les Gens D’aBorD ! nous ne sommes pas des vaches à lait ! Cette fois-ci, je vote PTB+
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Ni vous ni votre commune ne devez payer la facture
Qu’ont fait les autres partis?
ILS
• ont joué en bourse avec l’argent de vos impôts Avec Dexia, les bourgmestres et les hommes politiques de tous les partis ont joué en bourse avec l’argent public. Dexia a, en fait, fait faillite. Aujourd’hui, bien des communes sont confrontées à un manque d’argent. Elles augmentent le prix du bassin de natation, la taxe poubelle ou rendent le parking public de plus en plus cher. Elles reportent à plus tard la rénovation des salles de sport ou la réfection des rues. Bref, c’est vous qui payez la facture.
• font grimper en flèche le prix des logements
En dix ans, le prix des logements a doublé. Les partis au pouvoir laissent faire impunément les agences immobilières et les spéculateurs fonciers. Acheter ou louer devient une charge de plus en plus lourde pour beaucoup de familles. Seule la moitié des familles ayant droit à une habitation sociale en bénéficient réellement. Et dans les sociétés de logement social, les responsables politiques ont même augmenté les loyers et les charges.
• ont libéralisé le gaz et l’électricité
Il y a plus de dix ans, tous les partis ont voté la libéralisation du secteur nous promettant des prix à la baisse. Aujourd’hui, Electrabel et EDF-Luminus contrôlent la quasi-totalité de la production d’énergie. Résultat : des factures d’énergie faramineuses pour votre famille et votre commune. Sans sécurité d’approvisionnement : vu une politique d’investissement à court terme, ces géants menacent de couper bientôt le courant !
• ont refilé en cadeau 20 milliards aux banques. C’est vous qui payez !
Ces partis au pouvoir ont donné en cadeau 20 milliards à Fortis, KBC et Dexia, avec des garanties d’état en prime. 50 des plus grandes entreprises belges paient moins de 1 % d’impôt. évidemment avec tout ça, il y a un énorme trou budgétaire. Et, après, on nous demande de serrer la ceinture. Plus de taxes, diminution des pensions et des allocations sociales, allongement des carrières : voilà quelles sont leurs « solutions » !
de la crise. Votez PTB+
Que fait le PTB+ ?
NOUS
Le PTB+ se présente aux élections provinciales dans tout le pays et aux élections communales dans 42 villes et communes. voir www.ptbplus.be Prenez une carte de membre du PTB Surfez sur www.ptb.be, ou envoyez un mail à ptb@ptb.be, ou un SMS avec « membre » + vos nom et adresse au 0473 87 60 18
ne voulons pas de nouvelles restrictions sur le dos de notre commune ou de notre famille Après les élections, bien des communes augmenteront sans doute taxes et impôts. Pour éviter ça, les communes doivent recevoir plus d’argent du Fonds des communes. L’argent de nos impôts doit être géré à nouveau dans une banque publique sûre, comme le faisait dans le passé le Crédit communal.
voulons bâtir 100 000 nouveaux logements sociaux Louer ou acheter une habitation doit rester abordable. Aux Pays-Bas, une famille sur trois vit dans un logement social. Ici, une sur onze seulement. Nous sommes pour 100 000 nouveaux logements sociaux construites par des sociétés communales de logement qui pourraient ainsi créer des milliers d’emplois. Il faut absolument enrayer l’augmentation des loyers et des charges. Comme en France, il faut instaurer un contrôle des prix des loyers du secteur privé.
voulons rendre abordables les prix du gaz et de l’électricité Pour éviter que le courant soit coupé demain, nous voulons que l’approvisionnement en gaz et en électricité soit dans les mains des instances publiques. Ainsi, nous pourrons investir dans les énergies renouvelables et la TVA pourra être ramenée de 21 à 6 %. Nous avons d’ailleurs collecté 200 000 signatures pour obtenir cette réduction : l’énergie n’est pas un luxe.
présentons la facture aux millionnaires, aux banques et aux spéculateurs Vous devez faire ceinture alors qu’en Belgique, 88 000 familles disposent d’une fortune de plus de 1,5 million d’euros. Si elles payaient chaque année un petit pour cent d’impôt, la taxe des millionnaires, on pourrait laisser l’homme de la rue en paix. Ces riches ne sentiraient même pas la différence. Et qu’on cesse de n’imposer Electrabel qu’à 0,8 % !
