HISTOIRE DU PATRONYME SOUQUET-BASIEGE Du 17è siècle à nos jours
Frank Souquet-Basiège 2011 – 2012
PREAMBULE
Depuis la mise en ligne sur internet des registres paroissiaux et d’état civil de nombreuses archives départementales, les recherches généalogiques peuvent être menées en grande partie depuis son domicile, derrière l’écran d’un ordinateur. Quelques clics de souris, un peu de patience, une bonne vue et un peu de méthode permettent de dénicher des informations qui nécessitaient naguère de nombreuses journées et parfois de longs voyages pour être accessibles. Les sites de partages de données généalogiques viennent compléter ces moyens en permettant d’accéder rapidement à des sources précieuses qui facilitent grandement la progression de nos recherches. C’est en découvrant un peu par hasard toutes ces mines d’informations un soir de fin octobre 2011 que je décidai de me lancer enfin dans le bain de la généalogie. Depuis des années me trottait dans la tête l’envie de creuser ce domaine à la recherche des racines de notre patronyme, d’autant plus que m’étant installé en région toulousaine, la proximité de la ville de Baziège me rappelait régulièrement que nos sources ne devaient pas être bien loin. Mais le temps et le courage me faisaient défaut. Ma famille avait connaissance de la migration de l’ancêtre Jean-Jacques aux Antilles vers la 2è moitié du 18è siècle, cela un peu grâce à la transmission orale mais surtout du fait des recherches faites par notre cousin Raoul dans les années 80. Le nom précis de cet aïeul restait toutefois incertain, tout comme l’origine de la famille. Planaient alors quelques légendes familiales autour du nom et d’une improbable particule, qui se révèlent farfelues à la lecture des registres paroissiaux. Au début des années 2000 un ouvrage de généalogistes professionnels est venu conforter la certitude de nos sources toulousaines: le remarquable livre « 209 anciennes familles subsistantes de la Martinique », co-écrit par Eugène Bruneau-Latouche, Chantal et Philippe Cordiez (2002), retrace le parcours des Souquet-Basiège ayant vécu en Martinique, et remonte jusqu’à Jean Souquet originaire de Toulouse au début du 18è siècle. M’appuyant sur ces acquis – les recherches de Raoul et cet ouvrage – je me laissais prendre au jeu. Je me suis alors fixé plusieurs objectifs, qui structurent ce document :
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Confirmer l’ascendance toulousaine de notre famille, notamment afin d’établir l’origine du « Basiège » accolé à Souquet, Compléter l’arbre entre Jean-Jacques et Gaston, son petits fils, afin d’identifier d’éventuelles branches parallèles à la nôtre, Etablir la descendance complète de Gaston Souquet-Basiège et recenser tous les SouquetBasiège vivant à ce jour. Cette section n'est pas publiée par souci de confidentialité, mais vous pouvez me contacter si vous souhaitez des renseignements.
Il ne me restait plus qu’à me plonger dans le site des archives départementales de HauteGaronne. En y trouvant les premiers actes de naissance ou de mariage des personnes citées dans le livre, je pouvais commencer à dérouler la pelote. Les archives nationales d’Outre-mer proposent aussi de nombreux actes en ligne, dont ceux de Guadeloupe et Martinique. La période antillaise de notre famille est ainsi facilement accessible. La descendance complète de Gaston a pu être établie grâce à l’aimable concours de Louis Souquet-Basiège, fils de Georges, Bruno Souquet-Basiège, petit-fils de Paul, et Marie-Hélène Goarin, petite-fille d’Emile. Je les remercie de leur aide précieuse. Voici le résultat de ces recherches. Ce document retrace le parcours de nos ancêtres, masculins pour la plupart, qui nous ont transmis notre patronyme. Il apporte un éclairage sur son origine – notamment la partie « Basiège » - et met en évidence l’attachement particulier de nos aïeux pour cette seconde partie de notre nom. Nous voyagerons sur près de 4 siècles, des contreforts des Pyrénées à ceux de la Montagne Pelée en Martinique. Ce travail ne demande qu’à être enrichi ou corrigé le cas échéant. Si vous notez des erreurs, voulez apporter un complément d’information, détenez un document ayant trait à nos ancêtres (manuscrit, photo, portrait etc.) ou souhaitez simplement prendre contact, n’hésitez pas à m’en informer aux coordonnées suivantes : Frank Souquet-Basiège 15 rue de l’Auvergne 31170 Tournefeuille 06 01 86 77 36 franksb@sfr.fr
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SOMMAIRE CHAPITRE 1 - ORIGINE DU PATRONYME SOUQUET-BASIEGE............................................. 5 DESCENDANCE MASCULINE JUSQU’AU DEBUT DU 20E SIECLE. ......................................... 5 CHAPITRE 1 – ANNEXE 1 – CARTE DE LA REGION TOULOUSAINE........................................ 15 CHAPITRE 1 – ANNEXE 2 – PLAN DES DOMICILES DE NOS ANCETRES A TOULOUSE ...... 16 CHAPITRE 1 – ANNEXE 3 – PHOTOS DE TOULOUSE .................................................................. 17 CHAPITRE 1 - ANNEXE 4 – GUILLAUME L’ORFEVRE ................................................................ 19 CHAPITRE 1 - ANNEXE 5 – PORTRAIT DE MARIE PAULINE SOUQUET-BASIEGE ............... 20 CHAPITRE 1 - ANNEXE 6 – BRANCHE DES BASIEGE AUX USA ............................................... 21 CHAPITRE 1 - ANNEXE 7-1 - REFERENCES ................................................................................... 23 CHAPITRE 1 - ANNEXE 7-2 - REFERENCES ................................................................................... 28 CHAPITRE 2 - DESCENDANCE DE LOUIS SOUQUET-BASIEGE, FILS DE GASTON.......... 30 BRANCHE DE PAUL .......................................................................................................................... 36 BRANCHE DE GEORGES .................................................................................................................. 37 BRANCHE DE EMILE ........................................................................................................................ 38 BRANCHE DE ROSE .......................................................................................................................... 39 BRANCHE DE LOUIS ......................................................................................................................... 40 CHAPITRE 3 - RECIT DE L’ERUPTION DE LA MONTAGNE PELEE PAR LOUIS SOUQUET-BASIEGE ............................................................................................................................ 44 CHAPITRE 4 - LETTRE DE GASTON SOUQUET-BASIEGE A SA FILLE CAMILLE, LA VEILLE DE L’ERUPTION DE LA MONTAGNE PELEE .............................................................. 76
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CHAPITRE 1 - ORIGINE DU PATRONYME SOUQUET-BASIEGE. DESCENDANCE MASCULINE JUSQU’AU DEBUT DU 20E SIECLE.
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I - Jean Souquet né vers 1616, marié vers 1650 avec Lucie Rougé, originaires de Durban ou de ses environs, probablement en Ariège, village appelé aujourd’hui Durban-sur-Arize. Après avoir eu un premier fils (voir II ci-dessous), Jean et Lucie se sont installés à Basiège (écrit actuellement Baziège), village à 20 km au sud-est de Toulouse. Ils étaient surnommés « les montaignols » IV,V, vraisemblablement en référence à leur région d’origine qu’est l’Ariège, au pied des Pyrénées. Jean est décédé le 29/11/1661V, à Baziège, âgé d’environ 45 ans. Pas de métier notable établi (déclaré comme travailleur). Lucie est décédée avant 1687X. De leur union naquirent au moins 4 enfants : o Philippe (fille) née le 18/11/1656I à Baziège (parrain François Amiel de la paroisse d’Artigat en Ariège) o Arnaud 19/5/1658II (Baziège) – 11/11/1660III à Baziège o Jeanne née le 04/05/1661IV et aussi : II - Jean-Pierre Souquet né vers 1650 à Durbana (probablement Durban sur Arize en Ariège) – décédé le 29.12.1713XXI à Toulouse, la Dalbade, inhumé au cimetière des Grandes Carmes. Compagnon cordonnier puis Maitre Savetier, marié à Toulouse paroisse de la Dalbade le 25.08.1687X (contrat de mariage passé auprès de Me Coutet notaire à Toulouse)a à Jeanne Bermeille ou Vermeil, née vers 1653, de la paroisse de Toulouse la Daurade, originaire de Muret, décédée le 18.09.1703XIX dans la paroisse de la Dalbade et inhumée au cimetière des Grandes Carmes. Tous deux demeurent place du Salin à la naissance de leur premier fils. Puis remarié à la Dalbade le 13 décembre 1703XX à Bertrande Auzol, veuve de Jean Faure, de la paroisse de Toulouse St Michel. De cette deuxième union nait - Jean Pierre Souquet né le 29.09.1704XVII – décédé le 26.04.1706XVIII, paroisse de la Dalbade De sa première union avec Jeanne naissent au moins 4 fils dont: - Jean Souquet né le 28.06.1688XI (paroisse St Etienne) – décédé le 08.07.1692XV, paroisse de la Dalbade - Paul Souquet né le 06.12.1689XII paroisse St Etienne à Toulouse. Décédé le 17.12.1691XIII et enterré au cimetière de la paroisse de la Dalbade. - Pierre-François Souquet né le 09.07.1696XVI, paroisse St Etienne à Toulouse Décédé ? Et aussi : III - Jean Souquet né le 11.02.1692XIV, paroisse de la Dalbade, dont le parrain est Jean Baile, marchand et la marraine Bertrande Resplandis – décédé après 1747, avant 1780o. Maitre Savetier, épouse le 13.10.1718XXII en la paroisse de la Dalbade (contrat de mariage reçu par Maitre Rigne notaire à Toulouse)b Françoise Durant, de cette paroisse, née vers 1692 décédée le 19.12.1737 XXVI, fille de François Durant, charron, et de Louise …, tous deux décédés. De ce mariage au moins 2 fils : - Jean-Michel Souquet né le 23.03.1720 XXIII, paroisse de la Dalbade, dont le parrain Michel Durand, son oncle, domestique chez M. Dieche conseiller au Parlement et la marraine Marie Parade fille de François Parade marchand. Décédé le 14.05.1721XXIV, paroisse de la Dalbade.
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Et aussi : IV - Claude Souquet, (appelé plus tard Souquet Basiège) né le 13/09/1721XXV paroisse de la Dalbade, dont le parrain Claude Lacoste Maitre Vitrier et marraine Jeanne Marie de Calci, décédé après novembre 1792i. Maître savetier jusqu’au moins 1752XXXIV, il est devenu vers 1754 musicien attaché aux paroisses de St Sernin et St Etienne : - en 1754 il est musicien de la chapelle de musique du Chapitre de St Serninj, - en 1755 on le trouve aussi musicien de l’église St EtienneXXXV - en 1780 il se déclare ordinaire de la chapelle de musique de l’église de Toulousec - Dans les années 1780 il est identifié comme chantre basse-taille de la cathédrale St Etiennet Il épouse le 16/1/1742XXVII en la paroisse St Etienne (contrat de mariage reçu par Maitre Laplagne notaire à Toulouse) Bernarde Idrac, de cette paroisse, née vers 1718, fille de Jean Idrac, laboureur et Françoise Dubois habitante de Saint Lis (aujourd’hui St-Lys), demeurant rue Pharaon, décédée le 11/02/1770XXXVIII à Toulouse St Etienne. A son mariage Claude Souquet demeure rue Filatiers. En 1754 il demeure 4 rue du Canard. A la fin de sa vie il demeure encore rue du Canard. De ce mariage les enfants suivants : o Un fils mort-né le 1/1/1743XXVIII, paroisse de la Dalbade o Guillemette née le 31/05/1744XXIX, paroisse de la Dalbade – parrain Jean Souquet (très probablement le grand-père), marraine Guillemette Idrac (probablement la tante). Epouse d’Antoine Coudon tailleur d’habit XLI. Décédée après 02/11/1792i. o Jean 25/11/1745XXX (la Dalbade) – 12/5/1747XXXII (Toulouse St Etienne) o Guillaume Jean Bernard, 22/10/1747XXXI – 19/03/1801XLIV – voir Va o Guillemette née le 29/04/1750XXXIII, paroisse de la Dalbade, épouse de Guillaume Lasse, huissier à l’hôtel de ville. Décédée le 22/04/1782XLII. o De cette union est née Claudine d o Marie Françoise née le 31/01/1752XXXIV, paroisse de la Dalbade, épouse d’Etienne Benabeu, décédée entre le 18/08/1790 et le 05/09/1790 f,g. o Jean-Jacques, 08/02/1755XXXV – 08/11/1814LXII – voir Vb o Bernarde Guillemette née le 2/3/1757XXXVI, paroisse de St Etienne, parrain son frère Guillaume Jean Bernard, marraine sa sœur Guillemette – décédée avant 1780c. o Elisabeth Jeanne Joseph née le 25/6/1760XXXVII, paroisse de St Etienne. Décédée après 02/11/1792i.
A la rédaction son premier testament en février 1780, Claude dit avoir 4 filles et 2 fils vivants. Il rédige un deuxième testament en septembre 1783, après le décès d’une de ses filles (Guillemette, épouse Lasse). Jean-Jacques est alors aux iles. Au quatrième testament du 5 septembre 1790 il déclare avoir perdu encore une fille (Marie Françoise). Il lui reste 2 fils, Jean-Jacques toujours aux Iles, (Guillaume) Jean et 2 filles dont une mariée au sieur Coudon (Guillemette), l’autre à marier (Elisabeth). Dans tous ces actes il est dit en parfaite santé et « ordinaire » de la chapelle de musique de l‘église métropolitaine de Toulouse. Suivent encore deux codicilles, des 8 septembre et 2 novembre 1792, rédigés dans sa maison, rue du Canard ; il est malade, atteint de paralysie, assis sur une chaise de
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commodité. Dans le premier il partage ses biens entre ses deux filles ; dans le dernier il lègue sa maison, à Jean, orfèvre, pour qu’il puisse jouir de la boutique qui lui sera utile pour son commerce. l Va - Guillaume Jean Bernard Souquet né le 22/10/1747XXXI, paroisse de la Dalbade, maitre orfèvre, décédé le 19/03/1801XLIV. A son décès demeurait rue des Filatiers, 6è section n°27. Marié le 15/2/1778XXXIX à Esprit Raimonde Pauc (décédée après 1815), paroisse St Etienne – contrat de mariage reçu par Maitre Mauras notaire de Toulouse. A son mariage Guillaume se fait appeler Souquet Baziege. Ses témoins sont Claude Souquet (nommé aussi Souquet Baziege), son père, et Jean Jacques son frère, nommé aussi Souquet Baziege. Sur son acte de décès il était dénommé Souquet dit Baziege De son mariage au moins 2 enfants : o Françoise Claude née le 23/11/1778XL, paroisse de la Dalbade (décédée après 1836), mariée le 19/07/1800XLIII à Toulouse à Joseph Paul dit Auguste Déclarée fille de (Guillaume) Jean Souquet dit Baziège, ayant pour parrain Claude Souquet dit Baziege, son grand-père. A la naissance de sa fille demeurait 51 rue des Couteliers. De cette union, entre autres : Marie Pauline Paul dit Auguste, née le 09/12/1817XLV à Toulouse o Paul Bruno Guillaume né le 15/02/1782XLI, paroisse de la Dalbade – nom Souquet dit Basiege, Orfèvre et bijoutier Témoin à la naissance de sa nièce le 9/12/1817, demeurait 25 rue des FilatiersXLV. Décédé le 16/09/1849XLVI à Toulouse. A son décès demeurait 1 rue des Regans. Quelques éléments sur son parcours d’orfèvre, tirés de l’ouvrage « L’orfèvrerie du Languedoc – catalogue des orfèvres du moyen âge au XIX siècle » par Jean Thuile. l 06/09/1763 Mis en apprentissage chez Antoine Moysset. A la mort de son maitre passe par contrat du 22 mai 1761 chez Louis Leugé-Dalaurier. Ce dernier contrat est cancellé le 2 novembre 1770. 16/05/1777 Présente au J.M. sa requête en réception de maitrise pour Toulouse accompagnée du dossier réglementaire. 21/12/1784 Elu garde. Prête serment les 5 et 10 janvier 1785. Un garde est un orfèvre nommé par ses pairs (généralement pour un an) afin qu'il administre la jurande (la communauté), procède aux essais, insculpe le poinçon de jurande, préside l'examen que les compagnons devaient passer pour accéder à la maîtrise. 03/06/1789 Est à nouveau garde. Réunit la jurande. Le 25 mai suivant les 3 gardes présentent une requête pour demander qu’à l’instar des maîtres orfèvres de Paris, ils soient inclus dans les rôles des citoyens notables, ce qui leur permettrait d’avoir accès aux charges et d’être élus échevins. Il est personnellement désigné pour assister aux assemblées du tiers-état. 31/01/1798 Figure sur une liste de 37 orfèvres exerçant à cette date à Toulouse. Figure aussi sur la liste du 04/01/1799. Il codicille la veille de sa mort, chez lui, 6è section n°27, léguant à sa femme Raymonde Pauc, tout ce que la loi du 4 germinal an VIII lui permet de léguer. Cinq jours après son décès, sa veuve fait procéder en présence de ses deux enfants par les orfèvres Antoine Fourcade et Louis Landes, à l’inventaire de la boutique d’orfèvrerie. Voir détail en annexe.
