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Pour des classes bilingues - Voor tweetaalige klassen!

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POUR DES CLASSES BILINGUES Parti du Travail de Belgique - RĂŠgion Bruxelles-Capitale


www.classesbilingues.be Parti du Travail de Belgique Boulevard Maurice Lemonnier 117 1000 Bruxelles 02/514 60 25 Dessin: Judith Vanistendael


POURQUOI UN ENSEIGNEMENT BILINGUE À BRUXELLES ?

UN ENSEIGNEMENT BILINGUE, POUR L’AVENIR DE NOS ENFANTS A Bruxelles, comme ailleurs, les parents se soucient beaucoup de l’avenir de leurs enfants. Le bilinguisme est devenu impératif pour donner à ses enfants les atouts nécessaires pour un avenir meilleur. Neuf offres d’emploi sur dix spécifiant des exigences linguistiques, exigent une connaissance des deux langues nationales. La méconnaissance du néerlandais est perçue par les demandeurs d’emploi comme « l’obstacle le plus récurrent à l’emploi »1. Et ce n’est pas qu’un sentiment... Tandis que les unilingues représentent 42% des chercheurs d’emploi, ils ne représentent que 19% des personnes à qui Actiris trouve un emploi.2 Malheureusement, nos écoles bruxelloises ne garantissent que très rarement le bilinguisme. Beaucoup de parents francophones ne voient pas d’autre solution que de mettre leur enfant dans une école néerlandophone pour que leur enfant devienne bilingue. L’inverse se fait aussi. L’enfant doit se débrouiller, et parfois, cela ne marche pas. Mais les parents sont aussi confrontés à des difficultés : comment aider son enfant si on ne parle pas la

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«Analyse des déterminants du chômage urbain et politique de rééquilibrage entre l’offre et la demande de travail en Région de Bruxelles-Capitale», Marion Englert, janvier 2013, Département d’économie appliquée de l’ULB. Cité sur www. lalibre.be du 12/3/2013

2.

Près de 19% des personnes placées en 2006 étaient unilingues, pour environ 81% possédant au moins une connaissance moyenne de deux des quatre langues les plus demandées sur le marché de l’emploi (multilingues). On observe une nette augmentation des multilingues depuis 2000 (on passe de 70 à 81%). («Perspectives d’embauche des groupes à risque dans les fonctions d’employé», Etude Actiris mai 2008)

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Part des demandeurs d’emploi selon les connaissances linguistiques en fr/nl et le niveau d’études

langue de l’école ? Et les écoles sont aussi sous pression... L’organisation de notre enseignement et les méthodes d’enseignement des langues ne sont plus adaptées à une situation où un nombre important d’enfants parle une autre langue à la maison qu’à l’école. Sauf via quelques heures supplémentaires, l’apprentissage de la langue scolaire n’est pas accompagné méthodiquement dans tous les cours. Il existe des méthodes d’enseignement des langues (la méthode internationale appelée CLIL ou EMILE) et une forme d’enseignement («l’immer-

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sion») qui ont prouvé dans d’autres pays, et en Belgique même, que c’est possible. Ainsi, en Wallonie, il y a déjà 300 écoles qui pratiquent l’immersion. Mais à Bruxelles, là où l’on en a le plus besoin, seulement une bonne douzaine d’écoles bilingues existent. La majorité des parents bruxellois (60% à 75%) sont pour un enseignement bilingue.3 Les méthodes existent et sont appliquées ailleurs. Mais c’est à Bruxelles que l’enseignement bilingue traine: la région bilingue par excellence, où le bilinguisme est devenu une nécessité...

Rudi Janssens : Van Brussel Gesproken. Taalgebruik, taalverschuivingen et taalidentiteit in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest (Taalbarometer II) : Brusselse Thema’s 15, VUB press, 2007, p 82.


