Belgique-België P.P.-P.B. 5670 Viroinval BC9630 N° agrégation P401059
Le Journal
des habitants
du Parc
naturel
n° 58 Périodique 1 / 2021
Papillons de printemps © Yvan Barbier
Un Parc national au sein de notre Parc naturel ? - p.2 Retrouvez notre dossier sur le petit patrimoine populaire wallon en p.7
Ici, l'innovation prend racine
Sommaire
Éditorial
Biodiversité
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Sauvetage des batraciens sur les routes
Un Parc national au sein de notre Parc naturel ?
Biodiversité
5
Olloy, village de l'abeille
Patrimoine
7
Petit Patrimoine, grand recensement
Insolite
11
Cigognes blanches à Dourbes
Sensibilisation
12
Des animations scolaires des primaires aux secondaires
Au jardin
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Tonte différenciée au jardin
Agenda nature
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Journée du Patrimoine et Fête du Parc naturel 2021
Contact Parc naturel Viroin-Hermeton Rue d’Avignon 1 - 5670 Nismes T. +32 (0)60 39 17 90 secretariat @pnvh.be
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omme vous aurez pu le constater dans la presse, le gouvernement wallon a - sur proposition de la Ministre wallonne de la Nature, Céline Tellier - récemment approuvé les critères de sélection de l'appel à projets pour la création de deux parcs nationaux en Wallonie. Mais quel serait l’intérêt d’un Parc national alors que nous sommes déjà situés dans le Parc naturel ViroinHermeton ? Pour le comprendre, commençons par la base :
Qu’est-ce qu’un Parc naturel ? Un Parc naturel est un territoire de projets qui est habité et qui présente une grande valeur biologique et paysagère. Les Parcs naturels wallons ont un éventail de missions : il s’agit non seulement d’assurer la protection et la valorisation de la nature et des paysages, mais aussi d’y inclure les citoyens en vue d’un développement économique durable, par exemple en promouvant les producteurs locaux. En outre, les Parcs naturels ont pour vocation de soutenir les initiatives et les projets locaux. Ils sont un peu le couteau suisse du développement local et durable. Merci Joël, Après de nombreuses années passées au PNVH en tant que chargé de mission puis comme directeur, tu as décidé de quitter l’ASBL pour de nouveaux horizons. Il y aura certainement de nombreux défis à relever mais nous savons tous que cela anime ta motivation.
Et un Parc national ? Un Parc national a comme double objectif la protection et la valorisation d’une zone naturelle remarquable afin de créer une offre touristique verte qui contribuera au développement économique de la région. Contrairement aux Parcs naturels, les zones d’habitats et les zones agricoles ne peuvent faire partie du périmètre du Parc national. À titre de comparaison, il faut voir le Parc national comme une immense réserve naturelle où une partie de celle-ci sera laissée en libre évolution (réserve intégrale). Si notre appel à candidature est retenu, 13 millions d’euros pourront potentiellement être débloqués par la Wallonie pour protéger et promouvoir ce Parc national qui bénéficierait alors d’une notoriété internationale. Vous l’aurez compris, le PNVH, associé à nombre de partenaires, travaille depuis plusieurs mois sur cette candidature afin de garantir la préservation et la valorisation du plus grand trésor de notre région. ● Grégory Dujardin, Président PNVH
L’ensemble de l’équipe du Parc ainsi que la commission de gestion te remercie pour ton écoute, ta disponibilité ainsi que pour ton professionnalisme. Nous espérons que tu prendras du plaisir dans cette nouvelle aventure et que tes projets seront couronnés de succès.
Ce journal est une publication du Parc naturel Viroin-Hermeton. Il est distribué dans toutes les boîtes aux lettres des communes de Couvin, Philippeville et Viroinval. Il est disponible sur simple demande au Parc naturel et est téléchargeable sur www.pnvh.be. ISSN : 1782-1460. Mise en page : Combox. Éditeur responsable : Grégory Dujardin.
Joël Dath , Directeur du Parc naturel © D.R.
Membre de l'Union des Éditeurs de la Presse Périodique
Sauvetage des batraciens sur les routes
Biodiversité
Bilan de la saison 2021 Par Tom Baudoux, chargé de missions PNVH
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haque année, entre février et avril, les batraciens de nos régions entreprennent un périlleux périple vers les zones humides qui les ont vu naître pour s’y reproduire à leur tour… Parcourant parfois plusieurs kilomètres lors de ce voyage, nos routes leur tendent un triste piège. Pour la deuxième année, votre Parc naturel a donc décidé de leur venir en aide en coordonnant les opérations de sauvetage sur les routes à l’échelle de son territoire ! Découvrez en quelques chiffres les résultats du travail in-crrrooooaaaayable de nos bénévoles motivés en cette année 2021.
Une femelle crapaud commun sur le tarmac © Anne Lambert
Sur Philippeville Avec l’aide des bénévoles motivés de Villers-leGambon, les batraciens de la chaussée de Clairbois sont sortis en nombre ! 557 animaux (> 90% de crapauds) y ont ainsi été sauvés en 2021. Il s’agit sans conteste d’un site de migration majeure sur votre Parc naturel. Pour encore plus d’efficacité, un dispositif anti-traversée devrait y être installé en 2022…
Sur Viroinval Aux mares de la Jussiére, à Vierves, ce sont les Urodèles qui font la loi ! En effet, plus de 80% des animaux
Des tritons ponctués sauvés de justesse © Tom Baudoux
sauvés étaient des tritons (surtout palmés). Site d’importance pour la protection de ces animaux menacés, un dispositif anti-traversée composé de bâches et seaux de captures y sera installé en 2022… À suivre !