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Les meilleurs couples franco-allemands ont été des couples dépareillés, comme François Mitterrand avec Helmut Kohl. » PIERRE MOSCOVICI, DIRECTEUR DE CAMPAGNE DU CANDIDAT SOCIALISTE À LA PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE FRANÇOIS HOLLANDE, CITÉ DANS « LIBÉRATION ».
#Visapourlaflandre
Béatrice Delvaux
Editorialiste en chef
Mais qu’est-ce qui fait courir la Flandre ? Chaque semaine, nous épinglons un fait, un lieu, une personnalité, un événement qui fait vibrer la Flandre. Une manière aussi de se tenir au courant de ce qui vit là-bas, chez nos voisins compatriotes, ces fameux Flamands. Et pourquoi pas ? une invitation à plonger dans leur univers et leurs coups de cœur.
Un best-seller aux idées marxistes L’ESSENTIEL ● « Comment osentils ? » : c’est le bestseller en Flandre. ● Son auteur ? Le président du PTB-PVDA, le parti du travail de Belgique. ● La version francophone sera à la Foire du livre. Oyez, oyez, le parti marxiste est de retour.
L
orsqu’ils n’achètent pas de livres de recettes culinaires, les Flamands se ruent sur les livres de recettes… marxistes ! Hoe durven ze ? De euro, de crisis en de grote hold-up (Ed. EPO) est le best-seller du moment au nord du pays. L’auteur ? Mertens. Pas Pierre, l’illustre écrivain « ami » de Bart De Wever, mais Peter, le président du… PTB, Parti du Travail de Belgique, Partij van de Arbeid (PVDA). Son livre, préfacé par l’écrivain Dimitri Verhulst (La Merditude des choses), s’était vendu à 4.000 exemplaires entre mi-décembre et mijanvier, stimulé par les achats des camarades. Un journaliste du Standaard avait ironisé : Peter Mertens a vendu plus de livres qu’il n’a eu de voix en 2010 comme tête de liste PVDA+ à Anvers. Mais désormais, c’est de 7.800 exemplaires qu’il faut parler, d’une cinquième réédition, vendue pour une large majorité dans le réseau des libraires. Peter Mertens, 38 ans, est un sociologue né dans la Campine anversoise. Depuis 2004, il est non seulement le président mais aussi l’idéologue du parti d’extrême gauche. Son livre veut diffuser les idées d’un parti qui depuis huit ans a opéré un changement dans sa manière d’aborder l’électeur cible, le travailleur belge, finalement peu représenté parmi les militants. « En 2003, précise Raoul Hedebouw, porte-parole et visage francophone du parti, nous avons eu de gros débats : voulions-nous rester un parti donneur de leçons, provocateur ou apporter du concret, des faits, des solutions ? Nous avons choisi la deuxième option. Peter incarnait cela. » Le livre, poursuit le porte-
parole, permet d’expliquer en 8-9 heures de lecture ce qu’on n’a pas pu dire dans des articles de presse ou en cinq minutes à la radio. Surpris du succès ? « Peter s’y attendait. Primo, c’est un bon livre, qui donne une grille d’analyse moderne de la situation actuelle et des solutions pour la crise européenne. Le “socialisme 2.0” : c’est l’élément fort du bouquin. Secundo, le style est fluide, il y a des anecdotes. » Car le but, c’est que les travailleurs, les militants syndicaux et associatifs le lisent, pas les intellectuels qui gravitent déjà autour du parti. Les francophones ne perdent rien pour attendre. A parti national – le seul désormais en Belgique –, bible nationale. Hedebouw travaille à l’adaptation et la traduction du best-seller qui sortira pour la Foire du livre dans quinze jours sous le titre Comment osent-ils ? (Ed. Aden). La machine de guerre électorale est lancée car le PTB compte bien marquer de son empreinte le prochain scrutin communal. Ce livre fait partie de l’arsenal de conquête et de « banalisation » d’un parti dont les racines et l’idéologie d’extrême gauche continuent à inquiéter certains démocrates. Présent aujourd’hui dans quelques communes flamandes (Zelzate – leur carton –, Hoboken, Deurne) et francophones (La Louvière, Herstal, Seraing), le