UN ENSEIGNEMENT BILINGUE, UN DROIT POUR TOUS! Il y a une deuxième raison d’opter pour un enseignement bilingue dans toutes les écoles. Les inégalités dans l’enseignement belge sont les plus grandes de tous les pays industrialisés. Et, à Bruxelles, l’écart entre écoles est encore plus prononcé. Si le bilinguisme n’est déjà pas garanti pour tous les élèves, dans les écoles populaires, c’est encore moins le cas. Pour les filières techniques et professionnelles, le niveau de connaissance des deux langues est dramatique. Les premières victimes sont donc ces jeunes qui ont déjà des difficultés sur le marché d’emploi. Ainsi, le (manque de) bilinguisme renforce l’inégalité et exclusion sociale (cf. graphique).4 Les études montrent que ce sont les chercheurs d’emploi peu qualifiés qui bénéficient le plus du bilinguisme : cela leur donne 20% de chance en plus de trouver un emploi. Pour les chercheurs d’emploi hautement qualifiés, le bilinguisme ne représente pas le même 4.

Le pourcentage de demandeurs d’emploi qui affirme avoir une bonne connaissance orale des deux langues nationales varie considérablement selon leur niveau de diplôme : elle passe de 9,5% pour les demandeurs d’emploi détenteurs d’un diplôme de l’enseignement primaire, à 12,3% pour ceux détenteurs d’un diplôme du secondaire supérieur et à 21,7% pour les demandeurs d’emploi universitaires. (Les exigences linguistiques sur le marché du travail et les connaissances linguistiques des demandeurs d’emploi bruxellois Observatoire bruxellois de l’Emploi – 2011)

5.

In a study of French immersion students in the Cincinnati Public School system researchers found

atout. Lors des enquêtes menées par le PTB en préparation des élections communales, cela s’est confirmé par le fait que les ouvriers et les personnes avec un diplôme du secondaire jugent encore plus important le bilinguisme, comparé aux employés et à ceux qui ont suivi des études supérieures. Un enseignement bilingue est donc aussi nécessaire pour empêcher que les inégalités sur le marché d’emploi se creusent encore. Et avec la méthode EMILE («immersion») la connaissance des deux langues devient possible pour tous les enfants, indépendant des études qu’ils suivent, ou du statut socio-économique de la famille.5

LE BILINGUISME, POUR L’AVENIR DE BRUXELLES ET DE LA BELGIQUE Depuis quelques années, les nationalismes et régionalismes (francophone, néerlandophone, flamand, bruxellois, wallon) tapent fort. Quasi tous les partis suivent la logique nationaliste des réformes d’État. Ainsi, ils veulent nous diviser. Pourtant, ce n’est pas la division du pays qui nous a sauvé that children who were from socio-economically underprivileged backgrounds benefited from immersion instruction as much as their more affluent peers. «Bilingual education helps to level the socio-economic playing field by giving students from disadvantaged backgrounds the opportunity to acquire and excel in another language ... in some cases (they) perform as well as students from more advantaged backgrounds,» said Fred Genesee, researcher on the study, from his office at McGill University in Montreal, Quebec. (Language immersion classrooms: Programs are popular, diligence translates to performance, http://www.deseretnews.com 29/01/2012)

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de la crise des banques, de la fermeture de Ford ou Arcelor Mittal, des manques de places dans l’enseignement... La N-VA de Bart De Wever a annoncé qu’elle veut – en cas de victoire aux élections de 2014 - instaurer une Flandre complètement autonome (la N-VA appelle cela le «confédéralisme»). De leur côté, les partis francophones n’ont jusqu’ici quasiment rien fait pour développer un enseignement bilingue à Bruxelles. Ils défendent dans la pratique et bien souvent dans leurs discours une vision «francophoniste» de Bruxelles au lieu d’une Région bilingue. Plus récemment, en réponse au nationalisme flamand, de nombreux mandataires francophones poussent pour l’émergence d’une «nation Wallonie-Bruxelles». Ces deux approches sont sans issues pour Bruxelles et pour la Belgique. Ces logiques de division n’apporteront rien de bon aux travailleurs bruxellois et du reste de la Belgique. Comme parti national, bilingue, actif au Nord, au centre et au Sud du pays, le PTB s’oppose résolument à tous ces discours et ces pratiques de division. Bruxelles est un fameux problème pour les nationalistes. Ni Wallonne, ni Flamande, elle ne se laisse pas diviser aussi facilement. A choisir, ses habitants se considèrent plutôt «Bruxellois» qu’autre chose.6 Obtenir un enseigne-

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ment bilingue peut renverser la vapeur et rendre un coup aux nationalismes et à tous les discours de division.

