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----FONDATION PRINCE PIERRE DE MONACO E PRIX INTERNATIONAL D’ART CONTEMPORAIN ----2005


Le Prix International d’Art Contemporain de Monaco, attribué pour la première fois en 1965, est organisé par la Fondation Prince Pierre depuis 1983. Il est désormais attribué à une œuvre d’art contemporain, créée au cours des deux années précédentes par un artiste émergent, et retenue par un conseil artistique à l’issue d’une consultation internationale d’experts.


CARLOS GARAICOA CARTA A LOS CENSORES -----


Encourager la création contemporaine, réaffirmer la valeur de l’œuvre d’art dans le processus de création artistique, développer les relations esthétiques entre l’œuvre et son public, autant d’engagements pris par la Fondation Prince Pierre de Monaco pour la mise en œuvre de la nouvelle formule du Prix International d’Art Contemporain, dont je me félicite de la pleine réalisation. Ainsi, a été retenue l’œuvre du jeune artiste cubain, Carlos Garaicoa, intitulée Carta a los Censores (2003), par un éminent jury qui confirme la pluridisciplinarité de l’art contemporain et ouvre une nouvelle voie dans la création artistique. L’importance de contribuer à l’émergence d’un jeune artiste a conduit la Fondation à assurer un prolongement international à l’exposition organisée à Monaco par la publication d’un catalogue largement diffusé : il a ainsi été choisi de proposer, dans cet ouvrage, une étude approfondie de l’œuvre primée, afin d’offrir au public une lecture plus éclairée, entre un discours métaphorique sur la censure dans le monde, et l’étonnante fascination poétique de cette œuvre.

La Princesse de Hanovre

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CARTA A LOS CENSORES De La Havane où elle prend source, à l’atelier romain où elle s’élabore, traversant les salles impressionnantes du Palais Delle Papesse à Sienne où elle a été exposée en 2003, la Carta a los censores atteint les réserves londoniennes de la Tate Modern, rejoignant ainsi la collection du célèbre musée et liant son destin à la survie obligatoire que lui confère le droit à la postérité. Puis elle fait escale dans les salles du quai Antoine Ier à Monaco, le temps d’une célébration.1 Dans ce perpétuel exercice du présent, chacune de ses expositions la reconsidère, la reconstitue (souvent à son insu) accaparant les restes de ses parcours précédents, stratifiant les pertes et les gains de ses monstrations diverses pour lui donner une consistance singulière. Elle n’arrive jamais tout à fait seule à notre regard. Plus elle est multipliée de sens, plus elle se tient au secret de sa propre question, mais se rassemble dans le regard des autres où elle devient unique ; unique au regard de chacun comme unique à chaque lieu qui l’accueille. Dans la salle de son exposition à Monaco, elle semble baigner dans une pénombre qui réactive plus particulièrement ses sources cubaines et semble aussi démultiplier le contenu de ses origines et de ses déplacements. Elle apparaît comme une construction architecturale classique, fragile, surélevée, un peu flottante sur un tapis rouge cinéma qui n’est pas sans rappeler que la fête des images n’est pas la même pour chacun de nous ; et c’est bien cela que cette fragilité évoque.

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Car une œuvre d’art a toujours une volonté de rassembler en elle, à la fois la matière du temps qui va la localiser (et qui à son tour prendra en elle sa propre mesure) et un projet de mémoire. Elle a ce double projet d’inscription. Ici, quelques signes nous font penser que l’œuvre est active : une musique, un défilé de textes… et plus encore le souvenir constamment présent de l’interdit : cette liberté que l’art fait voyager si loin… L’œuvre s’adresse à nous, réellement. Mais n’est-elle pas une lettre ? La métaphore de son titre l’évoque et ne nous tient pas à distance des idées du monde. L’œuvre inaugure le temps de son apparition. Elle insiste sur cette fantastique expérience de participer au langage d’une époque, celui qui lui est le plus contemporain, et bien sûr celui que l’histoire lui inspire. Une œuvre a vocation de signifier. Jean-Louis Froment

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----L’œuvre de Carlos Garaicoa, Carta a los censores, introduit le nouveau Prix International d’Art Contemporain de Monaco. Ce prix est décerné par la Fondation Prince Pierre à une création artistique récente d’un artiste émergent. Après un appel à parrainage auprès d’une centaine de personnalités du monde artistique, c’est l’œuvre proposée par Lorenzo Fusi, Carta a los censores de l’artiste cubain Carlos Garaicoa, qui a été sélectionnée par un jury professionnel parmi plus d’une cinquantaine de dossiers en provenance de 29 pays.

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L’exposition de cette œuvre lauréate est devenue l’argument d’un projet culturel plus vaste ; le contenu, la mise en forme de sa pensée ont servi de partition au choix de l’œuvre Now let’s play to disappear (II), présentée dans un ancien cinéma de Monaco. De la sculpture de Carlos Garaicoa (qu’incarne la construction imaginaire représentant un cinéma à l’intérieur duquel défilent les titres de tous les films censurés depuis l’origine du septième art), à la salle réelle d’un cinéma monégasque accueillant une œuvre in situ de ce même artiste, ce Prix International d’Art Contemporain nous permet d’insister sur la dimension singulière du contenu de l’œuvre retenue et de proposer une vision plus élargie de l’espace conceptuel de l’artiste. Les deux œuvres jouent, en écho l’une de l’autre, le même argument. Si les espaces physiques différents déstabilisent notre perception nous obligeant à recomposer nos connaissances, l’unité de sens de ces œuvres propose une séquence que la métaphore de leurs titres inscrit, déjà, dans le temps des cultures vivantes.

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UN ANARCHIQUE PETIT THÉÂTRE HAVANAIS Edward Scissorhands Nous avons tous certainement été tentés – au moins une fois dans notre vie – par l’envie d’écrire une belle et courtoise lettre de protestation, par un J’accuse plus violent, un emportement ou un avertissement. À cœur ouvert, mot après mot, les lignes semblent s’écrire par elles-mêmes. Des frustrations jamais exprimées et restées sur le cœur et des injustices subies et jamais revendiquées prennent enfin forme et, au moment même où elles sont verbalisées, commencent à faire moins mal. Une lettre ouverte aux « censeurs » suppose non seulement une prise de position mais également une forme d’auto-analyse. Elle révèle nos frustrations. Elle parle de nous, avant de parler pour nous. Carlos Garaicoa a passé une grande partie de son enfance et de sa jeunesse au cinéma. En compagnie de son frère, séance après séance, il a dévoré des films, les uns après les autres. Les après-midi ou les soirées passées dans les salles de cinéma de La Havane, revoyant souvent plusieurs fois le même film, ont laissé un souvenir indélébile chez l’artiste. Ces films font partie de sa formation intellectuelle, morceaux de cette mosaïque complexe et articulée qui constitue en somme la culture personnelle de chacun de nous. Une mosaïque évidemment également faite d’omissions, de tesselles manquantes, de tout ce qui ne nous a pas été donné de voir, mais que nous connaissons quand même. Tout comme le non-dit est parfois plus significatif que le dit, nous pourrions penser que le non-vu donne, encore plus que le vu, la mesure d’un contexte culturel, politique et social donné. L’histoire de chaque nation est très marquée par la censure et la censure cinématographique – peut-être la plus manifeste du 20e siècle – ne peut nous en donner qu’une idée partielle. Il est surprenant de parcourir la liste des films censurés préparée par Garaicoa : on y trouve souvent des titres apparemment tout à fait anodins. Selon le lieu où elle est présentée, cette liste suscite des réactions toujours nouvelles. L’effet produit est distinct dans chaque pays, suivant la différente sédimentation historique des informations. Chacun a tendance à regarder d’abord les titres censurés de son pays d’origine : il ne s’agit certainement pas de chauvinisme mais plutôt de cette honte mal cachée que l’on éprouve face à l’étroitesse d’esprit ou à la myopie culturelle de son propre pays. Il ne serait pas opportun d’essayer de parcourir ici l’histoire de la censure cinématographique mondiale mais certains cas particulièrement significatifs me viennent immédiatement à l’esprit : Le Dernier Tango à Paris par exemple. Le film de Bertolucci n’a à ce jour jamais

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été blanchi, ni la condamnation au bûcher de la Cour de Cassation annulée. Le jugement du Tribunal du 9 février 1987, le dernier rendu, indique que le film était bien « coupable » à l’égard du sens commun de la pudeur des années soixante-dix mais que, quinze années s’étant écoulées et les mœurs du pays ayant changé, il ne l’était plus. Il restait cependant rétroactivement coupable. Depuis lors, les Italiens pouvaient enfin voir le film dans son intégralité sans être troublés ni bouleversés. Ils s’étaient entre temps évidemment habitués à bien d’autres choses1. Mais, encore plus graves que les coupures pour « obscénité » sont celles qui ont été perpétrées pour des raisons politiques et religieuses. Ce n’est pas un hasard si Rome Caput Mundi – comme disaient les Latins – est le lieu où le Vatican cohabite avec Cinecittà et où les starlettes vont dîner avec les parlementaires2. « Ou tu deviens artiste, ou tu vas en prison » C’est ainsi que s’exprimait Pier Paolo Pasolini, raillant la censure. Et il était bien placé pour le savoir, lui qui a fait l’objet d’un nombre considérable de plaintes et de condamnations tout au long de sa carrière d’écrivain et de metteur en scène. Les arts laissent toute latitude à l’imagination, ouvrent la voie vers une sorte de « licence poétique », un no man’s land, contre lequel il est plus difficile de combattre. L’obscurantisme des gouvernements s’abat avec gêne sur les arts, tandis que le droit d’expression et de pensée, dans le domaine social ou dans la presse, semble être plus facilement contrôlable par l’establishment. Mais on laisse généralement plus de liberté d’action à ces « fous patentés » que sont les artistes, presque excentriques par définition, surtout quand ils jouissent d’une renommée internationale et de la protection de puissants. Tels les jongleurs du Moyen Âge, un peu craints mais courtisés, les artistes flattent, même lorsqu’ils essaient de miner à ses bases le pouvoir constitué qui préfère couver un serpent en son sein plutôt que de le trouver à l’improviste dans son dos. J’imagine du reste que le rayon d’action et la sphère d’influence que peuvent atteindre les arts sont clairs pour le pouvoir. Le public à disposition des artistes est souvent restreint ; il ne représente pas une grande partie de la population. Même l’exposition la plus couronnée de succès ne pourra jamais concurrencer une seule minute de prime-time télévisuel. Les « censeurs » le savent : les artistes peuvent bien délirer, il suffit que le contrôle sur les autres organes d’information soit ferme. Le cinéma est plus problématique que les autres arts visuels : sa diffusion est bien plus grande, il circule de pays en pays et, en raison de sa nature « photographique », presque documentaire, il n’accomplit pas le même processus d’abstraction. Plus accessible que le théâtre, plus social qu’une quelconque exposition, très bien distribué : il constitue évi-

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demment un bien plus grand danger. Les ciseaux de la censure taillent donc dans le cinéma avec plus d’ardeur. Ils violentent et, surtout, conditionnent notre imaginaire visuel, héritage et expression du moment historique qu’il nous est donné de vivre. Il m’est presque impossible de penser à Carta a los censores de Garaicoa sans que cela ne m’évoque Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore. Alfredo, le vieux projectionniste, qui, sous la direction du curé, épure de tout baiser les plus célèbres films de l’immédiat après-guerre, et qui, à sa mort, laisse en héritage au jeune Salvatore une bobine de tous les baisers volés aux spectateurs, est comme un alter ego de l’artiste. Le personnage d’Alfred est certes plus lourdaud et mélodramatique, il n’a pas la même rage et la même soif de justice que l’anarchiste Garaicoa. Mais la séquence des baisers « volés » de Tornatore et celle des titres censurés de l’artiste cubain nous parle d’un même amour perdu, réprimé pour cas de force majeure, qui ne réussit que trop tard à se manifester et ne s’accomplit jamais vraiment. Restent la même amertume en bouche, mélange de regret et de nostalgie, et la même rancœur sourde. Ainsi appauvris de ce que nous pourrions définir comme le cinéma « phénoménologique» ou, du moins, d’une partie de celui-ci, il ne nous reste qu’à actionner celui que Calvino définissait comme le « cinéma mental ». Un type de cinéma qui « est toujours en fonction chez chacun de nous, — et qui l’a toujours été, même avant l’invention du cinéma – et qui ne cesse jamais de projeter des images dans notre spectacle intérieur »3. Arnarcho-architecture. Comme cela a bien été résumé par Maria José Balcells4, l’histoire de l’urbanisme de La Havane est tout à fait particulière. Même si elle a été déclarée patrimoine de l’humanité, la ville est pleine de bâtiments dont on ne comprend pas s’ils sont en ruine ou encore en construction. Des architectures modernistes rationnelles se mêlent à de majestueuses structures coloniales et le baroque instaure des relations bizarres avec l’aridité architecturale socialiste. La révolution de 1959 a comme suspendu la ville dans une dimension atemporelle, mais elle n’a certainement pas diminué la pression démographique vers la capitale qui a vécu un autre temps d’arrêt après la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’Union Soviétique. La Havane apparaît comme un lieu abandonné plein de vie. Une contradiction qui fait d’elle l’une des villes plus envoûtantes du monde. Mais il est facile de tomber dans le stéréotype, avec la complicité de la brise marine, des couleurs vives, des automobiles des années cinquante et la population créole bariolée qui bouge au rythme de la salsa de la Casa de la Música. > suite page 34

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----CARTA A LOS CENSORES Letter to the censors Lettre aux censeurs Carlos Garaicoa Installation Mixed media (wood, cardboard, DVD music,plexiglass, wax, photographs in lightboxes) 2003 Collection Tate Modern, London

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> suite de la page 15 L’œuvre de Carlos Garaicoa ne s’arrête pas à la «couleur locale» mais puise son inspiration continue dans la ville. Jamais, même pas par mégarde, il ne montre une réalité de carte postale.

La recherche d’un langage propre ou, plutôt, le langage lui-même se trouve au centre du travail de Garaicoa qui, dès le début de sa carrière, s’est senti mal à l’aise au sein de la division canonique faite entre les arts. Écrivain avant d’être artiste, il a commencé à travailler en expérimentant une forme narrative – presque anecdotique – plus proche de la psychologie sociale et de la littérature que des arts visuels au sens strict. La série numérologique du début des années quatre-vingt dix (Homenaje al seis ou 39, par exemple), les travaux sur les inscriptions des murs de La Havane (Qualquier sitio puede ser un bueno sitio para vivir), les photographies des façades en ruine accompagnées de dessins ironiques, presque délirants, de reconstruction, sont autant de façons de raconter des histoires et d’attirer l’attention sur cette infinité de messages politiques et de symboles que la ville offre en permanence mais auxquels nous ne prêtons normalement pas attention. L’analyse du tissu social de la ville et des trames de cet entrelacs complexe et très mobile de gens représente un point central dans l’œuvre de Carlos Garaicoa. L’étude que l’artiste opère sur la structure de la ville, sur ses signifiants, s’étend par conséquent à son architecture et à sa détermination du point de vue urbanistique. Mais Garaicoa est un «architecte»5 trop malin pour ne pas comprendre que la réalité urbaine est trop vibratile, instable et en évolution permanente, pour être figée même dans le plus utopique des projets. Elle est là, à portée de la main, mais elle s’enfuit tout le temps. « Débordante de personnages littéraires, la ville est un texte, un poème, un palimpseste en mutation permanente, en fragmentation et en prolifération, un lieu d’annulation et de reproduction »6. Pour essayer d’en raconter les changements, ou les histoires cachées, un esprit universel est indispensable : architecture, vidéo, photographie, sculpture, écriture, performance deviennent alors les instruments (tous également valables ou pareillement efficaces) qui permettent d’en décrire la complexité. Et une ville dichotomique, presque hystérique, comme La Havane est un exemple parfait de cette complexité. Au début était le cinéma Principal Carta a los Censores, l’œuvre avec laquelle Carlos Garaicoa a remporté la XXXIXe édition du Prix International d’Art Contemporain organisé par la Fondation Prince Pierre de Monaco, est née de la rencontre de l’artiste avec la spectaculaire architecture d’un cinéma désaffecté de La Havane, le cinéma Principal. Jusqu’en 1959, plus de cent salles de cinéma étaient en activité dans

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le centre de la capitale cubaine. Un grand nombre de ces édifices, exemples sophistiqués et majestueux de l’Art Nouveau, sont aujourd’hui menacés d’extinction. L’œuvre trouve donc son origine dans le désir de garder en vie ce « colosse » et, avec lui, une certaine manière d’aller au cinéma, très éloignée des complexes multisalles de dernière génération qui ressemblent plus à un home-theatre qu’à un véritable théâtre. Pour y parvenir, il fallait non seulement présenter une documentation architecturale (d’où la maquette qui reproduit et magnifie le cinéma Principal et les photographies en noir et blanc de bâtiments semblables dans toute La Havane) mais également injecter une nouvelle sève : les spectateurs. Un large public. La salle s’obscurcit. Silence. Les lumières baissent, la projection commence. Le grand écran du cinéma-théâtre s’allume d’un bleu intense et les titres commencent à défiler. On s’aperçoit en effet rapidement qu’il ne s’agit que de titres. La minuscule cabine projette un film sans images. Une œuvre sur la négation. Un historique du cinéma « châtré» par la censure, un work-in-progress auquel on doit encore ajouter des morceaux échappés à une première reconnaissance ou à des censures à venir. Une œuvre vive, qui se nourrit de la violence perpétrée non seulement à l’encontre du cinéma mais aussi contre toute la culture, qui est mise en scène au sein d’une structure morte. Comme le raconte l’artiste : « au début, l’idée était de faire le lien entre la décadence de l’espace physique, de l’espace architectural et la décadence de l’image elle-même »7. Mais l’image refusée acquiert, au contraire, une force inattendue. Puissante et vitale, elle rachète le déclin architectural du théâtre Principal et, tonitruante, nous sort de notre torpeur intellectuelle. Majestueux, presque palladien, le « nouveau » cinéma Principal se découpe sur une pyramide d’étais et d’échafaudages8. Carta a los Censores est une œuvre intime et en même temps universelle, poétique et politique : Garaicoa part d’un fait précis, d’une réalité circonscrite, qui parle de lui, de son vécu et de la ville, pour s’ouvrir à 360 degrés et nous emporter tous. Militante, inévitable, la critique opérée par l’artiste ne laisse pas d’issue et impose une réflexion sur le monde de la communication au niveau transnational. Elle parle d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Mais, surtout, elle parle au-delà des barrières et des particularismes locaux. On peut sans aucun doute dire que cette recherche qui animait les premiers pas de Garaicoaartiste est terminée. Œuvre et langage sont enfin fondus l’un dans l’autre. Le jeu et l’illusion Ahora juguemos a desaparecer [II] (Now Let’s Play to Disappear [II])9 est la deuxième œuvre présentée par Garaicoa à Monaco, dans la salle du Ponant, au Théâtre Princesse Grace. Cette œuvre, installée à la galerie Continua de San