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Notons aussi que si le poinçon de Jean Souquet dit Basiège est gravé « Basiège », il est toujours orthographié dans les actes et signe lui-même « Baziège ». Vb - Jean-Jacques Souquet-Basiège né le 8/2/1755XXXV à Toulouse, paroisse St Etienne, décédé le 08/11/1814LXII à St Pierre, paroisse du Mouillage, dans l’île de Martinique. Présent au mariage de son frère Guillaume en 1778 à Toulouse, il part aux iles avant septembre 1783d puis il se marie le 04/04/1785L dans la commune de Basse-Terre, paroisse du Mont-Carmel, en Guadeloupe. Son épouse est Marie Hélène Pauline Lieutaud, née en 1766 à Marseille, paroisse St Féréol, décédée le 20/12/1827LXVII à St Pierre, paroisse du Mouillage (Martinique), fille de Jean-Pierre Lieutaud, marchand et domicilié en Guadeloupe, et de Marie-Jeanne Sénebier. Jean-Jacques est alors visiteur au bureau général des Domaines du Roi. Il passera en Martinique vers 1796 ou 1797, où on le retrouve négociant LIII. A son décès en 1814 il demeure au 46 Grand Rue, à St Pierre. De cette union naissent les enfants suivants : o Claude Jean Pierre né le 20/12/1785LI à Basse Terre (Guadeloupe) o Joseph né le 16/09/1788LII à Basse Terre (Guadeloupe) o Jacques Etienne né en 1792, décédé le 30/12/1797LV à St Pierre le Mouillage o Charles Louis 20/10/1796LIII (St Pierre, Martinique) – 3/11/1797LIV (St Pierre) o Etienne 21/11/1798LVII (St Pierre) – 17/02/1800LVIII (St Pierre) o Un enfant né le 12/12/1804LX (St Pierre) – 27/03/1805LXI (St Pierre) Et aussi : o Marie Pauline née en 1791 à Basse Terre (Guadeloupe) – Baptisée le 08/01/1798LVI à St Pierre, décédée le 12/06/1875 CXIX à St Pierre. Voir annexe 5 un portrait de MariePauline. Elle épouse à St Pierre le 10/04/1815LXIII Ami Jean Bourdillon, négociant né en 1783 à Genève, décédé en 16/03/1865 à St Pierre d’où o Marie Françoise Pauline née le 04/01/1816 o Marie Elisabeth née le 02/03/1818 o François Jean né le 25/01/1820 - 1886 o Ami Jean né le 07/05/1822 - 1857 o Charlotte Adélaïde née le 16/12/1825 o Caroline Marie née le 10/10/1827 o Septime Jacques François né le 01/09/1829 - 1873 o Marie Françoise Octavie né le 04/09/1832 o Jean Robert né le 01/03/1834 -1900
o Et aussi : VI – Louis Elie Souquet Basiège, né le 08/06/1801LIX à St Pierre de la Martinique, paroisse du Mouillage, négociant, décédé le 29/08/1835LXXV. Il épouse le 03/06/1822LXIV à St Pierre, paroisse du Mouillage (contrat de mariage reçu par Me de Bernard de Feissal le 01/06), Jeanne-Rose Coutens, née en 1801 à Saint-Thomas, décédée le 20/03/1850 au Carbet (Martinique), fille d’Etienne Coutens (décédé le 01/06/1834 à St Pierre) et Charlotte Victoire Vincent de l’Etang (décédée le 06/01/1822 à St Pierre). Elle épousera en seconde noce le 11/6/1842 à St Pierre Louis Placide Commine, né le 5/10/1816.
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On trouve trace de son domicile dans le quartier du Mouillage, rue Sainte Marguerite (au n°1, puis 3 puis 4), et à son décès place du Mouillage. De son union naîtront : o Marie Louise Stéphanie née le 23/05/1823LXV, décédée le 30/05/1855LXXVII à St Pierre Epouse le 14/11/1849LXXVI à St Pierre Jean Baptiste Jacques Gustave Borde (07/03/1824 – 1/11/1889), cousin germain (fils de Pierre Thomas Jules Borde et Marie Françoise Elisabeth Coutens), négociant et propriétaire, président de la chambre de commerce de St Pierre, Membre du consul privé de Martinique, Chevalier de la Légion d’Honneur. Elle demeure Grande Rue du Mouillage à St Pierre (décédée dans la maison au n°219 de cette rue). Elle aura 3 enfants : o Vincent Paul Borde, né le 05/04/1851 à St Pierre, décédé le 08/05/1902 o Françoise Marie Borde, née le 11/04/1853 à St Pierre, o Jean Léon Borde, né le 27/01/1855 à St Pierre o Marie Victoire Adélaïde 24/05/1826LXVI – 29/08/1828LXVIII o Marie Hélène Pauline 04/03/1828LXVII – 17/11/1829LXX o Louis Jean Jacques 26/07/1829LXXI (St Pierre) – 27/10/1862XCIV (Port d’Espagne à Trinidad, colonie anglaise). Agriculteur et propriétaire. Il eut trois enfants naturels avec Louise Valurdy, née vers 1832 XCVII – décédée après 1888XCVII o Marie Eglé Basiège née le 22/05/1848LXXVII au Carbet o Marie Stéphanie Pauline Basiège née le 19/03/1850LXXVII au Carbet, couturière, décédée le 08/04/1892CV à l’Hospice civil de st Pierre. o Charles Basiège né le 16/06/1851LXXVII au Carbet Voir en annexe 6 la descendance de Charles Basiège, implantée aux EtatsUnis o Marius Henry Emile né le 11/02/1833LXXIII, décédé le 16/01/1888XCVIII au lieu-dit le Fonds Cohé, curé de la paroisse de la Case Navire puis prêtre du diocèse de St Pierre, Chapelan des Trois Ponts. o Jean Baptiste Paul 05/04/1835LXXIV – 31/05/1876LXXXVIII, curé de la paroisse de la Case Pilote puis Chanoine honoraire de la Cathédrale et Aumônier de l’Hôpital Militaire de St Pierre où il résidait à son décès. o Et aussi : VII On notera qu’entre 1822 et 1869 les actes d’état civil mentionnent le nom de Basiège uniquement, omettant Souquet. C’est sans doute à l’initiative de Louis Elie, fils de Jean-Jacques, que ce choix a été fait. Ses fils Louis François Xavier (Gaston), Jean-Baptiste et Marius firent rétablir le nom complet à compter de 1869 par un jugement du tribunal de 1ère instance de St Pierre, pour eux-mêmes et les enfants de Gaston. Louis Jean Jacques et ses enfants ne furent pas concernés et conservèrent le nom de Basiège CXX. VII – Louis François Xavier Souquet Basiège, dit Gaston né le 26/04/1831LXXII à St Pierre de la Martinique, quartier du Mouillage. Il épouse le 15/04/1857LXXIX à St Pierre Charlotte Marie Raymonde Baudin, née le 31/08/1835 à St Pierre, décédée le 26/11/1872LXXXVII à St Pierre, fille de Jean Baptiste Charles Baudin décédé le 29/01/1857, propriétaire, et de Clémence Marguerite Hugonnenc, décédée le 26/05/1848 à st Pierre. Contrat de mariage reçu le même jour par Me Langelier Bellevue, notaire à St Pierre.
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Travaillant d’abord comme négociantLXXIX – associé en avril 1855 pour le « commerce en tous genres » pour cinq ans à Jean Baptiste Jacques Gustave Borde-, il devient avoué près la cour impériale de la Martinique et le tribunal de première instance de St Pierre LXXXIII. Chevalier de l’Ordre de Saint Grégoire le GrandCI, il est l’auteur en 1883 de l’ouvrage « Le Préjugé de race ». A propos de l’Ordre de Saint Grégoire le Grand : Fondé le 1er septembre 1831 par le Pape Grégoire XVI en l'honneur du Pape Saint Grégoire (590 - 604), il fut modifié le 30 mai 1834. C'est l'ordre conféré ordinairement pour services politiques de défense des Etats Pontificaux, sans distinction de religion d'appartenance. 4 classes : Grand-Croix, Commandeur avec plaque, Commandeur, Chevalier A la fin de sa vie il était secrétaire de la chambre de Commerce de St Pierrem, dont le président était Paul Borde, son neveu (fils de sa sœur Marie-Louise Stéphanie). Gaston demeure au 11 de la rue Toraille dans le quartier du Mouillage à St Pierre. Il décède le 08/05/1902 à St Pierre lors de l’éruption du volcan de la Montagne Pelé, qui détruisit entièrement la ville, faisant environ 30000 morts. Voir au chapitre 5 la transcription d’une lettre écrite à sa fille Camille la veille de l’éruption. De son union naîtront les enfants suivants : o Marie Clémence née le 30/01/1858LXXX à St Pierre, décédée le 16/01/1906CXVIII à Paris 16è épouse à St Pierre le 22/10/1890CI Pierre Louis Joseph Georges Plissonneau Duquène, négociant et propriétaire, né à st Pierre le 18/09/1857, veuf en premières noces de Marie Henriette Alice Reynal de St Michel, décédée à St Pierre le 3/08/1889, fils de Joseph Marie Jean Baptiste Tiburce Plissonneau Duquène, décédé à St Pierre le 06/07/1889 et de Joséphine Antoinette Aline Assiez de Pompignan, née vers 1839n o Rose Marie née le 28/09/1861LXXXII à St Pierre, décédée le 08/05/1902m à St Pierre (éruption Montagne Pelée) o Jean Baptiste Paul né le 07/10/1865LXXXIII à St Pierre o Marcelle Camille née le 02/06/1868LXXXIV à St Pierre, institutrice en Martinique, décédée après 1911o. o Et aussi : VIII – Louis Souquet Basiège, né le 24/11/1859LXXXI à St Pierre S’unit le 08/04/1891CIII à St Pierre (Contrat de Mariage passé le 21/02/1891 chez Me Léon de Crény, notaire au Vauclin) à Marie Joseph Nathalie Asselin, née le 23/08/1865, fille de Louis Barthélemy Hyppolite, négociant à St Pierre né le 19/2/1829, et Marie Sophie Nathalie Courché commerçante à st Pierre, née le 30/04/1834. Avocat près la Cour d’Appel de la Martinique et le tribunal de première instance de Saint Pierre, domicilié d’abord au lieu-dit les Trois Ponts, banlieue de St Pierre, puis rue Pesset, dans le centre de St Pierre. Obtient en 1883 à Paris un 2è prix d’harmonie au conservatoire national de musique et déclamation (certificat fait à Paris le 15/11/1902)p. Il composera par la suite des pièces musicales ainsi qu’un opéra en cinq actes. Quitte St Pierre le 06/05/1902 face à la menace du volcan pour se réfugier au Vauclin avec sa femme et ses 4 enfants q. Voir au chapitre 4 la transcription de son récit de l’éruption. S’installe à Paris avant fin 1902, rue de TurinCXV. Louis était ami du général Galliéni, probablement rencontré lors d’une mission de celui en Martinique vers 1885/1886.
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Alors que Gallieni administrait Madagascar, il propose à Louis de le rejoindre pour y reconstruire son étude d’avocat. Louis part donc avec sa famille pour Madagascar en 1903, où il travaille comme avocat 12 rue Nationale, à Tamataver, s. Il y décède le 15 juillet 1905CXVI, à Tamatave. En 1924 Nathalie Asselin demeure 125 avenue Mozart Paris
De ce mariage les six enfants suivants : o Marie Clémence Joséphine Marguerite Souquet Basiège née le 15/03/1893CVII à St Pierre, décédée le 21/05/1894CX au Morne Rouge o Et aussi : Ixa – Marie Joseph Paul Souquet-Basiège, né le 20/01/1892CIV à St Pierre, marié au Morne Rouge le 11/09/1919CIV avec Elena Marie Marthe Baudin. Il décède à Saint-Maur-des-Fossés le 06/01/1963CIV. D’où postérité subsistante. Ixb – Marie Joseph Eugène Augustin Georges Souquet-Basiège, né le 29/10/1894CXI à St Pierre Marié à Fort de France le 11/01/1920CXI avec Marie Joseph Louise Alice de Jaham (09/07/1899 – 11/1976) Décédé le 30/07/1947 à Pointe à Pitre (Guadeloupe). D’où postérité subsistante. Ixc – Marie Joseph Emile Souquet-Basiège, né 04/09/1897CXIV à St Pierre Marié à Fort de France le 19/12/1919 avec Rose Marie Eugénie Charlotte Lejeune Décédé le 12/11/1933 à Paris (9è). Chevalier de la Légion d’Honneur (14/07/1931). D’où postérité subsistante. Ixd – Rose Marie Souquet-Basiège née vers 1900. Epouse Jean Hertz. Ixe – Marie Joseph Gaston Louis Souquet-Basiège né le 07/12/1902CXV à Paris, 5è arrondissement Epouse à Vincennes le 11/07/1928CXV Andrée Marguerite Camille Emilia Nègre, née le 23/10/1898CXVII, décédée le 06/12/1957 à Paris, fille de Aimé Gabriel André Nègre (né à Bordeaux le 21/09/1877, horloger au 79 rue Paulin à Bordeaux) et de Jeanne Luce Marie Thomin (née à Bordeaux le 04/06/1876). Décède le 19/02/1959 à Paris. D’où postérité subsistante.
Voir le détail de ces descendances dans le chapitre 2.
13
14
CHAPITRE 1 – ANNEXE 1 – CARTE DE LA REGION TOULOUSAINE Carte de la région toulousaine
25 km
15
CHAPITRE 1 – ANNEXE 2 – PLAN DES DOMICILES DE NOS ANCETRES A TOULOUSE Domicile des Souquet/Souquet-Basiège aux 17è et 18è siècles
4 rue du Canard
Place du Salin
1 rue Régans
25/27 rue des Filatiers
51 rue des Couteliers
400 mètres
16
CHAPITRE 1 – ANNEXE 3 – PHOTOS DE TOULOUSE Photos des immeubles de Toulouse – supposés être les lieux de domicile cités dans les actes :
25 & 27 rue des Filatiers
rue des Filatiers
Rue du Canard
1 rue Regans
17
51 rue des Couteliers
place du Salin
18
CHAPITRE 1 - ANNEXE 4 – GUILLAUME L’ORFEVRE Inventaire de la boutique d’orfèvrerie de Jean Souquet-Basiège, fait après son décès : 13 couverts neufs ; 6 couverts d’enfants ; 5 cuiller à ragoût ; 4 à olive ; 40 à café ; 1 à sucre ; 23 brochettes ; 6 calices et 5 patènes ; 6 ciboires ; 3 soleils ; 1 petit ciboire et 4 custodes ; 1 pot à eau et sa jatte ; 1 petite soupière et son assiette ; 2 moutardiers ; 13 ?? à anses ; 6 petits verres ; 1 paire salières ; 10 tabatières à charnières ; 4 paires d’éperons4 claviers ; 4 hochets avec bout en cristal ; 45 dés, boucles à souliers et jarretières, le tout pesant 89 marcs, 4 onces à 50 francs le marc soit 4175 Fr. Plus les bijoux en or, jaserans, colliers, épingles à 76 Fr l’once, soit 4134 Fr 90. Et une épingle en diamant à 130 Fr Soit un total de 8739 Fr 90. Une exposition sur l'Orfèvrerie Toulousaine du 18 siècle a été organisée du 22 octobre au 31 décembre 1988 au Musée Paul Dupuy à Toulouse. Le catalogue ne comporte pas mention des deux pièces d'orfèvrerie (très belles, un plat et une verseuse) de Jean Souquet dit Baziège. En effet ce n'est que quelques heures avant le vernissage que ces deux pièces ont été placées dans une vitrine. Témoignage de Monique Burgard de Combaud, épouse de Michel de Combaud, descendant de Françoise Souquet dit Baziège (fille de Claude, voir IV)
19
CHAPITRE 1 - ANNEXE 5 – PORTRAIT DE MARIE PAULINE SOUQUETBASIEGE
Ce portrait est dans la famille Bourdillon, branche marseillaise.