Retrouvez le bilan complet de l’opération sur le site du Parc : www.pnvh.wordpress.com
Les étangs creusés le long du Ry de Rome sont un site de choix pour la reproduction des batraciens. Nombreuses sont les espèces qui y sont rencontrées alors
Journal du Parc n°58
Sur Couvin
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que la circulation humaine est peu fréquente en soirée ! Pour préserver ce site de migration privilégié, des aménagements pourraient y être réalisés… À confirmer !
Une grenouille verte © Tom Baudoux
2021, une année favorable aux batraciens ? Alors que nous sortions les barbecues en février, mars fut plutôt placé sous le signe des fondues ! Tantôt chaudes mais sèches, tantôt humides mais froides, peu nombreuses ont été les soirées propices aux migrations… Alors que les humains s’en Moins d’animaux ont plaignaient, les batraciens Sauvetage de crapauds ainsi été croisés sur s’en réjouissaient, en communs en cours © T.B. les routes compte témoigne le taux de mortalité global divisé tenu du nombre par deux par rapport à de bénévoles l’année dernière. 2021, actifs et du temps c’est aussi une année passé à les sauver, pleine de perspectives en comparaison encourageantes pour avec 2020. Alors la saison de migration que certains prochaine : nouveaux animaux sont sans partenariats, projets doute restés cachés, d’aménagements, plus de bénévoles d’autres ont malheureusement actifs, plus de sauvetages et un souffert de ces conditions climatiques particulières. Les engouement global croissant ! Qu’en est-il de vous ? Nous compterons migrateurs précoces sont ainsi vous parmi nous ? ● malheureusement morts prisonniers des glaces tandis que leurs pontes gelaient. Ne tirons cependant pas Des questions sur cette de conclusions hâtives et attendons thématique ? plutôt de voir ce qu’il en sera l’année tom.baudoux@pnvh.be prochaine. En effet, 2021, c’est aussi l’année des couvre-feux. Monsieur crapaud réserve sa place en vue de l'accouplement future © Jean-Marc Delforge
En 2021, les opérations de sauvetage des batraciens sur le Parc, c’est 8 sites sécurisés à l’aide d’une signalétique adaptée et 2 sites fermés à la circulation lors des soirées de migration. Merci à nos communes constitutives pour leur soutien ! 2 soirées d’information citoyenne en ligne ayant regroupé 28 participants maintenant sensibilisés à la cause des batraciens. 1 groupe Facebook dédié et comptant à ce jour 154 membres, +65 par rapport à 2020 ! Utilité ? Échanger, émettre des alertes, partager ses expériences/photos et informer. 24 bénévoles actifs sur le territoire du Parc pour sauver les batraciens et de petits groupes locaux qui se mettent en place, +11 par rapport à 2020 ! Bravo et merci ! 69 visites de terrain effectuées par nos bénévoles et 59 heures minimums passées à prospecter et sauver les animaux, +37 heures par rapport à 2020 ! 1.186 animaux sauvés sur 6 sites différents par nos bénévoles, +515 par rapport à 2020 ! 9% d’animaux morts retrouvés sur nos routes, soit -11% par rapport à 2020 ! De nouveaux partenariats locaux au profit des batraciens entre votre Parc, les Cercles des naturalistes et Natagora Sud-ESM ! Merci à eux !
Merci !
Biodiversité
Olloy, village de l’abeille Bilan de la saison 2021 Par François Mathy, chargé de missions PNVH
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ans le cadre des appels à projet « Maya » 2018 et 2019, le Parc naturel Viroin-Hermeton avait proposé plusieurs actions à la commune de Viroinval. Cet appel à projet, lancé en 2011 par la Région Wallonne permet de subventionner divers aménagements en faveur des pollinisateurs. Dans ce cadre, de nombreux arbres fruitiers ont été plantés, des hôtels à insectes ont vu le jour, des prés fleuris ont été semés… un peu partout sur le Parc naturel.
Pourquoi Olloy ? En 2018, la Région Wallonne a proposé aux communes qui le souhaitaient de définir un « village de l’abeille » qui regrouperait des aménagements offrant le gîte et le couvert aux pollinisateurs. Le choix s’est rapidement
porté sur Olloy-sur-Viroin. En effet, ce village avait déjà été planté d’un verger autour de l’église, celui-ci étant entretenu par les bénévoles du PCDN de Viroinval que nous remercions au passage. Le verger conservatoire de Contienau est également situé sur la partie Calestienne du village. Finalement, Olloy c’est aussi l’endroit où est installé le Rucher-école du Parc naturel, lieu où ont été formés de nombreux apiculteurs ces dernières années, le choix d’Olloy-village de l’abeille avait donc tout son sens.
l’esprit est l’installation d’un hôtel à insectes, ce qui a été fait dès 2018. De nombreuses espèces d’abeilles solitaires utilisent les bûches ou briques percées ou encore les tiges creuses pour y pondre leurs œufs. Certaines abeilles utilisent aussi les anfractuosités de la roche, du mur en pierres sèches ou de la spirale aromatique, ceux-ci permettant également d’accueillir de nombreux reptiles. Enfin, certaines abeilles dites sablonicoles nécessitent un sol meuble pour y creuser les galeries
Offrir le gîte… Comment offrir le gîte à nos abeilles solitaires ? Evidemment, la première réponse qui vient à
Osmie © Geller-Grimm
Demi deuil © D.R.
