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Tract Passons à l'action

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Défendons nos emplois

é.r. Marie-Rose Eligius 171 bd. M. Lemonnier, 1000 Bruxelles

11 574 pertes d’emploi annoncées en moins de 48 heures : Ford-Genk, Duferco, ArcelorMittal, Photo-Hall, Volvo... Plus de 20 000 les dernières semaines. Du jamais vu depuis les années 1930. Pourtant les travailleurs avaient fait beaucoup d’efforts, et les patrons ont touché beaucoup de cadeaux fiscaux et de subsides. Comment faire maintenant pour rembourser la maison, la voiture, payer les études des enfants ? Et où retrouver du boulot ?

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Défendons nos salaires Défendons nos services et notre pouvoir d’achat publics Les patrons se servent du drame de Ford pour attaquer tous les travailleurs. Ils veulent partout diminuer les coûts, pour rester « compétitifs ». Traduction : bloquer les salaires et l’indexation automatique. Et à partir de ce mois-ci 125.000 chômeurs vont perdre 12 à 42 % de leur allocation. Tout ça va faire baisser le pouvoir d’achat, les ventes vont encore baisser. « Cela va améliorer nos exportations » disent-ils. Exporter vers qui ? Si tous nos voisins font la même chose, plus personne n’achètera rien du tout. C’est la spirale vers le bas.

Quand les gens perdent leur emploi, ils paient moins d’impôts et de cotisations sociales. Donc l’état a moins d’argent. Et au lieu d’aller chercher chez les multimillionnaires, il fait des nouveaux plans d’économie. Le gouvernement réduit les budgets des services publics (enseignement, transports...) et remplace seulement un fonctionnaire sur trois qui partent à la retraite. Le gouvernement envisage aussi d’augmenter la TVA et la taxe sur l’eau, de faire des économies dans les soins de santé.

Passons à l’action 11 novembre Le dimanche 11 novembre, les syndicats organisent une manifestation pour l’avenir de Ford. Rendez-vous à midi à la gare de Genk.

14 novembre Le mercredi 14 novembre, les syndicats européens lancent une journée d’action dans toute l’Europe contre l’austérité. La Grèce, l’Espagne, le Portugal seront en grève générale. La France aussi. En Belgique, certaines régions et secteurs seront en grève, d’autres organisent des assemblées et des manifestations régionales.


Pourquoi cette récession ? Les travailleurs ont de moins en moins d’argent, tandis que les patrons les font travailler plus dur pour produire toujours plus. La suite logique est qu’aujourd’hui une deuxième phase de la crise de surproduction s’abat sur nous. Pour garantir leurs bénéfices, les multinationales ferment des usines d’un trait de plume. Peugeot à Aulnay, Opel à Bochum, Ford à Southampton et Genk, Arcelor Mittal à Liège et Florange... Une exception belge ? Une « wallonisation » de la Flandre ? Non, c’est une crise européenne et mondiale d’un système sans avenir.

Qui décide finalement ? Où est la démocratie ? La voix des travailleurs n’est pas entendue. Mais bien celle d’une poignée de multimillionnaires qui veulent imposer leur volonté. Ford ferme des usines, mais annonce un bénéfice de 2,2 milliards de dollars, contre 1,9 milliard un an auparavant. Dexia vient frapper à la porte pour se recapitaliser à hauteur de 6 milliards. Et les travailleurs trinquent. La famille Ford, Lakshmi Mittal, la Commission européenne... De quel droit ce beau monde qui nous a menés à la crise veut-il maintenant nous imposer ses solutions désastreuses ? N’est-ce pas là un énorme danger pour la démocratie ? De quel droit nous cachent-ils la vérité en attribuant l’origine de l’ouragan au Wallon, au chômeur, au Grec ou à l’Arabe ? De quel droit ces gens – Bart De Wever y compris – attaquent-ils les syndicats et « leurs actions de plus en plus dures » ? Pour essayer de détruire les digues qui nous protègent encore.

Notre choix : résister Nos gouvernants ne sont pas impuissants. S’ils ont pu sauver des banques en un week-end, ils peuvent agir pour protéger l’emploi. Nous sommes devant un choix de société. Nous n’avons plus d’autre option : il faut résister. Avec l’objectif de construire un autre système économique, qui fait passer les gens d’abord, pas le profit. Sinon nous n’aurons plus d’avenir, et nos enfants non plus.

Les propositions du PTB • Interdiction de licencier dans les entreprises qui font du bénéfice (loi InBev) • Répartition de la production d’automobiles, d’acier, de textile entre les différents sites des groupes en Europe. • Diminution du temps de travail avec maintien du salaire et embauches compensatoires, financée par les bénéfices des entreprises • Bas les pattes de l’index : ni saut, ni abolition, ni réforme • Augmentation du salaire minimum brut • Taxe des millionnaires • Suppression des intérêts notionnels et autres cadeaux aux patrons • Lutte contre la grande fraude fiscale • Création d’emplois publics pour satisfaire les besoins de la population (logement, mobilité, enseignement, soins de santé...)

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