UNE CAMPAGNE POUR L’ENSEIGNEMENT BILINGUE L’avenir de nos enfants et de Bruxelles sont en jeu, nous ne pouvons plus trainer. Pour ces raisons, le Parti du Travail de Belgique (PTB) a décidé de mener une campagne régionale pour que l’enseignement bilingue soit à la portée de tous les enfants, dans toutes les écoles. Comme première étape, le PTB veut mobiliser les parents afin de convaincre les communes (en tant que pouvoirs organisateurs de l’enseignement communal) de donner l’exemple et d’appliquer l’enseignement bilingue dans toutes les écoles communales. Imaginons que d’ici 6 ans, les enfants du 6ème primaire pourront TOUS se comprendre, dans la rue, dans les métros, dans les clubs de sport, maisons de jeunes, etc. Imaginons que d’ici 12 ans, les élèves du 6e secondaire parlent et écrivent le français et le néerlandais, et aient accès aux boulots bilingues. C’est possible, grâce aux meilleurs méthodes d’apprentissage des langues, comme l’enseignement d’immersion utilisant la méthode EMILE.

«...en cas d’éclatement du pays, près de sept Bruxellois sur dix voteraient sans hésiter pour une Région bruxelloise indépendante. Ils ne sont que 26 % à opter pour un Etat francophone ; quant au mariage avec la Flandre, il ne séduit que 6 % dans la capitale.» (Le Soir, 23/03/2013)


« Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté. Allons! Descendons et là brouillons leur langage afin qu’ils ne se comprennent plus mutuellement. » La tour de Babel - Genèse 11.1-9

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L’IMMERSION, C’EST QUOI ? (SYSTÈME CLIL/EMILE)

Dans une «école d’immersion», les enfants ont cours dans une autre langue que leur première langue (maternelle). Une partie des cours est donnée dans une deuxième langue, ce qui est autre chose qu’avoir «cours de langue». Par exemple: le cours de mathématiques est donné en français dans une école néerlandophone. Contrairement au système classique, où l’apprentissage de la deuxième langue ne commence qu’à la 3ème ou 5ème année primaire, l’immersion commence le plus tôt possible, dès la maternelle ou au plus tard en 1ère année primaire. Le système d’immersion s’appelle EMILE (Enseignement d’une Matière par Intégration d’une Langue Etrangère), ou CLIL (Content and Language Integrated Learning).

L’IMMERSION N’EST PAS JUSTE « DONNER UN COURS DANS UNE AUTRE LANGUE » La méthode EMILE est une méthode bien spécifique à travers laquelle l’enfant est accompagné dans son apprentissage de l’autre langue. ff Intuitive: l’enfant n’apprend pas la langue d’une façon «classique» (avec listes de vocabulaire et grammaire). L’enfant apprend la langue en l’utilisant. C’est un peu comme la méthode Suzuki en violon où l’enfant apprend en essayant. L’enfant prend confiance, 8


et, surtout, y prend goût en l’utilisant. Après, on passe au solfège, ou pour la langue, à la grammaire. ff Répétitive: la méthode fait répéter les mots à apprendre: aussi bien pour les entendre que pour les prononcer. ff Communicative: l’enfant est stimulé pour parler la langue le plus possible, de l’utiliser. Ne pas juste écouter, ne pas juste lire, mais la parler.

ff Les enfants se sentent mieux à l’école et ont une attitude positive envers l’autre langue. ff Les enfants ont un cerveau plus performant. Suite à l’immersion, ces enfants utilisent plus facilement les «connexions neurales» pour résoudre des problèmes. ff L’équipe pédagogique se familiarise avec la méthode EMILE, une méthode d’apprentissage accessible à l’ensemble des élèves.

QUELS SONT LES AVANTAGES MESURÉS DE L’ENSEIGNEMENT D’IMMERSION ?

ff Dans les écoles d’immersion au Pays basque, par exemple, il y a un taux de dyslexie beaucoup plus bas que chez nous.

ff Les enfants ont un meilleur niveau de connaissance de la deuxième langue. A la fin du primaire, les élèves arrivent à parler l’autre langue.