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Tristan © D.R.
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dans lesquelles elles pondent. Un espace sableux a donc été aménagé afin de pouvoir les accueillir elles aussi.
…et le couvert Afin de permettre aux différents pollinisateurs de trouver une nourriture abondante tout au long de l’année, deux mots clés à garder en tête : indigénat et diversité. Les aménagements réalisés autour du site de la bergerie d’Olloy ont été pensés de manière à pouvoir donner des idées de petits coups de pouce à la nature réalisables chez soi. Les exemples présentés ici sont bien entendu loin d’être exhaustifs, mais voici quelques idées de réalisations :
une grande diversité de ressources pour tous les pollinisateurs. Celui-ci est composé d’espèces vivaces et fleurira donc plusieurs années, sous nos pommiers ! La haie mellifère : Rangeons définitivement les haies monospécifiques de cyprès ou thuyas au placard, une haie mélangée composée d’arbustes indigènes à floraisons étalées permettra d’offrir des ressources tout au long de l’année, d’abord en pollen et en nectar, ensuite en fruits pour nos oiseaux et rongeurs. Le choix des essences se fera en fonction du sol, dans la nôtre vous
Les arbres fruitiers : Ceux-ci, outre la production de fruits, produisent de généreuses floraisons et sont très mellifères. Les vergers plus âgés sont en outre de formidables lieux d’accueil d’espèces cavernicoles. Une dizaine de poiriers et de pommiers ont ainsi été plantés à Olloy ces deux dernières années.
abreuver et les abeilles domestiques viennent chercher de l’eau pour pouvoir refroidir l’intérieur des ruches par évaporation. L’idéal est de disposer quelques planches de bois sur la surface pour qu’elles puissent facilement avoir accès à l’eau sans s’y noyer.
Le pré fleuri : Pour peu qu’il soit composé de graines locales et indigènes, le pré fleuri permet d’offrir
Parmi les autres aménagements favorables aux pollinisateurs, n’oublions pas la spirale aromatique ou le mur végétal qui vont offrir diverses floraisons à cette entomofaune méconnue mais remarquable à bien des égards. ●
Journal du Parc n°58
retrouverez du cornouiller sanguin, de la bourdaine, du sorbier des oiseleurs, du charme, du sureau noir, du poirier sauvage, de l’aubépine ou encore du houx.
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Une mare : du nectar et du pollen c’est certes très important, mais lors de fortes chaleurs, l’apport d’eau peut aussi s’avérer important. Outre le gîte offert aux amphibiens et aux invertébrés aquatiques, de nombreux insectes viennent s’y
Petit grand
Patrimoine
Patrimoine, recensement ! Bilan de la saison 2021
À Couvin, le monument aux morts, comme neuf, vient de bénéficier d'un subside de l'AWAP pour sa restauration © Arielle GUILLAUME
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e Parc naturel regorge de trésors. Et parmi ceux-ci, le Petit Patrimoine Populaire Wallon n’est pas en reste. En effet, suite à un appel à projet lancé en 2019 aux communes par l’AWaP, l’Agence wallonne du Patrimoine, c’est plus de 1.250 éléments qui ont été recensés, décrits, photographiés et géolocalisés sur le territoire du Parc naturel !
L’appel à projets Si au départ du lancement de cet appel à projets, relatif à Détail d'une ancienne porte à Sautour (heurtoir) © Cédric Leclercq (MUAP)
Par Arielle Guillaume, chargée de missions PNVH
l’établissement d’un recensement du Petit Patrimoine Populaire Wallon, l’AWaP avait prévu de choisir 25 dossiers, ce sont pas moins de 113 communes qui ont remis leur candidature ! Suite à cet engouement, la sélection s’est élargie à 76. Et devinez quoi !? Chacune des trois communes du Parc naturel a rentré un dossier et toutes trois ont été sélectionnées. Bravo à elles ! Les communes lauréates ont reçu une enveloppe de dix mille euros pour réaliser le recensement de
leur petit patrimoine dans un délai d’un an. Un très grand nombre d’éléments ont été répertoriés, décrits, photographiés, géolocalisés et encodés dans une base de données de l’AWaP. Cette dernière a créé une fiche-type de recensement très complète, qui vise également à définir l’état sanitaire des éléments recensés. Mais on ne parle pas ici d’un « inventaire », qui, par définition, se veut absolument exhaustif. Ce budget a permis aux communes de s’équiper de différents outils (tablettes d’ordinateur, outil d’encodage en ligne, matériel
Mur en pierres sèches à Jamiolle © Arielle GUILLAUME
Une grande partie du patrimoine campanaire a été recensées à Philippeville. Ici, l'une des cloches de Surice © Arielle Guillaume
Journée de formation dispensée aux bénévoles par le Parc naturel et la MUAP à Philippeville en février 2020 © Elodie Vertenten
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Formation dispensée aux bénévoles par le Parc naturel et la MUAP à Philippeville en février 2020 © Elodie Vertenten
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distribué aux citoyens bénévoles au recensement, etc.) et de financer du personnel ainsi que des réunions.