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Gimignano en 2002, est constituée par une large base de métal sur laquelle sont disposées des bougies reproduisant à l’échelle certains des monuments les plus célèbres du monde (on reconnaît, entre autres, la colonnade Saint-Pierre et la Statue de la Liberté). Les bâtiments sont entremêlés et forment une sorte de somme des plus grandes réussites de l’architecture ou peut-être même de la civilisation. Garaicoa met en scène une ville idéale faite de monumentssymboles qui, avec le temps, fondent pour devenir un grand « bûcher des vanités ». Un système de caméras de télévision en circuit fermé, pointées sur cet horizon incandescent, en envoie une vision nocturne mobile en prise directe sur un écran de cinéma en changeant régulièrement de plans. Une ville embrasée par les mille lumières de la nuit, qui se consume graduellement, se nourrissant d’elle-même. Une ville toujours changeante, dont le profil est en transformation perpétuelle. Un film, la lente consomption des bougies n’ayant pas le rythme de la chronique télévisuelle, qui relate par métaphore la condition humaine. Nos ambitions et nos désillusions, projetées sur ce paysage urbain utopique, renvoient une faible clarté, tandis que le mythe d’Utopie se change en un memento mori entre macabre et divertissement. Mais il ne s’agit pas seulement de ruines, de décadence et de déclin. Le regard de l’artiste est celui d’un moqueur virtuose en équilibre instable entre les rythmes entropiques des cycles naturels de transformation et la succession des régimes politiques et de leurs manifestations, empires et hauts faits, qui renaissent comme le phénix. Il n’y a pas de quoi pleurer mais plutôt matière à réflexion. Garaicoa le Destructeur/Garaicoa le Bâtisseur. Comme dans un éternel jeu de rôles, l’artiste redonne vie à ce qui semble sur le point de se dissoudre, pour dissoudre ensuite à leur tour nos illusions. « Garaicoa’s process of recuperation is an attempt to correct the city’s history. He is the artist as archaeologist, intent on preserving the past even if the final result is no more than illusion – a mirage […]»10. Jeu et illusion sont donc les instruments que l’artiste emploie pour faire sauter de l’intérieur la construction mentale, plus encore que physique, autour de laquelle tournent toutes les logiques de pouvoir. Lors d’un entretien avec l’artiste, alors que je lui demandais ce qu’il avait en tête pour le proche avenir (puisqu’il avait l’intention de donner à son œuvre un aspect encore plus politique), Garaicoa répondit : « Un cocktail Molotov ! ». Je continue à penser que ces mots incendiaires sont la meilleure, sinon la seule, des conclusions. Lorenzo Fusi

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----L’affaire du Dernier Tango a bien évidemment donné lieu à une bataille politique en règle qui a vu prendre position non seulement les journaux de parti, comme L’Unità, mais également tous les grands quotidiens du pays. Parmi les nombreux articles de Tatti Sanguinetti, l’un des lecteurs les plus attentifs de la censure cinématographique en Italie, nous suggérons à ce sujet le lien : http://www.fucine.com/network/fucinemute/core/index.php?url=redir.php?articleid=72 Voir aussi : Italia taglia, Tatti Sanguinetti, Editori Associati, Ancone-Milan, 1999. 2 Et c’est bien à Rome, chez Volume ! que Carta a los censores (Piccolo teatro dell’anarchia) de Carlos Garaicoa a été présenté pour la première fois. 3 ITALO CALVINO, Lezioni Americane. Sei proposte per il prossimo millennio (Leçons américaines. Aidemémoire pour le prochain millénaire), MONDADORI, MILAN, 200225, PAGES 93-94. 4 MARIA JOSÉ BALCELLS, Autoflagelación, supervivencia, insubordinación o el despertar de la ciudad en el siglo XXI, in AAVV, Autoflagelación, supervivencia, insubordinación, catalogue de l’exposition, Sala Moncada, Barcelone, Ediciones La Caixa, Barcelone, 2003, pages 10-12. Réédité dans La habitación de mi negatividad, Carlos Garaicoa, catalogue de l’exposition, La Casona, La Havane, Ediciones Ponton, La Havane, 2003, pages non numérotées. 5 Garaicoa se qualifie en effet ironiquement d’architecte dans les dessins qui accompagnent l’œuvre complexe qu’il a créée pour Documenta 11 de Kassel (2002). 6 ADRIANO PEDROSA, Frammenti di città, in La misura di quasi tutte le cose, catalogue de l’exposition, Palazzo delle Papesse, Sienne, Gli Ori, Siena-Prato, 204, page 35. 7 Carlos Garaicoa, Conversazione con Lorenzo Benedetti, in Carta a los censores (Piccolo teatro dell’anarchia), catalogue de l’exposition, Volume !, Rome, 2003, pages non numérotées. 8 Le rappel des échafaudages que l’on peut voir dans Acerca de la construcción de la verdadera Torre de Babel, 1994-1955, est très intéressant. 9 Ce travail est une évolution d’une précédente œuvre publique (Ahora juguemos a desaparecer [I], 2001) commandée par la ville d’Arnehm dans le cadre du vaste projet Sonsbeek 9. LocusFocus. Sur l’origine de ce travail, laissons la parole à l’artiste : « […] j’ai choisi d’intervenir à l’intérieur d’une église, Eusebius Kerk, détruite dans les années quarante et reconstruite vers les années soixante. Arnhem est une ville obsédée par sa destruction ; c’est un centre qui vit de sa propre ruine. Elle a fait de ses souffrances une raison, une attraction touristique […] si vous entrez dans l’église de Saint-Eusèbe, vous verrez des photographies de l’architecture détruite, des souvenirs et des images commémoratives. Parmi les souvenirs du passé, au bout de quelques jours, j’ai remarqué des bougies de la forme de cette église. C’était exactement l’inspiration que je cherchais pour rappeler le passé de cette ville de manière « ironique », comme il convient à mon œuvre, mais en cherchant également à aborder avec honnêteté le désespoir de ces gens. » (LORENZO FUSI, Una conversazione con Carlos Garaicoa, in La misura di…, cit., p. 18). La ville de cire, née de cette intuition, qui était la réplique des rues, des places et des bâtiments d’Arnhem, a été disposée sur une plate-forme cruciforme à l’intérieur de l’église. Chaque jour, une partie mourait, se dissolvait, créant une forte réaction émotionnelle parmi la population locale, souvent inconsciente de l’aspect vaguement sarcastique implicite de l’œuvre. 10 ALMA RUIZ, Carlos Garaicoa, in Capablanca’s Real Passion, catalogue de l’exposition, MOCA, Los Angeles, Aspen Art Museum, Aspen, Gli Ori, Prato, 2004, p. 14. 1

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CARTA A LOS CENSORES Les œuvres de Carlos Garaicoa ont la particularité de réunir des objets-sens, dont la collision dans l’espace est productrice d’un récit. Carta a los censores est une adresse aux censeurs du monde entier : fonctionnaires ou détenteurs de l’autorité morale, qui ont affirmé avec morgue se substituer à la clairvoyance et au libre arbitre du citoyen, pour le protéger de prétendues menaces extérieures. La censure au cinéma recouvre plusieurs degrés d’interventions : la coupe des plans litigieux ou l’interdiction temporaire ou définitive. La coupe est l’œuvre des ciseaux, outils chargés de sens; elle est finalement un geste simple, presque banal, une ultime intervention sur le montage. L’interdiction, stade plus coercitif des commissions de censure, s’avère une mort annoncée, provisoire ou définitive du film ; mais économiquement définitive. Tout récit commence par un lieu : il s’agit dans le cas présent d’un bâtiment rectangulaire à l’architecture néo-classicisante. Ce pourrait être un palais construit selon les règles de symétrie idoines, avec ses arcatures, ses enfilades de colonnes, son escalier monumental à double révolution, son foyer et son balcon. Au rez-de-chaussée, un hall ouvert sur l’extérieur par de grandes baies vitrées : à l’intérieur de la maquette, si l’on se penche au-dessus, on découvre en son centre, une salle en hémicycle aux rangées de fauteuils en bois recouverts de velours de Gênes, dans laquelle se déroule une projection. Uniquement des titres de films se succédant comme un long et interminable générique, à la manière d’un film de Keith Sanborn. Lorsque je vis cette pièce de Carlos Garaicoa pour la première fois, me revint à l’esprit un voyage que je fis à l’occasion d’un colloque à Calanda, la ville natale de Luis Bunuel située dans la région d’Aragon au nord de l’Espagne. Le maire de la ville nous avait accueilli dans la salle de cinéma du village, El cine Luis Bunuel, bien entendu ! Construite comme la majorité d’entre elles au cours des années 20-30, elle était délicieusement désuète avec ses décors en stucs, ses rangées de fauteuils défoncés prolongés de strapontins, son rideau de scène, ses tentures et candélabres au mur. La capacité de la salle de cinéma était incompréhensible pour un esprit contemporain : peut-être mille places. De quoi faire entrer la majeure partie de la population du village. Le choix de ce lieu par les autorités était parfait pour un hommage, car il nous immergeait d’emblée dans ce passé où le cinéma était l’art du divertissement populaire par excellence, et où la majeure partie de la population des villes et villages allaient s’abandonner au rêve dans ces temples de l’âge moderne.

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Le lieu de cinéma inventé par Carlos Garaicoa évoque ce passé révolu, en passe d’être oublié. Comment ne pas imaginer dans La Havane des années quarante ces monuments à la cinématographie ? Métonymiquement, le soutènement de cette maquette par des pieux en bois – ces pieux que l’artiste croise régulièrement dans les rues de la Havane et qui maintiennent debout des pans d’immeubles menaçant de s’écrouler – évoque une véritable communauté de destin entre une architecture de cinéma et une histoire du cinéma. Cet effet d’élévation signifie admirablement ce déplacement dans le temps, ce travail de mémoire qui ramène à la surface de la conscience. Les foules s’enfournaient avec délectation dans les salles obscures après la journée de travail ou pendant leur jour de repos, venant se divertir à peu de frais. Ce rituel-là ne devait pas être celui de tous ces cinéastes qui eurent leurs œuvres coupées ou interdites. Ils voulurent inventer un art et souvent mal leur en a pris. Le cinéma déteste toute lumière qui n’est pas sienne ; l’ersatz contemporain du cinéma que serait le White Cube demeure envers et contre tout un ersatz. L’obscurité des lieux, où l’homme se commet tel un cafard, semblait propice à l’exaltation des pires instincts, jusqu’ici refoulés par les tabous et la morale élevés sous le temple de la lumière. À cette peur du retour du refoulé, la perfection de la mimesis devait être un facteur aggravant. La monumentalité de l’image créait d’emblée un rapport d’identification accru, un supposé effet d’envoûtement du dispositif, qui allait mettre en péril « la santé de l’âme ». Si L’arrivée du train en gare de la Ciotat a effectivement provoqué un mouvement de panique dans la salle, le phénomène ne s’est jamais reproduit depuis ; preuve s’il en est que l’homme a appris à décrypter la fiction de la réalité. Cependant le premier baiser (The Kiss par Edison) parut d’une indécence, voire d’une bestialité insensée. Le cinéma réveillait l’interdiction de la représentation, aux origines hébraïques de notre culture religieuse occidentale. Autant de facteurs qui devaient concourir à ce que ce spectacle nouveau fût surveillé de près et eût à subir les ciseaux d’Anasthasie. André Breton élevait le cinéma au rang d’une nouvelle liturgie et déclarait : « C’est là que se célèbre le seul mystère absolument moderne.» Cette déclaration hérétique qu’adoptaient tous les surréalistes ne pouvait que conforter, s’il en était besoin, les craintes paranoïaques des pouvoirs politiques ou religieux.

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Dans sa lettre aux censeurs, Carlos Garaicoa leur rappelle, sous la forme d’un inventaire, tous ces films interdits, condamnés à l’enfer des cinémathèques, pays par pays. Ce qui pouvait être toléré en littérature ne l’était plus dès lors qu’il y avait transposition à l’écran : La religieuse de Diderot mis en scène par Jacques Rivette ou Jours tranquilles à Clichy de Jens Jorgen Thorsen d’après le roman d’Arthur Miller en sont deux exemples éclairants. La liste de Carlos Garaicoa est bien plus qu’une liste, une véritable carte géopolitique du monde, des déplacements dans le temps et dans l’espace de ses zones de turbulences et de ses crispations. Comme pour un conflit qui a pris fin (ou presque car il demeure beaucoup de pays où la liberté d’expression cinématographique reste bafouée), Carlos Garaicoa aligne les noms des victimes des ciseaux des censeurs. Les plus grandes œuvres de l’histoire du cinéma y figurent : Ecstasy (1933) de Gustav Machaty, Freaks de Tod Browning, Je vous salue Marie de Jean-Luc Godard… Les pays, les régimes politiques, les continents ont été inégaux dans les coups de ciseaux. La lettre de Carlos Garaicoa conclut à une omnipotence des censeurs, qui auront banni à peu près tout ce que les historiens s’accordent à reconnaître comme faisant partie de l’histoire du cinéma et de son patrimoine. Jean-Michel Bouhours

