Lepetitjournal.com remercie ses partenaires des Trophées des Français du Maroc
SPONSORS TROPHÉES
PaRTENaiRES aSSOciÉS
daMien bouhours
Directeur éditorial lepetitjournal.com
Trophées des Français du Maroc : une deuxième épopée épatante !
Quel plaisir de vous retrouver ce soir pour cette deuxième cérémonie des Trophées des Fran ç ais du Maroc. Nous avons l’honneur de récompenser trois lauréats d’exception, qui ont tous su briller à leur manière de l’autre côté de la Méditerranée. Nous le savions déjà mais nous en sommes désormais persuadés : les Français de l’ é tranger ont un incroyable talent !
Je tiens à remercier chaleureusement monsieur le Consul Général de France à Rabat, Olivier Ramadour de nous accueillir au sein de la résidence consulaire. Merci également au soutien de tout le réseau consulaire fran ç ais au Maroc et à monsieur l’Ambassadeur de France, Christophe Lecourtier.
Nos lauréats 2026 ont démontré leur talent, leur dynamisme, leur inventivit é , mais aussi leur r é silience. Ces Fran ç aises et ces Fran ç ais résidant aux quatre coins du pays ne se fixent pas de limites, tout en cr é ant des ponts entre les cultures. Ils n’ont pas de fronti è re... et leur g é n é rosit é non plus. Toutes leurs actions ont des impacts réels sur l’avenir économique mais aussi humain de leur pays d’accueil et ils honorent tous à leur fa ç on les solides liens d’amitié qui unissent nos deux nations. Mais ces profils ne reflètent qu’une toute petite partie de la mine de talents qui ont encore
une fois postulé cette année. Bravo donc à tous nos finalistes et à ceux qui n’ont pas pu être sélectionnés cette année. Nous saurons encore mieux les mettre en lumière dans les prochaines années.
Les Troph é es des Français du Maroc s’inscrivent dans un é cho toujours grandissant derri è re l’événement phare organis é depuis 14 ans au Quai d’Orsay à Paris. La prestigieuse remise de prix est d é sormais d é clin é e depuis plusieurs ann é es dans plusieurs villes dans le monde : à Hong Kong et à Shanghai pour les Troph é es des Fran ç ais de Chine, à Dubai pour les Troph é es du Moyen-Orient, à Singapour pour la zone ASEAN, à Londres pour les Trophées des Fran ç ais du Royaume-Uni, à New York pour les Trophées des Fran ç ais des Etats-Unis, à Milan pour les Trophées des Fran ç ais d’Italie et enfin à Montréal pour les Trophées des Fran ç ais du Canada.
L’engouement pour les Troph é es traduit le succ è s de notre journal au Maroc. Nous avons le plaisir de vous distribuer notre dernier magazine Expats, qui est lu gratuitement dans plus d’une quarantaine de villes dans le monde. Notre média a également innové avec sa Maison de l’expatriation, grâce au soutien de la Caisse des Fran ç ais de l’étranger, qui aide tous ceux qui souhaitent partir à l’étranger mais aussi prépare au retour en France.
Aujourd’hui, lepetitjournal.com rassemble toujours plus de lecteurs, sur notre site ou encore sur nos réseaux sociaux ! Pr é sent dans 77 villes dans le monde gr â ce à notre fantastique r é seau de partenaires, correspondants ind é pendants, install é s localement au cœur des communaut é s françaises et francophones, lepetitjournal. com remplit au quotidien sa mission : vous informer au plus proche de votre situation et de vos pr é occupations.
Gr â ce à vous chers lecteurs, et avec le soutien pr é cieux de nos partenaires annonceurs, lepetitjournal.com, ses Troph é es, son magazine et sa Maison, vont vous accompagner encore longtemps. Alors que nous venons de fêter nos 25 ans, lepetitjournal.com est fier de pouvoir contribuer au dynamisme des relations franco-marocaines. Et je ne peux que nous souhaiter encore 25 autres années de succès, yallah !
oL ivier r a M adour c onsul Général de France à Rabat
a l’heure où le Maroc fait vibrer tout un continent autour des valeurs du sport, Le Petit Journal renouvelle son édition des Trophées des Français du Maroc et c’est un plaisir de les accompagner.