20
CHAPITRE 1 - ANNEXE 6 – BRANCHE DES BASIEGE AUX USA Branche des Basiège installés aux Etats-Unis Comme indiqué plus haut entre 1822 et 1869 les actes sont établis au nom de Basiège. Les descendants de Louis Jean Jacques (voir génération VI) portent le nom de Basiège. On trouve aux Etats Unis sur internet plusieurs Basiege. Louis Jean Jacques 26/07/1829LXXI (St Pierre) – 27/10/1862XCIV (Port d’Espagne à Trinidad, colonie anglaise). Agriculteur et propriétaire. Il eut trois enfants naturels avec Louise Valurdy, née vers 1832 XCVII – décédée après 1888XCVII : o Marie Eglé Basiège née le 22/05/1848LXXVII au Carbet. o Marie Stéphanie Pauline Basiège née le 19/03/1850LXXVII au Carbet, couturière, surnommée Yaya, demeurant à St Pierre, décédée le 08/04/1892CV à l’Hospice civil de st Pierre. Au moins un enfant lui est connu : o Marie Anne Victoire Basiège, 13/09/1869LXXXV – 23/08/1871LXXXVI, née et décédée à St Pierre, fille naturelle o Charles Basiège né le 16/06/1851LXXVII au Carbet, forgeron mécanicien, marié le 19/05/1883XCIV avec Marie Léontine Jules (12/11/1855 – 14/06/1883), avec laquelle il aura au moins les 4 fils suivants, tous nés à St Pierre : o Louis Léo 15/09/1876LXXXIX voir ci-dessous o Claude Aristide 11/08/1878XC – 26/05/1883XCV (St Pierre) o Gabin Théodore 01/03/1880XCI – 25/07/1881XCII (St Pierre) o Clotilde Norbert 20/06/1882XCIII En seconde noce il épouse le 09/02/1888XCVII Marie Jacques Placide (née le 28/05/1868 à St Pierre), fille naturelle de Pauline Jacques Placide, née vers 1841. Ils divorcent le 06/01/1900 à St Pierre. De leur union naîtront au moins : o Charlotte 16/06/1888XCVI – 15/05/1889XCIX à St Pierre o Alphonsine Charlotte 12/08/1889C – 11/10/1889C à St Pierre o Jacques Benoit né le 21/03/1891CII à St Pierre o Catherine Gabrielle 30/04/1892CVI – 08/08/1892CVI à St Pierre Louis Léo Basiège émigre aux Etats-Unis soit en 1888, soit en 1901. Cuisinier, serveur, demeure en 1920 à Baltimore (Maryland). Identifié comme « mulâtre » Il se marie deux fois : o 1er mariage le 03/03/1906 à Portland (Maine) avec Mary E. Harnrahan, née en 1875 à Portland, de parents irlandais, décédée le 20/06/1910. Ils ont deux enfants o Ellen, 1907 - 27/03/1911, née et décédée à Portland o Charles Michael, 18/12/1908 – 30/07/1909, né et décédé à Portland o 2nd mariage avec Florence Mc Fallin, née le 08/11/1893 en Jamaïque, décédée le 13/06/1994 à Philadelphie. Ils ont au moins trois enfants o Myrtle Leontine, née le 05/05/1914, épouse en 1945 Clarence W. Robinson o Leo Jr, né le 26/04/1918, décédé en 1972 à Philadelphie, épouse en 1936 à Philadelphie Edwina Brown o Florence Edrio, né en 11/1919, épouse en 1939 à Philadelphie Horace R.Rollins Et probablement : o Charles, né le 22/01/1922, décédé en 08/1985 à Philadelphie, épouse en 1940 à Philadelphie Mildred Williams
21
On trouve à Philadelphie plusieurs Basiege, vraisemblablement descendants de Louis Léo : Charles, né en 1952 Dona, née en 1953 Charles Cb, né en 1973 Jay Dn, né en 1977 Liara, née en 1981 Charles A, né en 1991 William T, né en 1966 Kira, née en 1991 Alice 1917 - 1995 Loretta née en 1956 Thaisa, née en 1973 Sally née en 1947 Jay D né en 1947 Lori née en 1966 Amirah, née en 1991 Kyesha
Contacté via Facebook, William Basiege résidant à Philadelphie a confirmé être l’arrière petit fils de Louis Léo et Florence Mc Fallin et petit fils de Charles
22
CHAPITRE 1 - ANNEXE 7-1 - REFERENCES LISTE DES REFERENCES REGISTRES PAROISSIAUX ET D’ETAT CIVIL
n°
Personne
Acte
Ville
Paroisse
Date Acte
Date Evènement (N/M/D)
AD
Cote
Page/Acte du Page du document document original numérisé
I
Philippe SOUQUET
Baptême
Baziège
St Etienne
18.11.1656
31
2 E 2745
acte 50
p 50
II
Arnaud SOUQUET
Baptême
Baziège
St Etienne
19.05.1658
31
2 E 2745
acte 82
p 53
III
Arnaud SOUQUET
Décès
Baziège
St Etienne
11.11.1660 11.11.1660
31
2 E 2745
acte 156
p 11
IV
Jeanne SOUQUET
Baptême
Baziège
St Etienne
04.05.1661 27.04.1661
31
2 E 2745
acte 141
p 57
V
Jean SOUQUET
Décès
Baziège
St Etienne
29.05.1661 29.05.1661
31
2 E 2745
acte 177
p 12
Mariage
Toulouse
La Dalbade 25.08.1687 25.08.1687
31
2 E IM 8133
Fol 19
Baptême
Toulouse
St Etienne
29.06.1688 28.06.1688
31
2 E IM 8351
Fol 43
X XI
(Jean) Pierre SOUQUET - Jeanne MERMEILLE Jean SOUQUET
p 45
XII
Paul SOUQUET
Baptême
Toulouse
St Etienne
06.12.1689 04.12.1689
31
2 E IM 8352
Fol 102
XIII
Paul SOUQUET
Décès
Toulouse
La Dalbade 17.12.1691 17.12.1691
31
2 E IM 8133
Fol 23
p 162
XIV
Jean SOUQUET
Baptême
Toulouse
La Dalbade 11.02.1692 11.02.1692
31
2 E IM 8133
Fol 26
p 166
XV
Jean SOUQUET
Décès
Toulouse
La Dalbade 08.07.1692 08.07.1692
31
2 E IM 8134
Fol 18
p 19
XVI
Pierre-François SOUQUET
Baptême
Toulouse
St Etienne
09.07.1696 03.07.1692
31
2 E IM 8360
Fol 79
p 81
XVII
Jean Pierre SOUQUET
Baptême
Toulouse
La Dalbade 05.10.1704 29.09.1704
31
2 E IM 8137
Fol 30
p 32
XVIII
Jean Pierre SOUQUET
Décès
Toulouse
St Etienne
26.04.1706 26.04.1706
31
2 E IM 8137
Fol 3
p 78
XIX
Décès
Toulouse
La Dalbade 18.09.1713 18.09.1713
31
2 E IM 8137
Fol 7
p 10
Mariage
Toulouse
La Dalbade 13.12.1703 13.12.1703
31
2 E IM 8137
Fol 12
p 14
Décès
XXI
Jeanne MERMEILLE Jean Pierre SOUQUET - Bertrande AUZOL Jean Pierre SOUQUET
Toulouse
La Dalbade 29.12.1713 29.12.1713
31
2 E IM 8139
Fol 111
p 60
XXII
Jean SOUQUET - Françoise DURANT Mariage
Toulouse
La Dalbade 13.10.1718 13.10.1718
31
2 E IM 8141
Fol 98
p 102
XXIII
Jean Michel SOUQUET
Baptême
Toulouse
La Dalbade 24.03.1720 23.03.1720
31
2 E IM 8142
Fol 8
p 10
XXIV
Jean SOUQUET
Décès
Toulouse
La Dalbade 14.05.1721 14.05.1721
31
2 E IM 8142
Fol 6
p 59
XX
23
XXV
Claude SOUQUET
Baptême
Toulouse
La Dalbade 16.09.1721 13.09.1721
31
2 E IM 8142
Fol 22
XXVI
Françoise DURAND
Décès
Toulouse
La Dalbade 20.12.1737 19.12.1737
31
2 E IM 8145
Fol 59
p 76 p 112
XXVII
Claude SOUQUET - Bernarde IDRAC Mariage
Toulouse
St Etienne
16.01.1742 16.01.1742
31
2 E IM 8406
Fol 7
p 10
XXVIII enfant de Claude SOUQUET
Décès
Toulouse
La Dalbade 01.01.1743 01.01.1743
31
2 E IM 8146
Fol 26
p 94
XXIX
Guillemette SOUQUET
Baptême
Toulouse
La Dalbade 02.06.1744 31.05.1744
31
2 E IM 8146
Fol 19
p 150
XXX
Jean SOUQUET
Baptême
Toulouse
La Dalbade 28.11.1745 25.11.1745
31
2 E IM 8146
Fol 46
p 222
XXXI
Guillaume SOUQUET
Baptême
Toulouse
La Dalbade 27.10.1747 22.10.1747
31
2 E IM 8147
Fol 20
p 69
XXXII
Jean SOUQUET
Décès
Toulouse
St Etienne
13.05.1747 12.05.1747
31
2 E IM 8411
Fol 16
p 121
XXXIII Guillemette SOUQUET
Baptême
Toulouse
La Dalbade 03.05.1750 29.04.1750
31
2 E IM 8148
Fol 12
p 62
XXXIV Marie Françoise SOUQUET
Baptême
Toulouse
La Dalbade 03.02.1752 31.01.1752
31
2 E IM 8149
Fol 3
p5
XXXV
Baptême
Toulouse
St Etienne
10.02.1755 08.02.1755
31
2 E IM 8419
Fol 16
p 21
Jean Jacques SOUQUET
XXXVI Bernarde SOUQUET
Baptême
Toulouse
St Etienne
04.03.1757 02.03.1757
31
2 E IM 8421
Fol 25
p 28
XXXVII Elisabeth SOUQUET
Baptême
Toulouse
St Etienne
26.06.1760 25.06.1760
31
2 E IM 8424
Fol 29
p 34
XXXVIII Bernarde IDRAC
Décès
Toulouse
St Etienne
12.02.1770 11.02.1770
31
2 E IM 8434
Fol 6
p 164
Guillaume SOUQUET BASIEGE XXXIX Raymonde PAUC
Mariage
Toulouse
St Etienne
15.02.1778 15.02.1778
31
2 E IM 8442
Fol 9
p 102 p 82
XL
Françoise SOUQUET
Baptême
Toulouse
La Dalbade 29.11.1778 23.11.1778
31
2 E IM 8162
Fol 78
XLI
Paul SOUQUET
Baptême
Toulouse
La Dalbade 18.02.1782 15.02.1782
31
2 E IM 8164
Fol 50
p 49
XLII
Guillemette SOUQUET
Décès
Toulouse
St Sernin
23.04.1782 22.04.1782
31
Fol 87
p 100
XLIII
Françoise SOUQUET dit BASIEGE Joseph PAUL dit AUGUSTE
Mariage
Toulouse
AM
19.07.1800 19.07.1800
31
1 E 218
p 98
vue 100
XLIV
Guillaume SOUQUET dit BAZIEGE
Décès
Toulouse
AM
19.03.1801 19.03.1801
31
1 E 221
XLV
Marie Pauline PAUL dit AUGUSTE
Naissance
Toulouse
AM
11.12.1817 09.12.1817
31
1 E 271
XLVI
Paul SOUQUET dit BAZIEGE
Décès
Toulouse
AM
17.09.1849 16.09.1849
31
1 E 369
p 230
vue 231
vue 121 vue 245
L
Jean-Jacques SOUQUET-BASIEGE Mariage Pauline LIEUTAUD
Basse-Terre
Mont-Carmel 04.04.1785 04.04.1785
971
FR ANOM 1DPPC131 85MIOM/139
p4
p 22
LI
Claude Jean Pierre SOUQUETBASIEGE
Baptême
Basse-Terre
Mont-Carmel 09.01.1786 20.12.1785
971
FR ANOM 1DPPC131 85MIOM/139
p1
p 19
LII
Joseph SOUQUET-BASIEGE
Baptême
Basse-Terre
St François 10.11.1788 16.09.1788
971
FR ANOM 1DPPC131 85MIOM/139
p 14
p 14
LIII
Louis Charles SOUQUET-BASIEGE
Baptême
St-Pierre
Le Mouillage 20.10.1796 20.10.1796
972
FR ANOM 1DPPC1825 85MIOM/614
p 69
p 43
LIV
Louis Charles SOUQUET-BASIEGE
Décès
St-Pierre
Le Mouillage 03.11.1797 03.11.1797
972
FR ANOM 1DPPC1825 85MIOM/614
p 79
p 51
24
LV LVI
Jacques Etienne SOUQUETBASIEGE Marie Pauline SOUQUET-BASIEGE
Décès
St-Pierre
Le Mouillage 30.12.1797 30.12.1797
972
FR ANOM 1DPPC1825 85MIOM/614
p 93
p 58
Baptême
St-Pierre
Le Mouillage 08.01.1798
972
FR ANOM 1DPPC1825 85MIOM/614
p3
p9
p73
1791
LVII
Etienne SOUQUET-BASIEGE
Baptême
St-Pierre
Le Mouillage 26.12.1798 21.11.1798
972
FR ANOM 1DPPC1825 85MIOM/614
LVIII
Etienne SOUQUET-BASIEGE
Décès
St-Pierre
Le Mouillage 17.02.1800 17.02.1800
972
FR ANOM 1DPPC1826 85MIOM/615
LIX
Louis Elie SOUQUET-BASIEGE enfant de Jean-Jacques SOUQUETBASIEGE enfant de Jean-Jacques SOUQUETBASIEGE Jean-Jacques SOUQUET-BASIEGE
Baptême
St-Pierre
Le Mouillage 27.07.1801 08.08.1801
972
FR ANOM 1DPPC1826 85MIOM/615
p 32
p 24
Baptême
St-Pierre
Le Mouillage 20.03.1805 12.12.1804
972
FR ANOM 1DPPC1827 85MIOM/615
p 18
p 24
Décès
St-Pierre
Le Mouillage 27.03.1805 27.03.1805
972
FR ANOM 1DPPC1827 85MIOM/615
p 19
p 25
Décès
LX LXI LXII
p 45 p9
St-Pierre
Le Mouillage 08.11.1814 08.11.1814
972
FR ANOM 1DPPC1827 85MIOM/615
acte 152 p 19
p 51
LXIII
Marie Pauline SOUQUET-BASIEGE Mariage Ami Jean BOURDILLON
St-Pierre
Le Mouillage
972
FR ANOM 1DPPC1831 85MIOM/616
acte 45
p9
LXIV
Louis Elie SOUQUET-BASIEGE Jeanne Rose COUTENS
Mariage
St-Pierre
Le Mouillage 03.06.1822 03.06.1822
972
FR ANOM 1DPPC1834 85MIOM/617
acte 67 p 22
p28/29
Naissance
St-Pierre
Le Mouillage 14.06.1823 23.05.1823
972
FR ANOM 1DPPC1835 85MIOM/617
acte 107 p 27
p 35
04.1815
04.1815
LXVI
Marie Louise Stéphanie SOUQUETBASIEGE Marie Victoire SOUQUET-BASIEGE
Naissance
St-Pierre
Le Mouillage 19.06.1826 24.05.1826
972
FR ANOM 1DPPC1837 85MIOM/618
acte 187 p 57
p 80
LXVII
Marie Hélène Pauline LIEUTAUD
Décès
St-Pierre
Le Mouillage 21.12.1827 20.12.1827
972
FR ANOM 1DPPC1838 85MIOM/618
acte 512
p 199
Décès
St-Pierre
Le Mouillage 30.08.1828 29.08.1828
972
FR ANOM 1DPPC1839 85MIOM/618
p 110
p 137
Naissance
St-Pierre
Le Mouillage 18.03.1828 04.03.1828
972
FR ANOM 1DPPC1839 85MIOM/618
p 34
p 80
Décès
St-Pierre
Le Mouillage 17.11.1829 17.11.1829
972
FR ANOM 1DPPC1840 85MIOM/619
p 121
p 148
Naissance
St-Pierre
Le Mouillage 27.08.1829 26.07.1829
972
FR ANOM 1DPPC1840 85MIOM/619
p 95
p 22
Naissance
St-Pierre
Le Mouillage 25.05.1831 26.04.1831
972
FR ANOM 1DPPC1842 85MIOM/619
acte 122 p 43
p 51
Naissance
St-Pierre
Le Mouillage 11.03.1833 11.02.1833
972
FR ANOM 1DPPC1928 85MIOM/697
acte 125 p 38
p 38
Naissance
St-Pierre
Le Mouillage 16.04.1835 05.04.1835
972
FR ANOM 1DPPC1928 85MIOM/697
acte 323 p 70
p 71
Décès
St-Pierre
Le Mouillage 29.08.1835 29.08.1835
972
FR ANOM 1DPPC1930 85MIOM/698
acte 751 p 157
p 158
Mariage
St-Pierre
14.11.1849 14.11.1849
972
FR ANOM 1DPPC1945 85MIOM/709
Fol 226
p 558
17.11.1851 17.11.1851
972
FR ANOM 1DPPC1285 85MIOM/485
Fol 64
p 65
Le Mouillage 30.05.1855 30.05.1855
972
FR ANOM 1DPPC1956 85MIOM/715
Fol 238
p 252
LXV
