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Trophées des Français de l'étranger 2026

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quai d’orsay i paris

3 mars 2026

Partenaires des t ro P hées

édito

Hervé Heyraud

Président-Fondateur des éditions lepetitjournal.com

édito

Eleonore Caroit

Ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger

lepetitjournal.com

25 ans d’aventure humaine

trophées

Les Trophées des Français de l’étranger, des lauréats mais aussi des finalistes !

les partenaires

Hôtel Saint-Paul Paris Rive gauche

Banque Transatlantique

CNED

CFE

Malakoff Humanis

ISG

lauréats 2026

Zakia moulaoui Guery, Trophée Coup de cœur

Baptiste cheval, Prix du Public

muriel huet, Trophée Education

nathalie chaboche, Trophée Humanitaire

marie Kretz di meglio, Trophée Impact

Lepetitjournal.com remercie ses partenaires des Trophées des Français de l’étranger.

SPONSORS TROPHÉES

PaRTENaiRES aSSOciÉS

Hervé HeYrAUD

Président-Fondateur des éditions lepetitjournal.com

Lepetitjournal.com, un quart de siècle pour faire le tour du monde !

La quatorzième édition des Trophées des Français de l’étranger, organisée par lepetitjournal.com, vient mettre en lumière le formidable talent et dynamisme des communautés françaises à l’étranger en récompensant six lauréats aux parcours remarquables. Une édition d’autant plus exceptionnelle qu’elle coïncide avec le 25 ème anniversaire de notre média.

Tout comme notre site, les Trophées des Français de l’étranger n’en finissent pas de grandir. Ainsi, pour la 14 e édition, ce sont plus de 800 candidats qui ont tenté leur chance dans le monde entier. Ce mardi 3 mars au Quai d’Orsay, six d’entre eux sont mis à l’honneur en présence d’Eléonore Caroit, ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères en charge des Français de l’étranger, et de plus de 200 personnalités du monde de la mobilité internationale.

Des Etats-Unis au Cambodge, les six nouveaux lauréats s’inscrivent dans la lignée de leurs prédécesseurs. Visionnaires, porteurs de projets et d’innovations, ils ont su prendre le meilleur de leur pays d’accueil

pour créer un pont si précieux avec la culture française. Avec de tels lauréats, les Trophées des Français de l’étranger rencontrent un écho toujours grandissant. L’évènement est désormais décliné dans plusieurs villes : à Dubaï, Singapour, New York, Londres, Rabat, Milan, Madrid, Shanghai, Hong Kong, Montréal, et bientôt à Los Angeles.

25 ans de bons et loyaux services

Le succès des Trophées rejoint au global celui de notre média. lepetitjournal.com rassemble toujours plus d’internautes (1,8 million chaque mois). Présent dans 77 villes grâce à notre incroyable réseau de partenaires, correspondants indépendants installés localement au cœur des communautés françaises et francophones, lepetitjournal.com informe au quotidien au plus proche de ses lecteurs. Notre média est depuis 25 ans la voix des Français et des francophones à travers le monde. Nous remercions d’ailleurs tous ceux - lecteurs, partenaires, sponsors, élus et représentantsqui soutiennent depuis le début un média indépendant. Aujourd’hui, plus que jamais, à l’heure de l’IA et des fake news, il est essentiel de trouver sur les espaces numériques des sources d’informations fiables et indépendantes. Notre plus grande fierté est de pouvoir encore aujourd’hui être au plus proche des communautés françaises et francophones à l’étranger dans toute leur diversité et pouvoir vous accompagner à toutes les étapes de votre expatriation.

Nous le faisons d’ailleurs grâce à notre Maison de l’expatriation, qui ré-ouvre ses portes à deux occasions en 2026 : du 23 au 27 mars 2026 dans les locaux de la Caisse des Français de l’étranger à Paris et tout le mois de juin dans le 9 e arrondissement de Paris. Ce centre de ressources complètement gratuit et 100% expatriation permet de préparer son projet d’expatriation, d’obtenir des informations sur les thèmes liés à la mobilité à l’étranger, de préparer son éventuel retour… La Maison de l’Expatriation est ouverte en partenariat avec la Caisse des Français de l’étranger et le soutien d’autres acteurs. Nous vous attendons nombreux lors des différents ateliers, conférences ou afterworks. Merci à tous et bonne soirée des Trophées.

et si V otre P ro C hain

C ha P itre s ’ é C ri V ait ai LL e U rs ?

Lepetitjournal.com et la CFE vous réouvrent les portes de La Maison de l’expatriation, un lieu 100% dédié à toutes les étapes de l’expatriation.

Du 23 au 27 mars 2026, la CFE vous accueillera dans ses locaux (19 rue de la Pépinière à Paris). Nous vous accueillerons ensuite tout le mois de juin dans notre espace au 16 rue Louise Emilie de la Tour d’Auvergne, dans le 9e arrondissement de Paris.

Prenez rendez-vous avec nos conseillères toute l’année en distanciel et en présentiel lors des périodes d’ouverture.