En effet, comment ne pas être fiers d’être partenaires d’un événement qui vise à mettre dans la lumière ceux qui, parmi nos presque 60 000 compatriotes résidant au Maroc, tissent au quotidien les fils de la relation d’exception qui unit nos deux pays ? Qu’ils soient de Tanger, de Fès, de Marrakech, d’Agadir, de Casablanca ou de Rabat, ils illustrent les multiples paysages de ce pays magnifique et accueillant, les innombrables talents qui construisent le Maroc de demain, l’attachement singulier que nous, Français, avons pour ce pays qui nous est si proche et si cher.
Car oui, la France est un partenaire historique mais, surtout, c’est un partenaire stratégique pour construire avec le Maroc un avenir commun à l’échelle de l’Afrique et à l’échelle du monde. Un partenariat équilibré, où chacun apporte à l’autre sa vision, ses compétences, son engagement.
Mais ce partenariat ne peut être pérenne que s’il repose sur des rencontres, sur le partage, sur l’amitié : en somme, que s’il est la traduction d’initiatives locales portées par des acteurs engagés.
Il est donc indispensable de rendre hommage à ces femmes et à ces hommes qui incarnent les visages de notre partenariat, qui illustrent nos valeurs communes, qui portent l’avenir de la relation entre la France et le Maroc.
troPhées des FranÇais du maroc
Les Trophées des Français du Maroc, des L auréaTs Mais aussi des FinaLisTes !
Trophée entrepreneur
david rodrigues, arrivé au Maroc en mars 2015 en tant que photojournaliste pour LeDesk, a couvert des enjeux politiques et sociaux.
La crise du Covid l’a poussé à se former au développement numérique, menant à la création de sa startup, Troisième Chambre, spécialisée dans les jumeaux numériques immobiliers. En 2024, il a lancé Tadwir Plastik, un service de collecte de déchets recyclables, collaborant avec des coopératives locales pour intégrer les travailleurs du secteur informel dans un cadre structuré.
sbiri touria est une figure clé de l’économie circulaire et de l’inclusion sociale au Maroc. Sous sa direction, la FEDERCC a initié des projets de recyclage, favorisant la reconnaissance et l’inclusion des chineurs. Par ses actions de sensibilisation et de formation, elle génère un impact mesurable sur les communautés. Récompensée par plusieurs distinctions, elle incarne un leadership féminin résilient et efficace dans la transformation sociale.
Trophée innovation numérique et technologique
sarah Jaidi s’est installée au Maroc depuis un an, où elle a lancé Kiwi Collecte, plateforme de crowdfunding agréée, visant à engager la société civile dans le développement du pays. En 2023,
elle a orchestré une collecte de 1 million d’euros pour les victimes du séisme d’El Haouz, démontrant l’impact de la technologie dans l’intérêt général. Kiwi Collecte a déjà mobilisé près de 10 000 contributeurs et impacté plus de 100 000 bénéficiaires. Préparant le lancement du crowd equity en 2026, elle vise à démocratiser l’investissement. Sarah a reçu le Trophée de l’entrepreneuriat féminin de la Fondation El Mada pour son engagement envers l’entrepreneuriat féminin et l’innovation.
Mahja nait Barka a développé un parcours professionnel à l’intersection de la culture, du numérique et de l’engagement citoyen. Fondatrice de CitizOn, une startup culturelle, elle crée des circuits audio-guidés et des expériences numériques pour valoriser le patrimoine urbain marocain. CitizOn, proposant des parcours dans six villes, prévoit de s’étendre à une vingtaine d’ici 2027. En parallèle, Mahja est secrétaire générale de Casamémoire, œuvrant à la sauvegarde du patrimoine architectural de Casablanca par des projets de médiation culturelle.
