R ÉSIDEN c E DE F RAN c E / M ONTRÉA l 14 O c TO b RE 2025
Partenaires des t ro P hées
édito
Hervé Heyraud
Président-Fondateur des éditions lepetitjournal.com
Bertrand de Pétigny
Rédacteur en chef Lepetitjournal Montréal
Marie Lapierre
Consule générale de France au Canada
Le jury
Les finalistes
Les partenaires
Banque Transatlantique
EDHEC
CFE
L’Oréal
MSGL
Consulat général de France à Montréal
Lauréats 2025
sarah Hübsch, Prix du Public
eddy dureuil, Trophée Entrepreneur
sabine Monpierre, Trophée Social et Humanitaire
Jean-Christophe Champin, Trophée Innovation
Gabriel Viry, Trophée Rayonnement français au Canada
elodie Gironde, Trophée Culture / Art de vivre
Lepetitjournal.com remercie ses partenaires des Trophées des Français du canada.
SPONSORS TROPHÉES
PaRTENaiRES aSSOciÉS
BUSINESS SCHOOL
Hervé HeYrAUD
Président-Fondateur des éditions lepetitjournal.com
Trophées des Français du Canada : une première tiguidou !
Depuis plus de 10 ans, lepetitjournal.com met en avant des Français de l’étranger aux parcours impressionnants. Pour la première fois, notre quotidien remettra des Trophées aux Français du Canada lors d’une soirée inoubliable à la résidence de France.
Les Troph é es des Fran ç ais du Canada organis é s par notre partenaire au Canada, Bertrand de Pétigny, viennent confirmer un pressentiment : les Fran ç ais de l’ é tranger ont un incroyable talent !
Les premiers laur é ats de la cuv é e 2025 vont é poustoufler le public r é uni à la Résidence de France en pr é sence de la Consule Générale de France à Montréal, Marie Lapierre. Leur talent, leur dynamisme, leur
inventivit é , mais aussi leur r é silience face aux difficult é s rencontr é es dans un autre environnement, pays, culture, langue, forcent l’admiration. Ils ne se fixent pas de limites, tout en cr é ant des ponts entre les cultures. Ils n’ont pas de frontière... et leur g é n é rosit é non plus. Bravo à eux, et aux très nombreux candidats qui se sont pr é sent é s au Canada.
Les Troph é es des Fran ç ais du Canada s’inscrivent dans un é cho toujours grandissant derrière l’événement phare organis é depuis 13 ans au Quai d’Orsay à Paris. La prestigieuse remise de prix est d é sormais d é clin é e depuis plusieurs ann é es dans plusieurs villes dans le monde : à Hong Kong pour les Troph é es d’Asie de l’Est, à Dubai pour les Troph é es du Moyen-Orient, à Singapour pour la zone ASEAN, à New York avec les Troph é es des Fran ç ais des Etats-Unis, à Londres pour les Trophées des Français du Royaume-Uni, à Rabat pour les Trophées des Français du Maroc et à Milan pour les Trophées des Français d’Italie. Nous aurons également cette année des Trophées en Espagne.
Vous informer au plus proche
L’engouement pour les Troph é es traduit le succès de notre journal en ligne à Montréal et à Toronto auprès de la communaut é fran ç aise et francophone locale.
Aujourd’hui, lepetitjournal.com rassemble toujours plus de lecteurs (1,6 million de Visiteurs Uniques à date), de fidèles (110.000 abonn é s aux newsletters), et de fans (360.000 sur Facebook !). Pr é sent dans 76 villes dans le monde grâce à notre fantastique r é seau de partenaires, correspondants ind é pendants, install é s localement au cœur des communaut é s fran ç aises et francophones, lepetitjournal.com remplit au quotidien sa mission : vous informer au plus proche de votre situation et de vos pr é occupations. Notre Maison de l’expatriation vient aussi accompagner les expatriés dans toutes les étapes de leur projet, du départ au retour.
Grâce à vous chers lecteurs, et avec le soutien pr é cieux de nos partenaires annonceurs, lepetitjournal.com, ses Troph é es et son magazine, vont vous accompagner encore longtemps.
Merci !
BerTrAnD De PeTignY
Rédacteur en chef Lepetitjournal Montréal
Avec cette premi è re édition des Trophées des Français du Canada, nous inaugurons une tradition appelée à s’inscrire durablement dans le paysage franco-canadien. Portée par LePetitJournal.com, média de référence des Français établis à l’étranger, cette initiative a pour ambition de mettre en lumi è re celles et ceux qui, par leur talent, leur engagement et leur audace, contribuent à enrichir les liens entre la France et le Canada.
Six lauréats sont honorés cette année dans des catégories emblématiques : Entrepreneur, Social & Humanitaire, Innovation, Rayonnement français, Prix du Public, Culture & Art de vivre. Autant de parcours singuliers qui témoignent de la vitalité et de la diversité de notre communauté, qu’il s’agisse d’entreprendre, d’innover, de s’engager aupr è s des autres, de promouvoir la culture ou de faire rayonner l’excellence française.