Ceci est valable pour tous les enfants, indépendamment de leur origine linguistique, sociale ou intelligence.

ff Le niveau de la langue maternelle reste le même ou s’améliore.

QUELS SONT LES DÉSAVANTAGES MESURÉS DE L’ENSEIGNEMENT D’IMMERSION ?

ff Les enfants ont un meilleur niveau en général (par exemple en calcul et math).7

Les études n’en n’ont pas trouvé.

7.

However, when gender, socio-economic background and parents’ education are each taken into account, the results show that French immersion students still outperform their counter-

parts in non-immersion programs. (Language immersion classrooms: Programs are popular, diligence translates to performance, http://www. deseretnews.com 29/01/2012)

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CE QUE NOUS PROPOSONS CONCRÈTEMENT

DANS LES PHONES:

ÉCOLES

NÉERLANDO-

Dès la maternelle (de préférence) on propose que l’école applique l’immersion (méthode EMILE) pendant 2 heures par semaine. Les 2 heures sont des heures dont les écoles disposent librement. Actuellement, les décrets peuvent appliquer l’immersion pendant plus que ces 2 heures. En maternelle, on pourrait imaginer de donner le cours de gym en Français, en primaire, (une partie) des cours de mathématiques sont répétés en Français. Entretemps, les cours de Français «classiques» continuent en parallèle. Cela veut dire que les enfants ne seront peut-être pas «parfaitement» bilingues à la fin du primaire. Mais ils le seront plus que maintenant, ils se comprendront et ils pourront s’exprimer dans les deux langues.

DANS LES ÉCOLES FRANCOPHONES: Dès la maternelle (de préférence) on propose que l’école applique l’immersion (méthode EMILE) pendant 8 heures par semaine. Cela veut dire que plusieurs cours seront (partiellement) donnés en néerlandais. Des écoles ont donné, par exemple, les cours de gym en néerlandais, ou de géographie. Selon le décret «immersion», il faut un minimum de 8h, mais il est possible d’aller même à 50% des cours qui 10


soient enseignés en néerlandais. Nous voulons que l’immersion soit accessible à tous les élèves, et donc nous proposons de ne pas trop pousser le nombre d’heures en immersion, si cela provoque le décrochage d’enfants. Cela veut dire que les enfants ne seront peut-être pas «parfaitement» bilingue à la fin du primaire. Mais ils le seront plus que maintenant, ils se comprendront et ils pourront s’exprimer dans les deux langues.

COMMENT COMMENCER CONCRÈTEMENT? Une école commencera en 3 maternelle (de préférence) et/ou 1e primaire. Après on «suit» les élèves: l’année suivante, on l’applique l’immersion en 2e primaire etc. e

QUELLE CONTINUITÉ AVEC LE SECONDAIRE? Même au début du secondaire, on peut encore partir de 20% d’immersion/EMILE, avec 80% dans la langue scolaire/maternelle. L’idéal est que vers la fin du secondaire, dans toutes les écoles bruxelloises les cours soient données 50% en français, et 50% en néerlandais. (Mais il faut alors faire sauter la règle constitutionnelle qui empêche d’aller jusque-là du côté néerlandophone). La maîtrise des deux langues peut continuer donc à s’approfondir pour qu’à la fin du secondaire, tout élève pourra parler, lire et écrire les deux langues. Un enseignement supérieur réellement bilingue pourrait achever la formation. Ainsi on pourrait évoluer vers un enseignement bruxellois bilingue généralisé, sous une direction, dépassant les concurrences entre réseaux communautaires.

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FOIRES AUX QUESTIONS

2 HEURES SEULEMENT ? Avec 2 heures par semaine, on constate des résultats positifs. Après 4 ans d’immersion on peut distinguer une évolution significative. A la fin des primaires, les élèves arrivent à s’exprimer dans l’autre langue. Pour 2 heures, il est possible de trouver des profs sans devoir réorganiser de fond en comble l’école. 2 heures, ça permet de se familiariser avec la méthode. 2 heures, c’est possible.

