  Noel Gallagher, pour de vrai WINGS FOR LIFE  Ryan Sandes au top JEUX VIDÉO  Deux roues sinon rien ! SPÉCIAL AUTOS Les belles de Genève SAVE THE DATE  Nos incontournables INSTANT MAGIQUE Un ouragan de fun

THE RED BULLETIN

ERIK VOAKE, CRAIG KOLESKY/RED BULL CONTENT POOL, BALAZS GARDI, FRANCOIS RIGAUD, RAMONA ROSALES

48 Les meilleurs pilotes...


Du clash

Du style

Tous les mardis Ă 20H45

Du lourd


CONTRIBUTEURS NOS ÉQUIPIERS D’AVRIL

« Pour conduire un deux-roues, il faut être en mesure d’en accepter les risques, et je pense qu’une large part de la population ne le peut pas » Dixit Roland Sands. Il sera à l’affiche du documentaire On any Sunday: The Next Chapter, dans plus de cent cinémas en France dès le 27 mars, après une avant-première à la Géode, à Paris, le 19 mars.

En garde ! Le ­photographe Dylan Don (à gauche) et Steve Aoki à L.A.

CHRIS PALMER

STEVE APPLEFORD

DAVID HARRY STEWART

L’auteur et journaliste américain est régulièrement mandaté par The Red Bulletin. Sa précédente mission eut lieu a Hawaï pour suivre l’entraînement de plongée d’une équipe d’e-gamers venus améliorer mental et concentration. Sa rencontre avec Aaron Bruno, le chanteur du groupe US AWOLNATION a lieu chez lui en Californie, à Los Angeles. « L’assurance de Bruno m’a positivement impressionné, explique Palmer. La force de sa musique vient de là. » Le créateur du hit planétaire Sail est à découvrir page 60.

Un journaliste musical habitué des pages du Los Angeles Times, des magazines Rolling Stone et GQ. Après ses séjours à Los Angeles et Las Vegas en compagnie du DJ Steve Aoki, page 24, il se remémore : « Vous avez intérêt à vous tenir prêts ! Il passe de sa chambre d’hôtel à sa cabine de DJ en un clin d’œil. De là, il mène la danse, et pas le temps de faire un break, Steve enchaîne en entartant son public et en ­l’arrosant de champagne, avant de terminer attablé au casino du MGM Grand, pour jouer au Black Jack. »

En tant qu’ingénieur et fan de sports mécaniques, le photographe David Harry Stewart s’impose naturellement pour tirer le portrait de Roland Sands, le roi des préparateurs sur la scène américaine des motos custom (page 72). Sands, qui compte Brad Pitt parmi ses clients, nous a emmenés sur sa BMW T9 pour r­ ouler sur un lit de rivière abandonné et bétonné à Los Angeles. ­Derrière son appareil photo, David Harry Stewart : « C’est la première fois que je vois quelqu’un d’aussi à l’aise sur une moto. »

BACKSTAGE

Shooting du mois

avec Dylan Don Photographe de mode, le Munichois sait aussi parfaitement y faire avec les divas du cinéma (on pense à Sienna Miller) et les footballeurs capricieux (Mario Balotelli). L’iconique DJ lui réserve quelques surprises : « Il sautait partout comme un ninja. J’ai eu du mal à le freiner sur le set », raconte Dylan.

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THE RED BULLETIN


C A STELLÓ N , E S PAG N E

RAIDE DINGUE DE RALLYE

SEBAS ROMERO/RED BULL CONTENT POOL

Depuis qu’il est passé du motocross au rallye-raid en 2011, l’Espagnol Joan Barreda est considéré comme la star montante de la discipline. En 2012, il remporte la Baja Aragón et le rallye des Pharaons. En janvier, il arrive au bout du Rallye Dakar dans le top 20. Le secret de ce pilote Honda de 32 ans ? « Un réglage minutieux : je passe mes vacances dans mon garage », s’amuse-t-il. hondaproracing.com Photo : Sebas Romero

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QUAND LE CIEL S’ANIME « Quand j’étais petit, j’étais fasciné par tout ce qui volait », raconte le Norvégien Jokke Sommer. Le wingsuit fut pour lui un plan de carrière l­ogique dans un pays réputé pour ses falaises à pic. Mais quid des étendues désertiques de Bahreïn, alors ? « Ma performance figurait au programme du show en marge d’une course automobile », explique Sommer. D’après notre photo, il s’est bien éclaté. jokkesommer.com Photo : Dan Vojtech

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DAN VOJTECH/RED BULL CONTENT POOL

MANAMA , BAH REÏ N


VI EN N E , AUTRI C H E

L’AUTRICHE ? C’EST RENVERSANT ! Au Vienna Air King, dix vététistes de classe mondiale se disputent le titre en dirt. Et se propulsent dans les airs devant l’hôtel de ville de Vienne sur trois énormes rampes de saut (à gauche, Antoine Bizet en front flip), sous les ovations de 50 000 spectateurs. Pour Brett Rheeder, le vainqueur de l’année précédente, c’est « un truc de fou » ! Vienna Air King 2015 : 11 & 12 avril 2015, place de l’hôtel de ville de Vienne. Programme : vienna-air-king.at Photo : Ale Di Lullo

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#MAKES YOU PIONEEr*

28 & 29 MaI, 2015

Hofburg, Vienne / AuTriCHe

Rejoignez 2500 inventeurs, hackers et anti-conformistes à la Hofburg à Vienne. Soyez parmi les premiers à voir le futur. #Pioneers15

*rapidement. en avant. Vers le futur.

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LIVESTREAM

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ELLES CRÈVENT ÉCRAN

LES

S E L L I FD E L A T É L É

S LLEURE L E S M E I D ’A L L U M E R S RAISON A TÉLÉ L

SOFÍA VERGARA

ATOUT CŒUR La sculpturale Colombienne de 42 ans embrasse le succès. Sur son bulletin de salaire, comme dans sa vie privée, il n’y a plus de place pour un zéro supplémentaire. On est sous le charme de son ­accent et de son talent. Voilà déjà six années que Sofía Vergara nous gratifie de ­répliques cultes dans le rôle de la jeune femme du ronchon Ed O’Neill dans la série ­comique Modern Family. D’après Forbes, elle était en 2014 l’actrice la mieux payée de la télé US. Et de loin. Le tableau ci-contre permet d’analyser le ratio audience/revenus pour six héroïnes stars des séries, selon le caractère comique ou dramatique de leurs shows. Le rire aurait-il aussi des vertus lucratives ?

LE RIRE RAPPORTE On aime les femmes qui ont de l’humour. COMÉDIES SOFÍA VERGARA Modern Family 9,8 M de fans

32,7 M € KALEY CUOCO The Big Bang Theory 15,76 M de fans

9,7 M € COBIE SMULDERS How I Met Your Mother 8,3 M de fans

8,8 M € Total : 51,2 M € 33,86 M de fans DRAMES MARISKA HARGITAY NY Unité Spéciale 10 M de fans

11,5 M € JULIANNA MARGULIES The Good Wife 10,8 M de fans

8,8 M € ELLEN POMPEO Grey’s Anatomy 8,4 M de fans

8,8 M € GETTY IMAGES

Total : 29,1 M € 29,2 M de fans

« Je remercie Dieu de m’avoir si bien dotée » SOFÍA VERGARA

VERDICT : Le rire est la meilleure des médecines. Fans et revenus confortables garantis.

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BULLEVARD ELLES CRÈVENT L’ÉCRAN

BLIND DATE

QUI SERA VOTRE ÉLUE ? Laquelle choisiriez-vous parmi ces trois héroïnes de séries TV ? Et, plus important encore, laquelle oseriez-vous accoster ? Parce que ces filles-là ne sont pas des anges.

DOMAINE :

la justice

LIEU DE ­R ÉSIDENCE  :

Chicago

Ces personnages de séries, femmes très occupées, ont-ils vraiment du temps pour une relation ? La réponse page suivante.

« Laissezmoi être votre frigo ouvert »

STYLE :

working-girl JE CHERCHE : un battant

J’AIME :

amis et manigances

SALAIRE CONVOITÉ : assez pour une pension

LES ENFANTS :

j’en ai deux SPORT :

le porter de classeurs

DOMAINE :

la sur vie

LIEU DE ­R ÉSIDENCE  :

sans domicile fixe

J’EXÈCRE : « Les CRÉTINS qui se payent une prostituée et arrivent à se faire prendre. »

« Plus fort que tous les autres ? Mon homme idéal »

STYLE :

militaire

JE CHERCHE :

un homme plein de vie

J’AIME :

les armes

SALAIRE CONVOITÉ : peu importe

LES ENFANTS :

ça me saoule SPORT :

la fuite le jogging

DOMAINE :

la gestion de crise LIEU DE ­R ÉSIDENCE  :

Washington

J’EXÈCRE : « Les INCAPABLES dont je me suis séparée pour toujours. »

« Celui qui me veut doit me mériter ! »

STYLE :

tendance JE CHERCHE : un homme cool

J’AIME :

l’ultraconfidentiel

SALAIRE CONVOITÉ : scandaleusement élevé

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LES ENFANTS :

c’est bon pour l’image SPORT :

développé-couché dans les parcs

J’EXÈCRE : « Les MENTEURS. Je ne supporte pas les hommes qui ­n’assument pas leurs erreurs. »

THE RED BULLETIN


L’épisode de Star Trek : Les Descendants (1968) ou la fin de l’amour platonique à la télé.

BULLEVARD ELLES CRÈVENT L’ÉCRAN

FILLES DE RÊVE, PAS COMMODES

BAD (BUT GOOD) GIRLS

Stars de séries, elles font peur aux hommes. C’est pour ça qu’ils les adorent. Ces héroïnes sortent enfin du moule de l’éternelle fille proprette du petit écran. Des vedettes d’un nouveau genre, au caractère bien trempé.

TÉLÉ « ÉDUCATIVE »

RÉTROSPECTIVE DU SEXY À LA TÉLÉ Le sexe dans les séries télé : qu’est-ce qu’on nous montre et depuis quand ? Du timide bisou au marathon des orgasmes sur petit écran. 1947 – 1950 Mary Kay and Johnny En couple hors plateau, et c’est seulement pour cette raison qu’ils peuvent partager le même lit dans la série.

1964 – 1972 Ma sorcière bien-aimée Samantha, la sorcière, a ensorcelé son mari, Jean-Pierre. Avec eux, le couple télévisuel devient moins prude. Magique.

1993 – 2005

DIETMAR KAINRATH GETTY IMAGES(2), DDP IMAGES(2), BBC, PICTUREDESK.COM, NETFLIX

Buffy contre les vampires Amours lesbiennes entre ­sorcières : Willow et Tara brisent un tabou. Il était temps !

Drôles de Dames Les plus sexy des héroïnes des seventies, aux mœurs très libres pour l’époque. Classiques et intemporelles.

1998 – 2004 Sex and the City Pour tout savoir sur les rencontres, les partenaires multiples, le safe sex, et les chaussures bien sûr. Une révolution.

depuis 2013 Masters of Sex Les premières recherches ­sérieuses sur le sexe remontent aux années 50. Et il y a déjà une série sur le sujet.

1999 – 2000 Queer as Folk Premier épisode : première scène homosexuelle hot ­diffusée à la télévision ­européenne.

depuis 2011

2007 – 2012

Game of Thrones À peine cinq minutes et on voit une fille nue. Du sulfureux, avec l’un des castings les plus sexy du petit écran.

Gossip Girl Une partie à trois, certains trouvent cela plutôt sympa. Pour les séries télévisées, c’est une grande première.

Masters of Sex : plus d’argent pour la recherche ! THE RED BULLETIN

1966 – 1969 Star Trek En 1968, premier baiser entre un Blanc et une Noire à la télé américaine. Bravo au lieutenant Uhura et au Captain Kirk.

EVA GREEN Elle, on l’adore, même en voyante mystérieuse et ­glaçante dans ­Penny Dreadful. Quels yeux !

1976 – 1981

NYPD Blue De vraies poitrines, et de vraies fesses d’hommes ! Nues. Peutêtre l’une des raisons du succès de cette série policière.

1997 – 2003

TATJANA MASLANY Pour être encore plus présente à l’écran, elle s’est faite cloner. Dans Orphan Black, elle cherche le secret de ses origines.

TAYLOR SCHILLING Dans Orange Is the New Black, elle nous prouve qu’une blanche ­colombe sait se faire respecter en prison.

CAN TALK Quand je ne bois rien, je deviens automatiquement plus féminine !

Game of Thrones : Emmanuelle sauce médiévale.

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BULLEVARD ELLES CRÈVENT L’ÉCRAN

QUELQUES ANNÉES PLUS TARD

SIGNÉ KAINRATH

LA VIE A PLUSIEURS SAISONS

LE DÉTECTIVE

Pour ces trois actrices, un personnage de série est devenu le rôle de leur vie. Et une génération après, ce rôle – pour deux d’entre elles – a aussi marqué la fin de leur carrière télévisée. Q u e s o n t- e l l e s d e v e n u e s ? GILLIAN ANDERSON De X-Files à The Fall­, en passant par ­Hannibal, l’agent Scully reste un ­mystère dans l’univers du petit écran.

Le premier soupçon

ANDREA ELSON Dans le rôle de Lynn Tanner, elle hébergeait Alf, un martien poilu. Aujourd’hui, elle donne des cours de yoga en Californie.

Le coupable

Solution : vous tentez l’aventure avec…

JULIANNA MARGULIES Dans The Good Wife, l’avocate exemplaire Alicia Florrick se bat contre un mari aussi ­charmant que le Code pénal.

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CHRISTIAN ­SERRATOS Aussi géniale que désinvolte dans The Walking Dead, l’experte en survie Rosita Espinosa ­s’assure que les zombies suivent leur régime à la lettre.

KERRY WASHINGTON Elle cherche les problèmes. Dans Scandal, Olivia Pope, ­avocate médiatrice, ­ résout toutes les situations de crise.

THE RED BULLETIN

PICTUREDESK.COM, LAIF, WARNER, INSTAGRAM, ABC(2), CBS, PICTUREDESK.COM

La star des Années coup de cœur écrit aujourd’hui des livres de maths pour les filles. Comme Winnie dans la série.

DIETMAR KAINRATH

DANICA MCKELLAR


LES MARRANTES

POURQUOI PAS VOUS ?

« Aujourd’hui, les meilleurs auteurs signent des épisodes de série TV. Une révolution. »

Ces filles-là, c’est du top niveau. Mais leurs mecs, incroyablement normaux, pourraient bien en être la preuve vivante : nous aussi, on a peut-être nos chances.

Son personnage

La femme

SOFIE GRÅBØL, STAR DE FORTITUD­E, LA SÉRIE DE SKY EN 12 ÉPISODES

Ses qualités *

JESSICA « JESS » DAY de New Girl, une jeune prof en plein chagrin d’amour et sans projet d’avenir. La coloc la plus déjantée depuis Phoebe dans Friends.

Top réplique

« On pourrait pas juste s’envoyer en l’air, là ? »

Votre rival ** NICK. Le coloc. Il a arrêté ses études. ** Quittez votre job et elle est à vous.

ZOOEY DESCHANEL

JAKE JOHNSON Avec MAX BLACK de 2 Broke Girls le monde des séries a trouvé la serveuse la plus généreuse depuis que la tasse à café existe. Forte et douce à la fois.

« Tu n’es pas une m ­ auvaise mère. Je m’y connais en mauvaises mères. Je sors de l’une d’entre elles. »

JOHNNY. Barman, artiste. N’est presque jamais avec Max. ** Montrez-lui ce qu’est la persévérance.

KAT DENNINGS

NICK ZANO PENNY, la voisine de ­Sheldon et Leonard dans The  Big Bang Theory, la plus adorable des tentations depuis l’apparition de la physique expérimentale.

« Je suis végétarienne. Sauf pour le ­p oisson et les steaks . J’adore les steaks. »

SKY VISION, FOX(4), WARNER BROS. TELEVISION(4), CBS BROADCASTING(2), PICTUREDESK.COM (2)

KALEY CUOCO

LEONARD. Surdoué et naïf. ** Sois plus malin que lui : invite-la à participer à une petite expérience. JOHNNY GALECKI

GLORIA PRITCHETT, épouse bouillonnante et mère aux méthodes d’éducation particulières. Pour elle, on voudrait tous faire partie de Moder­n Family.

« Tu es son père. Tu es le vent dans son dos, pas le ­c rachat sur son ­v isage. »

JAY. Le mari de Gloria, cynique, avec un petit côté « sugar daddy ». ** Accompagne-la à l’Église. Et prie !