Ces trophées n’auraient pas vu le jour sans le soutien de nos sponsors et partenaires, que nous remercions sinc è rement. Leur
appui traduit une conviction partagée : célébrer les réussites des Français du Canada, c’est renforcer les ponts entre nos deux pays et inspirer de nouvelles générations.
Nous exprimons également toute notre gratitude au Consulat général de France à Montréal, qui accueille cette cérémonie dans ses murs. Ce cadre prestigieux donne à l’événement une dimension particuli è re : celle d’un moment de reconnaissance et de rassemblement au cœur même de la représentation française au Canada.
À travers ce livret, vous découvrirez les visages et les histoires de nos six lauréats. Plus qu’une série de portraits, c’est une fresque collective qui illustre ce que la communauté française au Canada apporte de meilleur : créativité, solidarité, ambition et attachement à ses racines.
Que ces trophées deviennent, année apr è s année, un rendez-vous attendu et un symbole de fierté partagée.
MArie LAPierre
consule générale de France à Montréal
Lorsque LePetitJournal.com nous a présenté son projet de Trophées des Français du Canada nous avons immédiatement embarqué dans l’aventure.
A travers le monde, ce sont plus de 2,5M de Français qui ont fait le choix de l’expatriation, dont 1,7M inscrits au registre des Français de l’étranger. Une communauté finalement assez peu nombreuse si l’on compare avec nos voisins européens dont les diasporas tournent davantage autour de 5M d’ â mes.
La majorité de nos compatriotes de l’étranger résident en Europe : Londres, Bruxelles, Gen è ve… Mais nous les retrouvons également au Canada, avec plus de 120 000 inscrits au registre, dont 80 000 à Montréal, où notre communauté totale est estimée autour de 250 000 â mes.
Si vous résidez sur le Plateau, il est probable que vous croisiez réguli è rement l’accent Français au détour d’une bonne boulangerie. Pour autant, les Français du Canada ne se sont pas contentés de se rassembler dans un quartier et de vivre entre-soi. Notre registre témoigne d’une présence d’un océan
à l’autre, de la Nouvelle Écosse au Yukon. Car nos compatriotes, en arrivant au Canada, souhaitent avant tout s’intégrer, mettre leur bras au service de l’économie locale et leur cœur au service de leur société d’accueil.
Ainsi, les Trophées des Français au Canada ne témoignent pas seulement de succ è s individuels, ils cél è brent la réussite de l’intégration, la réussite du mariage entre ce terreau propice à l’entreprenariat d’une part et la volonté des Français d’y cultiver leur jardin d’autre part, au bénéfice de tous : création d’emplois, innovation, solidarité, transition écologique, attractivité du territoire, développement des offres de services, amélioration de la qualité de vie… C’est cet enrichissement mutuel qu’incarnent les lauréats et que cél è brent les Trophées.
Les ponts entre les sociétés, la mixité, le rassemblement, la tolérance, l’amitié : le monde n’en aura jamais trop. Le Canada et la France y contribuent à travers la longévité et l’exemplarité de leurs relations. Je remercie LePetitJournal.com et tous les lauréats de ces premiers Trophées d’ajouter leur pierre à ce bel édifice.
M EM b RES Du ju Ry canada
béatrice DAuDIN O Présidente de Montréal Accueil
Emilie DyAN O Managing Director Canada chez Business France
David E AP O Head of Representative Office and Managing Director for Banque Transatlantique in Canada
Elodie EvRARD O Private Banking | Business Developer at Banque Transatlantique
Hervé HEyRAuD O Président et fondateur des éditions lepetitjournal.com
laurent PERIES O Head of marketing & admission chez EDHEC
Marie lAPIERRE O Consule générale de France à Montréal
carine lARvOR O Responsable communication marketing CFE
Thomas MAgRE O Directeur chez MSGL
Francis REPk A O Président de la Société des membres de la Légion d’honneur au Canada
troPhées des Français du canada
lES TROPHÉES DES FRANÇAIS Du cANADA , DES l AuRÉATS MAIS AuSSI DES FINAlISTES !
