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Blocage des salaires et perte de revenus à cause des tripotages de l’index Janvier 2013 : le gouvernement remplace nombre de produits de la corbeille de l’index par des produits blancs. Résultat des courses : l’ajustement de votre salaire à l’augmentation des prix sera reportée de plusieurs mois. 29 mars : le gouvernement approuve un blocage des salaires pour 2013-2014. Avril : le gouvernement veut changer la loi qui fixe les salaire (loi de 1996) autour de 2 points : 1) blocage des salaires jusqu’au moins fin 2018. 2) des sanctions plus lourdes si les travailleurs obtenaient quand même des augmentations de salaires. Si la loi est approuvée, plus aucun secteur ou entreprise ne pourra encore conclure d’accord incorporant des augmentations de salaires. 30 mars : lors du tout récent contrôle budgétaire, le gouvernement prend pour plus de 700 millions de mesures nouvelles. Des économies dans les soins de santé, dans la sécurité sociale, du côté des fonctionnaires, des services publics et des entreprises publiques. De nouvelles accises sur le tabac. Bref, des mesures qui, toutes, toucheront une nouvelle fois les travailleurs.

Des bénéfices sans cesse croissants pour les entreprises et leurs actionnaires

« Les entreprises belges s’apprêtent à inaugurer une saison record concernant le partage de leurs bénéfices avec leurs actionnaires. (…) Les actionnaires d’AB InBev gagnent 42 % de plus que l’année précédente et 4,5 fois plus qu’en 2009 », titrait le journal boursier L’Écho le 30 mars. Pourtant, ce gouvernement ne leur demande aucune contribution en vue de résoudre la crise. En Belgique, ce sont les travailleurs qui produisent la richesse et les actionnaires qui remplissent leurs poches. Ça doit cesser : • Annulation de l’Arrêté royal qui impose le gel des salaires • Retrait des produits blancs de la corbeille de l’index • Pas de révision de la loi salariale de 1996 • Liberté d’arracher des augmentations de salaires


Les patrons veulent pouvoir vous licencier plus facilement encore Suite à une décision juridique, les différences entre ouvriers et employés devraient être supprimées avant le 8 juillet. Les patrons veulent supprimer ces différences en réduisant le délai de préavis et en réintroduisant le jour de carence pour les employés. Les syndicats exigent une harmonisation vers le haut. Pour l’obtenir, ils veulent mener des actions sous le mot d’ordre : « Généraliser le meilleur préavis, c’est protéger les emplois ! » • Maintien des acquis des employés • Les préavis des ouvriers doivent être les mêmes que ceux des employés en les tirant vers le haut. • Suppression du jour de carence pour les ouvriers

Participez aux actions syndicales

On ne touche pas au traitement des agents de l’État Lors du récent contrôle budgétaire, le gouvernement et le secrétaire d’Etat Bogaert ont voulu encore économiser sur la masse salariale des fonctionnaires. Jusqu’à ce jour, le traitement des fonctionnaires était associé à l’ancienneté et au niveau de formation. Celui qui réussissait un examen d’aptitude recevait une prime de compétence. Après les années de service nécessaires, la prime de compétence était reprise dans le traitement et on pouvait participer à l’examen suivant. Celui qui réussissait chaque fois se retrouvait en fin de carrière au barème salarial le plus haut. Le gouvernement veut supprimer ce système et le remplacer par un système subjectif d’évaluation. De la sorte, il économise sur les primes et évite que tout le monde n’atteigne le barème salarial le plus élevé. Avec ce nouveau système, le travailleur serait immédiatement mis à la porte après une ou deux évaluations « insuffisantes ». Les agents de l’État et leurs syndicats ont toutes les raisons de mener des actions contre le gouvernement, en faveur du maintien de leur statut. • On ne touche pas au statut des agents de l’État • Maintien de la prime de compétence et des augmentations de traitement associées à l’ancienneté

Éditeur responsable : M. R. Eligius, boulevard M. Lemonnier 171, 1000 Bruxelles.

Aidez-nous à collecter 88 000 signatures en faveur de la taxe des millionnaires

Informez-vous auprès de vos délégués syndicaux sur les actions dans votre région

Un impôt minimal de 1 % sur les fortunes de plus d’un million d‘euros rapporterait quelques milliards d’euros. Il ne concernerait que 2 % de la population. Cela nous permettrait de créer 100 000 emplois dans les services publics, dans l’enseignement ou dans les soins de santé.

Téléchargez le dossier Six mythes sur le coût salarial Les patrons nous mentent en disant que nous gagnons trop, que les coûts salariaux sont trop élevés en Belgique… Le PTB a réalisé un dossier sur le sujet. Téléchargez le sur www.ptb.be/télécharger.

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Signez la pétition sur www.taxedesmillionnaires.be


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