Conférences, conseils, rencontres et échanges, laissez-vous guider et préparez votre départ et votre retour en toute confiance

eLeonore CAroit

Ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger

En octobre dernier, le Président de la République et le Premier ministre m’ont confié la triple responsabilité de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, sous l’autorité de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

C’est un immense honneur de m’occuper de nos compatriotes qui sont plus de 3 millions à avoir fait le choix de résider à l’étranger. Avec succès ! Partout dans le monde, les expatriés français sont remarqués pour leur réussite, pour leur engagement, pour leur créativité. Parti pour quelques années ou pour toute la vie, parti à quelques milliers de kilomètres ou près d’ici, chacun de ces

Français de l’étranger est ambassadrice ou ambassadeur de notre pays, de notre rayonnement et de notre art de vivre.

J’ai eu la chance d’en faire partie. J’ai grandi en République dominicaine. J’ai étudié aux États-Unis. Plus tard je suis devenue élue consulaire, puis députée des Français de l’étranger. Dorénavant en charge de ce périmètre au gouvernement, je viens avec mon expérience personnelle, en sachant que c’est un parcours de vie magnifique, mais semé d’embûches. Mon rôle, celui de vos élus qui vous représentent avec énergie et passion, le rôle du réseau diplomatique et consulaire qui accomplit un travail admirable, est de nous tenir à vos côtés, de vous assister afin que vivre à l’étranger ne devienne jamais un fardeau, mais au contraire reste une chance.

Cela passe d’abord par la sécurité qui est notre première priorité, en tous lieux, dans les zones de crise comme dans les pays stables. Nous sommes également mobilisés au quotidien pour accompagner votre expatriation. Par exemple pour la vie démocratique, en déployant le vote par Internet. Pour les démarches administratives, avec la simplification du renouvellement des titres d’identité. Pour la vie professionnelle, à travers un dense réseau de l’équipe France qui fédère les acteurs privés comme les administrations. Et pour l’éducation. J’y tiens tout particulièrement, en ayant moimême effectué ma scolarité dans un lycée français. Les parents à l’étranger tiennent à ce que leurs enfants soient élevés près de notre culture et de nos valeurs. La réforme structurelle que je vais porter vise justement à pérenniser notre réseau d’enseignement français à l’étranger, et à en garantir les conditions d’accès les plus justes aux familles françaises.

Ces Trophées des Français de l’étranger sont une occasion de plus pour saluer votre action au service de votre communauté et au service de la France. Je suis fière de pouvoir y être associée : nous sommes, ici ou là-bas, des partenaires, et cette confiance m’oblige.

Le P etitjoU rna L .C om

25 ans d’aV ent U re h U maine

il y a 25 ans, lepetitjournal.com voyait le jour à des milliers de kilomètres de la France, dans le tumulte de mexico. À l’époque, internet balbutiait encore, les connexions étaient lentes, et l’idée même d’un média en ligne dédié aux Français de l’étranger relevait de l’intuition. aujourd’hui, le site est devenu un réflexe pour un million et demi de lecteurs chaque mois, dans 77 villes à travers le monde. À l’origine de cette aventure singulière : hervé heyraud, journaliste de formation, entrepreneur, et surtout homme de projets.

Lorsqu’il arrive au Mexique en décembre 1998, Hervé Heyraud est journaliste et suit son épouse expatriée. Comme tant de conjoints suiveurs, il accepte les règles parfois silencieuses de l’expatriation et cherche à se réinventer. Il apprend le web, construit des sites Internet, expérimente. Un jour, un appel d’offres de l’ambassade de France agit comme un déclic : concevoir une revue en ligne destinée au public mexicain. Hervé y voit bien plus qu’un contrat : un potentiel immense d’un média numérique, encore largement inexploré. « L’année qui a précédé le lancement, Hervé a passé beaucoup de temps à préparer la création du petit journal et à vérifier si cette aventure était viable. » nous confie son épouse, Christelle Heyraud.

et pourquoi pas un média local et ciblé pour ses compatriotes français…

« En parallèle, je voyais comment vivait la communauté française à Mexico. Et je voyais surtout ce qui lui manquait », nous confie Hervé aujourd’hui, avec le recul des années. Mais que manque-t-il alors ? « La ville est immense, la langue pas toujours évidente, l’information locale difficile à saisir quand elle n’est pas dans sa langue maternelle. » Et puis, il y a le lien avec la France, précieux, fragile à l’époque, quand ni la radio ni la télévision ne se consommaient encore en direct depuis l’autre bout du monde.

Alors voilà. C’est de ce besoin très concret qu’est né lepetitjournal.com : informer en français sur l’actualité locale, raconter la vie de la communauté française, aider à comprendre son environnement, tout en gardant un fil tendu vers la France. Une promesse simple - presque évidente - qui n’a pourtant jamais quitté le média depuis.

Le Mexique devient le laboratoire. Le média en ligne rencontre rapidement son public, puis ses annonceurs. Entre 2001 et 2005, Hervé Heyraud s’y consacre pleinement. « Lorsque lepetitjournal. com a finalement été lancé, il passait ses journées à préparer les newsletters, et ses nuits à les envoyer car il ne pouvait pas tout envoyer d’un coup ! Il profitait souvent des réveils nocturnes de notre fille qui avait 4 mois » se souvient Christelle . Et sans l’avoir totalement théorisé, l’idée d’un réseau au-delà du Mexique commence à germer. La bascule internationale s’opère en 2002, presque par hasard. Corentine Gasquet, française expatriée, lui propose d’ouvrir une édition à Buenos Aires. L’expérience fonctionne. Le modèle se dessine peu à peu. Des partenaires indépendants et ancrés localement - partageant les mêmes valeurs - mutualisent leurs plumes sur un même site. « Ce que j’avais appris à faire, je pouvais l’expliquer », résume Hervé Heyraud. Lepetitjournal.com devient un réseau de proximité, porté par celles et ceux qui vivent l’expatriation au quotidien.