LXVIII Marie Victoire SOUQUET-BASIEGE Marie Hélène Pauline SOUQUETLXIX BASIEGE Marie Hélène Pauline SOUQUETLXX BASIEGE Louis Jean Jacques SOUQUETLXXI BASIEGE Louis François Xavier SOUQUETLXXII BASIEGE Marius Henry Emile SOUQUETLXXIII BASIEGE Jean Baptiste Paul SOUQUETLXXIV BASIEGE LXXV Louis Elie SOUQUET-BASIEGE Marie Louis Stéphanie SOUQUETLXXVI BASIEGE - Gustave BORDE LXXVII
Marie Eglé, Marie Stéphanie, Charles Reconnaissance Le Carbet BASIEGE
LXXVIII
Marie Louise Stéphanie SOUQUETBASIEGE
Décès
St-Pierre
25
LXXIX
Louis François Xavier SOUQUETBASIEGE - Charlotte BAUDIN
LXXX
Marie Clémence SOUQUET-BASIEGE Naissance
LXXXI Louis SOUQUET-BASIEGE
Mariage
St-Pierre
15.04.1857 15.04.1857
972
FR ANOM 1DPPC1960 85MIOM/717
Fol 198 reg. 1
p 216
St-Pierre
20.02.1858 30.01.1858
972
FR ANOM 1DPPC1962 85MIOM/719
Fol 103
p 120
Naissance
St-Pierre
26.12.1859 24.11.1859
972
FR ANOM 1DPPC1965 85MIOM/722
Fol 320
p 711
Naissance
St-Pierre
08.10.1861 28.09.1861
972
FR ANOM 1DPPC1969 85MIOM/726
Fol 221
p 642
Naissance
St-Pierre
17.10.1865 07.10.1865
972
FR ANOM 1DPPC1977 85MIOM/734
Fol 249
p 712 p 447
LXXXII Rose-Marie SOUQUET-BASIEGE Jean-Baptiste Paul SOUQUETLXXXIII BASIEGE Marcelle Camille SOUQUETLXXXIV BASIEGE LXXXV Marie Anne Victoire BASIEGE
Naissance
St-Pierre
18.06.1868 02.06.1868
972
FR ANOM 1DPPC1982 85MIOM/739
Fol 432
Naissance
St-Pierre
05.10.1869 13.09.1869
972
FR ANOM 1DPPC1985 85MIOM/742
LXXXVI Marie Anne Victoire BASIEGE
Décès
St-Pierre
23.08.1871 23.08.1871
972
FR ANOM 1DPPC1989
LXXXVII Charlotte Raymonde BAUDIN Jean-Baptiste Paul SOUQUETLXXXVIII BASIEGE
Décès
St-Pierre
27.11.1872 26.11.1872
972
FR ANOM 1DPPC1991
Fol 221 p 642 acte 1238 Fol p 557 128 act 1834 Fol 347 p 880
Décès
St-Pierre
31.05.1876 31.05.1876
972
FR ANOM 1DPPC1998
acte 857 Fol 357 p 360
LXXXIX Louis Léo BASIEGE
Naissance
St-Pierre
24.10.1876 15.09.1876
972
FR ANOM 1DPPC1999
Naissance
St-Pierre
10.09.1878 11.08.1878
972
FR ANOM 1DPPC2003
XCI
Gabin Théodore BASIEGE
Naissance
St-Pierre
02.04.1880 01.03.1880
972
FR ANOM 1DPPC2006
acte 1692 Fol p 688 236 acte 1445 Fol p 574 140 acte 603 Fol 217 p 220
XCII
Gabin Théodore BASIEGE
Décès
St-Pierre
26.07.1881 25.07.1881
972
FR ANOM 1DPPC2009
acte 1281 Fol 54 p 493
XCIII
Clotilde Norbert BASIEGE Charles BASIEGE - Marie Leontine JULES Claude Aristide BASIEGE
Naissance
St-Pierre
21.07.1882 20.06.1882
972
FR ANOM 1DPPC2011
acte 1258 Fol 63 p 533
Mariage
St-Pierre
19.05.1883 19.05.1883
972
FR ANOM 1DPPC2012
acte 887 Fol 295 p 296
Décès
St-Pierre
27.05.1883 26.05.1883
972
FR ANOM 1DPPC2012
acte 950 Fol 319 p 320
Charlotte BASIEGE Charles BASIEGE - Marie Jacques XCVII PLACIDE Marius Henry Emile SOUQUETXCVIII BASIEGE XCIX Charlotte BASIEGE
Naissance
St-Pierre
25.07.1888 16.06.1888
972
FR ANOM 1DPPC2026
acte 389 Fol 141 p 142
Mariage
St-Pierre
09.02.1888 09.02.1888
972
FR ANOM 1DPPC2025
acte 11 Fol 13
p 297
Décès
St-Pierre
16.01.1888 16.01.1888
972
FR ANOM 1DPPC2025
ate 60 Fol 18
p 423
Décès
St-Pierre
15.05.1889 15.05.1889
972
FR ANOM 1DPPC2029
acte 417 Fol 131 p 251
Décès
St-Pierre
11.10.1889 11.10.1889
972
FR ANOM 1DPPC2030
acte 797 Fol 246 p 366
St-Pierre
22.10.1890 22.10.1890
972
FR ANOM 1DPPC2033
Fol 57
XC
XCIV XCV
Claude Aristide BASIEGE
XCVI
C
Alphonsine Charlotte BASIEGE
CI
Marie Clémence SOUQUET-BASIEGE Mariage - Joseph PLISSONNEAU DUQUENE
CII
p 351
St-Pierre
15.04.1891 21.03.1891
972
FR ANOM 1DPPC2034
acte 197 Fol 64 p 65
St-Pierre
08.04.1891 08.04.1891
972
FR ANOM 1DPPC2034
acte 27 Fol 26
p 286
CIV
Jacques Benoit BASIEGE Naissance Louis SOUQUET-BASIEGE - Nathalie Mariage ASSELIN Paul SOUQUET-BASIEGE Naissance
St-Pierre
25.01.1892 20.01.1892
972
FR ANOM 1DPPC2037
acte 48 Fol 16
p17
CV
Marie Stéphanie Pauline BASIEGE
St-Pierre
09.04.1892 08.04.1892
972
FR ANOM 1DPPC2037
acte 379 Fol 87 p 398
CIII
Décès
26
CVI
Catherine Gabrielle BASIEGE
CVII
Marie Clémence Joséphine Marguerite Naissance SOUQUET-BASIEGE
Décès
St-Pierre
09.08.1892 08.08.1892
972
FR ANOM 1DPPC2038
acte 840 fol 213 p 514
St-Pierre
18.03.1893 15.03.1893
972
FR ANOM 1DPPC2040
acte 165 Fol 54 p 54
CVIII
Dieudonné Nathalie BASIEGE
Naissance
St-Pierre
06.07.1893 01.06.1893
972
FR ANOM 1DPPC2041
acte 352 Fol 112 p 112
CIX
Dieudonné Nathalie BASIEGE
Décès
St-Pierre
21.07.1893 20.07.1893
972
FR ANOM 1DPPC2041
acte 661 Fol 167 p 489
CX
Marie Clémence Joséphine Marguerite Décès SOUQUET-BASIEGE
Le Morne Rouge
21.05.1894 21.05.1894
972
FR ANOM 1DPPC2064
acte 81 Fol 22
p 23
CXI
Georges SOUQUET-BASIEGE
Naissance
St-Pierre
06.11.1894 29.10.1894
972
FR ANOM 1DPPC2045
acte 568 fol 182 p 183
CXII
Clet Mathurine BASIEGE
Naissance
St-Pierre
24.05.1895 26.04.1895
972
FR ANOM 1DPPC2047
acte 252 Fol 79 p 80 acte 586 Fol 147 p 480
CXIII
Clet Mathurine BASIEGE
Décès
St-Pierre
11.07.1895 11.07.1895
972
FR ANOM 1DPPC2047
CXIV
Emile SOUQUET-BASIEGE
Naissance
St-Pierre
13.09.1897 04.09.1897
972
FR ANOM 1DPPC2054
CXV
Louis SOUQUET-BASIEGE
Naissance
Paris 5è
09.12.1902 07.12.1902
75
CXVI
Louis SOUQUET-BASIEGE
Décès
Tamatave (Madagascar)
CXVII
Marguerite NEGRE
Naissance
17.07.1905
acte 461 fol 145 p 147 acte 375
ANOM 1DPPC 5452
acte 66
Bordeaux
25.10.1898 23.10.1898
33
acte 540
CXVIII Marie Clémence SOUQUET-BASIEGE Décès
Paris 16è
18.01.1906 16.01.1906
75
acte 104
CXIX
St-Pierre
13.06.1875 12.06.1875
972
Marie Pauline SOUQUET-BASIEGE
Décès
27
FR ANOM 1DPPC1995
Acte 942 fol 361 p 365
CHAPITRE 1 - ANNEXE 7-2 - REFERENCES LISTE DES REFERENCES AUTRES DOCUMENTS n°
Personne
Acte/Document
Auteur
Date
Lieu de conservation
28.7.1687
AD31
3E 2933
Fol 516
Cote/Référence
Page
a
(Jean) Pierre SOUQUET - Jeanne VERMEILLE
b
Jean SOUQUET - Françoise DURANT Contrat Mariage
Me RIGNE
13.10.1718
AD31
3E 6749
p 256
c
Claude SOUQUET
Testament n°1
Me Cabissol
09.02.1780
AD31
3E 10757
p 195
d
Claude SOUQUET
Testament n°2
Me Cabissol
20.09.1783
AD31
3E 10759
p 108
e
Claude SOUQUET
Testament n°3
Me Cabissol
21.12.1786
AD31
3E 10760 (1er Reg.) p 294
Contrat Mariage
Me COUTET Benoit
f
Claude SOUQUET
Codicille au testament n°3
Me Cabi ssol
18.08.1790
AD31
3E 10762 (2è Reg.) p 231
g
Claude SOUQUET
Testament n°4
Me Cabissol
05.09.1790
AD31
3E 10762 (2è Reg.) p 235
h
Claude SOUQUET
Codicille au testament n°4
Me Cabi ssol
08.09.1792
AD31
3E 10763 (2è Reg.) p 204
i
Claude SOUQUET
Me Cabi ssol
02.11.1792
AD31
3E 10763 (2è Reg.) p 228
j
Claude SOUQUET
BNF
2008-246794
k
Claude SOUQUET
l
Claude SOUQUET
Codicille au testament n°4 Mémoires de l'Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse (1901) -Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres (Toulouse)-1901 Vivre à Toulouse sous l'Ancien Régime Histoire de l'orfèvrerie du Languedoc. Généralité de Montpellier et de Toulouse. Répertoire des orfèvres depuis le Moyen Age jusqu'au début du XIXe siècle
Michel Taillefer Jean Thuile
Martinique. Conseil général. Session ordinaire et extraordinaire du Conseil général (Département de la Martinique). 1901/11.
m
Gaston SOUQUET-BASIEGE
n
Plusieurs personnes
209 anciennes familles subsistantes de la Martinique
o
Camille SOUQUET-BASIEGE
journal officiel de la Martinique
p
Louis SOUQUET-BASIEGE
attestation de 2è prix d'harmonie
Mairie de Paris
q
Louis SOUQUET-BASIEGE
témoignage de l'éruption
Louis SOUQUET-BASIEGE
r
Louis SOUQUET-BASIEGE
Le Madagascar. Organe des intérêts politiques et coloniaux de l'Île. 1903/08/06
s
Louis SOUQUET-BASIEGE
Guide annuaire de Madagascar
28
FSB
p 388
Paris, Schmied, 1964-1968
p 155
11.1901
BNF
25.11.1911
BNF
Eugène Bruneau-Latouche
p 476
p 308
FSB ISSN 11412070
p 488
FSB vers 1902
FSB
08.1903
BNF
1905
BNF
p84, 343, 361
29
CHAPITRE 2 - DESCENDANCE DE LOUIS SOUQUET-BASIEGE, FILS DE GASTON
30
31
Né le 24/11/1859 à St Pierre, Louis est un fils de Gaston Souquet-Basiège et Charlotte Baudin. Il s’unit en 1891 à Nathalie Asselin, née en 1865, fille de Louis Barthélemy Hyppolite, négociant à St Pierre, et Marie Sophie Nathalie Courché commerçante à st Pierre.
Avocat près la Cour d’Appel de la Martinique et du tribunal de première instance de Saint Pierre, domicilié au lieu-dit les Trois Ponts, banlieue de St Pierre puis rue Pesset, dans le centre de St Pierre. Il obtient en 1883 à Paris un 2è prix d’harmonie au conservatoire national de musique et déclamation. Il composera par la suite des pièces musicales ainsi qu’un opéra en cinq actes. Voir annexe 8 la copie d’une valse. Il quitte St Pierre le 06/05/1902 face à la menace du volcan pour se réfugier au Vauclin avec sa femme et ses 4 enfants – Nathalie étant alors enceinte de leur dernier fils. Il s’installe à Paris avant fin 1902, rue de Turin. Louis était ami du général Galliéni, probablement rencontré lors d’une mission de celui en Martinique vers 1885/1886. Alors que Gallieni administrait Madagascar, il propose à Louis de le rejoindre pour y reconstruire son étude d’avocat, probablement dans le cadre d’une mission administrative. 32
Louis part donc avec sa famille pour Madagascar en 1903, où il travaille comme avocat 12 rue Nationale, à Tamatave. Il y décède le 15 juillet 1905, à Tamatave.
Leurs cinq enfants sont : Paul , 1892 – 1963 Georges, 1894 – 1947 Emile, 1897 – 1933 Rose, ~1900 - ?? Louis, 1902 – 1959. Les pages suivantes détaillent la descendance connue des cinq enfants. Très peu d’information ont pu être collectées malheureusement sur la descendance de Rose.
33
La fratrie vers 1905. De gauche Ă droite, en haut : Georges, Paul, Emile, De gauche Ă droite, en bas : Louis, Rose
34
Nathalie Asselin et ses quatre fils, vers 1918 De gauche Ă droite : Emile, Louis (1er plan), Paul (debout), Georges
35
BRANCHE DE PAUL Marie Joseph Paul Souquet-Basiège, né le 20/01/1892 à St Pierre de la Martinique. Marié au Morne Rouge le 11/09/1919 avec Elena Marie Marthe Baudin, née le 27/08/1890, (veuve de Jean Marie Joseph Harold de saint Pée), décédée le 12/1977. Gendarme puis juge de paix en Martinique, il est commissaire de police en métropole durant la 2è guerre. Il décède à Saint-Maur-des-Fossés le 06/01/1963.
De son union les 4 enfants suivants : 1. Jean Souquet-Basiège, 13/07/1920 – 06/1997 x Georgette Gaubert 2. Marie Joseph François Auguste Raymond Souquet-Basiège , °13/07/1920 01/02/2015 (faux jumeau de Jean) marié à Quimper le 09/05/1942 à Marie Denise Mazeas °15/09/1924 à Quimper - 01/09/2014 3. Guy Souquet-Basiège , 28/12/1921-19/02/2006 x Noëlle Cassius de Linval (cousine, famille de Martinique) °18/12/1927 4. Marie-Andrée Souquet-Basiège, date de naissance - décès x Jean-Pierre Poligny Cassius de Linval (cousin), famille de Martinique)
36
BRANCHE DE GEORGES Marie Joseph Eugène Augustin Georges Souquet-Basiège, né le 29/10/1894 à St Pierre Marié à Fort de France le 11/01/1920 avec Marie Joseph Louise Alice de Jaham (1899-1976) Décédé le 30/07/1947 à Pointe à Pitre (Guadeloupe).
1. Denise Souquet-Basiège 28/10/1920-4/08/2010 x1943 Raymond Marcel Emile BRAULT 1919-1956
2. Micheline Souquet-Basiège °12/12/1922 x Christian MARRY (décédé)
3. Pierre Souquet-Basiège 8/01/1929-31/07/2005 x Marina Thérèse de VERTEUIL 1934-2009, divorcés
4. Louis Souquet-Basiège °8/01/1929 x Blandine LOISEAU
5. Bernard Souquet-Basiège 1933-1943
37
BRANCHE DE EMILE
Marie Joseph Emile Souquet-Basiège, né 04/09/1897 à St Pierre – décédé en 1933 Marié à Fort de France le 19/12/1919 avec Rose Marie Eugénie Charlotte Lejeune (dite Adèle, 07/01/1899 (Le Vauclin – Martinique) -1976) Chevalier de la Légion d’Honneur. Plus jeune engagé volontaire à 17 ans dans la Grande Guerre, le 04/09/1914. Blessé le 03/08/1916. Expert industriel (directeur commercial du cabinet Roux) et banquier à Nancy après la guerre. Après le décès d’Emile, Adèle retourne en Martinique, puis revient en France avec Alain vers 1955.