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ALGERIA. ¶ LUSS (1989) DIR. RACHID BENHADJ. ALGERIA. ¶ BAB-EL-OUED CITY (1994) DIR. MERZAK ALLOUACHE. ALGERIA. ¶ BRAZIL. ¶ RIO 40 GRAUS (1955) DIR. NELSON PEREIRA DOS SANTOS. BRAZIL. ¶ BARRAVENTO (1962) DIR. GLAUBER ROCHA. BRAZIL. ¶ OF CAFAJESTES (1962) DIR. RUI GUERRA. BRAZIL. ¶ CINCO VÈZES FAVELAS (1962) LEON HIRSZMAN. BRAZIL. ¶ GARRINCHA, ALEGRAIA DO POVO (1962) DIR. JOAQUIM PEDRO DE ANDRADE. BRAZIL. ¶ VIDAS SECAS (1963) DIR. NELSON PEREIRA DOS SANTOS. BRAZIL. ¶ GANGA ZUMBI, O REI DOS PALMARES (1963) DIR. CARLOS DIEGUES. BRAZIL. ¶ DEUS E O DIABO NA TERRA DO SOL (1964) DIR. GLAUBER ROCHA. BRAZIL. ¶ OS FUZIS (1964) DIR. RUI GUERRA. BRAZIL. ¶ CABRA MARCADO PARA MORRER (1964) DIR. EDUARDO COUTINHO. BRAZIL. ¶ O DESAFIO (1965) DIR. PAULO CÉSAR SARACENI. BRAZIL. ¶ MENINO DO ENGENHO (1965) DIR. WALTER LIMA. BRAZIL. ¶ TERRA EM TRANSE (1967) DIR. GLAUBER ROCHA. BRAZIL. ¶ CARA A CARA (1967) DIR. JULIO BRESSANE. BRAZIL. ¶ FOME DE AMOR (1968) DIR. NELSON PEREIRA DOS SANTOS. BRAZIL. ¶ CANCER (1968) DIR. GLAUBER ROCHA. BRAZIL. ¶ ANTONIO DAS MORTES (1968) DIR. GLAUBER ROCHA. BRAZIL. ¶ JARDIM DE GUERRA (1968) DIR. NEVILLE D’ALMEIDA. BRAZIL. ¶ MACUMAINA (1969) DIR. JOAQUIM PEDRO DE ANDRADE. BRAZIL. ¶ DER LEONE HAVE SEPT CABEÇAS (1970) DIR. GLAUBER ROCHA. BRAZIL. ¶ COMO ERA GOSTOSO O MEUS FRANCÈS (1970) DIR. NELSON PEREIRA DOS SANTOS. BRAZIL. ¶ ORGIA OU O HOMEN QUE DEU CRIA (1970) DIR. JOAO SILVERIO TREVISAN. BRAZIL. ¶ OS HERDEIROS (1970) DIR. CARLOS DIEGUES. BRAZIL. ¶ IRACEMA (1974) DIR. JORGE BODANZKY. BRAZIL. ¶ AO SUL DO MEU CORPO (1981) DIR. PAULO CÉSAR SARACENI. BRAZIL. ¶ BULGARIA. ¶ NEVEROYATNA ISTORIA (1962) DIR. VLADIMIR YANCHEV. BULGARIA. ¶ PRIVURZANIYET BALON (1967) DIR. BINKA ZHELYAZKOVA. BULGARIA. ¶ LACHENITE OBUVKI NA NEZNAYNYA VOYN (1968) (CENSORED SCREENPLAY) DIR. RANGEL VULCHANOV. BULGARIA. ¶ POSLEDNATA DUMA (1972) DIR. BINKA ZHELYAZKOVA. BULGARIA. ¶ POSLEDNO LIATO (1973) DIR. KHRISTO KHRISTOV. BULGARIA. ¶ CZECHOSLOVAKIA. ¶ EKSTASE-EUM SPIEVA (1933) DIR. GUSTAV MACHATY. CZECHOSLOVAKIA. ¶ CHCEME ZH’T (1949) DIR. E. F. BURIAN. CZECHOSLOVAKIA. ¶ DALEKA CESTA (1950) DIR. ALFRED RADOK. CZECHOSLOVAKIA. ¶ NEN’STALE ZAMRA ENO (1950) DIR. VIJTCK JASNY´ & KAREL KACHYHA. CZECHOSLOVAKIA. ¶ DIVOTVORNY´ KLOBOUK (1953) DIR. ALFRED RADOK. CZECHOSLOVAKIA. ¶ STY’BRNY´ V’TR (1954) DIR. VACLAV KRAKA. CZECHOSLOVAKIA. ¶ MOJ PY’TEL FABIAN (1954) DIR. JIYI WEISS. CZECHOSLOVAKIA. ¶ ZDE JSOU LVI (1958) DIR. VACLAV KRAKA. CZECHOSLOVAKIA. ¶ TYI PYAN’(1958) DIR. JAN KADAR & ELMAR KLOS. CZECHOSLOVAKIA. ¶ KONEC JASNOVDCE (1958) DIR. VLADIM’R SVITA EK. CZECHOSLOVAKIA. ¶ PROBUZEN’(1959) DIR. JIYI KREJ ‘K. CZECHOSLOVAKIA. ¶ VELKA SAMOTA (1959) DIR. LADISLAV HELGE. CZECHOSLOVAKIA. ¶ U STROPU JE PYTEL BLECH (1962) DIR. VRA CHYTILOVA. CZECHOSLOVAKIA. ¶ SLNKO V SIETI (1962) DIR. STEFAN UHER. CZECHOSLOVAKIA. ¶ POSTAVA K PODP’RAN’(1963) DIR. PAVEL JURA EK Y JAN SCHMIDT. CZECHOSLOVAKIA. ¶ OSLAVNOSTY A HOSTECH (1966) DIR. JAN NMEC. CZECHOSLOVAKIA. ¶ KONEC SRPNA V HOTELU OZÓN (1966) DIR. JAN SCHMIDT. CZECHOSLOVAKIA. ¶ SEDMY´ DEN, OSMA NOC (1967) DIR. EVALD SCHORM. CZECHOSLOVAKIA. ¶ HOY’, MA PANENKO ! (1967) DIR. MILOA FORMAN. CZECHOSLOVAKIA. ¶ VAICHNI DOBYI RODACI (1968-69) DIR. VOJTCH JASNY´. CZECHOSLOVAKIA. ¶ SMANY´ PAN (1969) DIR. KAREL KACHYHA. CZECHOSLOVAKIA. ¶ PY’PAD PRO ZA ‘NAJ’C’HO KATA (1969) DIR. PAVEL JURA EK. CZECHOSLOVAKIA. ¶ SKYIVANCI NA NITI (1969) DIR. JIY’MENZEL. CZECHOSLOVAKIA. ¶ KONEC FARAYE (1969) DIR. EVALD SCHORM. CZECHOSLOVAKIA. ¶ PASTAK (1969) DIR. HYNEK BO AN. CZECHOSLOVAKIA. ¶ NUDNA NEDLE (1969) DIR. DRAHOM’RA VIHANOVA. CZECHOSLOVAKIA. ¶ UCHO (1970) DIR. KAREL KACHYHA. CZECHOSLOVAKIA. ¶ HL’DA (1970) DIR. IVAN REN. CZECHOSLOVAKIA. ¶ PSI A LIDÉ (1970) DIR. EVALD SCHORM & VOJTCH JASNY´. CZECHOSLOVAKIA. ¶ NAHOTA (1970) DIR. VAKLAV MATJKA. CZECHOSLOVAKIA. ¶ CHINA. ¶ HUANG TUDI (1984) DIR. CHEN KAIGE. CHINA. ¶ DA YUEBING (1985) DIR. CHEN KAIGE. CHINA. ¶ HONG GOALIANG (1987) DIR. ZHANG YIMOU. CHINA. ¶ JU DOU (1990) DIR. ZHANG YIMOU. CHINA. ¶ DA HONG DENG LONG GAO GAO GUA (1991) DIR. ZHANG YIMOU. CHINA. ¶ BA WANG BIE JI (1993) DIR. CHEN KAIGE. CHINA. ¶ LAN FENG ZHENG (1993) DIR. TIAN ZHUANGZHUANG CHINA. ¶ HOUZHE (1994) DIR. ZHANG YIMOU. CHINA. ¶ FENGYUE (1996) DIR. CHEN KAIGE. CHINA. ¶ DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO. ¶ L’ESPRIT DE SALONGO (1975) DIR. MAMBU ZINGA KWAMI. DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO. ¶ IVORY COAST. ¶ VISAGES DES FEMMES (1973-1985) DIR. DÉSIRE ÉCARÉ. IVORY COAST. ¶ CUBA. ¶ EL CADETE DEL MORRO (1929) DIR. ARTURO (MUSSIE) DEL BARRIO, ANTONIO PERDICES Y RAMÓN PEÓN. CUBA. ¶ EL MÉGANO (1954) DIR. TOMAS GUTIÉRREZ ALEA Y JULIO GARCÍA ESPINOSA. CUBA. ¶ P.M (1961) DIR. SABA CABRERA INFANTE Y ORLANDO JIMÉNEZ LEAL. CUBA. ¶ EN LA NOCHE (1964) DIR. PASTOR VEGA. PRODUCCIÓN : ICAIC. CUBA. ¶ OCIEL DEL TOA (1966) DIR. NICOLAS GUILLÉN LANDRIAN. PRODUCCIÓN : ICAIC. CUBA. ¶ COFFEA ARABIGA (1968) DIR. NICOLAS GUILLÉN LANDRIAN PRODUCCIÓN : ICAIC. CUBA. ¶ UN DÍA DE NOVIEMBRE (1972) DIR. HUMBERTO SOLAS. PRODUCCIÓN : ICAIC. CUBA. ¶ CINCUENTA Y CINCO HERMANOS (1978) DIR. JESUS DÍAZ. CUBA. ¶ SON O NO SON (1980) DIR. JULIO GARCÍA ESPINOSA. PRODUCCIÓN : ICAIC. CUBA. ¶ TECHO DE VIDRIO (1981) DIR. SERGIO GIRAL. CUBA. ¶ HOY COMO AYER (1987) DIR. CONSTANTE DIEGO. PRODUCCIÓN : ICAIC. CUBA. ¶ EL ENCANTO DEL REGRESO (1989) DIR. EMILIO OSCAR ALCALDE. CUBA. ¶ ALICIA EN EL PUEBLO DE LAS MARAVILLAS (1990) DIR. DANIEL DÍAZ TORRES. CUBA. ¶ FRESA Y CHOCOLATE (1992) DIR. TOMAS GUTIÉRREZ ALEA Y JUAN CARLOS TABÍO. CUBA. ¶ MOLINA’S CULPA (1992) DIR. JORGE MOLINA PRODUCCIÓN : EICTV. CUBA. ¶ ESTADO DEL TIEMPO (1994) DIR. LUIS FELIPE BERNAZA. CUBA. ¶ MADAGASCAR. (1994) (MEDIOMETRAJE) DIR. FERNANDO PÉREZ. CUBA. ¶ PON TU PENSAMIENTO EN MI. (1995) DIR. ARTURO SOTTO. CUBA. ¶ MELODRAMA. (1995) MEDIOMETRAJE. DIR. ROLANDO DÍAZ. PRODUCCIÓN : ICAIC. CUBA. ¶ LA OLA (1995) MEDIOMETRAJE. DIR. ENRIQUE DÍAZ. CUBA. ¶ SI ME COMPRENDIERAS, (1998) DIR. ROLANDO DÍAZ. CUBA. ¶ FRÍA JENNY (2000) DIR. JORGE MOLINA PRODUCCIÓN : EICTV. CUBA. ¶ MOLINAS’S TEST (2002) DIR. JORGE MOLINA. CUBA. ¶ SUITE HABANA (2003) (DISTRIBUCIÓN LIMITADA) DIR. FERNANDO PÉREZ. CUBA. ¶ DENMARK. ¶ STILLE DAGE I CLICHY (1970) DIR. JENS JØRGEN THORSEN DENMARK. ¶ EGYPT. ¶ NUMERO 6 (1942) DIR. ABOU SEIF. EGYPT. ¶ BAB AL-HADID (1958) DIR. JOUSSEF CHAHINE. EGYPT. ¶ AL-NASIR-SALAH AL-DIN (1963) DIR. JOUSSEF CHAHINE. EGYPT. ¶ AL-MUTA-MARRIDUN (1966) DIR. TAWFIQ SALIH. EGYPT. ¶ ZUQAQ AL-SAYYD AL-BULTI (1967) DIR. TAWFIQ SALIH. EGYPT. ¶ AL-MUMIA (1968-69) DIR. SHADI ABDES-SALAM EGYPT. ¶ AL-MAKHDU’UN (1972) DIR. TAWFIQ SALIH. EGYPT. ¶ AL-USFUR (1973) DIR. JOUSSEF CHAHINE. EGYPT. ¶ AL-MUHAJIR (1994) DIR. JOUSSEF CHAHINE. EGYPT. ¶ AL-MASSIR (1997) DIR. JOUSSEF CHAHINE. EGYPT. ¶ SPAIN. ¶ LA EDAD DE ORO, (1930) DIR. LUIS BUÑUEL & SALVADOR DALÍ. SPAIN. ¶ TIERRA SIN PAN (1932) DIR. LUIS BUÑUEL. SPAIN. ¶ PIPO Y PIPA EN BUSCA DE COCOLÍN (1936) DIR. ADOLFO AZNAR. SPAIN. ¶ NUESTRA NATASHA (1936-1939) DIR. BENITO PEROJO. SPAIN. ¶ EL CRUCERO DE BALEARES (1941) DIR. ENRIQUE DEL CAMPO. SPAIN. ¶ ROJO Y NEGRO (1942) DIR. CARLOS ARÉVALO. SPAIN. ¶ LA FE (1947) DIR. RAFAEL GIL. SPAIN. ¶ LA HUIDA (UNPUBLISHED SCREENPLAY JUAN ANTONIO BARDEM & LUIS G. BERLANGA) (1949). SPAIN. ¶ LOS OLVIDADOS (1950) DIR. LUIS BUÑUEL. SPAIN-MEXICO. ¶ ESA PAREJA FELIZ. (1951) DIR. LUIS GARCÍA BERLANGA & JUAN ANTONIO BARDEM. SPAIN. ¶ SURCOS (1951) DIR. JOSÉ ANTONIO NIEVES CONDE. SPAIN. ¶ EL JUDAS (1952) DIR. I. F. IQUINO. SPAIN. ¶ BIENVENIDO MR. MARSHALL (1953). DIR. LUIS GARCÍA BERLANGA. SPAIN. ¶ LA GUERRA DE DIOS (1953) DIR. RAFAEL GIL. SPAIN. ¶ MANICOMIO (1953) DIR. FERNANDO FERNAN-GÓMEZ. SPAIN. ¶ NOVIO A LA VISTA (1954). DIR. LUIS GARCÍA BERLANGA, SPAIN. ¶ SIERRA MALDITA (1954) DIR. ANTONIO DEL AMO. SPAIN. ¶ MUERTE DE UN CICLISTA (1955) DIR. JUAN ANTONIO BARDEM. SPAIN-ITALY. ¶ TODOS SOMOS NECESARIOS (1956) DIR. JOSÉ ANTONIO NIEVES CONDE. SPAIN. ¶ EMBAJADORES EN EL INFIERNO (1956) DIR. JOSÉ MARÍA FORQUÉ. SPAIN. ¶ CALABUCH (1956) DIR. LUIS GARCÍA BERLANGA. SPAIN. ¶ CALLE MAYOR (1956) DIR. JUAN ANTONIO BARDEM. SPAIN. ¶ EL INQUILINO (1957) DIR. JOSÉ ANTONIO NIEVES CONDE. SPAIN. ¶ AMANECER EN PUERTA OSCURA (1957) DIR. JOSÉ