et 77 éditions lepetitjournal.com plus tard…

En 2003, le média des communautés francophones pose un premier jalon en Europe avec l’ouverture de son édition à Barcelone. L’Espagne devient rapidement un territoire clé du réseau. Dès 2004, lepetitjournal.com explore le papier en lançant un almanach distribué gratuitement au Mexique. Le succès est immédiat. L’agenda s’exporte en Asie puis en Europe, suivi de guides pratiques, notamment en Espagne et à Jakarta. La même année, Hervé Heyraud structure le développement du média en créant une société en France et une rédaction internationale, dirigée par Betty Ruby. En 2005, l’Asie accueille sa première édition à Bangkok et devient l’une des franchises les plus importantes du réseau. En 2007, l’équipe internationale s’installe à Paris et se renforce. Une édition ouvre parallèlement à Londres.

En 2012, le média compte 40 éditions dans le monde et s’impose comme une référence pour les Français et francophones expatriés. En mars 2013, il franchit une nouvelle étape avec la création des Trophées des Français de l’étranger, organisés au Quai d’Orsay. Chaque année, partout dans le monde, des cérémonies récompensent une centaine de parcours remarquables à travers le monde. En octobre 2017, le site est entièrement repensé et, en 2018, lepetitjournal.com se lance à New York. En 2021, le média célèbre ses 20 ans avec le lancement du magazine « Expats ». Depuis, 6 numéros voient le jour, des milliers d’exemplaires sont distribués dans le monde entier. En 2023, la refonte du site est engagée.

Aujourd’hui, avec 77 éditions, le média n’a rien perdu de son ADN. « La plus grande valeur ajoutée, ce sont nos correspondants et la relation de confiance avec nos lecteurs », insiste son fondateur. « Je suis très impressionnée par la taille du petit journal aujourd’hui. Hervé a démarré petit - comme son nom l’indique - et il est aujourd’hui à la tête d’un média qui a 1,5 million de lecteurs chaque mois ! » nous confie Christelle Heyraud. Et d’enchaîner, émue : « Je pense que Hervé est fier - même si sa modestie l’empêche de le dire - , à la fois d’avoir réussi à créer un journal de référence, aux 4 coins de la planète, et en même temps, d’avoir réussi à créer un journal à son image : humain et authentique. Ce

journal rapproche les lecteurs et réduit les distances, géographiques, sociales et humaines...ce qui est précieux lorsqu’on est expatrié. »

lepetitjournal.com, l’histoire osée d’un entrepreneur

Derrière cette réussite, il y a aussi un apprentissage parfois rude. « Je ne cherchais pas à être entrepreneur. Je voulais créer un média », confie-t-il. Journaliste avant tout, Hervé Heyraud a appris les rouages de l’entreprise en marchant, acceptant les hauts et les bas ; des réussites comme les Trophées des Français de l’étranger et la Maison de l’Expatriation qui viennent solidifier le média, mais aussi des échecs. Certains projets ont marqué durablement, d’autres moins. « Il faut être exigeant, mais accepter de se tromper », avoue-t-il simplement. À 25 ans, lepetitjournal.com arrive à un âge charnière. « C’est un bel âge ! C’est une belle aventure humaine avant tout. Des rencontres, des parcours, des expériences parfois folles », sourit Hervé.

D’autant plus symbolique que sa fille est née la même année que le média. Deux naissances, deux trajectoires qui avancent en parallèle. Le temps est venu de regarder le chemin parcouru, sans nostalgie, mais avec une forme de fierté tranquille. Et surtout, une responsabilité renouvelée. À l’heure des fake news, de l’information instantanée et des contenus générés par l’intelligence artificielle, Hervé Heyraud revendique plus que jamais le rôle de tiers de confiance.

« Je veux remercier chaque lecteur pour sa fidélité. Leur confiance est essentielle. Ils viennent chercher chez nous une information fiable et de qualité. Les 25 ans d’histoire du média lepetitjournal.com sont une promesse renouvelée à chaque article. Toutes nos éditons et nos évènements continuent à informer dans les joies comme les défis de la vie à l’étranger. Ensemble, continuons de faire grandir cette belle aventure… » conclut, ému, Hervé Heryaud.

t ro P hées des Français de L’étranger

des lauréats mais aussi des finalistes ! des enfants. « 75 % des enfants se sentent plus confiants après avoir créé un seul podcast. »

si les trophées des Français de l’étranger mettent à l’honneur six profils exceptionnels ce soir, ils étaient plus de 800 à avoir postulé pour cette quatorzième édition. parmi eux, nous souhaitions mettre en lumière les profils des finalistes des différentes catégories.

trophée education

charlotte courtois

Fondatrice et directrice de Konstelacio (espagne)

Konstelacio, ONG créée par Charlotte Courtois en 2011, promeut le dialogue interculturel auprès d’enfants et jeunes via jeu, art, écriture, musique et cuisine. Active dans 16 pays, elle a sensibilisé 5400 enfants avec enseignants et ONG partenaires. « L’interculturel se cultive dans l’écoute. »

alexandra lopis co-fondatrice d’et Baam média production (canada)