Wafa rhallam a commencé sa carrière en France avant de travailler sur des projets de construction un peu partout dans le monde. En 2016, elle retourne au Maroc pour contribuer au développement local en tant que consultante, intervenant sur des projets emblématiques comme la Tour Mohammed VI et le Palace Royal Mansour. En 2023, elle cofonde VisioProcess, spécialisée dans les solutions technologiques
t ro P hées des Fran Ç ais du maroc
Les Trophées des Français du Maroc, des L auréaTs Mais
aussi des FinaLisTes !
pour la gestion énergétique des bâtiments. Sa plateforme SmartGlobe permet aux entreprises de réduire leur consommation énergétique de 30 à 40 % en deux ans.
Trophée culture/art de Vivre
Flo arnold a grandi en Côte d’Ivoire et au Cameroun, immergée dans des cultures diversifiées. Sa famille s’installe ensuite en Algérie, puis retourne au Cameroun avant qu’elle ne parte à Casablanca pour ses études. Elle poursuit sa formation artistique à Londres, puis vit à San Francisco, enrichissant son parcours culturel. Depuis 2002, elle est de retour à Casablanca en tant que plasticienne. Flo collabore avec la galerie African Arty pour promouvoir l’art marocain à l’international. Pour elle, l’art est un puissant vecteur de dialogue, et son voyage en Afrique constitue le fondement de sa créativité.
sinan Benlakhda s’installe au départ au Maroc à l’automne 2023 pour une année sabbatique, pour renouer avec ses origines. Arrivé à Marrakech, il apprend le darija et voyage à travers le pays. Il
partage son expérience sur les réseaux sociaux via le compte Sinan Le P’tit Marocain, rassemblant plus de 100 000 abonnés. Son contenu met en lumière le métissage franco-marocain. À travers ses vidéos, il célèbre l’harmonie entre les cultures, attirant un large public jeune. Engagé dans la valorisation des initiatives culturelles françaises au Maroc, il incarne une diplomatie culturelle citoyenne et affirme que la double culture est une richesse et un pont entre les mondes.
olivier unia, photographe français installé à Rabat depuis 2009, a quitté la France pour un week-end qui s’est transformé en expatriation. En mars 2025, il reçoit le prix « Open Photographer of the Year » aux Sony World Photography Awards, couronnant un parcours déjà riche en récompenses internationales. Ses réalisations incluent plusieurs prix prestigieux en photographie de rue et des expositions dans des galeries à New York, Londres et Tokyo. Son travail, qui sublime culture et traditions, est particulièrement incarné dans son projet sur la Tbourida marocaine, à paraître en livre en 2026. Olivier Unia, reconnu mondialement, met en avant l’authenticité et la beauté du Maroc à travers son regard artistique.
Qui, dans cinq ans, sera le prochain game changer, celui qui imposera un nouveau modèle économique bouleversant les codes du business?
Les managers doivent désormais être en capacité d’appréhender un monde en constante mutation. Plus que de simples gestionnaires, ils doivent devenir de véritables entrepreneurs, des leaders qui s’affranchissent des conventions pour changer la donne. C’est pourquoi, plus qu’une école qui forme au business, l’EDHEC est une école du business. Une école créée par des entrepreneurs, alliant excellence de l’enseignement et de la recherche, avancées pédagogiques et proximité avec les entreprises. Une école qui innove en stimulant l’entrepreneuriat et la créativité. Une école qui s’engage et engage, en donnant la primauté à l’humain, au développement des soft-skills. Une école qui donne aux managers d’aujourd’hui et de demain les compétences et les outils, mais aussi l’ouverture d’esprit et l’agilité pour inventer des modèles nouveaux.
L’EDHEC a toujours eu une approche singulière de la formation. Tout au long de leur parcours, nos étudiants sont considérés au regard de l’impact qu’ils auront sur l’entreprise en tant que managers. Et pourquoi pas sur le monde. De la même façon, nous envisageons la recherche au regard de l’impact de nos solutions sur les pratiques de management et sur l’économie dans son ensemble. L’EDHEC est un modèle unique, pionnier de l’entrepreneuriat dans l’éducation, né par et pour le business, qui forme et équipe des entrepreneurs, eux-mêmes capables de façonner et (re)créer l’entreprise.