MARÍA FORQUÉ. SPAIN. ¶ LA VENGANZA (1957) DIR. JUAN ANTONIO BARDEM. SPAIN. ¶ LOS JUEVES, MILAGRO (1957) DIR. JOSÉ LUIS GARCÍA BERLANGA. SPAIN-ITALY. ¶ EL PISITO (1958) DIR. MARIO FERRERI. SPAINITALY. ¶ OTROS TIEMPOS (1958) DIR. CARLOS FERNANDEZ CUENCA. SPAIN. ¶ LA MURALLA (1958) DIR. LUIS LUCIA. SPAIN. ¶ LOS GOLFOS. (1959) DIR. CARLOS SAURA. SPAIN. ¶ LOS CHICOS (1959) DIR. MARIO FERRERI. SPAIN-ITALY. ¶ SE VENDE UN TRANVÍA (1959). DIR. LUIS GARCÍA BERLANGA & JUAN ESTELRICH. SPAIN. ¶ CARMEN LA DE RONDA (1959) DIR. TULIO DEMICHELLI. SPAIN. ¶ EL COCHECITO (1960) DIR. MARIO FERRERI. SPAIN-ITALY. ¶ MARIBEL Y LA EXTRAÑA FAMILIA (1960) DIR. JOSÉ MARÍA FORQUÉ. SPAIN. ¶ JUVENTUD A LA INTEMPERIE (1961) DIR. I. F. IQUINO. SPAIN. ¶ JIMENA (1961) DIR. MIGUEL PICAZO. SPAIN. ¶ PLACIDO (1961) DIR. LUIS GARCÍA BERLANGA. SPAIN. ¶ VIRIDIANA (1961), DIR. LUIS BUÑUEL. SPAIN. ¶ LA VENGANZA DE DON MENDO (1961) DIR. FERNANDO FERNAN-GÓMEZ. SPAIN. ¶ LOS INOCENTES (1962) DIR. JUAN ANTONIO BARDEM. SPAIN-ARGENTINA. ¶ TIERRA DE TODOS (1962) DIR. ANTONIO ISASI ISASMENDI. SPAIN. ¶ EL BUEN AMOR (1963) DIR. FRANCISCO REGUEIRO. SPAIN. ¶ LLANTO POR UN BANDIDO (1963) DIR. CARLOS SAURA. SPAIN. ¶ LOS FARSANTES (1963) DIR. MARIO CAMUS. SPAIN. ¶ NUNCA PASA NADA (1963) DIR. JUAN ANTONIO BARDEM. SPAIN. ¶ EL VERDUGO (1963) DIR. LUIS GARCÍA BERLANGA. SPAIN. ¶ Y EL MUNDO SIGUE (1963) DIR. FERNANDO FERNAN-GÓMEZ. SPAIN. ¶ LA MUERTE Y EL LEÑADOR (1963) DIR. LUIS GARCÍA BERLANGA, SPAIN. ¶ BRILLANTE PORVENIR (1964) DIR. VICENTE ARANDA. SPAIN. ¶ LA TÍA TULA (1964) DIR. MIGUEL PICAZO. SPAIN. ¶ AMADOR (1965) DIR. FRANCISCO REGUEIRO. SPAIN. ¶ LA CAZA (1965) DIR. CARLOS SAURA SPAIN. ¶ LOS PIANOS MECANICOS (1965) DIR. JUAN ANTONIO BARDEM. SPAIN. ¶ RAIMON (1965). DIR. CARLOS DURAN. SPAIN. ¶ LA CAZA (1965) DIR. CARLOS SAURA. SPAIN. ¶ JUGUETES ROTOS (1966) DIR. MANUEL SUMMERS. SPAIN. ¶ MAYORES CON REPAROS (1966) DIR. FERNANDO FERNANGÓMEZ. SPAIN. ¶ BELLE DE JOUR (1966-67) DIR. LUIS BUÑUEL. SPAIN-FRANCE. ¶ ESPAÑA OTRA VEZ (1967) DIR. JAIME CAMINO. SPAIN. ¶ ALGO AMARGO EN LA BOCA (1967) DIR. ELOY DE LA IGLESIA. SPAIN. ¶ OSCUROS SUEÑOS DE AGOSTO (1967) DIR. MIGUEL PICAZO. SPAIN. ¶ EL TESORO DEL CAPITAN TORNADO (1967) DIR. ANTONIO ARTERO. SPAIN. ¶ LA BOUTIQUE (1967) DIR. LUIS GARCÍA BERLANGA. SPAIN. ¶ AMA LUR. (1968) DIR. FERNANDO LARRUQUET & NÉSTOR BASTERRETXEA. SPAIN. ¶ SEXPERIENCIAS (1968) DIR. JOSÉ MARÍA NUNES. SPAIN. ¶ UN INVIERNO EN MALLORCA (1969) DIR. JAIME CAMINO. SPAIN. ¶ DEL AMOR Y OTRAS SOLEDADES (1969) DIR. BASILIO M. PATINO. SPAIN. ¶ LA RESPUESTA (1969) DIR. JOSÉ MARÍA FORN. SPAIN. ¶ MONEGROS (1969) DIR. ANTONIO ARTERO. SPAIN. ¶ VIVA LA MUERTE (1970) DIR. FERNANDO ARRABAL. SPAIN. ¶ EL JARDÍN DE LAS DELICIAS (1970) DIR. CARLOS SAURA. SPAIN. ¶ EL BOSQUE DEL LOBO (1970) DIR. PEDRO OLEA. SPAIN. ¶ LIBERXINA 90 (1970-1971) DIR. CARLOS DURAN. SPAIN. ¶ ¡VIVAN LOS NOVIOS ! (1971). DIR. LUIS GARCÍA BERLANGA. SPAIN. ¶ CANCIONES PARA DESPUÉS DE UNA GUERRA. (1971) DIR. BASILIO MARTÍN. SPAIN. ¶ LAS MELANCÓLICAS (1972) DIR. RAFAEL ROMERO. SPAIN. ¶ LA SEMANA DEL ASESINO (1972) DIR. ELOY DE LA IGLESIA. SPAIN. ¶ CORAZÓN SOLITARIO (1972) DIR. FRANCISCO BETRIU. SPAIN. ¶ ANA Y LOS LOBOS (1972) DIR. CARLOS SAURA. SPAIN. ¶ EL DISCRETO ENCANTO DE LA BURGUESÍA (1972) DIR. LUIS BUÑUEL SPAIN-FRANCE-ITALY. ¶ SEPARACIÓN MATRIMONIAL (1973) DIR. ANGELINO FONS. SPAIN. ¶ LA PRIMA ANGÉLICA (1973) DIR. CARLOS SAURA. SPAIN. ¶ TAMAÑO NATURAL (1974). DIR. LUIS GARCÍA BERLANGA. SPAIN. ¶ QUERIDÍSIMOS VERDUGOS (1974) DIR. BASILIO MARTÍN PATINO. SPAIN. ¶ YA SOY MUJER (1975) DIR. MANUEL SUMMERS. SPAIN. ¶ LA CRIATURA (1977) DIR. ELOY DE LA IGLESIA. SPAIN. ¶ FURIA ESPAÑOLA (1977) DIR. FRANCISCO BETRIU. SPAIN. ¶ EL CRIMEN DE CUENCA (1979) DIR. PILAR MIRÓ. SPAIN. ¶ FRANCE. ¶ UN CHIEN ANDALOU (1929) DIR. LUIS BUÑUEL & SALVADOR DALÍ. FRANCE. ¶ À NOUS LA LIBERTÉ ! (1931) DIR. RENÉ CLAIR. FRANCE. ¶ MÉNAGE ULTRA MODERNE (1932) STUDIOS JOINVILLE. FRANCE. ¶ JOFROI (1933) DIR. MARCEL PAGNOL. FRANCE. ¶ ZÉRO DE CONDUITE (1933) DIR. JEAN VIGO. FRANCE. ¶ LE CHALAND QUI PASSE (1934) DIR. JEAN VIGO. FRANCE. ¶ LA KERMESSE HÉROÏQUE (1935) DIR. JACQUES FEYDER. FRANCE. ¶ UNE PARTIE DE CAMPAGNE (1936) JEAN RENOIR. FRANCE. ¶ MADEMOISELLE MA MÈRE (1937) DIR. HENRY DECOIN. FRANCE. ¶ LES PERLES DE LA COURONNE (1937) DIR. SACHA GUITRY. FRANCE. ¶ LA GRANDE ILLUSION (1937) DIR. JEAN RENOIR. FRANCE. ¶ L’ESPOIR. (1938) DIR. ANDRÉ MALRAUX. FRANCE. ¶ LA RÈGLE DU JEU. (1939) DIR. JEAN RENOIR. FRANCE. ¶ L’AN 40 (1941) DIR. YVES MIRANDE. FRANCE. ¶ LA PISTE DU NORD (1942) DIR. JACQUES FEYDER. FRANCE. ¶ LE CORBEAU (1943) DIR. H.G. CLOUZOT & L. CHAVANCE. FRANCE. ¶ DIEU A BESOIN DES HOMMES (1950) DIR. JEAN DELANNOY. FRANCE. ¶ LA RONDE (1950) DIR. MAX OPHÜLS. FRANCE. ¶ UN CHANT D’AMOUR (1950) DIR. JEAN GENET. FRANCE. ¶ GIBIER DE POTENCE (1951) DIR. ROGER RICHEBÉ & ANDRÉ BAUD. FRANCE. ¶ JOURNAL D’UN CURÉ DE CHAMPAGNE (1951) DIR. ROBERT BRESSON. FRANCE. ¶ LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX (1952) DIR. ED. DE FILUPPO, JEAN DRÉVILLE, YVES ALLÉGRET, ROBERTO ROSSELLINI, CLAUDE AUTANT-LARA, CARLO RIM, GEORGES LACOMBE. FRANCE-ITALY. ¶ ADORABLES CRÉATURES (1952) DIR. CHRISTIAN-JAQUE. FRANCE. ¶ LES BELLES DE NUIT (1952) DIR. RENÉ CLAIR. FRANCE. ¶ NOUS SOMMES TOUS DES ASSASSINS (1952) DIR. ANDRÉ CAYATTE. FRANCE-ITALY. ¶ AVANT LE DÉLUGE. (1953) DIR. ANDRÉ CAYATTE. FRANCE. ¶ LE FEU DANS LA PEAU (1953) DIR. MARCEL BLISTÈNE. FRANCE. ¶ LES STATUES MEURENT AUSSI (1953) DIR. ALAIN RESNAIS. FRANCE. ¶ LE SALAIRE DE LA PEUR (1953) DIR. HENRI-GEORGES CLOUZOT. FRANCE. ¶ LES ORGUEILLEUX, (1953) DIR. YVES ALLÉGRET. FRANCE. ¶ FRENCH CANCAN (1955) DIR. JEAN RENOIR. FRANCE. ¶ CELUI QUI DOIT MOURIR (1956) DIR. JULES DASSIN. FRANCE-ITALY. ¶ LES QUATRE CENTS COUPS (1959). DIR. FRANÇOIS TRUFFAUT. FRANCE. ¶ À BOUT DE SOUFFLE (1959) DIR. JEAN-LUC GODARD. FRANCE. ¶ LES RÉGATES DE SAN FRANCISCO (1960) DIR. CLAUDE AUTANT-LARA. FRANCE. ¶ LE PETITE SOLDAT (1960) DIR. JEAN-LUC GODARD. FRANCE. ¶ LE PASSAGE DU RHIN (1960) DIR. ANDRÉ CAYATTE. FRANCE-ITALY-WEST GERMANY. ¶ LES LIAISONS DANGEREUSES (1960) DIR. ROGER VADIM. FRANCE. ¶ L’ANNÉE DERNIÈRE À MARIENBAD (1961) DIR. ALAIN RESNAIS. FRANCE. ¶ JULES ET JIM (1961) DIR. FRANÇOIS TRUFFAUT. FRANCE. ¶ CASQUE D’OR (1962) DIR. JACQUES BECKER. FRANCE. ¶ MOURIR À MADRID (1962) DIR. FRÉDÉRIC ROSSIF. FRANCE. ¶ LA PEAU DOUCE (1964) DIR. FRANÇOIS TRUFFAUT. FRANCE. ¶ VIVA MARIA ! (1965) DIR. LOUIS MALLE. FRANCE. ¶ ALPHAVILLE (1965) DIR. JEAN-LUC GODARD. FRANCE. ¶ PIERROT LE FOU (1965) DIR. JEAN-LUC GODARD. FRANCE. ¶ LA RELIGIEUSE (1966) DIR. JACQUES RIVETTE. FRANCE. ¶ LE CIEL, LA TERRE. (1966) DIR. JORIS IVENS. FRANCE. ¶ LA VOIE LACTÉE (1969) DIR. LUIS BUÑUEL. FRANCE. ¶ L’EDEN ET APRÈS (1970) DIR. ALAIN ROBBE- GRILLET. FRANCE. ¶ L’AVEU (1970) DIR. KONSTANTINOS COSTA-GAVRAS. FRANCE. ¶ LE SOUFFLE AU COEUR (1971) DIR. LOUIS MALLE. FRANCE. ¶ LES DEUX ANGLAISES ET LE CONTINENT (1971) DIR. FRANÇOIS TRUFFAUT. FRANCE. ¶ ÉTAT DE SIÈGE (1972) DIR. KONSTANTINOS COSTA-GRAVAS. FRANCE. ¶ LE SOURIRE VERTICAL (1973) DIR. ROBERT LAPOUJADE. FRANCE. ¶ HISTOIRES D’Ô (1973) DIR. CHARLES BELMONT & MARIELLE ISSARTEL. FRANCE. ¶ J’IRAI COMME UN CHEVAL FOU (1973) DIR. FERNANDO ARRABAL. FRANCE. ¶ LE FANTÔME DE LA LIBERTÉ (1974) DIR. LUIS BUÑUEL. FRANCE. ¶ SWEET MOVIE (1974) DIR. DUSAN MAKAVEJEV. FRANCE. ¶ JE VOUS SALUE, MARIE (1985) DIR. JEAN-LUC GODARD. FRANCE. ¶ DAMAGE (1992) DIR. LOUIS MALLE. FRANCE-U. K. ¶ GERMANY. ¶ ARIANE (1930) DIR. PAUL CZINNER. GERMANY. ¶ MÄDCHEN IN UNIFORM (1931) DIR. LEONTINE SAGAN. GERMANY. ¶ KÜHLE WAMPE (1931) DIR. SLATAN TH. DUDOW & BERTOLD BRETCH. GERMANY. ¶ M (1931) DIR. FRITZ LANG. GERMANY. ¶ DAS TESTAMENT VON DR. MABUSE (1933) DIR. FRITZ LANG. GERMANY. ¶ STARKE HERZEN (1937) DIR. HERBERT MAISCH. GERMANY. ¶ OLIMPIA 1 TEIL-FEST. DER VØLKER (1938) DIR. LENI RIEFENSTAHL. GERMANY. ¶ OLYMPIADA (1938) DIR. LENI RIEFENSTAHL. GERMANY. ¶ BEL AMI (1939) DIR. WILLI FORST. GERMANY. ¶ DER LETZTE APPELL (1939) DIR. MAX KIMMICH. GERMANY. ¶ MANN FÜR MANN (1939) DIR. ROBERT STEMMLE. GERMANY. ¶ SHABHAYE ZAYENDEH-ROOD (1939) DIR. ROBERT STEMMLE. GERMANY. ¶ DER POSTMEISTER (1940) DIR. GUSTAV UCICKY. GERMANY. ¶ TITANIC (1943) DIR. WERNER KLINGLER. GERMANY. ¶ ROTATION (1948) DIR. WOLFGANG STAUDTE. GDR. ¶ DAS BEIL VON WADSBEK (1950) DIR. FALK HARNACK. GDR. ¶ TIEFLAND (1954) DIR. LENI RIEFENSTAHL. GERMANY. ¶ DIE SONNENSUCHER (1957) DIR. KONRAD WOLF. GDR. ¶ DAS KANINCHEN BIN ICH (1965) DIR. KURT MAETZIG. GDR. ¶ DENK BLOSS NICHT, ICH HEULE (1966) DIR. FRANK VOGEL. GDR. ¶ DER FRÜHLING BRAUCHT ZEIT (1966) DIR. GÜNTHER STAHNKE. GDR. ¶ WENN DU GROSS BIST, LIEBER ADAM (1966) DIR. EGON GÜNTHER. GDR. ¶ SPUR DER STEINE (1966) DIR. FRANK BEYER. GDR. ¶ UNTERWEGS ZU LENIN (1970) DIR. GÜNTHER REISCH. GDR. ¶ TROTZ ALLEDEM