Trophée Entrepreneur
Clément Bouland
Fondateur de Bello (Montréal)
Clément Bouland, originaire d’Annecy, a étudié en France puis à Montréal, où il s’est investi dans l’innovation et l’expansion mondiale. Entrepreneur, il a créé Bello, une machine connectée pour une consommation d’eau durable. Il affirme : « L’expatriation m’a appris à oser, à créer sans permission. »
elisa Groslier
Co-fondatrice de CiVision (Sainte-Agathe-des-Monts)
Elisa Groslier, partie de zéro à Montréal, a cofondé CIVISION, une plateforme d’intelligence territoriale, en seulement six mois. Malgré les défis, elle a su transformer l’incertitude en réussite, en créant neuf emplois et en remportant plusieurs prix. Elle affirme : « Notre expérience repose sur la somme des défis que nous avons relevés en partant de zéro. »
Trophée Rayonnement français
Corentin Gendry
Fondateur de neosport et du Volcage (Montréal)
Corentin Gendry, fondateur de Néosport, a créé le sport innovant le Volcage, mêlant coopération, inclusion et dynamisme. Installé à Montréal, il veut déployer cette pratique au Canada, reliant France et Québec. Il souligne : « Traverser un océan et connecter les gens par le jeu, c’est ce qui me motive le plus. »
thomas Vidalinc directeur de sii Canada (Montréal)
Thomas Vidalinc, formé dans des lycées français à l’étranger, a développé une forte ouverture interculturelle. En tant que DG de SII Canada, il valorise l’excellence française en ingénierie tout en s’adaptant au marché local, notamment avec le projet « I Can SII ». Il affirme : « Nous ne nous contentons pas de dire que nous voulons une technologie responsable : nous la construisons chaque jour, avec passion. »
Xavier Thévénot, installé en Abitibi-Témiscamingue, mène un doctorat sur le traitement des eaux contaminées à l’arsenic avec des matériaux locaux. Cofondateur d’ÉcOsisko, il transforme des déchets en filtres biosourcés. Il affirme : « J’ai voulu contribuer à améliorer la qualité de l’eau en proposant des solutions simples, efficaces et accessibles. »
Julien tougeron alliance internationale de Biomasse textile (Montréal)
Julien Tougeron, avec 20 ans d’expérience, promeut la relation franco-canadienne via entrepreneuriat et impact social. Il a créé l’Accélérateur Transatlantique, facilitant les échanges bilatéraux, et préside l’Alliance Textile Durable. Il affirme : « Ce qui rend mon parcours exceptionnel, c’est la capacité de combiner entrepreneur, diplomate et acteur de changement à l’échelle mondiale. »
Trophée Social et Humanitaire
Mohammed Ghoul
Fondateur de la méthode approsH (Rouyn-Noranda)
Mohamed Ghoul, artiste et éducateur, a créé en 2001 APPROSH, une méthode musicale pour l’inclusion des personnes autistes. Son engagement dépasse les frontières, avec des projets au Québec, en France et en Afrique. Il affirme : « Les arts, et plus particulièrement la musique, peuvent devenir des outils puissants d’émancipation et de transformation sociale. »
Benoist de peyrelongue directeur général de la Cuisine Collective Hochelaga-Maisonneuve (Montréal)
Benoist de Peyrelongue dirige depuis 11 ans la Cuisine Collective Hochelaga-Maisonneuve, un pilier en sécurité alimentaire. Il croit en « la force du collectif » et travaille pour un avenir solidaire, avec une approche inclusive. Il affirme : « Nous pouvons vous accompagner dans cette démarche généreuse ! »
Trophée culture / Art de vivre
damien andré Chocolatier (Montréal)
Damien André, formé par des Meilleurs Ouvriers de France, est un artisan et entrepreneur du chocolat à Montréal. Il valorise les circuits courts, le savoir-faire local, et l’innovation. Il dit : « Je suis un vrai caméléon » et sa chocolaterie allie tradition, proximité, et créativité pour créer une communauté autour du goût.
irène Lumineau illustratrice et autrice (St-Gilles)
Irène Lumineau, artiste et illustratrice francoquébécoise, a voyagé, créé et partagé sa passion pour le Québec. Elle déclare : « La vie est avant tout remplie d’art, de culture, de liens et de partage. » Son livre ICITTE, vendu à 4 500 exemplaires, témoigne de son impact sur l’échange interculturel, mêlant humour, franchise et inspiration.
Prix du public
Maëva Costedoat
Fondatrice de Mushup (Montréal)
Maëva Costedoat, passionnée par le développement durable, a vécu à Londres, en Asie et à Montréal, qu’elle considère comme « son chez-moi ». Fondatrice de MushUp, elle veut faire rayonner ses champignons ancestraux en Europe. Elle dit : « C’est comme un vol retour, un élan du cœur qui me pousse à raccorder le Québec à la France. »
natacha Mignon
Fondatrice d’immétis (Montréal)
Natacha Mignon, ex-avocate en France, a fondé à Montréal le cabinet Immétis en 2017, basé sur l’écoute et la stratégie. Elle témoigne : « Nous construisons des parcours de vie, pas seulement des dossiers. » Son engagement et son innovation dans le droit de l’immigration en font une référence au Canada, soulignant que « derrière chaque dossier, il y a une histoire, un projet de vie ».
PRIX DU PUBLIC
Banque de gestion de fortune
Depuis sa création en 1881, la Banque Transatlantique est l’établissement de référence des Français de l’étranger. Elle accompagne les entrepreneurs, investisseurs, cadres dirigeants, ainsi que les diplomates et hauts fonctionnaires, à chaque étape de leur mobilité internationale.
Elle a développé une expertise unique en matière de gestion de fortune et d’actifs afin de répondre à leurs besoins spécifiques. Elle est présente à : Boston, Bruxelles, Courtrai, Hong Kong, Londres, Luxembourg, Montréal, New York, Paris (siège), San Francisco et Singapour.