1. Claude Marie Joseph Souquet-Basiège 19/02/1922(Paris 16è) –24/04/1945 (Berlin) Célibataire – Mort pour la France – dernier domicile : 2 rue Pierre Curie à Paris 5è 2. Monique, Marie, Joseph 30/01/1924 (Paris)-23/09/2002(Genève) épouse le 07/05/1941 à Fort de France Roger, Jean VERDIER 1919-1995 Roger Verdier était marin sur le Bateau l’Emile Bertin , qui a fait une longue escale à la Martinique pour protéger semble-t-il le chargement. Monique et Roger ont embarqué sur ce bateau et ont gagné la Tunisie où Roger avait sa famille. Naîtront en Tunisie leurs quatre premiers enfants. A cause des évènements en Tunisie au début des années 50, ils regagnent la France dans les Pyrénées Orientales. Puis toute la famille, y compris Adèle, s’installe à Marseille en 1956. 3. Alain Souquet-Basiège 4/08/1928(Nancy) -3/12/1995 (St Julien en Genevoie – Haute Savoie). Célibataire
38
BRANCHE DE ROSE Rose Marie Souquet-Basiège, né vers 1900, probablement à St Pierre – décédée ?? Mariée à Jean Hertz.
1. Henri HERTZ ~1933 - ?? 2. Sabine HERTZ ~1937 - ??
Famille Hertz en 1940
Henri et Sabine HERTZ vers 1941/42
39
BRANCHE DE LOUIS Marie Joseph Gaston Louis Souquet-Basiège né le 07/12/1902 à Paris, 5è arrondissement. Epouse à Vincennes le 11/07/1928 Andrée Marguerite Camille Emilia Nègre, née le 23/10/1898, décédée le 06/12/1957 à Paris, fille de Aimé Gabriel André Nègre (né à Bordeaux le 21/09/1877) et de Jeanne Luce Marie Thomin (née à Bordeaux le 04/06/1876 – décédée à Ivry le 17/04/1967). Décède le 9/02/1959 à Paris 10è (hôpital Lariboisière). Il effectue ses études secondaires au Lycée Rollin à Paris, de 1913 à 1920. Il échoue au baccalauréat, et entre à l’Ecole des Travaux Publics à Paris d’où il sort en 1924 sans le diplôme, mais en ayant passé l’examen avec succès. En effet, alors qu’avec sa classe il se rendait au laboratoire de l’Ecole sise à Cachan par le train de la ligne appelée alors ligne de Sceaux, il s’était pris de querelle avec le chef de gare de la station Luxembourg (alors tête de ligne), celui-ci ayant injurié un de ses camarades, mutilé de guerre. Le directeur de l’Ecole (de création récente) qui veillait à la réputation de celle-ci, l’avait sanctionné en le privant de diplôme de fin d’études. Après la 1ère guerre mondiale, il effectue avec sa mère un séjour d‘un an ou deux en Martinique. Sans doute pour y retrouver ses 3 frères qui y sont installés depuis la fin de la 1ère guerre. L’armée l’appelle pour son service militaire d’octobre 1924 à novembre 1925. Il est affecté au 20è Régiment de Tirailleurs N.A. Il part faire une campagne dans les pays rhénans avec ce régiment du 19/04/25 au 13/5/25. Puis il est affecté en mai 1925 comme instructeur à l’Ecole militaire d’Enfants de Troupe à Autun (Saône-et-Loire). Il est nommé Caporal en juin 1925. Il bénéficie d’une réduction de sa durée de service de 6 mois en tant que fils de famille de 5 enfants. A son retour il débute sa vie professionnelle à la Maison Mildé (Paris) comme ingénieur d’Etudes, de novembre 1925 à avril 1926. Puis il rejoint la société Soudure Autogène (ancêtre d’Air Liquide) à Paris en tant que représentant technique et commercial, d’avril 1926 à novembre 1931. Entretemps il aura accompli une période d’instruction militaire en août 1928 au Camp de la Courtine avec le 27è R.I., et sera nommé Sergent en septembre 1928. Puis avec son épouse Marguerite il monte fin 1931 une école primaire et commerciale (cours Botzaris au 4 rue de la Mouzaia) dans le 19è arrondissement. Ils sont également propriétaires d’une maison de vacances pour enfants et jeunes gens à Saint Brévin l’Océan (Villa Beau Rivage), près de Nantes. Il continue son parcours militaire en suivant des cours de perfectionnement à l’école de la Pépinière à Paris d’octobre 1935 jusqu’à sa mobilisation. Pendant cette période il est directeur adjoint de la préparation militaire au fort de Romainville près de Paris. Il est nommé sous-lieutenant en juillet 1939. Il est mobilisé le 8 septembre 1939 et affecté au 405è régiment de pionniers à Orléans. Parti sur le front d’Alsace-Lorraine le 13/09/39, il fait la campagne jusqu’au 26 juin 1940 comme officier de renseignements et de liaison adjoint au Commandant du 1er bataillon. Il est titulaire d’une citation en juin 40. Il obtiendra la Croix de Guerre 1939-1945 avec étoile de bronze. Il est fait prisonnier le 26 juin 40 au Danon (Vosges) et interné à l’Oflag VI-D à Münster. Il est mis en congé de captivité le 17 novembre 1941 car père de famille nombreuse.
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Pendant la captivité de Louis, Marguerite et ses 5 enfants sont d’abord à St Brévin, où Marguerite continue, tant bien que mal, d’animer leur maison de vacances. Elle héberge également Claude, fils d’Emile, dont la famille est en Martinique. La famille s’installe ensuite rapidement à Nantes. Après le retour de Louis, la famille revient en juillet 1942 à Paris, rue Pierre Curie. Il devient le 1er juillet 42 contractuel dans l’administration, à OCRPI (Office de construction et répartition des produits industriels). Il y occupe d’abord la fonction de contrôleur assermenté, qui lui impose de contrôler les usines de matériaux de construction, le contraignant à de fréquents voyages en France. Le 15 mars 1945 il devient chef du service de contrôle de la section des Matériaux de construction. Rapidement le 1er novembre il prend la direction du service des Matériaux de construction, puis du service de l’Energie à la direction du contrôle général de la répartition du ministère de l’industrie et du commerce. Il est mis un terme à son contrat le 1er avril 1950 suite à une réduction d’effectifs. Il rejoint alors le Centre National de la Cinématographie, où il dirige le service de l’aide à l’exploitation, dont l’objectif est d’améliorer la qualité des cinémas. Il y restera jusqu’à son décès. Marguerite est originaire de Bordeaux. Jeune fille elle est pensionnaire dans un Institut de Jeunes Filles à Paris, 16è arrondissement. Les fils Souquet-Basiège (Paul, Georges, Emile) fréquentaient les soirées dansantes de cet institut. De fait, Louis a donc connu Marguerite dès son enfance (peu avant la 1ère guerre). Rose-Marie, sœur de Louis, est une amie d’enfance de Marguerite. Marguerite épouse à Bordeaux en premières noces Ismaël Deysson le 25/09/1917, employé des chemins de fer, dont elle aura 2 enfants : - Marguerite Deysson née à Bordeaux le 14/12/1918, mariée en 1949 à Michael Habermann (Américain), décédée le 09/11/1999. - Pierre Deysson né à Bordeaux le 13/05/1921, décédé vers 2000 à Orléans. Elle monte à Paris au début des années 1920 et entre dans une société de publicité, branche d’activité alors nouvelle (information non vérifiée, témoignage de Philippe). Dès la fin de 1923 elle entretient une relation suivie avec Louis, peut-être déjà adultère, en tout cas probablement amoureuse. De cette liaison naitra leur premier fils Gérard en avril 1927. Elle obtient le divorce d’avec Deysson le 23/11/1927, aux torts exclusifs du mari, au motif du caractère impossible de son mari dès de début de leur mariage, et du fait qu’il lui a refusé le domicile conjugal fin 1926. Elle épouse Louis le 11/7/1928. Contrat de mariage déposé le 9/7/28 chez Me Jacques Gillet à Vincennes. Jusqu’en 1931 Marguerite est assistante sociale, rattachée au ministère de l’Hygiène. De 1931 à 1942 elle s’occupe de l’institution scolaire montée avec Louis. Puis vers 1949 elle devient co-propriétaire de l’Hôtel des Grands Hommes, 17 place du Panthéon à Paris, dont elle aussi gérante. Elle revend ses parts début 1957 – l’affaire ayant été mal gérée, les dettes se sont accumulées. Elle est alors très malade, d’un cancer des voies digestives.
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Louis en 1939
Marguerite en 1938
La famille en 1940 Derrière, de gauche à droite : Claude (fils d’Emile), Louis, Marguerite, Momère (Jeanne Thomin, mère de Marguerite), Pierre Deysson, Marguerite Deysson Devant, de gauche à droite : Nicole, Philippe, Gérard De leur union les enfants suivants :
1. Gérard Souquet-Basiège 23/04/1927–5/11/2008 x1952 Lucienne Cordier °02/01/1933
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2. Philippe Souquet-Basiège 09/05/1930 à Paris – 18/02/2013 x1961 Maria Paulette Jouhaud 01/04/1938-26/06/1964 (Paris) Philippe x 12/11/1965 (La Neuville Champs d’Oisel 76) Hedwige Durand-Viel-Suchetet °20/08/1938 à Grainville-Ymauville (76) 3. Nicole Souquet-Basiège °17/09/1933 à Paris x 14/02/1962 (San Juan de Chamula, Mexique) Forrester Kennedy °06/06/1931 à New York City
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CHAPITRE 3 - RECIT DE L’ERUPTION DE LA MONTAGNE PELEE PAR LOUIS SOUQUET-BASIEGE
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L’ERUPTION DU 8 MAI 1902. Par Louis Souquet-Basiège
Le texte qui suit est la transcription du récit fait par Louis Souquet-Basiège de l’éruption de la montagne Pelée et de son parcours personnel qui l’amena à fuir St Pierre avec sa famille deux jours avant la destruction de la ville. Ce récit a certainement été fait dans les jours ou les semaines qui suivirent la catastrophe, tant la précision des dialogues et l’exactitude des faits énoncés nous plongent dans ce terrible événement. Ce témoignage manuscrit de 31 pages est dans un état de conservation correct permettant de le lire aisément. Des ratures, reprises et corrections y sont présentes : cette transcription ne retient que le texte final, avec toutefois quelques passages rayés du texte original qui ont été maintenus dans cette version et transcrits en italique, afin d’éclairer le lecteur sur la pensée de l’auteur. Des notes de bas de page, en italique aussi, ajoutent quelques précisions qui ne sont pas explicitement citées. Des annexes situées après le récit viennent illustrer ce témoignage.
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Morne Rouge
Carte de Martinique en 1902 – les lieux cités dans le récit sont encadrés.
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I Dans le courant de l'année 1901, probablement en avril ou mai, M. Sully, directeur du Journal « les Antilles », annonçait que le volcan de la Montagne Pelée que l'on croyait éteint depuis 1851, paraissait donner des signes d'un réveil prochain. Il établissait son dire sur des faits peu précis alors mais d'après lui suffisamment caractéristiques, tels que : légères trépidations du sol, grondements lointains perceptibles seulement près du volcan, émanations sulfureuses qu'il disait avoir constatées plusieurs fois tant dans la ville de Saint Pierre, que dans les environs de la montagne. Cette première note passa inaperçue. Si je m'en souviens, c'est qu'à la même époque deux circonstances particulières frappèrent mon attention - les voici : Un de mes amis, habitant la Savane du Fort, dans la partie nord de la ville, près la rivière La Roxelane, M. O.B., me disait qu'il avait été plusieurs fois incommodé par de fortes odeurs sulfureuses. Il avait cherché à reconnaître leur provenance et elles lui paraissaient venir de la montagne sans pouvoir rien affirmer. Il ajoutait que M. Sully avait peut-être raison.
Rivière la Roxelane en 1889 Au mois de Juin suivant, avant de prendre possession d'une nouvelle demeure à Saint Pierre, j'eus la précaution de faire brû1er du soufre dans les appartements. Ce procédé de désinfection, utile dans bien des cas, était indispensable car la maison passait pour avoir été contaminée récemment par une maladie infectieuse. Je me souviens que le soir du jour où je fis cette fumigation, je dis à ma femme que les voisins de cette maison ne manqueraient pas d'attribuer les émanations sulfureuses à la Montagne Pelée, ce qui confirmerait M. Sully dans ses pronostics.
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Pendant cette année 1901, étant très lié avec M. Henri Koehler, alors administrateur de la compagnie électrique fondée pour l'éclairage de la ville, j'appris plusieurs fois par lui que la source Morestin, dont le débit jusque-là considérable avait été calculé pour mettre en action deux turbines électriques, pouvait à peine suffire en actionner une seule. « Ou M. Lacroix, entrepreneur des travaux, me disait-il, a mal fait ses calculs, ou le débit de la source diminué. Mais comme cette seconde hypothèse n'est pas admissible, c'est M. Lacroix qui s'est trompé. » Au mois de décembre suivant, le rendement de la source avait tellement diminué que tout un quartier de la ville était absolument privé d'eau potable ; et comme la municipa1ité continuait à exiger le paiement de la redevance, les propriétaires avaient l'intention de se syndiquer pour faire le procès à la commune ou résister à ses prétentions. Toujours pendant cette même année 1901, ma famille ayant été obligée de se retirer au Morne Rouge, commune située à 1 km environ de la montagne, à cause de l'état sanitaire de Saint Pierre et aussi pour ranimer les forces de deux de mes enfants que j'avais failli perdre, je fus plusieurs fois amené à constater que les fontaines publiques du bourg ne donnaient plus la quantité d’eau habituelle et que plusieurs d’entre elles étaient complètement à sec. Le débit de la source qui les alimentait avait certainement diminué d’une quantité notable. Ce phénomène pouvait s’expliquer alors par la sécheresse exceptionnelle de cette année et je ne crois pas que l’on ait cherché une autre explication.
Le Morne Rouge en 1900
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Si l’on avait à cette époque connu le passé du volcan de la montagne Pelée ; si l’on avait su qu’en général les éruptions volcaniques sont presque toujours précédées d’une diminution sensible dans le débit des sources situées dans le voisinage des volcans, quelquefois même leur assèchement complet, on aurait étudié ces phénomènes et l’on fût arrivé peut-être à une conclusion précise. Mais parce que personne ne se préoccupait du volcan que l’on croyait éteint définitivement depuis 1851, on ne fit attention ni au tarissement des sources, ni aux émanations sulfureuses, et l’on se moqua de M. Sully qui continuait de temps à autre à annoncer dans son journal le commencement d’un travail volcanique. Cependant, au mois de mars 1902, il déclarait d’une manière formelle que des cultivateurs habitant les hauteurs d’une propriété située au pied de la Montagne, avaient été contraints de quitter leurs demeures, leurs cases comme on les appelle à la Martinique, et de se réfugier dans la partie basse de la propriété, parce que les émanations sulfureuses les asphyxiaient et que le sol tremblait sous leurs pieds. Ce nouveau pronostic du journaliste eut le sort des précédents, et la plus grande partie de ceux qui le lurent se moquèrent encore une fois de son auteur. C’était pourtant lui qui avait raison, mais nouveau Cassandre, il avait parlé à des sourds volontaires, les pires de tous ! L’événement désormais unique dans l’histoire des peuples allait bientôt donner à ses craintes une confirmation terrible et inoubliable.
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II PREMIERE ERUPTION Le vendredi 25 avril vers huit heures du matin, je me promenais sur l’esplanade de la place de Monges située près du rivage de la mer, lorsque je rencontrai Sully avec qui je me mis à causer de tout autre chose que du volcan.
Place de Monges - 1900
Notre conversation fut interrompue par l’arrivée d’un ami commun Adolphe Delsuc qui dit à Sully : « Depuis environ un an vous annoncez que le volcan va se réveiller. On a ri de vous ! Eh bien! Vous aviez raison. — Comment cela ? lui répondit Sully. — La Montagne fume depuis ce matin ! — Ah bah ! dit Sully joyeux, allons donc voir cela. » Et ce disant, nous suivîmes Delsuc qui nous conduisit sur le rivage, à la vague brisante, d'où nous pûmes voir distinctement le phénomène. A une altitude d'environ 900 à 1000 mètres, un énorme dégagement de fumée blanche s'élevait dans l'air à une hauteur déjà assez grande. Pendant que nous regardions, il se produisit une poussée de matières noires très opaques, composées de vapeurs et de corps solides ressemblant à des blocs de roches qui furent lancés dans l'atmosphère avec force. Sully ce voyant s'écria : « Comment ! Le volcan commence à peine à fumer qu'il a déjà des éruptions ? Eh bien ! Mes amis, on s'est moqué de moi jusqu'ici ? Mais rira bien qui rira le dernier. » Sur ces paroles nous nous séparâmes.