(1971) DIR. GÜNTHER REISCH. GDR. ¶ DIE BLECHTROMMEL (1979), DIR : VOLKER SCHLONDORFF. GERMANY-FRANCE-POLAND-YUGOSLAVIA. ¶ HUNGARY. ¶ ÉNEK A BUZAMEZØKRØL (1947) DIR. ISTVAN SZØTS. HUNGARY. ¶ ZAPOR (1960) DIR. ANDRAS KOVACS. HUNGARY. ¶ STALAGHAZ (1965) DIR. DIR. ANDRAS KOVACS. HUNGARY. ¶ SZEGÉNYLEGÉNYEK (1965) DIR. MIKLÓS JANCSÓ. HUNGARY. ¶ SZERELEM (1965-1970) DIR. KAROLY MAKK. HUNGARY. ¶ CSILLAGOSOK, KATONAK (1967) DIR. MIKLÓS JANCSÓ. HUNGARY. ¶ AGITATOROK (1969) DIR. DEZSØ MAGYAR. HUNGARY. ¶ TANU (1969) DIR. PÉTER BACSÓ. HUNGARY. ¶ A SÍPOLÓ MACSKAKØ (1971) DIR. GYULA GAZDAG. HUNGARY. ¶ IRAN. ¶ AVALI-HA (1985) DIR. ABBAS KIAROSTAMI. IRAN. ¶ MASHGH-E-SAB (1989) DIR. ABBAS KIAROSTAMI. IRAN. ¶ NOBAT-E ASHEGHI (1991) DIR. MOHSEN MAKHMALBAF. IRAN. ¶ SHABHAYE ZAYENDEH-ROOD (1991) DIR. MOHSEN MAKHMALBAF. IRAN. ¶ RAGHS-E-KHAK (1992) DIR. ABOLFAZL JALILI. IRAN. ¶ SARA (1993) DIR. DARIUSH MEHRJUI. IRAN. ¶ DET, YANI DOKHTAR (1994) DIR. ABOLFAZL JALILI. IRAN. ¶ YEK DASTAN-E VAGHE’I. (1995), DIR. ABOLFAZL JALILI. IRAN. ¶ SOKHOUT (1998), DIR. MOHSEN MAKHMALBAF. IRAN. ¶ DAYERSH (2000) DIR. JAFAR PANAHI. IRAN. ¶ NIMEH-YE PENHAN (2001) DIR. TAHMINEH MILANI. IRAN. ¶ ITALIA. ¶ RAGAZZO DIR. IVO PERILLI, (1933) ITALIA. ¶ ROSE SCARLATE (1940) DIR. VITTORIO DE SICA. ITALIA. ¶ BENGASI (1942) DIR. AUGUSTO GENINA. ITALIA. ¶ NOI VIVI (1942) DIR. GOFFREDO ALESSANDRINI. ITALIA. ¶ OSSESSIONE (1942) DIR. LUCHINO VISCONTI. ITALIA. ¶ ROMA CITTÀ APERTA (1944-45) DIR. ROBERTO ROSELLINI. ITALIA. ¶ PAISÀ (1946) DIR. ROBERTO ROSSELLINI. ITALIA. ¶ SCIUSCIÀ (1946) DIR. VITTORIO DE SICA. ITALIA. ¶ CACCIA TRAGICA (1947) DIR. GIUSEPPE DE SANTIS. ITALIA. ¶ GERMANIA ANNO ZERO (1948) DIR. ROBERTO ROSSELLINI. ITALIA. ¶ LA TERRA TREMA. (1948) DIR. LUCHINO VISCONTI. ITALIA. ¶ LADRI DI BICICLETE (1948) DIR. VITTORIO DE SICA. ITALIA. ¶ RISO AMARO (1949) DIR. GIUSEPPE DE SANTIS. ITALIA. ¶ STROMBOLI, TERRA DI DIO (1949) DIR. ROBERTO ROSSELLINI. ITALIA. ¶ DOMANI È UN ALTRO GIORNO (1950) DIR. LÉONIDE MOGUY. ITALIA. ¶ IL MIRACOLO (1950) DIR. ROBERTO ROSSELLINI. ITALIA. ¶ UMBERTO D. (1951) DIR. VITTORIO DE SICA. ITALIA. ¶ I VITELLONI (1953) DIR. FEDERICO FELLINI. ITALIA. ¶ TOTÓ E CAROLINA (1954) DIR. MARIO MONICELLI. ITALIA. ¶ LA STRADA (1954) DIR. FEDERICO FELLINI. ITALIA. ¶ LE BELLE FAMIGLIE (1955) DIR. UGO GREGORETTI. ITALIA. ¶ IL GRIDO (1957) DIR. MICHELANGELO ANTONIONI. ITALIA. ¶ LA DOLCE VITA (1959) DIR. FEDERICO FELLINI. ITALIA. ¶ MORTE DI UN AMICO (1959) DIR. FRANCO ROSSI. ITALIA. ¶ LA NOTTE BRAVA (1959) DIR. MAURO BOLOGNINI. ITALIA. ¶ LA RAGAZZA CON LA VALIGIA (1960) DIR. VALERIO ZURLINI. ITALIA. ¶ ROCCO E I SUOI FRATELLI (1960) DIR. LUCHINO VISCONTI ITALIA. ¶ ERA NOTTE A ROMA (1960) DIR. ROBERTO ROSSELLINI. ITALIA. ¶ LA NOTTE (1960) DIR. MICHELANGELO ANTONIONI. ITALIA. ¶ LA GIORNATA BALORDA (1960) DIR. MAURO BOLOGNINI. ITALIA. ¶ DOLCI INGANNI (1960) DIR. ALBERTO LATTUADA. ITALIA. ¶ I DELFINI (1960) DIR. FRANCESCO MASELLI. ITALIA. ¶ LA RAGAZZA IN VETRINA (1960) DIR. LUCIANO EMMER. ITALIA. ¶ TOTÓ, PEPPINO E LA DOLCE VITA (1960) DIR. SERGIO CORBUCCI. ITALIA. ¶ BOCCACCIO Ë70 (1961) DIR. VITTORIO DE SICA, FEDERICO FELLINI, MARIO MONICELLI. ITALIA. ¶ L’ECLISSE (1961) DIR. MICHELANGELO ANTONIONI. ITALIA. ¶ MONDO CANE (1961) DIR. GUALTERIO JACOPETTI. ITALIA. ¶ LE AMBIZIOSE (1961) DIR. TONY AMENDOLA. ITALIA. ¶ LA CIOCIARA (1961) DIR. VITTORIO DE SICA. ITALIA. ¶ IL GATTOPARDO (1962) DIR. LUCHINO VISCONTI. ITALIA. ¶ CRONACA FAMILIARE (1962) DIR. VALERIO ZURLINI. ITALIA. ¶ OGGI A BERLINO (1962) DIR. PIERO VIVARELLI. ITALIA. ¶ MAMMA ROMA (1962) DIR. PIER PAOLO PASOLINI. ITALIA. ¶ LA RICOTTA (1963) DIR. PIER PAOLO PASOLINI. ITALIA. ¶ STORIA MODERNA : L’APE REGINA (1963) DIR. MARCO FERRERI. ITALIA. ¶ TOTÓ SEXY (1963) DIR. MARIO AMENDOLA. ITALIA. ¶ IL VANGELO SECONDO MATTEO (1964) DIR. PIER PAOLO PASOLINI. ITALIA. ¶ PRIMA DELLA RIVOLUZIONE (1964) DIR. BERNARDO BERTOLUCCI. ITALIA. ¶ MATRIMONIO ALL’ITALIANA (1964) DIR. VITTORIO DE SICA. ITALIA. ¶ LA DONNA SCIMMIA (1964) DIR. MARCO FERRERI. ITALIA. ¶ GIULIETTA DEGLI SPIRITI (1965) DIR. FEDERICO FELLINI. ITALIA. ¶ LA BATTAGLIA DI ALGERI (1965) DIR. GILBERTO (GILLO) PONTECORVO. ITALIA. ¶ IL MOMENTO DELLA VERITÀ (1965) DIR. FRANCESCO ROSI ITALIA-ESPAÑA. ¶ LETTI SBAGLIATI (1965) DIR. STENO. ITALIA. ¶ TERRORE NELLO SPAZIO (1965) DIR. MARIO BAVA. ITALIA. ¶ BLOW-UP (1966) MICHELANGELO ANTONIONI. ITALIA. ¶ SAN PABLO (1968) DIR. PIER PAOLO PASOLINI ITALIA. ¶ TEOREMA (L968) DIR. PIER PAOLO PASOLINI. ITALIA. ¶ SATYRICON (1969) DIR. GIAN LUIGI POLIDORO. ITALIA. ¶ C’ERA UNA VOLTA IL WEST (1969) DIR. SERGIO LEONE. ITALIA-EUA. ¶ E DIO DISSE A CAINO (1969) DIR. ANTHONY M. DAWSON (ANTONIO MARGHERITI). ITALIA. ¶ LE ALTRE (1969) DIR. RENZO MAIETTO. ITALIA. ¶ BRUCIA RAGAZZO BRUCIA (1969) DIR. FERNANDO DI LEO. ITALIA. ¶ ZABRISKIE POINT (1969) DIR. MICHELANGELO ANTONIONI. ITALIA. ¶ IL DECAMERON (1970) DIR. PIER PAOLO PASOLINI. ITALIA. ¶ QUEIMADA (1970) DIR. GILBERTO (GILLO) PONTECORVO. ITALIA. ¶ LE CASTAGNE SONO BUONE (1970) DIR. PIETRO GERMI. ITALIA. ¶ CINQUE BAMBOLE PER LA LUNA D’AGOSTO (1970) DIR. MARIO BAVA. ITALIA. ¶ MIMI’METALLURGICO… (1971) DIR. LINA WERTMÜLLER. ITALIA. ¶ ROMA (1972) DIR. FEDERICO FELLINI. ITALIA. ¶ ULTIMO TANGO A PARIGI (1972) DIR. BERNARDO BERTOLUCCI. ITALIAFRANCIA. ¶ NON SI SERVICIA UN PAPERINO (1972) DIR. LUCIO FULCI. ITALIA. ¶ I RACCONTI DI CANTERBURY (1972) DIR. PIER PAOLO PASOLINI. ITALIA. ¶ ETTORE LO FUSTO (1972) DIR. ENZO CASTELLANI. ITALIA. ¶ STORIE SCELLERATE (1973) DIR. SERGIO CITTI. ITALIA. ¶ EMMANUELLE (1973) DIR. JUST JAECKIN. ITALIA. ¶ LA GRANDE ABBUFFATA (1973) DIR. MARCO FERRERI. ITALIA. ¶ LA PROPRIETÀ NON È PIU UN FURTO (1973) DIR. ELIO PETRI. ITALIA. ¶ PORTIERE DI NOTTE (1974) DIR. LILIANA CAVANI. ITALIA. ¶ IL FIORE DELLE MILLE E UNA NOTTE (1974) DIR. PIER PAOLO PASOLINI. ITALIA. ¶ SALÓ O LE 120 GIORNATE DI SODOMA (1975) DIR. PIER PAOLO PASOLINI. ITALIA. ¶ SALON KITTY (1975) DIR. TINTO BRASS. ITALIA. ¶ QUELLE STRANE OCCASIONI (1976) DIR. NANNI LOY, LUIGI COMENCINI. ITALIA. ¶ MARICA TRIONFALE (1976) DIR. MARCO BELLOCCHIO. ITALIA. ¶ CADAVERI ECCELLENTI (1976) DIR. FRANCESCO ROSI. ITALIA. ¶ NOVECENTO (1976) DIR. BERNARDO BERTOLUCCI. ITALIA. ¶ PORCI CON LE ALI (1977) DIR. PAOLO PIETRANGELI. ITALIA. ¶ AL DI LÀ DEL BENE E DEL MALE (1977) DIR. LILIANA CAVANI. ITALIA. ¶ IO SONO MIA (1978) DIR. SOFIA SCANDURRA. ITALIA. ¶ CIAO MASCHIO (1978) DIR. MARCO FERRERI. ITALIA. ¶ OGGETTI SMARRITI (1979) DIR. GIUSEPPE BERTOLUCCI. ITALIA. ¶ SI SALVI CHI VUOLE (1979) DIR. ROBERTO FAENZA. ITALIA. ¶ IMMACOLATA E CONCETTA : L’ALTRA GELOSIA (1979) DIR. SALVATORE PISCICELLI. ITALIA. ¶ CANNIBAL HOLOCAUST (1979) DIR. RUGGERO DEODATO. ITALIA-COLOMBIA. ¶ SONO FOTOGENICO (1980) DIR. DINO RISI. ITALIA. ¶ APOCALYPSE DOMANI (1980) DIR. ANTONIO MARGHERITI. ITALIA. ¶ CANNIBAL FEROX (1981) DIR. UMBERTO LENZI. ITALIA. ¶ LA CHIAVE (1983) DIR. TINTO BRASS. ITALIA. ¶ LA VISIONE DEL SABBA (1987) DIR. MARCO BELLOCCHIO. ITALIA. ¶ TOTÓ CHE VISSE DUE VOLTE (1998) DIR. DANIELE CIPRI’, FRANCO MARESCO. ITALIA. ¶ LA SINDROME DEL GOLFO (2000) DIR. ALBERTO D’ONOFRIO. ITALIA. ¶ JAPAN. ¶ OCHAZUKE NO AJI (1939-52) DIR. YASUJIRO OZU. JAPAN. ¶ TSUCHI (1939) DIR. TOMU UCHIDA. JAPAN. ¶ HATARAKU IKKA (1939) DIR. MIKIO NARUSE. JAPAN. ¶ GEIDO ICHIDAI OTOKO (1941) DIR. MIZOGUCHI. JAPAN. ¶ SUGATA SAANSHIRO (1943) DIR. AKIRA KUROSAWA. JAPAN. ¶ RIKUGUN (1944) DIR. KEISUKE KINOSHITA. JAPAN. ¶ MIYAMOTO MUSASHI (1944) DIR. MIZOGUCHI. JAPAN. ¶ TORA NOO O FUMU OTOKATACHI (1945) DIR. AKIRA KUROSAWA. JAPAN. ¶ MUSUME DOJOJI (1945) DIR. KON ICHIKAWA. JAPAN. ¶ GOJIRA (1954) DIR. INOSHIRO HONDA. JAPAN. ¶ SEISHUN ZANKOKU MONOGATARI (1960) DIR. NAGISA OSHIMA. JAPAN. ¶ NIHON NO YORU TO KIRI (1960) DIR. NAGISA OSHIMA. JAPAN. ¶ HADAKA NO SHIMA. (1960) DIR. KANETO SHINDO. JAPAN. ¶ NIKUTAI NO MON (1964) DIR. SEIJUN SUZUKI. JAPAN. ¶ KOKEIMU (1964) DIR. TETSUJI TAKECHI. JAPAN. ¶ HAKUJITSUMU (1964) TETSUJI TAKECHI. JAPAN. ¶ KUROI YUKI. (1965), DIR. TETSUJI TAKECHI. JAPAN. ¶ KABE NO NAKA HIMEGOTO (1965) DIR. KOJI WAKAMATSU. JAPAN. ¶ TAIJI GA MITSURUYØ SURU TOKI (1966) DIR. KOJI WAKAMATSU. JAPAN. ¶ EROGOTO : JINRUIGAKU NYUMON (1966) DIR. SHOHEI IMAMURA. JAPAN. ¶ OKASARETA BYAKUI (1967) DIR. KOJI WAKAMATSU. JAPAN. ¶ KOROSHI NO RAKUIN (1967) DIR. SEIJUN SUZUKI. JAPAN. ¶ SANRIZUKA NO NATSU (1968) DIR. SHINSUKE OGAWA. JAPAN. ¶ EROS + GYAKUSATSU (1969) DIR. KIJU


YOSHIDA. JAPAN. ¶ TOMATO KETCHUP KOTEI (1970) DIR. SHUJI TERAYAMA. JAPAN. ¶ NURETA YOKUJO (1972) DIR. TATSUMI KUMASHIRO. JAPAN. ¶ AI NO KORIDA (1976) DIR. NAGISA OSHIMA. JAPAN. ¶ AI NO BOREI (1978) DIR. NAGISA OSHIMA. JAPAN & FRANCE. ¶ UROTSUKIDOJI (1989), DIR. HIDEKI TAKAYAMA. JAPAN. ¶ ZAZAMBO (1993) DIR. FUKUMI WATANABE. JAPAN. ¶ LIBYA. ¶ OMAR MUKHAR, LION OF THE DESERT (1979) DIR. MOUSTAPHA AKKAD. LIBYA-U.S.A. ¶ MALI. ¶ DEN MUSO (1975) DIR. SOULEYMANE CISSÉ. MALI. ¶ MEXICO. ¶ VAMONOS CON PANCHO VILLA (1935) DIR. FERNANDO DE FUENTES. MEXICO. ¶ LA MANCHA DE SANGRE (1937) DIR. ADOLFO BEST MAUGARD. MEXICO. ¶ LOS OLVIDADOS. (1950) DIR. LUIS BUÑUEL MEXICO. ¶ ESPALDAS MOJADAS (1953) DIR. ALEJANDRO GALINDO. MEXICO. ¶ LA ROSA BLANCA, (1953) DIR. EMILIO FERNANDEZ, MEXICO. ¶ EL IMPOSTOR (1956) DIR. EMILIO EL INDIO FERNANDEZ. MEXICO. ¶ TORERO (1957) DIR. CARLOS VELO. MEXICO. ¶ EL BRAZO FUERTE, (1958) DIR. GIOVANNI KORPORAAL. MEXICO. ¶ NAZARÍN (1958) DIR. LUIS BUÑUEL. MEXICO. ¶ CADA QUIEN SU VIDA (1960) DIR. JULIO BRACHO. MEXICO. ¶ LA SOMBRA DEL CAUDILLO (1960) DIR. JULIO BRACHO MÉXICO. ¶ ROSA BLANCA (1961) DIR. ROBERTO GAVALDÓN. MEXICO. ¶ EL GRITO (1968) DIR. LEOBARDO LÓPEZ ARETCHE. MEXICO. ¶ ZAPATA (1970), DIR. FELIPE CAZALS. MEXICO. ¶ EL MONASTERIO DE LOS BUITRES. (1972) DIR. GABRIEL FIGUEROA. MEXICO. ¶ NUEVO MUNDO, (1976) DIR. GABRIEL RETES. MEXICO. ¶ LA VIUDA NEGRA (1977) DIR. ARTURO RIPSTEIN. MEXICO. ¶ LAZARO CARDENAS, (1985) DIR. ALEJANDRO GALINDO. MEXICO. ¶ MASACRE EN EL RÍO TULA (1985) DIR. ISMAEL RODRÍGUEZ (HIJO). MEXICO. ¶ INTRIGA CONTRA MÉXICO (1987) DIR. FERNANDO PÉREZ GAVILAN, MEXICO. ¶ EL SECUESTRO DE UN POLICÍA (1987), DIR. ALFREDO B. CREVENNA, MEXICO. ¶ LA VENGANZA DE LOS PUNKS (1987) DIR. DAMIAN ACOSTA. MÉXICO. ¶ COMANDO MARINO (1988) DIR. RENÉ CARDONA III. MEXICO. ¶ EL FISCAL DE HIERRO/EJECUTOR IMPLACABLE, (1988) DIR. DAMIAN ACOSTA. MEXICO. ¶ VIOLADOR INFERNAL, (1988) DIR. DAMIAN ACOSTA. MEXICO. ¶ BANCAZO EN LOS MOCHIS (1989) DIR. FRANCISCO GUERRERO. MEXICO. ¶ ROJO AMANECER, (1989) DIR. JORGE FONS. MEXICO. ¶ LA LEY DE HERODES, (1999) DIR. LUIS ESTRADA, MEXICO. ¶ EL CRIMEN DEL PADRE AMARO (2002) DIR. CARLOS CARRERA. MEXICO. ¶ MOROCCO. ¶ SHAMS AL-RABI’A (1969) DIR. LATIF LAHLOU. MOROCCO. ¶ WASHMA (1970) DIR. HAMID BENNANI. MOROCCO. ¶ ALF YAD WA YAD (1972) DIR. SUHEIL BEN BARKA. MOROCCO. ¶ HARB AL-BITRUL LAN TAQAÍA (1975) DIR. SUHEIL BEN BARKA. MOROCCO. ¶ UNE MINUTE DE SOLEIL EN MOINS (2002) DIR. NABIL AYUCH. MOROCCO. ¶ NIGERIA. ¶ BLUES FOR A PRODIGAL (1985) DIR. WOLE SOYINKA. NIGERIA. ¶ PALESTINE. ¶ AL-DHAKIRA AL-KHISBA (1980) DIR. MICHEL KHLEIFI. PALESTINE. ¶ URS FI AL-JALIL (1987) DIR. MICHEL KHLEIFI. PALESTINE. ¶ POLAND. ¶ EROICA (1955) DIR. ANDRZEJ MUNK. POLAND. ¶ ZAGUBIONE UCZUCIA (1957) DIR. JERZY ZARZYCKI. POLAND. ¶ OSMY DZIÉN TYGODNIA (1957) DIR. KAWALEROWICZ. POLAND-GFR. ¶ KANAL (1957) DIR. ANDRZEJ WAJDA. POLAND. ¶ POPIÓT I DIAMENT (1958) DIR. ANDRZEJ WAJDA. POLAND. ¶ BAZA LUDZI UMARLYCH (1959) DIR. CZESLAW PETELSKI. POLAND. ¶ NIEWINNI CZARODZIEJE (1960) DIR. ANDRZEJ WAJDA. POLAND. ¶ SAMSON (1961) DIR. ANDRZEJ WAJDA. POLAND. ¶ MATKA JOANNA OD ANIOBÓW (1961) DIR. JERZY KAWALEROWICZ. POLAND. ¶ NÓ| W WODZIE (1962) DIR. ROMAN POLANSKI. POLAND. ¶ LABIRYNT (1962) DIR. JAN LENICA. POLAND. ¶ POPIOLY (1965) DIR. ANDRZEJ WAJDA. POLAND. ¶ FARAON (1966) DIR. JERZY KAWALEROWICZ. POLAND. ¶ RCE DO GORY (1967) DIR. SKOLIMOWSKI. POLAND. ¶ SLODCE WSCHODZI RAZ NA DZIE (1968) DIR. HENRYK KLUBLA. POLAND. ¶ JAK DALEKO STD, JAK BLISKO (1971) DIR. TADEUSZ KONWICKI. POLAND. ¶ DIABEL (1972) DIR. ANDRZEJ ZULAWSKI. POLAND. ¶ NA SREBNYM GLOBIE (1976) DIR. ANDRZEJ ZULAWSKI. POLAND. ¶ BLIZNA (1976) DIR. KRZYSZTOF KIESLOWSKI. POLAND. ¶ CZLOWIEK Z MARMURU (1977) DIR. ANDRZEJ WAJDA. POLAND. ¶ SPIRALA (1978) DIR. KRZYSZTOF ZANUSSI. POLAND. ¶ AMATOR (1979) DIR. KRZYSZTOF KIESLOWSKI. POLAND. ¶ KOBIETA SAMOLNA I CHROMY (1981) DIR. AGNIESZKA HOLLAND. POLAND. ¶ CZLOWIEK Z ZELAZA (1981) DIR. ANDRZEJ WAJDA. POLAND. ¶ UNITED KINGDOM. ¶ JAVA HEAD (1919) DIR. J. WALTER RUBEN UK. ¶ THE PRIVATE LIFE OF DON JUAN (1934) DIR. ALEXANDER KORDA. UK. ¶ MR. COHEN TAKES A WALK (1935) DIR. WILLIAM BEAUDINE. UK. ¶ BRIEF ENCOUNTER (1945) DIR. DAVID LEAN UK. ¶ CHRISTOPHER COLUMBUS (1949) DIR. DAVID MACDONALD. UK. ¶ MURDER IN THE CATHEDRAL (1951) DIR. GEORGE HOLLERING UK. ¶ THAT LADY (1954) DIR. TERENCE YOUNG. UK-SPAIN. ¶ SUMMER MADNESS (1955) DIR. DAVID LEAN. UK. ¶ SUDDENLY, LAST SUMMER (1959) DIR. JOSEPH L. MANKIEWICZ. UK. ¶ SWISS FAMILY ROBINSON (1960) DIR. KEN ANNAKIN. UK. ¶ LOLITA (1961) DIR. STANLEY KUBRICK. UK. ¶ TOM JONES (1963) DIR. TONY RICHARDSON. UK. ¶ THIS SPORTING LIFE (1963) DIR. LINDSAY ANDERSON UK. ¶ DR. STRANGELOVE OR : HOW I LEARNED TO STOP WORRYING AND LOVE THE BOMB (1963) DIR. S. KUBRICK. UK. ¶ FROM RUSSIA WITH LOVE (1963) DIR. TERENCE YOUNG UK. ¶ ULYSSES (1965) DIR. JOSEPH STRICK. UK. ¶ 2001: A SPACE ODYSSEY (1965-68) DIR. STANLEY KUBRICK. UK. ¶ MODESTY BLAISE (1966) DIR. JOSEPH LOSEY UK. ¶ CUL DE SAC (1966) DIR. ROMAN POLANSKI UK. ¶ A MAN FOR ALL SEASONS (1966) DIR. FRED ZINNEMANN. UK. ¶ THE LOST CONTINENT (1968) DIR. LESLIE NORMAN. UK. ¶ ISADORA (1968) DIR. KAREL REISZ UK. ¶ THE DEVILS (1971) DIR. KEN RUSSELL. UK. ¶ LUCKY MAN ! (1973) DIR. LINDSAY ANDERSON UK. ¶ THE SHINING (1979) DIR. STANLEY KUBRICK. UK. ¶ ROMANIA. ¶ RECONSTITUIREA (1969) DIR. LUCIAN PINTILIE ROMANIA. ¶ DINCOLO DE NISIPURI (1973) DIR. RADU GABREA ROMANIA. ¶ SENEGAL. ¶ CEDDO (1977) DIR. OUSMANE SEMBÈNE. SENEGAL. ¶ SOMALIA. ¶ THE SOMALI DARWISH (1984) DIR. SAID SALAH & AMAR SNEH. SOMALIA. ¶ SOUTH AFRICA. ¶ CIVILIZATION ON TRIAL (1948) DIR. PAUL SMITH. SOUTH AFRICA. ¶ COME BACK, AFRICA (1959) DIR. LIONEL ROGOSIN. SOUTH AFRICA. ¶ DILEMMA (1962) DIR. HENNING CARLSEN. SOUTH AFRICA. ¶ WUKANI AWAKE (1964) DIR. LIONEL N’GAKANE. SOUTH AFRICA-UK. ¶ JEMINA & JOHNNY (1965) DIR. LIONEL N’GAKANE. SOUTH AFRICA-UK. ¶ PHELA NDABA (1970) DIR. NANA MAHOMO. SOUTH AFRICA. ¶ STRUGGLE OF A FREE ZIMBABWE (1972) DIR. LIONEL N’GAKANE. SOUTH AFRICA-UK. ¶ LAST GRAVE AT DIMBAZA (1974) DIR. NANA MAHOMO. SOUTH AFRICA. ¶ ONCE UPON A TIME (1975) DIR. LIONEL N’GAKANE. SOUTH AFRICA. ¶ FRONTLINE (1975) DIR. RENÉ VAUTIER. SOUTH AFRICA. ¶ HOW LONG (MUST WE SUFFER… ?) (1976) DIR. GIBSEN KENTE. SOUTH AFRICA. ¶ NELSON MANDELA (1985) DIR. LIONEL N’GAKANE. SOUTH AFRICA. ¶ DEAR GRANDFATHER, YOUR RIGHT IS MISSING (1985) DIR. YANUS AHMED. SOUTH AFRICA. ¶ THE TWO RIVERS (1985) DIR. MARK NEWMAN. SOUTH AFRICA. ¶ AFRIKANDER (MAPANTSULA) (1988) DIR. OLIVER SCHMITZ. SOUTH AFRICA. ¶ FRUITS OF DEFIANCE (1990) PROD. VIDEO NEWS SERVICE. SOUTH AFRICA. ¶ SHOT DOWN (1990) DIR. ANDREW WORSDALE. SOUTH AFRICA. ¶ SWEDEN. ¶ TRÄDGARDSMÄSTAREN (1912) DIR. VIKTOR SJØSTROM SWEDEN. ¶ SANT HÄNDER INTE HÄR (1950) DIR. INGMAR BERGMAN. SWEDEN. ¶ SOMMAREN MED MONIKA (1953) DIR. INGMAR BERGMAN. SWEDEN. ¶ GYCKLARNAS AFTON (1953) DIR. INGMAR BERGMAN. 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ALEXANDROV. U.S.S.R. ¶ STAROIE I NOVOIE (1929) DIR. S. M. EISENSTEIN U.S.S.R. ¶ GVOZD V SAPOGYE (1932) DIR. MIKHAIL KALATOZOV U.S.S.R. ¶ PROSTOJ SLUCAJ (1932) DIR. VSEVOLOD PUDOVKIN & MIKHAIL DOLLER. U.S.S.R. ¶ DA ZDRAVSTVUET MEKSIKA (1933) DIR. SERGUEI EISENSTEIN U.S.S.R. ¶ BEZHIN LUG (1935) DIR. SERGUEI M. EISENSTEIN U.S.S.R. ¶ YUNOST MAKSIMA (1935) DIR. GRIGORI KOSINTSEV & LEONID TRAUBERG U.S.S.R. ¶ ALEKSANDR NEVSKIJ (1938) DIR. SERGUEI M. EISENSTEIN. U.S.S.R. ¶ ÄORS (1939) DIR. ALEXANDER DOVJENKO U.S.S.R. ¶ VYBORGSKAÏA STORONA (1939) DIR. GRIGORI KOSINTSEV U.S.S.R. ¶ VELIKY GRAZHDANIN (1939) DIR. FRIEDRICH ERMLER U.S.S.R. ¶ IVAN GROZNY I (1943) DIR. SERGUEI M. EISENSTEIN. U.S.S.R. ¶ IVAN GROZNY II (1945) DIR. SERGUEI M. EISENSTEIN. U.S.S.R. ¶ PROSTYJE LYUDI (1945) DIR. GRIGORI KOSINTSEV & LEONID TRAUBERG