EDHEC Business School.
INNOVATION NUMÉRIQUE
Accréditée par la CTI et distinguée par des labels de référence (EUR-ACE, SecNumEdu, Bienvenue en France, 4Digital), l’école forme chaque année des ingénieurs capables de répondre aux enjeux de la transition numérique et scientifique. Son Intelligence Lab, plateforme dédiée à l’IA et à l’expérimentation, illustre cette ambition.
À partir de 2025, l’ECE créera l’événement en devenant la première école d’ingénieurs au
Présente à Paris, Lyon, Bordeaux, Rennes et Marseille, l’E c E s’affirme comme l’une des Grandes Écoles d’ingénieurs françaises les plus engagées dans l’innovation technologique. Plus d’informations sur :
monde à intégrer une étudiante intelligence artificielle au sein de ses promotions : Milo. Conçue comme une IA éthique et évolutive, Milo assistera aux cours, interagira avec les élèves et contribuera à leurs projets, tout en restant un outil d’apprentissage et de réflexion. Ce dispositif inédit permettra aux étudiants de tester, questionner et comprendre l’IA de manière concrète, consolidant le positionnement de l’ECE comme acteur pionnier de la formation ingénieur de demain.
CULTURE & ART DE VIVRE
Le consulat général de France à Rabat-Salé-Kenitra au service des Français du Nord du Maroc.
Le consulat général assure une mission d’administration et de protection consulaire à l’égard des Français résidents (environ 11 000 personnes inscrites au Registre des Français de l’étranger) et de passage dans la région. Il reçoit et instruit les demandes de passeports et cartes nationales d’identité et procède à l’inscription au Registre des Français établis hors de France. Le consulat général délivre les visas pour l’ensemble de la région nord du Maroc (avec des bureaux TLS à Tanger, Oujda, Fès et Rabat).
Il permet aux Français inscrits sur la liste électorale consulaire d’exercer leurs droits de vote et instruit les demandes de nationalité française.
Le consulat général de France à Rabat agit enfin comme un relais actif de l’Etat français auprès des autorités marocaines locales. En coordination étroite avec l’ambassade de France, il contribue à faire rayonner la France en soutenant son influence politique, économique ou encore culturelle à travers un dialogue constant avec les acteurs de la région. PAR LEPETITJOURNAL.COM
Le consulat général apporte également un soutien en Français en difficulté, en liaison avec les autorités locales et les associations françaises de la circonscription. C’est le cas notamment avec l’assistance aux personnes âgées dépendantes grâce à la maison de retraite du Souissi gérée par l’AFEB.
Plus d’informations sur :
Lepetitjournal.com félicite les lauréats des Trophées des Français du Maroc
Jean-Baptiste Kouatche
ENTREPRENEUR
PAR LEPETITJOURNAL.COM
INNOVATION NUMÉRIQUE
PAR LEPETITJOURNAL.COM
CULTURE & ART DE VIVRE
PAR LEPETITJOURNAL.COM
Hervé Chourreau
Cédric Galouye
L a URÉ a T ENTREPRENEUR
Jean-Baptiste Kouatche s’est installé au Maroc il y a quatre ans après un parcours en conseil stratégique. Il a d’abord travaillé au sein de Southbridge, spin-off de McKinsey, où il a participé à des missions à fort impact, notamment auprès du ministère marocain de la Santé dans le cadre de la réforme du système de santé, ainsi qu’à des projets internationaux avec la Fondation Bill & Melinda Gates. Ces expériences lui ont permis d’acquérir une compréhension fine des politiques publiques, des enjeux sociaux et des modèles économiques à impact.
En 2024, il co-fonde Washminute, une startup cleantech qui réinvente le lavage automobile au Maroc à travers un modèle mobile et économe en eau, dans un contexte de stress hydrique croissant. « Lorsque mon associé et moi nous sommes installés au Maroc, nous avons très rapidement été confrontés à trois contraintes majeures liées au lavage automobile : le manque de temps, l’utilisation excessive d’eau par les car-wash traditionnels, et l’accessibilité très limitée des car-wash professionnels. » Washminute propose une solution de lavage automobile rapide, écologique, disponible quand le client le souhaite et où il le souhaite.