Partenaire historique des Trophées des Français de l’étranger, la Banque Transatlantique est fi è re d’en soutenir la troisi è me édition 2025 aux États-Unis, et de remettre le Prix du Public, qui met en lumi è re les parcours inspirants des Français expatriés et récompense ces « ambassadeurs de la France » dans le monde. PAR LEPETITJOURNAL.COM
Filiale de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, elle allie à la solidité financi è re de son actionnaire l’agilité d’une banque à taille humaine. 25 % de nos collaborateurs sont eux-mêmes des Français expatriés.
Qui, dans cinq ans, sera le prochain game changer, celui qui inventera un nouveau modèle économique, capable de transformer les entreprises et d’avoir un impact positif sur la société ?
Les leaders de demain doivent être capables d’évoluer dans un monde en transformation permanente. Plus que de simples gestionnaires, ils sont appelés à devenir des entrepreneurs du changement : audacieux, agiles, ouverts et porteurs de sens. L’EDHEC n’est pas seulement une école qui forme au business, c’est une école du business - créée par des entrepreneurs pour révéler des entrepreneurs. Portée par l’excellence académique, l’innovation pédagogique et un lien étroit avec les entreprises, l’EDHEC développe chez ses étudiants les compétences et l’agilité nécessaires pour inventer les modèles de demain. Internationale, humaine et engagée, elle forme des talents capables d’imaginer, de transformer et d’avoir un impact durable sur les organisations et la société.
L’EDHEC a toujours adopté une approche singulière de la formation. Tout au long de leur parcours, les étudiants sont considérés à l’aune de l’impact qu’ils auront sur l’entreprise - et, pourquoi pas, sur le monde. Au-delà de la transmission de savoirs, notre ambition est de révéler des leaders inspirants, visionnaires et engagés, capables de transformer durablement leur environnement. Notre recherche poursuit le même objectif : avoir un impact concret sur les pratiques managériales et sur l’économie. Modèle unique, pionnière de l’entrepreneuriat dans l’éducation, l’EDHEC forme et équipe des entrepreneurs capables de façonner et de (re) créer l’entreprise.
SOCIAL ET HUMANITAIRE
La CFE intervient aussi bien à l’étranger qu’en France, tout au long de l’expatriation. La CFE assure la continuité des droits avec le régime général de Sécurité sociale français. Nous assurons la protection sociale de plus de 200 000 personnes partout dans le monde, sans questionnaire de santé, ni critères d’exclusion, quel que soit l’âge, le statut ou le pays de résidence.
pourquoi choisir la CFe ?
La sécu pour tous : quels que soit l’âge, les pathologies, le pays d’expatriation, nos garanties sont faites pour vous
La c aisse des Français de l’Etranger est un organisme de Sécurité sociale à adhésion volontaire qui couvre les garanties santé (Maladie-Maternité- i nvalidité), a ccident du travail – Maladies professionnelles ( aTMP) et la retraite des Français ou européens qui résident à l’étranger. Plus d’informations sur :
La sécu en continu : La CFE vous protège pendant votre expatriation, partout dans le monde y compris en France. Puis, à votre retour en France, vous réintégrez le régime général de la Sécurité sociale.
La sécu et la retraite : La CFE est le seul acteur sur le marché de l’assurance qui vous permet de travailler à l’étranger tout en continuant à cotiser pour votre retraite en France.
Dans le monde entier : La CFE vous accompagne quel que soit le pays dans lequel vous décidez de résider. PAR LEPETITJOURNAL.COM
INNOVATION
L’Oréal c anada est une filiale du Groupe L’Oréal, le leader mondial de la beauté.
La filiale canadienne, établie en 1958, comprend un si è ge social, une usine et un centre de distribution à Montréal, un bureau des ventes à Toronto, et emploie plus de 1750 personnes issues de 73 nationalités différentes. Les produits de ses 39 marques emblématiques (incluant Lancôme, La Roche Posay, Garnier ou Kerastase) sont disponibles dans tous les canaux de distribution, y compris les salons de coiffure, les grands magasins, la grande distribution, les pharmacies, les médi-spas et le e-commerce.
Sa raison d’être, créer la beauté qui fait avancer le monde, définit sa vision de la beauté inclusive, éthique, généreuse et responsable. Avec des engagements sociaux et environnementaux ambitieux fixés dans le cadre du programme L’Oréal pour le Futur, la filiale soutient également activement les programmes de la Fondation L’Oréal tels que L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science. À travers ses divers programmes et partenariats, L’Oréal Canada et ses marques viennent en aide à plus de 110 000 Canadiens annuellement.
Pour plus d’informations sur notre impact : www.loreal.ca
RAYONNEMENT FRANÇAIS
Nous accompagnons les entrepreneurs, PME et groupes internationaux dans leurs enjeux comptables, fiscaux et financiers.
