Listes PSN www.psn.ch
Élections fédérales du 18 octobre 2015
DIDIER BERBERAT MARTINE DOCOURT au Conseil des États Listes PSN
Élections fédérales du 18 octobre 2015 www.psn.ch
Listes PSN
Élections fédérales 2015
Des salaires équitables
Depuis plus de trente ans, la Constitution fédérale stipule que « L’homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale ». Or, en 2015, les femmes gagnent en moyenne 19 % de moins (env. 700 francs par mois) que les hommes et l’écart salarial se creuse avec l’augmentation du niveau de responsabilités. Il est révoltant que 40 % de cet écart soit une discrimination en raison du sexe, qui ne s’explique par aucun facteur objectif ou individuel tel que les qualifications personnelles, le poste de travail, l’entreprise ou l’état civil. Force est de constater que l’égalité salariale ne sera pas atteinte sur une base volontaire ! Il est temps d’agir avec des mesures concrètes pour corriger cette injustice : • monitoring des salaires assorti d’objectifs contraignants et de possibilités de sanctions ; • « equal-salary », certification d’égalité salariale entre femmes et hommes ; • mise en place de conventions collectives de travail dans tous les secteurs professionnels (à ce jour, seuls 50 % des actifs sont couverts par une CCT) ; • quotas dans les conseils d’administration des entreprises cotées en bourse ; • accès aux fonctions à responsabilités (briser le « plafond de verre ») ; • mesures de formation professionnelle ; • mesures de conciliation entre vie professionnelle et vie familiale ; • développement du temps de travail partiel pour les hommes ; • introduction d’un congé paternité.
www.psn.ch
Listes PSN
Élections fédérales 2015
Des logements abordables
La pénurie de logements touche une grande partie du territoire cantonal. Cette situation préoccupante – même si pas aussi aiguë que sur la Côte lémanique – a un effet pervers sur le marché de l’immobilier, c’est-à-dire une hausse des loyers moyens (+23 % dans le canton de 2003 à 2013) malgré des taux hypothécaires au plus bas. En parallèle, le salaire brut médian neuchâtelois a moins augmenté (+14 % de 2002 à 2012). Les dépenses pour se loger pèsent ainsi de plus en plus lourd dans le budget des ménages ; l’inquiétude qui en découle pourrait expliquer en partie le vote du 9 février. Alors que fleurissent des logements de luxe dans les rares zones encore constructibles et que les bas salaires n’ont plus les moyens de se loger en ville, il est temps de prendre des mesures concrètes pour stimuler la construction de logements accessibles en réservant obligatoirement aux logements d’utilité publique une part minimum des zones à bâtir. Cette contrainte freinera en même temps le mitage du paysage et l’enrichissement des promoteurs sur le dos des locataires. Pour être efficace, cette exigence devra s’accompagner de dispositions favorisant les investisseurs à but non lucratif et les coopératives. D’autant que les CFF, connus jusqu’ici pour leur soutien à des logements à prix abordable, semblent désormais plutôt attirés par le gain à réaliser en construisant des logements de luxe. De plus, bien que selon la Constitution fédérale, le logement soit un droit, le Conseil fédéral ne montre aucun signe en faveur d’une politique innovante en la matière. Engageons-nous pour ce droit au logement, pour tous, sans privilèges !
www.psn.ch
Listes PSN
Élections fédérales 2015
Des rentes décentes
La Constitution fédérale prévoit que les rentes de l’AVS et des caisses de pensions doivent permettre aux retraité-e-s de « maintenir le niveau de vie antérieur, de manière appropriée ». Or, malheureusement, on constate que dans bon nombre de situations, cela n’est pas le cas, notamment si le salaire touché était bas ou moyen. Il n’est pas admissible que des personnes qui ont travaillé toute leur vie soient menacées de précarité et d’exclusion sociale une fois arrivées à l’âge de la retraite. Le Parti socialiste a constamment lutté pour que chacune et chacun puisse vivre une vieillesse digne. C’est notamment pourquoi il a réussi, malgré de vives oppositions et un combat déterminé, à mettre sur pied l’AVS en 1948. Or, depuis quarante ans, les rentes AVS n’ont pas été améliorées de façon adéquate. En effet, elles n’ont été indexées que tous les deux ans sur le renchérissement et, en partie seulement, sur l’évolution des salaires. Il est impératif de les augmenter, d’autant plus que les rentes du deuxième pilier subissent une forte pression. La plateforme du PSS pour les élections fédérales propose donc une augmentation des rentes AVS de 10 %, afin de mettre fin à une situation indigne dans un pays aussi riche que la Suisse. Nous nous engageons résolument à concrétiser cette revendication tout comme à soutenir l’initiative AVS plus. Il s’agit de renforcer la solidarité sociale et notre pays en a les moyens financièrement.