Alexandra Lopis, formée au CiMF, journaliste et cofondatrice d’Et Baam, développe l’éducation aux médias pour tous âges. À Montréal, elle crée des ateliers pédagogiques, dont « Il n’est jamais trop tôt - Alma la renarde journaliste » pour les 0-6 ans, pour éveiller l’esprit critique. « Il n’est jamais trop tôt. »

Véronique trang

Fondatrice de telmi (royaume-uni)

Telmi, créée par Véronique Trang, aide les 6-12 ans à créer des podcasts pour s’exprimer. Adoptée par 70+ écoles, soutenue par Bethnal Green Ventures et UCL, elle renforce la confiance

trophée Humanitaire

Fatima elwafy-onfray

Fondatrice et présidente de l’association osraty (maroc)

Fatima Elwafy-Onfray, ancienne assistante sociale, fonde Osraty pour défendre les enfants en kafala : accompagnement juridique, actions matérielles, formations parentales et plaidoyer international. « Chaque enfant a le droit de grandir dans une famille. »

christophe plais

Fondateur de terra indica et cofondateur de Khelo rugby (inde)

Christophe Plais a passé plus de 25 ans à Calcutta. Il y a créé Terra Indica et Khelo Rugby : des ateliers de menuiserie, parcours éducatif et rugby pour reconstruire des vies et promouvoir l’autonomie des jeunes des rues. « Apprendre un métier, c’est se reconstruire. »

daniel Verschaere directeur des partenariats et du développement onG les enfants du dragon (Vietnam)

Daniel Verschaere a aidé au développement de l’ONG Les Enfants du Dragon au Vietnam grâce à de nombreux projets : cantine scolaire, éco-ferme, orphelinat (35 enfants), activités culturelles, collectes, constructions de 200 maisons et de 100 puits. « Faire sortir les enfants de l’orphelinat, c’est leur rappeler que le monde existe. »

trophée impact social

eddy dureuil co-fondateur d’ecotime (canada)

Ecotime, cofondée par Eddy Dureuil à Montréal, conçoit des solutions de gestion intelligente de l’eau (capteurs, plateformes de suivi) pour renforcer la résilience urbaine et insulaire et éviter les gaspillages, avec une filiale aux Caraïbes : « Proposer des solutions concrètes, mesurables et accessibles face à l’urgence écologique. »

alban maino

Fondateur de memory lane tV (états-unis)

Memory Lane TV, créée par Alban Maino à Portland, est une plateforme de streaming thérapeutique pour patients Alzheimer et aidants : 1200 films, partenariats institutionnels et bénéfices cliniques prouvés. « La mémoire se soigne aussi par les images partagées. »

erwan molina co-fondateur d’arkeobots (espagne)

Erwan Molina, cofondateur d’Arkeobots, a mis au point Arkeo, un robot social à prix accessible pour rompre la solitude des personnes âgées. « La technologie n’a de sens que si elle recrée du lien. »

trophée influence

pierre-antoine denis journaliste et reporter à la BBc (royaume-uni)

Pierre-Antoine Denis, producteur et reporter à la BBC à Londres depuis 2018, décrypte la France en direct, coordonne matinales et reportages et guide les présentatrices en régie. « La pluralité de la rédaction fait la pluralité de l’information. »

elie rosinski musicien (pologne)

Élie Rosinski et son frère Mattia, duo bordelais formé en Angleterre et révélé en Pologne, revisitent les hits polonais en français. Leur succès ne fait que grandir avec des festivals majeurs, une nomination aux Fryderiki, des collaborations avec des stars polonaises et internationales et une tournée prévue en 2026. « La musique unit nos langues et nos publics. »

Gaston savina chef privé (royaume-uni)

Gaston Savina, chef privé français à Londres et finaliste de MasterChef UK 2024, mêle tradition française et créativité cosmopolite. Chef queer assumé, il anime des événements privés et lancera bientôt son restaurant. « La cuisine, c’est surprendre sans trahir la qualité. »

prix du public

jérémy caire propriétaire d’un camping et co-fondateur de la Francerie (italie)

Jérémy Caire, entrepreneur en Italie, a transformé un camping à Livourne et cofondé La Francerie pour promouvoir la gastronomie française par des producteurs tricolores. « Créer des expériences mémorables est mon objectif. »

jennifer cohen solal Fondatrice et ceo de hushday (émirats arabes unis)

Hushday, fondée par Jennifer Cohen Solal à Dubaï, est une plateforme de ventes privées premium pour le Moyen-Orient, valorisant invendus et stocks dormants tout en préservant l’image des marques. Une communauté de plus de 25.000 personnes lui fait confiance. « Pour moi, entreprendre, ce n’est pas seulement créer une entreprise. »

stéphanie Gregori

Fondateur et ceo de sportdone (espagne)

Stéphane Gregori a fondé SportDone, une application multilingue reliant pratiquants, pros, des événements et une boutique (HealthCare by SportDone). Aujourd’hui présent à travers la planète, le réseau social sportif développe ses partenariats internationaux. « SPORTDONE rapproche les gens et encourage la pratique du sport pour tous. »

coralie mouniau

Fondatrice de Women of mars (émirats arabes unis)

Coralie Mouniau, dirigeante dans l’aéro/défense à Dubaï et fondatrice de WOM (Women of Mars), plateforme d’empowerment féminin par le sport, mêle performance industrielle et programmes alliant leadership, santé et effort pour renforcer la résilience et la prise de décision. « WOM transforme l’effort en pouvoir d’agir. »

héloïse pieaud

Fondatrice de la maison school of music (états-unis)