Notre équipe réunit des experts en audit, fiscalité canadienne, américaine et française, ainsi qu’en comptabilité et gestion de la paie. Nous aidons nos clients à structurer
MSGL est un cabinet d’expertise comptable international implanté à Montréal, Miami et New York. Plus d’informations sur : www.ms-gl.com
leur croissance, optimiser leur fiscalité transfrontali è re et sécuriser leurs opérations en Amérique du Nord comme en Europe.
Notre approche est fondée sur la rigueur, la réactivité et une vision stratégique afin de transformer la comptabilité en véritable levier de développement pour nos clients.
CULTURE / ART DE VIVRE
PAR LEPETITJOURNAL.COM
Le Consulat général de France à Montréal assure le lien entre la France et ses ressortissants, établis ou de passage au Canada, en accompagnant notamment les Français dans les démarches administratives telles que le renouvellement d’un passeport,
la déclaration d’un événement d’état civil, l’inscription sur la liste électorale ou la demande de bourse scolaire. Il a également un rôle d’information et d’assistance aux Français, notamment en cas d’urgence ou de crise.
L a URÉ a TS 2025
Lepetitjournal.com félicite les lauréats des Trophées du Canada 2025
PAR LEPETITJOURNAL.COM INNOVATION
PAR LEPETITJOURNAL.COM SOCIAL ET HUMANITAIRE
PAR LEPETITJOURNAL.COM RAYONNEMENT FRANÇAIS AU CANADA
PAR LEPETITJOURNAL.COM CULTURE / ART DE VIVRE
Sabine Monpierre
Eddy Dureuil
Sarah Hübsch
Jean-Christophe Champin
Elodie Gironde
Gabriel Viry
L a URÉ a TE
ix d U PUBL ic
saraH HüBsCH
Guide et créatrice de contenus
Calgary
Arrivée au Canada en 2019, Sarah s’installe d’abord à Montréal, découvre le Québec, puis ressent l’envie d’aller plus loin. « J’avais soif d’aventure, de nouveaux paysages, et Calgary s’est imposée naturellement. » Ce choix est celui d’une vie tournée vers l’extérieur, au rythme des sentiers et des saisons. Son parcours débute pourtant bien loin des Rocheuses. Formée au journalisme, passée par la télévision en France, Sarah apprend vite à raconter, capter et transmettre. « Ce que j’ai appris comme journaliste, je l’utilise aujourd’hui dans la photo, la vidéo, la rédaction. Ce n’est plus de l’information brute, mais une manière de donner envie, de faire ressentir un lieu. » Son goût de la narration se déploie désormais à travers son blog, ses réseaux et ses collaborations avec des offices de tourisme.
À Calgary, Sarah accompagne aussi les voyageurs francophones dans l’organisation de leurs séjours. « Je veux montrer qu’il n’est pas nécessaire de partir dix jours en trek pour profiter de la montagne. Une simple balade peut être une découverte incroyable. L’important, c’est de sortir, de bouger, d’oser. » Ses services de « travel planner » sont à son image : précis, mais toujours animés par l’envie de partager une expérience sensible du plein air. Cette passion s’apprête à prendre une nouvelle forme. D’ici la fin de
l’année, Sarah publiera aux Éditions 3 Colonnes
Les 50 plus belles randonnées des Rocheuses canadiennes. Un projet qui synthétise ses années de marche, de rencontres et d’exploration. « C’est à la fois un guide et une invitation à se laisser surprendre par la nature. Chaque itinéraire raconte une histoire. »
Installée dans l’Ouest canadien, Sarah Hübsch vit la francophonie comme une présence ténue mais tenace, qu’il faut cultiver au quotidien. À Calgary, où le français n’est entendu qu’à la marge, elle s’engage auprès d’organismes locaux comme Parallèle Alberta, participe à des activités avec l’Alliance française et anime une véritable passerelle entre communautés. « La langue française reste un repère, une boussole intime », confie-t-elle. Mais au-delà de l’attachement à sa langue, c’est l’ouverture qui guide son parcours : « C’est dans le dialogue avec les autres cultures que je me sens pleinement à ma place. Ici, chaque échange est une chance de construire du commun. »
De la vallée de Chevreuse aux Rocheuses, Sarah Hübsch a choisi d’ancrer sa vie dans les grands espaces. Son énergie et sa curiosité l’ont conduite du journalisme aux sentiers, de l’écriture à la création de contenu. Dans les forêts de l’Alberta comme sur les crêtes enneigées, elle avance accompagnée de Toast, sa chienne adoptée, complice infatigable de ses randonnées. Son livre à paraître n’est sans doute qu’une étape : pour Sarah, chaque sommet ouvre un nouveau chapitre, chaque marche esquisse une histoire à poursuivre.
L a URÉ a T ENTREPRENEUR
eddy dureuiL
Co-fondateur d’ecotime
Montréal
Originaire des Antilles françaises, Eddy Dureuil a grandi dans un environnement où l’eau était précieuse. Arrivé au Québec, il est frappé par l’abondance apparente de cette ressource et par le manque de sensibilisation à sa préservation. « Je me suis rendu compte qu’ici, on vivait dans une illusion d’abondance. Pourtant, la consommation d’eau au Québec est trois fois supérieure à celle de l’Europe ! » raconte-t-il.