www.psn.ch
Listes PSN
Élections fédérales 2015
Des travailleurs protégés et respectés La Suisse est un pays libéral. Trop libéral. Sa législation permet de licencier sans motif. La seule sanction à laquelle s’expose l’employeur est une pénalité de six mois de salaire à verser à l’employé injustement congédié. Ce constat s’aggrave encore pour les travailleurs plus âgés, souvent concernés car coûtant plus cher. D’autres systèmes, viables, existent. Il est imaginable de prévoir la réintégration si le motif de licenciement n’est pas admissible. Il est imaginable de prévoir des sanctions pénales pour licenciement abusif. Il est souhaitable de mieux protéger les travailleurs ayant atteint 50 ans afin qu’ils ne soient pas les victimes immédiates d’une conjoncture défavorable. Mais la Suisse préfère ne pas légiférer et pense que la main invisible chère à Adam Smith palliera les erreurs. Or, rien n’est plus faux car la protection des travailleurs ne tombe jamais du ciel, alors que des solutions, et même consensuelles, sont possibles. Il faut faciliter l’application de conventions collectives de travail à force obligatoire, en simplifiant les critères de mise en œuvre pour les cantons. Il faut régler, branche par branche, un salaire minimum. Il faut déployer des outils spécifiques pour protéger celles et ceux que leur âge rend particulièrement vulnérables. Renforcer la protection contre les licenciements abusifs, ce n’est pas s’opposer au monde économique, mais corriger l’arbitraire de certains patrons ! Seule cette voie permettra à la Suisse de maintenir la paix du travail.
www.psn.ch
Listes PSN
Élections fédérales 2015
Une politique familiale moderne et sociale
Le PS s’engage pour une politique familiale moderne et sociale. Cela implique, entre autres, l’égalité salariale entre hommes et femmes ainsi que la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale, essentielle pour les parents et utile à l’économie. Nous militons pour inscrire dans la loi le droit à la réduction de la charge de travail pour les deux parents à la naissance d’un enfant, donc pour un véritable congé parental. La politique familiale doit permettre aux parents comme aux enfants de mener une vie sans souci économique majeur, indépendamment du revenu ou du modèle familial. L’égalité des chances implique non seulement des structures de conseil et d’accueil extrafamilial professionnelles et abordables, mais aussi le soutien financier direct de la Confédération, des cantons et des communes. Pour les familles, la question cruciale, c’est de savoir combien d’argent il reste à la fin du mois ! Le PS s’engage donc à combattre l’actuel système de déductions fiscales au profit de la mise en place de chèques-enfants. Les déductions fiscales bénéficient essentiellement aux familles aisées : plus le revenu est élevé, plus la déduction augmente ; cela prive les collectivités de recettes sans aider vraiment les familles qui en ont le plus besoin. Avec notre proposition, chaque famille recevrait un chèque-enfant de même valeur, quel que soit son revenu.
www.psn.ch
Listes PSN
Élections fédérales 2015
Un système de santé véritablement public et universel Avec l’allongement de notre espérance de vie, l’augmentation des maladies chroniques et l’évolution de nos modes de vie, les défis en matière de santé ne manquent pas. Notre pays dispose d’un système de santé de qualité et performant. Celui-ci est cependant mis à mal par une politique de libéralisation excessive et inadaptée. Depuis l’introduction du nouveau financement hospitalier en 2012, on assiste à une concurrence accrue entre les cantons, mais aussi entre les hôpitaux publics et privés. Dans sa difficile réforme hospitalière, notre canton en fait douloureusement les frais. Nous ne voulons pas d’une planification hospitalière qui laisse au privé la prise en charge des « bons risques » et au public la responsabilité de la formation et la gestion des situations complexes et coûteuses. Dans le secteur ambulatoire, nous refusons des projets tels que la suppression de l’obligation de contracter. C’est pourquoi nous nous engageons pour des réformes dans le financement des soins hospitaliers et pour une coordination en mains publiques dans le domaine ambulatoire. La santé est notre capital le plus précieux, mais elle n’est pas un bien de consommation. Pour la qualité, l’accessibilité et l’économicité des soins, les pouvoirs publics doivent assurer le pilotage du secteur de la santé.