Une formidable participation citoyenne L’originalité du projet résidait dans son volet « participation citoyenne ». Eh oui, un tel nombre d’éléments recensés ne pouvait s’atteindre sans la précieuse aide de citoyens amoureux de ce patrimoine trop méconnu. Ce volet visait d’une part à mobiliser les habitants autour d’un projet commun et d’autre part, à ce qu’ils se réapproprient une partie de
Nombre d’éléments encodés dans la base de données de l’AWaP Couvin 350 Philippeville
530
Viroinval 374
leur territoire et de leur patrimoine. Au total, plus d’une cinquantaine de citoyens se sont mobilisés sur le territoire du Parc naturel. Avec la difficulté supplémentaire liée à la crise sanitaire et les difficultés
Une feronnerie ancienne sur une maison privée à Jamiolle © Arielle GUILLAUME
de se réunir, on ne peut que féliciter les citoyens qui ont persévéré dans le recensement. Chapeau bas à ces défenseurs du patrimoine !
Le rôle du Parc naturel et les autres partenaires La démarche, bien enclenchée sur la commune de Couvin, n’a pas eu besoin d’un appui du Parc naturel. En effet, le travail avait déjà commencé depuis plusieurs années dans le cadre du PCDR (Programme Communal de Développement Rural). Pour compléter ce relevé, la Ville de Couvin a recruté six étudiants en histoire de l’art et archéologie de l’Université de Namur pendant l’été 2020, sous la supervision de leur Professeur, Mathieu Piavaux, et de son équipe. Par contre, à Philippeville et Viroinval, les communes partaient de zéro en matière de participation citoyenne sur cette thématique et se sont naturellement tournées vers le Parc naturel pour bénéficier d’un appui à l’encadrement, à la mise en place d’une méthodologie et à la relecture des fiches rédigées sur les éléments recensés. La Maison de l’Urbanisme de l’Arrondissement de
17 thèmes Le Petit Patrimoine populaire wallon comporte 17 thèmes, mais d’autres éléments peuvent être repris dans une catégorie « Autres » 1.Les points d'eau (fontaines, perronsfontaines, pompes, puits, lavoirs, abreuvoirs, sources, roues à aubes, gargouilles et cracheurs) ;
7.La mesure du temps et de l'espace (horloges, cadrans solaires, tables d’orientation, baromètres, thermomètres, anémomètres, girouettes) ;
2.Le petit patrimoine sacré (croix, calvaires, potales, bornes-potales, reposoirs fixes, clochetons d’appel, cloches, carillons, orgues, chars de procession) ;
8.La justice et les libertés (perrons, croix de justice, piloris)
3.Les ouvertures (portes, portails, portiques, balcons, loggias et oriels, marquises et auvents, anciennes boîtes aux lettres) ; 4.La signalisation (enseignes, colonnes Moris, panneaux, balises, anciennes devantures et anciennes publicités de marques disparues) ;
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5.La délimitation (différents types de bornes, chasse-roues) ;
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6.L’éclairage (candélabres, réverbères, consoles appliquées, lanternes anciennes) ;
9.Le repos et la vie quotidienne (anciens petits abris de bus, fabriques de jardin, gloriettes, kiosques, vespasiennes) ; 10.L’ornementation en fer ; 11.Le patrimoine militaire et la commémoration (postes de guet, monuments aux morts, autres témoins d’événements passés, sépultures d’importance historique locale) ; 12.Les arbres remarquables (liés à des croyances populaires ou des pratiques religieuses, au folklore, à des légendes ou des traditions, les arbres limites et repères, de justice, des plaids, et autres arbres gibets, arbres commémoratifs, ou encore, arbres présentant un intérêt dendrologique) ;
13.Les outils anciens (alambics, meules, pressoirs, machines à tordre, moulins à vent, fours, travails à ferrer, gabarits) ; 14.L’art décoratif (mosaïques, peintures murales, vitraux, rosaces, trompe-l’œil, panneaux décoratifs, sgraffites) ; 15.Les biens relatifs à la faune, la flore et les minéraux (nichoirs, pigeonniers, colombiers, poulaillers, volières publiques, canardières, pédiluves, petites serres anciennes, pergolas, murs de jardinets clos, murs en pierre sèche) ; 16.Le transport (petits éléments du patrimoine ferroviaire et vicinal, ponts-bascules, petits embarcadères, tourniquets, barrières) ; 17.Les ateliers (bergeries, petites briqueteries, ardoisières, cabanes de cantonniers, cabanes en pierres sèches, petites forges, glaciaires, faïenceries, saboteries, ateliers de vanniers, ateliers de tonneliers) ; 18.Autres.
Au sein du Parc naturel, l’équipe d’encadrement a convenu que les éléments rentraient dans le Petit Patrimoine Populaire Wallon lorsqu’ils avaient plus de 50 ans, sauf si les habitants y tenaient particulièrement avant d’atteindre cet âge.