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A ce moment, je n'eus aucune appréhension, même lointaine. Au contraire, je considérais le réveil du volcan comme une occasion pour moi d'étudier de visu des phénomènes intéressants que j’avais lus jusqu'alors dans les ouvrages spéciaux, notamment dans le traité de géologie de Monsieur Lapparent. N’ayant jamais vu de près ou de loin une éruption volcanique je n'avais aucune crainte. J'avoue humblement que depuis le 8 mai j'ai bien changé sur ce point. Quand je quittai Sully j'allai vaquer à différentes affaires et quand je rencontrais un ami, je lui conseillais de regarder la montagne. J'étais presque fier que notre vieux volcan daignât nous donner une deuxième édition de l'éruption de 1851 dont mon père, témoin oculaire, m’avait beaucoup parlé. Fou et aveugle que j’étais ! Ignorant dois-je plutôt dire ! Hélas ! Huit jours plus tard je devais perdre mes illusions et le volcan inoffensif de la vieille montagne allait m’apparaître comme la manifestation la plus terrifiante des forces naturelles et mystérieuses que Dieu a créées ! Le lendemain 26 Avril la fumée avait diminué d'intensité et une épaisse couche de nuages ayant couvert le sommet de la montagne, on ne s'en occupa plus.
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III DEUXIEME ERUPTION Mais voilà que le jeudi 1er mai, vers quatre heures de l'après-midi je fus appelé par un de mes amis, Charles Pornain (disparu depuis avec toute sa famille composée de 14 personnes), pour venir constater que la montagne fumait de nouveau. Cette fois nous allâmes dans une partie élevée de la ville, d'où l'on pouvait voir et contempler à l’aise le phénomène. Le spectacle que j’eus alors sous les yeux m’impressionna étrangement et je restai silencieux. Du même point où huit jours auparavant j’avais vu élever des vapeurs blanchâtres, sortaient maintenant avec une extraordinaire abondance des fumées d'un gris sale tirant parfois sur le noir, parfois sur le bleu sombre. La base de la colonne devait mesurer cent à cent cinquante mètres de diamètre ; elle avait des colorations d'un rouge noir, ce qui fit dire à un des spectateurs que c'étaient des vapeurs chargées de boues ! Etrange erreur que je partageai à ce moment mais dont je fus désabusé trois jours plus tard. Cette coloration n'était autre chose que les reflets du feu intérieur se propageant à travers la cheminée volcanique et arrivant très affaiblis, le foyer incandescent se trouvant placé à une profondeur sans doute incalculable. Cette colonne de fumée sortait de 1a montagne avec une force prodigieuse car elle dépassait de deux ou trois fois leur hauteur les nuages les plus élevés placés à environ 2000 mètres. Pendant que nous regardions ce spectacle si nouveau pour nous, et en même temps si impressionnant, nous gardions le silence, de peur sans doute en échangeant nos pensées, de nous communiquer la crainte secrète que nous éprouvions. Je rentrai chez moi et de la partie la plus élevée de ma maison je fis voir à ma femme et à mes enfants la montagne fumante. Tous s'y intéressèrent et demeurèrent longtemps à la regarder.
Cependant, la nuit et la journée du lendemain 2 mai se passèrent sans incidents.
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Dans la nuit du 2 au 3 vers deux heures du matin, je fus réveillé par des détonations lointaines, ressemblant aux grondements d’un orage. J’appelai ma femme (*), et étant montés au 2ème étage nous regardâmes vers la montagne. L'atmosphère était incessamment éclairée par des fulgurations rapides et intenses. Celles-ci ressemblaient à des décharges électriques avec cette différence qu’au lieu de se produire entre deux nuages elles sortaient de la montagne et s’éteignaient dans l'air. Je crus cependant que c'était un orage localisé au-dessus du volcan, mais ma femme persista à soutenir qu'il n'y avait pas d'orage et que le foyer des fulgurations se trouvait dans la montagne même. Bientôt nous fûmes incommodés par une insupportable odeur de soufre et nous constatâmes qu'une pluie de cendres impalpables tombait en abondance pénétrant dans les appartements et jusque dans l’intérieur des meubles les mieux fermés. Au lever du soleil, le spectacle que nous eûmes sous les yeux nous frappa d’étonnement. Les toits des maisons, les rues, les arbres, la campagne, la montagne, tout était gris, non pas d’un gris blanchâtre rappelant comme on l’a prétendu, l’aspect de la neige, mais d’un gris exactement pareil à du ciment. Le sentiment qu’on éprouvait était celui d’une vague et indicible tristesse. Nos yeux habitués à la verdure toujours luxuriante des plantes, à l’éblouissante transparence de l’air regardaient avec peine cette uniformité grise. La cendre tombée durant cette nuit avait une épaisseur de trois à quatre millimètres au plus et était excessivement lourde. Comme il y en avait partout je fis faire des lavages à grande eau et essuyer les meubles avec un linge humide. Mais cela ne servit à rien. A la moindre brise tout ce qui était tombé sur les toits se trouvait soulevé en nuages épais, envahissant l’intérieur des maisons et obligeant à recommencer le travail fatigant que l’on avait fait une heure auparavant. Cette journée du 3 fut on ne peut plus désagréable. Les commerçants avait fermé leurs magasins ce qui acheva de rendre la ville encore plus triste. Le soir à six heures je me rendis à l’église pour assister au mois de Marie et à mon retour je constatai que la cendre qui avait cessé de tomber depuis le matin tombait de nouveau en plus grande abondance. Elle exhalait une odeur sulfureuse insupportable qui, par moments, prenait à la gorge et provoquait la toux. Je fis coucher mes enfants de bonne heure et je passai la première partie de la nuit à regarder la montagne. Le dégagement de feu fut moins violent que pendant la nuit précédente. Néanmoins, il y en eut encore assez pour faire comprendre à ceux qui regardaient que l’éruption ne diminuait pas d’intensité. Le dimanche matin 4 vers neuf heures, un fort vent du sud se leva et soufflant pendant presque toute la journée chassa dans le nord de l’Ile les vapeurs et les cendres qui s’étaient accumulées autour du volcan. Alors la montagne nous apparut comme nous ne l’avions jamais vue. Depuis sa base jusqu’à l’entrée de la ville, c’est à dire sur une étendue de quatre à cinq kilomètres, les champs de cannes, les arbres, les bois, tout ce qui jusqu’alors apparaissait d’une richesse verdoyante incomparable, était couvert d’un manteau gris. Rien de plus saisissant et de plus triste ! Et ce qui acheva de nous impressionner douloureusement pendant cette journée, ce fut la vue d’une grande quantité de cultivateurs fuyant les abords du volcan avec femmes, enfants, animaux, tous recouverts d’un manteau de cendres qu’ils n’avaient pas pris la peine de secouer, puisque l’instant d’après il se reformait sur leurs vêtements. Dans l’après-midi de ce dimanche, j’allai me promener dans la partie de la ville d’où trois jours auparavant j’avais vu les premières vapeurs apparaître au sommet de la montagne, espérant pouvoir mieux me rendre compte des progrès de l’éruption. Mais je fus complètement déçu. Le vent du sud avait cessé de souffler, de sorte que l’horizon du nord, sur (*) Nathalie Asselin (1865-1927)
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la mer et près de la montagne était fermé par un épais rideau de vapeurs sombres, s’éclairant par moments de reflets rougeâtres dont le point d’émission correspondait à la place où se trouvait le cratère. En même temps la pluie de cendres recommença à tomber plus abondante encore que la veille. Je m’acheminai vers ma demeure, cette fois avec un commencement d’inquiétude et quand j’arrivai dans les rues de la ville, la cendre était si abondante que les lampes électriques situées à cent mètres de distance apparaissaient comme à travers un épais brouillard. L’inquiétude vague que j’éprouvais fit immédiatement place à un sentiment plus fort : la crainte. Pendant la soirée, vers sept heures et quart, j’étais assis dans mon salon sur une berceuse, plongé dans les réflexions les plus sombres. J’avais constaté que le travail du volcan avait augmenté chaque jour ; que la colonne de vapeurs s’élevait à des hauteurs prodigieuses et que la nuit elle apparaissait comme un immense nuage noir duquel sortaient continuellement des éclairs et des détonations. En un mot et comme l’on dit vulgairement je broyais du noir. Repassant dans ma mémoire l’histoire de Pompéi : je me demandais si le lendemain matin nous n’allions pas trouver un mètre de cendres dans les rues ou même si pendant la nuit nous n’allions pas être forcés de fuir à la hâte pour échapper à une mort semblable à celle des Pompéiens. Je fus tout à coup tiré de mes réflexions par mon fils aîné, un enfant de dix ans (*) assis près de moi et qui jusque là avait respecté mon silence. « Papa, me dit-il, peut-être que Saint Pierre va devenir comme Sodome ! — Tais-toi lui répondis-je, ne dis pas cela ! » Cette réflexion produisit sur moi une impression si forte qu’à partir de ce moment j’eus comme l’intuition d’un malheur prochain. Pourtant je ne pris dans le moment aucune décision et j’attendis les évènements. Ils allaient se précipiter et changer mes pressentiments alors vagues en une presque certitude.
(*) Paul, né en 1892
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IV TROISIEME ERUPTION Le lendemain matin lundi 5 mai je rapportai à mon père (*) le propos tenu la veille par mon fils. « C’est une réflexion d’enfant, me dit-il, il n’y faut attacher aucune importance. » Celui qui parlait ainsi était un grand chrétien, habitué à juger de haut les hommes et les évènements. Depuis que l'activité du volcan avait commencé, il m’avait plusieurs fois raconté l'éruption de 1851 qu'il trouvait bien anodine en la comparant à l'éruption actuelle, et les réflexions dont il remplissait son récit témoignaient de sa préoccupation. Pourtant, chose étrange, les paroles de mon fils ne firent aucune impression sur lui et il ne s’en préoccupa nullement. Dans la matinée de ce jour-là j'allai à travers la ville recueillir quelques nouvelles intéressantes, mais personne ne put m'en donner de certaines. On disait seulement qu’une rivière située dans le voisinage de la montagne offrait un spectacle curieux : qu’elle roulait des eaux noires, de blanche qu’elle avait toujours roulé ce qui lui avait valu son nom de Rivière Blanche ; que son débit augmentait tout à coup, puis avec la même soudaineté se réduisait à rien ; que les eaux étaient tantôt chaudes, tantôt froides. Qu’y avait-il de vrai dans tous ces racontars ? Je ne pus le savoir dans le moment. J’en conclus cependant qu’un phénomène étrange devait se produire dans cette rivière. Les habitants de la commune du Prêcheur et des localités voisines de la Montagne affluaient à Saint Pierre et c'était un spectacle bien touchant que celui de ces pauvres gens couverts de cendres, tenant par la main ou portant sur leurs épaules leurs petits-enfants ; les hommes chargés des effets de la famille, les jeunes garçons conduisant les bœufs et autres animaux de travail. Depuis la ville comme je l’ai dit plus haut, cet exode avait commencé mais ce jour-là il me parut plus navrant. En les interrogeant on apprenait que depuis trois jours les bêtes n’avaient ni bu ni mangé, l’herbe étant complètement recouverte par la cendre et les sources taries. Quant à eux les cultivateurs s’étaient nourris de provisions mises en réserve ou recueillies à la hâte. Un grand nombre de ces malheureux demeurèrent à Saint Pierre, d’autres s’en allèrent plus loin et échappèrent ainsi à la mort. Vers une heure ou une heure et demie de l’après-midi, étant à table nous entendons tout à coup un grand bruit venir de la rue. Ce sont des cris, des paroles à haute voix, des gens qui s’interpellent, qui montent et descendent en courant. M’approchant aussitôt d’un jeune homme de ma connaissance qui suivait la foule : « Que se passe-t-il ? lui demandai-je. — Je ne sais pas au juste, me dit-il, mais je viens d’entendre que la mer monte. » Il avait à peine achevé sa phrase qu’une bande de gens affolés remontaient la rue en criant : « La mer monte ! La mer monte ! ». De l’endroit où j’étais, je ne pouvais pas me rendre compte du phénomène, car ma maison était à une assez grande distance de la plage dont la vue m’était cachée par les maisons d’alentour. Toutefois je fus persuadé qu’il venait de se passer quelque chose de grave, et sachant que les éruptions volcaniques étaient souvent accompagnées d’affaissement du sol ou de soulèvement de la mer, je me rendis en toute hâte chez mon père qui habitait à quelques mètres de chez moi afin de prendre ensemble un parti. Avant de sortir, je recommandai à ma femme de mettre rapidement dans des paniers du linge pour nos enfants et pour nous, ce que nous avions de valeurs, bijoux et l’argent et de venir me retrouver chez mon père.
(*) Louis François Xavier, dit Gaston – avoué à la cour de Martinique 56
Un instant après j’étais près de celui-ci, que je trouvai très ému et jugeant comme moi qu’un phénomène inquiétant avait dû se produire. « Il faut nous dit-il, quitter la ville à l’instant même et nous réfugier dans les hauteurs. S’il y a un affaissement du sol ou un soulèvement de la mer, nous serons à l’abri. Partons de suite. » Et immédiatement sans tergiverser, nous quittâmes tous la maison, vêtus très légèrement, nous dirigeant vers les hauteurs qui avoisinent la ville. Oh ! Ce voyage à travers les rues, sur un chemin poussiéreux, escarpé, par un soleil torride ! Je ne l’oublierai jamais ! Pendant que nous traversions la ville une foule de personnes aux fenêtres nous regardaient passer et apprenant que nous fuyions, riaient de notre frayeur. Mais, nous les laissions rire et nous poursuivions notre route. Un peu avant de sortir de la ville je rencontrai un jeune homme de ma connaissance M. P.A., à qui je demandai des nouvelles. Voici, me dit-il, ce qui s’est passé : « J’étais sur la place de Monges, regardant la mer, quand tout à coup je la vis brusquement se retirer à 50 mètres environ du rivage et revenir avec force, inondant toute la place. Je fus d’abord effrayé, mais je viens d’apprendre que le volcan a rejeté une énorme quantité d’eau bouillante et de boue qui a englouti l’usine de M. Guérin avec 150 personnes et s’est déversée dans la mer. Dès lors le phénomène de marée s’explique. La masse d’eau bouillante et de boue a fait le vide dans la mer et une quantité égale de liquide étant venue combler ce vide, il y a eu aspiration puis rétablissement de l’équilibre, c’est à dire reflux d’abord et flux ensuite. Celui-ci s’est effectué avec d’autant plus de force que le reflux avait été plus violent. Mais, il n’y a aucun danger pour la ville, vous pouvez être entièrement rassuré. »
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Cette explication qui pouvait être vraie, ne me suffit pas. Je persistai à penser que le phénomène qui avait effrayé la population était un de ceux que l’on constate souvent dans les éruptions volcaniques et, croyant un danger sérieux, je continuai avec ma femme et mes enfants, mon père et ma sœur notre exode vers les hauteurs avoisinant la ville. La chaleur était terrible, suffocante, car le soleil n’était tamisé par aucun nuage ; nous étions en sueur et mes enfants se traînaient avec peine. Fort heureusement, un ami, Jules Pornain qui comme nous fuyait la ville en voiture, nous rencontra, offrit passage au plus jeune de mes enfants, une fillette de deux ans (*) et nous invita à nous rendre chez lui, ce que nous acceptâmes avec reconnaissance. Après trois quarts d’heure de marche nous arrivions tous au Morne D’Orange chez notre ami Pornain dans sa maison de campagne située à deux kilomètres de la ville, à une altitude de 100 mètres. De cette hauteur, on voyait Saint Pierre étendue à nos pieds baignée par les flots bleus de la mer des Antilles, et les regards embrassaient dans ses moindres détails toute la campagne jusqu’au volcan.