U.S.S.R. ¶ MALAKHOV KURGAN (1945) DIR. ALEXANDER ZARKHI & JOSEF HEIFITZ U.S.S.R. ¶ STRANA RODNAJA (1946) DIR. ALEXANDER DOVJENKO U.S.S.R. ¶ BOLSHAYA ZHIZN (1946) DIR. LEONID LUKOV U.S.S.R. ¶ AMIRAL NAHIMOV (1946) DIR. VSEVOLOD PUDOVKIN U.S.S.R. ¶ V GORAKH YUGOSLAVII (1946) DIR. AVRAM ROOM, V. AFRI. U.S.S.R. ¶ SVET NAD ROSSIEI (1947) DIR. SERGEI YUTKEVICH U.S.S.R. ¶ MIURIN (1948) DIR. ALEKSANDR DOVJENKO U.S.S.R. ¶ MOLODAYA GVARDIYA (1948) DIR. SERGEI U.S.S.R. ¶ ZHIZN V TSVETU (1949) DIR. ALEKSANDR DOVJENKO U.S.S.R. ¶ PROA AL AMERIKA (CENSORED SCREENPLAY) (1951) DIR. ALEKSANDR DOVJENKO U.S.S.R. ¶ VIKHRY VRAZH DEVINE/DZERZHINSKY (1953) DIR. MIKHAIL KALATOZOV U.S.S.R. ¶ ZVEZDA (1953) DIR. ALEKSANDR IVANOV U.S.S.R. ¶ VERNYE DRUZJA (1954) DIR. MIKHAIL KALATOZOV U.S.S.R. ¶ LETJAT ZHURAVLI (1957) DIR. MIKHAIL KALATOZOV U.S.S.R. ¶ APREL (1961) DIR. OTAR YOSELANI. U.S.S.R. ¶ JA KUBA (1964) DIR. MIKHAIL KALATOZOV & SERGEI URUSEVSKY U.S.S.R. ¶ MNYE DVADTSAT LET (1964) DIR. MARLEN KHUTSIEV U.S.S.R. ¶ SKVERNIY ANEKDOT (1965) DIRS. ALOV & NAUMOV U.S.S.R. ¶ ZHILI BYLI STARIK SO STARUKHOY (1965) DIR. CHUKHRAI U.S.S.R. ¶ TRIDSAT TRETIY (1965) DIR. GEORGI DANELIA U.S.S.R. ¶ ANDREI RUBLIOV (1966) DIR. ANDREI TARKOVSKY U.S.S.R. ¶ DO SVIDANYA, MALCHIKI (1966) DIR. MIKHAIL KALIK U.S.S.R. ¶ LISTOPAD (1966) DIR. OTAR YOSELANI. U.S.S.R. ¶ KIEVKIE FRESKI (1966) DIR. SERGEI PARADJANOV U.S.S.R. ¶ KOROTKIE VSTRECHI (1967-87) DIR. KIRA MURATOVA U.S.S.R. ¶ ASINO SAST E (1967) DIR. ANDREI KONCHALOVSKY. U.S.S.R. ¶ NACHALO NEVEDOMOGO VEKA (1967) DIR. ANDREI, SHEPITKO U.S.S.R. ¶ VEDREBA (1967) DIR. TENGIS ABULADZE U.S.S.R. ¶ V OGNE BRODA NET (1967). DIR. GLEB PANFILOV U.S.S.R. ¶ RODINA ELECTRICHESTVA (1967) DIR. LARISA SHEPITKO U.S.S.R. ¶ SAYAT NOVA (1968) DIR. SERGUEI PARADJANOV U.S.S.R. ¶ HULLUMEELSUS (1968) DIR. KALJO KIISK U.S.S.R. ¶ BEG (1970) DIRS. ALOV & NAUMOV U.S.S.R. ¶ ZHIL PEVCHIY DROZD (1970) DIR. OTAR YOSELANI. U.S.S.R. ¶ DJADJA VANJA (1971) DIR. ANDREJI MIKHALKOV KONCHALOVSKI. ¶ DOLGIYE PROVODY (1971) DIR. KIRA MURATOVA U.S.S.R. ¶ SAMKAULI SATRPOSATVIS (1972) DIR. TENGIZ ABULADZE U.S.S.R. ¶ SOLARIS (1972) DIR. ANDREI TARKOVSKY U.S.S.R. ¶ SHENGHELAIA (1973) DIR. ELDAR SHENGHELAIA U.S.S.R. ¶ TIPI STRAIN (1973) DIR. ELDAR SHENGHELAIA U.S.S.R. ¶ ZERKALO (1974) DIR. ANDREI TARKOVSKY. U.S.S.R. ¶ PASTORALI (1975) DIR. OTAR YOSELIANI. U.S.S.R. ¶ AGONIJA (1975) DIR. ELEM KLIMOV U.S.S.R. ¶ PROCHU SLOVA (1976) DIR. GLEB PANFILOV U.S.S.R. ¶ DREVO ZHELANIYA (1977) DIR. TENGIZ ABULADZE U.S.S.R. ¶ NATVRIS KHE (1977) DIR. TENGIZ ABULADZE U.S.S.R. ¶ SIBERJADA (1978) DIR. ANDREI MIKHALKOV-KONCHALOVSKY U.S.S.R. ¶ PJAT VEEROV (1978) DIR. NIKITA MIKHALKOV U.S.S.R. ¶ TEMA (1979) DIR. GLEB PANFILOV U.S.S.R. ¶ STALKER (1979) DIR. ANDREI TARKOVSKY U.S.S.R.-GERMANY. ¶ PROSCANIE (1981) DIR. ELEM KLIMOV U.S.S.R. ¶ OSTANOVILSYA POYESD (1982) DIR. VADIM ABDRASHITOV U.S.S.R. ¶ TSISPERI MTEBI ANU ARACHVEULEBRIVI AMBAVI (1984) DIR. 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USA. ¶ ROMAN HOLIDAY (1953) DIR. W. WYLER. USA. ¶ MOGAMBO (1953) DIR. JOHN FORD USA. ¶ MARTIN LUTHER (1953) DIR. IRVING PICHEL. USA. ¶ LITTLE FUGITIVE (1953) DIR. MORRIS ENGEL Ñ RAY ASHLEY Ñ RUTH ORKIN. USA. ¶ FROM HERE TO ETERNITY (1953). DIR. FRED ZINNEMANN USA. ¶ STALAG 17 (1953) DIR. BILLY WILDER. USA. ¶ ON THE WATERFRONT (1954) DIR. ELIA KAZAN. USA. ¶ THREE COINS IN THE FOUNTAIN (1954) DIR. JEAN NEGULESCO. USA. ¶ THE COURT-MARTIAL OF BILLY MITCHELL (1954) DIR. OTTO PREMINGER. USA. ¶ THE CAINE MUTINY (1954) DIR. EDWARD DMYTRYK. USA. ¶ THE BAREFOOT CONTESSA (1954) DIR. JOSEPH L. MANKIEWICZ USA. ¶ GARDEN OF EDEN (1954) DIR. MAX NOSSECK. USA. ¶ DAY OF TRIUMPH (1954) DIR. IRVING PICHEL. USA. ¶ THE ROSE TATTOO (1955) DIR. DANIEL MAN. USA. ¶ THE RAINS OF RANCHIPUR (1955) DIR. JEAN NEGULESCO USA. ¶ THE MAN WITH THE GOLDEN ARM (1955) DIR. OTTO PREMINGER. USA. ¶ RIFIFI (1955) DIR. JULES DASSIN USA. ¶ REBEL WITHOUT A CAUSE (1955) DIR. NICHOLAS RAY USA. ¶ PRINCE OF PLAYERS (1955) DIR. PHILIP DUNNE. USA. ¶ GUY & DOLLS (1955) DIR. JOSEPH L. MANKIEWICZ. USA. ¶ BLACKBOARD JUNGLE (1955) DIR. RICHARD BROOKS. USA. ¶ WHILE THE CITY SLEEPS (1956) DIR. FRITZ LANG. USA. ¶ THE TEN COMMANDMENTS (1956) DIR. CECIL B. DEMILLE. USA. ¶ THE TEAHOUSE OF THE AUGUST MOON (1956) DIR. DANIEL MANN. USA. ¶ THE RAINMAKER (1956) DIR. JOSEPH ANTHONY. USA. ¶ THE HARDER THEY FALL (1956) DIR. MARK ROBSON. USA. ¶ THE BRAVE ONE (1956) DIR. IRVING HARPER. USA. ¶ THE BAD SEED (1956) DIR. MERVYN LEROY. USA. ¶ TEA AND SYMPATHY (1956) DIR. VINCENTE MINNELLI. USA. ¶ STORM CENTER (1956) DIR. DANIEL TARADASH. USA. ¶ BLACKLASH (1956) DIR. JOHN STURGES. USA (CENSORED IN SPAIN). ¶ BABY DOLL, (1956) DIR. ELIA KAZAN. USA. ¶ 3:10 TO YUMA (1957) DIR. DELMER DAVES. USA. ¶ WILL SUCCESS SPOIL ROCK HUNTER ? (1957) DIR. FRANK TASHLIN. USA. ¶ TWELVE ANGRY