En complément, la commune de Viroinval a confié au Parc naturel la mission de compléter le recensement pour les zones non couvertes par les bénévoles. À Philippeville, cette mission a été confiée à la MUAP.
Le mot des échevins « Le fait marquant du projet est qu’il a vraiment suscité l’émulation des citoyens. On a réussi à créer un groupe pour chacun des villages, ou presque, et à rassembler des personnes passionnées, expertes ou non, autour du patrimoine, parent pauvre des budgets publics. Ca m’a ouvert les yeux sur la richesse de l’entité et facilité des contacts pour de futurs projets. »
Le mot des échevins « Avoir un cadastre réalisé par des spécialistes nous a permis de nous rendre compte de l’énorme potentiel en lavoirs et fontaines ! Il faudrait les restaurer. Maintenant, grâce au projet, on met davantage l’accent dessus. Les touristes l’apprécient et ce patrimoine, c’est toute notre histoire ! »
Et après ?
Morgane Lapôtre, Viroinval
Philippeville (MUAP) a également fait partie de l’équipe. En outre, pour le comité de relecture, la Commune de Viroinval a pu compter sur l’Ecomusée et sur Pascal Petit, un habitant d’Olloy particulièrement engagé dans le recensement des éléments patrimoniaux de sa commune depuis des décennies. Pour Philippeville, notons que l’asbl GEPHIL-ESM (Office de Recherches Généalogiques et Archéologiques d'histoire locale et régionale de l'Entre-Sambre-et-Meuse), active depuis longtemps en matière de patrimoine, a mis ses données gratuitement à disposition des citoyens recenseurs.
L’AWaP prévoit de mettre en valeur toutes les données que lui ont fournies les 76 communes lauréates et de les publier sur son site internet. Nous l’attendons avec impatience !
Frédérique Van Roost et Bernard Gilson, Couvin
Le mot des échevins « Ce qui ressort chez nous dans tous les villages, c’est l’importance des chapelles, potales et autre petit patrimoine sacré. Nous souhaitons remercier tous les bénévoles pour leur travail remarquable et leur engouement. On ne va pas s’arrêter là ! » Jean-Marie Delpire, Philippeville
À côté de cela, en fonction des volontés communales, deux grands types d’actions vont notamment pouvoir découler de ce recensement : de l’entretien et de la restauration, ainsi que de la valorisation.
L'équipe des crayas, bénévoles pour le village de Nismes © Jérome Noël
Ancienne borne qui délimitait le Royaume de France et la Principauté de Liège, située à Mazée © Arielle GUILLAUME
L'équipe de bénévoles de Dourbes © Marie Schellen
Journée de formation pour les bénévoles dispensée par le Parc naturel et la MUAP © Cathy Roosen
L'équipe des Boulloumes, qui a recensé à Oignies-en-Thiérache © Cathy Roosen
Recensement par des bénévoles à Dourbes © Marie Schellen
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Devant une ancienne poudrière Pascal Petit, citoyen très investi dans le recensement du patrimoine viroinvalois © Arielle GUILLAUME
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Le recensement a montré que les éléments à sauvegarder ne manquaient pas. Certains peuvent être entretenus par de petites interventions, mais d’autres nécessitent des travaux plus conséquents. Pour ce faire, une subvention de 7.500 € peut être sollicitée auprès de l’AWaP, tant par l’administration publique que par un privé, en fonction du domaine sur lequel ils se trouvent. Grâce aux descriptions détaillées des matériaux, des dimensions, de l’historique et de l’état sanitaire des éléments recensés, le travail de demande est déjà préparé. En effet,
ces données sont incontournables pour une demande de subvention. En fonction de l’état de détérioration du bien, l’AWaP détermine les travaux à envisager compte tenu des matériaux d’époque, des techniques de construction et de ses fonctions premières à préserver. En parallèle, une valorisation du petit patrimoine est prévue et peut prendre différentes formes : publications, expositions, circuits, jeux de découverte, etc. Couvin a déjà développé un site internet dédié à son patrimoine (https:// bibliotheca.couvin.be). Viroinval a
Tilleul, classé arbre remarquable, et sa Rouge Croix, à Vierves-surViroin © Arielle GUILLAUME
quant à elle publié deux brochures voici quelques années, en collaboration avec le Parc naturel. Enfin, Philippeville prévoit bientôt une exposition photographique. Les initiatives ne manquent pas ! ● Nous vous donnons RDV pour les activités proposées lors des Journées du Patrimoine, les 11 et 12 septembre, avec pour thématique « Femmes & Patrimoine ». Toutes les infos pratiques concernant ces activités se trouvent dans l’agenda présent au dos de ce Journal du Parc, sur notre site internet ou notre page Facebook
Lavoir nord de la Ville de Philippeville © Arielle GUILLAUME
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Le Groupe de Travail Patrimoine du PCDR de Couvin © Régis Marée
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Les Couvinois tiennent beaucoup à leurs fours à chaux, qui pourraient bénéficier d'un subside pour leur restauration © Arielle GUILLAUME
Ancien abri aménagé pour la chasse au canard à Aublain © Arielle GUILLAUME
Chapelle dédiée au Sacré-Cœur à Brûly-de-Couvin © Arielle GUILLAUME
Rubrique Insolite