La Maison School of Music, fondée par Héloïse Pieaud à New York, propose une pédagogie

exigeante et bienveillante dans un espace de 13 000 m², combinant influences internationales et accompagnement personnalisé. « La musique enseignée avec attention et liberté peut changer une vie. »

olivier unia photographe (maroc)

Olivier Unia, photographe installé à Rabat, primé internationalement (Sony World Photography Awards 2025 Open Photographer of the Year) et exposé à New York, Londres, Tokyo… Son œuvre capture lumière, mouvement et traditions marocaines. Un livre sur la Tbourida est prévu en 2026. « Mon travail rend hommage à l’authenticité du Maroc. »

Gabriel Viry

Fondateur de Kiblind (canada)

KIBLIND, média et collectif d’illustration fondé à Lyon et implanté à Montréal par Gabriel Viry, publie un magazine bilingue, développe des ateliers, un festival et organise résidences d’artistes pour faire vivre l’illustration d’art.

« KIBLIND déploie ses activités et établit des passerelles entre la France et le Québec. »

L’Hotel Saint-Paul Rive Gauche appartient à une famille franco-britannique, hôteliers depuis 4 générations, qui lui ont conféré l’élégance à la Française et le confort à l’Anglaise. Cette Maison du 17ème siècle abritait autrefois des moines franciscains...

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Transatlantique accompagne ses clientshauts fonctionnaires en poste à l’étranger, cadres dirigeants, ainsi que des chefs d’entreprise et des investisseurs, à chaque étape de leur mobilité internationale.

Structuration patrimoniale, transmission, investissements, philanthropie, nos clients apprécient notre expertise reconnue des problématiques transfrontières et du statut de non-résident.

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Créatrice d’opportunités, elle est à l’écoute des transformations sociétales et économiques et soutient les femmes et les hommes qui construisent l’avenir.

C’est pourquoi nous sommes fiers de soutenir depuis plus de 12 ans le Prix du Public qui met en lumière les parcours inspirants des Français expatriés et récompense ces « ambassadeurs » de la France dans le monde.

ÉDUCATION

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L’établissement accompagne plus de 140 000 personnes chaque année, quelle que soit leur situation, vers l’accomplissement de leur projet scolaire ou professionnel, tout au long de leur vie : études dans l’enseignement primaire et secondaire, poursuite ou reprise d’études supérieures, préparations aux concours

de la fonction publique ou aux concours enseignants, formation professionnelle, certifications, apprentissage d’une nouvelle langue...

Avec près de 20 000 inscrits répartis dans 87 pays, le Cned est également le premier opérateur de la formation tout au long de la vie en Europe et dans le monde francophone.

Accessibilité, réussite et utilité sociale illustrent les valeurs portées par l’établissement depuis 1939.

La CFE intervient aussi bien à l’étranger qu’en France, tout au long de l’expatriation. La CFE assure la continuité des droits avec le régime général de Sécurité sociale français. Nous assurons la protection sociale de plus de 200 000 personnes partout dans le monde, sans questionnaire de santé, ni critères d’exclusion, quel que soit l’âge, le statut ou le pays de résidence.

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PAR LEPETITJOURNAL.COM
HUMANITAIRE

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Son diplôme Grande École est visé Bac+5 par l’État et confère le grade de Master, offrant une reconnaissance globale. Chaque année, l’ISG accueille plus de 6000 étudiants, dont 1500 nouveaux bacheliers, et les accompagne dans leur ouverture sur le monde grâce à des stages, des échanges académiques dans plus de 160 universités partenaires.

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L a URÉ a TS 2026

Lepetitjournal.com félicite les lauréats des trophées des Français de l’étranger 2026

Zakia Moulaoui Guery
Marie Kretz Di Meglio
Muriel Huet
Baptiste Cheval
Nathalie Chaboche
Emma Rowen Rose

L a URÉ a TE c OUP DE cœ UR

Zakia Moulaoui Guery a toujours cru que chaque personne mérite une seconde chance et parfois, un micro, un plan de ville, et un public. Originaire de Saint-Étienne, elle s’est installée à Édimbourg en 2008, avec la volonté de s’investir dans des causes humaines. Après plusieurs années à œuvrer pour des organisations internationales, dont la Coupe du Monde des sans-abris, elle fonde en 2015 Invisible Cities, une initiative solidaire hors du commun : former d’anciens sans-abris pour en faire des guides urbains dans les villes britanniques.

Depuis près de dix ans, Zakia continue de miser sur l’énergie, l’authenticité et la connaissance du terrain de ces personnes en situation de précarité, pour leur offrir une nouvelle voie professionnelle. À travers des formations rigoureuses mêlant expression orale, histoire locale et développement personnel, elle accompagne chaque participant avec bienveillance, sans jamais imposer un parcours figé. « Tous ne deviennent pas guides, mais tous ressortent avec une nouvelle perspective sur leurs compétences et leur potentiel », précise-t-elle.

Aujourd’hui, Invisible Cities est présent dans plusieurs grandes villes du Royaume-Uni –Édimbourg, Manchester, Glasgow, York, Cardiff

ZaKia moulaoui

Guery

Fondatrice d’invisible cities ecosse

et Aberdeen et continue de se développer. L’objectif : atteindre douze villes dans les prochaines années, avec des projets à l’international en ligne de mire. Un pari audacieux, mais déjà couronné de succès : récemment, l’un des guides d’Aberdeen, vivant dans la rue il y a quelques années, a même fait visiter sa ville au prince William, en personne.