MEN (1957) DIR. SIDNEY LUMET. USA. ¶ PEYTON PLACE (1957) DIR. MARK ROBSON. USA. ¶ MY MAN GODFREY (1957) DIR. HENRY KOSTER. USA. ¶ GUNFIGHT AT THE OK CORRAL (1957) DIR. JOHN STURGES. USA. ¶ DON’T GO NEAR THE WATER (1957) DIR. CHARLES WALTERS. USA. ¶ PATHS OF GLORY (1957) DIR. STANLEY KUBRICK. USA. ¶ TOUCH OF EVIL (1958) DIR. ORSON WELLES USA. ¶ BONJOUR TRISTESSE (1958) DIR. OTTO PREMINGER. USA. ¶ BEN-HUR (1959) DIR. WILLIAM WYLER. USA. ¶ THE GENE KRUPA STORY (1959) DIR. DON WEIS. USA. ¶ SOME LIKE IT HOT (1959) DIR. BILLY WILDER USA. ¶ NORTH BY NORTHWEST (1959) DIR. ALFRED HITCHCOCK. USA. ¶ COMPULSION (1959) DIR. RICHARD FLEISCHER. USA. ¶ ANATOMY OF A MURDER (1959) DIR. OTTO PREMINGER. USA. ¶ SPARTACUS (1960) DIR. S. KUBRICK. USA. ¶ THE APARTMENT (1960) DIR. BILLY WILDER. USA. ¶ SEX KITTENS GO TO COLLEGE (1960) DIR. ALBERT ZUGSMITH. USA. ¶ PSYCHO (1960) DIR. ALFRED HITCHCOCK USA. ¶ PEEPING TOM (1960) DIR. MICHAEL POWELL. USA. ¶ LET’S MAKE LOVE (1960) DIR. GEORGE CUKOR. USA. ¶ EXODUS (1960) DIR. OTTO PREMINGER. USA. ¶ WEST SIDE STORY (1961) DIR. JEROME ROBBINS-ROBERT WISE. USA. ¶ THE YOUNG SAVAGES (1961) DIR. JOHN FRANKENHEIMER. USA. ¶ THE CHILDREN’S HOUR (1961) DIR. W. WILER. USA. ¶ SPLENDOR IN THE GRASS (1961) DIR. ELIA KAZAN USA. ¶ JUDGEMENT AT NUREMBERG (1961) DIR. STANLEY KRAMER USA. ¶ CAN CAN (1961) DIR. CHARLES WALTERS. USA. ¶ BREAKFAST AT TIFFANY’S (1961) DIR. BLAKE EDWARDS. USA. ¶ LONG DAY’S JOURNEY INTO NIGHT (1962) DIR. SIDNEY LUMET. USA. ¶ ADVISE AND CONSENT (1962) DIR. OTTO PREMINGER. USA. ¶ THE LONGEST DAY (1962) DIR. ANDREW MARTON. USA. ¶ PHAEDRA (1962) DIR. JULES DASSIN. USA. ¶ LOLITA (1962). DIR. STANLEY KUBRICK, USA. ¶ THIS SPORTING LIFE (1963) DIR. LINDSAY ANDERSON. USA. ¶ THE VISIT (1963) DIR. BERNHARD WICKI. USA. ¶ THE SERVANT (1963) DIR. JOSPH LOSEY. USA. ¶ THE CARDINAL (1963) DIR. OTTO PREMINGER. USA. ¶ LOVE WITH THE PROPER STRANGER (1963) DIR. ROBERT MULLIGAN. USA. ¶ THE CARPETBAGGERS (1964) DIR. EDWARD DMYTRYK. USA. ¶ THE PAWNBROKER (1964) DIR. SIDNEY LUMET USA. ¶ BEHOLD A PALE HORSE (1964) DIR. FRED ZINNEMANN USA. ¶ CAT BALLOU (1965) DIR. ELLIOTT SILVERSTEIN. USA. ¶ WHO’S AFRAID OF VIRGINIA WOOLF ? (1966) DIR. MIKE NICHOLS. USA. ¶ THE GRADUATE (1967) DIR : MIKE NICHOLS USA. ¶ REFLECTIONS IN A GOLDEN EYE (1967) DIR. JOHN HUSTON, USA. ¶ GUESS WHO’S COMING TO DINNER (1967) DIR. STANLEY KRAMER. USA. ¶ BONNIE AND CLYDE (1967) DIR. ARTHUR PENN. USA. ¶ THE FOX (1968) DIR. MARK RYDELL, USA. ¶ SECRET CEREMONY (1968) DIR. JOSEPH LOSEY. USA. ¶ ROSEMARY’S BABY (1968) DIR. ROMAN POLANSKI. USA. ¶ THE WILD BUNCH (1969) DIR. SAM PECKINPAH. USA. ¶ THE ARRANGEMENT (1969) DIR. ELIA KAZAN USA. ¶ MIDNIGHT COWBOY (1969) DIR. JOHN SCHLESINGER USA. ¶ EASY RIDER (1969) DIR. DENNIS HOPPER. USA. ¶ WALK IN THE SPRING RAIN (1970) DIR. GUY GREEN USA. ¶ SOLDIER BLUE (1970) DIR. RALPH NELSON. USA. ¶ THE LAST PICTURE SHOW (1971) DIR. PETER BOGDANOVICH. USA. ¶ THE FRENCH CONNECTION (1971) DIR. WILLIAM FRIEDKIN. USA. ¶ MCCABE AND MRS. MILLER (1971) DIR. ROBERT ALTMAN USA. ¶ CARNAL KNOWLEDGE (1971) DIR. MIKE NICHOLS. USA. ¶ A CLOCKWORK ORANGE (1971) DIR. STANLEY KUBRICK USA. ¶ THE LAST HOUSE ON THE LEFT (1972) DIR. WES CRAVEN. USA. ¶ THE GETAWAY (1972) DIR. SAM PECKINPAH USA. ¶ THE DEVIL IN MISS JONES (1972) DIR. GERARD DAMIANO (JERRY GERARD). USA. ¶ DEEP THROAT (1972) DIR. GERARD DAMIANO (JERRY GERARD) USA. ¶ CABARET (1972) DIR. BOB FOSSE USA. ¶ BEHIND THE GREEN DOOR (1972) DIR. JIM AND ART MITCHELL USA. ¶ LAST TANGO IN PARIS (1972) DIR : BERNARDO BERTOLUCCI. USA- ITALY-FRANCE. ¶ THE WAY WE WERE (1973) DIR. SIDNEY POLLACK. USA. ¶ THE MACKINTOSH MAN. (1973). DIR. JOHN HUSTON USA. ¶ THE EXORCIST (1973). DIR. WILLIAM FRIEDKIN. USA. ¶ FLESH FOR FRANKESTEIN (1973) DIR. PAUL MORRISSEY. USA. ¶ BLOOD FOR DRACULA (1973) DIR. PAUL MORRISSEY. USA. ¶ TO MY FATHER (1974) DIR. ORLANDO JIMÉNEZ LEAL. USA. ¶ TAXI DRIVER (1975) DIR. MARTIN SCORSESE. USA. ¶ EL SUPER (1979) DIR. LEÓN ICHASO Y ORLANDO JIMÉNEZ LEAL. USA. ¶ APOCALYPSE NOW (1979) DIR. FRANCIS FORD COPPOLA. USA. ¶ FRIDAY THE 13TH (1980) DIR. SEAN S. CUNNINGHAM. USA. ¶ HALLOWEEN II (1981) DIR. RICK ROSENTHAL. USA. ¶ THE EVIL DEAD (1982) DIR. SAM RAIMI. USA. ¶ TERMINATOR (1984) DIR. JAMES CAMERON. USA. ¶ TEN CITY (1984) DIR. MIÑUCA VILLAVERDE. USA. ¶ PHOTO ALBUM (1984) DIR. ENRIQUE OLIVER. USA. ¶ CONDUCTA IMPROPIA (1984) DIR. NÉSTOR ALMENDROS & ORLANDO JIMÉNEZ LEAL USA. ¶ FRIENDS (1985) DIR. IVAN ACOSTA USA. ¶ FLESH AND BLOOD (1985) DIR. PAUL VERHOEVEN. USA-SPAIN-HOLLAND. ¶ DAY OF THE DEAD (1985) DIR. GEORGE A. ROMERO. USA. ¶ TEXAS CHAINSAW MASSACRE II. (1986) DIR. TOBE HOOPER. USA. ¶ COBRA (1986) DIR. GEORGE PAN COSMATOS. USA. ¶ ROBOCOP (1987) DIR. PAUL VERHOEVEN. USA. ¶ PREDATOR (1987) DIR. JOHN MCTIERNAN. USA. ¶ THE LAST TEMPTATION OF CHRIST. (1988) DIR. MARTIN SCORSESE. USA. ¶ NOBODY LISTENED (1988) DIR. NÉSTOR ALMENDROS & JORGE ULLOA. USA. ¶ A NIGHTMARE ON ELM STREET IV : THE DREAM MASTER (1988) DIR. RENNY HARLIN. USA. ¶ WE ARE (1991) DIR. RAUL FERRERA-BALANQUET USA. ¶ NO ME OLVIDES (1992) DIR. RAUL FERRERA-BALANQUET. USA. ¶ MAMBO KINGS (1992) DIR. ARNE GLIMCHER USA. ¶ SCHINDLER’S LIST (1993) DIR. STEVEN SPIEBERG. USA. ¶ MENACE II SOCIETY (1993) DIR. ALBERT Y ALLEN HUGHES. USA. ¶ NATURAL BORN KILLERS (1994) DIR. OLIVER STONE. USA. ¶ LA FAMILIA PÉREZ (1995) DIR. MIRA NAIR. USA. ¶ JUMANJI. (1995) DIR. JOE JOHNSTON. USA. ¶ FROM DUSK TIL DAWN (1996) DIR. QUENTIN TARANTINO. USA. ¶ BITTER SUGAR/AZUCAR AMARGA (1996) DIR. LEÓN ICHASO USACUBA. ¶ LOLITA (1997) DIR. ADRIAN LYNE. USA. ¶ RESERVOIR DOGS. (1998) DIR. QUENTIN TARANTINO. USA. ¶ EYES WIDE SHUT. (1999) DIR. STANLEY KUBRICK. USA. ¶ BEFORE NIGHT FALLS (2000) DIR. JULIAN SCHNABEL. USA. ¶ 90 MILLAS (2001) DIR. JUAN CARLOS ZALD’VAR USA-CUBA. ¶ KEN PARK (2003) DIR. LARRY CLARK, EDWARD LACHMAN. USA. ¶ YUGOSLAVIA. ¶ PEAENI GRAD (1962) DIR. BOATJAN HLADNIK. YUGOSLAVIA. ¶ DANI (1963) DIR. ALEKSANDAR PETROVI YUGOSLAVIA. ¶ COVEK IZ HRASTOVE AUME (1963) DIR. MIA POPOVI YUGOSLAVIA. ¶ POVRATAK (1963) DIR. ZIVOJIN PAVLOVI, RAKONJAC & BABAC. YUGOSLAVIA. ¶ W.R- MISTERIJE ORGANIZMA (1971) DIR. DUAAN MAKAVEJEV YUGOSLAVIA. ¶ PAVLE PAVLOVI (1975) DIR. PURIAA DJORDJEVI. YUGOSLAVIA. ¶


BAYAMO Havana, 2003 Black and white photograph in light box 0,20 x 0,25 m


RECORD Havana, 2003 Black and white photograph in light box 0,20 x 0,25 m


LUYANĂ“ Havana, 2003 Black and white photograph in light box 0,20 x 0,25 m


APOLO Havana, 2003 Black and white photograph in light box 0,20 x 0,25 m


STRAND Havana, 2003 Black and white photograph in light box 0,20 x 0,25 m


MODERNO Havana, 2003 Black and white photograph in light box 0,20 x 0,25 m


ATLAS Havana, 2003 Black and white photograph in light box 0,20 x 0,25 m


CUBA Havana, 2003 Black and white photograph in light box 0,20 x 0,25 m


----NOW LET’S PLAY TO DISAPPEAR (II) Ahora juguemos a desaparecer (II) Maintenant nous jouons à disparaître Carlos Garaicoa Installation Mixed media (candles, iron table, close circuit projection). 2002 Courtesy Galleria Continua, San Gimignano / Beijing.

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LA FONDATION PRINCE PIERRE DE MONACO Créée le 17 février 1966 par S.A.S. le Prince Souverain, en hommage à la mémoire de son père, le Prince Pierre, grand protecteur des lettres et des arts, présidée par S.A.R. la Princesse de Hanovre, la fondation a pour vocation de favoriser la création contemporaine. Elle organise chaque année des prix décernés par trois conseils, ou jurys, qui regroupent des personnalités internationalement reconnues : Le Prix littéraire Prince Pierre de Monaco, créé en 1951, honore un écrivain d’expression française de renom pour l’ensemble de son œuvre, à l’occasion de la parution récente d’un ouvrage de cet auteur. Il est proposé par le conseil littéraire. La Bourse de la découverte, créée en 2001 à l’occasion du 50e anniversaire du Prix littéraire, est réservée à un jeune écrivain francophone pour son premier ouvrage de fiction. Elle est attribuée tous les deux ans par le conseil littéraire. Le Prix de composition musicale Prince Pierre de Monaco, fondé en 1960, est attribué à une œuvre de musique contemporaine créée pendant l’année précédente. Il est proposé par le conseil musical. Le Prix International d’Art Contemporain, attribué pour la première fois en 1965, est organisé par la fondation depuis 1983. Depuis 2005, il est attribué à une œuvre d’art contemporain, créée au cours des deux années précédentes par un artiste émergent, et retenue par le conseil artistique à l’issue d’une consultation internationale d’experts. Le lauréat se voit consacrer, la même année, à Monaco, une exposition spécialement conçue autour de l’œuvre primée. Par ailleurs, la fondation organise chaque année une saison de conférences du mois de décembre au mois de mars, à raison de deux orateurs par mois. Ces cycles de conférences, ouverts à des personnalités de renom, traitent de sujets très variés : actualité, littérature, musique, art, histoire, psychanalyse, sciences et sciences humaines, etc.

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BIOGRAPHIE / BIOGRAPHY

CARLOS GARAICOA MANSO Né le 23 janvier 1967, à la Havane, Cuba. Artiste autodidacte, il fait des études de thermodynamique, à partir de 1982, à l’institut technique Hermanos Gómez, à la Havane. De 1989 à 1994, il étudie à l’Institut des Beaux-Arts de Cuba. Il habite et travaille, actuellement, à la Havane, comme artiste indépendant. Born January, 23rd, 1967, Havana City, Cuba. Self taught artist. Since 1982 studies thermodynamics at the Technical Institute « Hermanos Gómez », Havana. From 1989 to 1994 studies at the Institute of Fine Arts of Cuba. Graduated (without Diploma) from this institution. Lives and works in Havana as an independent artist.

EXPOSITIONS PERSONNELLES ONE PERSON EXHIBITIONS 1989 Días de infancía. Galería del Centro de Investigaciones de Ministerio de Educación. La Habana. 1992 Tu número de suerte. Galería Juan Francisco Elso. La Habana. 1994 El sueño de la razón… Centro Wifredo Lam. La Habana. 1995 Inside Havana. Espacio Aglutinador de Arte, La Habana. El espacio decapitado. Centre PasquArt. Bienne. 1996 El voluble rostro de la realidad. Centro de Desarrollo de las Artes Visuales y la Fundación Ludwig de Cuba, La Habana. When Desire resembles Nothing. Art in General. New York. Carlos Garaicoa’s Havana : A Survey. Carla Stellweg Gallery. New York.

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El paisaje ; Los límites. Fototeca de Cuba, La Habana. 1998 Principio y fin de la fascinación. Centro Wifredo Lam, La Habana. 1999 Mi primer y último homenaje a la arquitectura (y al Marqués de Sade). Galería Habana. La Habana. Paisaje. Ars Teoré Tica, San José. Survia. Centro de Desarrollo de las Artes Visuales, La Habana. 2000 Nouvelles Architectures. Galerie Farideh Cadot, Paris. Frames. Jacobo Karpio Gallery, San José. 2000-2001 Carlos Garaicoa : La ruina, La Utopía (Obras 1990-2000). Biblioteca Luis Ángel Arango, Banco de La República, Bogotá ; The Bronx Museum of the Arts, New York ; Fundación Museo Alejandro Otero, Caracas.

2001 Art & Public. Cabinet PH, Genève. The last 10 days of the market. Århus Festival, Galleri Image, Århus. Because every city has the right to be called Utopia. Lombard-Freid Fine Arts, New York. 2002 Now, let’s play to disappear. Galleria Continua, San Gimignano. Carlos Garaicoa. Ni Christ, ni Marx, ni Bakounine. Maison européenne de la photographie Paris. 2003 Lecciones de Historia. Casa de América, Madrid. De la serie Nuevas arquitecturas. Centro Wifredo Lam, La Habana. Autoflagelación, supervivencia, insubordinación. Sala Montcada, Fundació La Caixa, Barcelona. El asesino de la baraja. Espacio C, Camargo. Carta a los censores (piccolo teatro dell’anarchia). Volume !, Roma. Carlos Garaicoa. Galería Elba Benítez, Madrid.


La habitación de mi negatividad. Galería La Casona, La Habana (VIII Havana Biennale) Art Statements. Art Basel Miami, Lombard-Freid Fine Arts, Miami. 2004 La misura di quasi tutte le cose. Palazzo delle Papesse, Centro Arte Contemporanea, Siena. 2005 Capablanca’s real passion. Museum of Contemporary Art. Los Angeles. Carlos Garaicoa : Self-flagellation, survival, insubordination. Aspen Art Museum, Aspen (USA) Carlos Garaicoa. Monaco International Contemporary Art Price. Vamos fazer barulho agora, porra ! Carlos Garaicoa & Ezequiel Suárez. Galería Habana, La Habana. PROCHAINES EXPOSITIONS PERSONNELLES FORTHCOMING SOLO SHOWS 2005 Postcapital. Palau de la Virreina, Barcelona. Carlos Garaicoa Speaking. Galleria Continua, San Gimignano.

EXPOSITIONS DE GROUPE GROUP EXHIBITIONS 1991 IV Bienal de La Habana. Si Tim tiene, Tim vale. Galería del I.S.A. La Habana. 1993 Las metáforas del templo. Centro de Desarrollo de las Artes Visuales, La Habana. 1994 Utopía. Galería Casa del Joven Creador, La Habana. V Bienal de La Habana. El Entorno y sus Circunstancias. Museo Nacional de Bellas Artes, La Habana ; Ludwig Forum für Internationale Kunst, Aachen. The new generation. Contemporary Photography from Cuba. The Menill Collection (FotoFest), Houston ; Fototeca de Cuba, V Bienal de La Habana, La Habana. 1995 I Johannesburg Biennale. Africus ‘95. Johannesburg. Uno de cada clase. Fundación Ludwig de Cuba, La Habana. Cuba : la isla posible. Centre de Cultura Contemporánea de Barcelona, Barcelona. Trans (Intro) Post-Diario. Galeria « La Fundición », Bilbao. 1996 Las otras escri(p)turas. Centro de Artes Visuales y Diseño, La Habana. Río Almendares, ni fresa ni chocolate. CENCREM, La Habana. Carne. Espacio Aglutinador de Arte, La Habana.