Avec Timothé Roy Bouchard, il décide d’agir en créant Ecotime. Leur objectif : réduire l’empreinte hydrique des bâtiments sans altérer le confort des usagers. « Si on veut que les choses changent, il faut que ce soit simple et invisible pour l’utilisateur final », explique Eddy Dureuil. Ecotime a mis au point Oasis, un système qui capte, traite et redistribue les précipitations directement dans le bâtiment. Conçu pour être installé dans les bâtiments commerciaux, municipaux et industriels, il permet d’alimenter des usages ne nécessitant pas d’eau potable, comme les toilettes, le lavage de la voirie ou l’arrosage des espaces verts. « On ne réalise pas que plus de 40 % de l’eau utilisée dans un bâtiment pourrait être non potable », souligne Eddy Dureuil.
L’eau de pluie est récupérée depuis la toiture du bâtiment avant d’être filtrée et stockée dans une
citerne souterraine ou intégrée dans la station Oasis. Cette eau est ensuite redistribuée dans le bâtiment, évitant ainsi de solliciter les infrastructures municipales et de gaspiller de l’eau potable. Le système est équipé de capteurs intelligents qui ajustent automatiquement la quantité d’eau en fonction des besoins du bâtiment et de la capacité de stockage disponible. « Nous avons développé une solution qui s’intègre naturellement aux infrastructures neuves et existantes, tout en optimisant leur efficacité », précise Eddy Dureuil. Oasis n’est pas réservé aux bâtiments municipaux et industriels. Le système peut également être installé dans des tours à condos, où la consommation d’eau est particulièrement élevée. En intégrant la récupération des précipitations, une tour d’habitation peut considérablement réduire son empreinte hydrique tout en minimisant les coûts d’approvisionnement en eau potable.
Ecotime a déjà installé plusieurs systèmes Oasis dans des municipalités de plus de 10 000 habitants. Avec l’appui d’AquaAction, l’entreprise cible prioritairement les infrastructures à forte consommation d’eau, comme les arénas, les centres sportifs, les casernes de pompiers ou les salles de spectacle. « Les municipalités doivent montrer l’exemple. Une fois qu’elles auront adopté ces solutions, le secteur privé suivra », estime-t-il. Avec Oasis, Ecotime apporte une solution pragmatique et adaptable pour réduire le gaspillage d’eau dans les bâtiments. « L’eau, c’est la ressource que l’humain utilise le plus. Il est temps d’en prendre conscience et d’agir », conclut-il.
L a URÉ a TE SO cia L ET HUM a N i T ai RE
saBine Monpierre
Fondatrice de L’arbre du voyageur
Montréal
Originaire de Guadeloupe, Sabine Monpierre a d’abord exercé dans le secteur du tourisme avant de s’établir au Québec avec sa famille. « Nous sommes arrivés avec 11 valises et une douzième invisible, celle qui contenait nos doutes, nos espoirs et nos souvenirs », confie-t-elle. Son arrivée a été marquée par une phase d’adaptation difficile, entre euphorie et questionnements. « J’ai vite compris qu’il ne suffisait pas de parler français pour se sentir pleinement intégré », se souvient-elle. Son époux, lui aussi originaire de Guadeloupe, a joué un rôle clé dans cette transition. Ayant étudié au Québec dans sa jeunesse, il connaissait déjà certaines réalités locales et a apporté un soutien précieux à sa famille. Pourtant, son propre parcours a été semé d’embûches : alors qu’il poursuivait ses études supérieures, il a dû interrompre son cursus pour accomplir son service militaire français, une obligation qui l’a contraint à mettre en pause ses ambitions académiques et professionnelles. « Cela a été une épreuve, mais il a su rebondir et nous avons construit ensemble notre avenir ici », explique-t-elle. Confrontée aux défis de l’intégration, Sabine Monpierre s’est investie dans le milieu communautaire et fonde L’Arbre du voyageur. « J’ai commencé à travailler avec des nouveaux arrivants allophones, tout en constatant que nous, francophones des Outre-mer, n’avions pas de soutien spécifique. » Elle décide alors de retourner aux études en développement
communautaire et en droit pour mieux comprendre et défendre les droits des populations vulnérables. Aujourd’hui, Sabine Monpierre est une voix incontournable pour la reconnaissance des Antillais francophones au Québec. « Notre histoire est méconnue, nos parcours sont trop souvent invisibilisés », explique-t-elle. Grâce à son engagement, elle plaide pour une meilleure prise en compte desspécificités des Antillais dans les politiques d’intégration.
Son action lui a valu plusieurs distinctions, dont le prix Pour un Québec sans racisme en 2023. Mère de trois enfants, Sabine Monpierre accorde une importance capitale à la transmission de son héritage culturel. « Nous avons toujours veillé à ce qu’ils connaissent leurs racines, leur langue et leur histoire, mais leur intégration ici reste compliquée », explique-t-elle. Son aîné, arrivé à l’âge de 10 ans au Québec, a fait le choix de retourner en Guadeloupe, ressentant un décalage avec la société québécoise. « Il n’a jamais réussi à se sentir pleinement chez lui ici, les hivers étaient trop difficiles physiquement », confie-t-elle. Quant à ses plus jeunes enfants, ils s’interrogent sur leur identité.