Cigognes blanches Ciconia ciconia à Dourbes ! Souvenir d’été
Juliette Maquet, habitante du PNVH e soir du 18 août 2020, ma famille et moi soupions sur la terrasse. Puis, nous avons commencé à apercevoir une vingtaine de silhouettes au loin dans le jardin qui, soudain, sont montées au ciel en se dirigeant vers nous. Des cigognes, on ne sait pourquoi, ont atterri dans notre jardin. Certaines d’entre-elles se sont posées sur notre toit et sur celui des voisins, comme
si de rien n’était. Elles y sont restées quelques minutes. On en voyait un peu partout autour de nous. On a pu prendre quelques photos, mais elles sont finalement reparties, à part un couple qui a passé la soirée, perché sur un poteau électrique. À noter que ce n’est pas courant d’en voir autant dans nos régions, donc j'espère que, vous aussi, vous avez pu les apercevoir ! ●
Si vous voulez plus de renseignements sur cet oiseau, n'hésitez pas à visiter la page sur la cigogne blanche sur www.migraction.net
Cet article nous est proposé par Juliette suite à sa magnifique expérience. Elle nous dira si ces superbes oiseaux ont à nouveau fait escale chez elle cette année. ● Phylogénie des espèces actuelles du genre Ciconia
Nidification Hivernage
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Sensibilisation
Des animations scolaires des primaires aux secondaires Elise Glaude, chargée d'animation PNVH
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e Parc naturel propose depuis de nombreuses années des animations scolaires pour les primaires. L’objectif est de proposer aux élèves des activités ludiques et instructives sur des thématiques variées afin de les sensibiliser à la nature, à l’importance de sa protection et à la richesse de notre territoire…
Avec l’agrandissement du Parc sur les communes de Couvin et de Philippeville, des écoles secondaires ont rejoint le territoire : une belle occasion de prolonger nos efforts de sensibilisation vers les acteurs de demain. Pour ce public, le contenu pédagogique est discuté au préalable avec l’équipe encadrante afin de faire de cette journée d’activité un réel
support pédagogique à exploiter en classe par la suite. Le registre de nos activités scolaires s’agrandit donc et s’étoffe d’année en année de façon à proposer des animations variées et adaptées aux âges et aux publics ciblés.
Primaires
Au total cette année, plus d’une dizaine d’animations ont été réalisées dans les écoles primaires des trois communes, dans le respect des mesures sanitaires. Les thèmes suivants ont été proposés : ▶ « De la fleur au fruit et… du fruit au jus ! »
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▶ « L’arbre qui cache la forêt…la forêt qui cache ses secrets… »
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▶ « À la découverte des bestioles mal-aimées ! » : cette animation a fait l’objet de la création d’une toute nouvelle malle pédagogique en 2020
▶ « Nos herbes roussies pleines de vie : les pelouses calcaires ! »
▶ « 20.000 lieues sous la mare… »
Secondaires
Deux thèmes sont proposés aux écoles secondaires :
▶ « À la découverte des régions naturelles du territoire et des écosystèmes associés » ▶ « À la découverte de l’écosystème rivière » Les écoles secondaires ayant été fortement impactées au niveau des restrictions sanitaires, les possibilités d’animations ont été malheureusement réduites. Toutefois, une journée sur la thématique de la rivière a été réalisée pour les élèves de première secondaire de l’Athénée royal de Couvin avec la participation enthousiaste des Cercles des naturalistes de Belgique et du Contrat de Rivière Haute-Meuse. ●
Merci aux classes - élèves et professeurs - ayant participé cette année pour leur confiance et leur enthousiasme pour nos animations. Vous souhaitez proposer ces animations dans votre école ? Contactez-nous par téléphone au 060/39.17.90 ou par mail à elise. glaude@pnvh.be À l’année scolaire prochaine pour de nouvelles découvertes !
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contenant du matériel ludique et varié !
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Au jardin
Tonte différenciée au jardin Sentier à l'aspect soigné, zones difficiles à tondre en prairie naturelle, entre esthétisme, logique et facilité © Les Jardins de Malorie Malorie Hicorne
Un geste pour la biodiversité à l’esthétisme insoupçonné… Par Tom Baudoux, chargé de missions PNVH
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ne journée de printemps ensoleillée, le vrombissement de la tondeuse se met en marche… Rapidement, une odeur d’herbe fraichement coupée envahit l’air. Quelques dizaines de minutes plus tard, c’est l’heure de l’apéro devant ce gazon bien vert et tondu à la perfection, mettant parfaitement en valeur les plates-bandes fleuries du jardin, donnant envie de s’y allonger et d’y jouer avec le chien et les enfants... À qui cela ne donne-t-il pas envie ? Personne très certainement !
En effet, cette vision traditionnelle du jardin « ordonné » et « propre » perdure depuis des siècles, nous donnant, à nous autres les Hommes, un sentiment de confort et de sécurité en
qui le compose ? Découvrons ensemble les principes de la tonte différenciée, très intéressante pour la biodiversité et au potentiel esthétique insoupçonné !