Pour Zakia, il ne s’agit pas simplement de créer des circuits touristiques alternatifs. Il s’agit de redonner une voix, une dignité et un rôle actif à ceux que la société a trop longtemps ignorés. « Ils connaissent mieux la ville que quiconque. Pas parce qu’ils l’ont apprise dans les livres, mais parce qu’ils l’ont arpentée dans ses recoins les plus invisibles. » Grâce à ce projet, plus de 150 personnes ont été formées en dix ans, certaines devenant guides, d’autres retrouvant un emploi, un logement, ou une stabilité perdue. Invisible Cities défend un modèle où le tourisme devient solidaire, inclusif, et profondément humain.

Zakia en est la force motrice, transformant chaque obstacle : santé, marginalité, isolement en une reconstruction collective. « Quand on a traversé la rue, on ne voit plus la ville de la même façon. Et quand on l’a racontée à d’autres, on se l’approprie enfin. »

L a URÉ a T PR ix DU PUBL ic

Il travaillait à l’usine en Normandie. Aujourd’hui, il combat sous les couleurs du New York Athletics Club. En 2023, Baptiste Cheval a traversé l’Atlantique avec une paire de gants et un rêve un peu fou : percer dans le temple mythique de la boxe. Baptiste Cheval, dit « Centaure », n’a que 26 ans, mais son regard porte loin : direction New York, « la ville de la boxe ».

À 15 ans, Baptiste découvre la boxe, presque par hasard. Son premier combat, il ne l’oubliera jamais : « Ma copine, que j’ai rencontrée à 15 ans et qui est aujourd’hui ma femme, avait ramené toute sa famille. Il y avait mes proches, toute ma ville et aussi des gens qui m’embêtaient quand j’étais plus jeune. Il fallait que je gagne, j’étais obligé ». Et ce combat, il l’a surtout gagné. Par KO.

À New York, Baptiste fait briller la boxe tricolore. Vainqueur des Golden Gloves, la compétition amateur mythique des États-Unis, il devient le seul Français de l’histoire à remporter le titre en catégorie élite : « C’était très intense. Un tournoi de tueurs à gages. Mais je l’ai fait et je me suis dit : j’ai marqué l’histoire ».

Et l’histoire continue. En 2024, Centaure est sélectionné pour représenter un État américain aux championnats nationaux des États-Unis : « C’est du jamais vu. Aucun Français ne l’a fait

Baptiste cheVal

Boxeur etats-unis

avant moi. À chaque fois que j’y repense, je me dis que ce que je vis là est historique ».

Aujourd’hui, Baptiste rêve de combats professionnels, mais il garde les pieds sur terre. Il sait que rien n’est jamais acquis : « J’arrive à vivre de la boxe aux États-Unis grâce à mes partenaires et les primes de combat », explique-t-il. « On vit, on survit. On n’est pas malheureux. On n’est pas millionnaire non plus. Environ 70% de mon salaire part dans mon loyer », confie-t-il.

Dans un sport où la visibilité peut tout changer, Baptiste a vite compris qu’il fallait aussi « savoir se vendre ». En filmant ses entraînements, ses combats et sa vie aux États-Unis, il a captivé un public impressionné par ce Français qui ose tout : « Une de mes vidéos a fait 1.7 million de vues. Les gens étaient fascinés de voir un ‘petit’ Français qui affronte les plus durs des États-Unis ».

De 1000 abonnés à plus de 50.000 sur Tiktok, il est devenu un modèle de persévérance et transmet un message clair à ceux qui osent rêver : « Ce qu’on croit impossible ne l’est pas. Quand on a un rêve en tête, on met tout en place pour le réaliser. Le seul vrai obstacle, c’est le regret de ne pas avoir essayé ». Des rêves, Baptiste en a encore plein la tête : « J’organiserai mes propres évènements en France. Je combattrai en Normandie, pour mon peuple, pour ma famille ».

L a URÉ aT E ÉDU ca T i ON

Depuis son départ de France en 2004, Muriel a consacré plus de vingt ans à promouvoir la langue française, l’éducation et le dialogue interculturel à travers le monde. « Je suis partie de France à 21 ans pour aller étudier en Allemagne », où elle découvre sa vocation comme assistante de français - « là, ce fut une révélation » - avant de poursuivre à Londres, où elle obtient un PGCE et un Master en éducation. « Très vite, j’ai cherché à relier mes deux grandes passions : les langues et le cinéma. », explique-t-elle.

Depuis 2010, elle collabore avec le British Film Institute (BFI), animant conférences et formations pour enseignants autour de l’usage du cinéma francophone et du court métrage comme outils pédagogiques. « Le cinéma est un outil d’une richesse extraordinaire : il permet d’allier langue, culture, émotion et réflexion critique. » Cette approche innovante allie langue, culture et éducation, contribuant à renouveler les pratiques d’enseignement du français pour des jeunes de 10 à 25 ans et des enseignants dans plusieurs pays. Convaincue que « enseigner une langue peut devenir une expérience vivante, culturelle, profondément humaine », Muriel forme aujourd’hui des enseignants à l’international et les encourage à oser innover.