Après 17 ans au Québec, Sabine Monpierre a trouvé son équilibre, même si elle admet que l’intégration est un processus permanent. « Il m’arrive encore de devoir justifier qui je suis », confie-t-elle. Mais loin de se laisser décourager, elle poursuit son engagement avec détermination. « Si j’avais eu un organisme comme L’Arbre du voyageur à mon arrivée, mon parcours aurait été différent. Aujourd’hui, je veux être cette ressource pour les autres. »
L a URÉ a T i NNOV a T i ON
Jean-CHristopHe CHaMpin
Fondateur de nauti Metrics
Montréal
A 25 ans, Jean-Christophe Champin embarque pour un tour du monde qui l’emmène de l’Australie à la Nouvelle-Zélande, en passant par le Canada. Ce qui devait être une respiration devient une bifurcation. Il découvre la mixologie, entre création, écoute et adaptation : « Derrière le comptoir, j’ai appris bien plus que l’art du cocktail : j’ai appris à lire les gens, à bâtir des ponts. » Mais un appel plus profond le ramène à ses premières amours : l’environnement. Formé au traitement de l’eau, il débute chez Veolia en France, avant de rejoindre au Québec une entreprise spécialisée dans les stations d’épuration. Pendant près de sept ans, il parcourt la province pour mettre en service des installations de pointe, de la Baie-James aux Îlesde-la-Madeleine, tout en complétant une maîtrise en génie de l’environnement à l’ÉTS. « Voir l’envers du décor de l’eau potable, c’est comprendre l’enjeu vital qu’elle représente. » Cette expérience renforce aussi sa conviction personnelle : œuvrer pour un monde plus sain pour ses enfants et les générations futures.
En 2023, Jean-Christophe participe au défi AquaHacking, organisé par AquaAction. Il y présente une solution flottante capable d’analyser en temps réel la qualité de l’eau. Le jury lui décerne la première place. Pendant près d’un an, il affine le concept, teste la faisabilité technique et
mesure l’impact qu’une telle aventure pourrait avoir sur son équilibre familial. Les signaux sont clairs : des organismes de bassin versant, des partenaires publics et privés manifestent un vif intérêt. En octobre 2024, il fonde Nauti Metrics. Aqua Action accompagne alors Jean-Christophe dans les mois qui suivent, offrant un mentorat ciblé, une validation technique et l’accès à un réseau stratégique. « Sans eux, le projet serait probablement resté un concept dans un cahier », confie-t-il. Ces connexions ouvrent la voie à ses premiers contrats avec des acteurs majeurs comme le Port de Québec.
Aujourd’hui, la vitrine technologique de Nauti Metrics est un catamaran compact, facilement transportable dans le coffre d’une voiture. Demain, un hydroglisseur viendra compléter la flotte pour accéder à des zones plus difficiles. Mais Jean-Christophe insiste : « Ce n’est pas l’embarcation qui compte, c’est ce qu’elle embarque. » Véritables laboratoires flottants, ces plateformes modulaires peuvent accueillir des sondes multi-paramètres, sonar de cartographie bathymétrique, systèmes d’échantillonnage automatisé ou caméras pour inspecter les berges et repérer les espèces envahissantes. Elles livrent des analyses instantanées avec une précision mille fois supérieure aux méthodes traditionnelles, et pour un coût 70 % inférieur. « Nous ne vendons pas du matériel, mais de la donnée », résume-t-il. Lauréat de plusieurs concours, il avance avec détermination, mais refuse le mythe de l’entrepreneur solitaire. « Le succès, c’est une équipe, un écosystème, et beaucoup de sueur. » Citant Jacques Brel, il résume : « Avoir envie de réaliser un rêve, c’est le talent. Le reste, c’est du travail. »
L a URÉ a T R a YONNEMENT FR a N çai S a U ca N ada
GaBrieL Viry
Cofondateur et directeur associé de Kiblind
Montréal
Depuis ses débuts, Gabriel Viry n’a jamais considéré l’illustration comme une simple forme artistique. Pour lui, c’est un moyen de raconter le monde autrement, de traduire des idées et de capter l’essence d’une époque. « L’image est un langage universel, qui peut traverser les cultures et les frontières sans perdre son impact. C’est ça qui me fascine : sa capacité à parler à tous, au-delà des mots », explique-t-il.