SOFÍA VERGARA

ED O’NEILL

« Il a juste besoin de sexe – je déconne. Juste d’une petite ­b ranlette. Je redéconne. Ted est plutôt nichons. »

ROBIN SCHERBATSKY de How I Met Your Mother, présentatrice TV et Canadienne. Elle adore le hockey, les armes et le scotch. Et les blagues pourries.

TED MOSBY. Architecte (raté), le grand amour de Robin. ** Monte la confrérie du sirop d’érable avec elle ! JOSH RADNOR

COBY SMULDERS LESLIE KNOPE, directrice adjointe du bureau parcs et loisirs dans Parks and ­Recreation, politicienne ambitieuse, elle ferait une excellente vice-présidente.

« Ben, tu as le cœur sur la main. Et tes fesses ne sont pas mal non plus. »

ADAM SCOTT

AMY POEHLER * Symboles THE RED BULLETIN

BEN WYATT. Expert-comptable et banqueroutier. ** Faites-lui passer un audit et embarquez la fille.

sexy

party-girl

chipie

pote

futée

** Et comment vous en débarrasser

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BULLEVARD ELLES CRÈVENT L’ÉCRAN

VENUES D’AILLEURS

MISS UNIVERS Si les « femmes » extraterrestres leur ressemblent, vivement les voyages dans l’espace. Elles viennent d’étoiles inconnues et de galaxies lointaines. Leur anatomie est extraterrestre. La seule chose qu’elles ont en ­commun avec la femme humaine, c’est leur intérêt pour les hommes : elles aussi souhaitent notre amour. Ou notre mort. Ces filles venues d’ailleurs participent au culte voué aux séries de SF !

NUMÉRO SIX La Cylon h ­ umanoïde de Battle­star G ­ alactica est très belle et aussi très croyante.

SEVEN OF NINE La pulpeuse drone Borg de Star Trek: ­Voyager. Son plat ­favori ? La tarte à la fraise.

PA’U ZOTOH ZHAAN La Delvienne de ­Farscape est d’origine végétale. Une bonne ­raison d’arrêter la viande.

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THE KOBAL COLLECTION(2), BEN MARK HOLZBERG/SYFY, CBS

STAHMA TARR La Castithan de ­Defiance, aussi intelligente que dangereuse.


BULLEVARD ELLES CRÈVENT L’ÉCRAN

LES REINES DU PETIT ÉCRAN

CES FILLES-LÀ JOUENT AVEC NOUS

Elles ont conquis nos cœurs et les chaînes de télévision. Tirez une carte et découvrez vos fantasmes les plus noirs ! MANA

MANA

MANA

MANA

Reine des dragons

Reine des reines

Reine blanche

Reine d’Écosse

APPELLEZ UN DRAGON + 5 points en ATTAQUE. Ne tremblez pas si vous embrassez la fille !

LA RIPOSTE EST VOTRE ARME + 2 points en ATTAQUE. Pour faire taire n’importe qui, il suffit d’un baiser.

MANIGANCEZ UNE INTRIGUE − 2 points de VIE pour tous vos adversaires. Tenez vous sur vos gardes.

BONUS DE TOLÉRANCE Augmentez votre FORCE avec une héroïne de votre choix ! La victoire est à vous.

ATTAQUE

VIE

EMILIA CLARKE Ce que Daenerys Targaryen, la mère des dragons dans Game of Thrones, nous apprend : vous aimez jouer avec le feu mais aspirez à la sécurité.

ATTAQUE

VIE

LEAH REMINI Ce que Carrie Heffernan, la femme de Doug dans la série King of Queens, nous révèle : vous jouez les machos, mais vous appréciez les compliments.

ATTAQUE

VIE

REBECCA FERGUSON Elisabeth I, reine d’Angleterre dans la série de la BBC The White Queen : vous craquez sur les femmes froides. Celles que vous pouvez sauver.

ATTAQUE

VIE

ADELAIDE KANE Marie Stuart, reine d’Écosse dans la série américaine Reign : Le Destin d’une reine : vous aimez les histoires arrangées.

L’hôpital de vos rêves

Je suis le Dr. Elliot Reid, endocrinologue, et pro des jeux de rôles sexy.

HBO, GETTY IMAGES, COMPANY PICTURES, DDP IMAGES

TOM MACKINGER

Un cas intéressant ! Meredith Grey, spécialiste en anatomie.

Le pire des scénarios... suivi par le meilleur. Vous vous réveillez dans un hôpital après avoir eu un accident. Et c’est cette équipe-là qui s’occupe de vous !

Collez votre photo ici, petit veinard !

Bonjour vous ! Je suis le Dr. Addison. Je suis chargée de faire ­grimper votre rythme cardiaque.

THE RED BULLETIN

Je vous jure que je suis médecin. Dr. Zoe Hart… On vous croit.

Hello ! Appelez-moi « Numéro treize ». Je privilégie des méthodes créatives.

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L’A m é r icain Steve Aoki, DJ consacré à 37 a n s et p at ro n d u label Dim Mak, est un ho mme d ’affaires re d outable. The Red Bulletin l ’a s uivi d e Los A ngeles où il v it, à Las Ve g a s p o u r u n sh ow XXL dont il a le secret. PHOTOS : DY L A N DON P O R T R A I T S , ER IK VOA K E R E P O R TA G E T E X T E : ST E V E A PPL EFOR D

Dans une suite de Las Vegas, ville du Nevada où il est DJ résident, Aoki travaille à son nouvel album, Neon Futures, Vol. 2. TK TK, son bouledogue français, manifeste son approbation.

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AOKI EN CLUB AFFAIRES


« QUAND JE PARLE BUSINESS, JE NE PENSE QU’À ÇA : “STRATÉGIE, ­D ÉVELOPPEMENT  ! ”  AU DÉBUT, IL N’Y AVAIT AUCUN PLAN » Aoki fonde son label Dim Mak Records en 1996, avant même d’être diplômé. En 2014, il a déjà édité près de 500 albums .

Aoki est perpétuellement en ­vadrouille : il passe plus de 300 jours sur la route. « C’est une éponge, explique Bryan Linares, directeur marketing chez Dim Mak. Il voyage beaucoup et je pense que c’est le directeur artistique en lui. Il est toujours sur son prochain coup. »

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O n approche les 1 heure du matin à Vegas. Dans sa suite luxueuse du MGM Grand, les yeux rivés sur son ordinateur, Steve Aoki fait défiler des centaines de pistes audio. Il prépare une programmation ­survitaminée pour une longue nuit, remplie de champagne, de jets de fumées et de gâteaux glacés à la vanille. « Je vais passer tout ce bordel ce soir », promet Aoki, surexcité. L’Américain de 37 ans bondit et brandit ses poings au milieu des amis et du staff qui l’entourent. Tout le monde attend de rejoindre le Hakkasan, le club de l’hôtel. Il hurle : « Je suis électrique ! » Tee-shirt à manches longues, jeans bleu et baskets brillantes, il est en tenue de travail. Deux gardes du corps bodybuildés ouvrent la voie au DJ dans le dédale des couloirs du casino. Direction le club et sa cabine, après avoir traversé les salles de jeux et leurs centaines d’accros. Le Hakkasan est un lieu de fête incroyable et le repaire des superstars des platines, comme Calvin Harris et Tiësto, dont les noms brillent sur la façade du MGM en aussi grosses lettres que celui du club. Ce dernier, où Aoki est DJ résident depuis avril 2013, ne représente qu’une part minime de son activité. Modelé par la scène punk de Los Angeles autant que par le succès de sa maison de disques Dim Mak Records, Aoki détonne dans le monde parfois lisse des DJ’s. C’est dans la façon dont il gère efficacement son image et ses affaires qu’on comprend qu’il est armé pour durer. 28

Ces derniers mois, Aoki a consacré du temps à terminer la production de Neon Future, Vol. 2. Un album qui fait côtoyer rythmes et ambiances différentes et invite des pointures comme Snoop Dogg, Linkin Park ou Rivers Cuomo de Weezer. Sur scène, maintenant, le DJ reprend vie. À l’intérieur d’Hakkasan, Aoki déclenche un ouragan de sons dance. Dont un mix de tubes rock des années 90 de Nirvana et Oasis avec son Born to Get Wild créé l’an passé avec Will.i.am sur Neon Future, Vol. 1. Sous les stucs d’un décor chic et chinois et un déluge de lumières, le dancefloor est en fusion. Une fan se glisse jusqu’au DJ, tendant son smartphone à bout de bras. Sur l’écran, elle a écrit : « Je t’aime… Un selfie ? » Pas le moment pour Aoki de s’arrêter pour une photo. Tous les danseurs hurlent dans sa direction : « Une part ! Une part ! » Derrière lui, dans la ­cabine, six grands gâteaux blancs viennent d’être livrés. Ces dernières ­années, ils sont devenus sa marque de ­fabrique. Sur chacun, il est écrit « Dim

ÉLEVÉ DANS UN QUARTIER CHIC EN CALIFORNIE, STEVE S’IMMERGE DANS L’UNIVERS STRAIGHT EDGE ET SES PRÉCEPTES D’ABSTINENCE


EN 2014, STEVE AOKI REJOINT LE CLASSEMENT DU MAGAZINE FORBES DES DJ’S LES MIEUX PAYÉS AU MONDE : 23 MILLIONS DE DOLLARS ANNUELS

Le club Hakkasan de Las Vegas est le foyer de DJ’s stars comme Tiësto ou David Guetta. Aoki y est en résidence depuis 2013. « Ce qui me divertit est aussi ce qui me fait vivre, déclare Aoki. Ces deux ­domaines se ­recoupent ­naturellement.  »

Mak » avec un glaçage bleu. Mais, le pâtissier a écrit « Dim Mack » et le manager d’Aoki s’efforce d’effacer ce C qui n’a pas sa place. Il n’y a pas d’heure pour penser au business. Qui se rendra compte de la faute d’orthographe quand les parts de gâteau seront balancées aux fans ? Dans la foule agglutinée à ses pieds, Aoki aperçoit un gars assis sur les épaules de son pote. Il a reçu le gâteau en pleine figure et on dirait qu’il porte un casque blanc sur la tête. La situation le fait marrer, pas question de se nettoyer. Les virtuoses des platines viennent de connaître une décennie extraordinaire. La dance music a consacré des personnalités comme Calvin Harris, David Guetta ou Aoki, devenues de véritables marques avec des tournées mondiales et des ­cachets exorbitants. L’an dernier, Aoki s’invitait pour la première fois dans le classement du magazine Forbes des DJ’s les mieux payés au monde : 23 millions de dollars annuels (20,5 M€) pour le natif de ­Miami. Les raisons de sa réussite ­dépassent largement ses seules prestations de DJ. C’est là qu’Aoki fait la différence. « Mon plaisir vient essentiellement du business. C’est dans mes gênes. » Il a été à bonne école. Son père, Rocky Aoki, a fondé Benihana, une célèbre chaîne de restaurants japonais teppanyaki. As du marketing, ce dernier sait mettre en scène tout ce qu’il conçoit. Comme l’expédition qui lui permet en 1981 d’être le ­premier avec son équipage à traverser en ballon le Pacifique d’ouest en est. Aoki père adore les bateaux, les voitures de sport et les toiles d’Andy Warhol, mais n’a jamais gâté son fils. Élevé à Newport Beach, un quartier chic en Californie, Steve Aoki s’immerge dans l’univers straight edge et ses préceptes d’abstinence. Tour à tour, il est membre de ­plusieurs groupes de punk hardcore et apprend sur le terrain tout de la vie et du business. Il n’est pas encore question d’argent, il n’y en a pas. Steve ­organise et donne des concerts dans des sous-sols, devant quelques dizaines de spectateurs. Le côté anarchique de ces ­soirées et l’hystérie des chanteurs au plus près du public lui vont à merveille. Étudiant à Santa ­Barbara, Aoki n’a que 19 ans quand il fonde le label Dim Mak dans son appartement. Lui et trois copains mettent en commun quelques ­centaines de dollars. Son père ne verse pas un seul cent. « Il voulait que j’apprenne à me débrouiller seul », déclare Steve aujourd’hui. Le jeune homme veut se prouver qu’il peut réussir sans l’aide paternelle. « Son père était un gars à l’ancienne, raconte Matt Colon, son manager de longue date. Steve, lui, a ­étudié le 29


LA DANCE MUSIC A CONSACRÉ DES PERSONNALITÉS COMME CALVIN HARRIS, DAVID GUETTA OU AOKI, DEVENUES DE VÉRITABLES MARQUES f­ éminisme, est végétalien et a même créé une antenne du Parti communiste à Santa Barbara. » Le groupe The Skills sera l’une des premières découvertes du label Dim Mak, avant de se lancer aux États-Unis le quatuor rock anglais Bloc Party. Son intuition et ses compétences s’étoffent, et les soirées Dim Mak à Hollywood sont très attendues. « Elles étaient le meilleur endroit pour lancer tranquillement des groupes », se souvient Colon, alors ­directeur marketing du magazine spécialisé BPM. Dans ces soirées, Aoki se fait la main comme DJ, et se surnomme pour rire « Kid Millionnaire ». Mais à l’époque, il roule encore dans sa vieille Isuzu. Aoki a vu des labels concurrents, plus gros que le sien, décliner pour s’être spécialisés dans un seul style. Lui, depuis 2008, a fait évoluer les productions de son label vers les univers bigarrés de la dance, du dubstep, de l’électro. Et ça marche. Depuis l’an passé, Dim Mak a produit 500 albums. La règle de la maison, c’est de ne signer que « des gens que l’on s’arrache et qui donnent le meilleur d’eux-mêmes », commente Aoki qui leur demande d’être en permanence à la recherche de nouvelles sonorités. C’est lui qui donne le ton avec cette insatiable ­curiosité qui le conduit 300 jours par an en voyage d’affaires. « C’est une éponge, ajoute Linares. Il est tout le temps en ­déplacement. Toujours en quête de quelque chose de nouveau. » Aoki : « ­Maintenant quand je parle business, je ne pense qu’à ça : “Quelle stratégie ? Quel développement ?” Au début, il n’y avait aucune stratégie. »

Aoki devient DJ alors qu’il organise les très branchées Dim Mak Tuesday’s parties à Hollywood, tremplins de jeunes groupes bourrés de talent.


S Aoki a brisé les codes du DJ set dès le départ, en se jettant dans la foule sur des radeaux gonflables avant d’ajouter le lancer de gâteaux dans son répertoire de jeux de scène. Pour rester focus, il évite l’alcool et pratique le snowboard et le base-jump dès qu’il le peut.

on dernier album témoigne quant à lui de l’évolution créative d’Aoki. Neon Futures Vol. 1, sorti à l’automne 2013, offrait l’ambiance d’une soirée déjantée. Avec ce Vol. 2, Aoki ajoute des airs de ballades et même quelques larmes. Home We’ll Go mêle un son électronique aux nuances acoustiques du groupe rock canadien Walk off the Earth, comme si Mumford & Sons tapait le bœuf avec les Daft Punk. « La principale différence de cet album, c’est la charge émotionnelle un peu plus sombre, plus profonde. J’ai voulu mettre les gens dans l’ambiance festive de Neon Future et les rendre heureux. Une fois qu’ils y sont, ils se lâchent. » Quelques jours après cette nuit au Hakkasan, Aoki est de retour dans le centre de Los Angeles pour une longue journée de réunions avec son staff, au siège de Dim Mak. Le lendemain, il s’envole en Inde pour plusieurs shows. Dans ses bureaux de Beverly Hills, Aoki rencontre les organisateurs de l’événement Air + Style, en compagnie du snowboardeur vedette Shaun White. Le projet tient à la fois du festival de Coachella et des X-Games, une journée de sports d’hiver et de concerts à Los Angeles, avec Aoki aux platines. Ils lui proposent de s’installer à 50 mètres de hauteur, au sommet de l’impressionnante rampe verglacée qui dominera le Rose Bowl Stadium. Le DJ regarde en silence le plan sur le bureau, et écoute les conversations. Puis il se rend sur le balcon, perché à 15 mètres au-dessus de Wilshire Boulevard. La rampe devrait faire plus de trois fois cette hauteur. « 50 mètres ?, questionne Aoki, amusé. Personne ne va pouvoir me voir d’en bas. » Snowboardeur enthousiaste et base-jumper néophyte, Aoki a l’habitude des sensations fortes. Mais la scène a ses exigences. Le DJ va avoir besoin de bien plus que les caméras de la télé pour offrir une prestation à la

Le groupe Autoerotique sort en 2011 un clip dans lequel on voit des gâteaux exploser au ralenti. C’est de là qu’Aoki tient l’idée d’entarter son public.