www.psn.ch
Listes PSN
Élections fédérales 2015
Un RER neuchâtelois : incontestable et incontournable Le projet du RER-TransRUN a été refusé par la majorité de la population neuchâteloise : trop coûteux, mal ficelé, incomplet. Soit. Pourtant personne n’en a nié la nécessité. Or les plans B miraculeux, portés par certains candidats aux élections fédérales, n’ont jamais existé. Ces gens ont trompé le peuple avec l’aide involontaire d’un ancien Conseil d’État beaucoup trop fébrile pour convaincre. Pourtant, une solution doit être trouvée rapidement, faute de quoi le tunnel ferroviaire sous la Vue-des-Alpes, le plus dangereux de Suisse, sera tout simplement fermé dans quelques années. En premier lieu, il faut proposer aux Neuchâtelois un projet qui les convainc. C’est à cette base indispensable que le Conseil d’État et le Grand Conseil s’attellent. Mais c’est insuffisant. Il faut porter à Berne l’exigence d’une contribution fédérale équitable, c’est-à-dire de deux milliards de francs suisses. La Confédération a l’obligation de prendre en compte les régions dites périphériques, n’en déplaise aux cantons déjà largement desservis en infrastructures qui oublient qu’un réseau de transports publics ne peut être efficace que s’il est optimisé partout. Pour obtenir cette reconnaissance, nous devrons batailler ferme, négocier finement et trouver des alliés crédibles. Cette exigence d’opiniâtreté et d’efficacité, les élus socialistes s’engagent à l’avoir à Berne, car il en va de l’avenir de notre collectivité.
www.psn.ch
Listes PSN
Élections fédérales 2015
La formation, levier fondamental pour forger l’avenir La formation contribue grandement à l’intégration socio-professionnelle des personnes et à la compétitivité de notre économie. Notre système de formation dual se caractérise par la complémentarité des voies de formation académique (maturité et bachelor/master/doctorat d’une haute école) et professionnelle (AFP/CFC et brevet/diplôme). Il répond ainsi aux besoins différenciés de la population et des entreprises. Performant, il inspire même d’autres pays tels que la France ou les États-Unis, qui envisagent de développer leur formation professionnelle. Nos parcours de vie ne sont pas tous linéaires et nécessitent parfois des réorientations professionnelles souhaitées ou subies. Afin d’assurer notre employabilité dans une économie qui pardonne peu, nous sommes appelés à nous former continuellement et à exploiter la perméabilité du système de formation, qui offre de nombreuses passerelles. Notre canton est particulièrement bien doté en termes d’offres de formation avec des lycées, écoles professionnelles, écoles de culture générale, écoles supérieures, la HE-Arc, la HEP-BEJUNE et l’Université. Le message Formation, Recherche et Innovation 2017-2020, qui définit les activités et les moyens qui leur sont alloués, sera débattu aux chambres fédérales en 2016. Il faudra se battre pour en défendre la portée afin de donner à chacun-e une perspective professionnelle de qualité, renforcer notre économie et préparer la relève !
www.psn.ch
Listes PSN
Élections fédérales 2015
Pour une énergie durable: économiser et sortir rapidement du nucléaire Pour sortir de l’impasse énergétique actuelle, la Suisse doit tout d’abord intensifier les mesures propres à réduire notre consommation dans tous les domaines. En parallèle, notre pays doit rapidement se libérer de sa dépendance vis-à-vis de l’énergie nucléaire. La catastrophe de Fukushima de mars 2011 a montré une fois de plus l’urgence d’une transition vers les énergies renouvelables. Au vu du danger constitué par les centrales nucléaires, il est essentiel de limiter la durée de vie de ces installations à cinquante ans et d’arrêter immédiatement les trois centrales les plus vieilles de notre pays. En ce début de XXIe siècle, la possibilité d’amorcer ce tournant énergétique et de nous libérer d’une dépendance fatale, notamment pour le climat, s’offre enfin à nous. De plus, l’entrée dans une nouvelle ère énergétique créera des milliers d’emplois sûrs et innovants. Afin de réaliser cet objectif, il faut agir sur deux fronts : accélérer le développement du renouvelable sous toutes ses formes, pour qu’il couvre l’intégralité de notre consommation d’électricité d’ici 2035, et réduire notre gaspillage d’énergie fossile de 80 % d’ici 2050.
www.psn.ch
Listes PSN
Élections fédérales 2015
Aborder les véritables enjeux de l’immigration
Difficulté voire impossibilité à se loger décemment, insécurité au travail due entre autres à des pratiques managériales hostiles aux salarié-e-s, répartition des richesses toujours plus inéquitable, autant de maux réels qu’une majorité de la population espère régler par la limitation de l’immigration. Cet état d’esprit s’est notamment exprimé par l’acceptation de l’initiative sur l’immigration de masse le 9 février 2014. Le Parti socialiste n’a pas attendu ce résultat et continuera à marteler que des réformes intérieures s’imposent pour répondre à ce malaise en combattant le dumping salarial et social par une réelle politique du logement au plan fédéral, la formation de personnel spécialisé et la signature de conventions collectives. Ces mesures n’élimineront pas l’immigration, mais s’attaquent aux sources du malaise. Il faut rappeler et répéter que l’économie suisse a besoin de main-d’œuvre étrangère, ce pourquoi l’immigration augmente. Pour que l’immigration soit mieux comprise et donc acceptée, il est nécessaire d’impliquer la population et primordial de ne pas évacuer l’intégration, tant sociale, par l’implication dans la vie quotidienne, que professionnelle et politique. Faciliter la naturalisation des troisièmes générations, promouvoir les droits civiques des étrangers sont ainsi des priorités car cela produira des effets bénéfiques pour chacune et chacun et nous permettra de trouver des solutions ensemble.