Avant d’arriver à Montréal, Gabriel Viry a suivi un chemin riche et varié. Formé aux métiers de la communication, il fait d’abord ses armes dans la communication institutionnelle avant de développer ce projet de média avec un groupe d’amis rencontrés pendant les études. « J’avais besoin d’un projet qui me ressemble, un projet libre, qui évolue sans cesse. »
Avec Kiblind, il a su faire de cette vision une réalité concrète. Ce qui avait commencé comme un fanzine est aujourd’hui un véritable écosystème mêlant édition, communication et événementiel. « Nous avons toujours refusé d’être enfermés dans un seul format. L’illustration peut vivre sur papier, dans un festival, sur un mur, en réalité augmentée… Elle évolue avec son époque. » Gabriel construit une aventure collective, fédérant illustrateurs, designers, institutions
culturelles et marques visionnaires. « Notre force a toujours été de créer du lien entre l’image et le public, de faire en sorte que l’illustration ne soit pas un simple décor, mais un véritable acteur de la narration. »
L’histoire de Gabriel Viry à Montréal ne se limite pas à son projet professionnel. Son arrivée dans la métropole québécoise marque aussi un tournant personnel. « S’installer ici, c’était un choix familial autant qu’un choix professionnel. Ma femme et moi avions envie de changement, de découvrir une autre façon de vivre, de travailler, de grandir. »
Curieux de nature, Gabriel Viry voit dans Montréal un terrain de jeu infini pour Kiblind. L’agence amorce ici un nouveau chapitre, avec de nouvelles collaborations et une volonté de s’ancrer pleinement dans la scène locale. « Nous ne voulons pas développer un média français à l’étranger mais profiter de cette nouvelle implantation pour lui donner une nouvelle dimension, internationale, tout en s’appuyant sur ce qui se passe autour de nous. L’idée aussi est aussi d’explorer la culture montréalaise, de valoriser la scène créative montréalaise, de créer des passerelles visuelles entre la France et le Québec. »
En parallèle, il continue de nourrir ses propres inspirations, oscillant entre son rôle de père et celui de bâtisseur d’univers visuels : « Changer de pays, c’est accepter de tout redécouvrir. J’aime cette sensation de repartir de zéro, de se réinventer. »
L a URÉ a TE c ULTURE / a RT d E V i VRE
eLodie Gironde
Fondatrice du dîner paysan outremont
« J’ai passé vingt-cinq ans à la télévision. Mais c’est avec Les Carnets de Julie, dont j’étais rédactrice en chef, que j’ai vraiment mesuré la force des récits autour de la cuisine et de ceux qui la font vivre », explique Élodie Gironde. Au terme de chaque tournage, un banquet collectif venait sceller ces rencontres, comme une conclusion festive et incarnée du récit. « Ces moments m’ont marquée : ils montraient que la gastronomie est avant tout une histoire de transmission, de partage et de lien », confie-t-elle. De là naît l’idée d’organiser ses propres repas, hors caméra, pour faire vivre cette expérience grandeur nature. La première tablée a lieu en France, juste après la pandémie. Succès immédiat : les convives, privés trop longtemps de moments collectifs, s’enthousiasment pour cette forme nouvelle de convivialité.
Ce qui distingue le Dîner paysan, ce n’est pas seulement ce que l’on trouve dans l’assiette, mais l’expérience entière qu’il propose. Les convives ne connaissent que deux éléments : le nom du chef et le lieu de rendez-vous. Le reste est mystère. Ils découvrent, en arrivant, une longue tablée dressée dans une ferme, un vignoble ou un potager, au milieu des paysages qui ont vu naître les produits. Les plats sont servis « comme en famille », un pour six, ce qui incite naturellement
à l’échange et au partage. Lorsqu’elle arrive à Montréal, Élodie décide de transposer son concept de l’autre côté de l’Atlantique. Elle profite de cette parenthèse pour suivre une formation en sommellerie. C’est au fil de ce parcours qu’elle rencontre un couple de vignerons de Saint-Bernard-de-Lacolle, tout près de la frontière américaine. Avec eux, le courant passe immédiatement : leur vignoble devient le théâtre du premier Dîner paysan québécois, en août 2023. Trois éditions voient le jour dans ce vignoble.
En quelques années, ce qui n’était qu’une idée expérimentale est devenu une démarche de plus en plus affirmée. « Le Dîner paysan est en passe de représenter 80 % de mon activité », confie Élodie Gironde. L’ambition est claire : bâtir un réseau de tablées éphémères mais régulières, capables de mettre en valeur la diversité des terroirs, de garantir une juste rétribution aux agriculteurs, et d’offrir au public une expérience culinaire respectueuse de l’environnement. « Il y a de plus en plus de gens qui s’y intéressent. Tant mieux. Ça prouve que les producteurs eux-mêmes y trouvent un avenir », souligne-t-elle. Le Dîner paysan n’est donc plus un simple rendezvous ponctuel, mais un modèle en expansion, adaptable à différents territoires. Reste à voir jusqu’où cette aventure pourra s’étendre. De la France au Québec, et désormais ailleurs, le modèle ne cesse de se déployer, porté par une conviction : rassembler des communautés, célébrer des terroirs, et donner du sens à la convivialité.
CULTURE / ART DE VIVRE
l E MAgA z INE DES F RANÇAIS qu I c HAN g ENT l E MONDE