­ auteur. Il file ensuite dans le bureau de h ­Colon qui l’informe de la marche à suivre pour récupérer les morceaux validés pour le nouvel album. Certaines autorisations mettent du temps à arriver, dont celle pour le titre folk Home We’ll Go. Un mélange de frustration et de lassitude barre le visage d’Aoki. « La paperasserie, c’est ce qui fout en l’air ces moments magiques de création, et l’ensemble du planning. » L’après-midi touche à sa fin, la fatigue se fait sentir. Steve peine à garder les yeux ouverts. Il commence à se mettre en boule dans le canapé du bureau. Dans peu de temps, un chauffeur va venir le chercher. Puis le boulot sur Vol.2 reprendra. « Si j’arrive à tout faire, je pourrai m’offrir un break pour aller faire du snowboard », ­espère-t-il un peu fataliste, puis se marre. Derrière ses platines ce samedi soir au Hakkasan, les réunions et le business sont oubliés. Outre sa réussite en tant que ­patron de label et la promotion de son image, ce soir, c’est dans cette cabine qu’il s’éclate. Libre. Dans la nuit de Las Vegas, deux canons crachent des flots de fumée sur le dancefloor. On est loin des livres de compte. Aoki bondit sur le devant de la scène et à l’aide de ventilateurs fait surfer des canoës gonflables sur la foule. Puis, débouche des bouteilles de champagne et arrose les premiers rangs. Ce genre de prestations très « show off » peut déplaire, Aoki s’en moque. À la fin de ses trois heures de show, le club s’est désempli. Ne restent que les plus résistants. Il leur lance : « Vous avez envie d’aller dormir ? » Et confie, en regardant les derniers danseurs : « J’aime mon public, je fais ça pour lui. » Un Tweet au chef pâtissier : @steveaoki steveaoki.com

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Le point de

NON-RET Aniol Serrasolses est né dans une ville appelée Cascade et c’est dans un village du nom de Chance qu’il a trouvé le bonheur. Aujourd’hui, il descend des chutes d’eau en kayak. Et il ne pourrait pas être plus heureux. Son dernier projet : une chute de 35 m à Keyhole Falls, sud de la Colombie-Britannique.

Aniol Serrasolses, 23 ans, kayakiste de ­l’extrême (cicontre). Son passe-temps favori : faire du kayak là où personne d’autre ne le peut.

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Texte : Alexander Lisetz


OUR


Pendant les six meilleurs mois de sa vie, Aniol Serrasolses n’a dépensé que 400 euros. Il s’est nourri d’un sac de pommes de terre et d’un peu de riz, il a rencontré quatre personnes et a passé douze heures par jour dans son kayak. « J’étais fauché, mais j’étais heureux », raconte-t-il. Pour cet ­Espagnol de 23 ans, le bonheur se mesure en coups de pagaie et en mètres cubes par seconde. Il a 12 ans quand il fait du kayak pour la première fois. À 17 ans, il quitte son job payé 23 euros par jour dans une usine de ­textile pour avoir plus de temps à consacrer au kayak. En 2011, à 20 ans, il remporte un prix de 400 euros au Whitewater Grand Prix, les X Games des kayakistes. Ces 400 euros ont financé la période qu’il a passée en ermite le long de la rivière des Outaouais au Canada. « En fait, déclare Aniol ­Serrasolses, dans la vie, on n’a besoin que d’une seule chose pour être heureux : une passion qui nous fait vraiment vibrer. » Cette passion, Serrasolses l’a trouvée. « Je préférerais encore renoncer à faire l’amour pour toujours plutôt que d’abandonner le kayak. » Serrasolses est déjà une légende dans le ­milieu. « Il est le seul que je connaisse à prendre des lignes aussi radicales », déclare ­Patrick Camblin, l’organisateur du Whitewater Grand Prix. Camblin sait de quoi il parle : cet événement fait se mesurer les kayakistes les plus talentueux et les plus casse-cou du monde. Serrasolses est né à Salt (« cascade » en espagnol), dans le nord de la Catalogne, et il a grandi à 150 kilomètres de là, à Sort (« chance »), haut-lieu des sports en eaux vives. Un sacré bon présage. Depuis qu’Aniol fait partie des meilleurs kayakistes au monde, il y a une 34

chose qu’il aime encore plus que faire du kayak : en faire là où personne d’autre ne le peut. Sa spécialité ? Les descentes ­extrêmes sur d’immenses chutes d’eau. Son dernier projet est l’un des plus dingues qui soient : se rendre en Colombie-Britannique, Canada, et se jeter du haut de la chute de Keyhole, sur la rivière Lillooet. « Depuis que j’ai vu cette cascade en photo, je voulais la descendre en kayak. » La chute de Keyhole, ce sont 35 mètres de haut – soit plus de dix étages – et, dans ses jours calmes, un débit de 3 000 m³ d’eau par ­minute qui traverse une étroite crevasse en « trou de serrure ». Et pour ne rien arranger, elle est si difficile à atteindre qu’y monter est déjà une entreprise risquée en soi. Pour une descente comme celle de la chute de Keyhole, il faut 50 % de courage et 50 % de technique. « Le courage, on en a besoin pour faire avancer le kayak jusqu’au bord, explique Aniol Serrasolses, et la technique, c’est pour arriver en bas en vie. » Les éléments clés de l’art de la survie : étudier la ­cascade pour déterminer la ligne parfaite et le point d’atterrissage le plus sûr. Miser sur une approche lente pour que le kayak reste bien dans l’eau et suive le courant et pour éviter ainsi de décoller et d’atterrir à plat. Adopter la bonne posture et faire d’ultimes ajustements dans l’angle de chute pendant la descente. Jeter la pagaie et plonger tout droit au point le plus profond de la vasque naturelle. « Le meilleur moment, ­raconte Serrasolses, c’est le point de non-retour au bord, impossible de changer d’avis et de reculer. À ce moment-là, je pourrais exploser de joie et hurler de bonheur. Mais je dois rester concentré. » La suite du programme pour Serrasolses ? Des projets en Russie et au Pakistan, et peutêtre bien un record du monde. Est-ce qu’il lui arrive d’avoir peur ? « Oui, bien sûr. Mais si tes rêves ne te font pas peur, c’est qu’ils manquent d’audace. »


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Le ministère du tourisme canadien ayant omis de construire une confortable passerelle sur le Lillooet, Aniol Serrasolses a dû faire face à quelques petites difficultés pour ­accéder à la rivière (à gauche). Il s’élance vers son deuxième saut d’essai sur la Stikine (en bas à droite).


Serrasolses a fait 35 tours d’entraînement dans le canyon d’Ashlu Box, idéal pour se préparer pour le jour J : la chute de Keyhole.

« E N FAIT, DÉCLARE ANIOL SERRASOLSES, DANS LA VIE, ON N’A BESOIN QUE D’UNE SEULE CHOSE POUR ÊTRE HEUREUX : UNE PASSION QUI NOUS FAIT VRAIMENT VIBRER »


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Juste avant d’arriver au bord de la chute de Keyhole, Serrasolses ralentit avec le kayak et se concentre pour adopter la bonne posture. C’est le point de non-­ retour (en bas à gauche).

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Le « trou de serrure », un débit de 3 000 m³ d’eau par minute. ­Serrasolses ne doit rien laisser passer pour survivre à cette chute de 35 mètres. « Il faut accepter d’être à la merci de l’eau, ne pas lutter contre sa puissance. »

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DEPUIS QUE SERRASOLSES FAIT PARTIE DES MEILLEURS KAYAKISTES AU MONDE, IL Y A UNE CHOSE QU’IL AIME ENCORE PLUS QUE FAIRE DU KAYAK : EN FAIRE LÀ OÙ PERSONNE D’AUTRE NE LE PEUT


De l’obscurité du canyon à la ­lumière de la vallée de Lillooet : un Aniol heureux, quelques ­secondes après avoir réussi ce projet, peut-être le plus fou de toute sa carrière. Il est le ­premier homme à avoir dévalé la chute de Keyhole en kayak.


« 17 ans, ce n’est pas trop jeune pour la Formule 1, Max Verstappen ? » Pour ses débuts en Formule 1, le Néerlandais va établir un premier record... Et ce ne sera pas le dernier, nous assure-t-il.

the red bulletin : À l’âge où d’autres révisent leur bac, toi, tu démarres en Formule 1. Es-tu bien certain de ta décision ? Max Verstappen : Oh oui. J’en ai les ­capacités, et la volonté. Je veux être pilote de F1 depuis mes 4 ans, alors quand ­l’occasion s’est présentée, je l’ai saisie. Le président de la FIA (Fédération ­internationale de l’automobile, ndlr), Jean Todt, te trouve trop jeune. On va d’ailleurs exiger, à l’avenir, l’âge minimum de 18 ans pour entrer en F1. Une « Loi Verstappen », en somme ? Et alors ? Bon, ça fait de moi le plus jeune pilote de l’Histoire de la F1, voilà. Ça sera mon premier record, et pas le dernier, j’espère ! Qu’aurais-tu fait si tu n’avais pas pu ­aller en F1 cette année ? J’aurais fait un an en GP2 ou en Formule Renault 3,5. Mais pour moi, cela aurait représenté une perte de temps. Comment est venue cette offre ? J’étais à Graz, en Autriche, dans le bureau d’Helmut Marko (ancien pilote en charge du recrutement des jeunes pilotes pour Red Bull, ndlr). Il m’a proposé de m’engager, et j’ai dit oui. Je le voyais un peu venir, mais ça a quand même été le choc. À qui as-tu annoncé en premier la bonne nouvelle ? J’ai appelé ma mère. Mon père se trouvait déjà à côté de moi. Ton père, Jos Verstappen, est connu dans le milieu de la F1 pour ses quelques 108 départs de GP. Mais c’est toute la famille Verstappen qui semble avoir le gène de la course auto. Ma mère était une excellente pilote de ­karting, ma sœur de 15 ans fait aussi 40

de la course. Et moi, depuis mon plus jeune âge, je n’ai qu’une idée en tête : ­devenir pilote de course. Pour suivre les traces de ton père ? Ça faisait partie de mon plan de carrière : profiter de son expérience pour progresser plus rapidement. Au début, je suivais ma scolarité dans le public, normalement, puis on a dû passer à l’école à domicile, car j’étais souvent en voyage. En fait, je suis professionnel depuis mes 12 ans, ce

« Je n’ai aucun problème de sommeil, mes batteries sont toujours à bloc » qui a ses bons et ses mauvais côtés. Ça ne t’a pas manqué, d’avoir une ­enfance « normale » ? Mon père était sévère et me répétait toujours qu’on n’atteint jamais la perfection, qu’il y a toujours moyen de s’améliorer. C’est ce qui m’a poussé à tout faire pour passer en F1, et devenir un jour champion du monde. Ton père t’a-t-il déjà dit qu’il était content de toi ? Oui, quand j’ai remporté les championnats du monde de karting. À ce stade-là, plus aucune critique n’était possible ! Tu étais courtisé par les plus grandes écuries. Pourquoi avoir choisi Toro Rosso ? Chez Red Bull, grâce au programme

junior, on a prouvé qu’on savait vraiment prendre les jeunes pilotes en charge et les porter vers le succès sur le long terme. Je pense évidemment à Sebastian Vettel, ­Daniel Ricciardo, Daniil Kvyat. Lors de tes premiers essais, tu avais l’air confiant et détendu. Ou était-ce juste une apparence ? Pourquoi stresser ? Je me trouvais là où je rêve d’être depuis toujours : assis au ­volant d’une voiture de F1. Aucune pression ? Non, j’étais bien préparé. La rude école paternelle a porté ses fruits. Ça fait quoi d’être au volant d’une ­voiture de F1 ? C’est le pied ! Qu’est-ce qui te fascine, dans ce sport ? L’équilibre entre montées d’adrénaline et travail de précision. Entre agressivité et mesure. Ta victoire, tu la vois comment ? Doubler tout le monde. Et gagner. Ton style de conduite ? Ça dépend du moment : agressif quand je dépasse, et tout en souplesse quand il s’agit d’épargner la pneumatique. Je ne m’enferme pas dans un seul style. Comment fais-tu pour faire redescendre l’adrénaline ? Je dors beaucoup. Je me suis même ­endormi dans les hangars de Toro Rosso, lors des tests de siège. C’est ma chance : je n’ai aucun problème de sommeil, du coup, mes batteries sont toujours ­chargées à bloc. Comptes-tu déménager à Monaco ? Non, nous restons en Belgique. Je suis ­encore mineur, après tout : même si je voulais, je ne pourrais pas. scuderiatororosso.com THE RED BULLETIN

PHILIP PLATZER/RED BULL CONTENT POOL

Entretien : Werner Jessner


Identité Max Emilian Verstappen Naissance Le 30 septembre 1997 à Hasselt (Belgique) Nationalité : Pays-Bas Palmarès Karting : Champion du monde 2013 Double champion d’Europe 3e place en F3 Europe (10 victoires – Record) Numéro 33

Max suit un programme de fitness ­rigoureux pour être au top pour la F1.


« Vous n’avez peur de rien, miss Mara ? » À 30 ans, l’actrice new-yorkaise Rooney Mara est une femme secrète et réservée. Mais en privé seulement. Pour notre plus grand plaisir.

Rooney Mara était encore étudiante en psycho quand sa carrière d’actrice a démarré. Une fois son diplôme en poche, le succès est venu très vite, avec en 2011 Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, de David Fincher, où son rôle de gothic girl écorchée vive lui vaut une nomination aux Oscars et son entrée dans la cour des grandes actrices d’Hollywood. Ont suivi plusieurs films comme Effets secondaires de Steven Soderbergh, Her de Spike Jonze, Carol (avec Cate Blanchett) et Trash (avec Martin Sheen). Son prochain rôle sera dans Pan aux côtés de Hugh ­Jackman cet été.

autres films avec le personnage de ­Lisbeth Salander. Ne vous réjouissez pas trop vite ! Il y a certes un scénario, excellent d’ailleurs, mais pas de projet de film en perspective, d’après ce que je sais. Dommage. On vous décrit comme discrète et réservée. À l’opposé de ce que vous montrez dans vos films. Je pense notamment aux scènes d’amour avec Catherine ZetaJones dans Effets secondaires ou avec Cate Blanchett dans Carol. C’est ce que j’aime dans ce métier : je peux me livrer, me défouler psychique-

the red bulletin : On ne peut pas dire que votre prestation dans Les hommes qui n’aimaient pas les femmes soit ­passée inaperçue : on vous y voit nue comme un ver, arborant moult ­tatouages et piercings bien placés... rooney mara : N’exagérez pas, seuls six piercings sont bien réels, les autres sont des faux ! Peu d’actrices auraient accepté une telle transformation physique. Bah, je me suis demandé quand j’aurais de nouveau l’occasion d’avoir des piercings aux seins. D’ailleurs, avec tous ces tatouages et ces piercings sur le corps, je me sentais moins nue : c’était comme un costume que je portais. Pardonnez-moi cette question indiscrète, mais l’avez-vous gardé, ce ­fameux piercing  ? Celui aux seins ? Votre indiscrétion est tout excusée, bien sûr. Mais je ne vous ­répondrai pas (sourire). Peut-être pourrons-nous bientôt vérifier par nous-mêmes : on annonce deux

« Dans le film Pan, vous aurez affaire à une guerrière. Alors tenez-vous à carreau ! »

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ment et physiquement, sans avoir l’impression que je me suis mise à nu, car tout cela reste cadré dans un rôle de cinéma. Ça ne vous a pas posé problème, ces scènes d’amour ? En quoi cela peut-il être un problème ? On embrasse une femme exactement comme un homme, cela ne fait aucune différence devant la caméra. Qu’y a-t-il de si embarrassant ? Pendant le tournage, il y a bien eu quelques personnes que cela troublait visiblement, mais tout le monde n’a pas la maturité nécessaire. Vous dégagez une telle sérénité. Rien ne vous énerve, dans votre job ?