En moins de deux ans, Washminute a permis de laver plus de 20.000 véhicules en utilisant 10 à 50 fois moins d’eau que les car-wash traditionnels, représentant ainsi l’équivalent d’environ 50.000 douches, dans un contexte
Jean-Baptiste Kouatche
co-fondateur et cep de Washminute
de stress hydrique particulièrement critique dans le Royaume. Après plusieurs phases pilotes concluantes, Washminute a signé également des collaborations B2B majeures, notamment avec Budget et Arval.
Washminute a également un impact social en recrutant et formant plus de 500 jeunes NEET (Neither in Education, Employment or Training), souvent éloignés de l’emploi, en leur offrant un accompagnement structuré. « Au-delà de l’emploi, le projet a également suscité une véritable dynamique entrepreneuriale : depuis son lancement, plus de 100 spin-offs informelles ont vu le jour, ainsi que plus de 50 structures officiellement constituées. », explique Jean-Baptiste Kouatche. Sur le plan humanitaire, l’entreprise s’engage aussi auprès d’associations, avec une première donation de 5 000 dirhams réalisée en 2025 au profit de l’orphelinat Radia à Marrakech, ainsi que plusieurs campagnes solidaires. « L’impact n’a de sens que s’il est mesurable, durable et créateur de dignité pour celles et ceux qu’il concerne. », souligne Jean-Baptiste.
Ce Trophée représente une belle récompense pour l’entrepreneur et ses équipes : « C’est avec beaucoup d’humilité et une immense fierté que je reçois cette distinction. Je tiens à remercier du fond du cœur l’équipe organisatrice ainsi que l’ensemble des membres du jury pour leur confiance. J’espère être à la hauteur de cet honneur, porter dignement l’étendard français et rendre fier ce pays qui m’a tant donné. »
Marrakech
L a URÉ a T i NNO va T i ON NUMÉR i QUE
Fort d’expériences en recherche de produits et en import-export sur plusieurs continents, Cédric Galouye a développé une expertise approfondie dans l’identification, l’évaluation et le déploiement de solutions techniques adaptées aux marchés internationaux, avec une spécialisation marquée dans les domaines du chauffage et des énergies renouvelables. Dans ce contexte, le Maroc s’est imposé comme un marché stratégique : « L’idée est née d’un constat très simple : alors que le Maroc est l’un des pays au plus fort potentiel solaire au monde, une grande partie de la population urbaine, notamment les personnes vivant en appartement, n’avait aucun accès réel à l’autoproduction d’énergie. » Cédric Galouye fonde alors ACDC, société éditrice de la plateforme zendure.ma, première entreprise marocaine dédiée à la démocratisation de la production d’électricité résidentielle grâce à des solutions solaires Plug & Play : « L’objectif a été de créer, à travers ACDC, une structure capable d’adapter et de déployer ces technologies de production, de gestion et de stockage au service du marché marocain, afin de démocratiser l’accès à l’énergie solaire résidentielle. »
Les solutions proposées permettent aux appartements, historiquement exclus de l’autoproduction énergétique, de produire leur propre électricité simplement, sans travaux lourds : « Notre technologie permet une transformation très concrète de la relation des ménages à l’énergie. Pour la première fois, des foyers vivant
INNOVATION NUMÉRIQUE
cédric GaLouye
en appartement peuvent produire, stocker et consommer leur propre électricité solaire, sans travaux lourds ni infrastructure complexe. Cela réduit directement la consommation d’énergies fossiles, diminue la pression sur le réseau électrique national et améliore la résilience énergétique des ménages. »