Panorama vue du Morne d’Orange Ce panorama, un des plus beaux qu’il fut possible de voir, avait ce jour-là un aspect navrant. La ville d’ordinaire si gaie avec ses toits rouges et ses rues éblouissantes de soleil, nous apparaissait toute grise de ce gris terne et triste dont j’ai déjà parlé ! Toute la campagne avait le même aspect navrant et c’était un contraste bien étrange que formaient cette monotonie grise et le bleu éclatant de la mer. Le regard se portait obstinément et avec angoisse sur la montagne toujours enveloppée d’un immense manteau noir s’élevant à de grandes hauteurs dans le ciel. Nous étions comme fascinés et si nos yeux s’abaissaient un instant sur la ville, c’était pour se reporter aussitôt sur le volcan et le point du rivage où se trouvait l’usine à sucre de M. Guérin. De celle-ci, plus rien qu’un immense entassement de boues noires sur lesquelles coulaient continuellement des avalanches d’eau bouillante qui se précipitaient dans la mer en volatilisant l’eau et en soulevant des nuages de vapeur. Pour donner une idée de
(*) Rose Marie, née en 1900
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l’extraordinaire quantité de terres de boues et de matières solides ou liquides vomies sur l’usine Guérin, je dirai que la cheminée de cet établissement ayant vingt mètres de hauteur ne laissait plus voir qu’une longueur d’environ quatre à cinq mètres. Tout avait été recouvert d’une montagne de boue de quinze mètres de hauteur. Vers trois heures nous délibérâmes sur le parti à prendre. Nous décidâmes de laisser mes enfants à Madame Pornain et à sa mère Madame de Gage, puis de rentrer en ville pour commander des voitures afin de gagner le sud de l’Ile par Fort de France dès le lendemain 6. Pendant que mon père irait préparer les effets pour le voyage, ma femme et moi nous téléphonerions à mon beau-frère G. Asselin (*) d’envoyer des voitures à notre rencontre à Fort de France. A peine cette résolution prise, nous partons pour Saint-Pierre par le même soleil brûlant et la même température torride. En arrivant nous rencontrons un grand nombre d’amis ou de connaissances qui nous plaisantent au sujet de nos craintes et qui nous disent : « De quoi avez-vous peur ? Il n’y a rien à craindre ici. Et puis, le volcan a rejeté sa lave, donc l’éruption est terminée ! » Je laisse dire et je hâte le pas vers un établissement de remises, afin de commander les voitures pour le lendemain matin. En me rendant à l’un de ces établissements de remises je m’arrêtai quelques instants dans l’église de ma paroisse et me jetant aux pieds de la sainte Vierge, je la suppliai d’avoir pitié de mes jeunes enfants, de les sauver et de m’éclairer, de me montrer ce que je devais faire. Ma prière fut courte, mais ardente. Je ne méritais pas d’être exaucé, je le fus cependant.
Cathédrale du Mouillage En sortant de l’Eglise je rencontrai un des pères de la Congrégation du Saint Esprit et du Saint Cœur de Marie, le R.P. Desmaerels (**) à qui je demandai quelques détails. Comme le collège des Pères était situé au Nord de la ville, dans la partie la plus rapprochée du volcan, je (*) Georges Asselin (**) correctif : Demaërel
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pensai qu’il avait pu voir des phénomènes invisibles dans la partie basse de la ville, et je le priai de me renseigner aussi exactement que possible. « Je pense me dit-il, que Saint-Pierre n’a rien à craindre. La ville est protégée contre les écoulements de lave ou d’eau bouillante par les contreforts de la Montagne, par des ravins d’une grande profondeur, et enfin par deux rivières. Vous pouvez revenir et chez vous et y demeurer tranquille. » Ces paroles faites pour me rassurer, jetèrent sur le moment un peu de calme dans mon esprit, car je trouvai inutile d’aller commander les voitures. Et pourtant je retournai à l’église et je renouvelai du fond du cœur la prière que j’avais faite un instant auparavant à la Sainte Vierge. Puis j’allai retrouver ma femme. Je lui racontai la conversation que je venais d’avoir avec le Père Desmaerels(*) et je lui dis que puisque tout danger était conjuré il nous fallait retourner au Morne d’Orange prendre nos enfants et les ramener en ville. Je rassurai ensuite mon père qui résolut de passer la nuit à Saint-Pierre. Avant de partir pour le Morne d’Orange je m’aperçus que ma femme était triste et sombre : « Qu’as-tu lui dis-je ? Nous n’avons plus de raison d’avoir peur. Ce que l’a dit le père est tout à fait juste. Il nous faut bannir toute crainte. — Ecoute-moi, répondit-elle, je ne sais si nous devons craindre ou espérer, mais voici ce que je te propose : la famille Pornain nous a offert l'hospitalité pour la nuit. Allons rejoindre nos enfants ; acceptons l'hospitalité de ton ami et dormons la nuit là-haut. Demain, nous verrons. » J'essayai quelques objections sur la nourriture qu'il fallait porter, sur le coucher, sur d'autres petits inconvénients qui pourraient résulter pour nous de ce changement. Ma femme brisa ma résistance en me disant : « Qu'est-ce qu'une nuit ? C'est si vite écoulé. » Je donnai aussitôt des ordres pour qu'on portât au Morne d’Orange notre dîner et des vêtements pour la nuit, puis nous partîmes en voiture. Nous étions à peine arrivés chez notre ami Pornain, que sa femme, sa belle-mère, ses enfants nous suppliaient de rester pour la nuit. J'hésitais, car dans la maison se trouvaient déjà cinquante à soixante personnes, et nous allions en augmenter le nombre. Très perplexe, je demandai à Pornain de me dire franchement et en mettant de côté toute politesse, s'il pensait qu'il n'y avait aucun danger actuel à craindre à Saint-Pierre et si nous pouvions y revenir sans appréhension. « Mon avis, me dit-il, est que tu n'as rien à redouter. Mais si tu veux demeurer avec nous, tu nous feras le plus grand plaisir! » « Prenons les enfants, dis-je à ma femme, et partons ! » Ce qui fut fait à l'instant. Après avoir remercié Pornain et sa famille de leur offre gracieuse et de l'hospitalité qu'ils nous avaient donnée pendant l'après-midi, je repris avec ma famille la route de SaintPierre. Au moment de franchir la barrière de la propriété de notre ami, nous vîmes arriver la famille Lacombe, dont l'un des enfants, parent de ma femme, me dit: « Vous retournez à Saint-Pierre ? N'y allez pas, il se passe dans la montagne des choses terribles. Nous avons fui jusqu'ici ; vous y êtes, restez-y. » Je ne discutai pas, je ne répondis rien, et, comme un automate je revins sur mes pas. « On fuit la ville, dis-je à Pornain, la famille Lacombe vient d'arriver. J'accepte l'hospitalité que tu m'as offerte pour la nuit. » Vers neuf heures du soir, nous allâmes tous dans le jardin de la maison qui avait vue sur la ville et le volcan. Celui-ci était noyé dans une masse de vapeurs d’un noir opaque, et vers la mer, nous voyions descendre le fleuve de boue incandescente qui illuminait l’atmosphère de
60 (*) correctif : Demaërel
ses sinistres reflets. Nous étions là une soixantaine de personnes toutes en proie à la plus grande inquiétude. Les unes terrorisées par la pensée de la mort, d’autres silencieuses, d’autres essayant de nous rassurer, mais en vain. Les évènements nouveaux et terribles auxquels nous assistions depuis quatre jours nous plongeaient dans une angoisse telle que chacun sentait en soi l’approche de la mort et ?? aucun de nous n’élevait la voix pour le dire à tous. Vers onze heures je me retirai pour demander au sommeil un repos dont j’avais grand besoin, mais il me fut impossible de dormir. En proie aux plus noirs pressentiments, je me mis à prier, demandant à Dieu de me faire connaître sa volonté dans les dangers qui nous environnaient. A deux heures du matin un phénomène nouveau nous fit sortir de la torpeur où nous étions plongés. Nous entendions sortir de la montagne des ronflements d’abord sourds, puis de plus en plus intenses pour aboutir à un maximum effroyable suivi aussitôt de détonations. Je ne donnerais qu’une idée très imparfaite de ce que j’ai entendu en disant que les ronflements de mille chaudières à vapeur portées à la plus haute pression n’atteindraient pas la puissance du volcan. Le sol trépidait sous nos pas et chaque détonation était suivie d’une secousse brusque et sèche. Aussitôt tout le monde, à l’exception des enfants, fût dehors. On courut au jardin pour voir. Rien ! Toujours le lugubre manteau noir enveloppant la montagne de la base au sommet, piqué par intervalles de faibles lueurs rapides, semblables aux éclairs de chaleur pendant l’été. Nous demeurâmes ainsi jusqu’au jour. Les grondements allèrent en s’affaiblissant puis s’éteignirent tout à fait. A cinq heures, quand je rentrai dans la chambre qui nous avait été donnée pour cette nuit, je dis à ma femme : « Ce que j’ai entendu tout à l’heure m’a définitivement fixé. Pour que la montagne gronde comme elle l’a fait, il faut qu’il se passe dans ses flancs quelque chose de terrible. Il faut fuir à tout prix. » Je donnai l’ordre de réveiller immédiatement les enfants pour les habiller. Pendant qu’on procédait à leur toilette j’allai sur la terrasse du jardin. Il était cinq heures et demie. Les cloches de la cathédrale sonnaient pour appeler les fidèles à la procession des Rogations dont c’était l’avant dernier jour, mardi 6. Je regardai à mes pieds la ville toute grise, puis, levant les yeux, le volcan dont les sinistres vapeurs noires s’élevaient dans le ciel, et j’eus le cœur serré. En même temps je me souvins des paroles de mon fils : « Peut-être que Saint Pierre va devenir comme Sodome » et j’eus comme la vision de la ville détruite ! Etait-ce mon imagination, étaient-ce les évènements qui avaient laissé dans mon esprit une impression lugubre ? Je ne sais. Ce que je peux affirmer avec sincérité c’est que j’entendis en moi une voix qui me dit : « Fuis ! Cette ville sera détruite ! » Pourquoi n’ai-je pas communiqué à mon Père ce que je venais d’éprouver ? Pourquoi n’ai-je pas conseillé à mes parents, à mes amis de fuir ? Je ne pourrais le dire ! Dieu ne le voulait pas sans doute, car je gardai pour moi les paroles que j’avais entendues dans l’intime de mon âme et je n’en parlai à personne. Mon retour à Saint-Pierre s’effectua immédiatement. Avant de partir j’allai remercier Pornain et sa famille, puis je saluai les nombreux amis avec qui j’avais passé la nuit et leur dis adieu ! Je ne devais plus les revoir, car des 80 ou 100 personnes qui se trouvaient avec nous, une seule a été sauvée ; toutes les autres ont péri ! La dernière personne à qui je pressai la main ce fût un professeur du Lycée, monsieur Rolland qui me dit : « L’éruption va aller en
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diminuant puisque le volcan a rejeté et continue à rejeter sa lave. Nous pouvons retourner à Saint-Pierre.» Il y est revenu en effet avec sa famille pour mourir tous. Quand j’arrivai chez moi vers sept heures du matin je fus rejoint par mon père qui nous dit : « Mes enfants j’ai réfléchi pendant la nuit et voici ce que j’ai décidé : il faut nous éloigner de la ville vers le sud et vivre dans une petite maison en observant l’éruption. Si nous voyons qu’elle augmente nous fuirons vers le sud plus loin encore ! » Quand il eût fini : « C’est ton plan ? Voici le mien. Puisque nous ne sommes pas en sûreté ici et qu’il faut quitter la ville eh bien ! Allons le plus loin possible. Mon beau-frère Asselin habite l’extrême sud de l’ile à 80 kilomètres du volcan (*). Allons chez lui ! Il nous accueillera à bras ouverts. — Pour moi, me répondit mon père, je ne peux aller si loin, car je suis secrétaire de la Chambre de Commerce et je dois être à proximité de la ville. J’irai donc dans le voisinage du Carbet. » — Mais viens à Fort de France, lui dis-je. Quand l’éruption aura diminué, tu reviendras ici. — Impossible me dit-il, on peut avoir besoin de moi et j’aurais fui mon poste. Je reste, mais, je te le répète, j’irai habiter le Carbet qui est à une demi-heure de Saint-Pierre. » — Eh bien alors, dis-je à ma femme, puisque mon Père ne peut pas nous suivre prépare tout pour que nous partions à 2 heures pour Fort de France. — Mais je n’aurai pas le temps de disposer les nombreux paniers de vêtements qu’il faut emporter pour quatre enfants et quatre grandes personnes. — Multiplie-toi, mais il faut que nous partions à 2 heures. Demain il sera peut-être trop tard. » Je la quittai sur ces mots, et me rendis au Palais de Justice pour l’audience. J’y trouvai quelques confrères et le Président du Tribunal. On causa naturellement du volcan, chacun émettant un avis différent sur les causes, mais tous unanimes à dire qu’on ne courait aucun danger. « Pour moi, leur dis-je, je pars cet après-midi pour le sud de l’ile ! » Un de mes vieux amis, commissaire-priseur, se mit à rire en me disant : « Mais vous quittez un volcan pour un autre, car la montagne du Vauclin fume aussi. — C’est bien possible ! Mais comme aucune nouvelle du Vauclin ne m’en parle et que je vois la montagne Pelée fumer terriblement, je pars ! » Je leur serrai la main, et je les quittai. Chemin faisant, je fis la rencontre de Charles Pornain, frère de Jules qui m’avait donné l’hospitalité la nuit précédente. Il m’annonça que dans la matinée, beaucoup de personnes avaient quitté saint-Pierre, soit pour se rendre à Fort de France, soit pour gagner l’ile anglaise de Sainte-Lucie. « N’est-ce pas, me dit-il en terminant, que dans les éruptions volcaniques après la cendre, il vient la boue, puis les vapeurs sulfureuses, le feu et enfin la lave ? — Je ne sais ! Lui dis-je. Ce que je sais c’est que dans le voisinage d’un volcan on est en danger. Aussi je pars à deux heures pour le Vauclin avec ma femme et mes enfants. » Sur ces paroles, nous nous séparâmes. Je ne l’ai plus revu !