Si. Qu’on n’ait jamais assez de temps pour soi. L’année dernière, avec les tournages de Carol puis de Pan, j’ai travaillé six mois d’affilée sans pause. Après, il m’a fallu me réhabituer à la vie normale, reprendre le contact avec la famille, les amis, payer mes factures, gérer un problème de fuite dans mon plafond. Ce genre de choses. Vous n’avez donc pas réglé vos factures ­pendant six mois… Elles ont été payées, mais mon courrier s’est accumulé jusqu’à former une ­véritable montagne de paperasse. Vous ne faites pas que des choses ennuyantes pendant votre temps libre : l’hiver dernier, vous étiez au Sud ­Soudan, un pays ravagé par une guerre civile qui a déjà fait plus de 10 000 morts. C’était moins dangereux qu’il n’y paraît. J’y étais non pas à titre personnel mais en tant qu’ambassadrice pour Oxfam, tout était donc très sécurisé. Sinon, je ne ­l’aurais pas fait. Les scènes de combat de Lisbeth Salander sont impressionnantes. Vous n’êtes pas du genre à vous laisser faire ? Lisbeth est une bagarreuse qui fonctionne à l’instinct, sans aucune technique. Pas très efficace pour moi ! Mais je me suis entraînée depuis : dans le film Pan, qui sort cet été, vous aurez affaire à une vraie guerrière, alors vous avez intérêt à vous tenir à carreau (rires) ! Vous n’avez peur de rien ? Si. J’ai peur de vous décevoir, tenez : mes craintes sont tellement banales. J’ai un système immunitaire en berne, le résultat d’années de prise d’antibiotiques quand j’étais enfant. Une petite grippe suffirait à me terrasser... que Dieu m’en préserve ! THE RED BULLETIN

THOMAS WHITESIDE/TRUNK ARCHIVE

Texte : Rüdiger Sturm


Identité Rooney Mara Naissance Le 17 avril 1985, à Bedford, New York Carnet personnel Rejeton de deux illustres ­familles du football américain : les Rooney fondèrent les Steelers de Pittsburgh, et les Mara les Giants de New York. Elle fut frustrée de son rôle dans le remake de Freddy – Les griffes de la Nuit (2010), au point de penser mettre fin à sa carrière. Elle est arrivée au casting du film Les hommes qui n’aimaient pas les femmes avec la gueule de bois. A une sœur, Kate, également actrice (journaliste et maîtresse de Kevin Spacey dans House of Cards).


Toujours en mission

Le Français Corentin Houssein, 21 ans, est l’un des rares professionnels au monde du jeu vidéo Call of Duty. Athlète 2.0, GOTAGA (son surnom) est une crème dans le réel, mais un « tueur » dans le virtuel. Texte : Pierre-Henri Camy Photo : Antoine Doyen

Dédier l’essentiel de ses journées, et nuits, à jouer à un jeu vidéo, voyager pour le plaisir du jeu et être payé pour cela... beaucoup en rêvent. Corentin le vit. C’est Call of Duty, jeu militaire de tir subjectif, vendu à plus de 20 millions d’exemplaires chaque année, qui a permis à Gotaga de devenir un professionnel. Rencontre avec un champion des jeux vidéo, véritable e-athlète, que les Américains appellent « The French Monster ». the red bulletin : Bonjour Corentin... pardon, Gotaga ! Peux-tu nous expliquer ce qu’est Call of Duty ? gotaga : Un First Person Shooter, jeu de tir à la première personne, dans un univers militaire futuriste, ou contemporain. Les personnages, équipements et environnements diffèrent selon les opus. Nous en sommes au 11e aujourd’hui. Je suis un joueur professionnel en compétitions. Elles ont lieu entre deux équipes de quatre joueurs, dans différents modes de 44

jeu : prendre un drapeau et le ramener dans son camp, des missions de destruction où une équipe attaque, et l’autre ­défend, etc. Quand as-tu commencé les jeux vidéo ? J’avais 10 ou 11 ans, j’ai débuté avec le jeu Dead or Alive. Je jouais 3 heures dans la semaine, puis Call of Duty 2 est arrivé... Je suis passé à 3 heures de jeu par jour ! Les jeux en réseau (via des connexions ­Internet, ndlr) se sont développés, et des équipes se sont formées. Un jour, un gars avec qui j’avais déjà joué en réseau manquait d’un quatrième homme pour une partie de CoD, et je l’ai remplacé. Ma « carrière » a vraiment démarré grâce à un chat MSN avec lui. Dès lors, tu t’investis de plus en plus dans Call of Duty, et tu constitues tes équipes… sans jamais rencontrer tes coéquipiers ! Exact ! Mais ça a changé avec mes ­premières LAN (local area network, ndlr), des tournois où les équipes s’affrontent en face-à-face, offline, dans la même pièce. THE RED BULLETIN


« Ma carrière a vraiment démarré grâce à un chat MSN »


« On joue jusque tard dans la nuit, cinq jours sur sept, voire plus »

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Je me souviens de la toute première, elle a eu lieu un cyber café, à Paris, avec mon équipe de l’époque, les Mythix. Est-ce que tu les avais déjà vus en vrai auparavant ? Non. C’était presque émouvant. On a perdu contre des Néerlandais, du coup, on a décidé de participer au plus de LAN possibles. Un jour, des Anglais, les APEX, m’ont contacté, et j’ai bougé partout en Europe avec eux pour des LAN. J’avais 15 ans. Il m’arrivait de louper les cours. Mes motifs d’absence n’étaient pas « compétition de jeux vidéo », c’était « maladie », ou autre. J’ai joué 6 mois avec les Anglais, puis je suis retourné chez les Mythix. Ta mère s’occupe de tes contrats aujourd’hui et suit de très près ta carrière, mais à cette époque-là, pas si lointaine,

tes parents étaient OK avec ce rythme ? Ils ont vu que c’était ma passion, que je voyageais. Ma mère n’a pratiquement jamais voyagé. Elle m’a soutenu. Au début, mes parents payaient mes déplacements, ils ne m’ont jamais bloqué. Quand t’es-tu rendu compte que le ­gaming pouvait devenir quelque chose de sérieux ? Quand le premier tournoi à un million de dollars de récompense a eu lieu, à Los ­Angeles. Je n’ai pas pu y participer car je n’étais pas majeur, à trois jours de l’événement. Les Mythix y sont allés sans moi. Ils ont terminé huitième, et se sont partagé 25 000 dollars. À ce moment-là, j’ai fait une pause de plusieurs mois, je ne ­touchais plus à ma console, c’était la ­démotivation complète... THE RED BULLETIN


« Tu peux jouer 7/7 jours, 24/24 heures, 365 jours par an à Call of Duty. Avec n’importe qui sur la planète. Il te suffit d’une connexion Internet »

« Sur ma chaîne YouTube, je suis passé de 5 000 à 200 000 abonnés en un an » THE RED BULLETIN

Puis tu t’es remotivé, et tu as participé à ce tournoi, et évolué jusqu’à devenir un professionnel de Call of Duty, grâce à tes gains, aux sponsors et aux bénéfices générés par ta chaîne YouTube avec plus de 800 000 abonnés. J’ai construit ma communauté grâce à elle. Ça a grossi très vite, de 5 000 abonnés je suis passé à 200 000 en même pas un an. Ça a été l’une des plus grosses progressions françaises sur YouTube. Au début, je me concentrais sur les cours, la compétition et YouTube, mais j’ai dû faire un choix, j’ai quitté les cours 5 mois avant de passer mon bac. Sur ma chaîne, j’ai mis en avant la compétition, ce qui était nouveau. Tu montres tes parties en direct, ou tu les enregistres, et tu les diffuses avec tes commentaires. Je me filme sur fond vert, je mets ma musique, je fais mes montages si besoin. Je peux par exemple proposer un best-of d’un tournoi avec mon équipe. Un peu comme le résumé d’un match de foot. J’ai fait 841 000 vues avec la vidéo d’un tournoi de 2012 avec mon équipe, Vitality, organisé par Activision et Game One. On gagne d’un kill , et à la fin on hurle, ce qui a beaucoup plu à mes abonnés. Parle-nous de Vitality justement, quand est née cette équipe parmi les plus ­redoutées sur Call of Duty ? En août 2013, à l’initiative de Néo, notre manager, Broken, l’un de mes coéquipiers, et moi-même. C’est une équipe construite sur des amitiés, qui est parvenue à fédérer une énorme fan base, en France, et en Europe. Ça fait chaud au cœur, car nous sommes partis de zéro.

Quel est votre quotidien ? Une bonne partie de l’après-midi, on s’entraîne en solo. Le soir, jusque tard dans la nuit, cinq jours sur sept, voire plus, on fait des tournois en ligne tous les quatre, dont la plupart peuvent rapporter des gains. Comment intégrer un tournoi en ligne ? Grâce à des sites comme Gfinity.net. Tu t’inscris et tu choisis ton jeu. Tu t’enregistres pour une partie, tu confirmes le jour même, et le soir, tu joues. Il y a un prize money (récompense, ndlr) pour chaque tournoi. Tu peux jouer 7/7 jours, 24/24 heures, 365 jours par an à CoD, avec n’importe qui sur la planète. Il te ­suffit juste d’une connexion Internet. La sensibilité de ta manette fait de toi un joueur très rapide. Les Américains t’appellent le « French Monster »… C’est un réglage particulier de la manette. Pour la plupart des joueurs, faire effectuer un 360 ° à son personnage dans le jeu en poussant son bouton à l’extrême droite prend deux secondes. Avec mes ­réglages, en deux secondes j’ai déjà fait cinq ou six tours sur moi-même. C’est plus dur pour viser l’adversaire, mais je joue ainsi depuis longtemps, et ça m’avantage dans beaucoup de situations, j’ai l’impression de ne pas être limité. Champion de France avec Vitality en 2013, tu es un habitué des plus gros événements mondiaux. C’est chaud, parfois ? Les joueurs se frittent ? Comme dans tous les sports, ça peut déborder. Certaines fois, parce que des mecs perdaient, ils allaient attraper les autres. Mais ça a changé. Aujourd’hui, il y a des règles, tu peux être éliminé, ou banni, il faut faire attention à ton comportement. En compétition, entends-tu la foule ? Le casque qui nous permet de communiquer atténue le bruit, mais tu sens les gens présents. Ça peut te booster. Quand tu loupes une action, c’est autre chose. Avant, le public pouvait influer sur mon jeu, plus maintenant. As-tu des fans ? Sur les gros événements comme le ESWC, genre de championnat du monde des jeux vidéo qui a eu lieu à Paris en 2014, tu as l’impression d’être une rock star. Parfois, au ciné, des gars me reconnaissent et on discute. Ça reste très cool. Un gamer pro et vieux, ça existe ? En général, une « carrière » s’arrête vers 25 ans. Quand je n’aurai plus de réflexes et que j’arrêterai, j’essaierai de rester dans le domaine du jeu. Peut-être aux côtés de mon frère, surnommé « Carbon », qui a 15 ans. Il est bien meilleur à Call of Duty que je ne l’étais à son âge... Retrouvez Gotaga en live chat le 12 mars ! Rendez-vous sur redbulletin.com/gotaga

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En février à Abu Dhabi, le Red Bull Air Race a repris, avec des avions plus rapides, plus légers et plus ­maniables que les bolides de ­Formule 1. Ses pilotes d’exception vous ­présentent ce championnat du monde de course aérienne, ­mêlant vitesse et précision, où ­négocier des ­pylônes flottants de 25 mètres de haut est un art. Photos : Balazs Gardi

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Pour Matthias Dolderer et son Zivko Edge 540 V3, l’air est une piste propice à toutes les performances.

LES MEILLEURS

PILOTES…


L’Anglais Paul Bonhomme, double champion du monde, autour d’obstacles posés sur le lac Putrajaya (Malaisie).

«À

l’arrière de l’avion. » Ce n’est pas une parole que les pilotes aiment entendre. Cela signifie qu’ils n’ont pas vraiment la situation sous contrôle et qu’ils réagissent plus qu’ils n’anticipent. C’est l’instant où ils ne pilotent plus l’avion. C’est ce dernier qui les pilote. Les as du manche à air fuient autant que possible ce renversement de pouvoir, particulièrement dans le monde à grande vitesse de la course aérienne. L’esprit le plus clair a toujours l’avantage dans cet exercice de style. Les pilotes du Red Bull Air Race passent des heures à visualiser leur course. Certains restent assis, le nez pointé vers le ciel à tenter d’imaginer les portes. D’autres, depuis leur hangar, construisent une maquette de la course à venir, qu’ils arpentent indéfiniment. 50

Dernière tendance : les « can dance », autrement dit la danse des canettes. Des canettes de Red Bull figurent les pylônes et sont disposées en reproduction du tracé de la course, bien accrochées à la charpente du hangar. Les pilotes les enroulent par la droite ou par la gauche, dans une danse rituelle. À chacune des huit étapes du championnat, la danse change car l’environnement géographique impacte sur la perception que les pilotes ont de l’espace. Bien sûr, chaque course requiert la même recherche d’excellence. Le pilote se prépare mentalement pour atteindre l’ultra-performance

dans ses manœuvres, malgré la vitesse et les G (force gravitationnelle) encaissés. Les runs d’entraînement servent à éprouver la mémoire musculaire, tout en repoussant la pression du chronomètre et l’angoisse du temps d’avance sur les autres. Les meilleurs pilotes sont ceux qui ont la capacité de visualiser leur tour au détail près. Entrez dans leur préparation.


PREDRAG VUCKOVIC/RED BULL CONTENT POOL

… ET LEURS

MANŒUVRES


LA PORTE DE DÉPART « IL Y A BEAUCOUP À FAIRE : COMPTE-TOURS, CAMÉRA, VENTS, FUMÉE… ET IL FAUT AUSSI ÉCOUTER SON AVION » Paul Bonhomme

NE PAS SE PRÉCIPITER LE TOUR PARFAIT COMMENCE AVANT L’ENVOL. Le bout de route qui mène à la porte de départ est la dernière chance offerte au pilote de visualiser son run. C’est aussi un moment où il y a beaucoup à faire, à commencer par rester sous la vitesse maximum autorisée au départ, soit 370 km/h. Beaucoup de pilotes ont terminé leur

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compétition avant de l’avoir commencée, faute de ne pas avoir su respecter cette limitation de vitesse.


PAUL BONHOMME CHAMPION DU MONDE RED BULL AIR RACE EN 2009 ET 2010. Quand les séries ont fait leur retour la saison passée, l’Anglais a remporté deux victoires et pris la troisième place du classement général. Deux places de moins que la seule qui le satisfait. Le pilotage est une histoire de famille dans laquelle Paul Bonhomme est entré par le bas, en commençant par balayer le sol du hangar du club local avant de passer à la voltige, puis l’instruction en vol et l’aviation civile. Ensuite, il est devenu pilote de 747 pour la British Airways. Paul s’excite aussi sur des avions de la Seconde guerre mondiale et joue parfois avec la Matadors Aerobatic Team de Steve Jones.


LA CHICANE « POUR ÊTRE EFFICACE, IL FAUT ÊTRE

PRÉCIS, SANS PENSER QUE VOUS DEVEZ ALLER PLUS VITE QUE LES AUTRES » Nigel Lamb

MAÎTRISER SON ALTITUDE LA SÉQUENCE DE LA CHICANE, AVEC TROIS PYLÔNES ÉQUIDISTANTS, est l’une des épreuves les plus dures. Elle impose au pilote de changer vivement d’appui, un peu comme un motard, tout en gardant la même altitude. « Pour les débutants, la chicane est un moment de lutte intense, raconte Nigel Lamb. Elle induit une utilisation rapide des commandes, et si vous surexploitez ou

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sous-exploitez le gouvernail, vous faites piquer ou grimper l’avion. Or, le corridor aérien dans lequel nous volons à ce moment-là est très étroit. Un peu trop bas, vous êtes disqualifié ; un peu trop haut, vous prenez une pénalité. Vous devez faire preuve d’une incroyable précision sans même y réfléchir. Il est impératif d’être dans l’anticipation à chaque seconde. »


NIGEL LAMB LE CHAMPION DU MONDE EN TITRE A APPRIS À VOLER EN AFRIQUE AUSTRALE, au sein de la Rhodesian Air Force avant de changer ­d’hémisphère pour rejoindre l’Angleterre et une carrière de voltigeur professionnel. Lamb a remporté huit fois d’affilée le titre de champion d’Angleterre d’Unlimited Aerobatic. Enthousiaste, il aime créer des figures, et développer son avion. Il est l’un des pilotes les plus ­novateurs du Red Bull Air Race. Tous ses efforts ont été récompensés l’an dernier avec une première victoire en Malaisie et son premier titre de champion du monde.