Épaulés par de solides partenaires marocains, Cédric Galouye et son équipe contribuent aux objectifs de transition énergétique en intégrant pleinement le secteur résidentiel urbain dans cette dynamique : « Il est intéressant de noter que c’est également une volonté des pouvoirs publics du Royaume, qui accueillent très favorablement la transition énergétique depuis plusieurs années. » Depuis son lancement, le projet a permis le déploiement de plusieurs dizaines de solutions solaires, la structuration d’un réseau croissant de partenaires locaux, la sensibilisation de nombreux foyers à l’autoproduction et la création d’emplois directs et indirects. Et ce n’est que le début : « Ce trophée ne récompense pas seulement une innovation technologique, il reconnaît une vision : celle d’un modèle énergétique plus accessible, plus inclusif et mieux adapté aux réalités du marché marocain. C’est également une reconnaissance du travail collectif de toute notre équipe et de nos partenaires marocains et internationaux. Enfin, cela nous donne une responsabilité supplémentaire : celle d’accélérer encore notre déploiement et de renforcer notre contribution à la transition énergétique du Royaume. »
L a URÉ a T c ULTURE & a RT DE viv RE
Après plusieurs années de missions entre la France et le Maroc, Hervé Chourreau choisit de s’installer durablement à Casablanca en 2010, où il gère la société CDPP. Passionné de théâtre et de transmission culturelle, il fonde en 2012 l’École Française de Théâtre (EFT) : « Je ne peux imaginer ma vie sans théâtre. L’idée est née d’un double constat : d’un côté, une immense envie de transmettre ma passion et de l’autre, le manque d’espaces où l’on peut apprendre à communiquer, gérer son stress, améliorer sa prise de parole en public et surtout travailler sur la confiance en soi dans un cadre à la fois exigeant, bienveillant et profondément humain. Le théâtre est pour moi un formidable outil de transformation personnelle et collective, et cette école est née de ce désir de mettre cette force au service de chacun. »
L’EFT est conçue comme un espace ouvert à tous, sans distinction d’origine ou de milieu social. Les cours y sont dispensés 100 % en français, avec un travail approfondi sur la langue : grammaire, conjugaison, syntaxe et expression orale. L’un des objectifs majeurs de l’école est de rendre le théâtre accessible à la classe moyenne marocaine, grâce à des tarifs volontairement abordables. Les élèves, issus aussi bien de la mission française que de parcours plus fragiles en français, y évoluent dans un esprit d’entraide et de solidarité. Pour Hervé Chourreau, « le théâtre permet de dépasser la timidité, de trouver sa voix et de prendre confiance en soi ».
Hervé Chourreau est particulièrement fier d’avoir permis à plus de 500 élèves, enfants et adultes, de
hervé
Fondateur de l’ecole Française de théâtre casablanca PAR LEPETITJOURNAL.COM
chourreau
découvrir et pratiquer le théâtre. La troupe de l’EFT se produit régulièrement à Casablanca, Rabat et Marrakech, autour de pièces d’auteurs contemporains français. Parmi les productions marquantes figurent À fond la caisse de Franck Didier (2018), Les belles sœurs d’Éric Assous (2022) et Un grand cri d’amour de Josiane Balasko (2023). Hervé Chourreau est fier que son action contribue au rayonnement de la francophonie au Maroc. « Le théâtre joue un rôle essentiel dans la transmission de la langue française et de la culture francophone. C’est un outil pédagogique vivant, qui permet d’apprendre le français par le corps, la voix, l’émotion et l’imaginaire. La langue devient concrète, incarnée, accessible à tous, quels que soient l’âge ou le parcours. Par le théâtre, on ne transmet pas seulement des mots, mais une manière de penser, de s’exprimer, de dialoguer et de questionner le monde. Il développe l’écoute, l’esprit critique, la confiance en soi et le respect de l’autre, autant de valeurs fondamentales de la francophonie. »
Actuellement, la troupe présente Mon ami Icare, une création de Grégoire Chaste, réunissant artistes français et marocains. Après des représentations à l’Institut Français de Casablanca et au théâtre du CAFC, Hervé ambitionne d’étendre la tournée à d’autres villes du Royaume. Ce Trophée lui donnera certainement un coup de pouce : « J’ai été à la fois très surpris et profondément touché. Ce Trophée est une belle reconnaissance du travail accompli et surtout une formidable source d’encouragement pour continuer à défendre le théâtre, la transmission et la langue française avec passion. »