parti vise une percée en octobre dans trois grandes villes : Anvers, Liège et Molenbeek. Et ce scrutin, le PTB-PVDA le « sent » : « A Liège on enregistre un nouveau membre tous les deux jours ». Hors micro, les concurrents Ecolo et PS ne disent pas autre chose : le PTB dans la région liégeoise pourrait marquer des points. « Ils ont un potentiel, il se pourrait qu’il y ait un effet PTB », remarque Manuel Abramowicz de RésistanceS, observateur des extrêmes droite et gauche. Il relève la nouvelle stratégie payante du parti : message de fond plus accessible et utile aux citoyens (« Ils ne parlent plus de supprimer la dette du tiers-monde dans les conseils communaux mais de supprimer la taxe Hedebouw Hedebouw, poubelle »), proximité (Hedebouw, remarque le metteur en scène Fa-
ont fait un interlocuteur de médias qui ne leur accordaient qu’une minute ou une ligne. Le credo actuel du parti et du livre : le retour des banques, des télécoms et de l’énergie en des mains publiques, une taxe sur les millionnaires. Des propositions qui font écho dans une crise financière qui a secoué les esprits et alors que, souligne Peter Mertens, « tous les gourous flamands, à l’exception de Paul De Grauwe, sont libéraux : Peter Vanden Houte (ING), Geert Noels, Ivan Van de Cloot (Itinera) ou le rédac chef de Trends Johan Van Overtveldt (ex-Itinera) ». Le communautaire ? Ce parti national, doté au nord comme au sud de deux personnalités charismatiques, qui n’ont pas l’air d’« affreux extrémistes de gauche » – autre tactique payante –, précise qu’il est le seul à permettre aux francophones de lutter directement à Anvers contre Bart De Wever. Quand on vous disait qu’ils ont tout compris du marketing. ■
à certains moments : « Comment garder nos principes marxistes, anticapitalistes en évoluant ? Nous ne sommes pas devenus un appendice du PS mais on ne veut plus être l’ambassade de tous les pays et expériences qui se revendiquent du socialisme. Pour être clair : la Corée du Nord, militaire, autocratique, n’est pas notre vision du socialisme. Mais nous sommes anti-impérialistes, même si cela nous coûte « Nous ne sommes pas un groupe avec des plumes ». Peter et Raoul en vitrine mais qui La publication d’un lidissimulerait des bricoleurs de bombes vre « grand public » ne dans la cave » Raoul Hedebouw, dans un éclat de rire relève pas du hasard. Dans la stratégie de celui de l’extrême droite – repli sur crédibilisation, voire de banalisasoi, rejet des autres », remarque tion du parti, le didactisme et l’asAbramovicz. souplissement idéologiques Un flacon de gauche cachant un jouent un rôle clé, servis par un sermessage d’extrême gauche ? He- vice d’études très productif. Lors debouw rejette tout double langa- des licenciements chez Bekaert, ge et l’idée d’« un groupe avec Pe- c’est le PTB-PVDA qui a révélé le ter et Raoul en vitrine mais qui dissi- non-paiement de taxes par l’entremulerait des bricoleurs de bombes prise en Belgique. Sa mise en dans la cave » (il rit). Mais il recon- avant du modèle kiwi et sa dénonnaît le débat complexe en interne ciation des intérêts notionnels en brice Murgia, qui est un fan, pratique à Liège une politique de terrain très intensive à la Daerden, les défauts en moins), professionnalisation (structures, coaching médiatique) et accueil des nouveaux adhérents sans filtrage idéologique serré. « Leur problème, c’est qu’en période de crise, le message de l’extrême gauche – partage du boulot et des salaires – passe moins bien que
Hoe durven ze ? De euro, de crisis en de grote hold-up PETER MERTENS EPO 360 pp., 20 euros
Nous payons notre électricité
trop cher Ils sont 200.000 à avoir signé la pétition lancée en b novembre 2008 par le PTB,
réclamant une diminution de la TVA sur l’électricité de 21 à 6 %. Le parti de gauche mène, depuis ce lundi, une série d’actions spectaculaires pour appuyer cette revendication.