BIEN ENCAISSER LES G AU RED BULL AIR RACE, CE SONT LA VITESSE ET LE CHRONOMÈTRE QUI FORCENT LE CLASSEMENT, contrairement à la voltige, qui s’appuie sur un jury et une note artistique. La boucle verticale voit les pilotes passer à travers une porte en vol en palier, avant de tirer fortement sur le manche pour prendre de l’altitude – attention à ne pas dépasser les 10 G, le maximum supportable. S’ensuivent une boucle et un retour au vol en palier, dans la direction opposée. « Les G les plus forts se cumulent

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à toute allure quand vous entamez le virage, raconte le pilote allemand Matthias Dolderer, un as. Pour nous, virer à la verticale n’est pas plus dur qu’à l’horizontale, mais c’est dans le vertical qu’on encaisse le plus de puissance. »


LA MANŒUVRE DE BOUCLE VERTICALE « NOUS POUVONS ENCAISSER LES G ; NOS CORPS NOUS PARLENT ET NOUS APPRENONS À LES ÉCOUTER »

MATTHIAS DOLDERER UN AUTRE PILOTE ISSU DE L’AVIATION CLASSIQUE. Ses parents dirigeaient une école de pilotage et un aérodrome privé à Tannheim (Allemagne). On dit qu’il aurait effectué son premier vol à l’âge de trois ans. Quarante ans plus tard, il a pris les manettes de plus de 150 avions, et a gagné les championnats d’Allemagne d’aerobatics et d’ULM. Aujourd’hui, aux côtés de sa sœur, il dirige l’entreprise familiale dont la réputation est portée par le Tannkosh Air Show et son fly-in (un regroupement aéronautique). L’an dernier, il a connu une de ses plus belles saisons, avec un podium sur le Red Bull Air Race en octobre, à Las Vegas.

Matthias Dolderer


HANNES ARCH L’AUTRICHIEN EST MONSIEUR ADRÉNALINE. Le champion du monde du Red Bull Air Race 2008 est un pilote de voltige et un acrobate qui vole aussi en ­hélicoptère et en deltaplane. Il est aussi un ­parapentiste de talent, un ­alpiniste, et un passionné de base-jump. Il se dit plus heureux quand il est loin de tout, perché dans les airs au milieu de la nature. Il a commencé à courir le Red Bull Air Race après en avoir été le directeur de course. Rookie en 2007, il a « regardé et appris », avant de rejoindre rapidement l’élite de l’exercice. Depuis, il s’impose régulièrement, comme l’an dernier en Croatie et en ­Pologne. Pour la troisième fois consécutive, il a terminé le e championnat en 3 position.

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LA PORTE FINALE « LA COURSE AÉRIENNE, C’EST COMME UNE DESCENTE À SKI, VOUS DEVEZ TROUVER LA BONNE LIGNE » Hannes Arch

UTILISER SES SENSATIONS LES PILOTES ASSEMBLENT LEUR TOUR, SECTION APRÈS SECTION, cherchant en permanence l’équilibre entre prises de risque et gratifications. Parfois, on peut oublier sa prudence mais il faut d’abord finir proprement son tour pour espérer gagner. « Je veux rester calme et fin dans mon pilotage avant d’être rapide et précis, explique Hannes Arch. Voler à travers ces pylônes repose sur une sensation : il faut sentir nos ailes attachées à notre corps. Arracher un nœud de vitesse supplémentaire au détriment de la précision ne sert

strictement à rien. La course aérienne, c’est comme une descente à ski : il faut prendre la bonne ligne, ne pas trop se déporter, ne pas brusquer les virages. Piloter tout en douceur, en profitant de l’énergie cinétique. »


LE S EC R E T DE SON S U C C ÈS Son tube Sail fut une ­réussite commerciale et le ­premier ­album de son groupe ­AWOLNATION une révélation. Aaron Bruno, qui connaît si bien la galère, espère le même accueil pour Run, le 2e album de son band électro-rock. T E X T E C H R I S PA L M E R PH OTOS RAM O NA ROSALES

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L

a silhouette d’Aaron Bruno semble s’effacer dans ce vieux sofa vert d’un studio de Los Angeles où on le retrouve. Mais dès que cet Américain de 36 ans se laisse aller à la confidence, son regard bleu acier s’éclaire. Galères en tout genre, engueulades avec la maison de disques, concerts pourris, il parle de tout. Autant de péripéties qui racontent le parcours de cet éternel perfectionniste. Après des années de doute, l’artiste a trouvé sa voie. Et sa gloire fulgurante suscite en retour une attente vertigineuse. « J’ai peur de décevoir les gens, confesse Bruno alors que sort le second album d’AWOLNATION. C’est la première fois qu’on a de la popularité, de l’exposition, des milliers de fans. Comment un mec comme moi peut-il encore écrire une chanson après avoir produit un tube six fois disque de platine? » Bruno et A ­ WOLNATION ont débarqué bruyamment dans le paysage musical américain et ont ­surpris avec le succès inattendu du tubesque Sail, tiré de l’album Megalithic Symphony, en 2011. Bruno prend alors position comme auteur-compositeur et commence à faire des envieux. « C’est juste une chanson, assure-t-il. Je ne pense pas réussir ça une nouvelle fois. Je ne peux pas expliquer pourquoi elle a plu, c’est sans doute quelque chose que les gens n’avaient encore jamais entendu. »

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Aaron Bruno a du mal à croire en sa bonne étoile, parce qu’il a connu l’échec. À deux reprises. Cerveau de Run, deuxième album attendu d’AWOLNATION, Bruno se doit d’être à la hauteur de ­l’attente en évitant de répéter les erreurs de ses débuts. Se satisfaire du confort, c’est un luxe. Bruno l’a connu dans son enfance passée à Westlake Village, à une demi-heure de voiture au nord de Los Angeles. Une ville sans âme, avec pour décor des rues bordées d’arbres et de pavillons de banlieue. L’ennui. Son père Jim, conseiller financier, et sa mère Diane, professeure des écoles, influencent son éducation musicale. La collection de cassettes funk de son paternel, de James Brown à Herbie ­Hancock, s’ajoute aux hits pop des années 80 que sa mère écoute au volant de sa voiture. À 11 ans, les vinyles de son frère lui permettent de découvrir le rap. Sa quête de découvertes artistiques diverses se développe, mais sans jamais éclipser une autre passion : le surf. Gamin, son père l’emmenait sur tous les spots californiens, de Malibu à Santa Barbara. Dès que Bruno surfe ses premières vagues, il attrape le virus. « Je passais tout mon temps à surfer pour fuir l’ennui de Westlake. » Bientôt, il découvre le straight edge et la scène punk hardcore de Los ­Angeles qui influence profondément sa vie et le son d’Insurgence, son groupe d’alors. La musique est un passe-temps de plus en plus prenant, mais pas encore rentable. « À cette époque, mon père me prenait

S E S AT I SFA I R E D U C O N FO RT EST U N LU X E


« J’ai peur de ­décevoir les gens, a­voue l’auteur de Sail. Comment un mec comme moi peut-il encore écrire une chanson après un titre pareil ? »

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«   J ’AVA I S 3 0 A N S , S E R A P P E L L E-T- I L . E T Q U ’ EST- C E Q U E J ’AVA I S FA I T À M O N ÂGE ? RIEN ! » très souvent à part pour me ­demander ce que je voulais faire dans ma vie, rembobine Bruno. Mes parents étaient désespérés. » Pour dissiper leurs craintes, il s’inscrit à l’université Moorpark Community College, non loin de Westlake, mais préfère le surf à ses cours de théorie musicale. Il s’éloigne aussi du punk hardcore – « plutôt que de hurler, j’ai eu envie de chanter » – et fonde Home Town Hero par envie de créer quelque chose de plus rentable. Une maquette de six chansons offre au jeune groupe post-grunge un manager crédible et un ­premier contrat chez Maverick. Les querelles permanentes entre ­Bruno et son label, comme la susceptibilité du groupe face aux remarques, fragilisent vite les relations. Fidèles à leur identité punk, ils ruinent leur passage au ­mythique House of Blues de La Nouvelle ­Orléans, où étaient présents plusieurs pontes de l’industrie musicale. Maverick les laisse tomber et le groupe disparaît en 2004. « À ce moment-là, ma carrière est au fond du trou, reconnaît Bruno. On avait signé beaucoup trop tôt un contrat avec un label, c’est certain. » Il ne doit compter que sur lui, une fois encore, pour se relever. Ce sera avec Under the Influence of Giants, un groupe de pop indé. Cela ne suffit pas à gommer sa frustration de toujours galérer pour trouver sa place. Et souvent, son âme rebelle le dessert. Le label Island Def Jam repère le groupe sur la scène des clubs, mais le ­succès n’est pas au rendez-vous. Une seule radio américaine, dans le Michigan, programme leur premier single. Trop peu. Bruno et ses potes sont débarqués par leur maison de disques. Nouvel échec. Son amour-propre en prend un coup. Il ne gagne toujours pas d’argent et n’a 64

aucun projet. « J’avais 30 ans, se rappellet-il. Et qu’est-ce que j’avais fait à mon âge ? Rien ! » Le tableau n’est pas si noir. En dépit des échecs, Bruno a du talent. Il joue de la guitare, du piano, de la batterie et s’affirme comme auteur-compositeur. Il lui faut chasser ses doutes et créer ce qu’il a envie d’entendre. Sans se soucier du reste. Il aspire à monter un groupe et donner des petits concerts « où tout le monde a envie de chanter », tout simplement.

Sa définition du succès. La rencontre avec un producteur change tout. Celui-ci s’intéresse à son travail et lui propose de l’aider. En parallèle, il lui dégote un boulot d’auteur pour d’apprenties pop stars. Bruno enregistre Sail en deux heures. Son ingénieur du son lui demande de faire une autre prise, décelant une distorsion dans la maquette. « Qui va s’en rendre compte ? lui répond Bruno. ­Personne n’en aura rien à foutre de cette chanson. » Erreur. Ellen devient le 2e titre THE RED BULLETIN


leur de son talent avec des tons chauds, des rythmes hypnotiques et un mélange de styles vocaux qui rendent le tout plutôt séduisant. Avec un son étouffé et envoûtant, le titre Run, qui donne son nom à l’album, sonne comme une révolte, un nouvel élan musical. Autre pièce majeure de l’album, le titre Hollow Moon (Bad Wolf), porté par un rythme rapide, est une réflexion sur l’égoïsme et le mépris vis-à-vis des attitudes médiocres observées dans l’industrie de la musique. Le petit bijou de ­l’album se nomme Windows, dont les sons vous envahissent rapidement la tête. C’est une chanson qui prend aux tripes, flirte avec le désespoir et finit en ode

« POUR LA PREMIÈRE F O I S , J E P O U VA I S EXPRIM ER CE QUE JE R E S S E N TA I S S A N S E N AV O I R H O N T E   »

« Personne n’en aura rien à foutre de cette chanson », répond Bruno à l’ingénieur du son. Erreur. Elle devient omniprésente au classement US du ­Billboard Hot  100. Un triomphe. Tout change.  THE RED BULLETIN

le plus longtemps présent au classement US du Billboard Hot 100. Un triomphe. Tout change. « Pour la première fois, je pouvais exprimer ce que je ressentais sans en avoir honte », résume-t-il. L’an dernier, Bruno se retire pendant quatre mois dans une ferme isolée, au nord de Santa Barbara, pour enregistrer Run, le deuxième effort électro-rock d’AWOLNATION. Cette nouvelle aventure transcende Bruno comme jamais. Porté par ses angoisses, Bruno donne le meil-

à l’épanouissement. “ But I’m aware/And I don’t care” (« Mais j’en suis conscient/ Et je m’en fous »), lance triomphalement Bruno. Cet album, c’est son heure de gloire. « Je me suis construit comme un auteur-compositeur, s’exclame-il, reste à savoir si tout le monde me perçoit ainsi. » En attendant l’espérée confirmation, Aaron Bruno, sirote un thé brûlant pendant qu’un photographe patiente dans la pièce voisine. Tout roule pour lui. Ce qui devait arriver arrive maintenant. Désormais un musicien exposé, il a trouvé seul le style qui lui convient. Et la frime n’est toujours pas son truc. Ses amis louent sa fidélité, son père gère ses affaires et sa mère continue de s’inquiéter pour lui. Les vieux copains du collège sont restés les fidèles compagnons de surf. Il y a ­toujours quelque chose de Westlake en lui. Mais pas question de rester dans un cocon. Pour Aaron Bruno, il reste ­encore ­beaucoup de chapitres à écrire. Run, le nouvel album d’AWOLNATION est disponible sur redbullrecords.com

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UNIQUE

Le 18 janvier 2015, la station des Arcs accueillait le 7e Red Bull ­Linecatcher. Une compétition unique, associant le caractère ­naturel du ski backcountry à des éléments artificiels de sauts ­propres aux parcours de freestyle. Un spectacle de haute tenue, grâce à seize des meilleurs freeriders mondiaux, parmi lesquels l’Américain ­Tanner R ­ ainville, ici en action. Star des vidéos de freeski, très rare en compétition, il gâte les spectateurs en contrebas.

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TAKE 5 R ED BULL LINECATCHER

JEREMY BERNARD/RED BULL CONTENT POOL

TEXTE : PIERRE-HENRI CAMY


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LE LOCAL

Parmi les six Français engagés, voici le local des Arcs, Romain ­Grojean. « Même si c’est ici chez moi, la face dédiée au Linecatcher ne fait pas partie de mon terrain de jeu habituel », précise le skieur de 28 ans qui voit sa présence au Red Bull Linecatcher comme une reconnaissance. « C’est un événement ­exclusif », dit celui qui, trois jours avant l’event, se trouvait au Japon, sur l’île d’Hokkaido, pour y tourner quelques séquences vidéo.


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DOM DAHER/RED BULL CONTENT POOL JEREMY BERNARD/RED BULL CONTENT POOL

DE L’AIR

Nicolas Vuignier, 24 ans, dans ses œuvres, exécute un 720 grab. « Un classique de ma discipline, qui ­permet énormément de variations, explique le Suisse vainqueur de l’événement. À ce moment-là, je suis déjà en train de regarder pardessus mon épaule, en direction de la réception, une pente située 6 ou 7 m plus bas. Une fois que j’ai repéré la réception du regard, je sais le temps que je vais pouvoir rester en l’air. » Et au top de la compétition. THE RED BULLETIN

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SÉQUENCE

Troisième participation de l’Autrichien Fabio Studer, fils de moniteur, qui exploite au mieux ce kicker conçu par Julien Régnier, ­directeur de course, et son équipe, qui ont dû s’adapter cette année à de faibles précipitations neigeuses. « On est ici au cœur de l’événement, avec un saut dans un milieu naturel comme on en voit rarement en ­compétition de freeride », explique Julien, pionnier français du ski ­freeride et freestyle.