ET LE NIVEAU DE LANGUE ? «Incontestablement, la seconde langue est mieux maîtrisée lorsqu’elle est utilisée pour apprendre d’autres disciplines scolaires que lorsqu’elle n’est apprise que pour elle-même.»8 Plusieurs études internationales montrent que les enfants issus d’un enseignement bilingue ont une connaissance égale ou meilleure de leur propre langue que les enfants de l’enseignement classique.9

MAUVAISE CONNAISSANCE DE L’AUTRE MATIÈRE ? «Les élèves de l’enseignement d’immersion primaire n’ont pas de retard dans la connaissance de la matière, comparé aux élèves de l’enseignement unilingue (Lecocq et al, 2004; Van de Craen et al 2007a/b).10 Les instituteurs 8.

9.

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Bénéfices linguistiques... ou comment mieux connaître une langue II, mais aussi sa langue maternelle. http://www.segec.be/Documents/Fesec/Immersion/Immersion_Linguistique-CLIL-EMILE.pdf Coyle, 2007; Cummins & Swain, 1986; Dalton-Puffer,2008; Goorhuis-Brouwer & De Bot, 2005; Hamers & Blanc, 2000; Johnstone, 2002;

Knell et al., 2007; Mehisto & Asser, 2007; Merisuo-Storm, 2007; Serra, 2007 10. Meertalig onderwijs is beter onderwijs, TIJDSCHRIFT VOOR LERARENOPLEIDERS - 28(4) 2007. http://www.onderwijstijdschriftenplein.nl/css_zoekshow.php?css=odb&q=Tijdschrift%20voor%20Lerarenopleiders&id=1675&highlight=meertalig


disent que leurs élèves ont une meilleure connaissance des matières mais aussi - et surtout - des concepts de base.»11

DÉVELOPPEMENT COGNITIF Plusieurs études montrent que les élèves de l’enseignement d’immersion ont une mémoire mieux développée et obtiennent de meilleurs résultats en tests de mémoire et d’intelligence, comparé aux enfants unilingues.12 Un environnement multilingue, dans lequel les élèves EMILE vivent, offre des effets positifs sur les capacités cognitifs des apprentis.

L’IMMERSION, ACCESSIBLE À TOUS? Les études montrent que les résultats sont bénéfiques pour tous les enfants, indépendamment de leur origine linguistique ou sociale. 2 heures sont organisables dans TOUTES les écoles, de toutes les filières: ça ne coûte rien en plus. Il y a déjà 300 écoles d’immersion en Belgique de tout sorte. La méthode «EMILE» est un apprentissage intuitif, et non «classique», qui est à la portée de TOUT enfant (la preuve: tout enfant apprend sa langue maternelle d’une façon intuitive). Il est question de commencer assez vite! Dès le primaire, et de préférence déjà en maternelle.

11. Sur le site de l’école Hendrik Conscience à Bruxelles: http://bshcgo.wordpress.com/meertalig-onderwijs/ 12. Comblain & Rondal, 1993; De Rivière, 2004; Hamers & Blanc, 2000; Jäppinen, 2005; Van de

L’IMMERSION NE CREUSERA PAS LES INÉGALITÉS ENTRE ÉLÈVES ET ENTRE ÉCOLES? A l’heure où la connaissance d’une 2e langue est clairement indispensable, dans le monde du travail, seuls les plus nantis peuvent bénéficier de séjours linguistiques et autres stages coûteux pour parfaire leurs connaissances linguistiques en dehors du cadre scolaire. L’enseignement d’immersion est par contre, par son mode de fonctionnement, accessible à tous les élèves. L’immersion rend la connaissance d’une 2e langue à la portée des tous les jeunes qui le souhaitent, quels que soient ses milieux socioéconomiques et socio-culturels. Nous voulons l’immersion dans toutes les filières, dans toutes les écoles, dans toutes les classes. Sinon, le projet «immersion» risque de devenir un facteur de compétition, jouant le jeu de la concurrence entre écoles. Pour le PTB, l’immersion doit être à la portée de chaque enfant. Cela signifie que l’on considère que l’immersion doit être moins exigeante qu’en Wallonie (où 50 à 70% des cours sont donnés dans l’autre langue), et que nous devons commencer par 20% des cours dans l’autre langue. Pour avoir une évolution plus lente vers la maitrise complète des deux langues. Nous sommes convaincus qu’en mettant l’immersion à la portée de tous, on diminue les inégalités sociales.13 Craen, Lochtman, Ceuleers, Allain & Mondt, 2007; Van de Craen, Mondt & Allain, 2007 13. L’immersion, ce n’est pas une approche élitiste http://www.segec.be/Documents/Fesec/Immersion/Immersion_Linguistique-CLIL-EMILE.pdf