Hier soir et cette nuit, ont eu lieu des projections sur les tours de refroidissement de la centrale de Tihange ou encore la tour de la centrale de Drogenbos (Bruxelles). Cesactionssepoursuiventcemardi. “ Dans la philosophie fiscale bel-
ge,legazetl’électricitésontà21% de TVA ””,, explique Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB. Alors qued’autresproduitsdepremière nécessité sont à 6 %. D’où cette demande de baisser la TVA, sans que ça coûte un euro à l’Etat, affirme le PTB, puisque la perte estimée de 650 à 700 millions d’euros serait compensée par une taxe exceptionnelle sur les bénéfices d’Electrabel. “ La rente nucléaire (le surplus de bénéfices d’Electrabel après l’amortissementdescentralesnu-
Tous les grands partis francophones participent au pouvoir: le PS et cdH au fédéral et à la Région, le MR au fédéral et Ecolo à la Région. Un d’eux fait-il la différence ? Non. Et le plus grand parti, le PS, qui se dit de gauche pratique l’austérité de droite avec le premier ministre Di Rupo.
cléaires), c’est 2 milliards par an ””,, affirme M. Hedebouw. “ On peut trèsbienpréleverlà-dessuslemanque à gagner de la baisse de TVA. ” Les autres fournisseurs ne seraient donc pas touchés et pas question,pour lePTB,defaireportercettetaxesurleclientd’Electrabel. “ Ça va de pair avec un contrôle des prix ””,, dit Raoul Hedebouw. Pour un ménage moyen, cette diminutiondeTVAn’estpasanecdotique. Si l’on considère une familleconsommant3.500kwhpar an, avec un contrat Electrabel Standard et habitant la zone de distribution d’IEH (Charleroi, Mons), l’économie annuelle pourrait se monter à 100 euros. “ C’est la première fois qu’une de nospétitionsrencontreuntelsuccès ””,, se réjouit Raoul Hedebouw. “ Cesontàpeuprès60.000signatures papier et 140.000 sur Internet. Lesuccèsengendresapropredynamique. Les gens viennent chercher leur propre papier à remplir. ” Le PTB n’est pas le seul à dire que l’électricitécoûtetropcheren Belgique. Test-Achats ne cesse aussi de le proclamer. «
LA RÉACTION DU MINISTRE
Magnette: la TVA à 6 pas la meilleure solu Que pense le ministre de l’Énergie, Paul Mab gnette (PS), de cette proposition de diminution de la TVA? Réponse: “ Je ne pense
pasquecelasoitlameilleure des solutions pour faire baisser les prix de l’énergie pour lesménages.Cettesolutiona un impact budgétaire pour Paul Magnette l’État. Donc, ce n’est pas l’idéal. L’idéal, c’est de pren- toute augmen dredesmesures quiontvrai- réellement les ment une influence sur la pétition ””,, expl stabilité des prix de l’éner- gnette. “ Une gie, comme celle que l’on profiterait surt vient de décider: le filet de consommateu sécurité. ” ce sont surto Une mesure qui demande ménages moye quelques explications: “ Cet- ont du mal temesurequiobligelesfour- payer leur fac nisseurs à demander l’auto- re. ” « risation au régulateur avant
BENOÎT JACQUEMART
INTERCOMMUNALES
Tous prisonniers du distributeur
>>UNE DIMINUTION DE LA TVA SUR L’ÉLECTRICITÉ, DE 21 À 6 %
minuer le nombre de GRD (gesdu réseau de distributendre vers un que. Reste le
b
tionnaires tion) et de tarif uni-
WAVRE AIEG SIMOGEL PBE IEH SEDILEC TECTEO SIBELGA
AIESH GASELWEST
Comment peut-on voter au fédéral pour la diminution des allocations de chômage (–42 % dans certains cas) et après se plaindre que les CPAS se remplissent ? Il est temps de voter pour un véritable parti de gauche, le PTB+, une opposition sociale, conséquente et présente sur le terrain.
INTERMOSANE INTERLUX INTEREST
SOURCE: Test-Achats.
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la rencontre
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MERCREDI SOIR Verhofstadt et nos lecteurs Plus de 200 lec-
PIERRE-YVES THIENPONT
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à Wilheures, ues/
prix du fourn ment sur lequ teur peut jouer
COÛT DE LA DISTRIBUTION POUR 3500 kW
Composition de votre facture énergétique
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PETER MERTENS, 38 ans, est sociologue, vit à Anvers et préside le PVDA depuis 2004. © EPO.
Éd. resp. : Marie-Rose Eligius, boulevard M. Lemonnier 171, 1000 Bruxelles. | Imprimé électoral 14 octobre 2012. Ne pas jeter sur la voie publique.