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CARRÉ D’AS

DOM DAHER/RED BULL CONTENT POOL, JEREMY BERNARD/RED BULL CONTENT POOL

Le podium : Flo Bastien (France, 3e), Nicolas Vuignier (Suisse, vainqueur), Laurent de Martin (Suisse, 2e), et Léo Taillefer (France, 4e). « Les ­skieurs qui participent au Red Bull ­Linecatcher ne sont pas uniquement des compétiteurs, explique Nicolas Vuignier, ce sont surtout des habitués des vidéos. Ils sont également là pour se faire plaisir, et faire le show, pas uniquement pour gagner un ­trophée. Il y a donc une ambiance ­assez particulière.  »


MACHINES


À force de préparer et de customiser des motos, ROLAND SANDS s’est façonné un empire du cool, la main sur l’accélérateur. TEXTE : ANN DONAHUE PHOTOS : DAVID HARRY STEWART

DE RÊVE

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ans la culture pop, la moto a toujours été un signe extérieur de différence. Et celui qui la pilotait a toujours été considéré comme appartenant à la caste des mecs qui font tenir une partie de leur charme dans leur vieux blouson de cuir aux odeurs de viande séchée, le truc qui cartonne auprès des minettes dont le regard promettait bien plus que celui, réprobateur, de leur mère. Récemment cette image a mué, laissant place à un archétype différent de celui de Marlon Brando. Le sens du cool ne tient plus seulement dans le fait qu’on enfourche sa bécane vrombissante, mais dans le caractère de la ­bécane elle-même. Il faut voir dans la mutation du code du motard la patte de Roland Sands. Ce préparateur réputé installé à Los ­Alamitos, en Californie, porte un regard ­d’artiste sur les machines. On lui accorde l’intelligence d’avoir su lier intimement la nostalgie et la technologie. Soutenu par une équipe de quinze personnes, il customise des motos d’aujourd’hui, majoritairement constituées de fibres de carbone, en leur adjoignant des éléments rétro. Ancien champion national du AMA 250 GP, Roland Sands, 40 ans, est un designer qui maîtrise l’idée que la forme détermine la fonction. L’authenticité pour signature. Les grandes marques de moto font appel à son sens du custom : Ducati, BMW, ­Harley-Davidson et KTM, pour ne citer qu’eux. Sa liste de clients privés laisse ­rêveur : Tony Hawk, Brad Pitt, ­Mickey Rourke… Roland Sands, et aussi Marc ­Márquez, Travis Pastrana et de nom74

breuses autres figures de l’univers de la moto seront à l’affiche du documentaire On Any Sunday: The Next Chapter, proposé dans plus de 100 cinémas en France dès le 27 mars, après une avant-première à la Géode, à Paris, le 19 mars. Roland Sands évoque avec The Red Bulletin la ­fusion de l’homme avec sa machine. the red bulletin : Dans On Any ­Sunday: The Next Chapter, on découvre qu’il n’y a rien de semblable au stéréotype du motard. D’accord avec ça ? roland sands : Ouais et, en même temps, pour conduire un deux-roues, il faut être en mesure d’en accepter les risques, et je pense qu’une large part de la population ne le peut pas. Peut-être, déjà, voyons-nous apparaître un ­stéréotype. Nous voulons tous prendre des risques à condition qu’ils soient mesurés. Quand la moto est-elle entrée dans votre vie ? Mon père, Perry Sands, a été un pionnier des services après-vente dans le domaine des motocycles. Il m’a aussi toujours poussé à travailler dur. Gamin, j’ai passé des heures innombrables dans sa boutique, à faire tous les boulots imaginables, au point d’en avoir ras le casque. J’ai toujours voulu faire autre chose que bosser dans un assembly department. J’ai lâché l’affaire et j’ai commencé à livrer des ­pizzas, mais j’ai récolté trop d’amendes

« POUR PILOTER UNE MOTO, vous devez accepter une certaine forme de risque »


Sands apporte sa touche Ă tout type de moto, de la Harley aux engins de motocross.


pour qu’ils puissent me garder. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai compris que j’avais besoin d’aller vers un job créatif, la seule option pour que je reste fidèle à mon poste. Je suis retourné vers mon père, qui a eu la gentillesse de me reprendre et de baisser mon salaire. Comment avez-vous débuté la course ? À mes 18 ans, mon père m’a inscrit dans une école de pilotage, et j’ai adoré ça ! J’ai rapidement compris comment aller vite, et quelque chose s’est déclenché en moi. J’ai aimé le sens de l’objectif, le combat mental, les challenges à relever. Je suis incapable de calculer le nombre de fractures que je me suis faites, peut-être trente. Je me suis cassé de petits os, des gros, j’ai eu des entorses, le foie écrasé, le dos en miettes, des commotions, des côtes fêlées, les poumons… bref, des trucs stupides. Et combien sont dues à la course ? Les deux tiers. Et pour le reste, c’est le skateboard et le dirt bike. Quand avez-vous arrêté la course ? Il y a douze ans, c’était en 2002. J’avais 28 ans. J’y aurai consacré dix ans de ma vie. Au moment où j’ai quitté ce milieu, j’ai plongé dans une grosse déprime. Pendant

« JE ME SUIS BRISÉ PLUS DE TRENTE OS : la moitié en course, l’autre en faisant des choses stupides » un an, je n’ai pas réussi à réaliser la chance que j’avais d’avoir à prendre une nouvelle direction mais, peu à peu, le design et la customisation des motos a rempli le vide qui m’habitait. La course, c’est une performance de pilotage, et vous êtes rapide le temps de votre dernière course. C’est très temporaire, tout ça. Quand j’étais pilote, je crois que je me sentais incompétent parce que je ne savais pas ce qui allait me permettre de durer. C’est ce que j’ai trouvé dans la culture motocycliste et le design. Quand vous êtes-vous enthousiasmé pour le design ? Je devais avoir 16 ans. Juste après l’aventure des pizzas, j’ai dessiné un truc pour mon père. J’ai fait un croquis, comme j’en faisais depuis tout petit, en 2D, sur un bout de papier. Une roue de moto. Je n’ai découvert la 3D que lorsque j’étais pilote, grâce à SolidWorks. C’est vraiment très 76

utile pour créer un style unique et progressif, et je l’utilise encore aujourd’hui. Ce que je sais de votre univers, pardon de le dire, vient d’un show de télé-réalité qui lui est consacré aux États-Unis. Mes sentiments sont contradictoires. La télé-réalité a permis à beaucoup de gens de prendre connaissance de l’existence du custom moto, mais elle a aussi cherché à nous faire passer pour des idiots (il y a dix

ans, Sands participait aux émissions Biker Build-Off sur Discovery Channel et Build or Bust sur Speed Channel, entre autres, ndlr). C’est le match du divertissement contre l’information. Les gens veulent pouvoir se divertir quand ils sont à la maison. Ils ne cherchent pas spécialement à apprendre, mais la télé-réalité est très forte pour leur faire croire qu’ils apprennent des choses tout en se divertisTHE RED BULLETIN


Dans son atelier de custom moto, à Los Alamitos, en Californie, Sands et son équipe créent des motos spéciales pour les manufacturiers de deux-roues, mais aussi pour des clients individuels.

sant. En fait, elle suce leur âme. Vos passages dans ce genre de shows ont cependant aidé votre business. À l’époque, y participer était la meilleure chose à faire. Aujourd’hui, je regarde les shows avec un peu d’effroi. La télé a fait de nous des pionniers d’un nouveau genre de manufacture de moto, c’est clair, mais elle m’a quand même déguisé en abruti genre : « Oh, trop cool, allons crasher une moto pour le plaisir ! » Aujourd’hui, clairement, je le ferais différemment. Êtes-vous un maniaque du contrôle ? Je travaille avec des personnes de talent et cela me facilite énormément la vie, car je peux compter sur eux. Mon travail consiste à faire ce qu’il faut pour que ça ne parte pas en sucette. Je suis le filtre créatif, tout ce qui sort de nos ateliers a été validé par mon œil et ma main. Comment le business marche-t-il avec vos clients les plus célèbres ? Ça dépend de chacun. Pour le projet avec Brad Pitt, on ne s’est pas parlé en dehors du premier rendez-vous et nous avons gardé sa moto au secret, ainsi qu’il l’avait demandé. Avec Mickey Rourke, ce fut plus personnel car on avait besoin de mieux se connaître. Je crois que la moto l’a beaucoup aidé à se reconnecter avec son frère, qui est un grand biker ; il a ­d’ailleurs beaucoup suivi le chantier. Avec Anthony Kiedis (chanteur des Red Hot Chili Peppers, ndlr), ça a été très cool. On s’est d’abord rencontré chez Jay Leno, où nous avons vu une quantité de machines incroyables. Cela m’a permis d’avoir une idée précise de ce qu’il aimait. Les gens considèrent désormais que vos motos tiennent de l’art. D’un point de vue artistique, je pense que les motos forment un monde à part, tellement il y a de choses à faire avec. Il ne s’agit pas que de les construire, mais aussi de les monter, de devenir une part de la machine, de consacrer son talent au deux-roues. Je veux juste dire que ce ne sont pas des voitures. La fonction de la moto est de connecter deux points, mais elle s’expose intégralement au monde, ­pilote compris. Est-ce que vous testez tout vous-même ? Je ne me sens pas à l’aise à l’idée de ­laisser partir une moto que je n’aurais pas essayée. Si j’ai la moindre question sur la manière dont a été fabriquée une pièce, je me pose une autre question : « Est-ce que je monterais dessus en sachant ça ? » Si la réponse est non, je fais modifier ce qui doit l’être. Vous arrive-t-il de vous dire que vous ­auriez bien gardé une moto pour vous ? À chaque fois. onanysunday.fr

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(Dé)branché : le casque qui recharge votre smartphone. MUSIQUE, page 84

Quoi de neuf en avril ?

ACTION   ! VOYAG ES   /   MA   VI LLE   /   MATOS   /   M U SI Q U E   /   J EUX   VI D ÉO   /   SPÉC IAL AUTOS   /   ÉVÉN EM ENTS

Prêts à vous propulser ? DÉCOUVREZ LE FLYBOARD, LE NOUVEAU SPORT NAUTIQUE QUI FAIT SENSATION, ET ATTIRE BIEN DES CURIEUX.

FRANCOIS RIGAUD/FRANCOISRIGAUDPHOTOGRAPHY.COM

VOYAGES, page 80

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ACTION !

VOYAGES Le flyboard vous donne des airs de superhéros.

BIEN DANS LE 13 QUE FAIRE À ­MARSEILLE UNE FOIS REDESCENDU ?

BALANÇOIRE Dans le parc national des Calanques, offrez-vous un saut pendulaire. Comme la balançoire de votre enfance, mais en mieux ! active-road.com

Comme Iron Man   F LYBOARD  IL SE MET À L’EAU POUR VOS ENVOLÉES. NOS BONS TUYAUX FLYBOARD DU CÔTÉ DE MARSEILLE.

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PAROLE DE PRO ZÉRO STRESS « Vous devez garder les jambes droites, les yeux fixés sur l’horizon. Le plus important de tout, c’est de vous ­détendre, ­explique le moniteur Jordan Wayment. Avec le stress, on perd le sens de l’équilibre. Faites comme si vous étiez dans une file d’attente, et vous décollerez en souplesse. »

Un seul chemin : vers le haut. La force du jet d’eau ne peut que vous aider à vous élever.

DROIT AU BUT Assis dans les tribunes du Stade-Vélodrome, vous entendrez plus le chœur des 67 000 supporters de l’Olympique de Marseille que les colères de Marcelo Bielsa, le coach de l’OM. footballclubde marseille.fr

FREESTYLE

Dans le grand bain

« Soyez en confiance avec l’eau, restez naturel, conseille François Rigaud. C’est un sport d’instinct. Si l’eau ne vous fait pas peur, vous pourrez vous concentrer sur le pilotage. »

À Marseille entre le 16 et le 21 juin ? Foncez à la Sosh Freestyle Cup, ­gigantesque festival où musiques et sports forment un couple heureux ! soshfreestylecup.com

THE RED BULLETIN

FRANCOIS RIGAUD/FRANCOISRIGAUDPHOTOGRAPHY.COM, GETTY IMAGES

On est en 2015, plus question de voler par-dessus les champs avec un jetpack comme l’a fait Sean Connery dans Opération Tonnerre. Le flyboard existe, et cartonne depuis une poignée d’années déjà. Les pieds sanglés à la planche d’un jet-ski qui développe 260 cv et rattaché à un tuyau, vous vous élevez jusqu’à 15 mètres au-dessus de l’eau. « Avec le flyboard, je me suis senti plus proche que jamais d’Iron Man, ­raconte Franky Zapata, champion de jet-ski et père du flyboard en 2011. C’est comme si on volait et se déplaçait de façon totalement instinctive. » Zapata est basé à Marseille mais ses stimulateurs d’adrénaline sont aujourd’hui disséminés dans 2 000 centres à travers la planète. Une fois que le ­rider a compris comment maîtriser l’engin, le ciel s’offre à lui. Et les tricks aussi. De sauts spectaculaires en ­figures aériennes, on retrouve la liberté de mouvement des sports de planche, avec un supplément de légèreté : « La gravité n’est pas là pour vous ramener à terre, raconte Jordan Wayment, 26 ans et moniteur d’un groupe de jeunes Américains venus de l’Utah. La sensation d’être porté par ces jets d’eau est très particulière. » Photographe spécialisé dans les sports extrêmes, François Rigaud Zapata Racing ­découvre ce sport sur le Net. 39 avenue St-Roch Accro, il a lancé en Floride 13740 Le Rove Atlantic Flyboard. « C’est le France jetpack du moment, les zapata-racing.com atlanticflyboard.com ­sensations sont juste folles. »


ACTION !

MATOS

Trapéziste   K ITESURFING  BRUNA KAJIYA EST UNE CHAMPIONNE VRAIMENT ATTACHÉE À SON HARNAIS, AU PROPRE COMME AU FIGURÉ.

Bruna Kajiya, 28 ans, n° 3 mondiale en kitesurf freestyle.

« Mes performances sont liées à mon harnais Mystic Diva, sourit la Brésilienne Bruna Kajiya, ex-championne du monde de kitesurf freestyle. Il est spécialement conçu pour les filles. Il me procure sécurité et confort quelles que soient les conditions climatiques. En kitesurf, les décollages

atteignent 20 mètres de haut. Cela nécessite en saut une grande liberté de mouvement et une concentration maximum sur les figures complexes. Je dois avoir une confiance totale dans mon équipement car il est l’unique lien entre le kite et moi. » mysticboarding.com

CONFORT Les contours en ­néoprène souple ­assurent un confort maximum pour de longues heures.

ÉQUILIBRE Un système ­d’attache à quatre points pour une répartition du poids sur ­l’ensemble du ­harnais.

EN URGENCE Un coupe-ligne ­rétractable à double lame permet, si ­besoin, de sectionner rapidement une ligne.

SÉCURITÉ

TOMISLAV MOZE/RED BULL CONTENT POOL

Les fermetures latérales sont ­protégées pour empêcher toute ouverture ­involontaire.

SUN & FUN TESTÉ ET APPROUVÉ PAR UNE PRO : VOICI ­L’ÉQUIPEMENT P ­ RÉFÉRÉ DE BRUNA KAJIYA

THE RED BULLETIN

SKINCEUTICALS « Au long de mes onze ans de carrière, j’ai testé de nombreuses crèmes ­solaires. La SkinCeuticals indice 30 tient sur la peau, même après plusieurs heures dans l’eau. »

AIRUSH DIAMOND BK « Le kite conçu pour les filles : 133 cm de long, avec un flex ­augmenté et un noyau allégé en ­peuplier et balsa. Pour plus de ­r­éactivité et une glisse toute en souplesse. »

DIVA RASHVEST « Sous un soleil de plomb, la crème solaire ne suffit plus. Mon lycra avec un indice de protection de 50+ est alors tout indiqué. »

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ACTION !

MA VILLE

TUNIS

PLUS D’IDÉES

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POUR DE L’ACTION AUTOUR DE TUNIS, MUNISSEZ-VOUS...

SABKHET ARINA

TUNIS, TUNISIE AVEN

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Riadh Mnif, 45 ans, organisateur de séjours insolites.

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Partez trois jours en excursion ­motorisée à travers les dunes du Sahara. Une expérience inoubliable.

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journée, c’est le rendez-vous des kitesurfeurs, et le soir il se transforme en club house sur la plage. Et on y déguste la meilleure caïpirinha de la ville.

D’UN ­PARAPENTE

T UNIS  KITESURF, VISITES DE PALAIS ET DÉCOUVERTE DE L’ARTISANAT LOCAL : SOYEZ LES BIENVENUS DANS L’ATTRAYANTE CAPITALE TUNISIENNE. « Tunis, c’est un climat doux, la plage, le kitesurf, le golf, et les palmiers ! Mais aussi les bains orientaux, les palais, les mosquées, les clubs de jazz, les bars et boîtes techno, sans oublier sa population chaleureuse, insiste Riadh Mnif en évoquant les atouts de sa ville. Sur le plan architectural, Tunis offre un contraste saisissant : la Médina – avec ses ruelles étroites et la grande mosquée Zitouna – est enveloppée par la ville nouvelle, ses boutiques, cafés et l’imposante cathédrale Saint-Vincent-de-Paul. Le port, ses bistrots paisibles et la plage jamais bondée sont tout proches. Toute la ville respire la douceur de vivre, d’autant que Tunis ne souffre pas du tourisme de masse. Parce que les jeunes sont partout, nombreux, rêveurs, Tunis est une ville qui ne cesse d’espérer, de créer, de bouger ! » bonjour-tunisie.com

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1 À TABLE 15, rue El Moez « Une épicerie fine, tenue par trois jeunes passionnés. L’huile d’olive, les fromages ou les fruits de mer sont les meilleurs de Tunis, et vous repartirez avec de nouvelles idées recettes. »

2 ASHKAN Les Berges du Lac 2 « Une boutique tendance qui fait la part belle aux looks rétro. On y trouve des vêtements traditionnels que l’on croyait disparus. Décalé, mais ça cartonne. » 3 BLANKO KITESURF CLUB La Marsa Un club de kitesurf où il faut se rendre pour deux raisons. En

4 FONDOUK EL ATTARINE Médina 1006 « Tunis est connue pour son ­artisanat. Cette galerie propose les créations d’artisans reconnus : bijoux, tapis, poteries et toilettes raffinées. Il y a aussi un très bon restaurant dans le patio du palais. »

idvoyagetunisie.com

DE PALMES 5 L’AGORA 5, avenue Taïeb Mhiri, Marsa « À l’Agora, les amateurs d’art profiteront des concerts de ­musiciens locaux et des expos d’artistes prometteurs. Une salle de cinéma propose aussi des films tunisiens et des classiques hollywoodiens. »

Au large de la côte d’Hammamet gisent des épaves de navires ­allemands datant de la Seconde guerre mondiale. Avis aux plongeurs épris d’aventure. wrecksite.eu

THE RED BULLETIN

FOTOLIA(2)

Entre modernité et tradition

Une expédition saharienne en ­prenant de la hauteur ? Parapentes motorisés, et instructeur sont compris dans le prix.