La marguerite pourrait apparaitre rapidement dans vos prairies naturelles, au grand plaisir des petits habitants du jardin © TomBaudoux
revanche, y rencontrer une flore et une faune diversifiée, très certainement ! Et c’est bien là que se trouve tout l’intérêt de zones non tondues qui seraient laissées au jardin en regard d’un gazon bien entretenu, esthétiquement plaisant et engageant mais composé de peu d’espèces et
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Du vrombissement de la tondeuse au sentiment de confort et de sécurité… © CC by Daniel Watson et Prateek Rungta
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opposition à « l’anarchisme » qui peut caractériser certains milieux naturels qui nous entourent. En ce sens, laisser pousser une végétation haute dans le jardin fait peur… « Mais que vont dire nos voisins de ce laisser-aller ? » « En plus, ne risquerait-on pas d’y croiser un dangereux serpent ou de s’y faire piquer par de nombreux insectes ? » S’y faire piquer, sans doute pas… En
n’offrant que peu de ressources à la faune locale... Et si ces deux visions du jardin pouvaient coexister plutôt que d’être sans cesse mises en dualité ? Et si, tout bien réfléchi, la présence de zones non tondues au jardin contribuait, entre autres, à sublimer les zones régulièrement entretenues
Vers un mariage harmonieux du sauvage et de l’entretenu Mettez de côté les a priori : qui dit tonte différenciée ne dit pas jardin en friche complète ! Il est ici question de définir dans le jardin des zones Ces quelques lignes et les photos avoisinantes vous ont convaincu ? Vous pratiquez déjà la tonte différenciée ? N’hésitez pas à nous envoyer vos photos paradis sauvage à tom.baudoux@pnvh.be !
que vous continuerez à tondre (près de votre terrasse, le long de vos plates-bandes, au pied du sèchelinge, de la plaine de jeux des enfants) ainsi que des zones où l’herbe pourra pousser et la flore indigène s’exprimer. Pour définir ces dernières, pensez avant tout « pratique » : n’y a-t-il pas certaines zones de votre jardin particulièrement difficiles à tondre de par la pente du terrain, son accessibilité, la présence d’arbres ? Disposez-vous de très grandes surfaces sur lesquelles il est pénible de passer la tondeuse à répétition à la bonne saison ? Oui ? Et bien ces zones sont typiquement celles qui pourraient être dédiées à la pousse
Et l’esthétisme dans tout ça ? Et bien, contrairement aux idées reçues, l’association de zones non tondues et entretenues régulièrement en un même lieu est du plus bel effet, les premières apportant de la diversité et de la structure, les secondes pour mettre en valeurs les parterres et profiter du terrain. Le jardinier exigeant veillera à donner des formes
ou en eau et est donc contraignant, plus la diversité en espèces présentes sera importante ! Cela s’explique par le caractère très compétiteur de certaines espèces capable de tirer le meilleur parti de l’abondance de ressources alors qu’en milieux
Les chanceux passeront des simples graminées aux tapis d'orchidées sauvages © Tom Baudoux
contraignants, les espèces coexisteront « en luttant pour leur survie ». Comment entretenir ? Le gazon tondu contraste joliment avec la prairie naturelle - Jardin su Sous-bois à Wépion © Les Jardins de Malorie - Malorie Hicorne
géométriques intéressantes (et faciles d’entretien) aux zones d’herbes hautes, entretiendra de manière « nette » les lignes de séparation et pourra créer des sentiers tondus au sein des massifs qui ne le sont pas. Cette pratique très esthétique s’opposera à l’idée d’un jardin laissé à l’abandon en lui donnant une allure « soignée ». Quelques plantes annuelles ou vivaces pourront également être ajoutées ça et là dans les herbes hautes pour un très beau rendu. Notons également que ces zones d’herbes hautes, souffriront bien moins de sécheresses estivales, jaunissant moins rapidement qu’un gazon tondu ras…
Un entretien simplifié pour une Nature préservée Pourquoi entretenir ? Nouvel a priori à écarter : qui dit tonte différenciée ne dit pas absence d’entretien. En effet, l’entretien est nécessaire premièrement pour éviter l’apparition de ronces et de jeunes arbres mais surtout pour augmenter la diversité de votre prairie naturelle d’année en année, d’autant plus si vous partez d’un gazon anciennement bien entretenu et amendé. En effet, en écologie végétale, nous parlons de « la richesse des milieux pauvres ». Par-là, il faut entendre que plus un milieu est pauvre en nutriments et/
L’entretien de vos zones de prairies naturelles se fera donc par fauche, à la débrousailleuse (ou à la faux pour les courageux) maximum deux fois par an. Vous ne faucherez pas trop ras, en visant environ 10 cm de hauteur,
Mise en valeur du gazon tondu grâce au contraste avec les herbes folles qui le bordent © Les Jardins de Malorie - Malorie Hicorne