ÉNERGIE MANIFESTATION
teurs du Soir ont pu débattre hier avec Guy Verhofstadt, le chef du groupe libéral au Parlement européen. Où va l’euro ? Les politiques aurontils le courage de prendre les mesures qui s’imposent pour sauver l’Europe ? Quid de la faillite de la Grèce ? C’est un « Verhof » vibrant qui a captivé nos lecteurs durant 2 h. Cette rencontre suivait celles de nos lecteurs avec MM. Van Rompuy, Barroso et Cohn-Bendit. (B.Dx.)
Revivez le débat à l’adresse : swar.be/ debatverhofstadt
www.lesoir.be
u 09/02/12 - p. 12
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« Un boulevard s’ouvre pour le PTB, et son porte-parole Raoul Hedebouw, ultra-présent sur le terrain, risque de provoquer des dégâts attirant les votes protestataires et les petites gens. » (Le Soir) « Les attaques répétées du PTB sur la fiscalité des entreprises et les intérêts notionnels gagnent en audience . » (Trends-Tendances)
lezoom le zoom
Le Soir Mardi 9 mars 2010
« Le PTB se donne les moyens. Il a désormais son best-seller comment osent-ils ? (de son président Peter Mertens), un succès inattendu en librairie : 20 000 exemplaires vendus. » (Le Vif, l’Express)
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Le nouveau visage du PTB
Nom : Prénom : Rue : Code postal :
n° : Localité :
Tél./GSM :
À « TERNAT LOGISTICS », centre de distribution des marchandises Carrefour : les militants PTB – Raoul Hedebouw au centre – au milieu des travailleurs qui bloquent les entrepôts. © D. DUCHESNES.
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❏ Je deviens membre ❏ Je veux aider à distribuer des dépliants. Faites-m’en parvenir. . . . . . . . ex. ❏ Je soutiens le PTB+ et je fais un versement sur le compte Fonds de soutien BE05 0011 1514 8675 À renvoyer à : PTB+, bd M. Lemonnier 171, 1000 Bruxelles
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J
REPORTAGE
eudi dernier, en route pour Ternat, dans la périphérie bruxelloise. Benjamin Pestieau, président des jeunes PTBistes, branche son GPS, qui annonce : « Restez à gauche ». Il sourit : « Ne croyez pas que c’était arrangé. » A ses côtés, Raoul Hedebouw, porte-parole : « A la fin, il finira quand même par dire “Tournez à droite”, c’est toujours comme ça. » On fidroite” le la métaphore : le Parti du Travail de Belgique cherche son chemin et vire à droite. Facile, mais pas faux. Avant de se rendre sur le site de « Ternat-Logistics », centre de distribution de marchandises pour Carrefour où 270 ouvriers et employés bloquent depuis trois semaines le « trésor de guerre » en attendant leur sort, Raoul Hedebouw dira à propos du parti fondé en 1979 : « On sort des caves. » Bonne image. Un peu le métier du « porte-parole » chargé de la com’ du PTB, fonction stratégique. Lundi 1er mars, sur Matin Première,, à la RTBF, son propos radical mais rieur sur la crise et ses ravages avait claqué comme un défi au conformisme, et frappé les auditeurs, trois fois plus nombreux que d’habitude à réagir. Avec lui – 32 ans, liégeois, botaniste, porte-parole à temps plein – au mégaphone du parti, le PTB ne résonne plus comme avant. Quand, bunkérisé dans son QG du boulevard Lemonnier, à Bruxelles, sous la poigne de ses leaders maos, Ludo Martens et Rosa-Rosso, il vivait la politique sur le mode d’une organisation clandestine, en guerre con-
tre les forces de l’ordre bourgeois et leur Sûreté de l’Etat. Le congrès de mars 2008 à Bruxelles fut celui du « tournant ». Un peu (si l’on veut) le « Bad Godesberg » du PTB, rapport au congrès historique de 1959 du SPD allemand, par lequel le grand parti de la classe ouvrière au cœur de l’Europe avait emprunté la voie réformiste sociale-démocrate après la révolutionnaire.