ACTION !

MONTRES

BE AU GENRE

TAG Heuer V4 Phantom La seule montre à ­roulement à billes avec transmission par courroie, une masse ­oscillante ­linéaire et un boîtier en carbone.

PLATINE ET TITANE OUT, LA MONTRE DE LUXE EST EN CARBONE

1

RÉSISTANCE À TOUTE ÉPREUVE Les structures l­égères et innovantes en fibre de carbone sont devenues incontournables : avions, voitures de course et accessoires de sport utilisent ce matériau léger et ultra-résistant.

L’effet carbone

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TAG HEUER V4  PARTIS POUR ­R ÉDUIRE L’ÉNERGIE, ILS FINISSENT EN PIONNIERS DU CARBONE.

DES MODÈLES UNIQUES

GISBERT L. BRUNNER

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a puissance de rotation d’un mouvement mécanique n’excède pas le milliardième de chevaux. Pour réduire davantage la consommation d’énergie, TAG Heuer s’inspire du moteur automobile et brevette un mouvement automatique à courroies crantées plus efficace, pour remplacer les chaînes de transmission à roues dentées, plus énergivores. En 2004, TAG Heuer sort un premier prototype, le ­Monaco V4, mais se heurte à des limites de précision et de fabrication, jugées ­insolubles. Ils font appel au Français Guy Sémon. Ce docteur en physique et ex-­ pilote de chasse, aujourd’hui vice-président de Tag Heuer, résout l’équation après avoir analysé avec un super-ordinateur quelque 2 500 variables. Désormais, la montre n’intègre plus que cinq courroies crantées high-tech ultrafines au lieu de 13, et des micro-roulements à billes en zirconium, hautement résistants et à frottements faibles. Pari gagnant. TAG Heuer peut compter sur des paliers de rotations au rendement bien plus élevé que ceux des calibres conventionnels. Cette année, le mouvement et le boîtier high-tech sont réunis dans la V4 Phantom en carbone. THE RED BULLETIN

Les quatre barillets et la masse oscillante en tungstène ressemblent un moteur automobile.

Pour le boîtier ­innovant de la toute nouvelle V4 Phantom, TAG Heuer utilise des feuilles carbones thermoformées. Les variations au niveau de la surface font de chaque montre un modèle unique.

3

COÛTS ÉLEVÉS

Guy Sémon et l’intérieur de la V4 : dans l’automobile, la transmission d’énergie par courroies crantées est la norme. En horlogerie, TAG Heuer est l’exception.

Le travail du c­ arbone exige un savoir-faire hors du commun. Au bout de dix ­boîtiers, les outils de fabrication sont usés. Et seulement 85 % de la production est utilisable. À coûts ­élevés, prix élevés.

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ACTION !

MUSIQUE

MUSIC B OX Durant les années 90, le groupe Oasis était le maître de la brit-pop, avec Blur. Cinquante millions d’albums vendus, des singles restés 765 semaines dans les charts anglais, des concerts à guichets fermés dans des stades. Mais ce succès n’a pas empêché le groupe originaire de Manchester de se séparer en 2009. Les querelles entre le leader Noel Gallagher et son frère Liam chanteur du groupe, étaient devenues intenables. Le premier mène une ­carrière solo. Âgé de 47 ans, il sort Chasing Yesterday, son second album avec son groupe, High Flying Birds. Dix morceaux mêlant le génie des textes à des éléments nouveaux pour lui, comme des solos de ­clarinette ou de planche à laver. Il nous révèle sa playlist fétiche.

« Ray Davies est mon héros » PLAYLIST  L’EX-LEADER D’OASIS, NOEL GALLAGHER, PRÉSENTE LES CINQ ­M ORCEAUX QUI ONT FAÇONNÉ SA VIE ET INSPIRÉ SON ROCK.

noelgallagher.com

1 The Kinks

2 The Beatles

3 Sex Pistols

« La façon dont Ray ­Davies, le leader des Kinks, raconte ses histoires a servi de matrice à tous mes derniers textes. C’est mon héros. Ses paroles sont si belles qu’un livre devrait leur être consacré. J’adore John Lennon et Paul McCartney, mais Davies est au-dessus d’après moi. Il a même reçu le titre de Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique. »

« Les Beatles ont écrit tellement de belles chansons qu’il est très difficile d’en élire une et une seule. Hey Jude n’est pas ma préférée, mais elle a énormément influencé mes textes à l’époque ­d’Oasis. Aujourd’hui, je ne peux plus l’écouter tellement je l’ai jouée. Mais elle représente pour moi l’une des meilleures chansons de tous les temps. »

« Où en serions-nous ­aujourd’hui sans les Sex Pistols ? Ce groupe a ­exercé une ­influence ­majeure sur l’évolution du rock. Ils ont ressuscité la musique débridée, celle que les hippies avaient enterrée. Pretty Vacant est ma préférée, le riff de guitare est dément. Et l’album Never Mind The Bollocks est le premier que j’ai acheté. »

4 The Smiths

5 Rhythim Is Rhythim

« Les Smiths m’ont profondément marqué. Le génie de leurs morceaux est incontestable. Comment r­ ester de marbre en écoutant leurs morceaux ? En ce moment, je passe Nowhere Fast en boucle, un titre de l’album Meat Is Murder paru en 1985. Ce chef-d’œuvre rock à l’énergie folle reste aujourd’hui encore i­ négalé.  »

« Un morceau électro, un genre musical que j’aime énormément. C’est une chose que beaucoup de fans ignorent. Ce morceau sorti en 1987 et produit par l’Américain Derrick May, un pionnier de la techno, est incroyable. Une écoute attentive permet de sentir l’influence que ce morceau a eue sur AKA ... What a er Life, morceau de mon 1 album solo. »

Waterloo Sunset

Nowhere Fast

Hey Jude

Strings Of Life

Pretty Vacant

SMULE OCARINA L’appli reproduit le son de la flûte. Le souffle se fait dans le microphone et sur l’écran tactile, quatre trous virtuels permettent de créer la mélodie avec les doigts.

ÉC O UTE PR O LO N G ÉE GADGET DU MOIS

¯ Z P2 PHA Voici le premier casque audio ­incorporant une batterie. Un avantage qui ­permet de porter les basses à quinze décibels et de r­ echarger son smartphone, tout en écoutant sa musique préférée. Le Phaz P2 est en fibres de carbone, afin de minimiser le poids de la batterie. phazmusic.com

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THEREMIN I/O Le thérémine est un synthé qui se joue sans contact direct avec l’instrument. Un concept sur lequel se base cette appli. Le son augmente en rapprochant la main de l’objectif du ­téléphone.

REAL DRUM L’appli affiche sur l’écran une batterie de 13 pièces pour jouer et enregistrer des morceaux avec les doigts. Elle ­inclut aussi des exercices pour ­affiner la dextérité manuelle.

THE RED BULLETIN

LAWRENCE WATSON

Noel Gallagher, 47 ans, dieu ­vivant du rock anglais, et l’une de ses plus fortes têtes.

3 APPLIS GRÂCE AUXQUELLES VOTRE SMARTPHONE DEVIENT UN INSTRUMENT


ACTION !

WINGS FOR LIFE Ryan Sandes connaît chaque sentier du Lion’s Head, au Cap.

DREAM TEAM

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TOUT DONNER !   W INGS FOR LIFE WORLD RUN  LES 10 CONSEILS DU SUD-AFRICAIN RYAN SANDES, SPÉCIALISTE DE L’ULTRA-TRAIL, POUR PARVENIR À VOUS DÉPASSER LORS DE LA PROCHAINE COURSE PLANÉTAIRE.

1

Connaître le terrain. Savoir ce qui vous attend donne un avantage psycho­ logique non négligeable. Si possible, préparez-vous sur le parcours de la course. Vous éviterez les mauvaises surprises.

NICK MUZIK/RED BULL CONTENT POOL

2

Récupérer. Si votre corps a besoin d’un jour supplémentaire de récupération, accordez-le lui. Accumulez un maximum d’heures de sommeil la ­semaine précédant la course. Après d’intenses séances ­d’entraînement, une nourriture saine et des massages ­facilitent la récupération.

3

Avoir une stratégie. Ne pas s’entraîner sans but et se fixer des objectifs intermédiaires. Décidez des rythmes et de leur moment. C’est plus motivant et ça aide à maîtriser sa progression. La régularité reste la clé.

4

Ménager votre estomac. Il est important de ne pas contrarier votre estomac. Pendant la course, mieux vaut ingurgiter ce que votre estomac connaît. Pour moi, du Red Bull dilué dans de l’eau me réussit bien. Par la suite, je prends des ­électrolytes.

5

Utiliser la même tenue. Entraînez-vous avec votre tenue de course. Porter des chaussures neuves pour la course n’est pas une bonne idée. Et repérez les parties de votre corps qui ont besoin d’un strapping ou de pommade, pour parer aux douleurs éventuelles.

6

Lever le pied. Pour moi le plus dur, c’est la baisse d’intensité et de volume à 60 % de mon entraînement, deux à trois semaines avant la course. Le corps a besoin de ce temps pour récupérer, se régénérer et guérir ses petits bobos.

COURSE UNIVERSELLE

Un top-départ simultané sur six continents : le 3 mai a lieu la deuxième course universelle de l’histoire. Y participent tous ceux qui veulent se mesurer au reste du monde. Plus d’infos sur : wingsforlifeworldrun.com

THE RED BULLETIN

Planifier. Prévoir trois stratégies répondant à trois situations différentes : idéale, mauvaise et normale. Ensuite, chronométrez votre temps au kilomètre. Basculez d’une stratégie à l’autre si nécessaire. La plus grave, et plus répandue des erreurs, c’est de prendre un départ sans aucune stratégie en place.

8

S’échauffer. Préparez votre corps avant le départ. Un quart d’heure d’échauffement à ­petite foulée permet d’échauffer et d’assouplir les muscles. Pour éviter de vous refroidir, retirez votre bas de jogging le plus tard possible.

RYAN SANDES ­PRÉSENTE SES ­PARTENAIRES ­FÉTICHES DE COURSE

OAKLEY RADARLOCK Des lunettes sur mesure grâce à des plaquettes de nez personnalisables. Les verres s’adaptent aux ­différentes intensités lumineuses. oakley.com

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Ne rien lâcher. Les mauvaises passes font la course. Ne laissez pas les imprévus saper votre ­progression. La victoire en ­ultra-trail revient à celui qui gère le mieux ses temps faibles.

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Prendre du plaisir. Courir c’est du bonheur. À tout moment, il faut avoir cette idée en tête, même pendant les phases difficiles. Ryan Sandes, 33 ans, est l’un des meilleurs coureurs ­d’ultrafond au monde. En 2010, le Sud-Africain réalise le premier grand chelem d’ultrafond des 4 Deserts (4 courses de 250 km : Atacama, Gobi, Sahara et Antarctique).

GOPRO HERO4 La caméra aux dimensions réduites (5,8 cm de large et 89 g) est le compagnon idéal pour mes courses dans la nature. Résultat : des vidéos très haute définition. gopro.com

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ACTION!

JEUX VIDÉO Ride : le jeu aux cent motos ultra-réalistes.

MODE SURVIE DE SOMBRES ÉPOPÉES À L’HONNEUR

BLOODBORNE Une aventure en mode action-RPG qui se déroule à Yharnam, cité ancienne où les humains sont devenus fous, et où les monstres pullulent. Dispo le 25 mars. playstation.com

Mettez la gomme !   R IDE  PEUT-IL DEVENIR LE GRAN TURISMO DU DEUX-ROUES  ? Avec plus de cent motos reconstituées avec une infinie précision, Ride propose la plus grande immersion de l’année dans le monde des fourches chromées. Le joueur choisit sa monture parmi les plus grands constructeurs, y ajoute les caractéristiques qu’il souhaite lui associer, customise son look, puis se lance dans un défi online face à onze autres joueurs. Ou face à quinze bots contrôlés par la console : les modes de jeu se démultiplient. Basé à Milan, le développeur Minelstone signe depuis 1999 des séries de jeux de course sous licences MotoGP, ­Superbikes, Motocross World Championships et World Rally Championship. Pour créer Ride, Milestone s’est appuyé sur la collaboration de Ducati, Yamaha, KTM, Honda, Triumph, MV Augusta, Aprilia et Energica pour élaborer la plus réaliste des collections de motos jamais vues dans un jeu vidéo. Il se déroule sur sept circuits d’inspiration Grand Prix, deux circuits urbains, cinq parcours sur les routes, et une sorte de gymkhana sur lequel vous allez pouvoir taquiner les limites de vos compétences. Les modes de jeu sont classiques (séries, face-à-face, chrono) ou novateurs, comme les modes dragster ou endurance. Un jeu pour passionnés, fait par des passionnés, Ride sera disponible à partir du 20 mars sur Xbox One et 360, PlayStation 3 et 4, Steam et Windows. Disponible uniquement sur XBox 360

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ridevideogame.com

MARIO A 30 ANS FÊTEZ ÇA AVEC SES POTES, OU EN ARCHITECTE DU JEU

BATTLEFIELD HARDLINE

Mario Party

MARIO V DONKEY KONG: TIPPING STARS & MARIO PARTY 10 Pour ses 30 ans, le plus gentil plombier italien revient vitaminer trois nouveaux opus d’une série richissime. Deux naissent ce mois-ci : un jeu de ­réflexion, appelé Mario vs Donkey Kong: Tipping Stars (sur Wii U et 3DS), et la foire multijoueur ­Mario Party 10 pour Wii U.

Dégainez dans ce jeu à la première personne (FPS) mais, avant tout, choisissez votre camp : côté loi, ou côté crime ? Dès le 17 mars sur XBox, PS et PC. battlefield.com

DARK SOULS II

Mario Maker

MARIO MAKER

Sous ce titre provisoire, sortira la 3e nouvelle aventure de Mario pour Wii U. Une innovation. Construisez vos niveaux avec tous les éléments des classiques de la série, jouez-y, et partagez-les !   nintendo.com

Ce jeu qui vous a appris à défier la mort bénéficie d’une grosse mise à jour, avec des ­visuels reboostés et un gameplay peaufiné. Pour Xbox 360, PS4 et PC. Sortie le 3 avril. darksoulsii.com

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VOITURES2015 LE SALON INTERNATIONAL DE L’AUTOMOBILE DE GENÈVE ANNONCE UNE BONNE CUVÉE. POUR PREUVE, THE RED BULLETIN VOUS PRÉSENTE DES CONCEPTSCARS AMÉLIORÉS, DES BOLIDES SUR QUATRE-ROUES ET DES SPÉCIMENS QUI FONT LA PART BELLE À LA ­TECHNOLOGIE VERTE. NOTRE SÉLECTION DE L’ANNÉE EN QUATRE CATÉGORIES.

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SPÉCIAL AUTOS

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MANIABLES, ÉCONOMES ET BIEN CONÇUES : DES CARACTÉRISTIQUES AUXQUELLES ON POUVAIT S’ATTENDRE. MAIS CES VOITURES-LÀ NE S’EN CONTENTENT PAS.

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La marque Opel est de retour, plus cool que jamais.

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Jeune et urbain, il s’approprie la ville avec aisance et style.

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BEATS BY DR. DRE L’importance accordée à l’habitacle ne cesse de croître, surtout en ville. Le temps passé en voiture doit rimer avec plaisir. Une voiture, on ne fait pas que la conduire, on y passe une grande partie de sa journée. Cette tendance mondiale que rien ne semble pouvoir arrêter vient tout droit des métropoles ­japonaises. Outre l’infotainment et la connectivité (connexion entre voiture et smartphone), la musique tient aussi une place de plus en plus importante au volant. Réputée pour ses casques très portés sur les basses, la marque Beats by Dre a conçu un sound system sur mesure pour la Fiat 500L. Pas moins de 7 haut-parleurs minutieusement disposés offrent une qualité sonore qui n’a rien à envier à certaines installations de salon.

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Un look qui ne passe pas inaperçu. La digne héritière de la 205.

L’amateur de v­ irages, et celui qui aime démarrer au quart de tour.

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CITROËN C4 CACTUS Essence ou diesel, de 82 à 110 CV, 4,16 m de long.