en partant du centre de la zone vers l’extérieure pour permettre à nos amis les insectes et autres de s’échapper. Vous laisserez ensuite le produit de la coupe en place pendant quelques jours pour laisser le temps aux graines et derniers habitants de tomber sur le sol, après quoi vous exporterez le foin ainsi créé à l’aide d’un râteau à herbes dans l’optique d’appauvrir le milieu. Une fois sec, ce foin pourra nourrir petits et grands animaux de votre ménagerie par exemple. Quand entretenir ? La fauche aura lieu après la floraison et la fructification des végétaux vivaces, plus tardifs que les annuels, en vue de leur laisser le temps de se disséminer dans votre prairie. Dans un premier temps, vous pourrez envisager de faucher 2 à 3 fois par année afin
d’appauvrir plus rapidement le sol. Visez par exemple la mi-juillet et la mi-septembre. Par la suite et de manière générale, une seule fauche chaque année à la même période suffira, idéalement en fin d’été (fin-aout à début septembre) alors que flore et insectes auront bouclé leurs cycles. Idéalement un certain pourcentage de chacune de vos zones d’herbes hautes ne sera pas fauché (10% par exemple). Cette zone refuge ou tampon, qui pourra être différente d’année en année, est importante pour la reproduction des insectes dont, pour certains, chrysalides et larves passeront l’hiver sur ou dans les tiges de la végétation. Vous voilà maintenant fins prêts à passer le cap du jardin « sauvage, mais pas trop » ! Appliquer les principes de la tonte différenciée c’est faire de son jardin non plus une barrière mais bien un élément intégrant du réseau écologique tout en satisfaisant notre vision plus traditionnelle du jardin « propre » et « ordonné ». Soit, une excellente transition douce pour repenser la
Qui dit jardin intéressant pour la biodiversité ne dit pas jardin sans entretien © Tom Baudoux
manière dont l’Homme aménage ses espaces verts, pour le plus grand bien de la biodiversité tout en économisant son temps et son argent… ● Vous désirez en savoir plus sur la tonte différenciée et les jardins naturels ?! Voici quelques liens : - Réseau Nature de Natagora : www.reseaunature.natagora.be/conseils - Brochure SPW - Natagora : Aménager son jardin en préservant l’environnement : www.wallonie.be/fr/ publications/amenager-son-jardin-enpreservant-lenvironnement - Les Jardins de Malorie, (merci pour les photos) blog de Coaching Jardin : www.lesjardinsdemalorie.be/jardinnaturel-et-tonte-differenciee
Journal du Parc n°58
des hautes herbes. Se faciliter la vie, gagner du temps et de l’argent tout en étant favorable à l’environnement, tels sont les principes de la tonte différenciée…
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Agenda
Save the dates !
1. Château de Vierves-sur-Viroin (gratuit) PRÉSENTATION DU LIEU, SON HISTOIRE, SON ARCHITECTURE Le château de Vierves, propriété privée, est un intéressant ensemble composé d'une grosse demeure classique et d'une aile de dépendances traditionnelles, séparées par un jardin agrémenté de grands arbres. Cet important fief de la principauté de Liège, devenu baronnie au XVe s. était la propriété de la famille de Vierves du XIe au XIIIe s., puis il échut, de 1567 à 1852, aux Hamal qui construisirent une bonne part des bâtiments actuels.
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octobre Animations,
Madame la baronne de Mesnil de Volkrange, femme audacieuse pendant la guerre 14-18
visites, excursions... pour toute la famille
- Samedi 11/09, 14h-16h30
Le château et les procès de sorcellerie
Journal du Parc n°58
- Dimanche 12/09, 2 horaires : 14h-15h et 15h30-16h30
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De nombreux procès de sorcellerie se sont tenu château de Vierves, dont l’une des tours est surnommée « tour des sorcières ». Nous évoquerons l’histoire de la sorcellerie pour réhabiliter la mémoire de ces femmes injustement condamnées et faire le lien avec la condition de la femme à notre époque. Visite de la cour du château, passage dans le parc communal voisin, avec le tombeau des anciens seigneurs du lieu, évocation des plantes médicinales et des pelouses calcicoles.
Infos : www.pnvh.be
Contact : +32 (0)60 39 17 90 - secretariat@pnvh.be
ENTITÉ DE PHILIPPEVILLE
2. Philippeville Dimanche 12 /09, 9h30-12h (gratuit) Promenade guidée jusqu'à l’un des lavoirs de Philippeville au départ des Halles de Philippeville, où des objets de lavandière seront exposés pour l’occasion. Org. : OT Philippeville, PNVH et MUAP. Réservations : +32 (0)71 66 23 00 ou contact@tourismephilippeville.be
3. Couvin - Dimanche 12/09, 14h-15h & 16h-17h Balade guidée dans la vieille ville de Couvin organisée par l'Office du Tourisme.
© T. BAUDOUX
Nous vous emmenons au cœur de l’un des plus beaux villages de Wallonie pour évoquer une femme exceptionnelle. Deux éléments à retenir : par son action, elle a évité un massacre de la population civile en parlementant avec un général allemand en août 1944 et elle transforma le château en « ambulance », hôpital de campagne de première ligne. Visite de la cour intérieure, du cimetière avec le mausolée de la baronne et point de vue sur le village avec monument aux morts.
Lieu de départ : Jardin des Recollectines. Réservation : +32 60 34 01 40, info@tourisme-couvin.be
- Dimanche 12/09, 15h-16h & 17h-18h Animation organisée par le PNVH sur le thème : « Jardin au Naturel » - Des aménagements nature faciles à réaliser dans votre jardin. Lieu : Jardin des Recollectines à Couvin Gratuit Réservation : +32 60 34 01 40, info@tourisme-couvin.be