(*) Au Vauclin 62
A mon arrivée chez moi, ma femme me dit qu’elle n’aurait pas le temps de préparer tous les effets pour deux heures de l’après-midi ; qu’il valait mieux renvoyer notre voyage au lendemain. « Il faut, lui répondis-je, partir cet après-midi ; j’ai décidé cela ainsi ; multiplie toi. Du reste comme notre absence ne durera que pendant l’éruption, un mois au plus probablement, n’emporte pas trop de vêtements à la fois, je t’enverrai après mon retour ce qui te manquera.» Mon intention à ce moment était d’accompagner ma famille à Fort de France seulement et de revenir à saint-Pierre le lendemain soir mercredi 7, car des affaires très importantes m’y appelaient. Mais pendant que je préparais mon panier de linge dans lequel je mis ce qui m’était nécessaire pour passer deux jours au plus hors de chez moi, je me souvins que le surlendemain jeudi était la grande fête de l’Ascension et je résolus d’en profiter pour accompagner ma famille jusqu’au Vauclin. Quand j’annonçai à ma femme la résolution que je venais de prendre, elle en fût joyeuse, mais mon père, sans désapprouver mon projet, me recommanda expressément de revenir à Saint-Pierre le vendredi pour m’occuper des affaires qui m’avaient été confiées. Comme on le voit, sans cette circonstance de la fête de l’Ascension qui tombait le jeudi 8, je revenais à saint Pierre le mercredi soir et le jeudi matin laissais sur la terre une femme et cinq orphelins. Dieu a des voies mystérieuses par lesquelles il conduit ses créatures. Insensés, ceux qui n’y croient pas ! Un peu avant midi je reçus la visite d’un jeune homme qui m’annonça que dans la soirée il devait partir pour Sainte Lucie avec sa mère et ses frères et sœurs et qu’un grand nombre de familles avaient affrété un vapeur pour les transporter ; que tous ceux qui pouvaient fuir, fuyaient et qu’il faisait comme les autres. Je lui annonçai que je partais pour le Vauclin à deux heures et nous nous dîmes adieu. Pourquoi les familles dont il m’avait parlé et la sienne n’ontelles pas quitté saint Pierre pour se rendre à Sainte Lucie ? Je ne sais. N’ont-elles pas pu avoir le bateau sur lequel elles comptaient ? Ont-elles été rassurées sur les dangers du volcan ? Nul ne le saura jamais ! Elles ont emporté leur secret dans la tombe. Quant à moi, à partir du moment où j’avais pris le parti de fuir, il me semblait que le pavé de la ville me brûlait les pieds. J’avais hâte de partir et d’être rendu à Fort de France ! Aussi dès une heure et demie, je quittai la maison avec tout mon monde après avoir embrassé ma sœur (*) que je ne devais plus revoir. Mon père nous accompagnait. En route plusieurs amis et parents nous ayant rencontrés se mirent à nous plaisanter sur ce qu’ils appelaient notre frayeur. L’un d’eux me dit : « Quant à toi, n’oublie pas d’être à Saint Pierre samedi pour les élections de dimanche. Si ta femme a peur, j’aime à penser qu’il n’en est pas de même pour toi. » Je ne lui répondis pas et je continuai ma route. Je rencontrai encore le directeur de la Compagnie Electrique : le jeune Henry Koehler. Il m’apprit qu’il s’était retiré à l’hôtel de la Banque avec sa famille et, quoiqu’il m’affirmât qu’il y était en sûreté, il ne me cacha pas cependant ses angoisses du moment. Il était résolu à quitter la ville et à se rendre à Fort de France. Je l’approuvai et lui conseillai d’agir ainsi. Mais il ne l’a pas fait. La mort l’attendait ainsi que sa famille ! (*) Rose-Marie, née en 1861
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Après la perte de mon père et de ma sœur, celle de ce malheureux jeune homme et de sa femme m’a été la plus sensible. Je les avais connus si heureux de vivre, si plein d’espérance dans l’avenir, et surtout si désireux de partir pour la France pour y revoir leurs parents qu’ils y avaient laissés depuis deux ans ! Ils étaient venus à la Martinique chercher le travail et la fortune ! Hélas ! Ils y ont trouvé la mort ! Et quelle mort ! La plus tragique qu’on puisse imaginer. Que leurs parents daignent accepter l’hommage de mes condoléances les plus sympathiques. Je leur offre comme le témoignage de l’affection sincère que j’avais pour leurs enfants. Je m’embarquai avec ma famille vers deux heures et quoique nous fussions encore à une demi-heure du départ, il y avait déjà à bord plus de 200 personnes qui fuyaient le danger. Vers deux heures et quart le Gouverneur s‘embarqua avec ses officiers d’ordonnance. Le bateau s’emplissait toujours de passagers, si bien que quand on donna le signal du départ, je vis mon père debout sur l’appontement me faire un signe de la main. Je compris qu’il voulait me dire que le bateau était trop chargé et qu’il était prudent de descendre. Mais l’hélice se mit en mouvement et nous partîmes. Je jetai un dernier coup d’œil sur la montagne sinistre, j’envoyai un dernier adieu à mon père debout sur l’appontement, puis les rideaux abaissés nous cachèrent la vue sur la côte. Pendant la traversée de Saint-Pierre à Fort de France j’étais assis à l’arrière sur la lisse même, car quoique je fusse arrivé de bonne heure, j’avais trouvé toutes les banquettes et tous les pliants occupés. A côté de moi se trouvait un jeune homme de Saint Pierre, M. Jules Crocquet, aujourd’hui le seul survivant avec sa sœur d’une famille de dix enfants. Je l’entendais causer avec un officier qui avait accompagné M. Mouttet à Saint Pierre et rentrait à Fort de France avec lui. « Vous aussi, disait cet officier, vous avez peur ? — Je ne fuis pas, répondit le jeune Crocquet, je vais à Fort de France pour les affaires de mon père. — A la bonne heure ! répondit l’officier, vous savez qu’il n’y a aucun danger. Tout ce monde qui fuit est fou ! » J’ignore si ce jeune officier a péri à Saint Pierre avec le Gouverneur. Mais si par bonheur il a échappé à la mort il a du bien souvent, j’imagine, se souvenir des paroles qu’il a dites ce jourlà au jeune Crocquet. La mer était unie comme un lac et ce fut une circonstance heureuse, car si elle avait été houleuse, ce qui arrivait fréquemment, il est possible que nous eussions couru de grands dangers, en raison du grand nombre de passagers dont le bateau était encombré. Notre arrivée à Fort de France et la nuit qui suivit n’offrirent aucun incident notable. Le mercredi 7 j’appris que le bateau de Saint Pierre était arrivé rempli de passagers qui fuyaient. La panique était générale depuis le mardi matin et ma conviction est que si l’on avait laissé la population suivre son inspiration, dès le mercredi soir toute la ville aurait été évacuée. Mais la population a été retenue, on lui a dit qu’elle ne courait aucun danger, et elle est restée. Ce qui me permet de l’affirmer c’est une lettre que j’ai reçue de mon père le jeudi soir alors que j’étais au Vauclin, la ville déjà détruite depuis le matin. Cette lettre a été écrite par mon père, le mercredi 7 à onze heures trois quarts du matin. Voici ce que j’en extrais (l’extrait de cette lettre manque, c’est pourquoi nous ne pouvons le
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reproduire dans le présent récit, et nous laissons aux lecteurs le soin de reconstituer les idées générales en s’aidant de ce qui suit). Il y a donc eu proclamation du Maire. Elle devait certainement rassurer la population puisque l’exode s’arrêta à partir de ce moment. La présence du Gouverneur, de madame Mouttet, du Colonel Gerbault de sa femme et de plusieurs autres fonctionnaires contribua certainement à ramener le calme dans l’esprit de la population ! Calme qu’on avait commencé depuis le mercredi matin à lui insuffler, puisque mon père écrit : ici on est plus calme ! Calme que la proclamation du maire a fait grandir encore ! Calme que le journal « Les Colonies » paru à deux heures a contribué à affermir car on lit dans le numéro de ce jour : « La population fuit en grand nombre depuis hier. Nous avouons ne rien comprendre à cet affolement ! Où peut-on être mieux qu’à saint Pierre ? »(*) Ici se pose une question sur laquelle on a beaucoup discuté : est-ce que le Gouverneur, connaissant le danger dont la ville était menacée et malgré ce danger imminent a sur les ordres du ministre rassuré la population afin de pouvoir faire les élections dont le second tour avait lieu dimanche ? Sincèrement, et jusqu’à preuve du contraire, je ne le crois pas ! Que l’on ait voulu maintenir la population dans la ville pour faire les élections du dimanche ? Sans aucun doute ! Mais que cela ait été fait malgré le danger imminent que l’on connaissait, je me refuser à le croire ! On s’est dit : « Il n’y a pas de danger immédiat ; l’éruption ne fait que commencer. Nous aurons le temps de faire les élections. Après, on laissera la population fuir. » On a cru que le volcan était un volcan de lave et on a jugé qu’on aurait le temps de prendre des dispositions pour le salut de la population. On s’est trompé ! Fatale erreur qui a coûté la vie à trente-cinq mille personnes ! Mais que sachant un cataclysme prochain, immédiat, on ait rassuré la population quand même, cela ne me paraît pas possible ! Et ce qui m’a fait penser ainsi c’est la présence à Saint Pierre de Mme Gerbault la femme du colonel ; de Mme Mouttet elle-même ! Franchement, si elles avaient été certaines qu’elles allaient à Saint Pierre pour y mourir elles y auraient amené leurs enfants pour disparaître tous ensemble. Elles n’auraient pas de gaîté de cœur laissé des orphelins sur la terre ! Elles y sont allées un peu par devoir, un peu par curiosité et je tiens d’une personne qui les a vues s’embarquer qu’elles partaient joyeuses et sans aucun regret. Elles n’ont pas été les seules ! Beaucoup d’habitants de Fort de France et même de la campagne sont venues à Saint Pierre voir le volcan et y ont trouvé la mort. Je reprends mon récit après cette digression qu’on voudra bien me pardonner. Le mercredi matin après avoir assisté à l’audience de la cour d’appel, je partis pour le Vauclin avec ma famille. Dans le petit bateau à vapeur qui traverse la baie de Fort de France, des passagers de notre connaissance nous confirmèrent la nouvelle de la fuite de la population sans interruption depuis la veille. On nous dit aussi que de nouveaux phénomènes survenus pendant la nuit l’avaient effrayée davantage encore et que tous ceux qui pouvaient fuir, fuyaient. Cela était vrai le mercredi matin ! Dans l’après-midi, tout avait changé.
(*) Voir annexe 5
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Vers trois heures de l’après-midi pendant que nous roulions sur la route poudreuse et éblouissante du Vauclin nous entendîmes de violentes détonations venant du Sud et du Nord. Je les attribuai à des navires de guerre qui faisaient le tir au canon au large de l’ile avec des pièces de gros calibre. Mais arrivé chez Georges Asselin, mon beau-frère, il nous assura qu’à chacune de ces détonations on ressentait une commotion et que le sol de l’île était comme soulevé brusquement. « Ce ne sont pas des navires de guerre ! nous dit-il. Ce n’est pas non plus de l’orage ! Je vous déclare que ces détonations proviennent du volcan de la montagne Pelée. » Il avait raison. Comme nous l’avons appris plus tard, ces détonations provenaient tantôt du Mont Pelé, tantôt de Saint Vincent. Ces deux volcans communiquaient entre eux et leurs éruptions ont lieu en même temps. Le soir nous recevons d’un ami de Saint Pierre une dépêche dans laquelle on nous disait que le volcan lançait des feux sur les communes du Nord - la Grande Rivière et le Macouba ! Une autre dépêche nous parvint aussi qui jeta la mort dans notre âme. Un parent (*) à qui mon beau-frère avait télégraphié de venir au Vauclin avec sa famille répondit : « Je reste aux Trois Ponts ! Nous serons engloutis tous ensemble ! » (**) Le malheureux y est mort avec ses quatre enfants. Le jeudi matin vers huit heures nous fûmes subitement plongés dans une obscurité telle que les lampes furent allumées. Aussitôt il se mit à pleuvoir de la boue et de petites roches grosses comme des lentilles. Ce phénomène extraordinaire à 80 km du volcan nous impressionna terriblement. Dans la direction du nord, vers Saint Pierre, le ciel était barré par un rideau noir vaguement coloré de rouge sombre. Etaient-ce les reflets de la ville qui brûlait ? Etait-ce un phénomène purement physique ? Nous ne savions. Mais ce qui est certain c’est que nous eûmes tous l’intuition de quelque chose de terrible ! Mon beau-frère me dit même ces paroles que j’ai retenues : « En ce moment Saint-Pierre brûle ! » C’était la vérité ! Dans l’après-midi, nous connûmes par une dépêche le terrible évènement qui restera désormais inoubliable dans l’histoire des peuples et que l’on mettra à côté de la destruction de Sodome, Gomorrhe, Pompéi et Herculanum !
(*) René Augrain, époux de la sœur de Georges et Nathalie Asselin (donc beau-frère de Louis) (**) voir annexe 4
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ANNEXE 1 – Photos avant/après l’éruption
St Pierre avant l’éruption
St Pierre après l’éruption
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Grand Rue Victor Hugo
Chambre du commerce
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La Cathédrale
Le Théâtre
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La place Bertin
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ANNEXE 2 – Zone de destruction
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ANNEXE 3 Liste des personnes citées o o o o o o o o o o o o o o o o o
M. Léon Sully : directeur du journal Les Antilles, astronome amateur – décédé dans l’éruption M. O.B : habite la Savane du Fort (Olivier Isidore Blanc ?) M. Henri Koehler ou Kochler: Administrateur de la compagnie électrique L. Lacroix : entrepreneur de travaux (Adolphe) Delsuc : Propriétaire des « Ecuries et Remises », rue de l’Hôpital – décédé dans l’éruption Charles Pornain : père d’une famille de 14 personnes – décédé dans l’éruption Jules Pornain (frère de Charles) Mme Jules Pornain Mme (Billioti) de Gage (mère de Mme Jules Pornain) M. P.A Révèrend Père Louis Demaërel Famille Lacombe : un des enfants est parent de Nathalie Asselin M. Rolland (Benjamin Charles) : professeur de Lycée – décédé dans l’éruption Jules Crocquet : horloger M. Mouttet : Gouverneur de Martinique – décédé dans l’éruption Colonel Gerbault – décédé dans l’éruption Georges Asselin : Frère de Nathalie Asselin, maire du Vauclin de 1892 à 1901 puis de 1909 à 1919
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ANNEXE 4 – Texte de Télégrammes Ces textes sont reproduits dans la plaquette commémorative de l’éruption éditée en 1972 par la Société de Distribution et de Culture à Fort de France. (Pour) ASSELIN, Vauclin Préfère rester trois ponts. Serons engloutis tous ensemble. Enfants tous avec moi. (De) AUGRAIN (Pour) Camille BASIEGE, Gros Morne Voyagé avec famille Louis quitté ton père mardi St Pierre lettre suit. (De) JEANNE
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ANNEXE 5 – Copie d’un extrait du journal « Les Colonies » du 7 mai 1902.
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ANNEXE 6 – Extrait du journal « Les Antilles » du 30/04/1902
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CHAPITRE 4 - LETTRE DE GASTON SOUQUET-BASIEGE A SA FILLE CAMILLE, LA VEILLE DE L’ERUPTION DE LA MONTAGNE PELEE
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Transcription de la lettre de Gaston Souquet-Basiège à sa fille Camille, du 7 mai 1902 Copie scannée de la lettre transmise par Bruno Souquet-Basiège, petit-fils de Paul SouquetBasiège page 1 Saint Pierre le 7 mai 1902 Ma Chère Camille Après avoir réfléchi et en présence de l’inconnu, je désire que tu sois demain à Saint Pierre avec ta tante Laetitia. Vous coucherez à la maison et nous partirons vendredi matin s’il plait à Dieu, pour Fort de France. Là nous aviserons. En raisonnant avec ce que la science enseigne, il n’y a pas de danger pour la ville. Les épanchements de boue se font dans la vallée de la Rivière sèche et dans celle de Fonds Cohé en ville. Ces quartiers sont peut être perdus pour longtemps, mais si le jet de boue s’arrête comme cela arrive, l’éruption sera terminée. page 2 On aura de la fumée pendant longtemps, peut être épaisse, mais cela finira comme toutes les éruptions par un silence qui peut durer longtemps. Mais cette angoisse est terrible. Les moindres bruits jettent l’épouvante, on grossit les faits, la peur augmente et l’on ne peut plus raisonner. J’aime mieux avoir près de moi mes enfants avec Laetitia. Saint Ange a sa voiture et pourra en avoir une autre par un de ses clients et s’il faut qu’il parte, cela ne lui sera pas difficile. Louis est au Vauclin, par conséquent très loin, nous pourrons toujours nous rejoindre. S’il fallait, ce que j’espère ne pas voir arriver,
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quitter le pays, il s’embarquera sur un bateau d’Asselin qui le portera à Sainte Lucie où
page 3 sur un autre point que nous lui indiquerons. Demain matin je crois que M. Delsuc pourra me donner une voiture qui te ramènera toi et Laetitia dans l’après-midi : mais avant tache de ?? te procurer deux places dans la voiture du Nord et arrive à deux heures. Je t’attends et je ?? à Fort de France. Dès que vous serez là, toi, Rose et Laetitia, je serai tranquille. Dis à Laetitia de ne pas hésiter. Il vaut mieux qu’elle essaie de ce moyen de nous tranquilliser tous. Saint-Ange lui même sera tranquille. J’espère en la bonté et en la miséricorde du Bon Dieu et je serai heureux le jour où cette épreuve ayant cessé nous pourrons tous page 4 rendre au Bon Dieu nos ferventes actions de grâce. A demain dans l’après midi, toi et ta tante. J’embrasse Marthe, ??, amitiés à Aglaé à Laetitia, à Saint Ange Souvenir aux amis Ton père attaché
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Quelques éléments pour situer les personnes et lieux cités ou concernés : o Camille, 3è fille et dernier enfant de Gaston et Charlotte Baudin, née en 1868, institutrice. o La tante Laetitia : il s’agit de Rose Marie Clémence Baudin, dite Laetitia, une sœur de Charlotte Baudin – donc belle-sœur de Gaston – Laetitia est née en 1831. o Saint-Ange : frère de l’épouse de Gaston, donc son beau-frère, né en 1848. o Marthe : il s’agit sans doute de Marthe Baudin, née en 1890, fille de Saint-Ange, cousine de Camille, future épouse de Paul Souquet-Basiège. o Rose : par déduction (illisible, sauf le R initial) : fille de Gaston (Rose-Marie) encore présente à St Pierre le jour de la catastrophe (comme indiqué dans le récit de Louis), née en 1861, décédée lors de l’éruption. o (Adolphe) Delsuc : Propriétaire des « Ecuries et Remises », rue de l’Hôpital – décédé dans l’éruption. o Asselin (Georges) : Beau-frère de Louis (frère de son épouse Nathalie), demeurant au Vauclin (dont il fut précédemment et sera à nouveau maire), chez qui Louis s’est réfugié avec sa famille le 6 mai. Le 6 mai en début d’après-midi Louis s’est embarqué pour Fort de France avec sa femme et ses 4 enfants, puis a rejoint le Vauclin dans la soirée. Gaston a décidé de rester à St Pierre, en particulier du fait de sa position de secrétaire de la chambre de commerce, se trouvant donc moralement obligé de rester auprès de la population. Camille était probablement installée au Gros Morne, comme le montre un télégramme envoyé le 6 mai par une proche Jeanne à Camille, à destination du Gros Morne (source : 8 Mai 1902 – 8 Mai 1972. Plaquette commémorative de l’éruption de la montagne Pelée – Société de distribution et de culture – Fort-de-France 1972) On peut penser que sa tante Laetitia habitait à proximité de Camille. Gaston envoie donc cette lettre à Camille le mercredi 7 mai, afin de lui demander de le rejoindre le lendemain après-midi à St Pierre avec sa tante, dans la perspective de partir tous ensemble dès le vendredi 9 mai au matin avec son autre fille Rose-Marie pour Fort de France. La montagne Pelée détruisit saint Pierre le 8 mai à 8h du matin. Gaston et Rose-Marie y périrent. Camille survécut, le Gros Morne n’ayant pas été atteint par la nuée ardente.
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