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ET SI L’ON PARLE DÉJÀ PLUSIEURS LANGUES À LA MAISON ? Tout d’abord, la méthode d’immersion permet que les élèves apprennent mieux la langue cible (celle qu’on veut apprendre). Pour les élèves qui parlent aussi la langue cible à la maison, cette langue est soutenue par les cours en classe. Finalement, les études montrent que les élèves qui ne parlent aucune des deux langues scolaires (donc ni le néerlandais, ni le français) à la maison («double immersion») font aussi bien que les autres en fin de parcours, à condition d’avoir commencé tôt l’immersion. Pour ce groupe d’enfants, l’immersion partielle est la meilleure option (donc pas les 70%).14 Selon les tests, la méthode EMILE (déjà à partir de 2 heures de calcul ou maths) a eu des effets positifs sur le niveau de math et deuxième langue sur TOUS les enfants.15

N’Y A-T-IL PAS DE CHOSES PLUS PRESSANTES À RÉSOUDRE? Le bilinguisme ne résoudra pas fondamentalement les inégalités scolaires dont est malade notre enseignement. Le bilinguisme ne résoudra pas le manque terrible des places dans les écoles bruxelloises. Le PTB continuera

14. Minority Language Children and French Immersion: Additive Multilingualism or Subtractive Semi-Lingualism? (Hurd, 1993) cite plusieurs études de Genesee & Lambert, et de Hart, Lapkin and Swain (1988)

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à se battre pour un enseignement plus égal et pour plus de places. Quelques extraits des programmes du PTB pour les élections fédérales, régionales/communautaires et communales: 1. Pour l’application d’un modèle finlandais d’enseignement obligatoire: ff Une école de base commune de 6 à 15 ans, garantissant une formation générale et polytechnique sans division en filière (général, technique ou professionnel comme chez nous) ff Un encadrement suffisant pour zéro décrochage ff Tous les enfants doivent trouver à l’école l’encadrement et l’aide individualisée que certains trouvent aujourd’hui à la maison. Concrètement, cela signifie une diminution des effectifs des classes (15 élèves maximum en primaire et 20 en secondaire) et de la charge horaire des enseignants, surtout dans le fondamental. Cela signifie également du personnel qualifié pour assurer gratuitement à l’école un soutien à l’étude et aux devoirs. ff Un enseignement gratuit

15. (Leren) lezen in twee talen, Een onderzoek naar de Nederlandse en Franse leesvaardigheid in het Stimulerend Meertalig Onderwijs in Brussel (STIMOB) (Gwen Muylaert, 2012)


ff Cela veut dire que l’école doit prendre en charge les frais suivants : livres et manuels scolaires, cahiers, photocopies et activités obligatoires, aides aux devoirs, garderie,... 2. Une place garantie dans une école pour tous les enfants ff Construire les écoles nécessaires pour répondre à la croissance de la population ff Nous prônons qu’une place sera attribué à chaque enfant, avec la possibilité que les parents puissent choisir une autre école. L’attribution tiendra compte avec des critères de proximité et socio-économiques, afin de garantir une mixité sociale.

3. Une école ouverte au quartier et aux associations de quartier, parce que ça prend un village pour éduquer nos enfants. Une école ouverte à la société, parce que nous ne formons pas que de futurs employés et ouvriers, mais avant tout, des citoyens. 4. Refinancer l’enseignement à hauteur de 7% du PIB. ff Au total, ces mesures nécessitent la création de 25 000 emplois (enseignants ou éducateurs) au cours des dix prochaines années. Sans de solides investissements dans l’enseignement, ça ne sera pas possible. Le PTB demande un budget de l’enseignement représentant au minimum 7 % du produit intérieur brut.

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