En 2016, Muriel entreprend un tour du monde consacré à l’éducation, visitant établissements scolaires et rencontrant enseignants et acteurs éducatifs sur plusieurs continents : « Pendant un an, j’ai exploré les systèmes éducatifs de 13 pays… j’ai rencontré des enseignants passionnés, des élèves curieux ». Cette expérience renforce sa vision : « Le français peut être un levier puissant de dialogue et de coopération interculturelle lorsqu’il est enseigné de manière contextualisée et inclusive. »

ÉDUCATION

muriel huet

Fondatrice de épelle-moi et cofondatrice de cinema taKe afrique du sud

Installée depuis huit ans en Afrique du Sud« ce fut un véritable coup de foudre… j’ai su immédiatement que je reviendrais » - elle y a fondé sa famille et reçu le prénom xhosa Nobunto, « une personne ouverte, accueillante, généreuse ».

Elle a créé deux associations : Épelle-Moi Afrique du Sud, qui touche plus de 1000 élèves par an dans les écoles françaises, en Afrique du Sud, au Lesotho et au Malawi, en priorité des communautés francophones défavorisées, et Cinema TAKE, qui utilise le cinéma pour l’éducation et le dialogue interculturel. À propos d’Épelle-Moi, Muriel explique : « Il ne s’agissait plus seulement d’enseigner le français comme langue étrangère, mais aussi de valoriser le français comme langue d’identité, de mémoire et d’avenir. » Épelle-Moi s’adresse aussi aux communautés francophones immigrées et intègre aujourd’hui des approches multilingues pour rappeler que « le plurilinguisme est une richesse ».

Chaque année, Cinema TAKE permet à des jeunes de townships sud-africains de présenter leurs courts métrages au festival Le cinéma, Cent Ans de Jeunesse en France : « Être le premier pays africain à participer à ce festival international a été une immense fierté. » Muriel cofonde Cinema TAKE en 2022 pour donner une voix aux jeunes et « transmettre de vraies compétences techniques et artistiques ». Leur règle : « ce sont eux qui font les films. Nous sommes là pour guider, pas pour faire à leur place. »

Muriel forme également 100 enseignants de français par an et enseigne à l’université WITS, touchant environ 100 étudiants par an. À travers ces actions, elle fait rayonner la francophonie de manière inclusive et vivante, en construisant des ponts durables entre cultures et générations.

On connaît du Cambodge son fameux poivre de Kampot. Épicé et suave à la fois, il est pour beaucoup l’un des plus réputés au monde. Ce poivre de qualité, Nathalie Chaboche et Guy Porré y consacrent leur nouvelle vie. Après une longue carrière dans l’informatique à Londres, le couple franco-belge part à l’aventure au Cambodge : « On a eu un vrai coup de foudre pour le pays et pour les Cambodgiens. La région de Kampot nous a particulièrement plu pour sa mer, sa rivière et ses collines ». Là-bas, ils visitent une ferme de poivre familiale. C’est le déclic. Une semaine plus tard, ils achètent un terrain et deviennent planteurs. « C’était un terrain en friche qui n’avait pas de route, pas d’électricité, pas de maison, pas de plantation », assure Nathalie Chaboche. Là où tout reste à construire, le couple voit un avenir.

C’est ainsi que naît La Plantation, une ferme de 40 ha sur la commune de Kon Sat. Les premiers poivriers sortent de terre en août 2013. Aujourd’hui, 150 à 200 petites fermes familiales travaillent avec l’entreprise. L’objectif est de « travailler avec un maximum de petits fermiers pour mettre en avant les produits cambodgiens ». Poivres, vinaigres, piments, tisanes : peu à peu, la production se diversifie.

La Plantation devient désormais une marque de produits exportée dans plus de 40 pays. La production, certifiée bio, ISO 2200 et Fairtrade, est distribuée par des centaines de revendeurs dans des épiceries fines ou encore des commerces de bouche. Avec près de 300 salariés permanents et saisonniers, La Plantation est aujourd’hui le plus

nathalie chaBoche

co-fondatrice la plantation cambodge

grand employeur de la région. « Offrir un emploi digne, c’est déjà faire de l’humanitaire », affirme Nathalie.

Au départ, Nathalie Chaboche et son mari viennent pour le poivre. Mais à quelques centaines de mètres de ce qui deviendra La Plantation, se trouve une école primaire, sans moyens.Très vite, le couple de planteurs décide d’agir en proposant un soutien financier aux professeurs. À une condition : qu’ils assurent les cours matin et après-midi. Petit à petit, l’école est rénovée, équipée en eau potable et en sanitaires, les fournitures sont prises en charge. Aujourd’hui, plusieurs anciens élèves poursuivent leurs études jusqu’à l’université, à Phnom Penh. Nathalie Chaboche en parle avec une immense fierté : « Parmi ces enfants que l’on accompagne depuis plus de 10 ans, six sont à l’université. L’aîné est en quatrième année de droit. » Avec le temps, un lien fort s’est tissé : « Les enfants nous appellent “grand-père” et “grand-mère” », explique Guy Porré.

En 2025, Nathalie a également lancé une école de danse traditionnelle khmère accueillant 40 enfants du village. Des cours d’anglais sont proposés chaque week-end, et des activités éducatives complètent cet accompagnement global. Pour structurer ces actions, deux associations ont été créées : Les Écoles de La Plantation, en France et au Cambodge, afin de garantir la pérennité des projets et la transparence des financements. Après plus de 10 ans à faire pousser La Plantation, Nathalie Chaboche se dit « heureuse et fière de porter les couleurs de la France et du Cambodge ».