Alexander Wurz, président de l’association GPDA

L’AVIS DU PRO Pourquoi la motorisation ­hybride s’est imposée en FIA et au Mans ? Parce qu’on doit se contenter d’une certaine quantité d’énergie et qu’on ne peut pas se permettre de renoncer à l’énergie de freinage. Qu’est-ce que cela signifie en pratique ? Que sans ­moteur hybride, on ne pourrait pas faire un seul tour dans les temps. Les freins ne tiendraient pas le coup. Pourquoi ? Le système de freinage est minuscule. On ralentit avec le système hybride et on utilise chaque petit joule. Un souhait à formuler ? Six roues ! Ça permettrait de récupérer encore plus efficacement l’énergie de freinage.

FUTÉES LES BONNES IDÉES PEUVENT REVÊTIR LES FORMES LES PLUS DIVERSES. COMME CELLES DE CE BOLIDE, QUI ABRITENT UNE MERVEILLE DE MOTORISATION HYBRIDE.

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SA FORCE

SON S I G N E PA R T I C U L I E R

SON CONDUCTEUR

Cool et universelle, une voiture qu’on ne peut qu’adorer.

Les coussins d’air de protection sur les flancs. Une idée géniale !

Avec la Cactus, tout le monde est à égalité dans la circulation.

MINI COOPER S HARDTOP 4 PORTES Traction, 192 CV, vitesse de pointe 230 km/h, 3,98 m de long.

SA FORCE

SON S I G N E PA R T I C U L I E R

SON CONDUCTEUR

On peut enfin monter à l’arrière d’une Mini sans se ridiculiser.

Qualité Mini et technologie BMW dans une voiture ultra-pratique.

Un jeune couple avec enfants, grâce aux deux portes arrière.

R E N A U LT E S PA C E Essence, diesel et hybride, de 130 à 200 CV.

SA FORCE

SON S I G N E PA R T I C U L I E R

SON CONDUCTEUR

Les qualités qu’on lui connaît, le look van en moins.

Un toit ­panoramique qui s’obscurcit au besoin.

Le père de famille, le pro sur la route, le sportif avec son équipement.

T OYO TA T S 0 4 0 H Y B R I D Châssis en carbone, moteurs essence et e-moteur, + de 1 000 CV.

SA FORCE

SON S I G N E PA R T I C U L I E R

SON CONDUCTEUR

Look et conduite agressifs, économe en carburant.

Une voiture de course rapide et économique à la fois.

Un pilote. Mais tout le monde saura apprécier sa technologie.

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SPÉCIAL AUTOS

SUV

R A N G E ROV E R H Y B R I D Hybride diesel, puissance totale : 335 CV.

LA HAUTEUR ÉGALERAIT-ELLE LA ­LARGEUR  ? DU TOUT-TERRAIN AU MODÈLE ­URBAIN, IL Y EN A POUR TOUS LES GOÛTS.

SA FORCE

SON S I G N E PA R T I C U L I E R

SON CONDUCTEUR

Une icône devenue socialement acceptable, surtout en hybride.

Look reconnaissable et qualités indéniables en offroad.

Le footballeur pro, le chef ­d’entreprise et sa femme.

H O N D A C R -V Traction ou transmission intégrale, essence, diesel 160 CV.

SA FORCE

SON S I G N E PA R T I C U L I E R

SON CONDUCTEUR

Confort d’une voiture de tourisme et position de conduite élevée.

La boîte auto 9 vitesses diminue conso et émissions de CO . ²

Une voiture universelle, qui trouvera des fans sur tous les continents.

BEST OF

J A G U A R F- PA C E Transmission intégrale, essence 6 ou 8 cylindres, diesel, 2016.

SA FORCE

SON S I G N E PA R T I C U L I E R

SON CONDUCTEUR

Les adeptes de Jaguar peuvent enfin s’adonner au tout-terrain.

Le F-Pace est le tout premier SUV de la célèbre firme anglaise.

Celui qui trouve les autres SUV de luxe bien trop communs.

M A Z D A C X- 5 Traction ou transmission intégrale, nouveau moteur ess. 192 CV.

SA FORCE

SON S I G N E PA R T I C U L I E R

SON CONDUCTEUR

Technologie

Qualités éprouvées, nouveau look et améliorations techniques.

Il pratique les routes d’Europe comme celles des États-Unis.

SKYACTIV, ­système

d’assistance ultra-complet.

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SYSTÈME ÉTANCHE La Jeep Wrangler est le véhicule tout-­terrain quatre roues ­motrices par excellence. Peu nombreux sont ceux qui viennent à bout de la légendaire Rubicon Trail, route située dans la Sierra N ­ evada américaine, à l’Est de l’État de Californie. Cette piste longue de quarante kilomètres fait partie des plus grands défis à relever au ­volant d’une voiture. Au programme, rochers et autres passages de cours d’eau. Alpine a développé un ­système hi-fi étanche pour la Wrangler : 500 watts, huit hautparleurs, un caisson de basses surpuissant et installé dans le coffre pour un son sans égal.

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SPORTIVES ON EST DÉJÀ CONTENT QUAND ON ARRIVE À ­D ÉBLOQUER L’UN DE CES BOLIDES DANS UN JEU VIDÉO. ALORS QUAND ON A LA CHANCE DE LES P ­ ILOTER POUR DE BON…

PORSCHE 911 CARRERA GTS Propulsion ou transmission intégrale, 430 CV, 0 à 100 km/h en 4 s.

SA FORCE

SON S I G N E PA R T I C U L I E R

SON CONDUCTEUR

Arrière imposant, jantes de 20 pouces et 30 CV en plus.

Plus sportive que la Carrera classique, plus confortable qu’une GT3.

Celui qui sait qu’il est en train de réaliser un rêve.

N I S S A N S K Y L I N E G T- R Transmission intégrale, bi-turbo, 550 CV, 600 CV en version NISMO.

SA FORCE

SON S I G N E PA R T I C U L I E R

SON CONDUCTEUR

Son surnom, c’est « Godzilla » : on la ­vénère autant qu’on la craint.

L’une des voitures les plus rapides au monde, plus racée que jamais.

Les adeptes de Fast and Furious : 315 km/h, de 0 à 100 en 2,8 s.

BMW 6 COUPÉ Six ou huit cylindres, diesel ou essence, de 313 à 450 CV.

SON S I G N E PA R T I C U L I E R

SON CONDUCTEUR

Grand coupé de qualité ­allemande, une force tranquille.

Six cylindres classique – en ligne plutôt qu’en downsizing.

Celui pour qui le besoin de place n’est pas une priorité.

BEST OF

FORD GT 6 cylindres, 0 à 100 km/h en 3,2 s, vitesse de pointe 320 km/h.

SA FORCE

SON S I G N E PA R T I C U L I E R

SON CONDUCTEUR

A-t-on vraiment besoin de vous expliquer ? Ouvrez les yeux !

Son ancêtre était une légende. 50 ans plus tard, elle est de retour.

Steve McQueen l’aurait conduite. En bleu clair et rayures orange.

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AUDI PILOTED DRIVING Tours de piste sans pilote. Accélération, freinage et direction ­contrôlés par la voiture : un système de conduite autonome qui permettra d’affronter le trafic sereinement. Et c’est déjà possible sur le plan technique. Audi l’a prouvé en laissant une A7 se piloter elle-même sur le circuit d’Hockenheim, à un rythme de course.

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ACTION !

ÉVÉNEMENTS Le vol de moto à la sauce Dany Torres. Fin mars en France.

28.03, Tours

Tours en l’air Après huit années d’absence, le championnat du monde de FMX revient en France, à Tours dans le ­décor XXL du Parc des expositions. La finale du ­championnat du monde de Super enduro l’an dernier ici même a aiguisé l’appétit des organisateurs et du public. Avec les virtuoses du freestyle, le show met les gaz. Cette « Night of the jumps » promet la présence des meilleurs mondiaux comme les Français David ­Rinaldo (champion du Monde 2013) et Brice Izzo, ou les Espagnols Maikel Melero et Dany Torres, et le Tchèque Libor Podmol. Avec un tel plateau, le public appréciera les plus beaux tricks sur un parcours particulièrement préparé pour l’événement. Trois semaines après l’ouverture de la saison des Red Bull X-Figthers à Mexico (le 6 mars), Tours offrira déjà l’occasion d’une revanche à certains. redbull.com 94

11-12.04, Ciboure

Force basque L’Istery Bask est une épreuve rare. Les 13 km du parcours, truffé de 35 obstacles, emmènent les coureurs sur la corniche de Ciboure, les sentiers de la montagne basque, la traversée d’un marécage puis la plage avant d’en finir au pied du fort de Socoa avec un passage mémorable dans l’Atlantique. Une course pour les enfants et une nocturne, pour les plus mordus (samedi) complètent le programme. Adrénaline au menu et un décor exceptionnel. istery.com

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EN BREF

Jusqu’au 12.04, Saint-Étienne

Le plein des sens La Biennale internationale du design de SaintÉtienne (Loire) propose un mois d’événements et d’expositions « in » et « off » avec pour thème « Les sens du beau ». Le travail des ­scénographes questionne les visiteurs sur les valeurs véhiculées par ­l’esthétique dans notre société industrielle. La place du design dans l’économie est au programme avec un forum dédié à l’innovation et un espace de ­labos où les entreprises feront tester aux visiteurs leurs produits innovants. biennale-design.com

Un vase d’Eelko Moorer

NOTRE SÉLECTION, EN BONNE C ­ OMPAGNIE

20 MARS

Ô BRÉSIL

AWOLNATION en

live ne manque pas de « Sail ». 30.03, Paris

Bonsoir Paris Pour célébrer la sortie de son nouvel album, Run, à paraître le 17 mars, le groupe électro rock américain AWOLNATION se lance dans une tournée européenne d’une semaine (Allemagne, Autriche, Suisse, Hollande) qui marquera un stop au Divan du Monde, à Paris. L’occasion de découvrir en direct les auteurs du méga hit single Sail (voir notre article en page 60). awolnationmusic.com

Le Brésil est l’invité d’honneur des trois journées du Salon du Livre. 48 auteurs sudaméricains seront présents à Paris. Le 26, au SDF, c’est France-Brésil, match amical pour commencer à se préparer à l’Euro 2016 de foot. salondulivreparis.com

4 AVRIL

DANIEL GRUND/RED BULL CONTENT POOL, ALAIN IRATZOQUY, EELKO MOORER, PHILIP PLATZER/RED BULL CONTENT POOL, SVEN MARTIN/RED BULL CONTENT POOL, FONDATION PIERRE BERGÉ - YVES SAINT LAURENT

11-12.04, Lourdes

Ô NEW YORK

Loïc et Myriam en terre sainte

Ancrée dans son Sud-Ouest, la Foire Internationale de Toulouse ouvre ses portes à New York avec une vaste exposition consacrée à Big Apple. Animations, photos, NYC n’aura jamais été aussi proche de la Garonne.

La piste de descente VTT du Pic du Jer, sur les flancs de la montagne au-dessus de Lourdes, reçoit pour la première fois une épreuve de Coupe du monde de VTT. Lourdes succède à Méribel qui avait accueilli l’étape française l’an passé. Ce sera la course d’ouverture de la saison et les meilleurs pilotes de la planète s’y retrouveront. On scrutera plus particulièrement les prestations des Français Loïc Bruni et Myriam Nicole, qui s’attaqueront à un parcours très technique. Alleeeeez !

foiredetoulouse.com

Myriam Nicole, 24 ans. Au top à Lourdes, on y croit.

redbull.com

19 AVRIL

19.03-19.07, Paris

23-29.03, Compiègne

31.03, Limoges

Scandaleux

Belles bulles

Eau bénite

Sa collection printemps-été 71 a valu à Yves Saint-Laurent d’être la cible des critiques. En cause, son inspiration de la mode des années 40, celle de l’Occupation allemande que rappelle cette collection vintage. Les créations du couturier vont pourtant marquer l’histoire et séduire la clientèle, comme le montre l’expo. fondation-pb-ysl.net

La CyberBulle, c’est le 1er festival de bande dessinée à la fois réel et virtuel. Le public va y découvrir les nouvelles pratiques de la BD (créations numériques, turbomédia, ­lecture-online). Chaque visiteur aura la possibilité de s’immerger dans ces décors 3D, grâce aux modules spatio-temporels développés. cyberbulle.com

Limoges accueille les championnats de France de natation dans son grand bassin de 50 m. Pendant six jours, les stars tricolores (Manaudou, Agnel, Stravius, Gilot…) vont se mettre à l’eau pour gagner un titre et surtout leur qualification aux Mondiaux de ­Kazan (Russie) cet été. Des records vont-ils tomber ? ffnatation.fr

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Ô HISSE Le Tro Bro Leon, c’est l’incroyable course cycliste pro courue en partie sur les pavés des ribines, ces chemins encaissés du Nord Finistère en bord de mer. Lannilis, commune de départ, attire chaque année un peloton curieux. trobroleon.jimdo.com

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Directeur d’édition Robert Sperl Rédacteur en chef Alexander Macheck Contributeur indépendant Boro Petric Directeur créatif Erik Turek Directeurs artistiques Kasimir Reimann (DC adjoint), Miles English Rédacteur en chef photos Fritz Schuster Responsable de la production Marion Wildmann Managing Editor Daniel Kudernatsch Rédaction Stefan Wagner (Chef de service), Ulrich Corazza, Arek Piatek, Andreas Rottenschlager Contributeurs indépendants : Muhamed Beganovic, Georg Eckelsberger, Raffael Fritz, Sophie Haslinger, Werner Jessner, Marianne Minar, Holger Potye, Martina Powell, Mara Simperler, Clemens ­Stachel, Manon Steiner, Lukas Wagner, Florian Wörgötter

Édition web Kurt Vierthaler (Senior Web Editor), Vanda Gyuris, Judith Mutici, Inmaculada Sanchez Trejo, Andrew Swann, Christine Vitel

THE RED BULLETIN France, ISSN 2225-4722 Country Editor Pierre-Henri Camy Country Coordinator Christine Vitel Traductions Étienne Bonamy, Susanne & Frédéric Fortas, Frédéric Pelatan, Claire Schieffer, Gwendolyn de Vries Éditing ­Ioris Queyroi Country Channel Manager Charlotte Le Henanff Responsable de la publicité Cathy Martin, +33 (0)7 61 87 31 15 cathy.martin@fr.redbulletin.com Abonnements Prix : 12 €, 12 numéros/an, getredbulletin.com Siège de la rédaction 12 rue du Mail, 75002 Paris, +33 (0)1 40 13 57 00 Impression Prinovis Ltd. & Co. KG, 90471 Nuremberg Les journalistes de la SAS L’Équipe n’ont pas pris part à la réalisation de The Red Bulletin. La SAS L’Équipe n’est pas ­responsable des textes, photos, illustrations et dessins qui engagent la seule responsabilité des auteurs.

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Maquette Martina de Carvalho-Hutter, Silvia Druml, Kevin Goll Booking photos Susie Forman (Directrice création photos) , Rudi Übelhör (Directeur adjoint), Marion Batty, Eva Kerschbaum

Illustrateur Dietmar Kainrath Directeur d’édition Franz Renkin Ventes internationales Patrick Stepanian Emplacements publicitaires Sabrina Schneider

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THE RED BULLETIN Allemagne, ISSN 2079-4258 Country Editor Arek Piatek Relecture Hans Fleißner Country Channel Management Christian Baur, Nina Kraus Responsables de la publicité Martin Olesch, martin.olesch@de.redbulletin.com, Evelyn Kroiss, evelyn.kroiss@de.redbulletin.com Abonnements Prix : 25,90 €, 12 numéros/an, getredbulletin.com, abo@de.redbulletin.com

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PRO CH A IN N U M ERO LE 15 AV R IL AV EC NA L VOTR E JOU R

E ADRÉNALLIN INE

ASÀ NTO ÉO DR AES PH D SÀ UFFLE TOSO O H P R LE S PE D EU CO UFFLE COUPER LE SO INGÉNIEUX

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Magazine gratuit distribué avec le quotidien chaque ­deuxième mercredi du mois. Dans la limite des stocks disponibles.


INSTANT MAGIQUE

Träslövsläge, Suède, 11 janvier 2015

«  … Le jump de ma vie. Merci, Egon ! » Le windsurfer pro suédois Markus Rydberg utilise les rafales de vent provoquées par l’ouragan Egon pour envoyer des push loops d’anthologie.

DAVID HOLMQVIST

L’ouragan Egon balaye la côte ouest de la Suède, le windsurfer professionnel Markus Rydberg dégaine sa planche. «  Cet après-midi-là, j’ai réussi quel­­­­quesuns des meilleurs tricks de ma carrière. » Zoom : ce superbe push loop au-dessus d’une vague déchaînée. markusrydberg.com

THE RED BULLETIN NUMÉRO 41 PARAÎTRA LE 15 AVRIL 2015 98

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