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1997 Utopian territories. New Art from Cuba. Morris and Helen Belkin Art Gallery ; Contemporary Art Gallery, Vancouver. VI Bienal de La Habana. El individuo y su memoria, Centro de Arte Contemporáneo Wifredo Lam, La Habana. Gwangju Biennale ’97. Unmapping the Earth. Gwangju. 1997-2000 Memorias Intimas, Marcas. Cuito Cuanavale ; Centro Cultural Português, Luanda ; The Castle of Good Hope, Cape Town ; Electricworkshop, Johannesburg ; Window Museum, Pretoria ; White Pavilion, Institute for the Contemporary Art, Lisboa ; MUHKA, Antwerp. 1998 A imaxe e o laberinto. 10 artistas cubanos dos ’90, Casa das Artes, Vigo. Cuba-ON. Generous Miracle Gallery, New York. Isla Oscura. New Photography from Cuba, Southeast Museum of Photography, Daytona Beach. De discretas Autorías. Cuba y Venezuela, nuevas poéticas. Museo de Arte Contemporáneo Mario Abreu, Maracay. Comme peut-on être cubain ? Maison de l’Amérique, Paris. Caribe Insular. Museo Extremeño e Iberoamericano de Arte Contemporáneo, Badajoz ; Casa de América, Madrid.


II Salón de Arte Cubano Contemporáneo. Centro de Desarrollo de las Artes Visuales, La Habana. XXIV Bienal de Sâo Paulo. Parque Ibirapuera, Sâo Paulo. 1999 Cuba. Maps of Desire. Kunsthalle, Wien ; Nikolaj Københavns Kommunes Udstillingsbygning, Copenaghen. La vetrina di Venere. Centro civico per l’arte contemporanea La Grancia, Serre di Rapolano. Diáspora. Encuentro Internacional de Arte Ciudad, Oviedo. Four Cuban artists. Geukens & De Vil Gallery, Knokke. 1999-2001 Mirror’s Edge. Bild-Museet, Umeå ; Castello di Rivoli, Torino ; Vancouver Art Gallery, Vancouver ; Tramway, Glasgow ; Charlottenbourg. Copenaghen. 2000 Espacios Híbridos. Tania Bruguera, Luis Gómez, Carlos Garaicoa. Galeria La Casona, La Habana. Más allá del documento. Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid. VII Bienal de La Habana. Ventana hacia Venus. La Habana. From the negative : Conceptual Photography from Cuba. Parts Gallery, Minneapolis. América Fotolatina : La fotografía en el arte contemporáneo. Museo de Las Artes, Guadalajara.

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Waterfront project, Malmo. Project : Window onto Venus, VII Bienal de La Habana, La Habana. Cream 2, 10 curators, 100 artists. Exhibition Catalog, Phaidon Press, London. 2001 Shifting Tides, Los Angeles County Museum of Art, Los Angeles ; Grey Art Gallery, New York ; Chicago Museum of Contemporary Photography, Chicago. Sonsbeek 9 : Locus Focus. Arnhem. Mega Wave. Towards a New Synthesis. International Triennale of Contemporary Art. Yokohama 2001, Yokohama. Project Room. Algunas Islas. ARCO, Galerie Farideh Cadot, Madrid. Demostration Room (Casa ideal) Fundación Museo Alejandro Otero, Caracas ; Apex Gallery, New York. Context : Recent Cuban Art on the Permanent Collection. The Bronx Museum of the Arts, New York. Sincretismi. Fondazione Adriano Olivetti, Roma. Some Islands Exhibition, Project Room, Farideh Cadot Gallery, Arco 2001 2001-2004 El final del eclipse. Fundación Telefónica, Madrid ; MEIAC, Badajoz ; Palacio de los Condes de Gabia, Granada ; MARCO, Monterrey ; Museo Nacional de Bellas Artes, Buenos Aires ; Fundación Telefónica, Santiago de Chile ;

Museo de Arte y Fundación Telefónica, Lima ; Pinacoteca del Estado, Sâo Paulo. 2002 III Salón de Arte Cubano Contemporáneo. Centro de Desarrollo de las Artes Visuales, La Habana. Copyright. Centro Cultural de España, La Habana. Architecture of imagination. I.C.A, Boston. Documenta 11, Platform 5. Binding-Brauerei, Kassel. De ponta cabeça. I Bienal Ceará América de arte contemporánea, Fortaleza. La Ripro-Riduzione. Museo della Calcografia Nazionale, Roma. Archivio attivo, ex chiesa di Santa Maria, Carbognano. On/Off, Vista Mare, Pescara (Italy) Reality’s Desire, Milano, (Italy). 2003 Time capsule. Art in General, New York. Cuba on the Verge. An Island in Transition. International Center of Photography, New York. Modern Islands. Pragerstraße hinter Modehaus Breuninger, Dresden. Utopia/Post-Utopia : Conceptual Photography and Video from Cuba, Samuel Dorsky Museum of Art at SUNY New Paltz, New York. La ciudad radiante, II Bienal de Valencia, Valencia. RAM Cities, Zerynthia, Paliano. VI Salón Cantv jóvenes con FIA : Enlaces, las estrategias metodológicas del arte actual, Ateneo de Caracas.


Salon des Refuses, Fondazione Bevilacqua La Masa, Venezia. Catastrofi Minime, MAN, Nuoro 43th Suzzara award, Civic Contemporary Art Gallery, Suzzara Dream Spaces/Entre Sueños, Deutsche Bank Lobby Gallery, New York. 2004 Future Cities. Art Gallery of Hamilton, Hamilton. « Nous venons en paix… ». Histoires des Amériques, Musée d’Art contemporain de Montréal, Montréal. Artitecture. Rena Bransten Gallery, San Francisco. XXVI São Paulo Biennale. Image Smugglers, Parque Ibirapuera, São Paulo. Galerie Anne de Villepoix, Paris. 2005 Dialectics of Hope, Moscow Biennale. PROCHAINES EXPOSITIONS DE GROUPE FORTHCOMING GROUP SHOWS 2005 VII Sharjah International Biennial. LI Venice Biennale, Venice InSite. Sitios distantes : crisis urbana y síntomas domésticos en el arte contemporáneo reciente. Centro Cultural Tijuana y San Diego Museum of Art. México-U.S.A, Tijuana and San Diego.

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COMMANDES PUBLIQUES ET INTERVENTIONS URBAINES SOME PUBLIC WORK AND CITY INTERVENTIONS 1990 Suceso en Aguiar 609. Intervention in a public building in Old Havana. La Habana. 1991 Retornar, devolver una imagen… Series of public interventions. La Habana. 1997 In the summer grass. Performance on the valley of the Cuito river in Angola. Part of the project Memorias Intimas, Marcas. Jardín Cubano. Public intervention at a building in ruins. VI Bienal de La Habana, La Habana. 1999 Cualquier sitio puede ser un buen sitio para vivir. Public intervention at a building as part of the Diáspora project, Oviedo. 2000 Cualquier sitio puede ser un buen sitio para vivir. Public intervention at Paula # 216, San Isidro neighborhood, VII Bienal de La Habana. 2004 Il cacciatore (El Cazador). Public intervention for the show La misura di quasi tutte le cose, Palazzo delle Papesse, Siena.

PRIX ET BOURSES AWARDS AND FELLOWSHIPS 1993 Artist in residence project, City of Düsseldorf and the Paul Pozzoza Museum, Düsseldorf. 1995 Artist in residence project, City of Biel-Bienne, Pro Helvetia and the Canton of Berne, Berne. 1996 Artist in residence project, Art in General, New York. 1997 Artist in residence project, Civitella Ranieri Center, Umbertide. 1998 Artist in residence project, at the Mario Abreu Museum, Maracay. Artist in residency project. Yaddo Corporation, N.Y New York. 1999 Artist in residency project. Parts Gallery, Minneapolis. Minnesota. 2005 Monaco International Contemporary Art Price, Monaco Katherine S. Marmor Award. Los Angeles.


ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE Carlos Garaicoa a été, avec Esterio Segura, le commissaire de l’exposition et de l’évènement théorique Las metáforas del templo. Il a également travaillé, en tant que commissaire, sur le projet La Casa de La Comedia, une galerie alternative, ouverte entre 1993 et 1994, où nombre d’évènements culturels (concerts, expositions et conférences) ont été organisés. Il fut par ailleurs le coordinateur de l’exposition et de l’intervention publique Ventana hacia Venus en collaboration avec Zerynthia lors de la VIIe Biennale de la Havane, à Cuba. Enfin, il a donné des conférences et participé à des ateliers à l’Université de Berne (Suisse), à l’Université Polytechnique de Valence (Espagne), au Culture City Hall de Gijon (Espagne) ; au 5e Talk of Photography, au Milan City Council (« Reality’s desire ») et à Gênes (Italie) ; au Spain’s Cultural Center, Havana and Espacio C, Camargo (Espagne).

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PROFESIONAL ACTIVITY Together with Esterio Segura he was the curator of the exhibition and theoretical event Las metáforas del templo. He worked in the curatorial project La Casa de La Comedia, an alternative gallery open between 1993 and 1994, and where many exhibitions, concerts and conferences about arts and photography took place. He was the coordinator of the show and public intervention Ventana hacia Venus in collaboration with Zerynthia during the VII Biennale of Havana, Cuba. He had taught conferences and workshops at The University of Berne, Switzerland ; the Polytechnic University of Valencia, Spain ; the Culture City Hall of Gijon, Spain ; the 5th Talk of Photography in Mexico City ; the Milan City Council (« Reality’s desire ») and Genova, Italy ; Spain’s Cultural Center, Havana and Espacio C, Camargo, Spain.

COLLECTIONS PUBLIQUES PUBLIC COLLECTIONS Museo Nacional de Bellas Artes, La Habana. Museum of Fine Arts, Houston. Southeast Museum of Photography, Daytona Beach. Los Angeles County Museum (LACMA), Los Angeles. The Museum of Contemporary Art (MOCA), Los Angeles. The Bronx Museum of the Arts, New York. Musée Européen de la Photographie, Paris. Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid. Tate Modern, London. Leigth University Gallery, Betlenhen. Centre PasquArt, Biel-Bienne. Stedelijk Museum for Aktuele Kunst (SMAK), Gent. Biblioteca Luis Angel Arango, Bogotá. Fundación Museo Alejandro Otero, Caracas.


LA FONDATION PRINCESSE GRACE DE MONACO La Fondation Princesse Grace de Monaco, créée en 1964 par Son Altesse Sérénissime la Princesse Grace, avait principalement selon ses statuts une action de soutien à des étudiants particulièrement talentueux souhaitant embrasser une carrière artistique. Dans un deuxième temps, la Fondation Princesse Grace a décidé d’aider les artisans locaux afin de leur permettre de commercialiser leurs travaux. Depuis 1982, la présidence de la Fondation est assurée par Son Altesse Royale la Princesse de Hanovre qui a souhaité développer une nouvelle activité qualifiée d’humanitaire et consistant d’une part à accompagner par la présence de leurs mères les enfants hospitalisés dans des hôpitaux pédiatriques, et d’autre part à améliorer si nécessaire les installations de ceux-ci. À cette activité de soutien direct aux familles s’ajoute une aide accordée à quatre laboratoires de recherche médicale pour des travaux portant sur l’amélioration des thérapeutiques pédiatriques.

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REMERCIEMENTS Que soient ici vivement remerciés pour leurs conseils, leur générosité et leur collaboration, toutes les personnes qui ont permis à la Fondation Prince Pierre de Monaco d’accomplir sa mission culturelle et de sensibiliser le public en faveur de la création contemporaine, et notamment : LE CONSEIL ARTISTIQUE

Présidente S.A.R. la Princesse de Hanovre Vice-présidente Marie-Claude Beaud, directrice générale de la Fondation musée d’art moderne Grand-Duc Jean du Luxembourg Membres François Bon, écrivain Vasif Kortun, directeur de la galerie Plateform Garanti Contenporary art center, Istanbul Jean Nouvel, architecte Philippe Rahm, architecte Myriam Salomon, critique d’art Jérôme Sans, directeur du Palais de Tokyo, Paris Directeur artistique Jean-Louis Froment LES PARTENAIRES DE LA FONDATION PRINCE PIERRE DE MONACO

Le Gouvernement Princier, Le Centre de presse de la principauté qui contribue chaque année à la promotion des prix de la Fondation Prince Pierre de Monaco, La Fondation Princesse Grace qui, dans le cadre de ses actions de soutien international à de jeunes artistes, a accepté de soutenir le développement du Prix International d’Art Contemporain et de la Bourse de la découverte, La Société des Bains de mer qui contribue à la qualité des manifestations organisées par la Fondation.

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UN HYMNE À LA VIE ANDA ZIMAND (NÉE BORTAS) 8 janvier 1954 – 23 août 2003 Anda Zimand était l’une de ces rares personnes qui laissent derrière elles une trace rayonnante et inoubliable. Douée d’une grande intelligence et d’une rare beauté, elle croyait que la vie était une fête qu’il fallait toujours accueillir par un sourire. Cette philosophie joyeuse colorait son monde et était un de ses principaux traits de caractère. Née à Bucarest, Anda était profondément consciente de ce que signifie l’indigence et, au cours de sa brève existence, elle fit tout son possible pour illuminer celle des nécessiteux. Mariée pendant vingt années d’un extraordinaire bonheur au Monégasque Henri Zimand, elle trouva en lui un compagnon idéal qui, en plus de partager sa vitalité et son ouverture d’esprit, encouragea ses efforts dans le domaine de la charité. Les nuages sombres du cancer commencèrent à s’accumuler juste quatre jours après le 44e anniversaire d’Anda. Fidèle à elle-même, elle affronta la maladie avec pragmatisme, en consacrant sa force et son courage à réconforter les personnes les plus proches de son entourage et sans jamais se laisser aller à l’auto compassion. Pendant les huit années que durèrent son combat énergique pour la survie, elle insista pour continuer à mener une vie la plus normale possible, sans cesse tournée vers l’avenir. La mort tragique et trop rapide d’Anda Zimand à quarante-neuf ans laissa derrière elle une famille inconsolable : son mari Henri et leurs quatre jeunes fils Syril, Ynnan, Rene et Nessrin. Henri Zimand a consacré sa vie à immortaliser la mémoire de sa femme par le soutien qu’il apporte à différentes œuvres sociales et projets d’ordre culturel dans de nombreuses régions du monde. Anda est également devenue un symbole mondial d’espérance, de joie et d’amour sans bornes grâce au site Internet qui porte son nom. www. andaspirit.com est visité par des millions de personnes de par le monde. Il utilise les sons, mes images ; les technologies audiovisuelles les plus modernes et pratiquement toutes les langues parlées pour propager un message d’optimisme qui émeut et inspire.

Love Hope & Spririt

Visitez le site web à la mémoire de Anda Zimand : www. andaspirit. com

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La nouvelle formule du Prix International d’Art Contemporain bénéficie du soutien particulier de M. Henri Zimand, dont les actions de mécénat culturel, conduites dans de nombreuses régions du monde, sont guidées par le souvenir de son épouse, Anda (8 janvier 1954-23 août 2003), à la mémoire de laquelle il a conçu un site internet, visité par des millions de personnes : www.andaspirit.com LES DONATEURS

qui ont souhaité doter le crédit de production du lauréat destiné à l’aider à créer des œuvres nouvelles : Le Conseil national, La mairie de Monaco, La Société des bains de mer, La fondation Florence Gould, La duchesse de Valverde d’Ayala Valva. LES PRÊTEURS

qui ont contribué à la réalisation de l’exposition M. Jan Debbaut, directeur, Tate Collection, Londres, Mme Catherine Clément, responsable des prêts, Tate Collection, Londres, Mme Verusca Piazzesi, Galerie Continua, San Gimignano, Italie. Nous tenons à saluer tout spécialement l’artiste lauréat, Carlos Garaicoa Manso, et ses assistants, Yonel Hidalgo, Alessandra Dini et Lillebit Fadraga qui se sont impliqués avec enthousiasme dans ce projet. Nos remerciements s’adressent également à M. Lorenzo Fusi, conservateur du Palazzo delle Papesse de Sienne, en Italie, parrain de l’œuvre lauréate Carta a los Censores, de Carlos Garaicoa, ainsi que tous les autres parrains qui ont bien voulu participer avec générosité à la mise en œuvre de cette nouvelle formule, sans lesquels elle n’aurait pu voir le jour, à M. Marc Sanchez, directeur des expositions au Palais de Tokyo, à Paris, qui par son concours a permis la coordination d’une consultation internationale, et à M. Jean-Michel Bouhours, conservateur en chef du nouveau Musée national de Monaco, pour sa participation au catalogue.

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FONDATION PRINCE PIERRE 4, boulevard des Moulins MC-98000 Monaco tél. : +377 93 15 85 15 ----Organisation du XXXIXe Prix International d’Art Contemporain direction artistique : Jean-Louis Froment assisté de Nicolas Fenouillat. Fondation Prince Pierre de Monaco : S.A.R la Princesse de Hanovre, présidente Rainier Rocchi, secrétaire général coordination générale : Mélanie Gatti coordination et comptabilité : Josiane Montuori chef technique : Jean-Michel Bianchi presse : Claudine Colin, attachée de presse assistée de Nathalie Marchal et de Charlotte Huisman ----design graphique : presse papier, Bordeaux photographies : Marie Bruneau et Bertrand Genier (pp. 18-32, 50-55, 60-64, 90-91), Marcel Loli (pp. 56-59, 88-89), DR (p. 82). Catalogue achevé d’imprimer le 22 août 2005 sur les presses de l’imprimerie BM – ZI F-33610 Canéjan.

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----FONDATION PRINCE PIERRE DE M ONACO E PRIX I NT E RNAT I ONAL D’ ART CONT E MP O R A IN ----2005

XXXIX  

catalogue du 39e grand prix d'art contemporain de Monaco

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