www.psn.ch
Listes PSN
Élections fédérales 2015
Des spéculateurs encadrés Un des « dix projets pour une société juste, ouverte et solidaire » qui constituent la plateforme électorale du Parti socialiste suisse consiste à demander la mise en place d’une taxe sur les achats spéculatifs de francs suisses. Cette taxe doit frapper uniquement les activités spéculatives concernant le franc et ne serait pas prélevée pour le paiement des exportations suisses, puisque son objectif est de dévaluer le franc en freinant la spéculation et non de pénaliser l’économie réelle, y compris les activités liées au tourisme. Les transactions inférieures à 100 000 francs seraient exemptées. Le barème appliqué serait inversement proportionnel à la durée de détention des avoirs libellés en francs suisses, afin de pénaliser plus fortement les transactions à haute fréquence, source majeure de la spéculation. L’impact d’une telle taxe sur le taux de change du franc suisse est difficile à prévoir, mais cet outil aiderait certainement à freiner la spéculation et générerait d’importantes recettes fiscales. Si la taxe avait été prélevée en 2013, avec un taux d’imposition de seulement 0,01 %, elle aurait rapporté près de 2,3 milliards de francs suisses. Cette estimation se base sur les données officielles de la Banque des règlements internationaux montrant qu’en moyenne, pour chaque jour ouvrable d’avril 2013, les transactions portant sur des francs suisses s’élevaient à 275 milliards de dollars, dont 90 milliards de francs suisses échangés contre des euros. Or, en avril 2013, les exportations expliquaient seulement 0,24 % des francs suisses échangés sur le marché des devises. Tout le reste – plus de 99 % – concernait des activités purement financières. À l’évidence, un tel projet de taxe mérite d’être mis en œuvre rapidement pour atténuer les effets néfastes du franc fort sur notre économie d’exportation et sur notre tourisme !
www.psn.ch
Listes PSN
Élections fédérales 2015
Des primes d’assurance-maladie justes «Simon et Carla sont mariés ; ils vivent dans le canton de Neuchâtel avec leurs deux enfants. L’aînée, 19 ans, est au lycée ; le cadet a 14 ans. Simon est employé dans une entreprise ; 13e salaire et allocations familiales compris, il touche un salaire mensuel net de Fr. 7275. Carla réalise chaque mois un revenu net de Fr. 1500 en travaillant à temps partiel. Cette famille se situe juste au-dessus de la limite supérieure pour bénéficier d’un subside à l’assurance-maladie. Carla et les enfants sont assurés auprès de la caisse dont la prime est la plus basse du canton ; pour réduire les coûts, ils ont opté pour un modèle médecin de famille. En raison de ses problèmes de santé, Simon a dû choisir une caisse plus onéreuse qui lui permet d’obtenir ses médicaments sans avoir à les payer d’avance. Leur facture mensuelle pour l’assurance-maladie : Fr. 1100, soit plus de 12 % de leurs revenus ! » L’exemple est fictif ; il relate cependant la réalité de nombreux ménages au revenu moyen. La charge est trop lourde et loin des objectifs que prévoyait la LAMal. Cantons et Confédération assument conjointement la politique des subsides. Certes, Neuchâtel a fait des efforts ces dernières années dans ce domaine ; ceux-ci restent toutefois tributaires de la situation financière du canton. Les primes, quant à elles, continuent d’augmenter. Au final, ce sont les assurés qui payent la facture ! Il est donc nécessaire de prendre des mesures pour renforcer la politique des subsides au plan fédéral.
www.psn.ch
FLORENCE NATER JACQUES-ANDRÉ MAIRE BAPTISTE HURNI LAURA PERRET DUCOMMUN au Conseil national Listes PSN
Élections fédérales du 18 octobre 2015 www.psn.ch
Listes PSN www.psn.ch
Élections fédérales du 18 octobre 2015
au Conseil des États
DIDIER BERBERAT MARTINE DOCOURT DUCOMMUN au Conseil national
JACQUES-ANDRÉ MAIRE FLORENCE NATER BAPTISTE HURNI LAURA PERRET DUCOMMUN