“
du complot, même si la réalité reste compliquée, on n’est pas dupes, nos actions militantes dérangent, nos GSM sont sur écoute, on s’en doute, comme ceux de certains journalistes, je présume. » Peut-être le signe le plus manifeste du changement : le nouveau rapport au PS, historiquement le « social-traître »… « Fini de tirer tout le temps sur les socialistes. On peut avoir des débats
Arrêtons la paranoïa, la théorie du complot, même si on n’est pas dupes, nos actions militantes dérangent, nos GSM sont sur écoute. »
Le PTB reste extrémiste de gauche mais, à entendre Hedebouw, il se sent à l’étroit dans la catégorie traditionnelle. Mao ? « On applique la grille d’analyse marxiste, mais plus exclusivement. » La révolution ? « Nous voulons être un parti concret, de propositions, plus celui du “Y’a qu’à !” Nos élus travaillent avec ceux d’autres partis. » Subvertir le capitalisme ? « Subvertir, un mot violent… Ce que nous voulons, c’est que, structurellement, l’Etat prenne sa place. Il n’est pas normal que le marché, aux mains de quelques-uns, conditionne les grandes évolutions de nos sociétés. On a besoin de structures publiques. Notamment d’une banque publique. » Le modèle d’organisation militaire ? « Arrêtons la paranoïa, la théorie permanente
Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB
critiques, mais des débats quand même. Des convergences sur certains sujets. Et à l’avenir, si on arrive à se hisser sur l’échiquier politique, pourquoi pas au parlement, jouer le rôle d’aiguillon à gauche. » (P)artisan, avec la bénédiction de son patron et président, Pierre Mertens, du grand recentrage idéologique et stratégique, Raoul Hedebouw n’élève pas même le NPA français (« Nouveau parti anticapitaliste ») de Besancenot en modèle de succès à l’extrême gauche, en reflux il est vrai ces derniers temps dans les sondages outre-Quiévrain : « C’est qu’il faut être ambitieux, mais pas trop bluffer. Vous savez, le NPA a entre 4.000 et 5.000 membres sur la France, le PTB le même nombre en Belgique…
LA C frappe, fait om « sur le et l’e ga se prét propo Nouve nou stra incarné porte R Hede
Etre dans les mé Ce qu’il faut, c’es c’est vrai que, vu je dirais qu’on mé ralement. Je verr 3 % et 5 % des v nouille ne doit p que le bœuf. A gau de membres, de m re, et tout. Ecolo m ble, 6.000 à 8.0 quoi qu’il en soit, je l’ai dit, c’est d’ê « Sur le terrain tions communale se ; l’action synd encore : « On y tr vert, fini l’“entr quinzaine de mai pays, pour « la m te au prix de la tance forcenée da « 52 piquets de g quels nous somm ce du plan de rest A Ternat-Logi sont pris à témo PTB, on n’a vu a puis qu’on “occup tion. » Il y a de toujours été com CSC : « Avant, ç eux, c’était “boum venaient avec tou ne comprenaien fiants… Mais on a Les jeunes sont a une semaine, ils o avec nous à Brux
« Cette génération veut participer pleinement au la gauche de la gauche, il se passe parfois quelA que chose : « On a vu ici et là en Europe monter une droite radicale, populiste, et, à l’autre bout
de l’échiquier, explique Manuel Abramowicz, apparaît une gauche radicale : en France avec le Nouveau parti anticapitaliste de Besancenot, le Front de gauche de Mélenchon, ou Lutte ouvrière ; au Portugal, en Grèce, la gauche radicale est au parlement, dans la rue ; même chose en Allemagne avec « Die Linke » ; à la gauche du SPD ; ou aux PaysBas, avec le SP, Socialistische Partij, à la gauche
« enfermé jusqu’à son congrès de mars 2008 dans son modèle staliniste, maoïste, puis qui change : déjà, ce congrès était ouvert à tous, du moins son dernier jour, alors qu’auparavant, le PTB opérait à portes closes ; enfin, une nouvelle génération a émergé, souvent, d’ailleurs, des fils et filles de militants historiques du parti… Cette génération veut participer pleinement aux élections, ne tourne pas le dos au marxisme, mais bien au maoïsme, qui n’est plus une référence dans le programme du parti. L’emblème de la faucille et du marteau a dispa-
nostalgique du communisme, d’un cert visme, et la nouvelle génération ne s’es mée totalement. Ils sont dans un entreChercheur au Crisp, auteur, avec Ju en 2009, dans La Revue nouvelle, de l’a gauche radicale toujours en quête d’un Faniel abonde : « D’un côté, idéologiq restent attachés à un discours marxiste que, de l’autre, ils ont une communicatio lée. Je vois aussi l’effet de générations qui montent, et une vieille garde avec