L a URÉ a TE i MP ac T SO cia L

Marie Kretz di Meglio est entrepreneuse sociale et fondatrice d’Uplifters, ONG créée en 2018 pour soutenir les migrantes employées de maison en Asie et au Moyen-Orient. Originaire de Paris, elle s’engage pour ces femmes souvent isolées et vivant dans des conditions précaires, dont la mobilité limitée rend l’accès à l’éducation et à l’accompagnement quasi impossible.

Son engagement débute en 2016 à Singapour, lorsqu’elle rencontre Yvonne, une employée de maison philippine diplômée en finance, dont l’expérience révèle à Marie la vulnérabilité des foreign domestic workers. Elle crée alors Uplifters pour proposer des formations accessibles, flexibles et gratuites, couvrant la gestion financière, le bien-être mental, les compétences de soins à la personne, la parentalité à distance et la préparation au retour dans leur pays d’origine.

Depuis sa création, Uplifters a touché plus de 9.500 femmes, avec un impact concret : 97% des participantes épargnent désormais de l’argent contre 35% auparavant, et 80% suivent régulièrement l’évolution de leurs dépenses. L’ONG fonctionne avec 7 employés à temps plein, plus de 50 bénévoles. Depuis 2018, deux centres de formation en ligne ont été développés à Singapour et Hong Kong.

marie KretZ di meGlio

Fondatrice d’uplifters singapour

Mais pour Marie, la réussite ne se mesure pas qu’en chiffres. « La plus grande victoire, est d’avoir construit un espace où ces femmes apprennent, collaborent et se soutiennent. » L’une de ses élèves lui a un jour confié : « Ici, nous sommes des nobody. Mais grâce à Uplifters, nous pouvons changer cela. Nous pouvons réaliser nos rêves. » Une phrase qui, assure-t-elle, ne la quitte pas.

« J’ai démarré Uplifters, mais je le construis avec elles. Nous sommes une organisation menée pour et par la communauté que nous servons. Notre impact est le leur. Alors ce trophée, je suis fière de le recevoir pour elles. Parce qu’il dit une chose essentielle : elles comptent, leur travail compte, et elles méritent toute cette reconnaissance. » Uplifters reste aujourd’hui la seule organisation en Asie capable de toucher des milliers de migrantes à distance, leur offrant de rêver à nouveau.

L’engagement de Marie et de ses équipes continue de leur faire déplacer des montagnes :

« J’ai couru mon premier marathon pour Uplifters à Hong Kong en janvier avec 30 autres coureurs mobilisés pour lever des fonds et accroître la visibilité de l’importance de ces femmes dans nos sociétés. Si notre mission vous parle, n’hésitez pas à nous contacter pour lancer une campagne de soutien lors d’un challenge sportif ! Notre motto est #TogetherWeUplift! ».

L a URÉ a TE i NFLUEN c E

Emma Rowen Rose est créatrice de mode et fondatrice de la maison Rowen Rose, lancée fin 2018 et devenue en quelques années une marque influente avec une réelle identité franco-italienne. Originaire de Paris, elle s’établit à Milan à 17 ans pour étudier au très prestigieux Istituto Marangoni. Elle s’immerge rapidement dans l’industrie italienne, qui façonne son approche créative et sa vision du savoir-faire. « Le démarrage a été inattendu et instinctif. Je n’avais pas de plan d’action. », confie-t-elle.

Après avoir posté une petite collection sur les réseaux sociaux - non pour vendre, mais pour se faire repérer - elle est contactée par les acheteurs et les célébrités, un tournant qui la pousse à professionnaliser son projet : « La réaction du public a été un déclencheur, elle m’a donné confiance et m’a incité à créer une société. »

La maison Rowen Rose grandit rapidement. De huit looks à la première collection, elle passe à près de trente pour la troisième, permettant d’embaucher et de structurer une équipe : « Avant, je faisais tout, seule. Aujourd’hui nous sommes une équipe de six personnes à temps plein. » La marque habille des icônes internationales - de Beyoncé à Scarlett Johansson, Jennifer Lopez ou Dua

emma roWen rose

Fondatrice de rowen rose italie

Lipa - et réalise des pièces sur-mesure pour des événements italiens majeurs comme Sanremo.

Son esthétique se situe à la croisée de deux traditions : la rigueur et l’élégance françaises rencontrent l’audace et la couleur italiennes. Elle définit ainsi l’ADN de sa maison comme une « élégance osée », une élégance qui « ne passe pas inaperçue », qui redonne du pouvoir aux femmes tout en restant raffinée.

Pour Emma, la création est profondément référencée et nourrie par la poésie, le cinéma et les arts : « Il y a en général beaucoup de poésie – mon autre passion – car j’en lis beaucoup. » Son quotidien stylistique reflète cette posture : « J’ai toujours des épaulettes… Et des accessoires rarement discrets. » Alors que les réseaux sociaux nourrissent la viralité de ses tenues, Emma souligne l’importance de ses créations pour ses clientes : « La mode est thérapeutique, je me sens mieux quand je m’habille. »

Aujourd’hui, Rowen Rose incarne une mode contemporaine, sophistiquée et volontairement audacieuse. C’est une maison qui affirme que l’élégance peut être à la fois puissante et visible, pensée pour donner présence et pouvoir à celles qui la portent.

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